Le Messager (Lewiston, Me.)
January 2, 1925

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t Satarod 8«v.*i .ÎV V> V. I k. y V> V y-jr Mj'HÉaire.^tôutp fut «]u présidant djavonfiité'. deé citoyens, nommé lUîndl soir éy assemblée tenue dans 1% dfcâbbre- dee-éChevins, pour con-'i sidérer--la révision de la charte de là vjltt*. de Lewiston. Frank T. POweA,r présent à l’assemblée, fut élu secrétaire. 1* président fut chargé de nommer un comité exé cutif, mardi, pour s'enquérir plus à fond de la révision du code et de l'abolition des commissions, et de faire Un raport à une date ultérleu

Le maire Brann cita au groupe les faits et chiffres, la condition fi nancière de la présente administra tion. Il se prononça carrément con tre une commission de finances nommée par l'Etat, et recommanda au peuple de régler leurs litiges en famille, sans en troubler la Législa ture. Chaque orateur du petit groupe de citoyens bien, connus de la ville assemblés à la première réunion, approuva les sentiments du maire, se prononçant, tout aussi forcé ment contre une commission nom mée par le gouverneur, ou même contre toutes espèces de commis sions. _ i. r^cananan, le premier ora teur, ^0kjue Lewlston est capable de se gouverner elle-même, et qu*il est opposé à une commission de fi nances pour la ville. George Pottle, qui le suivit, et qui était le présl-, dent du conseil des échevins en 1883, du temps de la mairie de M. Garcelon, dit qu’il était le seul sur vivant du gouvernement d'il y a 50 ans, ajoutant qu’on pouvait voir ce qui pouvait survenir en ce court espace de temps. M. Pottle dit que Lewlston occupe un rang distingué parmi les villes d« l’Etat. Aucune antre ville ne peut montrer plue de progrès accomplis pour le peuple que Lewlston. Quels que soient les changements apportés à la charte de la ville, ils devraient être ap prouvés par la majorité des ci toyens. p’allleurs, ça été la coutu me du soumettre les changements à Miré à 'la charte au peuple pour" sa l'atlflçmtion. Le'lJr.>jQarcelon dit que quoi que l’on fasse à la charte, elle devra re présenter: les gen.tlpients des ci toyens de Lewlston./h ne sait pas quels changements sont'désirés ou qui déstr.e ces changements^. Il com plimen^a',‘l»-maire pour le compte reiidn>.hrillant de la- condition finan cière .dé U vllje. •Membre Commission “Quelqu’un .s'est-ir. jamais arrêté à cdfûpter. le nombre' de commis sions, .qu'on nous a imposées: eau, police, etc.’; dlt-11, ajoutant que si l’on cotbinare lo coût des commis sions. qh’èn nous a imposées durant les dernières années, on peut les classer dans la position d'une "cin quième roue à une voiture”. F. X. Belleau dit qu’il est opposé aux commissions. L’une des plus grandes erreurs jamais commises fut l'abolition du Common Councll. "C’était une grande école pour la Jeunesse américaine’’, dit-il. Il oomplfmenta''gus8t 1» maire pour ■on discours, le traitant de “Grand Donnent", ajoutant qu'il devrait primé et distribué aux ci toyens de la ville. Pranlclin Fisher expliqua com ment Lewiston est gouvornée par des commissions. Le nombre «tant de huit en tout. Tout ce que le gouvernement municipal a k taire est de Axer le taux de la taxe et d’approprier les montants que les commissions dépensent. Le gouver nement municipal n’exerce aucun contrôle sur ces commissions. Les représentants élus de la ville n’ont pas le pouvoir de gouverner la ville, déclara-t-il, avec force. 11 dit qu’il comprenait que le gouverne ment de ville n'avait pas même un mot k dire touchant les dépenses de la commission de police. Le maire convint qu’il en est ainsi. 11 dit qu’il était d'opinion que les citoyens devraient avoir le droit d’élire leurs officiers municipaux, ■ans tenir compte des affiliations de parti. Il ne comprend pas là raison pour laquelle les citoyens devraient différer d’opinion sur les affaires municipales, ces affaires n’ayant rien h faire avec les intérêts des partis. 11 suggère la nomination d’un comité pour considérer un plan qui centraliserait les départements du gouvernement municipal* sous le même chef, comprenant un corps d*hommes élus- sans égard aux affi liations de parti. Approuvé par les citoyens Le Dr. Robert Wiseman, -candi dat démocrate pour la mairie, dit qu'il est grandement opposé à unq commission de finances, ajoutant que les pétitions que l'on circule en ce moment' sont rem pilée de** faussetés. Le père de ht pétition est le père de quatre autres semblables documents. "Voici un homme”, dit-il, qui s’avance pour manipuler la charte de la ville comme U l'en tend”. Il ajouta qu'il n'est pas op posé à un changement dans la charte, mais il faudrait que ce changement fût approuvé par les citoyens de la ville. J. B. Moran dit qu'il est mortelle ment opposé à ce chengement qnl enlèverait le gouvernement’ des mains du peuple. "Une ville ne mé rite pas de vire, si elle ne peut pas se gouverner elle-même.” Le Représentant Roy dit que la commission des finances fut orga nisée par des gens qui y sont Inté ressées par des raisons personnel les, ou bien par désappointement d’avoir perdu une position politi que ou un emploi public. Le Représentant Lessard, appelé h se prononcer, dit qu’il est trop Jeune en politique pour exprimer ses oplntons et qu'il préfère écou ler. pour le présent. Arsène Cail ler. *qul le suivit, ajouta en riant qu’il est trop vieux et que lui %us sl, se contentera d’écouter. A. L. Kavanagh dit qu’il est venu à l’as semblée sur la demande du maire, comme tout bon citoyen devrait le faire, il n’a rien à dire pour le présent. A WASHINGTON Ce qai se passe «buis la capitale fédérale —Après des vacances d'une se maine, le Congrès a repris lundi, B6» travaux qui dureront jusqu’& la fin de la session le- 4 mars. —Le secrétaire Week s a approu vé un projet de récompenses pour les aviateurs américains qui ont ac. compli le tour du monde. Le ca pitaine Lowell Smith gagnera 1/100 rangs sur la liste d'ancienneté et les lieutenants Wade, Nelson et Arnold, 500 rangs chacun. Les sergents Ogden et Harding,’qui ont été nommés sous-lieutenants de ré serve seront nommés déns l'armée régulière avec çe dernier grade. •—Les départements de la guerre américain et japonais se sont ar rangés pour échanger des officiers qui feront des stages de six mois dans des régiments. Le secrétaire Weeks fait remarquer que cette mesure est un indice des "relations amicales qui existent entre les ar mées des deux pays." —Le représentant BrlDten, répu blicain ÿe l’Illinois, a donné de nouveau* détails la Chambre sur Ba résolution demandant la réunion d'une conférence des “nations blan ches’’ en bordure du Pacifique. 11 6st prêt, dit-il. fc modtfer sa pro position en admettant à la confé rence le Japon et la Chine. —Le secrétaire Hughes a deman dé h M. Kellogg, ambassadeur des Etats-Unis en arando-Brotagne, de lui envoyer un rapport concernant l’embargo établi par le gouverne ment britannique sur l’importation djes pommes de terre américaines en Angleterre et dans le pajt’ds Qfijlee à partir du 13 décembre. ■J—I* sotxaute-^Sbeuvième ,eptt ventlon annuelle de l1 Association amériqaJne pour1 l'avancement ûpa sciences s’est ouverte cette semai* Ue. Le secrétaire Hughes a pronon* eé un discours dans lequel il a pré vu une “nouvelle ère de coopéra tion internationale dans le domai ne scientifique d'où résultera) une meilleure entente entre les peu ples.” —La Chambre a approuvé un crédit de $11 millions pour l’ap plication de la prohibition .pendant la prochaine année fiscale.' Elle a approuvé également un crédit de $20,697.835 pour le service de la garde des eûtes et dont une partie est destinée à lutter contre la con trebande de l’alcool... Cette der nière somme est supérieure de $11,753.708 à celle qui a été al louée cette année. :Oir Prison remplie La {prison' de Houlton regorge de prisonniers, on a même dû en mettre de quatre à cinq dans la même cellule, ce qui est sans pré cédent dans cette géêle. Les offi ciers du comté considèrent le pro blème comme très sérieux. Le ^glus grand nombre, qui ont reçu leurs sentences mardi et mercredi, sont incarcérés pour délits de boisson; Bâtie pour loger 4$ prisonniers, elle en contient actuellement 90. Les prisonniers ont peu de chance de prendre un exercice nécessaire à leur santé, et déjà un nombre d’entre eux ont contracté des rhumes, et les gééliers ont dû prendVe des précau tions contre une infection possible, Oui pourrait se répandre au dehors. Hier, les conditions s'étalent quel que peu améliorées, alors que 16 prisonniers turent transférée tria prison de Thomaston, Accident fatal à Prient Ait* Dmoiltn, t im, «fc Irène mot, 4 «ne, ont été tnéoa par un pattt camarade de Jeu, du nom de Jlmmÿ Menarcoe, 8 ane, daim la •mansarde de la famille Menarcoe, nie Hopkins, à Dracot, mmb., mar di rnadl. Lee enfanta Jouaient dans la mansarde, alors que le pe tit garçon vit un fusil, visa les pe tites mies, et tira. La petite Des? rosiers tomba raide morte et la pe tite Huot fut transportée à l’hépi tal, où elle mourut une heure plus tard. Le père du petit Menarcos, était dans la maison en ce moment-là, mais en bas. Lorsqu’il arrira en haut, il aperçut la petite Deeroeiers, morte, et -la petite Huot saignant beaucoup d’une blessure à la tête. H la porta à la demeure' de ses pa rente, la maison voisine et appela une ambulance. v 11 se rendit ensuite à Lowell pour rapporter l'accident à la police. Il ne peut dire comment l’accident s’est produit. Le petit garçon fut Tenvoyé à ses parents dans l’après midi, après avoir été exonéré de tout blâme. Son père fut aussi re lâché après avoir été questionné par la police. t Un fusil dont le père du petit garçon se servait, fut déchargé par accident par le garçon, en Jouant avec l’arme. On trouva le garçon, qui s'était caché, rempli de peur, dans un bosquet près de la demeu re de Menarcoe.

L’Embargo sur les Patates L'ambassadeur américain Kellogg a été averti par meaaage de s’infor mer des faits touchant l’embargo sur les pommes de terre de l’Aroos took, qui a été promulgué, ces Jours derniers, et qui est entré en vigueur le 23 décembre. C’est le secrétaire d’Etat Hughes qui a mandé les ins tructions du gouvernement améri cain à notre ambassadeur à Londres. L’enquête est demandée pour se rendre compte des faits qui ont mo tivé cet embargo, de la part du gou vernement anglais, le gouvernement américain voulant s’assurer parfai tement des faits, avant de protester contre cette, mesure. Le Département d’Agriculture est 4 Prér,V'4 son d’Aubnrn. :o:-r Hareng en abondance Depuis dis ans, la campagne du hareng avait toujours donné dm résultats médiocres. Cette année» elle est fructueuse. Aussitôt calmées lea tempêtes du début de décembre des arrivage* considérables ont eu lieu A Boulo* gne. Ua semaine dernière, le total des harengs débarqués dans ce seul port a atteint 200,000 “mesures". Et la mesure vaut un mlnot. Des saleurs, qui depuis long* temps étalent obligés* de faire venir du hareng d'Angletcre ou de Hplé lande, ont pu remplir leurs twoi dans de bonnes conditions. Lors des mauvaises pèches, bien des explications ont été tentées. Certains ont incriminé l'empoison nement des fonds par des stocks d'obus ou de matières explosives jetés à la mer. Dans ce cas, le défi cit aurait porté sur les poissons sé dentaires et de fond, c'est-A-dire sur le poisson de cbaldt. Or, la cri se n’a jamais atteint le chalutage. Ce qu’il a perdu sur certains fonds rendus impraticables par de nom breuses épaves, il l’a regagné aur d’autres qui se trouvèrent Inter dits pondant cinq ans de guerre et qui ont eu le temps de se reconsti tuer. :o:' i rA Un juge de Dos Angeles, Califor nie a» accordé un divorce à une femine parce que son mari insistait pour choisir lea chapqaux de sa tea .dre moitié!

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LE BILINGUISME, RICHESSE NATIONALE La question du bilinguisme est loujours, pour nous, primordiale. Rien de ce qui s’y rapporte ne sau rait nous être indifférent. C’est pourquoi nous reproduisons ici un article du “Droit" d’Ottawa sur ce si intéressant sujet: “D’entrée du Canada dans le concert des nations aura eu au moins un résultat pratique: celui d’ouvrir les yeux des ‘Anglo-cana diens sur l’importance qu’occupe la langue françaiso dans le monde. Avant les pourparlers de Versail les et les assises de la Société des Nations, les représentants du Cana da ne connaissaient d’auîres réu nions de peuples que celles des Conférences impériales, oü seul l’anglais était officiel. Depuis 1919, il ne s’est pas passé une seule an née sans que le Canada prenne part Jft des conférences internationales, dont la langue officielle est le fran çais, langue de la diplomatie. Des représentants canadiens qui ignoraient le français ont trouvé très incommode d’assister pendant dos semaines entières, sans y rien comprendre, à des délibérations d’une suprême importance. Pendant les longues semaines 1 qui précédèrent la signature du traité de Versailles, MM. Foster et Sifton profitèrent de leur séjour à Paris pour apprendre, malgré leur ftpe avancé, la langue de la diploma tie. esi ai. uruuuin, iuiuikic ues Chemins de fer, qui déclare, au re tour de l’assemblée de la Société des Nations, au cours de l’automne de 1923. qu’un homme puhilie qui est appelé à siéger dans les assem blées internationales, doit connaî tre la langue française. Il y a quelques mois seulement, eir John Willison, ancien rédacteur du ‘‘News” et du “Globe” de Toron to, communiquait à la presse cana dienne ces réflexions quo lui avaient inspirées un voyage autour du monde. "Vous ne pouvez voya ger à. travers le monde avec une seule langue, et je ne puis penser à. rien qui ferait davantage pour l’u nifleation du Canada et qui lui'don nerait davantage de distinction par mi les nations que de rendre obliga toire la langue française. Je rendais l’enseignement du français obligatoire, non seulement dans nos universités, mais encore dans nos écoles secondaires et mê me dans nos écoles élémentaires.” Enfin, M. O. D. Skelton. ancien professeur d’économie politique â l’Université Queen et actuellement conseiller au bureau des Affaires étrangères, qui arrive de Genève, a1 déclaré, dans une causerie faite en notre ville: “I-a fait que le Canada est un pays bilingue et que ces deux langues sont les deux langues offi cielles de la Société des Nations constitue une magnifique richesse. Si nous mettons à tfleiu profit ^ette chance que la Providence noua a donnée, nous en bénéficierons de plus en plus dans nos relations avec les pays étrangers.’’ Telle est l’opinion d’Anglo-cana diens intelligents, exempts de pré jugés, éclairés par un contact do quelques mois avec les personnali tés politiques du monde entier. “Le français est une langue indispensa ble, concluent-ils, et puisque le Ca nada est un pays bilingue, profi tons-en.” Si des Anglo-canadiens, dont la langue maternelle est l’anglais, es timent à un si haut prix la con naissance de la langue française, UN ALIMENT SÛR POUR LES BÉBÉS Des milliers ti des milliers de mires fran çaises élèvent leurs enfants avec le Borden’s Eagle Mille, mais elles n’apprennent jamais les nombreux usages supplémentaires de ce même lait L'usage dû Boïdén’s Eàglé Mille donnera une meilleure santé à tous. Il est spécialement bon pour l’adolescent l’enfant qui est trop grand pour être .nourri la bouteille et qui, cepen dant, a besoin de la splendide valeur alimen taire du Borden’s Eagle Milk. Si vous trouvez que le poids dé Votre enfant n’augmente pas d’une façon normale, servez* lui du Lait Eagle quotidiennement en plué de ses repas réguliers. Diluez 2 cuillerées à soupe de Lait Eagle dans de tasse d’eau. Les en fants plus âgés le préfèrent avec du ginger ale, du jus de fruits PU un oeuf ou encore répandu sur du pain. Si voua désires savoir al votre enfant est mal nourri, et connaître son poids et la grandeur qu'il devrait être, quel aliment lui donner ou antres informa* j tlons de valeur gratis, envoyes>noua le coupon suivant avec votre nom et adresse. ---COUPON Indiquez la brochure désirée Instructions pour Menus pour Livret pour la nourriture Enfanta la Bébé 10 French' Nom Adresse THE BORDEN COMPANY Bord en Building, New York n’est-il pus naturel que les Cana diens-français, dans quelque part du Canada qu'ils habitent, tiennent à faire apprendre h leurs enfants leur langue maternelle? Le contrai re serait incompréhensible. MM. Fostor, Graliam, Willison et Skelton *sont des Anglo-ontariens. Ils reconnaissent Futilité, la néces sité de la langue française. Le bi linguisme canadien leur apparaît, h la lumière de leur expérience, com me une richesse nationale dont on ne saurait jamais assez apprécier la valeur. Et pourtant, quel spectacle s’of fre quotidiennement à. leurs yeux, dans leur province? Un ministère de l’Instruction publique qui s'a charne par tous les moyens à tuer la langue française, non pas dans les institutions anglaises, mais dans les écoles fréquentées par les petits Canadiens-français. Ce double cri me, contre les droits sacrés des pa rents et contre le caractère national du pays, se perpètre chaque jour depuis douze ans sans que l'opinion anglo-canadienne s’en émeuve, sans que les responsables en soient in quiétés. lies représentants canadiens que nous avons cités plus haut feraient une excellente oeuvre au point de vue do l’unité nationale s’ils fai saient ressortir dans des conféren ces publiques la stupidité des règle ments scolaires ontariens. Ciiarles G.U TH1EII eCTIONdu LL’I POUR LE SOIN DE LA SANTÉ DES MÈRES ET DE LEURS BEBES.v, Hm ortim tw lirm ét iMKpa à Mira éaaw'âeka MéTMMsts ta «ta iMto nlnr «NI IM BtaH «|Ml «I Ita Mita N lt~—Tt Mn à tau ns MMi Nj* doit Mn dlontt totaehONBt ta NtUn-J Ml, IJWnlktJ*-'

urF ARTICLE 105 L'ALIMENTATION’ DES ENFANTS EN CROISSANCE Quand on veut qu'un entant grandisse d’une façon normale, on doit lui donner une nourriture adé quate. do nombreux bébés malin gres leur naissance peuVent deve nir des enfants robustes s’ils sont entourés de bons soins et reçoivent une bonne nourriture. Si vous voulez bien étudier la carte échelonnée indiquant les quantités d'aliment à donner aux enfants de tout âge. vous verrez que ces qualités augmentent gra duellement. En premier lieu on ne donne que du lait auquel on ajou te peu a peu des céréales, fruits et légumes. L'augmentation est si bien graduée qu’elle ne gêne en rien le fonctionnement, des organes digestifs. Cette échelle doit être suivie pen dant toute l’enfance, mais pendant les cinq premières années, elle doit être limitée aux aliments contenant les éléments nécessaires à la crois sance normale, Le Lait doit d’abord servir de base à. l'alimentation. Lo Lait Ea gle Brand est très employé dans le Levant, parmi les enfants, et il donne des résultats merveilleux. Quand il est employé avec sagacité, il fournit tous les éléments néces srlres à la croissance. Des milliers et des milliers d’en fants ont besoin de soins spéciaux entre quatre et seize ans. Ils de mandent une nourriture spéciale, qui leur permette de se fortifier et de résister aux maladies. A leurs parents nous recommandons le Lait Eagle de Borden. C’est un mélan ge scientifique de lait de vache et de sucre rafTiné. Il est plus écono mique pour les parents de veiller à ce que leurs enfants soient bien nourris que de les faire soigner. Nous recommandons deux grandes cuillérées de lait dans les trois quarts d'une tasse d'eau glacée. On peut le donner dans le milieu de la mafilnée et de l'après-midi. Cer tains enfants l’aiment mélangé avec du glnger ale, du jus de fruijt ou avec un oeuf battu. Lisez soigneusement ces articles chaque semaine et mettcz-les de cô té pour quand vous en aurez besoin. y- T' Commencez U >>oU notre populaire m||\rL i JUB MM*»»1* QTJATB» 0LA88*® gsnAIKS 4% D’WTtR*1 iT’d’AutoHiokfte* Peinturage u r«» ec l’expérience f«£ec££\,£e ^‘S^i'ïïtérlrt ®l la ommeB k votre «Tu'"p«a0tUl°n^,,odt0r*n‘Ut0 Nous «o»®,®8 peinture g® et évaluation «ur le P A p tout tempe rp „JZf CO. Bilodeau, Tardit 29 RUB MATt^ __-— r®wS‘»'»™»S- THE rl ÜWISTO»,^.^«osooom» Grande nde OwSSi'.ÏÏPto “ïSsy-^rfe-" «JK£jrs as*"*-' arranges pour A4 «fl tant. Affaires Sténographie Combinés Secrétariat Comptabilité Administration financière Comptabilité publique Banque Clavîgraphle Préparatoire Normal Service Civil Tenue det Compte* Anglais tnaquo cours compte une ligne complété ae sujet» acia» îuiques. Positions de haute classe fournies A tous les diplfl» més dn BUss College. Envoyez le Coupon pour Prospectus Gratis et Bulletin NOM.VILLE RUE OU R. P. D. ETAT BUSS BUSINESS COLLEGE LEWISTON, MAINE. FEUILLETON DU MESSAGER No. 11 Victime de la Jalousie Grand Roman Dramatique —Oui, je sais que je ne me ferai pas bien venir de toi, en te disant du mal d’elle, car tu as toujours au fond du coeur un faible pour elle. —Cela ne te regarde pas, fit le comte rudement. Parle! —Tu as failli te brouiller avec moi, papa, parce que je te disais que tu étais naïf avec tes scrupules, quand tu avais presque des remords d’avoir blessé. Le comte eut un geste d’énerve ment. —Explique-toi, je t'en prie! —Oui, je vais m’expliquer; il y a des choses qu’il faut que tu sa-^ cites, qu’il est nécessaire que tu sa-' ches, pour ne pas retomber dàns les mêmes morosités' et les mêmes incer titudes, car tu me fais vraiment de la peine. Le comte porta la main à son front dans un mouvement d’exaspé ration. Et il dit rudement; —Voyons, qu’y a-t-il? —Ton adversaire... je ne dirai pas ton rival, pour ne pas te faire bondir... est aujourd’hui sur pied. —Je le savais; le médecin qui m’assistait et que j’ai rencontré me l’a appris. —Mais ce qu’il ne t’a pas appris sans doute, fit Joël, qui prit un air, un accent, plein de perfidie, ce qu’il ne t’a pas dit, c’est qu’il s’est tiré aussi facilement d’affaire, jmaiigré la gravité de sa blessure, grâce aux soins qui lui ont été prodigués par une jeune et trùs jolie femme... Le comte eut un tressaillement profond. 11 était devenu plus pâle encore. —La comtesse —Oui, dit Joël. —Elle est allée là-bas? —Elle n’a pas quitté le blessé ni jour ni nuit. Personne là-bas ne Ba vait qui elle était... —Et tu es sûr que c’est elle? —Sûr, papa. fl —Qui t’a dit? —Mol qui l'ai vue. —Toi? —Oui, papa. —Tu l'espionnais donc? —Non, e’eSt par hasard, ou plu tôt par curiosité... et pour te ren dre service, pour t’enlever des re grets que tu n’aurais pas dû avoir. J’avais entendu parler di'une jeu ne femme fort élégante, qui ne quit tait pas le blessé! J’ai voulu savoir. Je me suis rendu à la Boule-Ver te et je l'ai vue. —La comtesse? —Oui, de mes yeux vue. Dites encore, papa, que je dis des choses en l’air. Si elle n'était pas la mai tresse de ce garçon. Le vicomte s'arrêta de lui-même, car l'expression du visage de son père venait de l'épouvanter, tant il était devenu effrayant et terrible, contracté par lu jalousie et par tou tes les fureurs. —Tu savais cela, crià-t-il, et tu ne me l’as pas dit! —Je m’en serais bien gardé, pa pa. —Et pourquoi. —Parce que j’aurais eu peur que tu fisses des bêtises. —Je les aurais tués tous les deux! hurla le comte, la gorge serrée par la rage, la voix devenue rauque. —Voilà précisément, dit le vicom te Joël, ce que je ne voulais pas, papa.... Te vois-tu maintenant en prison, dans le fracas d'un scandale épouvantable? Tn serais bien avan cé et mol aussi! —Je me serais vengé, dit le com te, la mine farouche, terrifiante. Il ajouta: temps Et il fit un pas vers la porte. Son fils l’arrêta. —Non. dit-il, 11 n’est plus temps. Le blessé n’est plus lé-bas. Il est rentré cher lui. Et la comtesse est partie de son côté. Elle l'a quitté, du reste, dès qu'il a été hors de danger. —Et tu ne sais pas où elle est? —Non, papa. Personne n'a pour toi plus d’affection que moi. —Tu te mets donc du côté de mes ennemis contre inol? —Non. papa. Personne n’a pour toi plUB d'affection que moi. Et c’est pour cela que je veux t'empêcher de faire des bêtises. Que vas-tu chercher encore? N’es-tu pas assez vengé? Tu as blessé presque mortelle ment ton rival. —Je ne l’ai pas tué. —Tu avais des regrets de l’avoir blessé. —Pas maintenant. —Tu as enlevé la comtesse son enfant. —C’est le châtiment qui devait lui être ie plus sensible. —Tu l'as chassée de chez toi. Tu as le beau rôle. Ne vas pas te ren dre ridicule â plaisir! —Si je les avais tués, je n'aurais pas été ridicule. Un mari qui se venge n’est pas ridicule. —Il est odieux, et c’est pis. D'ail leurs, il ne faut pas songer qu’à toi et à tes petites vengeances. C’est de 1'égoisme. Quelle figure ferais je, si je te voyais en prison pour assassinat, si les journaux étalent pleins de notre nom? Quelle figure ferait ta fille plus tard, si tu avais tué sa mère? Comment la marierais-tu? Non, je t'en prie, pas de drame! Laisse cette malheureuse à ses dé bordements, et pensons ii autre cho se. Sais-tu ce que tu devrais faire pour te remettre et oublier un peu toutes ces histoires, qui commencent par devenir assommantes, et ne se raient drôles que pour la galerie si elle les connaissait, et elle arrive rait sûrement à les connaître pour peu que tu te remues encoreT Songe quelles difficultés nous avons eues pour qu’on ne parle pas du duel! Sais-tu, dis-je, ce que tü devrais faire? Le comte semblait ne pas écouter son fils. Il allait et venait par la pièce, tout trépignant, comme secoué par une colère Intérieure qu'il avait pei ne à dominer. Et il bondit quand Joël, achevant sa phrase, dit: v. —Tu devrais partir avec mol. —Pour où? 'Orchères n’a vait pas perdu son temps. 11 avait tant de hâte d'essuyer les pleurs de la femme aimée, de rendre à son esprit torturé et assombri un peu de joie et de soleil! Il avait commencé tout de suite, dés le soir même de la visite de la comtesse, une discrète enquête, qui lui avait appris qu’Yvonne de Ploua zec n’était*plus, v comme l’avait pres senti sa mère, dans le couvent de la ruo Denfert-Rochereau. Mais où était-elle? Personne n’a vait pu le lui dire. Personne n'avall eu connaissance du départ de la Jeu ne fille, du moins parmi les gens que le jeune peintre pouvait inter roger sans éveiller les soupçons. On lui avait fait quitter la malsor en cachette pendant la nuit. Pour lt conduire où? Tout le monde l’igno rait. Le père, seul, sans doute, qu avait dmeandé ce changement poui soustraire l'enfant aux poursuites aux caresses de sa mère, le pèr» seul le savait, ainsi que la supé rieure de l'établissement. Mais comment leur arracher leui secret? Henri n’en voyait pas h moyen et demeurait fort embarraseï et fort perplexe, fort désolé aussi tremblant d'être ebiigé de'porter i la comtesse. qui devait l’attendre avec anxiété, d’aussi mauvaises nou velles. Il se désespérait, ne sachant à qui s’adresser et que tenter quand il entendit parler de la succursale que la maison possédait à .Compïè gne, tout près de la forêt, et où elle avait coutume de faire diriger les pensionnaires que l’air de Paris ané miait et qui avaient besoin de res pirer les effluves vivifiants de'la campagne et des bois. Ce fut pour le jeune artiste un trait de lumière. Tout de suite, il se dit: t —C'est là qu'elle est! C'est là qu'on l'a transportée! Et il courut, en proie encore au frémissement, à l’exaltation que lui causait la joie de cette découverte, l’hôtel où se cachai^ la comtesse. Il monta d'une traite l’escalier et frappa la porte d’un coup qui avait quelque chose de résolu et de décisif. Mme de Plouazec était chez elle, perdue en ses rêves, songeant à sa fille, car elle ne sortait guère. D’ail leurs, à toute heure, à toute minu te, elle attendait la venue de celui qui avait promis de lui rendre son enfant, et sur lequel elle comptait comme si elle eût compté sur Dieu lui-même. Sans cela eût-elle pu vivre Elle était donc chez elle et au coup frappé à la porte, elle sursau ta violemment comme si elle eût été arrachée à quelque rêve. Elle courut ouvrir et à la vue d'Henri d’Orchères tout tremblant d'émoi, elle s’écria: —Vous! comme je vous atten dais! —Pardonnez-moi, dit le jeune homme, de n’être pas venu plus tût... Mais elle ne le laissa pas parler. Elle l’interrompit pour deman der: —Vous avez appris quelque cho se? —Mlle de Plouazec n’est plus à Paris. —Ah! s’écria la comtesse, je m’en étais bien doutée. Et voue savei où elle est? —Je crois le savoir. —Vous croyez? —Oui, je n'en suis pas sttr enco re. La maison possède un établisse ment à Compïègne. C’est là qu’on a dû conduire Mlle de Plouazec. —On voua l’a dit? —Non, male je le soupçonne. Il sera facile du reste de s’en assurer —Quand? —Demain. C’eat jeudi demain Les pensionnaires doivent sortir Nous nous rendrons à Compïègne tous les deux. Nous nous posterons sur leur passage. Et si vous aper ceve* au milieu d’elles Mlle de Plouazec, vous me la montrerez. Je ne vous demande pas autre chose. Par exemple, pas un cri, pas un ges te qui puisse nous trahir. Je ne demanderai plus ensuite que quelques jours pour m'emparer d’elle et la remettre entre vos bras. Elle porta sur lui des yeux exta siés et dit: —Vous ne me trompez pas! Son gez combien il serait cruel de m’a voir mis au coeur cette joie! —Non, je vais agir... Toutes mes dispositions sont prises déjà... Mon plan est combiné... J’ai pour m’aider un ami dévoué, un de ceux qui m’ont servi de témoin... SI Mlle de Plouazec est à Compïègne, l'aSaire ne traînera pas. —Oh! fit la comtesse, hors d’elle, si cela était vrai! Si vous pouviez me la rendre, quelle reconnaissan ce! —Ne parlons pas de reconnais sance, madame; quoi que je fasse', vous ne me devrez jamais rien. Je n’aurai jamais fait pour vous ce que vous avez fait pour mol. et ce que je ferai est si peu, même si je réus sls, auprès de ce que je voudrais pouvoir faire! —Oui, je le sais, mon ami, dit la comtesse, mais si vous me rendez ma fille, vous m’aurez fait un pré sent cent fois plus précieux que la vie et dont je ne saurai jamais as sez vous remercier! —Je serai payé au centuple par la seule pensée de vous avoir fait plaisir! dit le jeune homme, qui ne pouvait arracher ses regards à la contemplation de son interlocutrice, que son exaltation entourait, pour ainsi dire, d’une surnaturelle lumiè re qui rehaussait singulièrement sa beauté. Dans cette illumination de tout son être, causée par l’Irradiation de l’amour maternel et de l’autre amour qui la transportait à cette heure, ce n’était plus une femme, mais une sorts de créature toute di vine. Henri d’Orchères, artiste jus qu'aux moelles, en fut tout trans porté et fut sur le point de tomber à genoux pour crier son adoration. Il ae contint. Ce n’étalt pas le moment de par ler de sa passion. D’ailleurs, 11 avait promis de la taire. C’est à cette seule condition que la comtesse avait consenti à le revoir. Il garda enfermés en lui les sen timents dont son finie débordait,, et 11 demanda, non pas pour donner un autre cours à ses pensées, il ne* l’aurait pas pu, mais pour parler d’autre chose que de ce qu’il rou lait tenir secret. f —Pensez-vous que Mlle de Ploua-, zec me suive de bonne volonté et que je ne devrai pas employer la violence? —Quand elle saura, dit la com tesse, que vous la conduises ver» sa mère, elle volera devant vous! SI vous saviez ce qu’elle doit souffrir* la pauvre petite, de ne plus me voir, d’ignorer pourquoi elle ne me volt plus, et quand elle me reverra! Elle a dû comprendre, quand on l'a fait quitter Paris, que c’était pour l'éloigner de moi qu'on l'em menait. n. Et elle doit m’appeler cette heure, dans l’angoiBse de ses nuits.,; Ne suis-je pas tout pour elle com me elle est tout pour moi? —Tout ira bien alors, dit Henri d'Orchères. Et il expliqua en détail tout son plan la comtesse, qui l’approuva et ne put s’empêcher de dire tout l'espoir qu’elle en concevait. Mais il fallait, pour qu'il réussit, que sa fille fût à. Compïègne. Et ils allaient s’en assurer dès le lendemain. Pourtant, quand on se serait em paré d'elle, tout ne serait pas ter miné encore. 11 faudrait la soustraire aux re cherches du comte. M. de Plouazec pouvait porter plainte, mettre la police aux trous ses des ravisseurs. Henri d'Orchères secoua la tête. —M. de Plouazec redoute le bruit, dit-il .Déjà pour notre dual il craignait qu’on ne parl&t. Il s’est efforcé de faire le silence autour de nous. Il ne dira rien. —Il a tant envie de se vengét et de me faire du mal! —Il mettra le soin de sa consi dération au-dessus de ses désirs de vengeance. D’ailleurs nous preis^ drons nos précautions pour qu'oa ne retrouve ni vous ni votre fille, même si on lançait des limiers à notre poursuite. —Je sais déjà, dit la comtesse, où j’irai vivre, au fond du Poitou, sous un faux nom. Je vous en par lerai. Et j’y vivrai avec ma Allé, isolée et heureuse. Une ombre passa sur le vlsafi d’Henri d’Orchères. Oe mot allait lui échapper. "Et moi, ne pensea-rous pas ft moi?’* Il l’arrêta sur ses lèvres. Il ne voulait pas avoir l'abr 4#

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