Le Messager (Lewiston, Me.)
October 24, 1939
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LA PROVINCE DE QUÉBEC (Suite de la 1ère page) plus marquants, feu sir Lomer Gouin et feu Honoré Mercier. M. Gouin accuse les deux au tres partis d’étre “les esclaves des trusts.” Les trois partis sont opposés à la Conscription mais le parti de l'Union Nationale accuse le parti libéral de n’être opposé “que de bouche’ ’à cette mesure qui en courrait la désapprobation de tous les Canadiens-Français. Rien cependant n’indique que les Li béraux cherchent à établir la Conscription. Ils n'ont aucune raison pour cela car le recrute ment vojontaire, dans la Province de Québec même, donne des ré sultats inespérés et le parti libé ral irait au suicide s'il ne s’en tenait pas là. Dans les milieux avertis on est convaincu que les Libéraux ne commettront pas cet te gaffe, qui ne leur serait par donnée par personne. Hier soir à Sherbrooke, M. Gouin a déclaré formellement que la Province de Québec, sous son orientation, n’hésiterait pas à rompre tous ses liens avec la Con fédération si la Conscription était établie. M. Gouin a dit que “bien que tous les partis se soient déclaré opposés à la Conscription, M. Du plessis n’a pas encore expliqué par quels moyens il s’y opposerait au cas où elle serait décrétée par le Gouvernement fédéral.” MM. Lapointe et Cardin ont af firmé qu’ils démissionneraient si la Conscription était établie. Cris de protestation QUEBEC, 24. “L’imprimerie nationale à Ottawa est à imprimer des cartes de service militaire o bligatoire, sur les ordres du gou vernement King-Lapointe-Cardin, carte que les électeurs vont être appelés à remplir et à signer, d'ici le 1er janvier 1940,” a dé claré hier après-midi, l’hon. Bona Dussault, ministre de l’agricul ture et candidat de l’Union Natio nale dans Portneuf, à l’assemblée contradictoire qui suivit la mise en nomination des candidats à Cap-Santé. La foule, évaluée à 4,000 per sonnes, a accueilli avec des cris de protestation cette nouvelle. Bombes asphyxiantes QUEBEC, 24. Trois jeunes gens ont été traduits en Cour des sessions de la paix pour répondre à l’accusation d’avoir lancé des bombes d’acide sulphydrique dans l’enceinte de l’aréna, au cours de l’assemblée tenue par le très bon. Ernest Lapointe. Les prévenus, Paul-Emile Beaulieu, Charlema gne Lessard et Lucien Boisson nault, ont été arrêtés par les dé tectives municipaux, après avoir lancé quelques-unes de ces bom bes, La police a également saisi un bon nombre de bombes et cha cun des prévenus avait en sa pos session une fronde. I,es constables ont apporté leur butin devant le juge Hughes For I ier. Ils manoeuvraient les bom bes avec une très grande atten tion, ce qui n’empêcha pas l’acide de corrompre considérablement atmosphère de la chambre du 'ge. t'es bombes semblent avoir été niquées par des gens qui n’é nt pas des experts. Les cons ’es en ont saisi une quantité Usante pour obliger la foule à uer complètement la vaste iceinte du parc Victoria. Candidat désavoué QUEBEC, 24. M. Paul Gouin a communiqué la déclaration sui vante, en marge de la nomination d’un candidat d’Action libérale nationale dans le comté de l’Islet. C’est absolument hors de ma connaissance qu’un candidat de l'A.L.N. a été mis en nomination dans le comté de l’Islet. Je suis demeuré fidèle au principe que les chefs de parti devraient être élus par acclamation. En consé quence, je prie respectueusement M. Phillas Ouellet de se retirer de la lutte. Autrement j’aurais le regret de le désavouer publi quement et de dissuader nos par tisans de lui fournir leur appui. Sensation Trois-Rivières TROIS-RIVIERES, 24. M. l’échevin Joseph Quay, du quar tier Ste-Ursule, a causé une sen sation en se ralliant avec éclat à l'honorable Maurice Duplessis au cours d'une assemblée tenue l’école St-François d’Asslse et qui était présidée par un autre échevin, M. Adrien Turcotte. M. Guay a déclaré qu’il avait été humilié d’apprendre que M. Pitt, “son ami de coeur,” avait décidé de faire la lutte au pre mier ministre de la province. En plus de lui prédire la perte de son dépôt lors du scrutin du 25 octobre. M. Guay a déclaré que M .Pitt perdrait son siège de maire lors des prochaines élec tions municipales. L’échevin du quartier Ste-Ursule vanta le tra vail accompli par le premier mi nistre Duplessis depuis qu’il est au pouvoir et insista surtout sur les oeuvres dont il a doté la ville des Trois-Rivières. Chahut A. trois assemblées TROIS-RIVIERES, 24. Des cinq assemblées contradictoires tenues dans notre district, à l’oc casion de la mise en nomination des candidats, trois celles de Louiseville, dans Maskinongé, Bécancourt, dans Nicolet, et Ste Geneviève de Batiscan, dans Champlain, ont été si houleuses qu’elles n'ont pu être terminées. Million de circulaires saisies MONTREAL, 24_Il est per mis à un orateur politique de dé peindre l'hon. M. Duplessis sous bien des couleurs, mais la mesure est dépassée lorsqu’on s’avise d’imprimer un dépliant sur le quel sont les portraits de Staline et de Hitler, lesquels représentent le premier ministre de la provin ce, suivant le pli qu’on leur don ne. Aussi, la police provinciale a gissant sous les ordres du com missaire général P. A. Piuze a-t elle saisi environ 1,000,000 de circulaires de ce genre. Cette saisie a été faite en vertu de la loi du cadenas qui prohibe toute littérature pouvant avoir un ca ractère communiste. Or, le por trait de M. Staline serait une pro pagande en elle-même d’après la police. Ces circulaires ont été transportées à la Sûreté dans des camions. Personne n’a été arrêté. Les intérêts de Lapointe MONTREAL, 24. L’Union Nationale a présenté deux confé renciers aux radiophiles de la pro vince. L'une des causeries fut prononcée par Me Ernest Léonard et l’autre par Me J. H. Michaud. Me J.-H. Michaud Me J. H. Michaud a demandé: “Les députés que nous allons éli re, le gouvernement que nous al lons placer au pouvoir, est-ce à Québec ou à Ottawa qu’ils siége ront? Si c’est à Québec pourquoi, encore une fois, cette invasion de l’armée d’Ottawa? Ne pourrait-on pas nous laisser tranquilles dans Québec? Qu’Ottawa se mêle de ses affaires, de sa propre guerre et nous laisse régler les nôtres à no tre jugement! Me Michaud poursuit: "De quel droit discuter les finances de Québec lorsque la dette par tête dans Québec n’atteint pas même le tiers de celle du gouvernement d’Ottawa? M. Lapointe dit qu’il a été pro voqué? Par qui, et quand? Est-il une seule élection provinciale où les députés libéraux d’Ottawa n’aient pas participé. La leçon que vous prétendez, M. Lapointe, donner au peuple du Québec... ça c’est de la provocation. Votre but c’est punir Québec. “Nous punir parce qu’on a re jeté avec dégoût le gouvernement LES FORESTIERS CATHOLIQUES A BRUNSWICK —Photo Clouticr Bros., Brunswick An banquet du 40e anniversaire des Forestiers Catholiques à Brunswick, dimanche après-midi, on remarquait, à la table d’honneur: de gauche à droite, MM. Joseph Thibault et Ludger Ouellette, de Brunswick; Ernest Demers, de Sanford; Arthur Métayer, de Lewiston; le R. P. Dupéré, S. M., de Brunswick; M. Orner St-Onge, président de la Cour St-Jean-Baptiste de Brunswick; R. P. William Dauphin, curé de la paroisse St-Jean-Baptiste; M. J.-B. Champagne, de Haverhill, Mass., directeur de la Haute Cour; M. Arthur Labranche, de Biddeford; M. Wilfrid Côté, de Westbrook; M. Aurélien Boivin, de Sanford; M. Zéphirin Caron, M. Raoul Oosselin, de Brunswick. corrompu de votre M. Taschereau, continué par votre protégé, M. Godbout. C’est là votre seul but dans la présente campagne. “M. Lapointe, vous avez beau coup voyagé durant les dix der nières années et vous avez fini pas perdre contact avec la brave population du Québec." Conscription en Australie MELBOURNE, Australie, 24.— Le service militaire obligatoire pour tous les hommes de 21 ans sera en vigueur en Australie à partir du 1er janvier 1940. 11 n'est pas encore né ST-CAJETAN D’ARMAGH de Bellechasse, 24. "Certains poli ticiens canadiens-français et cer tains citoyens anglais prétendent que le premier ministre de la pro vince de Québec n’a pas le droit d’exprimer son opinion, lorsqu’un ministre fédéral, comme l'hon. M. Lapointe lui lance un défi. "Je leur réponds: “L’homme n’est pas né qui m’empêchera de faire mon devoir et de dire ce qu’il faut dire quand l'heure est arrivée de le dire.” Voilà ce que déclarait le pre mier ministre de la province de Québec, l’hon. M. Maurice Duples sis, devant une foule fort nom breuse et fort enthousiaste, à Ar magh, dans le comté de Belle chasse. Au dire de vieux Citoy ens de l’endroit, on n’avait jamais vu dans le passé dans cette muni cipalité une foule aussi considéra ble. Nombreux étaient les élec teurs venus des comtés avoisi nants. Politique King Le soubassement de l’église, où l’assemblée a été tenue, était lit téralement rempli et une foule aussi nombreuse a écouté les dis cours de l’extérieur. Le premier ministre y a été applaudi avec en thousiasme et chacune de ses dé nonciations de la politique du gouvernement King a été saluée de chaleureux vivats. Candidats peu populaires Rimouski, 24. Aucun des candidats de l’Action Libérale Na tionale entrés dans la lutte, le jour de l’appel nominal n’a été capable d’avoir un auditoire suf fisant pour qu’il valût la peine d’adresser la parole publiquement dans la région, assure-t-on. Il y en a cinq dans le bas Saint Laurent: MM. Joseph Deschènes, Témiscouata; Eleuthère Rous seau, ltivière-du-Loup-Kamouras ka; Jean-Robert Deschènes, Ri mouski; Edmond Dionne, Mata ne, et Louis-Philippe Rioux, Ma tapédia. “Pas de leçon à recevoir” L’ASSOMPTION, 24. “La province de Québec n’a pas de le çon de patriotisme à recevoir du Une Voiture Nouvelle Plus Spacieuse Plus Élé* gante, Plùs Silencieuse, de Même que d’un Maniement Encore Plus Facile D’une Marche Douce et sans Bruit LA VOITURE FORD MODÈLE 1940 est celle sur laquelle vous devez avoir l’oeil! AVEC UNE FORD MODEIÆ 1940 vous obtiendrez plus d’espace, plus do silence, un roulement plus doux, une conduite plus facile, de même qu’une voiture plus luxueu se que jamais. Le modèle 1940 ne renferme pas moins de 23 per fectionnements importants, y compris ceux qui suivent: Plus d’espace pour les jambes, plus d’aisance de soude et des sièges plus confortables Nouveau changement de vitesse, au simple doigté, placé sur l’ar bre de direction (sur tous les modèles, sans coût extra) 1 Capitonnage d’asourdissement a inélioré fonctionnement pins silencieux Galbe intérieur entièrement nou veau et surprenant Amortisseurs de chocs hydrauli ques à obturation automatique Nouvelle commando des glaces avant pour ventilation Nouveaux tableaux d'instruments; nouveau volant de direction à 2 raies. Suspension perfectionnée et équi librage du châssis sur tous les modèles de 85 chevaux Nouveaux projecteurs-avant à faisceaux lumineux concentrés; Indicateur de lumière sur le tablier Et la SEULE voiture à bas prix ayant un moteur V-8! Deluxe F0RDV8 Modèle 1940 AUX FÊTES DE BRUNSWICK rnmmmm __ —Photo Cloutier Bros., Brunswick Les membres de la troupe St-Pierre des Forestiers Catholiques No 471, de Lewiston, ont partioipé à la parade des fêtes du 40e anniversaire des Forestiers Catholiques, à Brunswick, dimanche. Zn voici un groupe photographié a cette occasion. De gauche à droite: George Pomerleau, Lionel Bérubé, Hervé Luccier, Trefflé Poulin, Maurice Lajoie, Gaston Lauzé. premier ministre de la province du Nouveau-Bronswick, M. Dy eart”, a déclaré l’hon. M. Duples sis, au cours de l’assemblée qu’il a tenue ici. “Ce même M. Dysart qui veut donner des leçons de patriotisme à la provinle de Québec a permis â des navires allemands d’aller sur la rivière Miramichi charger du bois de sa province pour le transporter en Allemagne où l’on en fait du papier, et cela au détriment des fabriques de bois de pulpe du Nouveau-Brunswick. Que M. Dysart s’occupe donc des affaires de sa propre province a vant de venir se mêler des nô tres’’. -:o: Un ouvrier est écrasé à mort Une grue mécanique tue M. Bornéo Savard à Québec QUEBEC, 24. M. Roméo Sa vard, un ancien résidant de Lé vis, a été écrasé à mort dans le port. M. Savard a été broyé par une grue alors qu’il aidait â la manutention du gTaln dans la cale du “Brandon”, dans le bas sin extérieur. La victime fut pro jetée avec violence contre la pa roi du navire. Elle eut la tête fracturée. Les ambulanciers trans portèrent immédiatement le mal heureux blessé à l’Hôtel-Dieu du Précieux-Srang mais celui-ci suc comba en cours de route. La mort de M. Savard a été attribuée à une fracture du crâ ne. Selon M. Baker, son contre maître, qui l’accompagnait dans l’ambulance, la victime perdit énormément de sang. Le cadavre de M. Savard, qui n’était âgé que d’une trentaine d'années, marié et père de neuf enfants, a été transporté à la morgue. Disparition d’un homme d’affaires M. Elzéar Fortier décédé à 81 ans à Québec QUEBEC, 24. Un homme d’affaires éminent de notre ville est décédé samedi, dans la per sonne de M. Elzéar Fortier. Il s’est PRÊTS sur Collatéraux Service immédiat $6 par an pour chaque $100—-Jusqu’à $1,000 FIRST INDUSTRIAL BANK o~f MAINE 392 COKGRESS ST I67 tISBON ST PCRTLAND 7 LEW1ST0N éteint à l’âge (le 81 ans et 9 mois, après une vie active et intègre qui l’avait conduit à la tête d’une des plus importantes maisons de commerce de la région. Ses fils, MM. Raoul et Roméo Fortler con tinuent l’entreprise familiale. Le défunt était aussi le grand-père de M. l'abbé Elzéar Fortler. Feu Elzéar Fortier naquit à Ste-Anne-de-Beaupré. Dès l’âge de 21 ans, il était capitaine d’un navire qui transportait les pèle rins do Québec au célèbre sanc tuaire de Ste-Anne. L’apparition du chemin de fer obligea M. For tier à discontinuer ce service et il vint alors à Québec, où il prit en main une industrie qui était à la veille de disparaître, celle des eaux gazeuses. Il la développa avec un sens averti des affaires et en fit une maison solidement éta blie. Il y a une vingtaine d'années il agrandissait le cercle de ses ac tivités et dirigeait une manufac ture de vêtements d’hommes. Là encore, il faisait un succès d’une initiative que beaucoup n’au raient pas pu mener à bien. Il exerça également son influen ce dans le domaine de la politi que et fut pendant un certain temps maire de la municipalité de Ste-Anne-de-Beaupré. Madame Fortier l’a précédé dans la tombe depuis de longues années. Le défunt laisse sa soeur, la R. S. Ste-Anne-de-Jésus, des RR. SS. de la Charité de Québec; son beau-frère, M. Philéas Morel, de Haverhill, Mass.; ses belles soeurs, madame Narcisse Fortier, de Québec et madame Louis Che valier, de Shawinigan-les-Chutes; ses fils, M. Raoul Fortler, de Ste Anne-de-Beaupré; et M. Roméo Fortier, de Québec; ses filles, ma dame J.-J. Foussard, de St-Paul, Minn.; et madame Ambroise St Cyr, de Québec. o La tragédie de Harvingtonaeu son épilogue Le corps de Dorothy Hap ke a été retrouvé et a été inhumé ELLE AVAIT 15 ANS Ce devait être son dernier rendez-vous avec Alex Swiston HARVINGTON, Connecticut, 24. (U,R) Demain auront lieu les obsèques de Dorothy Hapke, adolescente de quinze ans et étu diante à l’école primaire supéri eure de Waterbury, qui a été as sassinée par son amoureux, Alex Swiston, âgé de 23 ans. Son crime commis, Swiston s’est suicidé dans son auto, au moyen du gaz de carbone. Le corps de la défunte a été trouvé hier près d’un petit che min de caffljuigne. La malheureu se avait été blessée deux fois, dans le dos et à la tête. Il est évident que Swiston avait prémédité eon coup; il avait ache té un tuyau pour le placer au bout du tube extérieur de son au to et il avait caché, il y a plu sieurs jours dans une grange, l’arme dont il s’est servi pour tu er son amie. De la mère de cette dernière, on a appris que le rendez-vous fait par les deux jeunes gens pour samedi soir, devait être le der nier. La jeune fille était détermi née à rompre parce que Swiston la querellait constamment. Mme Margaret Hapke, mère de la défunte, a dit que cette derniè re lui avait déclaré en quittant ea demeure samedi soir; “Je vais lui annoncer ce soir que tout est fini.” Les obsèques de Swiston auront lieu demain. Professeur—La différence en tre un homme pauvre et un mil lionnaire. Etudiant—Oui, je sais tout ce la. Un s’inquièto de son prochain repas, et l’autre s’inquiète de son dernier repas. Les Tchèques comparés aux Canadiens^tançais Un prêtre tchèque dont les compatriotes se battent pour leur religion, leur langue, leurs coutumes, leur culture.... PARIS, 24. L’Eglise catho lique est à la pointe du combat mené t>ar le peuple tchèque, con tre les oppresseurs allemands. Cette déclaration, que nous fai sait à Paris, voici quelques jours, Mgr Sramek, ex-président du con seil de Tchécoslovaquie, est con firmée par toutes les nouvelles qui parviennent du soi-disant pro tectorat de ,Bohême-Moravie. CONTRE LE REICH Tout d’abord, il semble que le peuple de Saint-Wenceslas se groupe spontanément sur le ter rain religieux pour défendre con tre le Reich nazi, sa foi, sa cul ture, sa langue et ses traditions nationales. “Nous combattons un peu comme jadis, les Canadiens Français,” nous disait un prêtre tchèque, qui parvint à s’enfuir en passant par la Slovaquie et la Po logne, dans les premiers jours de la guerre. Jamais les églises et les lieux de pèlerinage ne furent si fréquentés. Au pèlerinage de Vélehrd, qui a lieu le jour de la fête de Saint-Cyrille et de la mé thode des évangélisateurs tchéco slovaques, plus de 20,000 Adèle* étalent présents. Sur la montagne Morave d’Hoystyne, où jadis les Tchè ques, avec l’aide de la Vierge Ma rie, infligèrent une défaite aux soldats du Tsar, 23,000 pèlerin* chantèrent un vieux choeur de Saint-Wenceslas, patroik.de la Bo hème. «0,000 PELERINS Dans la Bohême du Sud, le jour de Saint-Laurent, 60,000 personnes convoquées par des moyens demeurés secrets, accou rurent de tous les coins du pays, et notamment de Prague, vers le petit village où se déroule un pè lerinage annuel. Dans les villes et les villages, l’église est le seul rempart soli de contre le germanisme. D’une part les curés défendent les sanc tuaires, les écoles et le sol mê me contre l’envahisseur. D'autre part, ils protègent les ftmes et la foi contre le néopaganisme que les Allemands s'efforcent d'incul quer surtout à la Jeunesse. Cancer du gosier PHILADELPHIE, 24.— Ulio nouvelle opération chirurgicale dont le résultat est de relever l'estomac dans la poitrine, a été rapportée à l’American Col lege of Surgeons. Cette opéra tion sauva la vie de plusieurs personnes atteintes du cancer de gosier, maladie qui d'ordi naire, ne peut pas guérir. Cette opération do l’estomac a été annoncée par le Dr John H. Garlock, du Cornell Medi cal Colege, New York. La mé thode est déjà en usage dans Chicago, Boston et San Fran cisco. Il y a cinq ans, affirma le Dr Garlock, il était impos sible pour un malade atteint du cancer du gosier d’absorber de la nourriture jusqu'à l’esto mac. On se contentait de faire disparaître la douleur et les malades mouraient en l’espace de G mois. La nouvelle opéra tion fait disparaître tous ces obstacles. ACCIDENT GRAVE DE CHEMIN DE FER DANS LTNDIANA Deux personnes tuées et onze sé rieusement blessées dans cet accident à Fort Wayne FORT WAYNE, Ind., 24.—(U.R) Deux personnes furent tuées et —Douze personnes furent blessées et deux sérieusement blessées quand une locomotive recula dans le côté d’un train express de la randonnée New York à Chicago de la Pennsylvania Uailroad Co., dans un dépôt en ville. Ceux qui furent tués furent Robert Brydon, 54 ans, Winsor, Canada, et Erven B. Salkheld, 46 ans, de Birmingham, Mich.; les blessés, très sérieusement, fu rent un Monsieur B. Delhi, de Detroit, Mich., et un autre hom me nommé Stanley Moy et son fils; Mme Mary Valerio, 60, Chisholm, Minn. On leur accorde très peu de chance de survivre. Le train à passagers, le Mid City Express, laissa Chicago hier soir à 11 heures 40 P. M. (12:40 heures EST aujourd’hui) et 11 se rait arrivé à New York à 7:50 heures P. M. (EST). Lorsque l’accident survint, le train entrait dans la gare Wabash, avant de transférer une section de ses wagons sur la route Wabash pour être dirigée de nouveau à Detroit. Lâ police a dit que la lo comotive chargée de transférer ces wagons, recula dans le train à passagers en arrivant à une ai guille. Le "tender” de la locomotive, a dit la police, frappa le troisiè me wagon du train. Le côté du wagon à passagers, défonça mais ne laissa pas la voie. Le “ten der” fut déraillé. Les autres blessés furent Wil liam Schlink, 63 ans, un conduc teur du Pennsylvania, Fort Way ne; Mme Anna Delhi, 77 ans, que l’on croit être la femme de B. Deihl, un des blessés gravement; Stanley Moy, 35 ans, Detroit; Mme Mary Valerio, 60 ans, adres se inconnue; James Alford, 52 ans, Fort Wayne; Lewis Jones, 55, Valparaiso, Ind., Kathryn Giovanini, 64 ans, Chisholm, Minn.; Paul H. Strong, Chicago; et Mme John Brear, 63 ans, Washington, D. C. -:o: PREMIER VOL EN DEUX DÉCADES ICI ROWLEY, Mass., 24.— (U.R) Dans le premier vol à main ar mée en deux décades dans ce vil lage, un bandit sans chapeau dé valisa la station d’essence de Ge rald McCarthy de $29 hier soir. -:o: ST-PROSPER, Dorchester, 23. M. Stanislas Huard, âgé de 27 ans, fils de M. Thomas Huard, a succombé aux suites d’un acci dent qui l’avait terrassé à son travail. Le jeune homme s’en allait labourer. Comme il sortait de la grange avec les chevaux, les guides s’accrochèrent à une lourde bille qui lui tomba sur la tête. Il fut relevé sans connais sance Il laisse plusieurs frères et soeurs. CHOP. Code#318 $2.03 QTE. Code#31» Three Feathers! Maintenant, obtenez votre pleine mesure de saveur en whiskey. Car maintenant, pour la première fois, Three Feathers est Clari-fined*. 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