Le Messager (Lewiston, Me.)
July 29, 1931

Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.

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On ne doit pas trafiquer les ob jets bénits; c'est un fait bien connu. Alors pourquoi fait-on bénir les ponts dans la Province de Québec, pour ensuite exiger 10c ou 25c aux touris tes qui doivent passer dessus? Un confrère «le Montréal, journal A grand tirage, eouhai-' tait samedi la bienvenue au gou verneur général du Canada qui avait visité let ateliers de ce confrère, la veille. Souhaiter la bienvenue à quelqu'un qui vient de nous quitter, ce n'est pas ce qu'on peut appeler aller en vi tesse. |/H IJIllK11* W 111 gue universelle. Qu'on le veuille ou non, r’est ça quand même. Klie est même reconnue eomnie leile )*tr une agence télégraphique nusai Importan te que la t'Ie (ireat North Western. Dana une rireulalre, la compagnie in dique en quelle langue elle peut transmettre les messages qu'on lui confie. Ils peuvent être écrits dans n’importe quelle langue, dit-elle, puis elle ajoute: “Us doivent être écrits dans la langue du pays d'ori gine ou de destination, OU DANS 1,A UANtJl’K FRANÇAISE, UANtlUK U N1V KKH K IjIjK.” etita! C’est ce seul détail de la température qui les rend songeurs jusqu'ici, parce qu’ils savent bien que tout le monde va se donner la inain pour les divertir! A part des voitures municipales mises à leur disposition par le maire, même le sliérif Wallon et son personnel leur offrent quatre automobiles! Rome est le centre du monde depuis plus d_> vingt siècles. Si vous ne le savez pas c'est que vous n’avez pas lu le grand jour nal national de Lewleton qui l’a répété au moins cinquante es prêtres A Jalapa, la capitale de la province, et dans d'autres par ties de Vera Crui ont été forcés de I vivre cachés, ajoute Mgr Guisar. Sauf l’attentat ourdi pour assassl ner le vicaire général de Jalapa, Mgr Pedro Castllla y I-anda, Mgr Guisar rapporte qu’il n’y eut pas è sa con naissance d’autres troubles. L'évêque raconta que deux hommes entrèrent dans la demeure du vicaire général du diocèse de Vera Cru* dans le but d'assassiner Mgr Landa, mais celui ci se sauva en sautant une clôture à l’arrière de sa cour. Depuis, 11 est dans une cachette avec les autres prê tres qui doivent se dérober aux fana tiques. La cathédrale de Jalapa et l'église de Beoterla ont été gravement ava riéea par le feu de même que deux autres églises où les dégâts furent moins grand*. iL'évéque Cuisar dit que les agents du gouverneur Taje da. qui a été blessé ê l’oreille par un agresseur, avaient mis. le feu au* églises et s’étalent présentée pour massacrer Mgr Lalanda, le vicaire général. Le nonce du pape. Monaignor Nul* Y Flores a fait savoir à l'évèque Oulsar, qu’étant donné les clrcon» tances, il devait donner ordre à ses prêtre» de faire A leur Jugement, c’eet A dire, de fuir dans d'autre» provinces, s'IIh Jugent la chose né cessaire pour sauver leur vie, ou de rester et de subir les conséquences s’ils le Jugent à propos. —Nous ne voulons pa« prendre la responsabilité de faire rester sur les lieux de» prêtre* quand leur vie est ouvertement menacée,” dit le non ce papal. “Nous regrettons infini ment les choses qui se sont produites à Jalapa et Vera Crut, dit encore le nonce, et nous avons demandé au peuple de rester calme et de ne pas se soulever en armes contre le gou vernement. La résistance armée est contraire à l’esprit du christianieme et de l’église. Cela est contre la doc trine chrétienne.” Un Défectueux Système Pénal Des Tragédies Dans le Québec La commission Wicker sham en découvre tou tes les imperfections. WASHINGTON, 29—î priions que la commission dé nonce surtout. Le Tapport, un docu ment de 343 pages comprenant aus si le rapport d'un sous-comité de 24 experts, révèle que plus d'un tiers des pénitenciers dans le tfays sont construits depuis 70 ans ou plus, d'aucuns étant vieux de cent ans. et que 21 pour cent des prisons pour hommes n'ont pas même de plomba ge. Les prisons fédérales, en 1930, contenaient 65.9 pour cent .plus de prisonniers qu'elles ne sont sen sées log?r, et certains bagnes des Etats sont plus surchargés encore, signale-t-il. Le rapport critique encore la gran deur des cellules, qui, déjà petites pour un homme, en contiennent deux, ou tnéme trois, dans plusieurs des vieilles prisons, signalant que, dans de telles conditions, l’air doit être entièrement renouvelé À quel ques minutes d'intervalle pour empê cher des odeurs désagréables. :o: Il n'en est pas de la charité com me de l’argent. Plus on dépense d'argent, plus U diminue. Plus on dépense de charité, plus elle aug mente.—St-Augustln. Triste fin de semaine dans les différents centres de la Province. MONTREAL, 29—Trois noyades trois morts dans des accidents d'au toqpobile, .et trois autres fatalités ont ,étA.jj(pportées on fin de semai ne, dans Montréal et les environs. Le nombre des blessés est d'une quinzaine. Les morts sont: Alfred Plante, il 6 ans, noyé à Ormstown. Gérard Caron, 27 ans noyé à 3a raguay, en tentent d’opérer un sau vetage. A. Mathias, iy ans. noyé à Mont réal-est. Olga Baby, 20 ans, tuée par un train, en tentant un sauvetage. Evelyn Scholmlk, 4 ans, projetée hors d'un auto. Lucien Lessard et Jean Luiz, 20 ans tous lee deux, tués dans une col lision d'automobile. Martel Bloonitield, 53 ans, trouvé mort sur la tombe de son épouse, a vec un mouchoir chloroformé au tour de la bouche. Daniel Regebdale, Age inconnu, tué dans une explosion. Ormstown.—M. John Mabon, 60 ans, qui travaillait A la fenaison, dans la paroisse St-Louis, rang des Trente, est tombé d'un voyage de foin et s’est cassé le cou. La mort a été Instantanée. ----:o:-— Vengeance de Contrebandiers Comment la “Joséphine K” aurait attaqué un garde-côtes américain. HALIFAX, 29—L'on raconte dans le port d'Halifax comment l'équipage de la goélette “Joséphine K”, dont le capitaine Cluett fut tué par des gardes-côtes américains, s’est vengé Jusqu’à un certain point contre quel ques-uns de ceux-ci. Tout récemment, raeonte-t-on, la ‘Joséphine K” se trouvait, chargée de liqueurs, A en viron 18 milles des côtes américai nes, mais elle ne pouvait pas déchar ger les liqueurs sur des bateaux plus légers destination des Etats-Unis, à cause de la surveillance d’un ba teau garde-côte du service améri cain. Cette situation se prolongea une journée et toute une nuit. Puis la rage se mit au coeur de l'équipage de la “Joséphine K". Celle-ci était plus rapide que le garde-côte amé ricain. La goélette fut lancée dans un élan rapide sur lè garde-côte des Etats-Unis et ouvrit -dans son flanc une large plaie au-dessus de la ligne de flottaison. La "Joséphine K” fut elle aussi endommagée, mais beaucoup moins que le bateau américain. iLes Cana diens qui la montaient durent se dé barrasser A bas prix d’une partie de la cargaison, puis la ‘Joséphine K” fut ramenée A Halifax, où l’équipage raconta que le bateau avait été en dommagé en frappant le quai. -:o: Btunbln qui ae noie Québec, 29—Un enfant de trois ans. Roger, fils de M. Wilfrld Picard, de St-Romuald. s’est noyé en s'amu sant sur le bord de la grève, près du I pont Carneau, A St-Romuald. On a 1 retrouvé son cadavre. Vin Français Chez les Russes Le sort de l’industrie du Champagne, dans un é tat précaire. PAiRIS, 29—(U.R)—-Pendant que le vin français vieillit dans les celliers •ans trouver d'acheteurs, les com merçants cherchent le moyen de transformer le paysan russe et de remplacer son août notoire pour la vodka, par celui du vin. Ktant donné que le gouvernement russe contrôle tous les achats du pays, II faudrait obtenir, par les ca naux diplomatiques, la permission d’exporter du vin français en Russie. Maison présume que Moscou accueil lera avec plaisir de semblables pro positions qui auraient pour but de diminuer la consommation de la vod ka. La révolution russe et la chute de plusieurs trûnee en Europe ont été un fort contretemps pour l’indus trie du champagne en France. Au temps des czars et de la noblesse, le champagne coulait à flot dans les réunions de tout genre et cela aidait à la prospérité des vlgnerone de Reims. On exporte encore du cham pagne en Russie .mais les exporta- j tions actuelles ne sont rien A côté de celles de ce temps-là. Liqueur (les rois .La France aurait tout avantage à s'ouvrir de nouveaux débouchés en Russie. La .Russie n’en souffrirait pas puisque ses habitants pourraient se procurer A bou marché des vine sains et fort bons pour la santé. Le champagne a toujours été la liqueur des rois et la disparition de tant de têtes couronnées fait s’accu muler ce crû dans les caves. L’ex-reine d'Espagne en visite à Reims il y a quelque temps disait, après avoir avalé un verre de cham pagne: ‘C’eBt le seul.vin que J’aie Jamais pu boire." .La famille royale d’Angleterre est une excellente cliente'pour les vigne rons de .Reims ainsi que le roi des Belges et les souverains de Hollande, d’Italie, de Suèdl et de 8 et les autres taxes différentes telles qu’enreglstre ment, permit*, etc., se sont élevées A une moyenne de $13.41, selon Joe statistiques de l'association. Les automobilistes de l’Oregon ont été ceux qui ont payé les plus ■fortes taxes, avec une moyenne de $G4 chacun, et ils furent suiviB de près par ceux de la Floride et de la Géorgie, avec un chiffre de $53 et $52 respectivement. Les résidente du District de Colombie sont ceux qui ont payé le moins, c’est-à-dire $14, suivis par ceux du Massachu setts, avec $20, et de l'Utah, $26. Ces Institutrices Dans l’Attente Celles de Chicago n’ont pas encore été payées. —Pas avant le 1er jan vier. •CHIOAfîO, 29—(Les Instituteur* et le* Institutrices de Chicana ont per du tout espoir de recevoir une par tie du nalaire -qui leur est dû, avant le premier Janvier 1932. Ils ont tenu une assemblée de protestation. dan* le but d’induire la Législature de l’Il II nota h faire quelque chose pour eux. Une Jeune institutrice disait l'autre jour à une compagne: “Une amie obligeante m'a emme née dîner avec elle aujourd'hui: c'é tait mon premier repas depuis de* •semaines: J'ai vécu avec $3.00 de puis 15 Jours; Je mange du pain «t -Je bois du thé." A celle-14 la commission acolalre doit $600.00. "Noue sommes dans une terrible Impasse” disait un peu plus loin un instituteur à cheveux blancs, M. Ja m«*-A. Meade. "La législature e*t notre dernier espoir.” Selon le maire Anton J. Cermak la situation est très sérieuse et de mande une solution immédiate biea que apparemment impossible. Autre Guerre 1 des Gangsters Ils commenceraient à se massacrer à coups de mitrailleuses à New /York.

NEW YORK, 29—(U.R)—(Les ci toyens de New-York consomment au tant de bière que d'eau durant les •mois d'été, en dépit de la prohibi tion. Mais Un se plaignent amère ment aujourd'hui que la véritable, bière se fait rare. Cela provient de' ce que les agents de la prohibition ont saisi deux grosses brasseries de1 la valeur de $2.000.000 chacune. Ces brasseries produisaient delà bière pour la plus grande partie des "speakeasies" de .Manhattan, i^es ci-J toyens de New York en sont réduits maintenant à ne boire souvent qu’un abominable mélange de couleur ver-’ dfitre que seuls des gosiers altérés! comme Us le sont à New York peu-i vent ingurgiter. Et cependant cela se J vend plus cher encore que la vérita ble bière. ■Cette situation fait prévoir par la police une violente guerre de gang sters. Un individu de l'"uiulerworld" portant le sobriquet de “One-eye Joe” Rock expédie, dit-on. du haut de l'Etat de New-York dans la mé tropole 10,000 barils de bière, que l’on dit véritable, chaque jour. ï^es hommes qui contrôlaient le territoi re arrosé par les brasseries saisies se montrent indignés de cet envahisse ment dw régions, qu'il» prétendent exploiter seuls, et l'on s'attend, dans les milieux de la police, k entendre d'un moment à l'autre, les détona tions des pistolets automatiques et des mitrailleuse». Ouvrier électrocuté Montréal. 29 M. Claude Che vrier, 45 ans, a été électrocuté dans un poteau de la Montreal Eight Heat Power. Pique-Nique des Orphelins Cet événement annuel sous les auspices du maire et des Marchandes de Bonheur aura lieu mardi de la semaine prochaine, le 4 août, à Bear Pond. —Un appel à la générosité du public. Ui date du pique-nique annuel des Orphelins de Cewlstom, a été fixée à mardi prochain, le 4 août. Cet événement inauguré 11 y a dé jà quelques années, sous l'adminis tration du maire Robert J. Wise man, se perpétue avec succès et cet te année, on espère obtenir au moins autant de succès que les an nées précédentes. Ce pique-nique se fera comme d'habitude, sous les auspices du maire de la ville et du Cercle des Marchandes de Bonheur. Lie maire Skelton a déjà obtenu l’assurance que les terrains de Bear Pond se ront, comme d'habitudie, mis gra cieusement à la disposition deg pe tits pique-niqueurs et pique-niqueu ses. 11 s'est nommé des aides pour s'occuper de nombreux détails pour que l’organisation soit parfaite. Inutile de dire que tout ce petit monde ne se rendra pas à 'Pied à Bear Pond et que l'organisation compte entièrement sur la générosi té coutumière du public pour per mettre aux orphelins d’ôtre trans portés sur les lieux. On demande donc à tou» les bonimes d’affaires, ainsi qu'aux dames qui ont des voi tures, de les mettre à la disposition des organisateurs et organisatrices de ce pique-nique. La coopéra tion donnée par le passé permet d'espérer que, cette année, la bien veillance générale ne se démentira pas. On -demande aussi aux person nes qui le peuvent, d’offrir des lunches, bonbons, liqueurs, friandi ses, et tout ce qui peut contribuer au bonheur de» petit» orphelins. On nous prie de dire que les au tomobiles devront être à l’Hospice Marcotte, mardi matin, à 7 heures, car le détail d'organiser le départ est toujours compliqué et cause tou jours un peu de retard, bien que la discipline générale ait toujours per mis de partir à temps. -Les personnes désirant prêter leurs autos ou offrir des aliments sont priées de s’adresser A Mme L. P. Ducharme, 201 rue Pine, Tél. 3124-R ou à Mlle Marie-Anne Ja nelle, 20 rue Shawmut, Tél. 3838. Belles Cérémonies dans la Paroisse St-Pierre 'j M. l’abbé Lncien-E. Martin y a célébré sa première grand’messe.—Dîner intime à l’Hospice Mar cotte.—Réception dans l’après-midi aux salles de cette institution. Encore de belles cérémonies ae sont déroulées dimanche dans la pa roii-se St-Pierre. M. l’aar M. le curé J.-A. SàotisseUe, représen Lant le eémlnafre de Sherbrooke, «on Alma Mater. Il remercie M. l'abbé Martin et Mme Blason de l'opportu nité d'avoir pu assister à ces fêtes puis il parle de la formation que lut “t le nouveau lévite ont reçue eneem ble au même Séminaire. Ce discours fut suivi d'une chan son, "Ariozo”, de Délibee, par Mlle Cécile Bédard, aecompaKiiée par Mme J.-Z. Campbell; en rappel. “La» Amours de Jean et de Jeanne”, pula Mlle P.o*e de Lima Canon fit enten dre une autre déclamation. “Une Larme dane l'Océan", par le Père Delaporte, ainsi que “A l'Piglise de Ste-Madelelne”. Le U. P. Anse-Marie Bésin, qui chanta sa première Krandinesae te dimanche précédent, fut appelé à di re quelques mote, au nom du sémi naire de St-Sulpice où lui et l'abbé Martin firent leurs études. Ce«t à St-Sulpice, dit-il, que tous deux ont pu «e communiquer l’esprit du sacer doce et de l’apostolat. Le K. P. Bé nin se recommande aux prières de ton nouveau confrère en Jésus-Christ et lui souhaite un heureux ministère. Vint une autre chanson. "Viati que'*, par M. Julien Blais, accompa gné par Mme J.-Z. Campbell; en rappel, "Combien J'ai douce souve nance”. Aussi, une déclamation. “Le Semeur”, par Mlle Thérèse Bisson. M. l'abbé G.-O. Morieeette, au nom du séminaire d'Edmonton. fut invité à parler. J1 rappela ses jours d’études au séminaire avec l'abbé Martin et dit toute la joie qu'il éprouvait de se retrouver aujour d’hui avec lui en pareille occasion. On procéda ensuite à la présenta tion d'une bourse au nouveau lévi te, par Mlle Thérèse Blaeon. puis M. l'abbé Martin «e leva pour dire ee« remerciements. il du au K. Rourbonmere qu il avait plusieurs raisons d’être venu dans la paroisse St-Pierre célébrer sa première grand’messe, d'abord en reconnaissance pour sa marraine, puis en raison de son affiliation au Tiers-Ordre de St-OominUjue; de plus, en raison du contact qu'il a eu avec des Dominicains tels que les RR. PP. Bégin et Rondeau qui entrèrent ense.mble avec lui au sé minaire de Sherbrooke. Après avoir rappelé les difficulté* que son père, chef d’une famille de douze enfants, eut A surmonter, l’abbé Martin dit toute sa reconnais sance A ses parents, à sa marraine qui lui fit faire aa Première Commu nion et sa Confirmation, à ses on cles. tantes, cousine et autres qui contribuèrent à cette fête de famil le. l’archevêque de Résina pour l’in» térêt qu'il lui a porté et sa sollici tude toute paternelle. 11 reauercla spécialement l’excellente famille Dai gle qui se dévoua tant pour lui, ain si que Mlle Jeannette Bisson, orga nisatrice des fêtes. Merci au R. P. Curé, ajouta-t-il; merci A toute lai paroisse, au choeur de chant, aux participants et participantes au pro gramme, enfin A tous. “Pour n'oublier personne, dit-il. Je déposerai dans mon calice lea coeurs de tous mes bienfaiteur» et je lea mêlerai au sang de Notre-Sei gneur pour les -offrir A Dieu, en re. connaissance de leur bonté.” “En vérité, en vérité Je vous la dis. si un pauvre vient en aide A un plus pauvre, mon Père qui est dans les cieux viendra A son secours, dit (A suivre sur le 8e page) -y

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Six Semaines de Plus de Temps de Plage $4.50 $5 $5.50 $6 $6j>o $7-m s8.oo HABITS DE BAIN 1931 N’importe lequel ou tous à $1*95 —A. G. Spaulding Jantzen Gantner et Matten LES MEILLEURS HABITS DE BAIN SUR LE MARCHÉ TOUTES OOULEUB8 TOUS STYLES TOUS POINTS Pointa à partir du bébé à 64 Inclusivement Pour femmes, hommes ou enfants VENTES POSITIVES—PAS DE CREDIT-PAS DE REMISES $1*95 WELLS’ SPORTING GOODS CO. —ADELARD JACQUES— (Commis canadiens) -JOSEPH S1ROI8— 52 RUE COURT, AUBURN Les Prix des Dollar Days sur Malles et Valises Restent en Vigueur cette Semaine MALLES~20%^RABAIS Malle-garderobe, Steamer, Toilette, Tourobes Sacoches à Main, Femmes $1.00 $1.95 Valeurs jusqu’à $5.00 Valeurs jusqu’à $7.50i Fogg’s Leather Store 123 rue Main, Lewiston. Belles Cérémonies (Huile rte la 1ère page) le nouveau prêtre, niant une des pa roles de Notre-Seigneur. Encore le •ceur tou) rempli dea émotion* de cette double fête, de mon ordina tion sacerdotale et de ma première messe solennelle, ce m’est un devoir bien doux de me faire l'Aoho de ce* paroles tant de foie répétées: Je prendrai le callrs du «alut et j'invo querai le nom du Seigneur. Parent* et amis, chantez avec mol l'hymne de la reconnalrtsance à ce grand Dieu, l'auteur de mon .sacerdoce. C’est lui qui m'a fait ce que je suie. Permet tez-moi d'étendre cee paroles de gra titude ma mère bien-aimée, celle qui a formé mon coeur; mes chers parents, amis et bienfaiteurs; cet te autre mère si généreuse qui m’a reçu et qui vous a demandé de m'é lever à la dignité de Melchisédech et enfin à cette autre Mère, notre Mère à tous, la Reine du clergé et Vierge Immaculée.” Sous ce triple titre, Il a voulu In clure tous ceux que son coeur géné reux ne pouvait nommer. Il eut un mot spécial aussi pour les maisons d’éducation qui l’ont formé. Parlant de sa mère disparue. Il dit: “C’est vous qui avez donné la vie à votre enfant; n’est-ce-pas vous encore qui m’avez enseigné A bal butier mes premiers mots, A faire CHAMPIONNE POUR LA 3e FOIS __ Georgia C'oTëman, Jqlie na^UHr H Aniploi, qui défendu avec saccèl Bon titre de cluunpionne des plongruat pour la deuxième fols de suite On voit bod sourire de triomphe. mes premiers pas? Oui, vous avez été la première A me faire aimer Dieu, prononcer Son Saint Nom. Vos genoux-furent mon premier prie Dieu, votre coeur, mon premier au tel. Et lorsque, infidèle à vos doux conseils à cet Age sans pitié où l’âme est si maussade je refusais de vous suivre, que de fols votre coeur ma ternel a saigné, vous, seconde Blan che de Castille, qui aimait mieux voir son enfant mort à ses pieds que de le voir commettre un seul péché mortel! Que de fols, en certains Jours sombres et d'épreuves, tout en cachant sous votre paupière une lar me, vous disiez: Je te pardonne, ce n'est rien nous oublions ces petits riens qui crèvent le coeur des mères. ‘‘Votre oeuvre, chère maman, était presque accomplie; vous alliez jouir d’avoir donné A Dieu des âmes i pour sa louange et A l'Eglise un prê tre: mal* la Providence divine en avait jugé autrement et voici que l'ange de la mort, frappant le foyer, vous emmena vers le ciel où voua jouissez de votre récompense en veil lant sur vos enfants tout en secou rant de votre intercession le digne époux qui reste la tâche et au la beur. ‘.‘A vous, cher père, mérci de -m'a voir élevé dans la crainte de Dl»u; merci de tous les sacrifices que vous avez faits pour nous tous; merci de noue avoir donné en votre deuxième épouse une autre mère au coeur ten dre et généreux qui n'a pas reculé devant le sacrifice et l’épreuve pour continuer l’oeuvre de notre éduca tion.” Le nouveau prêtre exprima aa re connaissance pour tous. Sur le théâtre de cette salle, ou avait placé l'inscription de sa devi se: "Des Ames par Marie". Outre la bourse qui lui fut présen tée durant cette réception, le nou veau lévite reçut aussi un calice, de sa marraine, Mme Risson, un surplis tout travaillé à la main, de sa cou sine, Mlle Jeannette Risson, et un clngulon, également ouvragé â la main, de son cousin, M. J.-4L. Risson. Après la réception, il y eut salut du Saint-Sacrement dans la Jolie chapelle de l’Hospice, et ce fut «ul I vl de rimpoaltion des mains. Après quelques Jour* de Tepos au milieu de nous, M. l'abbé Martin retournera dans son diocèse de l'Ouest canadien où 11 sera vicaire A Montmartre. Parmi les parents et amis venus du ..dehors pour ces fêtes, se trou valent M. Louis Martin, MM. Arthur et Kmile Martin, Mme A. Rrousseau, M. Emile Daudet, de Dhartlerville, P. Q.. Mme Alfred Daigle, M. et Mme Antonio Daigle, M et Mme Ana tôle Daigle, Mlle Améline Daigle, M. Louis Sldeleau, de Coatlcook, P. Q., Mme Paul Roivln, de Rerlin, N.-H., M. le curé Morlssette, de Radville, Sask.. M. l'abbé O. Morissette, du sé minaire 8t-Joseph, d’Edmonton, Al berta, M. et Mme Alphonse Risson, de Oreene, M. et Mme Théodore Ris son. d’Au.burn, M. Patrick Risson, de New York. :o:1 11 a Livré son Propre Fils Un maire du Manitoba re met le coupable aux au torités américaines. OLEVFïLAiND, 29—.Le maire de Saint Rontface, Manitoba, eut arrivé ici après une randonnée de 1.800 miliee en auto en compagnie de eon flla et a livré celui-ci à la police de Cleveland, pour répondre l'accusa tion d’un faux commis il y a 19 mole. Oscar-Herbert Campbell, âgé de 36 ans, alors agent d'assurances, eut en effet accusé d’avoir signé un faux chèque pour la somme de $845, 30. Lorsqu'il apprit l’aventure de «on AU. le maire Campbell persuada ce lui-ci de ae livrer à là Justice amé ricaine. Comme restitution aéra fai te immédiatement a la compagnie d'assurance, on croit que l’acCuae a* ra relâché auf parole. :o: On n'eat blessé, dans une acéni de ménage, qu’où l’on s'attendait à .l'étre: lea paroles Irréparables sont celles où l'autre exprime ce qu'on bavait trop qu'il (pensait. r-.f Transatlantique Deux avions concurrents vont battre le record de Post et Gatty. New York, 28—Une course trans atlantique entre deux avions, la se conde dans l'histoire de l'aviation, a été inaugurée hier matin, quand deux équipes d'aviateurs se sont en volées de New York vers l’Europe dans des raid» qu'ils se proposaient d'accomplir sans escale. Russell-N. Boardman et John Po lancn, aviateurs de Boston, se sont envolés du champ Floyd Bennett dans le monoplan "Cape Cod" h des tination de Stamboul, Turquie. Dlx-eept minutes plue tard, le moifoplan "Miss Veetlol", monté par Clyde E. Pangborn et Hugh Hern don, Jr., qui espèrent abaisser le re cord de Wiley Post et Harold Oatty pour le tour du monde, est décollé son tour, destination de Moucou. U. R. 8. S. Les deux équipes suivent le grand cercle du Nord pour le temps de la. traversée de l'océan et on s'attend que les avions resteront près l’un de l'autre jusqu'A ce qu'ils atteignent la bifurcation de leurs routes respectives, au->dessus de l'An alet erre. Les deux avions sont à peu près du même type, des monoplans Bel lança. Leur vitesse est A peu près la même. Ni l'un ni l’autre n'a d’ap pnrell de radto. Boardtnan et Po îanco ont des ceintures de sauveta ge pour le cas d’une descente en mer, mais Pangborn et Herndon n'en ont pas. La distance du raid projeté par les premiers est de 5000 milles en viron. Celle de l’envolée de Pang born et Herndon est de eent milles de plus, A peu Le “Miss Veedol", an peu plus lourd, porte dans ses réservoirs, 830 gallons d’essence et est mû par un moteur de 425 forces. L’avion New York-Constantinople ne portait, au départ, que 728 gallons •d'essence pour alimenter son moteur de 300 forces. Des deux raids, celui do Pang born et Herndon est le pluS Inté ressant en vue de leur but, qui eet de faire le tour du monde, avec quatre ou cinq escales au plus, en moins que les huit Jours et demi qu’ont mis à faire le même voyage, leurs récents devanciers, les avia teurs 'de l'Oklahoma, Post et Oatty. Bien que leur avion soit moins rapide que le “Wlnnle Mae," Pang born et Herndon ont lieu d'espérer de réussir, car, où Post était le seul manier les contrôles, eux peuvent se relever l’un l’autre, le “Miss Veedol" ayant des contrôles dou bles. .Ainsi, où Poet ef Gattv devaient s’arrêter pour que le pilote pût dor mir, IPanghorn et Herndon pour ront continuer de filer, l’ua pilotant l’avion pendant que l'autre se repo sera. Le “Miss Veedol", aussi, est capable de faire dos étapes plug'lon gues que le “Wlnnie Mae”. 1 ;o 29 Personnes Brûlées à Mort Incendie d'un hôpital ca tholique, à Pittsburgh. —Les Petites Soeurs des Pauvres. PITTSBURGH. Pa., 29— (U.R)_Un Incendie, d'origine encore inconnue, a ratsé un hospice pour vieillard* di rigé par les Petite» Soeurs des pau vres. et (U.R)—U oh négociât ions sont actuellement en couru à Paris pour obtenir lin crédit do $100.000, OOtl de la part de la banque de Fran ce en favfuir do la banque d’Angle terre, alln de contre-balanenr l'énor me drainage de l'or de l'Angleterre vers la France, J Sir Robert Klndersley, l'un des di recteurs de 1a banque 'd'Angleterre, et M. Clément Moret, gouverneur de la banque de France, ont engagé une conversation afin de fixer les détails de ce crédit. Des questions techniques doivent être décidées avant que le iprêt ne soit effectué. Destruction des ‘Cousins’ S'il faut en croire un rapport éma nant du Parc Algonquin et reçu a» Canadien National, une guerro nou veau genre sera fait» aux "Marln gouinu”—nom vulgaire des cousins de l'Amérique tropicale, pour parler comme Larousse. Des expériences faites noua la dl Téléphone 2870 rectlon do M. F. A. McDougall, sur inlondant du 1Parc Algonquin, ont prouvé que l'on pouvait non seule ment détruire le» maringoufns adul te^ mais encore les oeufs de ces derniers, en répandant de l'huile nsagée de moteur d'aéroplane dana les mares. D’autre part. Ion biologistes cher chent aussi un moyen de destruction dej petites mouches noires qui nais sent non dans les mares, comme on n pu lo croire Jusqu’ici, mais sur le bord des rapides et des rivières. Le but de cette guerre sans merci aux maringouins et à la petite mou che noire, est de permettre aux ama teurs de pèche et aux sportsmen en général la visite des réglons baisées dans le temps appelé communément "le temps do« mouches” qui com mence dans le Parc Algonquin, en Juin, pour se terminer après la pre mière semaine de Juillet. France-Canada Voyageant sous les auspices do la Compagnie Générale Transatlanti LEWISTON, 1VIAINE. que et du Canadien National, prés do 150 Français visiteront le Cana da et le* Etats-Unis au milieu do mois d’août. Halifax, Québec, Montréal, Toron to, les Chutes Niagara, Ottawa, De troit, Chicago, Washington et Phila delphie paraissent h l'itlnér»ire de ce groupe le plus nombreux de Fran çais à Jamais visiter le Canada et les 'Etats-Unis. Ces voyageurs arriveront à Hali fax par le '■Hochambeau" le 15 août et monteront dans dns wagons spéciaux du Canadieu National atte lés aux trains réguliers. Suicide ou farceur? Ottawa, 23—M. Albert Raymond revenait do son travail, lorsqu'on traversant le pont Interprovincial, Il vit un veston sur lequel y n avait un billet épinglé disant: "No me cherchez pas. je suis noyé". Ce uillet était signé Lucien Ladouceur. La police f*lt dos recherches. On se demande s'il s'agit réellement d’un suicide ou si c'est l'oeuvre d'un farceur. UN LIT DU HAUT DANS LE PARC BRYANT Presque Iuum l«'s pairs de la ville dp New-York servent d'hôtels aux sans travail par es journées de haleur. Voici un chômeur dans le* liras de la statue de William Cullen Bryatit, dans le parc Bryant, pendant que deux autres sommeillent à la hase de la statue. COURT ARRÊT AVANT LE SUCCÈS FINAL Il «H ^.turrltati» de Fost et C.ntty A Cltvclud pour prendre un peu d* guollpe,

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Feuilleton

u L’ARGENT ET L’AMOUR «nwnwonnwnnnwwnnnw —Je voug en prie, chère Madame, ne parlons pas de cela. C’est telle ment peu de chose, voyons... Ces courses vous ennuient. Mol Je les supporte allègrement... N’eat-ll pas absolument naturel qne Je vous remplace? —Je voua sala vraiment gré de votre obligeance .assura la mère de Luc et d’Aline. Car, enfin, même si elles ne vous paraissent pas, au même degré que mol, fastidieuses, ces commissions ne laissent pas d'ê tre fort désagréables... Avec un sourire charmant, plein de séduction, Odette insinua d'une voix douce: —Le plaisir de vous être de quel que utilité, chère Madame, n'efface t-il pas entièrement toute impres sion désagréable?... Par son sourire, pgr sa grâce en jôleuse, son empressement et son infatigable bonne volonté elle flat tait l’excellente Mme de Fontannee, et s’appliquait à affermir des rela tions qu’elle prisait au plus haut point et se félicitait d'avoir obte nues. Ce n’était pas, en effet, un mince résultat aux yeux de la veuve du négociant arménien que d’être par venue â entrer en rapporta avec les Fontannee. Sur l’échelle de ce monde qu'elle enviait par-dessus tout, et vers la conquête duquel se tendaient tous ses efforts, c’était un degré de plus. Nul n'ignorait que les connaissances des parents de Luc et d'Aline étaient sélectionnées avec la sévérité deg vieilles tradi tions, le respect des mondanités prudentes de Jadis. Pour avoir ré ussi à franchir cette porte, Mme Frémezan éprouvait un secret or gueil. —Votre gentillesse me rend pres que confuse, répondit Mme de Fon tanneg à la coquetterie de son In terlocutrice. Et Je ne peux nier, de plus, que vous me rendes un vrai service. Somme toute, Je me vois obligée de participer à ces oeuvres de charité, sous peine de contrarier d'excellentes amies. Et, réellement. Je suis heureuse d’y apporter mon obole... Les meilleures douceurs sont celles que l’on procure. Mal heureusement, ce qui m'ennuie ce sont les démarches, l’obligation j d’aller sans cesse ici ou là pour ma-, nifester sa générosité. Voyez-vous, chère Madame, notre époque est trop complexe... On ne fait pas le i bien avec simplicité, mais au moyen d’institutions et de sociétés qui, si elles sont fort louables d'intentions, I entraînent à des manifestations où i l'orgueil intervient pour une large part. Bon nombre de femmes é légantes s’inscrivent à une associa tion charitable parce que leur nom fait bon effet sur la liste. Voilà ce que Je n’aime pas... Je voudrais faire le bien en secret, sans avoir besoin de me montrer. Odette Frémezan eut une attitu de de compréhension profonde et admirative: —Ah! chère Madame. Je recon nais bien là votre délicatesse de coeur, et cette générosité réelle, sincère, qui vous caractérise... Comme vous avez raison; trop de personnes répandent leurs bien faits pour obtenir le titre de bien faitrices! Mais vous, vous mettez en pratique ce bel idéal; 1) ne s'a git Pas seulement de faire le bien, il faut surtout le bien faire. Croy ez-vous, après cela, que Je n’éprou ve pas une vraie Joie à me mettre au service de vos idées et de vos bontés?... —Chut! fit Mme de Fontantaes. Votre façon de m’étre utile est si charmante que vous me feriez pres que croire que c'est moi qui vous accorde une faveur. L'ancienne divette se mordit vio lemment les lèvres, craignant d'a voir agi maladroitement en se mon tront un peu trop obséquieuse. Il lui fallait se tenir constam ment, observer sans cesse une gran de maîtrise de soi pour flatter sans platitude; charmer sang lasser, al lier l’empressement à l'aisance d'u ne véritable femme du monde. Malgré son habileté exercée elle tremblait parfois de ne pas rester dans la note. Mais un regard Jeté sur la marquise de Fontannes la rassura. Elle souriait de ce joli sou rire si bon qui ramenait sur son vi sage la grâce d'autrefois. —Vous avez raison, chère Mada me! dit Odette. Ne parlons plus de nous, mais bien de nos affaires... Je dois vous fournir le compte-ren du de ma journée d’hier. Elle fut très fertile, car j'ai fait une vérita ble tournée. Chez la comtesse de Rochon, tout d'abord! Elle m'a ac cueillie les mains ouvertes. Mme Vargeon-Sylvain, la femme de l’an cien ministre nous fait uù don ma gnifique. De même la marquise UC VJUIC, IIIC «IttUlBUU'iTICWCl, Mme Valrose, la duchesse de Si roian, la comtesse de. Elle énumérait tous ces noms a ▼ec vivacité, ravie de manier des titres, d'évoluer sur un terrain de noblesses et de personnalités dont elle avait fait sa Terre Promise. Le plaisir de fréquenter ces gens d'un haut rang valait bien qu’on se donn&t quelque peine,—fût-ce mê me celui de courir d'un bout l'au tre de Paris, de faire des démarches au profit d'oeuvres de charité. Odette Frémezan vouait d’ailleurs une grande reconnaissance à ces oeuvres de charité. Car c'était grfi ce fi l'une d'elles qu’elle avait con nu les Fontannes, et qu'elle était parvenue fi entrer en relations. S’étant montrée fort généreuse, elle avait su toucher le coeur de Mme de Fontannes, et par lfi rete nir son attention, s’attirer ses bon nes grfices. Sa diplomatie, son ap parent dévouement avaient fait le reste. Odette Frémezan savait pro fiter des occasions. La marquise de Fontannes et sa collaboratrice durent abandonner leur entretien sur les institutions bienfaisantes car on servait le thé. Avec une grfice délicieuse, Aline remplissait son rCde de maltresse de maison. Ses gestes évoluaient parmi leg tasses en fine porcelaine, ornées comme deg bijoux, les coupea de cristal ou de vermeil contenant les pâtes de fruits, des petits fours, toutes les friandises recherchées qui rendent fort savoureuse l'heure du five o'clock. Lies dames grlgno talent avec des *hirs gourmands; et les messieurs ne dédaignaient point ces bonnes choses... M. de Fon tannes les encourageait en riant, et en affirmant malicieusement qu’a» près les papotages, les langues a valent besoin de la douceur des su creries. Elles se remirent trotter cepen dant, avec plus d'ardeur après ce goûter charmant. Puis, un à un, les visiteurs prirent congé. Odette Fré mezan resta la dernière en compa gnie de M. et Mme de Fontannes et d'Aline. —Chère Madame, dit-elle à la marquise, Je prolonge un peu ma visite aujourd'hui, afin de vous donner des détails complémentaires au sujet des missions dont vous m’avez chargée. Mais J’en profilerai pour vous faire part d’une chose dont Je viens d'entendre parler... Car 11 importe que le marquis en soit informé au plus tôt, pour le bien de vos intérêts. Savez-vous qu’il court des bruits fâcheux sur la Banque Sermesson et Cie? Aline et sa mère poussèrent en semble une exclamation; —Mon Dieu! Est-ce possible? Et quels sont ces bruits? En entendant parler de cette banque laquelle il avait confié sa fortune, le marquis dressa l'oreille, et vivement, se rapprocha: —Diable! fit-il. Voilà une nou velle intéressante, en effet. Vou driea-vous me donner quelques pré cisions, chère Madame. Que dit-on de fâcheux? —Marquis, répondit l'ancienne divette. Je ne saurais vous donner de renseignements exacts, mais... Rassuré, M. de Fontannes inter rompit; —Our! vous m’avez fait peur. Il vaut -mieux que vous ne puissiez rien me dire de précis, car, en ce cas, c'est qu’il n’y a pas lieu de se tourmenter. Soyez remerciée, chère Madame, pour votre excellente in tention. Cependant vous savez com ine mol qu’on fait courir trop sou vent deg bruitg qui n’ont aucun fon dement réel. Odette Frémezan eut un «este vague: —Quant à cela, marquis, vous a vez raison. La rumeur publique s’empare généralement de choses insignifiantes, et, sans qu'on sache pourquoi ni comment, les grossit, les aggrave. Soyez persuadé que pour vous, je préfère qù'il en soit ainsi. Cependant, J’ai cru de mon devoir d’amie dévouée de vous met tre en garde. Si l’on en croit certai nes appréciations, il convient en ef fet de s’inquiéter. Caf la banque Sermesson serait, paraTt-il, en as sez mauvaise posture. —Bah! je n’ai eu vent de rien, jusqu'ici. Nous avons leg meilleures garanties. Et la maison est solide. Je gage, chère Madame, que, d’ici huit jours, tous les murmures au ront cessé comme II se produit tou jours en pareil cas. —Malheureusement 11 egt des banques bien solides qui sautent au moment même où l'on s'y attend le moins, objecta judicieusement Odet te. Il vaut mieux prêter l’oreille aux sourds roulement qui annoncent la déflagration. —Certes! reconnut M. de Fon tannes en souriant. Et je rende hommage votre prudence. Cepen dant ,je crois bien qu'il n’y a rien à craindre. Odette Frémezan n'insista pas. Elle reprit la conversation avec la marquise, toutes deux ayant à se communiquer de nombreux détails cercernant les bonnes oeuvres aux quelles elles participaient. Huit jours plus tard, en visite chez des amis où, justement on par lait d’affaires financières, la veuve du négociant arménien s'entendit annoncer: —A propos, vous savez la nou velle chère amie? —Quoi donc? —Comment, vous Ignorez?... Mais c'est le cri du jour: la fameu se banque Sermesson. —Eh bien? —Les bruits qui couraient n'é talent que trop vrais. —On est sflr de la débâcle? de manda-t-elle en sursautant. —Pis que cela. Elle s'est produi te. Un kruch formidable. des mil lions engloutis! Bon nombrbe de belles fortunes disparaissent... C'est lamentable. Odette Frémezan songea Immé diatement aux do Fontannes. Pour eux aussi, c’était la catastrophe, la ruine affolante. Bien que sa sympa thie leur égard rût surtout motivé par ses ambitions mondaines, elle ne fut pas sans éprouver une cer taine émotion. En hâte, elle quitta ses amis, sauta dans un taxi et jeta l’adresse an chauffeur: —Hôtel de Fontannes, rue de Lille. Vite! i.orsqu eue pénétra dans le salon qui, l'avant-velllo encore était bonr donnunt d'aniniatlon Insouciante et de conversations joyeuses, elle fut glacée Immédiatement Par le silen ce mortel qui régnait. Le marquis et ln marquise é talent lé. seuls, plongés en une mé ditation désolée, atterrés par l'é pouvantable catastrophe qui venait de s'abattre sur eux. Le visage si doux de Mme de Fontannes était d'une pâleur im pressionnantes. Des meurtrissures bleuâtre» autour de ses paupières parlaient dos larmes brûlantes qu'elle avait versées, du désespoir sans nom qui l'avait tordue. Main tenant, prostrée, sans forces, elle se laissait aller au creux d'un fauteuil, et ses doigts torturaient la fine den telle d’un mouchoir mouillé de pleurs. Le marquis, debout, appuyait ses coudes sur la cheminé» et soutenait son front dans ses deux mains. Il cachait à sa femme l'expression dé solée de sa physionomie, mais de petits spasmes nerveux secouaient ses jambes molles, ses épaules voû tées, et lorsqu'il se retourna pour saluer l’arrivante, Odette Fréme xan vit l’affreuse crispation de sa face, l'angoisse atroce de ses yeux, enfin l’expression déchirante du tourment indicible qui ravageait cet homme fort, et mettait à ses tempes des gouttes de sueur froide. Vraiment très impressionnée, l'ancienne divette s'élança vers eux: —Marquis... chère Madame... mes pauvreg amis... On vient de m'apprendre l'affreuse chose. Ah! KXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXEJOe j croyez-moi de tout coeur avec voua. I Elle prit la main que Mme de FontanneB lui tendait, malgré sa douleur, avec son Instinct de femme du monde, et la garda dans les sien nes en un geste de respectueuse compassion. De nouvelles larmes perlèrent aux yeux de la marquise. Elle mur mura d’uno voix étouffée: -—Hélas, chère Madame, Je suis bien sensible h voh bonnes paroles. Pardonnez-nous cet accueil telle ment plein de désarroi! En des heu res comme celles-ci, on ne peut plus être soi-même. Bien des fois Je me suis apitoyée sur la débâcle qui frappait des gens heureux. J'Ima ginais leurs souffrances et J’en pre nais ma part. Mais c'est aujour d’hui seulement que Je comprends toute l’horreur de ce mot: la Rui ne! Et son regard continuait sa phra se. exprimait l’angoisse du terrible problème: qu'allalent-lls devenir désormais? Dans quel dénuement allaient les plonger leur brusque changement de situation? Que fe raient le marquis et la marquise, tous deux ilgés déjà pour lutter contro l’adversité?... Et quel mar tyre en songeant à l’avenir de leurs étirants, brisés, anéanti... —Mon Dieu! balbutia Odette Frémezan, Je né .sais comment vous dire... comment vous exprimer tout ce que J’éprouve pour vous. Mais, permettez-moi cette indiscré tion, I) vous reste encore quelque espoir, n’est-ce pas? Tout ne peut 'pas être perdu, ce n’est pas possi ble! De marquis sortit de son silence j funèbre: —un crauis^jort gn il n y ait plus aucun espoir, hélas!... Le brach annonce un t.ot^al formidable. Quel j le ne sera pus la, surprise des dé tails!... AU! Madame Frémezan, romino vous aviez raison de me 'mettre en garde, de me dire de m'inquiéter! Et comme Je me sens coupable, aujourd'hui, de n'en avoir pas tenu compte! SI j'avais su, mon Dieu Je vous #n prie, ne vous déso lez pas complètement! protesta la visiteuse, qui ne savait trop com ment tenir le rùle délicat de conso latrice. Ah! certes, “si l'on savait tout, si on pouvait tout prévoir, il n'arriverait Jamais de malheur", dit la sagesse populaire. Mais, je vous le répète, tout n'est peut-être pas perdu. Il faut vous renseigner, mar quis, savoir exactement où en sont' vos affaires, et lutter afin, s'il se peut, de sauver quelques valeurs du naufrage. Ne pourriez-vous prendre' .des avis, consulter un grand flnan- cier? Pénétré malgré lui par l'énergie qui émanait des paroles de Mme| Frémezan. M. de Fontannes hocha la tête: --Imiter? répéta son Interlocu trice, prise d'une Idée subite. Mais, —ajouta-t-elle en se retournant vers Mme de Fontannes,—ne m’a vez-vous pas dit, marquise, que vous aviez comme voisin de campa gne à Fruglères-le-Pin le grand bu sinessman Charles Louvet? •—En effet. Eh bien! voilà l’homme qu'il vou8 faut! assura-t-elle avec jcon virtlon. Marquis, vous connaissez la renommée do ce prodigieux brasseur d'affaires, n'est-ce pas? Vous de vriez aller le trouver, lui confier poagoaaacooot»oggoocx9aoûcxao votre situation, et lui demander dee conseils pour vous tirer de cette ter rible impasse. Une frêle lueur d’espérance passa dans les yeux de M. et de Mme de Fontannes: —Au fait... émit la marquise, pourquoi ne pas tenter cette chance suprême? Le marquis parut ébranlé à son tour: —Pourquoi pas, effectivement? reconnut-ll. Madame Frémesan, c'est un nouvel avis que votre amabilité me donne, et, cette fols-ci, je ne] veux pas le dédaigner. Je suis trop] cruellement puni de n'avoir point écouté le premier. Malgré ma conviction presque complète qu'il n’y a. malheureusement, plus r'Ien faire, j’irai trouver M. Charles Louvet. —Allez-y! insista Odette. Je vous y engage fortement, marquis! Car Je connais Charles Louvet: c'est un homme d'une admirable maîtrise financière. Si, comme je l'espère de tout mon coeur, il existe un moyen de vouH sortir de l'nhtme, nul mieux que lui ne saurait y parvenir! II 1—Croyea-vou*, mon cher ami, que nous devons conserver quelque espoir? demanda lu marquise en le-! vunt vers son mari un visage plus, calme, mais cependant encore em-1 preint d'une anxiété profonde. M. de Fontannes eut un geste In décis. Assis aux côtés de sa femme dans leur petit salon silencieux, il fasait mine de lire attentivement son journal mais, au fond, il était tenaillé par la même crainte. Pourtant, une lueur était venue éclairer les ténèbres en lesquelles les avait plongés l’affreuse nou velle de la ruine. Suivant les indications de Mme Frémezan, M. de Fontannes s'était décidé à aller voir Charles Louvet. D’ailleurs, l'homme d'affaires n’é tait plus tout à fait un Inconnu pour lui, depuis la visite qu'il lui avait faite au sujet de la mésaven ture de Luc, et sa démarche nou velle s’en trouva simplifiée. Simplement, nettement, avec la grande et émouvante dignité qu’il savait conserver Jusqu’en l’adversi té de M. de Fontannes était retour né avenue de Messine, et s'était con fié à Charles Louvet. Il lui avait exposé la situation, fourni les chif fres du krach et les sommes lui appartenant qui s'y trouvaient en gagées. Sans se perdre en lamenta tions excessives sur le coup de bé lier qui le terrassait, le marquis a vait exprimé son bouleversement, et se8 angoisses poignantes. Louvet était trop psychologue, trop habitué à juger les hommes d'après les fluctuations de leurs fortunes, pour ne point sentir pro fondément la douleur qui se maî trisait sous les paroles de son vi siteur. Il comprenait mieux que quiconque peut-être, lui qui savait si bien la valeur de l'argent, quel pouvait être le désespoir de ce pè re en songeant à l'avenir de ses en fants. Son accueil fut plus qu'obli geant. Toujours froid, presqu'im passible en apparence, il ne mon trait jamais sa générosité, ce qui pouvait parfois le faire paraître dur à des yeux peu perspicaces. Mais elle ne perdait jamais, cette seBooooflooowsootxxaoopoogOBe générosité, l'occasion de se mani fester d'une façon solide, féconde. Cela ne valait-il pas mieux que les discours et les vain* témoignages, —trop souvent emportés par le vent? Louvet ne se perdit donc pas en longues dissertations en face du marquis. Ayant réfléchi, un mo ment, le front dans sa main. Il se lit donner tous les détails nécessai res. Puis, comme son' visiteur solli citait ses lumière». Il déclara sim plement: •—Monsieur de Fontannes, si vous voulez bien vous confier k moi, Je me charge entièrement de l’af faire. Je vais voir sur-le-champ quel parti on peut en tirer, et Je m'offre k tout mener moi-méme. On pense avec quelle joie le mar quis .accueillit cette proposition! Charles Louvet ne lui prodiguait cependant pas un encouragement; il ne lui disait point: “Espérez! Les choses s'arrangeront peut être!" Mais ses paroles étaient es sentiellement réconfortantes par leur simplicité et leur énergie mê mes. Elles, imposaient la confiance. M. de Fontannes s’en était senti tout Imprégné. Il attendit donc, le coeur moins lourd, et sa femme, a vertle dR l'intervention de l'homme d’affaires, partagea son impression. Pourtant, cette confiance finit par s’altérer peu k peu, car quel ques semaines s'écoulèrent, durant lesquelles on n'entendit plus parler de rien. M. de Fontannes avait beau se raisonner. Il ne pouvait s'empêcher d'être à nouveau envahi par le dé couragement. Il se reprochait d'a voir cédé au mouvement de Joio que lui avait suggéré l'obligeance de Louvet, et de s’être abusé lui même sur l'efficacité de ce secours. Le businessman ne lui avait rien promis... I| lui avait dit qu'il se chargeait de tout mener lui-même, mais cela n'impliquait pas fatale ment une réussite. Et qui sait si ces tentative* n’auraient pas d’au tre résultat que de faire mesurer au marquis la profondeur de la rui ne dans laquelle il venait d'être Je té? Ne voulant pas augmenter les tourments de sa femme par l’ex pression des siens, M. de Fontannes se contenta donc de lui répondre par un geste d'ignorance impuissan te. et se replongea dan* son jour nal. Mais comme il s'appliquait à lire une chronique sportive dont il ne parvenait pas à saisir le sens tant son esprit était préoccupé, un coup retentit, frappé à la porte. —Entrez! dit Mme de Fontan nes. Un domestique parut. —Qu'y a-t-il, Julien? —Une visite pour Monsieur le marquis, répondit le domestique. —Qui est-ce? —M. Charles Louvet. Il demande1 à être reçu par M. le marquis pour une communication importante. —Lui! souffla le père de Luc et d'Aline, en devenant soudain très i pâle. Puis, se maîtrisant, il ordonna: —Faite» entrer dans mon cabi-! net. Et dite» â M. Charles Louvet que je le rejoins Immédiatement. j Le domestique s'inclina et sortit. —Mon Dieu, murmura la mar-1 quise, en joignant les mains. Quelle; nouvelle nous apporte-t-il Sera-ce j «xxxxxxæexxxxxxxxxxKxxxww la certitude de la catastrophe tota le, Irrémédiable? Ou bien. Le marquis faisait appel à toute •a volonté pour surmonter son émo tion. Se penchant, il prit la main de sa femme, et la baisa. —Courage! dlt-tl sourdement. •—Allex, mon ami! répondit-elle, résignée. Je val» prier pour nous... Etreint par une épouvantable é motion, M. de Kontannes se dirigea vers «on cabinet. Malgré sa volonté, ses jambes fléchissaient sous lut. Quelles paroles allaient sortir des lèvres de Charles Louvet? Il se pré parait accueillir la nouvelle de l’effondrement définitif. L’homme d'affaires attendait pai siblement la venue de son héte. De bout au milieu de la pièce, il sem blait considérer attentivement un rayon de soleil qui, glissant dans l'angle de la fenêtre, tombait obli quement sur le parquet luisant, trait lumineux sur lequel Volti geaient des atomes... —Cher Monsieur. La voix du marquis, blanche, sans force, avait peine à sortir de sa gorge. Un froid atroce l’enve loppait en s'avançant vers Charles Louvet. Ses yeux avides scrutaient le visage du visiteur pour pressen tir les mots qu'il allait prononcer, tâcher de surprendre une expres sion. un refleLdans Bes yeux. Mais le visage de Louvet demeu rait impénétrable, toujours si cal me, avec une sorte, de gravité se reine. En serrant les mains de M. de Kontannes, il les sentit trembler éperdument dans les siennes. -—Marquis, dit-il, si votre légiti me anxiété vous fit trouver le temps long, vous comprenez, J'en suis eûr, qu’il ne m'était pas possible d'agir plus rapidement. L'affaire était em brouillée. Il m’a fallu un' délai et bien dea débat» pour arriver à l'é clalrctr. —.le m'on doute bien, cher Mon teur. assura M. de Fontanneii. Mou impatience ne put être que celle d'un homme qui attend la sentence de son destin. Mais. aujourd'hui, puis-je vous demander. —Je ne vous laisserai pas davan tage dans l'Incertitude, dit Charles Louvet qui comprenait le« souffran ces du marquis. Avant même do vo*is donner tous les détails de l'af faire, je vais vous fournir le résul tat en bloc de meB tentatives. Voi ci: la part du feu étant faite, il vous reste environ trente-trois pour cent sur ce que vous possédiez a vant 1H débâcle. Un soupir énorme, le Boupir d’un homme auquel on arrache le car can qui l'étranglait, sortit de la poi trine du marquis. Un flot de sang empourpra ses pommettes. Trans porté par la joie, enivré par la déli vrance, i| balbutia: —Trente-trois pour cent! Est-ca possible. Mon Dieu, tout n’est donc pas englouti. —Non, affirma Louvet. Evidem ment, c’est peu de chose, en raison de ce que vous aviez précédemment. Mais aprèfi une semblable tempête, perinettez-moi d’estimer, marquis, que ces épaves sont encore mieux que rien. —Sauvés... sauvés! murmurait M. de Fontannes tandis qu’une joie inexprimable, délirante, gonflait sa poitrine. (A Suivre) ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS Tarzan, Lord de la Jungle Par Edgar Rice Burroughs Chapitre No. 33 Après le Meurtre ■A A1 A 1 BüfcK»1» V l^nt* me donnerais-tu pour avoir la vie sauve dit Falid après le départ des au tres Stimbol promit une fortune et Fa bd lui répliqua que sans promettre, il allait tout tenter, mais que si, une fois libre dans une colonie européenne, Stimbol ne s’exécu tait pas, il paierait de sa vie. HZ «îsawij 9 1M1. by Edgar Rica Burrough». Inc. Ail rifhu ra—rrad. la* sheik appela deux esclaves ignorants et leur dit d’enterrer le corps de Tarzan dans une fosse non nianpiée. Enveloppant le cadavre dans le vieux burnous qui le ca chait déjà, ils creusèrent une fosse et on y descendit, à l’ombre d’un f'rand arbre, la victime de Stitubol. L<‘ lendemain, Ibn Jad réunit en conseil les aînés de la tribu et il constata que sjjn frère, Tollotr, manquait. 11 séirrita quand des reeherchesi pour le retrouver échouè rent. Ibn Jad dit qu’il fallait enlever la vie à Stimbol pour prouver aux amis de Tarzan que les Arabes étaient innocents. Fahd, pour ses raisons propres, argumen ta contre ce projet, disant que Stinibol vau drait. une forte rançon si on lui épargnait la vie. Un vieil Arabe voulait qu’il fût mis à mort, mais le sheik décida de lui épar gner la vie. “Mieux nous le traiterons,” «lit-il, “plus forte sera la rançon.” I Le sort de St imbol fut laissé dans la ba lance. Libéré de la menace de Tarzan, le sheilr songea à entrer dans la vallée défen due. Il alla avec son igroupe vers le chef Gafla. Il dut passer parmi des milliers de guerriers Gallas. Il se rendit compte qu’il devrait consentir aux termes du chef. 1 _ZL_ wlllH Batando, If chef, reçut les Arabes avec cérémonie. Il les escorterait jusqu'à l’en trée de la vallée, mais avant cela, tous les esclaves Gallas du sheik devraient lui être remis.. Le sheik protesta en vain et finale ment il dut accepter. Le lendemain, les Arabes partirent avec les Gallas. iW/// w» 1W1. by Edgar Wc« Borroufh*. lac. AU tifbta wrai Stimbol voyagea avec eux, sous bonne garde.^ Il songeait constamment au meur tre qu’il avait commis. Deux jours on mar cha (dans les montagnes qui bordent la val lée du Sépulcre. Enfin, on parvint jusqu’à une hauteur d’où Batando indiqua un pe tit canyon situé en face du camp. i à -felttïM* “Là se trouve le chemin qui conduit à la vallée, et noua vous laissons,” dit-il. Au le ver du uoleil, Ibn Jad vit que les Gallas étaient partis, ignorant que c’était à cause de la terreur de la vallée. Laissant fem mes et enfants protégés ,Ibn Jad disparut avec ses combattants dans le ravin. À

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TOUT! «JETTE SEMAINE EMPIRE TOUT! OZTTK ftlMAIXl TRADER HORN TROIS REPRRSEMTAriONS PAR JOUR— 2.00—6.46— 8.30 —AUBURN— JEV.TZIT.-8AM. I 8UH LA SCENE R ACTES VAUDEVILLE R A L'ECRAN HELEN TWELVETREES A WOMAN of EXPERIENCE PF.nfip.AMME EN COUPS HUSH MOHEX

JOAN HARDIE w Un BENNETT ALBRIGHT AUSSI COMEDIE HUMANETTE "STRANOE AS IT SEEMS MATINÉE POUR ENFANTS CHAQUE JOUR, 10c S STR AND _è PRISCILLA MAT., 2 HBS SOIR, «.«5-8.18 VOICI L'HISTOIRE DE BEAUTÉ CHILDREN OF DREAMS” P»r ceux qui ont produit "Deaert Son*." et "Vlenneae Klghta" MARGARET PAUL ATEO SCHILLING GREOORV (Radio Olrl) REPRÉSENTATION SPÉCIALE Tout* cette sematne 4.15 et 10.S0 p. a. Joute (le Championnat MAX SCHMELINO •t Touira STRIBUNO La Lutte Ddflane va Sonnenherg— Boston, Mas», 29 Demain soir, au Braves Field. le champion mon dial des lutteurs, Henri Deglane, de France, défendra son titre contre l’ex\champlon Gus Sonnenlberg', le toi du coup de bélier. Sonnenberg dit qu’il est en parfuite condition et reprendra son titre qu’il a perdu aux mains d'Ed. George. Deglane, qui est devenu champion par sa vic toire sur Ed .Strangler Lewis qui était devenu de nouveau champion t*ar sa victoire sur Ed George, a trouvé un bon moyen pour éviter les tactiques de Sonnenberg. Dans sa Irene Delroy Blessée Irene Delroy, arlrlcr rt épouse de W. I*. Austln, iwt en repos dans son hôtel. A Montréal. Hile s'est blessée en tombant de o*M. J'-lle s’est blessé une lianche, subi une concussion du cerveau, •t une double fracture d’un doigt de la 4nain gauche. dernière rencontre avec Ed George, ce dernier s'est servi abondamment du flying tackle qui lui donna la première chute, mais après cette chute. Deglane a lutté vaillamment et brisa tous les flying tackles qui furent dirigés contre lui. La Boxe Combats à OUI Orchard— Vendredi soir, à la Oid Orchard Arena. Paul Junior, de Lewlston, se mesurera contre Harry Scott, de At lantic City, dans un combat de six rondes. Junior a déjà rencontré Scott, il y a quelques semaines, à Togus, et le résultat fut un combat sensationnel. 'Pour les combats pré liminaires, il y aura Rocky Grave), Lewlston, contre Jimmy Bagley, de Portland; Young Mercier, Lewlston, contre Young Sharkey, Sanford; et K. O. Tardif. Sanford, contre Joe Porumelly, de Portland. Mdjuinln vs l'etrolle— D’après des nouvelles de New York, le Madison Square Garden a arrangé un combat entre Jimmy Mc Le-rnin et Bllly Petrolle, pour le 20 août, au Yankee Stadlum, New York, Ce combat sera le troisième entre ces deux boxeurs. Petrolle et McLarnin ont chacun une victoi re l’un contre l’autre. 1 j oeil de Kclimoling— Maintenant que tout le inonde a écouté les on-dlta de chacun à pro pos de la rencontre Schmeling-Stri bllng. lisons ce que dit l'arbitre Blake dit de l'oeil noir de l’Alle mand. Blp.ke dit qu'il n’y a aucune vérité dans la remarque' faite par quelqu'un que Stribling avait pous sé son pouce dans l'oeil gauche de Schmeling, durand la bataille. “Ce i combat a été le plus propre que J'aie géré depuis longtemps. Ce n’est pas juste pour Strlbling, de faire curculer des histoires de la aorte [sur son compte. Schmeling a reçu un coup de poing terrible à l’oeil en question de la troisième ronde et ce coup lui a noirci l’oeil et même presque fermé. Le coup était par faitement légitime." Walker-RetzlaiT— Detroit désire les services de Mi ckey Walker pour un combat avec Excursion à Old Orchard Beach Tous les Dimanches $t.50 Aller et Retour Laieaant Lewlaton. (art da U rue Bat»», à (.06 b., (heure norme U.) Auburn, 8.01 a. œ, arrivent 1 Old Orchard Beach 9.60. —JLBTOUB— LAISSANT OLD OBCKABS 8 6.07 m. JLafriîcbiiâez-vou* à cetté PLAGE populaire Il MAINE CENTRAL RA1LR0AD Théâtre Cumberland Brtmawtek, Maint MER., 29 JUILLET “MEN OF THE SKT AVBO Irene Delroy Jack Whiting AaM Sportligbt Comédie sonore JEUDI.30JUILLBT “CONFESSIONS OF A CO-ED” AVBO Phillips Holmes Sylvie Bidney Norman Foster AUSSI Comédie Sonore Vagabond Charlls RetzlafT. un des nouveaux aspirants dans la classe des poids lourds. RetzlafT a défait Johnny Rlsko et a knoclcouté Tom Heeney et il est une trouvaille sensationnel le. I.e combat serait financé par le Journal Detroit Times, pour le béné fice d'un fonds pour les sans-travail et il aurait lieu en septembre. Schslf vs Campolo— Les plus récentes nouvelles de New York nous annoncent un com bat entre Ernle SchafT et Vlctorlo Campolo, de l'Argentine, qui devra durer quinze rondes et qui aura lieu à Ebhett’s Fleld. Brooklyn, mercre di le 26 août. Les deux boxeurs ont rencontré Tommy Loughran, Il y a quelque temps, et Ils furent facile ment vaincus. Mais depuis, Schaff semble faire un progrès remarqua ble, ayant pu acquérir un coup de poing terrible avec lequel il a knockouté Jim Maloney de Boston, deux fols. Il est le protégé de Jack Sharkey. ta promoteur de la ren contre est Jlmmy Johnston de New York, qui a récemment promu la rencontre Walker-Sharkey. Résultats «|e combats: Newark. N. J. 27 (U.R) Jack (kld) Berg, ex-chnmplon du mon de des boxeurs polds-welter, a reçu la décision des juges contre Phllly Grlffln, Italien, de New-York, ce soir. Berg pesait 138 et Grlffln 142 New York, 27, (U.R)—Young Har ry Wllls, boxeur poids-moyen de la Californie, a mit Tony Ross, de la Garde Nationale, hors de combat ft la première ronde d'un combat qui devait en durer huit. Wllls pesa 143 et Roas 153 Vi. West Springfleld. 27. (U.R)—Ha rold Mays. 193 H livres, boxeur poids-lourd de Gardlncr, Maine, a gagné la décision contre Meyer Christner. 203 V» livres, de Akron, Ohio, dans un combat de 10 ron des. Le Tennis L* France encore championne— Auteull, France. 29—Dans une fi nale enlevante, la France a gagné la coupe Davlea pour la cinquième fols de suite. Elle a défait leR Anglais par trois matches contre deux et montré une fols de plus au monde, en supériorité sur le "cours” de ten nie. C'est le petit et fameux Cochet au! a empêché la coupe de traverser m Manche. Dans le premier des deux derniers simples, l'Anglais Bun ney Austln a compté 7-5, 6-3, 3-6, 7-5 contre le vétéran basque Jean Borotra et ainsi porté deux le compte de la série. L'Issue finale, en ce qui concernait la France, res tait entre les mains de Cochet. Loin d'étre aussi en forme que dans ses parties précédentes pour la coupe. Cochet fit face la musique et ne désapointa pas les milliers de Fran çais qui avaient les yeux sur lui. Il triompha du gros Joueur brltannl qce Frederick J. Perry par 6-4, 1-6, 9-7, 6-3, dans la partie décisive. La France défendait ainsi avec succès, pour la quarlème année consécutive, la coupe qu'elle était allée chercher à Cermantown, Pa., en 1927. WATERVILLE Intentions de mariage:— Edgar Cyr d’ici et Blanche B. Bouchard de Daisy en Prison K ayant pu obtenir un Aouutu pro- tèfi en cour d'Appelu à Los Angeles, I on volt ici Dâlty De Von «e prépa rent A retourner en prleon polir finir son ternie de 18 mots qui lui a été imposé quand elle a été trouvée coupable d*avolr roté Clam Bow, son apclenpe maîtresse. Skowhegan; toute G. Velllcui d'Id •t Grâce L. Jacques do Wlnslow. Mlle Catherine Vellleux, Mate* tante du greffier municipal, prend une centaine de vacances. Mllec Bell» Fortler et Alice Mo rin ont passé la Un de centaine à Old Orchard. Harry Rloux. chauffeur- pompier, ect en congé pour1 deux cemalnec. Les quatre frères Létourntiu, E mile, Charland, Roland et Eugène, se sont trouvés échouée sur la place de East Pond, dimauchv sr.lr, quand un individu n pillé leur guv>, pen dant qu’ils étalent à pécher Le vo leur avait emporté les clés de ia machine ivcc lui. La police (Alt des ’ccherches. Le jeune Del ton*. Arthur DeRkls fils de M. i*. Mme Alcide CoBl.us Cérr.-v *->t. du*.'14 an «i i,«*s funérailles e..*-înt lien dnnr. Vn;>rén .uldl. f.'hnrtaMiT ni. ilmslièrc l’iiie Grov Lucillt- Jacques, Cécile Derouln. Irène Maheu et Louise Houle un ni parties pour Old Orchard Bea^h oû elles passeront une semaine. M. et Mme Arthur"Cloutler. rue Sll ver, sont de retour de Sorrento, oû Ils étalent en villégiature. M. et Mme Albert Rancourt, 1.1 rue Halde, annoncent la naissance d’un fils, samedi matin. Mlles Irène Madore et Laura Lé tourneau sont parties lundi pour Old Orchard pour quelques jours de va cances. Les funérailles -de Mme Marie Poulin de' Nofth Vassalboro, eurent Heu vendredi, è l'église Ste-Brlgitte. Le R. P. McCaffrey officiait. Inhu mation au cimetière Pine Grove. BRUNSWICK Coui* municipale: Richard Routi ne. allae Richard Boan. arrêté dî mnnrhe matin à Plnkam Point, A la *utte d'une «alale de B.000 ptntee de liqueurs, a compaijjj en cour devant le Juge Joaeph-H. Rousseau et a été condamné A $800 d'amende et 6 mois de prison, plus eix autres mole A défaut de paiement. Il a rappelé A la grand'cour de septembre et a dO fournir $600 de caution—Wllfrld Petit. Ivresse au volant, trouvé cou pable, $100 d'amende et les fraie; Il rappelle et doit fournir $300 de ■a u Mon.—-George Bdmunds, Port land, conduite d’auté eane licence. $10 d'amende et les frais.—-Mme Pearl Mlle*, accusée d'avoir reçu des objet* volés, est acquittée.—Bon pè re. pour vol dans de» chalets A New Meadows. comparaîtra mardi pro chain. M. et Mme Joseph-Z. Paradis sont allés passer une semaine A Ste-Anne de Beaupré. Mme Alfred Lévesque et son fils, loffre, sont allé* passer un mole A Québec, Rlvlère-du-Loup et Kamou rxsk a. M. et Mme Joseph-A. Bernler, rue "ushlng, Philippe Bernler et Mlle Laurette Gilbert, sont partis en au •o pour quelque* semaines à Québec. Paplneauvllle et L'Islet. M. et Mme Joseph Lavoie et leurs enfants, de Lynn. sont ches leurs ■Mirent*, M. et Mme Léger Lavoie, rue Cushing. M. et Mme Eddie Paiement et Mlle Alice Paiement sont allés ches des parent» A Sherbrooke et Montréal. Hier matin, les pompiers ont été ippel&j pour un feu de cheminée ches M. Henri Letarte. rue Pleaaant. M. et Mme Callxte Labbé «ont en voyage pour une dlsalne de Jours A Montréal. M. et Mme Wllfrld Dlonne, rue Htgh. et M. et Mme Rnmuald For tin. partiront demain matin pour passer quelques Jours à Sherbrooke. C'est samedi de cette semaine que les filatures Cabot fermeront pour dix jours afin de permettre dea ré narationn A l'Intérieur. C’est la pre mière fols depuis dix ane que cet éta bleeement fait chômer ses ouvriers. Il travaille généralement Jour et nuft. On en profitera pour arranger len machine* et les mettre en bon ordre. 250 nouveaux métiers doivent rem placer les vieux. La manufacture em ploie pins de 600 personnes. Décès M. Régis Violette est décédé lun di dernier à l'Age de 77 «ns, après l'église St-Augustin sous la dirertlon de la maison Nap. Plnetfe. une maladie de huit ans. 11 était le (Ils de Christine et Antoine Vio lette de Van Bift-en. Outre son épouse, Athalle, il laisse quatre Ai les: Mmes Alex. Albert, Félix Sou cie, Joseph Doyon, Emile Pelletier, et quatre fils: JSdouard de New Fort. Charles de Chicago, Victor et Alwall de Lewiston. Aussi quatre frères, Florian, de Lawrence, Paul de Grand Isle. William de Curtis Corner et Eloi, du Canada. Le corps est exposé cher sa Aile, Mme Albert 76 rue Lincoln et le service aura lieu demain matin à g heures, en l’église Ste-Marie. Allaire— M>me Bertiton Allaire, née Annie Lixotte, eut décédée A sa demeure, 40 Northern Avenue. Auguste, lundi dernier, à l'Age de 36 ans après deux ans de maladie. Elle laisse outre son époux. 6 enfants: .Léo, Alcide, Al fred, Mllly et Marguerite: son père, M. Paul Lixotte, un frère, Alfred Lizotte et une soeur, Mme Emile Lauzler, tous d'Augusta. Le service aura lieu demain matin A 8 heures A l'église St-Auguatln sous la direction de la maison Nap. Pinette. Mme Bruce Hawboldt, née Doro thy Plourde. de 83 rue Roaedale, est décédée lundi soir A Auburn, à l'Age de 26 ans. Elle était née A Lewiston et avait fréquenté les écoles parois siales après quoi elle a été graduée A la Jordan High. Outre son époux, elle, laisse un bébé, son père, M. Piar r» Picarde, et trole frère*. Mti. Jo eepr Plourde, de Lennyttlll, Penn., Regineld, de Penecook, N,-H., et Re tend Plourde, de 'Lewieton. Pundreil lee Jeudi metin, A 9 beuree, A l’é Klise 8te-Crolx, cous le direction Nep. Plnette. :o?————» Noces (l’Argent Samedi avait lieu chez M. et Mme Léo Morin, une charmante aolrée en l'honneur ae M. et Mme Joaeph Mo rin, à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de leur mariage. Une gentille adresse fut lue par la petite Jeane d'Arc Gilbert, et on présenta aux héros de la fête un bouquet et' une bourse btem garnie. Il y ent chanson par Mlle Rosan na Valllancourt, Mme Henri Gilbert, Mme Emile Pelletier; Mlle Yvette Valllancourt les accompagna au pia no; solo de banjd par M. Albert 81 rola; guitare hawaïenne, M. Lucien Tanguay et Antonio Tanguay; solo de violon par M. Louis Valllancourt. Un buffet-lunch fut servi. Etalent présents: MM. et Mmes Joseph Mo rin, Léo Morin, Louis Valllancourt. Evanoe Madore, Valmore Bouvier, Maurice Malo, Henri Gilbert, Willle Valllancourt. Cyprlen Pelletier, Lud ger Dlonne, Siméon Masse lot, J. Deshales, J. Norhut, H. Buslewirh, Léo Demers, Mmes Alphonsine Au but, Alma Martin, Béatrice Genesl. MM. Arthur l^indry, Louis Valllan court Jr, Emile Valllancourt, Emile Albert, 8. Fournier, Joseph Dulac, lauréat Pollquln, Inouïs Fournier. Thomas Jolln, Alfred Tancrel, Jo seph Paradis, Alphonse et Laurier Morin, Mlles Loura, Résonna, Ida Florlja, Yvette Valllancohrt, Noël la, Rorc Morin, Jeanne d’Arc GM bert. Jeanne Dulac, Béatrice Dulac. Oeorglanna Norhut. Hclcn Buo’.e wlch. Blanche Rloux. Trois soeurs de M. Morin étalent venues de Salem, Mass., po»" ce;te occasion; Mmes Emile Pelletier, Henry Tessier et Eddie Meiancon. M. et Mme Joseph Morin remer cient de tout coeur toutes les per sonnes q*ul ont contribué A cette soi rée et Us en garderont un éternel souvenir. --:o Sociétés ARTISANS CANADIENS-FRAN ÇAIS, Suc. 31—Tous les membres désirant assister au pique-nique des sociétés Franco-américaines, diman che prochain, pourront obtenir des billets du Président Henri Gauthier, ou du secrétaire, à la salle, vendredi »olr. _ J31 Le Tarif dans le Coût des Cigares Il aippert qu’aux Etats-Unis, oû le Plu» tie tabac est produit et 1» pluH de ses produits sont fabriqués, la moitié des cigares manufacturés dans ce pays sont enveloppés de feuilles Importées. Cette situation a été déorlto par la commission tarifaire dans un rapport sur l’histoire de cette In dustrie aux Etats-Unis. Alors que Jadis la feuille de ta bac qui enveloppe le cigare n’ctaii choisie que parmi le tabac qui est utilisé dans la fabrication du ciga re. aujourd'hui 14.000,000 de livres! de ces feuilles sont récoltées sous i des tentes de coton qui les protègent des rayons trop ardents du soleil. Un tarif de $2.27 chaque livre est imposé dans le but de protéger l’industrie des Etats-Unis contre les Importations de Java et de Sumatra, qui sont les centres principaux où là feuille-enveloppe est récoltée. Ce tarif fait que mille cigares en veloppés de ce» feuilles importées ooûtent environ $4.00 de plus. l*s endroits des Etats-Unis les mieux adaptés à la culture de ces feuilles-enveloppes, quant au sol et au climat, sont les réglons de la val lée de la rivière Connecticut, qui comprennent 'plusieurs comtés de cet Etat et du Massachusetts, et de» par- ties du littoral de la Floride et de la 1 Géorgie. Mort d'on prêtre Trois-Rivières, 29— de* dépfttl, la banque eat ordinairement considérée comme institution conservatrice, opé tant sous une base saine. I! y s encore une plus large 'marge de sûreté. cependant, à cette banque. Votre compte rendu de l'état ftnanètar de oette manque montre un capota! et un snrplus égaux k 21 Cb des dépôts en totalité—preuve convaincante de protection pour vos tonds. FIRST NATIONAL BANK DE LEWISTON x>A rx.ua miui savqus tt étant B'dniMooan COMMIS CANADIENS t MU» Bsrtha M. Lagandre MU» OéeU» Bruurd M. Êoméd Poirl«r Service Anniversaire Le service anniversaire de Mme Emilie Briand sera chanté à heu res, vendredi, A l'église 8t-B BEAUTE—Bon ponte d'affaires ou light hnusekeeping. 3 chambres et bain. 124 rua Hnrtlett, coin Walnut. S’adresser. 129 RUE JIOWE lél., 4352 ou 1248. j5p A I/HÎER—Deux Logis de 4 chambres, et salle de bein, chauffés, et gas heater. 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