Le Messager (Lewiston, Me.)
August 5, 1925

Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.

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tLe Messager” .Publié trou fois la semaine: Lundi, Vendredi et Mercredi Trois, mois i 60c Six mois.. $1.00 Douze mois $2.00 Pour le Canada, $3.00 par année. i VOS ABOV1M8 DU 9BHOBS Le* Abonné» qui non» écrivent pour faire changer leur adreaae doirefit toujours en même temps, montionner leur ancienne rési dence afin d'indiquer où ils se trouvent sur nos listes et aussi pour éviter des erreurs, car nous avens souvent plusieurs personnes du même nom résidant à différents endroits. 133F* Si l*on paio avec des Timbres, prière Se n'envoyer que des Timbres de deux on d'u sou. 226 rue Lisboa, Lewiston. Ma Une balance commerciale de plus d’un billion de dollars en faveur des fltkts-Unls est un beau démenti In fligé aux crieurs de calamité.

^*‘tTn président qui travaille tous le? jours même durant ses vacances è'i* une nouveauté que la population aime réellement.” Extrait d'un grand journal .républicain.

Si les singes pouvaient avoir hon te, ils rougiraient bien souvent de certaines actions des hommes.

11 y a aux Etats-Unis plus de 15, 000,000 de téléphones en usage. rA la fin de 1923, il n’y en avait que 640,000 dans toute l’Europe. Dans la ville de New York, il y a plus de téléphones que dans toute l’Angleterre. De tous les pays, c’est le Canada qui vient après les Etats-Unis pour le nombre, d’appareils téléphoni ques.

Le gouvernement ferait bien d’ac cepter l’offre de Ford pour les 200 navires qui pourrissent à l’ancre, faute de fret pour les employer. Ces ngVires font perdre l’énorme somme de $50.000,000 par année au' pays, et il n’y a aucune indication que cette perte pourra tétre diminuée. De plus, il est peu probable qu’une offre plus avantageuse que celle de Ford soit, faite. Dans les circonstan ces, le gouvernement ferait bien de lee vendre immédiatement.

Un bon nombre de personnes dis tinguées dans les affaires ont tenu une réunion à New York, dans le but do prendre des mesures efficaces pour enrayer la vague de crimes qui menace d’engloutir les grandes villes du pays. Cette vague de crimes est causée par la tendresse de certains juge» qui ne punissent pas selon toutes les rigueurs de la loi, les criminels habituels. Sans revenir aux lois draconiennes de l'Angleterre au XVÏIIème siècle, il est possible d'inspirer aux malfaiteurs la crain te du châtiment toutes leB fols qu’ils enfreindront les statuts. Que les Ju ges se montrent impitoyables pour les récidivistes, surtout, car ce sont •eux qui débauchent la Jeunesse.

La Oeorgle a refusé de suivre l’ex emplo du Tennessee, en refusant de passer un bill destiné rendre illé gal l'enseignement des doctrines é volutlonnaires dans les écoles pu bliques. Il faut remarquer que ce bill a été rejeté après le procès Scopes à Dayton, qui a attiré la risée de tous les peuples d’Europe sur l’Amérique. Non pas que le peuple de la Géor gie soit plus avancé sous le rapport de l'éducation que le Tennessee, mais c'est que le procès Scopes a é velllé l’attention de bien des en dormis, et maintenant. les hommes étudient cette question sous son point de vue ratlonei.

Si les apparences ne sont pas trompeuses, la majorité des Séna teur» seraient è. la veille de. proclamer leur adhésion à la Cour Internationale de Justice, qui est le voeu des Représentants au Congrès et celui de la majorité du peuple a méricain. Dans les conditions mondiales ac tuelles, il est impossible pour les Etats-Unis de se désister des ques tions européennes. La richesse de notrç pays le force ii se mêler des af faires de tous les pays du monde, qu’il le veuille ou non.

Le général Andrews, chargé de mettre la loi de prohibition en vi gueur, a J'intention d’engager d’an ciens officiers de l’armée pour arrê ter la contrebande sur les frontières canadienne et mexicaine. On prétend que les rumrunners ont délaissé les côtes maritimes, et maintenant on a l’intention de s’occuper des Fron tières. Comme ces frontières s’é tendent plusieurs milliers de milles le long des frontières du Nord et du Sud. Il faudra dépenser nu moins $15,000,000 par année pour arrêter cette contrebande. 11 n’est pas cer tain que ces dépenses réussissent à faire cesser le commerce illicite des boissons, parce que le cerveau in ventif des bootleggers va de pair a vec celui des douaniers, s’il ne le surpasse pas en fertilité de ressour ces. _

Le plus grand télescope du monde sera bientôt placé dans l’observatoi re Frye, à Seattle, Etat de Wash ington. Ce télescope, dont la lentille aura 120 pouces de diamètre, spé £O»vniONTW*««UnvO8 à $3.50 15% d'escompte BEL ASSORTIMENT DE COSTUMES SPORTS, SOIE Valeur $7.50 pour -$5.00 BEL ASSORTIMENT DE sports surrs “Balbriggan” Laine, valeur $12.98, pour $9.95 1 LOT DE ROBES Se vendaient $10.00 à $20.00. Votre choix (tour $5.00 500 VGES PERCALE Valeur 22e, pour 15c vge LOT DE MANTEAUX. DAMES OU DEMOISELLES Valeurs $15.00 à $115.00. Votre choix pour $5.00 LOT DE LINGE A LA VGE, EN LAINE, POUR ROBES Bon choix, prix très réduits LOT DE COSTUMES, DAMES Valeurs $20.00 à $115.00. Votre choix pour $8.50 RIDEAUX EN DENTELLE Grande réduction de débarras LOT DE COSTUMES Dernière mode, valeurs our 79c $3.16 la lb CORSAGES Soie noire et autres couleurs Valeurs $5.1)8 à $7.1)8, pour $3.98 LOT DE OROS SWEATERS, LAINE ROUGE Valeur if'T.DS, pour $3.98 LOT DE JUPES Bleues, noires et plaid Valeurs ■i'7.’>0 à 1 Vo tre choix $4.50 Il y a encore beaucoup (le Marchandises non-mention nées' ici et. «pie vous pouvez vous procurer à prix 1res ré duits. Nous profitons de cette oc casion pour vous inviter tous et spécialement le public ca nadien. Profitez tli' cette occasion pour vous procurer des Marchandises à prix très ré duits, et faire connaissance avec le personnel du maga sin. Notre gérant, M. FRED A. NADEAU, se fera un plrisir de vous servir person nellement autant que possi ble. N’OUBLIEZ PAS LA PLACE LE MODELE 248 RUE LISBON—Voiain du magasin bijoutier canadien, Rodolphe Hamel

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ê F. D’AUTORITÉ Nous reproduisons quelques pa pes dfa livre Intéressant publié par M.* l’abbé Victorien Germain, de Québec, et Intitulé “À propos d'Aü torlté”. A qui la fauté? •‘Ne vous semble-t-fl pas, Mada **me, disait, l’autre jour, un prêtre ft' “une jeune femme, né vous sêmble “t-il pa® que vos toüettes 'manquient “habituellement de cette’ modestie “chrétienne que nous prêchons tant “et qui était autrefois un. de vos plus "nohléü"soucis?" l, i —•“Je le sais bien, monsieur l’A-b “bé,' mais c’est mon mari quf veut ■'cela, par goût d’abord, et puis il “cause de notre rang social; il tient “à ce que jo brille un peu; soit dit “entre nous, cela fait partie de sony “plan d’avancement. .rt —“Ne pensez-vous pas, Mademoi selle, disait, le mois passé, un cu “ré a. une jeune paroissienne récem meat -enlnéo dam- le monde, ne pen sez-vous pas que, pour une anefen "ne Enfant de Marie, votre façon "de vous habiller laisse fortement à “désirer?’’ —“Bien sûr, monsieur le Curé, “mais c'est maman qui m’habille il "son. goût. Du reste, vous savez, no “tre. situation ,sociale a dm exigen “ces; je ne dois pas me singulariser; “•t pais, mes succès de salon rajeu MAINTENANT ELLE FAIT TOUT SON OUVRAGE Elle n'a pas dainxl toilettes extra vagautoe ou immodestes ouvre les yeux sur dea réalités qu’il n’avait pu, jusque là, apercevoir: on no rend plus à sa femme le respect dé férent auquel, selon lui. elle a tou jours droit de prétendre, on le taqui ne cruellement à son sujet, on va même jusqu'il l'avertir de faits par fois .réels, parfois au_si démesuré ment amplifiés. Et alors, c'eut le doute angoissant, ce sont les explications pénibles, les malentendus, les injures peut-être, c’est même trop souvent la rui.»' d> l'affection. Mais à qui la faute ai cette jeune femme ne répond plus à l'idée que son mari se fait d'une épouse hon nête? Qui a ouvert la porte de ce foyer au vent, du malheur, sinon le mari irréfléchi qui voulait que ca fommo fût mondaine parmi les mondeiires? A la mère de réagir L’histoire de la jout e femme et de son mari aveugle ressemble étran gement à celle de. la jeune fille et de Sa, maman aveuglées. Chacun peut, saus misère, consta ter que l'Csprit d’émancipation est déjà assez conquérant par .lui-mê me; et chacun sait aui-’si qu'il n’a pas besoin des mères pour l’aider à envahir la tête «t le coeur des jeu nes fille*. Jj rôle des mères cons cl'entes de leur devoir d'éducatrices, de leurs responsabilité- maternel les,- no consiste-t-il pas, nu contrai re, à réagir sans cess- (-entre l’es prit. du monde? si la mère,, l'ange gardien du foyer, no réagit pus con tre les extravagances de sa fille, qui donc lé pourra faire avec autant de fruit? Qui arrêtera sa fille sur la l>eiite abrupte, do l’abîme? si sa mè re la seconde dans le culte des mo des inconvenante», où s’arrêteront ellss l’une et. l'autre? Et cependant, les exemples ne manquent pas da conséquences ab solument funestes ayant pour point de départ uné mtera pas superflu d’cjojuter que la femme d’un rang social plus élevé est plus rigoureusement te.nuo die ne pas to lérer chez «es visiteuses dtss immo desties de toilelte. l'in avis donné il propos empêcherait le retour de cet te audacieuse absence do réserve qui viole les droits de l’hospitalité bien corn prise.—S. S. Benoît XV. Dis cours du 21 octobre 1913. (Cf. Do cumentation catholique du 15 nov. J919.) L’UNION MUTUELLE Cia d’Assorance-Vie PORTLAND, MAINE. L'Union Mutuelle sollici te respectueusement l’encou ragement du public en fa veur de son gérant, M. Louis Lacbance. POURQUOI VOUS DEVEZ ASSURER VOTRE VIE Parce que c’est un devoir envers cens qui dépendent de vous, et que c’cst une prévoyance pour vos vieux jours. Parce que vous avez main tenant une bonne santé qui vous permet de vous assu rer, et qu’en retardant de le faire cela vous coûtera plus cher. L’Union Mutuelle de Portland transige des affai res d'Assurance-vie depuis siixantc-douzc ans. Elle possède un Actif de près de Vingt Millions de Dollars, et est LA SEULE COMPA GNIE (SOUS LA LOI DR NON-CONFISCATION DE L’ETAT DU MAINE. Agence LOUIS LACHANCE, gérant College Block Lewiston, Maine. Tél. 211-R 2—lies mère» sembl^nt persuadées que tout, dans la nature, est suscep tible de; corruption, excepté leurs filles. I,eins ailes peuvent braver les plue dangereux spectacles, les eût re tiens les plus équivoques, pepu Im porte! Tant ce qui passe par les yeux, par les oreilles et par l’Intel ligence de leurs filles se.purifia Ins tantanément! Leurs filles sont des salamandre* qui peuvent Impuné ment traverser le feu, ffit-ce le feu de, l'enfer. Pénétrée de cettô agréa ble conviction, une, mère n’héafte pas ft livrer sa fille à toutes les ex citations dépravante» do ce qu’on appelle! le mouvement parisien, le quel n’eat autre chose, en réalité, que la mise en train des sept péchés capitaux. (Cf. Octave Feuillet, La Morte, p. 9.) Ne pourratt-on pas en dire autant des plages et des villé giatures a la mode? 3— Prêche la parole, insiste temps et a contretemps, •'reprends, menace, exhorte avec une entière patience et toujours en instruisant. (Il Tlm., IV, 2.) 4— Cf. loco citato. V. GERMAIS!,.Pire, Provost Prnvencher BOIil. OHÀRBOX DtTB RT 1*00, ooxa. oiMBirz n ohjlUX Charroyage, grog et lége* 26 rne Middle, Lewiitoa, Me. ta, tsfio un LISTERINE TH R O AT TABLETS ÎMade by I «atsH Phormocol Co„ S«MW Louis, U. S. A. Use nouvelle beauté C0 M. L. UZOTTE AVOCAT McaUlteaddr Bld*.—cnumbru, 8-8 133 BUE LISBON, coin Asb Bé«.. 142 COLLEGE—Tél. 28S5-W Téléphona 3124 LEWISTON MAINE CENTRAL RAILROAD Temps reglementaire del ’list. Ut Trains Partant ét UWISTON at AUttMN Hm Augura. Mfd.45 an»., M(7.20 a.to., M fl 1.4* a.m., M f3.45 p.m., M *10.40 p.m. Bangor, Mft>.45 «.m., Ac(7.04 a.m., B*(7 15 p.m., MJ7.20 a.m., A (8.35 a.ra., B(8.45 a.m., Mfll.45 a. in., A112.42 p. m., B f 12.50 p. m., A t2.18p.ni ,Bf2.30p m.,Mt3.45p.m.,M*10.40p.m, Bangor and Aroostook Points, A f 12.42 p. m., Bf 12.50p. m., M {10.40p. m. i Bath, M tfl.45 u ni., M §0.40 a.m., Mfll.45 a.m., Mf3.45p.rn., M*10.40p.m. j Boston, Mfti.45 a.m., Bfti.50 a.m., Af6.55 a.m., M 10.40 a. m., B f 10.30 a. m., A f 10.35 a. m., Mfll.45 a. m Mf3.45 p. m., Bf4.17 p. m., A f 1.24 p.m., B J0.08 p.m., A (0.13 p.m., M*i0.4O p. m. Parmington, A (8.35 a.m., B(8.55 a.m., Af8.55 a.m., Bttl.45 a,nu, Af2 18 p.m., Bf2.35 p.m. New York, Bf4.17 p.m., Af4.24 p.m., B(6.08 p.m., A (0.13 p.m., B 1(8.15 p.m., A 1(8 20 p.m, Philadelphia, BC(8.15 a.m., AC(8.20 p.m. Portland, M t0.45a.tn., BfO.SOa.m., Af6.55a.m., BfH.OO a.m A (8.05 a tn., M (9.40 a m., Bf 10.30 a.m., AflO.35 a.m., M fl 1.45 a.m., Mf3.45 p.m., Bf4.17 p.m A f4.24 p.m., B(0.08 p.m., A (0.13 p.m., Bi(H.15 h tn., A 1(8.20 p.m., M*10.40 p.m* Kockland, M f0 45a. ni.M fl l.45u.m., Mf3.45p.rn, Kumford, B |7 55 a.m A §7.59 a tn., Bf8.20a.m^ Af3.24a.tn., Bf 1.45 p m., B f 1.40 p.m, St. .lulin, M 110.40 p tn. jH Washington, BC(8.15p.m., AC(8.2fli). tn. Waterville, Mf«.45 a.m., Aas facile, je restituerai. “En tous cas, j’aviserai à ne rien distraire de ces valeurs à mon pro fit. —Alors..., adieu, Georges.... peut-être, ne nous reverrons-nous plus?..... Nous avons été J’un et l’autre, pris dans un engrenage je ne vous en veux pus, puisque je n’ai pas la clef du mystère vous concerné.* Georges’ sourit tristement, en ser rant la main due Intimidait Lydie. "La petite soeur”, au contact de sa famille aristocratique, était deve nue distante et cérémonieuse. —-Adieu, dit-il. Cependant, si uou4 nous rencontrons., Lydie, ne tournez' pas la tète d’un autre côté. N’agissons pas mesquinement l’uu vis-à-vià de l'autre.... —Je vous te’' promets; dit-elle. Adieu.... et meilleure cbntice!. Sir Thompson revint ’à ce moment dans le salon. Il feignit de so méprendre sur le geste définitif des deux jeunes gens. Il dit, du ton le plus cordial: —Puisque vous vous êtes si long temps tutoyés avec, ce jenuo hom me, ma chère Lydie, et que Misa Polly serait au désespoir si Je ne le retenais pas, "priez-le à dîner, ce soit-, Lydie stupéfaite adressa à son père une question muette. Elle com prit par le regard du gentleman ap puyé sur le sien, qu'il agissait avec intention et elle insista tous aussi tôt, auprès de Georges qui s'excu sait et voulait se retirer. Il resta cependant. LIII 11 revint huit jours après, faire comme il est d’usage, une seconde visite de politesse ou de “digestion" et présenter ses hommages à iady Thompson. Ce jour-là, sir Edward le retint encore, en lui offrant de fairô avec lui une partie de billard. Et c’est ainsi que d’invitations qui paraissaient fortuites, en visites, toutes d’obligation, Georges avait fini par être admis à la Jonquière. en habitué, >et s'y trouvait le jour de l'arrivée de Rodi. Lydie, cependant, avait question né son père: —D’où vient, père, avait-elle dit, que vous ouvrez votre maison à Georges puisqu’il ne m’est plus rien? Vous avez sans doute un mo tif que Je n’aperçois pas? —Oui, dit le gentleman. Je veux que par notre contact et celui de vqtrp mère, il redevienne un honn.ô te homme. f —At! C’est pour cela? Mais à quel titre vous intérease-t-il? —Un sauvetage est toujours in téressant. C’est une expérience, que je tente à titre philanthropique, •voilà tout. —AhJ —Otii. Et eutrant dans le vif de la ques tion, sir Thompson précisa: —Etiez-vous au courant des af faires de cette étrange famille? —Au courant? fit Lydie lnterla-, quée. —Oui, Saviez-vous à quel total, approximatif se montaient les som mes dérobées? —Mais... dit Lydie, décontenan cée, Je croyais, père, que vous ue me reparleriez jamais plus de ces choses?.... —C’élait aussi mon intention. Mais puisque vous me questionnez au sujet de Lozier, je vous explique pourquoi je ne veux par le perdre de vue: je veux qu’il restitue ce qu'il est en son pouvoir de resti tuer. Et je désire que de votre côté, ma chère Lydie, si d’aventure, il restait eueoro en votre possession, quelque muent provenant (le cette .association, vous voua en dé barrassiez dans quelque tronc de bienfaisance. Lydie baissa la tête à cette in jonction de son père. C'était, la pre mière allusion qu'il faisait à sa vie passée. Hile répondit laconique: —J’ai tout employé en charités. —Ail rlght! Je vous félicite! N’en parlons plus. C'est ainsi que la présence de Lo zi«r fut acceptée à la Jonquière. Il était devenu, d'ailleurs, un tout autre homme. L'influence de Bénédicte, pour laquelle il gardai! au coeur, depuis son maternel accueil une ndorntion et un culte secrets; l'affection cor diale de sir Thompson qui acceptait avec confiance '“la loi scientifique (le l’hérédité” et pensait avec rai son que les traits saillants du carac tère de la "mère” devaient se re trouver en ce déraciné et triompher de l’emjpreinte éducatoire; l'ndop» tion toute candide d’Harriett; jus qu’à la douce et rêveuse Margarita, avec laquelle il causait volontiers. .tout ce cadre sympathique, bienveillant, accueillant, avait dé semparé le terrible garçon. Dans ce milieu nouveau, au con tact des affections paisibles, l’arnc tendre de la mère slnuait peu à peu de sensibilité, le tempérament d'a venturier qu’il devait à son redou table père. Et par un effet de contracte tout psysicilogique, c’était la faiblesse, le charme féminin, la douce passivité qui attirait ce blasé, cet égoïste, ce violent. On s’aperçut bientôt dans l’en tourage, qu'il faisait une sorte de cour à Margarita, et que celle-ci, in différente d'abord, puis plus ac cueillante, enfin, trouldêe des at tentions de ce beau et viril garçon ne le décourageait pas. Et Margarita aussi s‘était transe formée. Aussi soignée dans sa "toilette, au?si élégante* que Lydie,^'une dis tinction naturelle, la Jeune Italien ne, .déjà -belle d’üne beauté plasti que, s’était affinée de grâce et de charme. Sa peau dorée à, tons les soleils et au plein air de C'ol-di-Uodi, qui lui donnait presque, un Seint .de gi tana, avait pris à l'ombre des grands arbres dé ta forêt du nord, le tou mat et uni du pur type mé diterranéen. Elle se coiffait de ban deaux bouffants comnio Lydie, avec ses épais cheveux aujf reflets bleuâ tres, relevés sur la uaque par la NOUVEAU FEUILLETON Nous commencerons lundi prochain, la publication d’un nouveau feuille ton intitulé 1 LA VENGEANCE s DU FORÇAT C’est un roman qui vient d’obtenir grand, succès en France et oui plaira certainement à nos lecteurs. “LE MESSTCER” tient à sa répu tation de publier de beaux et .bons feuilletons: “LA VENGEANCE DU FOR ÇAT” sera sans contredit à la bau teur de ce renom. C’est une oeuvre passionnante d’intrigue dramatique depuis "le commencement jusqu’à la lin.

r r large barrette d’écaille. Son front calme à peine bombé, le dessin étroit et allongé do sou visage, ses yeux profonds, veloutés, magnifiques, entourés de bistre, son uez droit aux ailes mobiles, su bouche cramoisie, petite ot .char nue, bien dcs'dnûc, son menton en fantin. et l’air de songerie qui ré pandait une langueur passionnée sur cet ensemble patricien, aurait ému un plus averti encore que Georges Lotier. (A suivre) LE COIN DE LA MODE Par Shlrley Sharon e BUTTE RK* 6253 Nous nous efforçons surtout do souligner les nouveautés de la mo de et les détails offrant un caractè re vraiment original, ÿ Pour aujourd'hui notre illustra tion montre la nouveauté do la ro be, dite à tablier. Naturellement cette création n’a pas d'histoire -mais on 'peut dire qu’elle a originé dans la cuisine. Cela ne l’empêchera pas cependant de faire bonne figure dans lés sa lons car elle est d’un effet très gra cieux. Le frison circulaire au bas de la jupe est maintenant porté sous un millier de formes différentes. Ils frirent partiels d’abord et plus tard circulaires, puis firent place aux pans ou sections. Le genre Illustré plus haut appartient au style dra pé et s’attache un .peu plus bas que la hanche gaucno. Ce style sera très joli dans un matériel noir, qui pourrait être du crêpe de satin ou du satin Canton,

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