Le Messager (Lewiston, Me.)
July 29, 1925
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EUBOPE (Sait* de fa 1ère page) 1835; 11 est tout'en argent et ne pèse pas moins de 230 livres. 11 re présente, en bas-rellefs ciselés, le Oracle, Jésus au Verger et la Ré surrection. -Fait curieux, il y a une statue de Napoléon Ier dans l’église, comme son bienfaiteur, puisque c’est lui quf a'/ait achever la construction de ce merveilleux temple. TTDe l’extérieur, si vous êtes cu riaux, vous pourrez, constater que ht', cathédrale ressemble à d’immen ses dentelles en pierre, et qu’elle^ est surmontée de 137 clochers et cio*; chetons décorés chacun d’un nombre considérable de statues. .On dirait une forêt d’aiguilles dont là plut Îaute, 350 pieds, est terminée par «te statue en cuivre doré de la Sainte Vierge, haute de 10 pieds. Celui qui a le courage de gravir les 185 marches en tire-bouchon qui conduisent sous les jupes de la sta tue, jouira de l’un des plus beaux points de vue que l’on puisse désirer. Au loin on voit les immenses chaînes de montagnes comme les Apennins, les Alpes, les COtiennes, etc., formant un véritable cercle ho rizontal. En ville et environs on voit: L archevêché, le palais royal, 1 no pital, la belle pyramide Chiaravalle, de nombreuses églises; dans le loin tain, la Chartreuse de Pavle, la Ba silique de Superga où sont enterrés les rois de Sardaigne; l'église Sainte-Marie de Grâce près de la quelle se trouve le vieux couvent des dominicains dans le réfectoire duquel on conserve le fameux ta bleau de St-Léonard de Vinci repré sentant la cène au moment où Jésus entouré de ses disciples dit: “Un de vous va me trahir”. Quoique freinte sur le mur, de 1494 à 1497, l’immense fresque est assez bien conservée. On aperçoit aussi la porte Ma genta, l'Arc de Paix érigé par Napo léon Ier au prix de 4,000,000 de francs—somme énorme en ce temps là; l'amphithéâtre, le château S for ça, la Scala, le palais Marlno ou Hâter de Ville, la porte Oarfbaldl; dans le lointain encore on volt la plaine de Magenta, renommée par la victoire sanglante de l’armée française Bur l’armée autrichienne le 4 Juin 1869; à l’horizon une mer de glace et de neige éternelle entou re'le gigantesque Mont Blanc et les sommets du grand St-Bernard, les nombreux Monts des Alpes italien nes e^attMsM;* 1 ,*’li ■v En ae tournant un peu on aper çoit: le palàis Belglojoso, -là Caisse’ d’épargnes, le monument Cavour, les{ jardins publicé,’ la villa royale, etc. Bref, c’est un panorama ,qul atti re de nombreux curieux. Après notre visite de l’égllaé. qui avait bien dur,é,Une hçure et demie, nous nous rendons sur la place du DOme en face afin de prendre notre autocar pouf' visiter la ville aveé une fournée d'autres voyageurs. La tournée'devait durer deux heures, et en attendant le départ, nous pouvons faire quelques pas dans l’admirable place du. DOme, qui est bien l’une des plus imposan tes au monde, à cause de l’église, surtout, et aussi à cause du, superbe monument de Victor Emmanuel qui lui fait face, ainsi que des splendi des édifices qui l’entourent, parmi lesquels est la magnifique entrée monumentale des grandes galeries recouvertes, rendez-vous des riches acheteuses qui veulent magasiner l’ombre du soleil ou à l’abri des pluies. Nôtre tour comprit une visite aux endroits suivants: Colonnes de St-Laurent. Eglise St-Ambroise oit se trouve le corps du saint. Eglise Ste-Marie de Grâce. Le cénacle de Vinci, et le beau monument érigé à ce grand artiste. Lé château des anciens duc de Sforza, servant aujourd’hui de ca serne et de musée. Le parc, l’Arc de la Pair. v Le cimetière Monumental où l’on voit le bronze de Verdi. Les jardins publics, ainsi que leur? monuments et palais, histori ques et artistiques. Les quartiers neufs et anciens, ainsi que de nombreuses curiosités,, de la Tille, et les grandes artères commerciales, car Milan est une ville très Industrielle et commerciale. On y fabrique des soies, cotonna des, dentelles, tapis, chapeaux, Taie selle, poterie, bijouterie, etc. Nous aurions voulu la visiter plus longtemps mais nous devions suivre notre itinéraire et reprendre le train à 2 hrs 55. C’était, regrettable car, à l’instar du Père Périr, 1 nous aurions tous aimé pousser une pointa jüsqu’à la iâVande Chartreuse ,0e I’SVie qui est, le plus riche et le plus artistique des' monuments religieux du monde. Rien que la façade du Couvent vaut qu’on Vienne, de loin pour l’admirer, paratt-11. La Grand Chartreuse n’est qu’à 18 milles de Milan. Nous aurions également aimé vi siter les nombreux mUsées dont s’en orgueillit Milan, mais dans un voya ge de trois mois on ne peut voir tout. A 3 heures nous étions donc de nouveau sur le train en route pour Venise où’ nous devions arriver le soir même. En attendant d'arriver dans la ville qui fait l’étonnement du monde parce que construite dans l’eau par les terribles et puissants doges qui furent longtemps les maîtres d'une grande partie de l’univers, parlons encore un peu de Milan. Cette ville fut connue 221 ans avant Jésus-Christ, alors qu’elle fut conquise par les Romains. Au 3ème siècle après Jésus-Christ, elle venait après Rome en importance et gran deur. Elle devint république en 110l| et ayant refusé de se soumet tre à l’empereur. Frédéric Ier, elle fut détruite par lui en 1162. Bien tôt reconstruite, elle continua cepen dant à être déchirée par des factions rivales dont les Visconti et les Sforza étaient les principales. Une des choses intéressantes que nous avons vues, c’est, le vieux mo nastère des Dominicains où se trou ve la Cène de Vinci. Nous avons pu visiter quelques-uns de ses cloîtres et la vieille sacristie fameuse parce qu’elle est toute sculptée la main. lune de Celui î|ut la bonnf*'n visiter le palais royal y volt le cé- lèbre salofcd#T40 cariatides qui sou tiennent la 'galerie courait autour de la salle et dont les Trotnbreux candélabres de cristal^’pasdpnt parmi les plus beaux qui soient donnus. nous iter con L’églisp St-Eugtorge avons eu le bonhèur de tient tauflArpa de St-Pierre Martyr. Le tomWro rnt^sculpté en 1339. A la basilique de St-Ambroise, nous avoqfe VU), égalassent le tombeau es restai ies trois saints pTefrvdls et Protais. Il est en -Aérént massif et pèse 1400 livre». Cesîfftt. uft don des dames de Milan. contenant Ambrotsef La cathédrale de Milan peut con tenir 60,000 personnes/ÿebout, car, comme' datis* fcrèsqu# *tdutes les églises d'Europe elle n'a pas -de sièges èiotiis ad plancher comme 'en Amérique, le plancher étant tout en mosaïdé^lde .marbre; Il y a tout de même dans les coins des ‘àmas de chaises qu’on range dans les nefs les jours d’offices religieux, t 1
Notre guide, Milanais ardent, avait Insisté pour nous faire visiter le cimetière de la;ville»,"Vous ne le regretterez pas, diti-il, car c’est le plus beau qui existe au monde.” en voyage de plaisir, c’est un peu triste, mais nous consentons quand même et nous ne le regrettons pas car les milliers de monuments qui se trouvent dans cette Immense cité des morts sont imposants au-delà de toute description. Que de fortunes on y a dépensées, par vanité soi-di sant pour, par le marbre et le bron ze, honorer la mémoire d’êtres chers disparus à tout jamais. Tout de même si les âmes en peine rôdent autour de leur pourriture, elles doi vent tirer de ce luxe artlsJ4que dont on entoure leur souvenir/? de bien douces consolations. Nous avions cru que le* cimetière de Laaken, en Belgique,. était une extravagance de luxe. Celui de Mi lan est certainement plus que douze extravagances! C’est up Immense salon d* la mort, et les Milanais ne doivent pas redouter de jjnourir; iis quand on est ■J V >.’V V doivent plutôt avoir hâte d'aller re poser dans ce paradis terrestre. SI le bon Dieu a pu rendre notre future;, i résidence céleste aussi riche, brll- I lante et artistique que le cimetière de Milan, 11 a accompli un ’Mâftt Ira- 1 vail! Blague à part, la nécropolb de Milan va bien de pair ave?/*a gÉaip, dlose cathédrale. L’entrée du cimetière ressemble à un véritable Arc de Triomphe. On jr monte par d^ nombreuses marches, et. de Ut 4a vue embrasse tout le champ dSB mons ave» Tout le stock de chaussures d'hommes, femmes et enfants sera vendu a des prix excessivement bas d’ici à 10 jours afin de faire place aux marchan dises d’automne LA VENTE COMMENCERA JEUDI A 9 HEURES 20 PAIRES DE SOULIERS BLÀNCS GRATIS AUX PREMIERS ARRIVES Souliers et Bottines Hommes GU paires Souliers, brun et noir, pour hom mes, toutes les modes, valeur $5, pour $1.98 1 lot de Souliers et Bottines, brun et noir, dernières modes, valeur $3, pour $2.98 2U0 paires de Souliers, noir et brun, faits par Crossett, nouveau modèle, valeur $G $3.48 1 lot Souliers et Bottines, brun et noir, faits par McElwaian et Kiee llutehins. au li gneux, valeur f7 .r $3,98 30 paires Souliers, semelle crêpe, valeur $G, pour $3,48 1 lot de Bottines de travail, pour hommes, Pour. $1.98 GO paires Bottines et Moccnssins de travail, pour $2,98 300 paires Souliers, feutre, pour hommes, toutes couleurs, pour 08C 1 lot de Tennis pour hommes, femmes et en fants, pour U. 50c 1 lot Tennis, enfants, brun et blanc, points, 5 à îoy» 78c 300 paires Tennis, enfants, brun avec se melle crêpe, points, 11 à 2 Q8c Tennis briuis, 2y> à 5y. $1,18 Tennis bruns, pour hommes, points, G à 10 $1.18 4 lots de Tennis, blanc et brun Points, 8 à îoy» $1,38 Points, 11 à 2 $1,48 Points, 214 à 51/4 $|,08 Points, 6 à 11 v $1,88 Souliers de Dames et Fillettes 1 lot Souliers, cuir verni, faces et courroies, modes du printemps, valeur $5, pour $2.48 150 paires Souliers, cuir verni et satin, ta Ions hauts et bas, valeur $4, pour J2.98 GO paires Souliers, cuir verni, brun, avec courroies et lacés, faits par A. II. Bery. Prix $G.v J3.48 100 paires Souliers, cuir verni, lacés et cour roies, aiissi Souliers, bruns, marque Evan geline, valeur $6, pour $3,98 1 lot Souliers Comfort avec courroies, pour $1,98 100 paires Souliers, cuir verni, avec cour roies, talons bas, points, 2*/j à G, valeur $3.50, pour ,.i $2,48 3 lot Souliers, cuir verni, pour enfants, points, 11 K; à 2 $2,28 1 lot Souliers, cuir verni, pour enfants, points, 7 à 11 $1,88 90 paires Souliers, “Play Oxford,” pour le dehors, points, 81/» à 2 $1,38 3 lot Tennis-sandales, pour fillettes, tous les points, pour.98c 1 lot Souliers, feutre, pour dames, toutes couleurs, pour 78c 1 lot de Moceassins pour dames, pour la maison, pour.98c Venez Jeudi et Vendredi, afin d’éviter la grande foule de Samedi N» -K PHILIPPE LAURENDEAU 282 RUE LISBON LEWISTON, ME.
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“Le Messager” ^Publié trois fois la semaine: Lundi, Vendredi et Mercredi Trois moip .......T. 60c Six mois $1.00 Douze moi* Y.. $2.00 l&ur fe. Canada, $3.00 par année. o;; uo£ ab ouïra s du debom Abonné® qui noua écrivent pour faire changer leur, adresse doivent toujours eu m4Me téntps, mentionner leur ancienne réii ring Mill, d.s l’Ameriran Woolen Co., ii Madison. Environ 250 employés eont concernés dans cette réduction. ILe magasin du service et de la qualité E. S. Paul Co. Marchandise de haute qualité à bas prix Vente Fin-de-Mois I Juedi et Vendredi C’est le temps d’écoulement de stocks. Les marchandises de printemps et d’été—tous les lots brisés—les lignes brisées et les articles discontinués seront mis en vente à très bas I prix durant cette VENTE FIN-DE-MOIS. *T.... r .~7T 7 Nombreux lots non annoncés compris dans cette Vente .TANT QUE LES LOTS DURERONT f Nous continuerons à vendre les bas mercerisés, tissage ananas, et marque “Allen A”, aussi bien que d'autres bonnes marques de bas de soie aux prix suivants: la Paire
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lAlWNSMUTATION -DES METAUX Le professeur Miethe a ptétehdu gevant la Société de chimie, à fter ü, qu’il était parvenu a extraire ’Çe l’or du mercure à l'aide de lampes de quartz. L’atome (lu »e rcure, dams ce but, a été disso cié à l’origine, à l’aide de lampes électriques fonctionnant mal. Cn (phénomène a suggéré l'idée de pt>rtf«fiuivrr*'twt ^tct? des lampes «ipi s'éteindraient et se rallumeraient ossibilité d'employer actuellement Les on des courtes pour un trafic prati que. --:oi ON EST PRIÉ DE NE PAS DANSER Que les Lowistoainais if les Lewistnnnaises no s’effraient pas trop do cetto défense, elle ne les conccrno pas. ARRETEZ CE RHUME!] ne lé laissez pas s’éterniser s Junte au commencement de ,vt> tre rhume, lorsque vous commencez i éternuer, ot que votre nez coule, ou que vous êtes enroué, avec une toux légère, des frissons suivis de flèvre-^-c’est alors qu'il faut arrê ter .votre rhume avant qu'il ne té développé. l’rcne* de trois à quatre eniàérées tliê dit bon vtensr Tcmèflo F n.|p. 05 h.ni. 1.0'» p.ro.j 1.8."» p.m.(10.05 *.m. 2.05 i» in.j 3!8 p.m.112.05 p.m. 5.05 p.ti.l 5.35 |».nt.( 2.05 |».m. î i 4.05 p.m. ♦Laissatit lr frf nuLi X.U5 p.m. ntiu de J*o«Mai>A»MW»5 p.m. seulement f Rapide* locaux jf 9.05 p.m. f 11.05p.m. 6.25 8.25 10.25 12.25 2.25 4.25 6.25 f 7.35 f 9.05 pm. P-wij f ll.05p.mj AHDEOSCOOOIW^BLÊCTRIO CO. T61épbon« 866, Lewlston. Drouin Boucher P10MBIER9 ISO XOE PARK, LEWI8TOH, KA —TéL S1S8-W— Otmfi il* pramlèr* rima. Prix ralabnnabla*. Donnax-nona un aaaal. F. E. Bérubé, Dr. CHIROPRACTEUR Hanta* da bureau: à 12—2 US—T A 8 Tél., 2430 Béa., 2015-J PAS D'OFFICE LE MERCREDI SOIR 171 rue Lisbon, Lewis ton. Bois de Boites Durant dans ■nota $7.50 1* Toyacw Bon eombuatibla—Tél. 1012 JAMES P. MOWER Fernand Despins AVOCAT 211 ras Lisbon, Lowüton Tél. 2940 Dr W. E. Bérubé —DENTISTE— 188 ru# Lisbon, Lewiston, Ms. Tél. 2478 —Diavolo! Voue n’êtes pas tine enfaàt! Vous aviez donc quatorze ans quand vous avez volé le faune? —Oui, signor, —Vous aviez donc l’ftge du discer nement. ^Margarita' baissa la tête, '—C’est bien. Vous allez me sui vre. Lydie, jusque-là sileftcieuse, at terrée, fit un pas: —Où donc allez-vous conduire Margarita Paddi? demanda-t-elle. —A la questure d'abord, made moiselle. Son interrogatoire provi soire lui sera relu et elle le signera. —Mais où passera-t-elle la nuit? —Ne vous inquiétez pas! Il y a des lits où je la conduis! répliqua-t 11 d’un ton railleur. —Mais c’est impossible, voyons!... Ce sont des peccadilles, tout cela!... Laissez-la au moins en liberté!... Elle ne se sauvera pas!... Nous paierons une caution... n’est-ce pas, ma tante? —C’est affaire du parquet, ceci... et à la volonté du juge di'nstructfon. Mon devoir est d'arrêter: j'accomplis mon devoir. La plainte est formelle et l'aveu est complet. En effet, il ne pouvait y avoir de doute pour le magistrat. Son flair était dépisté, il est vrai; mais la cou pable s'accusait avec précision et il n'avait pas à chercher dans son at titude, une étrangeté ou une subti lité. Ce qu’il lui fallait après son déploiement de zèle, c’était une pré venue. Il l’avait, Margarita Paddi «'offrait et II la saisissait, sans plus ample information. Le reste, c'est à-dire la question relative au saphir, qui n’était rien moins que nette, se débrouillerait à l’instruction, quand le' magistrat serait de retour. —Avez-vous un vêtement à pren dre? questionna le commissaire. Margarita, qui avait maintenant lès yeux pleins de larmes, lit signe que oui. Elle se dirigea vers la porte. —Suivez! ordonna Padaretto aux deux agents. XL’ Le jardin s’était rempli de cu fidux. Tout le village s’agglomérait autour des fenêtres de la villa. On sa questionnait. On se bousculait. On S’écarta cependant devant Margarita Paddi qui sortait les yeux rouges, suivie de deux agents. On se tut. Puis, on chuchota: •—Que voulait dire cela? Une rumeur courut: 5 —Comment? Pourquoi sort-elle ainsi, toute seule? Ce n’est donc pas ta Blgnorina? Pourquoi pleure-t pDe?... t IMMU'BI—II ■L. I’tiis, ou s'exclama: —Ce serait-elle, La Pacldi?... Pas pnssilile! Elle, la voleuse?... Il fallait bien le croire, puis qu’on l'arrêtait! —AU! ah! La Paddi! C’est La Paddi! Et aussitôt, avec la rapidité de re virement de la foule, les commentai res volaient de bouche en bouche. L’étonnement faisait place à l'hosti lité mauvaise, féroce... —-Voleuse! voleuse! voleuse! chuchotaient les voix toujours plus distinctes. —Hé! signorina! cria une femme à Lydie, qui sortait sur les pas de la pauvre fille, ne- vous donnez pas tant de peine, Santa Madré! Ne. la plaignez donc pas! Ella a voulu fai re renvoyer San Carlo!. Ah! l'hy pocrite: l’orgueilleuse!... C'est l’orgueil qui l'a perdue!... Voleu se! voleuse!... —C'est bien fait! glapissait une voix aiguë. —San Carlo l’avait bien dit que c’était elle! —Il l’avait toujours pensé!... —Qui sait si elle n'a pas empoi sonné son grand-père?... Lydie entendait ces clameurs do village. Ces cris venimeux "et lâches jetés comme des cailloux à tout être qui tombe. Et Margarita aussi les entendait. Elle ne les avait pas pré vus. Elle se croyait aimée de ses compatriotes qui l’avaient vue naî tre. Et voilà que parnri ces poings lovés sur elle, elle ne trouvait pas une main offerte, pas un regard de pitié, pas une voix amie!... Les yeux noirs luisaient dans les visages bruns des femmes liaillonneuses et la suivaient, mauvais et venimeux. Elle comprit que toutes les fem mes lui en voulaient de son amitié d'enfance avec la signorina! Elle entra dans sa maison. Lydie la suivit et ferma la porte: Les agents se placèrent en plan ton sur le seuil. .La rouie; cria: —Elle' va s'échapper par devant! Cerrnz la porte! A cet avertissement officieux et empressé, un des agents fit le tour de la maison par le jardinet, suivi d'une partie des curieux. —Oi.in.4jp Dieu! murmura Marga rita, cdnllhe ils m’en veulent! Que leur ai-je (ait? On dirait; à les en tendre, que je suis une grande cri minelle! Et elle tomba accablée sur une chaise. Elle comprit alors la valeur de ton dévouement, do son sacrifice et sut pour la première l'ois, coin bien le malheur change la sympa thie des hommes! Lydie jeta ses bras autour du cou de son amie et se glissa à ses ge noux e.i sanglotant. —Margarita! Ma Margarita! Pourquoi as-iu fait cela? Pourquoi t'es-tu accusée si inutilement? —Non..’, pas inutilement! répon dit la jeune inspirée, sur un ton d’ex altation qui la transfigurait. Non, pas inutilement! Prenez garde seu lement que miss Victoria ne parle de la bague. •—Comment sais-tu cela? ques tionna Lydie stupéfaite. -—.Je sais. Je sais que miss l'avait au doigt et que vous la lui avez re demandée le jour que l'antiquaire est venu à Col-di-Rodl. Oh! Lydie!.: Lydie! Que ceci vous serve de le çon!... Ne recommencez plus ces' détestables plaisanteries!. vous voyez ce (pli en résulte? Vous faites cela pour vous amuser!.,. Irrésis tiblement, sans doute?... Et Mar garita va prendre la faute sur elle... et on ne plaisantera pas avec elle, parce qu’elle est' pauvre!.. —Mais c’est fou tout fce que tu dis là, ma pauvre chérie!. pour quoi t’accuser? —i-arce qu us vous auraient em menée!. Et je ne le veux pas. Vous êtes c:e que j'aime le plus au monde, carissima!. avec Entanue le. oui! Que va-t-il dire, Ema nuele? —Je lui dirai la vérité, sois tran quille! je lui dirai tout. —Non, non..! ne dites rien! Il faut que cela soit ainsi... et d’ail leurs, à présent, tout m’est égal... C'est la Madone qui, m'a conseillée. —La Madone? —Oui. à mon pèlerinage. lorsque je Fai priée pour vous, elle m’a répondu: “Dévoue-toi pour elle: je la su avérai.” Oh! je suis bien tranquille! J'attendais l'occasion... elle est venue et tout est bien ain si... -il le fallait. allons; adieu! Embrasse-^noi. Lydie restai! sans paroles, anéan tie. Son amie l'embra sa et sortit par la porte de 4la nielle où l’un des agents montait la garde. tille ayàit pris une mante, un chapeau-, quelques objets. Giovanni Padaretto était déjà dans la voiture avec le secrétaire. —En route! ordonna-t-il. Un des agents monta sur le siè ge; l’autre s'assit sur la banquette de devant, aux côtés de Murgaritu. Tout le village faisait cercle en huant. San Carlo debout sur les marches de Ja Pinuçot oca regardait le spectacle, franchement déconcer té. I! n'en revenait pas, qud la coupa ble Tilt la jK'tile-lille de Paddi! La voiture Et à rni^hemin do la côte, elle croisa une antre voi ture: celle' fjut ramenait Kmunuele U Col-di-Itodi. En apercevant Margarita cernée par ces quatre hommes, dont, deux, Padaretto et le secrétaire lui étaient connus, il crut à une hallucination. —Toi? Toi?... cria-t-il. Que t’ar rl\ce-t-ll? Et il s'élança hors de sa voiture et se inlt jl'suivre l'autre en courant. En passant, toute pôle, .Margarita Itil avait tristement souri. -—Presto; Presto! commanda Pa daretto. Le cocher, malgié la descente, mit ses chevaux au grand trot. Margarita lit signe an jeune hom me, de la main et de la tète cte ne pas la suivre. Iiodi s’arrêta au milieu de la route, atterré. .'Où allait-elle ainsi escortée? Où la menait-on? Qu'avait-elle fait? Il hésita entre le désir de rétrogra der, de ne pas l’abandonner, et le désir de savoir au plus vite ce qui s'était passé. C'est ce dernier parti qu’il choisit. Il remonta dans la voiture et lui aussi dit au cocher: Presto! Pres to!... Arrive sur la place, u m attendre lo Cocher, prit sa vidise et courut chez lui. 'I! trouva sa mère sur là porte avec quelques voisines qui commentaient l’événeujent. Lorsqu’il sut île quoi Margarita était accusée par San Carlo et par le maire, il s'écria avec emporte ment: —•-Ce n'est pas possible! Et il courut chez ses voisines, pen. sant y trouver Lydie. Lydie u*y était pas. —Où est-elle-' questionna le jeu ne homme, qui reHfiiralt à peine sous le coup de son -émotion. J Dorothée toujoirtfc-;-a,âBi*e, Comme égarée, ploya les épaule. Miss I’olly répliqua: 'V'’* —Je n’en sais rien.,,4 Elle lui tourna lo dos et monta dans sa chambre. <_ XLI Emanuele sortit de la villa, vit en passant la porte de la maison de Margarita rntr’ouverte et les commè res discourant encore dans le jar din.^Il poussa la porte, entra, et ffr*mTniT—ma——wwïïTi dans la troisième pièce qui était la chambre de Margarita, il aperçut Lydie agenouillée devant le petit lit, le front sur la couverture, les bras étendus et sanglotant. Il s’arrêta sur le seuil de la cham bre, jeta son chapeau snr une chaise et s’avança. Il appela doucement: —Signorinetta? (pette mademoi selle). Kilo ne bougea pas. ---Signorinetta?... C’est moj, Emanuele. parlez-moi... pour l’amour de Dieu! Que s’est-il passé? Elle releva la tête et la laissa re tomber dans un redoublement de dé sespoir. Il s’approcha, tout remué, mais .stupéfait aussi d’un tel chagrin chez la jeune tille, que jamais encore 11 n’avait vue pleurer, même enfant. —Je vous en prie, Lydie, dit-il fi mi-voix, qu’est-il arrivé? Employez moi. J'ai rencontré la voiture qui emmenait Margarita. Ma mère m'a dit qu'on avait trouvé des objets de la Pinacoteca dans lo puits et que c’était Margarita Puddi qui les y avait jetés?... Est-ce possible? Une créature si honnête, si paisible, sans malice, pourquoi aurait-elle fait ce la? Voyons!... Il ne faut pas la laisser emmener ainsi sans protes ter! Les larmes ne modifient pas les choses! J’ai gardé ma voiture... Bxpliquez-moi ce qui s’est passé et j’irai parler à Padaretto... On ne l’emmènera pas en prison, je pense? Lydie se dressa d’un bond. Son visage tout marbré ruisselait do lar mes. t,n prison; r.ne îrau eu prison; Elle s'essuya les yeux avec sa inan ohe do mousseline et soudain prit un parti: —Voua avez une voiture? Alor$, nous allons descendre... le temps •'do m'habiller., «vous viendrez àveç |nôt... je prendrai de l’argcrft.. nous offrirons une caution... tj ne faut pas que celh s'accomplisse* La prison! Ah! non! Pas ça!... Elle sortit en courant, bousculant, les commères ébahies de vs£ figuré bouleversée, rentra dans sa maison, monta à sa chambre, s’habilla rapi; dement, ouvrit son sac de fov^Ffî en retira les paquets de billets de banque qu’elle y cachait. Elle les en tassa pêle-mêle en partie dans son sac ù main, en partie dans les po ches intérieures de sa jaquette et s’apprêta 4 descendre. Sur le palier, elle se trouva nez à nez avec son institutrice, qui, l’a yant entendue revenir, s’interposait de son air le plus autoritaire: —Aoh! Lydie. commença la di gne demoiselle, m’expllquerez-voirs cette histoire de saphir volé?... —J’ai bien le temps de vous expli quer des histoires! lui cria son élè ve en descendant l'escalier en cou rant. —Où allez-vous ainsi? —Vous le saurez un jour ou 1,'au tre. —Lydie?... Lydie... Je réponds de vous! Je vous défends de faire un pas de plus sans être accompagnée! —Zut! La pauvre institutrice qui s’élan çait à la poursuite de son élève, s’arrêta comme si un soufflet l'eût clouée sur place. —Zout? fit-elle, au comble de l’in dignation. Elle, m’a crié zout? Qn’est-ee qui se passé? madame Do rothée? Madame Dorothée? Lydie, est partie... Shocking!... Shoc king! Quand je devrais la souivre en camisole, je saurai où elle court ain si sans autorisation! Emportée par son élan, miss Pol ly,‘ effectivement en camisole et les cheveux roulés, car elle se coiffait «u moment où elle était sortie d<? sa chambre, acheva de descendre, alla au bout de la ruelle, celle où était le puits, rencontra les commères au bord des seuils qui la renseignèrent avec sympathie: ■—vous courez apres la signorina.' —Elle est partie en voiture avec Emanuelo Kodi. —Avec EJmanuele? Comme cela? Sans prévenir? —Ils vont voir sans doute ce qu’on fait de la Padd-f; L’institutrice descendit la ruelle, juste pour voir la voiture tourner le coin do la placetie et disparaître. Alors, ce mépris de son autorité si brutalement manifesté, joint à féhigme du saphir qu’elle ne parve nait pas ù débrouiller, achevèrent de l’accabler. Elle retourna par leè jar dins et voulut, en |*nt,r&nt, ;se faire expliquer la fugue do.Lydie-par Do rothée, ;—Ah! dit oelle-Ü de sa voix-.do-, Ydfite et rassurée, que foulez-vous que je vous dise, mise? Ne vtras épatez pas, allez... laissez aller, les ^hjnjps!.... —Mais j’ai garde d’ûme, mada me! Je ne dois pas abandonner mon élève! Elle se sauve sans me donner le temps de m’habiller! Dois-je lui courir après? —Oh! ce n’est pas la peine... calmez-vous... elle reviendra! (A suivre) LE COIN DE LA MODE Par Sliirlcy Sharon e •TTTTt'RICK 6228
Pour la première fois depuis la période d’aant-guerre il semble que les autorités de la mode portent un peu plus d'attention à la partie su périeure de la robe. Les collets sont maintenant variés et originaux, pendant qu'on Imagine nombre de cravates ou jabots pour jqieux los orner. Dans le modèle il lustré aujourd'hui, par exemple, on remarquera que le follet ne peut être plus négligé, mais l’échantillon de foulard, qui sort de sous les bords, descend harmonieusement pour former un noeud lùche sur le corsage. Cette cravate de genre foulard est généralement en soie* imprimée, de nuances très voyantes, et brise avan tageusement la monotonie d'une robe de couleur foncée ou de stylo très conservateur. Le bas tout à fait uni de la jupe, sur le modèle plus haut, est un autre intéressant détail, de même que les pinces permettant une légère am pleur bouffante aux hanches.
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LE calendrier US PETIT. PORTEUR OIT: Le baseball est un merveilleux Jeu pour le travail de tête. LA TEMPERATURE— Partielle ment nuageux aujourd'hui et orages probables pendant la nuit. Jeudi, beau et tempéré. Lever du soleil: 4 heures 32. Coucher du soleil: 7 heures 8. Longueur du jour: 14 heures et 36 minutes. Jour de l'année: 210feme. Les jours décroissent de 43 mi nutes. CALENDRIER RELIGIEUX Le 29—Sto-Marthe, vierge, soeur de Stc-Marle-Madeleine. Le 30—St-Abel. le premier des martyrs et la première figure de Notre Seigneur. Dans tes Théâtres ce Soir EMPIRE—La vue “Lost A Wife”, avec Adolphe Menjou et Greta Nissen. STRAND—“The Man In Blue”. avec Herbert Rawlinson et Madge Bellamy: “The Unknown Love”, avec Elsle Ferguson; dixième chapi tre de la série “The Fighting Ran ger”. PRISCILLA—"Ltghts of Lon don”, avec une distribution étoile. J.' B. Warner dans "Flaming Hearts". noüvëllesTThSles Téléphone dn Messager 1764. téléphoné chei M. Conterh 1447-3. A lire la correspondance de M. Couture, en 1ère page. Nous visitons aujourd’hui la ville de Milan, l’une des plus belles d’Italie. Les cas de maladies contagieuses sont i>eu nombreux au bureau de santé local. D’après le rapport de la secrétaire de ce département, ce ma tin, il y a un cas de diphtérie, un de fièvre scarlatine, deux d’oreil lons. un de pneumonie et trois de coqueluche. Pas d'intentions de mariage chez lo greffier de la ville ce matin. Ce soir, assemblée du gouverne ment de la ville. Le juge Oakes de la Cour Supé rieure a décrété que les avocats Brann et Clifford recevraient chacun $150 pour leurs services comme dé fenseurs. de Archie Litalien, qui fut récemment condamné au pénitencier à perpétuité, Cojpme Litalien. était sans argent pour obtenir un avp cat, lors du procès, la Cour lui per mit de se choisir un défenseur qui serait payé par Je ,comté. L’accusé demanda les services de M. Brann et, plus tard, ce dernier décida de s'associer M. Clifford. MM. Brann et Clifford se sont déclarés entièrement satisfaits de la rémunération que le juge Oakes leur a accordée. A une assemblée des membres de l’Orphéon, tenue hier soir la salle du Cercle Canadien, les derniers détails du voyage de cette organisa* tinn à Québec furent définitivement fixés. On compte qu’une quarantaine de membres et leurs amis feront le voyage. Une dizaine de citoyens de Watcrville se proposent aussi do se joindre à la caravane au moment où elle traversera cette ville. Le départ aura lieu après la messe de 6 heures dimanche matin le 16 août. Les ex cursionnistes coucheront à l’hôtel Sfe-Ursule de Québec le même soir et cette hôtellwie sera les quartiers généraux des visiteurs de Lewlston jusqu’au mercredi matin, alors qu’on partira pour» revenir. Le programme, qui est encore ù l’état de projet, comprendra une visite du port, l'ile d'Orléans et au pont de Qtû bec, par bateau, dans fa journée ao lundi. Mardi, les orphéonistes et leurs amis visiteront Ste-Anne de Beaupré et les chutes Montmorency. Un grand banquet sera alors servi sur la terrasse du Kent House. Le mercredi matin, un groupe d’orphéo nistes et leurs familles s'embarque ront sur le princier vapeur "Riche lieu” pour une croisière de deux jours au Saguenay. Cette promena de est indépendante du voyage de l’Orphéon mais on compte qu'une dizaine de membres au moins y prendront part. Le maire Wiseman est à projeter le premier concert municipal de l'année dans notre parc, maintenant qu'il ne reste que quelques jour3 pour achever la construction du kiosque de musique. Il eut possible que ce concert ait lte.u la semaine prochaine. En outre, 11 y aura plu sieurs concerts sur le parc de la rue Lincoln où se trouve maintenant l’ancien kiosque. Durant le ..séjour du 103e d'infanterie ici, la fanfa.ro de ce régiment pourra donner dps concerts en plus des fanfares de Lewîmton. Le maire a l’intention de demander à l’Orphéon et à la Cho rale. de donner quelques sélections de concert. Le Harmony Four sera egâltment au programme. î^e travail de construction du kiosque avance très rapidement, comme ont pu s’en rendre compte ceux qui firent ré cemment une visite pur le parc mu nicipal.
Va intéressant programme fran çais sera radiographie par le poste CNRO, d’Ottawa, ce soir à 7 heures 30, Plusieurs possesseurs locaux d'appareils dé radio nous disent que Je poste d'Ottawa est facilement et avantageusement entendu. Ici. Le programme de ce sojr est sous les auspices dii chemin de fer National du Canada. Nous publions aujourd'hui une annonce du fameux parfum Narcisse Doré de Joceau et nous conseillons à nos lectrices de la, lire attentive ment, car elle comprend un coupon qui leur donnera droit à une réduc tion très avantageuse sur les pro duits de tolleite de cette maison bien connue. Les parfums et poudres Jch ceau sont vendus dons nos principa les pharmacies. Les restaurateurs, les confiseurs, les épiciers et toutes les personnes qui servent boire et h manger pont priés de se rappeler: qu'ils doi vent se présenter au Bureau de Santé durant le mois de juillet pour obtenir le permis exigé par la loi. Sinon ils s’exposent être traduits en Cour et à' payer l'amende. Par .ordre, le Dr Dumont, directeur de la Santé, Le R. P. Bernard Doucette, do mica In, autrefois du monastère de Lewiston et directeur de l'Associa tion St-Dominique, «et actuiellemeut de passage dans notre ville. U re partira demain pour Ottawa, où il exerce présentement son ministère. L'officier Boisvert, de la police il'Auburn, stationnait encore à l’an gle de la rue Elm et de l’avenue Mi not, hier, et a sommé six autres chauffeurs à comparaître en cour pouji- n’avoir pas observé le règle ment quant au phare de trafic placé à cot endroit. La veille, il en avait sommé 12. Parmi les chauffeurs qui ont été pris sur le fait, hier, on relève les noms de Virgile Houle et François C rot eau, de Lewis ton, ain si qu’Arthur Croteau do l’avenue Miuot. Les douze citoyens qui la veille fu,rent sommés d,e comparaî tre se sont tous avoués coupables et ont dû payer $4.85 d'amende et de l'rals chacun, hier matin. Parmi eux se trouvaient MM. Frédéric Fournier, d© la rue Paul; Ernest Caouette et S.-I. Boies, de l’Avenue Mlnot, Auburn. Le chef de police Rowe a émis hier une déclaration dans laquelle il met le* automobilis tes en garde au sujet d;e ces phares de trafic récemment érigée et il père que chacun fera sa part pour éviter les contraventions aux loi». La récolte de foin est abondante, mata qu’en fera-t-on? C’est uuo question A laquelle lea cultivateurs pèuvcnt répondre. “J’ai vendu cet te année tout mon foin debout pour $200. L'ani dernier, ‘j’avais obtenu $6E>0 pour la môme quantité. J'cé time qu‘on i>eut y couper environ 100 tonnes,” déclarait un citoyen du Maine, ces jours derniers. "11 en coû te $7.50 pour couper le foin et l’en trer dans la grange, continue-t-il. On ne peut le vendre au marché que lorsqu’il est mis en balles et il en coûte $6 la tonne pour le mettre ainsi, en toiles. Il en coûterait $2 la tonne pour 1© placer sur les wagons et comme notre marché eBt assez loin dans les chantiers do bois, il en coû terait $5 de fret et de livraison A ret endroit. L'hiver dernier, il y en a qui ont acheté du foin du Michi gan A raison de $20 et $21 la ton ne. Vous voyez ce qui peut rester A celui qui achète lo foin debout. S’il paie $6 la tonne et qu'il lui en coûte ensuite $7 pour le couper et $6 pour le mettre' en halles, 11 ne peut vivre qu’en le vendant de $25 A $30 la tonno .ce qui est un gros risque’’. Ij©3 échevlns do Lewiston se réu niront co soir afin de préparer la bienvenuei 0(71010116 au 103e d’infan terie de la Garde Nationale qui viendra camper ici au mol* d’août. On a Invité pour ce soir les autori tés de la Chambre de Commerce, des clubs Kiwanis et Rotar.v, ainsi que les chefs d’industrie, du commères et des maisons d’affaires. On prépa rera 1© bal du gouverneur et les dan ses militaires régulières qui auront lieu Ici peudaut la visite du régi ment. La question du grand concert de la fanfare du 103e sera aussi dis cutée par les échevlns. La question des décorations viendra également devant l’assemblée. Le général Andrews écrit d© Washington à Portland qu’il consi dère beaucoup Scth May. dJ Auburn, directeur de ja‘prohibition dans le Maine, et il ajoute qu’il a l’intention d© je maintenir en. fonctions. Plu sieurs op’nent que le Maine devrait être fait, district, .tout .com me la. Floride, et que M. May en au rait la direction. M. Louis Malo, entrepreneur de cette ville, vient «'obtenir le contrat pour la construction de la synago gue juive Beth Jacob à l’angle des rues Shawmut et Sabattus. M. Malo U commencé le trava.il hier après midi. L'édifice coûtera environ $5>0, ’OOO. On croit pouvoir le terminer .pour le Jour de l’An. Lee architec tes Gibbs et Pulsiftsr surveilleront le -travail de con'structlon. L'édifice me surera 35 pieds de façade sur la rue Shawmut et aura 71 pieds de pro fondeur jusqu’à la rue Sabattus. Le lot lui-môme mesure 70x120 pieds. IJ y aura des tourelles à chaque an gle de l’édifice et ce sera un temple magnifique. Rien n’a Hé" épargné afin que cette synagogue soit un vé ritable ornement pour Lewjvton, L’entfée principale sera da pierre .artificielle et les marchas en granit. Il y aura lumières ornementales de chaque côté. Voici les contrats récemment, ac cordés par la Commission de* Eco les de cette ville: M. Joseph Maille!, pour un montant de $324 devra peinturer l’école élémentaire Frye, à l’extérieur où ce sera nécessaire. M. D. Rivard, pour la somme de $1, 175, réparera la corniche de la mê me école. M. D. Lemieux, $1.000, fe ra le travail de .maçonnerie A l’é cole Coburn, en rapport avec les nouvelles sorties. La Gullmet Co., pour le. montant de $2,629 fera la plomberie de l’éçole Çoburn. M. Lew Barrett, Instructeur de tambours, est très enthousiaste des (résultats obtenus Jusqu'Ici dans (les pratiques suivies par les tambours du Cercle Canadien et dm "Monta* gnard”. 11 est d'avis même que Lewiston fora sensation lors du pro* chain carnaval de Taquet tours, h Québec, en février. Déjà on parle beaucoup do ce voyage et il n’est pas Impossible qu’un millier de ’ra quetteurs et visiteur» aine! que le gouverneur Brewster et un groupe nombreux de représentants g la Lé* gislature fassent cet Intéressant voya ge, qui aura pour résultat de faire connaître davantage le Maine à nos voisins do la province de Québec. H éflt question d'prganlser ùue .sottie générale des clairons et tambours des quatre clubs de cotte ville, pour le mois d'octobre. Un accident d'auto s'est produit g Seven Miles, Brook, Riverside, lun di, et MM.. Stanley Rouis, et Cari Lowe, d'Auburn, ont été blessés lé gèrement. ,Lo camion qu'ils occu paient a glissé et donné contre la charpente du pont, cet endjroit. M. Ixxwo avait dans ses poches une pièce de 60c et par suite de l'acci dent, cette pièce d’argent lui péné tra, asses profondément dans la cuig se. On dut lui faire des pansements, car le sang coulait abondamment de cette blessure. Plus tard., il put sui vre son compagnon Jusqu'à Auburn. L/es vers rongeurs et plusieurs autres causes font de grands dom mage» aux arbres à Lewiston, en dé pit'du fait que notre vlllo a tenté tout en son possible pour sau vegarder nos arbres d’ornement. Prés de la Boction industrielle, les trottoirs, les édifice» et l’iisphalte Bont si près de la racine deu arbres que ceux-ci no sont pas libres de se développer et ils meurent graduelle ment. ije ver rongeur dévore surtout les érables. Les expert» disent qu’on n’a jusqu’ici trouvé aucun moyen ef ficace d’enrayer ce fléau. On n’abat un arbre qup lorsque c’est devenu absolument nécessaire, Ici. Et mê me, il faut avoir un permis pour le faire. On dit que la situation à Lew Iston est analogue à celle des nu* Les centres. On nous écrit de Woonsocket, R. L, qu’un Bolennel service funè bre a été chanté en l’église du Pré cieux-Sang de cette ville, lundi ma tin, la mémoire du défunt cardinal Bégin. Parmi les visiteurs du dehors qui assistaient à cette cérémonie on remarquait M. Oédéon Vallée. de. Lewiston et M. Arthur Daviau. de Watervllle. Un camion et une auto Céupé sont »^us en collision sur l’avenuo Ml not, hier soir, en face de .la demeure tlo M. Albert Conant. Mme Ina-V. Keith, épouse de M. Martin-L. Keith, ilnsi que M. David Simpson, d’Au Itirrn. ont été blessés. On croit qlie Mme Koith souffre de blessures in ternes, et qu’elle a une côte brisée. M. Simpson s’cet brisé la clavicule. M. Keith, qui chauffait l’auto, n’n pas été blessé. Le camion était con; iiiit par Mme Dalsy Simpson, et Hait rempli _ Voici les patients récemment ad mis à l'hôpital du Dr Cobb, Auburn: Mlle Ri ta Dérobé, de ‘Lewiston, M. Albert Landry, de Turner, Mlle L Madore, de Lewiston. M. Joseph Pelletier, de Lewiston, est sorti do cet hôpital. M. et Mme Gaunt, de McCloud, Californie) sont en visite à Lew iston chez leurs parents, rue Spring. Mme Gaunt, née Isabelle Therrien, SYRANDf MO W CE SOIE ET JEUDI HERBEGT mad6e BELLAMY. "Man/«Blue Aussi ELSIE FERGUSON dans "The Unknown Lover’ DIXIÈME CHAPITRE~DÈ “FIGHTING RANGER” VEN. ET SAM. BERT LYTELL et PAULINE FREDERICK est heureuse de revoir sa ville nata le qu'elle quitta il y a une vingtai ne d'années pour aller demeurer dans le grand Etat du Pacifique, -:o: 11 existe aux Etats-Unis 250,ont) nègres catholiques. Grande Vente FEU et FUttfe ,-v#* *n«wr''. Jeudi 30 Juillet à 9 heures TOUT LE STOCK SERA VENDU A SACRIFICE A. Paré 26 Chesnut Edifice Marcotte HÔPITAL PRIVÉ DU Dr COBB POUR CAS MÉDICAUX ET CHIRURGICAUX DE MALADIES DES YEUX, OREILLES, NE Z ET GORGE Ajustage de Lunettes. On perle français. Médecin-interne. Prix raisonnables. 243 RUE MAIN, AUBURN, ME.