Le Messager (Lewiston, Me.)
July 15, 1925
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Entend ne Second Oltee Mail Metter Dec. 22, 1906 et the Pont Office of Lewleton, Me., nnder the Art of Conseil of March 8, 1879. Religion et Nationalité LE MESSAGES PUBLISHING LE MESSAGER, LEWISTON, ME.
00. Publié trois fois par semaine: Lundi, Mercredi, Vendredi MERCREDI 15 JUILLET 46e Aimée No. 55 3 CENTS LS NUMÉRO CURIEUSES CONSTATATIONS A propos du |Mnblniiftnt de terre de Californie Il s'est produit, au cours du séis me qui a ravagé dernièrement la ville de Santa Barbara, un fait qui bouleverse quelque peu les théories de la science sur les tremblements de terre. Il paraît que des ouvriers qui tra vaillent au percement de l’aqueduc souterrain de Montecito, à l’Est de la ville, et qui se trouvaient, au mo ment de la catastrophe, à 2,000 pieds horizontalement .à l’intérieur de la montagne, et à une profondeur de près de 3,000 -piads-au-dessous du sommet de la montagne,’n’ont absolument rien senti du tremble ment de terre. Certains hommes de science pré tendent que les secousses sont dues a des glissements de terrain dans les couches profondes de l'écorce ter restre. Mais cé Tait Inattendu sem ble contredire cette -théorie* LE “SOLDAT INCONNU” ALLEMAND Lui érigera-t-on un pont sur le Rhin Depuis que le bourgmestre de Co logne, M. Adenauer, suggéra d'éri ger un monument à un soldat incon nu devant la fameuse cathédrale, lors de la récente célébration du mil lénaire de la Rhénanie comme terre allemande, on discute beaucoup, en Allemagne, pour savoir si l’on doit ou non donner suite à ce projet. La suggestion du bourgmestre ne semble pas très populaire: beaucoup d’Allemands trouvent que l’idée manque trop d'originalité et res semble trop à une simple imitation de ce qui a été fait par d’autres pays. Néanmoins, la proposition Ade nauer a soulevé une discussion na tionale au sajét^jdu monument qu’il conviendraitd'ériger aux héros de la guerre. Lee uns suggèrent une chapelle,’ dans un endroit retiré, d'autres sont en faveur d’un gigan tesque monument à Berlin, la capi tale. Le projet le plus populaire semble être celui de la direction des Beaux Arts, qui propose de construire un pont artistique sur le Rhin, lequel etÿ un des plu» st,âréa de l'Allemagne. -—-to: Le plus vieil arbre de Paris a au jourd’hui ,112 ans. 11 a été plant par Marie die Médicis en 1612. A VENDRE Bonn® place de commerce dans centre de Lewiaton, petit placement, payant $75 à $100 par semaine et un peu plus. Com binaison de 4 commerces dans le même local. Venes à no* bureaux et npprenez tous les détails. Xotis fxmvons voua con vaincre, GEO. A. EMERSON CO. 31 rue Lisbon, Lewis ton. jl7p LES HOXfe 7% FIRST Mortgage Real JMftte Oold fcondi Assurent aux porteurs 4a eaa Ban la sécurité, le rendement satisfaisant at la certitude qu'ils aident à construire des Maisons dans le Mains pour les cens du Maine. The W. A. Hoxie Company Immeubles, Assurance et Service de Placements 910 Fldellty Bld*., Portland, Me. H. J. MAHEUX Beprésentant à Lewlaton 17 BPE LAPAYETTE—Tél. 238S-B no Le jeune accusé change son plaidoyer et s’a voue coupable du meurtre de David Cheney —Il déclare,cependant être innocent et que l’avenir prouvera ce fait Le juge Oakes le condamne au pénitencier à perpétuité L Histoire du crime d’après les la poursuite preuves de b Archie Litalien a été condamné à panser le reste de sa vio naturelle au pénitencier de Thomaston, pour le meurtre de David Cheney, com mis à Auburn au mois de janvier dernier, et 11 sera conduit à la som bre prison d'Etat aujourd'hui. Cette condamnation a marqué la fin d’un procès qui s'annonçait com me devant être très long et s'est ter miné d’une manière sensationnelle, en Cour Supérieure d'Auburn, hier midi, après que l’accusé eut fait une déclaration de culpabilité. Litalien a cependant fait suivre ce plaidoyer verbal par une déclaration écrite et signée dans laquelle il continue à protester de son innocence, ajoutant que le temps prouvera la vérité. L’admission du prévenu fut un vé ritable coup de foudre dans la salle qui, comms le jour précédent, était remplie par une foule de curieux. Elle suivit la présentation de la cau se, faite d'une manière expressive et vraiment magistrale par le procu reur du comtSjr Pendant plus, d’une heure M. Berman énuméra les nombreuses preuves que la poursuite allait pré senter contre Litalien et ce fut sans aucun doute cette charge accablante, dont il ignorait l'importance jusque là, qui décida l’accusé à changer son nûXUCUlpabHité en celui de coupable. La sentence d'emprisonnement à vie fut immédiatement prononcée par le juge Oakes et marqua la fin d’une des plus grandes causes de meurtre dans l’histoire du comté d’Androscoggin. J.a Séance de Lundi après-midi A 3 heures et demie, lundi après midi, la séance était reprise et on continua le choix des jurés. Dix ci toyens avaient été tirés au sort par les conseils municipaux des deux villes, pendant l'heure du midi, et huit se présentèrent à la Cour, les deux autres en étant empêchés par des raisons valables. Comme le matin, Lltalien parut très calme et suivit avec intérêt les questions que les avocats posaient aux aspirants-jurés avant de les ac cepter ou les rejeter. Souvent il .se penchait pour donner son avis à son défenseur ou exprimer sa désappro A VENDRE Pour régler nno succession, Propriété à 151 RUE LINCOLN; deux Maisons com prenant magasin et quatre logements. Téléphone 3248-J J15p CHAREST BROS. Contrncteurs en menuiserie et maçonnerie. Renseignements gratis sur plans (Blue Prints.) 48 RUE O AK—Tél. 1948-W j ÏOp QUELQUE BON JOUR Vous déciderez que c’est le temps de mettre de l’argent d ecôté. Pourquoi ne pas commencer maintenant en déposant $1.00 ou plus chez nous chaque semaine î C’est un facile et bon moyen de marcher de l’avant. Intérêt actuel: 4y2 p. c. 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Il avait lu très peu au sujet du meurtre et ne con naissait pas de raison pouvant l'em pêcher de rendre un jugement juste. II fut accepté comme onzième juré. Comme le tableau était encore épuisé, le juge ordonna une deuxiè* me suspension de séance, jusqu’à mardi matin, afin de permettre le tirage au sort d’un nouveau groupe de citoyens, dans les différentes mu nici|>aU4é*e4ij'CO*té. Les onze Jurés furent alors con duits, sous la garde des shérifs, jus qu’à l’hôtel Elm House, à quelques pas de l’édifice du comté, où Ils sou pèrent et passèrent la nuit. Mardi a vaut*midi La foule était encore plus grande que la veille dans l'enceinte de la Cour lorsque Litalien y -ftit -guigner à 9 heures 30 hier matin. Dix autres citoyens s’étaient pré sentés pour faire partie du Jury et on en commença aussitôt l'examen. Un surcroît de travail attendait ce pendant la Cour, car au lieu d’un juré qu’il restait à choisir lundi soir, il y avait alors trois places vacan tes sur le corps appelé à juger l’ac cusé. M. Hiram Ricker s'était fait excuser, sous prétexte qu’il est maître de poste à South Poland, et la défense se servit de sa prérogati ve pour faire excuser M. I. T. Lane, de Leeds, le quatrième juré choisi lors de la séance de lundi matin. La raison de cette mesure était que le Juré avait déclaré ne pas savoir si le meurtre avait été commis au Ca nada ou dans le Maine. Ces vides furent toutefois rapide ment remplis et à dix heures le jury était complet, après que 55 citoyens eurent été examinés. Le juge fit le choix de M. Austin B. Howard, d’Au burn, nn -AnelanMgputé-shérif, com me cJjÇfHtofl^f Il^tSlait 10 heures et 3 minutes iors/jue tout ce travail préliminaire fut terminé. Le jury était alors com posé comme suit: Austin B. Howard, commis, de meurant ù Auburn, chef. Harold-Eugene Booker, charpen tier, de Durham. E. J. Ridley, fermier, de Lew iston. Mme Ruby P. Davis, employée de chaussurerie, d’Auburn. Charles A. Webster, fermier, de Wales. Delmar Herrlek, méAnicien, de Mechanic Falls. William L. DeRosay, agent d'im meubles, d’Auburn. Albert J. Berry, commis, d’Au burn. Mme Solange Jacques, ménagère, de Lewiston. Samuel Lewis, chauffeur de taxi, de Lewiston. Joseph Pépin, employé de la Blanchisserie, de Lewiston. Sherman H. Bonaey, commis, d’Auburn. La présentation (le lu cause A 10 heures 15, le greffier de la Cour donna la lecture de l’acte d’ac cusation et cette formalité fut aussi tôt suivie de la présentation de la cause par le procureur du comté, M. l’avocat Berman. Le procureur est un tout jeune homme et un enfant de Lewiston. Son discours dura plus d’une heure et fut une véritable pièce d'éloquence en môme temps qu’un résumé clair et détaillé des ARCHIK UTAMK.V preuves que l’Etat se proposait de placer devant le jury pour établir la culpabilité de l’accusé. M. Berman eut cependant le soin de prévenir les jurés que ces preu ves et évidqnces étalent strictement de nature circonstancielle mais qu'elles étaient cependant assez puissantes pour condamner Litalien. Il se montra aussi d’une grande dé licatesse çtiv.f.n», ItKpjéxenu, le nom mant toujours M. Litalien et évi tant même la mention de “l’accusé” ou du "prévenu” en parlant du jeu ne prisonnier. 11 eut aussi le tact de ne pas essayer d’hmniller l'accu sé, en le plaçant comme un meur trier dangereux, comme souvent des procureurs le font dans le but de faire impression sur le jury. Il se contenta d'exposer le cas et de re faire l’histoire du crime, tout sim plement.' Cette attitude lui a valu de nombreux compliments et gran dira certainement de beaucoup sa réputation d’avocat éminent. (Litalien l’écouta avec attention et parut parfois surpris de voir que tant de choses sur son compte é taient connues de la justice. Vers le milieu de l'exposé dit procureur, le jeune accusé en était arrivé à le fixer avec persistence et buvait littérale ment ses paroles. Il avait alors ou blié son attitude nonchalante de la vieille, et du matin même, et le sou rire imperceptible, qui jusque là a vait erré au coin de ses lèvres, était maintenant complètement disparu. L’histoire du crime M. Berman débuta en déclarant au jury que l’accusé devait être considéré comme étant Innocent jusqu'au temps où le verdict serait rendu, en supposant qu'il soit alors contre le prévenu, et que, de plus, celui-ci avait droit ü un procès jus te et impartial. De son côté la pour suite devait prouver que Litalien é tait vraiment coupable du meurtre de David Cheney et c'est le résumé des preuves réunies, en même temps quo l’histoire du crime qu'elle dési ruit présenter. La date du meurtre de David Cheney est fixée au 27 janvier der nier et l'acte eut lieu dans le vil lage de Durham, près des limites de la ville d’Auburn. Cheney. un barbier de métier, et Litalien devinrent amis alors qu’il travaillaient ensemble dans le chan tier numéro 7 de la compagnie Sa vage dans la région des lacs Kange ley. Litalien était dans ce temps connu sous le nom de Lambert et travaillait dans la cuisine comme aide du cuisinier. Les deux hommes étaient constamment ensemble a près les heures de travail et te naient chaque soir de longues con versations. Cheney avaient de petites écono mies et il fit voir à Litalien un livret de banque, prouvant que $150 de cet argent étaient déposés dans la banque de Ashland, N.IL, et qu'il avait aussi une somme de soixante piastres en dépôt à la First Natio Pique-Nique des Canados Il aura' lieu dimanche 19 juillet, à Oakdale. Ne manquez pas, membres et amis, de tous venir à ce pique-nique qui sera cer tainement le plus joyeux auquel vous ayez jamais assisté. Nous avons uu long programme d’amusements de préparé pour vous occuper toute la journée, Le départ se fera à 9 heures, vis-à-vis du théâtre Strand. Les billets ne sont que de 30 cts, aller et retour, avec chance sur un |2.50 en or, nal Bank de Lewiston. D'après la poursuite, ce fut alors que Lltalien forma le projet de s'emparer des é conoinles de son ami, après l'avoir tué. Toujours d'après la poursuite, ce fut alors qu’il commença à pré méditer son crime, comme étant absolument nécessaire au vol proje té. Vers le vendredi 23 Janvier, les deux jeunes gens décidèrent de lais ser le chantier et de venir à Lewis ton. Lltalien promit alors à Cheney de lui trouver du travail chez un de ses oncles demeurant sur la route de Durham et la victime accepta cette offre. Italien connaissait par faitement cette section du Maine, mais Cheney, qui avait, presque tou jours vécu dans le New Ilampshire n’y était jamais venu. Cette entente entre les deux amis eut lieu en pré sence de compagnons de travail et la poursuite s'eu servira pour prouver que Lltalien préméditait alors son crime. Avec un compagnon du nom do Bernard, demeurant à Humford, et un autre du nom de St-Pierre, de meurant à Lewiston, les deux amis laissèrent le chantier dans l’avant midi du lundi 26 janvier, après a volr reçu leurs chèques de salaire. Ces chèques sont en possession de la poursuite. Us marchèrent jusqu’au campe ment numéro 8, où ils firent chan ger leurs chèques, et continuèrent ensuite jusqu'à Rangeley, une dis tance de 8 milles. De là ils se firent conduire en voiture jusqu’à Oquos soc où Ils passèrent la nuit. Lltalien et Cheney couchèrent ensemble, pen dant que Bernard et St-Pierre occu pèrent la chambre voisine. Le lendemain matin, mardi le 27, les quatre jeunes gens prirent le train pour Lewiston. Bernard des cendit à Rumford et les trois conti nuèrent jusqu'à la gare du Maine Central, rue Bâtes. St-Pierre laissa alors les deux amis, pour se rendre chez lui. et ceux-ci allèrent à la de meure de la soeur de Lltalien, au numéro 44 rue Bâtes. Il était alors 11 heures et demie. Le plan de trou ver un emploi pour Cheney, à Dur ham, avait été encore discuté sur le train, et on avait décidé do se ren dre chez l’oncle de Lltalien Ae jour même. L’achat du revolver Les deux jeunes gens dînèrent chez la soeur de Lüalien et. après le repas, l’accusé sortit pour aller chercher une voiture afin de condui re son ami chez son oncle. Cheney resta à lu maison. i Ce fut alors due l’accusé se pré senta dans un magasin de ia .rue Main et fit l’acquisition d’un revol ver automatique de calibre 32, en même temps qu’une botte de car touches. Le marchand lui fit inscri re son nom sur une feuille de papier et l’acheteur signa celui de Léon Du til. Cette feuille est en possession de la poursuite et des experts éta bliront que l’écriture est celle de LE CAPITAINE PICARD C’est grâce au beau travail de cet officier du département de Lew iston si la Justice a pu éclaircir le meurtre de Cheney. Litalien, en même temps que le marchand identifiera le jeune hom me comme étant l’acheteur. L'accusé se rendit ensuite à l’é curie de louage de Thomas Plourde, sur la rue Canal, et loua un traî neau sous prétexte qu’il avait une course à faire dans la campagne. Il était alors 2 heures 15. Il ne prit pas possession de l’attelage à ce mo ment là mais revint plus tard avec Cheney. 11 était vers 4 heures lors que les deux amis montèrent dans le traîneau et punirent pour le voyage fatal. Peu do temps après, l’attelage fut vu sur la route de la rivière, à Au burn, se dirigeant vers le sud. Deux hommes étaient dans le tralue«u et un chien suivait en arrière. Des té moins, demeurant dans cette partie du comté, ont identifié le traîneau qu'ils virent alors, comme étant le même qui leur fut plus tard montré dans l’écurie de M. Plourde. Un nommé Snow, qui demeure de l'autre côté du pont du ruisseau House, sur la route de la rivière, vit passer l’attelage et les deux hom mes, se dirigeant vers le Sud et tour nant vers l’Ouest dans un chemin de traverse situé un peu plus loin que sa maison. Ce chemin où le traîneau s’engagea, conduit à la demeure des parents do Litalien et est désert sur près d’un demi-mille, alors qu’il traverse un bois très épais. D’après la poursuite, c’est dans ce bols que le crime fut commis car l'attelage et les deux amis ne se rendirent ja mais jusqu'à la ferme des parents de l'accusé. &à i»!vr« aur la 2ème pa*«jj _ 8ème LETTRE EN EUROPE Visite à Lucerne, bijou de la Suisse.—Prome nade aux environs.—Pays des montagnes et....du bon beurre* En descendant de la gare de Lu cerne, on est à quelques pas du su perbe Hôtel du Lac, où noua étions attendus, et d'où la vue sur la petite ville et son splendide lac est fée rique. ■Mis en bonne humeur par un beau soleil et par une admirable végéta tion embaumant l’atmosphère, nous montons aussitôt dans nos chambres et en ressortons, au bout d'une demi heure à peine après nous être dé barbouillé le museau. Avant de prendre l’auto qui nous fera faire la tournée de la ville et ses environs, quelques mots de l'Hô tel du Lac feraient peut-être d’à propos. C’est un vaste édifice à quatre étages en pierre grise avec très lar ge perron orné de six grosses co lonnes en marbre supportant les trois étages supérieurs. Au fond du palier s'ouvrent de grandes portes donnant dans un vaste salon riche ment meublé et recevant des flots de lumière du toit en vitraux de verre multicolores. Un large escalier conduisant aux étages supérieurs serpente à notre gauche et il chaque étage la vue plonge dans le salon où voyageurs et voyageuses-—dont quel ques Américains—sont occupés ù lire, écrire, broder, faire de la mu sique, etc., car la Suisse est avant tout pays de tourisme et de plaisir. Autour du salon se trouvent de nombreuses portes ayant accès aux bureaux d'administration, aux cui sines, aux bains, ù l'immense et bril lante salle à manger, aux jardins garnis de beaux arbres et de mas sifs de fleurs où jouent les oiseaux, et à la buvette que nous ne tardons pas à découvrir, naturellement, n’est-ce pas? La bière est assez bonne, mais son prix trois fois plus fort que ce que nous avions payé en Belgique, mo dère un peu notre enthousiasme. Nos chambres sont grandes, bien aérées par de larges fenêtres avec petits balcons au-desstw du jardin. Le lac est de l’antre côté, l’hôtel lui faisant face. Nous ne pouvions être ù lu fois en avant et en arrière! Nous occupions trois chambres, dont deux ayant chacune deux lits moèlleux. deux lavabos on porcelai ne blanche avec tuyaux en nickel donnant'eau chaude et froide, assez grands pour s’y baigner presque; beaux et grands miroirs au-dessus des lavabos, riches tapis sur le par quet carrelé ù la mode européenne, deux hautes armoires en acajou sculpté et ayant sur chaque porte une glace assez haute pour vous mi rer des orteils au bout des cheveux; dans un coin un gros calorifère car ré entouré de dentelle do fer, car les hivers suisses ne sont pas chauds. En Europe, H n’y a pas comme chez nous de garde-robes entre les cloisons, cela prend évidemment trop de place, puisqu'il faut faire des doubles cloisons. Un bureau, une table, un sofa et des fauteuils complètent l’ameuble ment. uans la cnamnro occupée par mm. Sacré et Uazinet il y a, en plus, un bain semblant fait spécialement pour l'ainl Cailler qui, on le sait, est fa vorisé d’une taille île 6 pieds 3 pces. Il en était de même des serviettes de bain. Jamais je n'en ai vu d’aus si longues et d'aussi “plaisantes”, car après mes ablutions j'aime à frictionner vigoureusement ma vieil le carcasse pour lui rendre un peu de sa vigueur d’autrefois que les années commencent à endormir. Une épaisse serviette "moutonnée” de 6 pieds par 3 faisait mon affaire. A Lewiston, je n'ai jamais pu en trou ver qui fussent assez longues pour me contenter. Les chambres de l'Hôtel du Lac ont toutes doubles portes, celles de l’extérieur étant capitonnées (afin d’empêcher le bruit d’entrer, et de permettre un sommeil tranquille aux voyageurs fatigués, car dans cette Suisse montagneuse, si l’on marche uu tant soi peu, on doit avoir besoin de repos le soir. Le personnel est empressé, poli et parle le français agréablement pour nous, bien que sa langue habi tuelle semble être germanique, puis que nous sommes apparemment dans le Suisse allemande. A 4 heures, l'auto que nous avions commandée nous attendait à la por to de l’hôtel, le chauffeur nous in troduisant poliment dans sa voitu re tout comme si nous avions été de vrais millionnaires. On nous prenait pour des Américains—ce que nous sommes d’ailleurs, par naturalisa tion— et en Europe ou croit géné ralement que tous les Américains sont millionnaires. Cela nous flat tait, mais toutefois sans nous empê cher d’accorder à nos bourses la plus Btricte attention! Et nous voilà partis pour une promenade do trois heures dans les côtes de Lucerne et de ses environs. La Suisse est renommée pour ses ch&lets si gentils. Tous nous avons sur l'Imagerie admiré leur beauté. Eh bien! l'ima gerie n'a rien flatté et les Suisses peuvent avec raison être fiers de l’art si chic et si varié avec lequel ils entourent leur vie de famille, __ On y a aussi partout l’amour de la décoration végétale et les jardins sont vraiment un plaisir pour les yeux. Après avoir passé les anciennes fortifications et tours qui encerclent encore la ville proprement dite, nous ne tardons pas à voir des terres bien cultivées où les foins, avoines, sei gles, orges, artichauts, blés, tabacs, pommes de terre, etc., sont splendi des et les mauvuises herbes très ra res; de fait, il y a des terres oil l'oeil ne l'eut apercevoir ni margue rites, ni boutons d’or, ni pissenlits ou autres nuisances semblables, or dinairement si nombreuses sur nos. terres américaines. C’est sans doute dû, à ce qu’en Europe la main d'oeuvre coûte meilleur marché et que, par nécessité, évidemment, on doit faire rapporter la terre tout Ce qu’on peut. Les vergers de .pommes et poires sont aussi assez bien entretenus et, it considérer le tout, le pays res semble passablement à notre Maine, comme je l’ai dit. Seulement les amis Sacré et Ba zinet trouvent que ça ne sont pas l’eau de rose dans les campagnes européennes et particulièrement suisses. On y sait utiliser les fumiers et urines. On reconnaît l'importance des bouses de vaches et surtout de ce qui sort de la “porte” voisine! Le tout est recueilli avec soin dans de grands bassins de ciment pro ximité des étables, en des endroits commodes, et rien de ce qui s’écou le du domicile animal ne se perd. Mêlé d’eau—surtout d'eau de pluie—on obtient de ce fumier un purin insurpuRsable pour les prai ries, car la Suisse est en Tenom pour bos produits laitiers, ses fromages et toutes les excellentes choses que nous fournissent sans salaire mes dames les chèvres et vaches. Pauvres et chers animaux! si, par hasard, ils pensent un peu, ils doi vent taire- cfe drôles de réflexions sur l’ingratitude des égoïstes hu mains. Avec toute notre finesse et notre supériorité, nous ferions en effet, petite nourriture sans les animaux, les plantes et le reste que la géné reuse bonté divine a mis à notre dis position. Et je me demande souvent si ce ne serait pas un acte gloriflcateur de Dieu que d'élever dans chaque ville et village des monuments aux vaches, boeufs, cochons, poules, che vaux, etc. On en élève bien à des Individus qui sont loin d'autant le mériter! Au moins si nous les traitions avec bonté et douceur, ces utiles bêtes; si nous leur épargnions la souffran ce. dans la mesure du possible, ne serait-ce pas plaire à Celui qui les a créées pour nous servir? Mais, hélas! il n’en est pas .tou jours ainsi, et il faudra encore bien des années d’éducation pour amener certaines personnes à bannir la cruauté envers nos frères Inférieurs. Ce sont là, si vous voulez, des ré flexions enfantines et que chacun fait tout bas, mais n’empéche qu’el les soient malheureusement trop mo tivées. Pour notre passage, on avTfàit dit que la grande majorité des cultiva teurs lueernois s’étalent donné le mot d’ordre pour arroser de purin leurs verdoyantes prairies. L’empestant mais productif liqui de est transporté sur les champs dans de vastes tonneaux ovales longs de 8 ou 9 pieds, larges de 4 pieds, et épais de trois environ. En sor tant du trou pratiqué l’un des bouts inférieurs du tonneau le liqui de frappe une plaque de métal et se répand en une large averse sur le sol. Il forme éventail et on dirait d’une immense “bête puante” qui fait son pipi. Ayant toujours un mot pour rire, le Père Férir appelle ça: l'ours créa teur. Il crée en effet de la prospérité, car le bien-être semble régner par tout dans cet heureuï pays. Après nous avoir montré la gran de usine électrique actionnée par l’eau d'une chaussée, et fournissant à la ville l’éclairage et la force mo trice pour les différentes Industries, notre chauffeur nous passe dans une suite de gentils villages où la princi pale industrie est, nous dit-il, la fa brication de cigares renommés par leur excellence. Les petites cigare ries nombreuses sont actionnées par de l’électricité créée par l'eau des montagnes environnantes et descen dant dans un canal le long de la grande route. La senteur au bon taDac citasse l’autre! Naturellement, le climat est bon daus ce pays montagneux et U se reflète dans la forme et la figure des villageois et surtout des villa geoises aux, joues roses, aux longs cheveux blonds (pas de cheveux courts par là), aux corsages et jupes bien remplis et aux gros mollets montés sur de gentils sabots de bois, hygiéniques et propres chaussures à la mode du pays. .(A S«îwe i«S 1» 4Ame page!
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ETONNANTE FÉCONDITÉ M. J. J. Beaslcy, de Cordele, Georgia, est le père de 39 enfants. 11 y a eu quatre séries de triju meaux dans la famille, trois séries avec sa première femme, qui de vint mère à 27 ans. Les derniers arrivés sont encore des triju meaux, nés dernièrement de la femme No. 2, fini a 38 ans. Lors que le président Roosevelt vivait, cet homme aurait été complimenté par lui, qui aimait, les familles nombreuses. DANS LE TRAIN Au nombre des Etats dont les compagnies de chemins de fer émit installé des salles de projec tion dans les trains, nous devons ajouter aujourd’hui la Tchéco slovaquie. La direction des che mins de fer de ce pays fait ac tuellement construire, pour ses trains rapides, des wagons qui constituent de véritables salles de cinéma; ces wagons ont une longueur de 70 pieds et sont sus ceptibles de recevoir, en plus du matériel nécessaire il la projec tion, 72 spectateurs. Voilà des innovations très heu reuses et qui rendront les voya ges autrement agréables, surtout lorsqu'il s'agit de longs parcours. Quand pourrons-nous ajouter la France à la liste de ces heu reux pays? Mme WM. BUTTS ETAIT TRES MALADE Elle donne font le mérite de sa re" niarquntde reeouvranoc au Eydla E. l’inkhani’s Vegetablo Coin poimd Wellston, O.—“Je pris le Lydia E. Pinkham’s Vegetable Compound pour me renure forte. J’étais en nuyée par des douleurs aux eû tes et du dos qui m'empécliaient de faire mon travail, et quand je pre nais froid je de venais irrégulière. Depuis que j’ai pris le Vegetable Compound mon cote et mon dos ne me troublent plus et je puis prendre soin de ma maison ainsi que do mes enfants. Après la naissance do mon premier enfant, il y a quatre ans. je vis l’annonce du Vesetable Compound sur un journal. Je savais Ou-tU- m'ai derait mais je craignais de le pren dre parce qu'ort disait qu'il aidait à avoir des enfants, et je pouvais assez vite avoir des enfants sans un remède. Mais comme il pouvait m’aider jo jugeai qu'il valait mieux avoir une maison remplie d'enfants et en même temps une bonne santé. Je devins plus forte en le prenant et mon mari me disait que j’avais l'air d'une femme vivante plutôt que d'une morte. Lorsque le prin temps viendra je prendrai votre re mède pour le sang car je suis un Peu maigre. Je répondrai aux de mandes de renseignements que d'au tres femmes pourraient me faire au sujet de votre remède.”—Mme WIL LIAM BUTTS, Wellston, Oliio. m JOUES ROSES Pour le Garçon ou la Fille Les enfants devraient être forts, robustes et actifs et avec la bonne nourriture, l’exercice, la vie à l'air libre, ils ont rarement besoin de re mèdes. Les intestins doivent être surveil lés avec attention pour prévenir toute irrégularité ou constipation. Les vers de l’estomac ou dos intes tins peuvent causer un sommeil agi té, un appétit irrégulier, mauvaise halelno, nervosité et autres mauvais symptêmes. Le vieux remède "L. F." ATWOOD’S Modicino fait des mira cles chez les enfants affectés de vers ou de troubles stomachiques. Gran de bouteille, 60c, argent remis si non satisfait. AcUotez-on chez votre marchand. Un cent la dose L. F. Mcdicine Co., Portland, Me. La nouvelle grandeur de 15c, par la poste ou chez votre vendeur LA MAIN DU CADAVRE Il y a \quatorzc ans de cela. Dans le (palais magnifique qu’il possédait à Bomibay, mourut lord llastings, vice-roi des Indes. Son agonie avait été longue et, triste. Voyant leur maître perdu, ses serviteurs l’avaient abandonné. Un secrétaire, seuil, /veillait au près du lit où râlait le plus puis sant dignitaire d'un immense em pire. La femme du mourant elle même était absente. Minée par l'implacable climat des Inities, lady 'Ilastings avait dû, quelques |nois auparavant, se séparer d’un mari qui la chérissait tendrement et rentrer en Angleterre. Lorsqu'il sentit sa dernière heu re venue, le moribond se souleva sur sa couche, appela le secrétaire et lui dicta ses dernières volontés. —Je veux, dit-il, en phrases en tre-coupées, qu'a près ma mort on me coupe la main droite, qu’on l’embaume et qu'on la porte à ma femme. Lorsqu'elle mourra à son tour—Dieu veuille que ce soit le plus tard possible!—on placera dans sa main cette main embau mée. Ainsi s’accomplira lÿ paro le de L'Ecriture: “Ceux que la vie a séparés, la mort les réuni ra!" Là-dessus, lord IListings mou rut. On excepta ses dernières volon tés. UïLURituJ^itwlidMJJiée du tl»rns. puis, embaumée, fut appçtr tée à la veuve.. Oelle-ei conserva la maealire rcliipie dans la chapel le du manoir où elle vivait, reti rée, dans le comté de Kent. Héeemmcnt, lady ITastings est morte. On 1 enterra en grande pompe, et ceux qui suivaient le cercueil vers sa dernière demeure songeaient avec un peu d’effroi que, dans cette liière somptueuse, le cadavre serrait entre scs- mains mâles la main d'un autre cada vre enterre bien loin de là. à l’au tre bout du inonde et depuis long tempsNoublié. IB UN HORRIBLE v J _HARA-KBI Un suicide, qui dépasse en hor reur le fameux liara-kiri japonais, R’est produit ces jours derniers à Paris. Mme Iluct, née Bcrthc-Victori ne François, âgée de 50 ans, ex ploite ,avec son mari un débit de boisson. Alors qu’elle était seu le, e|le s'ouvrit la ventre à l’aide d ’uno ]wiirc de gros ciseaux. Fai sant ensuite preuve d’une farou che énergie,* elle sortit, ses entrail les et, avec des ciseaux plus pe tits, sc mit en devoir de les cou per par petits morceaux, qu’elle éparpilla autour d’elle. Son ma ri, rentré un peu plus tard, la trouva baignant dans une mfcre de sang. Transportée à l’hôpital, Mme Huet déclara avoir voulu se don ner la mort parce qu’atteinte d’trnc maladie incurable. Elle est décédée trois heures après son admission, dans d'atroces souf frances et sans proférer une seule plainte. LA POUDRE Un homme debout, se tenant, di rectement sous la tempête, alors que le nuage crève, a 15 chan ces sur cent d'être frappé par la foudre, tandis qu’un homme cou ché par terre n’est, frappé qu’une fois sur cent coups de foudre. Ces chiffres ne s’appliquent que si l'homme est isolé. Il y a peu de (probabilité que la foudre puis se décharger un rayon assez char gé de voltage sur un. objet de pe tites dimensions, c’est pourquoi un objet particulier est rarement frappé. Eu somme, la foudre ne frappe qu’au hasard, cependant, l’endroit le plus'dangereux pour se tenir, lorsqu’il tonne, est. sous un arbre, surtout un gros arbre. Geo. 0. LaRochelle AVOCAT 240 me Liibon, Lewlxtom. CHAMBRES. 4-6 TiUphona 8061 »0 DR E. A. LEBEL DENTI8TB 1S6 nu Uabon, coin Pin*. «wlctoa. TU. 1158-B Binu 6* bureau: 9 6 midi al lii t B. Anaai par angagomant. ao NE LAISSEZ PAS VIEILLIR VOTRE PEAU Essayez cette nouvelle et mer veilleuse méthode (le beauté fran çaise nommée Mello-Glo. Conserve la jeunesse du visage et fait renaî tre la beauté du passé. La poudre Mello-glo une partie de ce nou veau traitement français—-hdhèret bien; n’est pas affectée par la trans piration; plus de nez luisant; rend les pores invisibles. Fine et pure. Obtenez-en une botte aujourd’hui chez B. Peck Co. et autres bons ma gaBlna. (2) CHIMIE ETVjOLETTES Il nîest point de. réactif aussi sensible que les violettes et on peut facilement donner à ces charmlantes fleurs du printemps les colorations les plus variées. Trempées dans une dissolution faible d’alcali volatil (ammonia Xiue,) *d|c potasse ou, 'de (iàmide, elles deviennent immédiatement vertes; plongées, au contraire, dans de l’eau acidulée avec un peu d’acide sulfurique ou chlor hydrique (esprit de sel,Icelles de viennent rougés. Un bouquet de violettes placé sous une cloche (à melon par exemple,) où l’on brû la du soufre, devient en un peut d’instants du blanc le plus pur. Violettes vertes, rouges, blan ches, voilà les objets de curiosi tés obtenus par la chimie, mais seules, les modestes fleurs natu relles conservent cette odeur déli cate et suave que nous apprécions tous au printemixs. Bois de Boites Dorant dans moU $7.50 U TOJAft Bon combustible—Tél. 1912 JAMES P. MOWER Murine Co., Dpt. H. S., 9E.Ohio S«., Chicago De Jolis Yeux iont un Merveilleux Avantage Murine nettoie, soulage et ra fraîchit, sans danger pour la vue. Vous l’aimerez. 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O'OO diplômes de nageurs de premiè re classe à des écoliers l'an dernier. FEUILLETON DU “MESSAGER” No. 33 -LE Prix du Bonheur Grand roman dramatique —Une question. A combien esti mez-vous ce que vous a rapporté cette malheureuse enfant? —Un million cinq cent mille francs par an. Soit: quatre cent on ze francs par jour. En effet, mon sieur, vous avez mis la main sur un véritable trésor! Et bien que je m’expose à être cambriolé par ma fille toute ma vie, je vous offre au tant, pour d'une part, rendre votre élève à sa famille, et de l'autre part, réparer en quelque sorte, envers vous personnellement, envers vous seulement, le tort que votre mère vous a fait en vous donnant lu vie. A charge, cependant, de vérifier les preuves de votre naissance. "Votre mère a été trompée: elle a cru au décès do son enfant. Je suis témoin que cela a été répété devant moi, il y a juste dix-sept ans, au château de Ulagny. A cette époque, vous aviez, vous-même, dix-sept ans. Dont', la moins coupable est votre mère. J'affirme que si elle vous avait su vivant, elle ne vous aurait pas abandonné... ni moi non plus. XVI —Je ver.:: lo crclrc, monsieur. Je ne garde, malgré tout, aucune ran cune contre ma mère, —En vous offrant un million et demi, je vous assure ainsi soixante quinze mille francs de revenus. Voyez si cela vous convient? Sinon, c’est chose dite, n'en parlons plus. Je ne porterai pas plainte contre vous, et je fais cadeau à la mal^ heureuse fille des bijoux qu'elle a volés. Ce sont les joyaux de mariage de sa mère... qu’elle les garde! et qu’ils lui portent bonheur! —Je ferai part de vos paroles, monsieur. Quand devrai-je vouj, rap porter la réponse’ _ —Quand vous serez décidé. Pre nez tout votre temps. Je ne suis aucunement prefsé. Georges Lozier s’inclina respec tueusement et sortit du salon. Dans )e corridor, il tordit sa moustache et resta un Instant im mobile sur le palier. Puis, il des cendit et gagna la grande terrasse déserte, ot'i il se promena en fu mant des cigarettes. La conversation qu'il venait d’a voir, tout autre qu’il ne l’avait pres sentie, le laissait surpris et bizar rement impressionné. Ce geptlemun, ce sir Thompson, le mari de sa mère, l’avait écouté. Et lui-même, en parlant de sa fem me, avait dit, à lui, le voleur: '‘vo tre mère!” Cela le confondait. Les mots, leur accent et leur in tonation revenaient comme une ob session à sa mémoire: “Si elle vous avait su vivant, “votre mère" ne vous aurait pas abandonné... ni moi non plus! Elle a cru au décès de son enfant... Je suis témoin que cela a été répété de vant moi, il y a dix-sept ans, au château de Giagny.” Pourquoi donc sir Thompson avait-il mis tant d'insistance à èe té moignage? “...Le tort que “votre mère" vous a fait en vous donnant la vie. —Pardieu! dit Georges Lozier tout haut. Il veut motiver par une raison de sentiment et de jus tice, ht pension qu’il me propose! Je ne crois pas que ce rabais soit du goût de l'oncle Théo! Très fort, l'onde Théo! Mais “l’autre” est un type très chic, ma foi! Il me botte le gentleman! Pas de dénonciation! El cinq cent mille francs de bijoux à Lydie!... Tout cela pour se dé barrasser proprement de nous... C’est un joli Reste! Le jeune homme quitta la terras se, hésita, puis, descendit la rampe de la Condamine. Il frappait quelques minutes après, à la porte d'une chambre, au premier étage d’un petit hôtel, où déjà, la veille, il avait été deman der M. l’abbé Busslères. —Entrez! répondit une voix do l’intérieur. Georges Lozier poussa la porte et trouva "l’oncle Théo” étendu sur sa chaise-longue. —Comment? C’est toi? dit Phi lippe Chanteau. Est-ce que ça n’a pas marché? Tu m'apportes une drôle de tète! Georges s’assura que le voisinage n’espionnait pas, et répondit sans préambule: —Il offre quinze cent mille. —Ah! le cuistre! s’écria le faux abbé. —Comment! Un homme qui a cin quante millions, cent peut-être! no peut pas en donner cinq au fils de sa femme? —Vous oubliez que vous avez causé à cet homme un préjudice ter rible en lui enlevant son enfant et en l’éduquant comme vous l’avez fait! —Certes, je le pense bien!... Ah! ça, qu’arrivc-t-il, mon bon homme? C’est le seigneur Thomp son qui t'a retourné comme te voi là? —Il ne m’a pas le moins du mon de retourné. Il m’a éclairé simple ment. —Bah! comment cela? —Vous voulez savoir notre con versation? —Tu me feras plaisir de me la répéter, mon ami. Quand il se tut. Chanteau garda un instant le silence, puis, il dit', raillant: —Je ne te savais pas si sentimen tal! Ça te vient de ta mère!. Alors? Tu te contentes de trente sept mille cinq cents francs de ren te puisque nous partageons? —Pourquoi pas? —Ecoute, Georges, tu me dérou tes. "Comment, malheureux garçon? Voilà quatorze ans que je nourris cette affaire, que j’attends cette échéance. cette rançon... et tu flanches?... Toi?... Tu lâches tout, au moment d’aboutir? Thomp son donnera cinq millions ou n’au ra pas na fille. —Je crois, mon opcle, que vous avez commis la galfe, en ne* propo sant pas ce marché il y a quatorze ans. Si vous vous entêtez, noua gar derons Lydie jusqu'à sa majorité! —Chanson! Pose! Défaite; ricana Chanteau. Il joue son jeu, le gen tleman! Et tu ne sais pas tenir le tien. —Je ne veux pas l’impossible. C’est à vouloir l’impossible la lune! que vous avez semé les drames dans votre milieu des êtres que j'ai connus comme un fléau... Tous ont été frappés ou déracinés de mon geste!... Je crois que je porte malheur!” Alors reposez-vous, mon oncle; reposez votre énergie. N’a vez-vous pas assez délié l’ordre éta bli, la morale et la société depuis quinze ans? —Tu es un niais. Ce n’est donc pas beau, l'audace? Ce n’est donc pas beau d’ôtre exceptionnel? De dé fier les lois, la société? D’être lion, au milieu du troupeau des loups et des chacals? Lozler se retourna sur sa chaise et éclata de rire: —Je ne vois pas précisément que vous portiez la peau du lion, mon oncle! Je vous vois au contraire, depuis des années, jouer les re nards. et les jouer d’ailleurs avec succès! —Imbécile! —Merci. —Quand je dis lion, c’est par op position à la multitude, au grouille ment, à la médiocrité: Tu m'acocr deras, je pense, qu’il n’existe pas trois familles comme la notre, en province? Qu’il n’y a pas quatorze Théophile Busslères, ni même sept, ni même trois à Paris?... Eh bien! combien comptes-tu de lions en France? Et combien de renards dans nos forêts? Combien comptes-tu de cèdres dans nos jardins publics? Et combien de brins d'herbe dans nos plates-bandes? Tu es idiot de rire d’une métaphore, comme un vul gaire Pékin le ferait!... —Vous baissez, mon oncle. Vous m’avez gratifié, depuis un quart d’heure, d’épithètes ipeu flatteuses pour votre sang.. Vous ne m’aviez pas accoutumé à tant de paternelle franchise! "Je vous al rendu compte de ma visite h votre ami Thompson, je me retire. —Demain, tu feras partir les femmes. Ne les avertis qu’au mo ment de les mettre dans le train. —Vous faites erreur. Les précau tions sont superflues. 11 n’y a rien à craindre. —Surveille Lydie. Si elle nous filait entre les doigts, tout serait dit. Heureusement, la mfttine ne se doute de rien. —Et si ello nous plaque? —C'est qu’elle aurait alors plus d'intelligence que d’esprit d’indépen dance. Et Je 11e le crois pas. Et puis, elle est accoutumée à nous. —Ecoutez, mon oncle, un dernier mot: tandis que Thompson consent à transiger, cédez. D'ailleurs, c'est à moi, à mol seul et à titre de dédom magement, qu'il consent à verser quinze cent mille francs et les bi joux à Lydie. De vous, il n'a pas été question. Vous vous fourvoyez, Je vous assure. —J’aurai les cinq millions. Lozier haussa les épaules. —Allez donc les lui demander! Ma parole, vous radotez. Je me de mande parfois, si hypnotisé par vo tre rancune, vous avez encore toutes vos facultés? Voilà un homme qui peut nous faire tous arrêter. et qui nous abandonne deux millions! II nous laisse libres d’aller nous faire pendre ailleurs, et ne tente rien contre nous! —Ab! ah! Je l'en défie bien! 11 traite à l'amiable. Il nous paie pour tout le mal que nous lui avons fuit depuis quatorze ans... Et vous n’étes pas satisfait? *—Le mal que Je lui ai fait? Ah! ça, tu divagues? Je ne le connaissais pas, cet homme! J'ignorais son exis tence! Qu’est-il venu faire dans la mienne? La ruiner, la briser, l’a néantir comme un monoinane! De quoi se mélait-il, lui, un étranger? C’est lui qui a édifié ma rancune et ma vengeance! Je n’ai cessé d’y penser à toutes les heures depuis seize ans! et tu veux que j'y renon ce? —Vous m’avez raconté certaines choses, mais tout n’est pas clair pour moi. En somme, ce qui res sort de vos confidences, c’est que vous aviez abandonné ma mère; et oe gentleman, tout en sachant son histoire, l’a épousée. —J’avais dix-sept ans à l’époque de ce roman... elle aussi. et elle était servante dans la maison. —Et vous auriez voulu qu'elle restât subalterne et qu’elle renonçât pour vous, qui l’aviez séduite et abandonnée, à sa personnalité et à son héritage? C'était vraiment, et à péu de droits, beaucoup exiger! —Tu me fais des remontrances, je crois? —Pas le moins du monde! Ter minons: Vous ne vous trouvez pas assez vengé? —Non. —C’est vous’ qui êtes le’ mono _ —Assez! Va au diable! Sans ajouter un mot, Lozier prit son chapeau et sortit de la chambre. XVII Trois jours se passèrent sans que le jeune homme exécutât l’ordre de Philippe Chanteau. 11 lit avec "ses femmes” de gran des excursions qui les tenaient tout le jour éloignées de l’hôtel. C’était la première fois qu'il sacrifiait ses ordinaires1 plaisirs à leurs fantai sies. Le quatrième jour, Georges reçut un télégramme, ainsi libellé: “Que se passe-t-il? J'attends, Théo.” —Eh bien! attends! grommela Georges chacun son tour, mon bonhomme! Et chacun pour sol! Tu gaffes... ù moi la barque! Depuis son entrevue avec sir Thompson, Georges ruminait upc idée. Il la promenait avec lui, le long des routes, afin de la mieux mûrir. Le soir, en s'endormant, il espérait que la nuit lui suggérerait son ultime conseil. De fait, chaque réveil apportait une modification à son idée; et chaque Jour, elle lui apparaissait sous un aspect nou veau. Enfin, une inspiration lui parut géniale et définitive. Elle avait ses dangers, de mémo que toutes les résolutions audacieu ses et héroïques. Elle pouvait être stérile, comme mainte glorieuse combinaison stratégique. Mais les .beaux joueurs, pareils aux conquérants qui risquent leur vie, doivent risquer leur fortune, ne fût-ce que pour la hardiesse du ges te!” Durant ces trois jours, partis dès le matin, rentrés le soir ù l’hôtel, en brave petite famille, ils igno raient l'histoire intime du voisinage, mais savaient que "les Anglais cam briolés” étaient toujours là; que lady Thompson, souffrante, gardait la chambre, et que “le 'voleur” n’é tait pas encore retrouvé. Georges résolut de mettre en ac tion son idée géniale. Le matin du quatrième Jour, seul dans sa chambte, il ouvrit la malle au double-fond. Il y prit les bijoux de Bénédicte, les plia avec soin, en fit un simple paquet, et l’adressa, avec une de ses cartes, à lady Thompson. Il réunit, d’autre part, les bil lets de banque que lui avait remis Lydie, les glissa sous enveloppe à l'adrisse de air Thompson, et sonna ,un valet de chambre, _ _ —Ceci, à l'appartement 67, dit* Il sortit en même temps dans le couloir, afin de constater que son envoi allait être remis sans délai, frappa aux portes do Lydie et de Dorothée, tambourina à celle de miss polly, en leur criant: —Il est neuf heures! L’auto est à la porte. Descendez. Ils allèrent déjeuner au golfe Juan, passèrent l’après-midi à Nice, et ne fiirent de retour qu’à deux heures du matin. En entrant dans sa chambre, et avant do tourner les commutateurs, Georges eut un violent battement de coeur. Tout le jour, il avait été pré occupé de la conséquence de "son beau geste". Il fit la lumière, jeta les yeux sur la table et vit au beau milieu, une enveloppe blanche. Il s’en approcha; reconnut l’écriture de sir Thompson et la décacheta. Ses mains trem blaient. L’enveloppe enfermait deux pa piers. L’un de ces papiers, était un chè que. Il le déplia, y jeta les yeux et eut un éblouissement: le chèque était de cinq cent mille francs. Il s’essuya le front. Il était blê me. Puis, son visage s'empourpra et il s’écria: —Ah! décidément... il est chic, le bonhomme! Il palpa le papier. Il était à son nom. Il lut tout haut: ^Bon pour la somme de cinq cent mille francs, payable à M. Georges Lozier ou h son ordre. ‘‘Monte-Carlo, ce 15 avril 1910. Ed. Thompson.”s C'était bien réel. Alors, il ouvrit le billet qui ac compagnait le chèque et lut: "Je vous remprcie, monsieur, au nom de lady Thompson, de votre bon mouvement. J’y réponds par un au- tre de même valeur pour vous. Jo confie à vos soins et à votre honneur la destination de cette somme que je vous prie de placer au nom de votre soeur, Lydie. Ed. Thompson.” •.'f —Crl8ti! fit Lozier, en se mor dant les lèvres jusqu'au sang, car il sentait un picottement lui venir aux paupières. Il secoua ses cheveux comme un nageur qui a plongé à fond et remonte à la surface. Cristi! Ça, c'est plus malin que tout! Il frappa un coup furieux sur la table accompagné du plus énergique juron et s’écria: —Eb bien, oui! Topnerre! Ce sera (ait! Et que personne ne m’em bête!, _ _ __
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NOTES DE JLA POLICE De nombreuses arrostatiens ont été opérées par les officiels des rou tes de l'Etat sous la direction do l'officier O’Con'nell, de Lewiston, samedi 3oir, a la suite d’une danse tenue Oakdule. Comme résultat, un citoyen s’est fait enlever sa licen ce et plusieurs autres se sont vus condamner à l’amende, en cour mu nicipale d’Auburn, lundi. Elzéar Le blond. de Lew.lston, flgéi de 2’0 ans, chauffeur de taxi, qui avait déjà comparu devant les tribunaux pour violation des lois de l’automobile, a perdu sa Meence. 11 s’est reconnu coupable d’avoir fait de la vitesse et a été condamné ù $20 d’amende et aux frais. 11 avait été appréhendé sur la rue Court, Auburn. Deux autres citoyens, qui se trou va leot sur la liste éligible, ont été récemment nommés comme officiers spéciaux de la police de Lewiston. Ce sont le capitaine John Fatz, de la stntion de feu de la rue Lincoln, actuellement en congé1, et M. Stanis las Chamberland. Us seront de fac tion dans le haut de la ville. Ces deux citoyens ont été nommés pour remplir les vacances causées par la promotion do M. Ashton comme chef et aussi pour remplir la position d’officier créée la semaine dernière par les éehevins. ■:o: NOTES DES SOCIÉTÉS Vendredi soir, 17 juillet, Mme Camille Lagassé sera aux salles pour recevoir les contributions t et dus des Dames de l’Union St-Joseph. Les membres sont priées de se rappeler qu’elles ont i\ payer pour le décès de Mme Thomas Saucier et que ce paie ment doit être fait dans les trente jours qui suivent. Mine Michael Brogan sera à la Pharmacie Des haies Dusault, à Auburn, pour re cevoir les cotisations des Dames d’Auburn. Il est. probable que les se crétaires ou les membres prendront des vacances, mais que toutes veuil lent bien se mettre en règle d’ici le 17 du courant afin de ne pas éprou ver de désappointement par les re tards dans les dus au cas où 11 sur viendrait des décès. Mme Nap. l'rovoiicher. Prés. Aime Louis lainglnis, Hcc. 13-15. Pique-nique des Canados, diman che prochain, à Oakdale. Les Vétérans de la Guerre Espa gnole auront un grand pique-nique dimanche à la ferme Willard Uicker, Peppermints’ Corner, Lisbon. Tous les Vétérans de la guerre d’Espagne, l'Insurrection des Iles Philippines et de l’Expédition de la Chine, sont invités d’y prendre part. j 17 William McKinJey ancien prési dent des Etats-Unis fut tué par Léon Czolgoez en l'.iol. Son successeur lut Roosevelt. VISITE DE RELIGIEUSES Dans un récent compte-rendu se rapportant à la. visite de la Rvda Soeur St-Camlllè, de South Berwlck, et de la Rvde soeur St-Louis de Gon zague, de Jackman, chez leurs pa rents, M. et Mme Etienne Landry, quelques omissions ont été faites ot une erreur typographique nous fai sait dire que ehacuné de3 deux re ligieuses avait reçu, au banquet, $2.50 en or. Il s'agissait de-$25 en or, et nos lecteurs ont dû eux-me mes corriger cette erreur. Ce ca deau. présenté sur plateau d’argent, par le R. P. I^ivigne, au nom do leurs père et mère, fut suivi de la présentation d’un superbe crucifix en or, a chacune des religieuses, _par leur tante, Mme Vve Fidèle Plour de. De plus, nou3 avions dit que Soeur St-C.amille qui. par une heu reuse coïncidence, célébrait ce jour la le 27e anniversaire de sa naissan ce, reçut de sa cousine, Mlle Jeanne Landry, une magnifique statue de Ste-Thérèse de l’Enfant-Jésus, et mesurant 3 pieds. Il fallait lire 3 pieds et 3 pouces. Erreur bien par donnable, on l’avouera. FETE-ANNIVERSAIRE Vendredi soir un groupe de pa rents et amis se réunirent à la de meure de M. Florian Marquis, Bloc des Hill, pour fêter Mme Marquis, à l’occasion de l'anniversaire de sa naissance. Après lecture d’un char mante adresse, cinq magnifiques pièces d'argent lui furent offertes. I/héroïne de la fête se sentit émue de ce témoignage de considération de la part de ses amis ei remercia sincèrement tous ceux qui avalent participé i\ ce don. Il y eut program me musical et amusements divers, puis un succulent goûter fut servi, après lequel tout le monde se retira bien enchanté de cette petite réunion intime. AU THEATRE EMPIRE Ce film, production Paramournt, diTigée par lrving Cummings, aéra montré û 'Empire jeudi, vendredi et samedi de cette semaine. Colleen Moore joue le premier rôle, assistée par Lloyd Hughes et d’autres bons acteurs. “The Desert Flower’’ contient des rires et des larmes, en égales quan tités. Cette vue fait battre le coeur plus vite et donne de belles cou leur.] aux joues. C'est uno comédie drame saine, exempte de névrasthé iiie, dans laquelle Mlle Moore se fe ra. une foule d’amis plus nombreux que par le passée ce qui n’est pas peu dire. La gérance de l’Empire a reçu tant de bons rapports de cette vue splendide, qu’elle a retenu les droits, de la présenter le plus tôt possible eux clients du théâtre. PORTES Si vous avez besoin de Portes, soit pour l’intérieur ou pour l’extérieur, nous en avons un assortiment très complet dans ce temps-ci. Notre stock de Portes d’extérieur, manufacturées par la PAINE LPM BER COMPANY d’Oshkosh, Wisconsin, sont les meilleures Portes fabriquées que nous ayons jamais vendue*. En achetant par charges de wagon, nous épar gnons beaucoup sur le prix, et nous en faisons bénéficier nos clients. Nous avons de magnifiques Portes en sapin à deux pan neaux dans nos entrepôts présentement. Ces Portes sont avec panneaux laminés, éliminant le danger de rapetissage, et donnant la plus grande beauté nu bois. Ces Portes ne peuvent être égalées dans le fini naturel, et elles sont excel lentes pour être peintes, vu qu'elles absorbent n’importe quelle peinture, avec un fini magnifique. N'oubliez pas les portes combinaisons de moustiquaires et de saison froide. 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M. et Mme Tradif célébraient le 26e anniversaire de leur mariage, leur fils, William, e>t son épouse fê taient le premier anniversaire de leur mariage, tandis que l'on fêtait aussi le mariage de Mlle Rose-K. Tardif, fille de M. et Mme Georges Tardif, à M. Ludger Caron, de Qué bec. WHIST La partie de whist qui a eu lieu vendredi dernier le 10 juillet, aux salles des MM. Thibault Faucher, et organisée par les étudiants et les Enfants de Marie, a remporté un brillant succès, qui est digne de mention. Le programme musical ne fut pas long, mais fut très apprécié. M. Adélard Nadeau a fort bien ré galé l'auditoire par ses chansonnet tes et histoires. Le jeune Alexis COté déclame admirablement bien et nous aurions aimé l’entendre plus longtemps. Le petit Antonin For tier eut sa large part de succès dans la lourde tâche qu’il avait à rem plir. Tous eurent l'honneur des “en core”. Le sort favorisa les heu reux gagnants que voici: $2.50, Mlle Diana Therrien; panier de chocolats, Mme Marie Binette: tablier de fan taisie, Mme Théophile Moreau; bot te de chocolats, Mlle Alice Vail lancourt; $5.00 en or, M. Polidor Michaud; coffre de chocolats, M. Théodore Marquis; $5.00 en or sur billets d’entrée, M. Willle Itioux. -:o: Anniversaire Naissance Dimanche après-midi, avait lieu une jolie fête de naissance à la de meure de M. et Mme George Rivard en l’honneur do leur fillette Priscll la. L’héroïne de la fête reçut plu sieurs beaux cadeaux de la part de ses parents et de ses compagnes de classe. La fête avait été organisée par Mlle Antoinette Dion. Il y eut chant et musique et des rafraîchis sements furent servis. Le gâteau de fête avait été offert par Mme El bridge Gagné. Grâce à la gracieuse hospitalité de M. et Mme Rivard, tout ce monde s'amusa fort bien et toutes «e séparèrent enchantées. Voi ci les noms des fillettes qui étaient présentes: Jeanne Dion, Fleurange Nadeau, Cécile Bérubé, Aldéa Dion, Thérèse Benny, Lucille Gagné, Rita Gagné, Yvonne Leblond, Antoinette Dion, Henri Benny, Edmond Benny. COMMUNIQUÉ REMERCÉEMENTS A mon retour d'Augusta, je me fais un devoir d'offrir mes chaleu reux remerciements à la Cour St Pierre des Forestiers Catholiques pour sa promptitude à régler la po lice d’assurance de mon cher dé funt, et en particulier, M. A. Dutil, pour la courtoisie avec laquelle il a fait les choses. Remerciements aus si aux Modem Woodmen, et â leur zélé chef, M. Joseph Bussière, fils, pour leur promptitude à régler. Dame Veuve Louis Larose. P. -:o LE BASEBALL Ce soir, le club Lewlston-Auburn jouera une partie de baseball con tre le club Berlin, N. H. La partie sora jouée à C hrs 15, sur le Lew lston Athletic Field. Stan. “Red’’ Robinson, lanceur, ne fait plus )>artic du club Lewistoa Auburn maintenant. 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Avec les $100 de ce vieux fou, j’ai pu acheter ce tambour et il m’en reste assez pour faire l’acquisition des tymbales que je désire depuis si longtemps. J A VENDEE p dj A VENDRE-—"THE G LOVE SHOP,” un* P ■in nu N1 A VENDRE—La meilleure Ferme de 150 acres à 2 V4 milles de la ville, avec 28 va- [i chea, chevaux, ainsi que tout lo roulant, f vendant 250 pintes de lait par jour. Peut réaliser $500 do revonus par mois. Venea 2 de suite et nous vous ferons faire un grand marché. Aussi une Maison, East Avenue. ï de 5 appartements et salle de bain, $3,700, i dont $1,500 comptant, $25 par mois. Autre Maison, rue Luc il le, 5 appartements, ahed, S poulailler. $1.500, dont $1,000 comptant.— i T. A P. RFA LTV CO., 198 me Lisbon. no 5 A VENDRE—Maison de 0 loyers, salle de j bain, électricité, gaz, shed sur même plan* j cher, snr une des principales rue» de la ville. Autre de 3 loyers, de 0 chambres et salle de bain chacun. 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