Le Messager (Lewiston, Me.)
June 18, 1945

Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.

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LE MESSAGER MEMBRE DE LA UNITED PRESS TiUU obaqao JoWt two»» te «teiaBeia H» «mro du f*to, m Mo. WIB in UIIOJ, JOT» Çom, maimm. H* U uiusn moiubhimb 00. 1K0 U MBBSAQBB B’oot »ao BnaoelèroaoB» rotfo*. uktet NK om«n typncraoUqnu donoteo m»» pm mu tonte iumm t—uwâBt tu tollo onravs «01».••••««•*■• DM AM ..iit Mar la mm m Mm do te Moovallo-Aiiitetorto, juote d’aboaaomtaM Mil •ara yaMM* do aoavoaa. U «MMA0MM aa M aom te droit do rolaMr lot unooeoo lnodmloolbleo. hfii te avrtonr da MBB8AOBB à Lowtotoa-An •barn, IB OBMTS MAB SBMAIMB, cboqao VBK DBEDI SOIB. Yoat abonaomoat miblt d'aouoo aa BOBBAO 00 MBV8A0EB, ooauao aalts «01». w M.00 un am a i toa* toi trou aola. O S2JS0 83.0Q. JEAN-BAPTISTE COUTURE Bédacteur-en-cbeC Propriétaire M Mars 1887 8 Avril 1043 Sécurité navale Les restes de la flotte allemande, des navires de sürface f et ces submersibles que les Nazis ont construits par centai nes, durant ces années d’hostilités, tmbent aux mains des Alliés. La traversée de l’Atlantique sera désormais dépouil lée des dangers qu’elle présentait depuis le début de sep tembre 1939 jusqu’à maintenant, ainsi que le souligne un collègue qui ajoute: Des vaisseaux de guerre anglais sont allés s’emparer, en fi face de Copenhague, de deux croiseurs allemands, et des bâtiments qui les accompagnaient^ des destroyers, des dra gueurs de mines, etc. Les sous-marins se rendent les uns a près les autres dans les ports des Nations Unies, ainsi qu’ils t? en ont reçu l’ordre. Les forces navales du Reich, comme son armée et son a viation, se trouvent bien affaiblies, la fin de cette guerrt. Les plus grosses unités, les cuirassés, ont été coulés dans le cours du conflit. Les Nazis comptaient largement sur la guerre sous-mari ne pour remporter la victoire qu’ils avaient confiance d’ob tenir en ouvrant les hostilités il y a cinq ans et demi. Us es ï péraient en particulier isoler la Grande-Bretagne en para lysant la navigation sur l’Atlantique. Ub ont eu recours à s tous les moyens pour atteindre leur but. Mais pas plus pendant ce conflit que durant le précé dent, ils n’ont été capables de faire le blocus des Iles Bri tanniques. Les premières années d’hostilités leur ont appor té des succès. Mais peu à peu les Alliés out réussi à.prendre le dessus. Les cbnvois ont passé, en dépit de la présence de dizaines et de centaines de sous-marins. Les riches nont pas p!us de chance...! La femme qui n’est pas heureuse termine sa longue plain ’î te en glissant d’un air candide: —Un avocat m’a dit que si j’avais $5,000, Rome annule rait notre mariage... —Un avocat catholique f.. —Jugez un peu, s’il n’était pas bon! D’abord, Rome n’annule pas les mariages, elle en déclare la nullité, c’est-à-dire qu’après avoir étudié le cas, elle dé clare que jamais le mariage n’a été valide. L’argent n ’a rien à y faire, exoepté pour payer les frais du tribunal comme au civil, car il faut bien que les secrétaires, les avocats et les juges ecclésiastiques ou civils, gagnent leur vie! Et encore, beaucoup de ces procès romains se font gratis, par pure charité. —Vous savez bien, pourtant, mon Père, que les riches ont plus de chances. —Vous croyez! Si vous voulez attendre une minute, je reviens vous montrer dix lignes d’une revue que je feuille tais à votre arrivée... Voici, dans les “Etudes’’ de Paris, 20 juin, page 835, un extrait des “Actes du Saint-Siège” du 7 mai: “Déclaration de nullité de mariage (pour 1936).—Juge ments en dernier ressort: 73, dont 37 reconnaissent la nul lité, alors que 36 proclament la validité du lien. “Sur 37 arrêts favorables à la nullité, 10 ont été obtenus par voie de procédure payante, et 27 par voie de procédure gratuite. “Sur 38 arrêts contraires à la nullité, 15 résultent d’une procédure gratuite, et 21 d’une procédure payante. “Si la légende du privilège des grosses fortunes, pour l’obtention des arrêts de nullités de mariage en Cour de Ro me, résiste à de tels chiffres, il faut que la badauderie du public dépasse toute mesure...” —Est-ce assez pour vous* Et pour votre bon avocat! —Ne vous fâchez pas: on parlait comme tout le monde. Les protestants disent ça aussi. —Et bien d’autres choses! Laissez les protestants parler et déparler en protestants; mais, de grâce, que les catholi ques parlent en catholiques! Soyez fière de votre Eglise: Elle ne se vend pas! Elle est si maternelle, surtout aux pau vres... “Roi de l’Univers” FEUILLETON NUMERO 10

Elle poussa son poney, attei gnit la tranchée et s’arrêta sur le bord d’une petite clairière en combrée d’arbres fraîchement abattus. Tout près d’elle, un vieux bûcheron sifflait en liant des fa gota. La chasse n’était pas enco re en vue, mais la voix des chiens et les sons de trompe se rappro chaient rapidement. Bienttû appa rut l’animal d9 chasse, un che vreau, détalant avec une fantas tikue rapidité. Derrière lui ve nait la meute: duoze à quatorze bAtgrds superbes, si serrés qu’on aurait pn les couvrir avec un man teau. On piqueur à cheval, la trompe aux lèvres, les suivait de près. Enfin, à cent pas plus loin, deux cavaliers admirablement montés arrivaient comms la fou V dre. L’un d'eux était le gentleman aux cheveux argentés. L’autre, que' Lazarine reconnut à la minu te précise où 11 passait au galop devant elle, était le prluce Gode froy de Castel-Vivant. Le prince de son côté reconnut la Jeune fille, fit un geste de sur prise et dit quelques mots à son compaguon, mais 11 ne s'arrêta point, ne ralentit pas son allure, et les deux hommes s'éloignèrent toute bride après avoir salué. Lazarine avait vu le bûcheron ôter respectueusement son bonnet. —Mon ami, lui demanda-t-elle, vous connaissez ces deux chas seurs? —C’est-à-dire, ma belle demol selle. que j’en connais un, répli qua le bûcheron. Celui qui me fait gagner ma pauvre vie, atten du que, depuis le premier Janvier jusqu'à la saint Sylvestre, je tra vaille pour mu compte, et su de MÎT fa déranges limait na ««tonte dérangé par des grosse» duut d'aotieclde on la xttifa alfas. Suyesiui gtatu. Pren-t l'adoucissent PEPTO 8ISMOL. Ce D'est at an Itxatll ni an sotUclds. U calme et adoucit eotre aatomao dérangé. Agréable an goftt—lei enfanta l'aiment. Demandes é votre pbarmaelen dn PEP TO B1SMOL qnand votre aatoaiae eat dérangé. e En fin de semaine, o’éteit jan* vier en Juin Denver, au Colo rado. Pendant que le reste de la nation souffrait d’une vague de chaleur d’été, les résident* d'une grande partie du Colorado et du Wyomlng, sortirent leurs pardessus du garde-robe par une température de1 40 degrés—pour nettoyer les trottoirs de la neige. What a cockeyed world! DES MANCHES VISIÈRES DANS UN PATRON FAVORI Doucement détaillé, ce dessin à manches visières, il est chic pour la ville ou la campagne. Faites-Ie dans un tissu rayé. Re marquez la poche sectlonnelle et la ligne de cou convertible qui est également chic boutonné la façon chinoise. j Le patron 1751 disponible dans ]es points 12, 14, 16, 18 et 20. Le point 16 prend trois verges et quart de tissu de 39 pouces, une vert» et demie de ruban pour la ceinture. Envoyez VTXGTSCEJÏTS en ar gent pour chaque patron désiré. Ecrivez lisiblement vos nom, adresse, point et numéro de style et envoyez votre commande à l*u blishers Co., Le Messager 10, P. O. Box 7, Station G, New Vork i0, N. Y. puis plus de vingt ans. —Cela ne m’apprend pas son nom. —C’est qu'aiors vous n’êtes point du pays, ma belle demoisel le. E-b! bien, le digne monsieur s’appelle le marquis de la Tour du-Koy. C’est un ancien noble, bien doux pour le pauvre monde et généreux comme pas un. —Il habite les environs? —-11 habite la Tour-du-Roy, trois petites lieues d’ici, et c’est un château comme on n’en trou ve pas beaucoup, vous pouvez m'en croire sur parole. On vient le visiter de bien loin par curiosi té. 11 n’y a dans le pays que le château de Gordes qui soit aussi superbe, à ce qu’on assure, mais je ne l'ai jamais vu, moi, le château de Gordes. —Le marquis est marié sanB doute? H —Pour ce qui est de ça, ah! da me non, il ne l’est pas, et c’est grand dommage, car les fils au raient peut-être valu le père, et 11 n’y a jamais trop de braves gens! Monsieur le marquis est garçon, vieux garçon, car nous sommes du même âge, lui et moi. J’ai soixante-cinq ans... lui aus si, quoiqu’il paraisse mon cadet de vingt ans. 11 est droit comme un chêne, et vigoureux, et Jamais malade, il fait sauter à son che val des fossés de quatre mètres. J’en connais des flottes de jeu nes, qui seraient bien embarras- •ée de piger; avec lui. ;/J -V La beDe actrice Madeleine Carroll s’est beaucoup dévouée pour les blessés de guerre La Etale Janta de cette guerre est une ravissante blonde d’Hol lywood dn nom de Madeleine Car roll. Le dévouement de cette der nière pour les militaires a cepen dant été différent de celui dont* fit preuve la première au oours de la guerre de 1914-1918. Etale Ja nls a simplement diverti les mili taires par ses chants «t ses dan ses, tandis que le dévouement de Madeleine Carroll a surtout con sisté rendre service Individuel lement aux blessée de guerre et à les encourager par ses paroles ré confortantes. Madeleine Carroll est outre mer depuis déjà qutnse mots. A son arrivée en Italie, on l’envoya d'abord dans un hôpital militaire de Foggla. Par la suite elle fit partie d'une équipe de gardes malades attachées à un train-hô pital qui faisait continuellement la navette entre Sarrebourg, Vit tel et Nancy, en France. Environ quatre cents blessés prenaient place sur les trains à chaque voy age. Mlle Carroll figure qu'elle a dû s’intéresser à près de 86,000 blessés au cours de son stage sur ce train. Plusieurs de ces blessés l'étalent grièvement, mais ils ne se plaignaient pas. La charmante actrice déclare fièrement qu’on compte très peu de pleurnicheurs dans les rangs de l'armée améri caine. “C’est le contraire ches les prisonniers allemands,’’ ajoute elle avec un peu de mépris. “Les nôtres, surtout les cas chirurgi caux, ont le moral remarquable ment bon. Madeleine Carroll porte l'uni forme de la Croix Rouge dans l’exercice de ses nobles fonctions. Simplement vêtue, elle ne porte pas, comme la plupart de ses com pagnes, un médaillon sur lequel ou pourrait lire ion nom et elle ne cherche jamais attirer l'at tention sur elle-même. Parfois un jeune homme lui demandera: "Etes-vous vraiment Madeleine Carrollî’’ “Mata non! qnl t'a fait croire cela?" répllque-t-elle avec un petit sourire la commisssure des lèvres. UN TRAIN-HOPITAU Pour son travail, Madeleine Carroll reçoit mensuellement un salaire fixe de $.125. Ses repas lui sont payés en plus, mais par con tre elle doit défrayer le coût de ses costumes. Essayons maintenant, si vous le voulez bien, de nous figurer l’intérieur d'un train-hôpital. Des hommes reviennent du front. Iis sont couchés sur des lits placard de chaque côté du train. Ils sont blessés. Us sai gnent. De leurs blessures émane une odeur nauséabonde. On en tend des lamentations ici et là. Le soir venu, il est impossible de ohanger les pansements des pa tients parce qu'il fait trop noir. Une seule petite veilleuse luit faiblement au plafond. A ces té nèbres s’ajoute le bruit sourd des énormes roues d’acier qui rou lent aveuglément sur les rails. Rien de plue triste qu’un train hOpltal qui file dans la nuit!... Madeleine Carroll raconte sou vent un- fait dont elle a été le té moin oculaire et qui ne manqua pas de la toucher profondément. Sur un lit supérieur du train reposait un malheureux soldat, amputé des deux jambes. Il était dans un état de faiblesse lamen table. Sur le lit inférieur au sien, un autre compagnon d’infortune gisait Inanimé, la poitrine ouver te et rouge de aang. Il faisait très noir, étalés autres patiente dor maient. Une garde et Madeleine résolurent de transfuser du sang au malade mais la noirceur était un problème. Conscient de l’em La jeune file reprit le chemin des Vertes-Feuilles, mais son at tente et son dialogue avec le bû cheron lui avaient fait oublier l'heure et noue l'avons vue arri ver en retard au déjeuner de fa mille. Pourquoi Lazarlne, sachant que M. de la Tour-du-Roy n'était point marié, questionnait-elle de nouveau son père k ce sujet? Elle eût été peut-être fort embarras sé de le dire, car en somme elle n'avait rien k cacher; mais la du pliicté, pour les petites choses comme pour les grandes, est un besoin de certaines natures. Lazarine regagna sa chambre et s'absorba dans sa pensée. Pour la première fois, depuis la dé gfringolade de son père et depuis son ensevelissement aux Vertes Feuilles, elle se sentait presque Joeywse et l'avenir lui apparais sait sous de moins sombres cou leurs. Ayant au plus haut point l'orgueil de sa beauté, elle se croyait sûre d'avoir produit une impressions vive sur le coeur, ou tout au moins Bur l’Imagination de M. de la Tour-du-Roy. Que ré sulterait-il de cette impression? Personne ne pouvait le deviner, mais, lu marquis étant célibataire, tous les rêves étaient permis et tous les espoirs légitimes. Ce même jour, vers quatre heu res de l’après-midi, la Jeune fille, paresseusement étendue dans un grand fauteuil près de sa fenêtre, ntendit avec surprise le sable de 1 la cour craquer août lea roues barra* des inflrmièraa, le blessé d’en haut sa souleva péniblement, décrocha la petite lanterne pen du* au plafond et glissa son long bras maigre et pâle par-dessus le rebord de son lit pour éclairer les deux Taillantes garde* dans leur opération. Mile Carroll voulut Im médiatement lui enlever la lan terne mais avec le peu de force qui lui restait il crispa les doigts: “J* n’al pas sommeil,” dit-ll fai blement, ‘‘de grâce permettes que Je vous aide â le secourir.” Une fois la transfusion de sang faite, la garde monta sur une chaise et dit au soldat: ‘‘Je vous remercie, mon ami.” Hélas le pauvre mal heureux ne pouvait plus enten dre; la mort avait fait son oeu vre pendant que ses doigts cris pés tenaient la petite lanterne... Or, le bleesé d'en bas, d’étalt son frère cadetl... ADMIRÉE DE TOUS Dans le train, Madeleine Car roll n’aglssalt pas à titre de gar de-malade. Son travail consistait h Tolr A ce que les blessés ne manquassent de rien. SI l'uu d'eux avait froid, elle lui donnait une couverture de plue. Elle pro fitait de toute* les occasions qui la rapprochaient des malades pour causer gentiment avec eux et leur mettre un peu d'espoir au ooeur. Quand un blessé montrait quelques signes de décourage ment, c’est elle qui allait A son chevet et qui, instantanément, lui mettait du sourire sur les lèvres. La délicieu^ vedette de l'écran ne prenait que quelques heures de sommeil par nuit. Souvent mê me, elle se levait au beau milieu de la nuit et, comme une bonne maman, faisait une tournée d'ins pection. Elle remontait les cou vertures descendues, replaçait un oreiller loi et IA et donnait de l'eau A ceux qui avaient soif. Si un ‘‘gara” entreprenait la conver sation avec elle, elle l'écoutait patiemment jusqu'A ce qu’il eût fini. Pour les blessés, Madeleine Carroll était un merveilleux ray on de soleil, et pour ses compa gnes de travail une aide précieu se. Tous l'admiraient. La délicieuse étoile de l’écran est maintenant à Paris, où elle travaille pour le Bureau d'infor mation de Querre. Elle est heu reuse de se trouver dans la capi tale française. Signalons en passant que Ma deleine est Française par sa mè re, Irlandaise par son père et A méricaine par adoption. Elle est mariée au capitaine John Hawil ton, présentement en Europe avec la 7e armée américaine. Il est peu probable que l'actrice retourne Hollywood prochaine ment. Elle a exprimé l'Intention de vivre sous le beau ciel de France pendant quelques mois encore. On croit meme, dans cer tains milieux, que si elle revient en Amérique ce ne sera que dei passage et qu'elle ira s’établir dé finitivement en terre française. Madeleine Carroll est une grande dame comme on n’en ren contre pas tous les jours parmi les actrices de l’écran. Son nom est classé à part: avec ceux que l’on oublie pas! :o: Conseils pratiques Délassement Vous travailles nerveusement, vous êtes crispée, fatiguée: accor- j dex-vous Immédiatement quelques secondes de répit. Tenes-vous bien droite sur votre chaise et laisses mollement tomber en a yant votre tête. Puis faitee-la rou ler sur t’épaule droite, en arrière, d'une voiture et sous les sabots de deux chevaux. Elle se leva d'un bond, en se disant: “C’est peut être lui!" et plongea son regard entre les lames des Persiennes. Un grande Victoria à huit res sorts, d'un style magistral, s’ar rêtait devant le perron. Ce n'était pas lui, mais sou hft te, le prince de Castel-Vivant c’est-a-dire un trait d'union entre le cb&teau de la Tour-du-Roy et le logis des Vertas-Feutlles. Laza rine le comprit ainsi; ses belles lèvres ébauchèrent un sourire triomphant. Le prince, léger com me un jeune homme, gravit les marches du perron et heurta pres que le valet de chambre provin cial qui venait d'ouvrir la porte vitrée du vestibule et regardait avec admiration le splendide équi page aux armes de la Tour-du Koy. —Monsieur Jules Leroux est-il chex lui? demanda le nouveau venu. Le domestique avait une consi gne sévère. Il ne devait, sous au cun prétexte, Introduire un visi teur, quel qu'il fût. —Monsieur est sorti, Tépondit 11 avec un aplomb médiocre; il sera certainement désolé, bien désolé... et si monsieur veut avoir la bonté de me laisser sa carte... —11 est sorti, dites-vous, Inter rompit le prince. Eh bien! s'il est sorti, 11 rentrera; je vais l’at t an dre. Montrex-wol la chemin du *ur l’épaule gauche, pul» lalMez la retomber en avant. Cela aana aucun effort musculaire: la Ute doit être entraînée par son pro pre poids. Accomplîmes plusieurs cercles, dans un sens et dans l’au tre. Puis pétrisses très énergique ment, avec votre main droite, le muscle trapèse du cété gauche. Vous le sentlres presque toujours dur sous Jes doigts. SI le pétrissa ge vous fait un peu mal, la cris pation était bien la cause de vo tre malaise. Lorsque le cété gau che aura repris toute sa souples se, recommences la même opéra tion du cété droit. Des mains douces et souples On dit souvent que les mains d’une femme révèlent son âge plus correctement que sa figure! Pour conserver vos mains belles et souples, rien de plus facile. Employant un savon de toilette doux, faites une bonne mousse, puis ajoùtes quelques gouttes d’hulle et faites pénétrer dans la peau. Rinces l'eau tiède. Vous remarqueres que l’huile d’olive, en plus d’adoucir l'eau, demeure sur la peau... et agit en quelque sorte comme “base de maquilla ge” pour les mains! :o: Ce,qu’il y en aurait des paires de bas Les femmes qui, de nos jours, n’ont pas d’autres choix que les bas de coton ou de fil les porte ront avec fierté quand elles se rendront compte de l’usage consi dérable que l'on fait de la rayon ne et di^ nylon dans les industries de guerre. Voici quelques faits expliquant clairement pourquoi 11 est si difficile de se procurer des bas de soie. La rayonné sert à le fabrica tion des doublures de pneus en caoutchouc. Ceux-ci sont de plus en plus nécessslres actuellement, puisque le ravitaillement du front ouest se fait au moyen de ca mions qnl voyagent des milliers de milles. Dans la fabrication d’un para chute, il entre assea de sole et de nylon pour confectionner 138 pai res de bsa. Les parachutes ne servent pas seulement à ramener à terre les aviateurs, mais à li vrer dea munitions aux combat tant encerclés par l'ennemi, â Illuminer, an moyen de fusées éclairantes, le territoire destiné être bombardé et à descendre.les commandos derrière les lignes ennemies. ENVOYEZ.LUI LE MESSAGER Pour lui aider à se tenir ren seignée sur ce qui se passe ches elle et à mieux passer bien des moments d'ennui* Elle appréciera grandement les nouvelles de son foyer U n'en coûte pas plus cher pour envoyer Le Messager à votre fils, votre frère ou un parent au camp. 3 mois, $1 25 6 mois, $2.50 1 an, $5.00 Veuilles Envoyer Le Messager à l'Adresse Suivante NOM.«.•. ADRESSE pour.mois.. année J’inclus Rempila*es ot canpoiret envoyez à

LE MESSAGER 225, rue Lisbon, Lewistnn. Maine salon. —•Monsieur, Je suis au déses poir, J’ai l’ordre de ne recevoir personne. —Très bien, Je comprends; le maître de la maison est au logis, mais U se cèle... C'est son droit; le mien est de ne point me tenir pour battu. Ailes dire M. Le roux que son ami, vous entendez, son ami, le prince de Castel-Vi vant Insiste pour lui serrer Ifc main. Ailes vite! —Prince, balbutia le domesti que très ému, c’est impossible.... impossible... Impossible! Mon sieur m’a prévenu. Je serais ren voyé En ce moment parut Lazarlne, en peignoir, et les cheveux dé faits. —Cher prince, s’écria-t-elle, venez vite! Comme c’est bon et gracieux d’avoir pensé à nous! Je crois vous bien connaître, et de puis ce matin, vous ayant reconnu, Je vous espérais presque, tant Je vous sais nn prince idéal. M. de Castel-Vivant balsa la main de la jeune fille avec une galanterie de gTand seigneur de l'ancien régime, un peu surannée peut-être mais, somme toute, d’un goût exquis. —Ah! vertudieu! dit-il, Je suis aise de vous voir, ma mignonne amlel J'ai donc une a llée dans '.a place! Votre ch&teau est une cl tadellï où l’état de siège règne et gouverne! On n'entre pas ici i comme «n x«uW anves-iogsj. Mv Les câbles de remorque des planeurs sont faits de nylon pour confectionner dix mille paires de bas. Il n’est pas étonnant qu’il en reste si peu pour couvrir les jolies Jambes de ces dames... En son geant à toutes ces eboses, à la nécessité de gagner la guerre au plus tôt, peut-être pourrions-nous faire preuve d'un peu plus de pa triotisme et garder notre bonne humeur lorsqu’il n'y a pas moyen d’obtenir les bas de toute premiè re qualité que, toutes, nous aime rions porter t...

Le rocher et le voyageur Un bomme voyageait dans la montagne, et 11 arriva en un lieu oh un gros rocher, ayant roulé sur le chemin le remplissait tout entier; et bore du chemin, il n’y avait point d’autre issue ni droi te ni â gauche. Or, cet homme voyant qu’il ne pouvait continuer son voyage â cause de ce rocher, essaya de le mouvoir pour se faire un passage, et il se fatlguacbeaucoup si tous oes efforts furent vains. Oe que voyant il s’assit plein de tristesse et dit: Que sera-ce de mol lorsque la nuit viendra et me surprendra sans aucune défense, â l’heure oh les bêtes féroces sor tent pour chercher leur profe? Et comme il était absorbé dans cette pensée, un autre voyageur survint et celui-ci ayant fait ce qu’avait fait le premier et s’étant trouvé aussi impuissant à remu er la roobe, s’assit en silence et baissa la tête. Et après celui-ci; il en vint plu sieurs autres, et aucun ne put mou voir le rocher, et leur crainte à tous était grande. Enfin, l’un £’eux dit aux au tres: —Mes frères, prions notre Père qui est dans les deux; peut-être il aura pitié de nous dans cette dé tresse. Et cette parole fut écoutée et ils prièrent de coeur le Père qui est dans les deux. Et quand ils eurent prié, celui qui avait dit: "Prions", dit en core: "Mes frères, ce que chacun de nous n'a pu faire seul, qui sait si nous ne le ferons pas tous en semble? Et ils se levèrent et sous en semble ils poussèrent le rocher, et le rocher céda et ils poursuivirent leur chemin en paix. lepeste, on vous garde bien!... —Mon père n’est plus du tout l'homme que' tous arec connu. Son caractère s'est assombri beaucoup depuis les catastrophes qu’il ne prévoyait point. Il vit très retiré et ne veut Tolr person ne. Ai-je besoin d'ajouter que la consigne générale ne tous con cerne en rien et qu’il sera très heureux de votre visite. —J’y compte absolu metn! —J'y compte absolument! Eh! quoi, ce cher ami, il est si cabngé que cela! Heureusement, chère mignonne, tous n’aves pas suivi son exemple... EtT habit de che- I val vous étiez à croquer, et Je crois, Dieu me damne, que ce pe tit négligé coquet vous embellit encore... Ah! quel joli diable vous êtes! Taudis que se disaient les cho ses qui précèdent, Lasarlne, ap puyée au bras du visiteur, avait traversé le vestlbu!e et franchi le seuil du salon. Godefroy de Cas tel-Vivant s'approcha d’une fe- j notre, ajusta son binocle sur son nez et regarda le paysage étalé sous ses yeux. —Mais sapristi! flt-11 ensuite, je ne comprends en aucune façon le spleen de mon excellent ami. Voilà crtes un horizon superbe, un parc mervet'leux, et cette champêtre retraite et toust sim plement e 'arable. —81 vous affirmiez cela A mon père, répliqua Lasarlne en sou vent, U ne lexait pas de sots* Le voyageur, c’est l’homme, le voyage e’eet la vie, le rocher ce sont les misères qu’il rencontre à chaque pas sur sa route. Ancvn homme ne saurait son*, lever seul ce rocher; mais Dieu en a mesuré le poids de manière qu’il.», n’arrète Jamais cens qui voyagent ensemble. L’abbé Félicité de LAMENNAIS PATRON PRINCESSE POUR POINTS, 34 A 48 Toujours une favorite, la sil houette princesse, surtout dans un style se boutonnant sur le devant, comme le patron 1789. Les rayn res permettent un détail Intéres sant travaillé dans une direction opposée sur le oollet, la ceinture et les poches. Il y a un choix de longueurs de manches. Et facile faire! Le patron 1789 disponible dans les points 34, 88, 38, 40, 42, 44, 48 et 48. Le point 38 prend A peu près 4 verges de tis su de 3S pouces. Envoyé» VINGT CENTS en ar gent pour chaque patron désiré. Ecrive* lisiblement vos nom, adresse, point et numéro de style et envoyés votre commande h Pu bllshers Co„ Le Messager 19, P. O. Box 7, Station G, New York 19, N. Y. avis. —Et voua, ma mignonne, en êtes-vous, de mon avis? —Oui et non. C’eat pittores que, J’en conviens, mais c’eBt bien ennuyeux, c’est mortel. —Vous regrettez Paris? —Paris et les millions dispa rus. Obi oui, de toutes mes ofr* ces, —Patience et courage. Vous re verrez Paris, vous en serez la reine... Et les millions, envolés d'un cdtô reviendront d’un autre. —Prince, ne me dites pas de folies. J’aurais peur de vous croi re et la déception serait rude!.... Pardonnez-moi de vous laisser seul; je vais chercher papa. Et la Jeune fille, svelte et gra cieuse comme une nymphe de Jan Goujon, s’élança hors du sa lon. —Il est certain, murmura le prince, qu’À cette fille étourdis sante il faut un cadre d’or. Et ce cadre, si je ne me trompe, je •l'apporte. (â snfvrr) 'te des Beos DE GUERRE î

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Perdu— Petit porte-monnaie contenant somme d’argent perdu vendredi dernier dans un “téléphoné booth” au "Bus Terminal'’ rue Main, Lewiston. Remettre à M. A. Vachon, rue Grove, Lewiston, Tél. 2991-W12 ann. Conseil Gabriel— Mercredi sior à 7 hrs 3 0 à la salle de l’Institut, assemblée ré gulière du Conseil. Les membres sont priées d'être présentes. B. MARCOTTE, Sec. ann.lS-10 Naissance— Ces Jours derniers, l’hôpital Ste-Marie: Mme Louis Bisson, 99 rue Knox, un fils. Hôpital Ste-Marie— Les patients qui ont quitté l’hô pital Ste-Marie ces jours derniers sont les suivants: Mile Lorraine Bolduc, 33 rue Maple; Mme Lu cien Gosselin, 74 rue Pierce; Mme Joseph Latulippe, 83 Androscog gin Avenue; Mlle Thérèse Caron, 59 rue £edar; Mme George Martel 245 rue Park; M. Edouard Sam son, rue Pleasant; Mme Gaudias Boutin, 36 rue Lincoln; Mme Au rèle Couture et son nouveau-né, j Pour Réparation do Plombage et Chauffage Appelas 1117 J. L. SASSEVILLE St FILS 116 rue Sabattus; Mme Ovlla Per ron et sa fillette, 14 rue Bircb; Mme Armand Bolduc et son nou veau-né, Babattus Road; Mlle Lorraine Auger, 6 rue Bradford; Mme Ovide Gaetonguay, 45 rue Hamel; Mme Henri Pomerieau, 89 rue Knox; Mme Zéphlrin Gosse lin, 38 rue Newberry, Auburn; Mme Joseph Martineau, 1 rue Oak, Auburn; Mme Adélard Thér rien, 74 rue Knox; Mme Patrick Dubé, 51 rue Knox et Mme Morin 28 rue Knox. Vente de Manteaux Le magasin RICHARD'S Exclu sive Shop vend actuellement leurs manteaux et costumes de prin temps et d'été k une grande ré duction. bi vous aves besoin d'un manteau ou costume de Haute Qualité et de dernière mode, c'est maintenant vjtre chance d'épar gner de l'argent. Vous épargne rez de 25% 33 du prix régu lier. Le magasin Rlchard’s Exclu sive Shop est situé à 13 et 17 rue Llsbon. ann.ven.-lun.-mer.-ven.Juin Hôpital C. M. O. Les patients qui sont sortis de l’hôpital C. M. G., dernièrement: M. Robert Bouchard, 33 rue Près* cott; Mme Ivon Saucier, 259 rue Park; Mlle Lena Marcoux, 153 rue Pine. Le concert hier— Avec la température fraîche et confortable après deûx jeurnée de chaleur intense, une foule de gens ont assisté au deuxième concert de la saison donné par la fanfare du club Le Montagnard, au parc municipal hier soir. Une farce qui amuse un groupe de marins Un groupe de marins visita le département des incendies de Le wlston vers 9 heures, samedi soir, déclarant au surveillant de garde qu’ils n'avalent pas vu sortir de pompes à feu depuis long-temps. A 9 heures 06, un appel, d'une personne anonyme, rapporta un feu, 6 rue Jefferson. Fausse al erte. Il n’y avait pas de feu. 11 fut dit que les marins ont été amusé de cette affaire, et impli quèrent, dans des termes incer tains que l’appel avait été quelque peu arrangé à leur bénlflce. A 3 heures 11 P. M., les pompiers fu rent envoyés, 48 rue Maple, au (à suivre sur la Sème page) Décès Roberge— M. Henri Roberge, 362 rue Llsbon, est décédé hier après midi à l'hôpital Sainte-Marie a près six semaines de maladie, rage de 49 ans. 11 était né à Richmond, le 4 octobre 1895, fils de Jacob et Anna Chantlgny. Il demeurait à Lewiston depuis de nombreuses années et il était em ployé aux chantiers maritimes de South Portland. Outre son épou se, née Mathilda Cloutler, il lais se un frère, John Roberge de Lewiston; une soeur, Mme Pier re Chabot de Chisholm, ainsi que plusieurs neveux et nièces. Un vétéran de la Première Grande Guerre, il était aussi membre de la Légion Américaine, des Fores tiers Catholiques, et de la pa roisse Saint-Pierre. Le corps est exposé aux salons de l’établisse ment Pinette, 87 rue Bartlett. Le service sera chanté mercredi matin, à huit heures 15, l’église St-Pierre et l’inhumation aura lieu dans le lot de la famille, au cimetière St-Pierre. SOYEZ SAGES DANS VOS PLANS D’EMPRUNT... Débarrassez-vous de U routine de payer loyer en deve. nant proprietaire. 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elle Bureau, 271 rus Bâtes, tait présentement du service sur un cuirasse. Il tut incorporé dans le i service au mois de janvier 1944 et tlt.son entrainement A Samp son, New York. Le marin Bureau A pila part A deux campagnes; en Normandie et dans le Sud Français. 11 a aussi SSème clsteo Roméo Bureau participé au bombardement du grand Port de Cherbourg pendant l’Invasion de la Normandie. Il tlt la navette entre l’Angleterre, l’E* gypte et l’Italie. Il revint aux E- j tats-Unis pour quelques temps et il fut ensuite envoyé dans le Paci fique. Il prit part aux batailles d'iwo Jima et d’Oklnawa. Le soldat Clifford Caron, qui A récemment été promu au grade de soldat de première classe est 1s fils de M. et Mme Octave Caron» 216 avenue Mlnot, Auburn, Après un cour congé passé dans sa fa mille, le militaire est retourné an Kansas. Clifford Caron I Le matelot Normand Edouard 1 Lévesque, fils de M. et Mme Da vid Lévesque, 824 rue Lisbon, est stationné à Key West, Floride» dans le corps d’aviation. L matelot Armand R. Pomer leau, fils de M. et Mme Roméo j Pomerleau, 215 rue Park, est sta tionné quelque part outre-mer. Le caporal Emile G. Bergeron» fils de M. et Mme Lucien Berge ron, rue Sabattus, est stationné dans un hôpital militaire à Swan nanoa, dans la Caroline du Nord. Le jeune homme a passé quelque temps dans le Pacifique.

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