Le Messager (Lewiston, Me.)
October 5, 1945
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Pensée du Jour Chacun sait ce qui bout du» ta marmite, 66ème ANNÉE No 175 i Vf i La Température Beau et moins frais ce soir et demain 3 CENTS Coups de f Plume Un certain' monsieur comique nous disait récemment qu'il avait vu à New York dans une petite boutique, du miel d’asperge qui ae vendait pour un prix asses con sidérable. .On prétendait là-bas que c’était un bon remède pour l’asth me. Ce serait une bonne chose de s’informer aussi s'il n’y b;: aussi du sucre d’éplnettc. Depuis quelques Jours, on cons tate que le Crlsco, le Spry et même le Rinso sont tellement rares en ville qu’il est impossible d’en trouver. Voyons, si cela continue, qa va être un privilège de se. la ver le numéro. D’Ici peu on lira peut-être des enseignes de ce genre: Cave à louer. Hâtes-vous si vous voules être au nombre des survi vants de la prochaine guerre. On invente des avions qui vont de plus en plus vite. Quand donc en inventera-t-on qui n’iront pas plus vite que l’cn va en marchant? S’il tant que Lewiston ait une arène glace artificielle dans ut\ avenir rapproché, les mesel-jars du Boston Garden ne seront cer tainement pas de bonne humeur. Cela voudra dire pour eux, une perte de la clientèle du Maine en partie, et on serait surpris de sa voir combien de gens du Maine font des voyages fréquents aux Garden en hiver. En 1937, avant la guerre, na turellement, plus de 600 person nes partirent en excursion un di manche pour assister â une par tie de hockey au Boston Garden. Le taux de chemin de fer était de |6 aller et retour et chaque per sonne dépensa une moyenne de quatre dollars. Ce total de dix dollars par personne fit un grand total de |6,000 dans une seule journée. Six mille dollars qui n’ont jamais revu Lewiston! Les Cinq Grand* se sont en gueulés k Londres. Mais ils ne se sont pas battus. C’est toujours cela. Il ne fait pas exiger trop! .è —qp 41- x**~*''* A Detroit, un nommé Jerome Hoag a conduit un auto 40 ans sans accident. ._t Mais un autre Jerome Hoag a été arrêté dans la même ville pour avoir culbuté un auto,,lors de sa deuxième sortie au volant. Le prochain ouragan tropical nous arrivera peut-être au milieu d’une tempête de neigel Les trains d’après-guerre sont comme ceux d'avant-guerre. Seulement les wagons-fumoirs sont remplis de sopranos. Il vaut mieux faire la paix que la grève. Mais c’est plus difficile. Le spectacle le plus Intéressant auquel on puisse assister à Wash ington est celui du Secrétaire du Trésor essayant d’équilibrer ses comptes. Le roi Victor-Emmanuel d'Ita lie (car il est encore roi puisqu’il n’a pas abdiqué) eBt né à 11 heu res le llème jour du llème mois de l’année. Il est entré dans l’ar mée à 11 ans, 11 mois et 11 jours et est devenu général le 11 août. Il a prêté serment comme roi le 11 août ,11 a déclaré la guerre à la Turquie en 1911; il a déclaré la guerre k la France le 11 juin; il a resu la sommation de capituler le 11 décembre et sa dynastie tut fondée au llème siècle. Gageons qu’il porte des chaus sures du point lll\ Le diable trouve toujours quel que chose k faire pour les flâ neurs—ne laissons pas nos flâ neurs aller chez le diable! Un règlement que William Joyce, le néfaste Lord Haw Haw qui répandait de la propagande à la radio pour les Allemands, de vait l’allégeance à la Couronne Britannique, a permis l'Angle terre de lui servir le dessert qu’il méritait. Devinez qui a eu le der nier baw-haw! Les principaux trouible* d'un I célibataire est qu’il n’a pas d’é ponse pour prendre le blâme. Ne tous inquiétez pas dea tac tiques folâtres de la “bobby soxer" de 16 ans. Elle passera cette pérlode-lâ de sa vie d’ici vingt ans lorsqu’elle SERA ÂGÉE DE 26 ANS! —‘iriua de 60 Rodéos sont tenus annuellement dans le Wyoming. Balance du Trésor WASHINGTON, 5 —<U,R)_Ba 1mm« és Trésor au 8 octobre: 818,600,747,700.00. UN BON ET GROS .STEAK SAIGNANT POURRA REMPLACER LE DINDON •LE JOUR DE LA THANKSCIVING Le rationnement de la viande aéra probablement levé le 1er no vembre.—Antre bonne nouvelle: forte réductions de taxes ré clamées par la Chambre.—Le général Lemay ne se lancera pas dans la politique ;él préfère rester soldat.—6600 vétérans sont arrivés à New York aujourd’hui. Par la UNITED PRESS Un bon bifteck, épais et ju ux, remplacera peut-être sur jaucoup de tables, à la Thanks glrlng, le plantureux et tradi tionnel dindon. En effet, on annonce que le ra tionnement de la viande sera complètement levé le 1er novem bre. —Après le steak, ce qu'il y a de plue Intéressant .est probable ment la taxation. La Commission des Voles et Moyens de la Chambre fédérale a préparé un projet de réduction de taxes qui se montera, en 1946, a un chiffre total de |5,500,000, 000. Les réductions porteront surtout sur la taxe de S pour cent et sur les surtaxes. La taxe de 5 dollars sur les autos serait sup primée et nombre de taxes d’ac cise seront diminuées. —Le m'ajor-général Curtls Lo in ay, commandant de notre 20e groupe de bombardement, ne veut pas taire de politique. 11 a refusé le poste de sénateur que lui offrait le gouverneur de l'O hio, eu remplacement de Harold Burton, nommé la Cour Suprê me. Lemay a dit: "Je suis soldat et J’entends rester soldat.’’ —Six transports ont ramené à New York aujourd’hui 5,600 vé térans des campagnes d’Europe. Les Petites Nations se rallient toutes à la «tpV* J 1 proposition du Secrétaire d’Etat Byrnes TROIS AVOCATS ONT ETE FORCES â DE DEFENDRE PIERRE UVAL :.;-r Par la United Press Pierre Laval, expuisé de la cour hier, à l'ouverture de «on procès pour crime de haute trahi son, à cause de son manque de respect pour le tribunal a été au torisé se présenter de nouveau aujourd’hui devant ses juges et il a paru flanqué de trots avo cats qui ont finalement consenti, bien à contre-coeur, à le défen dre. Ces trois avocats furent me nacés de mesures de rigueur par le .Barreau s'ils refusaient de dé tendre Laval. La défense demanda ce matin Le service téléphonique est paralysé cet après-midi dans toute l’étendue du pays Ce service reprendra à 6 heures ce soir.—Les té léphonistes chôment pour voter sur la question d’une grève.—Les autorités navales assument le contrôle des raffineries d’huile affectées par des grèves. Prés de 2700 employés d’une compagnie d’au tobus de l’Ouest quittent l’ouvrage.—Les débardeurs de New York reprendront le travail demain. Par M UntteftPress i La crise ouvrière, est plus sé-1 rieuse et plus compliquée que ja- mais aujourd’hui. Les chefs de VUnlon à laquelle sont affilita les grévistes de l’in dustrie ^pétrolifère suivent de près les gestes des autorités navales maintenant que ces autorités ont reçu l’ordre de saloir 52 raffine ries appartenant à 26 compa gnies. Les autorités navales n’ont laissé aucun doute quant leurs intentions; elles ont prévenu tous les chefs des établissements sai sis qu’elles entendaient que ces L’ANCIEN ROI EDOUARD VIII EST ARRIVE EN ANGLETERRE On croit que le duc de Windsor insistera ponr que. sa femme re çoive le titre de princesse royale et qu’elle soit reçue à la cour comme membre de la maison régnante'.—La duchesse est res tée à Paris. DERNIERE HEURE Par la United Press L’ancien roi Edouard VIII qui abdiqua le trOne britannique en expliquant qu’il voulait épouser la femme qu'il aimait est revenu en Angleterre aujourd’hui sans cette femme. Wallys Simpson, devenue l’é pouse de l’ancien roi est restée Paris pendant que son mari se rendait dans son pays. Le duc de Windsor n’avait pas vu l’Angleterre depuis neuf ans. II va rendre visite sa mère, la reine douairière Mary, à son frè re, le roi George VI, à sa belle soeur, la reine Elizabeth et tous les membres de sa famille. On croit savoir que pendant son séjour Londres, l'ancien roi insistera pour que sa femme ré solve le rang de princesse royale et soit admise la Cour. établissements fonctionnent sur le pied d'avant-grève. On attend aussi la réaction des grévistes. Entre-temps, une nouvelle grè ve vient de commencer sur le lit toral du Pacifique. Près de 2700 chauffeurs et autres employés de la "Pacific Greyhound Company’’ ont quitté l’ouvrage dans sept Etats. Ils demandent une aug mentation de salaire. Les auto rités sont immobilisés et nombre de personnes sont affectées. L’é quipe de football de l’Université du Nevada voulait se rendre en autobus à San Francisco mais il appert que les 33 jnembr^s de cette équipe devrnjjt^'Jreghe tra jet dans deB autos privés s’ils en tendent se mesurer demain avec l’équipe du Collège St. Mary. Le Secrétaire du Travail Schwellenbach a tenté de mettre fin la crise du téléphone, mais les téléphonistes paraissent réso lus quitter l’ouvrage pendant quatre heures cet après-midi afin de procéder à un scrutin de grè ve. Plus de 250,000 téléphonis tes chômeront donc de deux à six heures cet après-midi. A New York, Joseph Ryan, président de l’Union des Débar- j deurs vient d’annoncer que le» grévistes de son Union repren dront le travail lundi matin. Dans la Nouvelle Angleterre les livraisons d’huile combustible et de gazoline restent virtuelle ment paralysées. v -*-:o:- Une menace SHANGHAI, 2 (U.R) —Un journal de Shanghai, qui est cen sé rprimer l’opinion du ministre des Affalqes étrangères, suggère l’occupation du Siam par les Alliés si ce pays ne modifie pas sa poli tique antichinoise. La Chine n’a pas encore repris ses relations di plomatiques avec le Siam. L'AMIRAL NDIDTZ EST REÇU A WASHINGTON AVEC DES TRANSPORTS D’ENTHOUSIASME Zhukov viendra un peu plus tard WASHINGTON, 3 J- Le -é chal Zhukoff, de Russie a dû re mettre A cause du mauvais état de sa santé, sa visite au Président Truman, suivant un message reçu à la Maison Blanche venant de ce maréchal rus*e qui devait arri ver demain A New York. Cette nouvelle du retard de la visite de Zhukoff fut annoncée peu après l’avortement de la conférence des Grands Cinq A Londres. -:o:-. Espoir chinois HONG-KONG, (U.R) Le gou vernement chinois s'attend A as sumer le contrôle des armes, mu nitions, navires, avions, etc., utili sés par les Japonais A Hong-Kong et A Kowioon. PENSIONNAIRES Pensionnez chez EMIL’S DINER S BUE CHB8TNUT, LEWIBTON Délicieux METS cuits i U maison _* de BAS PRIX .T&Vgg pour emporter les etmedia L’éminent chef de nos forces navales a été accla mé par plus de 500,000 personnes.—D a parti cipé à un grand défilé et a adressé la parole de vant le Congrès.—Il demande une marine puis sante. DERNIERE HEURE Par la United Près* L'Amiral Nimitz, l’illustre commandant des forces navales alliées dans le Pacifique est aujourd’hui l’hôte du gouverne* ment à Washington. Après une brève cérémonie à la base navale où il est arrivé, l’Amiral a été conduit au Capitole pour y adresser la parole devant le Congrès puis il a participé à une grande parade or* ganisée eh son honneur. Dans son allocution devant le Congrès, l’Amiral a exhorté ses concitoyens à mettre tout en oeuvre pour s’assurer qu’au cune nouvelle guerre ne nous trouvera mal préparés. D a in sisté sur la nécessité de posséder une puissante marine et il a dit: “C’est notre puissance navale qui a abattu le Japon et ren due inutile l’invasion de ce pays.” Nimitz a été accueilli dans la capitale avec autant d’en thousiasme que Eisenhower et Wainwright. Plus d’un demi millibn de personnes l’ont to renvoi du procès plue tard, mata cette requête fut repoussée et le procès continuera. L’accusé n’est plus que 1’ombte de lui-même; il a énormément vieilli et maigri. Ses vêtements sont beaucoup trop grands pour lui. Mais 11 n’a rien perdu de sa vigueur oratoire et il va se dé fendre comme un enragé. Hier il a crié au juge Montgl beaux, président du Tribunal; "Pourquoi ne me condamnez vous pas Immédiatement? Ce serait au moins un peu plus clair.** REMPLACERA-T-IL LE PRINCE HIGASHI-KUNt COMME PREMIER MINIS TRE AU JAPON 1 i, M. SHIGORU YOSHIDA Ministre des Affaires Etrangè res, dont on parle comme suc cesaeur possible du Prince Ty jdigashi-Kuni y D après cette proposition les traités seraient tous soumis à la déc'sion d’une assemblée générale des Nations Unies ..'-'A; .1 "A ▲_ Notre Secrétaire d’Etat s’est fait, en cette cir constance, le champion de la cause du droit et de la Justice.—En vertu de quel droit les Grands décideraient-ils du destin des peuples sans consulter ces derniers Un analyste dit: “Si la Russie veut faire “ban de à part”, laissons-la et organisons la paix sans elle.”—L’Angleterre ne s’est pas en core prononcée,—T a France est avec les Etats-Unis; MM. Truman et Byrnes sou tiennent au’elle a droit à siéger parmi les Grands.—Les Russes dénoncent les déléga tions américaine et anglaise_Les Alle mands applaudissent de Gaulle en Rhéna nie. Des élections en Espagne prochaine ment par “UN OBSEVATEUR’* i Nous avons dit liier que le 1 deadlock sur lequel s'était ternii- I née la Conférence de Londres ne manquerait pas de fortifier lu I cause des Petites Nations. Telle est en effet ee qui se dé- i gage des nouvelles que nous re cevons aujourd’hui. Les Petites Nations n'ont pas été lentes se saisir de l'avanta go que leur procurait la requête russe exigeant l'exclusion de France et de la Chine des débats relatifs aux Balkans et elles ap puient toutes aljourd'liui la pro position du Secrétaire» (l’Etat Hyrnes visant h ce qu’aucun trai té de paix ne soit conclu sans avoir été soumis, au préalable, non seulement aux observations mais à la ratification de toutes les Nations l nies, sans exception, au cours d’une assemblée géné rale. I,'Australie, la Belgique, la Hollande, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, la l'erse (Iran), l'Hindoustan et plusieurs autres pays classés parmi les “Petites Nations,” ont signifié leur ap probation absolue de la pro^osi tion de M. Byrnes. La Grande-Bretagne n’a pan encore exprimé ses vues quant à cette proposition. On croit ce pendant que M. Bevin, ministre des affaires étrangères se pronon cera sur ce point lors de ia ren trée des Communes, lu semaine prochaine. lai France insiste pour une par ticipation sur un pied d'entière égalité avec les autres grandes puissances, à toutes les discus sions concernant l’Europe et M. Byrnes, qui est rentré à Wash ington à 10 heures hier soir— peu après l’arrivée du “Globcs ter” dans la capitale—a dit au* Journalistes que “selon M. Tru man et M. Atlee, l'accord dé Potsdam pourvoit la participa tion de la France A toutes les discussions des Grands", mais il a ajouté que le Maréchal StaYlu pense différemment A cause du fuit que la France n’a pas parti cipé à la libération des nations balkaniques. La Chine est restée silencieuse au sujet des objections russes, mais on croit que, comme la France, elle appuiera la proposi tion du Secrétaire Byrnes. M. Byrnes adressera la parole à la radio ce Milr A 0 h. 30 (heure solaire de l'Est) et il donnera alors des éclaircissements au su jet do la Conférence de Londres; il parlera pendant trente minutes. Le Secrétaire d’Etat a été reçu ce niuin, A la Maison Blanche, pur le Président. Truntan qui s'eet entretenu longuement avec lui. Selon un analyste américain, la situation internationale est aussi mauvaise qu’elle peut l'être JA suivre sur Ja Üème mge) Le Cabinet japonais s’est effondré sous le poids de toutes ses fautes Le prince Higashi-Kuni remet à l’empereur sa dé mission et celle de tous ses collègues.—M. Yo shida confère avec le général MacArthur.— Censure très sévère à Tokyo.—Lung fait sa soumission en Chine. Par la UNITED PRESS La volonté bien arrêt'3 du général MacArthur de voir le Ja pon se doter d’un régime démo cratique vient enfin d’obteuir„uu résultat marquant. Le Cabinet du général, prince Haruhlko Higashl-Kunl a démis sionné après avoir commis toute une série de gaffes qui Irritèrent le comandant-en-chef. Ce ministère s’est effondré sous le poids de sa propre Inep tie, de son manque d’initiative et des ordres sévères que le géné ral MacArthur dût lui donner à cause de son Inaptitude à agir a ▼ec vigueur et libéralisme. Le prince Higashi-Kuni a re mis sa démission et celle de ses collègues à l'empereur Hirohito. son cousin, quelques heures après avoir reçu l’ordre de supprimer' sa police secrète, de congédier le ministre de l’Intérieur, de révo quer tous ses chefs de police, de libérer les prisonniers politiques et de décréter la liberté de parole ainsi que la liberté de conscience et de religion, M. Shigeru Yosliida, ministre des Affaires étrangères dans le Cabinet démissionnaire et qui a été apparemment chargé par l’em pereur de constituer un nouveau Cabinet, a été reçu par le général MacArthur qui lu! a sans doute transmis ses directives. Cepen dant, Yoshida a déclaré, parait il, qu'aucun chef de premier plan n’acceptera de former un Cabinet si le comraandant-en-clief conti nue de lancer des ordres restric tifs sans consulter au préalable le gouvernement, n faut noter toutefois que si MacArthur con sultait le gouvernement, ce der nier ferait une telle opposition ses plans que le chef allié n’a vancerait à rien et serait sans cesse en conflit avec le Cabinet. La méthode employée par le gé néral MacArthur est de beaucoup la meilleure: elle prévient de plus graves frictions avec le gouver nement et elle évite les‘atermoie ments. On a dit que l’ordre d’exécu tion des pilotes américains du gé néral ‘Doolittle avait été lancé par le prince Higashi-Kuni, mais cet ordre, lancé en octobre 1942, ne porte pas la signature du prince, bien qu’il ait émané des bureaux de ce dernier. Au quartier général du com mandant-en-chef ou annonce que dorénavant toute la matière à. publier dans les cinq principaux journaux japonais sera censurée par les autorités américaines. Vingt-et-un criminels de guer re japonais ont été transférés de la prison de Yokohama au camp d’Omori, près de Tokyo. Le général Tojo sera transfé ré dans ce camp dès qu’il sera re mis de ses blessures. C’est à Omorl que l’on tortu rait les prisonniers alliés. E11 Chine, le general Lung, gouverneur du Yunnan, vient d’annoncer qu’il est prêt à »e soumettre au général Chiang Kai-Chek-contre lequel il s’est rebellé. Les troupes de Kai-Chek cernent Kunming, chef-lieu du Yunnan. Depuis trois jours on est sans nouvelles de l’Indo-Chine fran çaise et de l’ile hollandaise de Java où les troupes anglaises sont intervenues d’une manière assez étrange. L’AVION AMÉRICAIN QUI VIENT DE FAIRE LE TOUR D U MONDE EN 149 HEURES ET 44 MINUTES, SOIT MOINS DE 6 JOURS Lf transport aérien “Globe*ter” a atterri à Washington, hier soir à 9 heures 42, après avoir encerclé le globe au cours d'un vol “à U Jules Verne.” Le “Globesterv est un “C-54” géant.
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LE MESSAGER MEMBRE DE LA UNITED PRESS
PnUM ç. par ..-.,7'^. Claude Le Normand LA BEAUTÉ A TRAVERS LES ÂGES Quand les poètes ou les histo riens parlent de Beauté travers les ftges, Us veulent dire aux dif férentes époques du monde. Mais du moment qu’un titre de ce gen re coiffe une chronique féminine, on peut être sûr qu’il s’agit plu tôt de la beauté aux différents ft ges de la femme, ou plutôt de la façon la plus pratique de conser ver la beauté. La toute Jeune fille a seule ment besoin de garder propre sotr visage et son cou. Elle peut se ser vir de crème pour le faire, mais 11 est probable-que de l’eau et du savon lui réussiront tout aussi bien. Si d’aventure elle souffrait d’acné sous une forme ou une au tre, la Jeune fille ira èonsulter sans tarder un médecin spécialis te de la peau. Comme maquillage, la moins de vingt ans emploiera probablement du rouge à lèvres et quelquefois un rien de poudre. Il serait bon d’avoir sous la main une crème ri che pour les paupières... C’est Incroyable comme même les très jeunes filles ont Meuvent les pau pières ridées. Au fur et à mesure des années, la femme emploiera un peu plus de cosmétiques et fi préparations pour la peau. Plus de maquillage aussi, ainsi toujours d'une façon discrète. Passé vingt ans, 11 faut une crè me de nuit même si on l’applique seulement ^durant son bain. Tou jours la crème pour les paupières et, si la peau est grasse, une lo tion astringente avant d’appliquer le fond de teint. Quand on arrive trente ans, il faut tous les Jours tonifier et ve louter la peau grâce aux-prépara tions'adéquates. Il est temps d’é tablir un système d’habitudes et de soins qui permettent de faire plus que le "nécessaire pour son teint sans y perdre un temps pré cieux. Les femmes qui n’ont pas de couleurs, celles dont la peau prend un ton terreux et comi" sale commenceront dès mainte nant à employer de tempe à au tre des espèces de granules net toyants qui en même temps acti vent grandement la circulation. Trente ans, c’est aussi le mo ment d’essayer les masques, ces enduits qui tout en nettoyant et en tonifiant la peau, lui donnent un regain de vie parce que la cir culation est pour quelques minu tes très active. Ensuite... Mais les femmes ont beau avoir plus de trente ans, elles atteignent rarement quaran te ans... à moins que, fidèles dès le bas &ge aux préceptes de l’hygiène et de la saine nutrition, elles aient quand elles passent quarante ans, un tel air de Jeu nesse que leur anniversaire en est comme un défi à la loi commune. En attendant 11 faut répéter qu’un visage maussade ne peut être beau. Qu’un jolt visage et u ne taille élégante sont gâtés par une voix maigre ou nasillarde. Qu’un coeur seo ne saurait parler d'une voix chaude; que le charme paye de plus riches dividendes que la beauté, qu’il en tient lieu; que souvent on prend l'un pour l’autre. Que pour avoir du char me il faut chasser bien loin tout égoïsme et que le charme vient quand, oublieuse dé soi, on pense aux autres. Répéter aussi que la toute Jeu ne fille a très souvent la beauté du diable et rarement de charme. Qu'avec un peu de bonne volonté et de pratique on peut développer celui-ci mesure-que l’autre s’en vole et, que pour une femme, la beauté à travers les âges c’est simplement l’histoire de la victoi re sur l’égolsme et les préoccupa tions mesquines: c’est la montre, l’épanouissement, l'alliage entre le matériel fondu par la vie avec les qualités spirituelles qui pren nent l’ascendant. -:o: Il faut avoir l'esprit Juste, et ne pas se préoccuper du bien in* ar rive à autrult Jusqu'à méconnaître i mépriser le nôtre. Nos Belle» Poésie»— NÉ QUITTÉ i J MON DESIR
Que je crains, mon amour, la frauduleuse nuit Où les feuillages vont bouger comme une peine Qui saurait mendier ta pitié pour appui! Ne t’en va pas, attends qu’une heure plus serein De son aube d'oiseaux accompagne tes pas. Attends l'abeille dont le désir volontaire Trouble les fleurs où son plaisir s’assouvira. Quand avec l'horizon l'épaule de la terre Etaye le fardeau d'un ciel mûr de soleil. Ne t'en va pas déjà, ne quitte pu mon rêve Et mon coeur plein de toi, qui n’ont pas de somir Ma tendresse, ainsi qu'un flot d'azur, se soulèvei Non, tu n'as pas encor tout pris de mon regard. Ecoute mon bonhçur te parler à voix basse. Avec des mots pressés, si follement épars Que tu croiras peut-être à des ailes qui passent. Je te dirai: “Le jour qui te sembla défunt Se cache dans ma joie, et ma chair te dévoile Un buisson e désirs dansants comme un parfum Sur qui s’est abattu le songe d’une étoile." Je dirai: “Mon amour, tremblez et souriez De voir sourdre des pleurs de mon âme ravie. Et soyez plein d’orgueil d’un coeur supplicié Qui hors de vous ne sait plus bien ce qu’est la Viel Vous êtes ma douceur, ma folie et mon chant; Bientôt j’étoufferai cette peine caduque* Dont vos yeux ont parfois le souvenir mordant." Puis je refermerai mes deux bras sur ta nuque. Si passionnément qu’alors tu comprendras Le déchirant appel de mon être qui t’aime. Et le rêve infini du triste et* doux poème De mon coeur, qui soudain à tes pieds croulerai Medjé VEZINA. ^Attitude En attendant l’heure dn train, noua avions le tempe de causer encore au restaurant tout en pre nant le thé. Notre table, se trouvant prés de reliée? centrale, Je m’aperçus un moment que je voyais rentrer toutes les servantes avec leurs plateaux chargés. Bien que mar chant toutes du même pas rapide, à cause de l’affluence, la variété de leurs attitudes était vraiment frappante. Un.simple coup d'oeil de temps 4 autre me permettait de m’en rendre compte. Qui aurait pu imaginer que le seul geste de porter un plateau chargé d’une seule main pouvait avoir tant d’aspects différents se lon l’attitude de la porteuse? Elles avalent probablement toutes commencé à la même heu re mais toutes n’avalent pas le même entrain. Celle-ci portait son plateau tellement fièrement qu’on aurait dit qu’elle venait plutôt avec un trophée; celle-là, au conralre, te nait le sien avec un air d'ennui qui semblait traduire le spleen de dix mélancoliques. Cette autre, avec son air fermé avait l'air de s’en aller à la ba taille, mais la suivante, c’était la bonne humeur en marche avec ses yeux francs et une ombre de sourire. Une plus petite que les autres, avec de grands yeux inquiets, pa raissait redouter quelque acci dent tout proche; je ne suis pas sûre d’ailleurs qu’il ne lui en soit pas arrivé un dans le cours de son service; sa compagne, par contre, inspirait la confiance rien que par son air décidé, empreint en même temps d'affabilité. Elles allaient et revenaient, passaient et retournaient sur cet te petite scène du restaurant comme les humains sur la grande scène du monde. Sans voulolf chercher, comme c'est la mode, si les attitudes si diverses de ces employées dépen daient de leur humeur, de l’état de leur foie ou de leurs glandes, il est certain que celles d'entre elles qui avalent la figure longue ne doivent pas trouver souvent la vie intéressante tandis que les autres, avec un grain de bonne humeur et autant de bienveillan ce, doivent, malgré leur dur mé tier, rarement trouver la vie plate, comme disent tant de gens. I Si tout n’est pas dans l’attitu de, celle-ci est tout de même pour i beaucoup dans l’ensemble de nos réussies ou de nos Insuccès. Nous n’avons pas tous et toutes des cabarets servir à des cli ents de passage, mais tous nous avons une attitude à prendre de vant notre travail particulier, nos charges, nos épreuves et la vie tout entière. Personne ne peut soutenir que l'on peut être gai et essouflé de bonheur tous les jours, 11 n’empé che que le pli du sourire se prend comme le pli de l’amertume selon que notre habituelle disposition d’esprit est optimiste, enthousi aste, généreuse ou pessimiste, sans élan, mesquine. Pour diriger votre vie, dit le docteur Pauchet, commencez par aimer votre tflche, car aucune puissance humaine n’est même d’alléger le fardeau des classes laborieuses autant que l’attitude Inspirée par l’amour du métier. Le monde, dit-U encore, est un miroir dans lequel vous vous ré fléchirez vous-même. SI vous souriez, il vous sourit; si vous lui montrez un visage désagréa i ble, 11 vous fait grise mine. Que d'êtres ont eu une vie aride, dépourvue de charmes et de tendresses pour avoir oublié ou négligé de mettre en pratique la théorie de l’attitude et... du sourire. Celul-cl d'ailleurs u’est 11 pas ls meilleur moyen d'effa cer le* rides? Les jeunes, au seuil de la vie, de leur carrière, de leur bonheur, d evralent y penser toujours. Il y a une manière de porter un plateau et... son destin qui est certainement meilleur que les au tres. Il s’agit de l'adopter de bonne heure. “Le Devoir” IÊRES Surventes Vos FUIes A L’ÉPOQUE OE LA OBOISSAMOB Si votre fillette se plaint d’être fréquemment fatiguée, irritable et nerveuse, si elle n’a pas de goût ni pour l'étu de ni pour les amusements de son fige, il se peut que son organisme souffre d’une in suffisance d'éléments créa teurs de sang rouge et d’une diminution d'hémoglobine (matière odorante) dans les globules ronges dn sang. Dans ce cas, o’est-à-dire quand la nourriture ne fournit pas de fer pour, maintenir dans le sang la réserve d'hémoglobine (matière colorante) requise, donnes les PILULES BOUGES SL MARP apportent directement au sang le fer dont il a besoin; le sang multiplie alors ses globules rouges, ce qui contribue à faire disparaitre la fatigue, la nervosité, l’irritabilité pouvant prove nir d’une déficience de cette matière colorante indispensable à la bonne santé du liquide sanguin. Attention. Veuilles faire usage des PILULES BOUGES SL MABD de la façon et à la dose indiquées sur l’étiquette. Befuses énergiquement toute substitution. PILULES ROUGES SIMARD Franco American Chemical Oo., Ltd, 32 Oliver St., Boston, Mao. 315,000 une tasse de café à Shanghaï SHANGHAI, 25, Pour obte nir une tasse de café à SI.• aï, il ne suffit plus de glisser 10 cents sur le comptoir, mais bien dérou ler une liasse de j. ‘s et en tirer pour une valeur de $15,00 en monnaie d’occupation e. Le meilleur moyen de régler l’addition d’un diner consiste à tendre au garçon un t^s de billets avant de s'attabler. Lorsque vous avez achevé le dessert, caissier a compté le nombre de billets ex acts que représente la somme de l'addition, qui peut atteindre $10, 000. Le coureur d’un pousse-pousse à qui on remit 120,000 a exigé pour sa course $40,000. C'est là. le résultat de l’inonda tion de Shanghai comme tout le reste de la chine occupée par la monnaie d’occupation japonaise. Les changeurs réalisent de jolis bé néflces par d'habiles spécula ons sur la fluctuation du dollar japo nais, chinois et américain. Ils sont pour le moment avec les petits boutiquiers qui exploitent les sol dats naïfs les plus Importants hommes d'affaires de Shanghaï. :o:-—— ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS “Une Qualité Supérieure est Un Meilleur Achat' Ce n'est pas nn swrrt militaire les Bou liers Naturel Bridge sont aju'-ife conforta blement à vos pisds. Et ils méritent d’être sa'ués |>oiir leur élé gance. 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Un domes tique très correct, avec de» favo ris de gentleman et une tournu re d'huissier de ministère, sortit aussitôt. —Que voulez-vous? demanda t-il voix basse. —Mol, rien, répliqua l'auber giste, mais voici une dame qui désirerait rendre visite à votre maître. Le valet de chambre regarda Lazarlue avec étonnement. Le vi sage de la Jeune femme, se ca chait sous un voile, mais la tour nure était celle d'une femme du monde; il ne s'y trompa point; aussi dlt-11 d’un ton respectueux: —Madame connaît M. Je prin ce? —Oui... murmura la marqui se. —Madame sait que monsieur ne peut ni l’entendre ni lui répon dreu —Je ne songe point à parler au prince, mais s’il doit mourir, ce qu’à Dieu ne plaise, je voudrais le voir une dernière fols. —Je ne puis prendre sur moi d’introduire madame, n’étant point seul auprès de mon maître, mais je vais prévenir le médecin, et, s’il le juge à propos, madame verra monsieur... —Faites... reprit Lasarlne qui mit un louis dans la main du valet de chambre, et faites vite. J’attends,,' —C’est une ameureuse de monsieur, pensa le domestique en quittant l’antichambre, mais pas une cocotte... ça, j’en réponds... elle n’est jamais venue ches nous... Après une absence d’une minu te. 11 reparut: •—Madame peut entrer, 4it*H. Lazarlne entra. Le valet de ohambre sortit discrètement et referma la porte derrière lui, laissant la jeune femme avec le blessé et le médecin. La pièce dont madame de la Tour-du-Roy venait de franchir le seuil à son tour, était étroite et basse, et d’une bsolue banalité. Deux bougies mettaient une lueur insuffisante et triste. Hector, étendu sur le dos, res semblait beaucoup plus à un ca davre qu’à un homme vivant. Sa tète s'enfonçait dans l'oreiller. 8on visage était livide. Les longs cils de ses paupières abaissées mettaient une ombre sur ses joues. Ses lèvres entr'ouvertes comme les lèvres des morts laissaient voir ses dents blanches. Les draps étalent tachés de sang à l’endroit de la poitrine que soulevait par intervalles un souffle à peine per oeptlble. Le médecin, jeune encore et déjà célèbre, assis auprès du che vet et tenant le- poignet droit du moribond, appuyait deux de ses doigts sur la reine. Il se leva pour saluer la marquise qui répondit à son salut par un léger mouve ment de tète. SI difficilement im pressionnable et si peu sensible que fût Lazarlne, elle ne put se solstralre à une poignante émo tion. nerveuse en face du lugubre spectacle qui s’offrait à elle. Son corps tout entier frissonna; ses larmes coulèrent; ses mains se joignirent dans-un geste de com passion douloureuse. —-Elle l’aime. pensa le doc teur. Pauvre femme! Et, pris de pitié pour la dou leur mmettel et profonde qu’il croaylt deviner, il vint à la mar quise. —Du courage, madame, mur mura-t-il à son oreille d’une voix basse et dôüce. J’âT compris qu'un motif bien différent de la curio sité vous amenait ici, et Je_ n'ai point voulu vous refuser l’entrée de cette chamibre. Soyez forte, je vous en supplie. Il suffit de cette voix qui lui parlait pour ramener la marquise à. sa véritable nature. Dominant aussitôt ou plutôt chassant son émotion, elle répondit: —Je serai forte, monsieur, mais il est profondément triste de voir cette existence brillante si près de s'éteindre. —Cela n’est que trop vrai, madame. —Ne conservez-vous aucun» espérance de sauver le prlnceT Lè médecin secoua la tête. —Ainsi, prononça madame de la our-du-Roy, son arrêt est pro noncé? —Il n’y a rien A essayer, m«da me. La nature seule pourrait agir, et le mal est trop grave pour qu’elle agisse utilement. —Le prince souffre-t-il? —Non, madame. Aucune sen sation, Je quelque natufe que ce soit, n’a prise en ce moment sur lui. —Est-Il évanouif~’’ —Non... -il dort... —Pourralt-ll nous entendre? —Oui, si nous élevions la voix. —Nous comprendrait-il? —Je ne le crois pas; Je puis l éme.affirmer le contraire. —La minute’ suprême est-elle proche? —Si le priuce passe la nuit. j’en serai très surpris. i —Se réveillera-t-il avant... avant de s'endormir de nouveau et pour toujoursT —C’est probable, ou plutôt c’est certain. Quand vous êtes en trée, madame, j’interrogeais la veine. Les pulsations, à peine ap préciables d’abord, se multi pliaient» La fièvre arrive. Cette fièvre amènera le réveil. —nLe prince pourra alors re connaître et comprendre? —J’en doute, car le délire ac compagnera la fièvre et M. de I Castel-Vivant succombera dans une crise provoquée par ce déli re. Et tenes, madame, regardes... éçoutes... la fièvre vient... la crise approche... Hector faisait entendre des murmures inarticulés; sa tète, immobile jusqu’alors, s’agitait de droite à gauche sur l’oreiller. Le médecin prit une des bougies et s’approcha du lit. Lasarlqe le suivit. Le visage du blessé per dait ses tons livides. Une nuance d’un rouge sombre remplaçait la pâleur,. Les paupières gonflées j tremblaient, mais sans se dis joindre, comme si le prince eût fait d'inutiles efforts pour ouvrir les euyx. Les traits bouleversés exprimaient l'angoisse. Un fré missement agitait Us lèvres. Les dents claquaient. La marquise pâlit sous son voile. —Ah! murmura-t-elle, c’est ef- j frayant! —Me permettrez-vous, mada me, de voua donner tin sage con seil? demanda le médecin. —Certes! —Et le suivrez vous? —Peut-être... —Eh bien! quittez cette cham bre. —Pourquoi? —Parce que l’agonie commen cera d'une minute à l’autre, et qu’elle peut être terrible. —Je suis forte et courageuse, je vous l’ai déjà dit, monsieur, répliqua Lazarlne, je veux voir jusqu’au bout. Je resterai. —Vous l’aurez voulu, mada me. La marquise de la Tour-du Roy s'assit au pied du lit. Le mé decin se disait tout bas: —Quelle est cette étrange créa ture et que vient-elle chercher Ici? Tout à l’heure Je m’abusais en la croyant amoureuse et dé sespérée. Son émotion n’a duré qu’une minuté. Elle n'a pas fait un mouvement pour baiser les mains défaillantes de celui qui va mourir. Il n'y a ni amour dans son coeur ni larmes dans ses yeux. Que veut-elle *onc? Quel mobile la détermine à braver un specta cle si tragique? La curiosité ne suffirait pas. Il y a autre cho se... Mais quoi? Et le médecin ne pouvait se ré pondre. Muette, les mains cris-{ pées sur ses. genoux, les mains ri vés au visage d'Hector, Lazarine se répétait: —Avec son dernier souffle vont s'envoler mes rêves. Marcel, en tuant Hector, m’a volé le titre de princesse et des millions! Quel compte terrible à régler entre nous! Il se fit dans la chambre un silence assez long, interrompu seulement par les gémissements faibles, ou plutôt par les murmu res Inarticulés s’échappant des lè vres du moribond. Le prince s’a gita faiblement d’abord; puis, brusquement, la façon d’un homme qui se réveille en sursaut, il se souleva sur ses coudes, tour na vers l’Intérieur 'de la chambre ses yeux largement ouverts que la lumière des bougies faisait cli gnoter, et balbutia d’une voix rau que, sifflante, doudoureuse à en tendre; (A suivre) -:o: UN K JEUNE FILLE AUX RARES QUALITES —Mademoiselle, voici une de mi-heure que tous ne parles fias. —-Mousieur, c’est que je n’al rien à dire. —Et lorsque vous n’aves rien à dire, vous ne parlez pasT —Non, monsieur. —Mademoiselle, voulet von* me permettre de vous demander de devenir ma femme t
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Les Petites Nations— (Suite de la Un page) as bad m lt can be). D'après ce^ analyste, “tout a mai marché A Casablanca, A Mos cou, A Yalta, A San Francisco et surtout A Potsdam," et la plus grande faute commise a été celle de diviser les nations en deux groupes: les Grandes et les Pe tites. "lies Trois Grands,** s’exclame l'analyste, "Mais depuis quand, dans l’histoire, a-t-on vu des Grands se restreindre eux-mêmes dans l'Intérêt des autres? Il ne faut pas perdra de vue que les Petites Nations, jointes aux pays ennemis, comprennent une popu lation égale A celle des Etats Unis et de la Russie combinés. Tiendra-t-on ces petites nations en une perpétuelle servitude? N'at-il pas été ridicule de décré ter, A Dumbarton Oaks que les Grands Jouiraient de privilèges refusés aux Petits et Le J^tne Philip Owinal âgé de huit ana, 39 avenue Falrmont, re poealt eomfortablement à sa d> meure, hier «««r, quelques b*”r ;s après avoir été frappé par un auto au coin de la rue Court et de l’a venue Dexter. 11 avait précédem ment été conduit à l’hépltal O. M. O., pour drs qu’il retournait ches-lul après la classe. T police d'Aub— a dé claré qu’aucun rapport f l’acci dent n’avalt été fait au poste. Actuellement, plus de mille vétérans de Lewis ton ont été démobilisée D'après des chiffres compilés par le Comité du Service des Vé térans de Lewiston, sous la direc tion de M. William S. Provencher, président général, 1,312 vétérans de Lewiston ont été démobilisés des forces armées. Il y a trois semaines, 1,1 S 2 avalent été licenciés. De ceux qui ont été démobilisés, A date, 312 sont retournés A leur ancien tra-’ vall tandis que 604 se sont cher chés d’autres emplois. Il y a tren te-huit vétérans qui ont ouvert leur py>pre commerce ou repris leur ancien commerce. Trente sept ont demandé de poursuivre des cours. De comité a découvert que 13 vétérans sont dans des hôpitaux militaires et 29 ne peuvent tra vailler. Vingt-trois ont déclaré qu'lis ^'Avaient pas besoin d’aide ni du comité ni du gouvernement. Condition rassurante après avoir été frappé— Un garçonnet de sept ans, Rey nold Chassé, fils de M. èt Mme J. Chassé, 67 rue Lincoln, fut ren versé par un lourd camion de charbon, me Main, près de l’hdtel Llttleton à 4 heures 15 hier après midi. Il fut conduit fc l’hApital O. M. G., et il fut découvert qu’il souffrait d'une fracture de la cla vicule droite et de multiples exul cérations superficielles des mem branes ainsi qu’une fracture du des. Il est sous les soins du doc-v teur Rudolph Toch. D’après un rapport de la police de Lewiaton, le bambin traversait la rue Main du cdté nord, lors qu’un camion Ford, propriété de la Bearce et Edwards Coal and OU Co., 9 avenue Minot, conduit par Vèrnon A. Grlffln, 19 ans, 11 avenue Forest, le frappa. Grlffln déclara à la police qu’il descendait sur la rue Main à qua tre heures 15 et qu'il ne vit pas l’enfant jusqu'au moment oft il le renversa. Il ajouta: “Tout ce que je vis fut nn point noir, et j’es sayai de prendre l’autre eAté de la rue.” L’enfant semblait reposer con fortablement aux dernières nou i velles. Plutieur» F.-A. de» deux ville» ont a»»i»té à de» noce» d'argent à Liabon M. et Mme Régla A. Lepage, M. et Mme John Poulin, M. et Mme Maurice Clputier, M. et Mme Donat Deschêne, Mlle Anne-Marie Glguère, M. et Mme Malrus Clou tler, Mlle Georgette Lepage, Mlle Grâce Lepage, Ums'F. R. Lepage, Mlle Germaine Lepage, M. Mau rlne Goulet, tous de Lewlston Auburn, ont assisté, mercredi dernier, aux noces d’argent de M. et Mme Fred Peverly, à Lisbon Center. La soirée avait été organisée* par Mlle Juliette Glguère de Lew lston, soeur de Mme Peverly. Les trois filles des jubilaires, Mme Helen Turner, de Brunswick, Mme Levl Baker, de Portland et Mlle Margaret Peverly, garde-» os jrOUHRURB—OttUXIEMK SXAGB Nouveaux prix de plafon nement de la OPA du Me. Les nouveaux prix de plafonne ment pour tous les genres de vo lailles ont été annoncés aujour d'hui parr M. Charles S. Buckley, Spécialiste des Prix d'Aliments de la OPA du Maine. Les prix ont été émis pour deux sones dans le Maine, la xone 15 comprenant les comtés Andros coggln, Cumberland, Sagadahoc et York, et la sone 16 couvrant ce qui reste de l’Etat. (Toutes les Iles des cotes sont exclues). lies prix les plus élevés que les ménagères devraient payer pour 1ère qualité de volaille du 4 oc tobre Jusqu’au 3 novembre sont les suivants: Vendu mort Prix de plafonne ou vivant ment la livre Zone 16 Zone 15 Brollers et Fryers (moins de 4 Ibs) .88 .38 Roasters (4 Ibs on plus) .38 .38 Stage et vieux coqs (toutes pesanteurs) .39 .28 Volailles (toutes les pesanteurs) .33 .33 Capons: Léger (moins de 6 Ibs) .38 .38 Pesant (6 Ibs ou plus) .43 .42’ .Poulets prêts à cuire Brollers et Fryers moins de 8 lbs) .4» .48 Roasters (8% et plus) .48 .48 Stage et vieux coqs (toutes pesanteurs) .88 48 Volailles (toutes .•pesanteurs) .48 .48 Capons Léger (moins 5 M Ibs) .49 .48 Pesant (5% ou plus) .6i .82 Réunion de» travaillant» textile et de» officiel»— M. Ralph Vervllle, gérant de l'Association locale de la Unit**! Textile, C. I. O., et quatre v très représentants ont eu une audience avec le maire Alton A. Lessard de Lewiston et le maire John Mar shall, À quatre heures hier après midi, et demandèrent aux deux officiels de considérer la loi, non acceptée, au Congrès et qui élève rait le salaire dés trava'"'-rs tex tile de 40 sous à 65 de l’heure. Les filtres représen»"-’i ét-i ent M. Ovlla Brochu, M. et "Tme Guay et Mme Nadeau. Ils firent remarquer aux offlci»’ qu’une action des unions textile du Mas sachusetts '■'•ce les manufactu riers, avait été prise pour accroî tre le salaire minimum à 65 cents dans cet Btat. Ils pressèrent les nalres s sard et Marshall de donner leur appui t fol proposé au Cou, é# et de faire parrenlr une éomjft’i nleatlon à l'association locale., serait référer aux directeurs Cou gresslonnel. ,S:î le comité de la °j Survivance Française*—* Le comité de la Survivance Française aura sa première Réu nion de la sa’ mardi soir pro chain à huit heures et r.‘*è la demeure de Mme le Dr. E»?-’ te' Langeller, 347 rue Pine. On,'; 5 préparera à cette réunion v. gramme des activités et des éthdes pour l’année. ’i PERSONNEL Mlle Rachel Poulin, de Jaefc man, garde-malade récemment graduée de l’hôpital Ste-Mafle, fait partie du personnel de ï'As soclatton Anti-Tuberculeuse de Lewlston-Auburn. :o: ii QUESTION DE DISTANCE -Est-ce que vous demeures loin de l'arrêt des autobus? —Non; tout au plus cinq minu tes de marche, en couvant. Arrivant de la Hollande en Bateau y PREMIERE FOIS EN 5 ANS SPLENDIDE COLLECTION DE DÀRWJN Bulbes de Tulipes Hollandaises 3 p?ur 29e Kemeforns—Ronges Rose Oopeland—Roses Greure—Bleues Prince of Orange—Orange Weber—Roses et Blanches Calypso—J aunes Papaver—Cerises G&mpfire—Pourpre* Plantez-les maintenant pour vous apporter nn arc-en-ciel de fleurs de couleurs au printemps prochain. Variété rare et splendide grosses bulbes. GEANTES BULBES CROCUS, jaunes-. 6c cha. Commandes affranchies par la poste en lots de 1 douzaine ou plus dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre. shoes.. w CHAR LOT, san dale gabardine et cuir luisant. -V f«9* LENOX, une courroie, veau Un. fu.1» Style Superbe Ajustement Doux et Flatteur Ces sooliers tous fascineront et ils mériteront l’admiration de vos compagnes ces Queen Qua litys sont gracieux et flatteurs. Vous aimeres leur qualité de luxe et leur fini expert. MURIEL, pÿmp chevreau noir et gabardine. CbMMarw—Premier plancher
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'Belssés à Tewksbury SOUTH TEWKSBURY Wes J«7 B. Hamllton, fil», SO ans, de Marlboro, un ancien combattant, Mi tnr la liste des personnes en danger à l’hôpital d’Etat, souf frant d’une fracture composée du ttàna après'nue l’auto qu’U con «luisait eut quitté le chemin et frappé un arbre sur la route 88, près du poste de Hinton, de bonne heure yendredl matin. Son com pagnon, Donald P. Whlte, 88 ans, de Marlboro, souffre de meurtris sures et d’ébranlement eérébral. Leur auto a été démolie et a été I touée à un garage de Lowell. FIRST NATIONAL STORES 5UPEB Q,aMf MAHHETS JÉÉM1
jours derniers d’outre-mer oh U a ptAsé 34 mois sur différents théâtres de guerre. Après son congé, 11 ira au Fort Devens, Ayer, Mass. Le deuxième lieutenant Alfred R. Bourgault, fils de M. et Mme Raymond O. Bourgault, 172 rue Summer, Auburn, est stationnné Turner Fleld, Albany, Géorgie. Le sergent d'administration Valmore L. Drouin, fils de M. et Mme George A. Drouin, 78 rue Lowell, Lewlstcn, est stationné quelque part outre-mer. Il est odans le service militaire depuis octobre 1942. CEDULE DE Z’ARRIVÉE DE VETERANS ETO Le port de débarquement de San Francisco a annoncé hier, que la 43ème Division d'infanterie, composée d’homme» du Maine, Vermont, Connecticut et Rhode Island, est dû d’arriver au port susdit, à bord de trots navires les 8, 9 et 10 octobre. La division tra versa outre-mer en 1942 et fut parmi les plus actives dans le Pa cifique. Le port énonça qu'elle est la première arriver aux Etats Unis comme une division organi sée. La plupart des homme* de la Garde Nationale de Lewiston Auburn qui, originellement, com posaient la 43ème Division sont déjà de retour dans leurs famil les et ont été licenciés. Le soldat de première classe Edouard J. Hamel, 37 rue Maple, est dû d’arriver aujourd’hui New York à bord du SS Aquita nla. Le caporal Otto E. Hlltt, de Lewlston et le soldat de première classe George* S. Cosgrove, de Lewlston, étalent cédulés d’arri ver lundi dernier à New York à bord du SS Argentin*. Autres vétérans du Maine à bord dy même navire étalent le premier lieutenant Dolphipe Na deau, de Watervllle, le caporal Matti Pqlkklnen, d’Oxford, le ca poral Kenneth A. Thompson, de Gardlner, le soldat de première classe Fred C. Hoffman, de Skow hegan. Le sergent Earl A. Fraser, de Farmlngton, un ‘prisonnier de guerre des Japonais, est cédulé d’arriver aujourd’hui 4 Seattle, Washington, à bord du 96 General W. C. Langfltt avec d’autçea an ciens prisonniers de guerre. Le sergent Cyril R. Grant, 992 rue High, Batta, était dû d'arriver New York, hier, 4 bord du S6 Santa Margarita. La liste de l'arrivée des vété rans est apte 4 être corrigée. Les parents et amis sont priés de ne pas se mettre en communications avec les autorités des porta de dé barquement. Le Vatican nie ce qu’à dit Laski ROME, 28 L’Osservatolre Romano, Journal officiel du Vati can, nie catégoriquement l’accfusa tlon avancée par Harold Laski-du Conseil National Exécutif du par 'le coin du toldat**' fïous avons Inauguré, ces rs derniers, la publication d’une sé rie de renseignements aux com battante et anciens com' ttante, fournis par M. Hubert B. Chauf fât, National Welfare Offlcer of the Catholic War Vétérans. M. Chauffât recommande l’usage de la formule ÿu gouvernement dans les réclamations ou 'demandes de bénéfices. Un exemplaire de cette formule sera envoyé directement aux personnes qui en feront la demande, par l’entremise de la CWV. Les renseignements sont fournis gratuitement. Les Catholic War Vétérans sopt autorisés par la Vétérans’ Admi nistration A présenter les récla mations ou-demandes de bénéfices de. la part des anciens combattants et leurs familles, sans disr ction de race, de crédo ou de couleur. Les pères et mères, les épouses, les proche parents ou parents éloignes, les' amis ou connaissan ces de jeunes gens ou de jeunes filles en service militaire, reror.t heureux de trouver des renseigne ments utiles en parcourant “Le Coin du Soldat” dans notre jour nal et nul doute que plusieurs le découperont pour l’envoyer, cha que semaine, par la poste. A ces personnes encore soup les dra peaux. Les combattants et anciens com-1 battants peuvent adresser leur de j mande de renseignements comme il suit: Vétérans Aids, Empire State Building. New York 1, N. Y. Q. “'•«leurs lectrices dont les époux ont été tués à la guerre, désirent savoir si elles ont droit aux avantages spéfiés dans O. I. Bill, comme veuves de ces cem battants disparus. R— Les avantages spécifiés dans G. I. Bill sont pour les i.n clens combattants seulement, de l’un ou l’autre sèxe. Mais la veu ve d’un combattant tué la guer re, a droit une pension de 150.09 I par mois. Elle peut faire la de- mande ce ces bénéfices mensuels. Q. —Un officier d'an”'-' veut savoir s’il peut obtenir des ren seignements relatifs au passage I de l'armée d-* -1 de guerre à cel- j le du pied de p-' d’un officier, j R. —Jusqu'à maintc-'’nt, tous les officiers sont automatique ment transférés dans le OFFI CERS RESERVE,, CORPS e* ils j peuvent être rappelés pu p^-v! On fe-ait bien de porter une at tention particulière aux ordon nances que le Département la guerre va émettre à ce sujet. Q— Un grand nombre de lec teurs se demandent si des jeunes gens de tel ou tel régiment ou de teJle division de l’armée vont pou voir être en permission pour ter leurs parents et amis *lle Zurca renonça â sa ritoya î neté américaine en 1941 parce qu’il lui plaisait de vivre en Italie. Elle entendit sa condamnation a vec calme; en entrant da* la aal le, escortée d'un gardien britan nique, elle avait, souri à l’Alle mand Karl Goedel. L’accns'' dit avoir accepté un pot’a sous le 1 tiôle allemand de la radio de Ro me, seulement parce qu’elle avait besoin d’argent pour son rmoti reux Italien. Elle a Juré qu'elle n'écrlvlt Jamais les textes des "~o gramme- d«- propagande, mais as bornait les lire. Le besoin ’sr* gent devint plus urgent, ajouta elle, après la naissance d’un flltf» maintenant êgê de 9 mois. ;o: Russes partis de la Norvège OSLO, (U.R)#— D«s dépêches de Klrkenes, dans le nord de la Nor vège, mandent que les dernières troupes soviétiques ont quitté le sol norvégien mardi soir à la sui te d'une cérémonie d'adieu orga nisée par la population. Les Russes sont partis exacte ment onze mois après avoir chassé les troupes d’occupation de Klrke nes. -.I C’EST LE TEMPS DE PENSER A VOTRE Lorsque vient la nuit, ce Sofa se convertit en un Confor» table Lit avec ressorts souples. Au matin, vous replacea les couvertures dans un grand compartiment spécial et tout est dit! Vous avez de nouveau un Daveno de 85 poucefT Un Fauteuil semblable et la seconde Chaise est aux couleurs contrastantes mais du même style. C’est un ensemble pour satisfaire les goûts les plus difficiles. Choix de styles et couleurs. FOYER Set de Salon. 3 More. <40.00 COMPTANT Amènent livraison do ce Mobilier Unités pour la Cuisine Cabinet Solide $10.95 à $19.95 Chaque Unité! Pour une cuisine plus accommodante, installez ces uni tés Sears. Ces Cabinets sont ‘‘custom-made" et faits en bois solide. Finissez-les de la^ couleur désirée. Nous vous aiderons à avoir une cuisine moderne d’a près des termes faciles. 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WCOU-Lewiston XM Soir—VENDKE1H 8:00—American Um w B:IB—Kuperinan 1 B: 80—4»I>t. Midnight B;4A—l'om Mlz Ht IB—Onre In llfrtlmr 6:80—What's New v 0:45— Heg-,.’ Kldea Agalr fiUO—kultnn irva 4r 7:15—Shopping Tour y 7:45—lnside of Sports 8:00—Evenlng Serenade 8: IB— Harmonica Harmonie? 8:80—Freedom of Opportu 0:00—Gabriel Heatte» 0:10—Keal Htories 0:80—Spotllght Banda 10:00—Concert Master 10:80—George Sterney’s Ork. y -ik>—N"»» 11:18—Dance Ork. 11:80—Dance Orrh. 12:00—Ntgu Off Demain—SAMEDI 7:00»-Prog Sacré Oonit 7:15—Mornlng Mélodie* 8:t'(»—New» 8:15—George and piale 8:80—Concert Hall 0:00— News 9:10—Album of Muslc 9:30—Queen for a Day 1(1:00—T.B. Time 10:10—Southern Harmonizc 10:30—Rainbow House 11:00— IMIly Kcpald 11:10— Moment Musleale 11:80—Shady Valley Fol' 1200—House of Mystery 13:80—Record ed Muslc 13:45—4-H Club Program 1:00—Yankee News 1:15—Luncheon wlth Lopez 1:80—Soldiers oi the prêt» 1:45—Muslc i,,- .2:00—Dance Ork. .;ç 9:15—Baseball 'World Séries 4:80—Muslc fqr a bail hoor WOR-Newark I O» aotr—V KirUKUm 5:00—Uncle Don 5:15—Super ni an 6:80—Captaln Mldnlght 5:45—Tom Mlx b 0:00—War New* 6:15—Man on the Street 0:80—News, Vandeventer î 0.48—Hlaw Umai sports 7:00—Fulton Lewis, Jr. 7:15—The Answer Man 7:80—Cedl Brown 7:45—Insldei of Sport 8:00—Keep Ahead 8:80—Freedom of Opportunité 9r00—(labrlel Heatter 9:15—Real Storles 9:80—Spotlight Bandj 10:00—Leave It to Mike 10:80—Sympbonette 11:00—News, Vandeventei 11:15—News, Léo fcgan 11:25—Weather lie ports 11:80—Danee Ork. 12:00—News, Léo Egan i Demain—SAM Km 6:80—-Siewi; Sun-Up 7:00—News, Eliiott 7:15—Musical 4'lork 8:01h—News, Robinson 8:15—Ho rot hy and Dlrk 0:00—Where Are They N 0»8O—It's tJp to Youth 10:04 b—News, (iladxtone lOt15—Rainbow House Il tOO— News, Robinson 11:1V—fïoing places ll:2i>—Blng Crosby |1:(MI— Hookey Hall f 12:00—House of Mystery 12-80— News, (ll.ulHtone 19:48—Answer Man 1:00—Man ori the Farm 1:80—Bnndy's Album _ 1:45—Feellng's Mutual 3:00—What’s the name 2:80—News l,eo Rgan 2:45—Football—Duke v, Navy 8:00—Tlils la Halloran 8:80—Where bp» 'îhey uov? V CBF-Montreal Ce soir— VKNMtRiw 5:00—Great Dates in Mualc 5:80—Musical "'i, 8:15-' Stock Quotatlous 8:00— liroadrust Késutné 6:15—4-111 News r'*."' 6:80—L'Actualité 6:45—Musical 7:0 VISIT JIMMf. PEROyS MET CF Si/ VESSELS MANNED ty 500 MEN STOOD OFF TOCyO Aty, SCENE OF JAPAN'S WOfttO WAR I SURRENDER, LT.MM.MtnK* MMRM* TMHEttOF GEN.OoiMlASflKAaHUR, Became a colonel at the mi of 20. HE CONMMCEp THE if* WISCONSIN teeiMENT IN THE CNHVw*. UK tlOEtt NACABIHUR.TOO, WON GLOW It; THE Philippines, as maw-oenetju. DURING THE INSURRECTION /.NO LATER. AS GOVERNOR GENERAL MIL", vegetables, meat and iced. 'WEfiLyP*a»£MUTED HJOM US. AKKANG& TO ANQjCAN 7QIS0NE&S OF WUft IN JARUil *mtlN A FEX HOURS ATTEO JWftN CAPITULATED ON AUOWST IN, IINET OUT OUR WAY By J. a Williams THEY DON’T KNOW WHUT COME O THE LONGEST STEER HAWNS IN TEXAS HISTORY, *ol’ champion*— HE'S HEARD HE WAS BUTCHERED IN MICHIGAN, CHICAGO, ST. LOUIS, L CANADA, BE I’LL FIND THOSE HORNS/ THROW THE BOOK IN i HERE-GET ME A WORLD MAP, A CHECKBOOK AND A MEASURING TAPE iiVN WILD Thet’s whut HOBBY DOES rve HUNTED WILD CATTLE IN TH' BRESH, BUT X NEVER THOUGHT VO SEE WILD MEN HUNTIN' DEAD l SyJN TH' CITIES MEN UNS A 'T'X fOo0r£, -THE TEXA«> FEVER* jpmmtmmAMtonctjm aw. w,a m pr». LOUIS LA BAKfiR Par FOL Mrs» *i ALLEY OOP Don’t Rush Him By V. T. H AM UN HMk! 'TAINT SO BAP DEFINITELY NOT BAD...1 .ON A MAN LIKE NOW J JUST WAIT’LL VOU 7 STEP OUT ON THAT; BEACH -TSX I BEUtVE ME. I ANV GIRL 'would be PROUD TO BE SEEN ON THE BEACH WITH AVOU; J WELL,"THEN! WHY POW’T VOU 60 WITH ME I k. r A rOHvlP LOVE 10... AND TM just eoibie off work-wmi I’LL JUMP HTO MV PEACH ISNT THIS UOAPS OP FUN? DON'T VOU JUST LOVE J yTHE REACH EH? OH! VEH, X GUESS so.. X AIN'T SEEN V^T/ RED RYDER Terminology By FRED HARMAN ANITAS BROWER BORROWED t&ur Horse, neighbor--/ HE DIDN’T HAVE TlfVE TO ASK-' NOW WE’D LIKE TC>) \gORROJ IT AOAiM/j TWERES'T quite Borrows’ Art' mot really SYEAm' r' rRYDER' VJt'LL CAU.VT RENTirV/ VIIUL ■THIS GCNELR JJH’DWfiE? IT SHORE XX**.' -DOST sort&(?E«o' mutuj/kjo/ SENOR. RTTDEJs. 1G ‘SoT^t KIND-' IF HE OIJtT YJOULD NOT 1REAT AE AS TARZAN No. 1832 L’Avantage de Tarzan Par Edgar Rïce BurronghR —AND, SEIZING ONE HUGE FOOT IN 8OTU HANDS, HE SWUNG HlfA HIGH. -~ANP TWE APE-MAN SPRANG ON HIM* v. J AS TOGLAT LEAPED AGAIN JA87AN STOOPED LOW-— -If 32 ^^srtstsrwast,7& THE BURLY ANTHROPOID CRASHED TO THE-GROUND Comme Toglat sautait de ïarsau W jbuHii bas.. nouveau, ...et, saisissant une patte énorme .avec ses L'énorme béte poilue alla deux mains, il la laoca bleu haut, «uc le sol. s’écraser ,..et l'homme-slnge se jeta sur elle. —AUBURN AUJOURD'HUI SAMEDI 8(IB NOTRE SCÈNE 5 ACTES VODVH VODVII. SUR NOTRE 8CSNR SbtiaU, 8.25 Soir, 8.38 SUR L'ÉCRAN “WHY GIRLS LEAVE HOME” Prêtes Un rt LOLA LANE NenrellM o o Cutoon EMPIRE TOUTE CETTE SEMAINE 7^3 Jta Têdmkolor AN M-O-M ffCTUM Matinée, 2 hrs P. M. Soir, 6 hr* 15-8 hr» 45 P. M. OERSONA'.ITY STUDIO 240-A rue Liibon, Lewi-ton Faites-vous photographier tandis que vous attendez Petits Portraits 6 pour 15c Grandeur 3/4 2 pour 25c Pleine Grandeur 2 pour 35c PslUs arrondir toi Photo, Favorite,. Faites-]*, aussi colorer. Choix de CSdres. Ouvert tous le- jours. 10 A. M. à 5 P. M., 6.30 à 10.00 P. H. Dimanches: 1.30 a 11.00 P. U. Radio qu’on pourra porter en poche WASHINGTON, (U.R) M. Harris Diamond, un savant au service du gouvernement américain, a décla re que la fabrication d’un apoa reil de T.S.F., de la grandeur d’u ne petite boite d’a'.li’m"t‘es. était dans le domaine du possible. M. Diamond, un ingénieur en radio, a dit qu’au moins deux compagnies fabriquant des radios prévoyaient pour l’avenir l’appa rition sur le marché d’appareils minuscules comme résultat du développement d’une fus*e qui fut employée avec des résultats dévastateurs contre les Al’emands et les Japonais. La fus:'e, qui est en elle-même STRAND FBOOBAMMB OOUU CONTINUE A PABTXK DB 1091 j A m LOVES TBH9BB AB A BULLCOZEB WILLIAM (THE THRILL) BENDIX AS VofùJuMil ÜILLIGAN AUSSI •'CORPUS CKBISTI BAI.DIT8" »reo ALLAH LAITB RITZ AUJOURD'HUI BT SEMAIV Oary Couper Tereaa Wright CASANOVA BROWN Anaal Dangerous Journey lar Chapitra JUNGLE RAIDERS Priscilla Aujourd’hui Samedi Chester Morris, Nina Foch dans ‘BOSTON BLACRIE’S RENDEZVOUS” —Aussi— John Lodsr, Rose Hobmrt dans “THE BRIGHTON STRANGLER” Nouvelles Matinée, 2.00 Soir, 8.30-7.18 Club des Anciens Commandante CABARET Poste #22 de Lewiston Vendredi soir, le S Octobre 186 RUE USBON Admission, 50 cents Taxe incluse i un appareil de T.S.F., Installée dans les bombes, les obus ou les fusées, fait ée'ater automatique ment le projectile lorsqu'il est près de l’objectif. Cette fusée fut développée con jointement par les Britanniques et les Américains, qui antérieure ment travaillaient indépendam ment les uns des autres sur le mê me projet. Les Canadiens y coopé rèrent aussi. Diamond a déclaré que la fusée pouvait s'appliquer à un grand nombre d’inventions et qu'il était certain que plusieurs organisa tions Industriels qui ont partici pé à son développement et à sa COMMUNITY Auburn Oont. *41. 3020 Continue à partir de 4.00 AUJOURD’HUI SAMEDI 4 Scream In The Dark Robert Lowery Merle McDonald Aussi THE MASTER RACE Stanley Ridges Cerl Esmond Série—No. 6 Fédéral Operstor Cumberland BRUNSWICK, MiOl Ven.-Sam., 5 et 6 Octobre UNCLE HARRY —Areo— George Sanders Ella Raines —Antii— Nouvelles Sujets courts 49eme BAL ANNUEL DES POMPTRS AU MANÈGE, 12 Octobre 2 Grands Orchestras Dana nna BATAILLE DE MUSIQUE LLOYD RAFNELL ET SON OBOHESTBE HENRŸ^RÏCKER ET SON ORCHESTRE DANSE JUSQU'A 1 HEURE A. U. Adm., $1.00 Taxe incluse production révéleraient ses utili tés peu à peu. Mais l'appareil de radio miniature, dit-il, est possible comme résultat direct du dévelop pement des tubes minuscules ain si que des procédés de fabrication développés au cours de la guerre. -:o: L’élévation en moyens de la Louis ane audessus du niveau de la mer est de seulement 100 pie la et les seules parties s'élèvant 400 pieds sont les collines dans la paroisse Clalborne. ANNONCES OassiV/ées ON DEMANDE OH DEMANDE PENSIONNER—PEB SONNE âfee. en boni» santé, désirent# d'habiter la campagne, dans one bonne maison chauffée. Bonne nourriture. Vte de famille. Tris Jolie place S'adresser an "MESSAGES" de une é denz ben res de l'aprés-mldl. n.o A VENDRE PREMIÈRE QUALITÉ DE BOIS SEO D’ÉTÉ 815.CO la corde. Délivré aux maisons TELEPHONE. 44*8_hs c ON DEMANDE_ HOMME AOÉ Mais en bonne santé on GARÇON de 13 é 15 ans. pent se pla cer dans une bonne famille é la campa gne pour aider aux petit! travaux Jour naliers. Peu forçant. Penrlon très ré duite. Bon loger. 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S'adrosaor A EMILE BOISVERT, 3S4 ra« Llabon, Lawlston. Téléphona 4757-R. n.o. Efficacité du “816” contre le cancer PARIS—L’Intervention chirur gicale qui se révèle souvent Inéffl cacè et entraîne souvent en cas de cancer l’ablation d’un organe essentiel doit être désormais évi tée. Une ou plusieurs séries d’in jections catalysantes de *'816" a mènent la disparition progressive du cancer provoquant une reprise de poids du malade et son retour à une vie normale. Tels sont les merveilleux résultats obtenus par le professeur Raoul Estrlpeautt de l'école d’anthropologie de Pa ris, après douze ans de recher ches. Ce savant français qui a dé jà enregistré depuis 1937 de nom breuses et Indiscutables preuves de l’efficacité du “818” même dans des cas jugés désespérés, se refuse à la commercialisation de Ba découverte et n’envisage la vul garisation de son traitement qu’au profit d’une communauté scientifique et philanthropique. L'expérience en laboratoire sur des rats vient de confirmer ma gistralement les conclusions du professeur Estripeaùt déposées le 12 décembre 1943 devant la com mission permanente d’études mé dicales présidée par le professeur. Oklnczyc, membre de l'Académie de Médecine. Les constatations ef 'ectufes par le professeur A. H. Roco de Buenos Ayres des An glais Cook, Hleger et Kenaway ont prouvé qu'un produit naturel ou végétal peut être transformé i en une molécule cancérigène par I des réactions chimiques simples et i sont à l'origine de la découverte du professeur Estripeaùt.
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