Le Messager (Lewiston, Me.)
March 23, 1925
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Entered Second Cl»»» M»il Metier Doa. 22. 1905 et th« I' et Office of Lowiat.a, ÜK vnder thp Act of Congre*» of M»rch B, .870* Religion et Nationalité U MMIAQEi FUBL1SHWI0 00. Publié trois fois pu semaine: Lundi* mercredi, vendredi LE MESSAGER, LEWISTON, ME. LUNDI, 23 MARS 1925 a» Hui Pages 46e Aimée No. 9 3 CENTS LE NUMÉRO A WASHINGTON D'après le premier examen des paiements de l’impôt sur le revenu, la Trésorerie festime que "les pré visions d'un excédent probable sont justifiées et que le programme de ré forme Coolidge est parfaitement ap plicable.” —On apprend que l'expédition projetée de MM. Kermit et Théodore Roosevelt au Turkestan rencontre quelque difficulté'car le vice-roi de l'Inde leur refuse de franchir la passe Hunza pour pénétrer dans le Turkestan, en raison du nombre In suffisant de porteurs de cette ré cion. Un autre itinéraire devra être fixé. —Le président Coolidge a l’inten tion d’aller passer ses vacances cet été dans la Nouvelle-Angleterre mais l’époque exacte et la localité n’ont pas encore été déterminées. Il est fort possible que le président et Mme Coolidge se rendent à Swamps cott. Massachusetts, où M. Frank \V. Stearns, ami intime du président, a une maison de campagne. Ils pas seront aussi très probablement une partie des vacances à Plymouth, Vt., résidence du père du président. —Un nouveau navire porte avions, le “Saratoga”, sera lancé Camden. New Jersey, le 7 avril. Quand il entrera en service en 1926 ce sera le batiment de ce genre--le plus rapide; il portera 72 avions de divers modèles. Son déplacement sera ne 35,000 tonnes et sa vitesse entre 33 et 34 noeuds. UN HOTEL DETRUIT L'Hôtel Florence, structure en bois il ttois étages située près de i l'entrée qui conduit au Camp Old i Orchard et appartenant à Fred Gooth, a été la proie des flammes hier, à OUI Orchard Beach, et l’é glise méthodiste située tout près a i été endommagée. I^es pompiers ont t sauvé plusieurs cottages. 1 L’hôtel était entièrement meublé et était prêt à recevoir les touristes i pour la saison d'été. Les dommages i qui en résultent sont de $20/100. POUR ARRIVER PLUS vm Ne pouvant prendre un train ré' gu lier pour mer temps aux fu nérailles de Mme Joseph Pulitser épouse de l'éditeur du St-Louis Posl Dispateh, de St-I»uls, Mo., M. ei Mme George McMurtry et Julim Walsh, de New York, qui sont de puis longtemps amis de la famille Pulltzer, louèrent un train spécial du Nettr-York Central èt arrivèrent A st-Louis quelques heures avant le service. Le trajet s’est fait en 22 heures et 10 minutes, soit le temps le plus rapide jamais fait par train. UNECHUTEFATALE M. Michel Guy, employé pour la Voirie de Manchester, N.-H. a per du la vie. ces jours derniers quand il est tombé d’upe fenêtre pour al ler s'assommer sur la chaussée, r,0 pieds plus bas. On croit qu’il s'était rendu A la ronêtre pour respirer l’air et qu’il a perdu l’équilibre. La police a transporté le malheu reux à l’hépital du Sacré-Coeur ou 1 expira sans reprendre connaissan te. Il laisse une soeur. LA "CAUSE EST AJOURNÉE La cause de Ferdinand Bailey, de Manchester, N.-H. qui a comparu ieux fois en cour municipale de l'en iroit pour répondre A l'accusation l'avoir tué M. Eli Iamontagne, a Sté ajournée temporairement, parce lue l’avocat de l’accusé était absent. Le juge a ordonné que les trois émolns matériels, Edward Hall, Ferdinand Ruel et Edward Roberts mient détenus sous $1,000 de cau ion. Bailey a été reconduit A la >rison du comté. Lamontagne est mort le 1er mars L la suite d’une fracture du crAne ecue le 27 février. L'enquête a ré ■élé qu’il y avait eu homicide. Grand Concert —par— ha- Chorale  L’HOTEL DE VILLE. LE 14 AVRIL 1925 Artistes: M. Rodolphe Plamondon et M. Ulysse Faquin Les Certificats sont maintenant en vente par les membres de LA CHORALE Le petit Compte est autant le bien venu que le très gros SEPT COMMIS CANADIENS—M. B. J. Dioxine, M. Joseph Poliquin, Mlle Blandine Marcotte, Mme Nap. J. Martel, Mlle Adrienne Côté. SAMEDIS SOIRS—Mme Louis J. et Mlle Paulette Brunella. Manufacturera National Bank LA BANQUE DD SERVICE PERSONNEl M. F.-X MARCOTTE, dinctciD Représentant les Franco-américains. Faites-vous payer par votre Jour de paie Dépensez-vous tout ce que vous recevez dans votre enveloppe de paie? Considérez un peu comme une petite somme épargnée chaque, jour de paie devient à la longue une somme substantielle. Pourquoi pe pas fai re contribuer chaque jour de paie à un compte d’épargnes qui vous récompensera bien des fois pour le léger sacrifice qu’il peut /O vous coûter? Peoples Savings Bank Notre pré sent taux d’intérêt est de 4 1-2 SCANDALE DE LA POUCE Le chef Field s’occuperait de politique et ferait signer des affidavits erronés pour servir à ses fins Révélations sensationnelles à l'enquête sur l'af faire Verrault, samedi soir. M. Hubert Verrault est déclaré innocent Une rumeur circule à l’effet que le renvoi de M. Field serait demandé .V Et Lewlston a aussi son petit scandale de police! A' la suite des enquêtes faites sa medi par le maire Wiseman, au su jet de certaines accusations portées contre des employés de la ville, on a insinué que le chef Field, du département do police, s'occupait activement de politique et faisait même signer des affidavits erronés ou truqués par des membres.de la force policière. L’affaire aura-t-elle un écho? La chose est bien probable et d'après les rumeurs qui circulaient dans les couloirs de l’hétel dtf ville ce matin, des citoyens demanderaient le ren voi immédiat du chef Field. Il ap pert aussi qu’une pétition serait en circulation, demandant une enquête, sur le. conduite du chef et sur ses agissements politiques, mais nous n'avons pas pu obtenir des détails précis A ce sujet. Plusieurs chefs politiques et quelques avocats nous furent dési gnés comme étant les instigateurs du mouvement contre M. Field mais la plupart nous affirmèrent n'avoir rien faire dans cette rumeur. D'autres refusèrent de parler ou prétendirent ignorer le mouvement. Ve.rs midi on disait que l’avocat Holmes était l'auteur de la pétition contre le chef Field, mais il déclara, il notre représentant n'avoir rien à voir dans cette affaire. 11 n’a pav même l'intention de s'en mêler. Le nom de l’avocat Brann fut aussi mentionné comme étant l’ins tigateur du mouvement. M- Bxann était à la Cour d’Auburn cet avant midi et no pouvclt pas être vu. Son acsocié, M. Ijemaire, nous déclare ce pendant que M. Brann n’est pas mêlé dans une affaire du genre. M. l^etnaire a entendu parler de la péti tion ou du mouvement de protesta tion contre le chef Field mais il ignore qui sont les chefs de l'affai re. Plusieurs citoyens, tout en décla rant rien n’avoir à faire dans le mouvement contre M. Field.sont d'a vis que cet officier a violé son man dat en s’occupant de politique, d'une manière évidente et active depuis déjft. plusieurs années. I>es révélations faites lors de l'en quête sur ,l'affaire Verreault. same di soir, ont démontré que le chef «'est plus que Jamais occupé de po litique cet hiver et qu'il est appa remment le plus grand travailleur en faveur du fameux blll Parent. D'après les témoignages rendus par les officiers Colwell et Voyer, same di, le chef Field a non seulement forcé ses subalternes signer des affidavits destinés Jt des fins politi ques mais on a en plus truqué un. de ces documents en faisant dire a un officier des choses que ce dernier dé clare ne pas avoir dit, sur le compte de M. Verreault. Un avocat bien connu nous disait ce matin que le chef Field a violé d’une manière évidente lçs lois de l'Etat établissant la ■Commission de police sous le contrôle du gouver neur. Cette loi fut adoptée comme me sure d’urgence le 8 mars 1917 et immédiatement mise en vigueur la demande de la Chambre de Commer ce de cette ville. La raison de cette mesure d'urgence était donnée comme suit dans le blll. ■'Whereas, It is the purpose of said blll to removo said police department from the influence of partisan politics.” Ce qui pourrait se traduire com me suit: le but de ce bill est d'enle ve.r le département de police du con trôle de la politique de parti. Le bill comprend aussi une clau se disant que cinq citoyens ou plus auront le droit de demander qu'un offlaier ou le chef soit démis de fonction au cas de violation A la loi ou mauvaise conduite prouvées. La section 18 du. biii dit aussi: Sec. 18—No person holding of fice authorized 1>y this act shall hold any other public office or takc any active part in politics. Any violation shall be consider ed cause for removal. Comme on peut le constater ces clauses de la loi ont été entièrement ignorées par le chef Field, si on en Juge par les témoignages rendus sa medi soir par les officiers Voyer et Davis. Questionné par M. l'avocat Brann #t M- fowfrsj l’officier pavig a d$ claré que l'affidavit concernant Verreault lui fut présenté par le ca pitaine O’Connell, peu près trois semaines après l’affaire dont 11 est question dans le document. Davis ajouta que le chef Field lui avait parlé de l’incident Ve.rreault quel ques jours avant et que lui, DaviB. était sous l'impression que l’afflda vit avEit été préparé par le chef Field. L'officier Voyer déclara aussi, lors de son témoignage de samedi soir, que l'affidavit lui avait été pré senté par le capitaine O’Connell et qu’il l'avait signé devant le greffier Kelley de la Cour de police. Voyer ajouta que l’affidavit^ qu.’il signa seul, fut préparé par le chef Field après qu’il lui eut raconté l’histoire Verreault. Il ne prit pas cependant la précaution de lire le document, dans lequel il esl dit que Ve.rreault était saoûl et titubait dans le corri dor de l'hAtel de ville. -Voyer déclara que s’il avait vu le mot “saoûl” sur l’affidavit il he l’au rait pas signé. Il déclara aussi ne jamais avoir dit au chef Field que M. Verreault était saoûl; il aurait simplement dit ft son supérieur que M. Ve.rreault était sous l’influonce de la boisson (Had a skin-full). Le mot “saoûl” dans le document est donc erroné et l’officier Voyer l’a publiquement déclaré l'enquête de samedi soir, il a aussi déclaré ne pas l’avoir dit ainsi au chef Field dans le rapport de l'incident, qu’il fit h son supérieur, afin de permettre la préparation du document qui de vait servir et qui a servi a des flua politiques, Il résulte de ce témoignage qu’uu citoyen honorable, demeurant ft Lewlston depuis cinquante ans et respecté de tous, a été délibéré ment sali par suite d’une manoeuvre politique. Ces révélations ont soule vé beaucoup de protestations lors qu’elles furent connues ce matin et on ne se gène pas pour dire très haut dans toute la ville que le chef Field s’est grandement compromis; qu'il a Joué avec grande impruden ce dans ce qu’on peut très justement qualifier de "Political dirt". I/es officiers mêlés dans cette af faire, ainsi que dans l'accusation contre M. Wm. Lambert, ne sont pas blûmés le moindrement, par le fait qu’il est évident que ces hom mes ont dû obéir û leur supérieur. On s'accorde généralement dire que le département de police est très effectif, mais les activités du chef sont considérées comme étant un mépris flagrant au principe même qui motiva la création dû départe ment dp police actuel. 1/AFFAIRE VERREAULT ■M. Hubert Verreault. concierge A l’hôtel de vilio, a été déclaré Inno cent des accusations d’ivresse por tées contre lui, A la suite d’une en quête tenue sous la présidence du maire Wiseman, samedi soir. Ainsi que nous l’avons rapporté dans notre numéro de vendredi. M. Verreault avait été accusé par trois officiers de police de s'être saoûlé à l'hôtel de ville, pendant qu’il était à son travail, dans la nuit du 18 janvier dernier. Ce» officiers. MM. Davis, Colwell et Voyer, signèrent un affidavit qui fut présenté devant un comité de la Législature d’Au gusta, jeudi dernier, déclarant que le concierge Hubert Verreault avait été vu saoûl à l'Hôtel de Ville dans la nuit mentionnée. _Cette nouvelle sensationnelle fut aussitôt répandue dans tout l'Etat et souleva un mouvement général de protestation dans notre ville, car M. Verreault est considéré comme l’un de nos meilleurs citoyens et comme un homme absolument sobre. Le maire Wiseman fut l’un des premiers. s’émouvoir de ce scandale et il or-* donna aussitôt qu'une enquête soit tenue; voulant que la vérité fut con nue et que l’accusé soit puni s'il était vraiment coupable. Inutile de dire que M-. Verreault et ses amis approuvèrent entièrement ce mouve ment énergique de la part du maire et l’audition de l'affaire fut Axée A samedi après-midi. M. Verreault et ses témoins étaient sur les lieux à l'heure con venue mais le chef de police Fiefd demanda alors que l’enquête soit re mise A 8 heures du soir afin de per mettre au capitaine Picard d’y assis ter. le nom de cet officier ayant été mentionné dans l'affaire. Le maire Sonseniit A cet arrangement et Fait dit ton fut ajournée au soir. A huit heures, le maire, le comité des propriétés publiques, les journa liste» et les témoins dans l'affaire se réunissaient dans le bureau du maire et l'enquête fut ouverte. M. Brann défendait l'accusé et celul-cl était présent, portant son veston de travail et sa casquette la main; type vraiment remarquable de l’hon nête homme, de l'humble citoyen que notre population connaît depuis des années. ï>es premier» témoins furent les trois officiers ayant signé les affida vit^. Tous les trois dérlarèrent que M. Verreault était en état d’i vresse dans la nuit du 18 janvier, mais ajoutèrent qu'ils ne l’avaient pas vu dans cette condition avant. Ils avouèrent aussi avoir "Joué des tours'1 au vieux. Tous trois avouè rent que pendant la nuit en ques tion, trois coups de revolver avalent été tirés dans le corridor pour ef frayer le vieux, qui dormait dans sa chambre près de la chaufferie. Ils avouèrent que ces coups de feu avalent grandement effrayé M. Ver reault, qui souffre d’une maladie de coeur, et que pour le remettre on lui avnit offert do boire de l'alcool. Interrogés par l'avocat Brann, les officiers Voyer et Davis avouè rent que l'affidavit, avait été signé la demande du capitaine O’Connell et à la connaissance du chef Fleld. Colwell ne voulut pas répondre à ces questions. Voyer ajouta aussi, ain si que nous le disons plus haut, que l'un des affidavits était erroné et qu’il n’avalt pas voulu dire que Ver reault était saofll. m. verreauit raconta ensuite son histoire et fit le récit «le ce qui s’é trdt passé dans la nuit du 18 Jan vier dernier. Il jura ne pas avoir pris de boisson dans cette nuit et raconta continent les officiers fail lirent le fa’ce mourir de peur en ti rant des coups de revolver près de son lit. Il dit aussi les avoir suppliés de faire venir un médecin mais on lui refusa cette demande. Il ajouta que les officiers voulurent le condui re chez lui et le supplièrent plu sieurs fols de boire de l’alcool. Il raconte aussi nombre de far ces, plus ou moins drôles, dont 11 fut victime de la part de la police. On 1© poursuivit une nuit avec, une hôte puante dans les corridors de l'hOtel de ville. En une autre occa sion on lança de la poudre pour le faire éternuer dans sa chambre et dans la chaufferie. Un outre fois ce fut une énorme tortue qu’on cacha dans son lit. on savait qu’il était nerveux et apparemment on profitait de cette infirmité pour tourmenter le vieux. M. Ve.rreault déclara qu’il ne s’é tait jamais plaint au chef parce qu’il craignait que les officiers lui fissent la vie plus dure. v UiUlllO UV iU V V* VUUIb 11VMV ensuite appelés. Deux d'entre eux. MM. Alfred Chagnon et Ernest Au dette, le nouveau collecteur des taxes, déclarent qu'ils jouèrent aux cartes avec M. Verreault dans la soi rée en question et qu’il le laissèrent vers 10 heures. Le concierge était alors parfaitement sobre. Le lende main. M. Verreault leur raconta ce qu'on lui avait fait et ils lui conseil lèrent de poursuivre les coupables. Dix-sept citoyens Influents vien nent ensuite témoigner que M. Ver reault est un citoyen honorable et un travailleur exemplaire; que jamais ils ne l'ont vu sous l’influence de la boisson. Tous les fonctionnaires de l’Hôtel de Ville sont unanimes à dire que le concierge fut toujours un honnête travailleur et que Jamais Us ont constaté des signes de bois son chez lui. Il était vraiment remarquable de voir ces hommes d'affaires et ces officiers publics se déranger pour venir aider à la justiflcation d'un pauvre vieux concierge. C’était là une preuve d’estime et de respect que nombre aurait enviée. Parmi ces témoins on remarquait MM. Charles Bickford, surintendant des écoles publiques; Albert D. Lan geller. greffier du département de l'aqueduc; Owen W. Larrabee, as sesseur des taxes; M. Pierson, re porter au Sun;; Ed. Joyce, assesseur des taxes; Eugène Cronln, trésorier de la ville; M. Tribotv auditeur de la ville; George Bernier, collecteur des taxes; Orner Parent, peintre: Arsène Cailler marchand et homme d'affaires George Wiseman, gros propriétaire; Nap. H. Hamel, secré taire municipal; Dr Ludovic Du mont, officier de santé; Napoléon Royer, assesseur des taxes. A la suite de ces témoignages, le comité des propriétés publiques se réunissait aTec le maire et, après quelques minutes de délibérations, déclara que M. Hubert Verreault était absolument Innocent des accu sations portées contre lui par les of ficiers de police. L'AFFAIRE LAMBERT M. William Lambert, employé à la station de pouvoir municipal, était aussi accusé d’ivresse sur son tra vail. Trois officiers de police avalent assermenté un affidavit dans ce sens et le document fut présenté devant le comité Judiciaire de la Législa ture, jeudi dernier. Une enquête sur cette affaire fut faire samedi après-midi, sous la présidence .du maire, dans son bu reau. Dans leurs témoignages les offi ciers déclarèrent que M. Lambert avait probablement pris de la bois son dans la soirée où Us furent ap pelés pour l’arrêter à la station de pouvoir, mais qu'il n’était pas ivre à ce moment-là. Un officier, de faction sur la rue Main, déclara qu’il vit passer l’ac cusé dans la soirée en question et qu’il avait l’air sobre. M. Lambert donne l'emploi de son temps dans la soirée mention née et déclare qu’il n'était pas ivre; ayant pris seulement un petit verre d'alcool avant de partir de chez lui. Le comité de l’éclairage, devant qui l'audition eut lieu, doit rendre son rapport ce soir dans cette af faire. LE DESASTRE DE^ L’OUEST Le recensement exact, après le cyclone de mercredi dernier accuse 822 morts et 2916 blessés. Des mil liers de personnes se trouvent sans abri, et les dégâts se chiffrent par millions de dollars. On a identifié jusqu’à maintenant 577 cadavres dans les cinq Etats. L’Illinois, qui a été atteint le plus gravement, compte S45 morts, et l’on craint que ce nombre n’at teigne un millier. Les blessés sont au nombre de 2,000. Pour les autres Etats, on a trouvé 100 morts pour l’Indiana, 32 pour le Tennessee, 15 pour le Missouri, et 18 pour le Ken tucky. A la Croix Rouge à Washington, on déclare que c'est le plus grand désastre qui se soit? produit depuis les inondations de 1913 dans la val lée de l’Ohio, qui causèrent pour plus de 500 millions de dollars de dégâts. Les régions atteintes par l'oura gan dans le Kentucky et le Tennes see sont à peu près déblayées, et l'on a commencé à enterrer les victimes. On n’a pas encore de nouvelles précises sur certains hameaux du Missouri, mais l'on pense qu’il doit y avoir eu une quinzaine de morts. Les habitants de la vallée de l'O hio, qui a été ravagée par le cyclo ne, ont continué hier à enterrer les morts, tandis que les sauveteurs tâ chent de rétablir l'ordre et que l’on prépare déjà des plans pour la re construction. PETITES-NOUVELLES Une conflagration a balayé la par tie Nord de Tokio mercredi, causant la plus grande confusion. On a fait sortir les troupes, la, police ne pou vant pas tenir tète à la foule. A dix heures du soir il y avait mille maisons brûlées et les flam mes se répandaient dans toutes les directions. Le feu s’est déclaré dans une fa brique. à la jonction de Nappari, dans la- partie Nord-Ouest de la vil le et de là se propagea aux quatre musée impérial, les jardins zoologi ques et d’autres bâtiments étaient menacés. Les derniers rapports indiquent que 3.000 maisons ont été brûlées et que plus de 25.000 personnes sont sans abTi. On craint de nombreuses pertes de vie. TRISTE ARRIVÉE iM. Majorique Jean s’est rendu de la Floride à Lawrence, Mass. la< se maine dernière juste à temps pour agir comme porteur aux funérailles de son frère. Il avait passé l'hiver 'dans le Sud. Ce n’est qu’en arrivant schez lui qu’il apprit la mort de son parent. Son frère, Achille Jean, est décé dé subitement dimanche dernier r-prèB être revenu de réalisé. L’heu re et la date des funérailles furent fixées et le service était commencé quand M. Majorique Jean arriva h la maison et on le mit immédiate ment au courant de ce qui s’était passé. Il se rendit en toute hftte à l’égli se et se joignit à se3 cinq frères pour agir comme porteur. ATTENTION i Mercredi soir, aux salles K. P., Auburn, assemblée très im portante des membres des Cercles Lacordaire et Ste-Jeanne d’Aro d ’Auburn. 7 heures 30 précises 23-25 L’AVENIR —DE8— FRANGOS-AMERICAINS Comment quelques-uns de nos hommes publics et d'affaires l'entrevoient. M. WILLIAM RICHARD “Tout en étant tout à fait en fa veur de la conservation de la langue française je considère que notre élé ment devrait se faire un devoir d’ap prendre davantage la langue an glaise.” M. William Richard, de Lewiston, est de cette opinion quant à l’ave nir des Franco-américains de notre ville et de la Nouvelle-Angleterre. M. Richard, propriétaire du maga sin Richard’s Exclusive Shop, de la rue Lisbon. est sans contredit un des citoyens les plus en vedette parmi notre population. Né Worcester. Mass., en 1876, il reçut son éducation au collège du Sacré-Coeur, au Canada. Il travailla plus tard pour la com pagnie Peck pendant une dizaine d'années et fut l’un des fondateurs du magasin actuel en 1903, sous la. raison sociale Chabot Richard. En 1917, ce local devint la Ricbard's Exclusive Shop, pour ne connaître quo progrès. 'd'' M. Richard possède également un magasin semblable, Waterville, depuis l’an dernier. Notre concitoyen peut donc, avec raison, être considéré comme une autorité sur les questions économi ques. “Je considère, nous disait-il, que les ndtres devraient s’efforcer de de venir maîtres de l’anglais, ce qui se rait un précieux appoint pour eux. Les' jeunes d’aujourd’hui devraient se livrer plus assidûment et plus sérieusement à la méthode anglaise des affaires, telle qu’on l’enseigne dans les collèges. “Sans doute, les jeunes de nos jours n’ont pas tous l’esprit d’ini tiative, mais leurs parents pour raient encourager leurs enfants à apprendre le commerce. "Il est vraiment regrettable de voir aujourd’hui le nombre plutôt petit des nôtres qui sont prêts em brasser une carrière commerciale. Oui, leur nombre est très limité. Et pourtant, avec un peu de bonne vo lonté et de travail, il leur serait ai facile d’atteindre ce but et de se tail ler dans l’avenir un domaine envia ble. “Si je considère la ligne de com merce qui m'intéresse particulière ment, je constate qu’elle offre des a vantages incroyables d'avancement, des avantages vraiment rémunéra teurs. Cette ligne a même grande ment besoin d’hommes connaisseurs et actifs comme acheteurs, et elle attend tous les jours les jeunes gens qui voudraient s'y intéresser en con naissance de cause. un autre appoint précieux pour nous c’est que les nôtres devraient s’intéresser plus activement à l’a chat d’immeubles sur la rue princi pale de notre ville. “On ne s'occupe pas assez de ce qui se passe, et comme résultat, des gens autres que les nôtres mettent la main sur nos principaux immeu bles et Par suite les locataires sont égorgés bon gré mal gré. Le fait est logique puisque le proprié taire est roi et maître. Voilé pour quoi les Franco-américt.ins devraient quand ils le peuvent, acquérir au tant que possible des immeubles aur la rue Lisbon.” M. Richard est de ceux qui travail lent activement à la cause des nô tres, et la preuve en est que pour son commerce, il a1 vingt-huit commis dont presque tous sont des Francos. Dans sa ligne, M. Richard est cer tainement le plus Important mar chand non seulement de Lewiston, mais du Maine. “Au point de vue social, Je consi dère que notre élément a fait un grand pas. L’oeuvre de l'Orphéon et le succès du carnaval des raquet teurs sont deux choses qui ont mis notre élément et Lewiston définitive ment sur la rnappe. “Si les Francos continuent dans cette voie, ils sont certainement ap pelés un brillant avenir.” LOUIS-PHILIPPE o: On apprend officiellement par des messages radiographiques, que Tru Jlllo, la troisième ville du Pé rou en importance, a été détruite par les Inondations causées par de récentes pluies torrentielles,
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