Le Messager (Lewiston, Me.)
February 25, 1925

Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.

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Huit Pages m xw». *:k Boit Pages ’i-f Entered as Second Clans 'Mail Matter L«*u. 22. 1905 nt tlie l*o«t Office of bewiaWA, Me., under tho Act 6f Congres* of March 8, 1879. Religion et Nationalité LB MESSAGER FUBUSHING 00. LE MESSAGER, LEWISTON, ME. Publié troll foia par semaine: Lundi, mercredi, vendredi MERCREDI, 25 FÉVRIER' 1925 45e Année No. 149 3 CENTS LE NUMERO TRAGEDIE A PAWTUCKET Amédéo Laporte, de Pawtucket, n.-I. est sur la liste des cas dange reux, à l’hôpital, et H est présente ment sous la-garde de la police, après qu’il eût tenté de se suicider et de tuer son épouse, Mme Adé laïde Laporte. Il est ferblantier de son métier, et il était séparé de sa femme de puis deux mois. Samedi, il pénétra dans ie magasin tenu par sa femme, et sortant un vieux pistolet de sa poche, il fit feu dans la direction de son épouse. Celle-ci reçut la déchar ge dans le bras. I/e frère de Mme Laporte, M. Al phonse Landry, se rua sur Laporte et celui-ci parvint A s’esquiver et A prendre la fuite. Plus lard, il fut dé couvert dans sa chambre par la po lice. L'époux et la femme furent trans portés a l'hôpital oit on constata que Importe avait failli se couper la veine jugulaire. Les blessures do Mme Importe ne sont pas graves. UNE CHtJTE FATALE Maurice Bellevllle, Agé de IG mois, enfant de M. et Mme -Donai Iîelleville, de Lowell, Mnss. est mort hier matin A. la suite d’une chute qu’il fit de la véranda de sa demeure, au troisième étage. L'accident s'est produit vers lOh. 30. hier matin. l>a maman venait d’étendre du linge sur la véran-" da et il est probable qu’elle laissa la porte entrouverte. L’enfant se glissa dehors, à l'insu do sa mère. Une minute pliys tard, Mme Belle ville constata la disparition de son enfant et en sortant sur la véran da, elle aperçut sou bébé étendu sur le pavé. L’ambulance fut. mandée et le petit fut transporté A l'hôpital où il expira quinze minutes après. FEU A THOMASTON Cent personnes seront obligées do chômer à la snito d’un feu qui a endommagé l’arriére d’un édifiée en briques à quatre étages oeçupê par la J. B. 'Pearson Co., manufacturiè re de pantalons, à Thomaston. ces jours derniers. L,!édiflce est, justement .situé en délions des mUrS ne ia**prison v de l’Etat. On croit que le feu a été allumé par une combustion spontanée dans lo soubassement, s On évalue les dommages i\ $5'ü.000. L'édifice fut présenté ft la compa gnie par la municipalité il y a deux ans. Il était assuré. MONNAIE SPECiÂLE Le président Coolidge a signé. bler. le-bill autorisant la frappe do pièces spéciales d’un demi-dollar en argent pour commémorer le 150e nnniversf ire de la bataille de Ben ningtnn et l’indépendance du Ver mont. MORT ETRANGE Ses parents et deux médecins af firmant que sa mort n’a pas été cau sée par des pilules, comme on l'a vait cru tout d’abord, un mystère insondable entoure la mort Bublte de Marion Sabine, fillette de 14 ans. décédée ù Bangor, lundi dernier. Quand elle fut transportée à l’hô pital il y a trois semaines, elle au rait dit-on, informé les autorités que des pilules étaient cause du mauvais état de sa santé. Los médecins ne croient pas qu’elle soit morte d'avoir absorbé des pilules. Les pilules qu’elle au rait pu employer, disent-ils, ne cau sent pas généralement d’empoison nement septique, comme il est dit sur le certificat do décès. Aucune arrestation n'a été opé rée et ceux qui font enquête disent qu'il n'y en aura pas du moins pour le moment. ECONOMIES A. LA MAISON BLANCHE La preuve que le président Cool idge insiste sur "l'économie à. la maison”, a commencé à se faire sen tir ces jours derniers, alors que les employés des bureaux de la Maison Blanche se montraient anxieux d’ap prendre quel -avait été l'heureux ga gnant du prix de dix dollars dans le concours institué par M. N. P. Webster pour essayer de découvrir des moyens de diminuer les dépen ses. Voifl quelques-unes des économies déjà inaugurées: Réduction du nombre des ser viettes distribuées dans les diffé rents bureaux: substitution d’un seul verre ù boire pour tous les em ployés au lieu de gobelets de pa pier: l’ordre d’éteindre les lumiè res quand on n’en a pas besoin; le refus de la part des employés de “prêter indéfiniment” des crayons aux correspondants des journaux; l’emploi répété des grandes enve loppes dans lesquelles les messagers portent les documents d’un service dans un autre. Ces économies toutefois ne sont que le commencement de celles que M. Webster déclare être nécessaires pour arriver à économiser la somme de $12,500 réclamée par M. Coolidge. UN FARCEUR PUNI Francis G. Lyons ,de West Parisli, N.-H. vient d’être envoyé à. la mai son de Correction pou.r 3'!) jours. D'après les autorités, il s'était amusé aux dépens de certaines personnes en les insultant par télé phone, pendant qu'il était sous l'in fluence de la boisson. La veille de sa condamnation, il pensait: qu'il ferait bien de faire des farces en appelant la station de police et. en disant aux officiers ce qu'il pensait d'eux. Il agit exactement comme il se l’était proposé mais on le retraça promptement et il fut appréhendé. E Confiance L UN dos facteurs les plus importants que cette banque possède pour actif est la confiance et l’amitié é de ses dépositenrs. SEPT COMMIS CANADIENS—M. B. J. Dioxine, M. Joeeph Poliquin, Mlle Blandine Marcotte, Mme Nap. J. Martel, Mlle Adrienne Côté. SAMEDIS SOIRS—Mme Louis J. Martel et Mlle Paulette Brunelle. _ Manufacturer* National Bank LA BANQUE DU SERVICE PERSONNEL M. r.-X. MARCOTTE, directeur Représentant les Franco-américains. 'aaBBBBE&flBBflBBBBBBBBBflflBBBBBflBBB Ü La Vérité et votre Gompie d’Epargnes 5 Notre taux d’intérêt actuel est' de Tout le monde connaît l’histoire de CJeorge Washington et du cerisier. C’est l’histoire de la vérité. Et un compte d’épargnes dit la vérité, lui aussi Qu'un tel compte à cette institu tion raconte l’histoire de votre vie. Commencez aujourd’hui m m m m Peoples Savings Bank TRAGEDIE A LITTLETON Un drame sanglant s'est dérou lé ces jours derniers la demeure de M. et Mme Joseph Drouin de Littleton, (N.-H. La victimo de ce drame est la Allé de M. et Mme Drouin, Marion, âgée de 14 ans qui a été frappée h la tête à coupe de ,marteau, et qui a eu la gorge et les mains coupées avec un ra soir. C'est Odilon Drouin, ftgé de 23 ans, l’oncle do la jeune fille, qui est l’auteur de cette tragédie sanglan te, après laquelle il sortit dans la cuisine'et se suicida. On dit que Drouin était épris de sa nièce Marion, et vendredi, ayant été laissé seul avec elle et sa petite soeur, a la maison, les autres mem bres d« la famille étant l’ouvra ge, il etft une altercation avec elle. Drouin, furieux, perdit complète ment la tête. Saisissant un marteau, il frappa sa nièce a plusieurs reprises sur la tête, puis il lui coupa la gorge et les mains avec un rasoir. Le mal heureux se suicida ensuite. Mariotj appela nu secours, et un médecin fut mandé en toute hâte. A l’arrivée de ce dernier, Drouin avait déjè cessé de vivre. La jeune fille fut transportée il l’.hôpital da Littleton ofi les médecins déclarent [tue son Tttat est très grave. On a àrt lui faire plusieurs points de su ture pour fermer ses blessures. Odilon Drouin demeurait chez son frère depuis quelques mois seu lement. :o: FAUTE AU “G1NGER ALE” Il n'y a pas seulement le “scotch” ni autre "fort” qui déséquilibre un rutomobillste et cause des acci dents. Une bouteille de liqueur douce laissée sur le plancher de la ma :hlne de M. Joseph McEachern, de “ambridge, Mass, en causa un luand elle alla rouler sous les pé lales de f.rein. _ M. McEachern baissa les yeux (uste assez longtemps pour donner in coup de pied fi. la bouteille afin le l'enleter de cette position et son mto est allée donner coptre un ar jre. l^a voiture a été avariée et le propriétaire souffre de contusions. AWASHINGTON Ce qui se passe dans la capitale fédérale —La commission des affaires Étrangères a approuvé, avec réser ves, le traité de Lausanne en vue ilu rétablissement complet des re lations diplomatiques et commercia les avec la Turquie. Les réserves, rie même nature que celles du trai té (Je commerce allemand, garantis sent fl chaque pays sa liberté d'ac tion au sujet de la restriction de iMimnigration et des tarifs des trans ports maritimes. —Le sénateur Copeland, démocra te de New York, a déclaré au Sénat lue la suppression des établisse ments Zeppelin en Allemagne serait une calamité mondiàle. Cette sup pression est prévue par le traité do l'ersailles. —Le président annonce qu’il a l’intention d'inviter toutes les na tions du monde à se joindre aux Etats-Unis pour célébrer le 200e an niversaire de la naissance de George Washington en 1932. —La production en 1923 du beur re. des fromages et du lait conden (é aux Etats-Unis est estimée* à $989,839,164 }*i augmentation de 14 pour cent sur 1921, dernière sta tistiquo connue. Les travaux de la commission d'enquête de lu Chambre sur l’avia tion s’étant terminés brusquement, on se demande maintenant ce qu'il adviendra du brigadier-général Mit chell, directeur-adjoint du service aéronautique de l’armée, dont les déclarations sensationnelles ont sou levé des commentaires variés. On as sure que le Secrétaire Weeks ne de mandera pas la renomination du gé néral dans ses fonctions actuelles qui expirent le 26 mars. —Le Congrès n’a plus devant lui que six jours et de travaux parle mentaires avant la clôture de la ses sion et aucun homme politique ne se hasarde à prédire ce qu’il advien dra des principaux projets do loi en suspeiiB, c'est-à-dire des secours à l’agriculture, de Muscle Shoals et de l'augmentation des salaires et tarifs postaux. Toutes les lois de finances seront certainement votées en temps voulu. PROCEDURE PEU ORDINAIRE Il y a quelques mois M. Oscar Bergevin, cultivateur de St-Joseph d'Orléans, P. Q. fit son testament en anglris, laissant $3>>00 îl sa famil le. Ensuite il le fit traduire en frau dais par m. Evariste Chartrnnd. Lorsque M. Bergevin mourut au mois de décembre, son testament fut confié à un avocat d'Ottawa qui l'envoya à. l'Orignal avec plusieurs autres papiers pour l’enregistre ment. M. Joseph Bélanger réglstrateur de UOrignal dit qu'il a reçu divers papiers moins le testament. Ne pou vant le trouver nulle part le juge Constantiueau a donné instruction de remettre en anglais la copie française du testament faite par M. Chartrand et de l’enregistrer com me étant l'original. Tous les héri tiers ont donné léur consentement il cette procédure peu ordinaire. A-T-IL VOLS A I^EWISTON La police de HaverhlU Mass, croit avoir mis flir au pillage des troncs pour les pauvres dans lea églises catholiques de toute cetln partie du pays en arrêtant samedi après-midi Willaan Schmidt allas Smith que le sacristain de l’église du Sacré-Coeur. M. Robert Ami rault _ découvrit dans l’acté de vo ler un tronc et détint Jusqu’à l'arri vée de la police. Le prisonnier portait un chapeau acheté dans l'Indiana, des chaussu res achetées à New York et un. com plet ressemblant à ceux qui sont fournis aux prisonniers "complétant un terme à une prison d'état. Il avait aussi dans une poche deux morceaux d’acier qui pouvaient ser vir soit à ouvrir des serrures ou tourner les verrous ordinaires de fenêtres et dont l’un était couvert à un bout de cire collante qui sem blait servir à retirer -les pièces des troncs qui n’ont pas de serrure. La police a trouvé en plus une douzai ne de clefs et un morceau de papier sur lequel se- trouvF.ient divers ter mes bibliques, numéros et noms écrits èn nllefnand aussi bien qu’une adresse de Chicago. Aussi un carnet contenant une liste 'des églises ca tholiques de HaverhlU et des men tions de Bangor, Lewiston, Augus ta, Brunswiçjt et Roland Springs. Me., ce qui porte la police à croire qu’il a ‘‘opéré” dans le Plne* Treo State. Lorsqu'amené nu poste de police local, Schmidt n'a fait autre cho se que de donner son nom, son Agé comme étant 60 ans et sa pro fession comme cuisinier. II déclara être de Boston, ce que la police n'est pas portée à croire.

TRISTE MARIAGE Quoique destiné ft se faire passer la corde au cou. Harry Teterniak, condamné a mc.rt pour meurtre et qui devait être pendu a Wfnnlpeg, Can. aujourd'hui, s’est marié same di matin. Deux heures après la cérémonie nuptiale qui avait été assombrie par l’ombre de l'échafaud fatal, le cabinet fédéral décidait de com muer la sentence de Teterniak en un emprisonnement à vie. Pendant que Teterniak se mariait, des menuisiers dressaient l'écha faud dans la con.r de la prison, et travaillaient directement en dehors de la chambre où la cérémonie s’ac complissait. De chant du prêtre grec exécutant les rites de son église se mêlait au bruit .des marteaux des des menuisiers qui construisaient la potence. 1 Lorsque les enquêtevrB du gou vernement entreprirent de prendre les dispositions voulues pour le paiement de la rente ordinaire aux familles des criminels exécutés. Ils découvrirent que le condamné, bien que père de quatre enfants et ayant vécu dix années avec Sarah Kupeck, n’avait Jamais été marié. En conséquence des gens charita bles s’occupèrent de préparer le ma riage afin de permettre a la famille du condamné de retirer son Indem nité. De mariage terminé, Teterniak fondit en larmes et-son épouse per dit connaissance, line fois ranimée, elle jeta ses bras autour du cou de son ina.rt et lut dit un adieu qu'elle croyait devoir être éternel. Elle était encore a la prison lorsque la nouvelle lui arriva que son mari était sauvé' do la potence, et il lui fut alors permis de le voir encore quelques instants. -:o: La Censure Théâtrale à New York M. Ilanton, district-attorney, a déclaré que le système de censure a été adopté officiellement pour con trôler les productions do théâtres de New York et qu’un jury va être nommé, qui siégera dès la semaine prochaine. ‘Grâce à cette censure”, dit M. Banton, ‘‘nous pourrons arriver à purifier le théâtre, ce qui nous était absolument impossible par la sim ple application de condamnations lé gales.” Bien que ce jury n’ait pas pou voir pour obliger les directeurs de théâtre à s’incliner devant son ver dict, on croit qu’il pourra les y con traindre par l’intermédiaire de l’Actors* Equity Association, qui s’est engagée â empêcher les ac teuro à accepter un rôle dans des pièces qui auront été mises à l'in dex par le jury de censure. K. K. K. EN BANQUEROUTE Les quartiers-généraux du Ku Klux Klan pour le Maine, le New H&inpshlre et le Vermont, à Roches ter, N.-H. seront venais, et une vente d’hypothèque a été annoncée pour le 20 mars. L'immeuble en question a été acheté il y a un an par des K. K. K. qui formèrent une compagnie à stock, payant $10 la part. La loge Rochester, des Elks ai merait ft se procurer cet immeuble et on dit qu’une association de Ro chester a en vue l’achat do cette propriété pour la louer aux Elks. L'édifice fut construit il y a vingt .ans par un chaussurier millionnai re, au coût de $76,000. Ebert a été opéré On a déclaré que l'opération pra xtiquée sur le président d'Allema gne M. Ebert, a été faite arec suc cès. Le chancelier Luther fera fonc tion de Président pendant,, la mala die, de M. Ebert, tel que prévu par la constitution. Le président Ebert souffre d'une attaque d’appendicite aiguë et d'in flammation des conduits biliaires, ce qui rendait une opération néces saire. On exprime de graves appréhen sions sur le résultat, vu qu’il souf fre de calcul biliaire depuis uço quinzaine, et son système nerveux n été grandement ébranlé par l'exci tation au sujet du procès de Magde bourg et des violentes attaques diri gées contre lui dans l'affairé Bar mat. Le Dr. Luther assumera les de voirs de Président en plus de la chancellerie. ENCORE UNE IMPRUDENCE Thérèse Gi renard, figée de 10 njols, fillette de M. et Mme Albert-J. Glrouard, do Leomlnster, Mass, est morte dimanche soir,. fi lhôpttal de Leominster fi. la suite dune fractu re du cr&ne subie dans un accident d'auto. Pendant que ses parents reve naient de Fitchburg dimanche soir, dans une auto conduite par Ernest Maillet, de Gardnor, Mass, la ma machine, en contournant pour dé passer une autre auto, frappa un poteau de téléphone. Le bébé, dormant dans les bras de Mme Girouard, a été écrasé sur Jes côtés de la machine et ses bles sures lui ont été fatales. DEUX ENFANTS BRÛLÉS VIFS Deux enfants Pearl et Paul-Emile Lacomhe, figés de 12 et 10 eus, en fants de M. Cyrille Lacombe. de Alexandrin, Ont. ont péri, diman che, dans l'incendie de leur maison. M. Lacombe, manufacturier de ba lais. était aux Etats Unis en voyage d’alTaires, et Madame Incombe fi Montréal, fi l'Hôpital, auprès d’un enfant malade. Les deux autres avalent été con fiés fi Mlle Massla, qui a aussi fail li périr pour sauver ceux dont elle avait lui surveillance. DE NOUVEAU CANDIDAT Ijp maire Edouard-H. Drapeau, de Biddeford, qui a subi une opéra tion fi l'hôpital Webber, mercredi, a été nommé de nouveau comme candidat au poste de la mairie, pour la. quatrième fais, vendredi soir, au caucus démocrate. Iæ candidature du maire Dra peau n'a pas eu d’opposition. Bien que le maire ne pût accepter en personne la candidature, il avait envoyé une lettre d’acceptation, de son lit d’hôpital. Il ne pourra re tourner chez lui avant mars et il ne pourra prendre une part active fi sa campagne. L’élection est fixée au 9 mars. ILS N’ETAIENT PAS MECANICIENS M. James Terris, employé dans un garage de Jaffrey, N.-H. est sur la liste des cas dangereux à l'hôpi tal do Peterboro, et M. Auguste-I. Bernier, peintre .est gravement blessé a la suite d’un accident d'au to. Ils mettaient une nouvelle auto fi l’épreuve. Terris en perdit le con trôle et la machine alla donner con tre une clôture. L'auto fut démolie et une pièce de machinerie pénétra dans le corps de Terris. Bernier a eu la chevelure empor tée, et il a été transporté chez lui. A LA PRISON D’ETAT Le plus grand total Jamais con nu vient d’être atteint la prison de l’Etat, à Thomaston. En effet, le nombre des prison niers a été porté à 262, vendredi. Quelques prisonniers sont obli gés de se coucher dans les corri dors, et même les petits cachots sont convertis en cellules. Dans la division des femmes, quelques prisonnières sont obligées de se placer dans la salle de bain. En Jempe -normal, le nombre des prisonniers est de 200. LA POLICE JES ROUTES Le gouverneur et le conseil exé cutif du Maine ont autorisé ces Jours derniers pour l’équipement do la Police des grandes routes de l’E tat l’achat de 36 motocyclettes, de 63 uniformes complets et de 36 sets d’articles variés y compris re volvers. menottes, etc. Le Conseil a aussi autorisé le commissaire A- D. Thomas, du Bu retu d’Education de l’Etat, à. faire un voyage A Cincinnati, aux frais de l'Etat, pour représenter le Maine A la convention de l'Association Na tionale, d’Education, du 22 au 27 ILS L’ECHAPPENT BELLE Trois des vicaires de la paraisse du Précieux-Sang de Holyoke, Mass, les abbés Julien Ginet, Emile Le clair> et Arthur Vlgia.rl, l'ont échap pé belle, alors que leur automobile vint en collision avec une autre au tomobile conduite par M. George Ridgeway, sur le chemin de Sprlng field, lundi. Quoique les deux machines aient souffert des dommages considéra bles, seul M. Ridgeway reçut des blessures qui nécessitèrent les soins du médecin et nos trols-vlcalres en furent quittes sauf de légères contusions. 1 LETTRES DE MENACES Une lettre anonyme signée "S. S. 9.” a été reçue par chacune des maîtresses d’écoles publiques de Sa lem, Mass, connue ou soupçonnée d'appartenir à l'Eglise catholique romaine, a-t-on appris lundi. La lettre qui ordonne aux maîtres ses de quitter la ville est la suivan te: Mademoiselle:—. SC'est un bon nom à.mais pas'Vi Salem. Si vous accordez quel que valeur a votre santé, vous quit terez la ville immédiatement. Le S. S. S. I.es lettres ont été remises a la police pour enquête. Celui qui a écrit la lettre et c’est donné la pei ne de trouver l’ancienne résidence des maîtresses serait, d’après la po lice, lé “Sf iem Social Service” com mb l’indiqueraient les trois ”S”. ÇA NE LUI FAISAIT PAS L’agent de police Eben W. Sears, fils, autrefois membre de l’escouade des liqueurs du département de po lice, de Lynn, Mass, s’offrit diman che pour faire officiellement l’é preuve des liqueurs saisies par l'escouade. II fut accepté et avait A peine été “Installé en fonctions" qu’on opéra une saisie, rue Blos som, et le policier-éprouvette eut à exercer sa nouvelle prérogative. On lui passa un petit baril de “moonshine” et Sears en avait à peine pris trois gorgées qu’il de manda A hauts cris les secours do tous les pompiers. Il avait trouvé de la boisson plus forte qu’il, n'était capable de boire et démissionna sur-le-champ. LESlïTÂTS-UNIS ET HAITI Le dévelopilement. des plantations américaines menace de dépouil ler les petits fermiers Le National Catholic Welfare Council, sur l'avis d'un de ses en quêteurs, a recommandé au gouver nement américain de mettre obsta cle à la création, à Haïti, d'un ré seau de plantations appartenant à des Américains, car ce système au rait pour unique résultat de "trans former lés petits fermiers en péons et en journaliers". “L'influence américaine dans d'autres parties des Indes Occiden tales a favorisé le développement du système des plantations, et provoqué l’expropriation graduelle des ter rains appartenant aux habitants. “Le même système a été inauguré à Haïti depuis l’occupation améri caine, par suite des lois spéciales édictées à cet effet, et la création par les Américains, de plantations de canne à sucre, ananas, et coton. Comme ce système n’est qu'à ses débuts, il est temps encore d’y met tre un terme, et d’inaugurer une po litique différente.” La recommandation énumère une série de changements nécessaires à •apporter aux lois actuelles. LE RADIO COUTE CHER Les doux postes de radio instal lés par le C. IX. H. ft. Ottawa, Ont. et û Moncton, N.-B. ont coûté respec tivement $18.253 et $22,500, d'a prè» les .réponses données par le ministère des chemins de fer aux interpellations de -M. Geo. Black, conservateur (Yukon), en chambre des communes, à Ottawa. Vingt wagons à passagers ont été munis d'appareils de radio au coût de $10,842.39, soit en moyenne $542.17 par wagon. Cette innova tion a été appliquée dans le but de procurer aux passagers un agréable passe-temps et d’attirer des voya geurs en plus grand nombre sur le Canadien National. LA BOISSON m SUR UN TRAIN

Huit cents bouteilles de Ikmour ont été confisquées lundi soir pair des officiers de douane à des touris tes américains qui revenaient' du carnaval d’hiver de Québec, ce que les autorités ont annoncé officielle ment, hier. Pour chacune des bouteilles de contrebande, les officiers ont im posé une amende de $5, percevant de cette manière la somme de. |f, 000. L<es saisies ont été opérées Ricliford, Vt. où le train Montréal Boston, passant en trois sections; A été soumis a une fouille complète. CONDAMNÉ V: SPIRITUALISTE Harry-D. Williams, condamné à’ être pendu le 23 avril pour le meur tre de ses deux nièces, a Fostérvfllo', N.-B., en novembre, est devenu un spiritualiste, a ce que l’on rapporte; A Fredericton. D’après ce que disent les visiteurs a la cellule de mort, Williams régale maintenant ceux qui vont le voir d'histoires que les deux fillettes, Cinthla et Necla Fos ter lui auraient parlé à l'oreille dans sa cellule. Les gardiens disent que le condam né se couche de bonne heure tous les soirs et qu’il dort bien dur jus qu’au matin, très tard. EST-CE UNE VENGEANCE t Pendant que Joseph Côté, âgé d# 32 ans, se rendait chez lui, avenue Talbot, Boston, Mass. 11 a été ar rêté par un groupe en auto. A P. Un homme qui se trouvait dan* l’auto sortit une boite de poudre dil sa poche et en lança le contenu dans les yeux de Côté. ÿg Celui-ci a été transporté b l’hô pital oit l'on a constaté la gravira de son état, La police croit qu'il s’f* glt d’une vengeance. UN G ROS VOL _ i Rentrant chez lui, lundi soit* après une absence de quelques jours, .Martin Welnschenck, do Hol lywood, Cal. s'aperçut qu* des cam brioleurs avaient fait main basse sur des toiles et des oeuvres d'art évaluées a un million. Les toilc3 ont été coupées dans leurs cadres. Parmi les plus impor tantes qu'on a volées se trouvent:, la fille de Philippe II par Coello, éva luée à $135,000; la “Leçon do chr.nt”, par Metsu, peinte sur bols, valant $125.000; une toile de Mu* rillo, plusieurs de Tôniers, du Cor-» rège, de Backer et de Lorrain. Les cambrioleurs sa sont aussi emparés d’une collection de vieilles dentelles valant $12,000, de plu sieurs objets d’arts et d’antiquités. Welnschenck- est ls président de Danzig et un collectionneur re marquable. A VENDRE; BOUTIQUE de CORDONNIER,1 faisant de bonnes affaires, bon marché^ pour cause de maladie. S'adresser à 325 rue Lisbon S Tél., 1948-W—B4», 145-7 J27p AVIS DÉMÉNAGEMENT Je désire annoncer à tous que j’ai déménagé mon ATE LIER DE TAILLEUR, du No.’i 124 rue Lincoln à 10% rue Birch. A cette occasion, je remèrcie mes clients pour l’encourage-, ment passé et je sollicite pour 'avenir le patronage de mes' amis et du public en général. Ferdinand Parant 10% RUE BIRCH LEWISTON j27p AVIS SPECIAL L’Assemblée des Forestiers Ca tholiques, Cour St-Piferre, No. 471, aura lieu dimanche aparèe nûdi, le 1er mars, 1 hre 30, dans les salles de l’Institut Jacques Cartier. Il est du devoir de tous les mem bres d’assister à cette assemblée. Des questions très importantes se ront discutées. m Le Haut Vice-Chef-Ranger, le frère Siméon Viger et la Secrétaire de la Cour d.’Etat, le frère Noël Beaupré, seront présents. -VENEZ TOUS Par ordre du Chef Ranger, Benjamin Néron. ;j27

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“Le Messager” Publié trois fois la semaine: Lundi, mercredi et vendredi Trois mois. 50c Six mois $1.00 Huit mois $1.50 Douze mois.$2.00 Pour le Canada, $3.00 par année, nos ABomns su bshoss Le* Abonné* qui non* écriront pour f»lrt changer letur tirent doivent teüjonn en tfadm* 'tempa, mentionner leur ancienne id*l deneé afin d’indiquer et Ile *e trouvent mu Ma Uitea et *ua*i pour éviter de* erreur*, car noua avona eouvant plneieura peraonnea du mime nom réaidant I différente endroita. P^Sr* Si l'on paie avec dea Timbre*, prièra de n'envoyer qoe dea Timbrée de dans ou d’un tou. 225 rue Lisbon, Lewiston, Me. Les K. K. K. sont en banque route. Ils viennent de décider de vendre leurs quartiers généraux du Maine, du New Hampshire et du Vermont, situés à Rochester, N. H. C’est logique puisqu'ils sont par tis en voyage pour aller demeurer Eu Canada! Peut-être ont-ils eu des offres al léchantes des agents canadiens de “rapatriement”, on ne peut jamais dire! D'un autre cOté, puisque, d’après sa constitution, le K. K. K. n’ad met que des citoyens nés aux Etats Unis, que va-t-il faire, en bonne vérité, au Canada? Les K. K. K. ont peut-être com me devise "How Dry I Am!” Le président Coolidge est d’opi nion que les tendances du gouver nement fédéral à s'ingérer dans tous les rameaux de l’industrie et des règlements propres aux Etats, sont mauvaises, et portent détriment aux intérêts publics. Il a parfaitement raison. Nous ne devons pas revenir •‘RB temps de l’antiquité, où le cito yen était gouverné à partir du ber ceau jusqu'au tombeau. Nous ne pouvons pas abandonner ‘ètt gouvernement les devoirs qui incombent aux Etats, aux comtés et aux municipalités, et en dernière analyse, ces devoirs incombent aux citoyens eux-mêmes. Si le gouverne ment fédéral s'emparait de tous ces •droits, le Peuple perdrait tout prin cipe d'indépendance et d’initiative, qui font la force d’un gouvernement. Ce système centralisateur à outran ce détruit le sens d'obligation direc* te, et asservit le peuple, qui ne se rait autre chose que le serviteur du gouvernement—au lieu d'en être le maître. C'est là le socialisme dans i toute l’acception du mot. Et nous ni voulons pas de ce socialisme, qui t fait faillite, partout où il a été mil en pratique. Il y a une autre chose à. considé rer. Le gouvernement n'a pas d« moyen d’obtenir de l’urgent poui tous ces projets, sauf la taxation. Les bonis du gouvernement sortent des goussets de tout le monde. II y a un terme à l'Ingérence du gouvernement dans les affaires du peuple. Un célèbre homme d’Etat anglais a dit avec vérité que le peu ple le mieux gouverné est celui qui possède le moins de lois. Tel n’est pas le cas dans notre pays, où les lois sont promulguées par centaines de mille chaque année, la plupart d'entre elles devant rester lettres mortes, aussitôt nées.

Une autorité financière estime que les petits rentiers des Etats Unis perdent à peu près 12,000, 000,000 par année en mauvais pla cements, la plupart frauduleux et mal aviBés, sans aucune valeur. Cet te somme serait suffisante pour ache ter les propriétés de 17 des plus grosses compagnies d’Utilités Publi ques du pays. On devrait enseigner dans les écoles la manière d’épar gner. L'étude du grec, du français, du latin, de l’allemand, de l’astrono mie est excellente en elle-même, mais ce qui importe le plus est la connaissance des industries et des principes du commerce, sur lesqùels un gouvernement est établi, et qui font vivre une ville, un pays. Une bonne partie de cette somme énorme pourrait être épargnée par un cours d’étude de ces principes. Les radicaux, les anarchistes, du genre de “Big Bill" liaywood, ont beau déblatérer (contre les Etats Unis, ils désirent beaucoup revenir dans ce pays de cocagne, mainte nant qu’ils sont en exil en Russie, où la Cheka leur cause infiniment plus de déboires que les lois de no tre pays. Emma Goldman, la fou gueuse anarchiste, est écoeurée des Soviets, et elle voudrait revenir au pays qu’elle méprisait tant, quant elle y demeurait. Théodore I’etroff, un vulgaire faussaire, en prison dans le Wisconsin, aimerait mieux jiasser sa vie en prison aux Etats Unis, plutôt qu’être déporté en Rus sie. 11 est certain que tout n'est pas ce qu’il devrait être dans ce pays. 11 y a beaucoup d'abus ù redresser. Les principes 4e l’Evangile ne sont pas suivis à la lettre, le sens com mun et l’expérience ne sont pas tou jours écoutés. Malgré tout, notre pays est encore le meilleur pays du monde. Ce qu'il faudrait, c'est que i les principaux citoyens s’intéressas sent, plus qu'ils ne le font, à la cho se publique. On devrait cônsldérer que toute Infraction aux lois est un assaut contre la vie nationale. SI ces choses étaient faites les condi tions sociales et politiques seraient grandement améliorées. Cela peut se faire, mais il faut de l’esprit.public et &u courage pour exprimer ses opi nions honnêtes. e M. Manuel C- Telles, le nouvel ambassadeur du Mexique à Wash ington, a déclaré h un reporter de San Antonio, Texas, qu’il serait im possible d’imposer la loi de prohi bition à. son pays. “Vouloir imposer la prohibition au Mexique, a-t-il dit, équivaudrait à vouloir faire chan ger de vitesse un automobile, le lançant en grande vitesse, sans passer par les vitesses intermédiai res.” 11 s’est plaint, aussi, que certains films cinémagraphiques représen tent les Mexicains sous de mauvais aspects, leur faisant jouer des rôles vils, que les Américains ne vou draient pas remplir eux-mêmes. Ce la lui semble une attaque systéma tique contre un peuple voisin et ami. Il n’y a pas que le Mexique qui ait le droit de se plaindre de ces vues. Les (lanndions-françals sont souvent présentés sur l’écran, jou ant les plus vilains rôles .On dirait que les producteurs américains ne sont pas capables de trouver des gens parmi les citoyens du pays as sez pou respectueux d'eux-méines, pour remplir ces rôles, sans enta cher les autres peuples de vices qu'ils ne possèdent pas. en plus grande quantité que leurs conci toyens. Dieu merci, les Canadiens français sont aussi moraux et bien élevés que tous les Américains du monde. Jc’est encore le cas pour les •Mexicains de la classe moyenne, qui sont bien élevés. r: m l.es hospices des orphelins de Chicago ont commencé à, employer le système Bertillon pour l’identiH jcatlon des jnouveaux-nés. l>cs chi rurgiens prennent les empreintes des pieds, au lieu des mains. 11 pa raîtrait que ces empreintes sont préférables aux empreintes des mains. Malheureusement, ce systè me ne pourra jamais servir pour identifier les malfaiteurs, qui n9 vont jamais nu-pieds.

M. David F- Houston, ancien se crétaire de l'agriculture, est main tenant président de la Bell Télépho né Securities Company, de New York. Il est chargé de la vente des LES RENDEMENTS CONSTANTS SONT IA FONDATION DES DIVIDENDES MÊME durant une période où la plupart des gens croyaient que les affaires étaient moindres qu’en temps normal, les rendements, bruts et nets, de la Central Maine Power Company augmentaient constamment. Le compte-rendu des recettes pour les douze mois finissant le 31 décembre 1924, qui montre une augmentation de $96,000 sur les précédents douze mois de 1923, est le suivant: Compte-rendu des recettes de la Central Maine Power Company, système entier, pour les douze mois finissant le 31 décembre 1924. Rejettes brutes. Dépréciation, dépenses accrues, et maintien actuel. Autres dépenses d’opération Dépenses d’opération totales V Balance. Intérêt sur dette refondue et non-refondue, et dividendes sur actions de compagnies subsidiaires. Balance. Dividendes sur actions privilégiées Balance 618,779.98 1,433,591.84 $3,877,708.24 $2,052,371.82 $1,825,336.42 $1,013,504.43 811,831.99 612,964.12 198,867.87 Los recettes constantes sont le résultat d’un revenu divers. La Central Maine Power Company dessert plus de 2fi5,000 personnes avec la lumière et l'énergie- électrique; elle dessert plus de ôOO industries, comprenant 100 divers gen res d'industries. Pn temps de mauvaises affaires, une fer meture, ou une grève, dans n’importe quel village ou industrie, ont peu d’influence sur les recettes de la Compagnie, prise ensemble. Quelques centaines de clients peuvent en être affectés—mais les autres continuent à employer le service et à payer leurs comp tes de chaque tuais. Le prix ,3St de $107.50 l’action. Lorsque vous pincez votre argent, soyez certain de le placer dans un commerce qui fabrique un produit nécessaire—comme la lumière ou l’énergie; un produit dont lieu de personnes veulent se priver, bon an mal un: un produit qui. parce (pi'il a gagné des dividendes durant des années dans toutes les conditions des affaires, et qui semble raison nablement certain de toujours gagner des dividendes. Un tel placement, croyons-nous, sont les actions privilégiées 7% de la Central Maine Power Company. Elles ont payé des divi dendes continuellement durant 19 ans. Plus de 12,000 personnes du Maine possè dent ces actions actuellement. Ïi6 rendement net est de 6%%. Central Maine Power Co. Âugusta, Maine A. A. HÉBERT, gérant du dépt. français, Longfellow Ave., Brunswick, Me. JOSEPH LEBEL ARMAND LEBEL —Représentant— 402 RUE HAJIVTTÜ9 UEWI8TON Téléphone 818-J —Reprétentant— 462 RUE SABATTUS LEWISTOH artions de la compagnie, et il fait tout au monde pottr le» distribuer dans une aussi grande étendue de "'ÿays que possible. Aujourd’hui les actionna 1res de la compagnie sont «il nombre de 360,000 dont 65„0l)9 employés de la grande compagnie de téléphone, qui a le monopole ;,dans tout le pays. L’individu qui possède le plus de parts, ne contrô le que 2 pour cent des actiôns, et aucun groupe n’est préféré. Ce nouveau régime d’actionnal res-proprtétaires fut inauguré par les compagnies d’Utilités Publiques, lesquelles, Il n’y a pas encore longtemps, étalent accaparées par quelques milliers d’actionnaires, tandis qu’aujotud’hui ce» compa gnies comptent 2,000,000 d’action naires. L’Unlter- Steel Corporation compte près de 160,000 actionnai res. Le groupe de la Standard OU en compte 30.3,000; Armour Co., ont 77,000 actionnaires; Swift A Co. 47.000, et les grands réseaux de chemins de fer plus de 800,>030. C’est donc une époque de transi tion que l'Industrie traverse, mais sa. signification est Immense. Cette transition fait peu de bruit; elle ne sonne pas la trompette de Ga briel, mais n'empêche que la condi tion du citoyen en général n’en soit améliorée.

Les compagnies d’assurance, qui avalent refusé' jusqu'ici d'émettra des polices aux aviateurs, pour le transport des passagers et des mar chandises, ont fait une étude ap profondie des conditions de l’avia tion, et en sont venues la conclu sion qu’il était de leur intérêt, et celui du public, en général, d’émet tre ces polices. Elles s'aperçoivent que les développements récents de l’aviation présagent un avenir bril Pimturage et Réparation d’Automobile La belle saison du printemps est presqu arrivée, c’sst le temps dé faire toute réparation et tout peinturage que demande votre Auto. Notre ouvrage est garanti donner satisfaction et nos prix sont modérés. Bilodeau, Tardif Co. 29 BUS MAPLE, LEWISTON, MAINE, no lent à qette nouvelle vole de trans port. Cetto science nouvelle pourra donc se développer en toute sécu rité. parce que les av'ateurs seront assurés contre les accidents, tout comme les autres agents voyageurB. J.'assurance n'y perdra rien, e!l-3 non plus, car ce sera autant do primes de plus qui tomberont dan* l'escarcelle de ces compagnies utili taires. Un atome est si petit qu'il ne peut être mesuré. Irque"' Abbott Brothers Co. [Abrosco 95 80-90 rue Lisbon, Lewiston Les* Vêtements du Printemps Fleurissent avec l'Esprit Plâtrons et Publica tions de la Pictorial Review de Nouveauté I Chaque jours de nouveaux Vêtements arrivent dans notre v Département de Vêtements I. Déjà les nouveaux vêtements du printemps attirent beaucoup d’intérêt et d'attention, parce que beaucoup île femmes s’aperçoivent que parmi les premiers arrivages de la saison se trou vent tant de vêtements extraordinai* H res, dont nous n’avons acheté qu’un H seul exemplaire, qu’elles réalisent que H maintenant est le meilleur temps pour H acheter des styles individuels. I Le Costume ensemble est 1 un Manteau et une Veste Harmonisés Lesswiæmbles semblent dire “Nous allons ensemble.” Ici, vous trouvez, les. ensembles développés dans les nou veaux tissages de soie, flanelle, lacharine, et elianneen, et vous serez délicieusement surprise «le voir comme il est faci le de les adapter à toutes les occasions. Nous serons heu reux de vous laisser voir la collection *iire nous avons ac tuellement. Beaucoup de femmes capturent des prix, ici, dans les Nouvelles Robes à la mode, à mesure qu’elles sont dépaque tées, chaque jour. Ces Robes étant en dehors de l’ordi naire, elles possèdent un sens d’élégan ce qui vous les rend favorables en les voyant. 11 y a une touche de génie dans leurs lignes qui fait voir l’art du dessinateur. Il entre beaucoup de soie dans leur confection, des tissages tout nouveaux démontrant leur beauté et les magnifiques couleurs qui vous les font aimer à l’instant. Vous les trou verez marquées à un prix si favorable (pie vous voudrez en acheter plusieurs. Les Nouveaux Manteaux du printemps signifient d’heureux jours pour les porter. choix d’un nouveau Manteau de la sai* son est si synonyme des joies du printemps Tue nous nous hâtons de vous décrire les splendides groupes déjà arrivés ici. Les tis sus les plus souples, les couleurs les plus jo lies, les garnitures et les ornements les plus appropriés, sont des raisons suffisantes pour vous faire choisir de bonne heure. Les Manteaux d’hiver disparaissent jppi dement sous la pression de nos prix réduits finals. Il reste encore vingt Manteaux gar nis de fourrure et une douzaine de Man teaux garniture à même. Si vous avez be soin d’un Manteau pour le présent ou si vous le voulez pour plus tard, une oppor tunité vous attend ici à nos pvix de rabais finals. i Notre Vente de Février de Manteaux en Fourrure dure encore. Nous pouvions à peine en croire nos yeux, samedi soir, lorsque nous avons constaté que nous avions vendu un si grand nombre' de Manteaux de fourrure la se maine dernière. Toutefois, il existe une raison pour cela. Les femmes de ces alentours connaissent les qualités qu’on rencontre dans notre Département de Fourrures et elles sont promptes à apprécier les valeurs véritables, et les réductions de prix déjà raisonnables au commencement. Si votre cré dit est établi ici, vous pouvez acheter un Manteau en fourru re et avoir jusqu’au mois d’août pour le payer. n VU rj Parapluies en soie, couleurs, beaux manches forts, ourlaue large au bord.$3.93 Parapluies, soie, 12 haleines, charpentes dorées, couleurs, choix de manches $5 pièce SOIES Des rapports de toutes les parties des Etats-Unis nous di sent que les Soies imprimées seront les favorites ce printemps. Notre étalage do Soies imprimées est di tme de votre examen. Nombreuses couleurs et com binaisons pour choix. Prix de $1.25 à $6.75 vge Pongée, première qualité, sceau du gouvernement, 12 mo mee, 33 pes large.$1 vge Tuyautage soie Jorseyi longueurs 27 pes, assez pour une vestei- brodée et trois insertions de dentelle. 11 suffit d'ourler le bord et d’attacher les bandes pour l’épau le, bù des rubans, et la veste est terminée. Pêche, ni!, orchidée, maïs et chair. Prix $1.65 pièce Sliptex, nouveau tissu pour slips et. toutes espèces de lin gerie. Vge de large. Noir, miellat, blanc, et tan 50c vge Les Flanelles sont les favorites dans les lainages. Elles sont toutes de 5t> pes large, ce qui veut dire peu de perte dans le taillage d’une robe. Prix variant de $2.25 à $4.50 la vge Les Duveyteens coton, rayés, quadrillés ou plaids ont l’ap parence d’étoffes tout laine. Vge de large 50c vge Premier arrivage du printemps des Tringles Kirsch, nouveau style, jus tement déballé. Nous sommes (Maintenant pré parés à ajuster n'importe quelle fenêtre, de u’irn porte quelle grandeur, et de toute combinaison. Elles sont toutes vendues à de nouveaux prix, plus bas qu’en 1924. Nouvel arrivage de Hous ses do sofa justement dépaquetées. Ce sont de vraies beautés et les prix varient de $1.98 à $10.50 NOUVEAUX RIDEAUX Rideaux à volants, fine marquisette avec attaches au <los $1.69 la paire Rideaux à volants en voile, hemstitelied, avec al taches au dos, à l’avenant.$1.39 la paire Rideaux, tissu croisé.39c la paire Section des Étoffes lavables Tissus rayon pour le printemps, très jolis. Tissages Jac quard dans les nouvelles du printemps, d'autres rayés, plaids ou combinaison de deux couleurs. Vge de large.$1.50 vge INDIENNES ANGLAISES, COULEURS GARANTIES STABLES Petits dessins unis propice» pour vêtements d’enfants, aus si bien que pour les adultes. 32 pes large 50c vge Rayés pour pajamas, blanc, seulement 36 pes large 19c vge Voiles à picots Normandie, 38 pes arge 50o vge Cretonnes, nombreux styles à 19c, 25c, 35c et jusqu’à $1 vge Drap anglais, blanc, 36 pes large $1 vge Drap domestique blanc, 36 pes large 75c vge Popoline blanche, fini-mercerisé, 36 pes large 69c vge CORSETS Les nouveaux modèles du printemps dans les styles wrnp around, baleines fortes, et élastiques dans les côtés, longueurs die 10 à 16 pes. Prix de $2 à $8

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LES DISTANCES DES ETOILES Grâce ft• l'Invention de l’Héliomè ttç, Bessel put découvrir ft Konigs nsrg, en, 18*0, que 61 des étoiles composant la constellation du Cy gne sont 600,000 fois plus éloignées de nous que le soleil. Par de lon gues et patientes observations, on a pu également déterminer les dis tances, par rapport ft notre planète, 4é 72 étoiles. Quarante d’entre elles sa trouvent entre 300.C-90 et 2,000 000 de., ioV plus éloignées de nous qne le soleil. Iæs autres sont ft des «distances encore plus grandes qui n’ont pu jusqu'ici être cauculées avec exactitude. Ce qui donne de la valeur ft ces découvertes, c’est que grftce ft elles, on a pu évaluer la di mension de cos' étoiles. Par exem-, pie, grâce ft la connaissance de' leur distance, il a été possible de supputer que les deux étoiles qui composent Sirius sont 2-5 et 1.2 ifois plus macsives que l'astre du jour; que la plus brillante des deux est trente fois plus lumineuse et la plus pâle un centième de fois seu lement toujours par rapport au soleil. I^eur écartement mutuel est de 2,0-3'),000,000 de milles. La possibilité de mesurer ainsi la distance des. astres a considéra blemeirt avancé les études des as tronomes. Us ont pu 'dabord identi fier une grande partie de nos plus proches voisins stellaires, tou3 ceux situés à une distance un mil lion de ..fois plus grande que le so leil Trente ont ainsi été découverts et les £p*-ant8 estiment qu’il n’y en a plua qu’une dizaine à trouver. Ces quarante étoiles qui se meu vent dans un rayon de 90 millions de millions de milles, peuvent être comparées à 40 balles,de tennis lan 'cées dans un globe de la grandeur de la terre. Quand on connaît leur distance, il est également possible de comparer la totalfté de la lumière émise par les différents astres. Cette clarté dif fère énormément. Un petit nombre d’étoiles émettent jusqu’à 10.000 de fois plus de lumière que le so leil. d’autres moins, que la centième partie. (Sir. Frank Dyson.—"Nineteenth Century”)

Les voyageurs qui vont dans l'A mérique du Sud, n’éprouvent pas de difficultés à se faire comprendre des naturels du pays, attendu que tous ces sauvages possèdent un lan gage de signes compris par tous les habitants du pays. LE TEINT DE LA JEUNESSE C’est tout ne que chaque femme dé* elre. Quelques-unes le possèdent. Beaucoup le perdent par une mau vaise alimentation, la constipation ou autre cause. Maib il existe un re mède, et il n’est pas trop tard de regagner votre teint. Ne vous hfttei pas trop d’essayer quelque chose de neuf, mais revenes aux anciens jours, où les mères et les grand’ mères savaient conserver la santS de leurs enfants. C'est alors que la bonne 'L. P.” ATWOOD'S Medicine était un trésor dans la maison. Elle ne manquait jamais de guérir l'indiges tion. la constipation, la bile. Elle ne man quera pas de le (aire maintenant. 50 cents pour une grosse bouteille, et voua trouvères que c'est le meil leur correctif pour les maux de votre famille. 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R. —Ce sont les gens très gros; Ils ont beaucoup d» volume. Q. —Qui est-èé qui>a de Lewlston à Portland sans faire un pas? R. —C'est la grande route. Q. —Qui est-oe' qui se laisse briller pour garder un secret? R. —C’est la ciré à cacheter. -LM :o Selon le dernigr recensement, il y a au pays 8,000 apiculteurs. v :.uîy Rien n’égale la beauté, (tfn la douceur et l'éclat d'un| tgj fj blanc de perla que la crii Gouraud com muniquera aux épaules et aux bras. Couvre les défauts de la peau et ne •'enlève pas par frottement. Est de beaucoup su périeure aux poudres. ^Échantillon tn voyé franco contre 1S eents TH*eàèo. h San N.w TsHt Gfjsnie Orieniaie de Gournùd MAINE CENTRAL RAILROAD Tetnp* reglementaire del ’iïet. __ _ Lit Train» tarant* LEWISTON nt AIWtlMI ta» Augitsta, M 10.40 m M|7.30a.m,, 11112.40 p.m M|12.30p. m M t3 45 p. nu, M*l0.40p. m, a Hanaor, M (il 40».nu.M 17.30» nu, A18.14 s.m, BtS.'ioa. m..M 112.10p.uu', MSl2.j0p.ro.,M !3.4â, p. m., M*10 40 p. m. Hanaor and Arnmtook Points, Affl.14 a. nu* B18.25 a. m., M 110.40 p. m. Bath, M18.40 m M|7.30 a. m MI10.20 a. m., Mf 12.40p. m.,M 112.50p.nu,M|3.4âp.m., M*10.40p. m. Boston, M 10.40 a. m B17 00 a. m., A1708 a. nu, M 110.20 a. m B110.45 a. m A110 52 a. nu, B (2 25 p. ni.. A12 34 p. m M 13.45 p.m., B 13.50 p. tu A.13.50 p. m., BJ4.05 p. ni., A54.10 p. m., M*10 40 p. m. Farmingtop, A 19.47 a. m., B 110.02a. m A|9.Pr m., B 110.07 a nu, A12 40 p. m B13 10 p. m. New York, B 13.50 p. m., A 13.50 p. nu, BH-0# p. m.. A14 10 p. m, Port la tid. M 10.40 a. m.. B17.00 a. ni.. A17.0S a. m., Mjl0.20a m B110.45a. m AtlO.52». nu, Bt2.2îp. m., B 12.34 p. m., M 13.45 p. m B 13.50 p. nu, A13 58 p. m., BJ4.05 p. m.,.A 14.10 nu. M*I0.40 p. m. Rockland, M 10.40 a.m., aM |7.30 a.m., M tl2.*u p.m., M13.45 p. m. kumlord. B17.30 a. m A»7.34 a. nu. AJ0.57 a. m., B110 07 a. m., B12.00p. m., A12.04 p. ni. St. John M110 40 p. m. Watcfville, Al 10.40 a. m., M 17.30a. m., A18.14 a.m., B18.25». m Mll2.40p. m., Mll2.50p.nu, A12.40 p. m., B 13.00 p. m., M 13.45 p. a, M*10.40 p. m. A Auburn. B Rue Bâtes. M Rue Main. •Touslta jours. I Dimanches seulement, t Tousl es jours, dlm-nches exceptes, a Passengers provide ottrn ferriagi?%etween Bath and Woolwich. {Tours les jours samediscxceptcs. D. C. DOVIGLASS. M. L. HARRIS, V. P. «t Gérant Agent General 9-23-24 General. des Passager» I/ÜNION MUTUELLE Cie d’Assarance-Vie PORTLAND, MAINE. L’Union Mutuelle sollici tç respectueusoÈfent la con tinuation bienveillante du public en faveur de son gé rant, M. Louis Lachance. POURQUOI VOUS DEVEZ ASSURER VOTRE VIE Parce que c’est on devoir envers ceux qui dépendent de vous, et que c’est une prévoyance pour vos vieux jours. Parce que vous avez main tenant une bonne santé qui vous permet de vous assu rer, et qu’en retardant de le faire cela voua coûtera plus cher. L’Union Mutuelle de Portland transige des affai res d'Assurance-vie depuis soixante-douze ans. Elle possède un Actif de près de Vingt Millions de Dollars, et est LA SEULE COMPA GNIE SOUS LA LOI DE NON-CONFISCATION DE L’ETAT DU MAINE. Agence: LOUIS LACHANCE, gérant College Block Lewis tou, Maine, m su-r VENEZ NOUS VOIR Pour vos Réparation* de toutes sortes. Nos prix sont raisonnables. GAUTHIER TALBOT —TAILLEURS— 6 rue Spruce, Lewiston, Me. TiMpbon* £904 ment qu'il avait montré en courant à Revin chercher le docteur, le jeu ne homme se contenta de s'incliner sans cesser une seconde de plonger .les yeux jusqu'au fond de ceux de Céleste et l’enfant en fut com ment rendrons-nous son émotion? délicieusement impressionnée Une heure après, elle était ren trée à Chambarand. Antoine l’avait rencontrée en chemin, car si grande que fût son aversion pour sa nièce elle ne pouvait aller jusqu'à lui fai re oublier toute prudence: il devait au moins simuler une Inquiétude mortelle. Quand elle fut dans sa chambre, elle frissonna. Elle comprit qu'elle avait la (lèvre et se coucha. La nuit qui suivit fut très agitée; elle eut, sinon le délire, au moins des cau chemars; elle se revoyait plongée dans le marais, mourant de froid, de peur, de dégoût, étouffant dans la boue qui montait; puis elle aper cevait tout à coup deux hommes, et ces deux hommes étaient Bénédict et Clàude Preux, et leur figure chas sait pour un moment ces visions terribles. Elle n'ignorait pas que son véri table sauveur était le jeune comte de’Ribemont. Quand elle avait quit té le château, Jeannet s'était appro ché d'elle et, avec force tortille ments de casquette, lui avait dit; —Mademoiselle, si tant est, c'était sa locution favorite, si tant est que vous vouliez garder de la reconnaissance pour quelqu’un d’entre nous à cause du drame de tout à l'heure, ce n'est ni à moi ni aux deux autres que vous la devez, mais bonnement à mon maître, qui, sans le secours de personne, et qua siment malgré moi, vous a tirée de la tourbière. Ce que j’en dis, vous savez?...»- Bonnes gens, bonnes gens Et le sçleux paysan avait disparu sur*ce mot, en se clignant l’oell à lui-même. Ainsi c'était Claude qu’elle de vait la vie! Elle y songea tout le temps, pen dant les journées longues qu’elle passa au lit, car elle fut un peu ma lade et le docteur lui avait recom mandé le calme le plus absolu. La plante déposée par le hasard dans son âme grandissait doucement et la jolie fleur d’amour, chauffée aux rayons de son coeur, allait éclo re bientôt. La Terrade s’était présenté le lendemain à Chambarand, accompa gné do Bénédict, pour savoir des nouvelles de Céleste, et, invités par Antoine, tous deux étaient revenus y h tous les jours. Ils étalent, au moins en apparence, dans le rôle de stricto politesse. Le sabotier rendait compte à Cé leste de ces visites avec ponctualité. Mais jamais il n'était question de Claude Preux! De sa chambre elle ne perdait pas un mouvement de ceux qui allaient' et venaient, en traient et sortaient... Mais Claude Preux n'avait point paru et ne se souciait guère d’elle, sans doute, puisqu'il ne s'en était pas inquié té! Pourquoi?... Elle s'en pré occupait. V Ilénédict et le marquis de la Ter rade étalent trop habiles pour res ter plus longtemps dans une situa tion fausse. Ils se firent bientôt présenter à Céleste par son oncle. Dès lors, la liaison fut complète entre Chambarand et les aventu riers. Ceux-ci vinrent tous les jours h la maison et furent les hôtes ordi naires de la villa. Et deux semaines, les dejux se maines qui suivirent l’accident, se passèrent ainsi. Le champ était laissé Bénédict et rien ne l’empêchait d’entourer la jeune fille de ses séductions dange reuses. Céleste s'était rapidement remi se. Une fois que la fièvre l’eût quit tée, elle reprit ses courses vagabon des, par la forêt, avec plus d'ardeur que jamais. Etait-ce amour de la splendide et sau\age nature du pays ardennais? Etait-ce seulement parce qu'au fond du coeur, elle conservait l'es poir de rencontrer Claude Preux? Elle ne se l’avouait peut-être point h elle-même. Dans tous les cas, ce qu'elle ne s’avouait pas, c'était le sentiment qui la faisait errer aux alentours du chûteau de Hibernent. Etait-ce calcul de la part de Clau de Preux ou simplement hasard? Il avait sans doute changé ses ha bitudes et dirigeait ses chasses d’un autre côté, car on ne le voyait plus dans les bois. Cependant une fois, qu’elle ren trait h la maison, elle crut que dans le sentier qui traversait le bois le jeune homme venait de passer en cherchant à ne pas être vu. Trois ou quatre fois de suite, elle le vit ainsi, car elle était sûre de ne point se tromper. Que venait-ii faire là? Il ne chassait pas, puisqu'il n'a i vait ni son fusil ni nos chiens. C'é titit donc pour Céleste? Chose bizarre, eette pensée, au lieu de troubler la jeune fille; la fit. pu contraire, pour ainsi dire, se replier sur elle-même. Elle était ainsi faite que la ma nifestation, chez Claude Preux, du sentiment qu’elle éprouvait, l'éloi gnait de lui, uu lieu de l’en appro cher. Et la première réflexibn qui lui vint fut dictée par ce scepticisme que lui avait valu sa malheureuse éducation: —Je suis riche, il est pauvre... je serais pour lui une excellente af faire! Ah! si elle avait su que, de son côté, Claude Preux, invinciblement attiré vers elle, la fuyait quand même, parce qu’il se disait. —Je suis pauvre, elle est riche. je ne dois point songer à elle... elle ne croira jamais à mon amour! Car il aimait Céleste, il l’aimait follement. Jamais son coeur n’avait été occupé; c’était la première fois qu’il battait à la pensée d’une fem me. Et voilà que justement cette fem me était la seule qu’il ne pût épou ser! Elle était trop riche! Son amour aurait paru intéressé, aurait eu toutes les apparences d'u ne spéculation. Ils mirent tant de soin à s’évi ter tous les deux qu’ils devaient finir par se rencontrer. Ce lut ce qui arriva. Ils se trouvèrent un jour face à face et chacun des deux sentit une chaleur lui monter au visage, et une émotion singulière lui étreindre le coeur. Claude Preux ne pouvait s’éloi gner sans lui adresser la parole et s’informer au moins de sa santé. L'accident dont il l’avait si heu reusement sauvée l’y autorisait. —Je vois avec plaisir, balbutia-t il, que votçe chute dans la tourbiè re n’a pas éH, de-suite fâcheuse. Elle eut sur les lèvres un mot do reproche qui devait faire compren dre à Claude Preux qu'elle avait at tendu sa visite, mais elle se retint, et ce mot ne fut pas dit. Est-ce que ce n’eût pas été lui avouer qu’elle avait pensé à lui et qu’elle avait été étonnée de son ab sence? Lu rencontre se borna là; mais à peine les deux jeunes gens avaient ils disparu, i*oursuivant, chacun de son côté, leur promenade. qiie le père Jeannet émergeait des brous sailles et regardait longuement par où était parti son mettre. —Pardié, murmura-t-il, jo com prends co qui le rend triste depuis dés semaines. II est amoureux fou de cette Jeunesse. Je m’en doutais... N’y a pas de "mal, aprèè tout, n’y a pas de mak. On dit que ces gens-là sont riches... SI cela est, ça mettrait du bèurre dans nos épinards... Jeannet remonta, tout pensif, vers le donjon. Au moment où il y -arrivait, il s'arrêta et tout à coup revint sur ses pas, comme frappé par une idée su bite. Une heure après, ri était à Kevin et sonnait à la porte du notaire Lemadrier. —M. Lemadrier ést-lt dans son cabinet? demanda-t-il à l'unique clerc qu’il trouva dans l’étude. —Oui, père Jeannet, vous pouvez entrer, il est seul. M. Lemadrier était un gros hom me plantureux, au visage épanoui, à l’oeil vif et intelligent. —Quel bon vent vous amène, père Jeannet? —Je vais vous conter la chose en deux mots, monsieur Lemadêler, et Je vous la dirai franchement; vous savez que ce n'est pas mon habitu de d’y aller par quatre chemins. —Ça sera long? —Non, mais si 'vous êtes pressé, je reviendrai un autre jour. Parlez, je vous écoute. —Vous êtes le notaire d’un nom mé Chambarand, qui est établi dans le pays depuis quelques jours? C’est vous qui avez vendu, autrefois, la maison et ses dépendances et c’est vous qui étiez charge d’entretenir le tout, pendant l’absence du pro priétaire? —Oui, mais où voulez-vous en ve nir? Est-ce qyo les Chambarand se raient des hôtes incommodes pour Rlbemont? —Ce n’est pas ça. Ce que je vou drais savoir, c’est d’où proviennent ces gené-lù. si leur argent est de bon aloi et a été honorablement’ ga gné; quoi... —Quel intérêt avez-vous â con naître?. Ç —Un intérêt que je vous appren drai plus tard. mais d’abord, ren seignez-moi, si toutefois volts le pouvez, sans vous écarter de votre devoir.-: Mtre Lemadrier Be mit riro. —Ma foi, mon bravo Jeannet, dit il, vous vous adressez mal et je ne peux guère vous contenter. Je ne connais pas plus que vous cette' fa mille. Ca que Je sais, par exemple, c’est qu’ellu a do l’argent, fcar la propriété a été payée comptant, l’a clietour est mort peu de temps après. Ceux qui l’habitent ne sont que des héritiers. Jeannet réfléchit une seconde; puis, à brûle-pourpoint: —Aimez-vous M. Claude? deman da-t-il. —Certes, c’est un honnête, digne et brave garçon. —Et vous seriez prêt h lui ren dre service? —Oui, pourvu toutefois qu’il ne s’agisse pas... —D’un service d’argent?... Tranquillisez-vous, mon maître eHt trop lier pour se servir jamais de la bourse des autres. Voici le ser vice que je réclame de vous: écrivez à l’un de vos confrères de Paris et tftehez de savoir par lui tout ce qui intéresse la famille Chambarand. Le notaire eut un clin d'oeli go guenard. —Eh! eh! père Jeannet, est-ce que déjà M. de Ribemont concevrait dès espérances? Jolie besogne, féli citations! —Je ite sais pas ce que vous vou lez dire, monsieur Lemadrier. Je vous demande un service particulier, mon maître n’est pour rien lù-de dans; rendez-moi ce service et je vous en saurai gré... Bonnes gens, bonnes gens... Les notaires, en général, flairent facilement, même de très loin, l'o deur des contrats. M. Lemadrier possédait ce flair au plus haut degré. 11 n'insista plus. —-C est convenu, dit-il, je vais écrire à Paris. Quand j’aurai reçu des nouvelles, je vous ferai prévenir. Jeannet partit. Huit jours s'écou lèrent, au bout desquels il reçut un mot du notaire le priant de passer à l’étude. Il y courut aussitôt qu’il fut libre. —Eh bien? dit-il en arrivant. —Eh bien, il parait, m'écrit-on de Paris, que les Chambarnnd ont quatre millions; le père est mort; la tille est unique et c'est à elle qu'ap partient toute la fortune. Le vieux qui habite avec elle n’est que son oncle et son tuteur. Lui n'a pas le sou, si ce n’est cinquante mille francs par an jusqu'à la majorité de la petite. x —Mais cette fortune, d’où pro vient-elle? —Eh! qu’est-ce que ça vous fait,. Jeannet?. L'argent n'a pas de cou leur. On dit que le défunt a fait de la contrebande et les quatre cent dix-faeuf coups en Amérique avec d'honnêtes négociants qui frisaient d'assez près les voleurs de grand chemin; après quoi il s'eBt retiré à New York, où il a continué sa for tune dans Içs cuira*, -i-Hurci, monsieur Lemadrier, c’est tttut ce que je voulais savoir. A vous revoir, et gardez-moi le se cret. Le soir, au château, après son frugal' repas. Claude Preux venait de s'accouder à la fenêtre de la salle basse du donjon et, silencieux et préoccupé, regardait la maicon de Céleste que le soleil couchant, au fond de la vallée, éclairait de lueurs ardentes. Jeannet toussa à deux ou trois reprises, et comme son maître n’y prenait pas garde, laissa tomber une chaise avec fracas. Claude se retourna. —J'ai sur la conscience quelque chose à vous dire. —Parle, tu ne vas pas te gêner, je suppose? Le vieux raconta ce qu’il savait, ce que Lemadrier lui avait appris. Claude Preux l’écouta sans l'in terrompre, tête baissée, tressaillant à chaque mot, ayant du ronge sur le front. Et quand l'autre eut fini: —Que veux-tu, Jeannet, il est trop tard: le mal est fait..', elle ne sera jamais ma femme, mais Je n’en épouserai jamais d’autre! Cependant Bénédlct ne perdait pas son temps, il était tous les jours à la maison. Antoine avait toute sorte de bon nes raisons pour le bien traiter et le jeune homme en profitait pour entrer le plus possible dans l'inti mité de Céleste. Comme il était sûr d'avoir pro duit sur celle-ci une impression pro fonde, il ne voulait pas lui laisser le temps de se retrouver, de revenir à elle, de reprendre son sang-froid, pour réfléchir sur cet entrainement. Il était dans les idées d’Antoine de ne pas mettre d’obstacle ù leurs rendez-vous. Quant ù cet excellent marquis de la Terrade, il s’éloigivait prudemment dès qu'il s’apercevait que, dans le jardin ou dans les sombres allées du parc, Bénédlct*. avait rejoint la jolie boiteuse. Chose bizarre, le;coeur de Cé leste était, en ce mohient, occupé pur ces deux ligures de CKnide et de Rénédict, mais combien était dlf* férento son émotion lorsqu’elW’y’ songeait. f A* suivre) A l’exception de l’Angleterre et les Etats-Unis, aucun autre pays du inonde a un mille de la même lon gueur que ceux-là. LE COIN DE LA MODE Par Shlrley Bbaroi 1 O Bl/TTEKICX 5891 Deux nouveautés 3e U'mode: voilà ce que j’ai le plaisir d'è'présen ter aujourd’hui. L’une est la création dite jupe culotte, dont on obtient l’effet à l’aide d’un pli intérieur sur le devant de la jupe. Cet arrangement conser ve les lignes droites sur les côtés et l’ajustement partait aux"* hanches. 11 donne cependant une grande faci lité de mouvements et Chanel, le fameux couturier français, déclare que cette mode sera certainement «doptée pour les jupes sportives, à cause de sa commode ÿlé&aace. La combinaison de Muances dite ^Fraise et crème” est l’autre gran de nouveauté du Jour.' Plusieurs tis sus. spécialement les nouvelles fla nelles, sont maintenant' 'fabriqués dans les rayures romaines rose fraise et blanche, 'alternativement. On emploie ce matériel pour la jupe de préférence, pendant que l’autre partie de la robe sera en lainag* blanc.

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