Le Messager (Lewiston, Me.)
October 4, 1939
Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.
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RÉUNION ANNUELLE DES GARDES-MALADES Les gardes-malades de l’Etat du Maine ont célébré ici ces jours derniers saire de leur incorporation comme association, à l’hôtel DeWitt. Le groupe photographié à l’hôpital Ste-Marie. le 25e anniver ci-dessus a été Photographie représentant les membres de l’Association des Gardes-Malades de l’Etat, en congrès à l’hôtel DeWitt, lundi soir, à l’occasion du banquet annuel. On remarque plusieurs médecins. Dans la vignette du bas, on remarque Mme (Dr) E.-N. Giguère ainsi que Mme Au rore Michaud, garde-malade. Les qualités des débutantes Trois jeunes gens pour’ u ne jeune fille.—Une vi site à la Maison Blan che WASHINGTON, 4—Le nombre des débutantes de la capitale a méricaine varie chaque année, se lon la condition des affaires. Lors qu’elles sont bonnes et dépassent toutes les espérances, les débu tantes sont au nombre de 65. En temps de dépression, leur chiffre ne s’élève qu’à 55. La liste cou rante est de 50. Bien des familles appartenant à l’armée ou à la marine, se con tentent de donner des thés inti mes durant lesquels les jeunes filles sont présentées à la société. Toutes les débutantes ne sont pas riches. Par exemple, Peggy Townsend, celle dont le nom a flamboyé eu grosses lettres un peu partout, durant la dernière saison, s’est frayé un chemin dans des cabarets de nuit où elle chan te. C'est sa tante, Mme Lawrence Townsend, qui la présenta à la société, et elle n’avait pas d’ar gent à jeter par les fenêtres à cette ocasion. Dans la plupart des cas, la dé butante de Washington est la fille d’un homme qui occupe une belle situation et qui possède une fortune personnelle. C’est peut-être la fille d’un di plomate étranger ou d’un gros banquier. La débutante typique de la capitale est fraîchement émoulue d’une école exclusive. Elle vit généralement dans un beau quartier, sur une rue dont elle n’a pas honte. On lui a ap pris à danser, à exécuter un pré lude de Chopin au piano, à jouer au tennis, au golf, à pratiquer l’équitation et le patin sur glace. La moitié de la moisson annu elle des débutantes appartient à des parents qui ont élu domicile dans la ville de Washington, a lors que ces jeunes filles étalent en âge de croissance. Et la moi tié d’entre elles viennent dans la capitale avec leurs mamans qui ne sont généralement pas con nues. Dans ce cas, il leur faut se pré senter au bureau de Mme Wil liam Laii'd Dunlop, familièrement connue sous le nom de “Bessie”. Mme Dunlop est l’arbitre mon dain de Washington depuis une douzaine d'années. Convaincue que sa cliente est éligible, Mme Dunlop lui donne une liste des débutantes de la saison avec le noms de leurs mè res afin qu’elle puisse déposer sa carte chez chacune d'elles, il lui faudra ensuite faire une visite à la Maison Blanche et à certaines ambassades afin d’obtenir une invitation officielle pour l’une des réceptions de la saison. Mme Dunlop conseille aussi à la débutante qui se présente à elle, d’avoir au moins six robes du soir dans sa garde-robe, six robes d après-midi, un costume tailleur pour l’heure du lunch et les promenades matinales en ville, et douze paires d’escarpins pour la danse. C’est elle qui prépare les plans de la soirée du début qui doit compter 500 invités, dans la pro portion de trois jeunes gens pour une jeune fille. Si la jeune fille qui fait ses dé buts donne un thé ou un lunch HUx autres débutantes, soit chez elle, à l’hôtel ou dans un club, elle est sûre que ça lui coûtera au moins 100 dollars. oi c est un bal qu’elle donne à cette occasion, en louant les ser vices d’un orchestre local, ses dé penses s’élèveront de $1500 à $3000. Dans le cas où elle vou drait avoir un orchestre new yoïkais, elle aura une dépense additionnelle de $1200. Un punch et un ltger souper sont compris dans ces prix. Veut-elle du cham pagne? Alors papa devra débour ser $1500 de plus. La débutante est présentée par Mme Dunlop aux jeunes gens de l’Etat, de West Point, d’Annapo lis, aussi bien qu’aux membres do la riche société de la capitale. Les jeunes filles que Mme Dun lop ont présentées ont toujours trouvé un époux. Mme Dunlop invite toutes les débutantes de la saison à son bal Blanc et Noir et la chanson ini tiale qu’elle fait jouer par l’or chestre conseille aux jeunes filles de rester douces, simples et na turelles. Mais bien souvent, le party donné à l’occasion de leur début dans le monde leur monte à la têt© comme du champagne, et elles deviennent snobs et so phistiquées. -:o: ENOODBÂuiSâ HO& ANNONCEURS Formations de délassait Lss mons-.s d’acier que les Français ont lancés vers Berlin LONDRES, 4. Les nouvelles du front de la Sarre continuent d’être très favorables aux Fran çais. L’avance se fait lentement, mais progressivement et sûrement. L’armée française doit surtout ses succès présents à ses forma tions de chars d’assaut. La France possède plus de 2,000 tanks; et environ 600 opè rent actuellement dans un ordre parfait l’avance en terre alleman de. Au contraire des autres pays, lus Français croient encore que les tanks les plus énormes sont les plus utiles pour l'avance d’u ne armée. Pendant que les autres nations ont sacrifié la grosseur pour la rapidité et la facilité de maniement, les experts militaires français ont commandé des chars d’assaut encore plus lourds et pe sants qu’avant. Les événements semblent don ner raison à la prévoyance fran çaise. Les tanks français, qui sont les plus gros du monde, pèsent jusqu’à 92 tonnes chacun. Equi pés d’un moteur quatre fois plus puissant que celui d’une locomoti ve ordinaire, il n’y a rien qui puis se arrêter les monstres d’acier dans leur marche; les énormes engins s’arrachent aisément de toutes les embûches, des pièges où seraient immobilisés les tanks or dinaires. Aucune balle ne peut traverser la carapace d’acier de deux pou ces d’épaisseur qui les recouvre; il faut un véritable obus, tiré par un canon d’au moins trois pouces de calibre, pour l’éventrer. Le seul défaut du tank fran çais, c’est qu’il ne peut faire plus de huit milles à l’heure. Ce qui oblige à une avance très lente; mais là où ont passé les chars d’assaut français toute résistance est définitivement impossible. -:o: “Beacoup de monde ne peu vent saisir l’idée qu'un homme pourrait être politicien pour des raisons peu égoïstes”. William H. Vanderbilt 'JN CABINET IMPERIAL VA SE CONSTITUER EN ANGLETERRE Les Dominions seront représentés dans ce Cabinet.— Lloyd George est blâmé par tout le monde pour son discours d’hier LONDRES, 4. (U.R) Le pre mier ministre Nevllle Chamber lain vient d'annoncer aux Commu nes que les Dominions ont été in vités à envoyer des délégués à Londres pour faire parti d'un nou veau Cabinet impérial. M. Lloyd George est blâmé par l’énorme majorité du public, des journaux et des parlementaires pour son discours d'hier, qui a mystifié tout le monde. Avant la guerre, M. Lloyd George était le' plus ardent champion de la guer re contre l’Allemagne. Mainte nant que son vieil ennemi, M. Chamberlain est déterminé à é craser l’hitlérisme, Lloyd George se mue de nouveau en pacifiste et préconise la paix. On ne volt dans son discours qu’un geste de rancune politique très déplacé en ce moment. COUGHLIN (Suite de la 1ère page) qu’elle, vient de supprimer d'un seup coup le communisme ce qui n’a pas encore été tait Ici mê me. Coughlin a en outre, déclenché contre le président Roosevelt et contre le projet présidentiel de neutralité une campagne véhé mente à laquelle le président ne peut, bien entendu, pas répondre. On permettra à Coughlin de terminer les émissions prévues par ses contrats qui expirent, crolt-on, dans deux semaines en viron, mais après cela Coughlin devra se tenir col et aucun a ml du "falr play” ne s’en plain dra. La discussion du Comité est fi nale, à moins qu’un poste affilié à l’Association ne fasse appel au bureau de direction de la N A B et que ce bureau ne ratifie cet ap pel. Le règlement qui vient d’être adopté n’affecte nullement les personnes désireuses de discuter le pour et le contre des questions publiques et le Comité des Codes continuera d’encourager vivement ces émissions pourvu qu’elles soient courtoises, dignes et ex emptes d’insultes. -:o: MORTALITES WASHING10N, 4. (U.R) Marvel M. Logan, 64 ans, séna teur “junior” du Kentucky, est décédé de bonne heure hier, à sa demeure, après une maladie de trois mois. La mort fut le résultat d'une maladie de coeur, qui avait re tenu le sénateur à sa demeure de Washington pendant la plus gran de partie de l’été. Il devint mala de premièrement en juillet, mais vers la fin de l’été son état s’é tait amélioré. Il fut frappé encore vendredi dernier. Le Sénat s'est ajourné en com mémoration du sénateur Logan, hier. BOSTON, 4. (U.R) La poli ce a fait hier une enquête sur la mort de Jason Wein, 19 ans, dont le corps fut trouvé tard hier sur le dessus de son ascenseur entre le premier et deuxième plan chers d’un édifice à bureaux dans la section commerciale. Un autre opérateur, Charles Morse, a déclaré qu’il vit Wein sur le 15ème plancher quand il laissa son ascenseur pour se ren dre à un lavabo, laissant un bloc sur le plancher pour tenir la porte entre baillée. En descendant, dit Morse, il entendit tomber un corps lourd. WALPOLE, Mass., 4. (U.R)— Glissant lorsqu’il faisait des exer cices dans une espèce de gymnase arrangé dans le grenier de sa de meure, l’on croit que Kobert Jones, 16 ans, étudiant de troi sième année de la Walpole High School et fils du surintendant des écoles, Arthur C. Jones, est mort. Le corps du jeune homme fut trouvé lundi soir pendant d'une chaîne de hamac accrochée à une poutre. Il avait le cou fracturé. PITTSFIELD, Mass., 4. (U.R) Edward McGilly, 19 ans, de South Egremont, est décédé à l’hôpital hier, de blessures subies lorsqu’il fut frappé sur sa moto cyclette qui eut une collision avec un automobile. MILTON, Mass., 4. (U.R) William R. Landers, 69 ans, pré sident de la Mattapan Cooperative Bank, est décédé lundi, le résul tat d’une attaque cardiaque à sa demeure. Il était un fondateur de la Mattapan National Bank, qui plus tard fut fondue avec la Fé déral National Bank de Boston, maintenant disparue. PORTLAND, Me., 4. (U.R) L’ancien juge supérieur Joseph E. F1. Connoliy, 64 ans, couBin du directeur de cinéma John Ford, est décédé à l’hôpital lundi, après une opération pour l’ablation de l’appendice. Avec seulement une éducation d’école primaire, il fut le premier catholique du Maine à siéger en Cour Supérieure. --o: UN SUICIDE DANS LE MASSACHUSETTS WINCHESTER, MasB., 4. (U.R)—Le corps de Robert Bacon, 66 ans, manufacturier de feutre retiré des ailaires, fut trouvé dans sa demeure par sa famille aujour d’hui, avec une balle dans la tête et un revolver reposant tout près du corps. Un examinateur médi cal déclara qu’il s’agissait d’un suicide. 1er coup de feu commémoré Il fut tiré en 1914 par un soldat de French BRUXELLES, 4. Au camp de Casteau-Mons a eu Heu l’inau guration d'un Mémorial destiné à rappeler le premier coup de teu tiré en 1914 par le caporal anglais E. Thomas et la première charge effectuée par les dragons Irlan dais, le samedi 22 août 1914, à 7 heures du matin, sous la direc tion du capitaine C.-B. Hornby. La cérémonie s'est déroulée eu présence du major-général Mill ions, ainsi que de nombreux é claireurs anglais de la guerre, faisant partie de la "méprisable petite armée” de lord French, et ayant participé aux combats dans la région de Mons. Le monument eu pierre de taille, consiste en une stèle de profil rectangulaire. Une plaque en bronze, coulée en Angleterre, porte une inscription en anglais et en français disant: “Ici fut é tabll, le 22 août 1914, à 7 heu res du matin, le premier contact avec le corps expéditionnaire bri tannique et la première armée al lemande. Le caporal Thomas tira le premier coup de feu et le capi taine C.-B. Hornby, commanda la première charge qui refoula les éclaireurs ennemis Jusqu’à la li sière nord du village de Casteau." L'une haute signification histo rique, cette stèle consacrera la première intervention de l’armée britannique en Belgique. Le caporal Thomas, que l’escar mouche de Casteau a rendu célè bre, s'était engagé à l’âge de qua torze ans. Il fit toute la guerre sans recevoir la moindre blessure, mais il fut malheureusement ga zé. Rentré dans la vie civile en 1923, il devint portier d’un cinéma à Brighton, sa ville natale, où il est mort le 10 février dernier. Il a fait lul-mênie le récit des cir constances dans lesquelles il tira le premier coup de feu. LE PREMIER COUP DE FEU "J'ai tiré le premier coup de feu, disait-il, et je ne me doutais certainement pas, alors que je prenais part à une bataille qui allait devenir la plus grande tue rie de tous les temps. Comment J’ai tiré ce coup de feu? Hé bien, très simplement, comme aux ma noeuvres et comme s’il s'agissait de faire un carton. “Le 22 août, nous avions tra versé la route des Mons ainsi que le canal derrière lequel, quelques jours plus tard, nos hommes al laient livrer le combat terrible ment meurtrier qui mit si bien les Allemands en fureur et. les fit saccager peu après les villages de Nemo’, Pommerol, etc. "Nous nous dirigions vers Cas teau pour rejoindre la route de Mons à Bruxelles. Tout à coup ’e major Bridge donne un ordre. "Pied à terre! “Une troupe de uhlans ve naient de déboucher danB la lisiè re d’un bois. En tête venait en trottinant un officier allemand, fumant un gros cigare. Avant que nous ayons fait le moindre geste, il tourne bride. “—Poursuivez-les, hurla le ca pitaine Hornby. “Aussitôt dit, aussitôt fait: nous détachons nos chevaux et rattrappons la route de Bruxel les. Le premier j'atteins la route; devant moi, à 400 verges, un of ficier des uhlans gesticule pour ramener ses hommes vers leur position de tir. Je l'ajuste, je presse la gâchette: but! il tombe la face contre terre. L’ai-je tué? Je ne l'ai Jamais eu. Le glorieux vétéran n’a donc pas l’ultime satisfaction d’assis ter aux cérémonies commémo ratives auxquelles les autorités civiles et militaires de la provin ce du Hainaut ont participé. L’ARMISTICE OTTAWA, 4. La Lésion canadienne annonce que l'an niversaire de l’armistice, le 11 novembre, sera observé cette année comme par le passé. Le déploiement militaire sera plus considérable cette année. -:o: Dans le tramway Le receveur Vous ne devriez pas fumer ici. L’homme.—C’est ce que me di sent mes amis. Le receveur.—Oui... bon... enfin.. il ne faut pas fumer. L’homme.—C’est ce que dit mon docteur. Le receveur.—Est-ce que vous vous f. de molï Je vous inter dis de fumer! Est-ce compris? L’homme— C’est ce que me dit ma femme! OFFICIÈRES DES GARDES-MALADES Voici les nouvelles officières de l’Association des Gardes-Malades du Maine. Assises, de gauche à droite: Alice M. Morse, de Bangor, directrice; Mme Laura T. Knowlton, de Vassal boro, présidente Mlle Mary Osborne, de Portland, vice-présidente Mlle Imelda Thibault, de Lewiston, tréscrière; debout, Mme Alice S. Hawes, de Portland, secrétaire exécutive; Mme Lou S. Home, de Portland, présidente du district de l’ouest; Mlle Béatrice Lowd, de Fa;rfield, pré sidente du district central; Mme Vivian Dwy.r, de Bangor, présidente du district de l’est. Le Profil d'Aupurd'hui uNire.D Pkfc^> Un apôtre sans crainte de “l’Espagne pour les Espagnols”, Juan Yague, héros de 4 5 ans des Légions maures, paraissait se di riger vers sa mort lorsque la guerre espagnole se termina, quoique membre du Conseil na tional de Ealange. Mais après une inondation de rumeurs et de contre-rumeurs du rant la période de réorganisation en août, il surprit les apôtres de l’Axe en étant nommé ministre de l’Air. Yague était commandant des Maures et des Légionnaires Etrangers qui se frayèrent un chemin à travers l’Espagne de Séville, aux portes mêmes de Ma drid, en 1936, seulement pour a voir une différence d’opinion a vec l’homme qui fut plus tard son collègue de Cabinet, l’ultra ca tholique général Eurique Varela. La différence d’opinion était au sujet du meilleur moyen de pren dre la capitale. Yague devint général à l’âge de 43 ans—eu novembre 1937— comme récompense pour le rôle qu’il joua dans la campagne du sud, du centre et du nord de l'Es pagne. Il commença sa carrière mili taire avec l’infanterie au Maroc, où il servit avec la Légion Etran gère. Quand les Maures furent amenés d’Afrique pour écraser les mineurs Asturiens, durant la révolte d’octobre 1934, Yague était en tête. Quand la révolte militaire se déclencha en juillet 1936, il était commandant de la première Lé gion du “Tercio” ou Légion Etrangère. Le général Francisco Franco lui donna le commande ment du corps d’armée d’expédi tion marocain envoyé d'Afrique en Espagne et il commença sa marche sur Madrid, capturant Merida, Badajoz, Oripesa et Ta lavera. Eu juillet 1937, il fut promu au grade de colonel et nommé commandant du premier corps d’armée de Madrid. Après avoir participé à de nombreuses batail les pour Madrid, il fut nommé commandant du corps d’armée marocain qui joua un rôle si im portant dans les batailles de Té ruel et d’Alhambra, l’effondre ment du front de Caspé et la tra versée de" l’Ebre. Ses Maures occupèrent Lérida, Tortosa et Tarragone, et marchè rent sur Barcelone, le long de la côte. Après son entrée dans la ville, il aida à nettoyer la Catalo gne et l’Estramdure. Chiens de guerre Sous le patronage du général Mordacq, originaire d’Aire-sur-la Lys, vient de se créer un groupe ment de techniciens du service des chiens de guerre. M. Paul Mégrim, de Paris, et le commandant Méric furent, pen dant la guerre 1914-1918, les deux hommes qui, les premiers, pensèrent à utiliser des chiens comme porteurs de messages, am bulanciers, auxiliaires de senti nelles, patrouilleurs, ravitailleurs. Infirmiers, etc. Leur travail fit merveille et, en 1918, la France possédait 13,000 chiens de ce genre. De ces animaux, certains sont célèbres. Des monuments furent même élevés à quelques-uns de ces quadrupèdes au courage for midable et à l’instinct merveil leux. Les noms de "Helda” et de "Zoé”, dénicheurs de postes en nemis camouflés, de "Von Kluck”, du 110e cuirassiers à pied, porteurs de dépêches intré pides à travers les barrages de feu, de “Médor”, de "Folette”, de "Parton”, enfin, dont l’interven tion sauva 45 hommes et permit de tenir un terrain âprement dis puté, demeurent inoubliables. 11 est Intéressant de noter que les mei.leurs chiens de guerre sont, en général, les bouviers des Flandres, les bouviers des Arden nes, les'bergers belges et les ber gers picards, tous animaux ren contrés fréquemment dans le Nord. COURRIER DE HOLLYWOOD PAR 3/icuuJlLu6 ans, est décédé subi tement à sa demeure. Son corps a été transporté h lu morgue et une enquête aura lieu. LA TUQUE, 4. Le uotaire Paul-Emile Riberdy, secrétaire trésorier de la ville de Lfjr Tuque depuis 22 ans, est décéd^ à l'ftgo de 46 ans. M. Riberdy 4t«tt ma lado depuis environ un mois.
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Le Messager Membre de U United Près» Publié chaque Jour, excepte te Dimanche et !ea Jour* de Fêtes, au No t!25 rue Llson, Lewis ton, Maine, par U MESSAGER PUBUSHINQ 00. (NO t.H MESSAGER n'est pas financièrement responsable pont erreurs typographiques qui peuvent se trouver dans tes annonces, mais toute annonce qui contient une erreur typographique, sera oubliée de nouveau. Les annonceurs sont pries d’en avertir la gérance. LE MESSAGER se réserve le droit de refuser les annonces inadmissibles Payes le porteur du MESSAGER, t Lewiston*Auburn, 15 cents par SEMAINE, chaque VENDREDI SOIE. Abonnement payable d'avance au bureau du MESSA GER comme suit TAUX D’ABONNEMENT s mo:l e moiS'-. EN AN Par 1a posta en dehors de la Nouvelle-Angletanu UN AN *3.00 Liste d’abonnements vérifiée tous les trois mué* 1 -ma LE PACTE GERMANO-RUSSE De même que le cheval galope, que l’oiseau vole, que le poisson nage, le bolchevik russe trahit. Il a la duplicité dans le sang et aucune thérapeutique 11e la lui enlèvera jamais. Il obéit à son ins tinct en trompant. Seulement, il n’est ni fatal ni inéluctable que la France et l’Angleterre se fassent perpétuellement tromper, duper, trahir et que, par-des sus le marché, elles se rendent ridicules. Tour à tour, elles ont expérimenté le coup de Brest-Litovsk, le coup de Ra pallo, le coup de Moscou. Dans un cer tain milieu, ces coups portent un nom: on les appelle “des coups de vache”. Trois coups du genre en vingt ans, e’est beaucoup, e’est trop. Stéphane Lausanne (“Le Matin”) VN RÊVE Que nos hommes politiques cessent donc de nous corner les oreilles avec leurs beaux principes d'autonomie, auto tomie garantie par le Statut de West minster. Que vaut un Statut qu’on'refuse de mettre en valeur Qu’est-ce qu’une loi qu’on n’exécute pas? Cela s’appelle un rêve. Ou bien nous sommes autonomes et cessons d’orienter notre politique dans l’orbitre de l’Empire; c’est néfaste à no tre existence même comme nation. Ou bien, étant autonomes, nous agissons en coloniaux et alors que MM. les politiciens remisent leurs principes d’autonomie. Dans la première alternative leur ac tion est funeste dans la seconde elle est hypocrite, et non moins dangereuse. L’Avenir du Nord LA CENSURE ET L’INFORMATION Le peuple britannique et la presse sont quelque peu surpris de la rare té des nouvelles communiquées par leur ministère de l’Information. Tout le malentendu provient de ce que le minis tère précité a confondu l’information avec la censure. Au lieu de fournir de l’information, il s’applique à retenir cet te information. C’est malheureusement une tendan ce inhérente à certains bureaucrates. Il y a, naturellement, une place pour la censure eu temps de guerre. Mais la censure demande l’exercice d’u ne forte intelligence pour juger à sa propre valeur ce qui doit être mis sous les yeux du publie. Elle exige, par-dessus tout, une habileté toute spéciale pour sa voir discerner entre l’information mili taire qui peut être de quelque valeur pour l’ennemi et l’information qui, sans aucune valeur pour l’ennemi, peut être donnée à profusion. Le peuple britanni que, en particulier, ne se préoccupe guè re de secrets inutiles. Il n’aime pas à par ticiper à un conflit en aveugle et il n’a point peur de la vérité. C’est une bonne chose pour notre pays, croyons-nous, que nous soyons en état de guéri e avec une censure d’une intelligence exceptionnelle. M. Walter Thompson, directeur de notre censure, sait non seulement ce qu’on entend par censure, mais il a une connaissance ap profondie de la mentalité et de la psy chologie canadiennes. Il ne tentera ja mais d’çnvelopper son bureau d'un voi le de mystère ou de faire croire au peu ple qu’il y a de gros secrets qu’il ne doit pas connaître, et il ne laissera pas le pu blic gorger de rumeurs quand la vérité le servira beaucoup mieux. Il est entendu que le Canada aura bientôt un Bureau d’information. Es pérons que ce bureau ne répétera pas l’erreur du ministère britannique de l’In formation et qu’il ne se croira pas un bureau de censure. Car il peut remplir des fonctions bien différentes et non moins importantes. Il peut rehausser le moral de la nation et tenir en éveil no tre patriotisme. Ottawa Joui’nal LÂCHETÉ Les dépêches nos apprennent que c’est de cette manière que l’Osservatore Romano a qualifié l’acte de l’Union so viétique envahissant la Pologne à demi morte pour lui porter le coup de grâce, sous prétexte de libérer les “frères” Rus ses-Blancs et Ukrainiens. L’appréciation est d’une sévérité exemplaire, mais elle est richement méri tée. Nous doutons que les maîtres de la Russie s’en offusquent beaucoup. 11 y a déjà belle lurette qu’ils sont au-dessous de toute qualification morale. DEVANT LA CENSURE Apparemment, les journaux eana diens-français n’ont plus le privilège ou plutôt le droit et la liberté de dire ce qu’ils pensent. Qu’on en juge plutôt par cette note éditoriale parue dans la dernière livrai son de “La Frontière”, hebdomadaire de Rouyn, Abitibi. “Notre page de rédaction d’au jourd’hui était composée quand nous est arrivée une importance communication d’Ottawa, dans une enveloppe “On llis Majesty’s Service”, adressée au “Pub lisher” de la “Frontière” et provenant du “Censorship Co-ordination Commit tee.” Nous avons pensé tout de suite que cela Voulait dire quelque chose comme “le comité de censure”.... Nous ne nous sommes pas trompé. C'a y est. Il va nous falloir mettre la pé dale douce dans la campagne que nous avons commencée à la fin d’août au sujets de la présente guerre. Que nos lecteurs ne soient donc pas surpris si nous chan geons d’attitude, si nous nous taisons. Ce que nous avons dit reste dit, mais nous n’aurons plus le droit de le dire. Et si nous le faisons, les représailles vien dront. La prison, le camp de concentra tion, passe encore, mais il y a aussi l’in terdit et la fermeture du journal. Cela est plus grave et, devant cela, on se tait, quand on veut qu’un journal vive et qu il continue a prêcher de bonnes idées, dans les domaines où il n’est pas défen du de prêcher de bonnes idées... Encore une fois, que nos lecteurs veuillent en prendre note. On force les journaux, on nous force “démocratique ment” de nous taire. Pour permettre plus facilement aux Canadiens d’aller sauver la démocratie en Europe.—J.M. Note. Hier soir, quand la plus grande partie du journal d’aujourd’hui était imprimée, je recevais un avis CON b IDENTIEL de la Censure m’appre nant que mes récents articles “violaient les règlements” et m’ordonnant de me taire. Dans l’intérêt du journal, je me tairai donc et je continuerai la guerre.. ..après la guerre.—J. M.” CABINET DE COALITION Des le début de la présente crise eu ropéenne, les journaux ont mis délicate ment sur le tapis la question d’un cabi net de coalition. Les impérialistes se raient anxieux de voir un Ministère d’u nion prendre la direction du pays. No tre participation sorait moins hésitante, personne n’ayant à prendre des responsa bilités individuelles, tous les partis poli tiques supportant la même politique. Et ces impérialistes voudraient la formation de ce Cabinet de coalition le plus possi ble afin d’éviter les troubles de la pério de de 1914-1918. Il serait ainsi facile de décréter la conscription sans s’exposer à de sérieux inconvénients. Le Dorchester. LES COVPABLES Les quelques tyrans qui, avec le Fueli rer, emploient tous les moyens pour laisser le peuple allemand dans la plus profonde ignorance des faits et des évé nements survenus en Europe, au cours de ces derniers mois, auront beau oppo ser à la saine propagande anglaise une contre-propagande mensongère, le mon de sait aujourd’hui quels sont les vrais responsables de la guerre qui vient de s’allumer en Europe. Les documents que le gouvernement anglais a publiés à cet effet, vendredi dernier, éclairent tous les esprits non prévenus et ils éta blissent parfaitement que c'est lu ruée dramatique des hordes allemandes sur la Pologne qui a précipité les événe ments, ruiné tout nouvel espoir de né gociations entre Varsovie et Berlin et dé clanché la guerre. Les documents du gouvernement an glais sont, là-dessus, irréfutables, et c’est pourquoi l’Angleterre a voulu en avertir elle-même les Allemands de bon ne foi par des tracts jetés du haut des airs par des avions sur le territoire de l’Allemagne. UNILINGUISME L’exportation canadienne, depuis l’état de guerre aveu certains pays d’Eu rope, est sujette à des* règlements. En tre autres choses, le gouvernement fé déral a décidé que les exportateurs de vraient se munir de permis ou licence, avant de pouvoir se livrer à leurs opéra tions. Conséquemment, des instructions ont été adressées à divers organismes, plus ou moins près des exportateurs, en tre autres les banques. Il est amusant de savoir que ces instructions ont été don nées en anglais, dans des centres pussi canadieus-français que Saint-Hyacin the, et que toutes les formules officiel les, à la disposition des exportateurs, sont également libellées en anglais. On voit d’ici le non-sens. Que vont entendre a tout cet anglais, par exemple, les ex portateurs de foin et paille de notre ré gion la plupart des cultivateurs qui ne savent dire ni yes ni no dans la langue qu’on leur impose, quoi qu’ils en pen sent? Le pays a beau être en guerre avec l’Allemagne, à la suite de T Angleterre, il n’en reste pas moins bilingue. Non seulement de façon officielle, mais dans sa population. Si l’on doit donner des ordres ou des instructions à une partie de la population il serait logique de le faire de façon à être compris d'elle. Le Courrier de St-Hyacinthe. Lorsque la cause est juste, le faible est plus puissant que le fort. La patience est un arbre dont les racines sont amères et les fruits très doux. Ayez quelque maxime qui, au be soin, ranime votre raison et qui fortifie vos principes. Les bous écouteurs ressemblent aux bons ménagers: ils font leur profit de tout. I (Etal te) •—Oui, fut-U répondu d'une commune voix. —Vous êtes bien armés? —Tu sais cé que tu as à faire Carmagnole? —Oui, répondit une vplx pro vençale. —Tu as tes Instructions, Vol-au Vent? —Oui, répondit une voix nor mande. —Tu as ta pioche, Carmagnole? —Je l’ai. —Tu as tes crampons, Vol-au Vent? —Je les ai. —Alors, débarrassons le pavé du roi; à la besogne, et vivement. —Quant à nous, Longue-Avoine dit le commandant de la petite.es couade promenons-nous comme de bons amis, et causons comme de bons bourgeois. La promenade ne fut pas lon gue. —Là, maintenant, dit-il, à nous deux Longue Avoine! —A vos ordres, monsieur Jac kal, répondit l'agent. —Voyons, c’est toi qui as dé couvert le pot aux roses, continua M. Jackal; il est donc juste que je m’adresse à toi pour en respi ref tout le parfum. Comment as tu flairé cette aventure?-Sols bref. —Voici la chose, monsieur Jack al. Vous savez que j’ai toujours eu des principes religieux? —Non je ne le savais pas. —Oh! monsieur, j’ai donc per du mon temps, alors? —Non, puisque tu as découvert quelque chose... Quoi? Je n'en sais rien encore; mais enfin, il est évident que soixante personnes ne se réunissent pas rue des Pos tes et n’entrent pas toutes dans la même maison pour enfiler des perles. —Je serais, cependant, bien dé sespéré que vous ne crussiez pas à mes principes religieux, mon sieur l’inspecteur! —Va-t’en au diable avec tes principes religieux! —Pourtant, monsieur Jackal.. —Et qu'importent tes principes religieux, je te le demande dans l’affaire qui nous occupe? Et M. Jackal leva ses lunettes pour regarder son interlocuteur entre les deux yeux. —Dame! monsieur Jackal, re prit Longue-Avoine, c'est que ce sont mes principes religieux qui m’ont mis sur la voie de cette af faire. —Eh bien, voyons, dit un mot de tes principes; mais, s’il pst pos sible, n'en dis pas deux. —Vous saurez d’abord, mon sieur Jackal, que je fais toujours en sorte de n’avoir que de bon nes connaissances. —G”est difficile, dans l’état que tu exerces; mais passons. —Je me suis donc lié d’amitié avec une loueuse de chaises de St Jacques du Haut-Pas. —Par religion, toujours? —Par religion, oui, monsieur Jackal. M. Jackal se bourra le nez de tabaf, avec la rage d’un homme obligé, par sa position, de faire semblant de croire à des choses auxquelles il ne croit pas. —Or, cette loueuse de chaises demeure impasse des Vignes, dans la maison où vient justement d'en trer Carmagnole, jâ. —Au premier, je sais cela. —Ah! vous savez cela, mon sieur Jackal? —Cela, et bien autre chose! Tu dis donc que la Barbette occupe une chambre du premier? ous savez le nom de ma lou euse de chaises, monsieur Jack al? —Je sais le nom de toutes les loueuses de chaises de Paris, au boulevard de Gand, aux Champs-Elysées ou dans les égli ses. Va toujours; va! va! —Eh bien, un jour, ou plutôt une nuit que la Barbette était en train de réciter ses prières, elle entendit, derrière le mur de son alcôve, comme venant de la mai son voisine, un bruit de voix con fuses et de pas pressés. Ce bruit dura de huit heures et demie à dix heures et demie, et, quand j’arrivai, vers onze heures, elle me dit qu’il lui semblait avoir en tendu de l’autre côté de la murail le, manoeuvrer un régiment tout entier. Je n’en voulus rien croire, Mes Veuilles Poétiques L’ Al EU LE Enfants, parlez plus bas votre aïeule repose. Près de son grand fauteuil traînez votre escabeau, Approchez de son front votre bouche rose. Les ans et les chagrins ont fait son front plus beau. Bientôt de ses longs jours l’épreuve sera close Dieu, lui montrant le terme, allège son fardeau. Son Visage serein a déjà quelque chose De la paix qui l'attend au-delà du tombeau. Enfants, entourez-la d'amour et d’allégresse, Que vos rayons naissants éclairent sa vieillesse Et réchauffent son coeur au vôtre rallumé. Ses bras qui vous portaient ont porté votre mère Et, depuis longtemps, hôtesse de la terre. L’aïeule a plus souffert, car elle a plus aimé. De SEGUR LE BERCEAU Dans la chambre paisible où tout bas la veilleuse Palpite comme une âme humble et mystérieuse, Le père, en étouffant ses pas, s’est approché Du petit lit candide où l’enfant est couché Lt sur cette faiblesse et ces douceurs de neige Pose un regard profond qui couvre et qui protège Un souffle imperceptible aux lèvres, l’enfant dort, Penchant la tête ainsi qu’un oiseau mort, Et, les doigts repliés aux creux de ses mains closes. Laisse à travers le lit traîner ses bras de roses. D un fin poudroiement, d'or ses cheveux l’ont nimbé Un peu de moiteur perle à son beau front bombé. Ses pieds ont repoussé les draps, la couverture, Et, libre maintenant, nu jusqu’à la ceinture, Il laisse voir, ainsi qu’un lys éblouissant, La pure nudité de sa chair d’innocent. Le père le contemple, ému jusqu'aux entrailles... La veilleuse agrandit les ombres aux murailles Sous un souffle venu des siècles jusqu’à lui, 11 sent, plein d’un bonheur que nul verbe ne nomme. Le grand frisson du sang passer dans son coeur d’homme. Albert SAMA1N I attribuant ce récit à une de ces rêveries extatiques auxquelles ello est sujette à certains jours de l’an née. —Passons, passons, dit dédai gneusement M. Jackal. —Mais, un soir, continua Lon gue-Avoine, il fallut bien me ren dre à l’évidence. —Voyons, Longue Avoine, dit le chef de police, explique-moi pourquoi, la semaine passée, tu m’exposais ta découverte avec tant d’enthousiasme, et pourquoi depuis trois jours tu fais tant d'op position à la poursuite, que c’est Carmagnole, et non pas toi, que j’ai chargé d'occuper la maison de la Barbette. —11 faut donc tout vous dire, monsieur Jackal. —Enfin ils se dirigèrent vers la maison, ils visitèrent et ne trouvè rent rien, seulement que Vol-au Vent était tombé d'une hauteur de quinze pieds et était mort. Des soixante hommes qu'ils a vaient vus rentrés nul trace. ■—Où peuvent-ils être, monsieur Jackal? demanda Longue-Àvoine à. son chef, confiant qu’il était dans l’infaillible perspicacité de celui-ci. —Mais cette fois, Jackal avait complètement perdu la piste. Après avoir sondé les murailles et le plancher, ils s’en retournè rent tout désespérés. Seul Jackal ne désespérait pas. Deux hommes enlevèrent le ca davre disloqué de Vol au Vent et le transportèrent de l’intérieur à l’extérieur. Mais, au moment d’entrer dans la rue, M. Jackal s’arrêta tout-à coup. Des gémissements semblai LA GRANDE GUERRE—25 Ans Aujourd’hui LES ETATS-UNIS PRIENT POUR LA PAIX Sous la protection d’un feu continu de leurs canons, les Allemands attaquant Anvers firent des efforts déterminés pour traverser la riviè re Nethe à Waelhem. Il s’ensuivit un combat vigoureux toute la nuit et jusqu’au lendemain matin. La tentative avait écboué. Plus tard dans la journée, cependant, les Allemands réussi rent à jeter un ponton en place. Les soldats s’y pi empilèrent, mais les canons belges réduirent ce pont eu pièces. Dans chaque saison des Etats-Unis où il y a vait une maison de prière de quelque sorte, il y eut des prières pour la paix de l’Europe, le dimanche, 4 octobre 1914. Le Président Wilson émit une proclamation. “Je demande à toutes les personnes craignant Dieu de se rendre à leurs temples de prières”, demanda-t-il. Cha cun avait écouté son conseil que le peuple "de mande au Dieu Tout-Puissant de sauvegarder Ses enfants réclamant la paix.” Au cours d’un discours de recrutement à Car diff, pays de Galles, David Lloyd George deman da une nouvelle armée de 50,000 Gallois. Il parla des misères, des blessures et du danger de la guerre, et ajouta: “Une grande majorité d’entre vous reviendront et vous aurez des sou venirs glorieux Jusqu’à la iin de vos jours— souvenirs que vous n’échangeriez pas contre tout l’or de la Banque d’Angleterre.” Le Pays de Galles avait déjà donné 36,000 L’Allemagne devint un gigantesque hôpital et chaque demeure un endroit de deuil secret. Les gares de chemin de fer étaient remplies de bles sés et les plates-formes étaient encombrées de corps. Des femmes inquiètes attendaient pen de» t des Journées entières pour assister à l’ar rivée des blessés du front. “Voyager, de Franc fort à Offenburg, c’eBt de pénétrer au milieu de la misère’’, écrivait un correspondant. (De main: L’Allemagne prélève un billion). ent sortir de dessous les pavés. —Aux écoutes! dit M. Jackal. M. Jackal se dirigea vers un point de la rue, et frappant de la main un volet élevé à trois ou qua tre pieds du sol: —Le bruit vient d’ici, dit-il. —Enlève-moi cette porte-là! dit M. Jackal a un de ses hommes. La porte céda donc sans résis tance. M. Jackal passa sa tête par l’ou verture, prêta l’oreille et entendit sortir des entrailles de la terre ces mots prononcés par une voix ca verneuse: —Seigneur mou Dieu! faites un miracle pour votre tout dévoué serviteur! —C’est particulier, dit M. Jack al, il me semble que je connais cette voix-là. Et il écouta plus attentivement ei core. —A l’aide, au secours! à l’as sassin! M. Jackal secoua la tête. —Je reconnais la voix de Gi bassier. Il descendit au fonds du puits et ce qu’il aperçut était bien Gi bassier. —Depuis quand es-tu sorti de prison lui demanda-t-il? —Depuis un mois. -—Quel jour êtes-vous arrivé à Paris? —Le dimanche gras, monsieur Jackal. —Qu’avez-vous fait le mardi gras —Oh! je me suis livré à un plaisir innocent; je me suis pro mené sur l’esplanade de l’Obser vatoire avec un faux nez. —Passons là-dessus, et venons vite au soir du mardi gras. —Ecoutez Gibassier, c'est vous qui avez enlever la jeune fille du pensionnat de madame Desma rets? —C’est la vérité monsieur Jack al. —Et, en récompense, vous avez reçu les cinq mille francs en ques tion. —Vous voyez bien que je ne les ai pas volés; car, enfin, si je n’étais pas condamné aux galères à perpétuité, j’en aurais au moins pour vingt ans de plus. —Qu’est devenue cette jeune fills, une fois aux mains de M. Lorédan de Valgeneuse. —Quant à cela je l’ignore com plètement. M. Jackal demeure un instant eu contemplation devant le forçat Il éprouvait une satisfaction visi ble, une satisfaction d’artiste, à se retrouver, avec les quatre as dans la main, eu face de cet habi le joueur. M. Jackal prit un papier et é crivit quelques mots, attacha le papier à la corde et cri à ses ar gousins: —Tirez! Un des argousins s’en alla sous un réverbère, et lut: “Je vais vous envoyer un iudi vidu que vous garderez précieu sement; Il vaut son pesant d'or! "Le susdit individu aux mains de quatre d’entre vous, qui le conduiront à l’hOpltal, et le garde ron à vue, vous me redescen drez ia corde." —Votre histoire est fort tou chante. En attendant que nous re prenions ailleurs cette intéressan te conversation arrangez-vous pou. vous attacher à cette corde le plus solidement possible. Voua savez où le bftt vous blesse: c'est à vous de vous accommoder de vo tre mieux. Gibassier fit un noeud copiant au bas de la corde, passa ses deux pieds dans l’oeillet, puis s’accro cha des mains à la corde, et cria: —Tirez! —Bon voyage, mon cher Gi bassier! dit M. Jaekal suivant !vec un vif intérêt une ascension ïue, dans peu d’instants il allait feire lui-même Bien! ajouta t-il lorsque le forçat eut disparu à fleur d’air. ^-Renvoyez vivement la corde! cria-t-il je commence à trouver le flancher humide. MVls à peine s'était-il élevé à la hauteur de dix mètres, qu'il cria: —limite! La Carde obéissante s’arrêta. Omis! dit M. Jaekal, que dia ble vois^e donc là? Une aWmblée composé de soi xante hommes et éclairés par des torches avyit lieu à deux cents pas de lui. —Où di;\|iie sont ces hommes, et que foi\-iis? se demanda le chef de polite. J'y suis répéta M. Jaekal, et voilà mes su'vante gaillards! Je sais maintenu^, où ils sont pas sés. nous senties dans les cata combes.. Ah! tth! ah! et le pré fet de police tuf prétend en con naître toutes les issues. Au moment o\ m. Jaekal ve nait de faire, à m grande joie, bien qu un peu tt»divement, cet te importante déc.UVerte il en tendit le bruit éclamu de bravos et d’applaudissemen. suivis de ce cri, quelque peu sédijeux à cette époque: vive i empereur: —Vive l’empereur? répéta M Jackal se mêlant innocmlnpnt à la sédition. Ah Ça! mai ils stupides: il y a six ans 1U’}1 e8t mort, l’empereur! Tout-à-coup une idée vl t à w Jackal. —Tenez-vous toujours ormP là-haut? cria-t-il. —Oh! n’ayez pas peur, ion sieur Jackal! —Eh bien, descendez-moi tun pied ou deux. Puis4 à pas aussi légers q.e 1 animal dont le nom se rappr chait du sien, M. Jackal s’avanç, vers le carrefour où se tenait là réunion napoléonienne. M. Jackal était brave, nous l’a* i vons dit, et dans plus d’une cir constance, le lecteur a déjà pu ap précier sa bravoure; seulement, il y a certaines conditions de locali tés, de ténèbres, d’atmosphère, qui font passer un frisson dans le coeur des plus courageux. Des chut! prolongés se firent entendre, et l'orateur commença d’une voix grave et sonore, qui fit que, dès les premières paroles. M. Jackal comprit qu’il ne per drait pas un mot de son discours. -—Frères, dit-il, je viens vous rendre compte de mon voyage à Vienne. _ —Je suis arrivé la nuit derniè re, continua l’orateur, et c’est pour vous communiquer une nou velle de la plus haute importance que je vous ai fait convoquer pour ce soir, par le ministère de notre chef, à une assemblée extraordi naire. Deux hommes dont il suffit de prononcer les noms pour éveiller en vous des souvenirs de gloire et de dévouement, M. le général de Lebastard de Prémont et M. Saranti, sont arrivés à Vienne il y a deux mois. Ils ont tous deux traversé les mers pour venir nous aider dans nos projets. Le général Lebastard de Prémont met à la disposition de la cause toute sa fortune, c’est à-dire des millions et M. Sarranti investi de toute la confiance du roi de Rome est chargé par lui d’organiser sa fuite... Notre projet, est d’enlever le prince, de l’amener à Paris, de combiner son arrivée avec une é meute, de jeter tout à coup par les places, et par les carrefours son nom, si puissamment populai re, et, à l’aide de ce nom, de sou lever tous les coeurs restés fidè les à la vieille gloire française. —C’est donc muni d’un plan conçu et tracé par l’empereur lui même que M. Sarranti a pu péné trer jusqu'à l’héritier du grand homme. Il leur expliquèrent de quelle manière ils enlèveront le jeune prince. L’orateur après avoir parlé bas à ses frères, prit une torche, et se dirigea vers une espèce de grotte où il ne tarda pas à dispa raître, au désespoir croissant de M. Jackal, (A suivre) --—-:o; MONTREAL, S. Un jeune homme ftgé de 19 ans, M. Adrien Leclerc, a perdu la vie, dans la carrière Villeray. Le jeune Leclerc accompagné d’un ami, M. Léo Poissant, 17 ans, se rendait à la carrière pré citée dans le but d’y noyer des petits chiens. Accidentellement, il perdit l’équilibre et toiaba. à l'eau.
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Distribuée par CENTRAL DISTRIBUTORS, INC. 5 GRANDS VERRES 10' Grosse ooutelllo Contas* Ginger Âle VINCENT EN VENTE P A R T O C 1 NOS THÉÂTRES EMPIRE—“The Women” avec Norma Shearer, Joan Crawford, Rosalind Russell. AUBURN “The Under-Pup” avec Robert Cummings. STRAND Joe Penner, Betty Grable dans “The Day Tho Book ies Wept’\ Aussi “Daughters Cou rageous” avec John. Garfleld. PRISCILLA—“Kell’s Kitchen” avec Margaret Lindsay, Ronald Reagan. Aussi “For Love Or Mo ney” avec June Lang, Robert Kent. CUMBERLAND, Brunswick “Thunder Afloat’’ avec Wallace Beery. ---:o: HAUTE MAREE Boothbay Harpswell Portland Wlseasset Bath Gardlner 2.41 3.12 2.46 3.17 2.51 3.22 3.01 3.32 4.01 4.32 6.31 7.02 -:o: NOS LOCALES Mutations de propriétés— Les transactions immobilières suivantes ont été enregistrées au cadastre au comté: Ernest La flamme et Alice Laflamme, Au burn, à Raoul Langelier, de Lew iston; terrain à Auburn, $500.— Auburn Loan and Building Asso ciation à Maurice-J. Collet, Au burn; terrain et bâtisse à Auburn, $4,000—Imelda-V. Bossé à Phi lippe-J. Couture; terrain sur l’East Avenue, $2,000. Raoul Duguay, de Jay, à Fred Richard, de Livermore Falls; terrain à Livermore Falls. Naissance— Le 29 septembre, à l’hôpital Ste-Marie, Mme Edmond Martin, 80 Webber Avenue, une fille. Hôpital Ste-Marie— Les patients qui ont quitté l'hô pital Ste-Marie récemment, sont les suivants; M. Laurier Bilodeau, rue River; Mlle Rita Jalbert, rue Main; M. Laurier Bossé, rue Ri ver; Mme Léo Lamprou, rue Lis bon; M. Edmond Deshaies, rue Birch; M. Patrick Therriault, rue Blake; Mme Réginald Doucette et son nouveau-né, rue Horton; Mlle Muriel Dulac; Mme Arthur Goulet, Deuxième rue, Auburn; Mme Alfred Lachance, Upper Gloucester. Station de recrutement— Le United States Marine Corps a ouvert une station de recrute ment dans la chambre 18, Hôtel de ville, Portland. Les jeunes gens de 18 à 30 ans peuvent s'y rendre pour s’enrôler. Ils doivent avoir un bon caractère moral, être libres d’infirmités et être en bon ne santé. Comme il y a plusieurs vacances à remplir, on devra faire sa demande immédiatement, soit par une visite personnelle ou par lettre. Personne n’aura à atten dre. On peut s’enrôler tout de suite. Les annoncez de la ville— Le Bureau des Finances a voté une somme globale de $50 pour annoncer la Semaine de Préven tion dans le Sun, le Journal, le Messager et l’Auburn News. La commission a appris que la com mission du Feu avait voté d’an J. B. PULSIFER CO. Charbon Huile COKE—BOIS Téléphone 319 50 RUE RAILROAD, AUBURN A nita’s BEAUTY SALON Nouveau Local 91, rue Lisbon SPECIAL POUR CETTE SEMAINE Shampoo et Ondulation doigtée 60c Permanentes $1.50 et plus I'ermmieiilfii .saus macliino $8 et plus “Le Salon avec Horloge dans la Vitrine” TÉL. 1011 Pour arrangements OUVERT LE SOIR noncer Jusqu’à concurrencé dé $30 dans le Sun-Journal, bien que le Bureau des Finances soit le seul qui puisse contracter pour les annonces. On a déclaré que la pratique de la commission du Feu n’étalt qu’une continuation de l’ancienne coutume et que la ville se trouvait toujours en présence du même problème. Améliorations— Les contracteurs Pelletier Rivard ont commencé lundi ma lin, les travaux de réparation pour la nouvelle façade de la Mor ris Plan Bank, rue Lisbon. On la recherche— Les autorités sont à la recher che de Mme Lucie Grandmaison, de 44 rue Birch, âgée de 62 ans, épouse de M. Arthur Grandmai son, et qui est disparue de chez elle depuis dimanche. Elle me sure cinq pieds et trois pouces, pèse 131 livres et lors de sa dis parition, elle portait un manteau tan et un chapeau noir avec plu mes vertes. Usage gratuit du Manège— Le Bureau des Finances a ap prouvé, hier soir, d’accorder l’u sage gratuit du Manège aux étu diants de la High School, à la de mande de M. John J. Butler, prin cipal de la High School, et de M. Linwood Kelley, instructeur. Cela comprend l’usage quotidien de l’auditorium pour l’entraîne ment physique; l’usage quotidien pour les pratiques du basketball. dans l'après-midi et aussi certains soirs pour des joutes, en plus de certaines dates pour le tournoi de3 écoles du Western Maine, et pour la cérémonie de la gradua tion. On a accordé également l’u sage d’une salle plus petite dans la même bâtisse pour des répéti tions de fanfare. On a accordé l’usage gratuit de 1’hôtel de ville au poste local de la Légion Amé ricaine pour le programme de l’Armistice, le 5 novembre, et l’u sage du Manège, le 10 novembre, pour la somme de $50. On a voté la somme de $500 au poste pour l’observance de l’Armistice. Par ce que la date a déjà été réservée par les Odd Fellows, il a été dé cidé d'informer les autorités de l’hôpital Central Maine que la date du 1er décembre n’était pas libre pour le bal annuel de cha rité. Il a aussi été voté d’exiger à l’avenir une somme de $8.00 des organisations ou individus qui louent l’hôtel de ville, pour les services de deux officiers de po lice. Cela s’applique aussi au Ma nège. Soumission acceptée— Le Bureau des Finances a voté hier soir de recommander au gou vernement municipal d’accepter une certaine soumission pour une des trois écoles rurales qui ont été discontinuées. Il a recomman dé la vente de l’école Stetson, coin du College Road et du Stetson Road, à M. Norman Hanson, pour la somme de $500. Le gouverne ment municipal fera probable ment un ordre pour cette vente, à son assemblée de ce soir. M. Henry Richard, qui était le seul autre soumissionnaire, avait of fert $203.00. La plus haute sou mission pour l’école du River Road fut de $200 et pour l’école Jackson, de $155. Le Bureau des Finances a décidé d'évaluer la première à $300 et l’autre à $500. Un changement?— A sa réunion d’hier soir, la commission de police a étudié une demande faite par le propriétaire d’une station d’essence de changer la location d’un poteau indicateur de la circulation et de le mettre à 20 pieds plus bas sur la rue Lincoln, près de la rue Main, pour permettre l’accès plus facile de réservoirs à gazoline. C’est la sta tion d’essence, d’ailleurs, qui paie ra les frais. Au sujet des finan ces, le secrétaire Hood a déclaré que les chiffres du budget seront prêts lundi soir. Jusqu’ici, la Au Canada— Jo demande des passagers pour Québec eu Rivière du Loup, par tant L dimanche. Ceux qui dési rent y aller ou faire venir quel qu'un, communiquez avec AR THUR DUMAIS, 171 Main. Tél. 1022 et 4900. Excavation PAYSAGE ET GAZON Lewiston Cash Fuel Co. 480 rue Canal Téléphone 3148 -I I commission a dépensé ISO,000 et 11 lui reste $44,000 pour les six prochains mois. Compensation de $900— Un rapport de l’ex-juge-en-chef Pattangall, enregistré à Auburn, hier, accorde à Mlle Anna Gagné, de Lisbon Falls, la somme de $900 de Laurel Williams, de Topsham, comme résultat d’un accident sur venu le 21 décembre dernier. L’ar bitre dans cette cause a décidé que le fait qu’une somme de $650 ait été offerte en règlement et que Mlle Gagné l’avait acceptée, cela ne l’empôchait pas de réclamer davantage de Williams. Chez les Forestiers— L’installation des officiers de la pour St-Pierre No. 471 des Fo restiers Catholiques a eu lieu di manche après-midi, dans leurs salles. Les officiers ont été Ins tallés par le Chef-Ranger d’Etat, M. Arthur Métayer, qui est aussi Chef-Ranger de la Cour St-Pierre. Voici la liste des officiers instal lés: Chapelain, R. P. Mannès-E. Marchand; O. P.; vice-chef ran ger, M. George-O. Roberge; ex chef ranger, M. Philippe Martel; secrétaire, M. Alfred Dutll; secré taire-financier, M. Alphée Landry; trésorier, M. Lucien-A. Gaston guay; orateur, M. François La vertu; syndic pour trois ans, M. Alfred St-Pierre; pour deux ans, M. Lucien Roberge; pour un an, M. Apollinaire Côté; conducteurs, MM. Joseph Landry et Oscar Mar chand; sentinelles, MM. Joseph Labbé et Darius Marcoux. L'ex chef ranger, M. Philippe Martel, installa le chef ranger de la Cour St-Pierre, M. Arthur Métayer. Après l’installation, il y eut re marques par le R. P. Marchand et plusieurs membres. Des rafraî chissements ont été servis et il y eut programme récréatif et mu sique. Triple collision— Une triple collision s’est pro duite, à midi, à l'intersection des rues Webster et East Avenue. Fort heureusement, les trois vé hicules n’allaient pas très vite, ce qui a évité des dommages consi dérables. A la station de police, les officiers ont déclaré qu’un des trois chauffeurs s’était rapporté mais qu’on n’avait pas pris les noms au sujet de cet accident. Nommé gérant— M. Alfred-H. Tardif, de 92 rue Oak, a été élu gérant du maga sin municipal, à raison de $30 par semaine, par la commission de l’Hygiène et du Bien-Etre, hier soir. Il servira au bon plaisir de la commission. On a adopté la liste du stock de marchandises du magasin .telle que recommandée par l’Etat, à peu d’exceptions près. La commission a recom mandé l’achat de 25 cordes de bois franc de M. J.-Naz. Theriault, à raison de $6.50 la corde. Cha que corde doit représenter 12S pieds cubes. Ce bois servira à la ferme municipal. On a autorisé le directeur Rosario Giguère à faire nettoyer la bouilloire de la ferme. On a aussi recommandé 1 installation d’un réchaud dans l’auto du bureau d’Hygiène. M. Tardif, nommé gérant du pro chain magasin municipal, était autrefois gérant d’un magasin sur la rue Summer et avant cela il avait été à l’emploi de M. Fred McCarthy, à la Quality Shop, rue College. -:o: DÉCÈS Albert Mme Ernest Albert, née Mary Albert, est décédée ce matin à l’hôpital Ste-Marie, à l’âge de 4 9 ans. Elle était née à Lewiston, fille d’Olivier Albert et Joséphine Toutain. Elle laisse son époux, quatre enfants, Isidore Albert, Mme Josaphat Bossé, née Jeanne, Mme Antoine Landry, née Irène et Mlle Florence Albert; sa mère, Mme Elzéar Mormen, de Ste-Hé lène de Kamouraska; deux soeurs, Mme George Morin, née Marie Anna; Mlle Rose-Emma Albert, toutes deux de Ste-Hélène; un frère, M. Antonio Albert, de Ri vière-du-Laup; quatre petits-en fants. Elle était des Dames de Ste-Anne, du Conseil Gabriel de l’Union St-Jean-Baptiste d’Améri que et de l’Oeuvre des Taberna cles. Le service sera chanté same di matin. L’heure en sera indi quée plus tard. Le corps est ex posé au salon funéraire Ludger Albert, 2 rue Howe. -:o: L’amour n’est pas aveugle; très souvent, au contraire, il voit des rivaux où il n’y en a point. CLAVIGRAPHES “ROYAL,” $1 par semaine Régulier *54.50 Pour seulement $39.95 BERRY PAPER CO. 49 rue Lisbon Tel. 100 M. W. AWN1NG CO. Auvents—Stores Vénitiens —Téléphone 3146— 72, Neuvième rue, Auburn. O. A. Temple—0. T. WWtehouse Propriétaires DR. ALPEREN Optométriste Examen de la Vue Verres Ajustés 61 Ru»• Lisbon Tél. DES RECRUES LOCALES POUR VARMÉE Voici six jeunes Américains qui s’enrôlent dans l’armée des Etats-Unis qui sera station née dans la zone du Canal de Panama. Ces jeunes sont partis lundi après-midi pour le Fort McKinley où ils subiront leur examen physique final auprès du major Wm R. Needleman, mé decin du corps médical du 240e d’artillerie des côtes, à Portland. S’ils subissent cet examen, ils pourront chanter: “We are in the army now”. De gauche à droite: Robert T. JORDAN, de New Sharon; John P. BLAKE, de Hallowell; Henry L. LEFERE, de Livermore Falls; Elmo R. PARKER, de Lewiston; Emile-E. VEZINA, de Danville Junction; Sylvio-A. FOURNIER, de Lewiston et le sergent Melvin A. KELLEY, officier-recruteur de l’armée, à la bâtisse du bureau de poste de Lewiston. Le Bureau des Finances est un peu trop exigeant Hier soir, agissant sur uno recommandation île la commission des Travaux l’ublics, le bureau des Finances a décidé désormais que les organisations ou individus qui loueront la salle de l'hôtel de ville devront, en plus du $25 pour le loyer de la salle, payer $8.00 pour les services OBLIGATOIRES de deux officiers de police. Il a été rapporté que dimanche soir, au cours d’une représenta tion d'amateurs qui eut lieu à l’hôtel de ville, des gamins ont pro fité sans doute qu'il n’y avait pas de surveillance et ont causé quel ques dommages. Nous approuvons de tout coeur que la commission des Travaux Publics songe à fuire respecter la propriété publique. D'ailleurs, les plaintes qu’elle a reçues n’ont pas été inventées et il est prouvé aussi que si les individus ou organisations uvaient eu un peu plus de mé nagements pour la salle de l'hôtel de ville dans le passé, cet endroit serait plus présentable aujourd’hui aux troupes ou aux artistes étran gers qui nous viennent, lia commission des Travaux Publics a raison, cent fois raison, de prendre des mesures pour que la bâtisse de l’hôtel de ville ne soit pas la proie des vandales. Voilà sans doute pourquoi elle a recommandé au Bureau des Finances de décider qu’à l'uvcnir il y ait de la surveillance quand il y aura des spectacles ou représentations à l’hôtel de ville. Tout cela est très bien. Niais le moyen que vient de décider le Bureau des Finances est un peu trop rigide, un peu trop exigeant pour la plupart des organisations qui louent l'hôtel de ville. Qu'on exige $25 pour une salle dont les sièges, dans bien des cas encore, laissent à désirer—et cela n’est pas la faute des commis sions—cela passe encore, puisque tout le monde sera traité sur le même pied. Mais qu'on FORCE les organisations ou individus à en gager DEUX policiers pour faire la surveillance, c’est aller trop loin, et voici pourquoi. Tout d'abord, bien des organisations qui retiendront lu salle de l'hôtel de ville connaîtront des déficits en payant $25. leur déficit sera donc plus considérable avec les $8.00 additionnels. Et pourquoi nos organisations légalement établies à Lcwiston devraient-elles payer les pots cassés d'un organisateur qui a eu un spectacle à l’hôtel de ville et qui n'a pas retenu les services de sur veillants? Parmi nos organisations—et elles sont nombreuses—qui deman deront l’usuge de l'hôtel de ville moyennant $25.00, nous en con naissons qui comptent, parmi leurs membres, des constables ou des forts à bras qui pourraient en imposer au jeunes vandales tout aussi bien que certains officiers de police. I)e plus, il a été prouvé dans le passé, que la plupart de nos or ganisations ont elles-mêmes, volontairement, engagé les services D’UN officier, à raison (1e $4.00, mais qu’elles se sont servies d’un de leurs membres pour se tenir toute la soirée au pied d’un des es caliers conduisant à la grande salle, ce qui a empêché—-et ce qui empêchera toujours—l’entrée (le jeunes gens un peu trop turbulents. Voilà pourquoi nous répétons que le Bureau des Finances a pris une décision un peu trop hâtive en votant (l’être lui-même agent collecteur de $8.00 pour les services de la police. Il aurait pu commencer par EXIGER UNE SURVEILLANCE de la part de toutes les organisations et de tous les individus louant la salle de l'hôtel de ville, sans les FORCER à payer $8 au Bureau des Finances en plus de $25 de loyer, pour les services de DEUX policiers. Le Bureau des Finances a fuit pour le mieux, saus doute et son travail jusqu’ici a été irréprochable et surtout bien vu du publie, mais nous lui demandons, en justice pour NOS ORGANISATIONS locales, d’amender la décision qu’il vient de prendre. Si cela continue, pour payer les erreurs (le quelques individus qui n'ont pas songé à faire protéger la propriété publique, NOS OR GANISATIONS devront nécessairement S’ELOIGNER FEU A PEU de l’hôtel de ville et se résigner à faire des sacrifices ou à ne patron ner que les autres salles locales, bien qu’elles soient moins vastes, et l'hôtel de ville, |>our l’amour de $8 additionnels à deux policiers dont, on peut parfois se passer, continuera de ne retirer aucun sou, et le Manège, de son côté, continuera d’être offert GRATUITEMENT aux athlètes de la High School, tous les jours de l’année scolaire. 11 semble que le Bureau des Finances pourrait amender sou nou veau règlement et commencer par obliger l’engagement d’un poli cier, pour savoir si ce moyen va donner des résultats, avant d'en im poser davantage à nos sociétés. Ajoutons que le houveau règlement va obliger la Légion Amé ricaine et les autres groupes qui ont l’usage gratuit de la salle de payer également $8 pour leurs réunions publiques jiroclialnes A l’hôtel de ville. Le règlement est le même pour tout le monde. “Ceux qui prétendent que nous ne pouvons nous tenir hors d’une guerre européenne sont réelle ment eu faveur d’y entrer.” Robert A Taft. BÊPARAGES EXPERTS SUR BIJOUTERIE MONTRES DIAMANTS Lauzier Béliveau DEWITT HOTEL RUE PARK, Lewiston LABONTÉ LEBLANC CHARBON, BOIS, PÉTROLE et GLACE 392 rue Canal Tel. 2275 JOLI SOUVENIR ET GUIDE OFFICIEL DE L’EXPOSITION INTERNATIONALE DE NEW YORK Fortement illustré—Cartes et photos. Complètement en fran çais. LE MKRSAtJER vont» of fre ce magnifique livre-souvenii sans profit. PRIX, 50c Par la poste, 53c Tout le monde veut avoir un ami; personne ne s'occupe d’en avoir un. VIE SOCIALE PROCHAIN MARIAGE M. et Mme Albert Pratt ont annoncé les fiançailles de leur fille, Mlle Cécile Pratt, à M. Robert McClure, fils de M. et Mme Wil liam McClure, de 85 avenue Cum berland. Mlle Pratt est employée à la Lown Shoe Co. et M. Mc Clure au même établissement, comme électricien. Le mariage aura lieu le 28 octobre, à sept heures, à l'église St-Pierre. -:o: NOTES DE SOCIETES Le service anniversaire de M. Joseph Raymond sera chanté sa medi, 7 octobre, à 8 hrs, à l’é glise Ste-Marie. ARTISANS Canadiens-Français de Lewiston-Auburn— Avez-vous vos billets d'excursion pour les fêtes à Biddeford, dimanche, le 15 octobre? Billets aller et retour, $1, en vente chez les officiers des six succursales, ainsi que chez M. Henri Gauthier, épicier, 314 rue Lisbon; M. Roméo Parent, Troi sième rue. Auburn. Billets de ban quet aux mêmes endroits. EDOUARD GOSSELIN Président du comité. 4-5-6oct. --:o:— BERLIN M. Wilfrid Leclerc est décédé à l’hôpital St-Louis mardi matin, après deux semaines de maladie. Il fut opéré îe 23 septembre der nier. Il était né à Berlin, le 10 février 1905, fils de Joseph Le clerc et de Léa Lemieux. Il avait fait ses études à l’Académie St Régis et fut employé pour le compte de la Brown Co. Outre son épouse, née Juliette Cbatigny, il laisse quatre enfants, Robert, René, Pauline et Laurent; ses parents; quatre frères, Aimé, Hec tor, Ronaldo et Paul; quatre soeurs, Mme Edouard Lajoie, née Laurette, Mme Octave Cloutier, née Marianne, Mme Henri Beau doin, née Marguerite et Mlle Lu cille Leclerc, toutes de Berlin. -:o: PETITES NOTES “Nous n’aurons jamais un re couvrement économique en Amé rique que lorsque nous aurons eu un recouvrement moral.’’ —Dr Frank Buchanan. “Les hommes sont naturelle ment sentimentaux. Pour être de grands amoureux, l'on doit les nourrir de subterfuges et de co quetterie avec les belles d’au tres générations assumées.” Norma Shearer. PRESCRIPTIONS REMPLIES A BAS PRIX ACHETEZ TOUJOURS A LA Pharmacie Turgeon 366 RUE LISBON TEL. 472-J Autobus quotidien— .Tons les matins, on autobus quitte Lewiston pour toute la Beaucc, Lévis et Québec, via Jackman. Promenade confortable et bon marché. Renseignements chez Blanche Turcotte, 322 Lis bon, Tél. 3270 ou au Grayhound Bus Terminal, 109 Main, Tél. 52. Romain J. Marcoux OPTOMÉTRISTE 185 RUE PINE LEWISTON Yeux examinés Lunettes ajustées Prompt service <k Réparations Heures 9 à 12—2 à 6 Le soir par arrangements Téléphone 185 Statistiques d'un trimestre Voici quelles sont les statistiques officielles du bureau de M. Raymond-J. Levesque. Registre du Cadastre du comté;* pour les mois de juin, août et septembre cette année: Assignations Liens Bons Corporations Décharges Baux Divers Plans Ventes privées Quittances Liens sur taxes Garanties Testaments 36 32 19 3 167 14 127 o 10 108 259 263 27 1,288 $18M 8.0*0 19.00, 15.00' 71.75 10.50 165.75 2.00 7.50 81.00 29.50 197 25 27.00 $917.40 LES CADETS C.O.F. M. ROBERT-O. DESJARDINS Les C.O.F. Cadets ont eu l’é lection annuelle de leurs officiers, ces jours derniers et M. Robert O. Desjardins a été élu président. Les autres officiers sont les suivants: Vice-président, M. Con rad-R. Desjardins; secrétaire, M. Vincent Gilberti; trésorier, M, Klmo Landry, réélu; publiciste, M. Elisée Dutil. M. Adélard Lemelin a été réélu directeur et instructeur des Ca dets. Les membres du conseil sont MM. Jeau-B. Tempesta, Elisée-A. Dutil, Raymond Doucette, Nor mand Chassée et Robert Fortier. --:o: PERSONNEL M. Adelbert Pelletier et son fils, Henri, de Ste-Perpétue, comté de l’Islet, sont en visite pour quelques jours chez des parents à Lewiston. Ils visitèrent aussi des parents à Salem, Mass. M. et Mme Anthime Trudeau et M. et Mme Antonio Brûlé, de Crookston, Minnesota, sont partis pour l’Exposition de New York, après avoir visité M. et Mme Wilfrid Delorme, rue Spring, Lew iston. M. Jean-Paul Nadeau. rue Wal nut, est parti ces jours derniers, pour ses études au collège Rigaud do Montréal. L’abbé Leger Létourneau, de Ste-Marle, est allé aider depuis quelques jours au curé Charles Proulx, de Mexico. Mme Marie Paradis, rue Cedar, est en promenade pour quelques jours chez des parents, au Cana da. M. et Mme Flavien Bëdard, SI rue Broad, Auburn, sont reve nus de six semaine de visite chez des parents et amis dans l’Alber ta et autres endroits dans l’Ouest Canadien. Ils nous disent que les ponts sont tous gardés par des soldats depuis le commencement de la guerre. M. Jean-Paul Carpentier, rue Dow, est parti aujourd'hui pour Hyde Park, Mass., cornent gérant dans un magasin d’épicerie New berry’s. M. Joseph Morin, rue Bartlett, partira à la fin de la semaine pour un voyage de quelques jours à Boston. Mme Marie-Aune Grenier et son fils Michel, de Chicago, au trefois de Lewiston, étaient en visite ces jours derniers, chez des parents et amis. -:o: MONTREAL, 4. M. Elzéar Touchette, 74 ans, est décédé chez lui. Son corps a été transporté à la morgue et une enquête aura lieu. Peoples Savings Bank Coin des rues Ash et Lisbon “Le Coin Pratique” AVEZ-VOUS BESOIN D’UN EMPRUNT Consultez-nous n i m p o r te quel jour. Nous faisons des prêts sur premières hy pothèques sur immeubles Lewiston Auburn, jusqu' 60% de la valeur a» Conduisez un Bon Char llsagé CHOISISSEZ dans des VALEURS EXCEPTIONNELLES Service DE SOTO— PLYMOUTH Joseph Lü'stntz Forrest Carleton Adélard Lussier Phi) Flock f. C. DlUingham ADVANCE AUTO SALES. INC. 17 RUE FRANKLIN, AUBURN. 11 MINOT AVENUE. AUBURN. Téléphones, 90 91 Intrigues d’un chef allemand Aux Etats-Unis I] avoue avoir fait écrire« aux Sénateurs et aux Congressmen POUR L’EMBARGO C’est ainsi que tant de let tres sont arrivées à nos parlementaires CHICAGO, 4. ftJ.R) Le Dr Otto Willumelt, Fuehrer du Ger man-Anierican Bund de Chlgpgo, a reconnu hier devant U Commis sion présidée par le eprésentant Martin Dies, démocrate du Texas qu’il a recommandé à de« con gressmen de voter pour le main tien de l’embargo sur les armes et les munitions. 4 Willumeit a parlé aux journa listes de son témoignage qui a été fait au cours d’une séance se crète de la Commission Dies. Il a dit avoir avisé tous les mem bres du Bund et ceux d’une autre association allemande dont il est également le chef d’envoyer et de faire envoyer des lettres aux sé nateurs et congressmen pour leur demander de voter contre la levée de l'embargo, parce que cette le vée serait favorable à l’Angletes re et à la France. Le témoin est natif de l’Allemagne, mais il est naturalisé américain. f Elle voulait se jeter à Feau Avec son enfant.—Déses poir d’une jeune femme MONTREAL, 4. -—Urt passant fut intrigué par les pleurs d’un enfant accompagné de sa mère, au bord du canal, à Ville-Emard. En l’interrogeant, le garçonnet raconta à M. Louis Charbonneau, que sa mère voulait se jeter à l’eau avec lui. Pendant qu’il tentait de dissua- f der la jeune femme, Mme Joseph Gosselin, âgée de 35 ans, elle ab sorba une dose de poison encore inconnu. Hélant un automobilis te, M. L. Monette, celui-ci consen tit à la conduire à l’hôpital Géné ral de Verdun, où l’on déclare que son état est satisfaisant. Le lieu tenant Thivierge fut appelé à faire enquête et une accusation de tentative de suicide a ensuite été portée contre Mme Gosselin. Son fils se nomme Roland et il est âgé de 8 ans. da Qualité 'QOdOQ CHUVOTHC 1WCI8A