Le Messager (Lewiston, Me.)
March 6, 1925
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“Le Messager” Publié trois fois la semaine: Lundi, mercredi et vendredi r Trois mois BOc Six mois $1.00 f- Huit mois $1.60 Douze mois. $2.00 Pour le Canada, $3.00 par année. nos ABONNIS SU DEHOEB Lea Xbonnüi qui noua écrivant pour faire ihmucor leur adresse doivent toujours en même temps, mentionner leur ancienne ré*1 douce afin d’indiquer où il* ae trouvant aui noa liatoa et auaal pour éviter dea erreurs, ear noua avoua souvent pluaieur» personnel tu même nom rtaidant à différent» fr5Çf=* Si Ton paie evee des Timbres, prlln de n’envoyer que dea Timbres de deux ou d'un son. 226 rue Lisbon, Lewiston, Me. ci Quand noils-Aurons assez mangé de misère, peut-être penserons-nous à manger les produits de notre ville, du Maine; à acheter habits, linge rie, chaussures, etc., faites parmi J nous.
_• Toutes les choses changent dans r le monde. r: Il n'y a que l'amour qui ne chan ge pas. C'est toujours la vieille manière, ’L la môme illusion, le terrible et né cessaire piège où presque tous et toutes se font prendre.
“L’Amérique ne recherche pas un empire terrestre érigé par le sang et la force... Les légions qu’elle mobilise sont armées, non pas du sabre, mais de la croix... Elle ne chérit aucuns projets autres que ceux de mériter la faveur du Tout Puissant.—Paroles de M. Coolidge.
M. Doumergue, président de la République Française, a câblé ce qui suit au président Coolidge à l'occa sio.i drs son installation comme pré sident de la République Américai ne, mercredi à Washington: “Avec mon pays tout entier le suis convaincu que, gr&ce yoa qualités et à votre expérience, votre république—notre amie—verra sa prospérité augmenter continuelle* ment. Voilà le souhait formulé par la Démocratie Française cordia lement unie à la votre dans les mê mes Idéal» de Justice, dè paix et de liberté.”
Les républicains sont eu pleine majorité aux deux chambres du Con grès de Washington et s’ils ne nous ramènent pas la prospérité qu'ils ont promise, ils peuvent s’attendre des surprises aux prochaines élections. Au sénat II y a 55 républicains, 40 démocrates ot un sénateur appar tenant au parti des fermiers. A la Chambre: 245 républicains, 183 démocrates, un Indépendant, deux fermiers et deux socialistes.
Tout le monde s'accorde recon naître que nous avons trop de lois. Et cependant à la présente légis lature du Maine on -a présenté 610 actes, 584 résolutions et 198 péti tions—en tout 1292, ce qui dépasse le nombre à la précédente législa ture. Cette manie de faire de nouvel les lois est tellement alarmante que cela a poussé un représentant dire en pleine chambre que bien tôt on ne pourra plus faire un mou vement sans avoir son livre de lois sous le bras.
Quelques pensées cueillies ici et là: La prétention ost une vertu clas sique. L'homme est un grain de poussiè re mouillé. La voie du succès est bondée d’a mis abandonnés. La barbe est le seul apanage qui reste au sexe fort. Les animaux ne rapportent pas tout ce qu’ils volent. Les hommes publics parlaient moins quand il n’y avait pas de jour naux. t Les assurances-vie, nous appren nent que la durée actuelle de la vie aux Etats-Unis est en. moyenne de 56 ans. C'est une augmentation de 15 an nées depuis 1870. Au seizième siècle, l'histoire nous affirme que la moyenne de l’exis* tètice humaine ne dépassait guère 20 ans. Et II y en a qui continuent h nous vanter le bon vieux temps! Pourtant il y à quelques milliers d'années, si la Bible ne se trompe pas, Il paraîtrait qu'on vivait un peu plus vieux que de nos jours. l>e bonhomme Mathusnlem, par exemple, aurait pris 969 ans à mourir. Si leurs années avalént 366 jours en ce temps-là, c’était un bel &ge, n’est-ce pas? Mais qui sait? les années n'étaient peut-être alors que de la longueur d'une luno.
Le département du travail nous envole de Washington son aperçu sur la situation ouvrière dans quel ques-uns des grands pays d’Europe: AUTRICHE.—Près de 200,000 personnes Bont complètement sans travail, et des dizaines de milliers ne travaillent que quelques jours par semaine. Le manque d’èmploi est devenu une véritable menace en Autriche. ANGLETERRE—La Fédération des maîtres flleurs de coton an nonce qu'on a obtenu la majorité nécessaire pour proposer de réduire le nombre d’heures dans les filatu res de coton américain, de 39% à 36 par semaine. Cela affecte 100, 000 employés. D’après les chiffres de l’Assurance des Compensations il y a actuellement en Angleterre et en Irlande près de 1,265,000 personnes sans emploi. C'est plus qu'il y a un an. FRANCE.—Il y a augmentation de salaires un peu partout. Ainsi à Marseille les simples manoeuvres re çoivent 25 francs par jour (à peu près $1.50) et les ouvriers habiles de 35 ù 45 francs par jour. Les ou vriers de ferme touchent en Franco de 20 à 22 francs par jour. ALLEMAGNE.— Dans l'industrie de la construction il y a rnreté de main-d'oeuvre. On prédit même que la construction sera fortement re tardée fi cause de cela. D'un autre eêté, l’Industrie du verre est calme, ce qui affecte 3,000 ouvriers. Cette stagnation est causée par le désac cord entre les marchands de gros et les associations des souffleurs de verre en ce qui concerne la flxattdh des prix des arbres ornementaux pour NoôJ 1926.—Au commence ment de la présente année environ 40 pour cent des travailleurs qn bois, dans la région de Frankfort sur-Mcuse étaient sans emploi oui presque'. KHI’AGVK—La soudaine activité d’après guerre A Seville n’est pas sans duretés. Le chômage existe, 11 n’y a pas beaucoup de travail et pas de logis pour les nouveaux-venus, tandis que la cherté de la vie con tinue d’augmenter. Le trop-plein de population a amené une condi tion désastreuse parmi, ;les pauvres de la ville.
Il y a environ une douzaine de raillions de garçons et filles, de 8 A 16 ans aux Etats-Unis. La plupart d’entre eux ne se ba drent pas de leur santé, de leur nourriture, de fleur propreté. Cela faisait ^lire à M. Hoover: “Les corps, comme les plantes, grandissent avant de flfeurir. Plan tes robustes, feuillage propre, raci nes fermes- veulent dire belles fleurs, bons fruits. L'enfance e3t la période où H faut donner-l’élan A 1-3 plante humaine. SI nous pouvions inculquer à l'enfance les vrais prin cipes d’hygiène, notre efficience économique, le caractère moral, la force et la stabilité do notre nation avanceraient de trois générations." Et A ce propos. un médecin re commande A chaque enfant d’écrire ceci chaque soir: Aujourd'hui, J’ai Joué au grand, air; J’ai eu de bonnes pensées et fus heureux: J’ai pris un bain; J’ai dormi durant dix heures, ma fenêtre ouverte; J’ai lavé mon visage, mes oreilles, mon cou, mes mains, et J’ai porté des habits propres; J’ai bu au moins' quatre verres d’eau; J’ai été A la “toilette" A l’heure régulière; Notre Poussée Annuelle de Mars pour Obtenir 1,000 Nouveaux Clients Comptant vous assurent le choix de n’importe quel ameublement com plet dans notre immense stock à prix réduits. Nous pouvons vous accorder des conditions extrêmement libérales pour le reste, par paie ments chaque semaine, ou chaque mois. $250 Ameublement Chambre à Coucher $169 Beau fini noyer français, dessin Reine Anne. Valeur inusi tée h $250, prix régulier. Comprend dressoir* Vanity trois quarts, grand dressoir, grande chifforobe et couchette pied-arc. Pleine grandeur. L’ameublement est vendu à une épargne de près de $100.00. $150 Ameublement Davenport $39 Ameublement Davenport, Kroehl#r véritable, bourrure meilleure qualité de cuir artificiel. Charpente chêne solide et tait pour durer des années. Notre seul Profit est l’Acquisition de Nouveaux Amis pour ce Magasin $255 Ameublement de Salle à Manger $159 Cet ameublement comprend un buffet de 60 pces, armoire à vaisselle, table à extension oblongue, cinq chaises de côté et fauteuil à l’avenant, sièges cuir bleu ou brun. Dessin Heine Anne très joli. Fini noyer américain. $175 Ameublement de Salon $99 Exactement trois ameublements à. vendre à ce prix. Bourruro velours épais à dessins. Pleine constructions à ressorts partout, devant durer bien djs années de confort et de service. Lit en Cuivre Complet $24.75 $5.00 comptant, $1.50 par semaine Service de Vaisselle 100 MORCEAUX $19.75 $3.00 comptant, $1.50 par semaine Phonographes COLUMBIA Style Console $89.50 $5.00 comptant, $2.00 par- semaine Le Magasin qui vous épargne de l’argent FURIMITUHE COMPANY O '00 par an du gouvernement anglaj's. Elle est la mère du roi Ueorge V. TENDU A L'ECONOMY CLOTHING COMPANY PEOPLE’S SHOE SHOP 7 rue Sabattus p LE STOCK A été Transporté 1 AU 1 CHUZA’S SHOE STORE 183 RUE US80N Où il sera vendu en même temps que le stock de Chaussures de Chuzas. p LA VENTE RECOMMENCERA SA- f MEDI Avec de Nouveaux BONS MARCHES I SOUVENEZ-VOUS que nous ajoutons aux meilleures lig de Chuzas, qui comprennent des Chaussures DOUGLAS, Thompson Brennan, les Chaussures Bass, les Mo- g cassins Barker, les Chaussures et les Bail B and et les Weyenberg. g NOUVEAUX BONS MARCHÉS CHAQUE MINUTE ENCORE OES BONS MARCHES! NOUVEIUX PRIX Venez les examiner Mocassins, faits à la main, $"j ,29 de $5 et $6 Guetres, hommes et femmes 29g $1 Claques.29 G Claques de femmes 19c Cirage à chaussures, 15c et 25c 0q $4 Bottines hautes $1,49 Chaussures Bass de $7, hau- $3.49 tes. Mocassins Barker de $6 $3.49 Chaussures de travail, Bass, $2.98 de $6 Souliers bas, femmes, Britan- 49 C nia, de $5 $5 Chaussures Weyenberg j'jgg Bas, femmes et enfants -0c Bottines Oicl Ladies* Comfort, ggç doublées, de $3 $3 Chaussures de travail, $1,29 hommes $4 Chaussures de travail Ç1 7Q Bail Band $3 Mocassins Wigwam 89c 98c $1.23 Overshoes, femmes, Astra- Ç1 Q8 ckhan, de $4.50 $1 Bas, tout laine, Olde Tyme 49 C $2 Bas Sport $3 Bottines, enfants VENTE DE LA PEOPLE'S SHOE SHOP UN AUTRE STOCK—Encore des bons marchés Samedi à 9 a.m. AU MAGASIN DE CHAUSSURES CHUZAS 183 RUE LISBON
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§MV. r. t.IlnÉ «'agit paa Ici de cet être, UMtnt lès mers dan» ms coin» le» Plus Sombres, au corps difforme et N poussant, à la chair visqueuse et Mutante. euxyeux verts et luisant», M: possédant en guise de membre» ta- nombreuse» tentacule» recouver nf de ventouses, dont H se sert pour litslr sa proie et sucer son sang, Étant de la déchirer: c'est la. pleu VlPl J '.Mats 11 est question d’un tout au ’ifê être, habitant les lieux les plus ÉfChautedi'a de la terre, possédant njl corps souple et gracieux, de» veux remplis de douceur on pétil lant de teu et de dési,rs. une voix louce comme le gazouillement de* Oiseaux, et de belles lèvres roses, sur lesquelles U tait s'épanouir un sou ,-Mfa tout plein de mystère et d'in fléflni, et dont H fait usage pour en jôler la prote qui lui plaît afin de TaUl/er è lui plus facilement: c’est, •i v. (faut-il la nommer).... c’est la Jtûfce citadine; ,Cb* deux êtres, si dissemblables fis matière et de forme, de genre et d'Sspèce. se rapprochent néanmoins ÿftant à leurs manières d’agir. Bon étodibre de carabins, s’ils voulaient Ié 'fnontner francs et sincères, l’r.t féstetalerit fidèlement, tout en se li mitant a leur simple expérience per adptielle: voici d’ailleurs un trait Ofl Ils n’hésiteraient pas à se recon aàltre, et a déclarer que c’est là en quelque sorte la relation de leurs propres aventures. v Emile venait d’entrer à runlver éité pour.v suivre un cours de droit. }l èvait Vingt-et-un ans, c’est-à-dire, l'Age où tout sourit, oit tout appa VfXt sous les plus heureux aspects. L'âge des rêves et des illusions, l’âfce oit là vie déborde à pleins (lots, oit l'enthousiasme ne connaît {tas de bornes, oit l’esprit est avide de beau et le coeur d'amour. Aussi était-ît content: son change ment d’état lui plaisait, et il se pro mettait de longues heures de joie ^Ouf les trois années qu'il devait pàSSér à {'Université. Son seul cha grin était de ne pouvoir revoir sa téndre atnle avant les vacances pro Mtfcihes. Elle s'appelait “Yvette”; il l'avait fykisSée tout en pleura a la gare, et, {MUt’ la consoler, il lui avait dit qu’il .restait toujours fidèle, ne l’ou Iletalt pas malgré les dangers de via n.rsbaine. II! avait placé sa {itOgrnphle sur son bureau de tra et son amour si sincère et si tfofid pour elle lui donnait plus dfâtt)6ur dans l’accomplissement de •M, devoirs d’étudiant, fc'iin Soir, alors qu'il avait adressé l^rzvetitc une de ces lettres où il sa it faire parler son une, U repre >â; gaiement le chemin de sa cham ré,' mâchonnant une cigarette, ;d soudain, il s’aperçut qu’une k il Te venait de perdre un mou rir brodé et fleuri, duquel se dé .gealt un parfum des plus exel ËMéitot, par pure galanterie, U pres ie de le ramasser et de le Ittre à sa propriétaire, une gen brn nette aux yeux brillants intne des diamants, celle-ci, avec X fin sourire, remercie notre héros |de voix doucereuse, et, quelques 1t après, comme 11 arrive géné athfent drus pareille circonstance, l>n allaient ensemble, joyeux il flfeux-, l'un de s’être montré ga it: l'autre, d’avoir commencé une ;^pête. Il va sans dire que Mlle iptie Maillard", c’était le nom do ’ihquérantie, à force d’oeillades d’amabilités charmantes, ün"a a la plupart des citadins, tljiélllt à se faire donner lr.i pro ou’Emile Be rendrait à uu rlntrei-vous fixé au lendemain. v'Jià, demie de sept heures était loti née n la grande horloge du sa lon. Jènnne, vêtue d’une robe somp tueuse de sole brochée, coiffée h l’a Jultlcalne, le nei blanchi, les joues poudrées attendait avec impatience, àallOe nonchalemment dans une causeuse Elle était distraite; sou Wprit a’nvolait sur les ailes de l'i magination vers un royaume de rê vé! lise:' Incohérents. ^teuilte allait-il venir? Pourquoi Vivait-elle invité? a vrai dire, ce «"M* P«8 qu’elle l’aimait, mais >1 MR plWsait awc ses yeux bleus et WÙrélSifs. sa moustache blonde, iro allure crâne et noble, sa verve inépuisable ët jamais en repos. Un JWp II serait avocat, il ferait certai nement son chemin! Pourquoi na riifaiétait-elle pas? de questions, qu’elle se IHMÀit sans y répondre dè peur d9 blesser son amour propre. Elle vou jillt Maire tout d’abord, et jouir de l’âdtniration qu’elle ferait naître. Une sonnerie électrique la tira, du Ml téveriea. Emile entrait timide Ujéfct. la manière de quelqu'un qui âlttâlt peur de faire un mauvais pas. Soft coeur battait fort en voyani J tétine dans son costume d'inté fllur. Elle lui paraissait vraiment Mllt et gracieuse; et il ressentait B^âlfcré lui, une secrète fierté incom préhensible d’être son préféré pour üà loir, il ne regrettait pas d’être ténq, étant certain que sa démarche Hé 1 engageait en rien, tout en Iwnt agréable, il se raisonnait en dilànt nu’Yvette' elle-même ne le Mimerait pas, parce qu’elle le savait ♦ftp Adèle et trop sérieux pour se Hisser prendre à quelques amouret te! passagères. pu échangea d’abord les formu lai d'usage, les banalités ordinaires dés paroles sans intérêt; mais la édnversation, gênée et réservée au début, devint de plus en plus intime, léàbne sut se rendre aimable éllé calculait l'attrait de ses gestes, l'expression de sa figure, mesurait lâ portée de ses mots et l’effet da MB sourires. Puis jugeant le mo ment opportun, elle frôla de sa main la main d'Emile: les doigts sa Joi {entrent, un tremblement convulsif les agita et les .lU. se presser davan tage. Emile était fasciné, enjftlé, enve loppé de charmes-, son ftme était (remplie d’une Ivresse indélînlsmi ble, sa poitrine haletait, ses lèvres .pâlissaient: et soudain, dans un brusque mouvement d'inconscience, tous deux tombaient dens les bras l'un de l’autre, et s’mbrassalent pas sionnément. La glace était rompue et Jeaune jouissait de sa victoire, tandis qu’Emlle restait stupéfait et honteux de son cote. A son retour dans sa chambre, il lui sembla que la photo graphie de sa chère Yvette s’animait pour* lui reprocher Amèrement sa légèreté, et son manquement à sa fidélité. Mais eh bon philosophe il se ressaisit rapidement, s® disi.nt qu’apirès tout 11 était libre d’agir selon son bon plaisir, tout en gar dant son coeur. à son amie lointai ne; il prouvait avoir de l’amitié pour Jeanne et de l'amour pour Yvette, et en usant de prudence et d’indépendance, il lui était possible de .rallier ces deux sentiments. D’ailleurs Jeanne lui offrait un moyeu de se récréer pendant les longues soirées, d’hiver. Allait-il re fuser pour s’ennuyer bêtement dant la solitude comme un ermite blasé ûa la société? Mais à jouer avec le feu on ee brille tôt on tard, et cè qttt était prévu arrive. Del mole ee panèrent, et Jeanne ■e fallait de plus en plue ravissan te et enjôleuse, Emile la fréquen tait plue souvent; il éprouvait un plaisir toujours nouveau a la revoir, et l'éloignement d'Yvette _ contri buait pour beaucoup a augmenter ce qu'il appelait son "amitié" pouf sa compagne de la ville. Par contre, ses lettres Yvette devenaient plus rares, moins sincè res a son Insu. D’arrivée des vacan ces, Il est vrai, vivifia quelque peu son ancien amour; mats quand il alla retrouver Jeanne après douse semaines d’absence, 11 s'aperçut sans étonnement, qu’il était attiré vers elle de préférence à l'autre. II était enchaîné pour de bon, pri sonnier comme une mouche dans la toile de l'araignée qui avait été si habilement tissée. Un Jour, il reçut une longue let tre de sa paroisse natale. Yvette lui écrivait pour la dernière bois; èlle lui rappelait les beaux jours d'au trefois, ses ahciens sentiments, sa promesse de fidélité, lui .reprochait 8a trahison' dont elle connaissait tous les détails, disait la peine qu’el le en avait eue, la blessure qu'elle avait reçue au coeur et terminait en lui annonçant que désormais tout était fini entre lui et eflle. Rien qu'il devait s'y attendre, cette nouvelle l'humllia et l’impressionna doulou reusement. Il fut triste, d’humeur morose, ne voulant pas trop com prendre ce qu’U redoutait. Sai bonté naturelle lui fit un peu regretter sa conduite qu'il considérait comme étant la cause de sa rupture avec Yvette. Maie nue voulez-vous? II avait pour lui l'ardeur, l'enthousiasme exubérant, la sentimentalité ordi naire de la jeunesse étudiante. Aus si ne flt-U pas autre chose que de s'accroche^ désespérément au 'lien nul le retenait -a Jeanne, sachant trop ce qu’il perdait, tout en igno rant ce qu’il gagnait. Toutefois la pensée d’Yvette lut revenait souvent à l’eiprit; elle le rendit moins badin, plus sérieux dans ses relations. 11 n’avait^ plue cet air d’insqusiance et de laisser-al ler qui plaisait tant ft sa nouvelle amie. Cette dernière remarqua faci lement y» {caractère d’Emile.. Bile comprit qu’il lui était devend plu», attaché, et s’enorgueillit de s» nou velle victoire, hàtlsfalte de* succès de son rôle. J s: Jeanne s’étalt habituée aimer Emile, non pour lui-méme, mais pour elle-même, en égoïste, par in* térêt, à cause de son titre, de sa position sociale,-de «a gentilbsmme rie. Cela lui suffisait,' Ah! si ce hauvre car&Wn avait eu la prudente d'analyser froide ment tous les agissements de sa bel le citadine, qui. comme la pieuvre avec ses tentacules, l'enlaçait lente ment de ses Charmés Irrésistibles, Il aurait vite découvert son jeu, et l’aurait rendue Impuissante eh la pi quant au vif dans son orgueil! Mal heureusement Il ne l'a pas fait, et il fut victime de son imprudence, ou plutôt de la pieuvre,. pourrait-on dire! i Cette histoire, combien ne Toht ils pas vécue? Combien, sur ce point, ne pourraient-ils paav s’affu bler du nom d'Emile? La pieuvre citadine est là, par tout d«na tous les coin» d* là vil le; sur la rue. dans son salom ou spectacle, elle cherche sa, proie, avi dement. prête à tout pour la ravir: malheur à celui sur qui sera dévolu son choix, s'il manque'd’énergie ou fait preuve d’imprudence. Et elle oet d’autant plus dangereuse qu’elle est avenante, gentille, pleine de grâce, à tel point que le plue Mge e'y méprend. Quelle conclusion donner à, toutes ces considérations? Quelle morale y apporter? laissons aux jeunes Mta dînes elles-mêmes le soin de noué le dire. Rllea nous surprendront!.... “lie GALLOIS" INTERESSANTES REVELATIONS Lee anarchistes allemands «valent résolu d'aaàaeiner le président Wilson et d'antres per» sonnages MM. J. P. Morgan, Charles M. Schwab, et T. Coleman du Pont, ain si que, le président Wilson, étaient Inscrits sur"la liste des personnages qui devaient être assassinés par les anarchistes' k la solde des propagan distes allemands, avant l'entrée des Etats-Unis dans la guerre. C'est M, Ralph M. Easley. chef de la National Clvic Fédération, qui a révélé ces faits, en faisant allusion aux mémoires de Samuel Gompers qui ont appris au public l'attentat préparé contre le président Wilson. Le général du. Pont devait être la. première victime. Le complot faillit réussir, mais les anarchistes furent avertis que le gouvernement avait eu vent de leurs agissements et avait pris des précautions. Ils prirent peur, et abandonnèrent leurs pro jets contre M. Morgan et M., Schwab. M. Easley révéla que certains af filiés d'une organisation patriotique américaine, "dégoûtés des intrigues de Bernsdorff, Von- Papen, Boy-Ed, et autres" réussirent s’insinuer dans les bonnes grâces des agents de l’Allemagne et des anarchistes, et dévoilèrent leurs machinations. The te Lxammez ces Chaussures PRENEZ AVANTAGE DES BAS PRIX Os aime à offrir de bonnes Valeurs, et ceux qui ont acheté ici, le savent VERITABLES BONNES CHAUSSURES ELEGANTES $2.98 $2.98 s»—* $.59 MESDAMES ET MES. DEMOISELLES ol U ATTENTION Cet Chaussures sont garanties pour être les meilleu res valeurs en ville. Vous les apprécierez—$3.96— lorsque vous les verrez. ^Voyes les derniers styles et çouleurs. 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PRODUITS Les produits de ma nouvelle boulanperie se ront le Pain et les Pâtisseries de tous genres, les Honbons “IIome-Made,” les Gâteaux de no nces et autres occasions de fêtes, les Fèves nu lard et le Pain brun. De jolis OEILLETS sercmt donnés aux 500 premières dames qui visiteront mon magasin le jour de' l’Ouverture. Pâtisserie P. J. Fortier 308 RUE LISBON Tél. 1065-J Ouvert le soir jusqu’à 9 hrsi, et le dimanche jusqu’à 6 hrs DE LA PATISSERIE HOULE FRERES Demain, samedi, marché spécial pour vous tous qui aimez à éco nomiser. Notre marchandise est de première qualité, notre service est prompt. Donc, venez nous rendre visite et vous vous en con vaincrez. 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Catsup, la bouteille Savon Star, 10 barres Savon Lenox, 6 barres Papier Toilette, 6 roui, pour Macaroni, 3 pqts. pour 87c 23c 33c _ 25c 23c 25c Pèche, grosse boite 25c r Eau blanche, 2 bouteilles 25c Sel, la boite 10c Poudre à laver, grosse botte 23c VIANDES Beurre Clover Bloom 48c Beurre Brookfield 50c ^Beurre Tinette 45c Veau rôtir J 0-18-21 H: Veau Bouillir ia-18-20c Boeuf Rôtir 14-1«-18c ,Boeuf Bouillir 8*10-12-14c Boeuf, côte 8c Jambon cuit ;y 53c Steak Veau 50c Epaule 10-18c Butts 22 24c Côte 28-»0c Pattes de cochon 10c Boudin 22c Saucisse SOc HOULE FRERES 28 RUE SPRUCE, Tél. 1216-M LEWISTÔN, K
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I«UTEN PENSEZ-VOUS?' SL Justice, Holyoke) L’EPARPILLEMENT de nos FORCES.—-Comme on le verra par lea dépêches, l’Association Canado Américaine de Manchester, N.-H.,' Vient d’étendre le champ de ses j opéfct'.ons dans le Massachusetts. Elle faisait déjà, affaires dans quel j qués états de la Nouvelle-Angleter re ot au Canada. La société est éta blie sur des base3 solides, bien ad ministrée et compte environ 16,03® membres avec une réservo au-des ttt du pair; il n’est donc pas ques tion de mettre en doute art valeur financière, non plus que sa valeur morale et je suis le premier à lui i souhaiter grand succès dans notre état. 1 L’occasion, toutefois, me permet j do soumettre aux amis de la race,—• et ceci avec la meilleure bonne fol du monde et sans rancoeur contre aucune de nos belles organisations, —cette question dont la réponse m’a toujours embarrassé: “Ne van* dratt-ll pas mieux unir nos force) dans une seule grande mutualité que de les éparpiller dans une fou le de petites sociétés rivales?” Nos amis d’autre langue sont de venus tout-puissants auprès du gou vernement fédéral du pava, auprès des gouvernements des divers états, auprès des gouvernements de tou tes nos villes, auprès de la Puissan ce Catholique Romaine, pourquoi; parcequ’ii3 ont concentré leur for ce dans une société unique dans le soin de lrquelle ils ont su habile ment englober une multitude de3 nôtres. Nous comptons j» peine un dixiè me de leur population et nous avons, opérant dans no'.-o petite Nouvelle-Angleterre, L Union Saint Jean-Baptiste- d’Amérique, les Fo restiers Frr.nco-Américains l’Associa tion Canado-Amérlcaine, les Arti sans Canadiens-Français. l’Alliance Nationale, sans tenir compte d'une Infinité de sociétés locales, Saint Jean-Baptiste ou autres, et que sais ie? De toutes ees organisations, l’Union Saint-Jqan-Bcptiste d'Amé rique et l’Ordre des Forestiers Fran co-Américains sont le3 seules qui soient réellement franeo-amérlcai nes, en ce sens qu'elles recrutent leurs membres aux Etats-Unis uni quement et y placent leurs ca pitaux. „.Au lieu de cet éparpillement de nos forces et de nos énergies, ne vaudrait-il pas mieux, encore une fois, gronper dans une organisation tcüte-puissrntc cette phalange de sociétés diverses? Nui doute que chacune vise le mô me but mais elles n’v marchent pas toujours par le même chemin. Vi vant apparemment en bonne enten te. n’empêche que toutes ont leur! susceptibilités et leurs prétentions et le dernier congrès de notre Fé dération -Catholique qui dans l'es prit de ses fondateurs, devait ob vier à cette disparité, a démontré combien l’unité de commandement est difficile quand les soldats ne sont, pns -de la même armée. De quelle puissance ne dispose rions-nous, quelle influence serait la notre si une seule voix, sortant de deux cent mille poitrines, damait nos droits ot faisait valoir auprès des pouvoirs supérieurs nos légiti mes aspirations; F. LUSSIER DELANEY (Chapdelaine) VAINQUEUR .lacl; Pelaney d Hridgeport, Conn-, boxeur poids mi-lourd, a mis hors do combat Tiger Flowers. d’Atlmta. dans la quatrième repri se de leur combat au Madlsou Square fîa-den. Vew York, vendre di. C’était la seconde victoire de J)e laney par le knockout sur le nègre en moins do deux reprises. l,e coup du knockou' v'nt après que Flowers fut allé au plancher pour se rele ver immédiatement. Flowers fut agressif, se servant de sa droite, mais il n’a pas nui au boxeur de Aridgcport. Delaney a suivi sa méthode habituelle de se tenir debout et de frapper du corps et la tète. Au début de la quatrième reprisa, le fameux coup de poing de la droi te de Delaney- alla frapper Flowers à la m&cholre.'Il tomba au plancher malqi se releva immédiatement. De laney se rua à l’attaque, mais com me il portnlt son coup, Tlgerr tom ba sur ses genoux) le poing de De laney frappant le nègre à l’épaule, l/arbitre Haley ordonna aux hom mes de se rendre dans leurs coins respectifs et la foule croyant que la décision avait été donnée à Flowers sur un foui, huait. L’arbitre con sulta les commissaires et après cinq minutes, il Ordonna aux boxeurs de continuer. En dépit du repos, Flow ers no pouvn it point .résister ft l’atta que et il tomba au plancher, cette fois pour y demeurer. Delaney pe sait 164 Vi livres et Flowers 166 Vi. Le combat devait durer douze re prises. ON NE SAIT PLUS RIRE (La Justice, de Holyoke) Dans le siècle gris que nous tra versons l'on ne trouve plus guère que des gens moroses et inquiets. Le tracas des affaires et la coursa au plaisir déteignent sur l’homme la même nuance terne et grise parce que les affaires se font avec fièvre et sans plaisir, et le plaisir est as saisonné do fiel qui laisse la bouche amère. Le bon rire d'autrefois, le rt.-e bienfaisant n’existe plus, non parce qu’il n’y a plus de comique sur la terre mais parce que la fnreo humaine se rapproche tous les jours davantage de la tragédie. Pour rire bien, pour rire comme jadis, il faut avoir le coeur et l’âme limpides comme l'eau de roche. Le rire joyeux, le rire qui s’épa nouit en notes perlées et sonores est le chant modulé de lr Ile pièce Galon sur le biais, Puritan, linon de couleur, pièces de G vges. No. .5 Régulier 15e 11c pièce Galon sur le biais, taffetas soie, pièces de 3 vges, noir, blanc_ et eouleurs No. 5. Régulier 35c 29c pièce Galon sur le biais, Cameo, linon, pièces de G vges (4 à 6.) Cou leurs et quadrillés No. 5 'i-i- 9c pièce Galon sur le biais, ITorno, percale, couleurs No. 5. Régulier 15c. Vente.2 pour 15c Bordure de couture taffetas, piè ces de 7 vge» pour bordure d’a bat-jour de lampe. Noir, blanc, et couleurs. Régulier 35c. Prix de vente .21c Galon croisé, blanc seulement, V4 à de j>co de large, blanc seu lement, pièces de 8 vges 9c pièce Galon toile hollandaise, 3-8 pce de large, blanc seulement. Régu lier 10e. Vente 5c Braid rick-rack, mercerisé, blanc et couleurs.*. 9c pièce Braid rick-rack, coton, blanc et couleurs, 3 vges pour. 5c Broderie pour bordure, blanc et couleurs. Régulier 10c. 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SOYONS AFFABLE» Etre affable c'est s’appliquer à faire plaisir a, ceux qui nous sont supérieurs. Il y a deux choses qui font toujours plaisir. Le sourire aux lèvres qui indique la Joie de recevoir ou d'entendre quelqu’un: les paroles polies qui encouragent à. approcher de nous. On ee plaint qne les domestiques n'aiment plu* leurs maîtres comme autrefois, qu'on ne volt plus une famille de serviteurs se succéder dans une mai son et se dévouer aux enfants qu’ils JOHN F. HALCKOW, de Portland, Maine, qui était presque une ruine, avant de prendre Karnak, déclare qu’il est maintenant en parfaite santé, des pieds à la tête. Des désastreux effets de l'indiges tion sur le système et la prompte manière avec laquelle le fameux re mède, Karnak, guérit cette maladie grave et ramène une personne à sa vigueur et sa santé premières, est forcément démontrée dans le cas de M. John F- Halcrow, 26 rue rue cust, Portland, Maine. “Je suis plus que content de té moigner favorablement des qualités de Karnak”, dit M. Halorow, ‘‘car merci à ce nouveau remède je puis maintenant manger un bon repas sans en souffrir. Avant de prendre Karnak mon es tomac était dans un si mauvais état que je ne mangeais guère plus qu’un enfant, encore moins qu'un homme qui doit travailler tous les jours. J’étais si dégoûté aux repas que je pouvais a peine retenir mes aliments et j’étais misérable par les gaz. J’a vais de tels accès de bile que ma tète «menaçait de s’ouvrir, et j’étais obligé de prendre de fors purgatifs peur la constipation. J'en avals pris à peine doux bou teilles que je me sentais aussi bien qu'un autre homme et je digérais mes aliments sans aucun trouble. Je n'ai pas eu d'attaque de bile de puis que j’ai commencé h prendre Karnak. je ne prends plus de pur gatifs, et je me sens bien des pieds fi !a tête”. Karnak est vendu à Kewiston, ex clusivt’tnont, par Alden's Drug Sto re et la rharmacie Martel; à Au burn par Claude E. Packard; ft Brunswick par la Pharmacie Dra peau; Fort Kent par Kelleher's Drug Store, et par les meilleurs pharmaciens de partout. ont vu naîtra: là faute n'eat-«Ue pas en partie à ceux qui les comman dent T Soyons affables pour eux, Ils »e ront respectueux et aimanta. Pourquoi voudrles-vous qu’ils fussent sans défauts? ne serait-ce pas à vous a l’être plutôt qu’à eux, vous qui avez reçu plus d’éduca tion? En général, ce Bont les enfants qui attachent les domestiques à la famille. On se plaint que les amis disparaissent; ne les repousse-t-on pas par un air maussade, une parole aigre et ennuyée? L'amitié est longtemps délicate avant d’être profonde. Soyons affa bles nous ne manquerons pas d’amis. f x\e aeaaignons pas ae paner a tout le monde, et méritons de la part de tout le monde cet éloge qui, dans sa simplicité, renferme beau* coup. Cette personne n’est pas Hè re. Soyons affables et inspirons la confiance: la fleur attire l’abeille, le grain appelle l’oiseau, le sourire bienveillant d’une personne affable attire le petit, le pauvre, l’affligé. Les douces paroles ouvrent le coeur des autres, qui s'épanchent comme ft leur insu. Heureuses les personnes qui deviennent les dépositaires des peines et des ennuis, passant leur vie consoler et à encourager. Donner aux autres le bonheur, ■c’est ôter sa vie bien des jours amers. Soyons pour nos semblables non seulement aimables mais affa bles. D’amabilité n’est que passagè re tandis) que l’affabilité est per manente. La première tient à une certaine grftce ou une politesse exquise qui frappe d’abord mais h laquelle on s'habitue pprce qu’elle est toujours la même, la seconde est dans le caractère, elle naît de la vertu, elle est immortelle comme elle. La beauté perd ses charmes, l’esprit son activité mais l’affabilité garde toujours sa première fraî cheur. Soyons affables envers tout le monde et nous serons heureux tout en semant du bonheur autour de nous. Cousine Mariette (Le Progrès de Hull) EPOUX ^ASSORTIS Môn père m’a donné un mari, 1 Mon DienI quel homme quel petit homme! Mon père m’a donné un mari, Mon Dieu! quel homme, qu'il est petit! Ainsi commence la vieille chan son que l’on ne connatt plus guère aujourd'hui, mais que les enfants chantaient encore en rondes dans la seconde partie du siècle dernier. C’était, comme on le comprend par ces quelques vers, l’histoire d’une dame qui son père avait donné un mari d'une taille ridiculement exi guë. De telle sorte que l'ayant ca ché "dans son grand lit, le chat 1» prit pour une souris.” Et ce fut hor rible! Voilh qui montre une fols de plus la justesse du proverbe selon le quel "11 faut des époux assortis.” Or, rarement époux furent mieux assortis que fcharles-Alfred Good win et Victoria Walbridge qui vien nent de se marier en Angleterre, à Weymouth, Charles-Alfred mesure 3 pieds de hauteur, Victoria, ne vou lant pas rivaliser de grandeur nvec son mari, consent à ne pas dépasser la hauteur de 2 pieds 10 pouces. Ça ne les empêche pas, j'en suis sûr. de nourrir de grandes espéran ces de bonheur. A tout prendre, leur assemblage paraîtra plus harmo nieux que ces unions dépareillées oü les conjoints semblent donner eux deux l'image parfaite d'un bll FEMMES MALADES, ^ATTENTION! Llan ce ténoi|pw|« remarquable, touchant ica résultat* obtenu* par Tunage du Lydie E. Plnkham’s Vegetable Compound Norfolk, Virginie.—"SI tous sa* vies combien de femmes et de filles j’avais abandonné ont pris votre re mède, en lisant mon témoigna ge, cela vous semblerait mer véllleux. .Chaque jour et toutes les fols que j'en al l’occasion, je con seille à quelqu’u ne d’en prendre. Ce fut au mois de juin 1904, lorsque l’espoir de recou vrer ta sanie, que je vous oiim». Mon mari alla chez le pharmacien et m’apporta du Vegetable Com pound. En quelques jours je com mençal me sentir mieux et j'en al pris souvent depuis. Je sul# mainte nant dans la ménopause, j'en prends encore et je jouis d'une santé mer veilleuse. Lorsque je commençai prendre vos remèdes, je n'étais que l'ombre de ce que j’étais autrefois. Ma santé était tout faire disparue. Le dernier médecin que je consul tai me dit qu’il ne me soignerait plus à moins que je ne me rendisse à l'hOpital pour êtr» opérée. C’est alors que j’abandonnai les médecins. Maintenant je suis une femme ro buste. Je voudrais pouvoir dire à tout le monde que le Lydia E. Plnk ham’s Vegetable Compound est un merveilleux remède.”—Mme J. A. JONES, 317 Colley Avenue, Norfolk, Virginie. (28) hoquet. Ne rapporte-t-on paa, bous le manteau, cette Invitation à son mari de la femme d'un Illustre hom me d’Etat qui n’était pas grand homme par la taille; "Tu penseras A monter m’embrasser." M. et Mme Charles-Alfred Good win sont, au contraire, deux époux faits sur mesure. Victoria sut as surément prouver A Charles-Alfred qu'elle fut une petite vierge au grand coeur. Et Charles-Alfred, avec trois pieds, saura se montrer un mari la hauteur. Et, s'ils se chérissent à la manière que les poè tes recommandent, le monde leur paraîtra encore trop petit pour l’im sensité de leur amour. Et, d’ailleurs, ce tut, malgré les apparences des deux mariés, un trèft grand mariage. Plus de dix mille personnes voulurent y assis ter et suivirent le cortège nuptial. On ne nous dit pas si Charles-Al fred et Victoria se rendirent A l’é glise à pied ou dans la voiture aux chèvres. En tout cas, ils eurent plus de facilités que de grandes person nes pour trouver A se loger suivant leur mesure. Et c’est une conséquen ce imprévue de la crise des loge ments. que, pour se marier au jour d’aujourd'hui, on a tout intérêt être nains. A. V. HORRIBLE TRAGEDIE Le fanatisme religieux pousse un paysan russe A immoler ses quatre enfante La Russie, devenue, après sept ans de guerre civile, de famine et de révolution, plus ou moins indiffé rente aux souffrances et à la détres se humaine, a été brusquement ré veillée de sa léthargie, par une hor rtbl* tragédie qui «'est déroulé* en Volhynie, et au coure de laquelle un père a massacre ses quatre en* fahta, dans l’idée que ce sacrifice lui vaudrait une place au ciel. Le meurtrier, un paysan du nom de Zlmbaluk, s’affilia dernièrement à la secte fanatique des “Stundists”, qui Interdisent la cérémonie du ma riage, sous prétexte qu’Adam et Eve n’étaient pas mariés. Après avoir été initié aux rites de la secte par son chef, qui se faisait passer parmi les paysans pour un être divin, Zimbaluk endossa une robe blanche, pénétra dans la cham bre où dormaient ses enfants, et leur ayant attaché les pieds aux montants du lit, les assomma avec une barre de fer. Leurs cris ne réus sirent pas à arrêter le misérable dans son horrible besogne, et deve nu fou furieux, il leur fendit le crft ne et mit ensuite le feu à la maison. Lorsqu’il fut appréhendé, peu de temps après, Zimbaluk raconta avec le plus grand sang-froid, et forces détails, son incroyable forfait, et essaya de disculper le chef de la seçte Infâme. Les pauvres victimes étalent âgées de cinq, sept, neuf et quinze ans. L’enquête révéla .que ie chef de la secte s'était proclamé le messager de Dieu, et qu’il avait déclaré aux paysans de la région qu'il proclame rait prochainement le jugement der nier. Il y a dans les environs de Jlto mir, la ville où s'est déroulée la tra gédie, une colline que les membres de la secte appellent “le mont 81 nal", et une rivière qu’ils ont sur nommée “le Jourdain”. Il y a éga lement un bouquet d’arbres qui constituaient pour eux “les cèdres du Liban". Bien que le code criminel sovié tique ne prévoie que cinq dix ans d’emprisonnement pour le meurtre, on est convaincu que, dans le cas ac tuel, la cour infligera â Zimbaluk la peine de mort, étant données les circonstances particulièrement atro ces dans lesquelles a été perpétré ce crime de fanatisme religieux. ROJAS EST VAINCU Jim Maloney de Boston a rem porté une victoire facile sur Quln tin Romero Rojas du Chili, vendre di, à. Boston, Mass., dans une ren contre de dix rondes. Maloney a triomphé par une grande marge dans toutes les repri ses, ayant envoyé son adversaire au plancher deux fois dans la seconde reprise. C’était la première "fois que Rojas était défait à Boston en trois combats. U pesait 1931,6 livres et Maloney ,197 M. LA MODE ET LES SPORTS Jusqu’Ici, mode et commode n’a valent rimé que dans les couplets des revulstes. Or, Il semble que certains en aient décidé autrement. Déjà, pour pratiquer les sports d’hiver, nos charmantes compa gnes avaient adopté une tenue masculine qui leur permettait de so mouvoir dans la neige d'une maniè re plus agréable. Et voici que cette mqtm vient de gagner les joueuses, de unnis. Jus qu’ici, en effet, les, jeunlsljllles al lant pratiquer ce sport étalent obli gées d'adopter une tenue spéciale qui exigeait un changeiqpnt sur les cours et ne donnait pas, malgré tout, l’aisance j de mouvements né cessaire. Désormais, quelque bmitons a dé faire et reboutonner, et \p' jupe devient une sorte de culotte qui per met toutes les altitudes du jeu. Et la "combinaison” redevient une ro be ordianatre avec une aussi grande facilité. 11 parait que cette Innovation est en train de remporter un réel suc cès dans les milieux du tennis. Qu’en pense Mlle Suzanne Leu glen? j——Il III —1 Quand Vous Avez Trop Mangé tous ne pouvez voue empê cher de voue sentir lourd et abattu le lendemain matin. Avant de vous porter encore bien il voue faut aider la na ture h libérer vos intestine. Dr.Trues Elixir depuis plus de eoixante-quinze ans a procuré le soulagement dans des cas d’estomac et d’intestins embarrassés. D’une action douce, il expulse ce dont le système n’a plus be soin. Ayez-en une grande bouteille à votre portée, car la Dr. True’s Elixir est Le Vrai Laxatif des Familles préparé pour régler les intes tins de chaque membre de la famille. Grandeurs de $1.20, 60e, 40e. 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Cependant on considère que ceci est en contra diction avec l'avis publié par la sû reté générale, Axant au 1er mars l’entrée en vigueur du décret pro mulgué en octobre dernier invitant tous les étrangers demeurant plus de quinze Jours en France, se pro curer une carte d'identité. On ne voit pas très bien, si le nouveau décret entre en vigueur, comment les touristes pourront échapper à. la nouvelle taxe, moins que le Sénat ou le gouvernement ne prennent des mesures Immédiates. :o: l<e gouvernement fédéral dépen se plus de $10,000,000 par an four mettre la loi de prohibition en
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Bilodeau, Tardif Co. 29 RUE MAPLE, LEWISTON, MAINE, no .Tcannet était aussi perplexe que Eon maître. -—Je la reverrai, dit le jeune homme après un silenre... je la reverrai sans trop savoir comment je m’y prendrai pour cela! -—Soyez prudent, monsieur Clau de, et n’oubliez pas, dans tous les cas. que jo suis votre compagnon de chasse et que nous avons été char gés plus d'une fois par des sangliers. Si vous avez besoin d'un coup de main, je suis votre homme. —Merci. Jeannet, je n'oublierai pas! Quand le soir fut venu, Claude rreux se dirigea vers la maison de Chambarand. Arrivé t'i la bordure du bois, il s’arrêta. restant sous le couvert, pour ne pas être aperçu, et là se consulta. Que faire, pour mener à bien son projet? Il attendit une heure ou deux, sans bouger, afin que la nuit fût obscure. Après quoi il longea le mur de clôture du jardin. Il savait qu'il y avait, outre la grande grille d'entrée, trois petites portes vertes très étroites donnant sur le bois, de trois côtés; deux de ces portes étaient abandonnées ou, du moins, il n'avait jamais vu per sonne, dans ses courses, entrer ou sortir par là; la troisième seule était fréquentée. •—J’essayerai de pénétrer par une de ces portes, se dit-il; une fois dans le jardin, j'avfseral. Kt il attendit encore, patiemment, car il savait que plus il attendrait, plus il aurait la chance de ne ren contrer personne. Au bout d’une heure, il se glissa derrière une des portes et la pous sa. doucement, avec les mains. Klle résista, mais il lui sembla pourtant qu’elle n’était point fermée et que cette résistance venait seule ment de ce que depuis des années la porte était hors d’usage. Alors, s’arc-boutant, il appuya l’épaule et lit une poussée. Cette fois, la porte céda, arra chant des plantes et des masses d'herbes qui, nées au pied du bois vermoulu, s'accrochaient dans la disjointure des planches. Kt Claude se trouva dans le jar din. l’n instant, il fut très embarras Pé. Après tout, quel était son projet? Il voulait revoir Céleste! Mais cela était bien vague!... S’il eût été subitement transporté eu sa présen ce, que lui eilt-il dit?... Et s'il était surpris près de la maison, est ce qu’on n'aurait pas le droit de le traiter comme un maraudeur? Il avait obéi à son premier mou vement, qui avait été de se rappro cher de la jeune fille... mais, à pré sent, il voyait toutes les difficultés, presque insurmontables, de la tenta tive. Pour voir Céleste, il fallait entrer dans la maison, puisqu'on la disait très malade. Et de quel droit irait-il solliciter auprès d'Antoine Chambarand une entrevue pareille? On l'eût pris pour un fout En outre, puisque Céleste était malade, elle devait avoir, auprès d’elle, une gardienne pour la veiller, sa tante, probablement... et com ment eût-il fait pour s'introduire ainsi, nuitamment, dans la chambre de la jeune fille? Et toujours la même objection re venait: Oit prenait-il le droit d'agir ainsi et de compromettre Céleste, s'il était aperçu? Mais toutes ses hésitations cé daient. tous ses raisonnements, mê me les plus judicieux, s’évanouis saient devant l’obstination de son idée première: revoir Céleste, j En se cachant derrière les arbres et le long des arbustes des plates bandes, il se dirigea résolument vers la maison. i.â, tout semblait dormir; les ha bitants de la villa reposaient sans doute, car aucun bruit ne se faisait entendre. Sur la façade noire, une seule fe nêtre était éclairée. Et cela, je ne sais pourquoi, avait quelque chose de sinistre; cette lar ge percée jaune de lumière fit à Claude l’effet d'une lucartie ouver te sur tin redoutable mystère!... Il frissonna: —C'est là, murmura-t-il, elle est dans cette chambre, sûrement! Et accroupi, invisible, presque couché au milieu d'un massif de giroflées, de pois de senteur, de ro siers, il regardait, espérant qu'une ombre, peut-être l’ombre de Céles te, passerait devant les rideaux éclairés. Mais il eut beau regarder, il ne vit rien. Il écouta attentivement, l'oreille presque contre terre, si dans le jar din ne survenait pas quelque domes tique attardé! Rassuré sur ce point, 11 ne soule va à demi et promena autour de lui un regard attentif. 11 avisa un arbre, le premier d'u ne allée qui commence en face de la fenêtre éclairée et dont les gros ses branches étaient heureusement au niveau de cette fenêtre. En rampant, il gagna cet arbre. Grimper au tronc et atteindre les grosses branches fut l’affaire d’un instant; on a vu, lorsqu'il avait sau vé Céleste de la tourbière, que le chasseur était habile cet exercice. Quand il fut au niveau de la fe nêtre, il s'arrêta .bien abrité dans les feuilles. L’arbre était un gros marronnier en fleurs. Il était là complètement en sflre té; des chiens <<euls eussent pu le découvrir, et de ce cAté il était tran quille; il n'y avait point de chiens à la villa. Il fut longtemps à pouvoir dis tinguer ce qui se passait dans la chambre. Et d'abord il crut que, malgré la lumière, celle-ci était inhabitée: rien n’y bougeait. Après une attente assez longue, il aperçut enfin une ombre qui vaquait derrière les rideaux. Cette ombre, qui lui parut être celle d'une femme, allait et venait, tantAt s'éloignant, tantôt se rappro chant. Tout coup, la fenêtre s’ouvrit et quelqu’un s'y accouda, pour res pirer sans doute, ou pour admirer la majestueuse sérénité de cette belle nuifc Le coeur de Claude battit violem ment. Mais bientAt il eut une désillu sion; son oeil, habitué aux ténèbres, ne reconnaissait point Céleste. C’était, en effet, Sarah Coffre Fort. Elle resta là un moment... et comme la fenêtre était ouverte. Il distingua nettement jusqu’au fond de la chambre. Là, il y avait un lit, sous des ri deaux blancs. Et dans ce lit sommeillait Céles te... Céleste si pûle que ,sa pauvre figure se confondait avec la blan cheur des draps, comme avec la blancheur des rideaux... Céleste si amaigrie qu’elle eût été méconnais sable pour d’autres yeux que ceux d'un amant!... Et pendant un moment, son coeur serra d'une atroce terreur; —Ah» mon Dieu, imirmurà-t-11, on dirait qu’elle est morte! Et tout de suite il eut une Joie immense. Mais Céleste fit un mouvement dans son lit, agita les mains. puisqu’elle n’était pas morte, U z avait donc encore un peu d'espoir?... On pouvait donc encore la sauver, peut-être?... Mais cette femme, cette étrangère qui se trouvait là, qui sans doute soignait Céleste qui étalt-ce donc? Ah! que d'années de Ka vie il eût données, le pauvre garçon, pour la connaître, pour lui recommander de ne pas quitter la malude une se conde, pour la prier de le laisser auprès d’elle, comme si, étant deux à soigner Ib pauvrette, il y avait une chance de l’arracher à la mort qui la menaçait!... De nouveau Céleste s'agitait dans son lit. Et Sarah, respirant à la fenêtre l'air embaumé que lui envoyaient les fleurs du Jardin. semblait n’y prêter aucune attention... Et c’étaient des paroles entrecou pées. pourtant, comme si Céleste se fût plainte... Et des râles étouffés, comme si elle entrait en agonie... Claude Preux, la sueur au front, regardait... Et il assista tout à coup à une scène lamentable et tragique... Céleste s'était jetée hors de son lit dans un accès de fièvre chaude, et précipitée vers la fenêtre. Sarah, surprise, lui barra le pas sage en lui prenant le bras. Mais la malade se débattait avec une énergie sauvage et Claude Preux, de son arbre, entendait dis tinctement ses paroles brèves et en trecoupées: —Non, non, c’est trop, je n’en puis plus. je ne veux plus souffrir ainsi... c’est horrible... non... laissez-mol. mais laissez-moi donc!... Elle se débarrassa un moment de Sarah, qui aussitôt la reprit et la repoussa dans le fond de la cham bre. Puis, alors qu’on eût dit qu’elle était maîtresse de la jeune fille, elle la laissa s'échapper, çomrne si une réflexion, subite lui avait traversé 'esprit. Claude Treux ne la pouvait com prendre; autrement, voici ce qu'il aurait lu dans cette ftrae: —Eh! puisqu’elle veut se tuer, je serais bien sotte de l'en empê cher... Tant mieux, après tout!... Mais, revirement bizarre, subite ment Céleste paraissait plus calme. Elle était tombée à genoux, demi nue, au milieu de la chambre et là restait inerte. Claude la regardait toujours, n’oi sent faire un mouvement, épouvan té et bouleversé par ce qu’il voyait. £él<*t« |ut iranguillf une ffilfiHte, mais bientôt se releva, avec les mô mes grands gestes fous.... Et elle continuait de parler haut: —Oui, c'est fini Je le sens... c’est fini, est-ce que vous ttb le pen sez pas comme mol?... Quelqu'un m'appelle là en bas... Vous l’en tendez?... Il me dit: “Céle.ste, viens, viens à mol... je saurai te défendre contre ceux qui te détes tent et qui en veulent à ta vie... Je suis fort et tu seras en sûreté auprès de moi... Viens, te dis-je ma blen aimée, je saurai bien te faire un rempart de mon corps... je saurai bien, aussi, te cacher de telle sorte que personne ne te découvrira plus.. Viens, Je te tends les bras... Aie confiance!... Oui, on m'appelle, je vais à toi... attends-moi!... De nouveau elle se précipita vers la fenêtre grande ouverte, et se pencha, les bras en avant. Claude laissa échapper un cri étouffé. Il eût voulu crier cette femme dont l'inattention, dont la complici té peut-être semblait favoriser un suicide!... il eût voulu lui crier: —Mais retenez-la... fermez la fenêtre... retenez-la donc!... Au contraire, fut-ce une halluci nation?... il crut voir qu’alors que la jeune fille se penchait à la fenê tre, une main s'allongeait derrière elle, la prenait à la nuque et, la poussant d'une brusque secousse, la faisait basculer. Avec un grand cri, elle tomba. Et au cri de Céleste répondirent deux autres cris: le premier, de Sa rah, qui se penchait à la fenêtre avec tous les signes du plus violent dé sespoir; le seconde de Claude. Mais celui-ci Coffre-Fort ne l’en tendit pas. Elle appelait au secours à ce mo ment, sortait de la chambre et s’en fuyait par la maison en criant et en appelant les domestiques. Toute lu maison fut bientôt éveil lée; les fenêtres s’éclairèrent une à une; Marle-Kose et Antoine appa rurent, et Sarah, tout en larmes, ra conta ce qui s'était passé. Antoine se précipita vers Céleste. Celle-ci, sur la terre, à deux pas de l’arbre dans le feuillage épais duquel Claude se tenait caché, gU sait s-ans donner signe de vie, duus une immobilité de morte. Chambarand la releva, la trans porta dans la maison et Claude, tout intel, vit qu’on la déposait dans son lit, toujours évanouie. Puis la fenêtre se ferma, les ri deaux furent tirés; à travers eux ne perça plus qu'un mince filet de |u ntière. Etait-elle morte? S'était-elle bles sée grièvement? La fenêtre était haute... mais au pied du mur la terre avait été récemment remuée pour y semer des fleur.^... est-ce que cela n'aurait pas amorti la chu te?. Autour de lui et dans la maison tout redevint silencieux: les domes tiques étaient rentrés, emportant les lumières, et de nouveau, sur la fa çade, une seule fenêtre, celle de la chambre de Céleste, était éclairée. Claude Preux descendit, usant de précautions, se dissimulant, comme tout à l’heure, derrière les arbus tes. Et fl atteignit le mur qu’il longea un moment jusqu’à ce ij ..'il rencon trât la porte vermoulue... 11 allait sortir, se retrouver en pleine campagne, et là, ne craignant plus d’être surpris, il allait réfléchir aux scènes douloureuses et étranges dout il venait d'être le témoin, quand il tressaillit tout à coup vio lemment. Une main venait de se poser sur son épaule et l'arrêtait, en même temps qu’une voix lui disait à l’o reille: —Deux mots, monsieur, s’il vous plaît!... Il se retourna lentement, il était brave et, le moment de surprise pas sé, il recouvrait tout son sang-froid. Et en se retournant il se trouva face à face avec Bénédict, derrière lequel se dressa presque au même instant l’ombre du marquis de la Terrade. Bénédict et le marquis précédè rent Claude Preux de quelqeus pas, et quand tous trois furent sur la lisière de la forêt: —Monsieur, dit Bénédict. sans colère apparente, mais très froide ment et en articulant nettement ses paroles, je vous ai vu, cette nuit, par hasard, forcer la porte de ce jardin, pénétrer dans l’intérieur, vous dissimuler d’abord, puis, avi sant un arbre, y grimper et là res ter caché, en attendant sans doute quelque occasion de vous introduire dans la maison. —Monsieur! dit Claude sourde ment.. (A suivre) -:o:— Lorsque le Prinro de dalles se mariera, sa femme recevra une pen sion do $50,0iU0 par au du gouver nement, et si son mari mourait avant elle, sa pension senait de l.ttOim.__ LE COIN DE LA MODE Par Shlrlejr Bharoa 5934 La robe avec cape aéra de nou veau à la mode, avec les premiers jours printaniers. Elle sera surtout élégante dati* les nouvelles flanel les de nuance chair ou dans les soies cordées de couleur bronze. Le premier exemple de cette nouveauté fut remarqué par un mi di ensoleillé et chaud de la semai ne dernière, alors qu'une jeune fille sortait d’une maison du Wash ington Square, à New York. Ce fut un nouveau signe du prin temps, ajouté à tous ceux que la na ture fournissait, cé jour-là. L'ensemble était vraiment fran çais. c'est-à-dire élégant. La robe et la cape de kasha gris pâle harmôni saient admirablement avec le petit chapeau gris garni d’une fleur jau ne de lis deau. La cape était dou blée de soie jaune citron, pendant que la jupe très étroite était légère ment drapée par quelques petits plis à l’arrière.
Les premiers calorifères à vapeur viennent d'étre installés sur les convois* de chemins de fer 4u Je. -sa