Le Messager (Lewiston, Me.)
June 8, 1925

Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.

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Entered as Second Clans Mail Matter Dte. 92. 1005 at the 1 st Office of Le w latin, Me., nnder the Act of Congres# of March 8, 87& Religion et Nationalité x Huit Pages LE MESSAGER PUBLKHINO 00. LE MESSAGER, LEWISTON, ME. Publié trois fois par semaine: Lundi, mercredi, vendredi LUNDI, 8 JUIN 1925 /46e Année No. 41 3 CENTS LE NUMERO LA CHALEUR LE REND FOU Rendu fou par ta chaleur inten se. Lloyd, âgé de 42 ans, de Ilamil ton, Ohio, a tué ft coups do Revol ve,r* jeudi matin, 8 personnes, puis a tourné spn arme contre lui-même et s'cst lopé une balle dans le pou mon. l^a première personne qu'il tua fut sa mère, puis sa soeur, sa belle-soeur et les cinq petits en fants de celle-ci. I,es victimes *4 V. Nouvelle photographie du prince des Asturies, tils majeur du roi Alphonse XIII et do la reine Victo ria, en civil. ROI EN DANGER D'après les dernières dépêches, la vie «lu roi Alphonse d'Espagne n'est pas en sûreté. La deuxième tentati ve d'assassinat a eu lieu vendredi matin â la cathédrale île Barcelone, lorsqu'on a découvert une bombe quelque temps avant l'arrivée du monarque, qui devait assister â la messe. Un officier de la police secrète a été tué et quatre autres blessés gravement lorsque l'automobile du Itoi est venue en collision avec un train électrique, alors que le roi Al phonse revenait du théâtre de Bar celone. Cet accident n'était, pas pré médité toutefois. Quatre personnes .«ont détenues par les autorités, comme témoins. La première tentative d'assassi nat. a eu lieu dans le tunnel, près de !*aré '«.no im mense bombe pour faire "sauter le convoi royal. Quatorze étudiants, iux idées socialistes, ont été ar.rê ;és dans la^-viile limitrophe franco espagnole de Perpignan. Is>s socia listes ourdissent de sombres projets Jans la Catalogne. BLraTÊN DANGER Des régions de bleuets des comtés Washington, Hancock, Knox et Pe-, nobscot sont affectées par un fiéau cette année, dans l'apparition des chenilles herbivores â raies noires. Les propriétaires et les fonction naires du service de l’agriculture sont inquiétés par les ravages ac tuels et prendroht des mesures éner giques. L’industrie des bleuets rap porte au-dessus de $1,500,000 au Maine chaque année. FILLETTE DISPARUE La disparition de Mlle Emélie Ro cheteau âgée do quinze ans, fille do M. Joseph T. ltocheleau, de Pawtue ket K.-I., inspire de graves appré hensions à la famille. La jeune fille s'était rendue à une salie de ciné ma et oa no l'a plus revue depuis. La jeune fille travaillait aux fi latures J. P. Coats, Ine., et c’est la première fois qu’elle s’absente du foyer. Elle n’avait que $1.10 dans ses poches. La police fait des recherches. Mlle ltocheleau portait un chapeau nuan ce henné, robe bleue avec points blancs, manteau tan, souliers et bas noirs. Toute boite à lettres peut vous servir de banque Î5l c'est plus commode vous pouvez envoyer vos dépôts par la poste en! n'importe <|uol temps. Les chèques ou les mandats-poste peuvent être envoyés au taux de i»ste ordinaire. Les billets de banque doivent toujours êtiv recommandé'-1, et pas plus de cinquante dollars dans une enveloppe. Envoyez votre livret de banque avec chaque dépôt. Nous vous le renverrons le même jour. Manufacturera National Bank LA BANQUE DU SERVICE PERSONNEL 4% payé sur Comptes d'Epargnes Enrôlez vous dans notre Club de Vacance Préparez-vous pour la vacance de l’an prochain. Le club est maintenant ouvert pour enrôlement. Tout le inonde est bienvenu. Peoples Savings Bank Mlle Germaine Reny, commise canadienne GRANDE EXPOSITION Elle aura lieu au Manège le 12 octobre prochain John J. Sullivan, d’Auburn, qui a si bien réussi avec son exepositton des Rettor Homes, à Auburn, ft l'Auburn Hall, 11 y a quelques se maines, a loué le Manège de Ivew lston pour les jours du 12 au 17 oc tobre prochain, pour l'exposition Twln C.Ry Pageant of Progrès» and Prospcrily. Il a .l’intention de faire de cette exposition la plus grande et la meilleure qui se soit jamais tenue dans le Maine. Cette exposition comprendra des amusements de haute classe, le programme variant chaque jour. Il y aura des attrac tions spéciales, des concerta par l.i fanfare, de la danse, et un antre mariage, il conseille aux couples qui ont l’Intention de se marier <le considérer cette occasion et do se préparer a enregistrer leurs inten tions ont déjà été retenues. Cotte exposition suivra les lignes do l'exposition des Botter Homes, tenue ft Awburn, mais sur une bien plus grande échelle, et comprenant unq plus grandel variété! d’amuse ments. Un département sera dévolu au radio, un autre aux aliments safns. Des automobiles de nouveau modè le. des vêtements nouveaux styles, pour hommes et femmes, de» exhl bits do la U range et autres attrac tions. Un assez grand nombre do loca ttons ont déjjà été retenues. DRAME A FALL RIVER Elie Lapointe, de Greenwood Parle, Pall Hiver, Mass., au cours «l’une crise d’alcoolisme, a assommé sa .'emme à coupa de tisonnier et l a laissée morte dans un champ voisin «le sa maison jeudi, ha police muni cipale et la police d’Etat «lui ont fait l’arrestation de Lnpofnte, décla rent «ju’il a avoué son tvime. Le meurtrier avait bu de la boisson fa briquétj clandestinement et c’est pou après qu’il commit soi. acte. lin vétéran de la'' guerre civile qui postait près de la maison de La pointe, aperçut «Iraa le champ d’A côté le corps mutilé de la victime. Celle-ci était nue, ne portant qu’un bas et un -soulier. ha pointe est. un ouvrier maçon et gagne d’assez bons gages, mais il no travaille pas régulièrement, lui arrivant chaque semaine do s’enivrer et de .rester dans cet état deiiA- ou trois jours. Sa femme, née Marie Leclaire, était âgée de 44 ans et d’tine excellente réputation, lîlle appartenait à la paroisse Saint Gec.rges, à Westport, Mass. IJno fillette do dix ans lui survit, ainsi que de nombreux parents. :o: L’AFFAIRE BILODEAU L'affaire Ilflodeau u'a pas eu son dénouement dans la petite enquête tenue il lsland Pond, Vt. et qui sui vit la co ni punit ion en cour, de Roi) Price, de fcïherbrooke, et d'Octnve N'adeau, de Canaan, Vt., enquête au cours de laquelle Edward Murtz, of ficier do l'escouade des narcotiques de Boston, a été arrêté sous une ac cusation d'homicide en rapport avec la mort d’Amédéio Bilodeau, de Sherbrooke. La famille a l’intention de pous ser l'affaire jusqu'au bout, mainte nant que les derniers devoirs ont été rendus au défunt, et des procé dures seront prises immédiatement pour faire éclaircir la question do l'endroit exact où Bilodeau fut tiré. D'aptès les informations données par les autorités américaines, avec beaucoup de réticence, le* préten tions des officiers de l’escouade américaine sont qu'ils étaient en territoire américain lorsqu'ils opé rèrent l’arrestation de Price et quo le coup fatal qui abattit Bilodeau fut tiré en Territoire américain, mais ils ajoutent qu'ils ne sont pas certains si basent qui a tiré était dans le Now-Hampshirc ou lo Ver mont. Or, il appert que certains témoins qui ont été sommés do comparaître relativement à cette affaire, mais qui ne veulent' pas divulguer leurs noms pour le présent, déclarent ca tégoriquement que le drame s’est déroulé de ce côté*-ci des lignes. 11 est évident que remplacement de la Hereford Line House, près de la quelle les choses se sont passées, est il trois milles des limites du New Hampshiro et l’on ne peut compren dre comm"nt les officiers améri cains peuvent prétendre que Bilo deau ait été tiré dar.s l’Etat du New-IIampsliire. -:o: ACCIDENT D’AUTO Mme Louis manchette, de Madi Bon, est à l'hOi ital Somerset, de Sltowbegan, (pour traitement à la suite de douloureuses blessures et contusions reçues lors d'une collision entre le cimion, dans lequel elle vo yageai avec son époux, et un wagon de fret électrique de la SomerBet Traction Company, s’en allant vers le nord. M. Louis. Lemieux était garde-mo teur du tramway. L’auto a été en dommagée. AVEC MITRAILLEUSES Le “New York Times” annonçait yendredi qu’une nouvelle associa tion de contrebandiers d'alcool fait construire une fouille de "rurnrun ners” rapides protégés par une ar mure et munis de mitrailleuses. Ces vaisseaux seront d’une vitesso de 40 noeuds et construits sur le mo dèle de “Cigarette”, capturé pour la troisième fois jeudi. On dit que les contrebandiers en sont arrivés à cette décision par sui te du refus de leurs équipages de s’exposer plus longtemps sans pro tection au {eu dea gardea-cQtea. EMBARGO SUR NOS PATATES On estime que les fermiers de la province ^de Québec vont encourir une perte^de plus de $1.500,000 en raison du fait que plus de 4,000 po ches do patates de la récolte de l’an dernier ne pourront être vendues. Il est fort probable que des ins tances vont être faites auprès du gouvernement fédéral pour lui de mander d'assurer une plus grande protection aux cultivateurs en fer mant le marché canadien aux pro duits américains. On assure que durant les mois de mars et avril, 2000 chars de patates américaines ont été importés au Ca nada. L'établissement d'un embargo sur les. patates américaines est suggéré comme moyen de mettre fin fi la si tuation désastreuse qui est faite aux producteurs canadiens. On s'attend que le gouvernement provincial s’oc cupe de la question et fasse des re présentations à Ottawa ce sujet. FRANCO ELECTROCUTE Alfred Crépeau, de Warren, R.I. électricien, à l’emploi de la Narra gansett Electric Co. a été électrocuté pendant qu'il travaillait sur un po teau, chemin Old River, à. Harring ton. jeudi après-midi. Crépeau a touché un fil de téléphone pendant qu'il était en contact avec un autre fil portant 2300 volt et la mort a é té instantanée. Le contremaître tïover dit que le travail se fait pendant qu’on coupe les fils dangereux, Govor a’est a perçu que Crépeau était suspendu par sa ceinture do sfireté et signala il un autre employé plus loin de cou per le fil fatal. Mais juste à ce mo ment il dit avoir vu Crépeau se re dresser et contremanda son ordre, ("est alors que Crépeau chancela en core une fois et vint en contact a vec le fil chargé. Le cadavre de Crépeau a été des cendu et le l)r, J. J. Conway de War ren fut mandé mais épuisa tous les moyens connus à la science sans ré ussir à rappeler la victime ii la vie. Crépeau était né à Milbury, Mass., le 1er avril, 1S92, fils de Jo seph et Marie Crépeau (Poirier). 11 avait fait le service au camp Devons et en Géorgie durant la guerre et a vait été reformé pour cause de rhu matisme. Le 30 octobre 1912 il avait épou Bé Ida lllouin et était membre de la Légion Américaine. VICTIME EN DANGER Benjamin Fessenden Jr., do Pro vidence, R.I., que l'on déclare être un étudiant do Harvard est bous ar rêt il Plattsburg, N. Y., pour voie de faits au second degré com mo résultat d’un accident dans le quel cinq jeunes filles qui étaient a vec lui furent blessées jeudi soir. Mlle Marie Payette, la plus grave ment atteinte eut les deux bras fracturés et on craint pour elle des blessures internes. Benjamin Fessenden Jr., est le fils d’un manufacturier du Rhode Island. H était le gérant des annon ces pour un journal de Providence. Il est gradué de l’Université Brown. FEU A TOPSHAM Brunswick a dépêché deux extinc teurs hier matin pour aider à étein dre un feu qui s’était déclaré chez M. Charles Tremblay, à Topsham. On croit que la foudre a allumé cet incendie. I,es dommages sont da $1,000 couverts par les assurances. Protection Efficace Aujourd’hui, cela signifie do l’argent en banque, ga- gnant 4% d’intérêt pour VOUS! Cette banque vous invite cordialement avec votre compte. Nos ressources: $3,000,000. FIRST NATIONAL BANK DE LEWISTON, ME. U riva VIEILLE BANQUE DU COMTA D’AHDBOBOOOOia COMMIS CANADIENS: Mlles Alice Breton, Bertha M. Legendre et Ù. Eloi Deapréa. i L’UNION ST-JEAN-BAPTISTE Avl« (le Convocation «lu Onzième Conitrc* (^nirul.— Elections «le*» <léléjr«»éf»—Atm-mlenicnt» au* Stic tuts «*t Kèghunontji Lo onzième congrès de l’Union St Jean-Daptlste d’Amérique s’ouvrira à 10 heures de l'nvant-mldi, mardi le 13 octobre, à, l'Hôtel de Ville de Holyoke, Etat du Massachusetts. Le lundi, 12 octobre, une grande fête aura lieu sous la direction des conseils de Holyoke pour célébrer le 25ème anniversaire de la fonda tion de la Société. Aussitôt qu’on aura fini les préparatifs de cette fête, le programme en sera trans mis aux conseils et aux délégués. La nomination et l'élection des délégués au congrès doivent se faire la première assemblée du mois de Juillet, d'après ln méthode approu vée par les statuts et règlements de la Société. Toute élection faite avant ou nprùs le mois de juillet est nulle. Pour qu’un conseil ait droit de re présentation, il doit compter, ou 1er juillet 1925, au moins quinze membres en règle. Un conseil qui n’a pas six mois d’exlBtenee à l'époque du congrès n’a pas droit de représentation. La représentation des conseils est basée sur le nombre de membres, en règle avec la Société d'après le rapport de juin de l’année du con grès, dans la proportion suivante: de 15 à 119 membres, un délégué, et ensuite un. délégué additionnel par 150 membres ou par chqque frac tion de ce nombre. L’effectif d'un conseil ne com prend que les membres en règle ayant soldé les cotisations et con tributions du mois dé juin 1925; les membres arriérés même d’un seul mois au verso du rapport de juin ne peuvent compter dans l’ef fectif pour déterminer le nombre des délégués. Hase «le Itoprésontatlon 15 à 119 membres, 1 délégué 150 à 299 membres 2 délégués 300 à 44 9 membres 450 à 599 membres 450 à 599 membres 000 k 74 9 membres 750 û 899 membres 900 à 1049 membres 1050 à 1199 membres 1200 à 1349 membres 1350 à 1499 membres Pour être élu délégué au congrès, il faut être membre actif,.en règle avec la à l'époque du Con grès, être du sexe masculin, êtro âgé d’au moins 21 ans et être mem bre du conseil que l'on doit repré senter depuis au moins six mois. Les membres associés ne peuvent être élus délégués ni voter à l'élec tion des délégués. Un membre doit être en règle pour avoif droit de vote aux élec tions des délégués. Un conseil peut élire délégué un membre qui n’est pas présent à l'as semblée de la nomination et de l’é lection. Les conseils de femmes doivent choisir leurs délégués parmi les membres des conseils d’hommes de la même localité. Les frais de transport des délé gués au congrès sont rembourséq dans les trente jours aux délégués eux-mêmes ou k leur conseil resirec tif, à même la Caisse d'administra tion générale. Tout amendement aux statuts et règlements de l’Union doit être sou mis au Bureau général au moins G0 jours avant la date de la réunion du congrès. Les amendements proposés par les conseils, le Bureau général et le Comité exécutif seront transmis aux conseils et aux délégués 30 jours avant l'ouverture du congrès. ELIE VEZINA Secrétaire 3 délégués 3 délégués 4 délégués 5 délégués G délégués 7 délégués 8 délégués-. 9 délégués 10 délégués CHOMAGE SERIEUX Des avis ont été uftichés dans tous les départements do la Harnilton Woolcn Co., de Southbridge, Mass, annonçant la fermeture de ces usines à. partir du 3 juillet prochain jus qu’au 20 inclusivement. Cette nouvelle bien que n’ayant pas trop surpris les employés ne les a pas moins consternés car depuis près de deux ans tous ne travail laient qu'une partie de la semaine et par conséquent ils ne sont pas en é tat de faire face à un chômage aus si prolongé. L'American Optical Co., ayant il y a quelque temps donné le même a vis à Xes employés cela veut dire qu’à peu près toute la population ou vrière de Southbridge chômera pres que tout le mois de juillet. La pers pective de temps meilleurs est en core à venir et nombre de familles en souffriront. MORT DE CHALEUR La chaleur n'a fait qu’une victi me à Fall Hiver, Mass, dans la per sonne de M. Alfrèd Deschambault, âgé de 45 ans, tisserand, qu’on a trouvé mort dans sou lit hier matin. LA ST. JEAN-BAPTISTE

AVIS IMPORTANT AUX MEMBRES DU COMITÉ EXÉCUTIF CHARGÉ DE L’ORGANISATION DE LA FÊTE Tl y mira assemblée d\i Comité Exécutif, représentant b'#’ Sociétés locales, CE SOIR, à 7 hrs lô, dans les salles du Cercle Canadien. Les derniers détails de la célébration se ront alors décidés. ENCORE LES NOYADES! Malgré son Inhabileté nagee, René Fleury, ftgê de 9 ans, se jeta dans le Tlilrd Level Canal, à Iloly oke, Mass, jeudi soir, ayant do l'eau Jusqu'au cou, et sauva George I,a mothe ftgé de g ans qui était tombé dantr le canal et luttait en vain pour atteind.re Normand lié -üets ftgé de 7 uns qui fut entraîné dans le milieu du canal où il se noya. Ce jeûné Fleury était si épuisé par ses efforts qu'on dût le retirer de l’eau. L’accident de mercredi soir est lo deuxième qui ne produise dhns le canal dan-! l'espace de 24 heures. La vtiUq. Henry Keano, Sgé de 12 ans, se noya non loin de l'endroit où te jeune Désilets perdit 1a, vie. Iav police qui a dragué le canal con tinuellement depuis la/ première noyade n’a pu retrouver aucun des corps. LES JAMBES FRACTUREES Russell Lebel, ftgé de six ans, fils de M. et Mme Théophile Lebel, d'Ol neyville, U.I., a eu les jahibes frac turées jeudi en étant heurté par une auto. Il a été conduit à l'hôpital du Rhode Islnnd où on a dit aux der nières nouvelles que son état n’était pas dangereux malgré qu’il soit dou loureux. L'auto éta/t conduite par C. E. Tunney qui a transporté l’enfant à. l’hôpital et s'est rapporté à la po lice. REPAIRE DE BANDITS Une église de Isiand Pond, Vt., do 2,500 résidents servait de repaire à une bande de 100 bandits depuis plus d'un quart de siècle, a-t-il été annoncé par le «autorités jeudi. Le, chef de L| bande était utj.mar chand de combustible en détail. Ces bandits faisaient la terreur des ré gions environnantes. -:o: Le Dr. Hans Hartman, ingé nieur-électricien et explorateur sous-marin, de New York, a inventé un appareil d'observation cylindri que. avec lequel il est capable d'ex plorer les mystères du fond de l’océan ft une profondeur de 25,000 pieds. L’appareil est muni d'un ko dak de mer profonde, de réservoirs d'oxygène, de téléphone et lumière électrique. Nouveau Président VNOSRWOOO UNOSRWOOO. N. V. William O. Stuber, récemment élu président de l’Eastman Kodak Company, de Roehester, N. Y., sifc cédant à George Eastman, fondateur de la grande corporation, qui s'est retiré d'affaires, afin de suivre un •autre genre de vie, détachée de la direction active des affaires. LES EOXIE 7% FIRST MortReal Estate Gold Bonds Assurent »nx porteurs de ces Bons U sécurité, le rendement satisfaisant et la certitude qu'ils aident à construire des Maisons dans le Maine pour les gens du Maine. The W, A. Hoxie Company Immeubles, Assurance et Service de Placements 910 Fldelity Bldg., Portland, Me. H. J. MAHEUX Représentant à Lewiston 17 RUE EAFAYETTE—Téi. 2385-R no 'ET MAINTENANT NOUS DISONS “ENROLEZ-VOUS DANS NOTRE POPULAIRE CLUB DE VACANCE” Assurez-vous une vacance pour l’année prochaine QUATRE CLASSES: 50c par semaine paient 25.50 $1.00 par semaine paie 51.00 $2.00 par semaine paient $102.00 $5.00 par semaine paient $225.00 LEWISTON TRUST CO. Lewiston Lisbon Falls Mechanic Falls Freeport Ses yeux lui firent manquer le poisson QU’AUCUNE amorce, crainte de mauvaise appa rence, incommodité, le faux appel de “demain,” vous empêchent de faire examiner vos yeux au jourd’hui. L’homme qui a dit “un pas en temps,” voulait dire un pas vers nous. R. HAMEL Département d’Optique Romain J. Marcoux —Optométriste— 262 EUE LX8BON, LEWISTON, MAINE. Téléphone 405-R

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LA LANGUE FRANÇAISE I.cn raisons e Brothers—non seulement au moment du l'achat, mais pour toujours. •Son hou jugement est contirmé par tout ee l'nut-ll que la pensée soit nette dans le cerveau avant d’être fondue dans la phrase. Rien ne semble aussi facile que de la bonne prose ou de la belle poésie trançaise: cela se lit tout seul. 1,'art, quand 11 est vrai, se dérobe ainsi ft l’analyse. Pourtant, comme c'est difficile d’être écrivain fran çais! l,es fables de La Fontaine, les contes de Perreault, les pensées do Pascal, les comédies do Molière,, toutes ces oeuvres littéraires ont la clarté de l'eau de roehc; on volt tout au fond sans effort aucun. En quelle autre langue a-t-on pu at teindre un tel degré de netteté, de naturel, de simplicité? L’obscurité, en français, est ab horrée; les équivoques y sont un crime. Sobriété de ligures et de mé taphores, sens pratique fait de vé rités traditionnelles et complètes, mépris de rêveries, de l'individua lisme et de l'emphase, tel est le gé nie français. Les littératures riches en images ont le tort d'être pauvres en idées. Elle est la plus précise, f.e fran çais doit sa précision a la fixité de son vocabulaire et à la rigidité de sa grammaire. C'ett une langue dont lçs mots ont un sens nettement déterminé, et dont les précepte! sont établis en permanence. Elle a i«e constitution Inflexible, que le caprice des époques ne peut enta mer. Qu'il s'agisse de prose ou de poésie, les mots sont les mêmes: seul, leu./ agenA-ment change. Cha que mot a un sons exact; ainsi, l.\ où l'anglais se sert toujours du nom "System” pour déterminer un ‘‘réseau’’ de chemin de fer, une “doctrine” sociale ou politique, un “mode” de propagande ou d’élec-, tion. un “organisme” humain, une “méthode'' de comptabilité, le fran çais réclame un terme propre pour chaque chose différente. En anglais le même verbe passe d'un sens A l’autre selon la pri*fosition qui l’ac compagne: to go. in, out, put. down; mais le français se donne le luxe de mots justes pour exprimer cha cune de ces actions:'entrer, sortir, monter, descendre. La propriété des termes n'encombre pas l'anglais. Il est facile d'en juger par la phrase suivante, aussi correcte qu'une fou le. d'autres, malgré sa bizarrerie Sbould Mr. Noble, who sits for the consisluency consent to stand again, and run, he. in ail probabilités will bave a walk-over”. Au moyen do l'article, partie variable du discours, le français ajoute un élé ment de précision A son expression. Puis, les genres et les nojnbres, avec leurs terminaisons diversifiées,' con tribuent' encore h la netteté de la pensée. ]1 en est de même des ver La Paresse des Intestins cause des Malaises 8! elle persiste, ou qu'elle soit habituelle, une longue suite de maladies sérieuses en résultent: constipation chronique, migraine, hébétude, mauvaise haleine, mauvais teint; telles sont les manifestations ordinai res de la négligence continuelle de l'habitude d'aller à la garde-robe, le matin. Si la nature ne fonctionne pas, achetez uno bouteille de “L. P.” ATWOOD’S Medicine. Prenez-en une petite doso après lo sou per, ou au cohcher, les effets seront sûrs et efficaces. Uno tête libre, des yeux brillants, un esprit confiant et alerte, seront votre partage, lorsque vos organes digestifs fonctionnent normalement et régulière ment. Grosse bouteille, f-Oc. Une ou deux colllértes b thé sont les doses ordinaires. Tous les marchands en vendent. L. F. Medicine Go., Portland, Me. pensée. Elle procède a son dévelop pement-(lan3 le même agencement que le cerveau ofi elle éclot. Elle la déroule, sans impatience ni paresse, assujettie qu'elle est x une syntaxe qui elle-même repose sur un raisonnement impeccable: le*.- rè gles qu'elle prescrit ont leur raison d’être et contribuent à sauver la langue du caprice, de la fantaisie, de la désorganisation. C'est la logi que qui .rend l'inversion un procé dé d'exception dans le style fran çais. Le génie de la langue exige le déploiement de l'idée dans son sens normal. C’est encore la logique qui donne aux noms un genre, se lon la chose qu'il exprime, et qui (A suivre sur la 6êmc) bes, qui, au contraire de l’anglais, s’écrivent avec des variantes infi nies selon le mode, le temps et la personne où on les emploie. Quand l’Anglais dit uniformément: I love, thou Iovegt, he loves, we love, you love, tlicy love; le Fran çais écrit: J’aime, du aimes, il aime, nous aimons, vous aimez, ils ai ment. Et ainsi de suite à to.U3 les temps. Certes, l’orthographe en est rendue difficile: les langues faciles sont des langues ternes, vagues et La Santé de la Femme Est la Sauvegarde De la Nation VOUS POUVEZ ETRE BIEN PORTANTE et forte*. Ces maux particuliers aux femmes no doivent pas vous causer do souffrance physique ou mentale —vous pouvez vous en debarrasser. Vous n'avez pas besoin de vous traîner mémo h moitié malade. Ces douleurs déprimantes, qui vous en lèvent votre force et vous empê chent de faVo le travail que vous désirez accomplir, sont certaine ment duos à quelque dérangement des orgnjios essentiellement fémi nins. Il y a un remède—un qui agit promptement. Ce remède, fait de racines et d’herbes cicatrisantes de la nature, est une aido naturelle fi la santé. Le Régulateur de la Santé de la Femme du Dr Larivière (Dr Lari vlère's Femaie Health Rogulator) provenant d'une prescription em ployée avec succès par feu le Dr J. Larivièro dans sa remarquable pratique au Canada et aux E.-TJ.— a ramené à la santé des milliers de femmes qui souffraient comme vous. Faites essai du Régulateur de la Santé de la Femme Il opère dos merveilles dans tous les cas d'irrégularités, nervosité, insomnie, maux de tèto persis tants, faiblesse féminine, etc. Achetez-cn une bouteille chez vo tre pharmacien aujourd’hui. Prix $1.00 la bouteille, 6 bouteil les pour $5.00, sans culture. Elle est la plus logique. Iæ langue française suit l'ordre logique de la Les femmes malades d'aujourd’hui seront les bien portantes de demain si elles emploient les 4* v PILULES ROUGES Pour les Femmes Pâles et Faibles Mme T. THOMBERG, 730, Hunterdam, tyewark, N, Y. “Après une opération que j’ai subie j’ai été longtemps faible, nerveuse et sujette aux insomnies. Tout le jour je me sentais accablée, mes jambes fléchissaient si je marchais un peu. Je me suis souvenue que ma mère avait toujours des Pilules Rouges à donner à celle de ses filles que l’anémie menaçait et j’ai emploj'é ce remède qui m’a très bien réussi”. Mme T. Thomberg, 730, Hunterdam, Newark, N. Y. “Je n’avais pas de sang, j’étais pâle et très faible, le peu de travail que je faisais me fatiguait énormément et toutes sortes de malaises m incommodaient. J ai commence à prendre des Pilules Rouges et, après quatre mois de trai tement je me portais beaucoup mieux. Enfin, la santé m’est revenue, j’étais vigoureuse, je pouvais travailler toute une journée, j’en avais la force et la santé”. Mme Arthur Du bois, 20, 7ème avenue, Boucherville, P. Q. “J’ai été malade des années je souffrais de mauvai ses digestions, de dilatation d’estomac, disaient les méde cins, et j’étais faible et bien nerveuse. Une amie me re commanda les Pilules Rouges qu’elle considérait elle-même infaillibles pour augmenter les forces. Je les ai prises et la santé m’est revenue”. Mme Emélia Johnson, 99, East Front, Skowhigan, Maine. CONSULTATIONS GRATUITES. Les médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine donnent des consultations gratuites à toutes les femmes qui vien nent les voir ou qui leur écrivent. Le» Pilules Rouge» pour le» Femme» Pâle» et Faibles sont en vente cbcztou* le» marchand» do remèdes et «ont sans contredit le remède le meilleur marché. N’acceptez jamais de substitution voyez à ce qu'on voua donne le9 véritable» Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine. Si vous ne pouvez voua le» procurer dan» votre localité, écrivez-nous, nous vous les enverrons sur réception du prix, 50 sous la boite. COMPAGNIE CHIMIQUE ERANCO-AMERJCAINE limitée, 274, me St-Denis, Montréal. Marchons! conclu! sir Thomp son, nous verrons bien! Ils suivirent le souterrain pendant une demi-heOre, rencontrant en plu sieurs places des éboulis de terre et de pierres qui obstruaient le passa ge. —Halte! cria le bonhomme, qui marchait en avant. Je crois que nous approchons! Voilà un travail de ma çonnerie Plus récent! Le couloir s’élargissait et se ter minait par un mur assez élevé dans lequel s’enclavait une porte massive aux solides ferrures. Ils y collèrent leurs oreilles et ne perçurent rien. —Frapperons-nous? demanda Thom pson. —On peut toujours essayer, con céda le bonhomme, si la prisonniè re est là derière, et seule, elle nous répondra. —Vous croyez que c’est là? —Ça a l’air!... Il doit y avoir une chambre, un abri, un réduit... l’endroit des anciens rendez-vous?... Et le seigneur a dû faire excaver le souterrain pas trop loin de l’enclos de son amoureuse... Hé! Hé! c’é tait pas mal imaginé, comme vous voyez!... Et entre des murs scellés de tous côtés encore!... Je me de mande comment M. le comte et la Piaulette en ont retrouvé le secret?.. Sir Thompson s’en remettait à l’expérience du vieillard, dont le tranquille raisonnement plaisait à son caractère réfléchi. Maintenant qu’il pensait être ar rivé au but. il jugeait puérils Jjpus ces moyens d’escamotages: triples serrures, escaliers tortueux, cou loirs souterrains, portes masquées.. —Comment un homme intelli gent, a-t-il pu, de nos jours, avoir recours à de tels subterfuges d’un autre fige? et supposer qua’vec un peu de persistance, je ne déjouerais pas ses calculs et ne trouverais1 pas la cachette? —Il n’y a pas beaucoup de per sonnes qui s’en seraient mêlées, monsieur, répliqua le jardinier, en hochant la tête. On vous a cru par ti, sans doute? Et puis, avouez que ce n’est pas commode au premier ve nu d’aboutir jusqu’ici! —Ils y sont bien venus, eux! —Ah! ce n’est pas la même cho se! D’abord, ils savaient où ils al laient, eux! et puis ils y avaient un intérêt, un gros intérêt! Il faut être bien haineux ou bien amoureux, monsieur pour s’obstiner dans un pareil chemin!. Le seigneur le faisait ^utr^tojg. ftUAaJ.uua Ua, jours, pendant quel» waÇi étiit am-tois! —Comment l'a-t-on suf —On ne l’a jamais su], _ C’est quand il n été vieux qu'il l'a racon té. et ça s’est répété en forêt... —El les ouvriers employés n'en ont jamais parlé? —C'étaient probablement des étrangers, embauchés pour la durée du travail et nourris au château, à. qui le seigneur aura fait ensuite quiter le pays. Essayons d’appeler, proposa air Thompson, —On peut toujours se risquer, i'-jt Il appela à voix étouffée par le trou de la serrure: —Miss Bénédicte, êtes-vous là? Bien ne lui répondit. Il frappa alors plusieurs coups distancés avec la niaiu, puis avec un manche d’outil qu’ils avaient appor Même silence! (Thompson ne se découragea pas et continua à frapper par intermit tence, en conservant le même inter valle entre les coups. LIV y Dans un de ces silences qu’il ob servait après chaque tentative, il crut percevoir une réplique à son appel, mais sourde et lointaine. Le gentleman tressaillit: —Avez-vous entendu?... Je crois que c’est la réponse. Anxieux, la voix altérée par l’émo tion, il colla de nouveau son oreille contre la paroi, et renouvela l’expé rience Il se redressa triomphant, le visage illuminé: —Plus de doute! Elle est là!... Ah! vous voyez mon vieux brave homme! Nous avons Jeté le caillou dans la cible! Picard moins agité, souriait dou cement et regardait du coin de l’oell, le gentleman. —Il faut enfoncer cette porte... la démonter... à moins que nos clefs s’y adaptent!. Pourquoi ce seigneur élégant se serait-il embar rassé de plusieurs clefs différentes et lourdes? Une fermeture aussi rigoureuse pour un lieu de rendez-vous galant signifiait une feinte, comme pour la serrure du cabinet Henri II à la gâche mobile? En suivant les rainures avec la pince, il reconnut que deux solidea verrous étaient mis à l’intérieur. —Renoncer si près du but, c’est lamentable!... et recourir à un moyen bruyant, c;est imprudent! disait sir Edouard, perplexe. Cette Plaulette doit avoir reçu des ordres.. 1.1 faut tout pupposerl —M’est avis, monsieur, que ls souterrain doit s’ouvrir bien prie de chez la Piaulettc, c'est donc par là qu'il faudrait se renseigner; et nous éviterions peut-être ainsi beaucoup de travail!. —N'a-t-elle pas le petit-flls qui demeure avec elle? —Oh! celui-là! Un feignant! Un propre-à-rien! toujours dehors».., 11 ne me gêne guère! —Enfin! Elle est là? Elle est là? n’est-ce pas? Il n'y a pas de doute IHJssible? répétait sir Edouard, l.u délivrer n'est plus rien maintenant! De nouveau, ils se mirent à re frapper et à écouter. Ils entendirent le nombre de leur ooups se reproduire exactement, mais très affaiblis. —Peu Importe! disait sir Edouard tout joyeux. Elle' nous entend, c’est sûr, et c’est cela, l’essentiel! Que doit-elle penser de notre impuissan ce? de notre maladresse? De nouveau, les coups recommen cèrent plus distincts. Le vieux jar dinier voulut parler, Thompson lui fit signe de se taire et se mit à compter: —Quinze seize... vingt... vingt-deux... vingt-quatre., chut! le nombre des lettres de l’alpha bet! Il prit dans sa poche un carnet et un crayon» —Approchez votre lanterne, Pi card, je vais écrire... Mademoisel le Bénédicte va sans doute .essayer de communiquer. Il frappa trois coups rapides pour indiquer qu’il entendait et compre nait. Alors les coups se succédèrent: cinq d’abord. Thompson inscrivit un E. Puis dix-neuf ce qui signifiait S; puis vingt, T. Ensuite trois nouveaux coups, puis cinq: Thompson écrivit Ce. et ainsi de suite. Et il lut, au bout de quelques minutes, par ce moyen dont usent les prisonniers en tre eux: Est-ce vous, Thompson? Et il répondit, par le même procé dé: Oui! Courage!. Piaulette vous garde-t-elle la nuit? Réponse: Non. Oti êtes-vous? Dans un souterrain, sous la forêt Pruden... Ce mot ne fut pas achevé. Plu sieurs coups précipités indiquèrent une alarme; sans doute, Bénédicte avertissait qu’elle n'étâit plus seule. —On pourrait faire un trou dans le mur? conseilla Picard. Il avait emporté à tout hasard, une pince et un ciseau dont ils es sayèrent de se servir: mais la ma çonnerie très épaisse, les pierres en châssées dans un ciment résistant ne cédaient pas. Us durent y renon ce r.*" Us attendirent eependant dans l'es linic que Bénédicte frapperait encore, il y avait dix jours que la pauvre fille était séquestrée. Eux-mêmes er raeint dans les galeries depuis cinq heures. Le vieux bonhomme n'y put tenir plus longtemps; ses jambes do lentes fléchissaient et ne le portaient plus. Il s'assit par terre, sur le sol humide. En vain, sir Thompson lui propo sa de retourner sur ses pas et de le laisser seul; il n’y voulut jamais consentir. Alors le gentleman ôta son par dessus de fourrures, assurant qu'il n’avait pas froid et l’étala du côté du drap, contre la terre, —Asseyons-nous, tous deux dit il. Quand nous aurons froid, nous battrons la semelle; pourvu que no tre lanterne ne nous fausse pus com pagnie Ils en vérifièrent l'essence et en haussèrent la mèche prudemment. Tous deux causaient à voix bas se, l'homme jeune et le vieillard, le gentleman et l’humble jardinier, réunis sympathiquement dans la mô me préoccupation et la même atten te. Puis ils se taisaient patiemment appuyés, le dos contre le mur suin tant. Sir Edouard regardait sa mon tre; sept heures, huit heures, dix heures!. —Elle devrait être seule, pour tant, disait-il; elle croit peut-être que nous sommes partis? 11 se décide à refrapper avec pré eauriou. Presque aussitôt, on répon-,, dit: —Encore là? Les coups significatifs reprirent de plus belle: —Ne tentez rien encore. Jé no sais où jé suis. Piaulette est inquiè te et ne parle pas. Méfiez-vous. Re venez demain à deux heures et at tendez le signal. Cette communication dura plus de deux heures. Le bou Picard était endormi de fatigue. Kir Edouard le réveilla. Leur lanterne s'était presque éteinte et commençait à fumer. Ils eurent recours à leurs allu mettes sur une partie du trajet. Il était minuit passé lorsqu’ils se re trouvèrent dans la chambre des por traits. Sir Edouard ne laissa point partir son dévoué compagnon sans l’avoir réconforté d'un verre de porto et des biscuits qu'ils trouvèrent dans un des buffets de la salle à manger, et dont Us usèrent fraternellement» tout en causant de leur équipée et des moyens à employer pour délivrer, Bénédicte. —Laisses taira .(disait la bo&ho&M

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