Le Messager (Lewiston, Me.)
December 9, 1931

Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.

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L’OÉTL Bienvenue cordiale un Petit» ClmitU-urs de Parla. Ce «ont |w cou ai us de Fronce. "Croyez-vous, mademoiselle, que le boiser est aussi dange reux que leu doctaurs-le disent 7” "Bien, je ns sais paa; mais ça certainement été la fin d’-un grand nombre de vieux gar çons!” Messieurs de la Voirie, pour la deuxième fols vous êtes prié» de por-, tWW|V (JtstialHUliéut faveur de ceux qui n’ont pas «1e tra-1 vail et qui suât dans le besoin, notre ville réduirait de beaucoup ses dé penses pour la charité. Ht pourtant, ceux qui ont un salair»- raisonnable n'auraient certainement pas A en souffrir beaucoup." Or dans le temps, c'est-A-dire 11 y a un mois, noua ne connaissions aucunement le plan de Waterville. De plus, un pour cent sur les salaires «1e 913 ou deux pour cent sur ceux «le 9:10 par scmaint-, cela é«|uivuut passablement A la inè lue chose, ("est ii sommes pas fâchés, si eela jieiit rendre service. Lundi midi, peu d’autoinobi liuteu avaient de» chaînes A leurs véhicules. Aujourd'hui, rares ijont eaux qui n'en ont pas. Preu ve que les Jours ne suivent et ue se ressemblent pas. Une suggestion au comité «le se cours aux sans-travail: pourquoi ne pas faire- construire les patinoires immédiatement? t'ela donnerait un |H-u «le travail à quelques-uns et de plus eela empêcherait nos chers en fants «le risquer leur vie sous les rou«-s d'en automobile. (V n'est pas aux enfants d'y |a-nser, puisque ce sont «les enfants. C’est aux grandes IM-esonnes qu'il appartient de les soustraire au «langer. Kt puisqu'il fait froid, pourquoi ne pas arroser les 'patinoires? Il ne faudra pas at tendre la fonte des neiges. Quels que -soient les candi dats à la mairie, chez leu démo crates comme chez les républi cains, on est prié de ne pas ne lancer de la boue. On peut être candidat et être gentleman quand même. •a raison pour laquelle irrtalnM personne* ont de l'argent brûler, c’est parce qu'elle» ne le brûlent pus. M. Mussolini doit se hâter de mourir s'il veut que soit vraie la 'prédiction faite U y a un an, par un médium spirite. Il n’a plue que 22 Jours de grâce! l'n journal de Portland accuse le journal du matin de Lewtston d'a voir fait montre de partialité en re fusant de publier les correspondan ces d’un citoyen {d'Auburn concer nant la politique. Cependant le mê me journal de Portland qui nous avait, promis douze articles racon tant ce qu’une Américaine avait vu en Russie, n'en a publié que dix! Chez les deux confrères U y a cer tainement apparence d’influences té nébreuses qui ont paralysé la liber té des rédacteurs! Alors pourquoi se i moquer l'un de l'autre. En attendant, un continuera de laisser la “vérité au fond du puits". Un passé noir est une assurance contre le malheur. Entered as ttecoud Claas Mail matter Dec. 22, 1905 at the Poat Office of Lewis ton, Maine, ander the Act of Congran of March 8, 1879 3 Cents la Copie LE MESSAGER PUBLI8HINGOO. v Publié trois fois par semaine Lundi, Mercredi, Vendredi LE MESSAGER, LEWISTON, MAINE, MERCREDI, 9 DÉCEMBRE 1931 52e Année No. 119 C’est ce soir, à 8 heures, que nos jeunes visiteurs de la Manécanterie donne ront leur concert à l’hotel de ville de Lewiston.—Réception cet après midi.—Concert, à 4 heures, pour les écoliers et les Boy Scouts. LE PROGRAMME DE CE SOIR Doux des petits Boy Scouts (li* lu MwiécanteriP de Pwitt t|ui t*on( un concert ce soir, à l'Iiôtel de ville. _ «tonne LU sont arrivé»! Le» Petit» Chanteurs 9 lu Croix de Bols (de Paris), qui nous donne ront un magnifique concert ce soir, à 8 heures, à l’hôtel dp ville, sont arrivés à Lewlatcu cet mires-midi, vers 2 heures 30. Immédiatement, vju^ naïade s'eat. formée, «u Moifcs&tfctAiittarc,. eu. ■■taee de la bâtisse /fu/cbrbV-»\ à Au burn, dans l’ordref suivant!’- Drapeaux américain et fiançais; comité de réception; fanfare Sle-Cé cile: Défenseurs du Saint-Nom de Jésus; cadets de l’Asile Healev; les Petits Chanteurs de Paris Ma né es n ter le) automobiles des Domini cains; petits Scouts de nos deux vil les. Le défilé a passe 1 par les rues Court, (Auburn), Main, Lisbon, Birch et jusqu’à l’Association St Dominique, organisation sous le» auspices de laquelle la Munécanterle vient chez nous. Ce fut ensuite 11 rtceptkm officielle à l'hôtel de ville, par le maire et gouvernement muni cipal, et ensuite suivi d’un cuncer; pour toute la gent écolière de Le ve ut on. Après le souper chez les religieu ses dominicaines, à la salle de l'é cole St-Pierre. les petits ohanteu.'s se rendront à l’hôtel de ville pour le grand concert pour les adultes. Tout Lewiston sera là et Auburn sera certainement bleu représentée, car on ne veut pas n unquer les pa tHs Chanteur» à lu Croix de Bots. Voici quel sera le programme d' ce soir, à 8 heures précises, sous la direction de M. l’abbé Fernand Mal’, let LE PROGRAMME Le Bel Ange du Ciel 'harmonisée par Gevaert Musette Gevaert Les Voisins Gevaert Chants grégoriens Christus factus est Alléluia de Pâques Motets Palestrlniens Ego Sum Partis Vivuu Palestrina O vos omnes Vittoria Tanquam ad latronem Vittoria Madrigaux du 16e siècle: Quand mon mari vient du de hors Roman de Lassus llest bel et bon Passereau Le Chant des Oiseaux Junequin Chansons populaires canadiennes: Le Rosier de Mal harmonisé iftr G. Lotit Alouette Chansons populaires françaises: Les Danseurs Noyés Achille Philip Je ne veux pas t’épouser Pierre Carrai Trois jeunes tambours Mare de Hanse Hymnes nationaux: La Marseillaise Rouget de Lisle The Star Spangled Banner Francis Scott Key Les Petits Chanteurs qui ont pas sé deux longs mois au t’anada, rem portant partout d'inoubliables suc cès, ont été reçus uvec enthousias me à New York et dans une tren taine de villes des Etats-Unis, en particulier à Boston. Manchester, New Bedford, Fall River, Worces ter, Woonsocket, Providence, Lo well, Hartford. Pawtucket, Nashua, etc. Partout. les Franco-américains ont fuit fête aux petits chanteurs parisiens qui ont fait leur entrée dans New York précédés de la po lice montée et escortés par les Boy Scoute of America. Une foule élégante et estimée à ■'us do a.uuu remplissait v;arnegn Hall pour le premier concert de la Manécanterle. Des applaudissements enthousiastes soulignèrent chaque morceau. Lu plupart des chansons turent redemandée» et en particu lleT “L’Alouette", chanson canadien ne harmonisée par George Loth, et qui fut trissée.* Lp concert i>e termi na en véritable triomphe. Les crltlqnes les plus autorisés et les itnpresaHl les plus connus' é tulent 1 b us l’assistance qui ne mé nagea pus ses bravos. “L’O Vos Um nos”, de VUtorla, souleva un en thousiasme incroyable et dut ôtr.’ [répété. Le leudemain. tous les grands journaux de New York ren daient compte de ce co.ncert dans les ennes les oins tlogieux. Les direc teurs de la Manécanterle ont été particulièrement fiers de l’article si tué par M. Olin Downea, le plus cé lèbre critique américain, en premiè re colonne de la page musicale du s’ew York Times, le 17 noTembr®. M. Downes déclare que l’interpréta tion do la musique palestinienne par la Manécanterle est d’une justes te, d’une puissance de suggestion et l’un équilibre vocal absolument hors de pair. Le "New York Herald" s’exprime en termes analogues. Les Petits Chanteurs termineront leur séjour en Anurique par un con ’ert à WatervlUe. demain, puis à St folm. Nouveau-Brunswick, où Us s’embarqueront samedi de cette se maine bord du “Montrose”. Ce soir, Immédiatement après le concert, les cer.sonnes qui doivent recevoir des petits chanteurs dans leurs foyers, selon l’entente qui a été faite avec eux. et dont nous a vons publié les noms, resteront quelques minutes dans la salle et on leur présentera les enfants qu’ils doivent ensuite amener dans leurs foyers pour la nuit, ainsi que pour t’e déjeuner et le dîner demain. :o: Le Quelle Pense du Chef Gandhi Une célèbre éducatrice dit que le mahatma des In des est vain PITTSBURGH, 9— Mme Cornelie Sor&bjl, l'une de» plus célèbres fem nes éducatrices des Indes, a. dépeint Gandhi comme un instrument du communisme. Mme Sorubji. dans une causerie lu’elle a présentée devant les étu diants et les professeurs de l’univer sité de Pittsburgh sur l’éducation dos femmes aux Indes, a dit que presque toutes les actions de Gandhi étalent ffectées. Klle ajouta que son nom. iu manière de se vêtir et son appel itix "intouchables” étaient une for me do publicité. "Gandhi est vain”, déclara-t-elle "Il croit être une énigme pour tout le monde. 11 a un sourire plaisant et ■•ngageant et son éloquence lui atti re lu sympathie de ses auditoires. Co n'est qnfun rusé politique et sa vani ’é a quelque chose d'enfantin". -;o: il est assez facile de savoir qui'a gagné une guerre, mais beaucoup moins facile de savoir ce que le vain ’ïueur a gagné. De L’Ouvrage pour les Sans-Travail Liste officielle de ceux qui viennent d’être invités par le maire pour faire partie du grand comité qui s’occupera de mener à bonne fin l’entreprise déjà commencée.—135 noms—Réunion générale vendredi soir I,h maire Skeliou, ainsi que le co mité de dix choisi pour trouver une solution an chômage actuel ont nom mé 135 personne* locale* pour faire partie d'un plus grand comité lequel s'occupera de mener A bonne fin l'entreprise déjà commencée, c'est-à dire faire disparaître le problème du chômage. Chacune de cea personnes a re çu une lettre du maire, ce matin, lui demandant de faire partie du comi té et la convoquant pour une réunion générale qui aura lieu vendredi soir à 7 heures dans la salle de la cour municipale, h0te3 de ville, A cette u>'nemblée. M. Cyr. prési dent d’un comité semblable 4 W&ter ville, ad restera la parole et fera des suggestions. I>e plan du comité est de deman der des souscriptions volontaires de ceux qui gagnent plus de $20 par se maine. Ainsi, une personne gagnant de $20 à $30 par semaine donnerait un pour sent dta son salaire durant vingt semaines, .c'est-à-dire 20 à 30c par semaine: uïe personne gagnant de $30 à $40 dominerait 2 pour cent, s'eat-A-di**» 80*-4 ^aa- semaine u une personne gagnant de $40 à $50 par semaine, donnerait deux et demi pour cent, c’est-à-dire $1.00 à $1.26 oar semaine. On conviendra que cette joTitributlon est très modique, mais elle exempterait la ville de prélever des taxes pour venir au secours des chômeur*. De plus, elle n'appauvri rait personne, et notes ville aurait traversé courageusement |a crise é conomique. Voici les noms dei 135 personnes choisies par le maire et le comité dé là existant: Andrews S. L. Dr. \shton, John H. Mien Frank. Barry Thomas. Braun Louis J. Bell 11. I. Herman B. L. Relleau H. (K. Bauer Ernest W. Jr. Beliveau Emerllle Bickford Chas. W. Bean Paul L. Bischolf Cari. Bernard Joseph C. Brownsteln Michael. Berry E. M. Bourassa. Wm. B. Beliveau Romeo A. Dr. Bllss O. D Bruno Frank. Cummings Ralph B. C'ortell Edw. S. Cross Stanley. Caron Miuis. Couture Faust. Costello L. U. C rot eau Joseph E. Cloutler Henry. CalU'lian T. F. Coburn John G. Call E. V. Dr. Clifford John D. Jr. Coomlis Harry S. Chaffers VV. H. Dr. Churchill Ilarry B. Carrol James H. Durttir Llnwood S. Davis Everett. Dube Chas. Sr. Despi us Fernand. Fortin Chas. E. Frangedakis Matthew. Fisher Capt. J. O. Fi. hey Wm. J. Dr. Free Henry. Fini) John Sr. Fournier Arthur P. Griffin Patrick F. C.reenlaw Henry. Oiroux Louis. Gervais Wllfred. Gauthier H. H. Genest Emile J. Gosselin F. J. Gould R. R. N. Prof. Gutmaun Walter U. Glguere E. N. Dr. Gauvreau Horace L. Dr. Harrison Gilbert D. Hahnel Oscar. Hoy Frank. Hlbbert W. J. Holden F. P. Haskell Wm. L. Dr. Julia R. A. Kerrigi n T. M. K'iurakos George J. Kavanagh Albirt L. Libbey W. S Lindquist Richard. Lord HarUev. Laughlln K. J. LeUrun William. Litchfleld Chas. Lano Geo. W. Langley IC. P. Legare Lionel H. LaUranehe Cyrille Jr. Lafond L. Ri.oul Dr. Murphy Joseph. Morgan .Karl. Murcotte F. X. McGrath J. F. Mudgett O. D. Marcotte J. B. Dr. Morey F. A. Morlarty James L. Mulo Louis. Maxim K. F. McGillIcud'Jy D. J. O'Connell Geo. B. Dr. O'Sullivan Wm. C. Dr. Peok Frank G. Plavln A. H. Parker E. H. Pameroy F. E. Prof. Penil.leton I. E. Dr. Power» Frank A. Pelletier Joseph. Provencher Arthur D. Robbins W. F. Rony J. H. Rlvard George A. Dr. Rainville Joseph. Roy Léo O. Dr. Rlvard Adolphe. Rowe Harry. Sumntersby W. C. Stover W. G. St-Pierre John B. Sauiider» Ernest. Simpson Albert Stewart Sam. St-annell Jus. W. Dr. Sprince Henry Dr. Skelton W. B. Touslgnant Arthur E. Tardif Gaston. Wullingford Hoy. Whlttum W. H Wellehan D. J. Wiseman George A. West John. Wr.lingford George. Whlte D. C. Wood John W. Whlte Thomas C Webber W. E. Dr. Wiseman R. J. Sr. Dr. Wallon Dave. Brouillard se Battra Demain A Cleveland, contre Paul Pirrone. Autres at tractions NEW ÎORK, 9— Les Muance» de bux« mu profit dos fonda de secours de Noël ù New York et à Cleveland bénéficieront des services de deux champions du monde, Christopher (Bat) Ufittulino, de Hartford, Oonn et Lou Brouillard de Worcester, Mass. Batttaliuo, monarque de la classe des poids-plumes, rencontrera Al Sin ger, ancien champion des poids lé gers. dans un combat de dix assauts non ipour lo titre, vendredi soir, au Madlson Square Garden. Brouillard laissera de même son titre de cham pion chez lui quand 11 Ira rencontrer Paul Pirrone de Cleveland. demain soir, à Cleveland. Le combat princi pal de Jeudi à Cleveland sera entre Ernie Schaaf, de Boston, et Prankle Simms, de Cleveland, deux poids lourds. Un autre champion, MJdget Wol Kast, reconnu dans certains Etats comme champion, se battra aussi cet te semaine, rencontrant Canto Roble do, de Pasadena, vendredi aolr, Y Chicago, dans un combat où son ti tre de poids-mouche ne sera pas en Jeu. La rencontre sera de dix assauts. Un des plu» iutéresanta carnavals de boxe de la semaine aura lieu ven dredi soir à Chicago quand dix pugi listes ini-lourds ouvriront le tournoi pour trouver .le plus logique aspirant à la couronne de Maxle Roaenbloom, qui a accepté de rencontrer le vain queur de ce tournoi organisé avec la permission de la National Boxlng As sociation. M. Henry N. Paradis est Candidat à la Mairie Il annonce officiellement la nouvelle aujourd'hui— Ex-échevin du quartier Cinq.—Un appel aux démocrates M. IIcnry-N. Paradis, ex-échevin du quartier Cinq, est officielle nieiit candidat démocrate à la mairie. Telle p.st la nouvelle qu'il nous a lui-même communiquée ce ma» tin dans une déclaration dont nous publions le texte ci-après. M. Paradis s est procuré immédiatement les pétitions nécessai res pour obtenir les 12;» signatures requises des candidats à la mairie. I Contrairement à l’an dernier. M. Paradis nous assure qu’il est dans la lutte pour y rester. Voici le communiqué que nous a remis M. Paradis; “Je désire annoncer à l’électorat, que je suis candidat démocra te pour la mairie de Lewiston. agissant ainsi, je me rends compte des lourdes responsabî» I lités qui peuvent m incomher si je suis élu comme premier magistrat It,e ,a Cependant, je désire ajouter aussi que je ne suit lié en vers qui que ce soit, par aucune promesse quelconque excepté celle de travailler constamment pour b* bien-être du public eu général, comme je me suis efforce de le faire lorsque j’ai représenté mes con j citoyens du quartier Cinq. i “Je n ai absolument rien à me reprocher quant à ma conduite lorsque j’étais échevin et je sais d’ailleurs que l’électorat qui a suivi les faits et gestes du conseil municipal dans le temjis a toujours ap prouvé mon attitude sur les questions.d’intérêt général. “L’expérience que j’ai acquise dans le temps au sujet dp l’ad ministration des affaires de la ville, je la mettrai au profit du peu ple comme ce fut toujours mon intention. “Je suis dans la lutte pour y rester, car je considère que le peu pie est le grand juge. “J’aurai ample occasion, durant la compagne qui s’ouvre, de faire connaître au public quel sera mon programme ECONOMIQUE d’abord! I our le moment, je sollicite respectueusement l’eucourageuse ment de mes concitoyens pour m’élire maire de Lewiston, et je veux les assurer qu'ils n'auront pas à s'en repentir.” M. Henry-N. Paradis est gérant de la Bergeron Brick Co., depuis quatorze ans. Président actuel du M. Henry* V l’aiwlis gui s'annonce oflrlalliiwnt oomniP candidat de* morrato à la mairie de Lcwkton, i comité démocratique du comté, il ti siégé trois ans au Conseil municl pal et s’est distingué par son attitu f.e énergique quand il s’est agi d'a planir bien des difficultés. Il s'est fait le champion de la chose publi Que. Un fait à souligner, c'est «lue M. l’aradis fut le seul échevin de l’ad leliiietration démocratique a 1 «Vre réélu à son poste lorsque les répu blicains. aidés du groupe citoyen, reprirent le pouvoir après une ab- i sence de vingt-cinq ans, c'est-à-diie en mars 1D30. Ancien président de l'Association St-Dominique, organisation dont il fait encore partie, M. Paradis ap partient aussi à l’Union St-Jean-I Baptiste d’Amérique ainsi qu’aux Chovaliers de Colomb. Ses qualités d’hommes d’affaires l'ont fait élire directeur de la New Knglaud Brick Association. M. Wm S. I'rovendier gui ft’ap non ce officiellement comme candidat démocrate pour un deuxième terme à l'échevinage pour le quartier Cinq. i surtout sa déclaration qu’il restera dans la lutte jusqu’au bout ne man queront pas de plaire à tous ceux qui, l'un dernier, se proposaient 4e voter pou* lui mais qui n'ont pn lui manifester cette marque de confun ce paire que jjf. Paradis s'était re tiré en faveur de M. Brann polit l’harmonie du parti démocrate. A l'échevinage Al. William S. Provencher. éche vin démocrate actuel du quartier Cinq nous apprend officiellement qu'il a décidé de se porter de nou veau candidat au même poste. M. Provencher déclare qu’il a une belle organisation de votants qui travaillent en sa faveur et aea pétitions sont déjà remplies. Il a joute qu't) a la satisfaction d’avoir fait tout son devoir durant l’année municipale qui s'achève et qu’il est prêt à continuer a travailler dans l’Intérêt public.* Dans le 8U Ou s'attend que M. Roland Fau cher annonce officiellement sa can didature vendredi, pour l'échevinage dans le quartier Six, sur le ticket démocrate. M. Faucher est un des dignitaires du conseil St-Joseph de l’Union St-Jean-Baptlste d’Améri que et compte une foule d'amis. Blessé par un cheval Drummondville. y—Un cheval at telé à une voiture de livraison a pria le mors aux dents, rue Llndsay, et est venu se jeter sur un automobile conduit par M. Cyrille Théroux. Deux vitres de l'auto furent brisées et Mme Alcide Théroux, qui accompa gnait le chauffeur, fut douloureuse ment blessée à la figura par l’un des sabots du cheval. Il Y A Seulement Æ Jours de Magasinage avant NOËL

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y j8.* •J •«‘•'If LE FORGEUR DE PEINES Numéro 33 (Suite) Avec une sourde colère, U répli que: —De quelle offense Mlle Lindet s’est-elle donc rendue coupable en vers vous pour que vous vous ven giez ainsi? —Je ne songe nullement à me vengeur d’elle. SI j’avais un pareil dessein, si j'étais la créature vindi cative que vous soupçonnez, ce n'eat pas à vous que Je me serais adres sée, c'est Aime Borel! La pâleur de Jean s'accrut: il a vait.le coeur broyé. La contrainte, U tristesse, les réticences de Geneviève lui avalent Inissé entrevoir les plus désolantes hypothèses, mais sa pen sée s’était refusée, avec une sorte d'horreur, à envisager celle-là. Tris tement, Lucie continua: v —Inierogez Mlle Geneviève; vous verrez que je n’ai pas menti. —C'est affreux! murmura-t-il. —Ecoutez^ monsieur Jean, je vous ai fait ou chagrin, je le vois. Mais il fallait que Je vous le fisse, il fallait que je vous crie: “Prenez garde, voilà ce qui s’est passé!” Il m’en a coûté beaucoup; J’ai pour tant considéré que je devais vous avertir. Maintenant, agissez com me vous l’entendrez... Quant à moi. je vous promets que je garde rai le secret sur ce que J’ai appris. Personne que vous et moi ne le soupçonnera. —'Vous consentiriez à vous taire? —Je suis prête à vous en faire le serment. Le visage de Jean était toujours aussi triste, mais âne lueur d'es poir venait de passer dans ses yeux. Lucie, bouleversée par la douleur du jeune homme, qui lui démon trait mieux que tout à quel point il aimait Geneviève, n’osait plus ajou ter une parole. —Soit, reprit-il, je ne demande qu'à croire à votre sincérité. Mme lîerbier, j'en suis certain, ne parie ra pas. Si le malheur dont Mlle Lindet a été victime venait à être divulgué, ce ne pourrait donc être que par vous. Ma bouche restera fermée, je vous le répète, monsieur Jean... Cependant, il faut penser que Mlle Lindet ne pourra plus longtemps cacher son état. ;—C'est vrai!. fit-il avec dé sespoir. —A moins, hasarda timidement l'employée de la Mère Coupe-Tou jours, qu'elle s'éloigne pour quel que temps. Jean releva la tête. —-Je commence à croire qu’en effet. Lucie, vous n'êtes pas l’hypo crite que j'avais supposée tout d'a bord Si je l’étais, répliqua-t-elle en soupirant, je n'aurais pas agi cont rais pas parlé ouvertement comme je vous parle. Je me suis abste nue de toute appréciation... J’i gnore comment Mlle Lindet a suc combé, et je ne qualifie pas sa con duite. Sachez-le, monsieur Bo rel, cela m'a fait une grosse peine de vous ouvrir les’ yeux. Encore une fois, quelque chose d’irrésisti ble m’y a poussée... Mats, à pré sent que je ne suis plus sous le coup de la surexcitation à laquelle je n'ai pu résister, j’ai quand même comme une honte d’avoir parlé. Je vois que nta révélation vous a déchiré le coeur, et je vous assure que cela me l'ait beaucoup de mal! Nerveusement, elle s'essuya les yeux. 11 lu regarda fixement et pro nonça: —Vous êtes une singulière petite fille, Lucie, et si bien des choses m’échappent dans l'acte que vous avez cru devoir accomplir... Je ne crois plus maintenant à votre mé chanceté. Les paupières de Lucie battirent précipitamment: le poids qui l'op pressait cessa de lui écraser la poi trine. —Qui sait'' même, continua Jean Bore!, si votre démarche ne produi ra pas un .résultat inattendu.. Mlle Lindet vous devra peut-être de la reconnaissance. Elle crut qu’il parlait sur un ton d’ironie, et toutes ses terreurs lui revinrent. Mais elle 1% regarda. Il était très calme, et il lui tendit la main. Elle eut un pâle sourire, et murmura: —Ah! SI vous saviez comme j’ai eu peur de vous uvoir déjfiu! l)'un aernler geste, il lui recom manda le silence. Elle acquiesça de la tète, et ils se séparèrent. Jean, qui connaissait les habitudes ponc tuelles de Marceline, savait à quelle heure il la rencontrerait chez elle. Il se dirigea immédiatement vers >e petit logement de la brave femme. Ce fut celle-ci, en effet, qui vint lui ouvrir. Je ne vous au —Par quel hasard à cette heure ci? interrogea-t-elle. —Je viens te parler de Gene viève, répondit le Jeune homme. La femme de Gerbier réprima un J mouvement de surprise, tandis qu’au fond d’elle-même, elle se di sait. —S’il savait!. Le jeune ingéniAr continua, les yeux fixés sur le visage de son in terlocutrice: —Mlle Lindet t'a fait des confi dences graves, dans la journée’ d’hier? Le visage de la brave femme de vint livide. Comment Jean savait-il cela?... Confusément, Mme Ger bier murmura en elle-même un nom: —Lucie Chaumeton!. —Réponds-moi! continua-t-il a vec douceur. —Qui vous a renseigné? balbu tia-t-elle. —Que t'importe!... Tu ne nies pas, et je t'en sais déjà gré. Tu vas continuer à montrer la même fran chise, je n'en doute pas. Le plus en plus troublée, la fille du garde de Saint-Pont murmura: —Interroges Genevièvet. —Je ne le peux pas!... Je ne le veux pas!... Elle t'a appris deuj choses que l'on ne confie qu’à une, femme, surtout lorsqu'il s’agit i presque d’une mère nourricière! Marceline, il faut me répéter ce que t'a dit Geneviève! —Vous n’y penses pas, monsieur Je tu!... Ce que la pauvre enfant m’a confié 'doit rester entre elle et mol! —Comme tu es naïve, ma bonne! i Tu ne vois pas que tes paroles sont déjà un aveu! Une contrariété passa dans les [yeux de la femme du contremaître. I —S'il en est ainsi, fit-elle, il ne faut pas m’en demander davanta ge! Mais qui donc nous a es pionnées?... Ah! j’en suis sûre, ce ne peut être que Lucie! —Laissons Lucie en dehors de notre débat... Mile Llndet t'a mise au courant de son affreuse situa tion T ''fcf’fli De grosses gouttes de sueur per laient aux tempes de la paysanne. Ce que l’orpheline voulait avant tout, c’était que Jean ignor&t son secret... Mais le jeune homme, n’en pas douter, savait tout, Geno viève croirait que sa vieille amie l'avait trahie! La brave créature en était toute désespérée. —Tu comprends bien,' reprit le frère de Savinien (le Sauveterre, que ce n'est pas une basse curiosi té qui me pousse à t'interroger, j —Geneviève a une vive affection pour vous! —J’en éprouve également beau coup pour elle, et c'est pour cela que je tiens A tout savoir. —Hélas! vous ne changerez rien à ce qui est irréparable! fit triste ment l'ancienne femme de charge de Mme de Brasser. I —Qu’en sais-tu?... Elle joignit les mains... —Je vous en supplie, monsieur Jean... N’e me demandez plus I rien!... Je ne peux plus parler. Geneviève me l'a défendu! I me dire! —Ma conscience ne me le per met pas! Il lui saisit le poignet et, d'une voix ardente, il prononça: —Ce n’est plus Jean Borel <|iîi t'invite à lui répondre: C'esl le vi comte de Sauveterre qui te com mande formellement de lui obéir. Je suis le chef de la famille, !e maître de la maison... J'exige que personne ne résiste il ma volonté. Tu parleras! Toute tremblante. Marceline se I retrouva l’humble villageoise de Ja I dis, la servante incapable de lenir tête à son multre. Jean insista: 1 —Geneviève t’a dit qu'elle allait I être mère? Marceline ne répondit que par une sourde plainte. —Comme vous me faites souf frir! gémit-elle. —Et moi. répondit-il, crois-tu que je ne souffre pas? —Laissez-moi au moins consul ter Geneviève!..’ Ma pauvre Marceline, c’est bien inutile, va!... Tes réponses, qui ont l’air de 11e rien dire, sont con cluantes, et il m’est impossible, maintenant, de conserver un doute. —Ce qui est arrivé est abomina ble! Je n'aurais pas plus de chagrin si la petite était réellement ma fille! j -—Ainsi, c’est vrai? Elle baissa le front, 11e pouvant résister plus longtemps. —Alors, reprit-il d’une voix pro fonde, que va-t-elle faire? —Partir, pour que vous ne voyiez pas sa honte, votre mère et vous! —Mais cet homme, le père de l'enfant, sait-il... Et 11e va-t-il pas .épouser celle qu'il a rendue mère?. —C’est le plus lâche et le plus misérable- des suborneurs! fit Mar celine d'une voix creuse... Il a In dignement abusé de la confiance de lu pauvre petite! Jean de Sauveterre eut un mou vement irrésistible 6ü se retrouvait tout l'emportement farouche de sa race, et, les poings fermés, les dents serrées, une lueur d'espoir. ■—Non! non! C’est impossible!.. Vous dites cela pour essayer de me consoler... Rien ne peut sauver notre pauvre Geneviève! —Je te répète que Je ne perds pas entièrement courage, Marce line! Mais c'est toi seul qui peut m'aider dans la tentative désespérée que je vais faire! —Je ne vous comprends pas. -‘--Tu comprendras plus tard... Ce qu’il faut sur-le-champ, c’est que tu m’instruises de ce que J’I gnore. —Vous n’avez pourtant plus rien à découvrir! j —Dis-moi le nom de l'homme qui a séduit Geneviève! Un dernier combat se livra daus l'âme de la digne créature... Mais, au point où en étalent les choses, pouvait-elle refuser de satisfaire IJean... Elle nomma Stgismond Sommlères, et donna son adresse. rue d'Artois, que Geneviève ne lui avait pas cachée. —Seulement, ajouta-t-elle, quand la pauvre petite est allée là-bas, elle n’a plus trouvé personne au gîte! -—Sols tranquille! fit Jean avec I une sombre énergie... SI cet hom me n’est plus là Je saurai le trou ver! Alors, et quoi qu'il arrive, Marceline, je t’enjoins de garder le j silence sur ce qui vient de se pas ser entre nous. —Je vous obéirai... Vous-méme, vous me promettez de ne pas laisser deviner à Geneviève que J'ai eu la faiblesse de céder à vos instances? j —Je t’en donne ma parole! I —Mais cette fille, cette Lucie, qui I vous a averti, se talra-t-elle? j —Je te réponds de son silence, et je te prie, à mon tour, de ne pas lui faire voir que tu connais son inter vention dans tout ceci. D’ailleurs, je suis certain, et je t’affirme qu'elle n’a pas eu de mauvaise intention, qu'elle n’en veut pas à Geneviève et qu’au contraire son ardent désir se rait de l'aider de toutes ses forces. —Ah?... fit, la femme de Ger bier d’un ton où perçait encore une nuance de doute. Enfin, si vous me l'affirmez. —Ton mari est le meilleur des hommes ,et j'ai en lui une absolue confiance... Mais il faut que lui j aussi ignore tout! i —Il ne saura rien. Pauvre I Gerbier!. Ce sera la première fois que j'aurai un secret pour lui! I •—C'est vrai, ma pauvre fille... Nous ne sommes, ni les uns ni les I autres, habitués à dissimuler. Mais I les circonstances exigent que nous agissions ainsi. Ce n'est pas pour I nous, c’est pour Geneviève. —Vous J'avez dit tout à l’heure. 1 monsletrr Jean, vous avez le droit 1 de commander' .et votre volonté se ru la mienne. 1 j Dans la soirée, Geneviève vint chez Françoise Borel, comme si rien ne s'était passé d'anormal, et elle eut même le courage de sou rire, alors qu'elle se sentait la mort dans l’âme. Jean, de son côté, pa raissait avoir l’esprit très libre; tl parlait d'une voix enjouée, comme de coutume, et rien, dans sa phy sionomie. ne trahissait son chagrin. Françoise regardait alternative ment les deux jeunes gens. Elle ne pouvait deviner leurs cruelles pré occupations. et. cependant, une crainte Instinctive mettait une an goisse dans son coeur. Savinien de Sauveterre avait re vu la comtesse do Champrosaÿ; il lui faisait une cour aussi pressante qu'assidue. Hilda Kreuznach avait tenté de prévenir la Jeune femme contre le danger qui pouvait résul ter de cette persistante fréquenta tion. A la grande surprise do l'Al lemande, 'Sylvla navalt pas montré so docilité ordinaire et s’élalt même refusée à l’écouter. Si I'ex-Charlotte Binay n’avait pas eu mille pensées en tête, elle eût certainement remarqué un changement dans le» allures de sa vieille compagne. Depuis quelque temps, Hilda Kreuznach s’entrete nait assez longuement avec Auba gnas. lorsque celui-ci venait harce ler lu demi-mondaine do ses protes tations passionnées. Sylvla se disait que son amie s’ef forçait sans doute do la débarras ser du fâcheux personnage, et. elle ne manquait pas de l’en remercier chaque fois que le directeur avait déguerpi, lin sourire énigmatique errait alors sur les lèvres minces et parcheminées de Hilda. Elle dé cla, en hochant la tête, que le bras droit du comte de Sauveterre, aux Forge* et Hauts-Fournaux de l'Ar 1 dèche, n’étalt pas une relation aus si désagréuble que le prétendait Sylvla; et la conversation revenait, par mit' pente iiaiureiie, sur it* com te Philippe et sur son fils. Mlle Kreuznuch eût préféré que sa compagne optât pour le premier. D'autre part, le fils était libre et le 1 père était marié. Mais, bien que le passé de Mlle de (’hamprosay restât assez nébuleux pour les Pa i rislens d'alors, il était peu proba ble qu'elle arrivât jamais à se faire épouser par Suvinlen. et le mariage, on se le rappelle, était le but su prême rêvé, depuis longtemps, pur l’audacieuse aventurière. Hilda in vitait avec insistance Hylvia a pren dre rapidement une détermination, quelle qu'elle fût, car le statu que au milieu duquel les deux femmes vivaient ne pouvait se prolonger ou tre mesure. Des frais d'installation rue de Tllsltt avaient été très onéreux; la réserve disponible s’épuisait peu à peu. et il était temps de remplir do nouveau lu caisse. Entse ses deux soupirants. Mlle de Chumprosuy déployait toutes les ressources de son art pour jouer son double rôle. Avec Kauveterre. elle se montrait sentimentale, désabu i sée. Avec le Dis, l'attitude de l’ha bile courtisane était toute différen i te. Elle ne cessait de l'enfiévrer en lui faisant entrevoir quelle femme elle pouvait être pour jphorame qui parviendrait h toucher son coeur. Elit; l'ensorcelait littéralement, et le viveur, si blasé qu’il fût. se per suadait peu à peu (pie cette incom parable courtisane effacerait en lui le souvenir de toutes ses précéden tes conquêtes. Mais Sylvia résistait avec une ténacité qui aiguillonnait le désir. Après l'avoir suppliée vai nement, Savinien en arrivait à s'ir riter. Plusieurs fois, il avait essayé de brusquer les choses, et d’en finir. Elle lui avait répondu qu'elle ne pouvait surmonter aussi facilement ses scrupules. Philippe de Sauve terre n'avait-il pas droit à tous ses égards'.’. Elle lui devait lu vie. Il répliqua avec véhémence que celte situation devenait Intolérable, ridicule même, et qu'il entendait qu'elle Unit. Un beau jour, 11 cesse rait de se montrer aussi docile, et ait lieu de ne venir rue de Tllsitt qu'aux heures assignées minutleu sèment par Sylvla, 11 ferait en sorte de rencontrer son père et d'avoir, avec lui, une explication décisive. I Sylvla, alors, se récriait. L'exclta tlon du jeune homme l’effruyait. I —Je ne me consolerais jamais, gémissult-elle, d'être un objet de discorde entre M. de Sativeterre et jvops... J'almerafs mieux repartir avec Hildu, et disparaître à tout jnniuis! —Enfin! s'écria le jeune homme, que vous a proposé mon père?.. Il n'a pourtant pus pu vous dire qu’il vous épouserait, puisqu'il est marié! —Et vous 11e l'êtes pas. vous! murmura-t-elle avec un coup d'oell significatif. —Cela veut dire, questionna-t-ll Ironiquement, que je doive charger le comte de Suuveterre de venir demander votre main pour mol? Elle gardait le silence, avec une mine boudeuse, comme s'il venait de lu chagriner une fols de plus. Un Jour, dans une sorte d'accès de frénésie, au moment de partir, il revint sur ses pas, et. saisissant brusquement dans ses bras celle qui le désespérait, il lui mit aux lèvres un baiser brutal et passionné. Si mulant la confusion, comme la pluB chaste des femmes, elle se dégagea. —C'est mal, Saviclen! déclara-t 1 elle sévèrement. Vous allez me forcer à rompre une amitié qui m'était déjà précieuse. Si vous recommencée a m offenser ainsi, je ne pourrai plus vous voir! Le jeune home «'enfuit, la tète perdue. Les idées les plus confuses, les plus contradictoires s'entrecho quaient dans sa cervelle. 11 avait peur de ne plus pouvoir retenir, contre son père, les paroles de haine qui gonflaient sa poitrine. La tète en feu. le séducteur de Geneviève gagna sa garçonnière de la rue d'Ar j tois. 11 avait besoin d'être seul pour 1 se rappeler l'affolante impression que lui avait causée le baiser dé i lobé à Sylvia. I Pourquoi fallait-il que le comte de dauveterre se dressât malencon 1 tteusement entre cette femme e*. lui?... Tout â l'heure—et ce n’é tait pas la première fois.—elle avait fait allusion à un mariage possible j avec le maître de forges. A cette pensée, Savinien grinçait des dents et Imbutiait d'incohérentes impréca tions. Il se rappelait sa propre question N'avait-il pas ironiquement demau 1 dé â la vicomtesse si elle préten dait se faire épouser par lui? Mais cette ironie était-elle sincère et re présentuit-elle bien le fond de sa pensée. Le viveur se prit lu tête à deux mains et. de sa gorge contractée, ces mots s’échappèrent, en un uccès d'inconscience presque démente: Kh bien! S'il le fallait, après fout, pourquoi pas?. Puis, il entra dans une rage froide en songeant qu'il avait pu 'concevoir une pareille pensée.. Seul dans le petit salon où tant de fem mes étaient venues jouer, auprès de lui, une comédie d'utnour qui leur coûtait si peu d'efforts, et dont il n'avait jamais été complètement dupe, il marchait â grands pas, par lant à haute voix. A ce moment, ou sonna â la porte. 1 Savinien se demanda qui pouvait bleu lui rendre visite. Le concierge, qui servait de valet de chambre au jeune homme, montra sa (ace im passible. Il tenait h la main un pla teau sur lequel était une carte. —C’est un monsieur qui désire rait voir M. le vicomte!. dit-il. Le nom gravé sur le bristol n’é-! voquait aucun souvenir dans l’esprit, de Savinlen. A toute autre minute, il eflt refusé de recevoir un lncon-| nu. Mais le (ils du maître de forges' avait besoin de s'arracher à ses lancinantes pensées. Le plus petit incident pouvait l'y aider. D’un ges te. il donna ordre d'introduire le vi siteur. Jean Borel entra et salua le jeu ne vicomte, qui «Alnciina ‘légère ment. L’ingénieur s’était imposé le calme; cependant son sang bouillon nait en face de celui qui avait fait verser des larmes si brillantes à la femme qu’il ne pouvait s'empêcher d'aimer. —Vous désire*, monsieur?... In terrogea Savinlen d’une voix lasse. Sur un ton aussi mesuré que fer me, Jean répondit: —Je viens vous entretenir, mon sieur, d'une affaire assez délicate. —Vous?... lit le fêtard en toi sant le visiteur. Mais je n’ai jamais entendu prononcer votre nom, et 11 me semhle bien que je n’ai jamais eu, jusqu'à ce jour, le plaisir de vous voir! i 11 reprit avec affectation le bris toi resté sur le plateau, et relut le nom qu'il portait. Puis il le rejeta négligemment. —Vous êtes ingénieur. conti nua-t-ll. Vous savez évidemment un uiilu nnu Alsunffnr u do de l'Industrie. SI cÿst là le motif de votre visite, monsieur Bo re), ce n'était pas Ici qu'il fallait venir me trouver'.. Car Je pense i que vous venez sans doute me de mander une recommandation pour mon père? I —Non, monsieur. J'Ignorais d'ailleurs, que monsieur votre père I s'occupât d’industrie.’. Je n'al be i soin de la protection de persoune. —Ah! Alors, je ne vols pas bien ce que vous pouvez avoir à me !dlrc... A moins que vous ne ve niez de la part de quelqu'un de mes amis. j —Pas davantage, monsieur. Je me présente vous de mon chef, et 1 sans avoir fait part de ma démar che à qui que ce soit que vous con naissiez. —Dans ce cas, voilà qui devient un peu ténébreux, fit Savinien avec une intonation légèrement railleu j se. Pourtant, Je vous avoue que, précisément à cause de ce mystère, votre visite commence à piquer ma curiosité. Veuillez donc vous as seoir. monsieur Borel, ajouta-t-il, avec un semblant de courtoisie. —Monsieur Somraières, je crois 1 utile de vous répéter que personne ne m'envole vers vous. Je n'ai pris, en cette circonstance, conseil que de moi-même... Quelqu'un dftt-ll me blâmer de la mission que j’accom i plis, cette opinion ne me détourne rult pas de ce que je considère com me -un devoir» —Vous me paraissez, en efTet, pénétré de l'importance de votre demande... Voyons donc en quoi son objet peut bien consister, car je me perds en conjectures! 1 —Il s'agit, monsieur, d'un acte de réparation. —Bah! fit le viveur avec sur prise. Et quel préjudice avez i vous bien pu me causer, alors que Je n'ai pas Chonneur de voua con naître? Jean répliqua d'une voix profon de: ■—C’est, vous, monsieur, qui pou vei, qui devez effacer une fuute que vous avez commise! —Moi!. Que signlflo une sem blable allégation, et que prétendez trous?. —Que vous avez, vous aussi, un devoir impérieux â remplir! A ces mots, Savinien releva la tête. Ses sourcils s'étalent froncés et un sourire orgueilleux crispait sa lèvre dédaigneuse. —jVous faites évidemment une confusion, monsieur. Ces mots que vous venez de prononcer ne peuvent s'adresser à mol, car Je n’ai de leçon à recevoir de personne. —Vous uvez cependant trompé quelqu'un! —Trompé! Vous vous per mettez d’insinuer. Mais Jean ne lui laissa pas le temps d’achever. —Vous ignoriez les conséquences que pouvait entraîner votre acte... C'est peut-être là votre excuse. —Je vous somme, monsieur, de vous expliquer clairement, car je ne vous permets pas de continuer a me parler sur ce ton! Le fils aîné de Viviane répondit: —Monsieur Sigismond Sommiè res, vous avez indignement abusé de l'Innocence d'une jeune fille! Savinien tenta de ricaner. Mais il avait pâli, tandis que Jean poursui vait: —La personne dont il afin, é talt Irréprochable jusqu’au moment où vous l'avez rencontrée... Voua ne l'ignorez pas plus que moi! Par exemple! se récria le vicomte, faisant des efforts pour re couvrer sa piécédente assurance... Voilà une affirmation qui est peut être risquée! —("est la vôtre, monsieur. qui est, en ce moment, plus que dépla cée. Vous le savez bien! —Ah! ça. monsieur, vous mo quez-vous du monde?... De quel droit.vous érigez-vous en censeur? Kntin de qui venez-vous ici plaider la cause? —Puisque vous semblez ne pas l'avoir encore compris, il s'ugit do Mlle Geneviève Lindet. Savtnien eut une contraction ner veuse. bien qu'il s'attendit à enten dre prononcer ce nom. —Je vous assure, lit-il avec dé tachement, que je m'occupe en ce moment, très peu de cette person ne! —Elle pense à vous, elle! —Pourquoi?... Puisque tout est Uni entre nous depuis longtemps? til-ll avec impertinence. —Vous croyez? Est-ce de l'argent qu'elle veut? Après avoir dédaigné mon envoi, a t-elle réfléchi et regretté ce beau geste de désintéressement'?... Vous envoie-t-elle auprès de mol conimo ambassadeur? —J'ai déjà eu l’honneur de vous dire que j'agissais de mou plein gié. Je vous serai obligé de ne pas me contraindre à vous répéter une troisième fois cette affirmation. Vue flamme s'allumait dans les yeux de Jean, son ton devenait plus saccadé, su parole plus brève. (A Suivre) La prière par aa propre vertu re lève. épure, .soulage, console, forti fie, tranformo l’âme humaine.—Mon sabré. Tarzan au Bout du Monde (Par Edgar Rice Burroughs) Chapitre No. 40—Une Evasion L Après s’étre assuré que nul autre n’en tendait, du.son conseilla de creuser un tun nel, disant (pie c’était leur seul espoir et que de plus cela dépendrait si le tunnel était creusé dans la bonne direction. On sc ni.it immédiatement à l’oeuvre, et les pri sonniers travaillèrent comme dès castors. irrr 11 h 7q i Ui' 11*iuIit la terr»* sur la boue, afin de‘ ne laisser (aueune trace fraîche pouvant éveiller des soupçons, si un Ilorid venait. Après beaucoup de travail, un tun nel large dtf trois pieds et lon^ de dix pieds avait été complété. .lasott découvrit de grandes coquilles qui lui aidèrent. i r KSæsà*?** tli I.ch lloriil- vinrent apporter du manper pour leurs prisonniers. Us plongèrent dans le lac pour atteindre l’entrée de cette pri son souterraine. I.es cinq hommes cessè rent leur travail et se groupèrent pour ca iller le trou. Des racines indiquèrent qu’on avait creusé sous une forêt. rr T» J 'T T Gridley espérait pouvoir enfin recouvrer sa liberté. Pendant qu'ils creusaient, un grand navire flottait majestueusement au dessus des'montagnes des Thipdars. Le ca pitaine dit “Il va nous falloir abandon ner nos recherches dans cette direction.” Pourtant, ceux qu’on cherchait étaient là -3T Le capitaine lit tourner son navire vers le lieu du départ. l'n simplement change ment de direction aurait conduit le 0-220 vers la forêt où Tarzan et iJana étaient con duits à un terrible sort. Mais le capitaine Juc le savait pas, et ainsi il rebroussa che pour chercher ailleurs. Quand les hommes-lézards pénétrèrent dans la forêt intérieure, Tarzan savait qu’il aurait pu échapper, en sautant sur une des branches qui frôlaient leurs têtes. Il sa vait qu'ainsi aucun Horid ne le capturerait dans un arbre. Mais il ne voulait pas dé serter Jaua, et ne pouvait lui parler. Ou arrivait à destination. Tarzan bouil lait d’impatience. 11 allait faire un der nier effort, ce qui ferait perdre l’équilibre aux liorids, et pendant ces quelques se condes. il prendrait Jana sur son épaule et pourrait la sauver. Soudain, la brise lui apporta une .senteur qu’il connaissait. U ne perdit pus une seconde. Il avait découvert un autre moyen de fuir le dan ger. Le groupe passait en ce moment sous une branche très basse. Tarzan se pen cha et ses mains se posèrent fermement au fou du Gorobor. Soudain, il s’élança avec agilité et 'bientôt il se trouva dans l’arbre.

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DERNIÈRES FOIS AUJOURD'HUI .Gary Cooper Claudette Colbert Dans- “HIS WOMAN" Voyez une nouvelle) Colbert et nn nouveau Oooper dans cette histoire d'un steamer tans attache dan* lea tropl* (/fie. j Aussi Comédie Charlle Chase Aussi Nouvelles, Oomédio -EMPIRE Mat.. 2 p.in., 20c-30c Eotr, 6.30-8.30, 30c-40c S'EN VIENT JEUDI WARNER BAXTER EDMUND LOWE dam "The Cisco Kid” GRAND J’Pp.'..MME DOV3LE ADJOTTUD'HUI ffCCRAWFORD Jÿter/icwu»*^ DANŒ lOOI^s; DANŒ Avec CLAKK GABLE 'Fatîl Hour” de Sherlock Holmes. T»r Sir Arthur Conan VEN.-SAM. KEN MAYNAED dans “Alias the Bad Mau” I S TR A N D JEU. —VEN.— SAM rietftls and oveps ACTES VAUDEVILLE R. K. 0. DERNIÈRES FOIS AUJOURD’HUI JOE E. BROWN dans "LOCAL BOY MARES GOOD” Avec DOROTHY LEE NOUVELLES FOX WAKD STEADY A 1/ORGUE I PRISCILLA MAT.. 1IRS SOIR. «I.4ft-8.1A Dernières Fois Aujour. SENSATIONNELLE EMOUVANTE ETONNANTE LES CRITIQUES ÉTONNÉS! L'INDUSTRIE SURPRISE LA MORALE MODERNE ÉBRANLÉE MARJORIE RAMBEAU DANS “LEFT OVER LADIES" CLAUDIA DELL Nouvelles Unlverr.al Comédie Actes Vitsphone Théâtre fram.'ais Boston. Il Tout un groupe nnu 1111 -\t> if ii I I n!r Abady TWl* CITY Market V Kl. r^T. M.M. mu, os>du. soiiv ou:." ftv Pa« •SOlis Ohio Vi,,,,"es- offr '•'«■limes '-'i'-n/èie et et ,,r« 11/1 ^«•chandi Ses Haut tes —ET e Qualité P,U* 8a® Prix IMitn Cntberiand MU., DÉO. CSarjr Cooper Claudette Colbert «üU.V'îf î J. ï-i “HIS WOIIAN” —AUM1— TrtvMofM MmiyMIm Vos J1U., 10 DÉC WILLROGERS “Ambasfcdor Bill” ——AVMt ■;i" Comédie Bonert Mkfie Oarpet ■ourMntés Réelles DANSE Demain Soir, 10 Déc. Egyptian Ballroom Auapicex Bliss College Alumni Musique par les “OEOROIANS” ADMISSION, BO CENTS I Nos Législateurs Sont Rassemblés! Les sessions du Congrès sont commencées.—Dé mocrates au pouvoir WASHINGTON, D. C.. S Le‘ Congrès n’est rassemblé à midi lundi Lf-i démocrates contrôlent la Cham bre dea représentants par une peti ts majorité et ont élu John-N. Gar ner comme président de la Chambre. Au iténat, la situation est confuse par suite de l’intention annoncée des républicains progressistes de défai re la candidature de George-H. Mo du New Hampehire pour le» fonctions de président temporaire., I C'eut une vengaance des républicains î progressistes qui ont sur le coeur certaines Inimités de M. Moues. D’un autre côté, celui-ci a annoncé «ne. i'1l rot défait, il WH or a arec koHlé mocrâtes dans l’organisation du sé nat, ce qui écarterait de la préslden e d'important» comités plusieurs progressiste*. On ne croit pas que le 'ongi-èi! puIeue faire beaucoup do travail, di visé qu’il ait également entre démo crates et républicains et sai actes étant mijote b la censure du prési dent Hoover. Il confirmera de nou veau la prohibition et augmentera nécessairement les taxes. Il adoptera peut-être de* mesurai pour remédier au chaînage, mais il ut peu probable que de telle» mesu re.! recevraient l’approbation de la Maison Blanche. Des législateurs vont avoir A faire face A une manifestation de l'armée Ici affamée dont le» représentants ;ont arrivés Washington sur des a niions, en voitures-automobilei or linalren, de toutes le» manières. Mais on ne pense -pas que cette ar mée obtienne grand succès. L’an der nier. il y eut une manifestation sem blable de la part de 200 "affamés" qui curent A faire face A 200 poli ciers et détectives. Il en résulta un bon nombre de tétea boesées et des pleure que firent couler les bombes lacrymogènes. BRUNSWICK Le banquet annuel des pompiers a eu lieu lundi à la station centrale. 62 pompiers et quelque» invités é talent présents parmi lesquels on remarquait le chef Charles-E. For tin. de Lewlston qui autrefois était membre du département d'ici. Après le souper, 11 y eut discours par M. Emlle-A. Tondreau, président dss1 selectmen, Paul Vines, Napoléon Gagné, fllrf, Avelln Messier et Wll-, liam Charron Jr. Durant la soirée, Napoléon (Doc) Gagné offrit «a dé mission au commissaire comme pompier. II était dans le départe ment depuis trente-cinq ans. Après lecture de la lettre de démission par le commissaire, le chef Edwards se leva et demanda aux commissai res de garder M. Gagné comme membre et de lui donner le privi lège d’aller aux feux quand 11 le pourrait. Ijo chef fit ensuite un résu mé du travail de ses hommes de puis février dernier Jusqu’à Mate. Lrfss pompiers ont répondu à 804 Appels dont 161 ici, 64 à Topsham et 4 A Hnrpüwell. Les pertes totales furent de $8,000 do plus que le chiffre des assurances. Il annonce aussi que l'Association de Secours aux Pompiers a actuellement plus do $1,700 tiens les fonds. Adélard Beaupré poursuit actu ellement Adélard Nudeau pour $10,000' et la cause sera entendue aux assises de in cour supérieure, A Portland, en janvier. Beaupré dit que M. Nadeau, par se» attentions, Mil U i aurutiuii u** uni ri»uu ne (de M. Beaupré). Nadeau a été arrêté lundi et a été prié de four nir un cautionnement de $10,000. Accompagné de l'officier Veney, Na deau s'est rendu 0 Lewlston où il espérnlt obtenir la caution voulue. Mme Joseph-^. Paradis eet reve nue de l'hOpitnl Ste-Mnrle de Lewis ton, après une opération. Dimanche soir, h minuit, les pom piers ont été appelés pour un feu dans l'auto de M. Joseph C'hambax land. M. Ohamherland était allé veillé à Topsham. chez des parents et en se préparant à partir 11 alluma une allumette qu'il Jeta sur le sol, près de l'auto Le véhicule a été fort endommagé. Pour la deuxième fols dans deux mois, les pompiers ont é(té mandés par l'avertisseur 25, Ouk et Cushing, pour un feu dans le bloc apparte nant à Mme Laura Sampson, coin MIII et Swett. On croit que des é tincelles de la cheminée ont mis le feu sur le toit. Les pompiers ont fait une rapide besogne. Lundi, ils ont répondu ft trois autres appels pour des feux de cheminée. Le Désastre de la Prohibition Ses résultats funestes dans la Finlande.—Re ferendum pour le rap pel HELSlNCrFORS, (Finlande), 9 Le gouvernement finlandais a deman dé à la diète d'autoriser un referen dum pour savoir si la prohibition de vait continuer ou s| elle d’valt être rappelée ou modifiée pour permettre la venlf d«\t vlps et'h^r- contenant un certain pour-entagw d’alcool. En proposant na m coure de refe rendum. !e gouverne ment a «oumle une déclaration d ms laquelle il dit qu depuis douze uns que la prohibi tion ex’ete le; améliorations espérées dans les habitudes de la nation ne rr sont pa t rénl’-'écu. Au contraire, dit la déclaration, le conflit‘entre !a loi et les prédilec tions du peuple ont provoqué des in-, fractions perni •ieitses' du statut. En plut d'un? augmentation des ras d’ivrmue. le gouvernement a mentionné que 1rs crimes avalent eux air ;i augmenté data» une pro portion eonnldérable et qu0. dans prt ique tours lot cas, les spiritueux y avaient Joué un grand rftle. De plus, dit le gouvernement, la nrchihition a eu de* effets désas treux sur les finances du paye. Décès Poirier— M. Léendre Poirier, de Biddeford est décéd ce matin à l’Hospice Mar cotte. 5 l'Age de 80 an». T,es funé railles auront lieu demain matin. A 7 heures 30. en l’église St-Pierre, dire; lion Albert Ouellette. Mme Emile Purent de 112 rue Holland est décé lée hier soir ù l'Hospice Marcotte. Née à Hartford. Maine, elle demeurait Ici depuis 50 ans. Elle li Isve :s filles, Mme Ltl lian Harrnn, de Polnnd, Mme 04a rcnce Parker et Mme Philippe Thé riault. de Lewlston-, un frère, Wil liam Trash. Les funérailles ont eu lieu rel après-midi, direction Nap Pinette. Fleurs et Cadeaux pour toutes Occasions Chrysanthèmes, Gueules de Loup, Oeillets Pois de Senteur et Iioses UN ASSORTIMENT COMPLET POUR VOTRE CHOIX Le» dernières nouveautés en Cartes pour toutes Occasions et Cartes de Noël CADEAUX UNIQUES ET PAPETERIE Fleurs pour Noces et Funérailles UNE SPÉCIALITÉ The Flower And Gift Shoppe Mm A. 0'Brien, Prop. 103 ftU! MIDDLE, Tél. 205-W LEWIBTON. (OU FABLE FRANÇAIS) J7 Le Football Violette est capitaine— Bob Violette a été élu, lundi, ca pitaine du club de footbnll du collè ge Colby, de WatervlTIe. pour 1933 El Joue “half-back”. Army v* Siavy— j C’eat samedi après-midi qu’aura. Heu, h New York, la Joute de foot ball entre les équipes de la Marine et de^’Armée. On s’attend que l’is slstance sera de 80,000 personnes. Le Hockey Position des rlubs Voici 'quels ont été le» résultat», hier soir, dans les rencontres- do la National Hockey League: American», 3: Boston Uruln», 2. '.'htcago, 1; 'Canadiens. 1. Toronto, 4: Rangers, 2. Voici quelle est la position .le» qulpes: Section Cnnadlenne !W O P Si 9 1 3 10 4 4 2 10 4 3 10 3 6 1 Section Américaine Rangers 9 5 2 3 24 Chicago 10 3 3 4 12 Boston 9 4 5 0 25 Detroit 9 3 5 1 13 Cluhs American» Canadiens Toronto Montreal pp prpt* 19 13' 1 3 22 28 31 22 25 22 10 a 13 18 22 23 13 10 8 Une Tragédie Dans une Forêt lin jeune chasseur fait un geste héroïque avant de mourir SAINT-JO VITE, 9 Les détail* d'une pénible tragédie qui s'est dé roulée dans In forêt, à 35 milles de Salnt-Jovite. viennent d'être eonnus et ont dévoilé l'héroïsme d'un jeune rhanseur qui. horriblement blessé e-‘ laissé seul dans le bois, fit un suprê me effort avant de mourir pour sau ver de tout ennui son compagnon. Stanislas Clément, la victime, âgé de 17 ans, et Albert Lépine, figé d« 32 ans. tous deux de St-Jovite, chas saient dans la forêt depuis le 21 oe itobre et avaient établi leur camp su ies bords de lu rivière Houle, â 3"> j milles au nord de St-Jovite. Clément i seul avait un fusil, i Pendant que Lénine tendait ses jirnppes. Clément s'enfonça dans le i bois. Quelques Instants plus tard, un coup de feu retentit suivi d'un j cri d'appel, l'n dur devoir i Lépine crut que son compagnon avait tué un chevreuil et accourut. A son horreur. 11 vit CLnient gisnn' sur le sol dans une mare de sang. le-, j habits déchirés et ortant une lior j rible blessure 5 l'r.b Ionien. Il se ren i dit en tonte hâte an wmp et reve liant avec tontes les couvertures qu’il put trsnvcr, il enveloppa sort compagnon p~itr «iu’il ne gelât pas. En effet, comme il ne pouvait Jo iransporler, il dut se résigner à l'a bandonner uinsl en pleine forêt, su ie bord d'une rivière â demi-glacée. pour aller chercher du secours à 13 milles de distance à un camp de gar I des-forestlers. Durant son abscance Clément qui perdait continuellement i son sang, réalisant qu'il ne survi vrait lias à ses blessures, résolut d’expliquer la cause de sa mort cour lue l'on ne causât aucun ennui à son ami à ce sujet. Ka dépit dp sa fai blesse et de ses souffrances, il réus sit à sortir de sa poche un paquet de tabac et un crayon. 11 déchira l'en veloppe du paquet et y écrivit les mots suivants: "Mon fusil m’a tué. Stanislas Clément". Lorsque Léptne et les gardes-fo restiers arrivèrent, Clément vivait en core, étant inconscient. IM le placè rent sur un brancârd Improvisé, mai» 11 expira quelques instants plus tard. Ils transportèrent i lors le cadavre à St-Jovite, ntl Ils arrivèrent épuisés. A l'enquête après que le frère do la victime eut reconnu l'écriture du jeune Clément sur le chiffon de pa pier qui exonérait Lépine, un ver dict de mort accidentelle a été ren du. Le jeune Clément vivait seul à St Jovite. II n’avait qu’un frère au Ca nada. Albert, garde-forestier au camp oiï Lépine alla chercher du secours. Son père demeure en Californie. I*a religion et la morale sont le: soutiens les plias indispensables de la prospérité publique.— Washington. Réparage de Chaussures Fait tandis que vous attendez Nous spécialisons sur les Semelles do Chaussures de Femmes en Compo. Nous serrons toujours les Femmes arec attention. COSTELLO’S SHOE KEPAIBINO Théophile Sarasin, Prop. 14 BUE A8H Coin me Lia bon Tél. 1984 NOTAIRE JUGE DE PAIX Edward J. Hudon AVOCAT College nioek 236 rue Lisbon —1Té!.. ’lfUfl— —Résidence, 322 M— Prix Réduits Logement A LOUER A LOUEE—Beaux Logement*, 6 4 6 chambrea, ui Mo. 82 BUE ASH, a*Uo do boln, ahed, chauffé et ton te* commodité*. B’edreaset à JO SEPH MBBOIBB, 82 rue A»h ou à J. MAS. ÏHSBtAULT, 79 ruo Blreb. Tél. 2133 T AMU :—OlBf MM I* Dpi, uk pai boIh de 89e pm laurtton. Trol* loeerttome eoMdetttvn poir ta £rlx de Mu. ea uiiomm earont recnea |up I midi U Jour do BahlIcitioB P ou Ib nartlon la Jour mime. 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