Le Messager (Lewiston, Me.)
August 20, 1924

Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.

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Six Pages Cnterod M Second Oleu MeU Metter Des. ■S. 1905 et the Fort Office al Lewliton, Me., nnder tke Art of Oongreee et Merck 8,1878. Religion et Nationalité Six Pages ST.-B. COUTURE, Propriétaire LE MESSAGER, LEWISTON, ME. 1 Publié trois fols par soudas: Lundi, mercredi, vendredi MERCREDI, 20 AOÛT 3924 45e Année No. 72 3 CENTS LE NUMÉRO $50,000 à titre d’essai Réouverture à Fall River Iso Rouverncment de la province (le Québec viqflt d'accorder à l'Asso ciation du Tourisme canadien la somme de $50,000 pour un an à ti tre d'essai et dans le but de déve lopper le tourisme dans toute la province de Québec. C’est à la suite.des deux délépa^ tions qui se sont présentées, dans ces derniers temps, de la part de l'Association du tourisme, que le gouvernement a accordé cet octroi. Le gouvernement s’est toutefois réservé le droit de nommer son re présentant dans l’Association du Tourisme et qui verra à employer l’argent destiné au développement du tourisme dans les campagnes. -:o: Exécution Retardée L'exécution de Mme Maria Hanika pour le meurtre de son mari, qui a vait ét éremise récemment en atten dant la naissance de son enfant, au ra lieu bientôt à Brunn suivant une déclaration des autorités. Le jour qui a suivi la naissance detl’enfant, le directeur de la prison, où Mme Ha nika est enfermée, reçut une grosse somme d'argent avec des instructions pour que cet argent fût remis à l’en fant, une fille, quand lele arriverait à l’âge de 18 ans. L emari de Mme Hanika était ca pitaine dans l’armée, et d’après ce qui fut révélé à la cour, elle avait com ploté avec un certain individu au commencement de l’année de se dé barrasser de lui parce qu’elle en a vait assez. La femme déclara au juge qu'elle n’aimait pas son complice et avait toujours été fidèle à son mari, mais qu’elle était obsédée de l’idée qu’elle devait se libérer des liens du mariage. C’est le temps d’y penser I>a température fvaîclie qtv nous avons depuis quelque temps laisse entendre bien clai rement que bientôt la saison froide sera avec nous. Il est plus que temps de son ger à l’achat des célèbres four naises “Capital" à un seul tuy au. Il nous fera plaisir de vous renseigner sur cette fournaise économique et sans comparai son. MAURICE-D. RENY Plomberie, Chaufferie et Quincaillerie 70 RUE BROAD, AUBURN. Tel. 1242-M j22 Les filatures Davis et les GHobe Yarn, ont repris leurs opérations pleine capacité lundi. Les filatures Davis fonctionnaient 30 et 26% de leur capacité. La filature No. 1 de la Globe Yarn fonctionnait à plei ne semaine et continuera de le faire. La No. 2 sera rouverte sur un pied de 100 pour 100. La «firectlon espère recevoir d'au tres commandes «n attendant et que l'établissement continuera indéflnie ment ses opérations sur un pied de 100 pour 100. ..:o: Chez le Frère André Alors qu’il écôutait le Frère An dré dans la chambre de ce dernier, à l’Oratoire St-Joseph. le jeune Lu cien Chênevert, âgé de douze ans, de Montréal, a succombé subitement. Le garçon était allé voir, avec son père, le Frère André pour lui de mander de prier pour lui parce qu’il souffrait d'une maladie de coeur. Le garçon se tenait debout, écou tant le Frère André qui lui parlait et priait lorsqu’il s’affaissa sur le plancher. Lorsqu’on le releva, il a vait cessé de vivre. 1 Mort du Sénateur Colt Le sénateur des Etats-Unis, Leba ron B. Colt, qui souffrait de pneu monie depuis plusieurs jours, est mort à sa maison d’été à Linden Pla ce, R. I. lundi. Il était âgé de 78 ans. Le sénateur Colt était né à Ded liarn. Mass. C’était un descendant direct du gouverneur Bradford, de renommée coloniale. Il était diplô mé à Yale en 1881, il fut nommé juge de la cour de district et trois années tilus tard, il était élevé aux fonctions de juge de la cour de cir cuit, fonctions qu’il remplit pendant trente anB. En 1813 il était élu sur le billet républicain sénateur des Etats-Unis, poste qu'il occupa jusquâ sa mort. Les Inondations en Chine La rupture de la digue du Grand Canal près d’Euhsien, dans l’Ouest du 'Chantoung a causé l’inondation de 150 villages, et la destruction com plète des récoltes. Plus de 60,000 personnes seraient touchées par cette nouvelle inondation. Dans les autres parties do la Chi ne, les inondations diminuent. On an nonce d’Hankéou que le Yang-tsé baisse d’une façon continue, et qu’il est actuellement trois pieds au-des sous de la côte la plus élevée de l’an née. Une dépêche de Kiukaug, Ki angai nord, confirme les nouvelles disant que l’inondation a disparu dans plusieurs endroits. Des nouvel les de Fou-Tchéou annoncent que l’évaluation des dégâts dans le dis trict de Yuki, au sud do la rivière Min, dons la province de Foukien, fixant ces dégâts â 12 millions de dollars, n’a pas été vérifiée jusqu’à maintenant, et pourrait être exagé rée. Avez-vous examiné votre livret do banque dernièrement? Demandez-vous si vous êtes heureux dans la gérance de vos affaires. La balance à la banque répondra à votre ques tion. La fierté dans la gérance de vos affaires et un but défi ni pour l'avenir font une parenté intime entre vous et vo tre compte de banque. Peoples Savings Bank Quelque jour vous décider qu’il est temps d'épargner. Pourquoi ne pas commencer MAINTE NANT en déposant un dollar ou plus à notre banque chaque semaine? C’est une manière facile et bonne de forger de l’avant. SEPT COMMIS CANADIENS—M. K. J. Dionne, M. Joseph Poliquin, Mlle Blandine Marcotte, Mme Nap. J. Martel, Mlle Adrienne Côté. SAMEDIS SOIRS—Mme Louis J. Martel et Mlle Paulette Brunelle. 4% SUR ËPABQNE8 Manufacturer* National Bank LA BANQUE DU SERVICE PERSONNEL M. P.-X. MARCOTTE, directeur Représentant le* franco-américain*. Walton est élu Le célèbre ex-gouverneur Walton, de l’Oklahoma—qui ne so souvient de ses luttes épiques, contre le Ku Klux Klan?—vient d’obtenir, par 16,000 de majorité, la nomination à la candidature au poste de sénateur de rOklahoma à Washington. C’est bien le cas de dire que le Ku Klux Klan vient de recevoir une Klaquo. :o: Enfant noyé M. Maurice Tessier, garçonnet de 13 ans, fils de M. Elisée, Tessier, des Trois-Rivières, s’est noyé dans ,1a ri vière St-Maurlce, en se baignant. Le garçon ne savait pas nager et s’en fut se baigner dans 19 pieds d’eau. On n'a pas encore retrouvé son ca davre. :o:~ Tragique Aventure Trois alpinistes italiens ont vécu la terrible expérience de passer plus de cinq heures accrochés h un cft ble au-dessus d’un précipice du trois cents pieds de profondeur avant d’ètre secourus, près de Cha monix, France. Les trois grimpeurs, qui n’étaient accompagnés d’aucun guide, avaient atteint le sommet de l’Aiguille de Crépon, un pic de 11,000 pieds do hauteur, sans aucun incident, et ils avaient entrepris de redescendre lorsque l’un d’eux glissa, entraînant ses compagnons avec lui sur le flanc de la montagne. La corde qui reliait le deuxième alpiniste au troisième, resta tout h coup prise il une pointe de rocher juste au mo ment oit les trois hommes roulaient sur le bord du précipice. Celui qui se trouvait le plus bas au bout do lr corde tenta -de se trouver un point d'appui le long de la paroi du rocher, mais scs camarades lui criè rent qu’il risquait d'affaiblir leur seul support. TVautres alpinistes avaient vu d'en bas ce qui venait de se passer et un parti de secours fut aussitôt organisé. Le trio fut re monté du précipice au prix de gran des difficultés, et reconduit à Cha monix. -:o: Ils Echappent à la Mort M. Aristide Beaugrand Champa gne, architecte de Montréal et sa fa mille ont échappé de près.à la mort, jeudi soir, vers neuf heures et de rnier dans le bas du village du Cap d ela Madeleine quand leur auto, dé viant près d’un petit pont, vint don ner contre le garde-fou; seul le gar de-fou très solide, empêcha l’auto de piquer une pointe dans 'la ''petitte rivière qui se trouve là. C’est en voulant éviter un chien venu se jeter devant son autorque M. Beaugrand Champagne se trouva à donner un tour de roue trop fort et qui l’entraîna sur le garde-boue. Sous la force du choc, l’auto, une Chevrolet, a été assez endommagée surtout le pare choc et le volant, au cune blessure n’ayant été reçue par les occupants. En voulant éviter une charge de foin venant à leur rencontre dans la banlieue, des automobilistes amé ricains conduisant une auto Jowett, licence 326.741 Mass., ont obliqué vers le fossé où leur auto a capoté. L’auto, un sédan fermé, a eu sa carosserie supérieure, à l’avant, en tièrement démolie. Chose très éton nante, aucun des occupants de l’auto n’a été blessé. a“washington Ce qui se pasae dans la capitale fédérale Le président Coolidge, accompagné deB siens et de plusieurs membres du personnel de la Maison Blanche, est parti lundi après-midi pour Plymouth Vermont, où il va passer une quin zaine de jours de vacances dans la propriété de son père. Le wagon présidentiel a été accro ché au train régulier. —Le secrétaire Hughes, rentré d’Europe, a repris cette semaine sès fonctions au département d’Etat. Il n’a rien voulu ajouter à ses décla rations exprimant sa confiance en l’acceptation du plan Dawes. —Le département du commerce annonce que les exportations des E tats-Unis au cours du mis de juil let, se sont élevées à $278 millions de dollars contre $802 millions 186,027 pouf juillet 1023. Les im portations s’élèvent ù $278,400,000, contre $^87,430,769, pour juillet 1923. Les importations pour juillet accusent une légèVe augmentation sur celles de juin. —Le département de l’agriculture annonce que la surface à ensemencer pour les blés d’hiver, cet automne, sera de 42,919,000 acres, si les fer miers mettent à exécution les pro jets qu’ils ont formulés le 1er août. 19,000 fermiers accusent une aug mentation de 7.5 pour cent de sur face à ensemencer, soit 2,986,000 acres de plus que l’automne dernier. Ce pourcentage s'applique à la to talité de la surface ensemencée l’an née dernière, pour calculer la sur face probable pour cette année. —L'augmentation des prix des denrées alimentaires et des produits de ferme, au cours du mois de juil let, serait en majeure partie respon sable de l’augmentation générale des prix de gros, d'après le rapport publié par le “Bureau of Labor statistics”, du Département du Travail. La moy enne portant sur 404 articles, est passée de 144.6, en juin, à 147 en Juillet. On constate une diminution dana le fer en gueuses, l’acier, le cui vre, et différente maétriaux de cons truction, __ La Flotte “Sèche” Elle comptera 20 destroyers et 300 bateaux à moteurs La fermeture d'une partie du Navy Yard de Philadelphie aux visiteurs et l’établissement d’une censure, mar quent le début de préparations d’or dre spécial pour la guerre des côtes des Etats-Unis contre les contreban diers le long de l’Atlantique. Phila delphie constituera l’une des princi pales bases. Le commandant H; O. Hamlet, de la garde des côtes, 'qui dirigera la flotte, a déclaré qu’aucun renseigne ment ne serait donné jusqu'il ce que ‘‘quelque chose" ait été fait. La flotte chargée de mettre les contrebandiers en déroute compren dra probablement vingt destroyers dé modés, deux dragueurs de mines et trois cents bateaux à gasoline à gran de vitesse, le tout monté par 2,000 hommes d'équipage et officiers. On dit que mille hommes ont déjà été mobilisés et sont prêts à partir. Le but de cette campagne est la suppression de la contrebande des des stupéfiants. boissons alcooliques, des étrangers et Ix-s destroyers qui seront utilisés sont pour la plupart des bateaux ay ant servi pendant la guerre, faisant moins de 34 noeuds à l’heure. Ils sont armés de canons à tir rapide do trois et quatre pouces. Mort du Sén. Bolduc L’honorable sénateur Bolduc, qui fut président du sénat sous le gou vernement Borden, est décédé, dans sa demeure à St-Vlctor de Tring, comté de Beauce. Il était malade depuis six mois, mais récemment son état s'aggrava, et l’on fit venir au près de lui les membres de sa fa mille. Il était âgé de 77 ans. L’honorable sénateur Joseph Bol duc naquit à Saint-Viateur de Tring, le 22 juin 1847. Il était le fils du capitaine Augustin Bolduc. Il fit ses études au Collège de Sainte Marie de Beauce et à l’université Laval. Il fut admis à la pratique du Notariat en 1874 et deux ans plus tard, en 1876 il fut élu député du comté do Beauce, cpmté qu’il représenta aux Communes jusqu’en 1884, alors qu'il fut nommé séna teur par lord Lansdowne. Le 3 juin 1916, sous le gouver nement Borden il fut nommé prési dent du sénat. Il était un des doy ens de la chambre haute. Il était conservateur et était l’un des rares survivants .sinon le dernier, de ce que l’on a appelé la vieille garde conservatrice, qut fit la campagne sous la direction de Sir John A. MacDonald. de 1874 à 1878. En 1875 le sénateur Bolduc a vait épousé Mlle G. A. Mathieu. De ce mariage sont nés un fils et trois filles. Il avait été maire de sa pa roisse et préfet du comté pendant plusieurs années. Il fut l’un des promoteurs du chemin de fer Tring et Mégantic et l’un des directeurs du chemin de fer Lévis et Kennebec, aujourd’hui le Québec Central. Il fut aussi président de la commis sion scolaire de St-Victor, prési dent de la société d'agriculture de la Beauce, président de la compa gnie de téléphone de la Beauce, membre de la Chambre des Notai res de la province de Québec. Il était membre du Canadien Club, de New York, et du club de la Gar nison, de Québec. En 18G5 il passa avec succès ses examens de subalterne dans la mi lice et fut nommé lieutenant. Tragédie à Sherbrooke Un tragique accident d'auto s’est produit à trois milles de Brompton, P. Q. dimanche soir, vers 7 heures. Une auto conduite par \1. Wilfrid Pichette, de Sherbrooke, et dans la quelle se trouvaient Mlles Edna Du plin, Oliva Duplin, Simonne Du blin, de Wotton, ainsi que les deux jeunes garçons de M. Pichette, Gé rard, âgé de 10 ans, et Léopold, 5 ans, a capoté dans un fossé. La voi ture de M. Pichette n'allait qu’il une quinzaine de milles à l'heure, mais en voulant éviter uno grosso automobile qui venait â une vites se de cinquante milles à l’heure et. qui ne tenait pas le côté règlemen taire de lu route, l'auto de M. Pi chette versa dans le fossé. La grosse machine n’arréta pas â la suite de l’accident et continua à toute vitesse. M. Pichette revenait de Wotton, oit il avait été chercher les soeurs de sa femme. Miles Du plin. M. Pichette. quoique bien bles sé, se releva vivement et se porta au secours des autres. Mlle Edna Duplin, probablement écrasée sous le podis de la lourde voiture, ne vé cut que quelques minutes après avoir été sortie de dessous l’auto. M. Léo Fournier, de Sherbrooke en auto avec cinq compagnons, re venaient d'une partie de baseball â Asbestos et tous se portèrent au se cours des malheureux. I^es blessés ont été transportés à l’hôpital de Sherbrooke. -:o:--j— Le Canal de Panama Le canal du Panama a atteint sa dixième année d'existence cette se maine. Pendant ces dix années, le ca nal a vu passer 28,100 navires, dont 25,600 étaient des navires de com merce et 2,500 des bateaux du gou vernement. On évalue les cargaisons des na vires de commerce 111,000,006 de tonnes .Ils ont payé des droits de Passage s^élevant une spasme de Du Jambon Empoisonné La. famille de M. Médéric Lizotte de Crook’s Corner, Bellingham, Mass, a failli s’empolasonner vendredi der nier, en mangeant du Jambon qui é tait impropre à la consommation. M. Lizotte s'étalt procuré un Jam bon un étal. Mme Lizotte le fit cuir et tous pensaient s’en régaler le ven dredi en question, mais peu de temps après le repas Ils furent pris de ma laise et le Dr. H. Maranda fut man dé en toute bâte. Celui-ci diagnosti qua de suite l'empoisonnement par la ptomaïne. Lundi les malades se re mettaient de leur indisposition et ils sont en bonne voie de guérison com plète. M. Lizotte et. un de ses gar çons ne furent pas trop malades, -—-;o: Accident à Shawinigan Trois ouvriers, MM. Donat Char bonneau, 35 ans, Alfred Vincent, 34 ans, Louis Marais, 4G ans, ont été victimes d’un terrible accident, alors qu’ils sont tombés d'une hauteur de 65 pieds. Les trois hommes travail laient à l’emploi de la compagnie Canada Carbide. Ils étaient montés sur un échafau dage pour réparer le haut-fourneau lorsque soudain, en manoeuvrant une pièce de fer, ils furent entraînés dans le vide. Les trois ouvriers vin rent s’écraser sur le plancher en bé ton. Des personnes qui avaient eu connaissance de l’accident se portè rent immédiatement au secours des victimes qui furent transportées à l’hôpital. Louis Marais souffre de contusions fl la tète et son état est peu rassu rant; Alfred Vincent s’est infligé, lui aussi, de sérieuses blessures: il a eu les deux bras cassés. Quant à Donat Charbonneau, il s’est fracturé une Jambe. Deux Tués à Fall River Deux jeunes hommes de Pall Ri-, ver, Mass., ont été tués dimanche soir quand une auto Ford alla donner contre un train au passage à niveau du chemin de fer, à Braiey's Uoad, Freetown. Henri Dubois, ,âgé do 25 ans, et Homer* Rock, 23 ans, sont les victi mes de cet accident. Les deux jeunes gens se rendaient à Freetown dans l’auto de Dubois. Il n'y eut aucun té moin oculaire de l'accident et même l'équipe du train ne put donner un rapport exact de la collision. Il sem ble que l'auto a frappé le bord du chemin puis rebondi contre le der nier wagon du train. Elle a été com plètement démolie. Dubois fut tué sur le coup. II s’était fait fractu-' rer le crâne. Son compagnon est mort sur le train qui le transportait â Fall River, et sans avoir repris connais sanle. Le signal d’alarme au passage du dépôt ne fonctionnait pas quand le train s’est approché. Reprise du Travail A partir de lundi, la fabrique No. 2 de la compagnie Sharp, de Fall Ri ver, Mass., fonctionne 2 4 heures par jour pour un temps indéfini. Cette filature fonctionnait déjà jusqu’à 1 heures du soir avec deux é quipes d’ouvriers et ce changement à 2 4 heures par jour nécessitera l’emploi d’une troisième équipe. Le surintendant qui a confirmé le rapport a dit qu’il ne savait pas au juste combien de nouveau employés seront engagés. Tué par un Tramway M. Honoré A. Robert, âgé de 45 ans, demeurant à Salem, Mass., a été tué par un tramway, dimanche soir, h 9il. 30. Il marchait sur la voie ferrée, la tête baissée, les deux mains dans ses poches, quand le tramway, tournant une courbe, arrivS subitement sur lui. Robert a eu les deux mains cou pées et il fut mutilé. Collision à Woonsocket Deux hommes furent blessés sa medi soir lorsqu'un camion appar tenant à la Blackstone Valley Cas Electric Co. est venu en collision avec une auto conduite par Bernard J.' Kilcline, à Woonsocket, R.-I. Arthur Trudel, conducteur du ca mion, et Henri Raymond qui se pro menait avec Trudel, furent projetés h travers le pare-brise du camion. Les deux hommes furent transpor tés à l’hôpital municipal. Ils avaient des blessures au visage et au bras. D’après un rapport fait à la police Kilcline et des témoins oçculaires le camion venait à une bonne allure, et en délassant une autre voiture frappa l’auto Kilcline et le poussant sur une distance de plus de 15 pieds. Kilcline fut sauvé miraculeuse ment dé blessures dans la collision. Les deux autos furent endommagées considérablement. Collision à Trois-Rivières Wilfrid Daignault, 3 2 ans, de Montréal, est a l'hôpital Bourgeois, de Trois Rivières depuis lundi ma tin. 11 souffre de douloureuses bles sures sur tout le côté droit, d’une contusion à la cheville, de contu sions aux côtes droites, reçues quand le camion auto Reo, dans le quel 11 se trouvait avec quatre com pagnons, est venu en collision avec un autre camion, chargé de bananes, onze heures samedi soir, un tournant de la route, à deux milles de Loulsevelle. Accident à Lowell M. et Mme Eugène Ricard, Mme Frank Ricard, et Mlle Oeorgette Ri card, de Lowell, Mass., et Mlle Olive Routhler, de WeRcott, R.-I. ont été blessés ces jours derniers quand l’auto Ford Sedan qu'ils occupaient capota sur le boulevard à Saiisbury. Mlle Oeorgette Ricard eut trois doigts de la main gauche Contusion nés et elle reçut, une profonde entail le à la mâchoire. Mlle Routhier fut blessée à J’épaule. Les trois autres personnes n’ont reçu que quelques égrattgnures. L’accident se produisit lorsqu’une Ford conduite par M. Raymond Ri card, frère de M. Eugène Ricard, heurta l'auto de ce dernier. o: Ce Cadavre Italien Le corps, trouvé par un garde chasse à Sorofano, samedi matin, a été identifié par Signor Dura, un dentiste, comme étant celui du dé puté socialiste Matteoti, disparu le 10 juin dernier. L’identification a aussi été faite par un certain nom bre do parents et de connaissances Oui ont été appelés par le juge Giu tlfci, chargé de conduire l’enquête autour de la mort de Matteoti. Cette identification s’est faite dans une petite chapelle du cimetiè re de Kiano. oft le corps fut trans porté samedi dernier, après avoir été découvert sous un ponceau de la voie publique, près de1 Sorofano, dans les environs de Rome, sous le quel il a dfi séjourner deux mois. Malgré ses instances réiétérées ne fut pas permis A la veuve de Mat teoti de voir le corps à cause de son épuisement. Rien que méconnaissable prati quement, les deux principaux moy ens d'identification sur lesquels se sont appuyés les autorités furent les dents de la Matteoti et un an neau de mariage qu’il portait A la *nain droite. Lorsque le corps fut trouvé, on remarqua que sur le çôté droit de la mâchoire, il y avait une molaire couronnée d'or et à gauche une autre dont remplie d’or, mais sans couronne. Le dentiste de Mat teotti, appelé par le juge, reconnut ce travail comme ayant été accom pli par lui. La police, poursuivant ses recherches de preuves,, dans les environs de l’endroit oil le corps ve nait d'être trouvé, a découvert une copie déchirée du Corriere Italianp, datée le 7 juin, des débris du jour nal Messagcro. en date du même jour, et des chiffons d’un autre jour r.al, le Provo Lidu, que les officiels croient avoir été la propriété d'un Slave qui est sous arrêts en rapport avec la disparition de Matteoti. La police attache de: l'importance au fait qu'un journal rédigé en langue slave, comme le Pravo Lidu, est in connu en cette partie du pays. Le Prince eux Etets Lors de son prochain passage en ce pays, en route- pour le Canada, le prince de Galles ne visitera que Long Island, New-York, à part une courte viiste A la Maison Blanche à Washington, d'après une lettre lettre reçue, par William Dawes, président de l’Association du Com merce de Chicago. L'Association avait invité le prince A Chicago. "Il est vrai que Son Altesse Roya le fera une courte visite privée â Long Island pour voir les parties in ternationales de polo en route pour son ranch au Canada, mais vu le peu de temps qu’il pourra disposer lors qu’il sera de l'autre côté de l’A tlantique il ne lui sera pas possible de visiter aucune autre partie des Etats-Unis, “dit la lettre du secré taire particulier du prince. ---:n: 6 Noyés à Montréal lTne lamentable tragédie s’est dé roqlée sur le fleuve, dimanche, vers une heure, en face de Montréal-est. Six personnes de neuf qui étalent dans une chaloupe allant de Mont réal à. une des îles de Boucherville, cnt disparu, après que la chaloupe eut chaviré, précipitant les neuf oc cupants dans l’eau au milieu du chenal, dans une profonde obscuri té. Trois occupants seulement se sent sauvés, et le soir tard, on n’a vait pu retracer les six autres que l'on croit malheureusement noyés. Le groupe qui fit le plongeon dans le fleuve était constitué de person nes qui traversaient de Montréal une des Iles de Boucherville afin d’y passer le dimanche à faire la pèche. La catastrophe eut lien en face de, l’établissement de l'impérial Oil. Le trio qui fut sauvté, le fut grâce au secours d’un campeur des lies de Boucherville et ceux qui échappè rent â la mort ont déclaré que l’ac cident avait été causé par un des occupants de la chaloupe qui mal gré les conseils du rameur tentait de changer de place dans l’embarca tion. Les six victimes de cette tragé die sont Hector Deslauriers, 18 ans. Léo Boyer, 21 ans. Madame Boyer, 23 ans. Gertrude l^educ, 24 ans. Un homme et une femme de Viau ville qui étaient des amis de Mlle Leduc et que les survivants ne con naissaient pas l’ont aussi partie do la triste liste. Ceux qui furent sauvés, sont: Madame Lina Robert, 28 ans. Alfred Deslauriers, 35 ans. Emile Massé, qui conduisait le groupe dans sa chaloupe. :o: Les Etats-Unis consomment plus de bonbons que toutes les autres na Crise au Canada L’industrie canadienne traversé une crise terrible par le temps qui court. Comme plusieurs autres manu factures. la "Dominion Textile", de Montréal, vient de fermer ses portes jusqu’au 25 août. La grande compa gnie industrielle se voit dans l’obli gation de congédier, pour deux se maines, environ 8,000 ouvriers. Les directeurs de la compagnie sont récalcitrants et ne veulent faire aucune déclaration quant à la pré sente crise ouvrière. Mais ils n’ont pas démenti le fait que 8,000 ouvri ers se trouvent actuellement sur le pavé. Ils n’ont pas nié non plus que les manufactures de la Dominion Tex tile, y compris celle de Magog. de meureraient fermées jusqu'au 25 du mois d’août. La raison de la fermeture des usi nes de la “Dominion Textile" est la diminution des commandes, ainsi que la situation inférieure dans laquelle se trouve cette compagnie vis-à-vis des produits étrangers, dont l’entrée au pays est facilité par les derniers changements douaniers et qui écra sent l'industrie canadienne. La com pagnie a, de plus, à lutter contre la contrebande qui se fait sur une haute échelle et qui ruine sourde ment soç industrie. Un comité spécial vient de se or mer pour agir de concert avec la Po lice Montée et faire la guerre aux contrebandiers de soieries et de co tonnades. Actuellement, les manuactures de la "Dominion Textile" situées à Montmorency, à Magog. et à Mont réal produisent des marchandises qui excèdent la demande des consomma teurs. Il faut espérer qu’un rémède Sera apporté à cette situation anor male d’ici le 2 4 août. Mais on est en droit de s eposer la question suivan te: Que feront les 8,000 ouvriers sans travail d’ici cette date? Surplus du $3,000,000 Un profit (laffniros do fols mil lions de dollars n été réalisé par la province de, Québec avec la Com mission dos Liqueurs, au cours de l'année fiscale qui s'est terminée jl<r 31 juin dernier, d'après la Gazette Officielle. Ce montant a été réalisé en plus des revenus provenant de la vente des permis, de la taie do cinq pour cent sur la bière, les vins, etc., qdi ont rapporté un revenu additionne! de $1,305,62». Les recettes ordinaires de la pro vince pour l’année ont été le $23, 170,733. dont $1,277,002 prove nant du ministère des Terres, l'n autre montant important est celui oui provient os droits de succession et qui se chiffre i't $2,977,850. Les autres items principaux suit: S2, 31G.643. du Kouveru.qn.înt fédéral en subsides, $2,322,772 des corpo rations commerciales en v«rtu de la loi des Compagnies, et $2.153,065 provenant de la Loi des Véhicules moteurs. Dans la colonne des dépenses or dinaires, le gouvernement provin cial a payé $3.830,372 en intérêts sur In dette publique qui se monte 0 $63,250,125, dont $6,611,324 d’em prunts temporaires et de dépôts. La dette capitalisée se trouve ainsi chiffrée h $56.638,801, mais ce mon tant est obtenu on réduisant les $15, 000,000 d’obligations remises à la Banque d'Hocbelasa, en plus de $3,066.424 appartenant au fonds d'amortissement. LE COLLEGE ST-JOSEPH DE ST-FERDINAND Comté de Mégantic, Canada Cet établissement dirigé par les Frères des Ecoles Chrétien nes occupe un des sites les plus pittoresques et les plus salubres de la province de Québec. Il s’élève sur les rives du beau lac William. I.es différents centres cana diens-français des Etats-Unis, tels que: Lewiston, Me., Au burn, Me.,1 Gardner, Mass., Woonsocket, R. I., Manchester, etc. etc. y envoient chaque an née de nombreuses recrues qui y trouvent tous les avantages désirables pour leur développe ment tant physique qu’intellec tuel et moral. L’enseignement y embrasse toutes les matières étudiées dans les meilleurs collèges commerciaux du Canada et des Etats-Unis. Que tous les parents qui ont h coeur d’assurer l’avenir do leurs enfants se fassent un de voir de les envoyer le 2 septem bre prochain au collège St-Jo seph oil toute satisfaction leur sera donnée. Demandez le Prospectus au FRÈRE DIRECTEUR ou à M. RAYMOND LÉVESQUE, bureau de la “Maine Indem nity Co.,” 198 rue Lisbon, Lewiston, Me. j22 Préparez-Vous ~our l’hiver en achetant votre Bois de chauffage h des prix très avantageux. Bon Bois see, la corde. $10.50 Rondins de bois franc, sec. $12.50 Première qualité de Bois fendu ou bois de fournaise $15.50 COLLEGE ST. GROGERY as Ru» College, Tel. S350-W. Louis A. Lussier, Prop. _m.

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“Madame” ou “Mademoiselle” (VnlrJétés) Le mot “mademoiselle" vient d’é tre condamné au congrès féminin des pays dft nord de l'Europe qui s’est te nu à Helslngfora. La Finlandaise, au teur du réquisitoire, qui a enlevé la condamnation, a soutenu que toutes les femmes devaient être appeléès “madame”. Pourquoi deux termes, a t-elle dit, l'un pour la femme mariée et l'autre pour la femme qui ne l’est pas? Y en a-t-il deux pour lés hom mes? Quels que soient leur Age ou leur position du point de vue conju gal, ne sont-ils pas toujours appelés “monsieur”? Cette revendication n'est pas une nouveauté. Il y a plus de soixante ans que les féministes ont attaché le grelot, et nulle ne l'agita avec, plus de persévérance que Clémence Royer. La Santé de la Femme Est la Sauvegarde De la Nation MADAME VOUS POUVEZ ETRE BIEN PORTANTE et forte. Cos fhaux particulière, aux femmes ne doivent pas tous causer de souffrance physique ou mental* —vous pouvez vous en débarrasser. Vous n’avez pas besoin de voua traîner même h moitié malade. Cea douleurs déprimantes, qui voua en lèvent votre force et voua empft* chent de faire le travail que voua désirez accomplir, sont certaine ment dues à quelque dérangement des organes essentiellement fémi nins. Il y a un remède—un qui agit promptement. Ce remède, fait de racines et d'herbes cicatrisantes de la nature, est une aide naturelle à la santé. Le Régulateur de In Santé de U Femme du Dr Larivièro (Dr Larl vière’s Fcmalo Health Regulator)— provenant d’une prescription em ployée avec succès par feu 1* Dr J. Larivière dans sa remarquable pratique au Canada et aux E.-U.— a ramené à la santé des mllllera de femmes qui souffraient comme vous. Faites essai du Régulateur de la Santé de la Femme Il opère des merveilles dans tous lea cas d’irrégularités, nervosité. Insomnie, maux de tête perala tants, faiblesse féminine, et*. Achetez-en une bouteille chea vo tre pharmacien aujourd’hui. Prix $1.00 la bouteille, t bouteil les pour $5.00. Cette femme distinguée, qui, la pre mière, a traduit et préfacé Darwin, qui a écrit la. "Constitution du mon de", qui a sa rue à Paris, a mené, dès 1868, une croisade vigoureuse pour la suppression du mot "mademoisel le”. titre, qu’on lui donnait parce qu’il était le sien et que, par des cir constances indépendantes de sa vo lonté ou non, elle n’était ni mariée ni veuve. Il ne lui suffisait pas de protester, elle pasiatt aux actes. Bi le prévenait, publiquement que rien de ce qui lui était adressé sous le ti tre de "mademoiselle" ne lui parve nait ni ne recevait dé' réponse. Au déclin de ses jours, dans la "Fronde", elle répétait: "Je dois déclarer que dans toute ma vie scientifique, le titre de "demoiselle" a été mon prin cipal obstacle, et quç je n’ai cessé de regretter d’avoir laissé mon pre mier éditeur l’écrire sur le premier de mes livres, parce qu’une fois con nue du public sous cette f&cheuse é pithète, on ne peut plus s’en débar rasser.” h I.es raisons historiques qu’elle méme et d’autres ont apportées, à l’appui de cette protestation, ne sont pas d/une solidité éprouvée. Il est malaisé de suivre, à travers le temps, l’évolution qui a fait de “mademoi selle” le diminutif de "madame”, et de "madame”, titre de très haute di gnité, passé peu à peu aux femmes de bonne noblesse, puis étendu, au' seizième siècle, aux femmes de la bourgeoisie, enfin, après 1789, à tou tes les femmes que la Révolution a vait égalitalrement appelées citoy ennes. “Mademoiselle”, jusque-là ne désignait donc point que les jeunes filles en fleur ou les femmes non en gagées encore dans les liens matri moniaux, mais aussi les femmes de très petite noblesse, ou exerçant un état décrié, par exemple celui de co médienne: la femme de Molière é tait mademoiselle Molière. Que '‘Mademoiselle” ait été un di minutif, au reste sans rien de. péjo ratif, c'est possible: il n’en est plus un à nos yeux. C'est, aujourd'hui, une courtoise constatation de fait, et rien de plus; elle ne va à l’encontre ni de la galanterie, ni du respect. "Cette expression, a écrit Henri Lavedan, se prête à tous les figes de la femme; ell# a sur les cheveux blancs la no blesse légère des dentelles." Ce n’est pas une opinion acceptée de touteB. Le “Journal des demoiselles" de 18 41 qui n’avait rien de révolution naire ouvrit une enquête 'parmi ses abonnées, dont la conclusion fut qu’il était "de la plus stricte poli tesse d’appeler toujours "madame" une femmes plus figée que soi ou mê me toute femme ayant passé vingt cinq ans”. Mais si la question d’fige doit entrer en jeu n’évite-t-on pas un écueil pour en courir un autre? "Si ceux qui jouissent de quelque influence donnaient indistinctement fi toute femme le titre de “madame”; si chacune des isolées avait le cou rage de rompre avec>la routine en se faisant appeler "madame" par ses parents, amis, fournisseurs et em ployés, on verrait bientôt disparaî tre un usage absurde; l’épithète bles sante et désuète de “vieille fille” au rait vécu. Des femmes souvent re» marquables par leur intelligence et> leur dévouement partageraient avec les autres, sans leur nuire, le titre ho norable et respectueux auquel elles paraissent avoir droit.” Il est évident qu’un même mot s’ap pliquant aux deux positions de fem me mariée ou de femme non mariée éviterait, dans bien des cas, une dis tinction embarrassante. Parlons-nous fi une dame? Parlons-nous fi une de moiselle? Devine, et si tu l’oses, choi sis. II y a les demoiselles auxquel les pour les saluer du titre de mada me, il ne manque qu’une consécra tion officielle. Doit-on encourir la disgrfice de leur déplaire en parais sant le savoir_ou en feignant de l’i gnorer? Et après le divorce, nouvelle POUR CONSTIPATION PEAU CLAIRE, FOIE. ETC. Trait Betterlix PUIS Mark Hoyp* m Santé COMMENCEZ CE SOIR Vendues dans toutes pharmarlee perplexité: quel mot employer* "Ma dame” paratt te plus logique. Nous connaissons pourtant de Jeunes di vorcées qui. ëstimant n'avoir rien perdu dans l’aventure, tiennent pour "mademoiselle”. Car si "mademoi selle” est un aveu, c’est aussi u«« invite. En tout bien tout honneur, c’est la proclamation d’une .Ùbferté qui a ou son orgeufl ou ses desieltié. Le protocole a des lois que nos fé ministes ignorent; ce titre de “ma demoiselle” qu’elles dénoncent ^coià me blessant leur dignité, nos étoiles de la danse, si entendues sur le cha pitre des hommages, y tiennent, au contraire, comme à uh privilège res tant attaché, toute leur vie, au pres tige qui les entoure. La motion votée par les congres sistes d'Heisingfors n’est ni nouvelle, ni, le bien voir, dans l'ensemble, dé raisonnable. Prise en considération, elle supprimerait une nuance indis crête. Mais les précédents insuccès des motions identiques donnent à penser que l'usage continuera à pré valoir, et que les femmes que la qua lité de demoiselle irrite en seront ré duites, pendant longtemps encore, à user, pour être appelées "madame”, d’un stratagème qui, d'ailleurs, ne leur répugne pas autrement, si l’on en juge par la statistique des maria ges. Georges Montorgeuil. faible, epuisée, APRES LA MALADIE Le Lydia E. Pinkham’s Végétal»le Compound rendit la force et la santé 1 Mme Dubé E. Hartford. Conn.—"Après une grave maladie j’étais si faible que je ne pouvais pas faire mon travail de maison, et ma mère me conseilla de prendre du Ly dia E. Pinkbam’s Vendable Com pound. La premiè re bouteille me soulagea tellement que j'en pris six bouteilles et me sentis en bonhe sanie, je riens ae mettre au monde une jolie petite fille et Je me sens forte et en bonne santé. Je suis bien mleùx qu'avant d’en prendre. Je prends du Vegetable Compound tout le temps, en nourrissant mon enfant. L’enfant parait être en bon ne santé, et mes amies me disent qu’ellas s’aperçoivent d’un grand changement en moi, pour le mieux.’’ —Mme EUGENE DUBfi, 69 rue Wnodbridge, East rfartford, Conn. Le Vegetable Compound est un remède splendide pour ramener la santé et la force. Beaucoup de fem mes l’ont prouvé, de même que Mme Dubé. Demandez à quelques-unes de vos voisines et amies, car partout il y a des femmes qui connaissent par expérience la valeur du Lydia E. Pinkham’s Vegetable Compound. Ecrivez à la Lydia E. I'inkham’s Medicine Co., Lynn, Mass., pour une copie gratis du livre sur les "Ma ladies particulières aux femmes.” (25) La Polygamie en Turquie On lit, dans les échos du jour nal “Stamboul,” de Constantino ple: “Hassan, de Smyrne, avait épousé Mlle Chérifé, âgée de 18 ah». Appelé sbjus les armes, il mourut. Un notable, Tevrak, ayant deux femmes et... 60 ans, voulut avoir Chérifé pour trois ième épouse et alla dire au tri bunal que cette jeune personne fui avait été unie par les liens du mariage, en un village loin tain. TA‘UX faux témoins, mem bres du conseil des anciens du village^ confirmèrent ses dires^ct (h malheureuse fut obligée,1 pir sentenqe^ du cadi, de se rendre chez let vieux Tevvfik aux deux femmes. ‘Aujourd’hui, mais un peu tard, Chérifé s’est adressée aux autorités civiles.” lia Tur quie reste un pays bizarre et l’on LANGLA1S RRED BOIS FRANC SEC de première qualité Edgings de bon* leuu et de Croûtes de chêne; Rondins bois franc; toutes sortes do Bols mou sec. j 880 UB PABX, LEWX8TOM. _ TéL 8878 _b.o. L’UNION MUTUELLE Cie d’Assurance-Vie PORTLAND, HAINE. L’Union Mutuelle sollici te respectueusement la con tinuation bienveillante du public en faveur de son gé rant, M. Louis Laçhance. 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Philippe se laissa prendre les mains que Françouette dévorait de baisers. ;—Bien! bien! fit-il, toujours do mauvaise humeur; Je meurs de faim, nourrice, ,1e souper est-il prêt? —Pour sûr... et bon; Maurel a chassé tous ces jours-ci pour vous, notre maître. —Alors, sers-moi vivement... Où est-il, Maurel? —Il est allé voir à la métairiu d’Aurisan... Magnat devait vendre une paire de boeufs à la faire de lundi. Il doit la moitié du prix, et Maurel a pensé que ces cinq cents francs-là vous feraient peut-être plaisir. —Et vous? Avec quoi viverez-vous, si j'emporte cet argent? car vous ne devez être guère riches, mes pau bres gens, et il y a bien sept ans que je ne vous ai pas donné un sou. —Oh! nous! fit la nourrice avec conviction, il ne nous faut pas grand’-chose... Le cochon qui vient tout seul, les choux du jardin, quel ques volailles et un peu de piquette, nous sommes heureux comme des rois. Et puis, quand il s’agit de vous, monsieur le duc, peut-on pen ser à soi?... Un semblant d'émotion secoua l’â me bronzée de Philippe, plus sèche, cependant, que les pierres des ro ches. Il entra dans une grande salle oà était réuni tout ce qui restait du château de Roquebrune. Des fauteuils de forme étroite, couverts de tapisseries grisâtres où se retrouvaient à grand'peine des silhouettes de personnages ou d'ani maux; quelques consoles sur les quelles étincelaient encore les restes d’une ancienne dorure; des meubles très noirs et d’un style magnifique; aux mûrs, toute une collection de portraits d’ancêtres, composaient un mobilier soigneusement entretenu par Françouette et dont elle était très fière. Dans la vaste cheminée, un grand feu était allumé, éclairant de ses flammes joyeuses les caissons fleur delisés du plafond et les lambris noirs de la pièce. Vue ainsi, la salle ne présentait rien de confortable, mais elle avait grand air tout de même. Au beau milieu, une table, recou verte d’une nappe d’éblouissante blancheur, attirait les regards. Les couverts étaient db plomb, mais un admirable service en fin Moustiers d’Olery, comme on en ren contre quelquefois dans les métairies gasconnes, réjouissait l’oeil. Les arômes d'un civet de lièvre cuit à point et confectionné avec a inour par Françouette, déridèrent Philippe. Il l'attaqua furieusement. —Toujours cordon bleu, nourrice, dit-il à la vieille femme en extase devant celui qu’elle avait nourri de son lait. —Ah! si monsieur le duc venait plus souvent-, dit-elle, en exprimant la même pensée que son mari, on lui en ferait, de bons petits plats com me il les aimait jadis. “Mais sans jamais mettre une cas serole sur le feu, on se rouille ,ici. Monsieur le due ne l'habitera donc plus jamais, le château de ses pères? Il l’interrompit, très brusque: —Oui, parlons-en, du château de mes pères. Joli, en vérité!.. une ruine dont ne voudraient probable ment pas les chouettes et les hi bous!... Plus bas, entre les dents, il ajou ta: —Et que le Crédit Foncier me lais se parce que l’expropriation ne cou vrirait pas la moitié des frais. Mais, en Gascogne, quelle que soit la pauvreté de la maison, on retrou ve toujours, au bon moment, dans un coin oublié, quelque fine bouteille de pique-pout et d'armagnac. Fançouette en avait monté, on le pense. Les vapeurs du jus divin, jointes aux perdrix, aux canards sauvages tués sur les étangs, aux foies gras, blancs comme du lait et fondant com me du beurre, achevèrent de dérider Philippe. Après tout, Claire n'était-elle pas là, à quelques kilomètres à peine, a vec ses trois millions, c’est-à-dire le luxe reconquis, les grandes parties retrouvées, les ennuis envolés, la fê te perpétuelle recommencée. Elle était laide, soit! mais il y en avait d’autres qu’elle sur terre.... D autres, belles, blondes, magnifi ques, que son argent pourrait conqué rir. Et vive Dieu! la chance allait re venir, il le sentait et le répétait joy eusement en élevant à la hauteur de ses yeux le vin doré comme une four rure de renard. —Maurel m’avait cependant dit que monsieur le duc reviendrait peut être ici, hasarda do nouveau la vieil le. Philippe ne se fâcha plus. —Peut-être, oui... Ah! si la fortune souriait encore, pour sûr qu’il restaurerait Roque brune, dont il portait le nom, et qu’il l’habiterait de loin en loin, quand ce ne serait que pour y faire des é conomies. Le temps avait passé, assez rapi de. Sur la cheminée, Françouette avait allumé les bougies des candélabres, et, avec le pétillement de l’arbre je té dans le foyer, toutes ces lueurs donnaient à la vieille salle un aspect presque luxueux. Le duc de Roquebrune regarda ce qui l’entourait. Il dégustait un verre d’armagnac plus vieux que lui. —La fortune!. murmura-t-il en fermant les yeux. Pourquoi ne re viendrait-elle donc pas? Et, superstitieux comme tous ceux

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POETLAND LEWISTON WATF.RVILLB 11 “La maison des bonnes valeurs’’. Achetez Pour le Temps Présent Achetez Pour plus Tard Epargnez la moitié sur vos Vêtements, Linge ries, Chapeaux et Chaussures. Nous abandonnons les affaires à Lewiston, tout doit être vendu, sans égard au coût ni à la valeur. Habillements et Pardessus Légers Messieurs, voici une merveilleuse opportrnité. Notre bail expire Le premier Septembre Magasin ouvert samedi soir jusqu’à 10.30 p. m. HARTFORD NEWARK, H. J. Y. W. C. A. Mlle Florence Lemaire lut l’ob jet d'une gentille réception de la part des demoiselles de L'Interna tional Institute, Y.W.C.A. rue Lin coln, samedi, l’occasion de son Itrochaln mariage avec M. Clarence Forbes, de Colebrook, N.-H. Mlle Lemaire est au service de la Y. W. C. A., comme représentante fran çaise, depuis une couple d'années. Elles s’est fait de nombreuses amies et toutes regretteront vivement son départ. Mlle Lemaire est une gra duée du Bâtes College, classe 1924 et M. Forbes, de la classe 1922. Après beaucoup de recherches, le cadeau fut découvert par Mlle l^e maire, dans une grande botte sur la quelle étaient placées deux poupées cupldons en toilette de mariés, sous une cloche ornée de fleurs. Ce tra vail était l’oeuvre de Mlle McCurdy. La chambre était décorée de blanc et rose. Sur la table devant les "ma riés” étalent habilement dessinés en lettres de papier crôpé les mots “Félicitations ft Mlle Lemaire,’’ ce décor était le travail de Mlle Mc Curdy, Mlle Félida Ouellette et Mlle Antoihette Morin. Des rafraîchisse ments furent servis par Mlle Yvon ne Lampron, Mlle Olivette Lemire et Mlle Randllla Willard. Dans le gâteau de noce, la bague fut trouvée par Mlle Félida Ouellette, le sou pat Mlle Bertha Auger, le bouton par Mlle Willard et le dé par Mlle An toinette Morin. Le gâteau, qui était vraiment délicieux avait été fait par Mme Georgla Morse, directrice de la salle à manger de la maison. Mme Odias Therrien, mère de Mlle Le maire, avait été invitée. Il n’y avait pas de programme musical préparé, mais Mlle Antoinette Morin rendit plusieurs morceaux de violon, ac compagnée par Mlle Lemaire, an piano. AU CANADA ST-JEROME:—■ Laçasse, accusé de tentative de meurtre contre M. Pacifique Forget, a été condamné par le Juge Four nelle, à subir son procès en cour d'assises, au mois de janvier. Aucu ne caution n’a été acceptée en sa fa veur. Quant aux deux frères Bas tien, leur caution reste fixée à $500 chacun. Ils seront, eux aüssi, tra duits en cour d'assises, en janvier, mais seulement pour voies de fait. LO RETTE VILLE —M. l’abbé Guillaume Giroux, qui fut curé ici pendant vingt-trois ans, de 1881 à 1904, est décédé. Il était âgé de 79 atis et avait célé bré ses noces d’or sacerdotales en 1920. Il était né â Charlesbourg, fit ses études à Québec, fut ordonné prêt'ro fi St-Hyacinthe, en 1870. 11 n'avait exercé son ministère qu’lci. ST-DAVID, YAMASKA: —M. et Mme Joseph Arel, respec tivement 71 et 70 %ns, ont célébré le cinquantième anniversaire de leur, mariage. Il y eut messe solen nelle, puis banquet. Parmi les per sonnes présentes, on remarquait M. M. et Mmes Alfred et Adélard Arel, de North Troy, Vt, fils et brus des jubilaires; M. et Mme Hector Arel. du même endroit. M. et Mme Emery Ferland, de Claremont, N.-H. petits enfants; M. Herménéglide Arel, de Holyoke, Mass., frère du jubilaire; Mme Albert Péloqin, aussi de Ilolr okè. Mass, nièce. ST-GEORGES DE BEAl'CE'— —Mme Vve Olivier Poulin, née Lucie Poulin, 79 ans, décédée. —M. Jean Barriau, 82 ans, décé dé. —M. Orlando Poulin, 26 ans, dé cédé. —M. J. Bureau a épousé Mlle Héléna l^uiglois. Voyage de noces h Montréal et Ottawa, après quoi les nouveaux époux se rendront îl I.ewiston, Me, pour y demeurer. COMPTON:— —Mme Orner Poulin rt ses en fants sont partis le 31 Juillet pour Sherbrooke où ils ont passé quel ques jours en visite chez M. et Mme Arthur Maillé pour ensuite s'em barquer, le 6 août, pour Hartford, fonn. où ils sont allés rejoindre M. Orner Poulin qui est parti depuis quelques mois. Mme Poulin habitait Compton depuis trente ans. STE-ANNE OE BEAUPRE:— —La bénédiction de la pierre an gulaire de la nouvelle basilique de Ste-Anne aura lieu dimanche le 14 septembre. Il est probable que cet te cérémonie sera présidée par le cardinal Bégin. R1MOUSKI: —Le nouveau collège ne Uimous ki sera ouvert en septembre! 11 pourra recevoir quatre cents élèves, et, un an plus tard, six cents. Iæ di recteur est le chanoine A. Moreault. ST-ISIDORE D'AUCKLAND:1— —M. et Mme A. Binette, et leur fille Jeannette, de Sanford, Me, sont en visite chez leur ouclè et leur tan te, M. et Mme Nap. I^afond. —M. Alfred Dubois, de Bidde ford. Me. en visite chez son gendre. M. T. Perron. ST-VALERE: —M. Donat Provencher, de San ford, Me. était en voyage ici la se maine dernière. SHERBROOKE:— —M. et Mme Léopold Lefebvre sont de retour d’un voyage aux Montagnes Blanches et à West brook. Me. oü ils ont visité M. J.-E. Berthiaume ainsi que M. et Mme Louis Turgeon. —M. et Mme L.-P. Dussault sont partis pour une vacance d'une quin zaine, à Old Orchard, Me., et autres villes des Etats-Unis. ST-OEORGES DE WINDSOR: —M. et Mme Jimmy Gauthier, de Springvale, Me. étaient récemment en visite dans la famille Bergeron. —Mlles Emma et I-aura Berge ron, de Springvale, Me. étaient en visite chez leur mère, Mme Johnny Bergeron. ST-HONORE: —M. et Mme Abraham Nadeau, de Lewiston, Me. étaient à Shenley, ces jours derniers, chez des parents. STE-HENED1NE: —Récemment ont eu lieu les fu nérailles de M. Charles Breton, dé cédé accidentellement à Lewiston, Me. U laisse une épouse et plusieurs enfants dont l'un est frère francis cain et une aile des Soeurs de la ______i___-, SCORINO PERFECT HIT THE SHORTEST CUT TO THE LOWEST TIRE PRICES E4CT08V-YOU! IT’S THE MODERN WAY '\Jfw Factor Lj \0here BELLCOBD TIRES1 APE BUILT, irs tHe MOMC.YSAVIAHs WAV C 0 R D S 30x3% $9.15 Garantis première qualité NE PAYEZ PAS PLUS CHER Ne vous laissez pas tromper par la théorie des dé I tailleurs, que les plus hauts prix signifient meilleure qualité. NOTEE GARANTIE VOUS PROTÈGE. Comparez ces prix de la manufacture à vous avec ce que l’on vous a demandé pour des Pneus ordinaires. IL N’EST PAS SAGE DE PAYER PLUS CHER, IL EST DANGEREUX DE PAYER MOINS CHER. LA VOIE LA PLUS COURTE AUX PLUS BAS PRIX SUR LES BELL COBD PNEUS GARANTIS 10,000 milles MARCHANDISE PARFAITE Chaque Pneu expédié de la manufacture Bell est fait avec le meilleur maté riel. Le produit fini passe entre les mains do nombreux inspecteurs pour que cha que Pneu soit parfait dans tous les détails. 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