Le Messager (Lewiston, Me.)
July 10, 1931

Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.

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3 Cents la Copie LK MX8BAOBB PÜBLI8HHI0 00. Publié trait (ait pu ecoulne: Lundi. Mercredi, Vendredi i LE MESSAGER, LEWISTON, MAINE, VENDREDI, 10 JUILLET 10.31 52e Année No. 56 PAGES w f>* ’v «HM* Un vlm «e lamentait —“0*1, mes •mis, dlnalt-ll, j'ai »B ans et bientôt je serai le pins vieux de la ville. J'aurais rent ans, aujourd’hui, n’é tait cette stupide habitude d’avancer ou de reculer l’heure." On pourrait rapprocher cela du petit garçon à qui s' on demandait, l'âge: "Je serais ben plus vieux, mais J’ai été malade." La petite Pauline eut à fouil ler dans le haut de la maison, et «a mère lui crie d’en bas: "Je «aie que tu fais encore quelque fredaine, le petit Jésus vient. de me le dire."—“Ne me conte pas 4 de mensonge, répond l'espiègle enfant, car le petit Jésus va me le dire à mol aussi...” Un écrivain dit: "Il est triste de constater que du train oft vont les choses, les riches sont, destinés à de venir plus riches, et les pauvres â devenir plus pauvres..." Et si c’é tait le contraire, ne serait-ce pas la dégringolade pour beaucoup? M. Perrau, .ministre de la voi rie à Québec, et Mme Perrau étalent en visite à Poland Spring il y a quelque temps, pour con férer avec les autorités du Maine concernant les routes. Nous ignorons si ce serviteur public savait qu’il y a dans le Maine plus de 100,000 de ses compa triotes allant porter, chaque an née, dans ,sa province, quelque million de dollars! Un aviateur'anglais, nous appren nent les journaux, est tombé dans lu Jungle de la Polynésie, en mai der nier et a été mangé par les canniba les, En voilà un qui va certaine ment avoir de la misère à rassembler son corps au Jour du jugement der nier. Ii né faudra pas oublier d'al ler voir la baleine. Ce n'est pas une baleine...de corset, mais lorsque vous l'aurez contemplée vous aurez raison de dire: Céta cé. I Quelqu'un dit que la vie n'est pas tout à fait sans bonheur pour ceux qui accomplissent le devoir même le plus austère. Tiens! (“est bien cer tain qu’il y a parfois et souvent mê me du bonheur dans la vie. Hans ce la, comment le mot malheur pour rait-il exister? S'il y a du bien. Il doit y avoir du mal, et s'il y a des larmes, il doit y avoir de la Joie. Comme les deux contrastes ne peu vent pas arriver ensemble, si on a du chagrin, un n'a qu'il attendre un peu et le plaisir viendra à son heu re. D'ailleurs, la peine est une grande chose qu'il n'est pas donné A tout le inonde d’avoir; pourrait-on réussir à en recevoir même en essa yant de s’en procurer par un moyen quelconque? Quant au bonheur, il vient si facilement que ça fait pré cisément du bien de n'en pas avoir trop. Ces petites pensées nous sont venues tout bonnement et avant do les échapper, nous les ronchons dans ettte colonne, avec l'espérance qn'rt .Je fera du bien st «m en vent, -IL’* -dUsa» m’Tft'qblete'rairi pàjjûel riid’B mari t faisait de î’ôell aux autre* Jem t mes, car il m’aime comme un fou.—Répondait son ami.—Oui. ,f mais il pourrait avoir quelques moments de bon sens! Voici un petit problème: Deux ma riages viennent «l’être contractés A Philadelphie, de telle manière que l'enfant issu de l’un «>u de l'autre, sera son propre grand'onde. Voici: les mariés sont père et fils; les ma riées, mère et fille: le père, veuf, a épousé la fille; et la mère, veuve, a épousé le fils. Ainsi, le rejet«*n du premier mariage sera le «leml-frèrc dn mari de sa grand’mère maternel le; tandis que le fruit «le l'autre union se trouvera le demi-frère «le la femme de son grand'père paternel. Ouf! Notre «sympathique chef de police, M. Ashtnn. désire infor mer les meurtriers qui tint «*>m mle trois assassinat* dans le» autres parties du Maine, de ne pas commettre l'Indélicatesse ou l’audace de venir prendre leurs ébat» à Lewlston. Notre ville est paisible, mai» malheur au premier bandit qui viendra pa tauger dans nos parages! Le chef est bon garçon, mais pour les bons garçons seulement! Selon le procureur «le district du Connecticut, les personnes désirant j aller à cheval, devront munir leurs j montures d'une lumière à la tête et j à la queue, si elles se promènent, le: soir, après le coucher du soleil, dans' les rues «le la ville. Ce serait einbê-1 tant pour ceux qui voudraient Jouer! au cheval. On annonce qu'on commence ra bientôt â embellir la statue de la 'Liberté, à New York. On pourra sans doute embellir la statue, mais quant la Liberté, on aura du travail à faire si on I veut lui enlever toute sa laideur nationale. Elle a honte d'elle méme! Un auteur français blâme l'idée que chaque paya achète d'abord rlin aol, comme moyen de remédier â la crise. Il y en a cependant qui par snobisme ne veulent que des articles étrangers. “Heureusement, dit l'au teur, le drap qu’ils croient anglais est, d'ordinaire, fabriqué â Roubaix, la chaussure qu'ils ont voulue amé ricaine vient de Limogtw, et le vieux scotch wlilskey nécessaire â la pré paration de leurs cocktails est distil lé à l'aris, même.” ("est peut-être le même ras pour Lewlston: de nom breux articles qu’on croit importé* sont sans doute fabriqués à New York, et le whisky qu'on ose boire vient souvent des Etats-Unis après a voir passé par Québec. N’importa qui peut se tromper; seul un fou persiste dans son erreur. Eatered as Second Glas* MaU matter Dec. SS, 1905 si the Port Office of Lewistoa, Maine, «nder the Art of Oongreas of Merch S, 1879 -■i.-, Voyage de l’Orphéon La promenade au Saguenay sera inaugurée dimanche matin.— Vingt-cinq feront le voyage.—L’itinéraire. C'est dimanche qu'un groupe ide 25 Orphéonistes et amis partiront pour le magnifique voyage au 8a guonay, ainsi qu'il ha Malbaie, Ta doussac et Québec. Tout a été préparé avec soin pour que cette croisière de cinq jours reste mémorable chez tous ceux qui y participeront. Le président du co mité d’organisation, M. Raymond-J. Levesque, nous dit que le plus bel enthousiasme règne déjà chez les excursionnistes et que, la tempéra ture aidant, ce sera une splendide randonnée. Le départ s'effectuera dimanche matin, après la masse de 6 heures 45, sur la rue College-, tout près de l'église St-Pierre, et l’itinéraire se ra le suivant: Premier arrêt à Ringham; le j deuxième à Jackman, puis Ste-Maric j de Beauce, après quoi on se rendra directement aux quartiers généraux, à l’hêtei St-Roch, Québec, où on es père arriver vers 6 heures, dimanche soir. Lundi matin, ft 11 heures, départ de l'hAtel dans un autobus qui mon tera tout le monde sur le navire "Ile d’Orléans" lequel se rendra à nie en question où l'autobus, tou jours rempli de ses passagers, lais sera le navire pour leur faire faire le tour de l'Ile. Le groupe s’arrête ra au Ch&teau Bel-Alr. à Ste-Pétro nllle d'Ile d'Orléans. et y prendra le dtner. On sera de retour à Québec vers 6 heures ou A heures 16, ce qui permettra aux Orphéonistes de visi ter leurs parents ou amis car aucun programme spécial n'a été arrêté pour cette soirée. Mardi matin, À A heures (heure solaire), c’est-A-tdlre 7 heures, heu re avancée, départ des Orphéonistes sur le navire “Québec”, des Canada Steamship Lines, pour l'excursion eu Saguenay. On arrivera La Malbaie 10 heures 30 et on y séjournera une heure pour visiter le Manoir lti chelleu. ou des amis. Après La Malbale on se rendra à Tadoussac, ofi on doit Arriver 2 heures 30. On en repartira à 4 hou res, après avoir visité (‘ancienne chapelle et ses richesses historiques. Le navire se dirigera ensuite A j Bagotville, dans la région du Lac St-Jean, et les excursionnistes cou cheront A cet endroit, sur le bateau. On quittera Bagotville à 7 heures 15 (heure avancée), mercredi ma tin, et pour lit deuxième fols dans ce voyage on passera devant les fa meux caps Trinité et Eternité. On sera de retour à Québec, mercredi soir, à 8 heures. Le groupe des Orphéonistes quit tera Québec pour Lewiston Jeudi dans le courant de la matinée, h leur gré. Tout un Roman snr Louis XVII On dit qu’il ne serait pas mort à Paris, mais au rait fui au Canada CLHARWATKR, Floride. 10-- A près 136 «ne de bruits, toujours re connus taux par la suite, que le Jeune dauphin de France, Louis XVII, mort à ta prison du Temple, en 1795, A l'Age-«le 10 ans. aurait nwUiflUîtant, îrcHre trf s ni »1 i roi-gardl on» li une base de paiement en or pour les importations françaises la Fran I -e a vu son commerce avec l’Espa cne augmenter d’une façon plutôt neu balancée. L’Espagne n'achète pratiquement pas de marchandises ‘rnnçalsas, en partie h cause d’un boycott et en partie cause des oiiditlons peu sûres du marché dans le pays. La révolution en Espagne a été mlvie par une diminution sensible dans les prix, et les marchandises 'spagnoles peuvent maintenant être xpédiées en France et y être ven tics bien au-dessous des prix fran ;als. A Perpignan et Béxlères, une grande quantité de vins espagnols >nt été vendus à raison de 13 francs 'hectolitre, tandis que les vins de piaillé et de forces correspondantes uix vignes françaises même coûtent le 16 A 18 francs. Le résultat est pie les ventes des vins espagnol; mi augmenté, Perpignan, de 25 à 50 charges de wagons-réservoirs par Jour. L'Espagne a déjà expédié en Fran ce le lot entier de 2.000.000 d'hecto iires de vins qu'on met générade t ent de côté .pour le vendre durant ''année. Les envols ont été si consi dérables que la récolte espagnole de i 16,000,000 d’hectolitres de l'an der j nier est épuisée d'avance. Los vins j îspagnols, forts en alcool, sont em ployés pour stimuler les vins tran sis plus faibles mais ayant meil leur goût. Accident tragique Coteau du Lac, 10— Mme A. Ro drigue. 44 ans, a été tuée Instanta nément et Mlle Florentine Pelletier, 17 ans. fille de M. J.-Arthur Pelle ‘ler, de Montréal, a été gravement blessée par un auto sur la route du mnal Soulanges. Les deux victimes marchaient sur le côté de la route ît le chauffeur de l’auto qui les a Frappées ne les avait pas vues. Commnve de raquettes Norway.10 UP— La températu re est chaude mais les affaires sont excellentes dans l’Industrie du ski et de la raquette, Ici. Dans plusieurs fabriques on Installe de nouvelles machines et de l'outillage addition nel. Norway produit 10,000 paires de raquettes ou de skis chaque année, ainsi que 200,000 pieds de frétie pour la charpente. Blessures néfastes Ste-Anne des Plaines, 10—Un ca mion conduit par Eniilien Maccha bée, 16 ans, et dans lequel étalent sa soeur, Françoise, 10 ans, Rosine La hale, 15 ans. Yvette Lahale, 10 ans, Noël Lahale, 11 ans, et Jeannette Gauthier, 13 ans, a capoté dans un fossé, à 4 milles du village. La pe tite Françoise Lahale a été blessée et a succombé ses blessures, quel ques heures plus tard. Double noyade Ottawa, 10—Césalre Beauchamp, 25 ans, et Lucien Tremblay, 21 ans, de Huit, se sont noyé» dans la rivière Gatineau.

Cédant a la voix de sa mère, un noyé se ravi gote après neuf heures. Camden, N. J.—William Dugan vient d'avoir une aventure unique. Il pourra dire qu'il eut A peu près le seul homme connu qui soit mort et ait pu revenir de l'autre monde. Il appelle cela avoir eu mime un rêve au coure duquel 11 lui semblait être endormi et flotter dans l'éther i n U ni. Aujourd'hui, 11 est vivant pour dé-| crire les sensations du mystère qui a toujours intrigué l'humanité des puis de» siècles. Duncan. Agé de 27 ans, est un ln-1 génieur de prorenglon. Il était dans un canot qui chavira, près de Laurel1 Springs. N. J. Bletf que tous les crus! sent mort, il fut ramené A la vie.! après neuf heures d’efforts de la part des docteurs qui se refusaient à croire qu'il fût mort. Durant ces neuf heures, Duncan sembla "flotter” dans la sphère qui se trouve entre la vie et la tombe, pour être ramené A son existence ac tuelle par la voix de sa mère criant qu'etle avait encore besoin de lui et qu'il lui restait quelque chose A ac complir sur la terre. Un Journaliste l’a Interrogé, mer credi, A sa demeure, et la voix enco re embarrassée par le liquide qu'il avait absorbé. Il raconta comment 11 avait cédé aux efforts de» médecins. ‘‘Il me semblait qu'on me deman dait de faire un effort pour aller quelque part et. alors, de très loin, j’entendis quelqu'un m'appeler. Je parvins à rouvrir les yeux et, deux heures apré*. je pouvais parler avec ma mère qui était A mes côtés depuis des heures, priant pour que vécusse. “Je crois sincèrement que ma mè re me sauva la vie on m'appelant et. en tnsistan qtue Je revinsse A elle. J'avais encore quelque chose A faire, m'avait dit la voix, et cela m'arra cha au délicieux bien-être que j’é prouvais en flottant dans l'éther, apparemment mort. C’était comme un "rêve sans sommeil” et 11 me sem blait être transporté dans des espa ces sans Un. Pendant ce temps-là, les médecins «'acharnaient A ■aeirintM sua corps par tons les moyens possibles: In jections hypodermiques pour rame ner, l'action du coeur, mouvements d'un pulmoteur pour retirer de ses poumons, l’eau et la vase, roulements dans une couverture doublée de nacs d'eau chaude, etc. Pendant ces neuf heure*, aucune étincelle de vie ne brilla dans son corps. Le pouls «'était arrêté et les mâchoires s’é talent hermétiquement fermées, avec toutes les indications de la mort, jusqu'à coque soudainement les yeux «'ouvrissent pleins d'étonnement. Duncan pêchait à Laurel Sprlngs. samedi. Kn allumant une. cigarette, debout, Il glissa et s'assomma sur le fond du canot qui chavira. Il était trop étourdi pour nager. "Je me sentis descendre presque! Indéfiniment, et bien que Je sois ex cellent nageur depuis l'Age de qua tre ans, je ne pouvais faire les mou vements nécessaires pour me rame-1 ner A la surface. Je sentis que ma 1 figure et mon corps s’immergalent dans la vase du fond. Je fls alors! une terrible résistance, des lumières! multicolores semblaient danser de-1 vant mfw yeux. Soudain, tout devint sombre et je m'éteignis comme une ampoule électrique dont vous venez de couper le courant. Je ne me rap pelle plus rien A part la sensation, quelques heures après, que Je flot tais dans l’air et que quelqu'un me disait que j'avais encore quelque oho. se à accomplir sur la terre, quel qu'un que je pouvais ne pas écou ter. Alors, ayant une sensation groguarde. J'ouvris les yeux, après avoir enteudu à maintes reprises, l'appel de ma mère. Il y avait tant •de supplication dans sa voix, que Je •me crus obligé de revenir A la vie." Duncau avait été retiré de le'au' environ dix minutes après l'accident. 4,800 Milles sans arrêter Les aviateurs Lebrix et Doret feront le trajet Yokohama Vancouver d’un seul trait. VANCOUVER^ 10—UP— Lorsque Joseph Lebrix et Marcel Doret. ac tuellement à Paris et qui se prépa rent à voler Jusqu’à Toklo, seront rendus k destination, ils tenteront de (aire l'envolée de Yokohama-Van couver, le plus long parcours sans arrêt, soit 4,800 milles. Peut-être se rendront-ils Seattle ou à San Francisco. Louis Cadou, opérateur de radio, qui se Joindra à Lebrix et Doret, dans l’envolée et P. Petot, gérant de l’envolée, qui «ont partis pour le Ja pon, dimanche soir, à bord de l’“Em press of Asia” ont annoncé cette lon gue envolée au moment de leur dé part. :o:.. Veille sur ton caractère; il te suit partout. Le Premier Bas de Soie ;i La première annonce de cet article en France date de 1560. PARIS, 10 UP Oumuehlan, vendeur de livres parisiens et amé ricains vient de découvrir le premier placard employé en France pour an noncer les bas de sole. Il est daté de 1560 et a été tait pour “Pierre Bandeau, un marchand". Baudeau fut un des premiers fa bricants de bas de soie en France, Le placard mesure 12 par 15 pouces et est une gravure de boia très belle. Il comporte une bordure architectu rale composée de cupldons et de gro tesques tenant dans leurs mains cer tains objets A vendre. La majorité de la marchandise se compose de bas de soie. 11 y a aussi quelques cha peaux. Au centre se trouve un ovale con tenant la marque de commerce du fabricant, marque qui prouve que Baudeau était fournisseur de Phi lippe II d'Espagne. La date approxi mative do l'affiche coïncide avec l'entrée de Philippe II en France oit Il signa le traité de Cateau-Cambre sls. Jusque là. le port du bag de soie avait été une coutume réservée seu lement aux cours et ce placard Indi que pratiquement la popularisation des bas de sole. Les Naissances en Italie Grâce aux efforts du dictateur Mussolini. L.a campagne de Bcnito Mussolini pour “avoir plus d’enfants" en Italiej a. paralt-ll, obtenu des résultats étonnants, s'il faut en croire les sta-| tistlques publiées le 5 juillet. 1 Au courp des 22 derniers mois, la moyenne tics naissances Italiennes a, en effet, augmenté de pour cent.! Btbfr-itfbo Ta moyenne des mariages I soit la plttn faible en Europe. La population actuelle de l'Italie est actuellement de 4 2.118,4:15, c'est à-dire 3,407,859 de plus qu’en 1921. L’Italie a donc aujourd'hui la po pulation la plus dense de toute l’Eu rope, à l'exception de la Belgique. La marge des naissances au-dessus des mortalités est deux fols plus f-orte en Italie -qu'en Allemagne. Les fascistes attribuent cette aug mentation dans le nombre des nais sances à la campagne poussée par M. Mussolini, comme le prouvent ces paroles qu'il adressait aux femelles de son pays, au début de sa campa gne: “Mesdames: L'Italie, pour comp ter quelque chose, devrait entrer dans la seconde moitié du présent siècle, avec une population pas Infé rieure à 60 millions. Soixante mil lions d’Italiens ferqnt sentir la for ce de leur puissance dans l'histoire du monde.” 11 Réclame de la Chaleur Un Français d’Afrique se plaint qu’il grelotte dans un hôtel de Mont réal MONTREAL, 10—L'autre soir la gérance d’un grand hôtel de Mont réal fut abasourdie d’entendre, ve nant d'une de ses chambres une de mande de “chaleur", et cela pen dant <iue le thermomètre marquait 86 degrés. Lorsque le garçon d'hôtel pénétra chez le pensionnaire. Il entendit s’é crier: "Fermez la porte, voulez-vous me faire geler?" Jean Masson, de Libreville, Afri que Equatoriale française (tel est le nom de frileux) ne peut pas se ré chauffer. “D’où je viens, dlt-ll. la tempéra ture monte qouvent A 130 degré. J’ai économisé mon argent afin d'aller faire un tour en France et rendu U Je décidai de venir voir mon frère qui est dans l’Alberta. SI ce dernier endroit est plus froid qn'Icl, Je ne sais vraiment pas si Je pourrai l'en durer. Mon sang est clair, je suppo se, après vingt ajis de séjour en A frique. Je grelotte souvent. J’aime la température Montréalaise au mi lieu du jour, mais pas ces brises froides qui soufflent dans ma fenê tre le soir. Vous avez aussi des vents froids durant le jour. J’ai pris un tour d'autobus et j'en suis revenu tout grelottait. Je m'étonne com ment vous pouvez résister vos hi vers. Je serais mort depuis long temps. Je n'ai pas éta chaud depuis mon absence de l’Afrique française. C’est le soûl endroit où je puisse être réellement A l’aise.” Et ici 11 s’enveloppa dans une cou verture ique la gérance venait de lui i envoyer. Une. Perte pour le Journalisme M. J. B. A. Savard, 25 ans gérant de La Tribune, est mort à Woonsocket, R. I. WOONSOCKET. R. 1., 10—M. S. B. A. Savard qui, pendant un quart de slèrle fut gérant de La Tribune, journal quotidien franco-américain de cette ville, est décédé mardi matin, à l’Age de 74 ans. M. J.-B. A. Savard vit le Jour à Québec, en 1855, ofi .son père était marchand. Il fréquenta l'école des Frères don Ecoles Chrétiennes, puis ensuite alla au séminaire de Québec pour poursuivre ses études classi que* Plus tard, oii le trouve à l'é cole Normale Laval d'où 11 sortait avec ses diplômes obtenus avec dis tinction. A l'âge de douze ans. Il chanta à la cathédrale de Québec. l'Ave Maria de Gounod. Il avait une voix de té nor. Il était le cousin du grand mu sicien et compositeur Vézlna de Qué bec. Alors qu'il était encore bien Jeu ne, Il travailla dane des magasins de Québec où 11 s'initia au commerce. Il travailla durant deux ans pour le compte d'un magasin â départements â Ottawa. Plus tard. Il y a environ 44 ans, il passa aux Etats-Unis, à Boston, où 11 travailla cinq ans pour le mugasln George Marsh, puis 11 vint à Woonsoeket. Ses connaissance* du commerce, et surtout sa connaissance parfaite de la langue française, lui rendirent faciles plusieurs positions envia bles. Plusieurs magasins se dispu taient l'avantage de «es services. Il fut acheteur de la maison,Harris et Mowry pour trois ans. Pendant dlx sept un nées on le vit à la maison Mc Carthy. de cette ville, où il fut suc cessivement commis, homme de con fiance et finalement gérant. Or, en ce temp«-!à. “La Tribune", le seul quotidien français dans lo| Rhode Island. avait besoin d’un hom-j me précisément de ces qualités, et M. Savard fut invité à prendre la gérance du Journal. Il atVepta sans hésiter, et pendant 25 ans.Ml Arc u pu ce poste, où son dévouement Vtait Infatigable et son travail constant. Pendant 18 ans. Il fut le directeur du Cercle Dramatique. Doué de talents non ordiualres pour Je théâ tre, il fut un ardent promoteur de cet art, et organisa des pièces de théâtre dont le succès reste encore un heureux souvenir chez les plus anciens qui se souviennent. En politique. M. Bavard fut aussi actif. Il fut, en 19t»!f, choisi pour représenter son district à la Légis lature de l'Etat et-resta encore en ‘TU 10. Il fut un des grands facteurs politiques pour obtenir la construc tion de l'Arsenal de la rue South Main et servit sur ta commission en charge de cette construction. Quand il quitta la Législature, il devint syndic de la bibliothèque lo cale. position à laquelle il tenait pour le bien qu'l! pouvait y faire. Il était encore syndic au moment de «a mort. M. Savard laisse pour le pleurer, son épouse née Stéphanie Brunet, deux (Ils. M. J. R. Hugo, co-proprié talre de la maison Savard et Gallant, et Jiseph Savard. de Leominster, Mass., deux filles. Mme Arthur Pel letier de vWooneocket et Mme Alfred Moreau, de Providence. Il laisse aussi 17' petits-enfants. ■-:o :o Lutte contre le Communisme Formation d’un comité d’une vaste organisa tion mondiale, 1 aux Etats-Unis. NKW-YORK. 10—UP—M. Matthew Woll. In président intérimaire de la Fédération Nationale Civique, a nommé un comité de 100 membres, hommes'et femmes, pour "combattre la menace mondiale du communis me”. Le comité, qui comprend des per sonnages éminents de l'industrie et des professions de tous les Etats Unis, agira comme section améri caine d’une organisation mondiale. D'autres sections seront organi sées en Allemagne, en Angleterre, en France, en Belgique, au Canada, en Italie et dans d'autres pays. Le programme russe sera combat tu t|u moyen des intérêts commer ciaux qui fout des affaires avec le^ soviets, a déclaré M. Woll. Les hom mes d'affaires ainsi Intéressés use ront de leur Influence pour forcer le gouvernement russe A cesser sa propagande pour renverser les régi mes capitalistes en menaçant la Rus sie d'annuler les contrats avec les soviets. Tragédie à l'Ile d'Orléans Québec. 10—Sur la plage de St Laurent, Ile d'Orléans, M. Léon Cha bot. 29 àns, fils de .M. Joseph Cha bot, de Québec, s’est noyé. Il se bai gnait à dix heures du soir. On a retrouvé !e cadavre. L Schmeling est Parti Hier Le champion du monde retourne en Allemagne pour deux mois. NEW YORK, 8—Max Schmellng. le champloo de l'univers des pugilis tes de toutes catégories, quitté l'A mérique pour une couple de mots, mais 11 y reviendra au mois d’aoflt pour défendre son titre contre les melleurs hommes qu'on pourra trou ver dans sa cUrsse. A minuit et une minute hier ma tin, le Teuton, qui a si facilement disposé de William Strihllng. ven dredi soir, «'embarqua à destina tion d'Allemagne à bord du "Bro men” afin d'aller visiter sa mère à Berlin. Il reviendra en temps pour/ rencontrer soit Primo Carnera, Jack Sharkey ou Mlckey Walker sous les auspices de la Madison Square Oar den au mois de septembre. Schmellng est revenu de Cleveland avec seulement un oeil un peu po ché comme souvenir du soir de sa ba taille ave Strihllng, un soir qui mar quera peut-être le relèvement de la boxe ehoz les poids lourds, qui était tombée presque à terre depuis la dé faite de Jack Dempsey et la retraite de Gene Tunney II y a une couple d’années. Le gentil jeune Allemand a plus fait que vaincre un aspirant à sa couronne lorsque prudemment mais sans merci il a acculé Strlbling à la défaite dans les dix dernières rondes de leur combat de quinze assauts dans le magnifique stade municipal de Cleveland sur les bords du lac E rié jusqu'à forcer pour ainsi dire l'arhltro George Blake à arrêter la rencontre quatorze secondes $ivant. la lin des hostilités. Car le Jeune Allemand, qui a une ressemblance frappante avec Demp sey, s'est fait en outre reconnaître par tous et de tous comme un batail leur, un vrai champion, et son esprit combatif remarquable, sa loyauté, sert manières d'homme du monde, ses coups redoutables et nombreux feront do lui un boxeur qui fera ac courir les gens et qui saura aussi les inféres.ser et en devenir leur Idole, SI l'on se base sur sa brillante vic toire sur Strlbling, qui était recon- nu **ec Jack Sharkey comme les- ■deux meilleurs pugilistes américains de l'heure actuelle,- Il semble que Schmellng régnera plusieurs années comme monarque des pugilistes de toutes catégories. Ceux qui auparavant décriaient Schmellng acclament maintenant l'Allemand et disent qu'il mérite la couronne qu'il a remportée I! y a un an en battant Sharkey sur un "foui”. Ceux qui ont analysé le travail de Schmellng vendredi soir volent en lui uo homme effectif qui saura longtemps défendre son titre. Les applaudissements et les élo ges accordés à Schmellng en Amé rique sont peu chose, comparés à. la réception qul’l recevra en Europe et particulièrement en Allemagne. Ea rencontre a produit un déficit de $50,000, mais le promoteur Wnt. F. Carey est heureux parce qu'il a sous contrrtle un champion qui pro met de relever le prestige des box eurs poids-Iourls qui a périclité de puis les Jours de Dempsey. Les recettes brutes ont été de $.■{49,415. De ce montant il faut en lever $55,499, montant de la taxe fédérale, et une autre taxe do $20.» 210 sur les billets de faveur. Les ad missions payantes ont été de 30.990, soit; 5.921 à $25. 7,766 h $12.50. ,12.824 à $5.49, et 4,479 à $3. Il y |a eu 6,406 billets de faveur. Le» promoteurs ont payés $5.000 de permis et ont donné $2,5oo à l'arbitre GIc.ke, ce qui est un prix record. Les recettes nettes ont été de $265,344. Schmeling a reçu 40 pour cent de ce montant, soit $106. 138, et Strlbling, 12tfc pour cent, soit $33.168. Ijes promoteurs espèrent se re prendre à l'automne alors que Scbmollng rencontrera Primo Carne ra. Touriste brûlé vif Montréal, 10—Charles Hartson, 30 an*. d’East Syracuse, N. Y., appro chait du village de Caughnawaga quand 11 s'endormit au volant, croit on, et son auto sauta dans le fossé et frappa un poteau. Le jeune hom me fut pris sous le lourd véhicule et brûlé vif quand le réservoir jt es sence fit explosion. La police avait rippris que le jeune Américain avait un petit garçdn dans son auto au moment de l’accident. On fit enqué- m te et le gamiu, Howard Chase. 13 ans, a été retrouvé à Montréal. 11 demeure à Syracuse. On ne s'expli que pas comment il sortit Indemne de cet accident. Le Cinéma en Argentine Buenos Aires, 10—UP—Un nou veau studio de cinéma, muni de tous les appareil» nécessaires à la pro duction de filme sonores a été érigé, récemment, par la compagnie Man zanera Cinématographie. La compa gnie s'attend de commencer bientôt la production de plusieurs films. La musique au Brésil Rio de Janeiro, Brésil, 10—UP— Cette ville aura bientôt son orches tre municipal comme plusieurs des grandes villes américaines, ainsi que ses propres écoles de chant et de danse, lesquelles fonctionneront en harmonie avec le thé&tre municipal dans le but de fonder une organisa tion nationale d’opéra. Ces nouvel les organisations sont le résultat d’us décret tuttuiclpa! récent.

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Alfivée à l’aéroport de Boston __ i _ ••s. Son lit attu.’lié au parquet. d'un monoplan piloté par Clarence Obamber lain, Huth Xh'hol», aviatrice, arrive A l'aéroport de lloston, en ronte nonr «on fqyer à Rve, N. «Ile sourit à ses amis qui sympathisent avec elle A la suite d'un accident où elle fut blessée en tentant la trn* versée de l'Atlantique. Au Pays du Froid L’étrange vie des femmes du Groënland Une voyageuse française étudie ac tuellement le Groenland: c'est Mme Josée Roger, ardente propagandiste française dans l'Europe du Nord. L’opinion exprimée par une femme de chez noue, sur ces terres froides et belles, était curieuse à connaître. "Tous ceux qui son( allés Jusque là haut, noua dit-elle, s'accordent à ré péter une avanture de féee, merveil leuse, inconcevable. Depuis le cap Fardel, la pointe sud de l’ile, tou jours fouettée par les vagues écu mantfM de* grandes tempétee, jusqu’à la côte Nord, toujours entourée de glace*, s’étend en effet une chaîne de hautes montagnes (Fijelde), qui semble infinie dans sa variété de formes et encodre de façon grandio se les fjords profonds, ('a et là, entre ces fjords, quelques petits port* oft les bateaux peuvent jetpr l'ancre, étranges agglomérations de Oroëndais hospitaliers, toujours prêta à célébrer une fête et à tendre Jour main secourable aux explorateurs en danger. Et, à nos yeux éblouis, sont évo quées des images féeriques: un océan rougi par leeolell de minuit ou verdft par les coupa de vent terribles de Scores-by-Sund, les montagnes que parcourent les rennes rapides leu glaces muettes sur lesquelles les chiens attelés à des traîneaux se lancent, è des vitesses Inouïe* la chasse A l’ours et des scènes effaran tes qu’elle suscite: l'homme, tapi dans la neige, attend la bête que le chien a flairé de si loin, il tire et son cri de triomphe atteint, porté par l’écho des montagnes, la tribu des femmes qui accourent se Joindre aux chasseurs, aident A l'équarissage, au dépeçage de l’ours, célèbrent une fête de joie et travaillent lu chaude peau blanche dont elles font des cu lottes et des veste» fourrées, tandis que les hommes apprêtent la chair qui sera mangée. C’est encore la course aux piro gues. ces frêles périssoires de peau de phoque, que les Esquimaux appellent kayaks et sur lesquelles ils s’aventurent en pleine mer à la pour suite des baleines, suivis de loin par les femmes qui rament en chantant les poésies qu'elles improvisent elles mêmes sur le thème de vieilles lé gendes païennes du pays! Ce sont les retours A la veille de Noël des caravanes de Croënlandui aes chargées de leur fagot destiné à la flambée traditionnelle. Enfin, la charmante vision des pe tites mamans polaires, et culotte de cuir, et veste brodée à la main, qui portent, tout comme nos Marocains, leurs petits accrochés par de chauds ÉPARGNES INUSITÉES 137 NOUVEAUX Manteaux d’Été Débarras—$5 $10 $15 LE PLUS GRAND SACRIFICE jamais fait sur NOU VEAUX MANTEAUX désirables. Parce que chaque Manteau est un véritable bar gain. Nous vous prions de venir de bonne heure. 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Mais, peu à peu, la civilisation, portée par les mis sionnaires députa le XVIle siècle, tronaforme l'Ame sauvage de l'Es quimau. Et. tandis que des écolOs enseignent aux hommes les rudi ments de la science, que les sémi naires forment de Jeunes prêtres, lea écoles sociales danoises apprennent aux femmes du Groënland les soins ù'donner aux .nourrissons, l’hygiène famtlllale, In manière de faire outre le poisson, l'art de coudre avec dos aiguille* d'acier (les aiguilles primi tives étalent faites d'os) et celui bien délicat de tenir lès demeures moder nes qu'édifie la colonie: balayage du sol, lavage du llngo, etc., toute» cho I ses nouvelles pour des femmes qui. Jusque-là, enlevait en été le toit de leur hutte pour laisser à la pluie I et au soleil, le soin de nettoyer la maison hivernale. Elles apprennent aussi la musi que et la danse. La du une étant In plu» vive juie^de ce pays de la “gran de Immobilité blanche." On annonce qu’en 1932, la France, compte établir là-haut, un observa toire météorologique et magnétique pour participer à un programme ln-j ternatlonnl de recherches. Quelque savante de chez nous n'I ra-t-elle pas, elle aussi, au pays où l'M femmes portent la culotte de’ peau d’our ou de cuir ouvragé? Y. SALI ENS. (Courrier des Etats-Unis) Les Perles et les Reines Rien de ce qui touche aux grands de ce monde ne saurait passer Ina perçu: les élégances et le» Joyaux de» souveraines sont inséparables de leur souvenir, même si elles ne les ot)t Jamais portés! Ce cas est celui du “Collier de la Reine" que Marie-Antoinette avait refusé, en alléguant qu'un vaisseau ie guerre serait plus utile à la Fran ce que cette parure sur ses épaules. Ce geste patriotique de l'infortunée princesse, l'Impératrice Eugénie le fit par charité la veille de son ma- riage. Elle renonça à porter un mer- veilleux collier de perles que lui of- frai! la Ville de iParis, et demanda .'"-T" que le prix en fût consacré à la fon dation d'un asile pour les Jeunes fil les pauvres. En réalisant ce désir, l'architecte groupai les corps de bétlments en de mi-cercle pour rappeler la forme d’un collier étalé dans son écrln. Lee reines antiques n'avalent point témoigné d'aussi louables sen timents: Cléopâtre ne se contentait point de ses colliers fabuleux et de I ses pendants d’oreilles en glrando les, estimés plus de deux million» de nos francs or; elle faisait encore dissoudre dans du vinaigre de belle» perles .pour les enraler, et se moquait pas mal, sans doute, que ces fantai sies rendissent la vie chère à ses su jets. Poppée, elle se contentait d«* réduire les perles en poudre et de le» mettre dans son bain., La Reine Eli sabeth d’Angleterre, semait à profu sion les perles dans aa coiffure et sur ses corsages qui en semblaient cuirassés. De naissance bourgeoise, de beau té médiocre, et sans être reine, Mme Thiers n’en occupa pas moins le rang élevé de première Présidente de la Troisième République. Son collier de perles était célèbre tant par la grosseur des grains que par la pureté de leur orient. Il fut ven du, en exécution des clauses testa mentaires, par Mlle Dosne, pour sub venir à l'entretien des fondations Tbiers. Est-ce donc la destinée des per les, hochets de vanité, de concou rir parfois aux bonnes oeuvres? On pourrait le croire en lisant ce Joli trait de la vie de saint François Xavier: lorsque l'apôtre des Indes débarqua sur la côte des Paravers, II voulut fonder dans les villages des écoles et des chapelles. Il fallait pour cela beaucoup d'ar gent, et les missionnaires n'en a vaiont pas. Le Père éut alors l'Idée de s'adresser â la Reine de Portu gal pour en obtenir quelque secours. Le gouvernement du Portugal exer çait une aorte de protectorat «ur les pêcheries de perles exploitées par les Paravers, en échange d’un tribut proportionné au produit de la pêche. Chaque année, le Trésor du Roi de Portugal recevait ainsi 400 pardaos de perles "para os haplms de Ralh na”—pour les escarpins de la Reine. François Xavier, qui savait l’é pouse de Jean III toute dévouée aux Intérêts de la religion, n'héslta pas à formuler sa requête. Et, priant la Reine d'abandonner le tribut annuel aux Missions, il ajoutait: “Leg petits chrétiens, fils et pe tits-fils de païens, élevés grâce à cette largesse, vous seront, mada me, meilleurs escarpins et plus sflrs que tout autres pour arriver au Ciel!” -:o:— Rudy Vallée «vit marié 'New York, 10— Rudy Vallée, le chanteur réputé au radio, a épousé lundi a West Orange, N. J., Miss Fa-y Webli, de Suntri Monica, Californie. PARIS. Juillet 1931. Des maire* américain* viennent de visiter la France et ont été natu rellement reçus avec une cordial» sympathie. Ilh se sont montrés un peu partout, mais avec une coiffure dont la mode est passée depuis une vingtaine d'années: Ils portent fous le chapeau haut de forme, oe qui semble une sorte d'anachronisme. Le vieux tuyau de poêle n’est plus guère employé aujourd'hui que dans les cérémonies officielles, et II arri ve même que des ministres, en ser vice oratoire," se montrent en cha peau melon. Peu à peu, le vilain et Incommode chapeau de soie aux huit reflets disparaît, et il ne faut pr,« lu regretter; entre nous, 11 est tout à fait Inesthétique. Mais les maires américain* l'arbo raient dès le matin et ne I» quit taient pas de la journée, lis le met taient même dans leurs visites aux grandes ville* de province et ils le portaient A Reims, oil Ils sont allés visiter les fameuses caves A vin de Champagne. Il leur est même arrivé une petite mésaventure qu'on a es sayé de dissimuler; on n’en aurait même rien dit. si un journal améid •aln qui se publie en anglais à Pa ris. la "Chicago Tribune", n'avait raconté l’Incident qui, au demeu rant, est plaisant; La caravane était dirigée par W comte Maxence de Pollgnac, lequel, Il y a quelques mois, fut arrêté aux Kttts-Cnis par les agents de la pro hibition. qui l’accusaient—à tort, parfilt-ll, d'avoir introduit du champagne A New York. On le relâ cha faute de preuves. Ce guide fit visiter les caves célèbres, dont une seule a quatorze milles de long et contient 14 millions de bouteilles. On ne se contenta pas de regarder; le* fabricants sont gens hospitaliers et accueillants, et ils offrirent quel ques verres de leur sec, demi-sec et triple-sec. On goflla tVente-deux marques différentes. Qtiunrl on n'y est pas habitué, c’est beaucoup, et lorsqu’il fallut repartir, quelques uns de ces bons Américains n’étalent pas très A l’aise. Ce ne fut d'ailleurs qu'un retard d'une petite heure ou deux, le temps de faire un petit somme. Le champagne n’est pas mé chant et tout le monde put rentrer pour un banquet qui attendait les voyageurs A Paris. Ces Inconvénients du vin mous seux ne se rencontrent pas dans le raisin frais et deux savants. MM. Lerné et R. Clément, viennent de le prftner dans une communication ù l’Académie de médecine. ,En termes scientifiques, ces messieurs ont fait Ilun.rti t Ml—«M^i le plue grand éloge du raisin frais, qui possède, les en croire, les qua lités les plus rares. Aussi, on voit se créer dans le Midi des “stations” où les gens se rendent pour se trai ter au raisin. C'est évidemment plué agréable que d'aller dans les sta tions thermales pour boire de l'eau* et le« médecins proclament que c’est souverain pour guérir une foule de maladies.'. Bonne affaire pour les malades, mats surtout pour les marchands dé raisin. ,_jJJ^N-BEKNARD. Nouvel Exploit de cet Aviateur Le capitaine Hawks éta blit de nouveaux re cords de vitesse. NEW YORK, lu Ajoutant un antre record à la longue liste de ses exploits de vitesse Ici et à l'étran ger. le capitaine Frank M. Hawks est rentré a New York, rapportant de sa tournée de trots mois en Euro pe l'idée d'un aéroport “élevé" pour la métropole. Aynnt étudié les principaux aéro dromes militaires et commerciaux de douze pays pendant son voyage: en Europe, Huwks a déclaré en’at terrissant que New York pourrait le* surpasser tous en érigeant un planchef d'atterissage qui serait ‘un toit sur les trois milles de quais que Manhattan possède sur la rivière Hudson. "Je ne yol* pas pourquoi ce ne serait pab parfaitement faisable, dit il. Cela donnerait une piste ample ment. suffisante pour les plus gros avions, et, si c’était fait, quand on volerait à New York on descendrait directement ,daUs la ville et nom dans le New Jersey ou Long Is land”. Hawks, qui a établi neuf records de»vitesse pendant sa tournée euro péenne* d£ris son célèWe monoplan Travelnlr. le “Texaco 13", est venu de Montréal hier. à une vitesse moyenne de 201 milles à l’heure. Il a parcouru les 400 inlllus en 1 heu re et 45 minutes. (Irace Moore se >unrln Cannes, lu—«race Moore, chan teuse 'd’opéta, que l’on a entendue ‘à l’écran, doit épouser, mercredi pro chain, VcJentino ipanara, un riche Espagnol. Elle ne renoncera cepen dant pas à sa carrière d’artiste. Prison et di'|s>r1utioii Montréal, 10— Pour avoir aban donné. un enfant de H jours dans une église. Marguerite Corrigen a été condamnée à 3 mois de prison et à sa sortie elle reprendra le chemin de sa patrie. l’Angleterre. Il faut aller dans les endroits où l’on meurt pour apprendre à se ré signer. —Barrée. LOUANGES DE LISBON FALLS Mille S. II. Kecne, de Lislnm Fulls, nous écrit, son expérience avec les Farm Poultrv Feeds. File dit “lies poulet U1»''île «*1te année p.vudent liiell. Les coqs pèsent 5*4 livres et. les poulettes,4 livres, à l’aire île 13 se maines. “Votre vendeur, M. Duval, est venin nie voir et a te commandé la Brui 1er Mash et la Broder Fa11enine .Mash, et j’en, fais usitée actuellement. “Attendu que le prix îles wil a i 11 es et îles oeuf s'était lias, ce printemps, j’ai dru que je pouvais épargner en pu plovanit. une nourriture meilleur marché pour le eon.men ceinent île la ponte, mais les poulettes ne profitèrent pus, et j’en perdais 5 et (i chaque jour, do Morte que je revins imrnédratemet't à l.ntns. Isu pertes cessèrent de suit-.', -t les poulettes traînèrent 3V-j oz. la première semaine. “•le puis ftüiiiM'heitietrt ilirei que les lairro Fee.l's t’ont trrossir les oiseaux d’une manière unifmrme, et que les plu mes poussent plus vite que chez les «ûbeunx nourris a\ou à «V, H voua pouvpi en choisir une autre, gran deur 27x14 U |a»ur I eent. Total—2«r 2 pour 26c Cette offre reinan|unt»le eut valable tant que notre provision art uelle durera. 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