Le Messager (Lewiston, Me.)
April 13, 1925
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Téléphone 2122-J LES AUTOMOBILES BUICK La raison du merveilleux succès des autos Buick, et la raison pour laquelle ils tiennent la tète do l'in dustrie automotive, sont que dès leurs premiers modèles, le châssis Buick fut correctement dessiné, se lon les principes les plus sains de la mécanique, les principes les mieux adaptés à rencontrer les con ditions auxquelles un automobile est soumis. La fabrique des Buick posBède les facilités pour fabriquer ce châssis correct, économiquement et scientifiquement. Dans le grand groupe de bâtisses localisées îi Flint, Mich., toutes les unités Im portantes sont fabriquées par la compagnie sous la surveillance d'hommes experts dans leurs lignes respectives. Ces hommes travaillent en coopération avec les ingénieurs qui ont dessiné le char. Aucun mo dèle Buick n’est jamais mis en mar che sans que les Ingénieurs de la compagnie Buick aient fait des es sais, complets, et que le char ait été soumis à l’essai sur des milliers do milles de route. 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On a découvert des tuilPs peintes dans les ruines de Ba bylone, des peintures historiques A Mexico, dans les Indes, l’Egypte. En Grèce, la peinture atteignit un haut degré de perfection, la plaçant im médiatement après la sculpture. Ce pendant les peintures laissées par les Grecs noqs paraîtraient un peu PLAFONDS METALIQUES Toits et Travaux en métal Qualité et Service HAHNEL BROS. CO. 50 rue Main, Lctviston. —Tel. 1144-M— LES NOUVEAUX QUARTIERS DE LA Teinturerie Mercier À AUBURN Notre changement de localité sera, nous le savons, gran dement apprécié pas nos clients. Le changement fera du bien aux deux partis respectifs. 1er'PLANCHER 41 rue Lisbon, avec le magasin de Chaussures Guy Foss Auburn Lewiston Portland L. O. MERCIER, Inc. —Nettoyeurs et Teinturiers— Etablis depuis 1895 BUREAU CO. MAGASIN DE MEUBLES Agents pour les Fournaises “FAVORI TE" sans tuyau—Catalogue sur demande. 338 BUE USBON Tél. 1703-B LEWISTON, ME. GEORGE A. 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K! U FEMME IDEALE k (Suite de la Sème page) 'poursuit-on. Ma fol, on finit par dire: "Si la danse n’était pas défen due, la vie serait belle”, pour satis faire Mademoiselle. Ou parfois, dès esprits forts risquent une parole au dacieuse sur la vie pour étaler leur aplomb et, leur indépendance. Ces Intelligences déformées se manifes tent en des conversations décou sues, tissées de vrai et de faux, car il n’y a pas d'erreur qui ne contien ne une vérité. Nous avons là la ca ricature ds la beauté intellectuelle moderne. Faut-il en induire que la femme acquerra une belle intelligence à disserter sur la métahpysique ou à faire montre de bel esprit? Non! L'ntelligence de la femme doit, être celle d'une compagne dévouée ets soucieuse du bonheur de son époux,v Elle doit être assez développée pour' comprendre la difficulté d’une en treprise, donner un conseil sage et discret dans une situation périlleu se. entretenir des conversations agréables au foyer. Il n’est pas né cessaire de connaître les problèmes difficiles ds la chimie ou les aridi tés de la procédure pour compren dre quand il faut consoler, encoura ger, sacrifier certains projets, se faire pardonner des vivacités de ca ractère. Quelles sont les femmes qui n’ont pas leur fameux caractère? C’est notre droit do demander à la femme la beauté intellectuelle qui nous convient. L’on peut désirer une intelligence belle pour les détails de La Constitution de la femme faiblit C'est un- fait notoire et univer sellement reconnu que la santé et la vitalité de la femme moderne à une tendance ft faiblir. Dans l'inté rêt de la génération actuelle et de celles qui suivront il est urgent do chercher h enrayer le mal. Un Canadien-français le Dr J. Larivière fit dans ce but -de longues études spéciales sur les maladies féminines. C’est dans la nature qu’il trouva le moyen de cor riger les défauts do la nature. En effet, c’est des racines et des plan tes médicinales que sont extraites les substances végétales qui ont rendu si efficace son traitement le “REGENERATEUR de la santé do la femme du Dr J. Larivière.” Les désordres ou irrégularités dans les fonctions des organes de la femme et de la Jeune fille sont la cause de la plupart des maladies dont elles souffrent. En suivant le traitement du Dr Larivière, ces Ir régularités disparaîtront et avec elles tout lo cortège des maladies, la santé reviendra et elles auront ainsi leurs parts des joies do la vie. Ce traitement aide la nature, il est pré paré expressément pour agir sur l’organisme féminin. LE REGENERATEUR .LARIV1E RE tonifie le systèmo nerveux et leg souffrances disparissent sous son action bienfaisante. 11 est éga lement recommandé comme tonique géné-ral et pour tous les maux d’es tomac. Si votre pharmacien ne l’a pas. il vous sera envoyé franco sur réeep t tion de .$1.00. Contre la constipation, employez les Pastilles Végétales pour le Foie du Dr Larivière. George Motlmer Co. Inc. 212 Milk St. Boston, Mass. EN FAIT UNE NOUVELLE FEMME Voilà ce que le Lydin E. Pinkliam'» Veftetable Oompound fit pour Mme Jcnkin* Mlddleport, Oliio.—“Je suis sur le retour do l'âse et je prends le U) uni x in a liant's Vegetablo Componnd pour les troubles qui accompagnent cet te période. Je di rige une pension et prends soin d'une famille de huit, mais- J’étais devenue si épui sée que ,1e ne pou vais plus faire mon travail. Lue amie >me conseil la le Vegetable Compound et 11 a fait, une nouvelle femme de mol. J'on sarde tout le temps à la maison et je ne pourrais plus m’en passer. Ma pesanteur est inontéo de 90 132 livres et demie. Je lauangé gran dement le Vegetable Compound et espère que les femmes connaîtront vite ses mérites.”—Mme MYRA JENKINS, 593 North Front Street, Mlddleport, Ohio. Plus de 200,000 ont Jusqu’à pré-: sent-J'épondu à la question. "Avez vous été soulagée en prenant le Ly dia E. Plnkham's Vegetable Çom pound?” 98 sur 100 de ces réponses di saient "Oui” et parce que le Vege table Compound a aidé les outres femmes 11 devrait aussi vous aider. En vente par les pharmaciens, par tout. (7) la vie familiale, lumière qui guide le coeur prêt à se dévouer aux tra vaux les plus humbles et les plus obscurs; intelligence befle dans les moments de mésentente, qui com prend ses torts et fait pardonner ceux de son mari; intelligence belle par ses encouragements, sa gaîté dans la joie, sa sympathie profonde dans les heures de misère de son conjoint. Oui, cette beauté d'intelligence nous conduit il l'âme même; elle est la manifestation de cette âme de la femtrïe d’élite si précieuse et si dif ficile à connaître. Ces deux beuutés, morale et intellectuelle, s'enchaî nent et se complètent et forment la beauté du caractère dont on parle si souvent et que l'on connaît si peu. L'intelligence guide le coeur dé voué et aimant de la femme comme l'âme l'ennoblit et le purifie de ses vertus et de sa dignité. Et malgré les défauts aussi nombreux que les qualités, malgré les caprices cachés lans les replis du coeur féminin, la sincérité de l'amour chrétien et la spontanéité du dévouement et de la tendresse sont un gage relatif, mais réel, du bonheur sur cetta lerre. Mais la femme est aussi un être corporel, et il est une autre beauté, souvent trop recherchée, toujours appréciable, la beauté physique. D’aucuns ont rêvé d'une blonde aux îheveux d’or, nux yeux d’azur, h la [aille svelte et à la démarche lente ■>t souple. D’autres ont scellé dans leur coeur des traits délicats et purs encadrés d’une chevelure d'ébène, animés de grands yeux noirs, pétil lants ou rêveurs, selon qu’ils réflè lont la Joie ou la tristesse. Chacun porte en sol un portrait idéal qu’il ad mire depuis longtemps, dont la physionomie s'est précisée lente ment, a subi dos retouché en pré sence d'un premier amoUr, qu'on oublie pnrfois. mais qui nous revient sans cesse et qu’on aime toujours. C'est la rêve qui rarement s'accom plit. r Parfois le regard rêvé nous croi se. nous envoûte et nous fait jurer un amour éternel: Cri spontané du coeur, altéré d'amour et do bon heur, qui se donne dans un élan Ir raisonné! On dit que c’est le coup de foudre. La foudre est si dange reuse qu'il faut s’en méfier. Sans doute, il est bon que les yeux do la femme répètent son âme vibrante et douce, que ses traits nous attirent par le charme qu'on y découvre. Il est juste qu'un cachet se dégage d'une physionomie nux traits souvent Irréguliers, 'et qu'il nous fasse deviner un coeuT et une âme que l'on puisse comprendre. Car chacun a le droit de choisir l’être qui le charme davantage, d’abord par son âme naïve ou rêveuse, gaie ou triste, toujours pieuse et bonne; puis par son intelligence dédaigneu se des banalités mondaines mais empreinte d'une personnalité carac téristique en fin psr;sa grâce déli cate et souple qui réjouit 1» foyer et complète le bonheur. N'allons jamais délaisser la beau té morale, la richesse du caractère pour la fragile beauté physique. Le bonheuç n’est pus d’ordre matériel, et bien vile l’on so repentira d'avoir cherché dans une femme une pou pée, un ornement, tandis que nous aurons besoin d’une compagns et d'un soutien. Alors l’amour dimi nue, cette beauté tant convoitée s'é vanouit et l'on se trouve en- présen ce de la déception la plus amère et la Plus irréparable. Le coeur est fait pour aimer le beau moral, intellectuel et physi que, mais rivons-le à l'éternelle et consolante beauté de l’âme, la seule qui puisse garantir le bonheur d’un foyer chrétien. NKSTOKS, K. K. D. 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J’ai essayé une quantité de prépara tions mais maintenant, dès que je remarque un symptôme de ver», j’emploie le Dr. True’s Elixir, Le Vrai Laxatif des Famille*' et destructeur de ver» pour soulagement rapide.” Com posé d’herbes parfaitement pures. Grandeur de famille *1.20; au tres grandeurs OOc et 40c. Employé avec succèt depuis plu» de 75 an». CHAMPIONS MARIÉS Un champion marié est-il supé rieur un champion célibataire? Cette question a été posée der nièrement lorsque la presse a an noncé le mariage rie Jack Dempsey ’t do l’actrice Estelle,Taylor. Elle 3st très délicate. I-a. prudence la [dus élémentaire .empêcherait un philosophe d'y répondre! N’oublions pas qu'un ‘‘ouf’’ ou en “non” peut mener un homme à a. a. -t.« a.a J_• l’échafaud.. Contentons-nous donc de consulter l’histoire. Liés écrits des fils d'Hérodote nous permettent d’affirmer qu’un champion marié est régie générale un vérltablo champion. l^es annales du “ring'1 sont rem plies dos noms de champions qui avalent femme et enfants. Elles no mentionnent que quelques rr.res champions célibataires. Benny l^eo^ard fut peut-être le meilleur de ceux-ci. Tous les pugilistes qui se sont succédés sur le trône des poids-lourd depuis trois décades étalent de* hommes mariés, quoi qu'une couple d’entro-eux n'aient pas toujours considéré le mariage d’une façon; très sérieuse. John-U Sullivan était marié, dé même que Jim Oorbett. Bob Fitz simmons, leur successeur, a convolé quetre fois durant et après si pnr rlère de boxeur. Rose, une dtr ses moitiés, s’occupait de boxe!.”' Quand il s'entraîna, pour se battre contre Corbett, Mme FItzsimmons était a son camp d'entrainement. A Cnrson. “C’est, mon meilleur con-' meilleur. un gérant do premier or dre” disait en parlant d’elle l’aspi rant d’alors au championnat poids lourd. Madame Jeffries était aussi la conseillère de son mari. Après une absence de l’arène qui dura six ans. Jeffries tenta, un bon jour, avec le résultat que l’on sait, de reconqué rir son titre, au. lendemain de la bataille, sa femme réussit a le con vaincre qu’il valait mieux dire adÿèu aux gants. Jim se retira sur la ferme, oit il semble avoir amassé une Jolie fortune et trouvé le bon heur. Tomniy Burns (Noé Brousseau), était aussi tin homme marié. Nous ne parlerons pas de Jack Johnson, dont le» affaires matrimoniales sont Le Meilleur Placement pour le travailleur est l'argent (Téposé dans notre Départe-^ ment d'Epargnes, gagnant 4r/c d’intérêt! Cela ne vous enrichit, pan vite, mais il est toujours là lorsque vous en avez besoin. FIRST NATIONAL BANK DE LEWISTON, ME. 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Quand Georges Carpentier traver sa l’Océan pour venir boxer Jack Dempsey, Harry alla le rencontrer ifln de lui parler d’une bataille pos dble. La conversation ne durait pqp lepuls cinq minutes, que les deux pugilistes assis côte à côte, par aient de leur famille. .Greb mon irn des photos de ses enfants et [’.porges sortait de son gousset un "portrait” de sa fillette, Jacqueli ne. Qreb retourna sur la 42e rue une heure plus tard, mats 11 avait oublié de causer au champion fran çais d'un combat de championnat poids-lourd léger.... Mickey Wrlker. champion poids welter, est, paràtt-il, un heureux père de famille et un mari modèle. On disait la même chose de Jack Brltton, Johnny Ktlbane. Terry Mc Govern et nombre d’autres. Ces quelques lignes no sont, cer tainement pas de nature il démon trer qu'un homme marié ne peut pas être un champion excellent. :o: Les médecins de Boston injectent de l'oxygène et de l'acide carboni que dan» le corps des personnes eni vrées. Ije traitement, dit-on, les ra mène au bon sons en une demi heure. L’anémie et sa longue suite de malaises ne résistent pas aux bons effets des PILULES ROUGES Pour les Femmes Pâles et Faibles Mme J08. MILLETTE, 46, Cooke, Trois-Rivières, P. Q, “J’ai pris des Pilules Rou ges en différentes occasions et chaque fois j’en ai obtenu les meilleurs résultats. Tou jours elles ont refait mes for ces épuisées par la maladie ou les obligations de la vie et je me suis convaincue qu’une femme ne peut trou verde meilleur remède à l’ap proche d’une maternité ou dans les jours qui suivent”. Mme Jos. Millette,4G, Cooke, Trois-Rivières, P. Q. “Bien que jouissant d’un assez joli embonpoint, je me sentais sans force et j’étais très pâle. Au moindre exer cice j’étais épuisée et à bout d’haleine. Ma mère me fit prendre des Pilules Rouges et en quelques mois, avec ce remède, j’ai refait mes forces et ma santé”. Mme O. Mar tel, 32, Robert, Artic, R. I. “Je me sentais sans force, toujours fatiguée, même après avoir dormi une bonne nuit, et j’avais continuelle ment une douleur de dos, entre les épaules. Les Pilu les Rouges m’ayant été re- commandées par une voisine qui les avaient prises et m’en ayant dit les bons effets, je les ai moi aussi employées. Douze boîtes m’ont été suffi santes pour accroître ma vi gueur et me remettre com plètement”. Mme Adélard Lapointe, Livermore Falls, Me. CONSULTATIONS GRATUITES. Les méde cins de la Compagnie Chi mique Franco-Américaine donnent des consultations gratuites à toutes.les femmes qui viennent les voir ou qui leur écrivent. Les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles sont en vente chez tous les marchands de remèdes et sont sans contredit le remède le meilleur marché. N'acceptez jamais de substitution voyez à ce qu'on vous donne les véritables Pi lules Rouges de la Compagnie Chimique. Franco-Américaine. Si vous ne pouvez vous les procurer dans votre localité, écrivez-noua, noua vous les enverrons sur réception du prix, 50 sous la boîte. COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE Gmitée, 274, rat St-Denis, Montréal blo et le j)lus engageant, à quoi co la vous servirait-il? Nous ne vous voulons point de mal, et nous vous lâcherons dos que vous nous aurez dit ce que nous voulons savoir. •—Quoi? ■»—L’adresse de Marquis, â Bruxel les. ou autre part... Les traits ignobles de Clautruohe essayèrent de peindre la plus com plète stupéfaction. Mais il ne réussit qu’à être gro tesque. —Marquis? Bruxelles? Je ne sais pas ce que vous voulez dire... —Bon, n’en parlons plus. M. Clau de se fera, sans doute, plus facile ment comprendre. et nous allons, illico, vous conduire à lui. —Vous m’arrêtez? Vous m’emme nez? —Ainsi que j’ai l’honneur de vous le dire, monsieur Gautruche. Et, en effet, une heure, après Gautruche était au Dépôt. 11 y resta trois jours sans vou loir ouvrir la bouche. Après avoir nié qu’il connût et Marquis et sa retraite, il avait bien fallu qu’il avouât, devait D'exhibi tion de sa lettre à Chambarand, la quelle prouvait qu’il était en rapport avec le célèbre bandit. Enfin, sur la promesse qu'il ne serait pas inquiété, sur la promesse surtout qu’on le défendrait contre la vengeance de Marquis, il avoua et livra l’adressa de celui-ci, au Grand-Hôtel, où le bandit avait don né un faux nom, celui de Bernard. —Maintenant, lâchez-moi, dit Gautruche à M. Claude. —C’est convenu en principe, mon brave, mais si je vous lâchais tout de suite, je n’aurais pas le temps de m’assurer que vous ne m’avez pas menti, et vous, vous auriez le temps de prévenir Marquis et de le faire “s'esbigner”, hein? Donc, patience! À III Dès que Gautruche eût parlé, Ro tret et Mérouvel, sans perdre de temps, coururent à la gare du Nord et prirent le train de Bruxelles, où ils arrivèrent dans la nuit. Comme ils avalent averti Corentin par dépêche, celui-ci se trouvait à la gare et les attendait patiemment. Eh bien? demanda-t-il. Cette interrogation était élo quente. Elle voulait dire, eu effet, à elle seule: “Avez-vous réussi? Gautru che vous a-t-il donné l’adresse de Marquis? Est-il bien à Bruxelles? Avez-vous parlé do l'extradition? Que dit M. Claude? Quelles sont ses Jnstructious?” ___ Mérouvel et llotret étaient intel ligents. Ils n‘attendirent pas que florentin eût détaillé sa question, ils y répon dirent en lui racontant ce qui s’était passé à Paris, ce qui équivalait à lui donner tous les renseignements qu'il demandait. —C’est lion, fit Corentin, tout marche à souhait. Nous allons, s'il vous plait, ne point perdre de temps. Puisque Marquis est au Grand-Hô tel, il est certain que Courpierre, Sarah et Hénédict sont là, égale ment... ils n'auront pas voulu se séparer, parce que, réunis, lis se sentent plus forts c'est la devise belge: I/union fait la force en suite parce que Marquis est l'âme qui les inspire, la tête qui les com mande. Ils ont besoin de lui. Seuls, ils seraient perdus, ils la savent; ils ne sont pas de taille à lutter. Avec Marquis, au contraire, ils peuvent être sauvés.■ Donc, ils sont là tous les quatre.' Quel joli coup ds iilet, si nous réussissons! Et nous réus sirons. il le faut! Et Corentin, un peu pâle, ajouta d'un ton plus bus: -—Nous réussirons, il le faut, je lé veux. car s’ils m'échappent. s’ils m’échappent, eh bien, nous ne poursuivrons plus personne ensem ble. Je me brûle la cervelle, foi de Corentin! sans hésiter. Les deux autres firent un mouve- ment. T J Leur camarade avait parlé avec tant d’énergie qu'ils ne doutaient pas un seul instant qu'il ne fût.prêt, le cas échéant, ù accomplir cette résolution. —Tu peux ne pas réussir, dit Ro tret, cela u’entacherait en rien ton honneur... Tu as bien (d'autres actes d'éclat à ton actif. Corentin ne répondit pas. On eût dit, à son sourcil froncé et à son air mécontent, qu’il regret tait les paroles qui venaient de lui échapper. Un bon général, il savait, par expérience, qu'il ne fallait ja mais laisser voir à ses troupes la possibilité d’une défaite. —Uotret et vous, Mérouvel, vous irez chez moi et trouverez là tout ce qu'il faut pour changer de vêtements et de linge. Lorsque vous serez de venus suffisamment méconnaissa bles, vous irjz vous promener de vant le Urand-Ilôtel, en fumant un cigare, ou bien vous entrerez au café... Vous-agirez selon votre ins piration; le principal est que vous ne vous éloigniez point trop et que vous puissiez voir ceux qui entrent et ceux qui sortent. L'important pour nous, vous le couipreuez, est Jo ne pas nous y reprendre à deux rois pour faire le coup que nous méditons. Ce serait le manquer. Il faut pincer les quatre bandits d’un même coup de filet. —Convenu. Et toi, qu’est-ce que !u vas* faire, pendant ce temps-là! fit Itotret. —Moi, je vais aller à la police et an tribunal, afin que nos confrères J'ici ne nous jettent pas des bâtons fans les jambes pendant notre ex pédition. —Bonne idée! Ils se séparèrent, chacun se ren iant à son poste. Quand ils redescendirent de chez florentin, ensemble, deux heures après, personne assurément ne les 2lit reconnus. Mérouvel avait revêtu une longue redingote à brandebourgs qui lui rouvrait les pieds, pareille à une robe de chambre; il était coiffé d'un •hapeau à larges bords et une triom phante moustache gris-blond lui coupait le visage. Il s'était bistré le teint, blanchi les cheveux, ridé la ligure. Quant à Itotret, il marchait à pe tits pas, dansant, toussottant, sa taille étriquée prise dans un paletot hleu; coiffé d’une casquette à vi dère de cuir verni,affublé d’une faus se barbe, laquelle ayant été rousse, selon Itotret. avait échangé son or «entre de l’argent, le petit agent Sautillait derrière Mérouvel, grave A silencieux dans sa longue houppe lande. Ils avaient l’air, ainsi, de deux excellents Flamands, rentiers de leur état, faisant après leur premier Jéjeuner une promenade afin de t’ouvrir l’appétit. Comme les types pareils ne sont pas rares à Bruxelles ou dans les villes de Belgique, on ne leur prê tait nulle attention. Et c’est sur l'indifférence et l'i nattention générales qu'ils avaient compté pour passer inaperçus. Après avoir fait ensemble un bout de promenade, les deux vieux te séparèrent et allèrent s'installer, chacun à tin bout de la rue, afin de surveiller plus facilement l'hôtel. Leur faction dura longtemps. Itotret ne reniarqun rien d’équi voque, rien d'intéressant. Mérouvel. jui contraire,s observa les choses curieuses. Il avait eu le temps, en se'défen ilant contre les bandits dans la chambre de Céleste, oit son arrivée ?t celle de Itotret, on s'en souvient, levaient changé le sort de la batail le, il avait eu le temps, disons-nous, lu voir Marquis, Courpierre et Ué nédict et de graver leurs traits dans sa mémoire. A moins d'un déguisement habi le, il ne lui était donc pas difficile maintenant, de les reconnaître. Il vit d'abord sortir uué fort jo lie brune, qu'à la description que lui en avait faite l’orentin, il recon nut pour être Sarah Coffre-Fort. Elle fut suivie, à cinq minutes d'intervalle, par Marquis, Courpier re et Bénédict. qui disparurent pu bout de la rue. Une heure se passa. Puis deux hftmmes rentrèrent, Courpierre et Bénédict, puis Sarah. Mais Marquis ne reparaissait pas. Mérouvelyjtait tout occupé par sa derrière lui, 4>n le regardait surveillance, quand tout à coup, quelqu'un l’appela: —Mérouvel! L’agent tressaillit. Qui donc pouvait le deviner sous ce déguisement? 11 se retourna «t se trouva face d’un facteur qui en souriant, la main à la casquette, —Pardon, me serais-je trompé, dit-il, et ne serait-ce pas à M. Mé rouvel, par hasard, que j'ai l'hon neur de parler?. Et plus bas, le facteur ajoutait: —Tu ne me reconnais pas, tant mieux! —Corentln! —Tais-tol. Ne prononce pas mon nom, s’il te plaît. Mérouvel paraissait mortillé. Il demanda: r —Je croyais cependant être joli ment grimé. Comment diable as-tu fait pour me deviner sous ce costu me? l,e facteur se mit à rire, üb —C’est bien simple, dit-il, ce costume, je le connais bien puisque tu l’as pris dans mes frdsques... je l'ai déjà porté pour ma part cinq ou six fois... 11 te va, à toi, com me un gant! Mes compliments! —N'est-cq pas que je suis bien? j’ai d’air d'un rentier. —Oui. Mais laissons cela. As-tu du nouveau? Les oiseaux?. —Se promènent, comme s'ils avalent la conscience tranquille. On leur donnerait le bon Dieu sans con fession. —Ils sont au nid? —Ils viennent d’y rentret; à l’ins tant. —Tous? —Excepté Marquis... —Ab! diable... mais alors, il faut l'atfendre. Et s’il ne rentre pas?... —Patience. L’heure du déjeuner va sonner. Ils sont sans le sou et put sans doute crédit à l'hotel, Ce Marquis est si distingué! La faim fait sortir le loup. Ce qui est vrai pour le loup est faux pour Marquis. N'en doutez pas! Ça va le faire ren trer. —C'est assez probable! —Tenez, n'est-ce pas lui, là-bas, qui arrive sans se presser? —-Ojli, attention! je dispa rais.,. mai» sans-le perdre de vue... Le facteur entra dans un corridor, tout en ayant l’air d'examiner les paquets de lettres qu'il tirait de sa boîte. Quant à Mérouvel, il continua son cigare et sa promenade. Il passa si près du bandit que les coudes des deux hommes se frôlè rent. Marquis semblait soucieux et préoccupé. 11 no fit aucune attention au pro meneur à la longue redingoto à brandebourgs. Il rentra à l'hôtel. —Il faut lui donner le temps de romonter dans sa chambre. Ils attendirent, puis rejoignirent Rotret et se rapprochèrent de l’hflT tel. L'Investissement commençait. Mais Corentln avait -pris toutes les précautions, car il ne parut pas plus tôt devant l'hôtel que six gail lards solides se détachèrent pour ainsi dire des murailles voisines et se rangèrent derrière lui eu atten dant ses ordres. C'étaient des agents belges qu’il avait requis. -—Vous êtes armés? demanda Corentln, très calme. Ils firent tous le même signe, sans parler. —lion. Attendez mon signal! Et il pénétra dans l'hôtel. Au momqnt où Marquis avait pas sé devant le bureau, un employé, fort poli, s’ttalt précipité à sa ren contre: —Monsieur Bernard, s'il vous plaît, un mot? —Eh quoi, monsieur? fit le mar quis de la Terrade, en rejetant dé daigneusement la têts en arrière, que désirez-vous? Serait-ce encore une réclamation pour la petite note insignifiante de nos repas et de notre appartement, à moi et à ma famil le?... —Justement, monsieur Beçnard; mais entrez donc au bureau, je vous prie, nous causerons mieux: ici,, il y a des courants d'air. —Soit, monsieur, Je suis à vos ordres. Ils allèrent ail bureau et l'emplo yé, toujours fort poli, fit asseoir Marquis clans un petit cabinet y at tenant, d’où l’on pouvait voir ce qui se passait aussi bien tout près d’eux que dans le couloir de l’hôtel. —Monsieur Bernard, dit l'emplo yé, qui n’était autre qu'un des gé rants de la maison, cette situation ne peut durer longtemps et nous Hommes obligés de prendre une réso lution énergique. —Laquelle, monsieur, peut-on la connaître? —Je vous ai donné trois fois vo tre note, et trois fois vous m'avez dit que pour me payer vous atten diez l'envoi (1e Paris d’une somme importante. —C'est la vérité. -—Je n’en doute pas, monsieur, mais cet argent peut so faire atten dre longtemps encore et nous avons besoin de votre appartement. Nous sommes à une époque où les voya geurs affluent ü Bruxelles, et si, par hasard, vous ne pouviez, dfe toute la saison, recevoir l’argent sur lequel vous comptez, cela nous causerait un réel préjudice et nous ne pouvons nous y exposer. La résolution dont je vous parlais tout à l'heure est donc celle-ci: dans le cas où aujour d’hui même voua n'auriez pas payé votre note, à mon grand regret, je... —A combien se monte-t-elle, ma note? fit le Marquis, insoucieux. —A plus de mille fruncs! —Bagatelle! —Je le sais bren. C'est peu de choso pour un homme comme vous. Voilà pourquoi j’insiste. Je disais donc qu’à mon grand regret, je me verrai forcé de vous renvoyer de l’hôtel... —Vous me chassez! dit le Mar quis, avec un éclair d'indignation dans le regard. —Non. Je reprends seulement possession d’un appartement qui m’est nécessaire et je ne doute pas un seul instant que vous ne'trou viez autre part, à vous loger mieux qu’icl. —Mais si l'argent arrivait au jourd’hui? —Oh,' alors, je vous ferais mes excuses» monsieur, et je vous prie rais de ne pas vous souvenir de tout ce que vous venez d'entendre. A ce moment. un facteur entra dans le bureau avec lequel commu niquait le cabinet, dont la porto était grande ouverte, et, s'adressant à l’un des employés, demanda: —M. Bernard, s’il vous plaît... C’est ici, n’est-ce pas? L’employé feuilleta son registre. __.(A suivrei, _ LE COIN DE LA MODE Par Shirley Sharon e BUTTE RICK 6020 La tendance de la mode pour les femmes, est plus que jamais portée vers la simplicité, avec en plus une commodité sans cesse améliorée et permettant de porter, par exemple, la même robe en plusieurs occasions. Lorsque vous eütendez dire fi une fempie qu’elle ne porte jamais la môme robe plus de quatre ou cinq fois vous pouvez être assurée que cette femme n'a pas toujours eu l'argent “sous le pouce” et qu elle ne Sera pas longtemps en mesure de le jeter par la fenêtre. La femme du monde, règlement bien élevée, est beaucoup plus sim ple et modeste. Elle choisit une ou deux robes ^au commencement d» la saison et les porte tous les jours, pour toutes les occasions. Une nouveauté pour le printemps et l’été consiste eu l'élargissement du corsage, un peu plus bas que lea épaules, _ _
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