Le Messager (Lewiston, Me.)
April 13, 1943

Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.

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TTTTT ii y y*, r :ey; ‘:f. rriitt r» iT'i'ri H'immiiTiMf mtr I -3 PENSÉE DU JOUR Votre défiance jnitifie la tromperie d'autrui. Vauvenarguea. TTTTÎTT TTTTTTTTrM V >i- ,r, rrrrrrrrrrrrrrrrrr 'TTTTTTTTTTTTTTTT LA TEMPÉRATURE )i A Xoina froid es «oir iimiiiiiiiiiiiiiiiiin.uiiii.i 64ème ANNEE No. 36 LEWISTON, MAINE, MARDI, LE 13 AVRIL 1943 3 CENTS Des pilotes russes ont attaqué Koenigsburg L’OEIL Le confrère de ce matin pu bliait la nouvelle que lee Alliés ont capturé Kalrouan et Sousee. Le Messager annonçait la même nouvelle hier après-midi! Espérons que la municipalité n’exigera pas une trop forte som me de ceux qui ont l’intention de *1' cultiver des jardins de la victoi re. Ces jardins sont une oeuvre de guerre à ENCOURAGER de toute façon, si on veut qu'ils ré useissent et bien que la plupart do ceux qui ne sont pas sous les secours directs soient en mesure de payer quelque chose, il ne faut pas oublier non plus qu’ils sont prêts à y consacrer bien des heures d’un pénible labeur. Payer le labourage et le hersage et pay er pour les frais d’aqueduc, en iplus de payer peut-être $1.00 pour louer le terrain, c’est déjà presque autant que la valeur des produits que certains jardiniers amateurs récolteront, malgré la meilleure volonté au monde. Et malgré tous ces frais, la ville a’engagerait-elle à mettre un gardien permanent pour protéger les Jardins? C'est une autre ques tion, car payer des frais de jar dinage et se faire voler ses pro duits, c’est peu encourageant. Espérons que la municipalité pourra, grâce aux bonnes atten tions du maire et des intéressés, trouver une juste solution au problème. On dit qu’un club de déni greurs de leur propre ville va se former à Lewlston et que les principaux officiers en seront l’ex-juge Edward Parent et le sé nateur moribond Nelson Peters. Du moins lorsq u'est venu le mo ment d’étudier le bill du Home Rule pour notre ville, à Augus te, il n’y a rien qu’ils n’aient pas dit. lie juge Parent, qui s'est fait l'avocat-de la police, a traité Le wisten de--ville corrompue, pour rie, enfin tout ce que' lé4 diction naire peut contenir d’épithètes sales. Il parait que la bouche parle de l’abondance du coeur! Alors. Un ancien ”town manager" des villages de Lincoln et Fort Falr fleld a été condamné à deux ans de prison pour détournement de fonds. C'est étrange: on disait que les "town managers" c’était ce qu’il y avaft de plus honnê te! Si le juge Edward Parent ap prend cela, il va en faire une ma ladie, lui qui aime tant voir lee municipalités sous le contrôle des autres! Comment se fait-il qu'on ob serve aujourd'hui l’anniversaire de naissance de Jefferson puis que, comme l'indiquent certaines encyclopédies, il est né le 2 a vrllî Les membres de la commis sion du Feu ont voté, hier soir, d’écrire une lettre la commis slon des Travaux Publics en ap préciation de la belle coopération dont cette dernière a fait preuve envers la commission du Feu. Voilé un geste tout fait gentil et qui prouve qu’on s’entend par faitement bien comme dans le meilleur des mondes. Pourtant, la commission du Feu et la com mission des Travaux Publics ne sont pas nommées par le gouver neur! Il faut tout dire: elles ne sont pas non plus gouvernées par le sénateur Peters! I La commission des prix et du commerce du Canada annonce qu’on a brûlé 1,300,000 carnets ds rationnement No. 1 qui n’é talent plus valides après l’émis sion du carnet No. 2. Ces carnets avalent été imprimés pour rem placer dans l’éventualité les car nets perdus, détruits, mutilés, etc. Comme la population du Ca nada est de quelque 11,000,000 de personnes, on croyait sans t douta qu’il arriverait des acci dents à un dixième de eette po pulation? Va sans dire que ce n’est pas l’imprimeur qui a dû protester! BALANCE DU TRÉSOR WASHINGTON, 18—0 tonnes au cours d’une attaque contre un convoi, mais cette nouvelle n’a pas été confirmée. L'Amirauté admit cependant aujourd'hui que le navire "Med way” qui servait au ravitaillement des sous-marins, a été coulé en Méditerranée l’an dernier. Cette nouvelle n'a pas été publiée plus tOt parce que l’ennemi Ignorait le coulage du “Medway”, navire de 14,000 tonnes qui desservait 18 sous-marins. Sur les 400 hommes de l'équipage quelques-uns seule ment ont péri. du Colonel-général von Arnlm. Les deux années axlstes, fortes de 200,000 hommes environ et qui doivent être passées ou sont snr le point de passer sons le commandement supérieur de Rommel, sont “emboîtées" dans une sone de 4000 milles carrés, c'est-à-dire qu'il leur faut ma noeuvrer maintenant snr un terri Thomas Jefferson reçoit l’hommage de Washington Le Président Roosevelt adresse la parole à l’oc casion de la dédicace dn monument de $3,009, 000 élevé à la mémoire de celui qui rédigea la Déclaration d’indépendance. *»*—--.W «v ..,4W rn a*- _ _ -w y-. _ DETAILS SUR LE CLASSEMENT DES HOMMES D’AGE MILITAIRE Par la United Près* Washington rend hommage au jourd'hui k Thomas Jefferson, auteur de la Déclaration d’indé pendance, k l'occasion du 200éme annirersalre de la naissance de ce grand homme. C’eet aujourd’hui en effet qu’a BnDetins de la Dernière Heure Par la United Press NEW YORK,—John L. Lewis continue de défier l’ordre exécu tif du Président Roosevelt en per sistant k réclamer une augmenta tion de salaire pour ses mineurs mais les négociations entre pa trons et syndiqués n'ont encore abouti à rien. CINCINNATI La Cour d'ap pel fédérale a refusé de faire droit à une pétition demandant que la date de l’exécution de Max Htephan, restaurateur à Detroit soit retardée. WESTPORT, Mass. M. et Mme William Valcour âgés, le premier de 58 ans et la seconde de 56 ans ont été tués lorsque l’auto* conduit par leur fils Wal lace, 25 ans, est allé se jeter dans une excavation après avoir quitté la route à une courbe. Le fila n’est que légèrement blessé. LONDRES.—Le Roi Boris, de Bulgarie, vient de renvoyer son premier ministre Bogdan Philoff, qui était considéré comme pro Busse et il est complètement maintenant dans les mains de l’Allemagne. ALGER— Le Lieutenant-colo nel Elliott Roosevelt, fils dn Pré sident et photographe aérien, vient d’étre nommé colonel. _ ISTAMBOUL—La CMoatfe, sa tellite de l’Allemagne, mobilise tous les hommes de 28 à 48 ans et elle envoie les jeunes gml de 18 I à 28 ans à l'entraînement. taire pins exigu qu'aucun de nos Etats, sauf le minuscule Khode Island et le petit Delaware. Et le cercle qui entoure les Axlstes se resserrera encore d’ici quelques jours. Il faut admettre cependant que Rommel a effectué très habile ment saretralte; il a réussi A es quiver tous les pièges qui lui ont été tendus et, bien qu'il se soit décidé un peu tard A se replier vers le nord il a réussi A passer avant que les colonnes américai nes ne se fussent assez avancées vers l’Est pour lui couper la re traite. Pour atteindre ce résultat, pour monter, du Nord de Gabès au Nord de Housse, l’Afrlka Korps a dû franchir 125 milles en six jours, talonné par la dème armée britannique. Iæ fait que Rommel a laissé aux mains des troupes du Général Montgomery une vingtai- ne de mille prisonniers démontre clairement que Rommel a été con- I traint de faire du lest pour aller plus vite. On allègue qu’il ne laissa, pour rouvrir sa retraite, que des troupes italiennes et au trichiennes et certains contin gents allemands anti-nazis. Oecl lieu la dédicace du notiveau monu- Jefferson, sera exposé sous bonne A cette occasion, l’original de la I célèbre déclaration d’indépendan-i ce, écrit tout entier de la main de j eJtferson, sera exposé sous bonne garde et le Président Roosevelt' adressera la parole. GIRAUD TIENT POUR UN PLÉBISCITE EN FRANCE De Gaulle tient, au contraire, pour le rétablisse ment de la Troisième République sans consul tation populaire.—Catroux appuie Giraud. ^LONDRES, (U.R)_Le Général de Gaulle Insiste pour la forma tion d’un gouvernement provi soire français qui entrerait en fonctions avant la libération de la France et qui proclamerait simplement le rétablissement de la Troisième République après la défaite de l’Axe, au Heu de per mettre bu peuple français de choisir lui-méme le régime qu'il préfère et c’est sur ce point, pa ralt-il que le Général Giraud re fuse de céder. Il consent à la formation d'un gouvernement provisoire mais 11 tient ce que le peuple français décide lul méme, en toute liberté de la for me de gouvernement qu’il préfè re; Il se refuse également l'ad mission de chefs communistes Pertes aériennes très élevées pour le Japon Par la t'ntied Press Les pilotes alliés ont gagné la première ronde d’une importante bataille pour le contrôle de l’air veut dire que Rommel a sauvé ses i corps d'élite. i I/artillerle anti-aérienne alliée a joué un rôle important dans cette phase de la Bataille de Tuni sie. Nous n'en voulons pour preu ve que le fait, rapporté offlciel leinent—qu’elle a descendu 1258 avions axistes depuis le comence ment des opérations en territoire tunisien. Comme nous le disions hier les Axistes ne détiennent plus qu'un j cinquième environ du Protecto rat. leur ligne de défense, pour la grande bataille qui va commen cer, se dressera des approches ouest «le IJizerte jusqu'au Sud-est d’Rnfidaville, en passant par Med Jez El-Rab et Pont du Fahs. C’est là une excellente ligne de défen se; elle s’appuie sur une solide chaîne de Montagnes; les Al liés ne pourront utiliser là leurs chars d’assaut et leur Infanterie motorisée et tout le matériel de vra être transporté à dos de mu let. Mais les Alliés ont la supério rité du nombre et des armements; ils ont également la supériorité aérienne. Construit sur le plan du Pan théon de Rome, orné d'un grand nombre de magnifiques pilier» ex térieurs et surmonté d'un dAme Imposant, le monument Jefferson est situé entre le monument Wash lngton et le monument Lincoln, à un mille à peine de la Maison Blanche. *En avant du monument se trouve" une statue de Jefferson haute de 19 pieds avec socle en' granit et en marbre. —Voici l’ordre du nouveau classement des hommes d’&ge mi litaire: I-A—Mobilisables. I-AO—Objecteurs consciencieux disponibles pour le service auxi liaire. I- C—Membres des forces ar mées. II- A—Hommes considérés com me essentiels dans leurs emplois. II-B—Hommes nécessaires au! français dans son gouvernement. Les Généraux Giraud et Ca troux ont conclu, lors de leurs récents entretiens à la nécessité urgente de la fusion des deux armées françaises en une seule I armée placée sous un commande* I ment unique. Ils ont décidé aus si qu’ils exigeront que la France participe aux 'conférences de la Paix et soit reconnu selon le rang qu’elle occupait avant la guerre. Catroux est également favorable à ce que le peuple français décide lui-même quel régime politique il préfère. Le Général Giraud est prêt donner un successeur à Pierre Boisson comme gouverneur géné ral de l’Afrique Occidentale fran çaise pour satisfaire de Gaulle. dans le Sud du Pacifique. Depuis une semaine ils ont abattu au moins 126 avions japonais et au quartier général de MacArthur Housse et Kal rouan étaient éva cués depuis quelques Jours lors* que les Alliés y sont entrés, I<es forces anglo-américaines qui ont occupé Kalrouan ont jonc* Uonné arec la Hme armée br$tan* nique au nord de Housse, lies forces françaises opérant dans la Vallée de l'Ouesseltia au Nord-ouest de Kairouan, ont en levé des hauteurs importantes et elles s’avancent vers l'Est; ces forces ont fait plusieurs milliers de prisonniers. Un officier général français, le général de division Velvert, est mort au champ d'honneur au Nord-ouest de Pichon, Le général Velvert était un Jeune et brillant officier auquel le général Giraud vient de rendre hautement hom mage dans un ordre du Jour A ses armées. Une dépêche du Caire annonce que des bombardiers américains du type Iilberator ont de nouveau bombardé Naples et quelques villes de la Sicile hier. On annonce officiellement que depuis le 28 novembre dernier les Alliés ont fait 88156 prisonniers dans le Nord-africain. programme de production. II- C—Hommes exemptés eau- se de leurs occupations agricoles. III- A—Hommes ayant un ou. plusieurs enfants, exemptés pour que leur famille n’alt pas sup porter un trop lourd fardeau. IIJ-C Hommes arec dépen dants qui sont occupés aux travaux agricoles. IV- A Hommes de 45 ans ou plus, exemptés à cause de leur âge. ÏV-B—Fonctionnaires exemptés légalement. IV-C Etrangers des nations neutres. IV-D—Ministres, prêtres et étu diants des séminaires. IV-E—Objecteurs consciencieux disponibles pour travail national. IV-F—Hommes inaptes, physi ment en l’honneur de Jefferson. IV-H—Hommes de 38 45 ans exemptés à cause de leur âge. on estime que “quels qu’aient été les plans nippons, ces plans ont été bouleversés”. Cependant le généra! austra lien sir Thomas Blamey, chef des opérations des troupes de terre alliées dans le Pacifique Sud af firme que le* Japonais ont massé 200,000 hommes aux approches de l'Australie. Blamey dÿ que ccjs forces attaqueront si leur aviation peut obtenir le contrôle de l’air et il estime que l'ennemi pourrait rassembler rapidement une flotte afin de déclencher une offensive majeure. Le Secrétaire de la Marine Knox admet que les Japonais ont effectué d’importantes concentra tions de troupes de terre, particu lièrement en Nouvelle-Guinée, mais selon lui aucune offensive ennemie ne peut se déclencher sans le soutien d’une puissants force navale —et il ne croit pas qu'une telle force se trouve massée dans le Pacifique Sué. En Birmanie, l’aviation améri caine a complètement détruit un village tenu par l’ennemi. -ïo: Le Normandie sera -4 relevé avant peu WASHINGTON. Le secré taire de la Marine Frank Knox révèle que le grand paquebot Normandie, devenu le Lafayette au service de nose forces armées, mais pris sur le côté dans la vase du port de New York la suite d’un incendie, sera bientôt de bout, à la mi-été au plus tard. ILS DONNENT |f LEUR VIE 12 Avril 1er .Mai ACHETEZ DES BONS DEUXIEME EMPRUNT DE GUERRE PRÊTEZ Votre ARGENT 12 Avril 1er Mai v ï '■‘J •Âj. ..f-J .'V. «L .•♦a. r ’-A-'. ■'.-•/vti... V --u

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Le Messager Mnln M U Bol tri frw PablM duqaa Jour, antpt* U Dlmuebt «I U* d* Fite», ao No. 225 roi Ll»bon, LtwUtm. L pu LE ME88AOEE PUEUEHMO 00, DO. LE BLESSAGEB n’ut pas financièrement responsabM peur erreurs typographiques, «ni peuvent se trovra dans les annonces, mais conta annonce qui ooi* tient nne erreur typographique, sera publiée de nou veau. Les annonceurs sont priée d en awrw la gérance. LE MESSAGE» sa réserva U droit de I* fuser les annonces Inadmissibles. 4 _ Piyei lo portoor do MBBSAOBB 15 crntn pu SEMAINE ebo«0l VBMDBSDI80IB. Abonnement poyabU d'avant» 00 borna da MESS A G EU comme idu TAUX D'ABONNEMENT MOIS |lf| d mois 13-89 ON AN 15.00 Tôt ta poota 00 Mm 4a la «oanlli-AadoUMS UN AN 15.00 Xdito d'abe&D«monta Tdrlfldi un ta Le bot de cette Association est d’aider A prdseMtt les Idéal» et tradition* de notre paye, les Stase» Cnli d'Amérique, pour réserver eee lois et Insptre» les antres A les respecter et lenr obéir, et le tota les les manières de contribuer A faire de notas contrée une meilleur* et pins grande naUoa. M. EDEN PARLE FRANÇAIS M. Anthony Eden, le ministre britannique des Affaires étrangère», a touché profondé» ment tous les Canadiens-français en portant la parole dans leur langue devant les membres du Sénat et de la Chambres des Communes à Ot tawa. D’après les courriéristes parlementaires, M. Eden parle un français impeccable. Mais même si sa diction eût laissé fortement à dési rer, même si son allocution n’eût comporté que des lieux communs—c’est tout le contraire car il y aurait un article à écrire uniquement sur son magistral plaidoyer en faveur de la Fran ce—nous aurions applaudi quand même car M. Eden, après Leurs Majestés le Roi et la Reine, après le premier ministre Winston Churchill, consacrait le principe du bilinguisme au Ca nada. z Il est étonnant de constater que les chefs de l'Empire britannique ne manquent jamais l’occasion de parler français, de nous expri mer leur sympathie, «lors que certains chefs de notre pays paraissent bien pen s’en soucier. Montréal-Matin. MORGAN A AIDÉ A ACCROITRE L’HERITAGE CULTUREL DE L’EGLISE La mort du grand financier américain Pierpont Morgan permet à l’agence de nouvel les catholique des Etats-Unis de rappeler la contribution de cette riche famille à la traduc tion des célèbres manuscrits coptes, écrits au neuvième siècle et contenant certaines parties des Saintes Ecritures, de la vie des saints et des homélies. Ces manuscrits furent découverts en 1910 par un groupe d’Arabes à Hamouli, dans la Haute-Egypte, pendant que ceux-ci tamisaient du sable dans le dessein d’en tirer de la chaux. Ces manuscrits sont au nombre de 56. On croit qu’ils faisaient partie de la bibliothèque du monastère de saint Michel-Archange. Tous écrits sur des feuilles de parchemin, ils con tiennent six livres complets de l’Ancien Tes tament, les Evangiles presque en entier, dix neuf épitres, des travaux liturgiques, la vie des saints et plusieurs-homélies. Ignorant leur valeur, les Arabes vendirent les manuscrits à un marchand qui les apporta à Paris. Là, on demanda à un professeur de langues et de littératures sémitiques en route pour Rome, Mgr Hyvernat, d’en faire l'exa men. Ce*dernier comprit bientôt leur valeur. Il s’arrangea de façon qu’ils puissent être of La Femme Intrigante 99 Numéro 80 (suite) Mais non. David Due ne le comprenait point. Cette phrase énigmatique cette phrase qui avait déjà intri gué Jacques Faber, mais que sir Thomas Arthur White avait lui. parfaitement entendu David Dare. en dépit de son esprit avisé ne parvenait à lui découvrir au cun sens véritable. En vain il réfléchissait pen dant quelques secondes, formant des hypothèses qu’il abandonnait ensuite: il n’arrivait à rattacher aucune idée précise à ces mots mystérieux que Dolly Darbell a vait tracés! —Au diable votre inscription, grommelait alors David Dare haussant les épaules. Vous lui at tachez uue importance, |)ady qu’elle n’a peut-être pas? Que nous fait d’ailleurs? Fst-ce que nés affaires se tnarehest pes bien '—'vous trouves qu’elles avsn centt Interrogeait Dady. —'Assurément. Je trouve même qu'elles vont être réussies dans quelques heures à peins. Et, brusquement David Dare changeait d’attitude: Savait-il qu’il importait de re monter le moral de sa complice plus facilement apeurée que lui même? Etaoit-11 sincère lorsqu’il s’approuvait de la marche des é vénements? David Dare expliquait: —Icrtuta*-mol Dadjr et voye* si je me trompe. Sir Thomas Ar thur White, n'est-il pas vrai ne doit point nous occuper un 1ns-1 tant. Lui, son sort est réglé. Sir Thomas Arthur White mourra è l’heure où nous le désirerons, lorsque nous serons certains qu'un témoin digne de fol assistera A sa mort V0us comprenes Dady qu’en faisant disparaître sir Thomas Arthur White, nous obtiendrons un résultat des plus intéressants? Sa fortune immense passera, tout entière A votre soeur Dolly... et èoAtèùe Holly disparaîtra elle aus si, et sera remplacé par vons, ma parole ee éera en réalité vous et moi qui hériteront de sir Thomas i ferts an plus jeans des Morgan qui, non seule ment ae contenta de les acquérir, mais défraya aussi le coût de leur restauration et de leur traduction. H en envoya aussi l’édition photo graphiée aux plus célèbres bibliothèques du monde. Pie X permit qu’on les plaçât à la librairie ▼aticsne où Mgr Hyvernat entreprit l’impor tante tâche de leur restauration et de leur tra duction. Malheureusement, en 1914, la guerre mondiale devait arrêter son travail. 11 ne put le reprendre qu’en 1919. Ce n’est qu’en 1922 que M. Morgan pré senta à Sa Sainteté Pie XI le premier volume restauré de ces manuscrits. Mgr Hyvernat as sistait à l’audience. Et le Souverain Pontife s’entretint pendant une demi-heure avec eux de ces célèbres manuscrits. Bien qu’il ne fût pas catholique, M. Mor gan a aidé ainsi la cause de l’Eglise, en enri chissant sa culture, en apportant une preuve de plus de son gigantesque travail intellectuel à travers les âges. L’histoire lui en saura gré. L’Action Catholique. «THE NATIVE SON” ET CAUXA LAVALLEE Dans son numéro de mars, “The Native Son”, organe de l'association du même nom, souvent traduit par les mots: “Fils natifs du Canada”, signale le centenaire de Calixa La vallée. A cette fin, le journal reproduit un ar ticle daté du 26 décembre 1942 et signé de John W. Fisher/ Dans une prose anglaise très alerte, l’auteur rappelle à grands traits la car rière de l’auteur de “O Canada’’, chant qui ins pire, dit-il, “12,000,000 de Canadiens’’. La pré cocité du jeune musicien, ses voyages aux Etats-Unis, son enrôlement dans les armées nordistes pendant la guerre de Sécession, son passage au Grand Opéra de New York, sa pré sidence de la “Music Teachers’ National Asso ciation’’, son voyage à Londres, son retour au pays, ses déboires, sa persévérance, tout cela est raconté brièvement, mais avec précision. Enfin, l’auteur signale les circonstances dans lesquelles Lavallée a composé l’hymne national du Canada, en 1880, alors qu’il avait 38 ans. Et M. Fisher conclut: “Notre hymne na tional nous vient d’un musicien que les adver sités ont chassé de son pays et qui, en raison même de cet éloignement, n’en aimait que plus profondément sa patrie.’’ Plus bas, dans le même journal, on trouve cette petite note: “Dans son bulletin officiel, le conseil de 'Victoria de cette société, écrit ce qui suit: “Au Canada, certains groupés, parmi les officiers supérieurs de nos forces armées, ont tenté, heureusement en vain, de combattre le chant de “O Canada’’. Par contre, outre-mer, le chant de notre hymne national revêt une si gnification particulière s’il faut en croire la description qu’a faite Alex R. Merriman d’une soirée qui eut lieu à Noël, en Angleterre, et à laquelle prirent part des Canadiens de notre armée. “Le seul moment sérieux de la soirée, dit Merriman, fut celui où, sous la direction du capitaine Bunstall, on chanta, en choeur, “O Canada”. Ce fut le moment le plus impression nant de la soirée et les spectateurs ne l’oublie ront jamais.” Ces deux articles valent d’être soulignés. Ils constituent à peu près la seule mention que la presse anglaise des autres provinces ait dai gné faire du centenaire de Calixa Lavallée et de la valeur symybolique de “O Canada’’. Evi demment, l’attitude de M. Fisher du journal des Fils natifs fait plus pour l’unité canadien ne que toute la propagande officielle en fa veur des quatre libertés. L’Action Catholique. “La paix avee les chefs nazis d’aujour d'hui est absolument sans bon sens”.—Lord Simon. Arthur White. —Oui, approuvait Dady. Mais.. —'Taisez-vous donc, Dady, lals ses mol continuer. Four arriver A ce beau résultat,' ma chère, U Importe donc que vous preniez ra pidement aux yeux de tous, la pla ce de votre soeur Dolly. Eh bien Je prétende que cela peut-être tait cette nuit même... —Cette nuit même David?., comment cela? David Dare éclatait de rire: La question de sa complice lui semblait Infiniment naïve. —Comment cela? reprenalt-il mais, exactement comme nous l’a vons décidé. Bien, vous voulez des précisions? En voibci: Ma chère Dady, saches que Jacques Faber est désormais admirablement o rlenté dans la vole où nous vou lions le faire entrer. Cet .excel lent garçon, plus habile 11 me semble que ne l’a été Jusqu’Ici Harry Harder, doit être en ce mo ment, si Je ne me trompe, à l’en trée du parc de Otn-Cassls. 11 vient Ici pour sauves Dolly Dar nos journaux Voici que l’Etoile do Lowoll como d’être quotidien pour dormir un tri-hebdomadaire. Hélool la rlo oot duro pour noo journaux. Il 7 a quelquea annêeo, L’Opinion Publique de Woroootor suspen dalt sa publication. Un peu plue tard, La Tribune de Wooneocket en. faisait autant. L'Indépendant, qui succéda à La Tribune, dut h son tour fermer boutique. Do sorte qu’à part L’Union (mensuel), U n’y a plus de Journaux transats au Rhode Island. L'Arenir National de lfanchester en est rendu à paraître cinq foie par semaine. L’Impartial de Nashua, qui paraissait trois fols là semaine, ne parait plus que deux fols. Il 7 a plus d’un an, le Travailleur de Worcester lançait une souscription dont l’objectif avait été fixé à 13,000. L'objectif n’est pae encore atteint. Quand on fait le décompte, on trouve qu’il ne reste plus sur le carreau que deux quotidiens: L'Indépendant de Fall River et Le Mes sager de Lewlston. Les hebdomadaires ont mieux tenu le coup jus qu’ici, heureusement. Ce qui précède est le tableau du passif. Par contre, à l'actif, il est consolant de noter que les Jooistes ont publié, sous forme de journaux, brochures, tracts» etc., pas moins de 3,76,000 pièces, presque toutes destinées à la jeunesse franco américaine. D’autre part. Le Journal de Berlin en est rendu au neuvième numéro de sa deuxième année et Le Journal de Opeenville, a atteint le numéro neuf de la première année. H X X X X En somme, tout cela est assez inquiétant. Comment expliquer que la presse franco-américaine ne se soit pas développée parallèlement à la paroisse, l’école, la société! Car, il n’y a pas à le nier, Il 7 a eu progrès de ce cété-Ià. Nos églises sont aussi fréquentées qu’à aucune autre époque, nos écoles débordent d'enfants et nos sociétés nationales sont aussi fortes en effectifs qu’en solvabilité financière. Encore une fois, comment se falt-il qu’il n’en soit pas ainsi de la presse? On peut sans doute apporter une infinité d’explications, mais toutes les explications du monde ne guériront pas le bobo. On est toujours content d’entendre son curé parler en français du haut de la chaire; on tient à ce que ses enfants fréquentent l’é cole paroissiale pour apprendre les deux langues, on se sent chez soi dans les sociétés où l’on parle français. Or, le français que l’on réclame à l’église, à l’école, dans la société, d’où vient que l'on ne s’en occupe plus lorsqu’il s’agit du journal? On serait prêt à soule ver une révolution si le français disparaissait de la chaire, de l’école et de la société, mais une fols arrivé à la maison, c’est le journal aqglals qu’on lit. Faut-il en conclure que l’anglais à supplanté le français dans la famille? Ça en a tout l’air. Alors ce serait le commencement de la fin. Car si la famille lâche, le jour viendra où tout le reste suivra. Nous avons posé à un éditeur la question suivante: Est-ce la guerre qui est responsable de cette rétrogression dans la presse U a répondu en substance: —“Oui, mais il y a aussi d'autres causes. La guerre ne fait que compliquer le problème. Au point de vue de l'annonce d'abord. Car, que voulex-vous que les marchands annoncent, quand il n'y a rien à vendre i La main-d'œuvre est un autre angle du problème. Non seulement la guerre nous enlève nos ouvriers, mais nous ne trouvons pas pour les remplacer des apprentis qui veuillent accepter les gages que l’on est censé payer à un apprenti. Je connais des ateliers où il ne s'est pas présenté un seul apprenti depuis plus d’un an. Il fut une époque où nos gens savaient à peine lire, faute d'avoir VERS MI-SEL LE TEMPS DES SUCRES Pour nous consoler, au printemps, V Chaque fois qu'il fait mauvais temps, Nous disons, sur un ton de lucre: "Cette neige-là, c’est du sucre 1” Et de fait, ce dicton banal r c Qui nous remonte le moral. Cache en sa barbe vénérable. Une sagesse véritable. Ceet bien vrai que dans quelques jours, Les sqcriers, au petit jour, Iront soustraire à nos érables, Leur sève douce et délectable. Puis, ils la feront mijoter Sur le feu, pour la transformer Peu à peu, en sirop, en tire, Dont la seule odeur nous attire. Ah! les émouvants souvenirsI Qu'ils étaient charmants les plaisirs Des excursions en caravane, Que nous faisons à la "cabanel” De douceurs on se régalait, Parfois même, on se barbouillait. Entre deux bouchées de "trempette," Pendant qu'on léchait la "palette." C'est bien loin, tout ça, maintenant. Mais il me reste cependant. Le goût du bonbon ineffable Qu'est notre cher sucre d'érable. ("L'Ac. CathoL,” Québec) AYME. bell. Je n’ai besoin de voue dire n’est-ce pas, comment il a pu avoir l'idée de se rendre à ce châ teau? David Dare ricanait en par lant. Dady souriant elle aussi: —Non! déclarait la jeune fem me, vous n’aves pas besoin de me dire cela. Je sais la façon dont Jacques Faber a été amené à Parle Lane et à Hyde Parle. Maie c’est la suite de votre plan que J'attends, David? Jacque Faber arrive, dites-vous au chftteau de1 Gin Cassis. Soit. Qu’allons-nous faire maintenant? —Pardon, Interrompait David Dare, riant plus haut vous vous êtes mal exprimée en demandant ce que “nous” allons faire... Demandée ce que “Jacques Fa ber” va taire! David Dare riait tncore puis il ajoutait d’nn ton sinistre: —C’est simple ma chère... Jacques Faber est Venu pour sau ver Dolly Darbell qu’il aime? Eh bien, il sauvera Dolly Darbelle. Oh! cela ne tait pas de doute il la sauvera. —Après... —Après? ma fol J'espère bien que Dolly se montrera fort gen tille pour ce garçon et l’amènera petit à petit à l’épouser. Mais ce la c’est votre affaire n’est-ce pas Dady? L>es deux complices riaient en core.,. Elle avait en lieu cette conversa tion une heure à peine avant le moment où Jacques Faber délibé rément sautait lei deux mure d’enceinte du parc an eein duquel se dressait le château de Qin Cassis, ce château où il allait a percevoir celle qu'il aimait. Chapitre X A l’instant où Jacques Faber apercevait Dolly Darbell, il a’étalt senti comme privé de sentiment anéanti de surprise incapable d’un geste d’audace. La joie'qu’il éprouvait à re trouver celle-là qu’il avait cru perdue pour jamais était telle qu’il lui fallait faire un violent effort pour réagir contre son trou ble et se remettre à l’action, à l'action terrible qui allait exiger toute sa fc/ôe et toute son intel ligence. Jacques Faber, aussi, n’hési tait point longtemps. D'un geste, de son doigt qu’el le posait sur ses lèvres Doit? Dar bell lui avait fait comprendte qu'il importait d’agir sans bruit, que tout échange de paroles ris quait d’avoir les plus terribles conséquences. —Bien pensait alors le jeune homme, de sgeoliers ne sont pas loin. Tant pis pour eux. Il se* sentait saisi d’une gaieté jeune et ardente. Dès lors que la blen-almée était là— la bien aimée qu'il allait sauver —toute son audace lui re tenait son audaoe un peu rieuse, un peu moqueuse, de Français qui nargue le danger et s’amusa des périls même dans lesquels il Mquenté Picote. Aujourd'hui, am l'Instruction obligatoire et l'école gratuite, m enfuh savant lire le français. Mais leur men talité a été déformée par U presse américaine, qui les sature de •porta et de “fonnles.” Us exigent donc dn sport et des “fnnnies” dans les feniUes françaises. Mais comme ceües-ci sont limitées sons ce rapport, l’on finit par délaisser le Journal français et on y subti tue le Journal anglais. Qu'on enfant veuille s'évader de l’école pa roissiale pour fréquenter l’école publique, le père franco-américain I aura tét fait de le prendre par l’oreille es de le ramener cites les 1 soeurs. Mais si l’enfant arrive à la maison avec les 'funny papers,” son père ne les lui arrachera pas des mains pour l’obliger lira une feuille franco-américaine. Or, avec tout cela, c’est-à-dire compHca tlous matérielles d’un côté et manque d’appui au sein de la famille de l’autre, rien d'étonnant si la presse franco-américaine en perd...." L’explication de cet éditeur est la réalité mémo. X g X X Nous n’avons pas compétence pour indiquer lq solution aux problèmes de nos journaux dans l’ordre matériel. A peine pouvons-nous risquer un conseil dans un autre domaine celui de la famille. Voulons-nous ou non garder à la famille son intégrité? Dans l’affirmative, cela suppose qu'JJ faut avoir le courage d’en prendre les moyens. I Or, pour garder à la famille son caractère franco-américain, il est essentiel que le Journal vienne lui rappeler chaque Jour qu’elle fait partie d’une plus grande famille, celle dont le catholicisme, la tangue, les traditions ont enrichi l’Amérique d'un apport que tous r les esprits cultivés se plaisent à reconnaître. Que le journal fran çais disparaisse du foyer, et c’est un lien de moins qui rattache celui ci à la grande famille catholique et* française du continent. En lieu et. place, c’est l’indifférence qui s’installe avec toutes ses ultimes conséquences. X X X X I Devant la grande pitié de nos Journaux, qu’est-ce que peuvent faire nos sociétés nationales? Elles peuvent sans doute publier elles-mêmes un bulletin Elles le font déjà. Elles peuvent confier leurs travaux d’impression et leur publi cité payante aux journaux. Elles le font aussi. Elles peuvent souscrire à tous les journaux franco-américaine. Elles le font encore. Elles peuvent enfin demander à leurs membres de recevoir un journal franco-américain. C'est ce que nous faisons par les présentes. *fon* demandons à tous les membres de l'Association Canado Américaine demeurant aux Etats-Unis de s'abonner au Journal franco-américain de leur localité, de leur Etat ou de la localité la plus rapprochée. Et dans les Etats où il n’y a pas de journal franco-américain, que Ion s abonne à un hebdomadaire possédant un certain caractère d universalité. Il y en a. Quel que soit le moyen, sauvons nos journaux. 11 en est encore temps. t ADOLPHE ROBERT Président général de l’Association Canado-Amérlcalne Une bannière rouge sur oe navire La bannière rouge de la Russie Soviétique, portant le marteau et la faucille, batta au vent du mât d’an navire marchand construit en Amérique dans un port amé ricain de la côte de l’Ouest Juste avant son départ, chargé d'ap provisionnements de prêt-loca tion pour la Russie. Ile nom breux transféra de navires du genre, sans précédent dans l’his toire maritime, ont été bâclés ré- comment. (International) rv If DES COSTUMES POUR LA FEMME DE VILLE POUR LE JOUR A gauche, Jaquette jaune, Jupe en laine noire; centre, robe de dîner en dentelle et orêpe noir; à droite, costume en twill brun. Il y a bien des femmes qui sont actives dans le travail de guerre et de la défense qui ne portent pas d’uniformes. Elles portent, en grande partie, des costumes pour le jour. Lors d'une récente exposition de modes au Waldorf, New York, un dessinateur con sacra une section entière de sa collection la femme de ville qui restera en ville pour la durée de la guerre. Il spécialisa dans les se débat. Jaoques Faber n’avait point le obolx des partis à prendre. Puis qu'il Importait qu’elle s'évadât sans faire de bruit, 11 la ferait fuir par la fenêtre et, de la «sorte personne ne soupçonnerait qu’el le quittait sa cellule. D’un.geste Jacques Faber ras surait la jeune femme... Celle-ci de son côté doucement faisait effort sur les barreaux grillageant l’étroite fenêtre de sa cellule et ces barreaux s’écar taient suffisamment pour qu’elle pftt passer entre eux. -—Très bien, songeait alors Jacques Faber comprenant que Dolly Darbell avait dd déjà limer les redoutables grilles; voilà qui simplifie beaucoup l’aventure. Jacques Faber en 'quelques se condes, déroulait la corde qu'il^ avait heureusement emportée. II coupait une branche. S’en faire, avec un bout de ficelle, un are, tailler une flèche, «'était l’af faire de quelques secondes. Et dès lors le jeune homme croyait pouvoir s’applaudir de l’i dée qu’il avait eue. Pour faire tenir à Dolly la cor de au long de laquelle elle allait pouvoir se laisser glisser, n’avait il point songé à ced qui était aus si simple que génial: attacher à une flèche un bout de la corde envoyer cette flèche dans la cellu le dé la jeune femme? Hélas, si l’idée était bonne, si elle semblait simple elle n’en é I tait pas moins fort difficile à met costumes pour le jour et les vête ments attrayants pour les ren dez-vous après la tombée du Jour. Les costumes montrés ci-haut sont par Arnold Constable. La robe-costume à gauche, est en laine avec Jaquette en Jaune et chemise noire. Les boutons sont larges et formés comme des fleurs. Le costume en twill, h droite, est taillé de façon se camponner la taille, version du tre à exécution. La corde dont se servait Jac ques Faber était lourde, et fai sait dévier la flèche. L’arc, d’autre part, dont il avait prétendu se servir cet aro fait d’une branche repliée n’était point assez puissant pour envoyer si loin, une flèche si lourdement chargée. A vingt reprises Jaoques Faber essayait d’atteindre le but qu’il s’était fixé. A vingt reprises il devait se convaincre de l’impossibilité-^où il se trouvait de l’attendre jamais. ■—Mon Dieu gémissait alors le jeune Français, me sera-t-il donc impossible d’arriver à lancer cet te corde? Mais à ce moment Dolly Dar bell elle-même venait au secours du jeune homme. Un Instant la Jeune femme a* valt disparu à l’intérieur de sa cellule et Jaoques Faber s’était senti frissonner, croyant qu'une surprise avait Heu, qu’un geôlier pénétrait dans la pièce. Il n’en était rien heureuse* ment. Déjà Dolly réapparaissait et el* le tenait en mains une pelote de fil qu’elle dévidait rapidement. Sans doute avait-on eu pitié d’elle et lui avait-on permis dans sa prison quelque ouvrage de da mes afin d’occuper ses heures de morne détention? Dolly Darbell ayant dévidé le fil attachait à son bout un. mor ceau de pl&tre puis le lançait 4 costume A double poitrine. Huit boutons placés bas pour mouler les bancnes et libérer une am pleur A la taille, et une jupe pan- talon, distingue ce costume en brun noyer. Très chic est la robe de dtner au centre. Elle est de crêpe noir pur arec une bodice en dentelle noire et une Jupe ayant borduee dentelée tenue 4 la taille avec un corsage de roses. Jacques Faber qui demeurait tou jours cramponné au sommet de son arbre. Se saislr'du fil, attacher à son extrémité la corde qu’il avait ap- portée, c’était l’affaire d’une se conde. Bien vite, alors Dolly tirait sur le fil amenait à elle la corde lisse qui désormais tendait à travers l’espace du château l'arbre comme un très mince et très fra gile pont suspendu. —Attendes, murmurait dans un souffle Jacques Faber. A bout de braa, sur la corde roldie il se hissait. Certes le trajet était périlleux et les mains du Jeune homme s’en sanglantaient au oable trop étroit. N'importe, il ne sentait pas la douleur. Indifférent aux coupures de ses mains, aux meurtrissures de son épaule narguant le vertige, ris quant A toute seconde une chute qui aurait été mortelle. Jacques Faber parvenait A atteindre la fe nêtre où se penchait anxieusement Dolly Darbell. —Vous, bégayait la jeune fem me. —Dolly, Dolly, murmurait en extase Jacques Faber. Et tont de suite, Faber prenait les mains mignonnes qui s’aban donnaient A son étreinte, les por tait dévotement A ses lèvres: è suivre A

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NOS LOCALES Pluie diluvienne— Au court de la nuit dernière, c’ott un véritable déluge qui l’ett abattu sur la région, après une «période de temps, relativement froid qui nous avait apporté un peu de neige. On dirait d'une tem pérature d’automne aujourd’hui. Reconnaissance— N Mme Loutee Brousseau désire exprimer sa vive reconnaissance à M. l’abbé Cournoyer, aux religieu ses de l’hOpltal Ste-Marle, aux amis de la filature Continental, aux gardes de l’hOpital ainsi qu’à tous ceux qui lui ont envoyé des fleurs, cartes, paniers ou autres articles lors de sa récente épreu ve. ann. Deux réunions— Ce soir 11 y aura une réunion du Bureau dee Finances, à quatre heures et 11 y en aura une du Bu 1 reau d'Educatlon à huit heures. Le Jefferson Doy— Le maire Boucher a recommandé aux autorités dee écoles publiques et paroissiales d’observer la Jour née d’aujourd’hui en l’honneur du 200e anniversaire de naissance de Thomas Jefferson. Semaine du nettoyage— La période du 19 au 24 arrll a été désignée par le maire comme devant être la semaine du nettoya ge, et cela en collaboration avec le chef Drouin, du service des Incen dies. Le maire a fait connaître hier soir la commission des Travaux Publics Quelques plans des -acti vités préparées pour cette période, y compris le nettoyage des allées, ruelles et rues. On demande aux citoyens de faire le ménage de leurs cours et propriétés, A cette occasion. Ons le retrace— On croit avoir retracé ches des parents d’Eagle Laite un nommé Elias Saucier, figé de S5 ans, em ployé des chantiers maritimes, et au sujet duquel les autorités com mençaient à s’inquiéter cause de son absence prolongée. Pertes par le feu vin 1942 les pertes par le feu i iLewiston se «ont chiffrées à 963,7>50.64, d’après, les statisti ques que vient de compiler M. Ralph Leblanc, secrétaire du ser vice des Incendies. C’est quelques dollars de moins que l’année pré cédente. Ces chiffres représen tent une perte de 1,67>7 per capl ta, proportionnellement au chiffre de la population. Les pompiers, durant l’année 1942 ont répondu A 80i9 alarmes. Belles cérémonies— Le sous-secrétaire de la Mari ne, James V. Forrestal et le sé nateur fédéral Ralph O. Brewster, du Maine, membre du comité sé natorial des affaires navales, se ront au nombre des orateurs, jeu di après-midi, trois heures, aux cérémonies qui se dérouleront au .même moment la station navale aérienne de Brunswick et aux sta tions navales auxiliaires de Lew iston-Auburn, Sanford et Rock land. Ces stations seront officiel lement mises au service de la ma rine. Le gouverneur Sewall sera aussi présent aux cérémonies. Tout est bien qui finit bien j La commission des Travaux Pu blics a Informé hier soir le cap!-' taine C.-H. Morin, de la Carde nationale, que désormais 11 y au rait suffisamment de chaleur au Manège les soirs d’exercices régu liers de drill et n'importe quel au tre soir où les membres de la gar de seront appelés pourvu qu'on en donne avis au préalable au bureau de la Voirie. Récemment, quand les membres de la garde furent appelés au Manège l'occasion d’un exercice d'obscuration, il faisait très froid, et tout cela k cause d’un malentendu. Il s’en était suivi quelques tirades entre le capitaine Morin et le surinten dant des Travaux Publics, M. Au guste Roy. Cependant, tout s’est j arrangé l’amiable et l’affaire a été réglée en harmonie hier soir. FUNÉRAILLES 'Gauvinr— Le service de Mme Joseph Gau vin a été chanté k neuf heures, ce matin, à l'église St-Pierre, par le R. P. Robert. Les porteurs étaient MM. Edouard Lévesque, Frank Bernard, Alfred Pratt, Arthur Gauvin. Le corps a été inhumé dans le lot de la famille, au cime tière St-Pierre. Les funérailles étalent sous la direction de l’éta blissement Fortin. Rousseau— Le service de M. Joseph Rous seau sera chanté mercredi matin, k huit heures, k l'église Ste-Crolx. Le corps eet exposé au salon de ^'établissement Fortin, 70 rue Horton. Un gamin de 13 ans en cour pour meurtre

i D suivait à la radio, les drames concernant les gangster.—Il a avoué avoir tué une vieille fem me de 72 ans pour lui voler $900 qu’il n’a pu trouver. NEWBÜRYPORT, Mass., (U.R). TTn gamin de 13 ans, Edward F. Dow, a comparu ce matin en cour pour répondre à l’accusation du meurtre d’une vieille demoi selle, Lydie T. Cook, âgée de 72 ans qu’il a avoué avoir tuée afin de la dépouiller de la somme de 900 dollars que l’on disait qu’elle avait en sa possession dans son petit chalet. C’est avec un mar teau que Dow tua la vieille de moiselle. Dans ses aveux 11 a dit qu’il voulait simplement l’é tourdlr mais comme elle lui ré sistait et le menaçait d’un tison nier, il continua de taper sur elle. Ce meurtre a été commis d’une manière extrêmement brutale. Dow fut considéré comme sus pect dès la découverte de la tra gédie. Il a fait ses aveux au dé tective d’Etat Richard L. Griffin. On fête un départ Une quarantaine de parente et amie ae sont réunie dimanche eolr, chec M. et Mme Willle-J. Coulom he, 102 rue Knox, pour fêter leur file, Robert, qui doit partir jeudi de cette eemalne avec lea réservls tee pour le Fort Devens. pour eon entrainement nillitalre. Un service de plume et crayon, et une bouree bien garnie fut présentée au Jeune homme, qui eut remercier chaleu reusement. Des rafraîchissements furent servis, et lea Invités se sé parèrent tard, après e’étre bien amusés. --:o:--——— VIE SOCIALE L'Heure Mutieale Voici le programme qui a été interprété dimanche après-midi, au studio de Mlle Belleau, à l’oc casion de l'Heure Musicale, sous la présidence de Mlle Rlta-P. Du fresne: “Sonate Pathétique” Beethoven Grave and Allegro Movement Phyllls Barron “Sonate Pathétique” No. 8 Beethoven Dorothy Sklllln ^Sonate Pathétique, Opus No. 13, Rondo Movement” .Beethoven Barbara Scott “Romance” Sfbeltlus Cécile Bédard “Valse Arabesque” Laek Carmelle Boucher “Alt-Wien” Léopold Oodowsky “Russlan Dance” Moursorsky Cécile Bédard “Walt, Opus 34 No. 2” Chopin “Valse Triste” Slbellus Dorothy Sklllln “From a German Forest” MacDowell Barbara Scott "Romance” Arthur Fqote Phyllls Barron "1620” MacDowell "Impromptu” Chopin Lucienne Bédard DÉCÈS Fitzgerald— M. Edward Fitzgerald est décé dé vendredi après-midi à quatre heures et 30 et a été inhumé lundi matin au cimetière de Malden, Mass. Il laisse son épouse, Mme Marie-Gisèle Fitzgerald, ainsi qu'une soeur et un frère. Mme Fitzgerald est Collaboratrice au Messager sous le nom de “Gisèle”. Nous la prions d'accepter nos sln cères condoléances. —-:o: PERSONNELS Mme Mélina Lessard, qui tient maison de pension, rue Chestnut, a loué hier, de M. T.-N. Gagné, l’Adams House, rue Middle. Mme Lionel Pellerin, rue Wal nut, est sortie hier après-midi de l’hOpltal Ste-Marle où elle a subi RICHARD, Agé d'un an et demi, fila de M. et Mme Alcide Paradla, née Ida Montreuil, Aucun accusé aussi Jsun* qut Dow n’a Jamais su A répondra d’un meurtre dans le Massachu setts. A l’école Dow a toujours passé pour un mauvais sujet; 11 était querelleur, paresseux et menteur; 11 suivait passlonément A la radib les drames de gangstérisme. Le Jeune criminel ne trouva pas un sou dans la maison de sa victime. Le Jeunt prévenu a répondu "No* Guiltjr’’, d’une voix claire et ferme ce malin en cour. Il sera Jugé en Cour d’Assises pour meurtre au premier degré en mai prochain. On ne sait encore si la peine de mort sera réclamée con tre lui par le ministère public. Le gamin n’a témoigné Auoune émo tion en Cour. I nne délicate opération 11 7 a quel ques semaines. M. et Mme Adrien Bérubé sont de retour de Palm Beach, Florl de, où lie ont passé la aalaon d’hi ver. iLe R. P. François Drouin, O.P., curé de la paroisse St-Pierre, est sorti de l’hOpltal Ste-Marle où 11 était en repos depuis quelque temps. -:o:.——— Le grand acteur Harry Baur est décédé à Paris D« naissance alsacienne, ee maître artiste était une gloire du film français NEW YORK. Harry Baur célèbre artiste du cinéma fran çais, est décédé à Paris, a-t-on annoncé la radio de Vichy, au cours d’une émission enregistrée sur disque par la Commission fé dérale dee communications.

Ses parents habitaient Saint Nazaire, et étant collégien 11 voy ait sur les quais du grand port marchand déambuler les marins au visage tanné-par le soleil dee tropiques. Harry Baur désirait alors ardemment être merln. Il lui semblait qu’il était né pour l’aventure. De plus, la perspecti ve de vivre enfermé dans un bu reau l’effrayait au possible. Ayant décidé qu’il serait capitaine nu long cours, il avait, étant à Mar seille, suivi des cours d’hydrogra phie. Seulement, 11 dut partir pour le régiment et, sans souci de ses préférences, on l’envoya dans nn régiment d’infanterie. Lorsqu’il eut achevé son service militaire, 11 dut renoncer à la mer car 11 lui fallait tout de suite gagner Sa vie. Entrant dans une maison de com merce, U y devint comptable, et c’est à force d’aligner des chiffres eur nn grand livre que, las de cet te tâché sédentaire, 11 eut l’Idée de faire du théâtre. En 1906, 11 débutait an Grand-Guignol, dans une comédie de Conrtellne. Après un stage au Palais Royal il est, en 1907, engagé par Gémief an théâtre Antoine. Puis 11 est ap plaudi à l’Odéon, aux Mathurlns, au théâtre Michel. Il se marie en 1910. Sa femme lui donne deux garçons et une fille. En 1920, à une année d’intervalle il perdait sa femme et son fils atné. Son se cond (Us fait du cinéma «ous le nom de Cecll Crâne. La Grande Guerre Harry Baur, dèe la déclaration de la guerre, part pour le front. J1 i fait sjx mois de tranchées et con tracte une fièvre typhoïde. Un éclat d'obus à un mètre de lui provoque une paralysie faciale ee ml-complète. Baur demeure dlx hult mois à l’hOpltal et fut fina lement réformé. Après l’Armisti ce Baur reprend son métier. Il Joue "Le Roi", "Veille d’Armee", “Le procès de Marie Duggan”, prèri de 300 créations. Son renom grandit de «oir en r Il devient président du Syn dee artistes français puis 'Tnion corporative. ?que le cinéma français s’a v a dans le parlant en 1930, Harry Baur était l’un dee mettre* de la scène parisienne. Maître au cinéma parlant Harry Baur s’intéressa tout de suite au film parlant. Il tourne d’abord "Cap Perdu” à Londres, puis "David Oolder” A Paris 1* classe du premier coup parmi les princes de l’écran. Dès lors 11 tour ne presque sans Interruption: "Le Juif Polonais", Criminel”, “Poil et Carotte”, "La Tête d’un Hom me”. "Lee Misérables”, "Cetts vieille csnallle”, "Rothschild”, "Les Nuits Moscovites”, "Les Yeux Noirs”, "Un homme en Or”, "Le Golem”, "Crime et ChAtl &N COIN PITTORESQUE DU QUE BEO I* Provinoe de Québec abonde en panoramas féeriques. En voici un qui nous est offert d»"» le coquet village de Baint-Pierre de l’He d’Or léans sur les rives même du fleuve Saint-Lau rent, Ce village, ainsi que plusieurs autres, sont échelonnés tout le tour de cette île enchan teresse qui fait les délices du public voyageur... quand il y a moyen de s’y transporter en auto mobile, c’est-à-dire quand l’essenoe ne fait pas défaut. meut", "Bamson", "Un Carnet de Bal”, “Un grand amour de Bee thoven"» "Le» Homme» Nou veaux", "L'Homme du Niger", "Lee Mystères de la Mer Rouge", “Goleotha" et noua en oublions sûrement. TailW en force, bâti en hercule, acteur puissant et minutieux, pou vant Jouer aussi bien les milliar daires que les esclaves, Harry Baur était l’acteur le mieux payé en France arec Raimü et Fernan del. Il laisse son épouse en secon des noces, un file et une tille ma riée. La nationalité de Baur a fait l’objet de bien des rumeurs. Di sons qu’il était né à Paris au No. 217 Boulevard Voltaire, Son père 1 était natlt de Mulhouse; sa mère, du village de Bitche en Alsace, ce qui en faisait un Français de sou che alsacienne. :o:-. Accusations d'Albert Goss contre la OPA Le maître de h Grange nationale s’exprime très clairement _ WASHINGTON, (U.R). Le maître de la Grange Nationale, Albert Goss, prétend que la OPA suit une politique Incohérente. Goss a dit que le plafonnement des prix n’a Jamais réussi dans l’histoire du monde. L’opposi tion de Goss au plafonnement des prix tel que l’a établi la OPA est exprimée dans un témoignage soumis à une sous-commission de la Chambre des Représentants. Goss allègue que l’incohérence de la OPA est largement respon sable du manque de denrées ali mentaires. Il dit que l’on n’a pris en considération ni le coût de'la production ni lee problè mes du marché, qui varient de réglons. Goss s’oppose à ce que l’agriculture soit subventionnée. :oî—— L’Angleterre vend du scotch aux Etats-Unis C’est là la principale; marchandise qui nous vient de Londres. WASHINOTONt . Le whtskey écossais (Scotch Whls key) est le principal article que l’Angleterre fournit anz Etats Unis sous la rubrique du système de Prêt-location. Et le chef du service des rela tion agricoles avec l'étranger, L. A. Wheeler, a déclaré devant une Boue-commission agraire de la Chambre, que les navires se rendant en Russie reviennent à vide ou avec dea cargaisons na comprenant aucun liquide; il a dit que les navires qui vont en Russie via Archangel ont rap porté du phosphate l’été dernier, mais, A cause des bombardements nazis ils ne ee rendent plue dans le grand port du nord russe. meme un avocat HE POURRAIT S’Y COMPRENDRE! OTTAWA —(U.R)— Pendant une discussion sur des résolu tions concernant l’impût sur le revenu, devant le comité des voies et moyens, on a demandé des formules d’impôt ayant une phraséologie plus simple. “Même un avocat ne pourrait comprendre» cela”, fit remar quer M. J. Leonard O’Brlen (prog. con., Northumberland) après avoir lu un passage par ticulièrement long et entortillé compris dans la présente for mule d’impôt. I Encouragez Nos Annonceurs Dr P.-A. Bélanger décédé subitement Il était surintendant do 8te< Jeanne-d’Arc depuis février. Agé de 40 ans. MONTREAL Le Dr Paul-A. Bélanger, surintendant de l’hépl I tal Ste-Jeanne-d’Arc, est décédé subitement d’une hémmoragie cé-1 rébrale. Il était au service de cette Institution depuis 18 ans. Il avait été tour A tour présl-i dent du Bureau médical, pendant B ans, puis chef du service médi cal et chef-interne, jusqu'A ea no mination au poste de surinten dant. Le Dr Bélanger laisse, outre son père, M. Arthur Bélanger, quatre j soeurs, Mme Georges Boucher (Gabrtelle), Mme Jean Asselin (Martha), épouse du gérant de la ville de Trois-Rivières, Mme G. Guay (Georgette) et Mil* Yvette 48 Partiront Jeudi Liste de réservistes du bureau No. 2 qui iront faire leur entrainement militaire. Voici la liste de 48 réservistes du bureau No. 2 qui partiront Jeu di de cette semaine pour faire leur entrainement militaire au Fort Devens. Le caporal Intérimaire se-l ra M. Roger-A. Labrecque. La lis te comprend plusieurs hommes mariés. Banulis, Charles Vincent, 217 Blake; Beaulieu,, Camille L., 192 Blake; Béllsle, Armand Edward, 64 James, Newark, N.J.; Bérubé, Lucien Dominique, 243 Park: Bi ron, Gérard Roméo, 52 Nlchols; Blais, Wllfred Rosaire, 108 Pierce; Coulombe, Robert Ange Marie, 102 Knox; Cyr, Percy Lé vite, 806 Llsbon; Dlonne, Ernest Julien, 191 Pine; Doyon, Fernand Bertrand, 195 H Park; Emond, Armand Albert, 17 Prospect; Enos Warren George, Llvermore; Ga gnon, Raoul Adrlan, 130 Bartlett; Gayton, Lester Joseph, 96- Shaw mut; Girard. Roland Wllfrld, 18 Knox; Guérin, Jean Paul Donald, 105 Main. Llvermore Falls: Gull met, Elmo Cyrityg, 409 Sabattus; Jacques, George Antonio, 229 Main; Judd, Henry Napoléon, Ll vermore Falls: Labrecque, Roger Arthur, 61 Walnut; Lafayette, Roland Emmanuel, 84A Llsbon; LaFrance, Roger Roland, 14 Spruce; Lamontagne, Paul Emile, 105 Pierce: Langlats, Luc Alphon se, 102 Walnut: X^averdlère, Ar mand Paul, 121 Main, Llvermore Falls; Lepage, Fernand Joseph, RFD 2, Llvermore Falls; Mercier, Bertrand Lauréat, 133 Oxford; Murphy, Daniel Bernard. 691 Lis bon: Parent, Lucien Arthur. 51 Vj Wood: Parker, Olin Howard, Ll vermore: Patry. Ernest. 426 Lls bon; Perkins, Forest Leroy, P.O. Box 61, Auburn; Pomerleau, Léo Saul, 133 Pierce: Théberge, Ar cliélas Gérard, 236 Blake; T-hl beault, Bertrand Joseph, 278 Park; Trider, Richard Carleton, RFD 1, Leeds; Ward, Lawrence Jacob, 28 Franklin. Roger A. Labrecque, nommé ca poral intérimaire. Les réservistes transférés: Bailey, Frank Walton, 120 Spring; Marshall, Richard Earl, 136 Nichols; Opelt, Robert Wll Haïti, 17 Haïra; Soucy, fcelaad Lionel, 34 Shawmut. Laa réserrUtss mirants emt choisi la marine; Cosgrove, Arthur Bernard, fltrawberrjr Place; Fournier, Lu* oien Edmond, 161 Parle; Gaston* guay, Roger Joseph, 7 Androacog» gin Block; Oaudreau, Loretta* Je» seph, 71 Maple; Lalonde Jr. Ber nard Lawrence, 34 Aadroeeoggld Afe.; Veillent, Laurent Baille, 123 Pine. Le réserviste suivant a choisi le corps des fusillera marins! Ver ville, Roger Fernand, 16 KtM, --:o: i La Chine passe par des heures très sombres C’est ce. que déclare gra vement le généralissi me chinois. i _ CHUNCKING, Chiné, (U.» Le Maréchal Chlang Kal-Cheh, généralissime des forces armées chinoises vient de déclarer grave ment que la Chine traverse en ee moment l’heure la plus sombre et la plus critique qu’elle ait eu à traverser depuis le début de sa guerre contre le Japon, 11 y a si* ans. Le Généralissime a dit devant la première convention annuelle de la Jeunesse du Kuomltang que les difficultés actuelles surpassent toutes celles passées et 11 a exhor té le peuple chinois à se montrer fort afin de triompher de tout les obstacles qui se dressent devant lui. Vos voisins dans la Défense Civile ne se laisseront plus jamais tromper par oette fausse sécurité qui a déjà coûté bien oher à l’Amérique. Us en savent de quoi aujourd’hui, car pour une natian mortellement aux prises avec des en* nemis puissants et désespérés, on ne peut trouver de meil leure source de sécurité que dans une vigilance éternelle et dans une

organisation compétente et bien préparée—toujours alerte et prête à envisager tout état d’urgence. Vous pouvex dépendre sur votre Conseil de Défense. Peut-il dépendit de vous? CRANSTON.R.L A Imin U NouT»U«-Anflrtm* tin oorro auioal d'tftrvMMita Muii|untl AK ou fan Ht un lymbolo populalro 4 oaltiS ot 4'taoipltoUt» ebM«0 fol» 4m wli ot 4m toi» ta» M roneoa iront. ACHETEZ DES BONS POUR DES AVIONS POUR DES NA VIRES—POUR LA LIBERTÉ!

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NOUVELLES SPORTIVES DU MESSAGER STEVE O’NEILL A CONGEDIE TROIS RECRUES DES T1GERS EVANSVILLE, Ind., 12, BOSTON, 13 —(U.R>— Le box eur qui se retira comme cham pion poide-plume non-vaincu de la Nouvelle Angleterre, Honeyboy Flnnegan, a annoncé son inten tion de s'enrôler dans la mari ne comme Adjudant. Sir War triomphe à Jamaica NEW YORK, 12 ——Une foule de 13,000 spectateurs a vu Sir War gagner la course princi pale la plate de Jamaica aujour d'hui. Le poulain du Clrcle M. Ranch passa en avant à la barrière et 11 y resta. Il termina une longeur en avant de Red Moon tandis que Belle d’Amour fut troisième. Johnny Longden était monté sur le vainqueur et ce fut sa troisiè me victoire d,e la journée. Sir War enregistra le temps d'une minute, 47 secondes et un cinq uième pour la distance d’un raille et un seizième. -:o: Maynard des Giants blessé à un genou FORT DIX, N.,J. 12 —(U.R)— Le champ centre des Qiants de New York, Buster Maynard, su bit une mauvaise coupure à son genou droit lors d’une partie d'ex hibition à Fort Dix, New Jersey aujourd’hui. Maynard vint en collision la “home-plate” avec le receveur Dee Moore des Dodgers de Brook lyn, et 11 fallut plusieurs points de sutures pour lui fermer la plaie dans le genou. La partie se termina au milieu de la deuxiè me reprise avec les Giants en a vant par 4 à 0. -:o:--— i Bolvin et Crawford annulent hier soir PROVIDENCE, R. I. 13 —(U.R) —Larry Bolvin de Providence, R. I., et Davey Crawford de New York, annulèrent dans un combat de dix rondes hier soir ici, dans l'attraction principale d’une soi rée du Victory Boxing Club. Bolvin était fort dans les cinq premières rondes mais Crawford avait le dessus dans les derniè res rondes pour tenir tête à son adversaire. Dans le combat semi-final de huit rondes, Léo Dulmaine, de Worcester, gagna une décision unanime contre Billy Nappier de Boston. :o: Vasquez vainqueur à Holyoke, hier HOLYOKE, Mass. 13 —(U.R)— Henry Vasquez de New York a enregistré une victoire facile con tre Pete Manchlo de Wilkes-Bar re, Penn. Le combat était l’évé nement principal de huit rondes hier soir à la Valley Arena. Vasquez gagna toutes les huit rondes, accumulant un grand a vantage avec des crocheta gau ches sans cesse. Dana le semi-final cédulé pour six rondes, Jerry Maloni de Springfield, knockouta Les Mat thews de New York dans la pre mière ronde. Charles Leroy se rend utile à nos généraux Secteur central de la TUNISIE, (U.R).— Charles Leroy, un coura geux Canadien, est par lul-méme toute une armée. Il a combattu l’Allemagne dans les forces de trois nations et il sert comme in terprète divisionnaire. Leroy ser vait dans la police montée du Ca nada en 1939; il entra dans l'ar mée et reçut la croix de guerre française eur le champ de batail le; il fut capturé par les Boches à Château Thierry en juin 1940 mais il s’évada au bout de 64 jours et fut envoyé dans le Nord africain comme interprète à Oran. Lors de l’arrivée des troupes amé ricaines il se rendit avec son uni forme français au quartier général américain et depuis lors il eet at taché comme interprète auprès d’un général commandant une di vision. 6 amiraux et 23 généraux perdus WASHINGTON. La présen te guerre est aussi meurtrière pour les amiraux et les géné raux. Depuis la lâche agression de Pearl Harbor, les Etats-Unis ont perdu six amiraux et 23 géné raux. Le bilan de l’armée comprend trois généraux des forces aérien nes morts au combat, quatre gé néraux des mêmes forces dispa rus, trois généraux des forces de terre tués en Nouvelle-Guinée, treize généraux capturés lors de la chute de Corregldor. LES ATHLE1TCS ONT BATTU LES SENATORS PAR 5-2 HIER les Athietics de Philadelphie et le» Senators de Wathieetoti_ «55BSÆTÎV4 de «N I- Athletfc* Une home-run par Dick Sle bert des Athletics partit un ral liement dans la première reprise qui a tu l’équipe de Philadelphie compter trois runs. Dana la 3ème manche, les Senators revinrent à l’action pour ne compter deux. George Caae tapocha un coup de circuit avec personne sur les buts mais les Athletics ajoutèrent une AU JOUR LE JOUR Etes étoiles do baseball "pur eamg” de l’Amérique latine ont été plus ou moins rares depuis quel ques récentes années. Mais ac tuellement, il y a sept jeunes joueurs promettants dans les li gues majeures qui espèrent prou ver que les Etats-Unis ne sont pas 1© seul pays produire des fa meux joueurs de baseball. Le mouvement du bon voisin dans le baseball fut commencé par les Senators de Washington, mais il s’est répandu plusieurs autres clubs. Les Cubs d© Chicago et les Dodgers de Brooklyn sont mainte nant en tête des autres équipes dans le nombre de joueurs venant du sud de la frontière—avec deux joueurs chacun. I00 à 11 Préparé une liste de 200 Britanniques de haut rang —y compris le Roi et la Reine et le Premier Ministre Churchill, qui recevront des Invitations spéciales' aux festivités de la Journée d’ou verture. La Ligue comprendra les équi pes de l’Armée des Etats-Unis re présentant les Quartiers-géné raux, le Corps de Quartier-maître, le Signal Corps et les Ingénieur». L Armée Canadienne aura deuï escouades du Corps d’hôpital, et un des quartiers-généraux. Et 1» huitième membre représentera la manufacture d’avion DeHavilland. Sterns prédit qu’après quelque temps, les spectateurs appelleront au Heu de "bowler”, comme dus le lanceur par son nom correct* le Cricker. Et cela ne leur prend» pas beaucoup de temps à saisir le lait que son but est de blanchir le Joueur à la batte, et non pas de frapper les souches”. Et il se peut que le Jour viendra ■que quelque pauvre arbitre sem 1 objet d’une tempête de bouteille# de liqueurs douces pendant qu’un Londonien lui crie par la tête:-i ’Why’ncha get a pair a’ glassei. ya bum ya.” Enfin tout comme cela se voit Brooklyn ou à St. Louis. HOLLYWOOD, Cal. ._fljf») Le fait de a’être enrôlé dansï’Ar mée n’a apparemment, pas enlevé I énergie dana la forte batte de Joe DiMaggio. L’ancienne étoile des Yankeès à la batte et dans 2e champ con duit nn groupe toute étoile de 1 Armée et la Marine à une vic tolre de 6 à 2 contre les Hollv. wood Stars, dimanche. Le grand DiMag brisa un tîe de 2 à 2 dans la 9ème reprise «a ta pochant un coup simple la batte avec trois hommes sur lëd' bute. Et Nanny Fernandez, un ancien joueur épatant des Braves de Boston, suivit le Bombardier du Bronx avec un coup qui pro« duit une autre run et donna aux “Ail-Stars” leur marge de trois points. DiMaggio, en congé de la base aérienne de Santa Anna fut con* duit par son ancien camarade de jeu, Red Rufflng, maintenant de la Long Beach Ferry Command. Le vétéran Ruffing lança leî trois premières reprises de la partie. Il n’alloua pas un seul coup A la batte et il blanchit les cinq derniers hommes lui faire face. Le receveur de Red était Harry Danning, récemment des Oiants de New Yoflt. Et plus de dix mille personnel virent la partie, -jouée dans le Gllmore Stadium pour le bénéfl» ce d’un hospice pour les enfants infirmes. LE CHEMIN DE LA VICTOIRE A BERLIN, TOKYO ET ROME EST PAVÉ DE BONS DE GUERRE—2ème EMPRUNT ‘..T---'' f v.., V J.'.'. X....

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Le Marehé Boston Market Frotta and Vegetableai Apple*—»McIntosh, par bnahel. 1.76-2.60; Baldwin, par bushel, 1.75-2.25. Garrots—Nearby, Gut-Olf, par btishel, 1.25-1.50. potatoes Maina, Grn Mt, V. S. No. 1, per 100-ponnd bag, 343-3.18. _ Squash Blua Hubbard, par pound, 41-%-.12. Turnlp P. K. I., Rutabaga, per 60-pound bag, 1.60-1.60; Ca nadien Rutabaga, waxed, par 60 pound bag, 2.00. Rggat Nearby, Spéciale, large, per dosen ,40-.4\ Bottart 43-Score, per pound .61-1/4 92-Score, per pound .60-3/4 Hapt Nnmber I Tlmothy, per ton 24-25 Number t Tlmothy, per ton 22-23 Local No. 2 Allaita, lit. cutting, per ton 25-26 Local No. S Allaita, 2nd. cuttlng, per ton 30-31 Clorer Mlaed, «0-75 Per Cent, per ton, No. 1 36**7 Portland Market Orange* Fia., 6.35-2.60. Qrapefrult Fia., 4.16-3.90. Lemons Calit., 6.66. Apple*—Maine Mclntoeh, 1.00 2.00. Baldwin*, 1.10-2.60. Frozen Strawberrles, 21a. Froien Blaeberrles, 21c. Onlons York State, 3.10. Beeta Boa S do*., Tea., 8.40. Potatoe* Green Mt., 3.65. Sqnaah Hnbbard, 11c. Celery Pascal Calif., 1 dz. boa., 2.7$. Peppara —"PI»., et, 11.15, Garltc lie. -*j Spinach Bak., 1.65. i Carrots et., Tes., 1.95. Caullflowar Ct., Callf., 4.96. Cueuœbera Dot., S.50. Lettuca Callf., doa., 1.60. Turnlps Waxed, 1.85. Mushrooms—3 lb. baakat 1.66. Horaaradlah Root—Bbl. 16.76; 20c lb. Llnaaed OU Gai., 1.81, Turpentlne 8114. Butter, Egga and Obeaaa Butter Raatrlctad sale. Oleo Raatrlctad aalei. Egga Large 48c; médiums 39c. Cheesa 3 lb. cream loaf 83c; Bleu, lb., 64c. Beans—NY Pea 6.92; Ma. lmp. YE 8.62, NY RK 6.97; Cal. Pea 7.67. Potato Market Presque laie, Aprll la Tabla stock offerlngs llght; flamand good; market unaettled; very faw sales, mostly to armed forces, cartoads. FOB 100 pound sacks, BS No. l’s two-lnch, sise A $3.60; US «xtra, $3.60. Wbrehouse Cash to growar, bulk par barrai mea aura, central points, moatly $4, ■orna hlgber. Boston, Aprll 11 Green Mountain and Chlppawaa 3.14 8.90. New York, Aprll la—Potatoes nnaattled, old crop, store sales, lncludlng soma delirered, Maine, Green Mountain and Katadln, No, 1, 100 lb sacks, 8.70-76, moatly 8.70; "B” alze 3.26-60, cnlls 8.00-3.25; 60 lb sack few 1.86; Conn. Green Mountain "B" aise 100 lb aack 3.20. New crop, no offerlnga. Chicago Grain Chicago, Aprll la—Grain pri ées advknced today on an OPA announcement that celllngs on yeilow corn in surplus producing producing areas wlll be ralsed 5 cents a busbel, effective Wednes day. Most gains were mode ear ly, wlth profit-taking later re duclng extreme upturns. Wheat closed d/8-3/4 bigber, corn was unohanged at oellings, oats advanced 1 /8-1 cent and rye shoffed galus ot 1-1 1/8 cent. LOÎTIS LA BARBE_Par FOLA LES HIVERS D’AUTREFOIS Le rafla hiver «al v% flair a rappelé aux anciens es que les amateurs fles sports d'hiver mo dernes appellent les ‘‘bons vieux hivers d'autrefois.'* Mais 11 faut avoir vécu quelques-uns de ces vieux hivers passés, pour tenter une comparaison aveo ceux d’au jourd’hui. Les anciens sa rendent facile ment compte que les hivers d’au trefois étalent beaucoup plus pé nibles et plus rudes si l’on pense 4 ce qu’étaient alors les moyens de communication entre les pa roisses mêmes et les villes. Quant 4 ceux, plus jeunes, qui n’ont pas vécu ces époques hivernales d’il y a plus d'un demi-siècle, il leur suffirait de lire d’anciennes re lations de voyageurs comme celle que nous venons fle découvrir dans un vieux bouquin et qui est de ce M. Adolphe Fuisbusque que j ’at cité plus haut II l’a écrite dans un numéro des “Causeries des Familles,’* petite revue lit téraire publiée à Paris en 1861. Disons d'abord que M. de Pula busqu» voyagea pendant plu sieurs années dans différentes parties dn Canada et particuliè rement au Canada français, dont il s'est plu 4 faire l’éloge chaque fois qu’il en put saisir l’occasion, éloge du pays lui-même et de habitants sur lesquels il n’a que d’aimables propos. Il a été cité maintes fois par nos historiens qui ont rapporté plusieurs de ces jugements toujours justes et ap propriés. Et ses études, ses rela tions, ses chroniques, sont de lecturq d’autant plus agréable qu’elles sont écrites dans le meil leur style qui prédominait au milieu du siècle dernier. De ce côté, son “Voyage inédit aux TARZAN No. 1074 Une Fille Disparaît Par Edgar Ricè Bnrroughs w Un père parla à n Alla aventureuse. »."Ne vas pal dehors les gorille*, tu sais.” ii “Tout ceci est si parfaitement émotion nant”, dit-elle en riant; ‘‘et Je culs sûre que les gorilles sont comme oncle Jess.” Un cri terrifié fut la signal de aa disparition. ■tats-TJnl* et «a Canada** ait d'un profond Intérêt. 11 a traité un peu do toua loa sujota ot tou* Jours arec uns nota Incontesta ble de sympathie à notre égard. 11 faut lire les chapitras qu’il a consacrés aux coureurs da bols canadiens, an fleure Saint-Lau rent, an village indien du Sault Saint-Louis, mais surtout ses no tes d'un voyage en cariole de Montréal 4 Québec avec sa fem me et qu’il pubUa peu de temps après la mort de "cette compa gne chérie de vingt-trois années de mon existence.’’ Il faut croire qu’alors le mer cure du thermomètre ne répu gnait pas plus qu'aujourd’hul à descendre dans ses profondeurs. Mais sommes-nous plus endu rants au froid? Nous serions tentés de le croire à lire l’Inven taire des vêtements dont l'inté ressant M. de Pulsbusque se cou vrit pour son voyage en hiver de Montréal à Québec. Volet quel ques articles de cet attirail ves timentaire: casque de martre ouaté en .dedans avec orelllères à queue nouant sous le menton; j voile de gase verte pour préser ver les yeux de l'éclat de la lu mière sur la neige; crémone ou pèlerine de martre couvrant 1m oreilles, la gorge et la poitrine; cache-nes de mérinos faisant deux tours; une tunique de fla nelle sur la poitrine; deux paires de bas de laine, des genouillères épaisses, des chaussettes de co ton, un caleçon de caribou, un pantalon de cuir, des dessus de Jambe d’étoffe canadienne, des bottes de castor doublé et à se conde semelle de caoutchouc; un gilet droit en drap de culr-lalne descendant jusqu’aux Jambes; un paletot ouaté avec parements; collet et revers de fourrure de castor, le collet se relevant et en veloppant la tête entière; enfin, nn pardessus de buffle doublé et croisant du haut en bas avec nn capuchon semblable; gants de laine élastique et gantelets par dessus en fourrure de mlnks. A la suite de cette énumération, M. de Pulsbusque écrit: ‘‘81 tout ce bataclan ne pèse pas >00 li vres, peu s’en faut, à coup sflr. Pour ma femme, Je ne suppose rai que 100 livres; cela fait 300, Ouvrier broyé sous 25 cordes de bois SHERBROOKE. M. Wiltrid Tessier, 60 ans, d'East Anna, em ployé de la Broropton Pnlp, est mort tragiquement, alors qu’il travaillait à la pile de bols de la compagnie, et qu’un éboulement se produisit. M. Tessier tut ense veli sous 2$ cordes de bols. Lors que ses compagnons de travail le retirèrent, 11 était mortî Un ver dict de mort accidentelle a été ren du 4 l’enquête du coroner. Mercredi RADIO ^PROGRAMMES Mercredi Publiés une fournée d'avance wcou Sur li cadra» 1240 IC» A.8. 6:00-0 lob Katiml 6:15 6:30 r 7:00-Musical ClNfc 7:15 7:30 7:45 8:00-Mewt 8:15-6eorgl Hd Dllta 8'30-Halt int Malt 1:45 S:00-Homlng Gald 9.15 9:30-Spotil SImIi 10.45 moo-im.*. vu in 11:15-Ndmi1 Hnt 11:30 11:45 P. 6._____ 12:00-0aiks CrHr 12:15-0111 HI7 12:30-Hm *Mi Inrllli 12:45-JiOt HO Jm 1:00-0«l0 V. lu», Ht 1:15-0iKa Or». 1:30-Nt«i-liklMH 1:45-J«lmui Family 2:00-Mirma Uuu 2:15 M 2:30-Ctiarlas WnOi 2:45-Hataal Hmtliéa 3:00 3:15 3:30 3:45 4:00 4:15 4:30-FmO Forai 4:45 5*0-0. P. Rm 5:15-AamblllK «11» OMIlH 5:30-Jonlar Rnricnhr 5'45-SiiMnui S.OO-Priror, OMt Ou 1:11 M M 0:30-"m FnH tliflMr 0:45-0100 Isllcfc 7*0-Sportt ttu Uau 7:15-Caaftitaatlilly 1m 7:30-Caa Tu Tu Tklif 745 H IW-Cil Timr I:1I-0um Oit l;30-T»a lattar HIT 141 •ttO-Rm-O. lutta »:14-Crut» IIim Canlnl 0:30 141 10.00-JUl I. luku 10:15>Ru Marna 1»:30-Wir Rm 104541kl ElIlifUl 11:00-Rm, Ctiirlli VnOi 1l:i5-Fnm Australla 1140-Rimi Or» 1145 1240-0MU on Sur I» «mm», 680 ICS Ml. 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DBRHXBRBS FOIS AUJOURD'HUI Gary Coopar Ray Mllland Kuab Harvard Brian Donlary BEAU GESTE —AUSSI— OVERMYDEAD BODY Milton BtI« Mary Beth Hagha» EMPIRE j DERHIBBBS TOIS AUJOURD’HUI HAT. II.K SOIR 6:30-8:10 Décorations .américaines à des Français WASHINGTON. La Marina américain* a annoncé, la semaine dernière k Washington que, pour la première fol* dans son histoire, «11* a décerné la “Navy Cross” (Croix de la Marine) k un civil étranger. Il s’agit d’un Français, résident du Maroc Français, M. René Malavergne, qui pilota le contre-torpilleur américain ''Dal las” sur nne distance de 16 kms., en lui faisant remonter le cours dangereux de la rivière du Sebou, pendant les opérations de débar quement des Américains, en Afri que du Nord, au mole de novembre dernier. En même temps, le Départe ment de la Guerre des Etats-Unis annonçait que le Général Dwight D. Elsenhover, Commandant-en Chef des Forces Alliées en Afri que du Nord, avait décerné des décorations militaires américai nes k deux membres des forces françaises qui combattent aux cft tés des troupes américaines et bri tanniques. Le “Sllver Star" (Etoi le d’Argent) a été décerné pour héroïsme en action au Lieutenant Colonel (Commandant au moment de son action d’éclat) Monceau Denleux, des Chasseurs d’Afrl ANNONCES LOCALES Dm CHARS Usagés OH DEMANDE A ACHETER DES CHARS USAGSS, toute* lee marques, tous lu modtlu, 1938 A 1949. Noua papoue argent comptant. «tt.t. MO TORS, 141 rue Middle, Lewiston. j20 Bouchard’s Radio Shop R8PABAÏI0HS SB RADIOS ET MA OHXHBB A uni Garanti de 99 jonre. S’adreeeer, 39 BSE BLASE. Té léphone. 4888-W. n o Catholic Boys' Home PLACEE vos GARÇONS Se 7 i 16 ane, an CATHOLIC BOTS’ HOME, rue Jnno, Sanford, Maine. jl9p “BILLFOLD” BRUN PERDS "Hii.TjftT.ir» BRSN, d'hom me, contenant environ $160 et chèque non change, perdu, lundi soir. Remet tra A LVDOSR LAPLANTB, 18 rue Cheotnat. Récompenee. p PASSAGERS Demandés OH DEMANDE PASSAGERS pour voyager de hre 30 A. M. A s hre p. M. A la Todd Bath Shlpperd. B’adreaeer à 93 RSE RARTLRTT. Téléphona, 8677-W. J15P DEUX CARROSSES VENDRE—2 carrosses da bébé, en banns condition, S'adresser à 98 QUA TRIEME RUE, Àub. Tél. 4982-M. j!4 a MÉNAGE COMPLET aj A VEXBRE—MÉNAGE COMPLET, doit être vendu en cinq jour». Ou do départ. Mm# f. POGLÜr, TS tu# Pleree, Ap partamant 86. La jour aaulament. jl5p Une Femme Agée O* SEMAHBB FEMME Agée, pour avoir aoln d'une malade. Bon» gagu. A Llehon Coûter. S’adreuer A 9 AN SROSCOGGIH BLOCH. j!5 KIHmifllSM NEW AUB. AUJOUR. TRI* SOIS CONTINUE, 4 RRS t. M. BOBEBT 8TACK DIANA BARRYTiORB DANS “EAGLESQUADRON” “Dudei Are Pretty People” Cumberland BRUNSWICK, MAINE Mardi, le 13 Avril DIXIE DUGAN —Ave James Ellison Lois Andrews —Aussi— Sujets courts -RITZ DERNIERES FOIS AUJOURD'HUI Mary Heily Uttl« Jack H allez THE YANKS ARE COMING Mont* Wooley Roddy McDowall THE PIED PIPER DEMAIN ET JEUDI THE BIO STREET HA1F WAY TO SHANQMAT ON DEMANDE Filles pour “Bench Work” et “Topstitchers” SHOEWORKERS Empüoyment Bureau Il rue Turner. Auburn Chambre 3 Tel. 313-W qu«. le soldat de 2e cl. Yousset Ber» rlah d’un régiment de Tirailleur* algériens, a été décoré de la "DI*, tlngulshed Service Cross" (Croix des Services Distingués) pour hé» roïsme extraordinaire au cours d’une attaque sur des positions al» lemandes en Tunisie. o LE BLASPHEME offense la Foi, la Politesse, la Patrie. Combattez-le Pour les Commissions ON DEMANDE—Jeune garçon pour fit* re les roratmaslona. RICHARD'S EXCLU SIVE SHOP, 13 rue Lisbon. TEL. 1754. Garder Petites FILLES ON DEMANDE A O ASCII DIS PB TITES PELLES, d. 2 à 6 ene, dans SS* clients maison bien chauffée, à la pagne. Soins maternels, bonne noani* tare divertissements variés. Loin de tout danger agréable entourage. A proximité de Lewlatop. S’adresser an *‘MESSAGE!," de une à deux heures de l’après-mldL Ü UN “BILLFOLD” PERDU “BILLFOLD,” contenant en viron |S0 et papiers importants, perds, lundi soir. Remettre i EDMOND 111*0* SEAU, 29 Laurel Avenue, Auburn. TéL 1234-J on 1234-W. Récompense, jll UN MANTEAU D’ÉTÉ A VENDRE MANTEAU d’été, peu Alla, point 12, M01d Rose" ot bru, «H Donna condition. APPELES 557S-X. J14 O LOGIS, 3 Chambras A LOUER LOGIS, S CHAMBRAS, chauffé, eau chaude courante, Bèma éta ge. S'adreecer i Mae J. L. KASSETtL LE, ko rua Fini. jlt 4 Petits Chiens Noirs f A VENDRE 4 PETITS CHIENS NOIES, dgda de 3 mets, trée bon marché. S'adreatér A Mme MARIE B. EISSON* HETTE. «o, Septième lue, Auburn. ]i«p LOGIS, 5 Chambras A LOUER LOGIS, 5 CHAMBRES, S 49 H1NES ALLEY. $3.00 pu Mmlnn. Appelés par TELEPHONE, 1514« Jl* Encouragez Nos Annonceurs

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NOS THEATRES EMPIRE "The Desperados” arec Randolph Scott, Glenn Ford, AUBURN “A "Etranger In Town” avec Frank Morgan. Aussi "At The Front”. STRAND Immortel Ser Keant” avec Henry Fonda, Mau* reen O’Hara. Aussi "Margin For Error” avec Milton Berle. PRISCILLA—"Beau Geste” a vee Gary Cooper, Ray Mllland. Aussi "Over My Dead Body" a rec Milton Berle. t RITZ—-"The Yanks Are Corn ing” avec Mary Healy. Aussi "The Pied Piper”. COMMUNITY, New Auburn "Code of the Outlaw” avec les 3 Mesquiteers. Aussi “Juke Box Jennie”. CUMBERLAND, Brunswick "Dixie Dugan” avec James Elli son, Lois Andrews. -:o: NOS LOCALES Joli résultat— La collecte du mois de mars pour la part de Dieu, dans la pa roisse Saint-Pierre, a rapporté la Jolie somme de $2,049.76. Arrêté par les fédéraux— Jeffrey Saucier, de Lewtaton, employé aux chantiers maritimes, a été arrêté par les autorités fé dérales, à Portland, la suite d’u ne mise en accusation secrète. On prétend qu’il a obtenu des pneus et de la gazoline supplémentaire à la suite de fausses représenta tions faite au bureau de rationne ment. Saucier a fourni un caution nement de $1,00>0 en attendant sa comparution, lundt prochain, en cour fédérale de district. Distribuée par CENTRAL DISTRIBUTORS, INC Jardin» de la Victoire— D’après un estimé du maire Boucher, il se peut fort bien que le nombre de ceux qui s’occupe ront de cultiver un Jardin de la victoire cette année s’élèvrf à 300 à 400 à Lewiston. Le maire a laissé entendre hier au Bureau des Travaux Publics qu’il avait l'in tention de soumettre la question ce soir au bureau des Finances. Chaque jardin dans les pâturages Franklin, comme l’an dernier, au rait une dimension de 40x60 pieds. Le War Production Board a fait voir que la ville pourrait avoir les conduits d’eau nécessai res pour fournir l’eau aux jardi niers. La Franklin Co. a prêté un vaste espace pour ces jardins de la victoire, suffisamment pour une quarantaine de jardins. Il est pro bable que d’autres terrains seront loués $1 par année. Le maire a suggéré qu’on exige une petite somme pour défrayer le coût du labourage et du hersage, ainsi que pour l’usage de l’aqueduc, à tous ceux qui ne sont pas sous les se cours directs. Belle coopération— Les commissaires du Feu et les membres de la commission des Travaux Publics se sont parfaite ment entendus, hier soir, sur plu sieurs problèmes relatifs au ser vice des Incendies. Cette entente s’est faite à l’occasion d'une réu nion conjointe des deux organisa tions, la première du genre qui ait été tenue conjointement par ces deux groupes depuis l’adop tion de la charte. Inutile de dire -que le maire Boucher a profité de la situation pour complimenter les intéressés. La commission du feu a demandé l’autorisation de faire usage des employés de la Voirie en cas d’alarme générale. tLe chef a expliqué que les em ployés seraient payés en consé quences et qu’on ne s’en servirait pas pour éteindre le feu. Un si gnal sera installé au bureau de la Voirie pour convoquer ces em ployés volontaires dans le cas d’u ne alarme générale au cours de la nuit. PEOPLES SAVINGS BANK Cola 4m nu Asfc M Ufton, tnliloi La (Ma Mnattel Epargner Est Un Jeu Avec Une Seule Règle Epargnes Régulièrement $1.00 Ouvre 1 un Compte! Achetai 4m Boa* it Tlatna, M. COUTURE ÉTAIT BON, SYMPATHIQUE Texte de l’allocution prononcée dimanche à l’heure du Messager par M. Louis-P. Gagné. Voici le texte de l'allocution prononcée dimanche dernier h l’Heure radiophonique hebdomadaire du Messager, sur ce qu’a été M. J.-B. Couture dans le journalisme et sa vie quoti dienne Il y a à peine 24 heures, on portait en terre un homme que la souffrance avait fini par terras ser après plusieurs années d’as sauts lents mais redoublés. Cet homme se nommait Jean Baptiste «Couture. Vous permet tes sans doute à celui qui vous parle et qui, depuis plus de vingt ans, avait eu Monsieur Couture pour patron, de remémorer ici quelques à côté de cette vie labo rieuse et toujours fructueuse que fut celle du regretté disparu. Je viens de dire que Monsieur Couture était mon patron depuis plus de vingt ans. Je m'empres se d’ajouter que si notre direc teur était encore de ce monde, il n’approuverait pas ce mot “pa tron” qui implique en quelque sorte un état de domination, une situation hautaine. C’est que Monsieur Couture, un “Self-Made Man” comme il s’en fait rare ment, n’était pas de ceux qui croient que l’aisance et la supé riorité sont des homonymes. No tre directeur ayant eu de très humbles débuts dans sa carrière, il savait parfaitement bien ce qu’il ne coûte de labeur, de sacri fices, de détermination et de cou rage pour se tailler un domaine et pour le sauvegarder. Fils d’un éducateur qui lui avait appris les meilleures no tions du travail personnel, Mon sieur Couture, qui était d’une fa mille de 18 enfants, n’avait pas eu cependant le privilège d’une éducation classique. Mais ce que le privilège fui avait refusé, il l’avait acquis par son ambition personnelle et sa volonté de fran chir tous les obstacles. Comme tous les jeunes gens de son épo que qui durent, par la nécessité, gagner leur pain sans pouvoir al ler plus loin qu’à la petite école, Monsieur Couturp devint appren ti-typographe à “L’Evénement” de Québec, et il n’avait que 17 ans quand il décida de suivre la rou te des Etats-Unis et de venir bra ver l’avenir incertain dans notre république. C’était alors en 1886, c’est-à dire 11 y a presque soixante ans. Il fallait être audacieux, vous en conviendrez, d’autant plus qu'à cette époque, la proportion de notre élément de langce françai se à Lewiston était plutôt insigni fiant. Cependant, il y avait alors, de puis déjà six ans, un organe qui s'appelait "Le Messager" et qui paraissait une fols la semaine. C’est là que Monsieur Couture trouva de l'emploi comme typo graphe. On ne tarda pas à se rendre compte de ses aptitudes et de son ambition pour le travail. A cette époque, les directeurs du Messager se remplaçait presque aussi fréquemment que les gou vernements français d'avant-guer re. Fondateur et successeurs avaient à tour de rûle cédé leur place puis vint le Jour où le jeu ne québécois de 22 ans décida de s’associer à son beau-frère. Mon sieur Guilbault, pour devenir co propriétaire de l'hebdomadaire Lewistonais. Ce fut un grand jour que celui là, et le jeune Jean-Baptiste dut être fier de cette acquisition d'un journal qu’il avait aidé jusque là à vivre, mais qu’il allait mainte nant pouvoir orienter lui-même vers sa destinée. Cependant, Monsieur Couture n’était pas de ceux dont un pareil succès allait pousser l’exaltation à son comble. Non pas. Il était devenu co-pro priétalre et c’est tout. Lui-mê me, comme Monsieur Guilbault, resta simple typographe, compo sant à la main, lettre par lettre, à même les casiers traditionnels, les lignes et les paragraphes qui, le Jour de la publication, allaient apporter dans les familles de lan gue française, les sentiments et les pensées des directeurs et col laborateurs du temps. j Peu de temps après, Monsieur Couture était seul propriétaire du "Messager,” et là encore, il n’ev I fit aucun bruit, préférant pour- suivre sa besogne patriotique I aussi modestement qu u lavait commencée. Maintenant que Je vous al don né cette esquisse des débuts do notre regretté directeur, je n’en treprendral pas de vous raconter les quarante ou cinquante ans de sa vie journalistique. Le temps limité de cette émission ne s’y prêterait aucunement. Qu’il me suffise d’appuyer sur un détail que Je «considère comme un des plus importants dans la vie d’un homme. Ce détail, c’est celui-ci: Mon sieur Couture a beaucoup aimé: Il a aimé sa famille et ses compa triotes; il aimait tout ce que la nature a parsemé de beau, de grand, de mystérieux autour de nous: Les champs, le blé, les étoiles, les lacs, les petits pois sons, leq fleurs, et même ces pe tits riens qui lui disaient tant de choses. Et Monsieur Couture a aimé les miséreux, les petits en fants. Il a aimé enfin sa langue maternelle dont il était Jaloux. Je l’ai déjà dit, Monsieur Cou ture n’avait fréquenté que la pe tite école. Et pourtant, ils sont assez rares ceux qui écrivent leur français aussi correctement que notre directeur l’écrivait, c’est-à dire sans la moindre faute. Faut il croire qu’il)n’avait pas recours au dictionnaire?- Au contraire, il avait fréquemment recours au Larousse, pour se rassurer d’a bord et pour se convaincre que le dictionnaire est encore le meil leur maître. Et Monsieur Cou ture étant très observateur vous aurait fait remarquer, par exem ple, que le terme “après-midi” existe, mais que le dictionnaire ne fait aucune mention du. terme “avant-midi,” que tant de person nes emploient si fréquemment. Il était non seulement typographe expert, mais correcteur d’épreu ves exceptionnel. Monsieur Cou ture aimant la simplicité semblait être un élève de l’auteur classi que qui avait dit: "Ce que l'on conçoit bien s’é nonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément." D’ailleurs, pour mieux se con vaincre du style simple, clair et précis de notre regretté directeur, il suffit de lire et de relire le vo lume qu’il a mis en publication sous le titre "Impressions de Voyage" après une de ses tour nées en Europe. Monsieur Couture aimait aussi la nature et tout ce qu’elle nous a donné. C’est ainsi qu’il se chagrinait des coups de feu des chasseurs. Pour lui, abattre un malheureux chevreuil, l’arracher ainsi à sa mère, c’était mettre mort un pauvre animal qui n’a vait rien fait de mal. Et 11 s’api toyait même sur le sort des mal heureux petits poissons qui sont sans défense et qu’on déchire Im pitoyablement après les avoir amorcés. Monsieur Couture ne voulait de niai A rien de ce que la créatloffnous a donné. n mt»H juperflu d'ajouter qu’il était plein 4e boute pour eee ■embUblee et que peur lui, "»1 mex-vous lee une, les autres” n’était pas unè simple maxime. Arrivait-Il à dés misérables d'en trer au bureau du Messager, dans le temps de la dépression, avec une histoire toute fabriquée pour demander quelques sous en pré textant que c’était pour pouvoir se rendre en tramway Jusqu'à Sa battus? Monsieur Couture sou riait et donnait une pièce de 10 cents ou de 25 cents en’ disant: “Mon ami, il y en a déjà plusieurs comme vous qui sont venus ce matin pour prendre le même tramway.” Notre directeur ne refusait pas. C’est peut-être ce qui explique que ces malheureux s’entendaient toujours pour en voyer un premier émissaire au Messager avec mission de faire rapport afin de permettre à cha cun de recevoir sa pièce d’argent. Que d’épisodes de ce genre ont illustré la vie de Monsieur Coutu re. Il en est un particulièrement touchant. Arrivait-il à un em ployé du Messager de lui annoncer là naissance d’un nouveau fils ou d’une fillette et de distribuer les cigares avec un grand sourire? Notre directeur répondait tout bonnement: "Vous ne devries pas sourire; un enfant qui vient au monde, c’est quelque chose de triste; c’est la mort qui devrait faire sourire.” “Naître, c’est commencer ses peines, c’est s’engager sur nn chemin d'inquiétudes, de luttes, de chagrins. Mourrlr, c’est com mencer sa vie.” Voilà comment notre directeur faisait sa philosophie. C’est ce qui explique sans doute pourquoi il aimait tant les enfants et leur voulait tant de bien. C'est ce qui exp".que peut-être aussi pourquoi, préparé chrétiennement depuis longtemps à faire Je sacrifice de sa vie, il désirait mourir et ré clamait la fin de ses souffrances. Monsieur Couture avait appris à aimer même la mort. I Son départ a plongé dans la douleur une épouse qui fut pour lui une compagne qui n'a cessé de lui prodiguer Jouh et nuit les at tentions les plus grandes et qui a partagé ses peines les plus inti mes comme ses Joies les nlus dis crètes. La mort de Monsieur Couture afflige aussi ses enfants qui l’aimaient tant et dont il avait été un modèle et un protec teur. Puisse la vie de Monsieur Cou ture, vie simple, laborieuse, intè gre et courageuse, vie si bien rem plie, laisser parmi nous l’exemple de ce que peuvent produire la dé termination et l’esprit (>u travail. L’oeuvre que notre directeur a laissée en dotant notre élément d'un Journal de langue française capable de défendre nos droits les plus sacrés, restera comme un monument à sa mémoire. En terminant, puis-je offrir à Madame Couture et aux membres de la famille, de commencer im médiatement la préparation d’un volume qui sera dédié à Monsieur Couture, avec les hommages de celui qui travailla pendant plus de vingt ans sous sa direction et j qui s’incline respectueusement I sur sa tombe. :o: DÉCÈS Fournier— Mme John Fournier, née Vic toria Paradis, est décédée chez sa fille, Mme Robert Fournier, de 220 rue B!ake, à l’àge de 73 ans, après trois Jours de m'’.adie. Elle était née à Van Buren et résidait ici depuis cinquante ans. Elle laisse trois fils, Eddie et Willle, de Lewiston, et Lionel, de Lis bon; une fille, Mme Robert Four nier, chez qui elle résidait; deux frères, Thomas, de Lewiston et Joseph, d’Auburn; deux soeurs, Mme John Lalné, de Lewiston et Mme Yvonne Bérubé, d’Auburn. Le corps est exposé chez sa fille, Mme Fournier, 220 rue Blake. La date et l’heure du service se ront annoncées plus tard. Les funérailles seront sous la direc tion de l’établissement Pinette. Chaudron* Stainles* Steel OFFERTS POUR LA DERNIERE FOIS LIFETIME (Trade Mark) 1. Conserve les Vitamines par son procédé de caisson à la vapeur. 2. Cnit efficacement avec le minimum de chaleur. 3. Pas de chauffage de fourneau. 4. Pas besoin de surveiller la cuisson. 6. Evite les fonds brûlés à nettoyer, à cause de 3 épais seurs. 6. LIFETIME Stalnless Steel dure toute la vie. AGENT GENERAL POUR LE MAINE Arthur Ho Chouinard 15 RUE BROAD TEL. 4988 AUBURN, ME. M. Couture,"nos sociétés et Part dé la musique V. Texte de l'allocution faite dimanche, à l’Heu re radiophonique du Messager, par Mtre Fernand Despins, v: Voici le texte de l’allocution faite dimanche dernier, par Mtre Fernand Desping, à l’heure radiophonique hebdo madaire du Messager, sur la part qu’a prise M. Couture dans nos sociétés et dans J es productions musicales et artistiques^ locales i Mardi soir, le 6 avril 1943, six heures et dix, Monsieur Jean Baptiste Couture s’est paisiblement endormi du sommeil éternel. Pour lui c’était la fin de la vie telte que nous la connaissons et le commencement du grand repos rempli de mystère. Hier nous som mes allés pieusement déposer sa dépouille mortelle au cimetière. Il j n’est plus ici, et cependant, il est et sera toujours avec nous, parmi nous. La vie a ceci d’étrange, qu’après le départ d’un être chéri, elle semble vouloir atténuer la douleur de la séparation en nous donnant la consolation dn souvenir. S’il est vrai que l’on ne meurt Jamais dans l’affection de ceux que l’on aime et qui nous almeqt, alors la mémoire, le souvenir de J. B. Couture vivra toujours. J’ai l’impression qu’en ce moment au delà des limites de l’in fini, il écoute nos voix, cette musique, ce chant porté par les ondes de la radio à travers l’immensité de l’espace Je voudrais en quelques lignes tracer le portrait de celui que J’ai connu. Devant son tombeau, pour une dernière fois, J’ai longue ment contemplé son visage tout empreint de bonté, encàdré par une barbe blanche, Immaculée, les traits adoucis par la patience et la résignation, et sur ses lèvres le même sourire que nous lui avions toujours vu. Je me suis mis à réminlscer. Dans la rapidité d’un moment, ma mémoire a dégagé tout un monde de souvenirs. Je l’ai revu Journaliste, maître-imprimeur, l’artisan de son oeuvre, le pa triote, le père de famille, l’artiste et l’ami. Je laisse une autre voix, à une autre plume plus autorisée que la mienne le soin d’immortaliser la carrière si importante du jour naliste que fut J.-B. Couture. L’histoire de son journal, c’est l’his toire de sa vie. Je n’empiéterai pas non plus sur le domaine Intime des relations familiales et Je laisse à ses enfants et petits-enfants le privilège de vénérer dans l’intimité du foyer la douce mémoire du père et du grand-père. Je puise dans mes souvenirs personnels pour retrouver celui que J’ai aimé, admiré et que je vénère. J’ai reçu des confidences dans mes relations professionnelles et dans l’intimité de l’amitié qui m’ont permis d’apprécier chez lui ce qu’il était vraiment. Sous les dehors froids, calmes de l’homme d’action il cachait une sensibilité presque féminine, un coeur généreux, une âme déli cate qui vibrait la moindre émotion. 11 .avait une nature artiste et possédait le culte du beau à un degré suprême. Il trouvait dans le chant, la musique, la lecture d’une page de littérature le délasse ment réconfortant et nécessaire à ses nerfs fatigués par le dur la beur quotidien. Il avait cette vision mystique que possèdent les natures artiBtes qui leur permet de voir, d'apprécier, de goûter dans une mélodie, dans le coloris d’un tableau, dans la gracieuse tournure d’une phrase, dans la nature même, ce que le commun des mortels ne peut même pas deviner. Affable, jovial, il avait le don d’attirer les coeurs et de gagner les amitiés durables. Il aimait avec modération les bonnes chéees de la vie. Il avait un coeur généreux et dans ce coeur il n’y avait pas de place pour la haine ou la rancune. Il pouvait pardonne? et savait oublier. Dans l’âpreté de la lutte il a pu frapper rudement, mais Jamais lâchement. Tenace, 11 ne fléchissait Jamais devant la fermeté de ses convictions. Il était modeste, fuyant les honneurs prœqu’avec horreur. Je me souviens de deux occasions tout parti culièrement. La première à l’occasion de la remise de la décoration d’Officier d’Académie. Il Jr eut banquet, discours élogieux et une cérémonie très imposante. Après la soirée, il me disait tout can didement: “Ce n’était pas nécessaire tout ça. Je ne suis pas ha bitué.’’ Et regardant la décoration épinglée sur sa poitrine, U ajou ta: "Tout de même, ça fait plaisir un petit bout de ruban.’» L’autre occasion fut le cinquantenaire du Messager. Entouré d’amis et de parents, il y eut banquet, discours, félicitations et sou haits. Lorsque vint son tour de parler, il était nerveux comme un enfant d’école qui récite pour la première fols en public, et il ne put maîtriser son émotion et cacher la larme qui brillait au bord de sa paupière. Il avait une tendresse toute «pédale pour les siens. Avec quelle affection, quel intérêt et sollicitude il suivait le progrès et l’évolu tion de la carrière de ses deux fils. Le jour de l’ouverture du poste WCOU, il était tout à la fois heureux et craintif. Il me disait à cette occasion: "Ah, mes pauvres petits gars. C’est beau, c’est grand; Je n’y comprends rien, moi. Ils ont besoin d’avoir du cou rage. Je leur souhaite de la chance. Moi je suis trop vieux pour leur aider." Et il vécut pour voir le Jour où son journal et le poste de la radio étaient admirablement administré par ses “deux pau vres petits gars.’» Avec quel plaisir j’écoutais ses réflexions toutes pleines de bon sens, sa philosophie, sa conception de la vie, ses bons mots, sa ré plique spirituelle. Il aimait la vie, la joie de vivre. Et partout il se plaisait à semer autour de lui là gaieté, le bonheur et cette joie de vivre A côté de sa carrière de journaliste où il éppîsa ses énergies et son coeur, il donnait généreusement et sans compter de son temps, de ses talents, de sa personne à la musique, au théâtre et aux arts. Les hasards du destin sont insondables. S’il n’avait pas été l’artisan laborieux qu’il fût il eut été un comédien accompli car il en avait l’étoffe. Tour-à-tour acteur, puis directeur, il fut l’anima teur, le génie inspiratif, l’essence, la vie même du thé&tre français ù Lewlston. Il faut avoir feuilleter les programme» de pièces, d’o pérettes et d’opéras depuis plus de 60 ans pour apprécier son oeuvre. Il en est bien peu de nos amateurs franco-américains qui ne soient pas allés à l’école du "père Couture”, Il fut le modèle de l’artiste amateur que nous avons tous admiré et que nous avons vainement tâché d’imiter. Rappeler ses succès ce serait nommer toutes les grandes pièces, opérettes et opéras Joués par nos sociétés franco américaines, car il a participé d'une manière très active dans tous les groupes où l’on faisait du thé&tre, de la musique et de littéra ture. Avec le départ de la scène de M. Couture et de ses fidèles col laborateurs, nous constatons avec regret la disparition de quelques unes de nos organisations franco-américaines telles que l’Orphéon et l’Association St-Dominique qui ont pourtant apporté tant d’éclat et d honpeur à notre “élément. A la direction, M. Couture apportait une patience infinie, un amour de son labeur et le génie du théâtre. Dans l’interprétation des rôles, il était tour à tour Fra Diavolo, Fritellinl, Grenlcheux, Faust, Le Bailli et autres. Que de longues veillées de répétition, de dévouement et de sacrifices imposée pour des succès d’un soir. Suc cès d un soir? Pour celui qui ne connaît pas le plaisir d’une tâche bien accomplie où la précieuse satisfaction d’avoir contribué au divertissement d’un public intéressé à s’instruire tout en s’amusant, peut-être? Mais le souvenir des applaudissements ne s’efface peut être jamais de la mémoire de ceux qui les ont entendus et mérités. J ai parlé de ses qualités et de ses vertus. Des défauts? Il devait en avoir; il en avait, mais je ne les ai pas remarqués. En fermant le couvert sur le dernier chapitre du livre de sa vie Je me rends compte qu’il nous laisse l’affectueux souvenir d’un hom me aimé par les siens et de tous ceux qui l’ont connu. I REMERCIEMENTS JB ££MEBCŒ alncc tentent tontes los personnes qui ont srmpsthleé STM mol, à 1 occasion do 1a mort de mon éponse. MERCI, aux porteurs à tons ceux ,ni ont ofl.rt des bouquet, spirituel, et^aturela. et cîST’qul o« leur* Toitures, MERCI au B, P. Bourque, de Llsbon aux t* sp d® 1Ho®*,lc® Marcotte et à tous ceux qui m’ont ald* d une manière ou d’une autre. J’en garderai un éternel aonrenlr. M. JOSEPH GAUVIN. Permanentes Vi SANS MACHIN K *5.00°ET PLUS Pour les plug dernière* ondulations flatteu ses, consultez une experte. Teindre les che veux est notre spécialité basée sur des an nées d’expérience. Laura Turcotte Be*nty 8alOB ItaUlA lUltUllC 19 TOt Walnut, Lew. Pl

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Le chapelain-major Léonard Leclalr, (ils de M. Arthur Leclair, Eut Avenue, est stationné main tenant en Australie. Le soldat Armand J. Cloutier est rendu aux Iles Hawaï. Le soldat de première classe Dominique-J. Roux, fils de M. et Mme Cyprien Roux, de Lisbon, est rendu à Randolph Field, Texas. M. Gérard Beaulieu, fils de Mme Ludger Beaulieu-Dufour, de 40 rue South Main, Auburn, nous a quittés le 8 avril pour son en traînement militaire. Avant son M. UKKARD BEAULIEU Induction 11 était employé à la Lewiston Bleachery. Samedi, le 3 avril, il y eut réunion d’adieu en son honneur, la salle Plante, rue Mill, Auburn. 11 y eut programme musical et des rafraîchissements furent servis. On lui présenta une bourse. M. Roger-S. Chénard, fils de M. et Mme Henry-A. Chenard, de 80 avenu» Androscoggln, fait partie de la force anti-aérienne de l'ar tillerie côtière, au Fort Sheridan, M. ROGER-S. CHENARD Illinois, Il trouve son travail très Intéressant. Il a été diplômé du Maine Business Instituts et a «us ai fréquenté la Lewiston High ainsi que l’école des Frères du Sacré-Cœur. Le soldat William Vaillancourt de Lewiston, est stationné Rich mond, Virginie. Le soldat Harry Gauthier, fils Deux frères de cette* ville ont obtenu le grade de caporal. C* sont le caporal Roger Blssonnetté; qui a été diplômé opérateur dé ra dio l’école de Truax Field, Wis' X>y Xî.vWX y,,. A A.,-,r -X' s