Le Messager (Lewiston, Me.)
October 8, 1924

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1 ""J—. HniC Pages fait Piges Enterod as Second CIkrr Mail Matter Dm. 22, 1905 at the Pont Office of Lewiaton, Me., under the Act of Congres» of March 8, 1879. Religion et Nationalité J.-*. COUTURE, Propriétaire LE MESSAGER, LEWI8JON, ME. Publié trois foie per semaine: Lundi, mercredi, vendredi MERCREDI, 8 OCTOBRE 1924 45e Année No. 92 3 CENTS LE NUMÉRO NOTRE FESTIVAL I i Programmes des quatre grands concerts qui se ront donnés à la salle du Manège, Jeudi et Vendredi Voici le programme complet du Central Maine Festival qui aura lieu au Manègp de Lewiston, les 9 et 10 octobre. On s’attend d’avoir un choeur de plus de 200, avec un or chestre de 40 musiciens. Premier Concert Le Festival s’ouvrira par une ma tinée d’artistes, à 2 p. m., les artis tes étant Mlle Joan Ruth, soprano, de la Metropolitan Opéra House; Signor Alfredo Gandolfl, baryton, de la Chicago Opéra House, avec le choeur du festival et l’orchestre. Première Partie Tschaikowsky, Casse Noisette Suite No. Un Ouverture Miniature Danse Caractéristique, t Orchestre du Festival Mendelssohn, Be not Afraid— Blijah Festival Chorus Jolrann Stauss, Waltz—Staussiana, arrangée par Estelle Liebllng, Joan Ruth Liadow—Fables Russes a. Le Lac Enchanté, Op. 62 b. Kikimora, Orchestre du Festival Seconde Partie Godfrey Shaw—Worship, Orchestre du Festival Bizet, Chant de Toréador—Carmen, Alfredo Gandolfl a. Heron-Maxwell Keep on Hopin’ b. Dorel-Saiter—When My Ships Corne Sailing Home, Choeur du Festival Wagner, Ouverture—Tannhauser, Orchestre du Festival SECOND CONCERT Le second concert, jeudi soir, est la soirée de Matzenauer. Ce sera la seule apparence dans les Festivals du Maine de Margaret Matzenauer, prima donna contralto de la Metro politan Opéra Houae. Elle sera aidée par Leonfrd Snyder, ténor, du théâ tre de Là Scala de Milan, et George Vanse au piano'. Des sélections du Choeur et de l’orchestre compléte ront un merveilleux programme. Première Partie Mendélssohn, Ouverture—’Ruy Blas’ Orchestre du Festival Handel, Hallelujah Chorus—Messiah Festival Chorus Verdi, Aria, “Oh don fatale”— Don Carlos, Mme Matzenauer Victor Herbert—Air de Ballet, Orchestre du Festival Horatio W. Parker, Cometh Earth’s BELL DIT: NO°™DXPoeiis3t,l3,/’ $5 Ou, 14|. Huile, 0Qq le gui E«U Tiro Oo., 238 ru» M«ln,_T41._8243

I Latest Hour—Hora NovlsBlmta— Choeur du Festival Leon Cavallo, Aria, Vesti la Olubba, I Pagliacci, Leonard Snyder Raohmaninow—ln the Sllent Nlght Arensky—On Wingg of Dream Fourdrain—Chanson Norvégienne, Mme Matzenauer Seconde Partie Wagner, Introduction Acte III Lohengrin, Orchestre du Festival Chapman—Sanctus, Solo par M. Snyder, et choeur du festival Saint-Saëns, Aria, "Mon coeur s’ouvre à ta voix,” Samson et Delillah, Mme Matzenauer Liszt—Rhapsodie No. 1, Orchestre du Festival Del Riego, Homing Folk Songs—Estrejiita en Cuba, arrangés par Frank La Forge, Mme Matzenauer Mendelssoliïi, Thanks be to God— Elijah, Orchestre et Choeur du Festival Mme MARGARET MATZENAUER La grande contralto qui chantera au Hoir d’ouverture du,Festival, jeudi prochain Troisième Concert La matinée d’orchestre à 2.30 p. m., est l’une des meilleures offran des de tout le programme. L'orches tre du festival jouera ses plus beaux morceaux à cette matinée. A ce con cert on pourra aussi entendre le grand violoniste russe Rabinoff, qui fera sn seule apparition, de même que la belle coloratura soprano Jerakline Calla. 1 Vernière Partie Tshaikowsky, 1er et second mouve ments—Symphonie Pathétique Orchestre du Festival Bellini, Ah Non creda Nutrirti— La Somnambula, Jeraldine Calla BONS Emissions de choix quLcombinent la sû reté avec profit raison nable. Offerts en coupons de $100 et plus. Consultez notre département de Bons SEPT COMMIS CANADIENS—M. R. J. Dionne, M. Joseph Poliquin, Mlle Blandine Marcotte, Mme-Nap. J. Martel, Mlle Adrienne Côté. SAMEDIS SOIRS—Mme Louis J. Martel et Ijtlle Paulette Brunelle. Manufacturer* National Bank LA BANQUE DU SERVICE PERSONNEL M. F.-X. MARCOTTE, directeur Représentant les franco-américains. SEULEMENT TROIS MOIS DE PLUS P et l’année 1024 aura rejoint les siècles passés. N’attendez pas plufi longtemps pour ouvrir ce compte d’épargne à notre banque, mais commencez dès maintenant. L L’épargne systématique produit de grands résultats, san3 compter qu’elle crée l’indépendance pour toute personne r qui désire réussir. Peoples Savings Bank Czlbulka—After the Bail, Orchestre du Festival Seconde Parti» TschalkowSky—Concerto (Premier» fois dans le Maine) Benno Rablnotf et Orchestre du Festival Ambroise Thomas, Ouverture— Mignon, Orchestre du Festival Quatrième Concert Grande soirée d’opéra, vendredi, est la clôture du Festival, avec l’o péra populaire de Verdi “Il Trova toro”, une magnifique représenta tion avec décors produits à grands frais. Troupe composée d’artistes des grands théâtres d’opéras du monde et un corps de ballet en char ge de Mme Fannie T. Hetb. Personnages Leonora, Soprano, Mme Marcelin Roeseler Asucena, Meiso-soprano, Mlle Dévora Nàdvorney Inès, Soprano, Mlle Joan Ruth Manrico, ténor, M. Léonard Snyder Comte de Luna, Baryton, Signor Alfredo GandoJfi Fernando, grande basse, M. William Gustafson Ruis, Baryton, M. Harry T. Raeburn Messager, un géôlier, soldats, soeurs de charité, gypsies, assistants, etc. Les scènes se passent dans l'A ragon et la Biscaye, dans le Nord de l'Espagne. Le tempaaest le quin Sième siècle. 1. Introduction et Choeur. ACTE I 2. Chanson No. 3.—Solo avec choeur No. 4.—Scène at Aria No. 5. Récitatif et Romance No. 6.—Scène et trio. ACTE II 7 Choeur des Enclumes avec choeur No. 4.—Chanson No. 9.1— Choeur 10.—Récitatif et Narration No. 11.—Récitation et Duo No. 12. Récitatif et Aria No. 13.— Finale; Choeur No. 14 (cont.) Finale No. 15 (cont.J ACTï No. 16 Choeur trio, trio et choeur Duo chanté. |7.—Récitatif et 18.—Récitatif ot ACTEFÎV 19 Récitatif et Jtria chantée 20. Chanson et Aria 26.—Récitatif et Duo 21.—Duo 22.—Récitatif et trio 23.—Dernière Scène. Danseuses de l’éeole de danse de Fannie 'T. Heth. Accident près Fall River Jéan-Saptlste Morrissette, a été trouvé sans connaissance dans un camion-automobile, abandonné sur le chemin de New-Bedford, et dont le propriétaire eat Charles Ménard, 11 y a quelque temps, M. Morrisset te subit une opération pour l'appen dicite et, lundi après-midi en se di rigeant sur le chemin de Now-Bed ford, il vit deux automobiles venant vers lui et, pour éviter une collision, il tourna sa machine sur le côté du chemin et frappa un poteau. De con tre-coup fut si violent qu'il se heur ta le côté sur le volant et frapim juste la cicatrice de sa blessure qui n'est pas encore guérie. On ne croit pas qu’il se soit brisé quelque chose dans le corps. Ils fêtent leur départ Le rév. Georges-A. Demers qui quitte la paroisse du Sacré-Coeur de •Concord. N.-H. pour devenir curé de la paroisse St-Augustin, à Man chester, a été l'objet d'une belle fête donnée par les Knifehts of Co lumbus. Le rev. Demers et son curé, le rév. Rodolphe Drapeau, qui ira avec lui A Manchester, ont 'été escortés jusqu’à la salle des Knights of Co lumbus par une garde d'honneur précédée des premiers membres de oot$e paroisse lorsqu'elle fut fon dée, il y a trente-deux ans. I^e rév. Demers a reçu une bour se d’or de $1,000. Une bourse a aussi été donnée au curé Drapeau. Le sénateur Belcourt La rumeur d’après laquelle*l’am bassade canadienne aux Etats-Unis aurait été offerte au sénateur Napo léon-Antoine Belcourt est bien fon dée. assure-t-on A Washington. Cependant on ignore encore si le sénateur a accepté. On se demande mémo s’U acceptera étant donné sa position Me sénateur. Plusieurs do ceux nui le connaissent expriment des doutes A cet égard. On dit. officieusement que le gou vernement des Etats-Unis serait heureux d’effectuer un échange d'ambassadeurs.

Canadien arrêté aux Etats Un nommé Ovila Racicot, de St Jean, P. Q. comparaîtra devient le commissaire américain Patterson, a Plattsburg. N.-Y. sous l’accusation d’avoir fait entrer des étrangers aux Etats-Unis par contrebande. Racicot a été arrêté par les ins pecteurs Dixon et Brown. Une da me Sarah I-ung avait été trouvée A la garé de Blattsbjirg avec ses deux enfants. Elle admit aux policiers qu’elle venait d’Angleterre et qu’elle n’avait pas de passeport. Au coiurs d’une enquête les poli ciers furent Informés que la fem me et les 2 enfants étalent arrivés aux Etats-Unis dans une automobi le avec l’aide de Racicot. De là Par I restation. i salaire, 'grosse Des triplets sont nés à M. et Mme Michael Bresh, de Maynard, Mass, dimanche soir, ce qui porte le nom bre des entants à neuf. M. Bresh travaille aux filatures Assabet et son salaire est de $22 par semaine. ■la:— Accusé d'homicide John Kldder, âgé de six ans, (Ils de M. et Mme Charles Kldder, de North Chelmsford, Mass, est moi* à l’hôpital des Corporations, a Lowell, des blessures qu’il reçut lorsqu’il tut frappé par un automo bile conduit par Wllfrid Phaneuf, de Nashua, N.-H. Comme résultat de cet accident. M. Phaneuf est accusé d’homicide et son cautionnement pour assurer sa comparution en Cour de District1 locale a été fixé h $2000. L’accident est survenu au Vinal Square, Nortlr Chelmsford. M. Pha neuf a rapporté aux autorités qu’il conduisait son auto une allure modérée dans la direction de Lowell lorsque le petit s’élança dans la rue juste devant l’auto. D’après les témoins. M. Pha neuf Ht‘tout son possible pour évi ter l’accident mais 11 ne put appli quer les freins h tempe et le bam bin fut projeté sur le pavé et écra sé par l’auto. L’Infortuné fut trans porté en toute hâte à l’hôpital des Corporations où il expira une heure plus tard malgré ler efforts des mé decins. Petit Tragédie dans l’Abitibi Un grand malheur frappé la fa mille Bacon, alors que leur fils s'est fait tuer accidentellement mardi au début d’une partie de chasse. La victime était partie avec 3 au tres compagnons dont voici les noms: Léveillé, Kraghl, et Ouellet te, il avaient remonté l'Harricanaw environ une soixantaine de milles et étaient rendus leur lieu de cam pement sur le lac Picher, leur ten te était montée et 11 restait encore un peu de provisions à débarquer, entre autres un fusil était resté dans le canot; alors le jeune Bacon prit le fusil qui restait dans le ca not par le canon pour le remettre il un compagnon qui se trouvait là, malheureusement le chien s'accro cha à une souche et fit partir la détente, et le malheureux reçut tou te la décharge en pleine poitrine, la mort fut instantanée. Aussitôt après ce terrible accident, ses compagnons chargèrent leur bagage et le cada vre et revinrent en toute hâte à Amos, et arrivèrent jeudi soir; la nouvelle de cet tfocident a causé un grand émoi dans le village car le dé funt était un garçon bien connu et estimé par tout le monde, il était âgé de 23 ans environ. !1 a été inhu mé dans l'Eglise paroissiale same di dernier au milieu d'un grand vtoncours de parents et d'amis. Le défunt laisse pour pleurer sa perte son père et sa tnèro, une soeur et un frère. Le coroner Bigué a tenu une en quête et rendu le verdict de mort accidentelle. -•--g»-. Feu à St-Johnsbury M. Fred Vallée, son épouse et cinq enfants âgés respectivement de 7 semaines à 16 ans ont été obli gés de 'fuir en toute hâte pour ne pas être victimes d'un feu qui a originé dans la grange avoisinant leur demeure, à” St-Jyohnsbury, Vt. LeB dommages sont de $1,000 et les assurances, $3,000. Un mystère à Montréal Des officiers do police, après avoir enfoncé la porte de la cham bre de Joseph Lapierre,.ont trouvé ce dernier gisant mont devant son poêle à gaz dont toutes les clefs étaient ouvertes. Le défunt était âgé de 37 ans. Des médecins appe lés en toute hâte ont diagnostiqué que la mort' remontait à plusieurs heures. La police a ouvert une en quête pour éclaircir CGtte affaire. 11 obtient un sursis Le juge Séverin Létourneau a ac cordé, en cour, -"à Montréal, lundi matin, la requête du défenseur de Léo Davis, Mtre Oscar Gagnon, pour un sursis dans le cas de son client, qui devait être pendu la prison de Bordeaux, le 24 octobre, en même temps que Morel, Seraflni, Tony Frank, Valentino et Gambi no. Ce sursis est pour jusqu'au 6 no vembre, et le Juge Létourneau l’a accordé pour permettre Mtre Ga gnon de procéder devant la cour Suprême du Canada dont le terme s'ouvre le 14 octobre, à Ottawa. Comnje la préparation de cette cause demande un travail êpnsidé rable, 11 se peut fort bien q\ie la cour suprême ne_L’entende pas dès l’ouverture de son terme, d’oil la nécessité d’obtenir un sursis, le quel a été accordé. Mtre Gagnon a le ferme espoir de faire casser le verdict de la cour d'AssUes dans le cas de son client. Davis, parce que ce verdict ne fut confirmé que sur division, en coui d’Appel. deux juges s’étant pronon cés en- faveur de l’acquittement pui et simple. Quant aux autres, ils monteront è l’échafaud prochainement. REGIONS NOUVELLES Richesse minérale incroyable.—Le “boom” de l’or est une réalité.—Nombre de prospec teurs.—Avenir des analystes.—L’exploitation Nous continuons aujourd’hui le récit du voyage d'observation fait par M. Olivier Pelletier, d’Auburn, dans les réglons de l’Abitlbl et du nord de l’Ontario. Passons, pour un instant, du côté on'arlen. M. Pelletier a visité Co chrane où il a une tante dont la grand’mère était la soeur de Louis Rlel. Cochréne est plutôt un centre an glais; cependant gr&ce au zèle et au dévouement de fervents cnnadiens français dirigés par le "bon mon sieur le curé” Larocque, la cause du français compte 'de nombreux dé fenseurs. Cochrano possède des éco les florissantes, gr&ce eux. Ce qui la rend prospère est le fait d’étre un centre impor tant de chemins de fer. Il n'y a pra tiquement pas d'autre app&t pour attirer la population. D’un autre cô té, tout comme Amos dans l'Abitibi, Cochrane attire nombre de prospec teurs pour les mines d’or. Un autre endroit remarquable de l’Ontario est 1» ville de Hearst. qui date d'une quünzaine d'années. Contrairement à ce qui se paBse Cochrane, on parle aussi couram ment français Hearst qu’on le fait dams la ville de Québec. Il faut don ner crédit de cette consolante situa tion l'évêque de ce diocèse qui ne p° lasse pas de travailler pour la diffusion du français. Le visiteur franco-américain se sent, réellement chez lui et tout h son aise quand il visite la région de Hearst. Dans le nord de l’Ontario, tout comme dans certaines parties de l’Abitibi, ce qu'on peut appeler le “‘boom’’ de l’or est une réalité. De puis assez longtemps on a parlé dans les journaux comme dans les milieux officiels, de l’existence de filons d’or dans le nord de l'Ontario comme dans l'Abitibi. De prime abord, on "Aurait pu croire qu’ils s'a gissait de fausses prétentions pro pres à entraîner le public vers ces centres. -Cependant, on doit recon naître à l'heure actuelle que le nord de l’Ontario et plusieurs centres de 1’AbttibI sont appelés à devenir un véritable Klondike. Eh oui! ils ne sont pas rares do nos jours ceux qui se souviennent de ce Klondike dont on a tant par lé. Mais le jour n’est pas loin oh les centres dont nous parlons seront devenus le but h atteindre dans la course à l’or. Dans l’Abitibi, il y a Rouyn et BoiBchatel où des découvertes im portantes ont été faites. Disons mê me, avec M. Pelletier, que cet or de l’Abitibi attire actuellement plus de 2,000 prospecteurs seulement dans le canton de Rouÿn. On a maintenant l’assurance qu’il se trouve de bonnes mines d’or, dans l’Abitibi. là commencer par la mine Stable. On projette même le prolon gement. par le Pacifique Canadien, de la voie ferrée depuis Angliers jusqu’il Rouyn, soit une distancé de 60 milles; cette voie se prolonge rait ensuite jusqu’à. Ames, en sui vant la rivière Kinojevis. Inutile de dire que dans ce dis trict, il n’y a pas seulement des mi nes d’or, mais aussi d’excellentes terres agricoles et des forêts riches et profitables. Le défrichement est devenu plus populaire à cause de la prime de $6 l’âcre payée par le gouvernement provincial. Cependant, certaines au torités agricoles avaient demandé que le gouvernement payât la som me de $15 l’âcre au lieu de $6 afin d’encourager davantage les défri cheurs. Cebte demande n’a pas en core été accordée, et on ignore si elle le sera jamais. D’autres importantes découvertes ont été faites à Fournlère, Malartic et Cadillac. Un prospecteur s’aperçut un jour qu’il étaitit établi sur un terrain minier des plus riches. La nouvelle s’en ré pandit comme un coup de foudre, vn sans dire, et un beau matin, une compagnie du Nevada lui a, paraît il, offert la somme de $1,250,00C pour lion terrain. Ce monsieur, du nom de Erntfleld, se garda bien de tout vendre et garda un intérêt de un tiers pour lui, se réservant par là même une autre grande valeur. Et ce bon monsieur était tout simple ment un contribuable, payant taxes comme tout autre mortel. On raconte lft-bas, nous dit M. Pelletier, comment auraient été dé couverts les riches gisements de Co balt, Ont. par un travaillant. Un jour, voyant approcher un re nard, il prit sa hache et la lança dans la direction de la bête, sans toutefois l'attraper. Cependant, lorsqu'il voulut retrouver sa hache, il constata, à son grand étonnement, qu’elle était prise au sol, dans un corps dur. Enlevant sa hache, il dut se rendre à l'évidence qu'il y avait là du pur argent. M. Pelletier nous assure que les régions abitibiennes ci-haut nom mées sont de véritables mines d'or. On peut s'en rendre compte facilement en visitant les lieux, car tout est minéralisé. M. Pelletier a même recueilli, au ha sard, certaines parcelles de pierre contenant quelques grains d’or visi bles à l'oeil n«t. Ije sol tout en tier est ainsi minéralisé et, dans l'o pinion de M. Pelletier, plus on avan ce vers l'Alaska, plus il y a des mi nes de toutes sortes. Un citoyen a même trouvé une mine de peinture dont on s’est en suite servi pour peindre une cons truction quelconque. La couleur était rquge. Et ce fait n’est pas rare. Ije public porte actuellement un grand intérêt aux nouvelles entre prises minières dans la province de Québec et celles de l’Ontario. On pu blie même, à ce sujet, dans les jour naux comme dans les revues, nous dit M. Pelletier, dos articles très élaborés concernant les méthodes d'exploratfon, de recherche et d'ex ploitation des mines les plus géné ralemént. en usage dans ces deux provinces. L'exploitation d’une mine, au jourd'hui, est une entreprise com merciale qu’on établit sur une hase aussi solide que celle de toute au tre industrie; plusieurs sociétés mi nières ont réussi à assurer à leurs exploitations un rendement si cons tant qu’on les considère comme des entreprises industrielles de du rée limitée. ij or ei i iirfiein sont, a i Heure ac tuelle, le» (leux métaux qui attirent le plus l’attention du puibllc. Va sans dire que la presque totalité des résidents de ces régions son't au jourd’hui en possession d’un terrain minier. Malheureusement, faute de capital ils ne peuvent aspirer à en recueillir de plus grands avantages que ceux provenant de leur vente il quelque compagnie d’exploitation. Los analystes du gouvernement on autres sont là, bien installés, et qui, sur demande, inspectent'les mé taux qu’on leur envoie, et ils disent ensuite le percentage d’or ou d’ar gent de telle ou telle mine, après avoir eu soin de garder la quantité trouvée dans les métaux analysés. D’ailleurs c'est leur récompense et c’èst dire aussi qu’ils sont appelée à faire fortune en peu de temps. Cer tains analystes ne gagnent pas moins de $100 par jour et c’est di re en même temps que le colon ou défricheur que le hasard fait s’éta blir sur un terrain minier ne peut avoir suffisamment ‘de capital pour exploiter son bien. L’or pur vaut $22.22 l’once, et avant que le chercheur sache s’il y a l’or dans sa mine ou s’il peut l’exx, ploiter, il lui faut savoir aupara vant si une demi-once ou la six cen tième partie d’un pour cent dissé minée dans une tonne de roche don ne à celle-ci une valeur suffisante de l’or dans sa mine ou s’il peut l'exploiter, il lui faut savoir aupara pour justifier l’exploitation. De plus, il faut se rendre compte que la valeur d’une propriété mi nière dépend non seulement de la valeur de son minerai, mais aussi de la quantité de celui-ci. Le pauvre chercheur qui croirait être en pos session d'une mine Inépuisable et qui ne saurait pas que son terrain n’a qu'une petite quantité d’or ou d'argent aurait dépensé inutilement pour l'exploitation. C'est 1&. toute une étude et une dépense de capi tal élervé. Une entreprise minière, d'ail leurs, n’^ét bien assise que lors qu'elle peut montrer une ample quantité de minerai extraire, qu’elle pourra vendre laissant une marge de profit, déduction faites des déboursés de recherches, d’ex ploitation, de 'traitement du mine rai, et d’administration. On peut donc dire que ce n'est pas avant vingt-cin'q ans que l'or de l'Abitibi sera exploité sur une grande échelle, car le prospecteur de la-bàs n'a pas le capital nécessaire et seules, les grandes compagnies minières peu vent faire de l’exploitation après avoir acheté le terrain du prospec teur. C'est chose assez facile, aujour d’hui. de trouver le terrain, pour exploiter une mine. Un Individu peut se munir d'un certificat de mineur, au Service des Mines de la province, après quoi II se rend à. tel endroit choisi par lut et il cherche les lieux favorables oïl se trouvent des indices de minérali sation et des valeurs encouragean tes. Il marque ce terrain au moyen de piquets, selon la loi; ceci consti tue un "claim”. Le mineur s’adresse ensuite au bureau d’enregistrement du district et y fait enregistrer son “piqueta ge”. Dans la province de Québec, toute personne peut piqueter jus-* qu'à deux cents acres, soit en pre nant des demi-lots ou des lots en tiers dans les cantons subdivisés, soit par piquetage dans les territoi res non arpentés. On examine ensuite le terrain, on prend des échantillons et on fait a nalyser les plus promettants. Per sonne peut dire, à première vue, si une propriété est bonne ou non, mais un ingénieur qualifié peut di re, après examen préliminaire, si tel terrain vaut, ou non. la peine qu’on s'en occupe. Il pourra dire aussi quel genre de travaux serait le plus avantageux. Néamoins, la seule opi nion légitime qu'un technicien pour ra émettre est que les données re cueillies sont suffisamment encou rageantes pour justifier un débour sé supplémentaire pour pousser les travaux de recherches. l. énoncé ae ia valeur a une ana lyse ou même de trois ou quatre analyses d’échantillons pris au ha sard n’-offr% axculfe signification ï conomique, même si les prises d'é chantillons sont bien décrites et suffisamment représentatives. Le résultat de quelques analyses don nant de haute teneur,.ou d’échan tillons laissant voir de l’or visible d'oeil nu n’est pas une preuve suf fisante de la valeur de la propriété. L'expérience démontre trop sou vent que des échantillons peuvent provenir d’un filon étroit. La quan tité de substance peut être très mi nime quoique de haute teneur. Ayant acquis le terrain sous for me de "daim” et enregistré le titre au Service des mines de la provin ce, le détenteur commence l’étude de sa propriété par des puits de fouille aux endroits favorables, mieux encore en pratiquant de lon gues tranchées ou bien en forant des trous avec une sonde à dia mants. Puis on fait l'échantillonna ge systématique de la roche mise K découvert. Jusque là. les opérations auront été menées sur une petite échelle, sans y avoir mis au plus quelques milliers de dollars, mais dès lors, il faudra des capitaux considérables. L’argent requis peut se chiffrer à plusieurs cent mille dollars. Quand on décide de dépenser quelques cent mille dollars pour l’exploitation, le travail dure long temps. Puis on en est ensuite rendu au point ofi il faudra construire une usine pour faire rendre au minerai les valeurs qu'il récèle. On compte généralement deux ou trois ans en tre la date du piquetage d’un ter rain minier et celle de la construc tion d’une usine. Une riche mine d’argent, comme on en trouve dans l’Ontario, atteint sa période d’ex traction bien avant une miné d’or. Comme on peut le constater, ce lui qui possède une mine quelcon que n’a qu’un moyen bien simple d'en retirer profit: c’est de la ven dre bon prix à'une compagnie qui lui en fera la demande. Il y a de l'or dans l'Abitibi, le fait est certain, mais on ne peut l’exploiter à volonté. (A suivre)* mm v ':i :'MïsaaBgsggais«g— Le nouveau Palais de Justice, à Amos, en plein ce ntre minier de l’Abitibi

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Accident près de Montréal En tentant de devancer un convoi à dn passage à niveau, le conduc teur d’un camion-automobile ris qua la vie de 10 hommes et le résul tat fut que quatre des occupants du camion furent blessés. Non seu lement le camion n'eut pas le temps de passer avant le convoi du Pacifi que Canadien, a I cons tamment refusé de dire comment il a tué sa femme et ses enfants.. Questionné tour tour par la police, par le coroner Craig et par l’entre preneur des pompes funèbres Wood burn, il a toujours répondu qu'il avait oublié de qu'elle façon il a commis son meartré. T>e coroner Craig après un long examen est parvenu lui faire a vouer ce qu’il tenait jusqu’ici se cret. Les victimes ont été enterrées. Le corps de Madame Plrle ropose dans un cercueil en drap noir et ceux de se deux Ailettes dans des cercueils blancs, l’un chaque côté de Madame Pirie. Le public a été admis à visi ter la salle mortuaire et en quel ques heures plus de trois mille per sonnes ont défilé devant les trois cercueils. Les vétérans demanderont que Pirie, soit examiné par une commis sion d’aliénistes. Aucun mot n’a été reçu ?i Ottawa des parants de Pirie ou do sa femme. BAPTEMES Paroisse St-Werro Le 18, Joseph, enfant de Léon Rousseau et de Oratlenne Couturier; parrain et marraine, I. Couturier et Marie Bissonnette. Le 19, Robert, enfant de Orner Labrie et de Véronique Raymond; parrain et marraine, Alfred Labrie et Arseline Syndon. Le 19, Joseph, enfant de Geo. Na deau et de Imetda Beaudoin; parrain et marraine, Philibert Beaudoin et Florida Quirion. Le 21, Marie, enfant d’Albert Re naud et de Césarine Béchard; parrain et marraine, Albert Mlçhaud et Eli zabeth Béchard. Le 22, Marie, enfant de Arthur Labrie et d’Alice Vaillancourt; par rain et marraine, Henri Deschênes et Eliane Labrie. Le 23, Marie, enfant d’Alfred St Pierre et de Rose-Eva Thibault; par rain et marraine, Ernest Chaput et Donalda Thibault. Le 24, Joseph, enfant de Thomas Lessard et de Clémentine Poulin; parrain et marraine, Jearf-Bte Cliché et Bernadette Lessard. Le 24, Muriel, enfant de Joseph Gosselin et de Délina Laplante; par rain et marraine, Camille Lagacé et Anna Laplante. Le 24, Joseph, enfant de Joseph Lebrun et de Imelda Labonté; par rain et marraine, Albert Labonté et Marie Rousseau. Le 25, Joseph, enfant de Joseph Moore et de Régina Pinault; parrain et marraine. Orner Poulin et Blanche Giguère. Paroisse St-Louis; Joseph-Wilfrid-Gérard, enfant de Wilfrid Côté et de Yvonne Gagné; parrain et marraine, Alfred Collet et Blanche Côté. —Marie-Anne, enfant de Alfred Guérette et de Sady Gilbert; par rain et marraine. David Gilbert et Marie-Anne Bézier. -:o: On en casse des verres! I.Æ8 70,000 personnes qui ont maingé tous les jours dans les nom breux restaurants de l’exposition de l'empire britannique, h Wembley, Angleterre, ont brisé 30,000 pièces de vaisselle par semaine. Dans une semaine il s’est cassé 761 douzaines de tasses, 345 dou zaines d’assiettes et 774 douzaines d'autres pièces de vaisselle, au dire do la compagnie qui avait le contrat pour donner à manger aux Les CHAPEAUX LAMSON-HUBBARD sont vendus par E. LEBLANC 6 CO. 288 RUE LISBON Téléphone 508-W JOHN B. ST-PIERRE Vendeur pour lea Chapeaux et Casquettes Lamson-Hubbard 272-274 RUE LISBON Téléphone 406-M 'uiubbard ATS CAPS. LES STYLES QUI RESTENT Les Chapeaux LAMSON-HUBBARD, comme un habillement fait par le tailleur expert, conservent leur sty le. Il n’y a que les Chapeaux de qualité qui fassent cela. Dans chaque Chapeau Lamson-Hubbard se trouvent plusieurs vies d’expérience dans l’art du chapelier. Et avant que le Chapeau Lamson-Hubbard reçoive son étiquette il faut qu’il soit un produit par fait. 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VIGOR FOURNIER tient à offrir ses bien sincères remerciements et sa vive re connaissance à toutes leR personnes qui ont contribué à la fête donnée en son honneur, samedi, et qui lui ont offert un cadeau si précieux. Il en gardera toujours le meil- leur souvenir. p REMERCIEMENTS De retour de notre voyage de noce, nous tenons À remercier tous nos parents et amis qui nous ont offert de nombreux et riches cadeaux. Nous en garderons un éternel souvenir. •(Signé:) M. et Mme Lévi Jutras. p Une partie de l’Etat de Colorado, près de Colorado Springs, couvrant une superficie de 50 acres, est si remarquable pour la formation des rocs qui la recouvrent, q.u’on lui a donné le nom de “Garden of thc Gods”. La pierre rouge et blanche de cette région assume des formes grotesques, auxquelles on a donné différents noms. -:o: Ad Rhode-lsland T^e ticket suivant a été choisi à la convention républicaine pour le Rhode Island, .ft Providence.. —Pour sénateur des Etats-Unis. Jesse H. Metealf. —Pour gouverneur, Aram-J. Po thier. —Pour lieutenanit-gouverneur. Nathaniel W. Smith. —-Pour secrétaire d’état, Ernest L. Sprague. —Pour trésorier-général, Richard W. Jennings. —Pour procureur-général, Char les P. Sisson. —Pour congressman du 1er dis trict, Clark Burdick. —Pour congressman du 2ème district. Richard S. Aldrich. —Pour congresman du 3ème dis trict, Louis Monast. L'Amoskeag, de Manchester “Ce rapport est un des plus pau vres, sinon le plus pauvre, qui vous aient été présentés,” a déclaré le trésorier Frederick S. Dumaine, de la corporation Amoskoag, à la ré union annuelle des actionnaires de la campognie. Les points les plus intéressants de son rapport sont: 1. —Les pertes pendant l'année fiscale qui s’est terminée le 31 mal 1924. sont de $2,851,131.22. 2. —La production totale du co ton pendant la même période a été de 130,488.973 verges, soit moins que la production pendant six mois à temps normal. 3. —Aucun engagement ne peut encore être donné pour l’améliora tion des conditions. 4. —Une méthode doit être trou vée pour conserver les eaux, le prin temps, au moyen de réservoirs cons truits dans le nord e l’Etat. 5. Si la loi de 4 8 heures est a doptée par l’Etat, “aussi certain que la nuit suit le jour, les mêmes sa laires ne pourront être payés pour une journée plus 'courte.” CAPSanoTRUCKS Si vos RESSORTS se brisent téléphonez-nous Ressorts complets, ou feuilles séparées Nous pouvons vous vendre les vrais Ressorts Perfection—ex actement les mêmes employés par les manufactures des meil leurs Automobiles, Camions et Tracteurs. 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