Le Messager (Lewiston, Me.)
October 21, 1925
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v?#M7v v,' :Vff- ■ntarad U Second OUai Mail Matter JDae. V 1906 et tbe Part Office of Lewleton, Ma. ■niât tka Actaf Oeafeaa o* Marsh 6, lira. Religion et Nationalité É&v'ï.- «s—— LÉ MESSAGER PUBUSHINQ 00. LE MESSAGER, LEWISTON, ME. V.. 1 1 "i pi',...'. poUfé trois fois par MJnataa: lundi, Marcrodi, Yondredl f .MEBÇREDI, 21 OCTOBRE .1925
46e Année Ne» 97 3 CENTS LE NUMtEO ÿ i w Compte-rçndu des séances du mardi 13> octo ;*|.f bre Résumé de la première partie du dis 1 eoùrs de M. Elie Vézina. (ter Article) -.Le Congrès de l’Union St-Jean Baptiste, tenu la semaine dernière A Holyoke, a soulevé beaucoup d'in térêt dans les dlfféfents centres de la Nouvelle-Angleterre, à cause de tj?/:: certaines controverses qui le précé dèrent. Afin de répondre la demande de plusieurs lecteurs nous donnerons .dans nos colonnes, au cours de deux "y.:- ou trois articles, un conlpte-rendu aussi fidèle que possible des séances de cette convention mémorable. Nous n’avons pas l'intention d’épouser ici les luttes d'un ou l’autre des partis /-en cause, nous donnerons siraple ment un résumé des faits et nos lec teurs jugeront. Les fêtes, qui avalent été prépa 1 rôes par la population franco-amé ricaine de Holyoke, furent grandio ses et formèrent le programme de dimanche et lundi. Nous nous con tenterons de dire que le programme de ces deux jours a été un succès sous tous les points de vue et qu’il fut grandement apprécié des vlsi 0f-. teurs. Nos compatriotes de la jolie petite ville dn Massachusetts ont fait les choses d’une manière vrai ment royale et les délégués de l’U nion se souviendront longtemps de la'réception dont ils furent l’objet A l’occasion de leur séjour à Holyoke. Les délibérations «que nous rap porterons ici sont celles du congrès proprement dit, à commencer de la première séance, qui s’ouvrit à 10 heures le mardi matin, dans la gran de salle de l’Hôtel de Ville. Séance de Mardi matin 468 délégués répondaient. A l’ap pèl et, longtemps avant l'heure don née pour l'ouverture de la session, la salle était presque remplie de membres qui voulaient avoir de bon nes places. Pourtant, ce n’était pas A cette séance que l'on s’attendait A beaucoup de bruit, on savait que tout serait calme et tranquille, qu$ l’pjj fer&it. p!nv*t J» dlsonrvston de choses pacifiques, que l’on s’or ganlserait. et que es serait A peu près tout pour commencer. Généra lement, d’ailleurs, on ne fait pas grand travail A la première heure. Ce fut certes le fait pour la séan ce du matin, on eut beaucoup de paroles, des remarques par les vi siteurs les' plus distingués qui étaient IA, des discours intéressants qui méritent certainement que l’on s’arrête un peu A les considérer. Des Discours Le'”premier discours fut par le maire de la ville, M. John F. Cro nln. Lo maire souhaita la plus vive bienvenue à tous les délégués et ex pliqua les avantages de la ville, dont il est le premier citoyen, en faisant ressortir tout son mérite et il pria chacun d'eux de vouloir bien jeter les yeux sur les industries, sur les grandes entreprises qui fournissent h la ville les trésors dont elle dis pose. 11 ne présenta pas aux délé gués la. clef de la ville, comme on le fait ordinairement, T" mhis il avait une explication bien simple, en ce sens, que tout était ouvert, que toutes les barrières,étaient li bres pour les délégués. Depuis deux jours ils avaient d’ailleurs constaté que gréce à la franche hospitalité q,u’on leur offrait, ils' étaient chez eux absolument et «nt n’avait pa4% d’intérêt payé sur Dépôts>d'Epargnes G’EST JOUR DE PAIE POUR NOS DEPOSANTS Taux d’intérêt actuel. La Peoples Savings Bank a déclaré un dividende au taux de quatre-et-démi pour cent par année sur les dépôts faits durant les six mois précédent le 5 octobre 1925. 41-2%. Peoples Savings Bank Mlle Germaine Reny, commise canadienne BATES STREET SHIRT CO. COUPONS EN VENTE À LA FABRIQUE COMMENÇANT CE MATIN, de 0 hrs Jusqu’à 5 p. m., jusqu'à AVIS CONTRAIRE PAH LA «OS-TE, FRAIS EN SUS No. 1—15 verge*, Coupons en paquet, $3.00. (Variant de 1 à 4 vges au Coupon.) No. 2—Etoffes à chemises, haute qualité. 10 verges au paquet, $3.00. a (Variant de 1 à 4 vges au Coupon.) No. 3—Coupon* pour ouvrages de fantaisie, 6 lb* au paquet. $1.00. Longueur* coupées dans la pièce, blanc, oxford ou couleurs, 20c a 35© la vge. 21-25 UNE FOUEJffi JEUNESSf I>. ^e Wi firael-D. Rudman, méte te de Buflor, a été traduit en tout .pour son* procès sousf l'accusation d'avoir pratiqué une opération illé «ale sur la ppmonne dé Jennle-A dilbert. de Bradiey, âgée die 17 and. lia Jeune fille, dans son témoi gnage, a déclaré qu’elle était em ployée dans une-maison de pension d’étudiante, fi Oreno, et q-u’elle a consulté le Dr. Rudman qui con sentit pratiquer l’opération moyennant la somme de $50, ajou tant que c’était nécessaire. 1 Lia jeune fille déclara que l’opé ration a été faite dans le bureau du médecin, à Bangor, après quoi elle tomba malade et dut demeurer plusieurs semaines l’hôpital. AUtonlo Fanoni, de Fall River, Màes. âgé dé 22 ans, étudiant â l’U niversité du Maine, â Orono,- a avoué être responsable de la condl tton d’e la jeune'fille et il a décla ré avoir payé $50 au médecin pour l’opération. Le Dr. Rudman a été trouvé cou pable, lundi et recevra ea senten ce plus tqrd SON AUTO Richard-A. Ouellette, âgé de 7 ans, étudiant â l’école st-Ignace, de Banford, est mort â l’hôpital ROM, te cet endroit, ces jours derniers, quelques' minutes après s’ètre fait écraser par une auto que conduisait M. Maurice St-Pierre. Le gargonnet revenait de l’école, vers 4 heures de l'après-midi et il ée trouvait directement en face de sa demeure quand 11 émergea de l'arrière d’une machine. Il courût directement devant l’auto de M. St-Pierre. Mme Joseph-A. Ouellet te, mère du bambin, a été témoin de l’accident. 1 St-Pierre fut arrêté sur un man dat t'accusant d’bomicide. Il a fourni $1,000 de cautionnement. -:o:-!-S TRISTE MORT D’UN VETERAN ?=j Inscrit dans les registres* comme mort et incapable d’obtenir de l’ou vrage perce que sa seule Identifica tion est son certificat die mort, un ancien soldat canadien est allé de mander du secouru, au Board' of Ouardians de Plymoutb, Angleterre. Les employés du bureau restèrent abasourdis et se entrent en présen ce d’un esprit, lorsque le vétéran présenta en guise de papier d’iden tification Bop certificat de décès. Le seul autre renseignement qu’il put donner pour établir son Identi té fut d'indiquer aux employés un monument die guerre élevé dans Londres, sur lequel son nom est inscrit dans la liste des morts. MORTELLEMENT i BLESSÉE Mme Angéline Bruneau, de Rus sell. Mass. âgée dé 85 ans, a été probablement mortellement blessée cee jours-ci, quand elle a été ren versée par une automobile, à West flerd. Mme Bruneau était en visite chep sa fille et elle s’apprêtait retour ner chez elle lorsqu'elle fut frappée en traversant la rué. Le chauffeur a voulu éviter la vieille dame, mais celle-ci se dirigea sur l'auto. Elle a eu le crâne fracturé et a subi des blessures graves aux hanches et au bras. INmLÎGENCE RECULÉE Un rapport a été envoyé par 4e Ürrc.-H. Duloff, chef de l’hôpital d’Etat du New Hampshire, â la co>nr supérieure de Manchester! vendredi, déclarant que Louis La bom bardé, est sain d’esprit. La bom barde eÿt ce jeune homme qui a avoué tué les soeurs Oillls, très âgées, à Hudson, le 22 juillet. Le rapport ajoute cependant que le jeune meurtrier a une mentalité d’un garçon de 10 ans. Dr n.jp> DENTISTE) s», College Bloçk. me Llsbon, Lewlston. —Tel. 2444-Wn j f Heure* de bp^eNt* v>vv, à midi et a à 8 lié# et V h» 30 à P- un J AUSSI FAR EXÜAGEILENT go CHARLES PAPPAS Professeur de Vf Mandoline, Banjo, Guitare et UkeMe Agent pour les Instrumente Oibec llbson Mssterton Studio, 129 BUE LISBON BDIFIOB OBOOOS B* --IMte. f NEIGE IMPORTUNE 'M'-'. i S. ;,vW.. ■"'-O X1 l/I A.O H Jackman, a été rendue pratlcablt W y a" quelques Jours, et le petit h» tel de Parlin Pond «st devenu Comtal, «prt* Avoir logé depuis pin sieurs nuits u« nombre de voyâ geurs comme Jl n’en avait Jamais 1og6 auparavant. lors de la récente. tempâte de nei ge, et pendant toute la nuit, il es au tomobilistes et leurs amis ont Courtemanche Jouit encore d’une excellente santé et 11 travail le quotidienneipent dans la chaus sure. r r m FRAPPÉ PAR UN TRAMWAY M. David G&rtyp. autrefois de. Nashua, N. H- est clécêdé h l’hôpi tal de Mllfordi, Mas». l’ftge de 46 ans, ces Jours-ci. 11 a succombé aux blessures re çues dans un accident, Uxbridge, lorsqu’il fut frappé par un tram way. Il avait) eu le crâna fracturé. POURSUITES les au tos des défendeurs sont venues en collision. Les blessés ont été soignés â l’hôpital de3 Corporations, Lowell. INNOVATION BIEN VUE Un service de fret entre Portlknd et les ports européens sera inaugu t6 le 1er décembre, sou» les auspi ces de la commission maritime, d'à-. près un avis reçu de Washington, ces jours derniers. On annoncera plus tard l’horaire définitif. LA RECOLTE DU BLÉ ^D’après les renseignements four nis au “Sole” par l’Institut Interna tional d’agriculture de Rome, la ré colte européenne die tylé est une des meilleures qu’il y ait eu depuis la guerre. Elle est supérieure celle de 1923 qqi lut estimé» alors ek ceptionnelelment abondante. Toute fois elle n’atteint pas encore le uji veau don moissons d'avant guerre. Elle en est b épurée par une diffé rence de sept millions de quintaux environ. La récolte nord américaine est bien moins bonne que celle des an nées antérieures, mais est néan moins 'supérieure d’un cinquième duis l'écOltés de 1919-1923. .Celle de l'Afrique du Nord est bonne; celle de l’Asie au contraire très mauvaise. Ainsi la récelte de l’ap née peut dans son ensemble être estimée abondante, même si l’on ne tfent pas compte dans les calculs, do la Russie où la production at teindrait celle d’avant la guerre. _ SI VOUS STBS En Ortie rt Bios Marchés VENEZ NOUS VOIR Nous avons toujours les plus bas pria de ions les Etats. Noua avoua des lifnaa complétât do Vêtements peur hommeo et garçons. BEGABDBZ pour le NOM et l’AUBEgSB Wiu Glo. Shoe Store 99 AN Mata, LewMan,Ma. 21ème Correspondance Parlons encore de quelques monuments, palais, fontaines, colonnes, bains, cirques—Le Capi fïi tôle, la roche Tarpéienne—Château St-Ange —Quirinal, résidence royale—Monument à Victor-Emmanuel, Tune des plus belles choses au monde—Vieux couvent des Domi nicainsà Ste-Sabine—La Voie Appienne, les Catacombes. 'M: Nous étions au 26 mal. v Grâce an téléphone, une auto vient nous prehdre à la porte de notre hOtel, et nous voilé partis, dès 8 heures, Ipour aller rejoindre le Rév. Père Férir au vieux monastère dés Dominicains Ste-Sablne, situé sur une coltine h quatre ou cinq milles, je crois, du centre de la ville. Durant le trajet, nos regards vol tigent sur des ruines qui reportent la pensée encore'& dèüx mille ans.en arrière, alors que les Césars ré gnaient en maîtres. Les Romains étalent passionnés pour les théâtres, les jeux de force et les courses. Dans les commencements de Rome, les théâtres étaient de bois, ou taillés dans le flanc des buttes. Ce fut Pompée qui, nous dit l’his toire, construisit le premier théâtre en pierres, dont, il ne reste que les soubassements et des portions de murs qu’on distingue parmi des constructions modernes. Avant cela, la plus, remarquable salle en bois, celle de Scaurus, comptait 360 co lonnes et d’innombrables statues. Le théâtre Marcetlus, dont nous yoyons une douzaine d’arcades oc cupées actuellement par des petites boutiques d’axtisans, avait été érigé par l’empereur Auguste, en mémoi re de son neveu, 13 ans avant Jésus Christ, et pouvait contenir 4,000 personnes. Il y avait à Rome une douzaine de vastes cirques, dont le pjus grand était le Clrcus Maxlmus où, dlt-on, 200,000 spectateurs pouvaient trou ver place. 11 en reste encore des traces au fond du vallon qui sépare le Palatin de l’Aventitt. 11 ne s*y donnait pas beaucoup tfe combats de gladiateurs et de ‘bêtes féroces, ce genre de spectacles étant plutôt ré servé aux amphithéâtres comme le monstrueux cotisée; mais tout de même l’histoire prétend que des mil liers de chrétiens souffrirent" le mar tyre dans les Immenses arènes des ciraues. Ce qui était de grande importance aussi dans la Rome antique c’étaient les bains ou thermes. En se rendant du Colisée dans la direction de l'an» cienne. voie Appienne, après de lon gues avenues de beaux arbres, de Jardins et de champs, les ruines des Thermes de Caracalla se dessinent sur l’horizon. "L’en dirait quelque jnonstre la carapdce effondrée dont le squelette déeharné, tordu, tient encore debout contre le temps. C’est comme une immense ville abandon née. Les piliers sont gros comme des maisons; on les dirait b&tis avec des tranches de montagnes. Les salles sont grandes comme des pla ces publiques, les passages comme des rues; les morceaux de voûtes tombées, sorte de rochers aggluti nés, forment comme des petites tours dans lp dédale des massifs. Partout, même aux étages, au-dessus de ces igigantesques arcades, des lambeaux de mosaïques, enfoncées, cassées. Les plus belles ont été em pilées, ainsi que les parements de marbre et d’innombrables statues qui ornent des musées aujourd’hui. La décoration de cet extraordinaire monument était aussi somptueux que ses proportions dépassaient le croyable.’* Les Thermes proprement ans avaient 730 pied» de long et 710 de large; 1600 baigneurs y circu laient l’aise. Bains d’eau froide, d’eau chaude, de vapeur se trou vaient là, et sont parfaitement re connaissables, surtout par les nom breux tuyaux y amenant la masse liquide, qui provenait d’un aqueduc construit exprès et qui Jaillissait du labyrinthe en fusées ou en cascades, retombant dans des bassins de marbre et des vasques de porphyre. “Autour des trois grandes salles se groupaient d’autreB pièces diffi ciles à déterminer aujourd’hui: la salle des frictions et des massages, des salons d’attente, des vestiaires, des antichambres pour les esclaves, des boutiques, des restituants, de» bibliothèques, salons de'lecture, pro menoirs; des portiques, des stades pour courir, des Jeux de balle, des chambres pour se huiler avant la lutte, des exèdres pour se reposer à la fraîcheur des Jardins. 1 On y venait non seulement pour nager, courir et transpirer; mais aussi pour rencontrer ses amis, lire, bavar GEORGE k, RIVARD Chirurgien-dentiste 190 rue Bâtes, Xewiston. Heure» d'Office j .8 à. U .-T 1 à 5 6 à, 8 der, parler art, passer la chaleur du Jour. Tout y servait à embellir l'ex istence des riches oistts, qui n'a valent, d’autre chose taire que de soigner leur corps et leur esprit. A ce peuple, i\ fallait des tètes,_ des gladiateurs, des poètes, des musi ciens, des acrobates; le spectacle du sang et de la mort pour l’émouvoir. Les Romains trouvaient ga natu rel.” LÆs Thermes de Dioclétien cons truits en 305, étaient encore plus grands, parait-il. Ils pouvaient loger 3000 baigneurs. Deux immehses ro tondes ornaient ces bains. L’une est Revenue une église, et l'autre est comprise aujourd’hui dans une pri son.
L’un des anciens monuments le mieux conservés aujourd’hui est le château Saint-Ange, construit par l’empereur Hadrien pour en faire son tombeau et celui de sas succes seurs. Un superbe pont traversant le Tibre y conduit. Le Tibre est une rivière qui serpente au milieu i f lie Monument: à Victor-Emmanuel II de Rome et est à peu près large comme notre rivière Androscoggin à Lewiston. Le pont est orné de plusieurs ad mirables statues et est, dit-on, l’un, des plus beaux des sept ou huit ponts qui, à. Rome, traversent la rivière. Il a 1700 ans d'existence. De l’entrée du pont, le château St-Ange nous apparaît comme une massive tour de pierre ayant 1000 pieds de circonférence. Au temps de sa splendeur il était couvert de marbre et enjolivé de statues et de colonnes également de marbre et de porphyre. Au-dessus s’élève une feutre tour sur laquelle se trouvait la statue de l’empereur Hadrien que les barbares détruisirent et dont seule la tête retrouvée est conservée dans le Mfusée du, Vatican. Les sta tues n.’y sont plus, pour se défendre contré les Gaulois le général Béli saire lit rompre ces ornements pour en jeter les morceaux sur l’ennemi. Au 17ème siècle, bien des frag ments de ces statues furent trouvés au cours de fouilles qu'on pratiqua dans les fossés du château; dans ces débris se trouvaient la tête d’Hadrien, mentionnée plus haut. La statue de bronze, qui surmon te aujourd’hui l’ancien château, a sa petite légende; au sixième siècle après Jésus Christ, lia peste dévastait Rome. Un jolir que le pape Grégoire-le-Grand conduisait une procession sur le pont en priant le ciel de soulager son peuple, il eut une vision dans laquelle, au-dessus du ch&teau, lui apparut un archafage remettant son épée au fourreau. On crut que cela voulait dire qiie l’oeuvre de destruc tion était terminée. En effet, le fléau s’arrêta immédiatement et c'est en souvenir de cette vision que le pape fit ériger sur la petite tour la statue de l’Archange, et qu’on re baptisa ce monument qui avait tour à. tour servi de tombeau, de forte resse et de prison. De notre voiture, nous avons vu le ch&teau, mais nous n’y entr&mes pas. Notre promenade nous conduit aussi travers la splendide Place Colonne ainsi nommée parce qu’au milieu s’élève la colonne érigée par l’empereur Marc-Aurèle pour com mémorer les victoires qu’il avait remportées sur les Marcomans. Elle mesure-100 pieds de hautehr, et est composée de 28 blocs de marbre su perposés représentant en1 relief- les nombreux épisodes du règne de Marc-Aiirèle. En haut de la colonne était placée autrefois la statue du monarque. Mais, en IBM, on la rem plaça par une statue en bronse «le
précieuses de l’époque Impériale et ils 8e trouvaient jadis à l'entrée des Thermes de Constantin. Nous passons également devant le Sanctuaire qu'on appelle la Scala Santa. C’est la seule partie existant encore du groupe des édifices qui formaient les anciens palais aposto liques, nous dit le guide. Des trois escaliers qu’on y trouve intérieurement le central est nom mé “Escalier Saint’’ parce que, se lon la tradition, ce sont les vraies marches du Prétoire de Ponce Pi-** late à Jérusalem et sur lesquelles passa Jésus plusieurs fois pour aller Y subir son procès. Elles furent transportées à Rome à l’époque des Croisades. Des centaines de fidèles montent à genoux ces vénérables pierres bénies par les pieds divins. Au haut de l’escalier se dresse un impressionnant Calvaire.Au pied, sur de* gros pilastres de marbre sont adossés deux superbes groupes,' l’un représentant Judas embrassant Jésus, et l’autre représentant Pilate montrant l’Homme-Dieu aux Juifs qui demandaient sa mort. Tout près de là nous pouvons ad mirer un autre immense escalier large d'une centaine de pieds à peu près et ayant apparemment une cen taine de marches. La base est ornée d'étalages de fleurs admirables et le haut est terminé par une vaste église à deux hautes tours précédée» d'une longue colonne terminée par une croix. C’est l’église de la Tri nité des Monts. Les majestueuses marches de l'église mènent aussi au Mont Pincio que nous visiterons ce jour-là. u egnse oe ta trimte ces Monta gnes (ut érigée en 1500 par la Com munauté des Minimes appuyée par Charles VIH roi de France; ensuite les rois' et les gouverneurs français n’ont pas cessé de l'enrichir d’oeu vres d’art qui en font un lieu des plus justen^nt admirés de lg Rome chrétienne. Au pied de l’escalier 11 y un splendide bassin répandant sa fraî cheur et son élégance artistique sur un petit parc où les flâneurs parais sent très a l’aise. Nous nous rappelons atlssi avoir pasf>é en face du Capitole situé sur une des sept collines sur laquelle fut fondée la première Rome et où se développa la vie politique des Ro mains. Lea groupes de superbes sta- tues et les plantes qui décorent le petit-paro en -face de ce palais sont d’une beauté artistique de tout pre mier ordre,' mais les édifices eux mêmes, du dehors, ne nous semblent t(A suivre sur 1a S*m« ptf») 4 St-Paul qulv y est encore aujour d’hui. Dans un autre quartier nous pas eons devant la superbe Fontaine de Trôvl bâtie en 1735 par l’ordre du Pape Clément XII. Elle est alimen tée par tin aqueduc construit sous Agrippa 19 ans après Jésus-Christ et ayant 15 milles de longueur. Dans l’ancien tepips, cet. aqueduc déchar geait ses eaux dans les Bains d’A grippa. La fontaine est un véritable chef-d’oeuvre d’élégance, de grâce et de perfection architecturales. Au centre se trouve la statue de Nep tune dans une coquille attelée à quatre gros chevaux, de ÿronze. Aux cotés se voient des groupes de sta tues représentant la santé et l’abon dance; au-dessus Agrippa construi sit l’aqueduc et un autre groupe composé d’une splendide fille mon trant la source de l’eau aux soldats de l’empereur. La fontaine lance continuellement des miroirs d’eau et elle est appuyée à la façade d’un riche édifice qu’on appelle Palais Poli. Un peu plus loin, nous apercevons l’immense Palais du Quirlnal qui, depuis la suppression du pouvoir temporel des papes en 1870, sert de résidence au roi d’Italie.- Ce palais fut bâti par le pape Grégoire XIII en 1674 su a-la place où déjà s’éle vait une villa bâtie par Pie IV pour la résidence d’été des papes. La fa çade n’a de remarquable que la gran de porte flanquée de deux colonnes en marbre Soutenant les statues de saint Pierre et de saint Paul. Si l’ex térieur n’a rien d’absolument remar quable, l'intérieur par contre est d’une beauté et d’une richesse qui font la gloire de l’Italie et l’admira tion des visiteurs. Sur la place qui s'étend devant le Quirlnal se dessine une haute colon ne carrée surmontée d'une croix et reposant sur une jolie fontaine or lée de jleux groupes de ctievgux co ossaux et de statues de personnes ibsolument nues. Ces groupes sont dasséi parmi les oeuvres les plus
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Wlà la demande est grande pour les sièges réservés, pour le ménes îf* tréi et la revue musicale de la lo ge des Blks, qui seront représentés ïif trois soirs, à partir de lundi, au' théâtre Empire. Selon sa coutume, la loge des Blks ne laisse rien de cftté pour m s’assurer les meilleurs talents d’a mateurs de nos deux villes. De ï nombreux beaux rôles seront tenus par des Franco-américains bien connus, tels que Mlles Imeldla Lé f* iipsque et Juliette .Bernard, MST.' Philippe Bégin, Lefcfcvre, Mlle AJ H bina Marcous. i;:•7 Â-t V ,.fy w _ Samedi dentier avait lieu chez Mme fBrkeetlifa. Mallhot, 7 Batee ■Block,'.une; Joli* réception eu l’hon neur de M. et Mme Louis Cayo, de retour de leur voyage de noce. La Réception fut dbànée par Mlle Lau retta Lamontagne et M. Osias Beau regard qui en firent un vrai succès. Il y eut chant, danse et morceau, de violon par M. Létourneau. Deà ra fraîchissements en abondance furent servis. Etaient présents: Les sui vants, Mlles Lauretta Lamontagne et M. Osias Beauregard, Mlle Laeti tia BelleVille et M. Alphonse La fleur; Mme Alfred Lamontagne, M. et Mme Alfred Nadeau, M. et Mme Eddy Lamontagne, Mme Joe Leves que, Mme Exilia Mercier, Mlles Yvonne Lamontagne, Louisa Lamon tagne, Edith Levesque, Bertha La montagne, MM. Alphonse Beaure gard, Donat Morin, M. Dupuis, MML Antonio Rivard, Wilfrid Levesque, Louis Lamontagne. Les nouveaux époux sont revenus enchantés de leur voyage à Biddeford où ils ont visité le père et un cousin du marié et à Westbrook, M. et Mme Johnny Lamontagne, grands oncle et tante de la mariée.—COMMUNIQUÉ. LE CLARION est le Poêl par lequel on juge tous les autres 1 COLOMIAb çlarioN j Après avoir cnit avec un CLA RION, votre ménagère connaît la différence. Des expériences constante* placent le “CLA RION” à la tète. Etablie en 1880 WOOD BISHOP CO. Bangor, Maine Vendus par A. L. A X. F. Qoss Oo., Lewiston, Me. 7 T' î i m/Ç attray ant de $18.95 Ternwa de Club, $1 comptant ■H Lampe» de Parquet Avec s pendants I Telle que la Vignette Chaque maison a besoin d’une Lampe de Parquet. Voici un f nouveau style, toute complète avec cordons de soie, et nous vous offrons votre choix dé cou .513.95 Terme» de Club, $1 comptant Berceuses en Cuir Grandeur extra, dossiers à ailes et coussins épais à ressorts. •Cuir véritable. Seulement $29.50 Termes de Club, $1 comptant
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ÿj :;ï EN EUROPE (Suite de la Sème page) la conduite d’un religieux qui doit nous expliquer.- s SI Je me rappelle bien, l’entrée coûte deux francs et au petit maga sin de souvenirs, dqnt les religieux doivent retirer de beaux bénéfices, on nouB donne des petites bougies {i.pour éclairer notre route/ bien que r ies souterrains soient pourvus d’é sélectricité. r'. f; fBientôt, une fournée de visiteurs r. sort de la massive porte de pierre i^qul conduit aux souterrains, et nous fila remplaçons, l’un devant l’autre 'l'^ar les escaliers sont étroits. fie frit c’est une longùe succes sion de (couloirs de chaque cOté des quels, dans une espèce de tuf, les tombeaux sont superposés a 10 ou 12 pieds d’épais. De plaoe en place les couloir» s’agrandissent; ce sont cryptes de grands personnages, car sans doute les riches pouvaient avoir des places distinguées. Il y a hW aussi de nombreuses chapelles où se ÿ" voient des autels de pierre sur les quels on tenait les offices religieux où les premiers apfitres parlaient aux fidèles, et ?où on célébrait, les premiers sacrifices divins. On nous montre des vieux cercueils où re posent des ossements noircis, des restes de cr&nes, de tibias, etc. Les parois portent de nombreuses ins dës cripuons gravées aans la pierre. 11 y en a en grec, en Juif, en latin (qui était, comme on sait la langue des Romains). Parmi les inscriptions, se voient des signes: oiseaux, pois sons, haches, ossements croisés, mo nogrammes, fleurs, nids, .coeuhs; pas de croix, Car le gibet d’infamie n’avait pas encore été adopté comme emblèiftè de souffrance et de rési liation par ledî chrétiens. Quelques inscriptions orft été traduites en français: “Sofronie, vis en Dieu.— Sainte martyrs, dbuvenes-vous de Dlonysius.—Vis dans le Christ et prie pour nous.—Que ton âme soit heureuse et prie pour tes enfants.” Nulle part, a dit un écrivain, n’écla tent aussi clairement la croyance â l’immortalité de l’âme, qu'affir maient déjà divers philosophes de “l’antiquité, et cette douce solidarité de la grande famille humaine qui, pardessus le fossé de la tombe, éta blit entre les vivants et lés morts un lieu de commune charité. Il y a aussi de nombreuses ins criptions taillées sur les parois par les visiteurs, mais aujourd’hui ces inscriptions sont absolument défen dues. On doit respecter ce lieu sacré entre tous. Il y a des cryptes splendides et très bien conservées. Les premiers chrétiens ne furent pas troublés d’abord par- les païens, mais dès que les autorités connurent ces endroits secrets, les soldats y pénétrèrent souvent pour exterminer tous ceux qu’ils pouvaient saisir. C’est ainsi qu’on voit une chambre où saint Sixte II fut décapité sur son siège épiscopal par les soldats de l’empereur. Notre guide nous mon tre d’autres endroits où furent égor gés des évêques et autres saints; des endroits où l’on baptisait les païens désirant devenir chrétiens et prêts subir le martyr. De nombreuses tombes sont vides, les panes ont retiré les corps de mil liers de fidèles, dont des inscriptions démontraient qu'ils étaient morts martyrs, pour les ensevelir dans les différentes églises du monde catholi que ou les déposer sous les autels à la vénération deB générations fu tures. On nous montre l’endroit où on découvrit en 1599 le corps très bien conservé de sainte Cécile, vierge et martyre romaine, qui avait eu. le cou tranché par ordre d'Alexandre Sé vère en l’an 230. Son corps repose aujourd'hui sous une admirable cha pelle dans l’église de Ste-Cécile que nous allions visiter plus tard. II est dans la même position qu’on le trou va. Un riche Américain témoin de ce prodige, se convertit au catholicis me, et fit ériger dans les catacombes une reproduction exacte en marbre blanc du corps de la patronne des r leur» Faitrs-Coimaiasunoe. Votre choix dana lee Fourru res, Nutria, Ecureuil, teint' eu Vison. Castor Meedou,.. Ecu reuil gris, Renard potnrté, R» nard noir, Qpouauni teint, Cas tor. -l/es tissus sont la Carme laine, |e Pin Point, lu l/ustro m, la Vlvettc, la Travenette. *38 *55
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V: y ■yy' V'-î/M (Suite de la 1èr? page) "Ou dit que le cardinal est oppo sé au .développement dea oeuvres franco-américaines catholiques, c’est absolument faux, le cardinal et nos évêques ne sont pas opposés à ces oeuvres et nous en avons les preuves dans les clochers nouveaux qui s'é lèvent nombreux chaque jour, dans les écoles qui se multiplient, dans les nouveaux couvents.” Et il cite de Suite onze grandes oeuvres accocn piles récemment j>ar les Pères de sa communauté düns la Noavelle-An gletçrre. où la feuille eu question prétanO Vif lef -Franco-américains sont VlItlIiêS de persécutions, peu vres qui tint toutes reçu .l'approba tion et l’encouragement des évéques. ÿ "Les évêques ne sont pas opposés à l’avancement des oeuvres franco américaines, ils ne peuvent pas l’ê tre, le droit canon le leur défend, et ceux qui les accusent de l’étre mentent effrontément. Il faut de la ljutte, c’est' très bien, il y a des cir constances dans la vis où la lutte s'impose, mais il faut que ces luttes soient faites avec franchise, qu’elles aient de la noblesse et de la justi ce. Si l’on a des griefs contre l’au torité religieuse, souvenons-noup que nous avons des tribunaux, mais ce n’est pas l'affaire des laïques de conduire ces tribunaux-là. “Ah! il ne suffit pas de tremper i sa plume dans le fiel, de baver sur tout ce qui est digne et grand pour se croire un chef, il faut encore être digne, il faut être honnête.” Et le Rév. Père Rabel a une en volée contre ces prétendus sauveurs de race qui crient beaucoup, faisant plus de bruit que de bien, qui se mêlent des affaires de l’Eglise sans s'occuper des leurs, qui veulent ré former le clergé sans avoir la volon té souvent de réformer leurs propres s défauts. Ï1 montre comment à cette con vention, certainement la. plus solen nelle de l'histoire, l’Union doit igno rer les diffamateurs qui accusent sans prouver. Aux applaudissements que reçoit le Rév. Père Rabel, il semble que l’opposition n’est pas forte. Long temps après que le religieux eut re pris son siège, les applaudissements se firent entendre. lie Frère Josephn» L’orateur suivant fut le Rév. Frère Josephus, directeur du collè ge Mont St-Charles. Attaqué lui-même dans la lutte malsaine dont on a fait allusion, il La CREME PERFECTIOI” Essayez cette nouvelle et mer veilleuse Méthode de Beauté Française, Conservez la jeunesse du visage' et faites renaître la beauté du passé. Cette crème française n’est pas affectée par la transpiration; “plus de nez lui sants’’; rend les pores invisibles; fait aussi disparatre les taches de masque, rousseur et boutons. Ex cellente pour la peau. Adressez-vous à Mime ALBERT LAGUECX 7 Pulsifer St-, Auburn, Me. 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Ce n’est pas comme dans les petites sociétés où l'on fait des petites affaires où l’on dort tante de bons officiers gé néraux. Quand les livres montrent $100.000 on n’est pas pour dire $10,000, rien que parce que ces mes sieurs 'n’aiment pas les gros chiffres, du n’y sont pas habitues.” M. Véxina continue en citant quelques-uns des travaux qui .dé pendent. immédiatement de son dé partement. Il rappelle d’abord que daits "L’Union”, le Journal de la so ciété, —bon journal, que les évê .ques Recommandent, parce qu’ils .savent que ce n’est pas un journal que les mères sont obligées-de cacher •pour qu’il ne tombé pas dans les maiqs„dgs enfants qui pourraient ap pren’dre^'trop de mal,— il y g sou ivent des articles très sérieux dt de nature à aider granaéthent la race. jbs secrétaire suprême est obligé ^dé'Tltcter et de signer une moyen ne dé 2S00 lettres par mois. Il en aurait dQÀC écrit depuis qu’il est h ce poste, ie joli montant de 150,000 et on lui fait un crime de s’être montré brutal sur sept de ces let tres. Ce n’est pas si mal 7 sur 160, 000. Et d’ailleurs il explique que cette sévérité est naturelle à lui comme elle l’est à tous ceux qui sont sortis du même collège, et cite pour exemple quatre confrères dan^ la salle qui, dit-il, n’ont jamais fi de leur vie. Et s'emportant dans une envolée à nulle autre pareille, M. Vésina s'écrie: "J'ai un coeur qui aime, j’ai une femme que j'admire, des en fants que j’adore, j’ai une Ame qui fut façonnée par une mère chrétien ne, et j’ai mis le tout aq service de ma société pendant de& années et des années. J’ai dû souvent laisser la plus aimable des femmes seule afin de faire des sorties pour la so ciété, elle s’est toujours montrée hé roïque et courageuse comme 'Ma deleine de Verchères, patronne du Conseil dont elle est aujourd’hui présidente. J’ai des fils qui bientôt prendront une carrière et cette fem me et ces flls portent mon nom et perpétueront ma famille. Et l’on a osé ternir ce nom, et l’on a osé le souiller, et bien non je ne le per mettrai pas. Mes fils porteront mon, nom sans qu'il soit tfiché par de' vulgaires calomniateurs, ils le rece vront avec tout l'honneur qu’il mé rite, l’honneur que lui ont acquis les années sacrifiées par leur père, au profit de sa race.” Plus tard: “On dit que je ne va pas assez souvent à l’église. J'ai habité Chica go longtemps, le curé de ma paroisse est mort mais il y a ici .deux curés qui étaient les vicaires de ce temps là et qui m’ont connu pendant dix ans, ils peuvent vous dire quelle sorte de chrétien j’étais et s’ils le LES Une Raison Donnez-leur la nourriture appropriée et de bons vêtements, beaucoup d’exercice et de vie eu. plein air.; Survelllez-les soigneusement pour prévenir la. cpkBtipation et tenez leurs intestins libres et réguliers. S'il» sont nerveux, agités en dormant, s’ils ont peu d’eppé tit, s’ils ont toujours (sim, s'ils sont fiévreux, s’ils ont une hsleine fétide—les vers peuvent en être le cause. Dans ces ca8>là une cuillérée tbé de la bonne "L. F.” ATWOOD’S Medtcine, le soir, et un petit déjeuner le matin suivant, est sang danger et résoudre tout doute. Beaucoup de mères sa vent cela et ont élevé leurs familles avee une confiance entière dans la valeur de “L, F.” Petite dose, grande bouteille, &0 cts. Seulement un cent U dose L. F. Medicine Go., Portland, Me. La nouvelle grandeur de 15c, par la poste ou chez votre vendeur veulent Je leur permet» de révéler mes confession*.” „1 M. l’abbé Primeau, de Chicago, sd lève et déclare que M. Véslna a toujours été un parfait chrétien. Il se rappelle l’avoir vu tous les dimen* éhes toujours à la même place prés de la chaire. M. Vésina reprend: f “Au Précleru»SanK où J’ai'vécu ensuite, le curé est encore vivant, if peut dire quel sorte de paroissien J’ai toujours été. A Ste-Pamllle. où je reste depuis cinq ans, le curé Por tin est mort,’ mais M. Vincent est ici qui pourra vous rehaeiétu^r ot le nou veau curé pourra1 vous top dire' quel ques mots aussi. C’est' humiliant tout de même? d’être obligé de don ner des preuvjW que l’on est catho lique quand on est né de. Canadiens si honnêtes et si parfaltêiùent chré Mono .t Il parle ensuite du Collège de l’Assomption,: de ce collège que les agresseurs tâchent de prendre com me arme de combat après l’avoir combattu quand U s'agissait de le défendre. Ces gens-lâ méprisaient ce collège quand “Jalbert, Mathieu et moi faisions lb travail et ils di saient tout le monde qu’ils ne don neraient Jamais ^un sou à oes mau dits Français, excusez l’expression, mais je me sers de leur style pour qu’ils puissent pie comprendre.” "Dans la circulaire du citoyen de Springfleld, on dit que là où la me sure a renversé c’est à Wlllimantic quand Jalbert a donné le fameux coup de couteau. Ça leur a fait bien mal ce coup de couteau, pourtant ce n’était pas un coup de couteau. Dai gnault était là pour se défendre, le président l’a attaqué bien en face, comme je les attaque aujourd’hui, bien en face tout comme les anciens chevaliers français le faisaient.” Parlant dé M. Barthélemy, ancien secrétaire de l’Union et un de ses accusateurs, M. Vézina raconte son côté de l'affaire. 1 t Quand la guerre éclata en 1914, Barthélémy n’était pas citoyen. Il reçut l’ordre du Consul d’aller dé fendre son pays. Il vint de Bulte mon bureau, dit M. Vézina, et me pria de faire dès démarchés poùr qu’il fût exempté», disant qu'il avait femme et enfants. M. Vézina lui recommanda d’al ler faire sa part- pour le payai S'il p y. allait pas il passerait .pour un lâcheur et un lâcheur serait mal V.tl. «tans les bureaux «l’une grande so* çiété. “Votre, femme et vos enfanta* bous en aurons soins”, assura-t-il. Bt Barthélémy partit. Tout le temps Qu’il fut là-bas la société donna à s* famille $12.50 par semaine, procu ra des' Jouets aux enfants, fit son possible. Barthélémy fut blessé, il écrivit et écrivit encore, suppliant que l’on prit les moyens de le faire licen cier de l’armée. Comme M. Vézlna ne savait pas comment s’y prendre pour obtenir cette licence, c’est Bar thélémy qui lui suggéra que le bon moyen de le faire sortir de l’armée était de dire au gouvernement fran çais qü’ll était, indispensable pour la société. ‘Ve fis dope la.déclara tion qu’il était indispensable pour la société, et c’est la.seule fois qùe j’ai menti dans ma vie. “Bt ce sont ces gens-là qui ont mangé de la main de l’Union, qui vont aujourd’hui de maison en mal-. son nous dénigrer.” M. Vésina explique la situation du collège du Mont St-Charles, où tous les professeurs parlent le français et sont Canadiens-français, sauf le sacristain qui est Français et le pro- a fesseur de latin qui est Irlandais. Il parle de ces petites sociétés qui veulent conduire les grandes, de ces sociétés qui n’ont pas de chapelain. Il parle de cette autre société dont, les règlements défendent de deman de! au président où vont les argents, ce qui explique lés randonnées du président. Il nomme MM. Elpbège Daignault et Phydime Hémond qui, montés sur un piédestal, demandent les sous des Canadiens-francals et déclarent qu’ils sont les sauveurs de la race. Comme le secrétaire parle depuis plus de deux heures, le président craint une trop grande fatigue pour l’orateur et lui. demande de remet tre la fln de son discours au lende main. 1 Jba séance est alors ajournée au mercredi matin. i.» i (A suivre Vendredi) Donner d'ea conseils, c’e®t expé- _ rimenter ses propres idées, sans danger pour soi, sur <La vie des au* I très. I 'i Nettoyez et Epargnez Temps et Energie Obtenez un Brillant qui Restera FAITS DE lifeOiLE DAINE FINE AVEC MELANGE DE COTON En Renom Depuis 70 Ans Ajustement parfait—Longue durée Vous protégera contre rbumes et rofroidisfo' nenta GARANTIS NE PAS REFOULEE Si Pold* Léger, Jlu J eu et P<iant Unit Qualité* *2.26 k *6.00 le Vêtement SnmnndM-lei à votre Marchand Glaatonbury Knitting Oo. Glaatonbury, Oonn. 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Autour d’elles, il n’y avait aucune habitation. On ne rencontrait personne. Plus loin encore, près d’un carre four fermé^par une petite clairière, se trouvait une cabane de bûcherons. —Si nous demandions notre che min? proposa Arlette. Marthe suivit sa fille. Elles s*ài)t)fdèWSy<!nt de la caba ne. Arlette appela. Personne ne répondit. La cabane était déserte. L’enfant sentait l’appétit qui ti raillait déjà son estomac, aiguisé par l'air vif et par la route. Elle demanda: —Tu n’as pas faim, mère? —Oh! si, répondit Mme d’Ormil iy —Moi aussi, J’ai bien faim. Marchons encore, nous trouverons peut-être une maison, ou même un village. Après une pénible ascension sur ce petit chemin qui montait sans cesse, les deux malheureuses arrivè rent au sommet de la montagne, au cel de l’Aro. -11 "1 De là on voyait, maintenant qu’on était sorti du bois, un chemin qui descendait l’autre versant en une pente rapide. Au loin on apercevait des bou quets d'arbres et quelques maisons clairsemées.. C’était le hameau des Mourets. Après s’étre reposée» quelques instants, après avoir bu à une sour ce fraîche et limpide, Marthe et Ar lette se remirent en marche. La fatigue était moins pénible, grâce à la descente. En une demi-heure à peine, elles arrivèrent aux MouretB. —J’ai faim!... dit Marthe. —Moi aussi mère, répondit tArlet te. Mais où pourrions-nous manger, dis? Mme d’Ormilly ne répondit pas. Il y avait en sa folie cette curieu se particularité que l’entendement lui faisait par moments complète ment défaut. —Peut-être en nous adressant à cette maison, ajouta l’enfant, on consentira à nous vendre quelque chose... Viens, mère; allons de mander. Elles se dirigèrent vers une des cinq ou six habitations qui compo sent le hameau. Une femme, occupée à ses travaux de ménage les vit arriver et vint leur rencontre. Se tenant sur le Beuil de'sa porte, elle semblait attendre qu’on s’adres sât à elle. Ce fut Arlette qui demanda. —Pardon, madame, pourrles-vous nous vepdre un peu de pain et quel que chose... ce que vous avet pour dutftvwrf La femme examinait ourteusement Marthe et sa,fille, étonnés de voir des étrangères chez elle, se deman dant quelles pouvaient bren être ces voyageuses, d’où elles venaient où elles allaient, qui elles étaient. Ce fut la curiosité qui l’invita accepter ce qu'on lui demandait. —Mon Dieu, oui, répondit-elle. Et aussitôt elle questionna: —D’où venez-vous donc comme ça? Elle s’était adressée plus particu lièrement par son attitude à Mme d’Ormilly. La malheureuse folle ne la com prit pas et, en voyant les yeux de cette femme curieusement fixés sur elle, elle se mit à rire. Elle eut ce ricanement strident et lugubre qu’Arlette avait déjà en tendu. La femme, surprise, eut un mou vement vif. —Nous étions à Claix ce matin, répondit la fille de Gérard, et nous avons marché sans savoir où... —Oui... hi! hi! hi!... Oui.., fit Marthe en riant. Alors la femme des Mourets com prit ce qui se passait. Elle se tourna vers l’intérieur de sa maison et, dans le patois du pays, elle1 appela sa fille: —Louise!... Viens vite, viens! Une jeune fille de dix-Bept ans, une vraie paysanne, accourut, traî nant après elle deux bambins de six et huit ans, ses frères. —Qu’est-ce qu’il y a? demanda-. Et, voyant les deux voyageuses dont la mise dénotait des “femmes de la ville”, elle salua gauchement. De nouveau, Mme: d’Ormilly fit en tendre les étranges éclats de son rire insensé. Arlette, effrayés elle-même, ser rait la main de sa mère pour qu’elle se contint. Mais la paysanne dit sa fille: —Cette pauvre dame doit être folle. —Mon Dieu! s’écria aussitôt la jeune fille, tu ne vas pas la faire entrer chez nous? Si bas que la paysanne eût parlé, Arlette avait entendu, elle avait compris'. Un éclair sinistre avait traversé sa jeune intelligence, y jetant tout à coup la plus affreuse douleur et une insurmontable épouvante. Ses beaux yeux, agrandis par l’é motion qui venait de s'emparer d'elle, s'étalent fixés sur sa mère et elle la contemplait avec une terreur mêlés de compassion et d'amour. —Mèrel... fit-elle à vois basse, 4 -H tj. s suppliante; mère je t’en prie... Ne ris pas ainsi, tu me fais peur!... —Pauvre petite! dit Louise. La paysanne, la femme Mouil lard, lui dit: —Elles viennent de Claix. —Alors elles ont traversé touje la montagne... Elise ont passé au col de l’Arc. —Je ne sais pas, mademoiselle, répondit Arlette nous avons beau coup marché... nous avons monté, puis descendu.... —C’est bien ça. 1 —Où allex-vous? —Je ne sais pas. Marthe répéta' machinalement, sans expression —Je ne sais pas. Marthe répéta^ machinalement, sans expression: —Je ne sais pai. —Vous n’ètes pas de Claix? de manda la femme Mouillard avec quelque intérêt. —Non, madame, répondit l’ado rable fillette. Nous y sommes arri vées hier et il nous est arrivé- un malheur qui nous a obligées h par tir. j —Un malheur! —Oui... un grand malheur! —Ht! hi! hü... fit Mme d’Or milly en riant. —Mère!... supplia encore Ar lette. ues deux Damuins, serres euuire les jupons de leur soeur, regardaient avec étonnement. En entendant la pauvre folle, ils se mirent eux aussi, rire. —Taisez-vous, «leur dit Mme Mouillard en administrant une tape celui Qui était le plus près d’elle. Et s’adressant Arlette et à sa mère: 1 —Entrez, ajouta-t-elle avec com passion. La soupe était en train de se faire dans une grande marmite de fonte pendue à la crémaillère, au-dessus de deux tisons embrasés. La paysanne en tira deux énor mes pochetées qu’elle donna aux voyageuses, avec une grosse tran che de pain bis et une bouteille de via claret, une sorte de piquette qu’elle tira d’un tonneau. Elle s’assit auprès d’elles et les interrogea. La curiosité la piquait. Arlette donna les explications qu’elle pouvait, Interrompue de temps en temps par les ricanements sonores de sa mère, qu’elle ne ces sait de regarder avec une dévorante Inquiétude. L» pauvre efifsnt connaissait maintenant l’affreux malheur qui la i Frappait. Une épouvantable révélation s’é- i tait faite. Sa mère était folle! 1 Elle avait entendu parler quelque fois de ces malheureux qui perdent ta raison. Elle avait vu un jour une pauvre folle 'que l’on avait trouvée erraa- te dans le'quartier-du Marais. Les i gamins des rues la suivaient en riant et en l’accablant de grossiers lazzis, et finalement on l’avait em menée au commissariat de police pour l’interner ensuite Sainte Anne, à la Salpétrière, Ville- j Evrard ou à Vaucluse. Son père lui avait alors expliqué ce qu’était la folie, et en passant un dimanche sur le boulevard de l’HApital, après une promenade au Jardin des Plantes, il lui avait, mon-- tré la Salpétrière et il lui avait ex pliqué que c’était là que l'on enfer malt les malheureuses privées de la raison. Tous ces souvenirs revenaient à la fols à l’esprit de l’enfant, et elle comprenait que sa pauvre mère était semblable à la folle qu’elle avait vue, à celles qui étalent enfermées à la Salpétrière. La petite Arlette était en proie à d’épouvantables angoisses. Elle n’osait plus parler. Ello tenait sans cesse la main de eu lu iii g yuur prévenir w sa mere, folie. La femme Mouillard l’interrogeait encore. ï Elle demandait: —Qu’a-t-il fatt,- ton père, pour qu’on le mette en prison? Arlette ne savait donner aucune explication. 1 Elle répétait: —Il n’a fait de mal à personne... Il est si bon! —Alors, c’est ça qui a frappé ta pauvre mère?... C’est pour ça qu’elle est devenue folle? —Oui.. sans doute, madame... car hier elle n’était pas ainsi. —Où comptes-vous aller mainte nant? demanda Louise Mouillard. —Nous ne savons pas, répondit l’enfant. Nous n’avons plus rien.. On nous a tout pris... On nous a Cb&BBé6B. —Vous êtes donc seules toutes deux? -—Oui, madame. —Vous n’aves pas d’autre famil le? —Non. Pendant cet entretien, Mme d’Or* taUly, après avoir achevé de manger
y'* a tvec avidité, avait attiré à elle l’un, les deux bambins un peu plus ras tirés maintenant et elle jouait en tassant ses doigts dans les boucles trunes de ses cheveux. L’autre, l’ainé, regardait son- frè ■e de plus loin, en se rapprochant nsensiblement. —Elle n’est pas méchante, dit la tlle.de la paysanne,. C'est une folie louce, ï —Pauvre femme! dit la mère Mouillard; elle est moins malheu •euse ainsi, car elle ne connaît pas la position. Arlette soupira tristement en re tardant sa mère.. —Comment allez-vous faire? de nanda la paysanne. Il faudra faire mettre ta mère dans un hospice, mur qu’on la soigne. Alors l'enfant se redressa subite ment. —Oh! non, déclâra-t-elle avec inergie, je ne veux pas quitter ma mère. Ses yeux brillaient de résolution st d’amour et sa main prit celle de Marthe comme pour empêcher qu'on ïa séparét d’elle. La paysanne n’osait plus rien lire, voyant la douleur qu'elle-cau sait à cette enfant. Elle lui donna quelques conseils pourtant, emportée par son coeur compatissant, et quand elle partit, slle refusa de recevoir l’argent lu’Arlette lui offrit, ouvrant déjà le porte-monnaie qu’elle avait pris sa mère. L’excellente femme voulut morne lui donner un gros morceau de pain et une tranche de lard. Puis, avec sa fille et set deux mio ches, elle accompagna les malheu reuses, sous le prétexte d’aller ù la rencontre de sou mari qui travail lait aux champs du cftté des Vières. Alors, sur la route, la petite Ar lette reconnut l’endroit où elle se trouvait. On était à quelques centaines de mètres peine de Villard, où elle était venue quelquefois pendant son Béjour à Lans. Lù-bas, à droite de Bréduire, on voyait la tréfllerle, la cheminée de l'usige et le petit chalet. A cette vue, la fillette de Gérard pensa à. M. Nforisset, ce misérable, cause des malheurs épouvantables qui s’étalent abattus depuis la veil le sur son père, sur sa mère et? sur elle. Elle maudit de nouveau l’inf&me. Mais, en même temps, elle pensa à Victor, à cet ami qu’elle avait lali ■4 U-bai et que maintenant elle ne reverrait plus sans doute. Son coeur s’éleva vers lui dans un élan spontané de son affection in génue. y fuis elle songea à sa mère, dont maintenant elle connaissait l'état. Qu’allait-elle faire? Avant tout, il fallait découvrir! un abri pour passer la nuit, car bien-1 tôt le jour allait commencer bais ser et Arlette avait peur de se trou ver la nuit sur la grande route. Le plus simple était, d’aller Vil lard, car elle ne connaissait pas le pays et elle ne savait pas où aller. à' Personne ne les connaissait eij somme. Avec une partie de l’argent que contenait encore le porte-monnaie, on pourrait se loger quelque part. Tout à coup, Arlette tressaillit, j, _ Sur la route, au tournant des Viè^ res, un jeune homme venait d’appa rattre. L’entant l’avait reconnu. C’était Victor Mai. Son coeur avait bondi d’allégres se. En même temps, à mesure que le jeune homme approchait, la fille de Marthe sentait un sentiment de hon te l’envahir et amener la rouge II son front. Victor savait peut-être déjà la vé rité. t S’il l'ignorait, elle ne pourrait pas, elle ne voudrait pas la lai ca cher. Il saurait donc qu’elle était la fille d’un homme que l’on avait je té en prison. Il la mépriserait. f A cette pensée, Arlette aurait pr£ féré ne pas être là, ne paa l’avoir rencontré. Mais 11 était trop tard: Victor Mal, lui aussi, avait reconnu Mme d’Ormllly et sa fille, et il hâtait le pas pour les rejoindre plue,tôt. In quiet de les rencontrer ainsi et pres sentant un malheur dans cette inex plicable aventure. _ II salua. Marthe s’arrêta, et, laissant échapper un nouvel éclat de rire, elle rendit le salut d’une façon gro tesque qui impressionna et surprit étrangement le jeune employé do Morisset. Arlette, timide, embarrassée, con fuse, s’était arrêtée et ses regarda osaient à peine se lever sur son sam veteur. Victor lui prit la main, et il allait l’interroger quand, fondant sa la» mes, l’enfant lui dit» *.,?5 J-‘■'î V v 4 v#
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Tout ta inondé aime la musique. Qui n’a chanté? Aussi, de tontes le» vocations «elle du musicien est la plus précoce, parce que c’est un goût lpné qui n’a "pas besoin de secours extérieur ni d’expérience puisée dan» la vie", dit Goethe. Passons une pe* ttt» revue des hommes qui Illustré* rent l’art musical, et auxquels nous devons les plus douées sensations auditives de notre vie. Jtemontons d’ébord vers le passé:* fculli, né à Flojpnçe en ib3ï, eian tout simplement un pauvre petit marmiton au service de Mlle de' Montpenaler, lorsqu'il composa I’alf si connu: "A4 clair de la lune.. U Jouait de la guitare Sans avoir Ja mais eu de professeur, et sa maî tresse, l’entendant un Jour, fut sur prise de ce chant, Insolite mélé au bruit des rôtissoires et au"heurt des hachereaux fabriquant les pfttés. Bile écouta, retint l’a.r populaire do mon “ami Pierrot”, et fit admettre l’enfant dans la grande bande de "violons du Roy”. Rameau, nè à Dijon en 1683, pou vait Jouer sur le clavecin à l’ftge de sept ans, et, i première vue, toutes les partitions qu’il entendait; Ses petits doigts faisaient des prodiges I, pour arriver à s’étendre Jusqu’à l’oc tave. riaendél, né en SaXe en 1686, en core tout. petit enfant, avait appris en cachette la nuit, jouer de l’é pinette. A huit ans, son père l’em mena au palais du duc de Saxe Weissenfels, et l’abandonna dans une chambre pendant qu’il allait sea affaires. Il y avait, dans la piè ce,'"Un clavecin,-' le petit s’en appro cha’ attifé par l’amour de la musique SAUVE UNE AMIE h DE L’HOPITAL Hm» Heckman se décide à essayer le Lydia E. PJnkham’s Vegetable Comjiound— Remarquez les ré sultats Council Bluffs, Iowa.—"J’àvaïS des douleurs dans le dos et les cO |sMïs..ï-. "H tés, ainsi que des maux ue it-ae, nu» m’empêchaient de faire mon travail. Quelquefois J’é tais malade pen dant une semaine. Une amie me ra conta Que le 1/y dia B. Pinkham’S Vegetable Com pound l’avait —,'smmMl sauvee ae i nopi tal, et je résolus de l’essayer, ainsi que Je l’avais déjà fait pour d'au-: très remàde», -Je me* sens uno toute différente personne depuis et je ra conte à mes amies comment le Ve getable Compound m’a aidée, espé rant qu’il les aidera aussi.”—Mme ETHEL HECKMAN, Box 21, R. P, D. No. .1, Council Bluffs, Iowa. Sauvée d’une Opération Monessen, Pa.—“Je pris le Lydla E. Pjnlcham’s Vegetable Compound pour un sérieux trouble féminin. Je souffrais surtout au côté et au dos, arec des enflures fréquentes au côté, ce qui m’empêchait de marcher. On m’ordonna d’aller l’hOpital, mais je n’en fis rien et je n’eus pas la peine de subir une opération. Je vis votre annonce et je pris le Vegetable Compound avec résultats splendi des.”—Mme J. NELSON, S-12 Don ner Ave., Monessen, Pa. (15) MM G’est très beau—mai* les hom me» maigres, le» femme» et les en fanté, ne" peùveot s’empêcher d’en graisser lorsqu'ils prennent les Comprimés l'huile de foie de morue de McCoy. V, AUn nuui yiwuo uo mauiivca, somme l’hullo de tôle de morue pu- ne, qui sent ai mauvais. Mais Us 1 sont recouverts die sucre, et ils sont j Insipides. AUbsI faciles prendre j tue des bonbons. Ils ne ddrangent pas l'estomac. i KTne femme a engraissé de dix livres en vingt-deux jours. Soixante comprimés, soixante cents, et ar gent remis sinon satisfaisants. P. W. Babcock, ou n'importe quel pharmacien, vend les comprimée l’huile de foie de morue de McCoy. Directions et formule sur chaque “Acheté* les Comprimé» a l’hul le de foie de morue MeCoy, H» vé ritables et originaux.” 3t sans penser aux conséquences du aruit... Le duc, intrigué de perce voir une exquise mélodie, se déran gea de son travail, vint trouver l’en fant, le fit jouer longtemps, puis il le garda à sa cour, lui donna des maîtres, et, finalement, le plaça à la cathédrale de Halle pour laquelle, dès l’âge de dix ans, 11 composait dès motets. Jean-Sébastien Bach, né à Eise nach en 1685, comme Haendel, jouait à l’âge où ce n’est pas de la musique qu’on joue—mais des jeux de plein air,—-toutes les composi tions les plus difficiles des grands maîtres. Pour se procurer ces pages de musique qu’il ne pouvait ache ter, il les copiait àwi»h, Coiin. ont été arrêtées ces Jours derniers à ChicoRee, Mass, comme fugitives. Elles ne s'étalent procuré de •l’emploi que depuis une journée ou deux dans un établissement de Chl eopee quand la police de l'end>rolt apprit qu’elles étalent recherchées à Norwich. Provost Provencher ■"SWfîSS.'S Charroyage, gro» et lég«! 25 rue Middle, I^wiston, .ML. HH Si ait Fernand Despins AVOCAT 215 ru Lisbon, lewlstf». TéL 2940 Bois do Boîtes Suant deux (il CA lo voyan» $7.50 Bon eomtujtlblo—Tax&*kezd Bol» Inné, mattn gpdttt B**d* 111 Boudin* boit franc, edrdé... IW Kdfinc* *t OtoU» bonlMti, eord* (13,39 Bel* non, eoido •ON iw moi vau, urnitnE TU. MTa I. L UZOTTE AVOCAT ataooumddr Bldc.—»-■ 133 RUE uBBOlf, ooin AsB. -ta.. 149 06UL* LOUIS LAOHANCR, gérant College Block Lswiston, Maine. TA. 211-R MAINE CENTRAL RAILROAD Temps réglementaire de I 'K»L tAfertaïwai 6m., M 13.15 P.m., M*10.15 p.m. angor, M tü.40 i. mMJ7.S5 a.m., A 18.85 a.m., BtO.lO a. m., p. m., Mf3.45p. m., M*10 18 p.m. Bangor and Aroostook Pointa, A 18.55 a. nu, Bt9.10a.m..MH0.15p.m. BMh, Mt0.404.rn,, MÏ7.30 a.m., M 152.30 p.m., M|0.454>.tn, Boston, M t„ B17.00 a.m., AJ7.05 a.m., Stio.ii a. m„ AtlO.fîi a. m.,M1&45 B14.10 p. là., B94.13 p. A 141.8 p. m., M’10.10 p. m. F, A14.10 p, m., Farminiton. A 18.47a.m., a.m., BflO.OO a.m., A 12.10 p.m.,Blï.H>p.m. New York, B14.10 p.m., BR13p.mu. A 14.18 p.m., AI4.18 p, ia. u Pofttand, Mt«.40a.m., Bf7.00a.m., A f7.05 a.m., B110.45 a.m.. A110.52 a.m.. Mt3.45 p.m., Bt4.10 p. m., B 14.13 p.m., At4.10 pm., A(4.1S an., M*10.15p.m. Kocklatal, M 16.40 a.m., DM |7.30 ».m., M 112.30 p.dl., M~f3.4Sp.rn. ÆL n Rumford, B 18.15 a.m., Al® 01 Waterville, M 16.40 a.m..v; *r|7^ a.m., Btt>.10_*.«}., mJiîIOD P 55 B12.25 p.ra.,M13.45p.m., M" À Auburn. B Rue Butes. M U«fe Main Tous les tors. t Dimanches se*knu f Tou 3 le» Jours» «fin _ Jmartches exceptes. lX?a»senger» provide own fertiage B*th tô 1 •lut. -'v CALIFORNIE Irez-vom en Californie «et Hiver t Très bas taux via Montréal. 'Les trains laissent la gare du Grand Trunk de LewtMèn 4 8,40 a. m. et 6.23 p. m., tous les jouta excepté le dimanche. Téléphones ou écrives au plua proche agent du Grand Trunk, ou 4 F. P, CHANLER, téléphone Lewleton 5-R, ou en core 4 G. A. HABRISG.V, agent général des passagers. Gare du Grand Trunk Port land. Me. Tel. Forcst 7040. PORTLAND-LEWISTON ENTERURBAN SH VIOUEUB LE 28 SEPT. 1928 durs limitas Départ de Chars locaux Déport do PortlandLewlston Mon. 84. Union 84. 7.05 a.m. 9.05 a.ut. 11.05 oui. 1.05 |t.m. 8.05 p.m. 6.05 p.m. 7.35 a.m. 9.35 a.m. 11.35 a.m. 1.35 p.m. 3.35 p.m. 5.85 p.m. Portland Mon. 84. *4.45 a.m. 6.05 a.m. 8.05 a.m. 10.05 a.m. 12.05 p.m. 2.05 p.m. 4.05 p.m. 6.05 p.m. 17.20 p.m. r 9.05 p.m. ll.05p.rn. Lewlston Union 84. 5.35 a.m. 6.15 a.m. 8.25 a.m. 10.25 a.m. 12.25 p.m. 2.25 p.m. 4.25 p.m. 8.25 p.m. 17.30 p.m. T9.05 p.m. t ll.05p.ro. laissant le Tsrml nuis do Portland seuloment f Rapides locaux ASDBOBCOGOXH SLEOTBXO 00. Téléphone 888, Lowlston. Drouin S Boucher FIOKBIEBS 188 BUS PABX, LBWI8T0H, MB. —Tél. S136-W— Oxrrafo do première elasap. Prix raisonnables. Dmmes-aons un essai. F. E. Bérubé, Dr. OBXBOPBAOTEUB Hsurss de hnrean: 9 à 12—2 88—T 8 8 Tél., 2430 Bés., 2016-7 PAC D'OFFIOB LE MEBOBEDI SOS 171 rue Lisbon, Lewis ton. Bois de Boites Durant deux moii $7.50 lo nmi Ban combustible—Tél. 1912 JAMES P. MOWER HERBERT E. HOLMES —AVOCAT— ConunlSMira de la Prorlnce da Qndbaa Mannf. Hatl. Bank Bld*., LEWISTON TéL—Bnr., 114-M Bé»., 439-R a» Une femme doit savoir que de tous les dons, celui qui fait le plus d’ingrats, c’est la don de soi-même: l’amour. -Ah monsieur Victor, il nous est arrivé un bien grand malheur, allez!... Le jeune homme était douloureu sement ému. Il questionna avec une affectueux se sollicitude «t Arlette lui raconta tout en pleurant. Victor Alai compatissait aux dou leurs de sa petite amie et il ne vou lut pas la laisser exposée aux ha sarda de la.route avec sa mère dont il avait constaté le lamentable état de démence. Il ne les abandonnerait pas et il les conduisit lui-même Villard, jusqu’à un petit hôtel qu'il connais sait et où il leur fit donner une chambre. Il passa la soirée tout entière avec les deux abandonnées, essayant par son amitié, par ses tendres exhorta tions, de consoler Arlette. Puis il promit de s’occuper de sa voir ce qui était arrivé à ,M. d Or milly, et de faire lui-même toutes les démarches nécessaires. Le lendemain et les jours sui vants, fl revint. U sansenta ensuite ueux jours pour aller jusqu’à Grenoble, afin d'obtenir des renseignements, et quand 11 tut de retour, éclairé main tenant sur l’accusation qui pesait sur M. d’Ormilly, ayant appris qu’il al lait être transféré à Paris, il donna à Arlette, avec les plus affectueux ménagements, tous les renseigne ments qu’il avait recueillis.. Pendant plusieurs jours Victor •Mai vint à Villard voir Mme d’Or muiy et sa fille, le soir, après avoir terminé son travail. Un matin, en arrivant à l’usine, M- Morisset .l'appela. Le trtflleur avait découvert ce qne faisait sdn jeune employé. Il savait que Mme d'Ormilly et Arlette "étaient à Villard. Le misérable eut d’abord l’idée de venir les trouver et de profiter de l’état d'esprit de la malheureusé femme pour assouvir enfin la pas sion qui le brûlait toujours. Mais il eut peur de l’enfant. L’inf&me avait compris quel juste ressentiment et quelle profonde in dignation sa conduite avait allumés en la jeune âme d’Arlette. U n’osa pas. 1 C’est «lors qu’il conçut le projet d’arracher A ces malheureuses le protecteur' JtUi’élles avaient trouvé, trouvant une atroce satisfaction à voir Périr de misère cette femme adorable’ (JUTl T n’avait pu posséder. Sans donner à Victor Mai l’expll ication réelle de la détermination qu’il avait prise, M. Morisset lui dit qu’il avait immédiatement be soin de lui Paris, et lui enjoignit de partir le soir même. Lui-même, assura-t-il, l’y rejoin drait dans une huitaine tout au plus. Victor fut profondément affligé de çette séparation et, avant de partir il put s'échapper pour venir pféve nir Arlette de son départ. Il lui remit, prélevée sur'ses éco nomies, la somme nécessaire pour payer ce qui était dû à. l’hôtel. Et il partit. XLIV MENDIANTES! V Arlette résolut alors de se rendre aussi à Paris avec sa mère. Elle se rapprocherait ainsi, pên1 sait-elle de son père, et peut-être elle pourrait le voir. A Paris, elle trouverait sûrement qelqu’un à qui elle s’adresserait pour savoir ce qu’elle devait faire. La longueur de la route ne l’épou vantait pas, car elle n'y songeait mê me pas. Le trajet lui avait paru si court en venant en chemin de fer qu’elle ne pouvait croire qu’il y eût une distance' âiissl considérable. L’hôtelière de VUlard la renset* gna, quoique inquiète de lui voir en treprendre ainsi ce voyage. Elle lui indiqua son. chemin et lui foiiqjt suivre la route dé Jpartementale jusqu’à Méandre, une ueiie rouie, '"du resté, puis de là ga gner Autrans, Saint-Gervais et en nn, apres avoir traverse i isere, sui vre la.'grande route qui longe pres que constamment lé chemin de feç, jusqu’à Lyon. _ Marthe et Arlette partirent. La pauvre folle se laissait con duire comme un enfant. Ce voyage l’amusait: elle prenait plaisir à tout ce qu’elle voyait, h/a^ yant aucun souvenir du passé cont: plètement effacé de son esprit. Le premier soir, les malheureuses couchèrent dan» une auberge de Rqvon, sur le bord de l’Isère, car pendant leur séjour' à Villard, elles n’avalent pas entamé la faible -soih me qu’elles posséd^lltht. Le lendemain, elles se remirent en, route, et elles atteignirent Tullins, où éSles logèrent encore dans un mi sérable hôtel, pour repartir à la pointe du jour assez bien reposées et restaurées. Deux jours après, lorsquelles arri vèrent à Viriau, leurs modestes res sources étaient largement ébréchées et, le surlendemain, elles n’osèrent pas se présenter dans la plus petite auberge des environs de Bourgoln, pour ménager le reste de leur petit pécule. Arlette demanda l’hospitalité dans une ferme où on la résût ayec sa Il\ fallut, pour vivre, demander la charité aux portes des maisons que l’on rencontrait^ mendier,, urt mor ceau de pain, implorer la^pitié pour obtenir le droit de coucher dans un coin de grange ou d'écurie sur de la paille. En même temps, les forces s’é puisaient. L’enfant sentaient ses pauvres pe tites jambes devenir incapables de la porter. _ Mapthe aussi se traînait avec pei ne, inaccoutumée à cette fatigue, épuisée par les privations. Elles mirent longtemps pour arri ver à Lyon, et lorsqu’elles y furent, Arlette n’osa pas, en l'état où elle se trouvait ainsi que sa mère, traver ser les. rues de la grande ville Leurs vêtements étalent devenus fie véritables haillon». Si on les voyait ainsi, errantes, sans domicile, on pourrait les ar rêter comme vagabondes. Alors, on les séparerait. On reconnaîtrait qu® Marthe était folle et on l’enfermerait dans un asile, tandis qu’Anlette serait mise aux Enfants-Trouvéte, V avec ceux qui n’ont/ni père ni mère. Les .malheureuse» «Trérent nu méro. Bientôt, sou. un traversant- a peine les launoung» écartés, n'osant même pas sa. ren seigner pour demander leux che min. de peur d’être interrogées ou seulement remarquées. Biles passèrent derrière le cime tière de la Guillotlère, hars de la ville, contournèrent le fort de (Villeurbanne, celui des Brotteaux, le Grand-Camp, et après avoir tra versé le Rhône elles arrivèrent mourantes,, exténuées a Calluire, pour se traîner encore jusqu'aux fontaine» SaÜnt-M&rttn, où elles «lu irent s’arrêter, n’en pou vant plus. La nuit, du reste, était arrivée. Où allaient-elles la panser? Qui donc aurait pitié de leur dé-' tresse et leur offrirait charitable ment un abri? Il y avait une ferme sur la route, dans la direction do RochetailK®. .*—Allons, mère, encore un peu de courage, dit Arlette en se,levant et en la prenant par le bras, peut être on aurai pitié do noua. viens! Marthe suivit sa fille, s’appuyant sur elle, épuisée, brûlée par un feu qui lui dévorait ^a poitrjne. Biles marchèrent péniblement. Arlette souffrai», mai» la "Vaillan te enfant n’auraij pas voulu faire entendre une plainte. Quoiqu’elle pût h peine se por ter, elle so raidissait contre la fa tigue pour soutenir' encore sa mère. A leur ftDproc|te, tin. al^oiement furieux se fit fentèndre et, effrayées toutes deux, eller s’arrêtèrent. Le portail de la ferme était clos, car ta nuit était ivenuo. On ne voyait aucune lumière à l’Intérieur. Lo, chien continuait aboyer. Mme d'OnpilJy, surexcitée par la frayeur qui s’était emparé© d'elle entraînait sa fille loin de cette maison, et Arlettè la suivit. Plus loin, sur la .route,- elles ren confcrèrent une cabane servant au cantonnier pour remiser 3es outils, et c’est là Que la pauvre folle et Arlette passèrent la nuit, à la-belle étoile, tapie» daft9..l‘§J»,br?£ure de la porto, serrées l’une contre l’au Elle ne tardèrent pas à s’endor mir, tellement elles étaient- haras sées, mats >le sommeil de l'enfant devint agité après que l’excès de fatigue fut apaisé par lee deux pre mières heures de repos. Arlette, s'éveilla, puis élis se ren dormit, Sommeillant peine, mise .en alerté par le moindre bruit* tressautant à chaque Instant. i Marthe continuait dormir pro fondément. i Avant le jour,-, elles reparurent et elles continuèrent lentement leur rouüte- ‘^Éalonreuse, véritable calvaire de'-mjeèra, errantes, men diant poujé^wir r une écuellée do eonpe ou.un gîte, essuyant le pim souvent dés ifftonts et des Injures, est nfayanit ip$p (toiujoars dÿ> qiioi manger. _ Arlette n’àvnit même Plus la cnn science d'n temps.- U lui aurait été impossible le dire depuis com bien dé joute elle était partie de Villa rdl ,.v Elle ignorait aussi à quelle dis tance elle sé trouvait de Parie et quand elle y songeait il lui sem blait qu’elle n’y arriverait jiamais. Quand: elles arrivèrent aux Eau mes. après avoir dépassé Dijon, souffrant d’un jeûne dé quarante huit heures n’ayant rien trouvé manger, n’ayant mémo pas pu s? "-JW, I; reposer la nuit précédente, elles «'arrêtèrent quelque» instants sur le talus d’un foesé, à quelque dis tance de la gare. Marthe, pitoyablement amaigrie, pâle, livide, demeurait immobile, les yeux à demi clos, ne pronon çant plus une seule parole, se sen tant mourir. Ablette autnnjontailt Isa souffran ce pour ne penser qu?à sa mère, mgis il lui semblait que tout allait être fini pour elle et qu’elle ne pourrait pas continuer son voyage. Elle attendait même la mort, ré signée, et dans sa prière elle de*’ mandait Dieu de prendre sa mère avec elle pour ne pas la laisser nu le au monde. A ce moment, une voiture vint à passer. C’était un de ces petits omnibus qui font le service des voyageurs qu’ils transportent de l’hôtel à la gare, asteez éloignée de la ville. —Tiens! fit l’un des voyageurs oui étaient l'Intérieur, regarde Ann ni —Quoi? ileraanda la femme qui l’accompagnait. —Cette mendiante... Je ne ma trompe pas.. Oui, c’est bien Mme d’Ormilly avec sa fille.LA, tiens, assises toutes deux au bord •die la toute. Ce3 dieux voyageurs étaient -San tenac et Bianca. Us revenaient diu voyage qu’ils avaient fait livrés avoir partagé les trois,' millions trouvés dans Ja ca chette'de \a montagpe do la Saus sq. fr ''3 .—Oui, en effet; lé- ieS 'reconnais aussi maintenant, dit l’Italien ne. Santenac haussa les épaules et la voiture passa, -'f ',T"T f Le soir, lorsque la nuit i arriva, Marthe et Arlette incapables de se lever, tant elles, étaient mourantes demeurèrent la même place. Elles attendaient la mort qui mettrait une fin il leur horrible souffrance. La pauvrer fqlle gémissait. Elle se plaignait doucement.' par petits cris semblables à des sanglots qui lni échappaient en soulevant sa poitri ne décharnée. /l Ariette essayait de'. lui donner diu' courage par ses baisers. —Ne pleure pas, mère chérie, lui dit-elle, ne pleure pas!. Nous ne souffrirons plus longtemps, va.. Le bon Dieu aura pltüé die nous. Et, avec «on mouchoir tout en loques, elle essuyait les ye.ux de 1 l'infortunée où ruisselaient des lar mes brûlantes. C’est ce jour-là, même que par fait du dépôt de Saint-Martin-de Ré le transport emmenant, à. desti nation da la. Guyane, le convoi .de forçats dont Gérard! d’CXrmilly fâi eait partie. Un grand! changement s’étalt pro duit chez le malheureux depuis le Jout de sa condamnation. On aurait dit que le verdict du jury et l’arrêt de 'la Cour avaient été pour lui le signal d’une diéli ijvranea de toutes, ^esï’ douleurs mo rtes qu’il avait durées. Résigné, puisant diins son sacri fice qui assurait, croyait-il, le bon heur de sa femme et de sa fille, des forces nouvelles, Gérard était prêt a tout subir, a fout endurer, heureux même de ce qu’il souffrait, quand sa pensée s’en allait elles. Elles seules emplissaient son es prit tout instant; elles seules, les deux adorées, qu’il voyait! heu routses, et que son Infamie avait sauvées a jamais de la misère. 11 allait être emmené, loin d’elles, et peut-être ne les réverrait-il ja mais; mais soir âme bénirait Dieu qui avaiit permis que ce qu’il avait fait ne fût pas inutile. Et au moment oû le transport leva l’ancre d’Ormilly regarda une dernière foi», pat* le «abord de l’en trepont muni de solides barreaux, 1s bol die France, et il'envoya à «a fille un Hong baiser d’adiéu, eu murmurant avec un triste sourire; —Qu’importe que Je souffre, puisqu’elles sont heureuse»!.... Adieu, mes bieu-almées, adieu!... Je pars content, quoique loin, de vous, puisque j’ai pu, aui prix de mon honneur, assurer Jamais vo tre bonheur toutes les dëùx!... FIN DE LA PREMIERE PARTIE CA MtvrtO -k Vj LES CATHOLIQUES AUX ETATS-UNIS L’édition 1925 dm CathoUc PTe3s Dlreetory, de Chicago, estime qü’il y a présentement 20 7?8,447 dje Ca* thqliqu‘33 aux Etats-Unis. Le pays compte également 60,-. 155 religieuses et 23.907 prêtres. LE COIN DE LA MODE Par Shirley Sharon Les points caractéristiques de plusieurs des nouvelles modes de robes sont: le collet serré au cou, la manche collante et la sllhpuette étroite aux hanches. La plupart des tissus, tels que le3 twlll, serge, crêpe de laine et fla nelle, sont tissés avec bandes de nuances différentes, qui permettent des garnitures très Jolies, spéciale ment au bas de la Jupe. Des combi naisons de coutures permettent aus si de répéter ces garnitures aux poi gnets des manches et au collet. Il est vrai que la grande vogue est aux Jupes avec frisons mais ces bandes tissées dans le matériel per mutent une jupe simple, tout en res tant élégante. La largeur du matériel actuelle ment produit par les filatures per met aussi, de souvent fabriquer une robe en un morceau de tissu. Il suf fit de tailler logiquemnet pour cou dre ensuite sur un seul côté.
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RECITAL DE CHANT MUe Alice FlooÆ est à préparer an récital pour un de ses élèves, M. Antonio Ouellette, Jeune aveugle tien. connu de cette ville. Ce récital aura lieu l’HOtel de c Ville, dJmanclie le 25 du courant.; M. ANTONIO OUELIÆTTE M. Ou-ellette s’est fait entendre en plusieurs occasions Eewiston et d'an* les environs, mais 1» •'est beaucoup amélioré* depuis un an. Son répertoire comprend1 plusieurs sélections d'opéra et il en donnera quelque» numéros dimanche. 11 sera assisté par Mlle Juliette. Bernard, soprano locale, et par, le trio du Bâte» College. AU ÎBEATOETSsciLLA ‘‘RECKLESS RIDIN’ IBUi" SI des aventures risquée» ont le dpn de vous éknou/voir, vous en ve«\ rec en'abondance dans ce fllm, qui »era> montré au théâtre PriscUla, demain, vendredi!. et eamedi. William (Billl) Mlx vous tait as sister à des sauts, ultra pérlHeux, dans sa descente sur le tlanc des montagnes escarpées, monté sur un charrlot romain, et sauvant une fil le au péril de sa vie. Se» «Otions sont si risquées que nous croyons que cette vue plaira tous les par trous die théâtre qui aiment la har diesse.
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ALF. RIPON et des JIOS Un Succès de Ventriloque T~: FROSINI Lie Joueur d'accordéon qui établit dès records DECARR A OIE Acrobates nouveau genre' 1 DRÏSOOLL ET PEBBT Nouvelles Chansons b’Habile comédien qui décrit l’action— JOHNNY HINES lu» "THE LITE WIBE" BREWSTER POHEROY REVUE lTn acte de chansons et danses avec 6 Acteurs STRANDf MOW Continu: Midi à 10.30 hrs VENDREDI-SAMEDI TOM MIX BT "Tony", cheval merveilleux AUJOURD’HUI BT JEUDI “SPEED MAF 5î»r;■ avec WM. FÀÎRBANKS ft EDITH JtOBERTS Grande Vue aveo v. *;—Grand^Couree CHAPITRE SEPT DE "'Vh “PERILS OF THE WILD’’ LEFTY FLYNN dans “HIGH AND HANDSOME” HARRY RODOERS PRÉSENTE “LIFE” DDICPII T A Après-midi* à 2 hrs rlllljLiLLA Soirs, à 0.46 et 8.30 hrs CE SOIR SEULEMENT ‘WEEK-END HUSBANDS’ avec ALMA RUBENS “STRANGE RIDER” avw YAKIMA OANUTT JEUDI. VENDREDI ET SAMEDI JANE NOVAK dans “8UBSTITUTE WIFE” “REGKLESS RÎDING BILL” Avec BILL MIX. MARION J. MURPHY (Certifiée à Demiah&wn) ECOLE DE DANSE BÂTISSE OSOOOD—BUE LISBON, LEWISTON. 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:r. r: Par EARL Y t i n Tl iïïïTT v, DR 11)0 IDE—Ciel, Mabel, le bébé de la voisine qui joue avec des broquettes. Il ai certainement dû en avaler 111 KRJDtilDE—Vite., erache-les, petit, crache-les, pendant que je te se coue! MU! rîja-": MABEL—Que lui fais-tu donc, petite 4 sœur? BRIDGIDE—Mais, je lui ai fait cracher Lesbroquettea qu’il avait avalées H J.,..... M ABEL—'Avait-il avalé l<j chat aus si?. A 'JM LOUER A LOUER—Lognnint d« 5 ebiBbiM WN (■II* la bain, eur la South Ata. S'adroaMf b ERNEST PARADIS, 31 rua Walaut. no A LOUER—Lofeoalti ou arriéra, un an 4tme; l’outra au 1er. h (3 par eomalae, No. 873 RUE LIHBON. S'adreiier à Mît. EXIUA BLOUIN, 173 Plue. Tél. 1878-J. A LOUER—Beau Logement do oinq chara bni, 8 440 rue Sabattue. S'adraiior b Hua E. DUMONT. Tél. 705-K. no A LOUER—Grand Logis pour famllla nom breuie, bloc neuf at daa plui modernei, coin Green at Eait Ara. S'adresser b 198 rua Liibon, b M. t. O. A. POUQUIN. T4I. S04-M. no A LOUER—Hôtel do 83 chambrai, chauffd b la rapeur, painturd at taptub b neuf, ton* toi amélioration! modernes, localité centra* la, propoiltlon arantaiauio b la porioano gui louera. S'adresser b X. T. V. GAGES, 19 rua Pina, Lewiaton. A LOUER—Lai preprldéalroa do Logis B louer, trouTeront b noa bureaux loi Non* Tallaa Oartai pour la collection daa logera, Oaa Oarteo prennent la plaoo daa racui et août trèi eommodea. Elles iont préparée! areo lai datai pour l'année 1935. La prix on ait de 6 cta CHACUNE, on 80 ata LA DOUZAINE. no A LOUER—Un bon Logement moderne, bien enaoleillé. S'adreiier b EMILE DIONNE, 117 rua Plerca, Lewiaton. Tél. 1770. no A LOUER—Logis de 8 chambrai, tout mo derne. S’adreiier chai M. DAVID LE MIEUX 1S rua Ruiaell. Tél. 1430. no A LOUER—Logement neuf de 4 chambrai et ■elle de bain, électricité, rai, (haater.) S'a drelier b 11 FRSCHETTE AVE., 2 minutai dei chara Webber et Bath. Tél. 2809-Y. 'no A LOUER—Logement, 8 chambrai, avec tau- tea commodité! modemea, dana bbtisseï neu-' tu. b 210 rue Aab. S'adreiier b SCOLNIK BROS., 800 rua Liibon. Tél. 2262-W ou 8098-X. ]30p A LOUER—Logis pour famille avec des en fanta, chauffé, poêle b gai fourni, ler.ice du concierge. S'informer b M. J. O. PJLIQUIN, 198 Liibon. Tél. 204-M. no A LOUER—Logement neuf, moderne, de 0 chambrai, 3 logis. dana le bloc. S'adreiier eur lea lieux, b Mme CAOUETTB 4 rue Oreene. Tél. 2838-Y. J21p ..J A LOUER—Beau Logement au No. 80 rue Webster, toutes les améliorations modernes, S’adreiier sur les lieux, b'Mme RÉGÎ8 PRO VOST. no A LOUER—Beau Logis, 6 chambres, élec tricité, piassa et shed, eu bonne condition, k 137 PIERCE. S’adresser à 80 HOHTON, j23p A LOUER—Logis, 2 chambres meublées, au No. 38 rue Walnut. S'adresser SUR LES LIEUX, après 6 p. m. j21p A LOUER—2 Logements neufs, un de 4 et I un de 5 chambres, chambre de bain dans les deux, eau chaude et électricité et toutes com modités modernes, No. 72 BOSTON AVE., S'1. Lewiston, Me. j Tél. 3006-V. j21p A' LOUER—3 Logements do 5 appartements à 79 Shawmut, 8 Logements sur la rue Lincoln.—J.-B. LAMONTAGNE, 23 rue Ba battus. Tél. 1445-M.j21 A LOUER—Un Garage, pour une automobi le. S'adresser à. Mlle EXILIA BLOUIN, 172 rue Pine. Tél, 1878-J. J21p A LOUER—2 Chambrée attenantes, chauf fées, convenables pour petit ménage, à 280 rue Lisbon.—T. F. CALLAHAN A CO. J21p A LOUER—Appartements chauffés très mo darnes, à louer sur ta rue Lisbon. S'adres-' ser à THEODORE BÉGIN, 117 rue Pierce. Tél. 2444-R.J21p i A LOUER—Logement de 6 chambres, salle de bain, gas, électricité, près l’église St Louis. S’adresser h Mme S. VINCENT, 93. Troisième rue, Auburn. j21p A LOUER—Logis, 4 chambres. Sème éta- ge. 135 *4 Bàrtlett, électricité, gas, planchers bois franc, galerie, shed, #4.50 par semaine. S'adresser à 135 Bàrtlett, JOS. MERCIER. Tél. 2454.W, j21ê
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F LE CALBiDRBR LE PETIT PORTEUR MT Le président un cheval de bois pour faire de l’exercice et... mol aussi! I LA TEMPERATURE— Nuageux et orages probables ce aotr. Plus chaud diemain, mais probablement nuageux. Lever du soleil: heures et 3. î Coucher du soleil: 4 heures 64. Longueur du Jour: 10 heures et 61 minutes. Jour de l’année: 2ü'ième. Les Jours décroissent de 4 heures et 28 minutes. CALENDRIER RELIGIEUX Le 21—Ste-Ursule et ses compa gnes, vierges et martyres à Cologne. Le 22—Ste-Àlodie, ^martyrisée en Espagne. Dans tes Théâtres |rg:;f ce Soir EMPIRE—LA vue “He’s a Prin ce”, avec Raymond Griffith et Mary Brian. MUSIC HALL—La vue “Classi fled”, avec Corinne Griffith et Char les Gérard. Aussi cinq actes de vau deville. 1 STRAND—“Speed Mad”, avec William Falrbanks et Edith Roberts “High and Handsome”, avec Lefty Flynn; Septième chapitre de “Périls ot the Wild”. PRISCILLA Yaklma Canutt dans “A Strange Rider”; Alma Rubens dans “Week-end Hus bands”. NOUVELLES LOCALES Téléphone du Messager 1786, Téléphone che* M. Couture 1447-J. Intentions de mariage enregis trées chez le secrétaire municipal: Philippe Beaudoin, de 315 nie Bâ tes, avec Maria Beaului en reste encore und trentaine. Mlle Michaud déclare que les en fants de cette institution sont géné ralement très propres mais que leurs dents sont par'contre très né gligées. Les parents devraient voir à cet important détail d’hygiène .et faire laver les dents de leurs en fants au moins deux fois par jour. Voici des petits qui souffriront d'une mauvaise dentition alors qu’il® seront encore, jeunes, tout simplement parce que les parents sont négligents maintenant. Mlle Michaud a vdd renvoyer trois, petits qui souffrafént de maladies de la peau. Les employés des chaussurerles d’Auburn sont quelque peu embar rassés d’apprendre que les ouvriers de l’International ghoe Co., de Man chester, N.-H., ont accepté volontai rement une réduction'de 10% aux établissements W- H. McElwaln. Cette dernière ohauasurerie offre une forte concurrence celles d’Au burn dans certaines qualités de produit!. Les ouvriers ont consenti à la réduction pour stimuler les af faires et pour activer le travail. Le personne) dea ventes pourra dlonc 4 baisser,le prix des chaussures con formcmbnt à la réduction dans le coût et tl est entendu que le prix nouveau sera ,en vigueur quand la production aura atteint un certain point, JA, ilUtl Hier matin, ont ou tien en tagllsé Bt-Pler.re, 1m ibapotantM funérailles de M. Thomaa Soucier, au milieu d’une grande attluence de parente, ef d’amie. L'église avait revêtu eee plue riches ornemente dé deuil. Le service fut chanté par le R. P. Dion; assisté des RR. PP. Périr et Belle mare, comme diacre et sous-dladfe. M. Alphonse Côté, organiste d*Au burn, dirigea le chant et^M. Emile Roy était à l’orgue. Parmi Us pa rents du dehors, on remarquait M. et Mme William Bourget, M. et Mme Thomas Bourget ainsi que M. Wllltef Lacharité, de Eaat Tauntou, Mass. M. George ThértUUR, -de Sherbrooke Mme Antoinette Murray, dé Sapo. Le. cortège funèbre était des plus imposants. Les funérailles, étaient sous la direction 4e la maison Map; Piaette. t -.1% 'b La Commission de j>oltce .(ali cinq nomination^, dont trolp perma nentes, à une assemblée tenue hier après-midi, Les nouveaux policiers réguliers sont MM. J. J. Fats, S, A. Thayer et William Moore. Ils rem piiruni ico Tm>autcB urwoB pur in mort de l’officier Stone, la promo tion du chef Ashton et l'autorisation d'un nouvel officier, fait» récemment par le gouvernement de la ville. Les officiers 'nommés temporairement, en remplacement des Inspecteurs, sont MM. H. B. Wing et Léonard Gagné. Le journal anglais de *t entré chez Lamey te Wellehan ces Jours-ci. M. le capitaine picard nous com muniquait ce matin nno lettre qu’il venait de recevoir do eon Jeune frè re, Armand, actuellement fixé fi St Petereburg, Floride. Le Jeune homme se dit enchanté de la Flo ride et de son merveilleux climat. Il dit aussi qu,’on surnomma St Pe tersburg la ‘ville du* soleil” et que ce titré est bien mérité, m. Armand Picard demeurait autrefois A Lcw lston et faisait partie du Cercle Ca nadien. Il compte beaucoup d’a mis Ici. Il partit pour Lowell voilà quatre ans et se rendit- de cette vil le en Floride, au mois d’août der nier, FEU SUR U MAIN Le magasin de menHes La vin est ravagé par tu flammes Peux alarmes sonnées l’avertis seur 35, angle des rues Main et Lincoln, appelaient hier soir les pompiers des deux villes près du pont qui sépare Lewiston et Auburn. Un feu qui prit des proportions alarmantes ravageait la propriété occupée par le magasin de*meubles S.-F. Lavin, et portant les Nos. 1 9 rue Main. On croit, d'après un examen, que le feu a éclaté dans le garage-1 situé à l’arrière du magasin, tout près de .la rive. On ignore ce pendant la cause de l'incendie. Le chef Fortin a fait une perquisition' et a trouvé une certaine quantité de “burlap” qui, apparemment était imbibée d’huile. 11 garde précieuse ment cette trouvaille. Des citoyens qui traversaient à Lewiston, sur le pont, remarquèrent les premières lueurs et en informè rent immédiatement l'officier Gau thier qui était de faction près de la rue Lincoln. L’officier sonna l’alar me, mais l’arrivée sur les lieux, le chef Fortin crut plus prudent d’appeler tous les 'pompiers, même d’Auburn par une alarme générale, car l'étage supérieur de l’édifice à trois étages était en flammes. On dut placer dix lignes de boyaux et on ne pouvait travailler que par l’arrière et la devanture de l’édifice. Le chef ne voulut pas permettre à ses hommes d’entrer dans la bâtisse car il en connaissait la construction et savait qu'elle n’était construite -que sur des poteaux, sans aucune fondation permanente. Le feu n’a pas atteint l’atelier de peinture et d’huile du, magasin Lavin et n'a pas beaucoup causé de dommages au. premier étage ou au soubassement, mais par contre lîeau. a fait des siennes ati' Riverside Market. Dans le garage où, apparemment, le feu prit origine, se trouvaient trois autos dont une était assurée pour 11,800 et les autres pour 8300. M. Lavin avait $6,0Q0 d'assuran ces sur 'son édifice et autant sur son stock. La ville, ceepndan£ évalue la propriété à seulement $2,500 et le stock ù $3,000. M. David Lavin, membre de la firme, venait de quit ter l’immeuble, dit-11, et il était /à Auburn quand on l’informa du feu. L’édifice était très vieux et entiè rement de bois. Le magasin de M. Lavin ét^it connu sous la raison sociale de^ Me tropolitan Auction Rooms. NOTES DE LA POUCE Une automobile Ford, conduite par M. Roméo Tardif de la rue Main, est venue en collision avec la ma chine Dodge du département de po lice, lundi soir, au coin des rues Maple et Liabon. 11 appert que l'au tomobile de la police était arrêtée au moment de l'accident et que Tar dif vint la frapper parce que la pluie tombai sur son pare-brise l'empêchait de yolr dlstinctemqpt en avant de lui. La.Ford a été assez Sérieusement endommagée mais l'automobile 4e la police n'a subi que de légères éraflures. La police de Boston est à la re cherche d’un'gaiponnet de :16 ans, du nom de Paul Jackson, qui est disparu depuis le 23 septembre. Il parle très bien; le français et on le croit réfugié dans le Maine. Là po lice locale a été notifiée. Soirées et Amusement WHIST, jeudi le 22, au Club Mu stcal-Littéralrè. Admission, 86o. Bil lets en ‘vente ohez M. Poliquin, bi joutier. J21 DANSE au K. P. Hall, New Au burn, tQ.us les vendredis, à partir du 16? ootobre. Danses nouvelles et anciennes. Orchestre Purple Or&ckle. Admission, 86 cts.- J23 BONNE CHANCE DE VOUS PROCURER Un Bon Piano à Bon Mireftë r Noua avons actuellement en magasin an très bel assorti ment de Pianos Usagés à des prix, réellements bas. Pianos droits (Upright) variant de $85.00 et plus. LAWRENCE MUSIC CO. 319 BUE ZJ8BÔN Téléphone 120RW J21, A V I S l u* N t./ A partir du 1er novembre, h Département de l'Eau de Lewtoton, ne fera plue d'installation, de raccordements, on de nettoyage dee conduits de service, jusqu ce que la saison d'Hiver soit passée. LEWISTON COMMISSION 9 11 'K': THeatre Empiré Lundi, Mardi et Mercredi 26—27—28—OCTOBRE Ménestrel et Revoe Musicale par la Loge Locale des “ELKS” CHOEUR DE 60 VOIX •{fv 'f|-' f ff f VENTE DES BILLETS ET ECHANGE DES CERTIFICATS AU THÉÂTRE EMPIRE A 10 h», vendredi matin, 23 octobre j21 p /U --:J“Tr— **'^*TATgiMlï-,r”— HÔPITAL PRIVÉ DU Dr GOBB POUll CAS MEDICAUX ET CHXBSBOXOAUX SB MALADIES SES y EUX. OSEILLES, NEZ ET OOROE Ajutage de Lnnettee. On parle françala. Médecin-Interne. Fris rationnablea. 243 RUE MAIN, AUBURN, ME. Cour de Police Pas de séance de la Cour de Po lice ce matin. .Deux Ivrognes furent traduits à la session d’hier et condamnés l'amende ordinaire. —Joseph Bouthier, de Winthrop, est condamné $10 et les. frais pour avoir fait de la vitesse. Il avait été sommé de comparaître jeudi dernier mais fut plus tard excusé pour cer taines raisons. —Adrien Béliveau, un garçonnet de 15 ans, est accusé du vol d’une certaine quantité de plomb, qu’il'en leva du toit de la maison de M. Al phonse Beaulieu, de 502 rue Lis bon. Le juge le place sous probation pour une période de 30 jours.' Le gamin avait raché tout le métal entourant un? cheminée avec l’in tention évidente de le vendre. —Joseph Sullivan, &g6 de 23 ans et demeurant au Bloc Androscoggin, est condamné à une période indéfi nie de réclusion à la réforme de South Windham. Il était accusé du vol d’une montre. D’après la police, il aurait aidé un nommé Proctor à se vendre jusque .chez le Dr Pierce et c’est pendant le trajet que le ma; lade constatait la disparition de sa montre. Elle fut plus tard trouvée en possession de Sullivan. COUR SUPERIEURE Stanislas Caron, de Lewiston, a été traduit devant le Juge de la Cour Supérieure ,soua l’accusation de pos session illégale. Il fut condamné $300 d'amende et deux mois de pri son. Il devra faire six autres mois de prison si l’amende n’est pas payée. M. Joseph Bureau, de Lewisteû," de la maison d'affairés Bureau Co. avait Intenté une poursuite, en cour supérieure d'Auburn, contre M. Adélard Beaulieu, de Lewiston, pour un montant’de $226.85, récla mé comme paiement pour l’instal *lation d’une fournaise un seul tuyau- Le Jury a rendu.un verdict de $161.99 en faveur de M. Bu reau, lundi, devant le juge Oakes.
FOUR RIRE La maman.—Pourquoi n’avez vous pas appelé quand M. Clive voua embrassait? Hélène—Il m’avait menacée..., La maman—Oh! Oh!... Hélène—.r. .menacée de ne plus m'embrasser. ■M Y* 0. 0. Poliquin Ed. Turgeon BON BOIS FRANC, SEC 'S13.0P14 corde Lewislon Cash Fuel Co. 482 rte Canal Tél. 3148-M -J i* no LOUIS-H. COUILLAÈI) LEÇONS DE PIANO—Studio un No. 157 rue Pine TM. X478-M J23p L’HÔTEL BELMONT 84 BUE PABK Est rouvert de nouveau au public après avoir été fermé trois mois. Eau chaude et froide dans les chambres. THOMAS GOULET, Trop, p NOTES DES SOCIÉTÉS AVIS aux membre» de la Cour Martel No. 301, A. C. A.—Vendredi soir aura Heu l’asemblée réguliè re qui devait avoir lieu mardi le 27 octobre. Que tous soient pré sents, car on discutera si l'on doit changer de salle.—J.-C. Sec. BOUCHER, î J2T LA £HOR0RiE—ce soir, assem blée mensuelle de la Chorale, et pre mière grande^répétition de chant, 7 hrs 30. 1 Comme je désire donner ma rési gnation comme secrétaire de la Cour St-Paul des Forestiers Catholiques, je prie les membres de venir se met tre en règle avant la Un du mois, sous peitie de suspension.—Josephat BOILARD, aux endroits ordinaires. Tél. 713-X. J30 DANSE vendredi soir, à la salle des Odd Fellows, 1S6 rue Llsbon. Prix è la plus belle fille. Musique par l’orchestre ‘‘Happy Flve”. Hom mes, 30c; dames, 35c. J23p.
‘Mépriser les riches c’est aisé; le difficile, c’est de mépriser la ri