Le Messager (Lewiston, Me.)
June 8, 1939

Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.

Page 1

This page's text is still being fetched. See the page, or reload in a moment.

Page 2

NOUS SOMMES SEPARES v y Noua somtaes séparés depuis des jours, des mois, Des ans, peut-être, ou bien, depuis hier, qu’importe! Puisque dans l’infini le même vent emporte Et confond, à jamais, demain comme autrefois. bien souvent, les soirs, j'éprouve ta pensée Veillant parmi la mienne. Un mot suffit, un air, Un lambeau de discours, un coin de quai désert, Et, je ressens soudain ta présence en allée. Non, malgré ton exil, je ne puis croire encor Que le sort entre uous ait voulu tant d’espace Et souvent je te vois, silhouette qui passe Sereine et toujours même en le même décor. Et je pense à part moi: les heures sont prochaines Où j’entendrai ton pas, où j’entendrai ta voix Résonner, calme et grave, ici comme autrefois, Ressuscitant l’écho des paroles anciennes. Charles REGI8MAN8ET Deux faux dans la pétition de Ray Patriarca Xa Commission d'enquête du Massachusetts a constaté ce fait RUDE AUDACE Un prêtre mentionné dans la dite pétition n’a jamais existé î BOSTON, f (U.PJ La Com mission chargée par la Législatu re de l’Etat d'enquêter sur le “Pardon-Parole Racket" a été in formée aujourd’hui que le nom d’un prêtre qui n’a jamais existé -jq été employé dans la pétition de Raymond Patriarca. ancien enne mi No 1 du Rhode Island et qu’un autre prêtre signa cette pétition sur de fausses représentations. Ol n’a pu retrouver aucune tra ce à Providence de l’un des prê tres qui se portèrent garants de l’honorabilité de la famille Patri arca et on a découvert qu’un au tre prêtre mentionné dans la pé tition ne sut que récemment que son nom, mal épelé dans cette pétition avait été employé. Ce dernier prêtre a été Interro gé par la Commission. Patriarca fut gracié «après a Voir purgé 84 jours seulement d’une condamnation à 3 à 5 ans de prison pour vols à main armée h Brookllne et Webster. -:o: Les monarques vésiteront ils l’Etat du Maine Le Gouverneur Barrows les a aimablement in vités à s’y arrêter CE SERAIT BREF Une réception aurait lieu près des frontières du Nouveau-Brunswick j BAINT JEAN, N. B., (U.R) Il vient d’être révélé que le gouverneur Lewis O. Barrows a invité le roi George VI et la reine 1 Elizabeth d'Angleterre à visiter l’Etat du Maine. Cette invitation a été transml sé à Leurs Majestés par le secré taire d’Etat Cordell Hull et l’am bassade britannique à Washing ton. C’est le gouverneur Barrows ;qui a annoncé, lui-même, cette nouvelle lorsqu’il est passé ici en Is'en allant dans l’Ile du Prince 1 Edouard. C'est près des frontières du Nouveau Brunswick que la récep tion aurait lieu et le roi dévoile irait une tablette commémorant lun siècle de paix entre les deux •pays. I M. Barrows dit que l'heureux ;accord conclu entre les Etats :Unla et le Canada fait l'envie du imonde entier. Il serait peiné que •le roi et la reine ne pussent fai jro une petite visite au Maine et ;il croit que cette visite va cimen ;ter plue étroitement encore les liions qui unissent notre pays k ll’Angleterre. K VIENE, 8 Une centaine de ;Juif* libérés récemment des Camps de concentration à la con dition de quitter le territoire al lemand, ont fait hier une grève -de plusieurs heures couchés sur! ïe plancher, dans le but d’obtenir I ;des officiers de l’émigration la promesse que l’on ferait diligen ce pour leur permettre de sortir I Mu pays. ILE SIROP GRAY Émt 01 GOMME O'IPINCTI ROUai V Vo» prondi-portnt» tn Il prenaient pour touloe« joorg* «t poitrm* congw> ta toux moton hlta'M in on ovaitnt touioun à ta Son offKociré rtitta to mèmt I r*M«i •■(•wtf'kxl «tain*. ‘Bonne Cuisine POTAGE AUX HUITRES 1 pinte d'huîtres 1 choplne de lait 2 c. à soupe de beurre Sel et poivre Faites chauffer le lait. Egout tes les hultree, faites bouillir le jus et écumes; Immergez ensuite les huîtres dans ce jus et lalssez les cuire jusqu'à ce que leurs bords se crispent. Versez dessus le lait bouillant et assalssonez. Servez immédiatement. HUITRES FRITES Egouttez et asséchez les hut tres. Après les avoir assaisonnées de sel et de poivre, passes-les dans de l'oeuf battu; roulez-les dans de la chapelure et faites cuire en grande friture ou dans une poêle à frire. Servez avec des rondel les de citron. BEURRE O’ANCHOIS 4 c. à soupe de beurre 1 c. à soupe d’essence d’anchois Faites mousser le beurre et l'es sence d'anchois. Le mélange pren dra une couleur rose pâle. BEURRE DE CURRY tasse de beurre Pâte de curry au goût Mélangez ces ingrédients. SAUCE AU BEURRE ET AU CITRON 4 c. à soupe de beurre 2 c. à thé de jus de citron Battez le beurre en y incorpo rant le Jus de citron.

SAUCE AU BEURRE A LA MAITRE D’HOTEL i tasse de beurre 1 c. à soupe persil haché fin 1 c. à soupe Jus de citron Bettes le beurre en crème com me pour un gâteau et ajoutes-y peu à peu le jus de citron. Puis additionnez le persil. Mettez dans la glacière. Avec une spatu le en bois, on peut en faire des boulettes et en déposer sur cha que morceau de viande ou de pois son en le servant. -:o:———— Le village des yeux fermés Loin des champs de bataille, au nord de Kouang-Toung, Chine, ex iste un village de pêcheurs. Ce vil lage, reluisant de soleil et pauvre comme le sont tous les villages chinois, n’avait rien d’extraordi naire, si, fait étrange, tous ses ha bitants, hommes et femmes, ne devenaient aveugles dès leur pre mière jeunesse passée... La tradition veut que ce mal étrange qui ronge lentement les .veux soit héréditaire. Fatalistes, les villageois l'aceptent sans se plaindre, sans rien changer à leur vie. Les savauts qui ont passé par oe lointain village expliquent que le mal est dû aux tornades pério diques de sable fin qui envahis sent régulièrement le petit village qui, sans elles, seraient un vrai paradis terrestre... 8ur une plage de Kouang-Toung Ce village, ce n’est point la cité des aveugles qui avait pris nais sance dans la somptueuse imagi nation de Wells; non, car il exis te réellement sur une plage du Kouang-Toung et sous le plus beau ciel du monde. Le ciel et la mer: azur. La plage: or. Blason de beauté. Les palllottes de pê cheurs fleurissent derrière les fi laos. Sur la plage, un Chinois lan ce hardiment l’épervior, tandis qu’à l’horizon, calme peinture à l’huile, les voiles carrées des sam pans, brunes et blanches sont, vues du rivage, des poissons vo lants surgis de l’eau profonde pour le bonheur des yeux. Le bonheur des yeux... Justement, une petite vieille Une Banque Utile BXFRElMEjrTRB DANS LA SOLUTION DBS PROBLEMES D’ABOENT PERSONNELS wnlNOUSmBUtttiK MORRIS PLAN SCBVKt 3MCo—m» St MP UtkM SL PO NT LAN O LCWISTON vous et moi' par Liane LÉGENDE DES TRÉSORS ENFOUIS Par LIANE Presque tous les résidants de l’Etat du Texas connaissent j les histoires, vraies ou fantaisistes, qui se débitent sur leB tré-j sors enfouis dans leur Etat Trésors, valant pour des milliers, j voir des millions de dollars en or, argent, pierres précieuses, ca I chés, dans les siècles passés, le long des rives du fleuve Rio Grande Del Norte, lequel forme une partie de la frontière natu relle qui sépare les Etats-Unis du Mexique; trésors enfouis, peut-être, sous quelque chêne géant, sur les bords du fleuve Co-1 lorado, ou encore le long du Old Spanish Trail qui va de Mexi co City à Monterey; ou bien sur l’île Gai veston, laquelle fut, dans le passé lointain, un château-fort de pirates espagnols; veines précieuses de mines ensevelies puis abandonnées dans la nécessité urgente de fuir un ennemi qui approchait Si vous vous arrêtez assez longtemps dans eet Etat, vaste comme un empire, qu’on appelle Texas, nul doute que vous en tendrez, à votre tour raconter des histoires de richesses incalcu lables sous forme de barres d’or ou d’argent solides, ou de mi nes perdues. Le secret de la location de ces trésors est gardé soigneusement par les Indiens, tout comme l’est celui de la mine célèbre tant recherchée et jamais encore trouvée de “SAN SA BA”. De tels récits nous parviennent par diverses sources. Beaucoup sont légendaires, ayant été transmis de père en fils, de génération en génération, quelques-uns sont historiques. On ressuscite, de temps en temps dans les journaux et revues, les contes dits et redits de ees trésors enfouis, donnant des dates, des noms de personnes, la valeur des richesses ensevelies et, quelques fois, la location approximative est même donnée. Des récits nous en sont faits par des vieillards mexicains qui les ont appris de leurs ancêtres. Ils nous assurent, en toute sincérité, que leurs pères, grand-pères ou arrière-grand'pères, ont rappor té dans leur foyer des morceaux de cet or ou autre métal pré cieux. “Si senor, es verdad...” Oui, Monsieur, c’est bieiTla vé rité. Notre père (ou grand’père) revint d’une excursion, un jour, avec autant d’or qu’il pouvait transporter sur son dos, ou sur celui de son burro. Plus tard, quand il fut proprement équippé en provisions et instruments pour reprendre le chemin du trésor, il lui fut impossible d’en retrouver la location. Les marques indicatrices avaient été enlevées et, sans cela, il lui était»tout à fait impossible de se reconnaître”. Le dernier cha» pitre du roman se trouve arraché. On ajoute cette nouvelle his toire à la longue liste des trésors enfouis et des mines ensevelies. Un des plus captivants récits de trésors enterrés, est celui des millions de Steinheimer. Ce dernier vit le jour en Allema gne, au 18ème siècle. A la suite d’une déception d“amour, il s’enfuit pour aller s’engager sur un bateau. Les années qui sui virent le virent pirate... et très capable dans cette sanglante mais fructueuse carrière. Ayant amassé un joli magot, il dé cida de quitter le “métier”. Après maints vagabondages, il fi nit par se fixer près de la ville de Monterey, Mexique. C’est à cet endroit qu’il découvrit une riche veine d’or qu’il exploita secrètement avec deux péons mexicains. Au commencement du 19ème siècle, l’ancien pirate recevait la nouvelle que sa fiancée d’Allemagne était rendue à St. Louis, Missouri. Il se mit immédiatement en relations avec elle, d’a près les lents moyens de communications de l’époque, et, à son grand bonheur, apprit qu’elle n’était pas mariée. Sur réception de cette nouvelle, sa résolution fut prise: il irait la retrouver. Il plaça tout son or dans des sacs de cuir qu’il plaça, ensuite, sur le dos de burros, puis, accompagné de ses deux serviteurs, il par tit pour son long voyage. à suivre vient de sortir de sa casse, si vieil* le, qu’elle parait devoir être une morte depuis déjà longtemps. Mais non, elle n’est pas morte. El le serre sur sa poitrine plate un nourrisson endormi (La tendresse n’a polint de patrie. Elle habite semblablement, le coeur de toutes les femmes.) Ses yeux vides sont levés vers un ciel Indéfini. Qu’im porte puisque ses pieds nus con naissent les douceurs du sable, le hérissement les coquillages. Elle salue nos voix en passant, la bon ne vieille, d’une grande révéren ce cérémonieuse comme toute la Chine, qui est aussi une très vieil le dame de plus de quatre mille ans. Puis elle s’en va, dirigée par le sûr contact *e ses pieds nus, et sa silhouette courbée, qui tend vers la terre, est absorbée dans la lumière d’or du soleil. Oelles qui voient encore Alors deux petites filles s’avan cent en tenant à deux mains, com me une offrande, uns corbeille SEULEMENT 15 JOURS DE RESTE POUR ACHETER CE MODERNE MAGIC CHEF A $49-95 m et votre Vieux PoMe (Argent comptent) Paiements Mensuels $1.80 ACHETEZ MAINTENANT ET EPARGNEZ Lewiston Gas Light Co. 42 rue Ash T4U., 112-113 _ plate garnie de coquillages. De# coquillages vraiment, ces Joyaux multicolores? Ces conques ouvertes aux rayons du eolell; les uns hérissés aux pointes agressi ves; les autres tendres et lisses comme un coeur de> jeune fille. C'est à leur métier à ces petites filles de vendre, aux rares pas sants, ces coquillages des mers du sud, joujoux familiers entre leurs doigts de princesses, tandis que l’homme, peut-être leur père, au torse nu, lance son filet loin du rivage. Que tout est calme! Et quelle douceur d’entrer dans cette eau bleue si soleillei.se qu’on la dirait criblé d’étoils. Méfiez-vous des méduses cependant: ces saphirs épars dans la mer aux ligament» Irisés qui entourent doucement votre Jambe pour la marquer d’u ne Irréparable brûlure. Et des re qulmaux gentils qui viennent s'é battre sur le sable, comme des en fants échappés de la nursery. (tous le vent «le sable Mais voici tout à coup venu du fond de l’horlson marin un grand vent qui accourt chargé de la sourde fureur des tropiques. Il soulève le sable en tourbillons. Il le dissémine à la ronde comme uue pluie d’or infiniment déliée; et, ténu, ce sable pénètre dans les plis des vêtements sous les on gles, dans les cheveux soudain a-j lourdis, dans la boucbe soudain, I desséchée, dans les yeux. C’est cela, dans les yeux! Les deux ipetltea tilles chinoises qui souriaient avec l'Indifférence de toute l’Asie aux sournoises me naces de la méduse Irisée, aux Jeux des requlmaux sur le sable, les deux petites rentrent en cou rant dans leur maison de paille, au flanc de la dune. Là, chez elles, elles déposent leur trésor et elles ferment les yeux. L’homme aussi est entré dans la paillotte et maintenant, la tête dans les mains, 11 attend. Seule, au seuil de la case, la vieille d'outre-tombe aux yeux blancs, ouvre ses prunelles vides vers le ciel; et, au chant du sa unwwi «m IC fSoite aux Questions PAR LIANE Q939 Pour la FILLE Qraduée Pierre et Sceau BAGUES $4 et p1us SERVICES PLUME et CRAYON Aussi grande variété de LOQUETS $2.50 et plus PERLES $1.00 et plus CROIX $1.00 et plus SERVICES DRESSOIR $3.50 et plus PARAPLUIES $1.95 et plus BRACELETS $1.00 et plus SERVICES MANUCURE $1.00 et plus LES Cadeaux de Graduation DE HAMEL GAGNENT LES HONNEURS Lorsque vous donnez un cadeau aussi important, qui du rera une vie. qui sera toujours chéri, e tqui sera encore élé gant après que le gradué sera devenu adulte! Voici quel ques suggestions de HAMEL qui expriment les félicitations. Nouveaux Modèles 1939 de Montres connues dans tout le pays Hamilton Elgin Waltham Pour la Fille Graduée et le Garçon Gradué Vous pouvez acheter ici avec confiance absolue Pour le QARÇON Qradué Services Plume et crayon "Waterman—Parker—Schaeffer Toutes les couleurs $1.60 et plus ALLUMEURS DE CIGARETTES Toutes les marques $1.00 et plus Avec étui combinaison Seulement $3.00 et plus PORTEFEUILLES $1.00 et plus avec SERVICES ETUIS A CLEFS $1.00 et plus SERVICES de VOYAGE $1.00 et plus Beaucoup d’autres cadeaux de gradua tion trop nombreux à mentionner. R. HAMEL 252 RUE LI8B0N M BER VICK AVEC UN BOURIRE LEWI8T0N, MAINE

Page 3

This page's text is still being fetched. See the page, or reload in a moment.

Page 4

Le Messager Membre U# i* United fni» habité chaque »u, UMptl 1» Dimanche MjWi de rèteeTan *6. «8® ru» 14»bon, teirutjn, pu Lt MESSAGES PUELIsBUIO 00. VIO LE MESSAGES a nd pu dnaneiereinent mwiMW Xooi erreur» typographlqnea. qui peureul ee IWWII ur tu annoncée un tout* annonce JJI roiuot gitane» réfutai le* une irreui typographique, eere pubtUe Lee annonceur» eout prié» d'en aeertu ln LE MESSAGES ae réaenre le droit de annonce» Inadmleelble» Payes le portent du MB88AGIB. a Lerniatsn-AabUfn 15 cents P»1 8EMAIHB, chaque VS*»MBI8Wt Abonnement payable d’avance au autaan du KE8SA GEB comme «ult TAUX O AlOKHEMUrr V MOIS 6 MOIS OS AM Patrie jut» au dabor» da te EeureUe-Ai^ieteete Liste d'abonnement* TlrUP* tant la» trola m CETTE MAJORATION DES PENSIONS AUX PERSONNES ÂGÉES La Commission des affaires nouvel les de la Chambre a terminé son tra vail sur les changements proposés au su jet de la loi de Sécurité Sociale du gou vernement fédéral, en votant une aug mentation de $5 par mois sur la part que le fédéral verse aux Etats pour la pension des vieillards. Ainsi le maximum de $15 serait porté à $‘20 par mois, pourvu que l’E tat soit à en faire autant. Cela voudrait dire une pension de $40 par mois pour les vieillards, dans tous les Etats qui consentent à payer aussi $20, comme le gouvernement fédéral. Cela n’empêche pas à l’Etat de voter des pensions plus considérables à ses vieillards, quand il le veut et le peut. Il y a une distinction profonde en tre les allocations aux vieillards ver sées par le fédéral et les gouvernements locaux et les assurances de la Sécurité Sociale. Les allocations de $15 que le fédé ral verse actuellement et qu’il se propo se d’augmenter à un maximum de $20 pourvu que les Etats les doublent, sont des secours directs versés aux vieil lards qui eu ont besoin à cause de leur manque de travail et de ressources. Les allocations de Sécurité Sociale au contraire sont une sorte d’assurance, à laquelle travailleurs et patrons con tribuent, et que tous toucheront plus tard en arrivant à l’âge de 65 ans, qu’ils soient riches ou pauvres, dans la meau re des années de travail sous la loi de sécurité sociale et dans la mesure des gages et salaires qu’ils ont touchés. Cette majoration de $5 sur l’alloca tion fédérale, recommandée en comité, sera probablement votée par la Cham bre, qui veut montrer ses bonnes inten fions à l’égard des vieillards, même si elle a voté contre le Plan Townsend. La Commission fait remarquer que bien peu d’Etats versent actuellement aux vieillards les $15 nécessaires pour obtenir $15 du fédéral. Les organisa fions du vieil âge devraient travailler d’abord auprès des' gouvernements lo eaux, pour obtenir tout ce qui leur peut revenir, avant d’en demander davanta ge au gouvernement fédéral, si libéral en ce moment. La Commission a aussi voté de li miter à 1 pour-cent pour les trois an nées qui vont suivre la taxe de sécurité sociale des patrons et des employés, taxe qui devait être portée à 1.5 pour-cent en 1940. A moins que les décisions du comi té et ses recommandations ne soient acceptées par la Chambre, à payer 1.5 pour-cent en taxes de sécurité sociale, à dater du 1er janvier 1940 VN TÉMOIGNAGE A ENREGISTRER D’un échange: A propos des âueries et turpitudes publiées par ‘'Life” et “Times”, deux ma gazines populaires qui fleurissent dans le terroir de notre grande république, le ‘Boston Herald” a publié, sous le ti tre “Silly”, l’article que voici et qui ven ge quelque peu le bon sens américain: “An illustrated weekly publisked a pieture of the King and Queen entering au open carnage in the presence of a great throng in Ottawa, the Dominion capital. Underneath is the legend: “He re is good British Ottawa. Their majes ties ride in an open landau with foot men and outriders instead of the Chrys ler with bullet-proof glass they used in Freneh-Canadian Québec”. “The writer of the words quoted pro bably pictures hordes of “Patois” spea king descendants of the original set tiers of New France, groauing under a British yoke and burning for a chance to get rid of the French-Canadians for the royal pair in Québec and Montréal and the rural districts he would hâve WTitten differently. “The car provided for the King and Queen in Québec had shatter-proof glass The landau provided at Ottawa was an old fashionod carriage, built by a former royal governor and raoderni zed for tb* occasion. An/ one who finds sinister significance in these two facta ha* a lively imagination. "Britiah Ottawa”, ia not excluaive ly English-tpe&king. It U abont bail French-Canadian. Across the river ia a Freneh suburb, and the aurronnding country is more Frencb than Engliab. The Freneh in general excel their En glieh frienda in the nicetiea of conduet. A noter auaai que le ‘Boston He rald”, rédigé par des gêna ayant de l’instruction et de la culture, n’a jamais coupé dans la sotte légende du Patois Canadien, ce qui prouve qu’il ne parta ge pas l’ignorance crasse et les préju gés de certains de ses compétiteurs de Boston, la “ville-lumière” de la Nouvel le-Angleterre. LES PENSIONS DV VIEIL AGE De ‘L’Avenir National”: L’idéal de la plupart des gens est aujourd’hui de pouvoir se retirer d’af faires à 50 ans avec uue rente d’au moins $200 par mois pour agrémenter leurs loisirs. C’est aussi l’idéal suprê me qu’ont eu vue les directeurs des grandes campagnes économiques et po litiques, fraternelles et sociales en fa veur des systèmes les'plus osés de pen sions du vieil âge. On n’est pas vieux à 50 ans, puis que la moyenne de durée de la vie hu maine a été prolongée de onze ans, de puis le commencement du vingtième siè cle. On dit même avec raison que 60 ans, c’est la jeunesse du vieil âge, â no tre époque. Mais les places sont si ra res après 50 ans, les chômeurs sont si nombreux à tout âge, les loisirs sont si agréables de nos jours, que tout le mon de rêve de retraite prématurée. Le plus célèbre de ces projets de pension du vieil âge est évidemment le Plan Townseud. Son inventeur, le Dr Francis E. Townseud. espèce d’ascète de la Californie âgé de 72 ans, rêve non seulement d’allocations de $200 par mois pour tous les citoyens de plus de 60 ans, mais de solution de tous nos pro blèmes économiques en obligeant tous les bénéficiaires à dépenser chaque mois l’allocation reçue du gouverne ment et prélevée au moyeu d’une taxe spéciale de 2 pour-cent sur toutes les ventes faites au pays. On se moqua d’abord du Plan Towu send, mais l’idée fit son chemin, encou ragée par les expériences économiques et sociales destinées à nous sauver de la crise, depuis sept ans. On essaya de dis créditer Townsend lui-même, mais sans réussir à lui enlever son prestige. On compte aujourd’hui dans tous les Etats de l’Union, le Deleware excepté, plus de 10,000 clubs Townsend composés de 30 à 3,000 membres. Ces clubs prétendent avoir joué un rôle essentiel dans l’élec tion de 156 représentants et de plusieurs sénateurs au Congrès actuel. Leurs chefs sont consultés, choyés, portés sur la main par les politiciens de toute cou leur. Au point de vue économique, le plan Townsend prétend être aussi pra tique, logique et réalisable que bien des initiatives du New Deal. La retraite de tous les travailleurs âgés de plus de 60 ans réduirait de 8,000,000 au moins le nombre des chômeurs; ce serait la fin du chômage. Ces 8,000,000 dépensant chacun $200 par mois donneraient le si gnal d’une activité économique sans pré cédent même aux Etats-Unis. Le coût du premier versement serait fantasti que, mais le gouvernement serait pres que immédiatement remboursé par les ventes et les revenus additionnels. Ain si parlent les protagonistes du Plan Townsend. Et leurs paroles sont tellement é coutées, tellement suivies aux Etats Unis que le gouvernement s’est mâté de voter certaines mesures de sécurité so ciale destinées spécialement au vieil âge, afin d’enlever un peu d’emprise à Townsend et à d’autres avocats des pensions exorbitantes. Ainsi, à dater de 1942, tous les travailleurs âgés de 65 ans et plus bénéficieront d’une alloca tion mensuelle proportionnée à leurs gages et salaires actuels et au nombre d’années qu’ils ont été inscrits sud la liste de la Sécurité Sociale. D’autre part, le gouvernement dou ble, jusqu’à concurrence de $15 par mois, les allocations versées par les di vers Etats en pension aux vieillards. Et maintenant, le Bureau de Sécurité So ciale propose de commencer à faire les paiements fédéraux en 1940 au lieu de 1942, tel que voté d’abord. 11 propose aussi d’inscrire sur la liste des 42,600, 000 bénéficiaires du système de Sécuri té Sociale, les quelque 6,000,000 d’hom mes d’affaires, d’agriculteurs, d’employ és du gouvernement ~et du service do m^s‘r<|ue qui n’y s nt s inclus. Mais le gouvernement doit se hâ ter, car les protagonistes des pensions du vieil âge sont actifs et puissants. Le grand-père brûle du désir de recevoir sa pension, tandis que ses fils et petits fils rêvent de la pouvoir dépenser à leur guise, pour accroître leur bien être et la prospérité générale du pays. Nous ne parlerons pas pour le moment des autres convoitises qui surgissent tous les jours autour de ces allocations de $200 par mois. La défaite récente du Plan Town send, en Chambre, était à jfrévoir. Mais elle donne une force nouvelle au mouve-* ment en faveur de ce projet et d’autres systèmes de pensions du vieil Age, pour les élections de 1940. Les protagonistes des pensions de vieillesse forment au jourd’hui l'un des groupes les plus puis sants depuis que la bande des prohibi tionnistes a fait voter le fameux amen dement dix-huitième. Seules des mesures efficaces de sé curité sociale et une reprise notable des affaires peuvent empêcher l’adoption du Plan TownSend ou d’autres projets du même genre, durant les sessions à venir, par les législatures de certains Etats et par le Congrès, sous pression des clubs Towusend et des renards qui abondent dans les coulisses parlementaires. Quand un mouvement de cette envergure est lancé aux Etats-Unis, rien ne peut l’ar rêter. Du train où vont les systèmes et l’idée de pension du vieil âge,tdepuis dix ans aux Etats-Unis, tout le monde a l’impression de se préparer une heu reuse vieillesse. Personne n’a hâte de vieillir, mais nous travaillons tous un peu dans l’espoir d’atteindre un mini mum de sécurité pour nos vieux jours, si la Providence nous en réserve. Si le gouvernement assure à tous les citoy ens de plus de 60 ans des allocations mensuelles d’une certaine importance, tout le monde sera content désormais d’atteindre au moins la jeunesse du vieil âge. N’est-ce pas? LES MERVEILLES DE LA TÉLÉVISION Chaque invention bouleverse la vie des humains. Il n’en est pas une cepen dant, croyons-nous, dont l’influence, en core inconnue, ne doive plus transfor mer la vie de chacun que la télévision. Depuis longtemps, l’homme veut con quérir l’espace et le temps. La victoire arrive. Le mot séparation, le mot voya ge n’ont plus aucune signification. Grâ ce à la télévision, “cette suprême dé couverte, écrit Marcel Prévost, nous an nexe l’univers. Le sens du mot voyage j est changé: c’est le monde extérieur qui se déplace, vient à nous, s’arrête devant nous. Un écolier—quand la télévision scolaire sera définitivement accomplie— aura fait plusieurs fois le tour du mon de... à l’Age de dix ans. “La vie intime sera également transformée par la vul garisation de cette invention. Les poètes ne pourront plus chanter les affres de la séparation. On ne sera jamais séparé de l’être chéri.” Dès à présent, dans deux grandes villes allemandes, distantes j d’environ mille kilomètres, des cabines publiques de télévision sont installées, et les interlocuteurs se voient comme ils s’entendent. “Voilà donc un point d’acquis et l’Amérique ne devrait pas tarder à bénéficier de cette splendide invention que l’on tarde un peu trop à mettre sur le marché pour ou ne sait quels motifs. La télévision révolution nera la vie intime des familles et la vie des peuples. De “L’Evénement-Journal”: La résiguatiou est le remède le plue sùr contre le malheur. La religion est une mère on la quit te au premier succès, elle nous attend à la première larme. Les querelles ne dureraient pas longtemps si la faute n’était que d’un côté. Nous aimons mieux ceux à qui nous faisons du bien que ceux qui nous eu font. On pardonne facilement à ceux qui nous ennuient; mais jamais à ceux que nous ennuyons. On parle de la vitesse des aéropla nes! Ce n’est rien comparé à la néfas te rapidité de la calomnie et de la médi sance. La guerre! Vingt millions de per sonnes endeuillées, ruinées! Une qua rantaine de nouveaux millionnaires! D’un oeuf blanc sort parfois un poulet noir. N’oublie pas que ce que tu crois être importera toujours plus p^ur toi que ce que tu es. Le premier devoir des rois, c’est In justice.

LES MOHICANS raoitei Justin cacha son visage antre ms mains, comme si la jeune fille, en passant devan* lui, et en voy ant la rougeur <le son visage, en dût comprendre la cause. De retour fc la maison, Il s’en ferma dans sa ebambre, et resta muI, pendant deujc heures entiè res, à s’interroger. SI, au bout de ces deux heures, l’amour qu'il avait pour la jeune fille ne lut état pas entièrement révélé, s’il hésitait encore h nom mer le sentiment de son coeur, une révolution allait s’accomplir e nlut qui ne devait lui lalsser aucun doute. Le soir, vers dix heures, après avoir vaqué aux derniers soins de la journée, Mina, comme d’habi tude, descendit pour dire bonsoir fc Justin, et lut tendre son front pour recevoir le baiser fraternel. Ce solr-lfc, lorsque Mina entra dans la chambre, le corps du jeu ne homme frissonna des pieds à la tète, et une flamme passa sur son visage, pareille fc celle qui courut sur le front de la jeune fille le jour où Justin la surprit l’archet fc la main. Il l’embrassa sur le front; mais, en l’embrassant. Il devint pAle comme Mina le jour oti ,611e chan tait sa chanson dans la cour obs cure, et où, surprise par soeur Céleste, elle avait commettre une profanation se able fc celle que l'on commet en parlant haut dans une église. Le baiser qu'il lui donna lui sembla Impie, illicite, plein de convoitise: 11 recula avec terreur, renversant sa chaise, et faillit tomber fc terre, quand la Jeune fille, le regardant avec des yeux inquiets, lui dit; —Oh! comme tu es pûle, ce soir, frère Justin! Qu’as-tu donc? serals-tu malade? Oh! oui, 11 étatl bien malade, le pauvre Justin! Il était frappé au coeur d'un amour mortel. A partir de ce Jour de la r ète Dteu, de cette heure où, la pro cession, il s'était senti jaloux en voyant un renard hardi se fixer sur Mina, il parut ét.ange à tout le monde: il avait tout à coup des élans imprévus qui étonnaient, la famille, des joies sans cause apparente qui l’épouvantaient: 1 puis il retombait subitement dans des silences mornes et obs- j tinés. Lui, qu'on n'avait jamais en- j tendu chanter, s’était, un beau i jour, en montant de sa chambre celle de sa mère, mis à parcou rir toute la gamme, à Jeter au vent toutes les notes du clavier I humain. Un autre jour, on l'avait ren- j contré gambadant par les rues comme un écolier en vacances. Enfin, on le voyait s'enfermer dans sa chambre pendant des soirées entières sans que le moln- dre bruit, y trahit sa présence: j et, lorsque, indiscrètement, on j regardait par ie tro\i de la ser- rure, on le voyait tantôt assis et j immobile comme s'il était pétri fié, tantôt marchant et gestlcu-1 lant comme s'il était fou. Ces symptômes, et d'autres en core plus effrayants, furent re marqués par soeur Céleste et par mère Corby, tout aveugle qu'elle était. Les deux femmes résolurent de s'en ouvrir au vieux professeur, qui était resté le Mentor de Jus tin. Ils s'enfermèrent, un soir, tous les deu- et, comme un vieux mé decin qui n'a pas même besoin de tâter le pouls de son malade pour apprécier la gravité du mal, le bon Muller alla droit au fait, et faillit renverser son élève quand, la porte à peine fermée, il l’aborda par ces mots: —Justin, mon garçon, tu es a moureux fou de Mina! XXII Flagrant délit d'amour Justin resta atterré. Ainsi ce secret qu'il avait en foncé si profondément au dedans de lui-même, qu’il l'avait cru ca ché même à son vieil ami, sou vieil ami le savait! et, si lui, qui n’habitait pas la maison, connais sait l’état de son coeur, la mère la soeur et qüi sait? La jeune fille peut-être aussi en étaient elles informées. La certitude que eon eecret é talt dévoilé le troubla et l’abattit, et ce fut arep l’apparence d’un coupable que, le front baissé, la langue balbutiante, Il répondit M. Muller: —C'est la vérité. Le bon professeur le regarda, puis haussa les épaules. —Alons, dtt-11, relève la tête! Justt releva la tête, soumis et rougissant comme un enfant. —Regarde-moi, continua Mul ler. Justin le regarda en balbu tiant: —Mon cher maître. —Eh bien, mais, mon cher élève, reprit celui-ci, pourquoi donc n'en serals-tu pas amou reux? —C’est que... —Qui donc en serait amoureux sinon toi? Ce n'est pas mot, Je suppose! Voyons, ne fais pas le niais plus longtemps... Qu’est-ce qui te chagrine donc dans cet a niour, et pourquoi eu fais-tu un mystère? N’es-tu pas d’àge à ai mer, et pourrals-tu trouver, dans le monde entier, un plus digne objet de ton amour? Aime donc, mon garçon! aime comme tu as travaillé: aime avec honneur, a vec passion, avec folie, si tu peux! O ndlt que c’est si bon d’aimer! —Vous n’avez donc pas aimé, vous? —Je n’ai Jamais eu ie temps,. Il y a mille choses que tu ignores, et que l'amour t'expliquera, à ce que l'on assure. Avec le travail et l'amour, tout s'éclaircit autour de nous et en nous; on travail lait: on était fort; on aime: on devient bon. Mais Justin, malgré les paroles paternelles de son vieil ami. se couait la tète, et ne répondait pas. —Voyons, dit le professeur du ton de la plus profonde tendresse, et eu lui prenant les mains, qui t'empêche de parler? qui te re tient? à qui, si ce n’est à moi, confieras-tu les premières joies de ton coeur? n'avons-nous pus assez souffedt et pleuré ensem ble? où trouveras-tu un coeur plus sympathique que le mien, une oreille plus attentive que la mienne? Peut-être n’y vola-tu pas bien clair, dans ton coeur; en ce cas, débrouillons la chose h nous deux, redevenons plu’ jeunes de dix ans. Tu te souvient de nos promenades dans le parc de Ver sailles? Nous marchions la nuit, regardant le ciel—et c’est tou jours le ciel qu'on regarde, vois tu, quand ou désire ou qu'on craint quelque chose; nous mar chions donc, regardant le ciel, et nous tenant par la main. Un jour, tu me demandas; “Si je m’égarais dans ce bols, comment retrouve fais-je tnon chemin?" et Je répon dis; "Sols tranquille, jamais tu ne t'égareras avec moi!” Eh bien, il en est de même aujourd’hui... Tiens, donne-moi la main, et fai sons route ensemble: le coeur ne ressemble-t-il pas un peu au bols iuextricable où nous marchions dans l'obscurité? «Tu es perdu: donne-moi la main, et, à nous deux .nous retrouverons le sen tier! Justin sauta au cou du vieux maître, et l’embrassa, les yeux ruisselants de larmes. -—Pleure, mon fils, pleure! dit le brave homme; de joie ou de douleur, il fait toujours bon pleurer; les larmes rafraîchissent le coeur, comme les pluies d’été les jours orageux du mois d'août; mais, après que tu auras pleuré, réjouis-toi, et parlons de tes es pérances, —Oh! mon bon maître! mon maître bien-aimé!... —Eh bien, quoi? —Si elle ne m'aimait pas, elle! —Es-tu fou? demanda le vieil lard; et pourquoi donc veux-tu qu'elle ne t'aime pas? C'est son ftge que le coeur chante sa pre mière chanson; pourquoi le sien ub la chanterait-il pas pour toi, mon bot» et digne fils? —Ainsi, mon cher Muller, de manda le Jeune homme, vous croyez qu’elle m'aime? —J’en suis sûr, tussi vrai que tu es un honnête homme assez simple pour en douter. —MaiB c’est que je ne lui ai jamais demandé. —Et tu as eu grandement rai son! est-ce que c'est une deman de à faire? est-ce que nous, qui ne sommes que des amis, est-ce LES MOI N EAUX Les moineaux jasent dans l’avoine En véritables petits moines Avec de faux airs attendris. Dans leurs poussiéreux uniformes De brunes bures uniformes Qui n'ont ni couture ni pli. Les moineaux jasent aux fenêtres Comme, en chaire, de petits maîtres Qui font des discours ennuyeux Ils n'ont jamais appris à lire. Mais ils ont le coeur tant à rire, Le coeur léger, le coeur joyeux Les moineaux jasent—les commères Sans aucun scrupule se faire Sur la réputation d'autrui.... Ni n’ont cure de croquer notes Les pauvres têtes-de-linottes, Trop heureux de faire du bruit A d'autres les chansons plus belles. Sérénades et tarentelles I— Eux. ils chartent av:c Lurs ailes... Et dans mon coeur de chemineau. Comme un printanier écho, J'entends caqueter les moineaux MAGNANARELLE que noua avoua eu besoin de noua dire l'un à l'autre que noua noua j aimions? est-ce que cela ne ae volt paa du reste? —Oui, voua dites vrai, mou ami, elle m'aime! —Je le crois bien! et c’est lui taire injure que d'en douter. —Oh! mon bon et vénéré maî tre, al voua saviez combien cette assurance de votre part me rend heureux, si vous saviez combien je me trouve tout autre que jo n'étais 11 y a un Instant, rasséré né, transfiguré! J'en deviens, pour ainsi dire, plus cher à mol-même; j'ai de ma personne, Je ne le di rai qu'à vous, mon ami, une opi nion toute différoente de celle que J'ai eue Jusqu’ici: Je n'aime en quelque aorte de me sentir aimé! La conscience du bonheur rend orgueilleux; mais comme l’or gueil qu’on éprouve est expansif! comme ou voudrait avoir des I brassées de fleurs pour les jeter j à pleine mains sur la tête de tous les hommes! Ils causèrent ainsi longtemps, le jeune homme et le vieillard, le jeune homme brûlant, et le vieil* lard se réchauffant au feu de l'a mour. Et, cependant, parfois les 6 clalrs de joie que lançaient les yeux du Jeunr homme étalent voilés par les nuages qui pas 1 salent sur son front. Pendant une de des éclipse»; —Hélas! dit-il. j'ai bientôt trente ans; elle en a seize à pei ne: je pourrais presque être son j père. Ne craignez-vous pas. mou ami, que nour 11e prenions la piété filiale, la tendresse frater nelle pour l’amour véritable? —D’abord, répondit le vieil lard, tu n'as pas encore trente ans, si J'ai bonne mémoire, et, eusses-tu trente ans accomplis, tu iis pas i air a pii avoir plus do vingt-cinq: les cheveu., blonds te rajeunissent de dix ans. Ne t’ef farouche donc pas de ton âge; laisse mémo gagner à Mina sa seizième année, et joui» sans crainte et sans honte de ton a- niour. Tu l'as hleu mérité, mon j fils, par ta vertu exemplaire. Et le vieillard embrassa Justin comme 11 eût fait effectivement j de son fils. Et 11 fut convenu entre les j deux ami» que, Mina n’ayant que quinze ans. on garderait encore i le silence devant la mère, devant lu soeur et devant la jeune fille. I„a mire et la soeur n’auraient pas la force de garder e secret, et il répugnait au- deux amis d'é- veiller dans l'âme candide de la jeune fille ces désirs bondissant dans le coeur de Justin comme des chevaux nouveaux-nés. On se promit seulement d'en i parler lo plus souvent possible i seul à seul, entre soi. Aussi avec quelle piécaution les deux gin la fermaient-ils la porte, de peur que U secret, pu- i reil à ui: parfum, ne s'échappât de la chambre, et ne moi tàt jus qu'à l'appartement des femmes! Les soirs où le vieux maître re venait, tout allait bien à dix heures, heure à laquelle on se couchait invariablement au pre mier étage, on se séparait des femmes, puis l'on descendait, et plus d'une fois M. Muller s'aper çut qu’il s'était attardé jusqu'à l’heure insolite de minuit à écou ter, pour la centième fois, le récit des impressions amoureuses du jeune homme. Mais, quand il n'était pas là. le cher professeur, avec qui Justin pouvait-il parler d'elle? sur quoi pouvait-il répondre les trésors de sa joie intime? Oh! s'il eût osé en causer avec son violoncelle! Parfois il tirait cet ami, muet depuis si longtemps, non seule ment de son armoire, mais en core de sa caisse: il le pressait contre son coeur, le serrait entre ses genoux, faisaft gliBser ses doigts dans toute lo longueur du manche, et, silencieusement, pas sait *ur lea cordea l’archat sus pendu. Alora, il aourlait; car, avec J'o i-eüle dt l'Imagination, il ente^* dait tout ce que lui eût dit le vio loncelle a'ii lui eût été permia de parler. D'autres fols, ce dialogua muet ne lui aufflaalt paa; alora, par le* belles nuits d'été, il sortait douct ment, tirait les verrous de la porte de la rue, gagnait la bar rière. et, avide de bruit, de soit tude et de mouvement, s’en allait par la plaine, récitant à la brise, la nocturne Amie de l’amour et du malheur, lea plus belles stro phes des poètes grecs et latins qui ont chanté l'amour. C'est par une de ces nuits, an niversaire de sa rencontre avec la jeune fille, qu’il s'en était al lé s'étendre dans les blés, les bluets et les coquelicots, parmi lesquels nous l’avons découvert au commencement du précédent chapitre. Ce soir-là, c'était uns solenni té, un soir de fête; il n'étalt là, comme nous l'avons dit, que pour rendre gr&ce au Seigneur de l’ange qu'il lui avait envoyé. Aussi, après avoir passé une heure ou deu dans les blés, com me neuf heures et demie seule ment sonnaient à l'église Saint Jacques du Haut Pas, lui pnssa-t 11 à l'esprit qu’il avait encore le le temps de revenir à la maison, et do dire bonsoir à Mina avant qu'elle fût couchée. 11 se mit uussltôt à ouvrir le compas de ses grandes jambes, et revint tout courant pour rentrer chez lui. A la porte, il trouva un gamin d'une douzaine d'années qui l’at tendait. L’enfant l’arrêta. —Monsieur, lui dtt-tl, voilà vo tre mouchoir, que vous avisa per —Comment !mon mouchoir? —Oui. il est tombé de votre poche, quand vous ôte» *ortl, U y u deux heures. —Et lu l'as trouvé?... —Oui. —Pourquoi ne l’as-tu pas ren du tout de suite? —Je n'étals pas bien sûr quo ce fût à vous; U passait plusieurs messieurs en môme temps. J'ai crié: "Ohé! qui est-ce qui perd son mouchoir?'’ On m.'a dit: "Tiens, c’est à ce monsieur qui est là-bas, là-bas!” Vous étiez dé jà à un quart d elleue. "Bon! nl-je dit, j'aime mieux l'atten l’nttendre que de courir après lui. Reviendra-t-11, ce monsieur? Certainement. Où demcure-t II? Il demeure là. Quel est il? C'est l’amoureux de la pe tite. Kt, la petite, où demeu re-t-elle? _ Elle demeure chez lui. Ah! bon! ai-je dit, s'il est l'amoureux de la petite, et si la petite demeure chez lui. il ne tar dera pas à revenir." Et je vous ni attendu: j'ai bien fait, puis que tous voilà... Eh bien, vous ne prenez pas votre mouchoir? —Si tait, mon petit ami. dit Justin, et voici pour ta peine. Et il donna dix sous à l'enfant. Bon! une piüte blanche, dit celui-ci; je vais la changer: la vieille me la prendrait tout en tière. au lieu qu'avec dix sous, je lui eu donnerai cinq, et je gar derai les cinq autres. L'enfant fit quelques pas, tan dis que Justin pensif introduisait d'une main tremblante la clef dans !n serrure: mais, revenant sur ses pas: —Dites-donc, monsieur, de manda l'enfant en le tirant par sa redingote. —Quoi? —SI vous voulez savoir si elle vous aime... —Qui? —La petite donc, votre amou reuse. —Eh bien? (à suivre) Nous Offrons LA 36ème SEMAINE Un Couvercle à Casserole et 1 assiette à Fruits En peu de temps vous posséderez ce magnifique Service de Vaisselle Limoges Américaine, pour 12. 110 Pièces Décoration Or 22 Carats CE COUPON et 5 autrei, numérotés de 211 216, avec 44c donnent droit an porteur de l'offre de cette se maine. n peut être accepté au bureau du jour nal, LE MESSAGES. SI VOUS DONNEZ cotre commanda par U poitc, tnroyea 1S CENTS additionnel* pou frai» do porta, pou eanrrb U rayon da ISO milita da c* tartan. MOU ADRESSE VILLE I.E MESSAGER

Page 5

Un auto heurte un arbre: 4 blessés MONTREAL, 8.— Un accident qui aurait pu causer instantané ment la mort de quatre personnes est survenu ces jours derniers, alors quqe lauto dans lequel elles avalent pria place a donné contré un arbre. Les victimes, qui sont toutes aemi>consclentes à l'hOpltal St Luc, sont MM. Rodrigue Germain, 38 ans, 8609 ave. Casgraln; Geor ges Morin, 27 ans, 4515, même rue: Mlles Cécile Meunier, 21 ans, 665 rue Dufresne, et Aurore Té 98c Itt-g. l.OK Manchet boutantes! Jupes séparées! Shorts plissés! Ht II sont les plus gais Impri més coton que nous ayons jamais vus! 12 h 20. SLACKS TWILL Coton, tailleur! Quel ques-uns agrafes au eûté. 12-20. CHEMISES SPORT Hég. 59c. Avec studs réels! Coton peigné. 47' femmes Epargnez 18%: Rég. .Vie! VENTE! ROBES FRAICHES Transita renia et Percales! Voile à picota Midland Permanent! Percales Paci fic Mills’ Trian Imprimés! Batiste bleu bonnet! Types corsages et toilette, délicieu se garniture, pouleurs sta bles Points, 12 à 52. (’hef à la Parade des Valeurs VENTE! BAS SOIE TRANSPARENTS l’ne Vente Ward que les femmes ménagères atten dent! 3 fils, ringless, tout soie, transparente exquise! Toutes les nouvelles nuan ces Importantes. Aussi épaisseur service 57c 1* 84 Tissu Hopsuclüng frais Iluyures romaines claires Chic nouvelle garniture Epargne exceptionnelle à temps pour la v'ACANCE! Rayures multicolores bril lantes! Blanc, avec garni ture broderie!! Bouts dra pés flatteurs. Naturelle ment vous en voudrez plu» d'une paire MONTGOMERY WARD 179-183 RUE LISBON, LEWISTON. treault, 21 ans, 5SI mémo rue. Selon le rapport de la police du poste No. 2T, l’auto filait ver* l'ouest, boulevard Oouin, quand, près de Montréal-Nord, le chauf feur perdit soudainement le con trôle du volant; sa voiture alla se heurter violemment contre un ar bre. Le choo fut tel que l'une des jeunes filles fut projetée hors de la voiture pour tomber sur le bal con d’une maison voisine. La police croit que l'auto de vait filer à une allure plutdt ex cessive, à en juger par les domma ges faits à l’auto. -:o: Une fillette de 11 ans a reçu $25,000 Ecrasée dans un aaccnseur, tl y a quatre ans, elle obtient cnfln justice do ln part d’une gr*a> do corporation BOSTON, S. une flllette de lt ans, Hope-M. Stewart, de 210 Riverway en cette ville, a obtenu deux verdicts en sa laveur dans l'action de |25,o00 contre Esther Neckes, propriétaire de la maison d'appartements oû elle lut estro piée. il y a quatre ans, et contre la State Finance Corporation qui déteuult la principale hypolht que sur cet édifice, au moment de l'accident. Son père, James-W. Stewart, a obtenu un verdict de 21,750 en sa raveur. Bien que le verdict soit ouble et le même pour eaeukn des défendeurs, la cour ne permet à la flllette et à sou père de ne tou cher quune fois le montant accor dé par le tribunal. Le père rece vra donc $1,750 et la fille $25,000. L'accident est arrivé quand la petite Hope était âgée de 7 ans. Elle vivait au cinquième étage de l'édifice et prit l'ascenseur pour descendre au quatrlèmeè En ar rivant au quatrième, elle ouvrit j la porte intérieure de l'ascenseur arrêté, puis la porte extérieure. Au moment ofi elle ouvrait la porte extérieure, l’ascenseur ré partit tout A coup et la broya cou tre le palier Son père actionna les proprlétai Elle fut grièvement blessée. Son père actionna les propriétai res A cause du mécanisme détec teurs de l'ascenseur qui aurait dû être examiné. On lui a donné gain j de cause ainsi qu’à su petite fille infirme. --:o: Encouragez noi Annonceur* UNE CLASSE MODELE Pour la deuxième fois eu moine de cinq an*, le* écoles publiques de cette ville peuvent se vanter d'avoir une classe détenant un re cord partait sous le programme des Sept Points, tel qu'établi par l'Etat. Récemment. Mme Margaret Li zotte. garde-malade des écoles, présenta k Mlle Heleu Donovan, institutrice des deuxième et troi sième grades de l'école Frye, la bannière Ruban Bleu, donnée par l'Etat aux classes ayant at teint un degré de perfection 100 pour cent dans les sept points d'hygiène. C’est ta deuxième fois que les classe* de Mlle Donovan obtien nent cette recompense, ayant éta bli un premier record en 1935. C'est la seule classe des écoles de Lewiston qui ait jamais eu cet honneur. Pour gagner cette récompense, chaque élève de la classe doit a* voir 100 pour cent sur la denti tion. la vue, l'oule, la posture, les habitudes, la correctiou de la gor ge et l'enregistrement de nais sance. Kn plus de la bannière donnée à la classe, chaque élève reçoit un certificat et une épingle des Sept Pointu certifiant qu'il i t'eut conformé aux exigence* du programme d'hygiène. Kn obtenant cet honneur, Mlle Uonovan et eee claaeee apprécient la aplendide coopération que leur ont donnée Mme Margaret Ll xotte. Mme Janet Tapley Tuttle, de la Croix Rouge et M. Louis Maaciadrl, directeur physique, le* parents des enfants et le Or Ro bert J. Wlseman Jr., officier d’hygiène. Notre photographie représente les élèves des classes de Mlle Do novan, ainsi que Mlle Uonovan elle-même. Une partie d’un quai s’effondre à Québec QUEBEC, 8. Une partie du quai auquel était accosté le va peur "Oregon" s'est effondré t:es jours-ci, et un camion chargé fut précipité 6 l'eau avec son chauf feur, Stanley Murray, Joseph Che valier, Agé de .16 ans, plongea aussitôt pour secourir Murray qu'il réussit à ramener à la sur face. Chevalier et un autre ou vrier, Thomas Dumont, ont été légèrement blessés lorsque le quai s’effondra. -:o: _______ GRANDE JOIE DU CARDINAL Honneur qui rejaillit sur le t'a* •lutin français, dit le légat du Pape PARIS, 8. Le Journal "La Croix” publie une entrevue ac Breaking All Value Records.. Réceptacle à Légumes Les légumes verts se tiennent à 1a fral cbeur du jardin dans ce gros Réceptacle de 8 quartes. Couvercle porcelaine Tablette* Glissantes Apportent les Ali ments remisés eu avant I Un avantage rarement trouvé à ce pris I Food Guardian Montre d'un coup d’oeil 1a température de remisage exacte eu dedan» du cabi net 1 Congélateur Rapide Facile à nettoyer, ne tache paa. Fait flii cubes de glace, 6 11 ▼res par congélation! Lumière Automatique Parait lorsque 1a porte s'ouvre... s'é teint automati quement lorsque la porte se ferme I PRIX SENSATIONNEL Juste $5 COMPTANT* l’achètent Appuyée par un plan de protection de 5 ans sans frais additionnels! C'est une voleur île $170! Ce modèle a été tellement populai re dans une offre précédente dans le mois que uous la répé tons sur demande populaire! Elle est tout à fait nouvelle., grosseur extra! Aire de ta blettes 12.10 pieds carrés! Es pace extra dans le bas! Email lustré cuit au four à l’exté rieur! Porcelaine durant une vie à l’intérieur!! Mécanis me super-puissance silencieux, économique! Plus les caracté ristiques ci-dessus! *Painicnts mensuels, Frais pour crédit UNE VALEUR DE $80! GROSSE LEVEUSE, TOUTE BLANCHE 23 GAL. Magnifique, gtreamliued! Con struction de précision! Gran de cuve porcelaine, capacité î!t galions, an sommet 18 à la ligne d’eau! Ronderlaéc pour prévenir la rouille! Ks noreuse Lovell avec pression sélective! Mécanisme scellé dans l'huile! Châssis émail cuit au four! Modèle à Pompe $52.05 47’s $5 Par Mois Paiement comptant—Frais pour crédit Modèle engin à gaz. $72.96 MONTGOMERY WARD •tfi'-lbi RUE LISBON TEL. 2 8 6 0 cordée à Kome par le cardinal Villeneuve à son correspondant. "Il est difficile, a dit Hon Kml nence, de traduire la joie et l'hon neur que Je ressens d'avoir été choisi comme légat pontifical à Domrémy. Toute légation hono re grandement le cardinal qui en est investi au nom du Saint-Père, mais que dire d’une légation eu France et pour les fêtes de sainte Jeanne d'Arc! Mon coeur d'évé que canadien-françuis en est ému au delà de toute expression. Lors qu'en 1915 Je revins en Halntoh ge au pays de mes ancêtres, déjà les plus vifs sentiments provoqués par la communauté d'origine et de fol affluèrent des profondeurs de mon être. La grande croix de la Légion d'honneur avait officielle ment consacré en ma personne ces liens indéfectibles lors de la com mémoration de Jacques Coeur. Comment ne rendrais-je pas hom mage aux autorités françaises qui se sont toujours ingéniées à dé velopper cette mutuelle et fami liale affection! Il n'est pas d’é gards que vos pouvoirs publics ne s'apprêtent encore à témoigner au cardinal-archevêque de Qué bec revêtu au surplus de la di gnité de légat. "J’en suis extrêmement touché. Aussi bien est-ce le pape lui-même qui entend par là, prolonger sa tendresse paternelle pour la Fran ce, (111e aînée de l'Kglise. On con naît le culte de Pie XII envers sainte Jeanne d’Arc. Que n'a-t-li pu venir lui-même à Domrémy. Je reste confondu d'avoir à le re présenter pour cette glorification du patriotisme chrétien. Ainsi du moins, s'affirmeront encore la ci vilisation et la paix, comme davantage l'unanimité de nos as pirations catholiques, messagères aussi notre fol inébranlable dans les destinées providentielles de ce cher et grand pays auquel j'envoie par avance mon plus cor dial et fraternel salut.” Adolescents arrêtés pour vol audacieux l'a jeune homme et une jeune Mlle devront répondre à l'areu* Nation de liold*up Mur un mes* Nager de la phartnaeie Inédite k Montréal MONTREAL. Les sergent s détectlves Bond, Bédard et O. Le mieux ont arrêté Réal Bertrand, 17 ans. aana adresse connue, et Irène Giroux, 16 ans, sans adres se conuue également, dans une pension du nord de la ville. Cette arrestation est en rapport avec le hold-up commis lundi dernier sur la personne de Jacques Cadot, employé de la pharmacie Leduc, qui fut forcé à la pointe du revol ver de donner son argent à Ber trand, après avoir été entraîné par Irène Giroux à sortir par la porte d’arrière de la maison où il s'étalt rendu pour livrer des marchandises. Bertrand avait eucore sur lui le revolver calibre .32 dont il s'é tait servi, mais il n'était pas char gé. Bertrand et la Jeune Giroux avaient été rapportés disparus par leurs parents au sergent-dé tective Lemieux. Les deux jeunes gens comparaîtront en Cour de po lice sous l’accusation d’avoir com mis un hold-up. —1Cecil Fre: ch, 30 ans, a été arrêté par les sergents-détectives Clarkin et Harvey, de la Sûreté municipale, dans une taverne du carré Chaboillez. 11 était recherché par la police de Thorold. Ontario, sous l'accusatiou d'avoir assailli un constable. Il s'était évadé de prison le 1» juillet 193S. La police fut avertie qu’il y avait à l’hôtel un nommé Krench recherché pour un vol de 9100. Les détectives ont trouvé U pho to de Krench dans les archives. Le prévenu a nié porter le non» do Franck, 11 a déclaré se aoa mer Jftck pike. D’après les cir culaire*, l’évadé de ïhOrold por tait Un tatouage en (orme de coeur percé. Le sergent-détective a alors relevé la manche de son brae droit et a aperçu le tatoua ge. De {dus, lés empreintes digi tales ont démontré que Fretich et Plke ne eont qu’un seul et même Individu. Il a été écroué en at tendant les instructions de la po lice de Thorold. -:o: Citoyen de St-Léonard tué dans un accident M,'Raymond Lortie, menuisier de Mt-Iiéonarrl, revenait chea lui en bicyclette, lorsqu’il est frai» pé par une automobile.—A un mille de St-Léonard. Il ex pire peu après_Enquête à Ht* Raymond ST-LEONARD, PortneUf, 7. M. Raymond Lortie, un menuisier de St-Léonard, Agé de quarante ans, marié et père de cinq enratus, to stationné sur la route ani au cours d’un accident d'automo bile, survenu à quelques arpents de chez lui, A l’intersection des routes de St-Léonard et de St Raymund. M. Lortie n’a pu sur vivre aux blessures qü'll avait re çues. Son corps a été transporté A la morgue Saint-Raymond, où le Dr L. Lavallée s tenu une en quête aujourd'hui même. Celle-ci a révélé que la mort (le M. Lor tie a été accidentelle. 11 était environ midi lorsque la tragédie s'est produite. M. Lor tie qui travaillait depuis quel ques jours chez M. Eugène Le clerc, marchand de St-Léonard. revenait en bicyclette chez lut pour dîner lorsque près de l'in tersection des routes de St-Léo nard et de Bt-Kaymond. A un mille environ du village de St Léonard, il tut frappé par un au tomobile conduit par M. O. Bro chu, garagiste de Donnacoua. Le chauffeur du Véhicule avait vou lu éviter une flaque d'eau qui se trouvait sur la route. M. Lor tie arrivait en sens Inverse sur sa bicyclette. La collision se pro duisit. ua victime Mit projetée sur la route. Le P. A. Rouleau, CSSR., qui se trouvait dans l'auto des cendit Immédiatement et doniitt l'absolution au blessé. En même temps, les voisins voyant un au to stationnée sur la route arri vèrent en grand nombre. Mais la victime était tellement déflgu rée que personne ne la reconnut. Ce fut la soeur de M. Lortle, dont le père demeure à quelques ar pents seulement du lieu de la tra gédie qui Identifia son frère par une bague qu'il portait a la main droite. L'accident s'était produit à très peu de distance de la demeure du blessé. Malgré des soins d'ur gence, M. Lortie ne put survivre et il expira sur la route quelques minutes après avoir été frappé. W AT ERV ILLE M. Napoléon Qiroux, ttgé de 70 ans, barbier bien connu, est dé cédé à l'hépital lundi soir, après une courte maladie. 11 était né A Beaueeville en 1869 et demeurait ici depuis cinquante-deux ans. Il était barbier depuis quarante cinq ans. Il était membre des Mo dem Woodmen. Il Inlsse son épou se, Mme Caroline Glroux. qu’il épousa II y a quarante-deux ans; six fils, Raymond-V., de Boston: Ernest-J. et Hector, de Haver hill. Mass., Gabriel et Daniel, de Waterville, et Albert, de New York: une fille. Mme Everard Lessard, de Waterville; quatre frères, Philippe, de Magog; Orner, de Beaueeville, le R. V. Raymond, d’Iberville, Qué., et Joseph, de Winalow; une demi-soeur, Mme Amanda Fortin, de Waterville. Il laisse aussi 14 petits-enfants. Réservé Tlltpkonll S'avança. C'ait U nantira rapldl, Allll SI l'ASlUKER in W* calice 4a Bn-daiamalne. au dta plana at rdaarvatlana da tn-da-aanalna. Cala 4vl. ta la déuppolntamant. Cala Iparfna ta tdtofa. Ma appala an dahar» etttiat >an Il jour, at lent particuiMtamant Md *af chi la nuit al la diaianalia. flux Typlquea an Debora Entra Lawlaton at Tana Tanx da Huit at da Jour Dimanche Blddeford. Ida. .UK Brookllne, Mata. .IA ,4a Kaihua. lt. H. s.n .ta Hartford, Oonn. .«a .55 Taux Station à Station pour 3 Minutai Tua failli» Isa» fédéral! l'appll duo aux raa où la charge ait de cents ou plus. Enylind Tstolitnt talacrask Ca Téléphonez à l’Avance Bergdoll veut venir en aide aux chômeurs NEW YORK, Cîrover Cleve land Bergdoll a révélé les larmes aux yeux à uns réunion avec ion épouse et trolR de leurs cinq en fants à la prison militaire Cas tle William qu'il se proposait d’u ser de ses richesses pour soula ger les chômeurs du pays pour lesquels 11 a constamment refusé de combattre. Condamné à passer cinq ans sur nie Governor pour avoir é* chappé à la conscription, 11 es père rouvrir sa brasserie de Phi ladelphie et ses autres propriété», dit son épouse allemande. Le petit Robert Rodier succombe PROVIDENCE, 8 John Lom ba, de la rue Tockwotton, conduc teur du camion qui frappa et bles sa mortellement le petit Robert Rodier, âgé de 8 ans, de la rue Winthrop, Pawtucket a plaid* non coupable à l'acusation d'avoir conduit de façon dangereuse. 9a I caution a été fixes par la cour à mille dollars. 1 Ce garçonnet qui a été frappé i alors qu'il traversait l'avenue Xewport a succombé à l'hôpital à une fracture du crâne. Il était un j écolier de l'école Ste-Céclle. Lomba se contenta de dire que l’enfant avait couru devant «on ca mion, lîue enquête aura Heu «tir la vitesse que faisait Lomba quand cetta triste affaire est arrivée, o Club Ho Vieux Garçon* L'aventure suivante est arrivée au poète Créniaste Durant tout l'été de 1848. Cré maxic fit des tentatives auprès de ses amis pour les Induire â former un "Club de vieux garçons" et II disait toujours qu'il ne se ma rierait jamais. —Il a tenu sa pa role. Son projet lui causa nue drô le de surprise. il se promenait avec un ami, tin Jour, sur la rue de la Fabrique, lorsqu’il flt la ren contre de detix'Jeunes filles et fut projeté â côté du trottoir assex brusquement par l'une d’elles— la plus Jolie, croit-on. Cette der nière. réprimandée par sa compa gne, répondit sur le ton de la colère: "Tu ne connais pas cet homme?'’ "Non, répondit l'au tre." “Eh bien, c'est Crémaxie. qu'on appelle le poète et qui s'oc cupe de fonder un "Club de vieux garçons" pour nous empêcher de trouver des maris". BLANC pour GRADUATION Sandale, I’ii ni i**, Oxford* Brun et Blanc Noir et Blanc Bleu et Blanc Tout Blanc SOULIERS HOMMES $1.90 et $2.90 BLANC BRI N KT BLANC HKMKLLKN CI1B OC CR Kl*K POUR GARÇONS, 1 à 6 $1.90 $2.40 POUR FILLETTES $1.25 $1.75 POUR TOUS PETITS jusqu'à 3 $1,25 $1.40 BRODY’S SHOES

231 RUE L1SBON Raymond LaursndMU. Gérant

Page 6

GRANDE PARADE SPORTIVE DU MESSAGER Huit clubs compris dans la ligue Twin City de 1939 LA LIGUE DE BASEBALL TWIN CITY j, FONCTIONNERA DE NOUVEAU CET ETE AVEC HUIT CLUBS Dans une assemblée de deux Beures dans les salles du Cercle Canadien hier soir, alors que la grande question discutée fut'Sel le des champs de baseball dispo nibles en ville, 8 clubs ont dé çlaré leur intention de participer à One course au championnat de la ligue Twin City cet été. I Les équipes sont les suivantes: flast Auburn. Ward Brothers, Cer ile Canadien, Lamey-Wellchan, £rusaders du New Auburn, St pqm, Ste-Marie et les Derbies. lies trois dernières sont nouvelles Bans la ligue, cette saison. Cliff Çove fut réélu président et Lee llartin d’Auburn fut nommé se crétaire. Quand les clubs votèrent de dé traser un prix d’enregistrement de (10 dont la moitié servira de for fait pour demeurer dans ie cir luit, le président annonça qu’il fê ta le don d’un trophée au club vainqueur qui sera connu comme J'Gbet Hobbs Trophy”. Il annonça juasi que la ligue absorbera le Bri* d’enregistrement du club vainqueur dans le tournoi d’Etat qui aura lieu ici au mois d’août, '"Bill Cooper gérant des Ward Brothers douta longuement de 1» sagesse de permettre à des é quipes du genre des Derbies dans la ligue et ensuito il demanda si RC champ Cloutiér, le champ des Dèrbies. était un terrain en assez bonne condition pour des parties de baseball. 11 y eut quelques objections au champ Cloutiér mais d’autres é auipes étaient d’avis que les Der bies, le Stc-Marie et le St-Dom sont justifiés d’être admis com me membres de la ligue. Et les champs sont acceptables. La ligue fera son début durant la semaine du 18 juin. Autres dé tails à savoir, si la saison sera une saison complète ou une saison, séparée en deux sections, concer nant réglbillté des joueurs et des alignements, ainsi que l’engage ment des parcs seront discutés dans la prochaine assemblée de la ligue, lundi soir, A 9 heures au Cercle Canadien. La question des arbitres fut grandement discutée. Les suivants furent approuvés et un prix de ré compense fut établi pour eux lors qu’ils seront disponibles. Ce sont: Rusa Holland. John Fortunato, Red Melvin, Frank Gibson, Earl Starkey, Red Hlnds. Les arbitres seront nommés chaque semaine par le président. N. R. Nous nous demandons sans avoir assisté A cette assem blé», d’où vient cet effronté do Cooper qui a osé douter du statut des Derbles, et peut-être aussi le Ste-Marie et le St-Dom? Nous nous imaginons que c’est un type qui sort des broussailles le long du Sabattus Road et qui pense que dans ses Ward Bros., il a une équipe invincible. S’il n’aime pas les équipes qui feront partie de la ligue Twin City, pourquoi no res te-t-il pas cher. lui. Ca tout l’air que Cooper ait été un sapré ba veux hier. LA GUERRE A •r LA PARESSE La Grande-Bretagne Mingr à une réforme totale du *>«terne des secoure direct». LONDRES. Une refonte complète de la politique britan nique de l’aide aux chômeurs est recommandée dans un rapport ffue vient de publier le Conseil de l'assistance aux chômeurs. Ce bureau, l'an dernier seulement, a Versé $162,630.000 à 600,000 personnes sans travail. Le rapport souligne comme le danger le pire cette sorte de pa ralysie du travail qui s'empare des gens qui petit à petit en sont arrivés à se faire une vie basée exclusivement sur le secours de l'Etat. .‘D'autre part le Conseil s'in quiète de l'avenir de près de 100,000 hommes dans la trentai ne, en bonne santé, désireux de travailler et auxquels on ne peut rien offrir. Or, le Conseil devant cet état, de choses exige une ré forme du présent système. Pour combattre l'apathie et la paresse on exigera une discipline plus grande. Le secours ne serait ac .cordé qu'en autant qu'on aura marqué de façon nette son désir de travailler et prouvé qu’on est dans l'impossibilité de trouver un emploi. L'on va aussi créer des centres de travail où les pares seux, les craintifs seront dressés à la besogne. Quant à ceux qui veulent tra vailler le seul moyen de les aider cÿt de créer des centres d’appren tissage de métiers nouveaux. Pat exemple les chômeurs devraient avoir une part du travail que va demander la politique d'arme ment de l'Angleterre. Si le tra vail est nouveau que le chômeur l'apprenne mais qu’il ne demeure P^s inactif sous le prétexte qu’il nî connaît pas le métier. -L’amour attire et unit; la for çai abrutit et enchaîne. Boivin encore président de la Provinciale QUEBEC, 8 Ne «oyez pas surpris si la Ligue Provinciale Se nior de hockey comprend dix ou peut-être onze équipes dan» ses cadres l'hiver prochain. A l'heure actuelle, Verdun, Qué bec et Ottawa ont demandé une I franchise dans le circuit du préai dent P. Horace Boivin et il est plus que prohabl qu'ils en obtien dront chacun une. St-Hyacinthe retournerait dans le sein de la Li gue Provinciale. Il est également possible que Trois Rivières cher che à faire partie de ce circuit qui a connu une saison fructueuse l’hiver dernier. La ligue serait divisée eu deux sections. L’une comprendrait Qué bec. Verdun, Sherbrooke, St-Hya cinthe et Trois Rivières. L’autre se composerait de Verdun. Laehi ne, Cornwall, Ottawa et Valley field. Les Olympiques de Boston joueraient dans les deux sections. La Ligue Provinciale a tenu son assemblée annuelle samedi dernier Tous les officiers ont été réélus à l’exception de L. R. Du Berger qui a cédé son poste de troisième vice-président à Me Dal rna Landry, de Sherbrooke. Voici la liste des officiers réé lus: P. Horace Boivin, de Granby pour un 4e terme; Ulysse Paquin, de Montréal, premier vice-prési dent; Dr E. O. Casa, de Valley field, t’ème vice-président; M. Paul LaHaye, de St Jérôbe, pré sident du comité de publicité; Er nest Comte secrétaire-trésorier. Tous les clubs de l'an dernier à I l'exception du Lachine étaient re présentés. Une autre assemblée aura lieu sous peu. Deux délégués Dr Casa et U. Paquin •epréseiite ront la ligue aux assemblées de la Quebec Amateur Hockey Associa tion. -:o;-: La meilleure chose contre le mal de mer. c'est de rester sur la terre ferme. TONY LAZZERI EST SANS POSITION AUJOURD’HUI NEW YORK, 8 —(U.fi)— Tony "Brains” Lazzeri, qui était un Jour le "morceau” le plus Impor tant dans le champ intérieur des Yankees de New York, se cher che une autre position aujour d'hui dans les ligues majeures a près sa troisième libération sans conditions de la saison. Relâché par les Cuba de Chi cago au commencement de la sai son, Tony devint membre des Dodgers, qui le laissèrent le 13 mai. Il signa le lendemain avec Bill Terry qui dans le temps avait toutes sortes de difficultés avec la position de 3ème but des Glants. Il frappa près de .290 pour cet te saison à comparer à sa moyen ne à vie de .292 mais il fut chargé de deux erreurs dans la défaite des Giants par 7 1 par les Cubs hier. Terry annonça la libération de Lazzeri Immédiatement après la partie et il a dit qu'à Lou Chlozza champ intérieur d’utilité, serait confiée la position de Sème but des Glants. Lou Fette se remet à l’ouvrage BOSTON', 8 —(U.R)— Casey Stengel envole Bon nouveau marié Lou Fette, en action aujourd’hui contre lea Pirates do Pittsburgh pour savoir s'il se comportera mieux que ses camarades lanceurs qui ont. perdu des parties avec ré gularité. Le» Pirates gagnèrent hier par 2 à 0 avec Bill Swift se montrant efficace pour enregistrer le blanchissage. Les Red Sox jouent un pro gramme double avec les Brown» à St Louis aujourd'hui vu que la partie d’hier n'eut pas lieu à cau se de la pluie. Ce fut la même vieille histoire avec, les Becs hier. Danny Mac Fayden lança sa partie efficace ment comme d'habitude, se reti rant de plusieurs situations criti ques avec un bon contrôle, et avec l’aide de jeux double» énergiques par son champ intérieur. Le Dea con alloua dix coups à la batte en sept reprises avant d’être soulagé par Joe Sullivan, qui n'alloua pas un seul coup à la batte durant le reste de la partie. Les Pirates comptèrent leurs ru ns une à la fois. La première fut dans la quatrième reprise quand Chuck Klein, jouant sa première partie pour les Pirates après avoir été congédié par les Phillics. frappa un coup simple au centre. Bill Brubakcr fut blanchi sur des slrikos. GOus Suhr, frap pa un coup simple et Lee Handley fit la même chose pour faire comp ter Chuck Klein. Le» Pirates ajou tèrent une autre run dans la six ième quand Brubaker frappa un coup simple, se rendit au deuxiè me but sur le bunt de Suhr et compta ensuite sur le coup simple du lanceur Swift. Les Pirates exécutèrent plu sieux jeux sensationnels qui em pêchèrent les Bees de frapper plu sieurs coups à la batte, et au moins une run. Par exemple, dans la première Jimrny Outlaw frappa un coup simple, et avec deux out, Max West frappa un long 2-buts dans le centre à gauche. Outlaw fit une bonne course mais le sensa tionnel Lloyd Waner recouvra la balle rapidement et il fit un ma gnifique lancer élevé à Arkie Vaughan, qui la renvoya au rece veur Ray Berres. Il dépista Out law par des pouces à la home-pla te. -:o: ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS LES REDS DE CINCINNATI DE RETOUR A L’HONNEUR HIER-CLAUDE BASSEAU GAGNE POUR LES CUBS HIER Par George Kirksey United Press NEW YORK. 8 (U.R)— Comment une équipe rebondit sur le che min de la victoire après avoir su bi une véritable râclée est le si gne de courage dans cette équipe. Déjà en juin, les Reds de Cincin natln ont prouvé qu'ils sont un club solide. Le 30 juin, les Cubs tapochè rent les Reds deux fols par 6 à 0 et 2 à 0. Cincinnati vint dans l’Eat et dans ses deux parties sui vantes, il enregistra deux victoi res bien méritées avec des repri ses supplémentaires au détriment des Bces de Boston, 9 à 4 en 13 reprises et 4 à 0 en 11 reprises. Ensuite, après avoir culbuté les Giants deux fols, les Reds furent crucifiés, par 17 à 3, dans l’un des plus grands carnages do ho nie-runs dans l’histoire des ligues majeures mardi. Mais une partie terminée est vite oubliée par les Reds de 1939. qui ont l’équilibre et l'énergie. Ils culbutèrent Phi ladelphie hier et ils gagnèrent la première partie sur les Quakers par 5 à 4 faisant huit coupe à la batte profiter beaucoup plus que les 13 des Phils. Whltey Moore gagna sa septiè me partie quoiqu’il fût sévère ment tapoché. Le champ intérieur des Reds exécuta trois jeux dou bles. Gil Brack frappa une home run avec un camarade sur but, mais il fut mis hors jeu à la ho me-plate dans la neuvième repri se eu tentant de compter la run égalisatrice. Les Cardlnals de St. Louis tri omphèrent sur Brooklyn par 7 à 3 devant 33,299 spectateurs hier soir. Les Dodgers en troisième place pour une journée, descendi rent en cinquième place quand les Cubs tapochèrent les .Giants par 7 à 1 et Pittsburgh administra une r&clée aux Bees par 2 à 0. Bill McGee distribua sept coups à la batte pour enregistrer sa cinq uième victoire consécutive pour St. Louis, tandis que les Cardl nals tapochaient Mungo, Evans et Hutchlnson pour 11 safeties. Claude Passeau gagna sa pre mlère partie dans l’unifornie d'un Cub comme U limitait les Glanta à cinq coupa à la batte. Le champ Intérieur des (liants qui était un Jour une défense serrée, ressem blait à un morceau de fromage suisse mûr comme Lazzorl, Iîonli ra et Jurgcs faisaient quatre er reurs dans le “box score" et au tres erreurs non enregistrées. Bill Swift, faisant son premier début de la saison, lança les Pi rates à la victoire avec une .par tie de sept coups à la batte. Chuck Klein, ramassé comme agent li bre, fit son début dans le champ extérieur des Pirates et 11 comp ta ce qui fut éventuellement la run victorieuse après avoir frappé un coup simple dans la quatrième reprise. Les Yankees triomphèrent sur les White Sox par 5 à 2. Avec le score égal, 2 à 2 et trots hommes sur les buts, RadciHf échappa lo fly de Dickey et Bolfe compta. Le mauvais lancer de Lee permit à Henrlch de compter ,et Selkirk frappa un fly de sacrifice pour faire entrer DiMaggio. Trois runs sur un coup à la batte. Washington culbuta Cleveland deux fois, 10 à 4 et 13 à 9. Dans la deuxième partie, les Indlans a vaient un avantage do 9 à 4 dé butant dans la huitième reprise, mais les Senators comptèrent deux fols dans cette reprise et sept fois dans la neuvième. La recrue Joe Haynes limita let, Indlans à sept coups à la batte dans la première partie et la recrue Walter Master son, qui lança une reprise, reçut lo crédit de la victoire dans la deuxième partie. En dépit de home-runa par Ru dy York et Dixie Walker, les Tl gers perdirent aux Athletics par 5 à 4. Les A's comptèrent la run victorieuse sur le 2-buts de Sam Chapman, un sacrifice et une pas se par York. LE HEROS D'HIER Claude Passeau, qui limita les (liants à cinq coups à la batte comme 11 lançait les Cubs dans un “tic" a vec les Pirates pour la troisième place de la ligue. Le magnifique contrôle de Derringer plus superbe que jamais L'habile lanceur de* Red* a al loué six marche* aux adversai re* seulement en 80 reprises. Par Paul Scheffel» Vnited Press NEW YORK, —(U.R)— ’aisant le tour du compas sportif: C’est difficile de choisir le meil leur lanceur dans le personnel de lanceurs des Red* de Cincinnati, le corps de lanceurs No. 1 dans la ligue Nationale, mais le gérant Bill McKechnie penche beaucoup vers Paul Derringer comme son as. Derringer est la pomme qui a attiré l’oeil de McKechnie parce que, comme doyen du personnel, il est une merveilleuse leçon eu fait de contrôle pour les jeunes mmbres. L’an dernier, il fit mar .cher seulement 49 joueurs dans ses 307 reprises, moins d’une pas se par six reprises. Il cmmença la campagne de la Ligue Nationale cette année dans une forme en core meilleure, faisant marcher seulement six joueurs dans ses 80 premières reprises lancées. Les nouveaux timbres de poste commémorant le lOOème anniver saire du baseball sernt mis en vente pour la première fois à Cooperstown, N. Y„ le 12 juin. Le maître-général des postes James arley vendra la première feuille V ente Abandon des Affaires le stock m U r mine 192 rue lisbon ENTIER DE LCl TT JI9 LEWISTON, ME. La Vente Commencera Vendredi le 9 Juin, à 9 a. m. Vente du stock entier de N. H. Lewis avec d’autres marchandises, comprenant Habits d’hommes, Pantalons, Chapeaux, Chemises, Bas, Sous-Vetements, Pyjamas, Gilets, Chemises Polo et des milliers d autres articles trop nombreux à mentionner, que nous offrons au public à 1-3 et 1*2 des prix régu» liers. Vous connaissez la haute qualité des marchandises vendues par N. H. LEWIS. Donc venez de bonne heure et obtenez les meilleurs articles jamais vendus dans cette localité depuis bien longtemps a bas prix. Tâchez d’être parmi les premiers lors que la grande vente commencera, 192 rue Lisbon N* H* LEWIS 192 rue Lisbon des nouveaux timbres pourpres do 3 cents qui portent une Illustra tion d’une partie de baseball en tre deux équipes amateurs de jeu nes garçons. Des battes croisées, le gant d’un receveur et une balle enguirlandée," et datée "1889 1939" sont dessinés sur le côté gavrhe du timbre. Petites notes toutes courtes: Le lanceur de soulagement Jack Kussell des C'ubs abandonna une carrière d’ingénieur pour deve nir joueur de baseball profession nel... le receveur Gus Mancuso des Bruina est un musicien expert, jouant la guitare ainsi que plu sieurs autres instruments à cor des. le joueur ordinaire des] Cubs est âgé de 29 ans, mesure j fi pieds et pèse 185 livres... le j champ extérieur Hank Leiber, j Chicago complète son cours d’édu- cation physique par correspondait- i c mats il devra retourner à l'U- j niversité de l'Arizona pour six se- mailles d’études avant do pourvoir i recevoir son diplôme... le sobri quet des Cubs a été successive ment, White Stockings, Colts, Ba bies, Orphans et les Cubs... les Reds sont l'une des équipes les mieux vêtues dans les ligues ma jeures, chaque joueur ayant qua tre uniformes, deux pour l'usage chez eux et deux pour servir en voyage. Trois chevaux qui n'avaient ja mais gagné auparavant, enregis trèrent leur première victoire au Kentucky Derby... Buchanan en 188 4, Sir Barton en 1919 et Bro ker'.? Tip en 1933... La course Epson» Derby en Angleterre eut lieu pour la première fois en 18 70 mais le St. Lgr a une histoire commençant en 1776... la Fran ce, mère de Johnstown était in firme d’une hanche. Lanceur k grand nom Le plus nouveau lanceur gau cher des Pirates de Pittsburgh est certain de faire une grande mar que dans la liste des accomplisse ments de la ligue Nationale, C’est un grand nom quand on l’écrit au complet soit Kenneth Alphonso Helntzelman. 11 y a huit ans, comme étoile de j high sehool dans les faubourgs de Boston, personne n’aurait jamais pensé que Hughes Noyés Mulcahy maintenant rempart du personnel de lanceurs des Phlllies, serait un lanceur des plus habiles dans les ligues majeures dans l’année du Centenaire. En 1931, lorsqu’il fréquentait la Dean Academy, Hugh fut choisi pour l’équipe tou te-schoiastique du Boston Globe mais non pas comme lanceur. Il était enregistré comme joueur d’utilité, champ Intérieur ou champ extérieur. Cerafino Garcia, boxeur poids moyen philippin, mange de la viande de cheval pour se donner de la force. Ernie Lombard!, receveur de Cincinnati, recevra uue part des actions du club d'un directeur, s'il I frappe pour .340 cette saison. BASEBALL AUJOURD’HUI LIGUE AMERICAINE Résultat* hier WDashington 10, Cleveland 4 Washington 13, Cleveland 9 New York 5, Chicago 2 Philadelphie 5, Detroit 4 Boston à St Louis, pluie G I» Pet. New York 34 9 .791 Boston 23 16 .590 Chicago 24 19 .558 Cleveland 22 21 .512 Detroit 19 25 .432 Philadelphie 18 25 .419 Washington 18 26 .409 St Louis 13 30 .302 Parties aujourd'hui New York à Chicago Washington à Cleveland Boston h St Louis Philadelphie A Detroit GBL 8% 10 12 15 Vi 16 1 6 20 >4 LIGUE NATIONALE Résultats hier Pittsburgh 2, Boston P Chicago 7, New York 1 Cincinnati 5. Philadelphie 4 St Louis 7, Brooklyn 3 G Cincinnati St Louis Pittsburgh Chicago New York Brooklyn Boston .70 24 23 2.7 20 21 17 Philadelphie 14 15 17 21 21 25 20 25 29 Pet. .567 .5S5 .523 .52.7 .444 .512 .405 .333 GHL Parties aujourd'hui 4 6 Va 6 Ms 10 11 U 14 \s Chicago à New York Pittsburgh à Boston Cincinnati à Philadelphie Seules parties cédulées --:o:-— Premiers des Ligues Majeures à la batte UNITED PRESS O AB R H Pet Arnovlch, Phillle* 43 166 29 67 .404 McQulnn. Browni 43 173 35 61 .363 Ho»g, Brown* 40 162 29 67 .352 McCormlck. Red» 45 181 33 63 .348 Sullivan, Brown* 31 89 14 31 .318 HOME-RUNS lîrcenberg, Tlgers 12 Camilli, ITodgcrs 10 Selkirk. Yankees 10 Lombard!. Reds 10 McCormick, Reds 9 Mize, Cardinals.9 Ott, (liants.9 Baseball amateur local _ i Les Red Devils triomphèrent j sur les Lincoln Stars par 20 à 3 j sur le champ Wallon hier. Les Devils frappèrent cinq home-runs dont deux par Léo Nichols. deux autres par Elhridge Gagné et une autre par Lefty Deschénes. le lan reur vainqueur. Les Grand Trunk Sluggors triomphèrent sur les C. O. F. Ca dets par 19 à 10 dans une partie jouée dans la cour du Grand Trunk hier. Batteries: R. Doucet te, Poulin et Gilbert pour les per dants; Henault et Capano poul ies vainqueurs. Les Cadets de Ste-Marie se me sureront avec les équipiers Ward Scven à 6 heures vendredi soir Fin ie champ Cloutler. O sera la pre mière rencontre des deux clubs cette saison. Les Cadets aimeraient h ren- contrer aussi les Falron.s sur leur champ lundi soir ainsi que le Roch-TGA sur le champ Wallon mercredi soir. Les Cadets cher- rhent à jouer avec d’antre.s équi- j pes aussi. Pour toutes informa- tlons, s'adresser à Chuck Bussière 152 rue Lincoln. Le Cercle Canadien fera l'Inva sion du champ Cloutler ce soir à 6 heures contre la forte équipe Ste-Marle. Le cercle se servira de Parent comme lanceur tandis que le Ste-Marie aura probablement Dudzic. Dimanche prochain, le Stc-Ma- rie Ira se mesurer avec les Lisbon Townlcs à Lisbon. Alignements ce soir: HTK-MARIK Lajoie, 2b («lard, lit Leelair, sa Poirier, If Larralter, et Nadeuu, 3li Ganmchr, St. Hilaire, rf Dudzic. p CERCLK sa, Rrason c, Boisvert 2b, Pelletier lit, Grlffin 8b, («renier cf Steven» lf. Iteichel p Parent rf. Lavoir Les Mohatvks triomphèrent sur le U. S. Gypsunt à Lisbon Falls hier soir par 4 à 2. II. Bryant et Béland furent les grands frap peurs pour les Hawks avec chacun frappant deux coups à 1- batte en quatre voyages à la home-plate. Hlll et Klimko battirent la mar che pour les Gypcums avec deux coups à la batte en trois fois à la batte. Mohawkr 200 020 0—1 8 0 Gypsums 000 020 0—2 7 2 Beland, Minnehan et Murphy; Hlll et Klimko. -:o: Il appert que l’on construit une nouvelle arène h glace artificielle pour le hockey à Worcester. Ma gnifique! Le wiston eu construira une aussi... peut-être est 1958! LE HOUSEOF DAVID, PREMIERS ADVERSAIRES DES SEMI-PROS DE LEWISTON ET AUBURN EN JUILLET La première déclaration défini tive à propos <le parties cédulées par le club de baseball seml-pro fcsslonncl de Lewiston et Auburn nouvellement organisé vint hier soir quand le gérant Lefty Cum mlngs annonça quo Les adversai res des locaux dans la première partie sera l’une des attractions éminentes du baseball aujourd'hui L’équipo de baseball en ques tion est l’équipe originalo do Hou se of David de Benton Harbor, Mich. Le gérant Cummiugs a en gagé ce club pour leur première apparition dans lo Maine. Le» d tolles barbues du baseball Joue ront une partie le soir Ici vendre di le 7 Juillet et un programme double dimanche le 9 juillet. Quolqu’aucunes dates définiti ve n’aient été nommées par ceux qui sont en charge du Lewiston Athletlc l’ark, le gérant Cum mlngs a dit qu'il espérait qu'une telle attraction mériterait une grande considération. Notes Sportives Il appert que non Reniement Norm Thomas aime les chiens, mal» il est fervent du jeu du fer à cheval. Mais oui, nous l'avons aperçu l'autre soir, balançant sa grosse carcasse en arriére do chez lui, avec une couple de copains, tout en lançant un fer à cheval. Une suggestion à Norm. SI les fers dont il se sert sont trop pe sants, il peut s'en procurer de plus légers, et do plus beaux aus si, à la Lewiston Rubber Co. Nous avons remarqué l'autre soir dans les comptes-rendus du combat Nova vs Raer, qu’il y a vait un jeune Irlandais dans un combat préliminaire qui mérite d'être surveillé par les fervents de la boxe. C'est Patrick Kdward Co mlskey. Voilà une Jeunesse qu’on conduit sur le chemin de la boxe avec soin. Il devrait être prêt pour Louis en 10 45. Peut-être, mais il se peut aussi que Louis sera prêt dans ce temps là à être culbuté par n'importe quel jambon qui se présentera, car Louis sera justement assez vieux pour se retirer de la boxe. A moins qu’il soit assez large pour son Waterloo, tout comme (feue Tunney. Les écrivains sportifs de New York mentionnèrent la rumeur récemment nue J-’-abs avait ven du des sièges dans la section ré servée pour la presse. Les chro niqueurs refusent de croire oette rumeur, mais le fait est. disent-ils, qu’ils virent dix étrangers pour chaque écrivain prenant place dans cette section réservée aux journalistes lors du combat Nova Baer. C'est épouvantable! C'est pres que aussi effrayant à New York qu'à Portland mardi soir quand j l'on va à la boxe. Il y a touojurs j quelque “ohlseler” non-invité qui réussit à ho faufiler dans les slè- j ges réservés à la presse. Parlant de la boxe à New York j Mike Jacobs, “seul promoteur" important de la boxe dans la mé- I Les Spies victimes du Ward Seven 8-5 L’équipe de baseball amateur triompha sur les Lewlston Spies par 8 à 5 sur le champ Cloutler hier soir. Poirier lança une partie de quatre coups à la batte pour le» vainqueurs. Skirmont du Ward Seven frappa un 3-buts et deux 2 but» pour une journée parfaite à la batte. Scores: Ward Seven 113 010 2—R Spies 020 021 0 5 Poirier et Skirmont; Pleau et Lauzé. -:o: Les Crusaders battus à Lisbon par 7 à 6 LISBON Les équipiers de Lisbon enregistrèrent une victoire sur les Crusaders du New Auburn hier soir par 7 à 6. Lisbon battit les Crusaders par 11 à 8. Scores: Crusaders 021 000 0—fi 8 1 Lisbon 312 100 x—7 11 2 C. Arnold et Noël; Bossé, Marr et Myska. tropole, se plaint depuis quelque temps que l’Exposition Mondiale nuit à sa besogne de boxe. Tout comme dit Joe Williams, chroni queur New Yorkals, si Whalen a vait une once de bon sens dans le corps. Il fermerait l’Exposition à New York ou bien la transporte rait ailleurs. Ahem! Maintenant que Tony Bolduc et Lefty Cummings ont consacré une bonne partie de leur temps pré cieux à solliciter des fonds pour l’organisation d'une nouvelle é quipe de baseball pour représen ter Lewiston et Auburn, la ligue Twiu City, après une absence d'un an sinon deux, dans le domaine de baseball local, va recommencer ses activités localement. C'est peut-être une bonne cho se, cette réorganisation de la Twin City, mais si l'on veut sincè rement. sa réorganisation, que l'on y aille sérieusement et oublier L les rancunes et les chicanes qui furent la cause de sa désorgani sation. Emportez-la Pour partis de pêche, pique-niques ou partis! ÿrtiumits Ale IN THE FULL QUART SILYER NOGGIN (TM R(|.) Commode, coni|Miete, facile ment emportée. Rafraîchis sement rapide. Contient «rands verres de ROIIKHT SMITII Style Ale. MMKK? MllMI Aussi en bouteilles de 12-os* S 11 ver Noggins, bouteilles et au verre. C. SCHMIDT k SONS, INC. Phlla.. Ta. DIS TRIBVTORt Central Distributors, Inc 46 Oxford Street Elm Street 120 U a u-r Street Lewis ton Brunswick liunifortl ifalluw cil PHOIN E 3000 PHONE. 820-W PIIONE. 683 PHONE. Augusta 2300

Page 7

This page's text is still being fetched. See the page, or reload in a moment.

Page 8

This page's text is still being fetched. See the page, or reload in a moment.