Le Messager (Lewiston, Me.)
January 30, 1925
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*r Douze Pages Entend K Second Oint* Uni! Vnttor Dm, 13, 1803 at th* Poit Office of Lewlitoa, Ht, coder th* Aet Concret* «I Mareh 8, 1878» Religion et Nationalité XJB MPE8SAOES PUBU8H1NO 00. LE MESSAGER, LEWISTON, ME. PobUi trois fols psr semaine: Lundi, mercredi, vendredi VENDREDI, 30 JANVIER 45e Aimée No. 138 3 CENTS LE NUMÉRO LE TOMBEAU DU_PHARAON Une dépêche de Luxor, Egypte, à l’Exchange Telegraph, de Lon dres, mande que le tombeau de Tut-Anlt-Amon, a été rouvert en préseare de fonctionnaires du dé partement des antiquités. Le contenu du tombeau qui avait été ouvert une première fols l'an née dernière, a été remis à M. Howard Carter, égyptologue. M. Carter a pu constater que tout ce qui avait été mis sous scellés lors que le tombeau avait été fermé, était ntact. Cependant, le voile inestimable du sarcophage, qui avait été dépo sé en dehors du tombeau, dans uno cabane de bois, s’est détérioré et n'est pratiquement pas réparable. AU PALAIS ROYAL L’éclairage, le chauffage et au tres services similaires à Bucking ham Palace, au Parlement, à. liampton Court et b Kew Gardens, Angleterre, sont effectués par des volontaires aujourd’hui, le person nel de mécaniciens de l’Offide of Works s’étant mis en grève à cau se de l’emploi d’ouvriers non syn diqués à la dtvson de l’Est. Ile bonne heure mardi, _220 hom mes se sont mis en grève, et on s'attendait que 900 chômeraient le soir. Des volontaires continueront h assurer la marche fies services de chauffage et d’éclairage au palais royal. D’ailleurs le roi et la r»iuo étant à Sandringham, la grève no les affecte pas directement. Les fournaises, au parlement, ont' été fermées mardi après-midi. 1 Brownstein’s Cut Price Clothing Store 303 rue Lisbon $2 Epais Overalls Railroad bleus $1.45 $2 Tricots gris, extra épais $1.25 $2.50 Pantalons de travail, tou tas couleurs $1.60 $1.50 Chemises de hommes 95® $1.50 Corps et Caleçons ouatés 89c $3 Pantalons en Cordurov, hommes $1.95 Chemises dé flanelle, khakj épais, de $3.$1.95 75c Gants et Mitaines extra épais 39c $3 Tricots d'hommes, tontes couleurs $1.95 $4 Pantalons worsted de toilet te, hommes ......$2.95 $1.25 Corps ou Caleçons épais, par côtes 79c $12 Pardessus en peau de mou ton, hommes.$7.95 $10 Pardessus en peau de mou ton, garçons .$6.95 75c Bas pure laine, hommes 48c $5 Pantalons épais, pure laine, hommes $2.95 $3 Claques, hausse en cuir de 8 pes.$1.98 $4 Claques, hausse de 10 pes, hommes $2.45 $10 Macknavvs, toutes couleurs, hommes $5.95 $20 Habillements en worsted, hommes $12.95 $25 Pardessus pure laine, hom mes .$10.95 LAISSE 131 DESCENDANTS Mme Marceline Roy, 96 ans; l’une des citoyennes les mieux con nues, de Willlmantlc, Conn. est dé cédée à la résidence de sa fille, Mme Alfred Bertrand. Elle laisse quatre filles, deux fils, 44 petits enfants, 75 arrière-petits enfants et six arrière-arrière-petits enfants en tout, un total de 131 descendants. :o: 70 SOUS ZERO Le froid a été si intense à Daw son City, Yukon, que toute circula tion était mpossible sur les routes. Les courriers sont restés aux re lais, les chevaux ne pouvant sup porter la température extrême. La livraison de l’eau dans la vil le a également été Interrompue. Los habitants s'en sont procurée com me Ils pouvaient h la rivière ou nu robinet de la maison municipale. Le thermomètre a marqué 60 degrés au-dessous de jséro A llawson et 70 A Mayo. LA FEMME ET LE MONDE M. Lucien Cannon, député aux Communes; portant la parole au Women's Liberal Club, à Montréal, lundi, a traité surtout de l'influen ce de la femme dans le monde. Il a dit que le monde avait toujours été mené par les femmes; qu’elles le menaient encore A présent et qu’el les continueraient encore h le faire dans l’avenir. C’est ce qui donne raison d’espérer, dit-il, que le Canada n« sera pas lent A. re' trouver sa prospérité d’antan. -:o: FILATURES VENDUES La corporation des filatures Ark wright, l’un des plus anciens grou pes de l’industrie textile à Fall River, Mass., a discuté sérieuse ment, à son assemblée annuelle te nue. mardi, annonce-t-elle, la ques tion de vendre ces filatures. Les of ficiers n’ont pas été élus pour l’exer cice de 1925 et l’assemblée a été ajournée au 5 février. La corporation des filatures Ark wright a été fortement affectée par la dépression industrielle de 1924 et elle a subi un déficit quo le rap port du trésorier fixe $195.396.68 pendant l’année qui vient de s'écou ler, mais elle a pu réduire sa dette quand même do $500,000 qu’elle il v ",n an *i 3 «6,00 A*'.’ bprès une déclaration du trésorier aux Ac tionnaires. L’émission totale d'ac tions-capital est d'un million de dol lars. A"WÂSfflNGTON Ce qui se passe dans la capitale fédérale Le président Coolidge a déclaré à la réunion semestrielle des fonc tionnaires de l’administration que le gouvernement américain. pendant les quatre années administratives commençant le 4 mars, aurait parti culièrement en vue la réduction des taxes en comprimant les dépenses. —Le secrétaire Wilbur a infor mé la commission de l’armée de la Chambre que le président était op posé à la fusion des services aéro nautiques de l'armée et de la ma rine proposée dans le projet de loi Curry. Le secrétaire a-mis en doute éga lement devant la même commission certaines déclarations du brigadier général Mitchell, directeur adjoint du service aéronautique de l’armée, parues dans une revue et relatant les effets désastreux des bombes aé riennes sur des navires de la marine américaine. —Suivant un accord conclu avec le service aéronautique français, l’attaché militaire aviateur améri cain à Paris sera autorisé à utiliser les aéroplanes de l'armée française et l’attaché militaire aviateur fran çais pourra agir de même avec les avions américains à l’aérodrome de Bolling. Des échanges d’officiers avec di vers gouvernements étrangers au ront également lieu. GEtfi_A_MORT Thomas Arsenault, d’Attléboro, Mass., a été trouvé gelé dans la neige, par sa Aile, en se rendant l’école, mercredi. Arsenault avait laissé sa demeuée, mardi soir 8.30 heures, pour aller dans un ma* gasin près de chez lui. C’était un Soldat de la dernière guerre, Agé de 37 ans. II laisse une femme et sept enfants. DAUDET EN ACCUSE CINQ Léon Daudet, chef royaliste et. ancien député à la Chambre fran çaise a porté dios accusations for melles devant les autorités judi ciaires, lundi soir, contre cinq per sonnes qui, a-t-il déclaré, sont im pliquées dans le prétendu meurtre de son fils, Philippe, figé do quator ze ans, en novembre 1!>23. On per sonnes sont: le commissaire de po lice Colombo, que Daudet nommo comme étant le véritable meurtrier; deux officiers du service secret, Donnes et Délange; M. Marlier, an cien directeur du service secret et maintenant préfet en Corse, et M. La Flaouoîter, dans le magasin du quel Daudet prétend que le meurtro a été commis. DELICES DU RADIO! Ms Charles L. Jones de' Baaigor commença à Jouir de son radio et h tourner les disques de réglage. Seu lement, il s’aperçut bien vite qu’il n'en jouirait pns de sitôt. 11 venait par son haut-parleur tant de bruit Ce statique que sun chat ne savait plus oil se mettre, de sorte que M. Jones se décida a le mettre à la por te, et c’est*en ou faisant qu'il dé couvrit que l’aile de sa résidence était en feu, Ijes pompiers vinrent et se prépa raient h combattre les flammos d'a près toutes les règles usuelles quand le wattman fut si intéressé aux flammes qu'il ne vit pas le boyau tendu en travers de la voie ferrée et le rompit ce qui causa un nouveau retard et 1rs flammes ont endommagé l'aile au montant de |ü00. M. Jones n’a pas joui do la soirée. LE COMMERCE CANADIEN Il est en augmentation avec l'Angle terre et en diminution avec les Etats'l'uis Le total du commerce du Canada avec les Etats-Unis l'année derniè-, re a diminué de $96,000,000 tandis que son commerce avec l'Angleterre a augmenté de $21,000,000. Les importations des Etals-Un 1b ee sont élevées à $524,900,000 au lieu de $610,000,000 en 1923. Les exportations aux Etats-Unis ont été de $412,000,000 au lieu de $422, 000,000 l’année précédente. Le commerce d'exportation avec l’Angleterre s’est élevé à un total de $387,000,000, ce qui est un gain de $27,000,000, sur l'année 1923, mais les exportations sont descen dues de $6,000,000 sur un total de $14S,000,000. UN MARIAGE EN 25 ANS Le village de Rochester, N. H. qui n’avait pas vu de mariage depuis 25 ans a été surpris dimanche quand à la fin du sermon, Addis AV. Richards, homme en vue et fabri cant d’East Rochester, offrit le bras à. Mme Gertrude» Smith, sa ménagè re, qui était dans son banc et des cendit la grande allée au temple baptiste. Le pasteur ayant été aver ti d’avance attendit le couple »t pro nonça les paroles sacramentelles qui l'unissait en mariage. I^a con grégation est restée toute ébahie. C’était la première fois depuis un quart de siècle qu’un homme d’East Rochester trouvait le coura ge nécessaire pour conduire une femme à, l’autel. empire 9 et 10 FEVRIER Deux Soirs Seulement “ROMEO et JULIETTE” Le grand Opéra français de l’Orphéon Chœurs de 70 voix—Décors nouveaux—Splendides Costumes Orchestre de 20 exécutants y GRANDE DANSE DE “LA PAVANE” sous la direction de M. ALPHONSE CARRIER Prix: $l-$1.50-$2 Les billets sont maintenant en vente aux magasins Hamel et Tainter’s PAS DE TAXE ILS AVANCENT VITE js r-,—-—« i|‘ pi.: f\.„ Du pré et Turcot, partis de Montréal, sont ren dus à Newport, Vt. Service exclusif au Messager. La convention des raquetteurs du Canada 'approche rapidement, et quatre des lurons canadiens vien nent nons en porter le message. En effet, comme nos lecteurs le savent, deux raquetteurs du Moliè re, de Montréal, MM. Adélard Tur cot et Wilfrid Dupré, sont partis en raquettes die la Métropole cana dienne pour arriver à Lewiston pro bablement le G ou le 6 février, soit Jeudi ou vendredi de la semaine pro chaine. Le “Messager” a fait des arran gements spéciaux avec, cès deux har* dis marcheurs pour que nos lecteurs soient tenus au courant, au jour le jour, du progrès de cette randonnée, la première du genre jamais tentée. ■^Pour faire suite .à ces arrange ments, voici, depuis Ihndi, les télé grammes que notre Journal a reçus de MM. Dupré et Turcot: Les deux raquetteurs sont partis lundi midi, de Montréal, en face du bureau de la Presse. Mardi matin, à 11 h. 3(L ils nous télégraphiaient, de St-Jean, P. Q., les lignes suivantes: “Passons à St-Jean: Tempête de Neige; serons îi Farnham ce soir.” La distance entre Montréal et St Jonn est de 27 railles et celle de Montréal à Farnham est de 39 mil les. Mercredi après-midi, notre jour nal recevait le deuxième télégram me suivant, daté de Cowansville, P. Q. à 2 h. 50 p. m.: “Partis de Brockport ce matin; coucherons à Sutton, ce soir.” La distance parcouruo au cours de cette deuxième journée fut de 35 milles. Hier après-midi, le "Messager” recevait le message suivant, daté de Highwater. P. Q., non loin des li gnes. et d#l)6ché à 3 h. 28 p. m.: ‘‘Sutton, P. Q., hier Boir; New port. Vt., ce soir”. Nos deux lurons ont donc traver sé les lignes hier et ils se dirigeaient vers Island Pond. Ils avaient par couru jusque-là, environ 112 milles sur un total de 272. Le "Messager” est le seul jour nal au Canada et aux Etats-Unis à être ainsi tenu au courant quoti diennement de la «marche progres sive dp ces deux Intrépides mar cheurs. Il va de soi que les raquetteurs du Montagnard, de Lewiston. de vraient se préparer pour aller au devant de MM. Dupré et Turcot, quand ceux-ci Heront rendus à quel ques milles de notre ville. Autres, Uo Sherbrooke Une autre nouvelle qui nous est parvenue hier et qui dénote qu'on n’est pas enthousiaste seulement à Montréal, c’est que deux raquet teurs membres du club Le Tuque Rouge, de Sherbrooke, sont partis mercredd matin, à 9 heures, de ia reine des Cantons de l'Est de la province de Québec, pour se rendre eux aussi à pied, à Lewiston, pour vendredi soir, le 6 février. Ces deux autres marcheurs sont Oscar Bourque et un jeune Lefeb vre. Ils sont partis de Sherbrooke sans aucun argent, ni pipe, ni cigarette, ni tabac. Le club leur a fait impri mer de3 rubans que les deux mar cheurs distribueront durant leur “Le Messager” rece vait, cet après-midi, le té légramme suivant adres sé par MM. Turcot et Du pré, et daté de Newport, Vt., à 12.41 p. m.: Som mes à Newport, Vennont. drosse tempête aujour d’hui.” Les deux marcheurs avancent très rapidement comme on peut le voir, et ils atteindront Island Pond bientôt. randonnée, afin de pouvoir défrayer leurs dépenses. Malheureusement, ces deux lu rons sont partiB sans tambour ni trompette, do sorte que nous n’a vons pu entrer h temps en commu nications avec eux pour pouvoir les suivre comme les deux raquetteurs de Montréal. Cependant, nous at tendons d’eux des nouvelles d'uu jour à l'autre. Comme on le voit, l’enthousiasme est grand, immensément grand dans tous les centres de la province de Québec. Un loustic disait, hier, en apprenant le départ des deux Sher brookois: “Dans quelques, jours, nous apprendrons que tout le mondo du Canada viendra pied fl Lew iston, tellement l’événement en vaut la peine!’’ Du moins, les lurous canadiens peuvent s'attendre à une chaleureu se réception qu'ils ne sont pas près d'oublier! :o: FRANCO-AMERICAIN TUÉ Frederick A, Langlois 43 ans employé aurntiméruiro du Boston Albany sur la route: entre Washing ton et Chester étfe blessé il mort lundi, près do Becket, Mass. 11 était descendu le long d'une échelle à côté de la locomotive pen dant que lo train était en mouve ment, pour voir ii certaine défec tuosité et vint en contact avec un pont. -:o: SON TROISIEME MARI Gloria Swanson, la célèbre actrice américaine de vues animées, a épou sé lundi midi, le marquis Henri De laflaise à Paris. Le mariage a eu lieu à sa maison de Passy, faubourg de Paris. La marquise, le nouveau titre do Gloria, ne se retirera pas de l’écran, dit-elle. Le témoin du marquis a été le baron d’Afguy; celui de Gloria Swanson a été le premier secrétai re de l'ambassade américaine, Hal lat Johnson. Mlle Swanson portait un costume tailleur gris beige et un chapeau simple. AVIS Au public de Lewiston-Auburn et villages environnants. Nous venons d’acheter un gros stock de banqueroute, comprc* nant tout pour hommes et garçons. Nous l’avons acheté à prix très raisonnables et le vendrons à moins de* prix de gros. VOICI QUELQUES PRIX: Chaussures d’hommes $1.69 Chaussures de garçons.. 88c Claque*?;- hausse en cuir, 10, 12, 14 pcs, hommes $1.75 Claques, hausse en cuir, 10, 12, 14 pçs, garçons $1.49 Casquettes, valeur $1.50, hommes.75c Chemises ilanelle épaisse» valeur $2.98, hommes $1.48 Bas pure laine, valeur 75e, hommes.49c Gilets Beach “Browns,” valeur $6.98,-tous points $4.98 Mitaines de bûcherons llorse llide, doublées ou non-doublées 75c Gants ou Mitaines en cuir, valeur $1, garçons 49c Corps ouatés ou par côtes, valeur $1 59c Grande variété Pantalons de travail ou de toilette, presqu’à votre propre prix. Grande variété de Chapeaux de $2.49c Grande variété de Union Suits, laine et coton, pour hom mes et garçons; quantité d Habillements pour hommes et gar çons; Pardessus et Machinaws. Faites-nous une offre. Ne manquez pas l’occasion et n’oubliez pas l’adresse. Wise Clothing Shoe Store 99 rue Main, Lewiston, Me. MEURTRE PRES D AÜBURN Cadavre trouvé à Durham, dans la glace.—Pas d’identification.—Pas de piste. IV» ïs résidents de Durham et de North Auburn sont dans une gran de excitation. On se demande si cet homme, étranger pour tous, n’a pas participé h une fête à la bois son, dans le voisinage de l’endroit oû son cadavre a été découvert. T«es autorités disent que le vol n’a pas été le mobile du crime, car on a trouvé sur la personne de la victime la somme de $2.73. On n'a trouvé sur le cadavre »u* eune marque de violence de sorte qu'on présume que la mort a été Instantanée et que l'inconnu a été tiré à bout portant. Un homme, disant s'appeler Ja mes Collins, de Saïem, et Cambrid ge, Mass, s'est présenté U la police d’Auburn, il y a quelques soirs et demanda a être logé pour la nuit, demande h laquelle on accéda. Ka description 'répond avec celle du cadavre, environ 5 pieds et 4 ou 6 pouces, cheveux noirs, yeux bleus, et âgé d'environ 25 ou 30 ans. Le shérif Murray a communiqué avec les autorités de Cambridge et do Salem, au sujet de l’individu. L’in connu s'est cassé le cou et on croit que c'est parce qu’il a été jeté en bas du pont. On doit pratiquer aujourd'hui une autopsie sur je cadavre, ajin do déterminer s'il a bu ou non de la boisson. Les hommes qui ont découvert le cadavre sont Ralpb-G. Stackpole, de Durham, Ralph Marcotta, Die* Lowell et Krntst Hunter. On s'attend ft la découverte du ou des meurtriers d'ici peu. POMPIER ENSEVELI Après avoir été enseveli dans les débris de l’immeuble Poulin Co., épiciers de Montréal, sur la rue Le moine, pendant six heures, le lieu tenant Louis Desjardins des pom piers de la ville, a été" retiré vivant, de bonne heure, hier, et il a été transporté à l’hôpital. Sept autres pompiers qui se trou vaient pris dans l'édifice qùand les murs s’effondrèrent à la suite d'u ne explosion, ont été transportés à l’hôpital plus de bonne heure. Desjardins fut enseveli quand deux planchers s’écroulèrent au mo ment où il plaçait un boyau dans un coin. Bien qu’on ne put l'aper cevoir, le lieutenant dirigea ses sau veteurs pendant plusieurs heures jusqu^à, ce que sa voix affaiblie put' faire comprendre que les flammes étalent près de lui et qu’il avait ter riblement soif. On lança un déluge d’eau dans la direction du lieu d’où venait sa voix et le prisonnier annonça qu’il était rafraîchi et qu’il pouvait encore te nir quelque temps. Quelques minu tes plus tard, on le retirait de sa pénible position. Le feu a causé des dommages qu’on évalue ù $1,000,000. GROS FEU A LOWELL Un feu d'origine inconnue et qui a menacé pendant quelque temps tout le centre industriel de Lowell, Mass., a pu être confiné aux deux édifices où il prit naissance. La manufacture de boîteH de George-L. Cady Sons, et un im meuble occupé par VVesley-M. Wil der, marchand de grain, ont été dé truits. Les deux bâtisses étaient en bois. On évalue les dommages à 140,000. |<s, William Lussier, un pompier, s’est cassé une jambe quand un ca mion qui se rendait au feu a dévié sur la route et (l°nna dans un res taurant rempli de clients qui dî naient. Plusieurs personnes qui se trouvaient à l'intérieur du magasin ont été blessées par des bris de vitre. Au feu, plusieurs pompiers ont été suffoqués et d’autres ont reçu du blessures plus ou moins graves. A Chelsea, Mass., se trouve un terrain couvrant 13 acrs, rempli de tous les déchets imaginables, et qui est une mine d’or pour les regrat tiers. Banque de Com: lerce AVEC un département commercial orga nisé selon les méthodes progressives, nous sommes prêts à donner service adéquat et satisfaisant aux marchands et aux manufacturiers.. De nouveaux comptes de cette nature sont désirés et sont assurés de recevoir la pleine mesure de notre coopération. SEPT COMMIS CANADIENS—M. B. J. Dionne, M. Joseph Poliquin, Mlle Blandine Marcotte, Mme Nap. J. Martel, Mlle Adrienne Côté. SAMEDIS SOIRS—Mme Louis J. Martel et Mlle Paulette Brunelle. Manufacturera National Bank LA BANQUE DU SERVICE PERSONNEL ML F.-X. MARCOTTE, directeur Représentant les Franco-américains. Notre dernier dividende fut de \XA%
N’envisagez pas l’avenir les yeux •bandés. Ouvrez-vous les yeux. Re gardez devant vous. Commencez d’épargner maintenant. Peoples Savings Bank
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MYSTERE DU POLE ARCTIQUE rient» Freudien «l’homme qui n v#«l le i>lut au nord”.—Le colla borateur du Knud Rasmufwen rf vOle les moeurs étranges des Es qulniaiiv polynndre* et anthropo phages. Nous avons évno.ué réoïc ruinent la randonnée arcttquo du grand ex plorateur danois Knud Kasmussen. M. Peter Freuchen, qui avait re çu do lui mission (^explorer l'Ile des Danois, la terre de lialïin et !e Groenland, inspira quelque temps de sérieuses inquiétudes. En réalité, il a regagné Copenha gue, sain et saut’, après quatre an nées d'd. mies dont les résultats—■ qui corroborent lis observations de Knud Rasmussen—sont, pour la plupart, de véritables révélations. Pierre Freuchen est l'homme de race blanche qui a vécu le plus au nord. Thulo, od il a séjourné, par 76 degrés de latitude est l’extrême station septentrionale du Groen land. Trait particulier: Freudien' s’est tout a fait adapté aux pays du grand silence blanc. Il a épousé une femme do .race, esquimaude— qu’il a .malheureusement perdue ainsi que son jeune fils-—mais il possède citcalfi'- une- charmante *11 ïcitte, Pipalnk. l-es liens de famille qui unissent Pierre Freuchen an Groenland lui ont créé une situation privilégiée Par Semaine Nous sommes maintenant logés dans le magasin Cortell’s. 109 RUE LISBON LEWISTON parmi les explorateurs nordiques. Et s’il a rapporté de riches docu ments cartographique* du pfys do BnfTIn et tlo ses environs, il a pu surtout mieux que tout autre, étu dier les moeurs des peuplades des régions sauvages do Chcfterfiold, au nord du Canada, prouver que ces clans primitifs, si spéciaux, sont de même souche, que les Esquimaux du Groenland, et renforcer ainsi la thèse do l’unité d’une race issue des Barren O rounds, soutenue par Knud Hasmussen avec tant d’ap ports scientifiques. Vu état social rudimentaire "r~“ *’>i‘ Itégions sauvages dt clans primi tifs. certes, Pour s'aventurer dans cette zone, il faut renoncer fi l'ordinaire euro péen, se contenter, pour toute nour riture. do rares fleurs et de crottin do lièvre, avec quelques intermèdes de grillades d’ours et de renard. J-es moeurs des indigènes se res sentent de ce dénûment. Pour par venir à les observer, Frouchen dut briguer le titre do ‘‘chambellan.’’ Dès lors, il connut toutes les sub tilités d'une religion qui interdit, pendant J'Intorminsble nuit polai re, de coudre les peaux de phoque, chasser le renne sur la glace, de manger dans la mémo écueJle que la femme qui va être mère. 11 put noter un état social élé mentaire où les Esquimaux païens échangent leurs femmes entre eux, et où les nouveaux chrétiens s’obs tinent à acheter leurs femmes et à vendre leurs tilles. Si l'individu, là-bas, est maître de sa vie au point de s’en débarras ser couramment. tel cet liabilô homme las de vivre, qui ne différa sa pendaison que le temps de fil mer loi paquet de tabac qui lui était offert, tout semble établi pour as surer la eontinuiîé du clan, mais on éliminant les bouches inutiles. Toute fillette qui naît sans qu'on puisse immédiatement lui désigner un futur mari est vendue» ou mise à mort. Coutume funeste, d'ailleurs, qui. no tenant, pas compte de la mortalité infantile, raréfie l’élé ment fénimin et provoque la poly andrie. Nombreuses sont lis fem mes qui ont deux maris. Aux jours do famine, enfin, l'an thropophagie est fort convenable. tirandcur d’ûmo et civilisation possible Celle barbarie n'est pourtant pas incurable. Il y a. dans cette race perdue au sommet du globe, un fond d’héroïs me, d’abnégation et des rudiments d'idéalisme nui sont mitant do ga ges d'accès ;’i une civilisation meil leure. X'est-elle pr.s touchante la ltitt“ «la généiosîé entre cette mère et, c o fil?? La faim sévit. La vieille mère, qui ce sait une lourde charge, sup plie son (ils de la tuer. Longtemps, il refuse. La misère s'accentue. La mère insiste. Elle ordonne. Alors le jeune homme construit une hutte d, noine. y emmure la vieille fem me. Et, tout en larmes, il rôde au tour du blanc mausolée, pour cher cher à voir s'envoler, vers les ré glons éternelles l'Ame et le nom du Fa mère, tout ce qui survit au corps dm hommes. Des missionnaires, confiants, ont commenté d'évangéliser ces primi tifs. Mais Pierre Freudien dit cota bien toute transition brusquée est dangereuse entre les vieilles coutu mes et des moeurs plus pures. La rude coutume d'isoler les malades a déjà cédé par endroits. la charité. Mais l’épidémie s’on est suivie. Ec l’homme qui a vécu lo plus an nord félicite surtout les mission naires qui, s’adressant au coeur et à la raison, préparent là-bas une lento évolution. v -:o(. LE DEPART, DE G' M. JUSSERAND ntt .«a (L'Opinion Publique) Ambassadeur depuis vingt-dieux ans do la République! Française, aux Etats-Unis. M. J. J. Jusserand vient de quitter Washington, rappe lé par son gouvernement, le gou vernement Herriot. Nous n’avons pas à rechercher les causes du -rappel de M. Jusserand. A Washington on n’en a point parlé. Au Département d'Etat on a montré en cette circonstance une correc tion parfaite vis-à-vis d'une nation amie et naguère encore .‘‘associée”. Mais le fait, infmc qu’on n’a point invoqué la “limite d'âge”, nous por te à croire que ce n'est pas la qu'il faudrait rechercher le motit do ca départ regrettable. Depuis son arri vés* au pouvoir. M. Herriot a com mis plusieurs bévues itfotoirtss et' satisfait nombre de petites rancunes que sou parti entretenait à l’égard des tenants des régimes qui l’avaient précédé. Le rappel de M. Jusserand tomberait-il sous la ru brique des "guillotinades socialis tes par vengeance politique”? Nous nous !o demandons. Quoi qu’il en soit, nous ne pou vons que faire écho aux innombra bles journaux de 1 ail g uni anglais} qui tiennent à saluer nue dernière fois, avec respect, à son départ, l'é minent diplomate français. M. Jusserand a été, en Amérique, le bon, le lldèle et l'heureux messa ger de la France, non pas do la France de M. Herriot, car M. Her riot, ce n’est pas plus la Franco quq M. Uorah ne serait l’Amérique ei les caprices de la politique t la portaient un instant au pouvoir, il Washington. INon. M. Jusserand a été le bon messager de la France tout court, c'est-à-dire de la nation soeur qui nous secourut jadis, à l’heure du péril, it qu'en retour nous soutînmes naguère avec le mê me enthousiasme et le même élan. M. Jusserand a tenu haut et fier parmi nous, le drapeau de son pays; il a été le prototypa du diplomate courtois, discret, franc, loyal et ferme qui est devenu, de nos jours, une espère très rare. C'est un gentilhomme dans toute la /orce du mot,' qui nous, quitte, et il est impossible do le voir s’en al ler -.sans éprouver un sentiment de tristesse sincère et de profond re gret. Combien il fut différent des au tres; de Bernstorff et do Dumba, par exmple, pour ne citer que ceux là! Et comme on doit comprendre pourquoi il fut l'ami, le commensal de quatre de nos prés!di.gits, qui tous prlpaîom aussi hautement scs belles et nobles qualités d'hômme privé que scs remarquables talents de diplomate. M. J tisserand connaissait intime ment h« Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre; il les avait vi sités et étudiés, et, en plusieurs eir cinostances, fraternisant avec eux, chaleureux piégée pour leur atta chement aux traditions e|Éfc la lan fcuo do leurs aiicetres. Ccst donc un ami doublement cher pour nous ;ngue vif. Ml î Wy lî Remerciements Remerciements sincères la Bon ne Ste-Anne pour faveur obtenue avec promesse de publier. p. M. et Mme Stanislas Boucher dé sirent Remercier profondément tous ’is parents et amis qui ont sympa lilsé ajrec eux dans la cruelle épreu qu’ils ont traversée par la mort è Fèves New York, peck 91.45 Bons pois peck 91.25 Raisin, lb 15e Raisin paquet 15c Farine White Rose 91.85 Riz. 10c Vermicelle, pqt. 10c Macaroni pqt. 10c Oignons, lb. .OOc Corn Flakes, 3 pqts 25c Tomates, boite no. 3, 3 boites 50c Tomates, boite, no. 2, 2 boites 25c Fraises, boite 28e Bleuets, bolle 28c Savon, 6 barres 25c t Poudre à laver, 6 pqts 25c I I. SIMARD SONS —Epiciers— 311 RUE L1SB0N, Tél. 1429-M LEWISTON, MAINE. SAMEDI AU MARCHE TARR Rôti sirloin 33c Rôti sirloin avec filet 32c Rôti chuek 11-Idc Rôti côte 14-lOc Rôti 1ère côte 10-lHc Rôti côte (le choix 10-18c RôtJ derniôre côte 1W-18c l.ard salô gras 20c Poitrine fraîche 10c Epaules porc frais 10c Ilutts porc frais 21c Spare rihs 10e Pattes de cochon domestique 10c. Rôti porc frais 22-25c Sucre 10 lbs 73c Sucre 100 lbs $7.00 Café White House 53c Café Far Kast 55c Café Tarr’s Spécial 40;: Thé Tarr's Spécial 50e Pamplemousses :i pour 35c Poivre paquet >,4 lb. 13c Raisin paquets 33lSM4c Boeuf, côte 8c Jambon cuit 55e Steak Veau 50c Epaule 18c Butts 22-24c Fesse lard 25c Côte 28-SOc Pattes de cochon 10c Boudin 22c Saucisse 30c Petit Lard frais 20-22c HOULE FRERES 28 SUE SPEUCE, Tel. 1216-M N LEWISTON, ME.
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IMPRESSIONS D’AMERIQUE Le paradis du contribuable Alors que tous les pays d'Europe e>t nombre de pays dans les autres parties du monde souffrent encore des conséquences de la guerre, ce triste état de choses parait Inconnu dans l’Amérique du Nord en géné ral et dans la Florida en, particu lier, écrit dans "Là Qagette de' Lau sanne", M. Maurice Muret, qui a fait récemment un ases'loag sé jour aux Etats-Unis. La Floride est, comme on sait, un dès territoires américains les plus favorisés de la nature. L© climat y est d’une dou ceur remarquable et les milliards!-' res que tourmentent d’aigres neu rasthénies se plaisent à y passer djes hivers réconfortants; mais co con tact éphémère et superficiel avec les détenteurs de grandes richesses ne suffit pas aux autorités et aux ha bitants de cette province. Ils ont décidé de faire un grand effort pour fixer dans leur Etat capitalis tes et capitaux. Aussi viennent-ils d'adopter par vote proclamé, la majorité de six contre un, un amen dement h la Constitution aux ter mes duquel l’Etat de Floride abolit tout impét sur les successions et tout impét sur le revenu dès main tenant et à Jamais. L’Union comp tait déjà un pays, rAlabam», où l’impét sur les successions n’exis te pas; mais la Floride va plus loin dans l’exonération du contribuable. La Floride, comme on voit, no fait pas les choses demi. La Floride elle-même n’a qu’une dette insignifiante de &90.000 dol lars due au fonds scolaire. La Flo ride n’a donc pas besoin d'argent pour ses dépenses publiques et de la mesure qu'elle vient de prendre, elle attend un afflux énorme d’ar gent dans les entreprises privées. Interrogé là-dessus, le secrétaire du Comité pour le développement de la FloridÂs, à Jacksonvllle, a dit; "Le vote de l'amendement va nous procurer des millions de dollars qui pourront être prêtés à un intérêt fort bas et qui servirent à construi re des hôtels nouveaux, des mai sons de rapport, des locaux indus triels. Ces vastes entreprises do construction, c’est du travail assu ré pour l’ouvrier, c’est une prospé rité croissante promise au mar chand.” il 8 en laui, pourtant. que la presse des autrtvj Etats de l’Union et surtout lai presse des Etats voi sins de la Floride applaudisse à l’u nisson aux lois que vient de voter cet Etat. Le “Post” de Washington observe qu'il tst dangereux de lais ser le peuple légiférer en matière si délicate et se demande si un jour ne viendra pas où l’Etat de Florido aura besoin d’argent, lui aussi, et se trouvera gêné pour revenir sur une mesure adoptée avec tant d'os tentation. Plus formel encore dans le blâme, le ‘‘Virginian Pilot”. Ce Journal dé «lare que le r^ecours à l’impôt est. pour la plupart des Etats, une néces sité. Ils ne peuvent donc voir d’un oeil favorable se créer sur le terri toire de l’Union un “asile national” en faveur des médiocres citoyens, avides d’améliorer leur sort aux dé pens de la communauté. La loi vo tée par les électeurs de Floride don nera de grandes facilités à ces in dividus, dépourvus de sens civique. 11 sufTira dq fixer en Floride son do micile légal, sinon de fait, pour bé néficier de l’amendement â la Cons titution. C’esti une mesure d’une lé galité douteuse. Quand au “Globe" de Boston, il ne doute même pas, il est convaincu que les mesures vo tées par la Floride sont inadmissi bles et il menace cet Etat d’une in tervention fédérale: “Déjà, déclare ce journal, il a été question à Washington de fixer l’impôt fédé ral sur le revenu et les successions de telle sorte qtfei ces impôts seront le plus lourds dans les Etats où l'on demande le moins au contribuable. De cette manière, les conditions re deviendraient égales, l^a part récla mée la Floride serait telle qu'il en .résulterait une perte pour le Trésor de cet Beat sans avantage pour les particulier».” On verra bien Jusqu’à quel point 1 événement donnera raison à ces prophètes de malheur. En et tau dant, les Floridfcens sont tout à l'al légresse ht à l'espérance, lia esti ment que la population de leur Etat va rapidement doubler, ce qui aéra un bienfait, étant donné les vastes espaces encore libres. Ils comptent surtout, comme nous disons plus haut, sur un afflux de gens rlehes. Ceux-ci seulement se dérangeront qui gagneront quelque chose à se dé ranger. Quant à savoir si cette pros périté matérielle, escomptée par les gens de Floride, sera durable et dé. bon alol, c'est une 'question* qui ne pourra pas être tranchée avant quelques années. Feut-êtrp les dou tes formulés par la prosso des autres Etats ne sont-ils pas seulement dic tés, comme l’insinuent les Florl Iflyns, par la Jalousie. Do tonte fa çon, il s'agit là d'une expérience des plus curieuses. Nous la signalons à ceux que les problèmes, de cette na ture intéressent. Maurice Muret
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OS' Sucre en Poudre, pqt. 1 lb. 12c Cocon, 3 livres pour 25c Bons Pois Cuisants, le peck 3l.2c 48c 48c 46c 28c Albert Bernard 73 rus South Main, Auburn, Mains ■uiniuiuinniniuiuuiiu MARCHE du samedi Vente de Steak du Matin De Ronde, Veine 19c Rump 25c RûU «Te Porc, 18c Cûteléates maigre* 85c Butt, aac Pieds de Cochon 8c Rondes dn tiers, désossés 15c Rump désossé 20e Rôti chuelt 18c Rôti de Côte 14-l«c R«ti Pot an Peu 15-JSOc Gigots d’agneau 85c Côtelettes d’agneau 45c Agneau A soupe 12c .Bacon maigre ou gras 20c Petites côtelettes fumées 10c Langues de Mouton marinées, 3 pour 10c Poitrine fraîche ou salée 14c Fromage blanc,. Kraft’s Pimento 85c Harengs, pièce 5c Tomates Italienne* 25c Savon Sunny Monday, 10 pour 45c Dattes, 3 lbs 23c Oranges Sunkist, sucrées et juteuses, 2 doz. 35c Notre meilleur Café, “Garden of Allah” 55c Thé Primrose 43c Prunes, 4 lbs 25c Citrons, 3 pour 5c Gros Pamplemousses (Gnapteïruits) juteux, 6 pour 23c Grosse bottes Pèches, 3 pour 50c Urne Drops, lb. 10c Krispy Kraekers, lb 22c Confitures Armour 25c. Ketchup, Chili Sauce 23c Beurre aux noix 20c Beurre de Crémerie pur 50c LEWISTON SANITARY MARKET M BT» MAIN, Tél. 36 LRWISXON, MAIN*, 'rf -f" 9. r
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f *‘l«e Messager” Publié trois fois la semaine: v Lundi, mercredi et vendredi Trois mois 60c Six mois .i;..'.. $1.00 Unit mois $1.50 I iKrnze mois $2.00 Pour le Canada, $3.00 par année. VOS ABOHMSS SD D KH O RB Los Abouti qni sons icrirat p««r fAtra Ibuiw leur kdreue doivent toajoun n même tempo, mentionner leur Ancienne t4oi dence Afin d'indiquer ofi il* ee iruurent ont non llotee et euoei pour tfitu dee erreur», ee» non» Avon» eouveet pluetenre pereouuee Su mime nom rfieldent à Suffirent» endroit». rSSr* Si l'on pele Avec dee Timbre!, prière ne n’envoyer que dee Timbre» de deux ou d'un «ou. 220 rue Lisbon, Lewiston, Me. Décidément, il y a des emprun teurs ingénieux dans notre pays, où, comme le disait si bien Barnum: Il natt un gogo chaque seconde.” Un jeune homme de New York, où, pourtant, les hommes d'affaires pont retors, a pu “emprunter” $1,500,000 sur promesse de payer "20 pour cent d’intérêt. N’est-ce pas une honte de rester pauvre lorsque i on peut emprunter une somme si énorme, sur des promesses si falla cieuses?
Les accidents de tout genre sont plus fréquents, le samedi, a Lon dres, que tous les autres jours de la semaine. Aux Etats-Unis, c’est en tre 3 et 4 heures de l’après-midi, que les accidents sont les plus nom breux. Les autres heures du jour les plus dangereuses pour les accidents sont entre 10 et 11 heures du soir. Cela ne doit paB nous étonner, parce que c'est durant ces heures que le trafic est le plus dense. .On a cru qu’une meilleure lumière diminue rait ces accideifts. La lumière trop vive, aveuglante, est tout aussi dan gereuse que la lumière faible. Nous croyons plutôt qu’il s’agit d'une fa tigue, et qu'elle concourt à causer la plupart de ces accidents à ces heures fatales.
La chimie est appelée à jouer un râle prépondérant dans la vie de l'homme futur. Nous disons de l’homme futur .parce que la géné ration présente ne verra probable ment pas tous les merveilleux résul tats accomplis par la science chimi que. La guerre de l’avenir, (et en dé pit de toutes les prédictions, il y au ra encore des guerres,) sera une* guerre chimique entre les belligé rants. Chaque nation aura son dé partement de chimie, qui sera plus nécessaire à sa sûreté que les ar mes d’aujourd’hui. Il n’y a pas bien longtemps, on a fait la découverte que l’iode est es sentiel à la santé de chaque indivi du. La dose n’a pas besoin d’être forte, mais il en faut pour que cer tains organes fonctionnent normale ment. Cette réaction de l’iode est purement chimique. Cette découver te n’est que le prélude à d’autres nombreuses découvertes encore plus importantes.* Ensuite, il y a les vitamines, ces agents mystérieux. On sait qu’elles existent; on les a localisées dans cer tains aliments, mais leur importance capitale n’est pas encore reconnue. I Comme l’Iode, cee vitamlnM contlen nent des éléments qui aident à pro duire le phénomène que l'on nommi la VIE. Ensuite, la chimie est appelée i résoudre certains problèmes trèi importants pour l'industrie. L'é nergie motrice développée de noi Jours- par l’eau, l'électricité, pera un. jour développée par des agenti chimiques. L’atome, il'inflniment petit, servira, dans l’avenir, à faire tourner toutes les roues motrices en usage dans l’industrie. La chimie trouve sans cesse des substituts aux aliments naturels. La chimie produit une soie aussi bonne et aussi belle que celle produite par le Ver à sole. La chimie a trouvé des substituts au bois et h la pierre. Il n’y a pas de limites, selon les appa rences, à Ses pouvoirs de création. Bientôt, les agents chimiques seront les rois de l'industrie. Notre pays, un peu arriéré sous le rapport des sciences chimiques, est appelé à jouer le plus grand rôle. Saluons l'aurore de cette science vieille com me le monde, mais qui, comme l’oi seau phénix, renaît de ses cendres.
Tout est balancé dans la nature, et aller à l'encontre de ses lois im muables, est une chose toujours dommageable au progrès humain. Il y avait autrefois, dans les prai ries de l'Ouest, des chiens de prai rie, qui mangeaient les moutons. Les éleveurs de moutons réussirent à faire voter une prime pour la des truction de ces animaux. Quel fut le résultat? Les “Coyotes”, comme on appelait ces chiens, diminuèrent en nombre et disparurent, même, dans certains états. Qu’est-ce qui ad vint. Les souris des champs rem placèrent les coyotes, et font infi niment plus de dommages au grain que les animaux exterminés. Le tour du chat est arrivé. Il est appelé ù disparaître pour entrer dans les fourrures, que toute femme porte maintenant, même en été. A Paris, on tue tous les chats des car refours, mais les chats partis, les rats et les souris pullulleront, et fe ront plus de dégâts que tous les chats pourront donner de profits aux fabricants de fourrures. Le chat était un animal sacré en Egypte. A San Francisco, durant l’épidémie de la peste, le chat -fût élevé sur un piédestal bien haut. Aujourd’hui, la zibeline, le pho que, le vison et la taupe, aussi bien que le caracul, le kolinsky, la nu Iria et le putois, se sont enfuis dans les endroits inaccessibles aux chas seurs de pelleteries. Mais l’humble “toutou”, si joli, si caressant, si in telligent, est obligé de donner sa vie et sa peau précieuse, pour orner les épaules de madame. La destruc tion du chat entraînera des consé quences énormes d'importance. Après que dix policiers de New l’ork, eussent travaillé pendant une leure pour descendre lime Hilda Jaoobson à l'ambulance et qu'ils fus ient rendus au deuxième étage, la .emme, qui pesait 500 livres, leur nourut dans les bras de maladie de soeur.4 i Mlle était malade depuis long :emps et on croyait qu’elle aurait le meilleurs soins à l’hôpital mais a tâche de la sortir de la maison ui a été fatale. La, défunte était âgée de 55 ans. 311e était alitée depuis trois ans. A LA LEGISLATURE D’ETAT Une autre fournée de bille ont été présentés aux deux chambrée de la Législature, mardi. Le bill Barwlse a été référé au comité d’é duçation, en ce qui regarde l’usage des fonde de l'Etat pour les écoles séparées. Les bllls Maher et Holmes ont été référés au comité judiciai re, oû le bill Barwlse est allé, lui aussi. Aucun bill touchant l’abolition des caucus à Lewiston ne sera pré senté avant la semaine prochaine. Le représentant Lessard dit que ses Idées sont fondues dans le projet de charte, rédigée par le comité nommé par le maire Brann. Cette mesure sera présentée à la Législature dans quelques semaines. On ne sait pas si le bill Parent, sur le même sujet, sera présenté avant le milieu de fé vrier. :o LA POLITIQUE La situation politique semble vouloir s'éclaircir, depuis un jour ou deux. Les républicains ne se sentent pas assez forts, tout com me il y a deux ans, pour briguev les suffrages des électeurs. Selon toutes lus apparences, los cauçus démocratiques décideront la ques tion de la mairie et de l’échevinage dans tous les quartiers, sauf les quartiers sept et trois. L’écl'.pvin Goff et Frank O'Con neli ont des chances à peu près éga les d'obtenir la nomination dans le quartier sept. Dans le quartier trois L. Plante est protégé par l'échevin Verriault, mais il rencontre une forte opposition de la part de M. Wilfrid. Leclalr. M. McGraw semble avoir le champ libre dans lo quartier six. Avec l’appui de l'échevin Jolicoeur, on croit qu’il n'aura pas beaucoup d'opposition. L’échevin Bernard ne semble pas être menacé dans le quartier cinq. Bien que la situation soit un peu menaçante dans un ou deux quartii.rs, les politiciens sembleni avoir bon espoir de décrocher les charges pour lesquelles ils bri guent les suffrages. Il est évident que les républi cains ont perdu tout espoir de ja mais regagner leurs lauriers per dus. Us semblent compter sur l’aide de la législature, avec le passage du fameux blll Parent, pour dé crocher la timbale encore une fois. Die nombreuses 'rumeurs circu lent propos dm la distribution des emplois civils après les élec tions. Ixss /caucus attiraient beau coup d’attention autrefois, mais l’intérêt. semble diminuer, les chance» des démocrates paraissant si certaines. r M. Philippe McGraw, candidat démocrate ft l’échevinage dans le quartier six, n’aura pas d’opposant, en raison de la retraite de l’éche vin Jolicoeur en sa faveur. M. Mc Graw a remercié l’échevin Jolicoeur pour le support que celui-ci lui of U CONVENTION DES METTEURS A LEWISTON Les 7 et S février prochains sera I tenue à Lewiston, Etat du Maine, la convention annuelle des raquet- j leurs canadiens. Ce sera la première fols que nos clubs de raquette tra verseront la frontière américaine et l’on se propose de célébrer cet évé nement international de façon inou bliable. M. le gouverneur Breveter, de l'Etat du Maine, souhaitera la bien venue aux visiteurs et toute la ville de Lewiston s’emploiera à leur ren dre agréable leur aéjoifr aux Etats Unis. Les I.ewlstoniens ouvriront f leurs maisons aux raquetteurs et les sociétés locales s’occuperont du j bien-être de leurs frères canadiens, l Le programme des amusements n’a pas été négligé. Un vrai car naval attend les raquetteurs canadiens à Lewiston. Il y aura promenade aux flambeaux, bal de la reine du carnaval, banquets, courses et Jeux divers. Lewiston, ville franco-américain; veut créer fi une bonne lmpreeBlon et y réussira car elle ne néglige rien pour faire un succès des fêtes qu’elle prépare. De son côté le chemin de fer national du Canada, qui transpor tera les raquetteurs à la convention, a pris ses mesures pour que le voya ge s’effectue dans les meilleures conditions possibles. Qu’ils partent de Montréal, Québec ou d'ailleurs, les voyageurs en route pour Le wiston sont assurés de voyager con fortablement et gaiement. Le populaire président de l'Union canadienne des raquetteurs, M. C. E. Paquette, sera à la tète des gais lurons qui envahiront Lewlston le mois prochain. Avec lut seront les représentants de tous les clubs de raquette de la Province de Québec et de l’Est d’Ontario. Actuellement chaque club est h recruter des re présentants parmi ses membres afin que délégation fasse bonne fl I gure là-bas et prouve aux Amérl I calns que le sport d’hiver cana dlen-frangals ut toujours au lu florissant. Cette convention, unique ea eoa genre, aaeclte ub grand Intérêt aa Canada et aux Etats-Unis. Le radio l’a même annoncée an pen partonL Ba effet le chemin de fer national du Canada a mla son poate CNKM à la disposition de l’nnlon cana dienne des raqnetteurs qnl a «radié un concert arrangé sons forme de parade de raquetteurw et composé de chansons de clubs, d'airs cana diens. de sonneries de clairons, de récitation et d’one Intéressante cau serie par M. Louis-Philippe Gagné, secrétaire du “Montagnard” de Le wlston et l'un du organisateurs des grandes fêtes qui auront lieu les 7 et 8 février prochains. Les Illustrations évoquent quel ques-uns des spectacles dont Lewis ton sera le thé&tre le mois pro chain. En haut, la bascule, h gau che, une reine dê raquetteurs et S droite: nn défilé de clubs costumé* Ire, et dit qu’il rapportera le ticket Wiseman de tout son ouvoir. Les rutneurs tendent b le faire entrer daine n'importe quelle combinaison ■ont fausses. H a entrepris de bri guer les auffiràges des citoyens de son plein gré, et s’il est élu, il sup portera l'administration 1 ‘Wiseman de toutes sob forces, i, Il a avoué que M. William P. Lambert serait son gérant durant $î campagne, chose que M. laambert irait faite volontairement, l'an dernier. II n’a pae do raison de re fuser son concours. M. McGraw est le frère de M. i Harvey MdGraw, inspecteur de po* i lice de Lewtston. il a toujours de- i meuré dans le quartier six, et i compte une foule 4 ’amls dans le quartier. il est à l'emploi de la fl. lature Androscoggin depuis de nombreuses années, toi qualité de réparateur. Il demeure au No. 8 bloc Androscoggln. Il y -aura assemblée des votants du Quartier Quatre, dans la salle des Echevins, à l’Hôtel (te Ville, di manche après-midi, à 2 heures. On formera alors le billet démocrati se pour ce quartier. Les votants du quartier Cinq ■ont priés de se rendre, dimanche iprès-mldl, la salle des échevins, i l'Hôtel de Ville, pour la formation lu ticket démocrate. NOTES DES SOCIÉTÉS MEMBRES DE LA COUR MAR TEL No. 301.—Je serai au magasli de M. Pierre Levéque, angle dei rues Lisbon et Chestnut, vendred le 30 Janvier, pour la perception def cotisations.—J. C. BOUCHER, Sec., très. J30 L’assemblée d'installation des Ar tisans Suc. 31, aura Heu mardi soit le 3 février. Tous les membres sont priés d’assister cette assemblée importante qui aura lieu à la salle paroissiale, 8 hrs. Je serai aux salles de l’Institut, ce soir, pour recevoir les contrlbu tlons des membres de U Cour Vll Hors des Forestiers Franco-Amérl 1 ceins.—ALEX. PHILIPPON, Sec. AVIS—Dimanche, 1er février, à 1 hre p. m., à' léurs salles de l’é cole Ste-Marle, installation conjoin te des officiers et offlclères des Suc cursales Ste-Marle et J. N. Désilets des Artisans Canadiens-francsls. Le Comité, J. M. CASTONGUAY, Sec. Je serai che* M. Frank Landry, ce soir, coin Lincoln et Cedar, pour recevoir les contributions dp Con seil St-J.-Bte d’Auburn. Que les re tardataires en prennent note. Si LEO CHABOT, percepteur. COMMENCEE AUJOURD’HUI 75 MANTEAUX GARNITURE FOURRURE Le reste de notre Stock d’Automne, seront ECOULES! M. Sîlverman ne considérera pas l’ancien prix du vêtement, mais massacrera chaque prix, et le manteau sera vendu sans égard à sa valeur. Si vous avez l’intention d’acheter un manteau, maintenant est le temps* de le faire. SURVEILLEZ NOS VITRINES Samedi, pour bons marchés spéciaux, dans les GRANDES VALEURS, pour la deuxiè me matinée de cette vente. Des Valeurs que vous n’avez jamais vues et que vous ne verrez pas à l’avenir. 15 Manteaux en Fourrure Y compris les Fourrures Rat Musqué, Seal uni, garniture Seal, avec Ecureuil ou Raton, Civet et Cony. Venez faire votre hcix. 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LE RAPATRIEMENT Le rapatriement des Canadiens qui sont devenu» citoyens d’un an tre pays présente un problème que to secrétaire d’état à Ottawa, Ont. trouve difficile à résoudre. D’an ciens Canadiens qui sont devenus citoyens dos Etats-Unis reviennent et sont sujets aux mômes règle ments et restrictions que n’jmporte quoi autre immigrant. Pour résoudre leur cas. on a sug géré d'amender les lois de l'immi gration aün de permettent leur réad mission automatiquement au Cana da comme sujets britanniques, mô me s’il» se sont faits naturaliser ailleurs. Lo secrétaire d’état fait remar quer que de tels rapatriés ne se raient sujets britanniques qu’au Canada, ee qui créerait deux sortes de nationalité au /Canada; l'une ayant des droits dans tout l’empire et ailleurs, et l’autre limités nu Ca nada. Cela amènerait de la confu sion et d'1» erreurs. I-a loi actuelle, communs dans tout l’empire, exige un séjour do rir.q années au pays de ceux qui dé sirent devenir sujets britanniques. L’bon. A. B. Copp, secrétaire d’é tat, discutant la position du Canada au sujet de la lqi de naturalisation, fait remarquer que cette question a été étudiée pendant trois r,.ns avant 1901. par un comité do fonctionnai- res du secrétaire d’état nommé par le 'gouvernement britannique. 1 Sur la. question de la réadmission 1 des sujets britanniques expatriés, ce comité a fatt rapport comme suit: 'Nous ne croyons pas qu'il soit nécesairo do maintenir la distinc tion, faite entre les Biijets rapatriés et ceux naturalisés. Celui qui est devenu sujet, des stipulations de la loi doit, avant d'être qualifié pour la réadmision, remplir les mêmes conditions qui sont exigées pour la naturalisation.” Ua question est vV.nuo devant la Conférence coloniale do 1902. Wins ton Churchill, dans le temps minis tre de l’intérieur, fit. un rapport de la discussion de la Conférence sur ce sujet, lequel se lit conimo suit: "Ca nationalité inpériale devrait être mondiale et uniforme, chaque Dominion étant, laissé libre d’accor der une nationalité locale suivant les conditions Imposées par- sa lé gislature. I.a mèdopntrle croit qu'tl est néceaaife de maintenir un ter me de cinq ans comme période de qualification. Cela est «no protec tion pour les Dominions -aussi bien eue pour la Gnindo Bretagne, niais cinq ans n'importe oft dans l’empire devraient» êtro aussi bipii iiie cinq ans dans le Royaume-Uni. I.a naturalisation est. discrétionnai re dans chaque cas et cette discré tion devrait être exercée par les iiersonnes compétentes dans le dts rict ofi celui qui veut être natura isé a. passé les derniers douze mois. ‘‘I.a loi impériale devrait, être ré ligée de façon à permettre aux Do ublions autonomes do l'adopter.” ”11 est par conséquent évident”, îonuinua M. Copp, “que la loi de na uralisation de la Grande Bretagne, »t des Dominions qui l’ont adoptée, :st le résultat dés discussions do la ■onférence impériale, et aucune mo Le Cadeau dont on Jouit Constamment Chaque nouveau Record que vous obtenez vous fait davantage apprécier votre Vietro la, toutes les fuis «pie vous le jouez. L’addi tion d'un nouveau Record chaque semaine vous fera vite une splendide collection. Commencez dès aujourd'hui votre bibliothè que Victor avec ces Records. Nouveaux Records Victor pour février r r i X courant 77838 Dernière J!ose 10 pes Alphonse AV. Côté! Jésus est \é 77850, Le Ciel a Visite la Terre 10 pes 75e Alphonse AV. Côte' j L'Après-midi «l’un Faune— 1ère l'ait le (I 6481 L'Apri*s.iniili d'un l'aune— Debussy -•■UK' Partie Debussy StoUowskl and Philadelphia Oi-ehcstra 19481 A .1a|)jui(w Kuiiset i làirhanted For«'st. A'ii'tor Salon Orchestra 77756 Hoste encore un i>eu Je t'aime Hector Peilerin 7776G Je pleure eu m'endormant chaque soir Ma petite Fée Olivier Gélinas Sous les Fonts (le Paris— Valse Margaret McKeo i (Siffle Solo) 73947, Danse des petits Soldats— Fox Trot ou Sehottiselie j (Xylophone Solo) Joe Green I 72165 72905 Au Flair de la Lune (2) 11 Pleut, Il Pleut, Bergère (!J) Promenade i en linteau I) Fais Dodo, Folas I Savez-vous Planter les Choux? (2) Trempe tou Pain (:î) La Mère Michel (1) Mallirouck Kva Gauthier i I/à-bas sur ees Montagnes Vive la Fanadienne Kva Gauthier 77193 Si tu le Voulais? Je Savais Paul Dufault yogjK Ladébauelie et les Sports (0040 Ladébauelie Zidor prend l'électricité du May D'Amour 10 pes 75c 10 pes •75c 10 pes 75c 10 pes 75c 10 pes 75c 10 pes 75c 10 pes 75c Demandez à n'importe quel vendeur de vous faire jouer ers Records Victor sur n'importe rr*ented after thât date be referred to »0 iext I^ielnture; ttiikt tho Hecretary of Éê Kennte rnune copie» of this order to [Mihliahed in ail the daily end weekly papefa r*f the State until and including Haturtlft^, February 14, 1925. IN 8ENAT1Ç CHAMBER faniiary 21. 1925. Reed and Fasted» ^ent. down for concurrence. Royden V. Itrown. rtecretary. HOUSE OF REPRESENTATIVES *æS .Tnnuary 22, 1925. Read and Paneÿ, In cotirrcnco. Clydo R. Chapman, Clerk. A trtio copy, f ATTEST; Royden V. Brown, Sécréta ry. u»; m L’oxpérlenco confirme que Ift nollesse ou l'indulgence pour sol et a dureté pour les autres n’est ju'un seul existe actuelle ment. Paiements partiels si désirés i. COMMIS OANADIKXS MM‘, Cyrille Lulîranehe, Phil. Roy, Lucien Dut.il, E dgar Corriveau, Laurent Lavoie, «J os. Sutlon, Wm. Cloutier, Isaac Martin, Lmile Ayotte, Antonio Perreault, PI»il. Perrier, Edw. Desjardins, William Ayotte, Raoul Corriveau, Laurent Lavoie, Jr., Emile Dutil, Orner Gaston t'uav, ,1.-1». (i'aiulette. «fuliette-A. L’Heureux, Lucie Rochon, Blanche Laçasse, Antoinette Leclerc, Zélia Ilincs, Fleurette Paré.
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AU CANADA BT-FRANCOIS. MONTOTAGNY:— —UM. Albert Noël, Paul-Eugô ne Blais, I^o-Paul Laehance, Louis et Joseph Picard, sont allés demeu re A Nashua, N. H. ——;o: .mm —r— NAISSANCE Parolsse~"BCLouis, Auburn: Le 28 du courant, Mme Napoléon'' Vincent, née Liane Banville, un fils: Napoléon-Jean-Louis. Parrain et marraine, M. et Mme Louis Vin cent, oncle et tante de l’enfant. Porteuse, Mme Paul Banville, grand’mère. “LE CONCOURS f l DES ARTISANS EST PROLONGÉ” BrAiix résulta* R {po»ïr H*Pitoque.—• 12,513 candidats examinés—Pro longation jusqu'à mai 1025.— t’ne ère de prospérité. Le grand concours du "voyage à Romo” organisé par la société des Artisans C. F. pour l’année 1924 vient) d’être prolongé jusqu’au 31 mat 1925. I>e secret de la puissance franco américaine consiste dans une vi goureuse solidarité. Une, minorité divisée est fatalement vouée ft la défaite. Unie minorité solidement liée par les mêmes intérêts finan ciers, historiques, familiaux, natio naux et religieux, et réunie on groupes compactes sous les plis d’un même drapeau, peut escomp ter des triomphes étonnants. Enfin, une minorité, échappée du giron familial, éloignée du tronc géné reux qui l’a couverte de son ombre protectrice, mais qui reste pleine mnt résolue de conserver intactes, les traditions du foyer central, la foi, la langue et les moeurs de ses pères, en se ralliant sous la bannière des Sociétés de la mère patrie, voilà, une minorité mar quée au front du sceau de la survi vance intégrale. L’importance pour la population franco-américaine d’un organisme de survie, capable de réaliser la liaison de toutes ks énergies de la race, le contact entre ces éléments éparpillés, la coordination dvs va leurs; la défense de ses intérêts primordiaux, tant économiques que nationaux et religieux, n’est plus à démontrer. Or, la Société des Artisans lu carne cet organisme. Créée depuis bientôt 50 ans pour la survivance des intérêts finan ciers, sociaux et nationaux de la ra ce française dispersée1 sur le con tinent nord américain, elle n’a pas cessé de conserver et d’entretenir les pieuses traditions des ancêtres cf de vivifier cher, les nôtres Iti flamme du patriotisme et du catho licisme, par ses rites, ses soirées et ses manifestations publiques. Aujourd’hui, grâce à s<« 700 succursales, dissiminéeS dïins les provinces du Canada entier (sauf la Colombie Anglaise), et dans S états américains: Maine. New York,, New-Hampshire, Ithode-ls land, Connecticut, Vermont, Michi gan et Massachusetts, la Société des Artisans fait rejaillir la bien faisance do sefn influence sur la masse de notre population catholi que et française d’Amérique. Fortei du principe de l’association créatri ce de puissance, elle ambitionne de réunir dans le giron d’un solido or ganisme, tous les descendants do race française vivant sur le sol nord-américain elle désire coor donner leurs efforts, les orienter, les cimenter par un vigoureux lien de cohésion et de solidarité d’idéal et d’action. four mieux atteindre son Dut, U Société des Artisans a voulu ga rantir avant tout lYfricacité de ses moyens djaction^ princi paiement t sttr le terrain de l'assurance. Elle croit ente le premier devoir do la mutualité est d’offrir aux sociétai res les meilleurs avantages possi bles et la sécurité matérielle)'la plus complète. Outre ses garanties financières, elle offre tous les plans modernes d'a^suranco-vit»’ vie entière, cessa tion de paiements 10, 15. 20 ans; dotation 10. 15, 30 ou 40 ans; do tation 70 ans, rentes viagères à 70 ans; polices acquittées; béné fices en maladies; prêts aux assu rés; double indemnité en cas de mort aieeidnntelle; etc., etc. Depuis 1912 ses taux sont éta blis sur les calculs scientifiques et expérimentaux de ta Table de Mor talité et des Statistiques les plus sûres; depuis cette date, ils n’ont jamais varié et ne varieront ja mais davantage à l'avenir. Enfin, la Société des Artisans so compose uniquement de membres catholiques et français. Ello publie mensuellement une revue, “l’Arti san", son organe officiel encourage de toute façon les oeuvres sociales, patriotiques, de charité, scolaires, et partout par ses ramifications nombreuses, si elle ne jette pas la semence précieuse de la foi catho lique et de l’esprit français, elle en assure au moins la survivance et la pérennité. Avec le prêtre, la paroisse, l’é cole, la presse nationale et catho lique, elle fait converger ses efforts vers la création et le maintlèn de la survie économique et nationale de la race française en Amérique. Or, cette oeuvre, déjà puissante, réclame la coopération de: tous les franco-américains. Partant du prin cipe que plus une Société compte d'individus unis et solidaires, plus elle incarne un organisme vigou reux et redoutable, la Société des Artisans qui est. aux Etats-Unis, le foyer de ralliement de 170 succur sales et de milliers de compatrio tes heureux d'y trouver l'énergique stimulant nécessaire à leur courage et à leur patriotisme, sollicite à bon droit, il nous stemble, l’enràle ment de la niasse franco-américai ne. Sachons l'étudier, pu moins, avant de lui refuser son adhésion. A. LEVESQUE 'vr Xi J À DEMAIN WAWAWAW/g r.^VJ.VxVAVâYtY^Y.tY^Y.tHAV f SAMEDI JANVIER T'i.y j’j* v Ppïf mnrïinTTTTI <Lll li'iDO WA^O» i CE N’EST PAS UNE NOUS avons fait cette Vente depuis longtemps à Lewiston (seize fois), avec l’espoir que beaucoup de per sonnes^ assisteront. C’est une vente sensationnelle, sans qu’il en reste un mauvais goût. C’est la fin de l’année fiscale—nous célébrons en essayant d’obtenir de nombreux nouveaux dollars, pour ceux qui sont re tenus dans notre stock—et incidentellement afin de vous faire acheter ici tout le temps. De toutes les ventes auxquelles vous avez été invité, cette saison (Dieu sait qu’il y en eut plusieurs), c’est la meilleure chance d’a cheter de la marchandise de bonne qualité, de la même manière que nous—au prix du gros, et dans bien des cas, à moins du prix du gros, y t VENTE ORDINAIRE HABILLEMENTS et PARDESSUS MARQUE IIART, SCHAFFNER MARX Et Autres Bonnes Marques MOITIE PRIX Sur 269 HABILLEMENTS Et 85 PARDESSUS Un TIERS de RABAIS Syr 258 HABILLEMENTS et 95 PARDESSUS Un Quart de Rabais Sur 285 HABILLEMENTS et 115 PARDESSUS RABAIS SPECIAUX SUR f CHEMISES BATES STREET SOUS-VÊTEMENTS MUNSING BAS TRICOTÉS DOUBLE CHAPEAUX MALLORY ET STETSON HABITS ET PARDESSUS, GARÇONS NOTE—Nous n’avons pas coté de prix compa ratifs sur nos marchandises vendues à la vente d’un jour—Nos vitrines et nos bulletins racontent l’his toire plus complètement que nous pourrions le faire ici. CHANGEMENTS GRATIS. Tout ce que nous demandons est un peu plus de temps que de coutume. Commis surnuméraires. Argent remis si vous le dé sires. Venez de bonne heure. Magasin Fermé Aujourd’hui, nousPréparan. pour la Vente-Ouvert Samedi Matin à S h» VT* LEWISTON BLUË STORE WATERVILLE
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M. FRANK P. O’CONNELL Candidat Echevin dans le Quartier 7 Les votants et résidents du Quar tier 7 se félicitent du fait que M. Frank P. O’Connell a consenti à se porter candidat à l’ôchovinage dans ce quartier. M. O’Connell est favorablement connu, non seulement de» résidents de son quartier, mais d’une grande partie d/3 notre population, car il exploite sur une large échelle, la culture de légumes de toutes sortes dont il fait un commerce rémunéra teur. Né à Lewiston, il y a 34 ans, M. O’Connell a étudié dans les écoles publiques de la ville et a épousé une Franco-Américaine de Lewiston dans la personne de Mlle Delphine Cyr qui lui a donné trois enfants. Il est le propriétaire d'une riche ferme, sur la rue Pleasaut, qu’il exploite en agronome moderne et pratique. Ses camions de livraison sont fré quemment vus en face des épiceries de la ville. Les taxes qu’il paie s'é lèvent à une centaine de piastres par année. M. O'Connell n'a jamais pris une part bien active dans la politique, mais il s’est tenu constamment au courant clés affaires municipales. Il a pleine et entière confiance dans la personne du Dr R. J. Wiseman com me maire de la ville et il lui promet son plus loyal et ferme appui dans la prochaine administration, s’il est élu à l’échevinage. Ne faisant partie d'aucune faction et d'aucune combi naison politique, M. O’Connell sera parfaitement libre de son vote et de ses actes dans le prochain gouver nement municipal. Grandement intéressé dans les af faires de la ville. M. O’Connell ap puiera toujours les mesures ten dant à son progrès et à son dévelop pement. tout en restant dans les justes limites d'une administration sage, prudente et économe. Comme représentant du Quartier 7, s'il est élu, il s'efforcera tout par ticulièrement de donner à ce quar tier sa large part d’attention dans tout ce qui regarde les travaux d'a méliorations et embellissement. M. O'Connell est un homme d'af faires pratique et prospère et il se présente comme échevin avea la mê me ambition de donner à la ville une" administration d’affaires, comme aux siennes propres. Il est logique d’espérer que les votants du Quar tier 7 donneront à M. O'Connell leur libéral appui, tant au caucus du S février qu'à l’élection du 2 mars prochain.
SAVEZ-VOUS PARQUER VOTRE CHAR? Par Knvin Grrrr (President Grror College of Automotive engineering Chicago.) Nombreux .sont les uutomoilis tes, possédant des années d'expé rience, qui admettent leur incapa cité à parquer un char parallèle au trottoir, dans un espace restreint. C’cpt un tour, et dam; les indica tions suivantes je vais essayer de démontrer comment cela se fait. Afin de juger de l’espace néces saire à votre char, arrêtez eomplè temnt, .(été de l'espace occupé par les chars déjà parqués. Jtepardez et voyez s'il vous res te deux ou plusieurs pieds en avant et en arrière de votre char. Si I EMPIRE Mat., 2 hra Soir., 6.45-8.30 hra-35c-25e jHAROLD LLOYD^ HAROLD LLOYD dans “WHY WORRY” La vue que voue attendiez. Plut de rire qu’à un cir que. Nouvelle»—Pathé—Revue t TOUTE LA SEMAINE PBOCHAINE: DOUGLAS FAIBBANKS dans ‘THE THIEF OF BAGDAD’ c’est le cas, conduises jusqu’à unç position parallèle avec celle du char en avant de l'espace. Vous emparant du volant, en haut, avec la main droite, étendez votre main gauche pour signaler (l’avant do votre char sera' un peu en avant sur la route) tournez le volant un quart de tour à droite et reculez lentement, jusqu’à ce votre char ait atteint la position oil se trouve le siège du conducteur du char en avant. Ensuite, redressez les roues et reculez lentement jusqu’à ce que l’avant de votre char se dégage de l’arrière de la voiture d’avant. Tournez le volant brusquement aussi loin que possible à gauche, regardant en arrière, pour éviter de heuTter le char d’arrièrv-, 11 est quelquefois nécessaire do renouve ler ce va-et-vient, afin de se rendre au bord du trottoir. Bientôt vous compnc.itez comment 1a. machine fonctionne, surtout les roues, après quoi la crainte du parcage dispa raît. SI l’on veut sortir d’un endroit restreint, près du trottoir, recu lez votre char aussi loin que pos sible. Tournez les roues aussi loin que possible à gauche. Etendez vo tre main pour signaler. Un léger va-et-vient vous aidera à sortir comme pour entrer. Plus d’accidents sont causés par le départ subit du trottoir, en s'é lançant dans la rue, que pur toute autre manière. Pour votre) propre sûreté, regardez en arrière et soyez certain que le champ est libro avant d’essayer de pariir. L'article de la semaine prochai ne sera “Bu cas- «Pnoridcnt.” LE PAIN DU PROFESSEUR BLUMER Le professeur Rlumer a choisi un boulanger français, F. R. LePage, pour faire son fameux Blunierizing Health Bread» Ce pain est fait par M. LePage, d’après la fameuse for mule valant un million de dollars. On dit que cette formule a été apportée des Indes, et qu’il a fallu beaucoup de démarches et de frais pour l'obtenir. Il est à espérer que tous les ci toyens de Lewiston se tiendront en bonne santé avec la Blunierizing Bread. :o LA FANFARE STE-CECILE lTn concours vient de commencer parmi les membres de la Fanfare Ste-Cécile pour leur aider à ncheter au printemps quelques instruments neufs, lesquels leur seront indispen sables. Les travaillants pour le concours vendent des billets pour un concert qui aura lieu le 30 avril au soir, à la “Salle Paroissiale’’. Chaque billet représente un vote pour le membre qui le vend. Aussi, ils organiseront plusieurs parties de whist qui auront lieu à la salle do la Fanfare, aux dates qui seront an noncées dans ce journal. Nous espérons et savons que le public comprendra le grand besoin de nos petits musiciens et por con séquent se fera un plaisir de leur venir en. aide. Thaatre Priscilla TOUTE CETTE SEMAINE Directeur, Walter DeLuna Assis.-dir.,, Al. Murphy Us Henry Carleton Players ‘GOSSIP* Une pièce que tout le monde devrait voir. Une pièce pour toute la famille. Orchestre: Sièges réservés, 50c Balcon Non réservés, 35e Mat. Mer. et Sam. Adultes, 25c Enfants, 15o Soir, à 7.30 Mat. à 2.00 Guichet ouvert de 12 à 4.00 6 à 9 hrs Téléphonez 2770 pour réserver les sièges Au lheatre Empire “THE THEIKOF BAGDAD” Cette vue, qui sera montrée l’Empire toute la semaine prochai ne, en est une pour laquelle 11 n'est pas nécessaire d'user d'hyperboles et de mots longs d’un pied et demi pour décrire ses qualiités. Tous les adjectifs dont nous pourrions nous servir ne nous serviraient de rien. Il faut voir cette pièce pour en sa vourer toutiqs les excellences. Jus qu'à précent, on avait cru qu'il fût impossible de décrire sur l'écran les fantaisies imaginées par l’écri vain qui onus a donné Ici livre im mortel: “l^cs Mille et Une \ults", chef-d'oeuvra dresser à 285 WEBBER AVE., ou pur télé phone, 3065-M. j30p UNE DAME demande de l’emploi comme sa ge-femme. 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LE CALENDRIER f r t LE PETIT PORTEUR DIT: Un 'des avantages de la tempête de neige de ce matin, c’est que ia provision pour faire de belles boules ne sera pas épuisée au moment du l Carnaval. LA TEMPERATURE— Incertain ce soir et demain. Demain, un peu plut chaud. Lever du soleil: 6 heures 59. Coucher du soleil: 4 heures 57. Longueur du jour: 9 heures 58. Le jour augmente de 53 minutes. vJour de l'année: 30ème. CALENDRIER RELIGIEUX Le 30—Ste-Martine, vierge et martyre. Le 31—St-Pierre Nolasque, fon dateur de la Merci pour le rachat des captifs (1256). Le 1—St-Ignace, évêque d’Antio che, martyr. :o: NOUVELLES LOCALES Téléphone dn Messager 1766. Téléphone elles M. Couture 14474. Le R. P. R. Miville, de Québec, vient «Vôtre nommé prieur du Cou vent des Dominicains de Lewiston. en'remplacement du R. P. Ro.v. Le nouveau prieur n’est pas un incon nu à Lewiston, ayant déjà prêché des retraites du carême et une neu valne de Ste-Anne à la paroisse St Pierre, il y a quelques années. Il est Agé de 50 ans et lut reçu lecteur en théologie en 1901. Le Rév. Père fut pendant quelque tempq* profes seur au collège Dominicain d'Otta wa. puis se consacra ensuite à la prédication. Son zèle dans l'accom plissement de ce ministère lui valut le titre de Prédicateur-général, qui est une très grande distinction dans l'Ordre de St-Dominique. Le nou veau prieur est nommé pour trois ans. Nous apprenons aussi que le R. P. Roy a été assigné à St-Hya cinthe. Une nouvelle de Woonsocket nous informe que les amateurs de musi que franco-américains de la ville «\u Rhode Island présenteront le grand opéra "Lakmé”, de Léo De libes, au théâtre Park, à 2 heures, dimanche après-midi. L'oeuvre est sous la direction de M. Chambord Giguère, un musicien dont la répu tation est connue dans toute la Nou velle-Angleterre. Il est compris que le même opéra sera répété le di manche 7 février et qu’on le don nera aussi à Fall River et Pawtuc ket les dimanches suivants. A cause des programmes réguliers dans les théâtres de ces centres, les ama teurs ne peuvent pas obtenir les salles pendant la semaine. Dimanche après-midi à 1 hre 30, commencera un grand concours de dames donné par le Club Social de l'Institut Jacques-Cartier. Les joueurs de Lewiston et Auburn sont invités à se rendre aux salles di manche. Une médaille en or sera donnée au vainqueur. Intentions de mariage enregis trées chez le secrétaire municipal: Dr. Eustache N. Giguère, dis 380 ruo Canal, Mlle Dinora Cailler, fille de M. Arsène Cailler. Il est probable que les nouveaux citoyens, qui ont été naturalisés la semaine dernière, auront l’honneur de recevoir leurs papiers des mains du gouverneur Brewster lui-même. D’après l'usage établi, ces documents sont généralement envoyés par la poste, mais lès officiers du Y. M. C. A. d'Auburn, voudraient donner plus de solennité à cet événement, cette fois-ci, et ils sont entrés en relation avec le gouverneur afin qu'il vienne remettre les certifi cats aux naturalisés, au cours d'une grande démonstration publique. Le gouverneur n’a pas encore donné sa réponse giais on croit qu'il «musen tira. Une importante transaction im mobilière a été terminée hier, alors que Mlle Blanche Turcotte, a fait l’acquisition de la propriété portant le numéro 322 rue Lisbon. Cette propriété comprend un terrain de 25 par 100 et une bâtisse en bois de trois étages. Il y a magasin au pre-' mier et deux logis aux étages su périeurs. Le Dr Horace Gauvreau en était le propriétaire depuis déjà quelques années. Le magasin était, jusqu'au mois dernier, occupé par la boulangerie Fontaine, alors qu’un fou ravagea tout le local. C’était même la deuxième fois depuis un an que le magasin était incendié. Mlle Blanche Turcotte dirige actuel lement un magasin de confiserie, porte voisine de sa nouvelle proprié té, et son Intention est de déménager son établissement après que le nou veau local aura subi une transfor mation complète. Mlle Turcotte a aussi l’intention de grossir son vo lume d’affaires en confectionnant les bonbonB et les chocolats. Nous croyons savoir que le montant de la transaction se chiffre dans les ,$15.OCX). Le silce, sur le côté droit de la rue Lisbon, près de la rue Hpruce, est considéré comme l’un des plus avantageux en vilje. Il est dans une section qui grandit et prend constamment de la valeur. Une répétition générale de l’opé ra "Roméo et Juliette”, avec orches tre et danseuses, aura lieu dimanche aoir à 6 heures 30, à la aalle du Muslc Hall. Par suite d'une décision de* la compagnie des théâtres, il est compris que seuls les participants seront admis. Une répétition par tielle des choeurs et principaux rdleB aura lieu ce soir. la salle de l’école St-Pierre. On nous dit que la vente des billets se continue et que les apparences de deux salles combles sont dès maintenant visibles. Voici les noms des nouveaux mem bres du club raquetteurs Le Mon tagnard Inc. d’après les derniers résultats du Comité de recrutement sous la direction de M. Henri Lau rendeau: Mlles Jeannette Laflam me, Juliette Bernard, Stella Desjar dins, Edmy McGraw, Lina Richard, Dr Anna-J. Morency, Rose-A. Pois son, Jeannette Lafond, Marte-A. La verdière, Anna Laverdière, Marie Anna Poisson, Ida Royer, Yvette Couture. Mme Irène Dubé, MM. William Ouellette et fimile Couil lard. Ces noms, ainsi que ceux que nous avons publiés récemment ont été soumis et adoptés à l’assemblée d’hier soir, tenue à la Cour-Munici pale. Les équipes de recrutement continueront leur travail jusqu’à lundi. Les membres de la Fanfare Ste Cécile ont organisé un grand con cours qui leur permettra de faire l’achat au printemps d’instruments qui leur Bont d’une absolue nécessi té. Il y aura parties de whist et grand concert le 30 avril. Un cas de malchance vraiment triste nous était rapporté ce matin. Il s’agit d’un bon fermier franco américain, du nom de Adélard, Ron deau et demeurant sur lit East Ave nue. A l’automne, M. Rondeau louait une vieille maison, près de sa fer me, pour y garder sa récolte de cent minets de patates en attendant la demande de ce produit sur le mar ché. Il croyait alors que l’endroit serait absolument sûr pour ses pa tates mais c’est avec chagrin que cette semaine il constatait que toute la récolte avait été gelée. Ce ma tin. un nouveau malheur l’afTligeait lorsqu’à son entrée dans l’écurie, voisin d« sa maison, il vit que pen dant la nuit son cheval était tombé à travers le pavé en planches de sa litière. L’animal s’était infligé des blessures graves dans sa chute et était déjà mort. C’est là une double perte très pénible pour M. Rondeau, qui n’est pas absolument fortuné. Espérons que ce sera cependant la fin ds ses infortunes et qu’il sera plus chanceux à l’avenir. Mme Adolphe Pelletier, de 136 rue Bâtes, est partie ce matin pour Magog, p. Q., appelée auprès de sa fillette Bertha, qui est gravement malade au couvent de l’endroit. M. Valdor L. "Couture, trésorier de la compagnie de publication du Messager, est' retenu à. sa demeure de la rue Sabnttus par une grave maladie, depuis déjà une semaine. Mlle Yvonne Reny, la Jeune pia niste bien connue, est assez sérieu sement malade du(puis quelques jours. Mme Jos. LeVasseur, de Rum ford, soeur de Mme Stanley Laroc. que, est venue à Lewiston, assister aux funérailles de M. John Laroc que ,inhumé ce matin. La soirée littéraire et musicale qui devait avoir lieu nu Club Mu sical-Uttéfaiire dimanche soir a été remise au 22 février, pour une rai son imprévue autant qu’incontrô lable. I^e whist donné par les da mes jdu Club, hier soir, a été un nouveau! suiccès. 120 personnes jouèrent aux cartes et on passa une très agréable soirée. On rapporte que M. Robert C. Barnstone, propriétaire de gros magasins de bijouterie en ville, vient de faire un don de $500 ati fonds de publicité de l’Etat. M. Barnstone voit de grandes possibi lités dans les ressources forestiè res et naturelles du Maine et croit que notre Etat devrait être annon cé davantage, ainsi que le gouver neur Brewster l’a si justement sug géré au moment de son inaugura tion. M. Barnstone partira dans quelques jours pour un voyage de deux ou trois mois en Europe, alors qu’il visitrra la France. l’An gleterre, la Belgique et les grandes villes de Hollande où on spécialise dans la taille du diamant. Mme Barnstono l’accompagnera. Ijo. compagnie répertoire. Carie ton terminera son engagement au théâtre Priscilla demain soir, après une saison de trois semaines qui fut un véritable désastre au point de vue financier. On nous dit que le directeur de la troupe et les jeunes gens de la compagnie du théâtre ont perdu plusieurs centaines de dollars pendant cet engagement. U?s artistes avaient cependant du talent et on présentait des pièces très Intéressantes mats apparem ment la clientèle française' de la salle n’aimait pas ce genre de spec tacle. 1,’tnsuccès de la tentative est toutefois attribuable en grande partie â l’antipathie de la popula tion de langue anglaise dont la pré sence a été plus que) maigre au théâtre durant les trois dernières semaines. On ignore encore quel genrs d'annuementa le I'riseilla: donmra à l’avenir, mais il appert que M. André Roman partira ce soir pour Montréal afin de tenter la formation d’une troupe qui fe rait une courte saison française, à commencer de la semaine prochai ne. Il es) pourrait qu’un program me de pièces françaises ferait do l'argent, quoique la saison soit un peu avancée, car le public semble grandement en désirer. Un citoyen de. Poland Spring, Raymond Nelson, serre-frein sur la division Poland Spring du chemin de fer Maine Central, a été écrasé entre deux wagons de fret, mer credi et il avait été transporté à l’hflpital, où il a expiré. On a trans porté son cadavre la demeure de ses parents, M. U Mm» Charles Nelson, de New Gloucester. M. Nel 8oo était Agé de 22 ans. C'est ce soir qu’aura lieu, au ma nège, le carnaval du Cercle Cana dien.- .Cet événement est toujours remarquable dans ks annales de notre Importàat'groupe de Jeunes gêna. Comme attractions principa les, les danseuses de festival Herli hy feront leur première apparition dans notre ville; ce sont Mlles Do rothy Blair, Marcelle Destnarals ®t Hélène Larrabée. Mlle Desmarals est bien connue localement et est élève de M. Herllby, de Portland. Elles paraîtront dans “Bits of Flult’' "Dalntv stepper" et "My Lady Dainty. Tous les numéros de danse seront ce qu'on appelle “toe dance’’ et elles ont été orga nisées par l'artiste lui-même. Un autre événement qui est de nature à attirer foule sera un solo vocal par Mlle Juliette Bernard, de cette ville, qui est élève de Mlle Flood, et qui remplira le réle de Gertru de, dans le prochain opéra de “Ro méo et Juliette”. La musique sera* fournie par la populaire orchestre’ des Collegiate Syncopators. Une surprise attend toute la foule qui se rendra au. manège, ce soir, et ce sera les pot lues charrettes, une Idée toute nouvelle de New York. Do plus, on annoncera le résultat du concours de poularité entre Mlles Clairet Plante et Alfréda Bou tin. Colle qui^aura gagné aura un Joli diamant. La danse commencera à 8 heures et se terminera mi nuit. Les municipalités de Minot et Hé bron, où sont situés les deux milles de chemin allant de West Minot au Sanatorium d’Hebron, demanderont l'Etat de prendre sur ses charges et de maintenir cette partie de la route publique. Deux citoyens de ces endroits ont été délégués Augusta pour conférer avec les autorités à ce sujet. Ils allèguent que l'Etat, se sert plus que d'autres de cette route. Samedi derniUr, un barbier fran co-américain de cette ville a reçu un télégramme de sa bru de New York, lui annonçant que son flls était mort. L■■■■.10:-. Soirées et Amusements Les Voisines Royales Camp Jean ne d’Arc ont organisé pour mardi le 3 février, une Sauterie qui aura lieu à la salle K. P., d'Auburn. La musi que sera fournie par un des meil CARNAVAL ET BAL PAR LE CERCLE CANADIEN CE SOIR A la Mlle du Manège, Lewiston Dames par les Danseurs Herlihy de Portland Musique par orchestre de 20 instruments ADMISSION 80 CENTS Nous venons justement de recevoir 1 les Records Victor chantés par M. Alphonse W. Colé Il nons fera plaisir de tous faire entenre ces records qui réellement sont un suc 'ès. Venez et votre visite sera appréciée. LAWRENCE MUSIG CO. H. H. GAUTHIER et W. T. WARREN, Props. Piano»., Victrda et Records Victor 810 RUE liISBON Tél. 1200-W. 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Les pré sidents do comités sont priés d'en prendre note. ANNONÇANT L'OUVERTURE LE OU VERS LE 4 Février 1925 SB LA Beauty Shoppb LFravlcy LPcllcticr PROPRIBTORC T«l«pKfir\a 3131 240L;»U$l. Q: Mona Invitons cordialement lea amita et leo cliente* à venir noua rendre visite. BOIS ET CHARBON Nous vous invitons à venir voir la meil leure qualité «le Bois aux prix leu plus raisonnable*. Bois franc, sec, scié ou fendu $14 ila corde Rondins $13 Kdpings de bouleau $14 1 GOULET FILS —Cour à Bois— 46 Vz RUE LINCOLN—Tél. 2775-W j30p O. C. Poliquin Ed. Turgeon Bols franc sec, débité on scié seulement, première qualité $14 la corde Edglng de bouleau sec, débité $14 la corde Rondins, $13 la corde Lewiston Cash Fuel Go. Bureau 482 RUE CANAL Tél. S148-M—Lewiston, Ids. BOIS Première qualité de Bois franc, débité ou scié seulement $14 la Corde BERG1R0N BRICK CO. 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DEUXIÈME SECTION—PAGES 9 A 12 ■W*' r i[ LE MESSAGER À W{ i J‘V DEUXIÈME SECTION—PAGES 9 A 12 VENDREDI, 30 JANVIER Ï925 UN DISCOURS M. MACKENZIE KING Lors du récent discours qu’il prononça à Toronto devant 4,000 personnes, le Très Honorable M. ^Mackenzie KingJ premier ministre du Canada rendit hommage aux qualités administratives de Sir Hen ry Thornton, président du -Chemin le fer National du Canada a qui 11 attribua l’amélioration constaté par tous au réseau national. Nous ex trayons de ce discours le passage suivant: “Je crois que tout le monde ad met qu’il aurait été très “difficile, de trouver un administrateur do chemin de fer plus compétent et plus qualifié par son expérience st ses talents pour mener a bien la tâ che gigantesque de coordonner et contrôler les divers réseaux fu sionnés dans le Chemin de fer Na tional du Canada, que sir Henry Thornton. Ce dernier, de. son côté, sera le premier à admettre, je crois, que le gouvernement l’a laissé entiè rement libre, lui et son bureau le directeurs, d’accomplir à. sa guise ses devoirs onéreux. “Le résultat des opérations du réseau .national n’est pas encore aussi satisfaisant que nous le vou drions et pas aussi satisfaisant qu'il devrait être pour que ce réseau soit un bienfait national, bienfait -qu’avec un peu* de chance II devien dra, croyons-nous, au lieu d'ètre un fardeau national comme il l'a été jusqu’ici. De toutes façons 11 y a une grande amélioration depuis que nous avons pris charge de la coordination et de la consolidation du, réseau et en avons confié l’admi nistration a Sir Henry Thornton. “Si nous examinons les budgets des réseaux nationaux (à. l’excep tion du Grand Tronc), nous consta tons les améliorations suivantes dans les déficits d’exploitation: 1920 $36,842,970 1921 16,092,901 1922 9.736,313 1923 6,018,119 En 1923 la fusion du: Grand Tronc avec les autres lignes permit de changer un déficit do $6,n vie, la santé et le développe ment de l’enfant dépendent Bran lement de la Hanté et de la protêt’ tton de la mère. Celle-ci peut bles ser l'enfant qu'olle porte aussi bien durant les neuf mois de sa grossesse qu’après sa naissance. Les chances qu'un enfant a de vl rro dépendent des reSRourP's de ses parents, de leur santé, do leur manière do vivre, des soins que re çoit la future mère, de sa nourri ture, des fatigues qu’elle endure, de ce qu’elle fait durant sa gros sesse, de son repos et des soins qu'elle ro donne pendant l'allaite ment. Plus de la moitié des enfants qui disparaissent pendant leur premiè re année, meurent à cause de la mauvaise santé de la mère. Les statistiqiws de 1916, prises d’après les rapports do 70 pour cent de la population des Etas-l'nls, indi quent que plus de 75,000 enfants sont morts dans leur premier mois (45.9 pour cent du total de la mortalité infantile). La plupart d'entre ux moururent en raison de. leur faiblesse due fi une maladie ou ft. une blessure. Quelques-uns moururent parce que leur mère négligea de soigner spn lait au par ce qu’elle ignorait l’importance de l’allaitement naturel. Ces décès fu rent un sacrifice Inutile fi l’igno rance et à la vie défectueuse de la mère. 1-a protection do la maternité no peut plus être ignorée. Cotte per te de vies doit être arrêtée, car non seulement l’enfant est un ci toyen de pins,‘malfft- de IjIus,-' les causes mêmes de lit mort do ces enfants agissent sur la santé et la vitalité de ceux qui survivent. Ce ne sont donc pas ceux qui meu rent, mais bien ceux qui vivent qui doivent être l’objet d'attentions. Dos milliers et des milliers d'en fan's ont besoin de soins spéciaux entre quatre et seize ans. Ils ont besoin d'tliments essentiellement nourrissants. Ils ont besoin d'une alimentation qui les rende forts et rigoureux et les mette à même do résister aux molodles. Aux parents do ces enfants, nous recomman dons très fortemnt lo Doit Bor den’s Eagle. Ktant fait du meil leur lait et du meilleur sucre scien tiquement mélangés, il permet do se développer rapidement et de de venir fort et bien portant. I.-es Ilosponsabiltés de la .Maternité Des milliers de bébés meurent chaque année par suite do négli gence. Ils seraient peut-être vi vants et heureux aupourd'hui s'ils avaient étd convenablement soi gnés. Qui doit-on blftnter? Sûre ment pas l'enfant. Des responsables sont ceux dont le devoir est de fai re tout ce qui est humainement possible, avant et après la nais sance, pour sauvegarder la vio et la santé de l’enfant. Généralement, c'est, la mère qui est accusée d'avoir mal soigné son bébé. Quelquefois elle mérite ce re proche1. mais bien souvent elle ne BABE DREXTOX de Manchester, N. H. Champion boxeur poids-léger du N.-Hampahlre, qui se battra ce sole contre K. O. LIBERTY, de Lewiston, dans un combat de 2 six rondes, à l'Hôtel de Ville de Lewletoa, le mérite pas. Souvent le père est aussi blâmer et quelquefois c'est lui seul qui eRt responsable de la mauvaise santé et de la mort de son enfant. Enfin, quel que soit le coupable, l’enfant n’en souffre pas moins. Croyez-vous que cela soit bien pour ce dernier? Certaine ment non. Par conséquent, pour la cause de l’humanité, soyez humain, donnez votre bébé une chance de vivre, de se bien porttr, d’étro heureux et de devenir à son tour un bon père ou une bonne mère. Souvenez vous que votre enfant n'a pas de mandé à. venir au monde—vous l’avez engendré—-donez-lui donc une chance de vivre. Usez soigneusement ces articles chaque semaine rt mettez-les de efité pour quand vous en aurez be soin. :o: Pensez et croydz tout ce que vous dites, mais ne dites pas tout co que vous penscj», et croyez. 5 PRETRES, 2 RELIGIEUSES Cinq prêtres dans la même famil. le. Voilà le privilège, insigne qu'au* ra la famille de Monsieur Arthur Roy, de Salnt-Michel-de-Bellechasse^ le 15 février prochain lorsque monsieur l'abbé Kvariste Roy, et deux antre» prêtres du séminaire de cette vl 1 hé-, MM. les abbés Jyéger Lé tourneau et S. Gagnon, seront or donné» prêtrV par S. G. ‘Monsei gneur Langlois, auxiliaire de Qué bec. L'abbé Evariste Roy a déjà qua tro frères qui sont prêtres. Ce sont l'abbé Pamphile Roy, actuellement aux Etats-Unis, l’abbé Albert Roy. du Séminaire de Québec, les RR. PP. Egide, missionnaire ait Japon et Marie-Antoine, de Montréal, franciscains. De plus, il compte deux soeurs, religieuses à l'Hôpital du Précieux-Sang. La famille Roy compte donc cinq prêtres et deux reügeuses. La Première Année du Bébé Est Sa Plus Importante tô début de votre enfant dans la vie dépend de beaucoup de la nourriture qu’il reçoit au cours des premiers douze mois. Un aliment, pour faire des os durs et des jambes solides, doit être sanitaire, nourrissant et en même temps facile à digérer entièrement. SI Vous ne pouvez nourrir votre enfant, Borden’s Eagle Milk devrait être votre première pensée. Pendant plus de soixante-sept ans les mères ont compté sur lui. Le Lait Eagle est fortement recommandé et prescrit par des mé decins, parce qu'il est propre, sûr et facilement préparé. Le Borden’s Eagle Milk élève aujourd’hui beau coup d’enfants dont les parents ont été élevés avec le Lait Eagle et dont les grands-parents, de ’60 et de ’70 du dernier siècle, ont été élevés avec ce lait identique. II a été très satisfaisant en tout temps. Le Borden’s Eagle Milk est du bon lait de vache pur, sanitaire, bien mélangé avec du bon sucre fin, dilué avec la bonne quantité d’eau. S’il est utilisé suivant les directions, il fournit un bon substitut au lait de la mère. Si vous désirez gratis des instructions en fran çais sur la manière de nourrir votre bébé avec le Lait Eagle et le rendre fort et en santé, remplissez le coupon suivant et envoyez-le-nous. ---COUPON Indiquez la brochure désirée Instructions pour Menus pour Livret pouf la nourriture Entants le Bébé Dépt. 10 Nom Adresse i French' THS ftORDKN COMPANY lornu •UILDINO nw. .tou.
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“ROMEO ET JULIETTE” Un splendide spectacle en perspective—La tou chante et tragique histoire des deux amou reiix de VèronçL^Sfâ-^ H/.ï La production locale du grand opéra i’Romôo et Juliette” promet d’ètre un véritable régal artistique et nombreux sont les amateurs de musiqufe de nos «leux villefTet autres centres du Maine qui se proposent d’assister à cot|£ fête .musicjjje. Ainsi que nous l’avons déjà dit, cet opéra sera clmnté au théâtre Empire, lundi et mardi, 9 et 16 fé vrier. M. Nichols, l’artiste décorateur des théâtres locaux, est à peinturer de charmants décors nouveaux, qui formeront un cadre vraiment admi Mlle Y VON N K ltl’.N Y La remarquable pianiste locale qui accompagnera de nouveau .-l'opéra rable aux délicieuses scènes compo sant cette touchante idylle d'amour. Les costumes seront aussi très jo lis. Une des nouveautés de la prochai ne production sera la fameuse danse de "La Pavane”, qui se dansait lors des grandes fûtes, vers le quinziè me siècle. Cette danse est de toute beauté et d'un charme artisliquo'peu ordinaire; ello. est strictement con forme à la tradition de l'opéra ainsi qu’on le présente il Paris ou à lîruxelles. Ces dames sont sous la direction de M. Alphonse Carrier. Le directeur musical est Al. Sel dion Crufts, qui jouit d'une grande M. ADKI.AKI» ROY Qui tiendra le rôle de Gregorio est l'un des dévoués officiers de l'Orphéon réputation de musicien dans tout l’Etat et qui depuis trois ans dirige les choeurs du Festival de musique du iMailie. Histoire de “iloméo et Juliette” Le premier acte se passe chez les Capulets ou se donne une grande fête suivie de bal travesti, en lliou neur de Juliette, la liîle de la mai son qui fait son entrée dans la so ciété. Le père Capulc-t la présente M. NAPOLEON S.WSOICY La puissante basse, qui tient le rôle du Père Laurent avec orguetiil et joie aux amis réu nis chez lui. Depuis un nombre Incalculable d'années, les Capulets et les Mon taigus, familles très importantes de la ville, se sont voué une haine im^ plarabls devenue héréditaire chez les descendants. Cependant Itoméo, le fils des Mon taigus, acompagné de son ami Inti me Mercutio, s’introduit à la fête -des Capulets ù l’aide d’un déguise ment. Il rencontre Juliette dont la beau té lui fait oublier qu’il est ennemi, et il devient éperdument amoureux; son amour est partagé par Juliette qui jure de n’appartenir qu’à lui. Mais Tyhalt, cousin des Capulets, qui veut épouser Juliette, reconnaît Roméo parlant à Juliette et se pro met une vengeance. Au 2ème acte, on se trouve dans le jardin de la demeure des Capu let. Juliette s’est retirée au balcon de sa cliumbre et laisse .parler son coeur. Roméo qui s’est introduit dans le jardin eniend le Bccret de Juliette et apprend ainsi qu’il est aimé par ^elle. Au comblé de la joie il s’ap "proche d’elle el/~après l’échange de doux aveux, ils engagent leur fol. Les gens de la maison, croyant avoir entendu du bruit visitent le jardin et ne découvrent plus .que Gertrude, gouvernante de Juliette, (lui leur certifie que personne ne s>st introduit dans le voisinage. Après le départ des domestiques, Roméo reparaît auprès de Juliette M. JOSEPH CAOfETTE Qui n charge des billets pour les deux soirs do représentation et (lui tient le rôle de Paris dans l'opéra et ils promettent de s'épouser. Au Sème acte, on se trouve dans la cellule du frère- Laurent, qui est eu prière. v Roméo arrive au point du jour et confesse son amour pour Juliette Ca pulet. Celle-ci arrive à son tour, sui vis do Gertrude et demande au frère de bénir son mariage avec Roméo. Le frère Laurent, quoique sur pris, et au risque d'affronter la co lère des deux familles, se réjouit à la pensée que l'amour des jeunes gens éteindra sans dotue la haine séculaire, et bénit leur union. Au»2ème tableau, Stéphane, le page de Roméo, vient de la rue, en face de la maison des Capulets et, ta narguant, chante une ballade. Au son de cette chanson les gens de Capulet sortent et veulent atta quer le page. Ils auraient vite rai M. S ICI,DON CRAKT8 Rc sympathi(jue*directeur de “Iîoméo et Juliette” son de l’enfant, mais Mereutio, Ro méo et les partisans des deux mai sons surviennent et après des in jures de toutes parts, un duel s’en gage entre Mereutio et Tybalt. Ce dernier tue Mereutio et injurie Roméo qui, à cause de son récent mariage avec Juliette, ne veut pas relever les insultes. Mais devant son ami mort à ses pieds, il oublie sa réso^ition et à son tour so bat en duel et tue Tybalt. Au bruit des armes, la foule s’est rassemblée ainsi que Capulet qui, à l'arrivée du duc de' Vérone, deman de justice pour son cousin Tybalt. Le duc condamne Roméo K l'exil, ruais celui-ci jure qu'il ne partira pas sans revoir sa Juliette. Au 4ème acte, Roiuéo et Juliette 8e sont retrouvés et Juliette a par donné la mort de son cousin. Le temps passe dans toute la tendresse de leur jeune amour, mais l’heure du. départ a sonné, et Roméo doit partir. t Cette scène se passe dans la cham bre de Juliette. Tybalt, en mourant# a fait prousettr/B à Capulet que son cousin, le cdmte de Paris, épouserait Juliette et pour répondre à ce désir. Capulet Impose sa tille le mari qu'on lui a choisi. Celle-ci, éperdue, ne sait que ré pondre, mais le Frère Laurent lui fait signe, d’accepter, après explica tions avec elle. 11 lui laisse un liquidé qui fera d’un sommeil l'aspect d'une mort mensongère, et par la suite lui per mettra de fuir avec son époux. Au 5ème acte, Roméo qui n'a pu recevoir le message du Frère Lau Il M. 01,1 V1KK PKIiLKTIKK Qu'on nuru l’occasion d'entendre dans la partie de Benvolio rent, lui annonçant la léthargie de Juliette, et qui, comme tout le monde, la croit morte, arrive déses péré au tombeau des Capulets et boit du poison. Juliette se réveille et voit son époux à ses pieds. Ravie, elle veut fuir avec lui, mais Roméo commen ce à perdre ses forces. Il lui avoue qu'il voulait la re joindre au tombeau. Juliette, à ce récit, perd la raison et, saisissant la' dague qui est à la ceinture de Jtoméo, elle se poignarde. Les amoureux expirent l’un près de l’autre, après avoir demandé par don ii Dieu. Cette scène est tou chante au sublime. Le difo de Roméo' et Juliette “C’est là! Salut tombeau” est très impressionnant, et nul ne pourra oublier ce tableau si émouvant. -;o: AU CANADA St‘David, Viunaska —Pendant l'année dernière, plu sieurs familles nous sont revenues des Etats-Unis, entreautres: les la milles Félix Laplume, Sylvio Blan chard, Mme Ovide Picard, Joseph Charlandi, Orner Morissette, Doria Lambert, Orner Mopin, Arthur Are! et d’autres annoncent leur retour pour bientôt. MONTRES DIAMANTS Argenterie Payez Par Semaine EDWARDS JEWELRY COMPANY 109 SUE LISBON LEWISTON NOUS L’AVONS NOUS L’AVONS Le fameux Bois de Chauffage —de— MOWER S8.00 LA CORDE Bois de boite et bouts Tel. 1912 I LES YEUX ACCUSATEURS »vü ç i àt Cette tht^c scientifique participe du romaHlaque, itons dit le J J professeur Vclter l*es yeux de( la victime peu vent ila .dénoncer i'assassin? ou, plus ex actement 1% photographie, des yeux du cadavre ,d’un assassiné péujt-elle révéler l’JmÀge du meurtrier1?, 'Telle «et la question qu’un Jour naliste parisien a posée deux per sonalltés éminentes de la science française, à. la suite de l’informa tion parvenu de Berlin concernant l’horrible tuerie perpétrée par l'in dustriel Angclsfèin. 1-a culpabilité do ce dlcrnier aurait été prouvée par la photographie des yeux d'une de ses victimes, conservant sur la ré tine l’image d’Angelstein brandis gant une huclic. Lti question a été, pendant long temps. fort controversée. -Mais la science, a” définitivement Infirmé cet te hypothèse et, au commentaire du processeur allemand Bohner, qui déclarait, dans la “Kolnische Zoi tung'V que le fait c’était pas impos sible, on opposé le démenti du doc teur ’E. Velter, professeur agrégé a la Faculté de Paris, chef du servi ce optalmologlque de l’HôteJh-Dleu. “line persistance des, impressions lumineuses, sur la rétine, nous a dit l'éminent, ophtalmologiste, physio logiquement connue depuis long temps, s’explique par les modifica tions physiques ot. chimiques pro duites dans la rétine par la lumiè re; “Ces modifications du pourpre) rétinien peuvent être constatées ob jectivenvent de la façon suivante'1 une grenouille, maintenue pendant 24 heures dans l’obscurité, est ex posée pendant quelquos secondes h la pleine lumière devant une te 4* nêlre vIvi'meriP'Kttifé#.''' “L’animal eut sacrifié, Ica réti ne* immédiatement .prélevée* à .la lumière rouge et Sron au grand jour) sont étalée*, puis fixées avec une solution d’alun. Il est possible alors, la loupte, d’y velr, se déta chant en claie sur un fon^ rougeâ tre, la silhouette de là. fçnêtre. En làlsoh des altération», cadavériques extrêmement rapide» de la rétine, le phénomène ne peut être mis en évi dence qu'immédistMlut après 1» mort. VŸiFi*** -ii “L'ocll peu?1 'f'fVo comïriflr à %n apareil photographique minuscule, dont l'objectif représenté par les milieux réfringents, et la plaque sensible par la rétine; les images qui se projettent sur cette. plaque sont de dimensions extrêmement’ réduites, et, dans l'eocpérlence pré cédente, ne peuvent être décelées qu’à la loupe, avec un assez fort grossissement. “De là.'' à photographier l’oeil d’un cadavre pour y voir comme dans un miroir l'Image d'une seine tragique, il y a un abîme. "La persistance des impressions lumineuses sur la rétine est donc un fait scientifiquement exact, qui, bien qu'on en ait tiré Jadis, dans un roman connu. Un parti saisissant, ji’est pas encore sorti du domaino des expériences de laboratoire." M. Beyle, savant directeur de L’identité Judiciaire, ne s'est pas ému de cette soi-disant découverte allemande. Vonntf’jfefOiT lç^-Va® 'de “Dodge Taxi Company”. Lorsque J. ti. Anderson se retira. U acheta la propriété du Star Taxi, et ache tant de nouveaux chars, il changea le nom en celui de “Star Checker Cab Co.” Maintenant un Service de 24 hrs le commerce de M. Lévesque a aug menté h tel point qu’il possède ac tuellement Ijuatrfrtmrls Éfws -icr char Peerless, pour voyagea spé ciaux. Napoléon, comme on l’appelle fa milièrement, dans les deux villes, fut l'un des premiers à adopter le système des compteurs pour ses taxis. Il dit que 'les clients sont contents lorsqu’ils voyagent avec “l’horloge”, et il croit que c’est le meilleur système pour compter les frais de voyage. r~ "Courtoisie et fraie modiques" sont la devise de Napoléon, et il compte sur cette devise pour méri ter un plus gros patronage. Sans compter qu’il conduit lui-même par occasion, Napoléon emploie quatre chauffeurs pour ses taxis, et Napo léon insiste pour que ses chauffeurs pratiquent en tout temps "La Cour toisie et la bonne conduite." i—|PREMIER anniversaire m DES STAR CHECKER CABS Service Sur et Recommandable 24 HEURES PAR JOUR T AXIS CHAUFFEURS COURTOIS ET PRUDENTS JL j 1 H 1 1 M I II AUSSI TAXI DODGE 295 RUE LISBON TEL. 2498 Fred Lévesque, gérant y SERVICE à toutes HEURES HECKER Machines PROPRES ET CONFORTABLES Char noir spécial pour COURSES PRIVEES NAP. LÉVESQUE, gérant Notre rapide croissance montre l’estime dans lequel tous nos clients nous tiennent— NOTRE DEVISE ‘Courtoisie et Frais modiques’ S'or-NIGHTund ËMERGENCÏ. •l POSTE COIN DES RUES MAIN ET CHAPEL A ATALI HOU RS
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ENCORE UNE ATTAQUE De l'indépendant, de New Bedford Les adversaires de tout ce qui ne revêt pas l'étiquette de l'anglo saxonisme, au pays de l’Qncle Sara, semblent réellement s'être concer tés pour sa/turer tous les genres de publications de leur rançoeur, si bien qu'il est presque impossible d’ouvrir une revue sans que l’on y voie étalée comme une menace de désarroi, de désastre national, la présence de citoyens d’origine étrangère aux Etats-Unis. Ainsi le Dearborn Independent.r journal du "roi do la ferraille” vient de nous offrir dans son édition du 20 décembre un autre modèle de cet “américanisme ccnt pour cent" par lequel on ne peut plus souffrir le citoyen d’à côté qui n'a pas eu le bonheur, l'avantage de saluer, en venant au monde, un père, une mè re dont loi nom! réponde à une cou sonnance tirée de la langue offl propos des feuilles de langues LES MERES DES FILLES Trouveront proflt à lire la lettre de Mme Quigg, disant comment le Lydiu E. Pinkliam's VegetaMe Compound a aidé A sa fille Royersford, Pa.—“àfa fille était malade depuis I'fige de 13 ans, elle était. irreguuere et sujette à de terribles maux de tête, ainsi qu'à des douleurs au dos et aux cAtés. Elle (ut ainsi pendant six mois, avant que je commençasse à lui -faire prendre le Lydla E. Pink ham’s Vegetable compound. Il lui aida beaucoup. Elle n'est plus ennuyée par les maux de tête et de dos ou les crampes. Elle est régulière. Je recommande le re mède aux mères dont les filles souf frent des mêmes troubles.” Mme QUIGG, 210 Main Street, Royers ford, Pa. Autre lettre d'une Mère Roxbury, Mass.—“A l’âge de 16 ans, ma fille était épuisée, nerveuse et pauvre en sang. Ces troubles la rendaient nerveuse et incapable de travailler. Elle essaya plusieurs re mèdes Tiui ne lui. firent pas de bien. Finalement je lui conseillai de pren dre le Vegetable Compound. Depuis elle a gagné en santé et en force; elle travaille maintenant constam ment. J’ai raconté ces faits à plu sieurs mères.”—Mme HUDSON, 262 Eustis St., Roxbury, Mass. (13) F. E. Bérubé, Dr. CHIBOPBACTEUB Heures de burasu: 8 à 12—2 15—7 à 8 Tel., 24S0 Bée., 2016-J PAS D'OFFICE LE HEBCBBDI SOIB 171 rue Lisbon, Lewis ton. DR E. A. LEBEL DENTISTE 198 rue Lisbon, coin Pins. ewleton. TéL 1158-B Heures de bureau 8 i midi e» 1.80 4 6. Aussi per engagement. no è Un Mauvais Goût le Matin f :m ur est l'avertissement d» la nature gu* rot intestins sont obstrué», vous êtes lourd et sans énergie. Votre ambition est disparue. aide la nature en purgeant tout en tous soulageant de ce qui sur* charge Totre système digestif. Il agit doucement, sûrement et sans danger parce que le Dr. True’s Elixir est fait des meilleures her bes importées et d'une pure qua lité. A été employé avec d’ex cellents résultats, par les enfants et les adultes, depuis plus de soi xante-quinze ens. C’est Le Vrai Laxatif des Familles Achetes.le en grosse bouteille pour familles, prix $1.20. Autres grandeurs 60c et 40c. étrangères, commençons d'abord par cette presse d'où suinte, ù coeur d’année, le plus amer dénigrement contre les éléments ethniques qui sont passés, en. inombre plus ou moins considérable, par cette bar rière que leur ont ouverte des offj ■ciers du pays légalement constitués. 1.'américain véritable et te) que nous l’avons toujours compris ne n’inspire pas aux mêmes sources que ces faux et subtils propagandis tes mais voit dans cette phalange d’éléments qui formont la nation américaine, des artisans de la gran de république qui, bien que travail lant de la manière qui leur convient le mieux, leur semble la plus prati que et la plue logique, n’en contri buent pas moins à faire revivre par de véritables accomplissements la mémoire et l’oeuvre dé ceux qui ont assis le pays sur les bases qui ont fait sa grandeur, sa puissance. Aussi longtemps donnera-t-on aux races étrangères ce moyen par le quel elles peuvent se mieux consti tuer en artisans de la république, aussi longtemps le pays progres sera, grandira. Quand on le leur refusera, ce sera la désintégration, maiB on ne pourra pas l’imputer aux citoyens d'origine étrangère. Ce moyen auquel nous faisons allu sion. c’est la langue maternelle, cielle du pays où nous vivons. Cet écrit, nous parvenant au len demain dos ascices de la Fédération Catholique Franco Américaine, nous fait désirer plus erdeknment que jamais la création d’un secré tariat des oeuvres catholiques et' françaises aux Etats-Unis, afin d’f tre plus en mesure de désarmer ceux qui se sont apparemment tracé pour mission de nous giffler. Si la presse doit être bâillonnée, comme on en fait la- suggestion A c’est la fort Sans des deux agents, nous ne pouvons donner au pays le maximum do notre rendement pos sible. Notre fol et notre langue constituent notre boussole et seules elles sont capables de bien—nous orienter. L’article auquel gous référons porte la* signature de Gaspar F. Goodrich, contre-amlrfci de la Ma rine Américaine. "Créons nous une population po lyglotte?” se demande M. Goodrich dans son écrit. Nous lui répon drons que cette création n’fest pas nécessaire puisqu’elle existe déjà dans le sens strict du mot. D’ailleurs la prospérité dont jouit lo pays depuis l'établissement de la république, lo prestige qu'il peut exercer ot exerco auprès des autres puissances 'ne prouve-t-il pas que rexistenoe d'une population po lyglotte n'a pas été un détriment à la nation mais bien la clôt de son succès. Les éléments qui composent la population du pays ont apporté cha cun leur bagage de moyens, de fac teurs pour parvenir h un mieux quelconque et c’est la rivalité d'ambitions, de moyens qui fut en gendrée qui a activé la marche vert le progrès, l'avancement, la pros périté d’un chacun et par contro de tout le pays. M. Goodrich voudrait entraver le développement des publications étrangères, il prétend que trop de feuilles sont distinctement antl américaines et que celles qui ne sont pas les ennemies avouées des institutions du pays onf le mauvais effet de décourager l'é tude de la langue nationale. 11 ac cepte alors comme remède la sug gestion qui a été faite d'imposer uno taxe sur chaquo copie d’une publication quotidienne, hebdomar daire, ou mensuelle et d'exiger une traduction anglaise de chaque édi tion. M. Goodrich se permet cepen dant de faire l’aveu que les Améri cains sont de “tristes linguistes, ne comprenant généralement pas le sens des choses publiées ou affi chées dajis une langue autre que l'anglais." LANGLAIS REED Soin franc, première qufclité, corde $14 Rondins bois franc, eorée $18 EdcioRi et Croûtes bouleau, carde $13.50 Bois franc, deuxième qualité, corde $1$ SW RUE PARS. LfiWISTON. TéL S873 a.*. PILULES ROUGES v.- POUR Femmes Pâles et Faibles Traitement économique et facile, le. Pilule» Rouge» pour le» Femme» Pâle, et Faibles peuvent être priaea en toute sécurité par le» femme, depuis leur plu» tendre enfance jqsqu'à la vieillesse la 1 plu» avancée. Les Pilules Rouge, sont une spécialité pour les maladies des fem. mes elles n'agissent que sur les symp. tûmes des maladies qui leur sont parti culières. 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Xél., 143 COIXBOB—Tél. 3IS6-W Téléphone 8134 LEWISTOH VOICI DU BOIS Première qualité de BON BOIS FRANC •ec, «cié, le cordc |14 RONDINS de boia Irène, le corde |13 Autre qualité de BOIS FRANC, débite. la corde |i; EDO. de fcotdeeu ou K DG. d'éreble. 1» corde S13.S0 En earploe, lee Timbres de Marcotte et Prére. —S'adresser à— GEO. E. JANELLE SUE CANAL, près dt la Oeder _ Té». S87S-W jïfp A. A. COBB, M. D. T UX, OREILLES, EBE, 00X01 AJnatauant di Laitln HOPITAL PBIVA 243 rue Main, Auburn. Oa parla français no h la masse des Américains. L'appli cation du remède de M. Goodrich serait non pas un antidote maia un autre poison qui ferait son chemin presque aux raclnos même de l’or* ganisme national. Nous dirons en terminant que l'harmonie d'un orchestre est mille fois plus'agréable que la monotonie d'un seul instrument. Plus 'ou cherchera à produire cette harmonie, en s’inspirant plus souvent des principes qui ont gui* dé les pères de la Confédération, mieux le peuple américain pour ra tr&vallcr a la grandeur de ce pays. Ce n’est pas dans la conservation de l’idiome national des divers élé ments que repose le danger que l’on signale, mais c’cst dans la perte de la langue maternelle, de la fol et des traditions. La politesse est une monnaie qui coûte peu et a toujours cours, mê me si elle est factice. Fernand Daspint AVOCAT 215 rue Liabon, Lawiaton. Tél. 2940 PILULES MORO POUR o Le. HOMMES Sont infiniment le meilleur remède que les hommes puissent employer coa. tie les maladies de IJ~ Estomac Dyspepsie Palpitations Maux de tête Etourdiaaementa EJI mnCAINUIMMIIttUMpilnM* nentles RhufnatitmM r Névralgie* Maladies du Pote' Depuis trente ans, elles sont en grande vogue chez les hommes à qui elle* con servent les forces et la santé. Evitez lea substitutions par lea mar chanda intéressés. 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Sir Arthur a don né une interview à la “Westminster Gasette’’ et son opinion est basée partiellement sur l'examen du cr&ne préhistorique déterré cm Rhodésie, 11 y a quatre ans. Sir Arthur espère que ses prévisions fie réaliseront, parce qu'un homme doué d’une in telligence extraordinaire Réprouve plus de douleur que de plaisir. f
ashamed It brought him untold miser?}yet ont? he, himself, was to blâme. HE had neglected hit teeth to long that he wat actually athaned to vitic hit dentitt. And like to many people, he kept put ting it off. rinally he became to tentitive about their appearance that in con versation he habitually dittorted hit mouth in an effort to hide thern from view. He was uncomfortable wherever he went. LhUrimt T—th Patta tUamt Mi a aam M>. Al tau aar càamitlt iava ÜkiwW a paUakimt lairaAlanl tkat natlj elaaat Mi —I MraicUat Ha naaul—a AUkail tnèltm Aaatly hM. A large tube of Listerine Tooth Patte il only 25 cents; at your drug em'i.—UmbertPkarmacâlCo.,Saint Louis, U. S. A. LA PLACE PAR EXCELLENCE Noua faisona toute* sortes de réparations pour Vêtements pour homme» et dame**. Aussi noua prtaaous, nettoyons et teignons. Une eisite est sollicitée. Nos prix sont raisonnables. GAUTHIER A TALBOT XAUXSVRS 6 nie Sprnce, Lewiston, Me. XélépbOB* 8904 —————s—.si— à, T. N. 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Waterville, M ttt.40 a. m M|7.30 a. tu A18 14 a.m., B 18.25 a. m., M 112.40 p. m., M (12 50p. m., A12 4(1 p. ra.. Bf3.00 p. m., M 13.45 p. m* M*10.40 p. m. A Auburn. B Rue Bâtes. M Rue Main. Tous les jours. _ Dimanches seulement, t Tous 1 es jours, dimanches exceptes, a Pass-ngers provide own fcrriage betvrccn Bath and Woolwich. JTours les jours samedis exceptes. i D. C. DOUGLASS, M. L. HARRIS, V. P. et Gerant Agent General 9-2S-24 General. des Passager* FEUILLETON DU MESSAGER Po. 23 Victime de la Jalousie (rend Roman Dramatique —Non assurément. J’aimais beau coup cet enfant déjà et je l’aimerai encore davantage, maintenant que je connais sa triste situation. Mais je suis dans une position bien délicate, obligée à me cacher comme une coupable et pas en me sure de prendre la défense de quel qu’un et d'entrer en lutte contre les compétitions qui vont surgir. Cette femme réclame son enfant. De quel droit refuserai-je de le lui rendre? Quel prétexte invoquerai-je pour le garder près de moi? —Vous lui répondrez, dit Mlle de Ferrandière, ce que je lui ai répon du déjà, quand elle est venue me le demandsr à moi. Vous lui direz que son père et que sa tante n’ont pas voulu qu’il restât sous le toit d'une empoisonneuse. Et elle fera avec vous ce qu’elle a fait avec moi. Elle courbera la tête. —Et si elle proteste? Si elle nie? —Je vous laisse les preuves de son double crime, que vous pourrez lui mettre sous les yeux. Pendant cette nuit où je suis res tée sans dormir, les yeux devant la vision de la mort, j’ai tout préparé: le testament par lequel je fais Jac ques mon unique héritier. L’acte où je signifie ma volonté que l’enfant de mon frère, confié à mes soins par lui, soit soumis à votre tutelle. Et enfin, les preuves du crime, l'analyse du poison qu’a fait faire mou malheureux frère, sa déclara tion et la mienne. Mlle de la Ferrandière prit à cû té d’elle- trois grandes enveloppes soigneusement cachetées. —Tout est là-dedans, dit-elle. Avec de pareilles armes, vous n'avez rien à craindre. Et je suis sûre qu'on ne se liasar liera pas même vous chercher que relle et à soulever des difficultés. Et je pourrai mourir tranquille, sachant mon pauvre Jacques entre vos majps. Je vous en prie, ne me refusez pas! Mirande ne répondait pas. Elle avait le plus grand désir de se charger de cette mission, de gar der près d’elle cet entant que sa Allé adorait et pour lequel, surtout maintenant, elle sentait son coeur plein de tendresse. Elle considérait comme un devoir sacré de l’arracher au criminel mi lieu dans lequel elle le voyait sur le point de tomber, si sa tante mou rait. Et elle commençait craindre que celle-ci, dont les traits semblaient se décomposer de minute en minu te, et qui faisait preuve, pour cacher ses souffrances, d'un courage véri tablement surhumain, elle commen çait ù craindre qu’elle eût prédit juste et n'eût plus, en effet, que quelques jours, quelques heures peut-être à vivre. Elle eût voulu la soulager. Et elle dit encore qu’il fallait fai re appeler un médecin. Mais la vieille fille s’y refusa énergiquement. Elle était inquiète seulement du silence que gardait son amie. —Vous ne me répondez pas, fit elle. —Hélas! fit Mirande, ce n'est pas que j'hésite à vous rendre le servi ce que vous attendez de moi. Mais la grandeur de cette tfiche m’épouvante. Si j'étais incapable de la remplir, ou si Je ne pouvais la remplir qu'im parfaitement? Ce n’est pas que je redoute pour •mol quoi que cp aol|.,^, Mais j’ai peur, pfelfe et seule I comme je le suis, de ne pouvoir pas être pour l'enfant une protectrice assez puissante. Ah! si j'étais libre. Mais je suis en puissance de mari, d'un mari qui m'a condamnée, qui me hait sans dioute à cette heure. Et que je suis étonnée de n’avoir pas encore vu venir me chercher en ina retraite pour me prendre mon enfant. Je crains de ne pouvoir défendre ma propre fille. Comment ne tremblerais-je pas pour la sécurité d’un autre? -W uunno a uin t'Ulic* mis puissant» et sans scrupules. Qui dit que, malgré les armes que tous'in'offrez, je ne sei'ai pas vain :ue? Ma faiblesse m'épouvante et c’est la seule raison qui m'arrête. Ah! si j’avais la situation que l’ai méritée et à laquelle j’ai droit: le femme respectée et inattaquable! Si je pouvais dire hautement mon nom devant tous, je ne redouterais rien. Mais dans ma position, la moindre perfidie peut me jeter à terre. Demain, le vicomte, qui m'a vue ici, peut faire connaître à son père l’endroit où je me cache. Celui-ci accourra pour me prendre ma fille. Je n’aurai qu’une ressource, c’est le m'enfuir avec elle pour qu’on ne me la vole pas. Et que deviendra, pendant ce temps, le pauvre petit? Je ne puis pas lui faire partager notre vie errante, notre vie de dé tresse et d'alertes perpétuelles. Lier son sort au nôtre, ce serait peut-être l'exposer k bien des priva tions, k bien des catastrophes. Cette responsabilité m'effraie. Et j'ai peur! La comtesse cessa de parler. On voyait, en effet, sur sa physio nomie' ‘comme une épOtfW)&te>-un? épouvante qui l’avait saisie, en énu mérant, comme elle venait de le taire, tous les dangers qui la me naçaient, elle et son entant, dangers nuxquels elle s’efforçait de ne pas penser, carjelle n’aurait pas pu vi rre, et qui deviendraient plus prés ents si elle entrait en lutte avec me femme qui était la maîtresse de 'homme qui l'avait perdue en l’es nrit de son mari et qui déjà lui ivait fait tant de mal. A la première attaque, s'il n’a rait pas fait encore connaître à son nère la retraite de Mirande et dé sa 111e. n’alUit-il pas s'empresser de la é vêler? En voulant protéger l'enfant d’un étranger, n’allait-elle' pas s'exposer à Perdre sa propre fille? Toutes ces pensées avaient afflué instantanément à l’esprit de la pau vre femme et lui avaient montré )oute son Impuissance. Pourtant, il lui était difficile de se soustraire au devoir sacré qu’on voulait lui imposer et elle n’en avait pas la pensée^/ Mais elle tremblait'da ne pouvoir pas le remplit Pendant qu’elle songeait ainsi, elle vit dans les yeux de la pauvre tante fixés sur elle et qui ne la quit taient pas une telle angoisse qu’elle frémit de la tête’aux pieds. Et elle ne crut pas devoir tefu ser à cette mourante la suprême con solation qu’elte' lui demandait. Elle saisit~les enveloppes et dit brusquement: —Vous pouve* compter sur moi. Dussions-nous succomber à la tâche, ma fille et mol, nous sauve rons votre petit Jacques! Et elle se leva. Elle avait hâte maintenant de s'é loigner pour réfléchir à ce qu’elle devait faire. Mlle de la Ferrandlère l’attira à elle, déposa sur son front, de ses lèvres déjà glacées, un baiser d’af fection et de reconnaissance. —Dieu vous protégera, dit-elle. Et moi je vais mourir heureuse. La comtesse 'quitta la chambre, alla chercher sa fille pour rentrer chez elle, et, comme elle approchait de sa maison, elle vit, quelques pas devant la porte de la grille, sa femme de ménage qui semblait l’at tendre. —11 y a un monsieur qui attend madame. T'n monsieur d’un certain âge. •If l’ai tait entrer dans le salon! Ai fraude était devenue d’une pâ leur ilo mort. l’est a peine si elle trouva la force ilo demander: Il a dit son nom? —Non, madame. Il a dit que ma dame le connaissait bien. La o.nteifio avança jusqu'à la grille ih -c p.-écaution, toute trem blante, ei vit se profiler derrière les fenêtres du. salon qui étalent fer mées, une silhouette qu'elle recon nut aussitôt. Elle eut un cri étouffé, —Le comte! f J Puis, à bu fille, comme pétrifiée, elle Jeta ces mots de terreur: —Fuis, mon enfant, fuis, c'est t0HLèâei'a grande&tupéftlction àM servante, la petite se mit à courir du côté du jardin, pendant que la mère, plus blême encore et toute chancelante, montait lentement les degrés du- petit perron précédant sa la menaçait, maisonnette. Avant de prendre la fuite à son tour, elle voulait voir quel danger TROISIEME PARTIE LE PASSÉ I Voici quelles raisons amenaient Sanxay, dans la maison de la com tesse Mirande, sa femme, le comte Herbert de Plouazec et comment il avait connu le lieu de retraita.de celle-ci, qui ne lui avait pas été ré vélé par son lils, ainsi qu'on pourrait le supposer, le vicomte ayant trop d'intérêt à ne pas mettre en con tact son père et l'épouse qu’il avait chassée de chez lui. Et Joël se serait d’autant mieux gardé de faire part au comte de la rencontre qu'il avait faite au ch& teau de la Ferrandière, qu’il avait remarqué depuis quelque temps dans l'attitude du vieux gentilhom me, un changement dont il avait parlé k sa maîtresse et qui commen: fait à l'inquiéter. M. de Plouazec, qui avait semblé, après avoir fait, cpmme il le disait et le croyait, justice de la trahison de sa femme, vouloir se lancer, à la suite de son fils, sans doute, pèur chercher l'oubli, dans une vie de dissipations et de désordres qui n'al lait guère à son fige et sa gravité naturelle, M. de Plouazec,' disons nous, n’avait pas tardé k renoncer à cette. agitation factice qui né lui donnait aucune satisfaction et ne parvenait pas à chasser le cours de ses pensées. Il avait en même temps des re grets et des remords; regrets di'avolr agi avec trop de précipitation, et remords d’avoir frappé peut-être in justement; il y avait en effet des mo ments où, se rappelant les protes tations de Mirande, l'accent de sin cérité de bcs protestations s’ajou tant aux dénégations de celui qu’il lui avait donné pour amant, et qui paraissaient aussi avoir un parfum de loyauté qui ne trompait pas,„ il y avait des moments où il croyait encore à l’innocence de la comtesse. Alors, il devenait à ses propres yeux un homme abominable et il se faisait horreur. Avec le temps, cette imprestfon, qui lui était restée, ne faisait qu’augmenter au lieu de diminuer et les sarcasmes de son fils ne parve naient pas ù l’entamer. Le comte était devenu, la suite des luttes qui se livraient ainsi en lui, des visions de beauté qui le poursuivaient quand il pensait à Mlrende et constatait le vide que causait son absence, singulièrement attristé et taciturne. Il ne sortait plus, et Joél ne par venait, ni à l'entraîner ni le dé cider, et il disait, avec un senti ment d'inquiétude: —Il l’aime toujours! Et il prévoyait le moment où il verrait rentrer en triomphatrice au près de son père celle qu’il avait tant contribué à faire chasser. Il est vrai que si cette velléité s'emparait jamais du comte, il sau rait, pensait-il, y mettre bon ordre. Et quand il avait parlé* de cette crainte à la baronne, celle-el lui avait dit aussitôt. —Ce sera le moment d’agir! Il savait ce que la misérable en tendait par ces mots et n’avait pu s’empêcher de frissonner; mais il était persuadé qu’il ne serait pas obligé d’en venir là. Et pour se rassurer il se disait que son père n’étslt pas près de dé couvrir la retraite de celle qu’il cherchait peut-être en secret, tout en déclarant à Joél que jamais il ne la recevrait. Tel était l’état dtâme du comte quand, un après-midi, M. de Ploua sec, qui ne quittait guère son hOtel et était enfermé dans son cabinet où voltigeaient autour de lui tou tes lès pensées sombres que nous venons d'énumérer, entendit frapper discrètement ù la porte de son ca binet. 11 eut un léger sursaut et deman da brusquement. —Qui est là? —C’est moi, monsieur le comte, dit le valet de chambre. —Ouvre! Qu’est-ce qu’il y a? —C’est un monsieur qui deman de à parler à monsieur le comte. En même temps, le domestique tendait une carte. M. de Plouazec la prit, la lut, et ses sourcils se froncèrent. —Philippe d’Orchères, flt-il, je ne connais pas ce monsieur. Mais aussitôt ce nom lui rappela un souvenir. D’Orchères! C’était le nom du Jeune homme avec lequel il s’était battu, de l’homme qu'il avait don né pour amant, car il en était arri vé maintenant penser ainsi, à la comtesse Mirande, car, le Jeung homme, il s’en souvenait, se nom mait Henri d’Orchères. Ce Philippe était-il un parent du jeune homme? Et que venait-il demander? En une minute le comte s’était fait toutes ces réflexions. Et très curieux de savoir ce qui lui valait cette singulière visite et espérant peut-être en tirer quelque éclaircissement sur l’énigme qui l’obsédait, il dit au valet de cham bre, qui,, sur le seuil de la porte, immobile et impassible, attendait ses ordres. —Faites entrer ce monsieur! Et quelques secondes après, le comte vit paraître un personnage dont l’étrange physionomie i'impres- î, sionna singulièrement. (Quoique correctement et même luxueusement vêtu, eet homme était si l’on peut parler ainsi, tout criant d'exotisme. On voyait qu’il y avait des an nées et des années qu’il était sépa ré de la vie civilisée. Cinquante ans environ, de haute taille, les tempes grisonnantes, le teint tanné, brûlé, corrodé, plissé par les ardeurs du soleil, de surhu maines fatigues, peut-être par mille dangers et mille combats, il donnait l’impression, avec son nez proémi nent et dominateur, ses petits yeux gris, perçants, brillant d’une lueur mauvaise, de ces aventuriers sans foi et sans scrupules, qu’on rencon tre, sur les chemins inexplorés de l’Afrique encore sauvage ou dans les steppes du Nouveau-Monde. Il était presque effrayant, et sa jaquette de bonne coupe, son col blanc, ses gants de chevreau tin, et toutes ces délicatesses d’homme du monde, au lieu d’atténuer cet aspect barbare, servaient au contraire à lui donner un plus vif relief, comme les mauvais tableaux dont un cadre trop riche fait ressortir la médiocri- té et la hideur. M. de Plouazec, stupéfait et même un peu effrayé de cette apparition; qui n’eût pas étonné dons quelque désert, mais qui surprenait dans ua,. cabinet mondain, demanda il sou visiteur: —C’est à monsieur Philippe d’Or- chères que J’ai l'honneur?... —Oui, monsieur le comte, répon- dit celui-ci d’une voix qui résonna commô un clairon entre les lambris de la pièce luxueuse. —Veuillez prendre la peine do vous asseoir et me dire ce qui vous amène. —Ce ne sera pas long, fit l’étran ge personnage, qui resta debout, je vlen» pie mettre votre disposition.
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ANGLO-SAXONS Ils parlent 1» même langue et pour tant no. ho comprennent piw.«— I/O dialogue «le l'intérêt eut dire que le carnaval de llanfï sera des plus intéressants et hiver et fera certainement époque dans les annales sportive» auadieunea. B i JOUES ROSES 8 Pour le Garçon ou la Fille Les enfants devraient Être forts, robustes et actifs et avec la bonne nourriture, l’exercice, ia vio à l’air libre, ils ont rarement besoin de re 1 mèdes. Les Intestins doivent être surveil lés avec attention pour prévenir toute irrégularité ou constipation, i Les vers de l’estomac ou des intes tins peuvent causer nn sommeil agl té, un appétit Irrégulier, mauvaise I baleine, nervosité et autres mauvais symptômes. Le vieux remède “L. P.” ATWOOD’S Medicine fait des mira cles chez les enfants affectés de vers ou de troubles stomachiques. Gran de bouteille, 50c, argent remis si non satisfait. Achetez-en chex votre marchand. Un cent la dose L. F. Medicine Co., Portland, Me. me race ils sont plus différents l'un ded'uutre quo ne le seraient un Batave et un Latin. Ecoutez-les dialoguer dans cette affaire do dette française. Us ne se comprennent pas. Pour l’Américain, dont l’histoire tient en quelques feuillets, il y a un précédent qui lui remue l’ftme. En 1783, Franklin est venu trouver Vergennes et lui a dit: “Mon pays vous doit 18 millions de livres tour nois; mais il lutte, il souffre: accor dcz-lui termes et délais.” Et Ver gonnes, au nom de la France, non seulement a accordé un long délai, mais il a fait remise de tout l'ar riéré des intérêts. Est-il possi ble, dans ces conditons, quo si la France vient aujourd’hui dire h l’Amérique: "Je vous dois trois mlliards de dollars; mais j’ai lutté pour le bien commun je souffre pour la cause commune: accordez mol délais et ternies, est-il possible que l'Amérique, moralement liéo par le passé, n'accorde pas ce tiu’on lui a accordé? Pour l'Anglais dont l’histoire remplit des volumes, le passé ne vous lie jnmaJs: seuls, vous lient les intérêts du présent. Un homme comme un peuple n'est pas jugé sur les erreurs qu’il a pu commet tre ou sur los services qu'il a pu rendre dans le passé; il n’est jugé que sur les erreurs dommageables et sur les services appréciables qu’il pe.ut commettre ou rendre dans le présent.L’exemple do Palmerston est typique, l^es Anglais lui ont décerné le titre de “grand": ils l'appellent le grand Pim. Or. ce grand homme a dit un jour la plus grande ânerle de l'histoire. Pariant en 1888 du projet du canal de Suez. 11 a solennellement déclaré en plein Parlement britannique que "le pro jet était impraticable et ne consti tuait qu’un piège tendu à la crédu lité des capitalistes gobe-mouches.” Quand un homme d’Ktat se trompe aussi lourdement, il devrait être in telIectucUttmeft déshonoré pour, quatre siècle/; mais les Anglais qualifient Palmerston de grand et lui dressent des statues, lis se sont contentés, après avoir dénigré l'en treprise do Suez, d'en devenir, dès 1875. les maîtres financiers et mili taires Tlref. aucun peuple n’est plus leste que l’Anglais h retourner sa veste; il s’assure simplement qu'il r.’est pas resté quelque shilling dans la poche. L’Américain est beaucoup plus lent; il regarde tou jours si, après la doublure, 11 n’a pas laissé accroché un morceau do son coeur!. Stéphane Luuzanue LA BOXEJE SOIR Le "Boost Sports A. C.”, a ar rangé un match entre K. O. Liber ty, de Lewlnton, et Babe Drenton, de Manchester, N. H., pour un -combat de deux six rondes, qui au ra lieu ce soir, h l'HOtel de Ville de 1-ewlston, 11 y a déjà, quelque temps «que Drenton défie Liberty, et son* gérant, Andy Simpson, dé montrant les qualités de Babe, fait voir qu’il a presque ruiné le Lewlstonals, Charles Côté. l«a soirée comptera aussi trois autres bons numéros. K. O. Liberty et son gérant, Myer Berman, prétendent qu’ils accepteront les défis de tout box eur du Maine, du New Mampshlre et du Vermont, qui aura le propre poids, et qui désirera se mesurer avoc Liberty pour le titre de cham pion do la Nouvelle-Angleterre.
Sports et Jeux LA BOXE La prochain* séance de boxe à I.ewlston aura Heu vendredi soir, le 30 janvier, sous les auspices du “Boost Sports A. C.”, dont Charlio Turner est le promoteur. LE BABKETBALL ■lie club de l’Université du Maine d’Orono, a été battu, vendre di soir, au basketball par le club do l'Université du New Harapshlre Sta te, par un score de 27 h 14, il Dur. ham. N.-H. Lt salle était archi comble. Tower agissait comme arbi tre. LES QUILLES •Emery Russell, do Lewlston, champion joueur de quilles de l’E tat du Maine, jouera une série de 20 parties contre George Savoy de Rumford. I«e titre sera on jeu, sans compter un© grosse somme d'argent comme enjeu. I«es premières 10 parties seront Jouées a, Rumford, le 3 février, et les 10 autres a Lewlston, le 6 février. Pourquoi Ne Mettez Vous Pas Fin à la Toux de Votre Jean? Elle Peut Conduire à des Troubles Sérieux Ri vous savles avec q-'lîe facilité vous pouves arrêter la toux et reconstruire vos forces en quelques jours en prenant une Emulsion d’Huile de Foio de Morue, Rhutn et Miel—LA MADBCINE DE PIERRE CARTIER (Peter Carter.) AGRÉABLE À PRENDRE Le Monde Médical sait maintenant que l’Huile d\» Foie de Morue est remplie de Vitamines qui donne la force, tréo l’appôtit, reconstruit le pouvoir de résister à la maladie et chasse la «“rvosité. Les vitamine» pour le système sont comme la vapeur À une machine. Pour conserver sa vitalité le corps a besoin de 3,000 calories d’aliments quotidien nement. Sang viamiucs les aliments sont inactifs. Médecine de Pierre Cartier DANS TOUTES ,LE3 PHARMACIES V, AU CANADA St-G4déon, Boauce ■—M. Jos. Talbot nous quitte lun di pour Waterville. —Mme Eugène Moreau s’en va faire un voyage de repos aux Etats Unis. Lambtan —M. et Mme Edmond Bureau «ont partis pour une promenade à Lewiston, Waterville et Westbrook. Offre Dentaire Annuelle du DR KING Râtelier complet, $5.00 et plus Cette offre eut limitée à un tempe relativement court, de sorte que ni voue ave* besoin d'un rAtclier, ne tardez pas, venez Immédiatement et épargnez de l’argent. PONTAGE Lez prix de pontage et couronnes ont été réduits pour le temps que durera ,cet te offre. C’est la seulo méthode de remplacer les dents qui man quent, sans l'usage de palais. Faites faire cet ouvrage maintenant. SOUVF.NEZ-VOU.S que quelle que soit la sensibilité de vos dents, nous vous ferons une couronne, un pont, ou un rûtelier sans douleurs. OFFRE SPECIALE-Ratelier “FEATHERWEIGHΔ du Dr KING fai*' tvec dent* ressemblant. aux dents naturelles, pointes fortes, caoutchouc anglais importé, et Uencive» nat irelle».” Râtelier de $30.00 pOUr $20.00 RAteliers réparas en trois heures RATELIER COMPLET, $5.00 et plus jas que 14.00 lal*4***^^ $5.00 PATURAI-, Couronnes d’or aussi bas que Pontage aussi bas que Estimés et Avis donnés gratis. Ouvrage garanti. DR T. J. KING 24 rue Lisbon Lewiston Dr B. E. LOWCOCX, Trop. On parle français Heures de bureau, 9 8 Téléphone 339-M Garde malado dentaire au buraatt 1a n Notre Plateforme j
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Et si, à ce moment-là, je n’ai pas croisé le fer avec vous, c’est à Mme la comtesse qu’il faut vous eu pren dre. —La comtesse, fit M. de Plouazec, dont la stupeur augmentait à chaque mot. Quelle comtesse? —Mme la comtesse de Plouazec, celle qui est morte. Je me sim renseigné. Elle est morte, déjà depuis long temps, et vous vous ôtés remarié. Le comte comprenait de moins en moins. Il contemplait avec des yeux ef farés, l’homme qui lui tenait eu sin gulier 'langage. Et il dit: —lie grâce, monsieur, expliquez vous, car je vous avoue que je ne saisis lias un mot de ce que vous me dites. El. asseyez-vous si vos explications doivent être longues, car vous m’o Idigez à me tenir debout, et cela me fatigue. L'homme se laissa tomber sur un siège et dit: —Oui, je vais qu’expliquer, car il est nécessaire que je ht'explique et que vous sachiez tout. Du reste, elle est morte et je puis parler. Vous n’avez paë à vous venger sur elle. D’ailleurs, elle ne méritait pas d'être eh a üée. elle u'avait rien lait et c’est moi seul qui vous ai offen sé. Mais je suis homme à vous don ner toutes les réparations. Le comte eut un mouvement d’im patience et. il fit un geste comme pour dire à M, d’Orchères: —Poursuivez. Alors, Philippe d’Orchères fit au comte, qui l'écoutait en proie à des sentiments que l’on devine, cet étrange récit. x Pendant un voyage que le comte de Plouazec avait dû faire quelque temps après son mariage pour re cueillir en' Amérique la succession d'un purent, et qui avait, par suite de retards successifs, (Pire près de deux ans, M. do Plouazec croyant être de retour au bout de quelques mois, la comtesse Sabine, qui venait d'avoir son fis Joël, était allée se jeposer au château de Plouazec, ai innnt mieux, pendant qu’elle était seule, vivre à la campagne qu’à Pa ris. Et sa grande distraction, quand elle fut tout à fait rétablie, était do chevaucher sur les routes presque désertes de cette partie de la Iire tagne et à travers les landes solitai res où elle poussait son cheval. Or, Philippe «POrchéres habitait tout prés de là, à Trébeurdeu, au bord de la mer, un vieux manoir ejj^ ruines où il vivait seul, comme un hibou, forcé, par l’exiguité de ses revenus, à rester confiné dans cette obscure campagne, bien qu’il fût alors dans toute la force de l’âge. Mais l'esprit des grandes aventu res qui devait l'emporter plus tard vers les pays extravagants d'où il venait n'avait pas encore soufflé en lui. Or, un jour qu’il errait en dé soeuvré sur les chemins, il aperçut tout à coup devant lui, couchée en travers du chemin, une femme qu’on eût dit morte. 11 s’approcha vivement et vit une toute jeune femme, fort élégante et très belle, vêtue d'une amazone gros bleu, avant à côté d’elle une cravache échappée à sa main; elle était chaussée de bottes de daim gris et son chapeau gisait à quelques pas. Elle était évanouie, et elle avait aux tempes quelques gouttes de sang. Philippe ne la connaissait pas, mais il sut plus tard que c'était la comtesse de Plouazee. S'étant assuré qu'elle n’était pas morte, il songea aussitôt à lui don ner des soins. 11 y avait près de là une cahute abandonnée; il l'y transporta et la déposa sur lia lit de fougère qui se trouvait au fond de la cabane. 11 alla chercher de l’eau, puis il revint en mouiller les tempes de la jeune femme. En même temps, 11 dégrafait le corsage de son amazone pour qu'el le pût respirer plus à l’aise. Philippe d’Orchères en était là do son récit quand il so leva brusque ment. Il avait porté les mains à ses tem pes. Et il dit d'une voix sourde, avec des yeux effrayants: —C'est là que le crime commen ce. Ce crime que je n’ai pas encore assez expié... Et qui devait briser ma vie. I,e comte regardait, commençant à comprendre. Et il dit tout haletant; —Parlez, monsieur! parlez! —Que puis-je dire, monsieur le comte, lit l'aventurier, que vous n'a yez déjà deviné? Je le vois à votre regard, à votre attitude qui mo foudroient. Mais il est inutile de me menacer. Je suis venu me mettre entre vos mains. Et il y a longtemps déjà que vous seriez vengé, si des circonstances indépendantes de ma volonté ne m’a vaient retenu. Mais l'aut-il poursuivre? —Uui, dit lu comte d'une voix sourde. Tariez! Je veux tout savoir! —J’étais jeune, reçrit le narra teur, la comtesse était belle. La vue de ses charmes m’éblouit, mit en mon sang comme des coulées de lave ardente. Elle était devant moi, sans dé fense. Je perdis la tôto. •—Misérable! cria le comte. Et il vint sur Philippe comme pour le souffleter. Mais celui-ci repoussa sa main. Et très calme. —Attendez! fit-il. Tout à l’heure, vous vous venge rez. —Oh! oui, fit le comte, et cruelle ment! —Je suis à vos ordres. Mais il faut que vous me laissiez tout dire. Il faut que la comtesse sorte pure de l’outrage que je lui ai fait subir et dans lequel elle n'a eu aucune part, car elle était toujours sans con naissance. Quand elle eut repris ses sens et me vit à côté d'elle, elle comprit ce qui s’était passé. Et alors, monslur le comte, elle me foudroya d’un tel mépris, que je compris qu'elle ne me pardonnerait jamais. D’ailleurs, j’avais déjà honte de mon crime. Et je me faisais horreur à moi mémo. Elle n'était pas grièvement bles sée. Je voulus lui offrir mes services, soit pour retrouver son cheval, soit pour rentrer à son château. Elle me repoussa avec une telle répugnance, un tel dégoût, que je n’osai pas insister. •—Oh! fit le comte dont les yeux semblaient soudain, s'ouvrir à la lu mière, c’est de cela, c’est, de cet ou trage subi qu'elle est morte, la mal heureuse! Après mon retour, elle ne m’a ja mais souri. Elle paraissait minée par un cha grin qu’elle tenait soigneusement ca ché, que je ne pouvais soupçonner, et j’attribuais sa tristesse au mal dont elle semblait souffrir et que nul médecin no pouvait soulager, n’en pouvant deviner la nature et l’origi ne. Oui, c’est de cela qu’elle est mor te! Il laissa tomber sa tête sur ses mains et demeura un long moment silencieux. Philippe d’Orchères s’était levé. Il allait et venait de long en large devant M. de Plouazec atterré. Et lui aussi restait muet, car les paroles du comte venaient d'augmen ter encore la grandeur de son forfait en faisant do lui, non seulement un homme coupable d’un viol abomina ble, mais encore un assassin, puis que son outrage avait tué sa victi me. Il y eut un long silence. Et Philippe reprit: —Elle n’a jamais pardonné. Elle n’a jamais voulu me revoir. Et sa malédiction a pesé sur mon front et pour toujours, si lourde ment! Le malheureux s’était laissé re tomber sur son siège. Et il resta, un long moment en core, silencieux, la tête en ses mains, comme écrasé. I-e comte le contemplait avec un étonuenient où il y avait aussi de la pitié. Et, chose étrange, il ne res sentait contre lui, contre cet hom me qui avait attenté ù son honneur, aucune colère, aucun désir de re présailles, et il ne s'expliquait pas pourquoi. Pourtant cet homme n'était qu'un misérable. Il avait abusé de l’état d’incons cience où se trouvait une femme pour fair subir à celle-ci le dernier des outrages, un outrage dont elle devait mourir. Il aurait dû être pris de la fré nésie do se jeter sur lui, de venger la morte. Et rien! Il demeurait froid! Il no comprenait pas ce senti ment. Peut-être ne se sentait-il pas irréprochable lui-même et n’osait-il pas s'ériger en justicier. Peut-être aussi le temps écoulé depuis l’attentat dlmlnuult-il pour lui la hideur de ce crime et n'osait il pas s’ériger en justicier. En tous cas il demeurait dans une quiétude d’esprit qui l'étonnait et il n’avait plus qu’un désir, tout connaître, car une pensée venait de s’emparer de lui et le hantait, que peut-être il allait trouver en cette aventure le mot de l’énigme qui le tourmentait. Et il crut en effet découvrir la so lution' quand Philippe d'’Orchèr,es, s’étant enfin remis de son émotion, dit sourdement: —Un enfant est né de ce crime. Un fils. Le comte frissonna. —Un fils? —Un fils que j'ai reconnu, que Tal tenu moi-méme sur les fonts baptismaux, auquel j’ai donné le prénom d’Henri. Un tressaillement plu3 violent agita le comte. —Henri! Henri d'Orchères! c'é tait lui! Et la lueur grandit en son cer veau. —La mère ne voulant pas me voir, ne voulant pas entendre parler de moi, ayant toujours pour moi la même horreur, insurmontable, et comprenant que j’allais traîner dé sormais uûe vie bourrelée de re mords, je résolus de partir pour ou blier. Et je lui écrivis un Jour: “Je vous laisse notre enfant. Je vais aller conquérir une fortune pour lui. “Et quand Je l’aurai fait égal aux plus grands et aux plus riches, par la gloire et les richesses que je vais amasser, peut-être aurez-vous sur vos lèvres, qui contiennent pour moi tout le miel de la vie, un mot de pitié et de pardon.” Je ne reçus aucune réponse et je partis. La comtesse était allée faire ses couches au loin, et nul ne se doutait dans son entourage qu’elle avait eu un second enfant. Et vous son mari, vous n'avez jamais dû le soupçonner. —Jamais! répondit le comte sourdement. Mais déjà il n’écoutait plus le ré cit de M. d’Orchùrcs. Il ne songeait pas à ce que disait celui-ci. Un travail se faisait en son es prit. Il se rappelait que la comtesse Mirande, la seconde femme qu’il avait épousée, avait été élevée par la comtesse Aline, qui l’aimait com me sa tille et avait dû être mise par elle au courant de l’attentat. Et c’était à elle qu’elle avait con fié à son lit de mort le soin de veil ler sur l'enfant ignoré de tous qu’el le laissait sans protection. C’est ainsi que la comtesse Miran de avait été mise en relations avec cet Henri d’Orchèros qu’il lui avait donné pour amant. Et elle n’avait pa« pu, pour aq [ustifler, livrer le secret de son amie morte. Elle avait préféré se laisser ac :user et condamner injustement. Elle avait protesté de son inno 'ence et lui, qui la connaissait pour tant, qui savait la droiture de son Ime, la loyauté de son çoeur, il n’a vait pas cru à ces protestations dont l'accent de sincérité pourtant Ta rait frappé. Ah! Il n'était qu’un miérable, un misérable aussi coupable peut-être que l'homme qui se tenait à 'cette heure devant lui, humilié et le front bas! Ne pouvant deviner ce qui se pas sait en l’esprit du comte, Philippe [TOrchères crut que celui-ci pensait à l'injure qui lui avait été faite et aux moyens de laver cette injure. Et il offrit ore de donner au comte la réparation auquel celui-ci avait droit. Il lui dit même. —Je ne me défendrai pas. A quoi me servirait-il de vivre maintenant? J'étais venu pour solliciter mon pardon. Celle qui pouvait me l’accorder n’est plus. Elle est morte sans doute en me maudissant. Je ne saurai peut-être jamais ce qu’est -devenu mon fils. Je suis revenu trop tard. —Quel intérêt aurais-je à rester sur terre? ajouta Philippe. Et que ferais-je de la fortune que j'ai amassée si je ne puis plus la laisser à mon fils? Avec violence il cria: —Tuez-moi! monsieur, tuez-mol! Vous tuerez en moi ma pensée! Et il fit le geste d’offrir sa poitri ne aux armes du comte. Mais celui-ci l’écarta d’un geste. —Je ne vous tuerai pas, dit-il. Et je vais vous rendre votre fils! L’aventurier jeta un cri effrayant. —Mon fils! Vous le connaissez! Il vit? —Il vit et Je le connais. Il est devenu un charmant gar jon, plein de talent. L’homme à la figure farouche, au visage flétri et fané, sur lequel tous les orages, toutes les tempêtes de la vie avaient laissé leurs marques, [omba à genoux. De grosses larmes roulaient en îes yeux. —Ah! flt-il!t j’ai donc assez expié puisque j’ai retrouvé mon fils! C’est donç que de là-haut la vlc :lme m'a pardonné! __iA oonUaacrl LE COIN DE LA MODE i Par Bhirley Sharoa s t «UTTEBICX 5822 Deux autres nouveautés qui ont été accueillies d'une manière favo rable par les très Jeunes tilles sont les poignets bouffants et le plastron gilet. La robe d’une jeune fille de moins de 20 ans est rendue plus gaie et plus brillante par une Innovation de ce genre. Elle pourra être d’un Keps de laine brun, mais sa sobriété sera illuminée par le gilet et les poignets, qu’on fera d’une soie à fond brun quadrillée, cependant de nuances plus claires. La robe aura ainsi un air gai tout en étant modeste et simple. Un autre avantage de ce style— appréciable par les temps difficiles que nous traversons est le fait qu’il demande très peu de matériel. Les lignes en sont étroites et la jupe très courte. Cette robe sera aussi très jolie en cachemire noir, avec plastron et poignets en crêpe de Chine bleu-an tique. Une autre jolie combinaison sera un twill souple de nuance bleu fon cé avec plastron et poignets rouge cerise, _.