Le Messager (Lewiston, Me.)
July 30, 1924
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Six Pages Intercd Second Cleee Mon Mlttw 11. 1905 ot the Port Office of Lrerlitem, Me, aader the Art of Ooncieee ot ldarch 1,1IT9. Religion et Nationalité Publié troto foii par —iiftiit J.-B. OOUTU&X, Propriétaire LE MESSAGER, LEWISTON, ME. LttuB, mercredi, vendredi MERCREDI, 30 JUILLET 1924 45e Année No. 63 3 CENTS LE NUKÊBO Mgr Dufresne Décédé Mgr. J.-E.-A. Dufresne, prélat do mestique de Sherbrooke, est décédé, à l'hôpital st-Vlncent de Paul, après une longue maladie. Le regretté dé funt était h l’hôpital depuis plu sieurs semaines et l’on s’attendait à sa mort depuis une diznine de jours d’une minute ii Loutre. Monseigneur Dufresne (Joseph Eusèbe-Atnédéel était né A La Pré sentation, comté de St.-Hyacinthe le 28 juin î845 de Pierre Eusèbe Dufresne, cultivateur et d’Adéline Bernard et avait fait ses études A St.-Hyacinthe et au Grand Bémnaire de Montréal. Il avait été ordonné prêtre à St.-Hyacinthe par Mgr Ch. Larocque le 30 août 1868. 11 fut vicaire à Coaticook (1868 1872) dans le Vermont, premier cu ré d’Island-Pond (-1872-1874) où il construisit un couvent en 1873; il fut le 1er curé de St-Herménégilda (1874-1877) où il édifia un presby tère; curé de Cookshire, (1877 1883) de Stanstead (1883-1897). Il fit un voyage en Europe (1891 18921. il fut Curé de Katevale, (1892-1893), de Sutton, (1893 1895) et depuis 1895, curé de Windsor-Mills où il agrandit et ter mina l’église èn 19Ô3. Conseil de l’é vêque de Sherbrooke depuis 1904, Mgr. Dufresne avait été nommé pré lat domestique en 1919. Les funérailles du «éfunt auront lieu jeudi matin à Sherbrooke. Procès à Sherbrooke Au palais de Justice, sous la pré sidence du juge Qodbout de la Beau ce, s'est ouverte l'enquête prélimi naire dans la cause du roi contre Herman Girard, ce malheureux Jeu ne homme de Richmond contre le quel pèse une accusation relative ment à la tragique affaire de Rich mond alors que Mlle Irène St-Ger main de Ste-Mary-d’Ely a perdu la vie au cours d’une promenade en auto, et contre lequel Me Lionel Fo rçat, avocat de la couronne, reçut instruction vendredi dernier du dé partement du procureur général, de Québec de porter plainte pour homi cide involontaire. On se rappelle que Girard compa raissait vendredi dernier devant le magistrat Lemay et que la cause sur demande conjointe du substitut du procureur général Me Forest, et de Me F. Campbell, le défenseur du préVfenut était ajoürnée. Me Campbell a le secours, dans la défense de Mme McAvoy de Mont réal. Parmi les principaux témoins qui ont déposé, se trouvaient le Dr. Dérfime, de Montréal, qui a fait l’au topsie du cadavre'de la jeune fille, et la mère de la défunte, Mme St Germain. Le corps, suivant le méde cin autopsiste, portait certaines blessures internes. mais aucune marque extérieure de violence. A VENDRE La jolie résidence de Mme Henry Larocque, au No. 382 rue Sabattus, Lewiston, 8 cham bres et dépense, salle de bain, Sun Parlor, système de chauf fage, eau chaude, gaz, électrici té, tout ce qu’il y a de plus mo derne. 11 faut la visiter pour en voir la beauté. Adressez-vous sur les lieux ou à A. O. GAGNON, 73 Lùbon. Il n’est pas prêt Bobby Leach, audacieux naviga teur des Cataractes, déclare qu’il n923. Le ralentissement général de l’activité commerciale aux Etats-Unis a affecté la vente des au tomobiles; bien que depuis Quel ques semaines les ventes soient plus nombreuses, une hésitation marquée semble s’être emparée des acheteurs et l’élan de ces dernières années pa raît être remplacé par cette impres sion que l’automobile est après tout, pour bien des familles, un article de luxe dont on pe'ut se passer quand les temps sont durs. :o: La Construction en Mai Les permis de construction accor dés en mai dans 213 villes des Etats Unis représentaient une dépense de $301,155,456, augmentation de 9 pour 100 sur le même mois de 1923. Les contrats passés dans 36 Etats se sont élevés à $419,272,000 dont 4 4 pour 100 pouT maisons d'habita tion, ‘16 pour 100 pour édifices pu blics ou entreprises municipales (u elnes électriques, service des eaux, etc.), 13 pour 100 pour bfttiments affectés au commerce, 10 pour 100 pour écoles et 7 pour 100 pour cons tructions industrielles. La valeur des bfttiments construits du 1er Jan vier au 1er Juin est de $1,934,240, 800, soit une augmentation de 11 pour 100 sur la période correspon dante de 1923 qui avait battu tous les records. Pour la ville de New York seulement, l'augmentation -est de 10 pour 100, autrement l’activité du bfttlment pouf le reste du pays se traduit par une diminution de près de 3 pour 100. .:o: La Croix Rouge aux Etats-Unis Le dernier rapport de la Croix Rouge américaine pour la première moitié de 1924 indique pour cette période uhe distribution de secours supérieure ft tout ce qui s’était pro duit Jusqu’Ici. Cette situation est due au grand nombre de désastres qui ont eu lieu. Les secours ont été répartis entre 35 localités. Les inondations, les cy clones, les explosions, les incendies et les épidémies aux Etats-Unis ain si que les tremblements de terre en pays étrangers ont coûté à la Tré sorerie nationale de la Croix Rouge $200.000. D’autre part, les secours distribués par les organisations lo cales de la Croix Rouge et par des particuliers ont dépassé de beaucoup la somme précédente. Le récent dé sastre de l'Ohio a déjà coûté et coû tera encore des sommes considéra bles. Le Système Métrique Il est adopté au Japon Une dépêche de Tokio au Départe ment du Commerce, annonce que, d'après une ordonnance impériale ré cente, le système métrique a été of ficiellement adopté au Japon, le 1er juillet dernier. L’ordonnpnce impériale met à ef fet une loi promulguée en 1921, con cernant l’adoption du système mé trique, destiné remplacer le systè me japonais de poids et mesures, très compliqué. Le gouvernement se li vre depuis quelque temps une cam pagne suivie dans le but de popu lariser le système pétrique, et a fait des cours de démonstration dans plu sieurs villes. La nouvelle loi ne prétend pas rendre l’emploi du système métri que général d’un seul coup, car l’on se rend compte qu’il faudra beau coup de temps pour venir à bout des nombreuses difficultés que présente son application. 149 Personnes Noyées Le vapeur japonais “Tairei Ma ru," qui est venu en collision avec le ‘‘Shlnso Maru,” au large de la cote de Hokkaldo, dimanche, a cou lé avec 169 personnes qu’il avait son bord. Vingt personnes ont été recueil lies et débarquées au village de No toro. Par suite de l’lsolemetat de l’endroit otl a eu lieu le naufrage, le sauvetage g été difficile.__ Fermeture à Holyoke Le* filatures da sole Sklnner, la Lyman, la division de l’Amerlcan Thread et la Farr Alpaca sont fer mées pour dix Jours afin de donner les vacances annuelles leurs em ployés. Pendant ce temps l'eau sera en levée deB cannaux de Holyoke qua tre jours, la période annuelle de nettoyage. i Mariée à 15 ans Lundi matin, a eu lieu le mariac ge de Mlle Hazel Choulnard, de Southbridge, Mass., Agée seulement de 15 ans, avec M. Aldolphe J. Ben nette. Les nouveaux époux ont re çu la bénédiction nuptiale des mains de M. le curé Trlganne. Le père de la mariée. M.' Georges Cboulnard s’est marié lui feussl, alors qu’il n’étalt Agé que de 16 ans seulement et une des soeurs de la nouvelle mariée, alors qu’elle n’avalt que 17 ans. Les nouveaux conjoints sont par tis en voyage de noces dans 'état du Maine. La Pulpe Canadienne L'exportation du bots de pulpe aux Etats-Unis a de nouveau accusé une augmentation pendant les dou zo mois terminés en juin. Elles se sont totalisées par 1,332,106 cordes, d'unq valeur de 113.608,361 en comparaison à 1,281,298 cordes va lant 112,248,316 au cours des dou ze mois précédents. T^e gouvernement n’a pas encore pris de décision sur le rapport de la commission royale qui a fait une enquête sur la situation du bols de pulpe au Canada. Après avoir approfondi la ques tion des ressourçai forestières et fortement préconisé des mesures de conservation, la commission a hési té à exprimer une opinion sur la question d’un embargo sur l’expor attion. K!--- Dévouement Fatal Un jeune québécois, M. Harry John. Beach, fils de M. W.-W. Beach s’est noyé la semaine der nière à Sherbrooke, en#>-"ulant sau ver une jeune fille /qui allait se noyer. 'Le jeune Beach avait réussi h ramener à son canot qui avait cha viré, la jeune fille au secours de laquelle il s’était porté, mais 11 était à bout de forces et disparut alors sous l’onde. On tenta en vain de le secourir fi son tour. Le corps fut repêché pdu de temps après l’ac cident, mais le jeune homme avait cessé de vivre. -:o: Les Jésuites en Deuil Les Jésuites du Canada et de la province de Québec, viennent d’être plongés dans un deuil profond par la mort du Père Léonard Lemire, survenue à l’Hôtel-Dieu de Mont réal dimanche. 11 était Agé de 75 ans et avait cé lébré ses noces d’or d'entrée à la Compagnie de Jésus, 11 y a huit ou dix mois. 11 était né à la Baie du Fè vre, il avait fait ses études classi ques au séminaire de Trois Rivières et son scolastlcat chez les Jésuites, au Canada, en Belgique et en Fran ce. 11 fut longtemps procureur du collège Sainte-Marie et du la provin ce du Canada de la Compagnie de Jésus. Il fut un remarquable procureur et un homme de haute spiritualité. Depuis des années sa santé était chancelante et ce n’est que sa gran de énergie qui le tenait au travail. Il fut zouave pontifical en 1869 et courut à la défense du trône de Pfe IX qui .était menacé. Durant plus de 20 ans, 11 fut l'apôtre dévoué A la dévotion aux Ames du purgatoire. -:o:-— Procès Sensationnel Les directeurs et officiers de la “Home Bank of Canada”, accusés en rapport avec la suspension des affaires de cet établissement, en août dernier, à Toronto, subiront leur procès devant le jugei Emer son Coatsworth, du comté d’York, dans l'après-midi du 9 septembre. Selon les autorités de la Couron ne, les accusations originelles se ront maintenues, mais des procédu res ne sevrant pas prises contre A. E. Calvert qui remplissait les fonc tions de gérant de la Banque, lors de la suspension des affaires. M. Calvert sera probablement utilisé par la Couronne comme l’un de ses principaux témoins. M. H. J. Daly, qui était président de la banque et qui était au nombre des accusés, est décédé le 9 juin.
Famine en Russie La Russie des Soviets est en face d'une autre famine, par suite d'un manque aigu de sucre dû à la des truction de la récolte de betteraves dans l’Ukraine. Sept des grandes raffineries des districts de Kiev et de Kursk ont été contraintes de sus pendre le travail, à cause du man que (le matière première.
Ecrasé par une Voiture Arthur Labelle un bambin de 10 ans, demeurant A Nomlningue, P. Q., a été écrasé A mort la semaine dernière en ce dernier endroit alors qu’il tomba en dessous des roues d'une voiture sur laquelle il essayait d’embarquer, il mourut 12 plant* après l’acctfont, Funérailles d’une Chatte "Mine Mlke,” mère de dlx-sept fa milles de petits chats qui ont donné en tout 99 chats la population fé line de Brooklyn, N.-Y. est morte d'empoisonnement. Elle avait' man gé un biscuit recouvert de poison placé dans le grand bureau de poste, l'angle des rues Washington et Johnson, pour prendre les rats et fut trouvée morte. Il y eut un crêpe de suspendu sur le tableau-bulletin du bureau de poste. Son portrait fut dessslné avec ses dlx-sept descendants. Elle* fut ensuite enterrée dans un cercueil doublé en étoffe, les porteurs du coin du poêle ayant leur tête John J. Flcieson, assistant surintendant des poBtes, son corps repose dans la cour en arrière du bureau de poste, oa une plorre tombale indique l'en droit. :o: Accident d’Auto Etienne Rousseau, 4 ans, fils de M. et Mme Joseph A. Rousseau, de Southbrldge, Mass, laissa le trottoir et alla se frapper sur l’autobus Southbridge-Wassler, recevant plu sieurs blessures sur le corps et la figure. I*e chauffeur ne fut pas trou vé A bldmer par la police. Le gar çonnet est le frère de Charles Rous seau, qui fut tué II y a un mois au même endroit, comme 11 saut»' d’un camion dans lequel 11 se promenait et glissa sur le pavage, le derrière du camion lui passant sur le corps et le tuant Instantanément. —1-:o: Accident Tragique Ludger Boisvert, 50 ans, a été tué Instantanément dimanche matin *ans rn incident d’automobile la |onctioitj£îjNewburyport et Ando 0 »Stjrnpiktf\ i polavert était un des six passagers dan» i automobile que conduisait Orner Bernier, d’Amesbury, Mass. Bernier fut arrêté par l’agent Tho mas Brennan sous l’accusation de conduire une auto sous l’influence de la boisson, et il fut enregistré au poste sous l’accusation d’homici de. Dans l’automobile, en outre de Boisvert et Bernier, se trouvaient, Joseph Boisvert, le fils de la victi me: Arthç,- ^Bernier, le frère du chauffeur et M. et Mme Alphonse Bernier, les parents du chauffeur. Les autres passagers ne furent que bien secoués. De ce que la police et l’inspecteur William H. Nagle de Lynn ont pu apprendre, Boisvert fut lancé en de hors de l’auto et mourut sur le cOté de la route. Bernier dit aux autorités qu’il y avait tant de trafic qu’il fut forcé de quitter la route. Mais la po lice dit que l’enquête tend à mon trer que Bernier faisait de la vitesse et qu’il vint en collision avec le po teau indicateur à la jonction des deux grandes routes. Le poteau fut renversé de sa base et traîné sur une distance de 10 pieds le long de la route. L’automobile fut bien endommagée. On dit que Boisvert demeurait au Canada et qu’il était en vacances aux Etats-Unis. Mort Subite M. Aurélien Cauchon, de Lowell, Mass, un employé deB usines Saco Lowell depuis plus de trente ans est décédé subitement à Passalc, N. J., où il travaillait pour la cie Saco Ix>w<»U depuis environ trois mois, installant des nouvelles machines dans une filature. 11 fut trouvé mort dans la maison de pension où il de meurait. Le défunt était Agé de 52 ans. Il laisse pour pleurer sa perte à part son épouse. Rosanna (Joyal) Cau chon, un fils, Lionel; unei soeur, Mme Richard Hartley. de Lowell; une nièce, Mme Joseph Roussel, de Haverhill. 11 était membre de la Cour St-Paul, O. F. C. ê Une Vengeance Un Individu d'Oklahoma City, Agé de 52 ans, entra chez un barbier de cette ville et commanda au flga ro del lui raser la tête. ‘‘Ma femme”, dit-il, “s’est fait couper les cheveux sans ma permission, et pour faire un exemple de toute ma famille, Je veux que vous me rasiez la tête et celle de mes six fils.” On dit que la femme perdit con naissance à la vue de son mari, avec sa tête rasée. Une Femme est Blessée Mlle Angeline Noël de Nashua, N.-H. fut coupée sur la tête et à la figure par la vitre d‘un pare-brise quand un automobile que conduisait Mme Charles Morton de Nashua vint en collision avec un poteau de téléphone. Mlle Noël accompagnait Mme Morton.
Barbiers de Chicago Le ‘‘bobbed haïr” est donné com me la cause des demandes d'aug mentation de salaires qui sont fai tes -par l'union des compagnons bar biers, qui menacent de prendre un vote de grève la semaine prochaine si une entente n'est pas conclue. “Avec le prix deB “bobs” de $1 A $1.60, avec la perspective de friser, frotter et shampouner, avec l’obli gation pour les barbiers d'aller l'école pour apprendre ce nouveau métier de “bobber" les chevelures des Allés et des femmes, nous vou lons des salaires plus élevés,“ a dit g, Leidjr, le préfiSeni gg l'untoa. CHRONIQUE DP MERCREDI L’HISTOIRE D’UN HUMBLE RELIGIEUX Par une belle journée d’été, 11 y a une quarantaine d'années, deux ec clésiastiques se promenaient lente ment sur le versant ouest du fameux Mont Royal, dans la bonne vieille ville de Maisonneuve. L'imposante montagne était baignée de soleil et la nature déployait à ses pieds l'im mense tapis de verdure qui va se perdre là-bas dans la cime bleue des Laurentides. Le filet plus sombre de la rivière serpentait tout au loin, pendant que des taches blanches ou rouges émaillalent par Indroits l’horizon tout vert. Arrivés une certaine hauteur les deux hommes s’arrêtèrent pour contempler le merveilleux paysage qui se déroulait devant eux, puis a près un moment de silence, le plus âgé plongea la main dans la poche de sa soutane pour en sortir une mo deste médaille à l’effigie de Saint Joseph. Il s'approcha ensuite d’un grand pin, dont le faite était agité par un vent du fleuve venu par des sus la montagne ,et épingla la petite rondelle de métal bénie à l’écorce rugueuse. Tous deux s’agenouillèrent alors et durant de longues minutes priè rent. Toute la nature semblait ce mo ment être devenue silencieuse. Mê me les mouches et les insectes pa raissaient avoir suspendu leur crisse ment. Seules les hautes branches de l’arbre s'agitaient avec un léger bruit sous la poussée d'un souffle invisi ble, comme si la prière des deux dé vots agenouillés à sa base en écartait les aiguilles vertes en s’élançant vers le ciel. Après un grand signe de croix, tous deux se relevèrent et le plus à gé s’approcha de nouveau de l’ar bre. Il en détacha la médaille, se pencha vers la terre et, ayant creusé un trou avec ses doigts, l’enterra sous Turglle humide. Ils contem plèrent enoore l’horizon pendant quelques Instants puis, toujours si lencieux. reprirent le sentier à peine tracé qui devait les conduire à la vallée. aujuutq nui ce site, autretols pit toresque et solitaire, est complète ment transformé. La montagne ver doyante est toujours là mais le grand pin a disparu et le sentier n'existe plus. Les grandes allées sablées font maintenant des traces blanches au flanc du mont et, coupées d'escaliers, conduisent par échelons jusqu'au plateau où jadis la médaille fut en terrée. Une immense façade de granit gris tranche sur le fond vert où au trefois le grand pin agitait ses bran ches au souffle des brises d'été et, par les portes en arceaux, chaque Jour des centaines de personnes en trent silencieusement dans la crypte qui se cache derrière. Comme autre fois on s'agenouille mais des dalles de pierre ont remplacé la mousse qui couvrait les racines du pin; ce lui-ci a fait place au majestueux au tel dominé par la statue de l'époux de Marie la Vierge. Comme autrefois on prie et ces prières ferventes semblent attirer un sourire sur les traits si doux du père nourricier de Jésus. Les pèlerins se succèdent presque sans interruption dans les longs es caliers, se pressent entre les battants de chêne des portes et se proster nent pieusement devant l'autel Illu miné. Il y a des malades aux traits pâlis, des infirmes aux membres cro chus, des blessés aux bandeaux blancs, mais tous sont transfigurés par un regard où brille l'étincelle de la foi. Il font l’ascension de la colline les yeux fixés sur la croix qui là-haut les attire. Les marches ne comptent pas pour eux, les mon tées un peu raides leur semblent pres que douces. Ils veulent guérir, ils dé sirent être soulagés et leur unique espoir est là-haut dans cette crypte où Saint Joseph dispense ses grâ ces et ses faveurs. Parfois un petit homme aux che veux blancs, aux traits profondé ment marqués par l'âge, aux formes grêles souaeles amples plis de la sou tane, s'avance lentement devant le grand portique de la crypte. De ses petits yeux vifs il regarde le flot presque constant des pèlerins qui grimpent la pente escarpée et, de vant ce spectacle, peu à peu les lignes sévères de son visage s’attendrissent. On dirait même qu’une larme a per lé au bord de sa paupière. Il entre alors dans la chapelle ei la tête baissée, sous l’empire d’une profonde méditation, il se dirige vers le sanctuaire tout illuminé pat la clarté du soleil qui gÜBse à tra vers les grandes verrières. Quelques minutes plus tard, le bon Frère An dré de l’Oratoire Saint Joseph du Mont Royal est en prière devant le statue de celui qui, par son inter cession .console les malheureux ei soulage ceux qui souffre. Mais quel est ce Frère André doni la réputation de saint homme s'é tend aujourd’hui à tous les coins di Canada et des Etats de la Nouvelli Angleterre? Quel est ce personnagi qui le ciel accorde de si nombreu ses et s! grandes faveurs? Est-ce u« prince ou un grand de la terre qu a voulu se cacher sous l'humbli soutane d’un religieux ou est-ce ui fils du peuple qu'une Influence mys thu^a attiré vers cette vocation' uraéralement ceux qui ont enten fin âa ftmwa Êrèrq ignorçn J I ce que réellement il est. On sait que des miracles lui sont attribués et que chaque année des foules se ren dent à son oratoire de la côte des Neiges mais sa vie, sa famille, son pays d’origine sont des mystères qu’on ne semble pas connaître. On a entendu un Jour mentionner son nom en rapport avec les merveilleu ses choses qui s’accomplissent la crypte du Mont Royal et instinctive ment, tout de suite influencé par les croyances populaires, on a entoufé l’homme d’une auréole mystérieuse qu'il semblerait presque sacrilège de détruire soi-même. La réputation du Frère André a pénétré dans des centaines de villes et villages et partout on le vénère à l'égal d’un Saint mais bien peu le connaissent autrement que sous l'apparence du religieux aux maniè res humbles et, modestes, du vénéra ble vieillard au visage si doux. On a l’impression que toujours il fut ainsi et on ne veut pas le connaître autrement. Frère André a cependant une his toire et même des plus Intéressantes. Elle est surtout, Intéressante parce qu’elle est simple, parce qu’elle est humble, parce qu’elle reflète bien le caractère de l’homme qui en fut le hé ros. Ce n’en est pas moins une his toire merveilleuse qui indique une fols de plus que les desseins de la Providence offrent parfois un dé menti éclatant aux conventions que l’homme a établies au nom de sa science, de sa civilisation ou de sa richesse. août un pauvre ouvrl er-charron du village de Saint Gré goire d’Iberville voyait naître son dixième enfant, qui fut enregistré sur les registres de la paroisse sous le nom de Alfred .fils de Isaac Bes sette. Le nouvel arrivé était une charge additionnelle pour le pauvre vtiilageois mais dans nos familles canadiennes on ne s’arrête pas à ces considérations d’ordre matériel et la croyance populaire veut que lorsque le Créateur place un être sur la ter re il pourvoit en même temps son existence. Isaac Bessette était un croyant et un Adèle aux principes de sa race, le nouveau-né fut le bienve nu. Cela faisait sept bouches à nour rir mais l'ouvrier-charron n’en était pas effrayé car dans la suite la famil le devait s’augmenter encore de qua tre membres. Afin de gagner plus de salaire, Bessette alla s'établir au village de Farnham, dans les cantons de l’Est, et ce fut à cet endroit que peu de temps après il mourut, laissant sa veuve, Clothilde Foisy, et ses dix en fants presque dans la misère. On connut alors la dispersion et les orphelins furent adoptés par dif férents parents. Alfred devint aln 8iJe a<*0Ptif de son oncle Timo thé Nadeau, un fermier de Saint Cé saire de Rouville, et fit jusqu’à l’A ge de quinze ans le rude apprentis sage de la vie sur une “terre” ca nadienne. Il fréquenta très peu les écoles du village à cause des travaux pénibles qu’il devait faire et consé quemment le jeune homme savait à peine lire lorsqu’à l’âge de quinze ans il décida de lajpser le foyer de son oncle. Sa mèTe était morte de puis deux ans et c’est absolument seul, sans appui et presque sans amis, qu'il se lança dans la vie. Il essaya d’apprendre le métier de cordonnier, puis celui de boulan ger, mais sa constitution délicate et son mauvais état de santé l'empêchè rent de résister aux fatigues d’un la «usai dur. Il abandonna donc 1 idée de ces métiers et afin de ga gner sa vie s’engagea pendant quel que temps chez les fermiers, travail lant quand ses forces le lui per mettaient et n’acceptant le plus sou y6!?1 .?ue Ba n°urriture comme ré tribution. Il rencontra un jour le curé de Farnham et celui-ci prenant son cas en pitié l'engagea comme homme de peine. .ui yenaant son séjour dans le presbytère de ce village qu’il refit lentement sa santé et à la mort du prêtre qui le protégeait la fièvre des Etats-Unis le prit. On partait alors de tous les petits villages de la pro vince de Québec pour venir travail ler dans les Etats de la Nouvelle Angleterre et Alfred Bessette suivit ce mouvement. Il vint demeurer dans le Connecticut et travailla pen dant quelque temps dans les filatu res de,coton. A l’âge de 23 ans la nostalgie du pays natal le força à retourner au Canada. Il alla d’abord demeurer chez des parents de Sutton et se mit à la recherche d’un emploi. Comme il connaissait le curé de la paroisse de Saint Césaire la pensée lui vint de se rendre auprès de ce prêtre pour lui offrir ses services comme homme de peine. Le curé n'avait pas besoin d’un homme à ce moment mais il promit de s'intéresser au Jeune Bessette, lui demandant de venir souvent le voir. Alfred eut bien soin de conser ver ces relations et peu à peu le prê tre réalisa que le timide jeune hom me qui frappait de temps en temps sa porte étatt une nature d'élite, appelée peut-être à accomplir de grandes choses. A cause de son âge avancé et de son peu d'instruction il était presque inutile de songer à le diriger vers la prêtrise, mais le curé de Saint Césaire eut l’idég que son
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LES PAYS CURIEUX Peuplade» et tribus Inconnues Un correspondant que le “Times a envoyé faire un voyage d’explora tion au Soudan décrit les peuplades qui habitent, à l’ouest du pays des Chlllouks, au sud d’une région mon tagneuse, les monts Nouba, où des plaines arrosées alternent avec des chaînons extrêmement accidentés. La structure du sol qui rend les communications assez difficiles, sé pare ainsi les tribus les unes des au tres. Mais à ces obstacles s’ajoute celui de la différence des langages parlés par des tribus voisines. I-e voyageur explique cette bizarrerie en supposant que les habitants sont les descendants de fugitifs venus de différentes parties du continent lors des razzias des marchands d’escla ves: ils ont pu trouver un asile sûr dans les forêts qui couvrent une par tie du pays. La supposition paraît confirmée par cette circonstance que plusieurs des idiomes parlés par les habitants des monts Nouba sont semblables à ceux de tribus fort éloignées géographiquement. Le genre de vie des Noubaens est très primitif. La plupart vont entière ment nus. Un de leurs régals est une fricassée de scarabées dont il s’élève des millions dans la saison des pluies. Au coucher du soleil, ces insectes se posent dans toutes les fentes des rochers. On volt alors les femmes et les enfants gravir les pentes et fourrar des poignées d’her be dans les retraites des scarabées, puis, peu après, retirer ces mêmes poignées où grouillent les proies convoitées qu’ils font cuire. A côté des négroïdes qui consti tuent la majorité de la population, on rencontre un certain nombre d’A rabes. C’est probablement â ces der niers, à moins qu’il faille y voir une lointaine influence du christianisme abyssin, que les Noubaens payais ont. emprunté la légende de leur ori gine. Le premier couple, disent-ils, après avoir été expulsé du paradis, eut 14 enfants. Prtu après que le dernier fût né, Allah regretta d’a voir traité aussi sévèremnt ses cré autres; il vint leur rendre visite et demanda â la femme combien elle avait d’enfants. Craignant que le divin visiteur lui reprochât d’en avoir trop, elle en avoua sept seule ment. Mats Allah en colère exigea qu’elle lui montrât les sept autres. Ces derniers sortirent alors du cen drier où leur mère les avait cachés. Dieu les maudit et ils restèrent noirs, tandis que leurs frères et soeurs conservèrent leur peau bru ne. Autre Pays: De paya ou isthme de Darien est la partie de la république de Pana ma située entre le canal et la fron tière colombienne. 11 est arrosé par le fleuve Chucunaquê et ses afflu ents. D’épaisses forêts en rendent l’accès très difficile. On y a décou vert récemment deux tribus dont on soupçonnait à peine l’existence. D’une de ces tribus a été visitée par deiux Anglais, M. Mitchell-Hed ges et lady Richmond Brown. Après avoir effectué une série de sondages dans la mer des Caraïbes, ces deux explorateurs débarquèrent de leur yacht dans la baie de San Blas, à environ 4 00 milles ii l’est du canal de Panama. Ils s’y consacrèrent à traiter des Indiens affligés d’une épidémie. I>a nouvelle de leur pou voir magique se répandit de proche en proche, et un jour survinrent quatre hommes venant de l’intérieur et appartenant à une autre tribu, connue des populations voisines bous le nom d'indiens chucunaquos. Ces hommes demandèrent aux “ma giciens” de vouloir bien les accom pagner pour combattre une maladie qui sévissait parmi eux. Accompa gnés d’indiens de San Blas comme Interprètes et des quatre Chucuna ques comme guldess, M. Mitchell et lady Brown pénétrèrent dans la fo rêt tropicale, et au bout de deux jours de voyage, en partie à pied, en partie par eau, ils atteignirent, en se dirigeant au sud, une clairière qui est l’habitat de la tribu. Celle ci était décimée par la petite vérole. Tout en traitant médicalement leurs malades, les deux Européens étudiè rent la population. Celle-ci compte environ 6,000 âmes. Elle est de fort petite, taille, quatre pieds tout au plus. Elle Ignore complètement l’u sage des métaux et même de la pierre: tous leurs outils, Instru ments et armes sont faits de bois et d’os, sauf une, poterie grossière fa çonnée à la main. Elle est donc dans un état de civilisation antérieur à celui de l’âge de la pierre. Quant aux huttes et au vêtement, les Chu cunaques nd présentent presque pas de différence avec les Indiens de San Blas. En revanche, ils ont un goût très développé pour les cou leurs: des étoffes de différentes nu ances pénétrent chez eux par le moyen d’échanges avec les tribus voisines qui les reçoivent elles-mê mes d'Amérique ou d’Europe; les Cbucunaques découpent sur les unes des fragments qu’ils cousent sur d’autres pièces de manière à figu rer des bons hommes, des oiseaux, des mammifères et des reptiles. Ils ont des Idoles en bois, qu'ils habil lent à leur façon; les explorateurs en ont vu deux qui leur ont paru vouloir représenter l’une quelque missionnaire parvenu un jour jus que parmi eux, l’autre un matelot, peut-être un blanc égaré jadis dans leur jungle. M. Richard Marsh, chef d’nne ex pédition américaine de recherches scientifiques dans l’isthme de Da rien, a quitté ces jours derniers Bal boa pour retourner aux Etats-Unis après avoir perdu deux de ses colla borateurs par les fièvres. Il rappor te â l’Institut Smithsontan, de Washington, de nombreux docu ments concernant une tribu d’in diens habitant sur une partie du cours du Chucunaqué. Ces Indiens sont blonds et les caractères de leur crâne sont pareils à ceux de l’hom me de Cromagnon. La présence de ces Indiens blonds dans cette région pose un problème que l’anthropolo gie aura h résoudre. Le professeur Elliot Smith n’est pas éloigné de croire à l’arrivée, au cours des deux derniers millénaires, sur la rive pa cifique du Nouveau Monde, de grou FIABLE LF a don ni la brables hom me*, femmes et cnfantg. Prenes "L F." Modicint pour indigestion, bile, mi gi»ina, constipation, rhume, grippe “fia,” oio. Végétale, toujours ce. Grosse bouteille, 50e—le la dose Tous les marchands. j Remède dn foyer Depuis 72 ans "L. F.” Atwnod’ft Medlcine L. F.” MEDICINE CO. PortUod, H*. Depuis 72 ans pc» d'individu» venant de l'Asie. Ce» dolichocéphales blond» appartien nent à un type très différent de ce lui de» Peaux-Rouges venu» très an térieurement par le Détroit de Behring. ODYSSÉE D’UN BUREAU-PUPITRE (De L'Union) En 1865, MM. Oeorge Batchelor, P. Boucher, P. Moreau, Ch. Mousset te et autres membres de la Société S^int-Jean-Baptiste de New York, appelèrent une réunion de» Cana diens des Etats-Unis, pour y discuter des meilleurs moyens de promouvoir leurs intérêts généraux. Cette con vention continuée d'année en année, s'est cristallisée dans l’Institution de l’Union canadienne-française de Se cours Mutuels des Etats-Unis. Un bureau central, composé d’un président et de deux secrétaires, fut fondé pour gérer les affaires de l’U nion. Immédiatement cela éveille toute une liasse de papeterie, des formules, des livres de procès-ver baux, de la correspondance, des do cuments dûment revêtus du cachet de l’Union. Sans doute, il n’était pas question de bureau-chef où, ve nant de centaines de conseils, arri MIGRAINES DISPARUES, PLUS DE FATIGUE Elle en remercie le I.ydla E. Pink ham’s Vegetable Coin pound.—Elle espère que d'autres femmes profi teront do son expérience Skowhegan, Me.—“J’étais malade presque tout le temps et ne pouvais sans me sentir fa tiguée tout le temps, de sorte que je devais me coucher. Un jour que je lisais le journal je lus l'annonce du Lydia E. Pinkham’s Ve getable Compound et remarquai ce qu’il avait fait pour d autres remmes, de sorte que Je décidai do l'essayer. J’en ai pris trois bouteilles ,et ne saurais assez vous dire ce qu’il a déjà fait pour moi. Je fais tout mon ouvrage et je reste debout toute la journée. Je n’ai plus de migraines, ni de fatigue. J’espère que chaque femme qui prend du Vegetable Compound en retirera autant de soulagement que mol."— Mme PE RC Y W. RICHARDSON, It. F. D. No. 2, Skowhegan, Maine. Vous venez de lire comment le Ly dia E. Pinkham’s Vegetable Com pound a soulagé Mme Richardson. Elle l’essaya après qu’elle eflt vu ce qu’il avait fait pour d’autres femmes. Le Lydia E, Pinkham's Vegetable a été louangé''depuis près de cinquan te ans par les femmes. En vente dans toutes les pharmacies. (17) ▼ent des milliers de rapports et des monceaux de lettres. Mais la néces sité d'un .bureau-pupitre destiné renfermer les archives de l'Union devenait de plus en plus urgente. Ainsi, la dixième convention de l’Union canadlenne-française de Se cours mutuels des Etats-Unis, tenue à New York les 7, 8 et 9 septembre 1874, M. Charles Moussette, de New York, en son nom et en celui de M. P. A. Normandeau', fait présent à l'Union d’un bureau-pupitre, "en noyer noir, dit la Chronique du temps, et pannëaux en bois de palissandre, dont toutes les parties èn métal ont été plaquées soit en nickel, soit en argent, soit en or. 11 a pour Inscription, sur une large plaque argentée: "Présenté à l’U nion canadlenne-française de Secours mutuels des Etats-Unis par MM. Ch. Moussette et P. A. Normandeau, New York, 7 septembre 1874. Bu reau central, 1874; George Batche lor, prés.; P. A. Normandeau, sec. cor.; F. Lefebvre, sec.-arch.” Ce meuble fut à la garde et à l'usage des secrétaires qui se sont succédés dans cette organisation; il fut le témoin de toutes les conven tions. Peu à peu les réunions en con Joseph Janelle —"gSUBEBa» 18 ras (Solder, Lewis ton, Mo. Tout près Sa l'HSpttal Sta-lfaria Téléphona 1&97-W L’UNION MUTUELLE Cie d’Assurance-Vie PORTLAND, MAINE. L’Union Mutuelle sollici te respectueusement la con tinuation bienveillante du public en faveur de son gé rant, M. Louis Lachance. POURQUOI VOUS DEVEZ ASSURER VOTRE VIE Parce que c’est un devoir envers ceux qui dépendent de vous, et que c’est une prévoyance pour vos vieux jours. Parce que vous avez main tenant une bonne santé qui vous permet de vous assu mer, et qu’en retardant de le fairo cela -vous coûtera plus cher. L’Union Mutuelle de Portland transige des affai res d’Assurance-vie depuis soixante-douze ans. Elle possède un Ae«tjf de près de Vingt Millions de Dollars, et est LA SEULE'COMPA GNIE SOUS -LA LOI DE NON-CONFISCATION DE L’ETAT DU MAINE. Agence: LOUIS LACHANCE, gérant College Rlock Lewiston, Maine. Tél. 211-R grès s’espacèrent, la dernière Con vention Nationale eut lieu, Spring fleld, en 1901, et le bureau-pupi tre tomba dans l’oubli: le vieux meuble eut le sort des vieilles choses mises au rancart. Mais un homme qui a la religion du souvenir et le culte des vieilles choses, poursuivait de patientes et discrètes recherches. "Qu’est devenu ce vieux meuble?” ne cessait de se demander M. Félix Gatineau, ancien président général de la Société et directeur actuel det la Caisse des vieillards. Ses incessantes recherches furent enfin couronnées de succès et un bon jour, il fut assez heureux pour découvrir cette relique du pas sé et en faire l'acquisition pour le compte de l’Union Saint-Jean-Baptis te d’Amérique. Avec le bureau-pupitre, il y a le maillet traditionnel, emblème de l’autpff tt,' et un sceau, portant en effigie un pélican se transperçant la poitrine pour nourrir de son sang ses petits; une couronne de feuilles d'érable l’entoure et, en exergue, on DR E. A. LEBEL DENTISTE 191 (M Llibou, cola Fin*. Lawiston. Tél. 1168-E Hoaros do bureau: 9 à midi et 1.90 à S luaai per engagement. n.o. A. A. COBB, M. D. TEUX, OSEILLES, NEZ, OOSOS Ajustement de Lunettea HOPITAL PBKVâ 243 rue Main, Auburn. On parla français n.o. M. L. LIZOTTE AVOCAT MeOUUeuddy BIdg.—Chambrée, 9-9 133 RUE LISBON, coin Aah Béa., 112 COLLEGE—Tél. 288B-W Téléphone 8121 LEWIBTON PEINTRE ET DÉCORATEUR Peinture, Tapisserie, Blanchissage J. Naz. Thériault 79 rue Birch, Lewis ton, Me. —Tél. 938-W— AVIS:—Nous avons un gros assortiment de Tsplsserle i vendre. DIGGLES MAILLET Rembourreurs et Réparateurs de Meubles de toutes sortes Vieux Matelas refaits et nou veaux Matelas faits sur com mande. Nous vous économise rons de l’argent en réparant vos Meubles. Nous sommes des ouvriers d’expérience. Satis faction garantie. 32 RUE MAIN Tél. 267-M T. N. 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Bath, Mtb.45 a. ni., M 5*1 40 a. m., M fl 1.45 a. m., Mf3.45p. m., M*10.40 p. m. Boston, Mf0.45 a. m., Bffl.58 a. m., A t7.00 a. m., M59.40 a. m., BflO.30 a. m.. A f 10.35 a. m., M fl 1.45 a. m., Mf3.45 p. ni., Bf4.17 p. rn.. A|4.24 p. m., BJ6.08 p. m., A{0.13 p. m., M*10.40 p. m. Farmington, A{8.35 a. m., B 58.55 a. m., At8.55 a. m., BfO.45 a. m., Af2.l8 p. m., Bf2.35 New York, Bf4.17 p. m., Af4.2l p. m., B§6.08 p. ni., A5013 p. m., B}(8.15 p. m., Ài(8.20 p. m. Philadelphia, BC(8.15 p. m., AC(8.20p. m. Port la nd, MfQ.45 a. m., Bf6.55 a. m., Af7.00 a. m., B 58.10 a. m., A58.20a. m., M59.40 a. m., BfïO.30 «n., A110.35 a. m., Mfll.45 a. m., M f3.45 p. m., Bf4.17 p. m., Af4.24 p. m., B50.08 p m A56.13 p.in., BK8.15p.aL, AJ(8.20 p. m., M ♦10.40 p. m. Rockland, Mf6.45 a. m., Mfll.45 a. m.,| M 13.45 p. m. Rumford, B|7.55 a. m., A57.50 a. «n., Bf8.2Q a. m., Af8.24 a. in., Bfl.45 p. m., Afl.49 p. m. St. John Mt 10 40 p. rn. Washington, BC(8.15 p. m., AC8.C20 p. Watervüle, Mf0.45 a. m., AR7.07 a. B«(7 15 a. m., M 57.20 u. m.. A|8.35 a. _... B58-45a. m., Af8.55a. m., Bf9.10a.ni., Mfl 1.45 a. m.,_Afl 1.62 a, m., Bf 12.00 a. ni., Af2.18 i., Mf3.4“ p. m Bf2.30 p. m., 1.45 p. m., A 57.20 p. m.. B 57.30 p. m., M *10.40 p. m, A Auburn. B Rue Batet. M Rue Mrfîn. Tous les jours. 5 Dimanches seulement, t Tous les jours, dimanches exceptes, Tous les jours, lundi exceptes. 1 C Mardi, jeudi, dimanche au 24 août* tons les jours, excepté samedis, 26 août au 28 septembre, tout inclue. tTours le jours samedis exceptes. C Passagers de Pullman seulement, excepté wago*, entre Pnnland et Waterville. D. C DOUCLASS, M. L. HARRIS. V. I*. et (Gérant Agent Gcnend General. des Passagers. r 2-28-24 Changements d'Horaire, à commencer dn 22 juin 1924. Deux trains chaque jour, à 8.50 a. lu. et 9.30 p. in., pour South Paris, Gorhatn, Berlin, Island Pond et Montréal. Connexion à Montréal et Chicago pour Los Angeles, Han Francisco, Portland, Ore.. Seattle, Vancouver et autres endroits do la côte du Pacifique. Deux trains chaque jour, îl 5.33 a. m. et 5.55 jj. m., pour Banville Jet. et Portland. Connexion Portland pour Boston et New York. Train local à 2.30 p. m., tous les jours excepté le dimanche pour Island Pond et les gares intermédiaires. Train local à 9.55 a. in. tous les jours excepté le diman che pour Danville Jet, et Portland. Pour plus d'informations s’adresser à la gare du Grand Trunk. ou à G. A. HARRISON, Gcu’l. Agt., P&ss. Dept. Tel. 7040, Grand Trunk Station. Portland, Me. —Mère «lit toujours: “la MEDK* CINE DE PIERRE C ARTIER vous conserve en bonne santé.” Ann. _je crois que voici le moment, «lit-il à M. Scotowe. _Attendez donc encore, répondit le détective. __Vous n’osez donc pas.' _Mais si, seulement, je voudrais attendre. —Quoi donc? —Que les chevaux qui vont et viennent sur le plateau cherchant l’herbe la plus dure se rapprochent de nous. —Soit, dit M. Patterson Et ils attendirent, en effet, envi ron un quart d’heure. Au bout de ce temps, un des che vaux se trouva tout près du brasier Si près même que, grâce à la lueur du brasier. M. Patterson crut le re connaître. C’était Justement celui nu’il avait monté en venant de C01K. Et comme il faisait un mouvement, M. Scotowe le retint. '—Un mot encore, dit-il. ■—unes. __Le galop des chevaux donneia l'alarme, si nous les montons de BU!lÜ'Nous les tiendrons par la bri de jusqu'au bord du plateau. —Soit. Alors, ces deux hommes, que 1 a mour de la liberté soutenait, se mi rent à glisser sur eux-mêmes, se re pliant comme des reptiles et s éloi gnant par des mouvemnets impercep tibles du cercle des dormeurs. Ni le chef ni la petite troupe ne bougeaient. M. Scotowe et M. Patterson ram pèrent dans l’herbe comme des cou leuvres. De temps en temps, ils s’arrê taient, tant ils avaient peur que leurs gardiens se réveillassent. Mais personne ne s’éveillait. Et, tout à coup, M. Patterson se redressa et saisit à la crinière son cheval. M. Scotowe s’était pareillement approché d’un autre poney et il imi tait M. Patterson. Ils étaient maintenant horfe du cercle de lumière décrit par le bra sier, et, par conséquent, plongés dans les ténèbres. Ils se rapprochè rent l’un de l’autre. —L’herbe est épaisse, dit M. Pat terson, on n’entendra pas courir les chevaux. —Peut-être... répondit M. Sco towe. Et le révérend sauta lestement sut la croupe du poney. M. Scotowe l'i mita. —A la grâce de Dieu! murmura encore M. Patterson. Et 11 donna deux vigoureux coups de talon au petit cheval à tous crins gui s'élança en avant et prit le ga lop précipité. —Je crois que nous sommes sau vés, et l'homme gris me payera cher cette aventure, pensait le vindicatif homme d’église; et il talonnait tou jours son cheval qui fuyait avec la rapidité de l’éclair. XLVII En trois minutes, M. Patterson et M. Scotowe eurent mis un quart de mille entre le brasier et eux. Ils étaient au bord du plateau. Et li lança son cheval sur une pente rapide. Du reste, il était persuadé que cette route était celle qu'ils avaient gravie quelques heures auparavant pour arriver sur le plateau. M. Sco towe le suivait. Aucun bruit ne s’était fait der rière eux. Les gens de l’homme gris dor maient sans doute toujours. M. Sco towe rangea son cheval à côté de celui du révérend. La nuit était noi re, et c’eût été folie que de cher cher à s'orienter. Les ponies galopaient avec cette sûreté de pied qu'ont les chevaux de montagne. —Que' nous chômions ainsi un quart d’heure encore avant qu’on s’a perçoive de notre fuite, dit le ré’vé rend, et nous sommes sauvés. —Soit, dit le détective qui ne pa raissait pas fort convaincu; mais où allons-nous? —Nous retournons à Cork. —En êtes-vous bien sûr, mon sieur? —D’abord, dit M. Patterson, il est une chose qui ne fait pas doute pour moi. Nous sommes sur la route que nous avons déjà suivie. —Peut-être, dit M. Scotowe. —Ensuite, continua le révérend, remarquez que je monte le même cheval qu’il y a quelques heures. —Eh bien? —Ce cheval a été loué à Cork, donc, il est de cette ville, et, obéis sant à son instinct, il y retourne. —Mais, qui peut dire que celui que je monte vient aussi de Cork? demanda M. Scotowe. —Remarquez encore, dit le révé rend, que depuis que nous sommet partis, c’est toujours le mien qu tient la tête. Et le révérend stimulait sa mon ture, qui galopait toujours sur cett< pente vertigineuse. Cependant, tout à coup, M. Scoto we entendit sonner les sabots de soi cheval. —Oh! dit-il, je savais bien qui nous nous trompions. —Plaît-il? dit le révérend. —Nous galopons maintenant sur des cailloux. —Qu’iniporte! —Depuis l’endroit que nous avons quitté jusqu’à Cork, il n’y a presque que de l’herbe. —Eh bien!, fit le révérend, si nous n’allons pas à Cork, nous arriverons bien toujours quelque part. —Oh! certainement, fit M. Sco towe. Et dans l’accent du détective, il y avait une seconde raillerie. —Pourvu que nous atteignions une ville, dit.encore le révérend. —Et que nous ne tomhipns pas dans un village de fénlans. Ce nom faisait toujours frissonner M. Patterson. La pente devenait de plus en plus rapide. M. Scotowe voulut s’arrêter. Mais le révérend lapça son cheval plus franchement encore. —Fuyons! fuyons! disait-il. Tout à coup, un bruit lointain se fit entendre. Un bruit qui retentissait au-des sus de leurs têtes et qui semblait se perdre dans, les nuages. C’était un coup de sifflet que de mystérieux échos se mirent à répé ter à l'Infini. Alors M. Scotowe se tourna sur sa selle et regarda derrière lui. Tout en haut de la colline, dont ils des cendaient les pentes abruptes, le ciel était rouge. C'était la lueur des brasiers allu més sur le plateau. —On s’est aperçu de notre fuite! murmura le détective. —Eh bien! répondit M. Patterson, n’avons-nous pas une jolie avance, maintenant? Et li continua à talonner son che val. La pente semblait devoir ne pas finir. Les petits chevaux galopaient tou jours avec force, et de temps eu temps M. Scotowe, se retournant et levant la tête, interrogeait ce point du ciel qui était rouge et cherchait à voir se profiler dessus les alou ettes de ceux dont ils étaient ntkgùèrc les prisonniers. Mais M. Scotowe n’apercevait rien A part ce coin lumineux, tout le reste était noir. Où allaient les deux fugitifs? Il< ne le savaient pas. M. Patterson ré pétait: —A la gr&ce de Dieu! Vous ver rez bien, mon. cher, que nous fini rons par nous trouver hors de dan ger. Soudain, une lueur se fit au ml lieu de ces ténèbres. ,Une lueur qui était sous leuri pieds, comme celle du brasier éclai rait le ciel au-dessus de leur tête. M. Patterson arrêta brusquement son cheval. —Regardez! dit-il. —Oh! je vois, fit M. Scotowe. —Qu'allons nous faire? —Marcher tout de même. Cette lueur que nous apercevons et qui ressemble à une étoile au .fond d'un puits, est bien certainement celle d’une maison ou d’une ferme. —Ainsi, il faut avancer? —Daine! —Et. dit M. I-’atterson, si ce sont des fénians? —A la'grâce de Dieu! dit à son tour M. Scotowe. Des chevaux repartirent. La pentg devenait plus douce, la lumière grandissait. En même temps, autour d’eux, les deux cavaliers voyaient surgir, com me de noirs fantômes, des collines et des blocs de rochers aux formes fantastiques. M. Scotowe s’arrêta encore. —Nous nous sommes trompés une fols de plus, dit-il. —Ah! dit le révérend. —Savez-vous où nous sommes? —Non. —Dans un entonnoir. Nous des cendons au fond d’un ravin. —Et cette lumière? —C’est un feu allumé en plein air. —Des bergers sans doute... —Ou des fénians. Les cheveux de M. Patterson se hérissèrent. —Il faut tourner bride, dit-il. —A quoi bon? dit M. Scotowe. Le détective paraissait résigné à son tour. Il poussa son cheval. Et le cheval de M. Patterson sui vit celui de M. Scotowe, malgré les efforts de son cavalier pour le re tenir. En ce moment, un deuxième coup de Sifflet traversa l’espace. En mê me temps la lumière qui baissait au fond ravin s’éteignit: brusquement.. XLVIII Alors commença pour le révérend Patterson et M. Scotowe une cour se vertigineuse, insensée, fantasti que. Ils eussent voulu retenir leurs chevaux qu’ils ne l’eussent pu. Les petits poneys galopaient com me des hippogriffes sur cette pente qui devenait de plus en plus vertica le, électrisés sans doute par ce coui de sifflet qui s’était faft entendre au dessus de leurs têtes. i En même temps le ciel disparais sait, et des murs de granit sem blaient monter aux deux côtés des cavaliers épouvantés. —Nous sommes perdus! s'écria M. Scotowe. Le révérend ne répondit pas. Affolé de terreur, il s’était accro ché à la crinière de son cheval pour ne pas tomber. La pente continuait, et l’extrémi té était si grande que dans un mo ment où le révérend Patterson pen sait à reconquérir sa raison, il se dit: —Evidemment nous descendons an fond de quelque volcan éteint creusé en forme d’entonnoir. M. Scotowe ne criait plus. Comme le révérend, il s'était cramponué à la crinière de son cheval. Mais il le serrait si fort que son poney pointa tout à coup, donna un coup de reins terrible, et M. Sco towe, forcé de lâcher prise, tomba dans le vide les mains étendues en avant. Le révérend entendit un cri. Puis le bruit lointain de la chute d’un corps. M. Scotowe avait été lancé très certainement au fond de l’abî me. Et, sans nul doute, il était tué sur le coup, car aucune plainte ne re monta des profondeurs du gouffre. Son cheval, après s’être arrêté un moment, avait repris sa course, et il galopait maintenant sans cavalier côte à côte du poney de M. Patter son. Certes, le révérend ne songeait plus maintenant à échapper par la fuite aux grifTes de l'homme gris. Ce qu’il cherchait c’était à éviter le sort du malheureux M. Scotowe. Il débattrait ensuite le prix de sa vie avec l’homme gris; mais, pour le moment, il fallait sauver cette mê me vie et la sauver quand même. Aussi le révérend fit-il appel i toute sa science d'écuyer, lui qu’on avait vu, jadis, caracoler à Hyde Parle et sur l'hippodrome d’Epsom Il se cramponna du mieux qu’il pat et répéta une dernière fois lt mot de l’infortuné M. Scotowe: •-i—A la grâce de Dieu! Le cheval galopait toujours ei l'obscurité était si profonde que M Patterson ne voyait même plus 1< poney de M. Scotowe, quoique 1( vaillant petit animal eût continué i courir auprès du sien. Enfin, cette lumière qu’ils avaien vu brille rau fond de l’ablme et qu s'était certainement éteinte quant avait retenti le coup de sifflet, cetti lumière brilla de nouveau. Cette foi: elle était tout près dü révérend, i une centaine de mètres au-dessou: de lui tout au plus. Le révérend, ébloui, ferma les yeux. Car cette lumière, brillant tout à coup, avait répandu autour d'elle une gerbe de rayons; et comme l’é clair qui illumine tout à. coup les horreurs ténébreuses d’une tempête, elle avait révélé à M. Patterson tou tes ces profondeurs inconnues pour lui jusque-là. M. Patterson ne s’était trompé qu’à moitié. Il n’était pas dans le cratère d’un volcan éteint, mais dans l'entonnoir, creusé par les hommes, d’une mon tagne dont les flancs recélaient sans doute de la houille. Le volcan était une mine. La lumière qui projetait son im mense clarté sur ces murs de granit et éclairait enfin cette route incli née qui du sommet de la montagne descendait au fond de la mine, était celle d.'un fanal gigantesque planté sur un poteau. Au pied de ce poteau gisait quel que chose d’inerte que le révérend frissonnant reconnut aussitôt. C’était le corps meurtri et sans vie du pau vre M. Seotowe. A l’apparition de la lumière, les chevaux avaient subitement ralenti leur allure forcenée. M. Patterson respira. Il cessa de se cramponner à la cri nière emmêlée de son poney, et re trouva son équilibre et son aplomb de cavalier, et, en même temps aus si, il revint un peu d’ordre dans ses idées. Or, tout à l’heure, M. Patterson avait recommandé son ftme à Dieu, et certes il n'eût pas donné un penny de son existence. Maintenant, rien ne lui paraissait désespéré. Le fantastique faisait place à la réalité. Et ce qu’il y avait de plus effray ant dans la réalité, c'était à coup sûr ia mort de M. Seotowe. Tout le reste s’expliquait de la façon la plus natu relle. Les chevaux, poussés vigoureuse ment en avant, avaient pris la pre mière route venue. Puis s’animant, obéissant à la pente inclinée d’abord et à leur vaillance naturelle ensui te, ils s’étaient emportés. Maintenant, pour M. Patterson, la chose la plus claire, c’est qu’il é tait loin de l’homme gris. (A continuer) On employait l’eau de rose en s grande quantité autrefois, pour don i ner de la saveur aux aliments. Les i Chinois mangent encore des biscuits i parfumés à la rose, et les Hindous mangent des bonbons h ia rose. i LE COIN DE LA MODE Par SUirlcjr Sharon O BUTTE RI CX 5401 4533 La blouse tunique soulage de la monotonie des longues lignes droi tes. La nouvelle tunique est mainte nant beaucoup plus longue que celle portée il y a quelques semaines, et avec le faux jupon elle forme un costume complet. Pour la femme de ville que ses oc cupations forcent ù sortir plusieurs fois chaque jour sur la rue, il n'y a rien de plus élégant que cette lon gue blouse tunique, avec le •‘slip" pour convenir. Paris présente ce costume dans le crêpe de Chine épais, avec une ran gée de boutons fermant la blouse un peu sur le côté gauche suivant la mo de russe. On peut aussi combiner deux tis sus pour ce genre de robe, ou cou vrir la partie usée d’une jupe avec une blouse tunique en crêpe de sa tin, en alpaca de sole ou en crêpe de soie. Les nouveaux crêpes de Chine ou crêpe de soie imprimés sont aus si très appropriés. La cravate en boucle, formée d’un ruban noir, est du dernier chic et ob tient un succès fou à Paris et dans toutes les grandes villes.
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LE CALENDRIER Voilà indiscutablement le plus grand attrait de nos plages à la mo de et de nos lacs. Voir et se faire voir. LA TEMPÉRATURE Incertaine ce soir et orageB électriques proba bles. Demain beau et chaud. Le soleil se lève à 4.34 et se cou che à 7 hrs 07. Les jours sont diminués de 46 mi nutes. La durée du jour est maintenant de 14 heures et 33 minutes. C’est aujourd’hui le 212ème jour de l’année. DANS LES THEATRES GE SOIR EMPIRE La grande vue "The Bedroom Window”. STRAND Rod Larocque dans "Code of the Sea”; John Gilbert dans “Romance Ranch”; quatrième chapitre de "The Leather Stocking”. Priscilla Les vues, "At the Sign of Jack O’Lantern” et "The Mysteri ous Rider”. PROCHAINS EVENEMENTS 1 Septembre—Ouverture de l’Ex position du Maine. 2 septembre—Grand Chautauqua de six jours sur le parc Edward Llt tle d’Auburn. 25 septembre—La Fanfare Sousa à l’Auditorium. 2-4 octobre—Festival musical de l’Est du Maine, à Bangor. 6-8 octobre—Festival musical de l’Ouest du Maine, à Portland. 9-11 octobre—Festival musical du centre du Maine, à Lewlston. 30-3.1 octobre—Convention dea Institutrices du Maine, à Bangor. mvwwjMm Téléphone du Messager 1760. Téléphone chez M. Couture 1447-J. L’excursion des marchands-épi ciers aura lieu à Old Orchard le 20 aoflt. C’est la fanfare Ste Cécile qui accompagnera les excursionnistes. M. et Mme William Normand, ainsi que leur fils, sont parti» hier matin pour une promenade de trois semaines en automobile dans le Massachusetts. M. Nap. Sansoucy et sa famille sont en villégiature à Old Orchard pour trois semaines, au cottage’ de Mme Vve Durocher, leur parente. M. le Dr. Ladouceur vient de fai re l’acquisition du cottage de M. A chille Giguère, au lac Sabattus. Intentions de mariage enregis trées par le greffier Hamel de Lew iston: Willle Bruneau et Diana Grenier; J.-Achilas-Narcisse-Z. Ca ron et Mario-Rose-Lucia Lemay; Clarence H. Seward et Edna Wilson Beal, d’Auburn, Napoléon Beauté, jr. et Marie-Ange Boulet; Cyril Boutin et Yvonne Goulet; John Charles Gerry, 66 an», et Minnle Hutchins Knigbt, 52 ans; Michael Joseph Shea, 58 ans, et Mary Thcre sa Donovan, 49 ans Le bureau de poste de Lewlston va faire un coup d’argent ces jours ci car l’envoi des comptes de taxe va nécessiter par le percepteur Bernier une vingtaine de mille enveloppes. Les directeurs de l’ExpoEition du Maine viennent de faire distribuer de jolies lithographies nous annonçant que l’exposition agricole et indus trielle do notre Etat se tiendra à lewlston les 1, 2, 3, et 4 septembre. aille Cécile Pelletier, membre de la firme Auburn Brush Co., partira demain pour Lancaster, Penn., où elle a l’intention de s'établir. Com me il a déjà été annoncé, la firme en question est déménagée dans le Sud, par suite des meilleures facili tés ferroviaires et la compagnie, connue maintenant sous le nom de Auburn Brush Co.,Inc., de Columbia, Penn., a offert à Mlle Pelletier des conditions très avantageuses qui l’ont décidée à accepter le poste de surin tendante de la dite manufacture. Mlle Pelletier compte à Lewiston et Auburn un grand nombre d'amis et son séjour à la manufacture d'Au hurn lui a attiré l’estime de ‘tous. Son départ sera regretté de ses a tnis qui se réjouissent en même temps du poste de confiance qu’on lui a offert. M. et Mme Napoléon Morency, de Ste Marie, Beauce annoncent le ma riage de leur fille, Marie-Louise, avec M. Henri Bilodeau, de Lewis ton. La cérémonie aura lieu à Ste Marie le 18 aofit 1924. Pas de car tes. Les mariée arriveront au mois de septembre pour se fixer à Lewis ton. Ijes enfants de l’Orphelinat sont allés en pique nique à Sabattita au jourd’hui. Le trajet se fait par auto camions. Autrefois la compagnie de l’Electrlque transportait gratuite ment les enfants a cette occasion mais apparemment elle traverse ac tuellement une crise qui la force a réduire ses dépenses. La commission des routes d’Etat prend aujourd’hui le compte des au tomobiles passant sur la route entre Lewiston et le village de Sabattus afin de présenter un rapport devant les commissaires, en prévision du pavage de ce chemin. M. et Mme Acarle Vincent, de la rue Bartlett, partiront au commen cement du mois d'août pour aller taire le tour du Saguenay. M. Eugène Veilleux est parti lun di soir pour saint Clément, comté de Témlacouata, passer deux, mois elles ses vieux parents. Paul-Emile, entant de 13 ans dà frotesseur J. O. Bélanger, a subi ablation de l'appendice, à l'bdpital Ste-Marie, hier midi. Son cas eet considéré comme très grave. M. et Mme Harry Tessier, de 8a lém, sont en visite chez M. ét Mme Evanoé Madore de la Première Rue, Auburn. Mme Tessier est la soeur de Mme Madore ainsi que de M. Joseph Morin, de la rue River. Les visiteurs retourneront dans leur loyer diman che prochain. M. et Mme Arthur Cloutler sont revenus dimanche d'une promenade /au Canada. Us ont visité Montréal, Québec, Ste-Anne de Beaupré, ainsi que des parents de la Beauce. Le comité du pique nique de l'Ins titut Jacques-Cartier s'est réuni lundi et a définitivement décidé de fixer la date de cet événement au 10 août.' La location du pique nique a aussi été changée. Au lieu d'aller à Clark’s Sprtng on se rendra sur la vaste ferme de M. Philibert Doyon, à Durham. Le trajet se fera en au tobus et au moins cent personnes pourront être transportées en un seul voyage. L’Institut paiera le dî ner à tous les membres qui assiste ront à cette fête champêtre. m. et Mine isaie simara sont ae retour d’une promenade de trois se maines à Old Orchard. La fanfare Ste-Céclle exécutera, demain soir, un joli programme mu sical sur le parc municipal. Les personnes qui connaissent l’officier de police Nault, de New Bedford ,Mass. marié Mlle Clara Tardif, de Lewiston, seront fort a musées par la note suivante que nous trouvons dans un journal de New Bedford: "Joseph C. Nault, con ducteur de l’ambulance de police, partie nord, fut fort Intrigué l'autre soir par ce qu’il croyait être un tour qu’on voulait lui jouer .Une garde malade de l'hépital St-Luc l’appela au téléphone et lui apprit qu’il ve nait d’être père de deux jumeaux—• un garçon et une fille.—La veille l’officier Nault avait conduit une da me Nault à l’hépital. Quelques heu res après, cette dame donnait le jour aux jumeaux en question et la garde-malade s’empressa de télépho ner le fait au mari à la station cen trale de police, pensant que le père était l'officier Nault. On finit par déchiffrer cependant que le père des nouveaux nés est M. Joseph Nault, un entrepreneur faisant des répara tions au poste central.” M. Louis Lagueux, barbier-coif feur à Old Orchard pour la saison balnéaire, a récemment gagné un premier prix offert par une firme de l’endroit pour les plus parfaites cou pes de “bobbed hair”. Les demoisel les qui eurent cette coupe de che veux venaient l'une de Boston et l'au tre de Brockton. L'une d'elles por te un nom franco-américain. M. Lagueux nous dit qu’il fait très bien à Old Orchard et qu’il a reçu une offre alléchante pour aller bar btfier en Floride l’hiver prochain, mais il ne sait pas encore s’il ac ceptera. Mme I. Bissonnette ainsi que M. J. Larochelle et Léo Carrier sont entrés en traitement à l’hépital du Dr Cobb à Auburn. M. F. T. Moreau, notre grand en trepreneur local, actuellement occu pé à faire construire une splendide High School à Gorham, nous ap prend que les maçons sont rendus au deuxième étage. L'édifice qui est en brique et ciment, à l’épreuve du feu coûtera dans les $150,000 et le contrat spécifie qu’il devra être prêt pour le mois d'avril prochain, mais M. Moreau espère devancer cette da te et le terminer pour le moi» de Janvier. La brique entrant dans cet te vaste construction (600,000 envi ron) est fabriquée par M. Moreau à sa briqueterie de Danville. Les entrepreneurs Lemieux Co. viennent de faire l’acquisition d’un nouveau tracteur Ford ayant une ca pacité de 4,000 livres et qui a pour qualité de posséder neuf vitesses, se lon la charge qu’il porte. Us en ont fait l’essai et en effet il a pu tirer un millier de briques, ce qui pèse deux tonnes, comme on le sait puis qu’une brique pèse en moyenne qua tre livres. wii tni u ueinuur i eumce eu un que il côté du Strand rue Main et qui était occupé par le restaurant Dan Long. Le terrain sur lequel se trouvait ce restaurant appartient aux MM. Peck et est très valeureux car il paraîtrait qu’on en avait re fusé une offre de $32,000. Une com pagnie de Portland y insta'lera u« dépôt d’huiles et de gazoline pour les autos. MM. Lemieux et Doucher sont chargés de la démolition et du nivelage du terrain. Ils ont acheté tout le vieux matériel, et ils comp tent trouver une centaine de mil liers d'excellentes briques, dites "wire eut”. L'édifice n'avait pas moins de soixante-quinze ans et fut un jour l’un des plus fréquentés de Lewiston. M. George Janelle, rue Bartlett va voir compléter dans quelques Jours la construction de huit gara ges qui seront parmi les mieux amé nagés de la ville. Us sont munis d'eau courante aussi que de l’élec tricité et ont beaucoup d'espace. Mlles Antoinette et Blanche Pot vin, de St-Ours, P. Q. ainsi que les Déliés Estelle et Thérèse Archam bault, de Magog, P. Q. sont retour nées dans leurs foyers lundi après avoir passé une semaine visiter des parents et amis Lewiston. Elles ont chacune une soeur reli gieuse au couvent des Dominicai nes. Le Jeune Philippe Harnann, flls de M. et Mme Cléophas Hamann, sortira aujourd’hui de l'hOpital Bte Marle oh il a subi une grave opéra tion, il y a trois semaines. M. Trefflé Caron et Mlle Bvangé llne Caron, ainsi que Mmes Brnest et Edouard Caron sont de retour d’une villégiature de trois semai nes, à Rimouski, chez leur frère, M. Arthur Caron, propriétaire d’un magnlllque hôtel, ainsi qu’à Ste Anne de la Pointe-au-Père ofi Us ont visité une Importante tour de 109 marches. Les touristes ont aus si visité Ste-Luce, St-Bleuthère, Notre-Dame du 'Portage, Rlvlère du-Loup, St-Alexandre, Ste-Hélène et St-Pascal, Thetford Mines, et plusieurs autres endroits. Le tra jet s’est fàlt dans l’automohtle Bulck de M. Trefflé et de Mlle Evangéllne Caron. M. et Mme Alphonse Couture, d’Auhurn, ont reçu dimanche i et lundi la visite de M. et Mme Geor ges Tardif, père et mère de Mme Couture, ainsi que son frère qui est étudiant au collège de Worces ter. Mass, et sa Jeune soeur, ainsi que M. et Mme Roméo Thibault et leur Jeune fille, tous de Newbury port. Mass. Le trajet s’est fait en auto. Mlle Aérienne Valllère, de la rue Blake, a été opérée pour l’appendi cite à l’hôpital Ste-Marie, ce matin. L’opération a très bien réussi. La Jeune fille avait travaillé tout l’a près-midi d’hier à la chaussurerle Cushman-Hollls. Il est tort possiblo qu’on assiste bientôt h l'expulsion de» vendeur» de "pop-èorn” de notre ville. Com me on le sait, depuis quoique temps, plusieurs de ces vendeurs se chamaillent pour retenir certaines positions qu’ils avalent prises à des endroits achalandés de Lewis ton. Ces positions sont désirée» par d’autres vendeurs. De 1& une dispu te qui aura ni plus ni moins pour conséquence que la défense for melle par les autorités aux ven deurs de continuer leur négoce. Ces luttes n'auront donc donné aucun bénéfice aux intéressés. On en est même venu aux poings et le der nier incident s’est produit ces jours derniers à l'angle des rues Sabat tus et College, endroit très fréquen té. Deux vendeurs se sont livré une bataille dont les rondes ne furent limitées que par l’intervention des agents de police. Cette année, le co mité des licences n'a émis aucun permis pour ces vendeurs et les pe tites volturettes sont vouées à dis paraître sous peu. Mme L. Langlais, secrétaire-ar chiviste des Dames de l’Union St Joseph a reçu, hier, une lettre de Mme William lui apprenant le d£ cès de sa soeur, Mme Joseph Cole man, autrefois de I^wiston, décé dée leu 26 juillet et inbumée le 28 il Manchester, N.-H. oft elle demeu rait. Mme Coleman faisait partie des Dames de l’Union St-Josoph. M. J.-B. St-Pierre, marchand de cette ville est revenu d’une villégia ture de quatre semaines New Meadows River. Mme Fred Fortin est décédée ce matin à son domicile, 94 rue Blake, après une maladie de trois semaines soufferte avec la plus grande rési gnation. La défunte demeurait par mi nous depuis quatre ans. Elle na quit k St-Georges, P.Q. Elle laisse pour la pleurer, outre son époux, 5 garçons, MM. Joseph, Olivier, Geor ges et Alfred, de Lewiston, et David, de Boston; cinq filles, Mme Wilfrid Fllde, Mme David Goudreau, Mme Venne Albert, Mme Kelvg Vancourt, de Lewiston, Mme James Shew, de Boston, deux frères. MM. Benjamin Carlgnan, de Bangor et Frank Carl gnan, de Jackman. Les funérailles auront lieu vendredi matin, k l’église St-Pierre, sous la direction des en trepreneurs Plnette et Fortin. M. C.-H. Caron, son épouse et leurs quatre enfants, de Melford, Saskat chewan, sont actuellement en prome nade pour un mois chez M. Adélard Malenfant, et M. Joseph Caron, beau frère et frère de M. Caron, ainsi que chez plusieurs cousins et cousines. M. Caron et sa famille demeurent dans l'ouest canadien depuis plu sieurs années. Ils ont quitté Melford il y a huit mois pour visiter des pa rents au Canada et aux Etats-Unis. Ils ont visité Montréal, Québec, Ri vlère-du-Loup et St-Cyprlen. Au cours de son voyage Rivière du Loup, M. Caron qui est un amateur du jeu de dames a eu un match avec M. Aimé Langlais, de cet endroit, qui est un expert dans ce jeu. Plu sieurs parties ont été jouées mais M. Langlais eut le dessus. Tous deux devaient se mesurer de nouveau à Lewiston, car M. Langlais avait pro jeté de séjourner ici pendant quel ques semaines. Mais il fut rappelé à Rivlère-du-Loup avant,que la ren contre ait eu lieu. Les entrepreneurs Lemieux et Boucher ont Uni lea travaux d'a grandissement et d'embellissement à la salle' de la Fanfare Ste-Céclle, rue Middle. Nos jeunes musiciens ont maintenant l’une des plus co quettes salles de la ville, avec tou tes les commodités désirées, telles que toilettes et lavabos, électrici té, nouveaux meubles, piano, etc. Ils ont commencé aujourd’hui à se réinstaller. Dimanche dernier avait lieu la convention de l’Association Cane do-Amérlcaine pour tout le district du Maine. M. Aimé Gagnon, d’Au burn, et M. Armand Poulin, de Bld deford, ont été choisis comme délé gués À la grande convention de cet te société Manchester, N.-H. en septembre prochain. M. J.-Charles Boucher, qui les accompagnera comme délégué avait été choisi en janvier dernier. La convention de dimanche était présidée par M. Ben. Lambert de Manchester, direc teur-général de l’Association. M. Herménégilde Tremblay a ob tenu le contrat général pour remo deler l'édifice Murphy rue Ash, à côté du magasin Bleu. La devantu re aéra unique en son genre à Lew iston; les vitrines s'étendent sur une quinzaine de pieds à l'intérieur ain si que sur le cOté de la ruelle, sur toute la largeur de l'édifice et sur la hauteur jusqu'au dessus du deux ième étage. L'édifice aura un splen dide lambrissage de ciment blanc. Le sous-contrat pour la maçonne rie a été accordé g la firme Le mieux A Boucher. FED SUR JA LISBON Une maison appartenant au Dr Gauvreau est grandement en* dommagée par les flammes. Le feu a causé d'asses Brands dommages à la maison en bols, trois étages, portant le numéro 320 sur la rue LIsbon, de bonne heure ce matin. Les flammra furent dé couvertes par l’olTlcier de police Oauvln, un peu après trois heures, au moment oû elles ravageaient l’escalier conduisant aux étages su périeurs. L'alarme fut aussitôt son née à la bote S3 et les pompiers mirent plus d’une heure h éteindre les flammes. La bfttlssci appartenait au Dr. Ho race Qaiivrcau et est endommagée pour plusieurs milliers de dollars mais ces pertes sont couvertes par les assurances. Le magasin du premier plancher était occupé par la boulangerie Red Cross, “dont M. H. Fontaine est le propriétaire. M. Fontaine estime ses pertes fc près de $6,000, tout l'intérieur de son établissement ayant été totalement gftehé. Ses as surances couvriront les dommages. M. Orlando Leblanc demeurait au deuxième étage avec sa femme, un petit enfant et sa vieille mère, une invalide de 84 ans. M. Leblanc était absent et la police sauva la famille en faisant sortir Mme Le blanc et son bébé par la porte d’ar rière, l’escalier d'en avant n'étant plus qu’un brasier ardent. La vieil le Mme Leblanc, qui est aveugle, dût être portée. Les pertes sont é valuées à sept ou huit cent dollars et il n’avalt pas d'assurances. Le logis du troisième était occu pé par M. John Casey et sa famille, composée de plusieurs 'enfants en bas Age. Eux aussi durent se sau ver par la sortie d’en arrière, don nant sur une ptélte cour intérieure. M. .Casey était déménagé dans ce logis depuis quelques semaines seu lement. Son ménage a été endom magé au montant de près de $1, OOO mais ces pertes sont couvertes par les assurances. On Ignore 'au juste la cause du feu. Apparemment II a pris naissan ce sous l’escalier qui conduit de la rue aux étages supérieurs; c'est A dire dans le petit passage s'ouvrant sur la cave de la boulangerie. M. Fontaine est d'avis cependant que les flammes ont dû être allumées dans le corridor de la rue et non dans son magasin. Ceci est bien probable mais ne semble pas possi ble, après un examen des ruines de l'escalier. M. Fontaine nous dit que lors qu’il laissa son magasin, vers on ze heures hier soir, tout était en or dre. Il croit quel des Inconnus ont pfl s’introduire dans le corridor des logis et y laisser tomber un bout de cigarette. M. Philibert Ytoy, contractcur, demeurant au No. 82 avenue An droscoggtn, et son épouse, Mme A delalde Roy, sont revenus hier soir d’un voyage dans la province de Québec, en automobile. M. et Mme Roy étaient partis le 23 Juillet a fin d'aller suivre à Ste-Anne de Beaupré, la neuvaine préparatoire à la fété de la grande Thaumaturge. Mme Roy était atteinte depuis plusieurs années d'une maladie de la peau que les meilleurs médecins avalent été impuis&nts à guérir. Jusqu'à présent. Au cours de la journée de vendredi, veille de la fê te, Mme Roy éprouvait un mieux sensible et samedi, elle allait trou ver les RR. PP. Rédemptorlstes pour leur annoncer qu’elle était complè tement guérie. Nous, avons ce matin conversé avec Mmé .Roy qui nous a déclaré qu'en effet' elle était heu reuse de' constater"jtTWr-ate-Anne a vait écouté ses ferventes prières. Sans prétendre qu'ft y a là un mi racle éclatant. Mme Roy avoue qu’ elle a été guérie de cette maladie que plusieurs médecins déclaraient incurable. Ce fait a été l'objet de beaucoup de publicité dans les journaux de la province de Québec. M. et Mme Roy ont visité, en outre de Ste-Anne de Beaupré, Lévis, Québec et Sherbrooke. Mme Roy nous dit que l'ajfluence des touris tes au sanctuaire de Ste-Anne, du rant la neuvaine, était considéra ble et que même samedi, jour de la fête, près de 10.000 pèlerins ont communié dans la chapelle tempo raire. M. J.-Charles Boucher va emmé nager demain dans la nouvelle mai son de M. Auguste Faucher, au ooln de la rue Tampa ql de l'East Ave nue. Mme Eddie Dubé et Mlle Théo Bolduc «ont allées passer la semai ne à Old Orchard. M. Louis-Philippe Gagné, du Mes sager, a reçu, lundi soir, de son é pouse, niée Ernestlne Hamann, Ve cadeau d’une fille baptisée hier soir sous les noms de Anne-Marie-SImon ne-JuIienne. Parrain et marraine, M. et Mme Cléophas Hamann, grands parents de l'enfant. Porteuse, Mme Alfred Larochelle, grand'tante. L'en fant et la maman se portent h mer veille. Deux citoyens de Lewiston, MM. John-H. Crowley. Jr., et le Dr E. A. Freeman, ont échappé à la mort grâce à leur présence d’esprit, hter matin. Us ont pu sauter hors du Hudson de M. Crowley, environ trois secondes avant que l’Express de Bar Harbor eut passé â la traverse à ni veau de Monmouth, à 8 heures et 50 Aucun des deux passagers n’a été blessé, mais la partie d’avant de la machine a été détruite. Les deux ci toyens revenaient à Lewiston après avoir visité leurs cottages au lac Caughnawaga. M. Crowley était à la roue et 11 entendit le signal automa tique de la traverse.- Il arrêta aussi tôt. mais une partie de la machine était déjà sur le premier rail, de sorte que tous deux durent sauter hors de l’auto. Ils surveillèrent la collision qui se produisit quelques se condes plus tard. M. et Mme 'Willie Saindon sont re venus ces jours derniers d’une pro menade de deux semaines chez la soeur de M. Saindon, Mme E. Lemire, de Montréal. Des ouvriers sont à niveler les ter rassements autour de la Boutelle école publique sur la route de Lis bon. ,Cb travail sera terminé d’ici une dizaine de jours. L’intérieur de l’école est maintenant fini et le co mité scolaire se réunissait hier soir sous la présidence du maire Brann afin de discuter los détails de l’a meublement. Cette nouvelle construc tion sera ouverte en même temps que les autres écoles publiques le 8 sep tembre prochain. Les officiers de la prohibition fé dérale ont rapporté au bureau d’Au burn, hier, une grosse saisie faite à Bangor au colts de la nuit de lundi. 83 caisses furent trouvées dans une grange appartenant à un certain Vic tor Chaiason. On estime la valeur de ce whlskey à plus de $20,000. Chais son ne fut pas arrêté pour la raison qu’il est retenu au lit par la maladie. Merton Reynolds et J. H. Contenu furent traduits en cour municipale d’Auburn, hier matin, sous l'accu sation d'avoir fait de la vitesse. Ils avalent été arrêtés par l'offlcler Bois vert au cour de la soirée de. lundi. Tous deux plaidèrent coupables et furent condamnés à chacun flO d'a mendes et aux frais. Un fatal accident est survenu lundi soir l'hôpital Ste-Marie a lors qu'un vieil employé de cette institution, M. Charles Breton, est tombé du haut d'un voyage de foin, qu'il venait d'aller chercher /dans les prairies appartenant aux Soeurs Grises,' de l'autre côté de l'avenue Campus. II reçut de graves blessures internes et en dépit des soins médi caux les plus empressés, le malheu reux succombait de bonne heure hier matin. Lé défunt était &gé de 66 ans et demeurait Lewistod depuis sept ou huit mois. Il était venu ici pour travailler à la construction du bar rage sur la rivière, mais depuis le printemps il était à l'emploi de l'hô pital en qualité d’homme de peine. Il demeurait l’hôpital et n’avait ici qu’un beau frère, M. Philias Faucher, de la compagnie Thlbault-Faucher. Ce dernier a aussitôt pris charge du corps et partait par le train d’hier soir pour le conduire dans la famil le, à St-Hénédine de Dorchester. Le défunt laisse son épouse et plusieurs enfants. Samedi soir eut lieu, chez Mme Rose Casey, 44 rue Plercp, une charmante soirée 'à l’occasion du mariage de M. Emile Morin avec Mlle Marie-Louise Ouollette, de Say abec. Co. Matapédla, P. Q. Plus de 75 personnes y assistaient. Il y eut chant, musique et rafraîchissements M. et Mme Emile Morin ont reçu de nombreux et riches cadeaux en ar genterie, verre taillé, porcelaine de Chine, etc. Au mariage. les suivants étaient M. Henri Morin, frère du marié et Mlle Marie Rouleau. I-es nouveaux époux établiront domici le chez Mme Casey, rue Pierce. i»; Mme Vve Exilia Chevalier deman de à toutes personnes qui ont des réclamations contre la succession de feu Ovide Chevalier de lui envoyer leurs comptes d'ici 30 jours sa résidence, 150 rue Lincoln. jl
NAISSANCE Le 26 juillet, Marie-Alice-Jeanne d'Arc, enfant de Mme Antonio La marre, née Germaine Lavigne. Par rain et marraine, Alice Roberge et Joseph Lamarre. grands-parents. Porteuse, Mme Florida Bolduc, grand'tante. NOTES DES SOCIÉTÉS Dimanche prochain 1 hre, 30, assemblée régulière des Canados, Cour Martel, dans l'école rue Bâtes. Il s’agit de remplacer plusieurs of ficiers et de prendre une décision pour le pique-nique.—Par ordre, J. C. BOUCHER, secrétaire. 30.-1. Ijos Dames de l'Union St-Joseph sont informées par la présidente que leur soeur, Mme Joseph Cole man rat décédé le 26 courant à Manchester. Les sociétaires sont priées de se rappeler que les con tributions au fonds mortuaires Bodt payables dans les trente jours qui suivent.— Mme L. LANGLAIS, secrétaire archiviste. Les Cheveux Les cheveux ont d'étroits rap ports avec l'état de santé de l’hom me. C’est ce que nous dit un méde cin américain, et il a raison, en dé pit de sa nationalité, sujette à l'ex agération. Selon lui, lorsqu'une per sonne est malade, ses cheveux s'al tèrent aussi, ce que l'on peut cons tater facilement, en palpant les che^ veux, devenus plus rudes. Après une maladie grave ils tombent et de viennent plus lisses, et l'on peut ju ger de la gravité de la maladie par l'apparence de la chevelure. Ces constatations peuvent être jugées utiles dans les cas de médecine lé gale. En substance, les cheveux su bissent l'Influence de l’état anémié de tout 1'organlalne. Cour de Police Compte-rendu des séances d'hier et de ce~Ynatln à la cour municipale de Lewiston sous la présidence de M. l'avocat Kelly, juge suppléant: Annie Béliveau, fabrication Illici te, amende ordinaire, rappel et cau tion de $500 en attendant la pro chaine grand cour. Amie Poulin, 15 ans pour avoir conduit une auto sans permis 510 et les frais. James P. Norton, de Portland, ac cusé de fausse représentation, est relâché faute d’évidence. Bruno Albert, appréhendé sur la demande des autorités de Rumford qui en ont besoin comme témoin leur a été remis. John Armstrong, 22 rue Bâtes, 45 ans, est accusé de possession Il légale de liqueurs et de nuisance. L>a cour le trouve coupable et le con damne à la punition ordinajre, mais 11 rappelle et en attendant il est placé sous 51,000 de cautionne ment. L'Imprudent avait, paraît-il, offert de la boisson alcoolique à l'of ficier Petropolous qui fit semblant de l’emmener chez lui pour le payer mais en réalité l'officier le condui sit au poste. L'officier Petropolous était en civil. Robert O’Leary, Ivresse, $5 et les frais. William Leahey, de la rue Plea sant, est inscrit au régistre comme atteint de dérangement mental. On l’examinera, nous dit-on, pour dé terminer s’il y a lieu de l’envoyer à l'asile d’Augusta. Réglnald Pelletier, d’Auburn, ac cusé d’excès de vitesse, 510 et les frais. Un M. Bolsclerc, propriétaire d'un garage à Manchester, N.-H. est venu réclamer l'auto Jewett, saisie il y a deux semaines par les autorités et aveo laquelle deux Jeunes gens faisaient le commerce du whiskey. L’auto est actuellement dans l’édi fice du comté à Auburn et on la re mettra probablement à M. Boisclerc car ce monsieur a sur cette splendi de machine une hypothèque au mon tant de 5480. Diminution de Salaires La Brlttsh Empire Steel Corpora tion de Sydney, N.-E. a baissé tous les salaires de vingt-cinq pour cent et dix pour cent, à partir de celui de M. Wolvin, le président, en descen dant.
Le Coeur d'un Nègre "C'est vrai que c'est un nègre, mais son coeur est mieux placé que celui de beaucoup de blancs”. Cette déclaration fut faite au magistrat d'Ottawa par Madame Viola Ché nier, Agée de 47 ans, accusée par son m*ri Ludger Cbenier, Agée de 47 ans, accusée par son mari Lud ger Chenier, de bigamie. Ce dernier a quitté sa femme il y a cinq ans, la laissant arec quatre petits en fants, 11 y a deux ans, elle rencon tra un nègre, Elmer Cleveland, Agé de 42 ans, veuf avec quatre enfants. Leur mariage fut célébré A Toronto et depuis blancs et noirs formaient unefamille unie et heureuse. Cleve land est un journalier. L’arrivée de Chenier jeta la consternation dans le* ménage. Mme Chenier préférant son mari nègre à son époux blanc. Elle fut remise en liberté, mais Clèveland restera en prison jusqu'à mardi, alors que le magistrat fera connaître sa décision. Cleveland dit qu’il croyait Chenier mort. Echos de la N.-Angleterre WoonSocket, R. I. —M. Almé-Ludger Gagné, 51 ans, décédé après huit Jours de maladie. Natif de Laurier Ville, P.Q. Demeu rait ici depuis vingt-quatre ans. Laisse son épouse, quatre filles, un frère, M. Joseph Gagné, de Trois Rivières. P.Q. et quatre soeurs dont Mme Eugène Demers, Mlles Margue rite et Eugénie, de Thetford Mines. —M. Ernest Massicotte, 38 ans. dé cédé. Natif de Sault Montmorency, près Québec. Demeurait ici depuis 15 ans. Laisse son épouse. —Mme Norbert Crochetière, 79 ans, décédée. Native de St-Denis, P.Q. Demeurait ici depuis cinquante ans. Elle était veuve. Laisse fils dont Odillon et Misaël, de Hong-Kong, Chine. Laisse aussi cinq petits en fants. —M. Adolphe <"rouard,73 ans, dé cédé. Etqüt c.ibataire. Natif tite St-Ours, P.Q. Laisse 3 frères et sept soeurs dont M. Ovila, de Sorel. Mme W. Tremblay, de St-Cyr, P.Q., Mme Joseph Cartier, de Danville, P.Q., et une soeur religieuse à St Hyacinthe. M. Girouard émigra aux Etats-Unis, à Spencer, Mass en 1874. :oi Les Atomes Le savant géologue Ira B. Jera lemon a déclaré dana une récente conférence, faite devant le club Commonwealth de San Francisco, que d’ici k vingt ans on manquera de cuivre pour la production de l'é nergie électrique. La science mettra alors k la portée de l’homme la merveilleuse puissance des atomes. Lorsque les savants de ce temps éloigné auront découvert la manière d'utiliser l'énergie dee atomes, il ne faudra qu'une livre de charbon pour faire fonctionnel; un train de New York à San Francisco. Le Travail des Enfants Le Sénat dee Etats-Unis a approu vé un amendement A la Constitu tion, qui autorise le gouvernement A limiter, réglementer ou Interdire le travail des enfants et Jeunes gens Agés de moins de 18 ans; cet amen dement, qui avait été approuvé au préalable par la Chambre des repré sentants, devra être soumis aux di vers Etats de l’Union aux fins de ratification. Il est nécessaire que les 2-3 de ces Etats ratifient cette me sure avant qu’elle puisse être appli quée. Le nouvel amendement est l’abou tissement d'une longue campagne en faveur de l’uniformisation des mesu res légales destinées à protéger le travail des enfants et des jeunes gens. A l’heure actuelle, le eontrA le de l’emploi de la main d'oeuvre enfantine est dévolu à chaque Etat (48 Etats et le district de Colom bie). Les tentatives faites pour pro mulguer une législation fédérale ajrant été déclarées inconstitution nelles, on proposa, il y a environ 18 mois, de modifier la Constitution de manière mettre le Congrès en me sure de légiférer sur la question, sans égard à la législation votée par les Etats. Il convient de rappeler qu’au cours de son voyage aux E tats-Unis, le directeur du Bureau international du Travail fut consul té sur la question du travail des en fants par la Sous-Commission du Sénat chargée d’examiner la propo sition d’amendement. Le numéro du 27 avril 1923 des “Informations Sociales", publication hebdomadaire du Bureau interna tional du Travail, contient des ren seignements sur l'état actuel de la législation aux Etats-Unis et sur l’o rigine de l’amendement voté récem quent que l'on comptait aux Etats Unis en 1923 plua d’un million de jeunes salariés Agés de 12 à 15 ans.
L’Américanisation des Nôtres "L’Indépendant” de Fall River, Mass., exhorte les Franco-américains à se faire naturaliser. Trop de gens, dit-il, confondent “l'américa nisation” avec ’Ta88imilation”. Par lant pour ceux des nôtres qui, étant décidés à se fixer aux Etats-Unis, et renonçant à faire perpétuelle ment navette entre les deux pays ont l'ambition légitime de bénéficier de tous les avantages que peut leur of frir leur patrie d'adoption, il démon tre qu'il est faux, archlfaux, de croire que pour s’américaniser, il faille se dénaturer, en subissant l’assimilation des autres groupes qui forment la nation américaine. La mentalité américaine plane au-dessus de toutes les questions de groupes, et chaque unité qui va s’ajouter au grand tout américain, peut parfai tement garder les caractéristiques de ses origines, ses qualités et pri vilèges héréditaires. L’américanisa tion bien comprise met le nouvel ar rivant graduellement au niveau de cette mentalité vraiment américai ne, qui ne vise qu’à la liberté. Voi là pourquoi le Canadien-français qui devient Franco-américain n'a pas be soin de se transformer en anglo-sax on ou en irlandais; il prend la place qui lui revient, avec des droits et privilèges égaux à ceux de n’importe quel autre élément, chez l’Oncle Sam. La constitution américaine, à la quelle le nouveau citoyen prête ser ment, lui garantit justement la pro tection de l’héritage précieux qu’il a reçu de ses pères, en ordonnant que “tout citoyen américain aura la liberté de pratiquer le culte reli gieux qui lui convient; en ordon nant que tout citoyen américain au ra le droit de parler sa langue ma ternelle, et de la taire enseigner à ses enfants.”
La consommation de l'alcool de bols est si commune, même en An gleterre, et mène à tant de cas de cécité, quel l’on vient de prendre des mesures pour rendro ce poison tout à fait impropre à la consom mation. BON PLACEMENT L'UTILITÉ* PUBLIQUE 7% Prix des Actions, $94 Rendement, 7.45 Four plus smplss Informations, s’sdreaaor à JOS. JL DESCHESMES 51» BUE 8ABATTUS Tél. 2818-Y j8 0. C. Poliquln Fd. Turgeon Charbon, Bois et Gravoii Charroyage de toutes sortes Lewiston Cash Fuel Co. 482 BUE CANAL TéL 3148-M n.o. AVIS! AVIS! Canados Attention DIMANCHE PROCHAIN, à 1 Va heure assemblée régulière dans nos nouvelles salles à l'école paroissiale de St-Pierre et St- Paul. Nous avons plusieurs officiers à remplacer. Venez tous. On décidera aussi pour le pique-nique. Ferdinand Parent, Prés. J.-C. Boucher, sec.-arcb.