Le Messager (Lewiston, Me.)
June 6, 1924
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L’AVENIR AUX ETATS-UNIS L’avenir, aux Etats-Unis, appar tient aux Juifs. Us croissent'1 et se multiplient comme les poissons de la mer et les oiseaux du ciel, mais ils restent juifs. Us apprennent l’anglais, mais les moeurs et la religion des Améri cains, le paganisme moderne leur demeurent étrangers. Les a^treav.races s’américanisent, les Juifs rnRent juifs. s*. Voici. «Taprès up journal'.Améri cain, que cite la Refue internation ale des Sociétés secrètes, des hfiiffres très éloquents pour la seule ville de New York. Il y a aujourd’hui à New York, 1,948,730 catholiques, 1,941,487 pro testants. 1,643,012 israélltes. En 1900 les protestants étaient en core les plus nombreux soit 1,629, 240; on comptait 1,210,240 catho liques et 697,674 Israélites. Seuls les juifs ont réussi à doubler leur chif /fre de population en 25 ans. Partout ils affirment leur empri se et ils Imposent leurs volontés. “The Patriot” du 19 juillet 1923 résumait en dix paragraphes leurs principales conquêtes sur l’opinion publique. 1.-Droits d’immigration, sans res triction pour tous les Juifs du mon m de. 2. -La reconnaissance officielle de la religion Juive par le gouvernement fédéral et toutes les municipalités. 3. -La défense faite aux .fonction naires de tous ordres de mentionner le nom du Christ dans tout discours et acte public. 4. -La consécration légale accordée au Sabbat Juif, 6. -Le droit accordé aux Juifs de travailler, d’ouvrir leurs fabriques, magasins et thé&tres, le dlmanqhe. 6-L’interdiction de célébrer la Pè te de Noél dans les écoles ou en pu blic.. d'exposer des arbres de Noél ou de chanter des Noéls hors, des é glises ou des demeures privées. 7. -Le déplacement de Bet Dlps ou cours spéciaux dans les jardins; pu blics de New York. 9. -Le droit de faire écarter des é coles et Collèges tout livre qui frois serait les sentiments juifs. 10. Prohibition de la mention “Chrétien” et même de l'article des signalements comme pouvant servir contre les juifs à une acception de personne. \,es Etats-Unis deviennent en ef fet de plus en plus la terre d’élection des Israélites qui y trouvent aujour d’hui des frères puissants, et prêts ’à leur fournir du secours, et des moyens aisés de berner les Gentils. reut-être que le Commissaire bri tannique en Palestine, Sir Herbert Samuel, chargé d'organiser de nou veau la Jérusalem terrestre, trouve fait meilleur compte à reconstituer New York même les murs de son paradis juif. Du moins il serait assu ré de peupler sa nouvelle Sion très rapidement de bons et authentiques Hébreux. On dit qu’en Palestine son affaire n’avance guère, et nous ne comprenons guère que la Société des Nations ou l'Angleterre ne dirige pas plus rapidement le Moïse moderne vers New-York. C’est là, la Terre Promise. Ferdinand BELANGER r AU PRISCHLA H r M T‘T~ M i ,,Tl»e*jy»ideis”; la vue superbe, qui tient l’affiche au théâtre Pris cilla, les trois derniers jours de 1a Bemaine est une belle reproduction Bur l’écran du délicieux roman de Harry, Leon Wilson. Ce film se fixe dans la' mémoire pour longtemps, parce qu’il est rempli d’aventures, de, comédie, d'humeur délicate et de coloris riche. L'atmosphère ‘variée de la société, les costumes élégants, font appel aux amateurs de belles choses. Une troupe tout étoiles est représentée dans les différents rô les, qui sont joués avec beaucoup de talent. Joseph J- Dowling, Claire Adams, Robert McKim, Ntles Welch, Betty Brice, Harry Holland, Adelo Farrington, Virginia Harris, Otto Lederer et Tom Ricketts jouent des rôles dans la pièce. Les décors sont superbes et font honneur au ta lent de Homer I. Messick, le direc teur d’art. Vente de Robes DE JUIN i-asatts* vsm's isrjsss~ d“ Robes dans les matériaux en vogue et styles populaires de la saison. Crêpes imprimés, Crêpes unis, Robes sport et Roshanara Crêpe, Robes en Crêpe de Chine, magnifiquement garnies de den telle, etc. Toutes groupées en trois lots à $15.00 Valant le double $16.75 Valant le double $19.95 Valant le double Spécialité dans le Soubassement pour Samedi Pas des Robes ordinaires de $10.00, mais Robes de riches ïtiodes faites pour être vendues deux fois le prix. Toute femme ou demoiselle prévoyante devrait profiter de cette offre avanta geuse de s’habiller à la mode à la moitié du prix ordinaire. 1 CORTELL’Si 109-111 rue Lisbon* Lewiston, Maine REVUE ARTISTIQUE MUSIQUE John C. Freund, le fondateur et éditeur de la revue “Musical Ameri ca”, «st mort mardi à sa demeure de Ne* York. Il était né en Angle terre et ftgé de 76 ans. Il fonda sa revue, qui fut le premier périodique musical aux Etats-Unis ,en 1873. V é 1 Mme Qalli-Curcl a chanté, hier soir, dans le Hollywood Bowl, un thé&tre champêtre, près de Los An geles. L’auditoire remplissait entiè-, rement la vaste enceinte. C'était la 1 première fols que la célèbre chan teuse se faisait entendre en plein air. Elle était accompagnée par un orchestre de 90 musiciens. e e Tito Schlpa, le principal ténor de la compagnie d’opéra Chicago, est parti pour ritalle la semaine der nière. C’est sa première visite au pays natal depuis deux ans. Il était accompagné de sa femme et de leur petite Allé. Il se propose de prendre un repos de deux mois dans son pe tit village de Lecce, à l'extrémité sud de la “botte italienne". Il a aussi l’intention de consacrer une partie de ses vacances à écrire une comédie musicale. Pendant la der nière saison, le ténor a chanté dans 65 concerts et paru 91 fois avec la compagnie du Chicago. e THEATRE Six grandes productions théâtrales de New York ont cessé d'exister avec la représentation de samedi soir der nier, par suite de non-entente eritre les directeurs de théâtres et l'union dès artistes. Sur ce nombre, deux étaient de brillants succès et auraient certainement continué faire de bon nes recettes pendant l’été; ce sont “Rain" et la pièce romantique “The Swan”, h e e e Sept thé&tres de New York ont dû fermer leurs portes lundi, par suite de la grève des artistes de l’Union; les gérants ayant refusé de se plier aux exigences des syndicats. Les autres thé&tres sont restés ouverts à la suite d'arrangements avec leurs employés ou avec l’aide de troupes d'artistes indépendants. On est d’avis que cette grève passera presque ina perçue, cause de la période de cri se financière que le pays traverse actuellement. Les théâtres de Montréal se main tiennent avec difficulté par suite de la vague de chaleur qui vient d’ar river.' Le Quimetoscope, rue Ste-Ca therine, présente depuis lundi' des actes de vaudeville avec une comédie française interprétée par la troupe Dubuisson. Au Chanteclerc, la troupe Palmier! joue le drame “La Délais sée”. On rapporte que les salles de cinéma de la partie ouest de la ville font de bonnes affaires.
La première production de l’été, à New York, a été une comédie mu sicale intitulée “Flossie”, qui fut donnée mardi au théâtre Lyric. La critique ne semble pas être très en thousiasmée par cette nouveautée.
New York compte 60 thé&tres dans lesquels on donne'des produc tions musicales ou théâtrales pendant la saison. Il appert cependant que ce nombre n’est pas suffisant et la construction de cinq nouvelles salles a été commencée ce printemps. Un de ses nouveaux théâtres a déjà été loué l’impressario Ziegfield pour la considération de $85,000 par an née.
Le comédien Ed Wynn qui, de puis quatre saisons, fait la tournée du pays avec sa pièce “The Perfect Fooj”, reviendra à New York ce printemps après avoir définitivement congédié ses artistes. Il paraîtra sur Broadway dans une nouvelle produc tion dès les premiers jours de l’au tomne. Wynn est venu au thé&tre Empire de Lewiston au mois de mai 1923. I Les dépêches dei Paris annoncent Que les directeurs de la grande ville présentent de nombreuses reprises, pour la fin de saison. Une des pièces PRISCILLA Le Théâtre de Famille Mat. à 2 hrs Soir, à 7 hrs 15 Jeudi-Vendredi-Samedi ‘Desert’s Crucible’ avec JACK HOXIE Aussi une distribution étoile dans “The Spenders” et une bonne Comédie REMARQUEZ NOS PRIX Mat.: 10c Soir,: 10c et 15c Samedi soir, 2 représentations, 6 hrs et 8 hrs 15 qui font de très belles recettes est le fameux mélodrame, “Le Bossu”, de Paul Féval, qui a été monté arec luxe au thé&tre de la Porte-Saint Martin. i
La plus ancienne pièce sur Broad way est* actuellement la comédie PAbie's Jrffeh Rose”, au thé&tre (Re publie, qui fut créée le 28 mài 1922.* 1 Wok.,: ij IV KM A La grande vue “Thé Ten Com mandmçnts”,est qntrée cette semât nU dans stfr èfeptfèmé' ttiols'de repré sentations ft NéWr]i. rOn estime que plus de 600,0u(T personnes l’ont vue jusqu’ici. i
L’actrice Priscilla Dean est actuel lement tourner une vue Intitulée "The Siren of Seville”. dans laquelle on dit qu’un réel combat de taureau sera montré. Ia compagnie devra faire le voyage en Espagne pour ob tenir l’atmosphère véritable de cer taines scènes.
La production "The Govered Wa gon”, qui a été montrée au tbé&tre Empire de cette ville, il y a quelques mois, est maintenant sous le contrA le d’un certain McCarthy. Il l’exploi te avec l’aide de dix compagnies qui font actuellement la tournée du pays. Chacune de ces Cies à son agent de publicité, son gérant, son trésorier et une orchestre de 15 musiciens, tout comme les grandes compagnies de thé&tre légitime.
La première représentation d’une gfapde vue sensationnelle a été don née'au théâtre Astor de New York, lundi soir. Cette production est in titulée "The Sea Hawk”, d’après un 'roman de Rafael Sabatlni. On dit qu’il a fallu plus de sept .mois pour la filmer. C’est une histoire ancienne des pirates mauresques et on dut construire quatre navires du type des galères du seizième siècle. Il ap* pert que certaines scènes comme, par exemple, les tortures des escla ves sont d’un réalisme extraordinai re. Les producteurs anticipent que cette vue restera à New York pen dant plusieurs mois. On la présentera ensuite dans les principaux centres du pays des prix de un et deux dol lars. o Une autre grande vue de la corpo ration Cosjq|opolitan sera présentée pour la pminière fois New York, le 15 juin*prochain. Elle est intitu lée "Janice’ Meredith” et l’intrigue en est basée sur une histoire (je la révolution américaine. Des grandes scènes des Combats de George Was hington contre les Anglais ont né cessité l’emploi de plus de 6,000 fi gurants. Plusieurs figurations mili taires, entr’autres une reproduction de la traversée du Delaware, par mi les glaces, ont été faites par des soldats américains. Le rOle principal est tenu par l’actrice Marion Davies. <9 1 L’actrice Pauline Frederick a cé lébré ce mois cl le dixième anniver saire de son entrée dans les vues a nimées. Sa première production fut “The Eternal City" par la compagnie des Famous Players. D. D. .:o:-— Echos de la N.-Anglëterre NEW-BEDFORD, MASS.:— —M. François-T. Phaneuf, 63 ans, décédé. Natif du Canada. De meurait ici depuis 31 ans. Etait veuf depuis cinq ans. Laisse qua tre enfants, un frère, cinq soeurs. TURNER FALLS, MASS.: —Mme Vve Joseph Richard, née Emma Lepine, morte subitement. Native du Canada. Demeurait ici depuis une trentaine d’années. Veu ve depuis quinze ans. Laisse quatre fils, trois filles. SIRAND? MO W Continue de midi à 10 hrs 30 AUJOURD’HUI et SAMEDI CHARLES JONES dans “The Circus Cowboy” HERBERT RAWLINS0N dans “HIGH SPEED” WM. DUNCAN V dans 4 “FAST EXPRESS* 11 i i il.»»' EVTEXbKÜ’LH PROFESSEUR KO 1XJER.S JOUER SUR LE GRAND ORGUE CE SOIR CE SOIR HOTEL DE VILLE DE LEWISTON Grande Soirée de Boxe Principal numéro—2 six rondes KID DUBÉ vs K. O. LALIBERTB De Lewiston De Lewiston Pour le championnat poids-plume de l’Etat du Maine _ Semi-finale—six rondes DOTTIE MARE v» H. O. MAYO (Joe Bélanger) De Portland De Lewiston LE MffiAQÆ DU CANADA FRANÇAIS La revue "Paris-Canada” repro duit les extraits suivants de l'article de M. Carton de Wlart, ministre d’E tat de Belgique, écrit dans le jour nal le “Soir”: "C’est une extraordinaire aven ture que celle de ce Canada français »ur lequel la réception de M. Edou ard Montpetit a l’Académie royale et la prochaine visite des journalis tes du Dominion vont éveiller I’at tention du public belge. "A ce moment, en 1760, Us ne sont pins que 60,000. Comment n’ont-ils pas été inondés peu peu par l’afflux anglo-saxon toujours grossissant? Comment la puissance anglaise, disposant à la fois de l’au torité légale et du contrôle écono mique, n'a-t-elle pas absorbé ce pe tit groupe désarmé? Comment ce ba taillon sacré s’est-11 conservé et mul tiplié de telle sorte qu’aujourd’hul. ces Canadiens français sont au nom bre de trois ou quatre millions, non seulement massés dans les provin ces de l’Est, mais rayonnant dans l’Ontario et jusqu’au Pacifique? Comment continuent-ils à penser, à parler, à écrire, à prier à la mode de France? Assurément, l’enseignement public ne les y a point aidés... Pen dant près d’un siècle, ils n’ont guère connù d’autre école française que les leçons du curé ou les veillées du foyer. La politique n'y fut pour rien. La France les avait délaissés. Eux mêmes avaient renoncé tout lien juridique ou administratif avec elle. Devenus les loyaux sujets de l’An gleterre, ils acceptent leur incorpo ration définitive dans l’empire bri tannique. Bien plus, ils donnent au régime du Dominion des hommes d'Etat comme sir Wllfrid Laurier, sir Lomer Oouin et Taschereau. Et leur exemple réfute de façon saisis sante l’étroit sophisme de ceux qui confondent la notion de “langue" et la notion de "nationalité". “Comment expliquer ce miracle du Canada français? Le secret en est tout entier dans la fidélité des habi tants comme on dit là-bas à leurs origines ancestrales, dans leur obstination et à puiser la sève de leur intelligence dans les racines de leur race. Ajoutez-y que ces paysans a lertes et robustes ne “craignent point leur peine” et qu’ils n'ont ces sé de comprendre le bienfait des fa milles nombreuses. “Certes, leur langue n'est pas tout à fait celui de Montmartre, ni même du pont des Arts. Dans leur vocabulaire et dans celui des "hom mes de chantier” ,de même que dans leurs contes savoureux, recueillis par M. de Gaspé ou Louis Fréchette, on retrouve les mots dont devaient se servir les boucaniers du temps de M. de Monts et les mousquetaires de M. de Vqpÿreuil. "Ailleurs”, a dit éloquemment M. Montpetit, “c'est du français que l’on crée. Ici, c’est du français que l’on garde.” Les tournures archaï que de leur style ont le charme dé suet des anciens logis et des vieux meubles de la province française.” EMPIRE A 2 hrs, 6 hrs 46, 8 hrs 30 AUJOURD’HUI et SAMEDI LIONEL BARRYM0RE dans ‘ENEMIES 0F WOMEN’ REVUE ET COMEDIE S’en vient: Lundi, Mardi, Mercredi HAROLD LLOYD “GIRL SHY” SA VUE LA PLUS COMIQUE MUSIC HALL MAT., 2 hrs SOIE., 7hral5 Tél. 470 AUJOURD’HUI et SAMEDI MIKE SACHS ET 8A GRANDE BEVUE Nouveau Programme complet LA GRANDE VITE AMERICAI NE, PHOTOGRAPHIÉE EN ALGERIE AVEC BERT LYTELL et CLAIRE WINDSOR VOYEZ CETTE GRANDE VI E QUI CONTIENT DES MIL LIERS D’ARABES, DE CHE VAUX ET DE CHAMEAUX. Comédie Hebdomadaire Vente ECOULEMENT ou LA VOICI, ENFIN, NOTRE VENTE ECQULEMENT ANNUELLE DE Manteaux Robes et CHAPEAUX C’est tin },'rand événe ment de bons marchés de la saison "bien* connu 'des fem mes économes. 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“Le Messager” Publié trola foii la semaine: Lundi, mercredi «t vendredi Trois mois BOo Six mois .....$1.00 Huit mois $1.80 Douze mois $2.00 Pour le €anada, $3.00 par année. VOS ABONNÉ* SU DÊHOBS Lm Abonnés qui nous écriront pour fsirs changer leur adresse doivent toujours en Blême temps, mentionner leur ancienne rési dence afin d'indiquer où ila se trouvent sur nos listes et aussi pour éviter des erreurs, ear nous avons souvent plusieurs personnes du même nom résidant à différents endroits. Noua acceptons des Timbres de 1 on 9 eentins, mais pas d'autres. 128 me Liabon, Lewiiton, Me. AUX ETATS-UNIS La question confessionnelle dans les élections Nous lisons dans le “Journal des Débats”, de Paris: Il est assez curieux de constater que, pour la seconde fols dans l’his toire des Etats-Unis, la question re ligieuse exerce une influence consi dérable sur les élections présiden tielles. Le candidat démocratique le plus en vue après M. McAdoo, le gendre de M. Wilson, celui qui remporte le plus de suffrages de la part des grands électeurs, est le gouverneur de l’Etat de New York, M. Alfred E. Smith. C’est un homme du peuple, et il jouit de la plus grande popula rité; s’il n’était pas catholique, son choix comme candidat démocratique serait absolument assuré. D’après toutes les lois de la poli tique et des précédents, il devrait ê tre le principal candidat. Sa position de gouverneur du plus grand Etat de l’Est où son parti doit triompher pour gagner les élections, sa merveil leuse popularité dans cet Etat mê me sembleraient le désigner d’une façon péremptoire. Mais il existe une tradition dans la politique améri caine qu’un catholique ne peut être nommé président des Etats-Unis. C’est le plus grand obstacle que devra surmonter M. Smith ù la Con vention démocratique, et, dans quel ques mois, il est certain qu’une dé cision sera prise au sujet de cette loi non écrite. Car pourquoi proposer un homme' qui ne pourrait pas être élu? Habituellement, les questions re ligieuses sont évitées par les politi ciens; mais, dans le cas de M. Smith, la chose est différente. La question est discutée partout, dans les confé 1 rences, dans la presse, et quelque fois dans les églises. Dans quelques mots, ce sera la principale question discutée par les démocrates. La tradition qu’un catholique ne peut être élu président, tradition qui, entre parenthèses, est acceptée par beaucoup de catholiques, remon te la fondation- de la République et à l’idée fondamentale américaine de séparer absolument l’Etat de l’E glise et de ne tolérer aucune* ingé rence étrangère do ce fait. La question religieuse fut posée une fols pendant la campagne élec torale de M. Blaine, dans l’Etat de New York. Le Révérend Burchard fit un discours, décrivant le parti; dé mocratique comme représentant l’al cool, le catholicisme et la rébellion (rhum, romanisme and rebefl|on). L’indignation fut grande et fIt3per dre l’élection de l’Etat de Newf’York par M. Blaine; Grover ClevelaatLfut élu. M Cependant, cet Incident ne fut pas le seul. C’était, en réalité, le Résul tat final d’une longue campagne, et quelques politiciens prétendent qu’il fut délibérément préparé. Blaine prétendit toujours qu’il n’avait pas eu Connaissance du discours du Révé rend Burchard; mais, en tout cas, il ne donna aucun démenti. Il avait une soeur très influente dans les milieux catholiques, et, pendant la campagne, des mouvements se produisirent, qui aboutirent au discours du Révérend Burchard: ce discours fut simple ment l’expression d’un conflit qui jusqu’alors couvait. Un des meilleurs atouts du gou verneur Smith est qu’il est connu comme adversaire avoué de la prohi bition. Cette opinion lui procurera certainement beaucoup de voix. On pense qu’à la Convention dé mocratique il obtiendra les voix de quelques-uns des quarante-huit délé gués de l’Etat de New-York, plus quelques voix de l’Etat de Kentucky à cause de la question de prohibition. Par contre, les Etats de l’Ouest et du Sud sont contre lui, et s’ils per sistent dans cette attitude jusqu’à la fin de la Convention, ils pourraient empêcher sa nomination. Malgré tout, ses partisans considè rent qu’il pourra obtenir les deux tiers des voix. La lutte sera chaude contre ses concurrents, car ils pour ront dire: "A quoi bon nommer Smith, s’il ne peut être élu danB les Etats comme le Texas, l’Oklahoma, l’Indiana et les autres Etats où le Ku Klux Klan est une puissance?” Il y a une dizaine d’années, M. Smith se mit dans la tète de devenir gouverneur. Il parla de son ambition maiB, même dans son entourage po litique immédiat, il n’obtint aucun encouragement. Jusque là, aucun gouverneur n’avait été catholique. Il persista et, finalement, décida son parti à essayer. C’était en 1918, et Il fut «lu. 4 Aux élections de 1920, la question de l’East Slde et les préoccupations religieuses étalent complètement ou bliées; le parti républicain gagna les élections dans l'Etat de New York par un mllllon.de voix, et Smith arriva, malgré cela, à obtenir pres que autant de voix que Nathan L. Miller, le meilleur républicain de l'E tat. En 1922, il quitta ses affaires, combattit M. Hearst, et fut élu avec 375,000 voix de majorité. Dans l’histoire de l’Etat, aucune victoire électorale n'est comparable à celle de Smith. Dans l’inventaire politique actuel, il est curieux que la campagne qui compte le plus en sa faveur soit celle de 1920, où il fut battu. C'est sa plus grande victoire. Les politiciens pen sent qu’un homme qui peut exécuter le mlracfét 0»chtnger un millions de vote® dgiéiui^fitot aii moment de la chuté ds jiàrtl itymocratlqns, ne petit perdre cèt Etat én 1924. Ne pas ob tenir la victoire dans cet Etat est la perte de l’élection et qui, excepté Smith, est capalile de remporter la victoire? La barrière religieuse pour les po sitions officielles est Inconnue dans Cet Etat, et malgré cela, il y a seule ment dix ans, les politiciens pâlis saient ù l’idée de présenter un catho lique pour le poste de gouverneur. Les électeurs de New-York ne pen sent plus ù la religion d'un candidat. Parmi les quatre principaux fonc tionnaires de l'Etat, le gouverneur est catholique, le lieutenant-gouver neur est Unitarian, le procureur de l’Etat est un juif et le contrôleur est catholique. On doit dire à l’honneur du gouverneur Smith qu'il n'a ja mais cherché à favoriser son Eglise ou ses coreligionnaires dans l’exer cice de ses fonctions. Les amis du gouverneur disent que ce qui a été fait à New York peut être répété dans dix, vingt, quarante Etats, et Ils entendent le prouver. .-y, RICHAUD EATON. LES DEBUTS D’EDISON Le ‘‘Sorcier de Menlo-Park” com me on se plaît à appeler le grand inventeur et électricien, Edison, était opérateur télégraphiste avant d’atteindre la célébrité et la riches se. La fortune lui sourit tout d’un coup, avec la découverte du disposi tif télégraphique “duplex”, qui per mettait 14 transmission contempora née de deux messages sur le même fil. Une revue allemande nous ra conte d’une manière très instructive le récit que fit Edison, lui-même, de son premier succès. “J’étais alors un pauvre diable,” dit-il”, et je rêvais sans cesse d’a Le ver soie et son précieux cocon En Haut-Ouvrier* orienteurdéroulantHi*ol* J«arnr«—, «rifcHaHMwrfc** l'nu tiède pour faciliter l'opération. En bas I. "Emprera of Canada" du Pacifique Canadien dan* le* eau* fapoaalaee. A droite—Cass roi timnacontlnental du Pacifique Canadien traversant les Rocheuse* avec une cargaison de sole destinée ans Importateurs de New-York. La Chine, qui fut le berceau de la sériciculture, garda longtemps secrets les procédés de la production de la toie. Jusqu’au sixième siècle de notre ère, il n’était possi ble d’importer en Europe que la soie l’état brut, ou manufacturé mais l’on raconte que l’empereur byzantin Justinien, désireux d’introduire l’élevage du ver à soie dans ton pays, engagea deux moines à aller faire un voyage en Chine afin de se procurer des oeufs de ce ver industrieux. Malgré que l’exportation de ces oeufs fusse punie de mort par les autorités chinoises, ces moines parvinrent à sortir du pays en en apportant un certain "nombre qu’ils dissimulèrent adroitement sous leurs vêtements. Le tour était joué. 1 De l’empire de Byzance, la sériciculture se répandit en Grèce, en Syrie, en Espagne, en Sicile, dans le nord do l'Italie et en France. Des tentatives furent faites à di verses reprises pour l’implanter en Amérique, mais sans luccès, surtout a cause du coût élevé de la main-d’oeuvre. De sorte que nous dépendons encore largement de l'Orient pour nos approvisionnements de soie brute. L'origine de l’élevage du ver à Boie pour fins industri elles dans le Céleste Empire, se perd presque dans les profondeurs de l’antiquité. La plus ancienne mention qui toit faite de l'industrie séricicole dans l’histoire orientale, remonte à .l’année 2640 avant Jésus-Christ, alors que l’impératrice Si-Ling, qui régnait en Chine à cette époque, s’intéressa particulièrement à l’élevage des vers à soie et inventa même dit-on, un métier à tisser les minces fils de leurs cocons. Certes, depuis ces temps reculés, de grands pas ont été faits dans l’art de préparer la soie, mais le ver vit, file son enveloppe mortuaire, le précieux cocon, et meurt tout comme il le faisait il y a plus de 6,000 ans. On a cependant découvert de nouvelles méthodes de conserver les oeufs et de soigner les vers. Ainsi on se sert maintenant de réfrigérateurs pour garder les oeufs des vers à soie jusqu'à ce qu’on soit prêt à les faire éclore. Lorsque ce temps est arrivé, un stage plus ou moins pro longé dans un incubateur, à une température de 70 degrés Farenheit, aryènela naissance des jeunes vers, qu'il faut ensuite pendant un certain temps nourrir avec des pré cautions infinies. Pendant le premier mois, on leur sert des feuilles de mûrier finement hachées, après quoi vient la première mue ou changement de peau, laquelle est suivie de trois autres avantla filature du cocon. Lorsqu’ils sont sur le point de filer, ce qui se reconnaît à la diminu tion de leur appétit, il faut fournir aux vers des branches de .genêt et de bruyère disposées en berceau, pour qu’ils puissent se choisir une place commode pour procéder à cette délicate opération. Enfermé dans Bon cocon, le ver à soie se chrysalide et c’est cette chrysalide qui donne ensuite naissance au papillon qui pond de nouveaux oeufs. Habituellement, elle est détruite dans son enve loppe, afin que la soie du cocon ne soit pas gâtée par la croissance naturelle de l’insecte. Des ouvrières habiles sont chargées de dérouler la soie des cocons qui se présentent ainsi bous sa forme naturelle, que l’on appelle “bourre de soie". C’est sous cette forme que le précieux produit est surtout exporté en Amérique par voie de l’océan Pacifique. C’est par cette route que le transport s’effectue avec le maximum de rapidité. Car dans l’état où elle se trouve la soie ne doit pas pas souffrir le moindre retard et il faut qu’elle soit livrée aux filatures de l’Est américain aussitôt qu’il est possible de le faire. Les ballots de bourre de soie qui s’entassent dans les cales de l’“Empress of Canada”, de l’“Empress of Asia’* ou de l’“Empress of Russia” à chaque arrivée de ces pa quebots du Pacifique Canadien dans le port de Vancou» ver, sont immédiatement déchargés aussitôt que les amarres ont été attachées. Des trains spéciaux composés de wagons à bagages, attendent sur les quais et des qu’on les a chargés de leur précieuse cargaison, ils sont dirigés travers le continent jusqu’à leur ultime destination, sou vent avec plus de rapidité que les trains de voyageurs. La plupart des importateurs de New-York, où la plus grande partie de la soie orientale est destinée, confient leurs consignations au Pacifique Canadien parce que sa route est plus directe et plus rapide que toute autre. Un record a été enregistré il y a quelques semaines, lorsqu’une importante quantité de soie expédiée du Japon à bord de l’"Empress of Asia”, a atteint New-York via Vancouver, 13 jours, 8 heures et 13 minutes après le départ du paquebot de Y okohamu. a, ce qui me paraissait une fortune colossale. Après que J'eusse obtenu le brevet voyage Je me mis songer et Je crus qqe deux mille dollars seraient trop d'argent pour mon Invention, maie Ietohlffre de cinq mille dollars ne roe sortait pas de lè* tête. Arrivé cites l’industriel, je lpi montrai mon inwntlon et je. lui présentai le mo dèle', mais quand 11 s’agit de traiter du prix Je perdis tout courage: je voulais dire cinq mille- dollars, mais je craignais que le montant fot trou vé' trop fort: deux mille dollars me sémblalent trop peu, attendu que prenant que je. n’aurais pasile cour rage de 'mentionner le Chiffre déflfc nitif, je lui demandai, en balbutiant! ce qu’il était disposé â m'offrir. L’in* dustriel me pria de retourner le voir le lendemain. Timide, presque hon teux, après une nuit passée dans les rêves, où se mêlaient des chèques plus ou moins gros, je me présentai à lui de nouveau: en ce moment-l&, mille dollars me semblaient même trop énorme." “Eh bien!”'me dit d’invention pour mon télégraphe du plex, Je me rendis New York, afin de l’offrir à un manufacturier qui m'avait été recommandé. Durant le l’Industriel, d'un ton tranquille, "noua pouvons vous offrir 40.00Q 'dollars, mais pas un sou de plus. SI cela ne voua semble pas assez éle* vé, voua pouvez remporter votre mo dèle.” Edison demeura étourdi, mais il signa le contrat automatiquement, prit le chèque et sortit: se disant: "Je suis fou, on m'a trompé, le chèque est certainement faux, et c'est seulèment lorsque la banque encaissa mon chèque, que je com mençai croire à ma fortune.” mon invention semblait intéresser mon interlocuteur. Finalement, com NAISSANCE Lundi, Mme Alcibiade Martfjuls, une fille, baptisée la paroisse Ste Famlllo, sous les prénoms de Made lelne-Rl ta-Thérèse. Parrain et mar raine, M. Napoléon Rodrigue, Mlle Hilda Fortin. Porteuse, Mme Joseph Hémond. --:o: Un groupe d'élèves de Mlle Blan che Belleau donneront ce soir, h la salle Philharmonique, d'Auburn, un récital public. Les personnes aimant la musique et désirant entendre un très Intéressant programme, sont cordialement invitées d'y assister. l'ï V fÿ; 6 s: l Mobiliers de Mariées de Juin K^AMKSSaEÊtBBEÊSBSÊfT. SlteontOutai^ SJ55 LES jeunes couples qui se marient ce mois-ci, re cevront une inspiration profonde par l’examen des magnifiques Mobiliers de maisons de qua lité étalés ici. Il n’est pas nécessaire de dépenser beaucoup d'argent—car nous meublerons votre maison complètement dans tous le» détails, n’em ployant que des Meubles de la plus haute qualité— et nous vous accorderons les termes de crédit les plus favorables. Valeurs Exceptionnelles dans les Meubles de Qualité Araeubtement de Salle à Manger $187 10 Pièces Noyer Américain nix pièces magnifiques fini noyer. Buffet, Armoire à vaisselle, Table à extension oblongue, cinq Chaise» de côté «et Fauteuil, v L’une des meilleures valeurs jamais offertes dans lés Ameublements de salle à manger. Ameublement de Chambre à Coucher 4 Piè ces $185 Noyer Américain Comprend Dressoir Vanit{r, pleine grandeur, mJroir triple, grande Cliifforo’bc, jp-aml Dressoir, Couchette pied are, noyer américain, (lini.) 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f (.Suite dé I* 1ère'page) core*QÜe tes Japonais ne font aucu ne propagande contre le gouverne ment. eux. que. nos, gouvernants re doutent depuis si longtemps quant* à la question des Philippines? Nous croyons plutôt qu’à l’heure actuelle lia sont devenus menaçants et 11 s’a git de suivre les journaux, surtout japonais, pour s’en convaincre. Ah! si le relevé des jodrhaqx de langue étrangère était fait présentement par M- WJtltnqan ou ses collègues, peut être seralt-on en devoir' de constater que .les Japonais montrent les dents x au gouvernement et font valoir -des griefs depuis longtemps nourris. St la presse jaune, la véritable presse .communiste, où donc enfin la trouve-t-on? Incontestablement chez les ^Jéurnaux de langue anglaise et pas ailleurs! Quant aux Franco-américains, ils Sont Incontestablement les citoyens les plus respectueux des lois du pays, les plus vaillants, et les plus habiles ouvriers, ainsi que les meilleurs pro pagateurs de l’Idéal américain. Nous n’avons pas, heureusement, 1 parmi nous de ces têtes écervelées pour je ter du discrédit chez les journaux des autres langues pour semer la discorde et nous affirmons que les oonfimunistes et^socialfstes les plus à craindre ne sont pas ceux que Ton soupçonne parfois, mais ce sont bien, en réalité ceux qui ne cherchent qu’à semer les pires diffamations au sein d’un élément qui vit paisiblement sur sa terre d’Amérique, qui ne de mande que sa liberté et qui nourrit lefi plus chères espéràhces pour son pays d’adoption. Les plus à craindre, disons-nous, ce sont les dénigreurs franco-phobes de la trempe de Rub sell-R. Whltman, et pas d’autres. Qu’on nous indique upe pressé an glaise ou autre qui a, mieux que la presse franco-américaine, travaillé au 'bien-être social, économique et in tellectuel du pays, et nous nous incli nerons. La Nouvelle-Angleterre est le ter ritoire que la Providence nous a donné eh partage et nous pouvons af firmer qu’elle n’a fait que grandir, prospérer et faire l’orgueil du pays tout entier. Et si elle est telle, elle ne. le doit qu’aux journaux franco américains, puisque la majorité de est de langue fran LOUIS-PHILIPPE --":0:— Echos de la N.-Angleterre NEW-BEDFORD, MASS.: 7—-M. Frs-Xav.ier Charbonneau, 74 ans, décédé. Natif de Varerines, P. Q, Demeurait ici depuis vingt-deux ans. Veuf depuis vingt ans. laisse sept enfants et un frère, M. Josepn Charbonneau, de St-Amable de Ver chères, P. Q. LEOMINSTER, MASS.:— M. Jean-B. Blssonnette, 68 ans, décédé à l’hôpital st-Vincent de Worcester. Natif de St-Jean, P. Q. Laisse son épouse, quatre fils, une fille, quatre soeurs, trois frères. WOONSOCKET, R.-I.:— V '—M. Wilbrod Vallières, 82 ans. décédé. Natif de St-Augustin, P. Q. Demeurait ici depuis 37 ans. Lais se quatre fils dont Alfred, de Qué bec, quatre filles, deux soeurs, Adé Une et Adèle, de Ste-Càtherine, P. Q. et cinq frères dont Alfred, de Gérard, p. Q. Joseph et Ira, de Ste Caroline. P. Q. WOONSOCKET, R.-I.: FALL RIVER, MASS.:— —M. Henri Laplante, éO ans. dé cédé. Natif de Ste-Anne des Monts, P. Q. Demeurait ici depuis nombre d’années. Laisse son épouse, trois filles, un fils, cinq soeurs, trois frè res.' —-M. Napoléon lassonde est tom bé et s’est fracturé l’os de la jam be droite à l’établissement Morris Co. M. Lassonde est à l’emploi de son "père, M. Evariste Lassonde, marchand de glace, monta dans une échelle, afin de voir si le régistra teur de la compagnie Morris de mandait de la glace. Rendu à une hauteur de quelques pieds, il glis sa et tomba sur le sol. 11 a été transporté à l’hôpital. ;i-:o:-1 LAMBTON: —MM. Lionel, Joseph et Emile Gonthier, Jos. Gaulin et Willie Bol duc sont partis pour aller travail ler aux Etats-Unis. sa population çataè.' L’EMIGRATION JAPONAISE Qn va.l» dfiiger ren- l'Amérlqui» du Sud, principalement ver» le Brésil miiiiiimimiiimmiiuuii Lora de U discussion ait perle- s 'raAnt anglais df la base navale de Singapour, un. membre du parti con- g aervaleur exprima aa sympathie pour S Jipon en ces termes: “Le Japon doit trouver une issue convenable pour s d’excédent formidable de aa Papula- tlon et nous le souhaitoqs vivement.” s Mais ce sont .là des paroles vides s de séné, car chacun sait1 que l’admis- sion des immigrants japonais est formellement interdite dans toutes les parties du vaste empire britan nique: l'Australie et la Nouvelle-Zé lande, l’Afrique du Sud n’en admet tent aucun. Le Canada seul en ac cepte quelques centaines annuelle ment. Tout espoir semblant désormais fermé du côté des Etats-Unis, par l’a brogation du "Gentlemen’s Act”, et par la mise en vigueur du nouveau Bill d’immigration, restent les pays de l'Amérique du sud, le Brésil en particulier, dont le climat et les con dition! de travail paraisspnt conve nir aux travailleurs japonais. Jus qu'à présent, aucune opposition de principe-n’a exclu l’immigration Ja ponaise de ce côté, mais le "Yomt uri” prétend que cette tolérance ne durera pas longtemps, même .en A mérique du sud, surtout en présen ce de l’attitude anglo-américaine. En attendant, les pouvoirs pu blics prennent des mesures pour en courager l'émigration Japonaise vers le Brésil afin d’y travailler dans les plantations de café et autres entre prises agricoles. La préfecture de Kobé, departe ment de Hyogo, d'accord avec le mi nistère des affaires étrangères, a or ganisé une série de conférences à ce sujet. Et leur résultat a été immé diat. De nombreuses demandes sont arrivées des provinces environnan tes. laissant prévoir un mouvement important dans le sens de l’émigra tion. Aussi, les bureaux de la préfectu re ont-ils décidé de constituer une compagnie d’émigration au capital de 5 millions de yen. En dehors des subsides qu'elle fournira à chaque émigrant, outre le prix du passage, cette compagnie se propose d’établir dans une des provinces de St-Paul ou de Santa-Pé, un village qui por tera le nom de Hyôgo par l’achat ou la location de vastes terrains. Une parcelle de ce terrain sera revendue à chaque nouvel arrivant, à des con ditions très faciles de paiement, de manière à les attacher au sol en les faisant propriétaires et de contri buer ainsi à la prospérité de la co lonie japonaise. Ce projet est parfait en théorie, mais précisément ne risque-t-il( pas d’éveiller les susceptibilités dès po* pulations brésiliennes, par la cohé sion des groupements japonais qui viendront s’y établir pour y demeu rer? D’ailleurs, d’après les dernières informations, ladite compagnie est incapable en ce moment de réunir le capital prévu. Elle ne commencera ses envois que sur une toute petite échelle, les fonds obtenus ne s’éle vant qu'à 300,000 xens environ. 1ÔD DUBÉ Le boxeur vétéran, qui se rencon trera avec K. Q. Laliberté dans une partie de boxe de 2 six rondes, ven dredi soir, à l'Hôtel de Ville. Ce sera leur troisième rencontre. Les deux premières ont été peu décisives, quoique Dubé ait eu le dessus dans la seconde, mais la différence était bien mince jusqu’au moment oû La liberté lança le coup qui jeta Dubé hors des câbles. Laliberté, qui se brisa une main, gagna par un Hnock out technique dans cette partie, alors que la policé s'en mêla pour épar gner à Dubé une défaite plus sévè re. Dubé a toujours dit qu’on lui a volé l’honneur de la victoire dans cette bataille, et il ne néglige rien pour se mettre en condition de ren verser cette décision en faveur de Laliberté. Dottie Marr, le slugger blond de Portland, et K. O. Mayo, dit Joe Bélanger, se battront dans la semi- z finale. _ r C’est le Temps de juger par vous-même de l’efficacité de notre nouveau système de réfrigération qui conserve nos Viandes et nos Provisions dans un si bon état. Un essai en vaut la peine d’autant plus que nos prix sont les plus bas en ville. Farine White Rose, sac 24% lbs. OOo Farine Ceresota, Bac 24% $1.15 Beaux oignons, 5 lbs. 25c Tomates No. 3, 3 boites 50c Tomates No. 2, 3 boites 35c Fraises, botte ü r* 25c Pêches, boite 25c Poires, boite 15 VT" :s 1,"K 20c Blé-dinde blonc, 2 boites 0 25c FèeeS Van Camp, 2 boites 25c Prunes sèches 10 Raisins iOiJiî VA. l°c Ris.cassé, lbs. ,1,1 65c. Bon caté __. 35c Bon thé 35c Cocoa, grosse JaiTè 20e Pois bien cuisants," peck $1.20 Fèves blanches, peck $1.20 Beurre Turner Centre 48c Beurre en tinette 44c Beurre Brookfleld 45c Beurre Crémerie 43c Beurre Cloverbloom 45c Graisse pure J5«! Graisse composée 15c tard salé 14c Rôti porc filet 28c Jambon frais aïo Epaule fraîche Iflc Butts porc "m’-V 18c Boeuf (rétir) 18 et 20c Veaü (rûtlr) 20 et 2Bc Jambon fumé 18c EjJaule fumée 14c Bacon 20 et 25c Bons oeufs frais, 3 dos. 21.00 Suicre granulé, 10 lbs. 75c Sucre brun, 10 lbs. 72c Savon Arrow Borax, 6 barres 25c Savon Star, 10 barres 05c Savon P. N. G. Naphtha, 10 barre» 00c Poudre à laver, gros paquet 25c Biscuits soda, 2 lbs. 25r Biscuits huîtres, 2 lbs. 25c Biscuits figues, 2 lbs. 25c Catsup 1 gallon 91.15 Vlllfiiimiinaiat (llllllllinilllllllllllllllllli iBBaaiaBaaaaaaaBaaaaB Epiciers 311 rue Lisbon Tél. 1429-M 5 mm $19.75 SHANTUNO, BOIS LAVABLE RATEE, CRÊ PE IMPRIMÉ, CRÊPES UNIS. MODÈLES OHIO MONTRANT PLUSIEURS NOUVELLES TOUCHES DE 8TTLE8. Les Robes en Shantung sont décidément dis tinctives dans les couleurs solides orchidée, maïs, bleu, vert et blanc, délicieuse garnitu re. Prix spécial $10 ROBES $25
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LE CALENDRIER Certaines jeunes femmes s’éton nent que leur mari s’endorme très facilement lorsqu'elles commencent à lui parler deB jolies toilettes qu’el les ont vues dans les vitrines de la rue Lisbon. TEMPERATURE: Nuageux à la fin du jour et orages probables ce soir. Beau et plus froid samedi. Le soleil se lève à 4.07 et se cou che à 7.18. La durée du jour est maintenant de 16 heures .et 11 minutes. Les jours sont augmentés de six heures et 7 minutes. C’est aujourd’hui le 158ème jour de l’année. DAN8 LES THEATRES CE SOIR EMPIRE: Lionel Barrymore dans “Enemies of Women” MUSIC HALL: La vue "A Son of the Sahara” avec Bert Lytell.—Aus si la compagnie de burlesque de Mike Sacks STRAND: Les vues: “The Circus Cowboy” avec Char I93 Jolies “High Speed” avec Herbert Raw linson “The Fast Express” avec Wm. Duncan PRLSCILLA: Beau programme de vues animées. PROCHAINS EVENEMENTS 9 juin—Visite du cirque Ringling Brothers à Portland. 11 juin—Soirée d'inauguration de la grande salle, nouvelle école St Plerre. 15-16 juin—Fin d'année au collège Bâtes 16 juin—Primaires électorales d’Btat. 16 juin—Visite du cirque Sparks h Lewiston. 19 juin—Graduation de l’école supérieure d’Auburn. 20 juin—Graduation de l’école supérieure Jordan. NOUVELLES LOCALES Téléphoné «ta Messager 1708. Téléphone ches M. Couture 1447*0. La petite Marguerite, enfant de 4 ans de M. Willie Morency, de la rue Oak, a été très gravement bles sée alors qu'elle fut frappée par une automobile, vers 6 heures hier soir. On la transporta à l’hOpital de la rue Main, où, ce matin, on nous dit que sa condition est très criti que. On croit qu'elle souffre d'une fracture du crâne. M. Morency nous raconte qu’il était allé causer avec son voisin, M. Gervais, qui demeure dé l’autre côté de la rue. 11 revenait chez lui et avait justement traversé la rue lorsqu’il entendit un cri. Sa fillette, qui l'avait suivi sans qu’il s’en aperçut, avait aussi voulu tra verser derrière son père. Un coupé Essex arrivait alors à une bonne vitesse, sous la conduite de Maurice Shapiro, et renversa l’enfant. La pe tite Marguerite reçut une vilaine coupure au côté gauche de la tête. Elle eut aussi une jambe prise dans la roué" car son bas et sa bottine furent complètement arrachés. La-* petite victime est l’aînée de la fa mille et a deux petites Boeurs.
La dédicace solennelle de la nou velle église Ste-Famtlle route Sabat tus aura lieu dimanche prochain par une grandmesse et un salut de mu sique en parties. M. le curé Nonor gues a accepté l'offre généreuse du choeur St-Louia d'Auburn, par l’en tremise de M. Joseph Caouette, de taire la musique pour cette occasion et le choeur chantera la messe har monisée par Leonard. Au salut on chantera entr’autres “Jesu Del vivl” de Verdi et “Tantum Ergo” de Qoeb. Le choeur sera soutenu par un orchestre et accompagné à l’harmo nium par Mme A. W. Côté. A la première messe, h 8 heures, M. No norgues officiera et la grand’messe à 10 heures sera dite par M. l’abbé Chatagnon, curé de St-Louis d’Au burn.—Les membres du choeur sont priés de se réunir chez M. Côté à 9 heures précises. Le contrat pour la construction d'à peu près 2,000 verges de trot toir en ciment a été accordé à An tonio Amelio de cette ville, pour la somme de $1.55 la verge. Cefte tran saction a été annoncée hier par M. Charles Lemaire, président de la Commission de la Volrlet Une com pagnie du New Hampshire a obtenu le contrat pour la construction des traverses en gpijdroa, à coût de $1.40 la verge. La ^spirie n’a pas encore commencé lés travaux permanents proposés pour té saison et, jusqu'à présent, ses activités se sont bornées à des réparations ou nettoyages dans les différents quartiers de la ville. On espère cependant pouvoir com mencer les nouveaux travaux avant une semaine ou deux. 20,000 gallons d'huile ont été achetés d’une Arme de Boston pour l’arrosgge des rues en terre, pendant la saison d'été. M. et Mme Jim Wallan, de Sher brooke, sont venus passer une semai ne chez Mme Charles Duohesneau, rue Walnut, grandmère bisaïeule de Mme Wallan. Il y avait treize ans que Mme Duchesneau n'avait vu sa petite fille. M. et Mme Wallan sont partis samedi- pour retourner dans leur foyers__ M. Jos.-A. Deschênes est parti au jourd’hui pour Boston ad il assiste ra la convention' des employés de la compagnie des sécurités H. Blck more Co., de New York. M. Des chênes est accompagné de son épou se. Il sera de retour dans trois ou quatre Jours. Un liseur de l’almanac nous d(t qu’il y aura seulement un vendredi, tombant le 13, cette année; c’est le 13 Juin prochain. On sait que dans le monde de la superstition le ven dredi est généralement considéré comme un jour malchanceux; la mauvaise réputation du chiffre 13 n’est pas moins connue. Conséquem ment, lorsque les deux surviennent ensemble, on peut s’attendre à tou tes Sortes de malheurs et nombre de personnes les voient toujours venir avec grande crainte. Nous sommes donc heureux de n’avoir qu’une de ces dates fatales cette année; mais, par contre, nous serons moins chan ceux en 1925, alors que trois ven dredis tombent le 13; en février, mars et novembre. Les personnes qui avalent l’habi tude d’aller voir des représentations de vaudeville au thé&tre Keith de Portland apprendront sans doute avec intérêt que l’entrée souterraine de cette salle, qui s’ouvrait sur la rue Congress, est maintenant dispa rue par suite de la construction d”un édifice à dix étages sur ce site. L’en trée du thé&tre est sur la rue Preble, depuis ce changement. Transactions immobilières enregis trées cette semaine à l'édifice du comté: John Perreault a acheté de H. E. Belleau, un terrain etr une bâ tisse sur la East Avenue. Wilfrid Martel a acheté de H. Lempert, un terrain et des bâtisses sur la Deu xième Rue, Auburn. Napoléon Morin a acheté de la United Realty Co., une propriété à Livermore.— Clovis Labbé a acheté de Caroline Labbé, un terrain et des bâtisses au coin des rues Pulsifer et Dixième, Auburn.—Pierre J. et Marie Si mard ont acheté de Wallace Webber, un terrain au Mt. View Park, à Lewiston. ■Un procès en divorce, qui soulève beaucoup d’intérêt à l'heure actuelle en Cour Supérieure de Boston, con cerne deux anciens résidents de Lev iston. Il s'agit d’un certain Lorenxo A. Bélanger, autrefois de cette ville, qui demande son divorce de Emma B. Bélanger, pour cause de déser tion. Les époux furent mariés à Lew iston au mois de mars 1909, quatre jours après que le plaignant eut ob tenu son divorce d'une première fem me. Le couple vécut ici pendant quel que temps, puis voyagea ensuite dans l'ouest du pays. Us vinrent demeu rer Malden. près de Boston, et un jour Mme Bélanger laissa le toit conjugal. La défenderesse a déclaré devant la Cour qu’elle avait enduré une “vie d'enfer pendant six années" et que c'était 1& la raison de sa dé sertion. Elle déclara aussi que son mari l’avait forcée voyager dans plusieurs Etats de l'Ouest, se fixant dans un centre pour quelques se maines et repartant ensuite, alors que sa femme venait peine d'ins taller son petit foyer. A part de la forcer à vivre cette existence de no made, Bélanger aurait aussi maltrai té sa femme corporellement. La cau se est rapportée en détail dans les grands journaux de Boston et on ne croit pas qu'un jugement soit ren du avant la semaine prochaine. Une compagnie de pâtisseries de Portland a commencé cette semaine à vendre ses produits dans les deux villes, d'après un système entière ment nouveau ici. C'est un peu la méthode adoptée par les marchands de glace, on donne des cartes dans les familles et deux ou trois fois par semaine les voitures de livraisons passent dans les rues. Si la carte eBt alors exposée à la fenêtre, le ven deur comprend que cette famille dé sire acheter de ses produits. Cette compagnie a inauguré sa campagne ici, la semaine dernière, et apparem ment elle obtient de jolis résultats. Il semble étrange qu’un de nos pft tissiers locaux n’ait pas pensé à ce plan plus tôt. Vendredi avait lieu, en l'église St-Pierre, le service de Mme Henri Laurendeau (née Alexina Guertin) au milieu d’un grand concours de parents et amis. Le R. P. Ange Côté chanta le service et le quatuor de la paroisse rendit les chants funè bres. Une forte délégation des Da mes de Ste-Anne, du Tiers-Ordre St François et des Dames Artisanes as sistait au service. Parmi l’assistance du dehors, on remarquait M. Louis Guertin, sa fille et son gendre, M. et Mme Athanase Dussault, de Hal lowell. Les funérailles étaient sous la direction Pinette Fortin. Les personnes qui ont leurs pre miers et qui ont droit à leurs deuxiè mes papiers de naturalisation fe raient bien de faire dès maintenant leurs demandes. Il s'agit de se pré senter la cour d’Auburn avec des témoins et de remplir des blancs qui seront envoyés à Washington pour enquête et approbation. Ces person nes-là ne pourront peut-être pas vo ter aux élections du Maine en sep tembre. mais elles le pourront sans doute aux élections générales du mois de novembre. On nous prie de dire aussi que les femmes nées aux Etats Unis mais mariées à des hommes qui ne sont pas citoyens américains, gardent quand même leurs droits de citoyenneté et de votation. Nous apprenons avec chagrin la mort de M. Dominique Leblanc, à St-Paul de Chester. M. Leblanc est décédé à l'âge de 61 ans à la suite d’une longue et pénible maladie du cancer. Ses funérailles ont eu lieu le 30 mai. Une foule nombreuse de parents et d'amis a accompagné la dépouille mortelle jusqu’à sa der nière demeure. M. Leblanc laisse son épouse et trois enfants: Albert, qui a déjà demêuré à Lewiston et demeure maintenant à St-Paul; Ro se-Emma Cantin, sa fllle adoptive, et Thérèse Dargy qui est aussi fllle adoptive. Un récital public sera donné ce soir, à la .salle philharmonique, d'Auburn, parVin groupe des élè ves avancés de Mlle Belleau. Les personnes aimant la belle musique et qui désireraient y assister, sont cor dialement bienvenue8s 1 r -v Parmi le* membres du jury, ac tuellement en fonction à la Cour Supérieure d'Auburn, noua remar quons les noms des Franco-amért calns suivants: Alice Marshall, lau réat Rancourt, Adélard Jacques' et H. K. Toulouse. ‘Intentions de mariage Inscrites au bureau du greffier municipal: Ar thur Edwln Smith et Anna McCor mack Joseph Berman .et Sadye Salo vick, de Portland. On annonce les partages sui vants: M. Alexis Déllsle et. Mlle Oer maine-Délia Beaudette l'église St Pierre le SO juin; M. Roméo Bérubé ét Mlle Amenda Arsenault le 16 juin. À la même paroisse. Les marchands déè irUéb Ltsbon ûrt Main ont décidé de tenir le Dollar Day annuel, mérdl le 21 juin pro chain. M. et Mme Johnny Michaud, de Frenehville, Maine, sont retournés dans leur foyer, cette semaine, après une visite de quelques jours chez M. Gusèbe Gullmant de la rue Sabat tus. Le T. R. P. Roy, prieur des Do minicains, est parti pour Fait River, où il doit prêcher dimanche prochain à l’occasion de la première messe d’un nouveau prêtre, M. l'abbé Eu gène Dion. La ranfare Ste-Cécire a «té enga gée pour jouer au Riverton Park de Portland, dimanche prochain. M. Louis Loubier, employé au ma gasin de M. Poliquin, bijoutier, est parti pour Waterville où il passera la fln de semaine. C’est demain matin, 9 heure», à l’église St-Pierre, qu’auront lieu les funérailles de M. Esdras Auger. C’est ce soir qu’aura lieu une Im portante assemblée de l’Association St-Dominique. On y fera le rapport financier concernant le récent con cert-promenade. D’autres questions intéressantes seront aussi traitées. M. Odilon Moule est revenu lundi soir du Canada, où il était allé as sister aux funérailles de. son frère. Noé Houle, à Prlncevllle. 11 a aussi profité de ce voyage pour visiter des parents Trois Rivières, Montréal et Québec. La condition de M. Ovide Cheva lier, à l’Hôpital, est toujours cri tique. Ce matin le malade a pu par ler un peu mais les médecins, tout en entretenant de l'espoir, n'osent pas encore se prononcer. Le testament du défunt Mgr Louis S. Walsh, évéque de Portland, a été enregistré mercredi en cour des tu telles, à Portland. Le prélat décédé laisse presque tous ses biens pour l'éducation des jeunes garçons, nés aux Etats-Unis, et qui se destinent à la prêtrise. Sa bibliothèque, ses vêtements sacerdotaux, ses bagues, sa mitre, sa crosse, son calice et sa croix pectorale, sont donnés au sé minaire St-Jean, de Brighton, Mass., qui est choisi comme une des insti tutions que devront fréquenter les jeunes gens qui se prépareront à la prêtrise, ù moins toutefois qu'ils ne préfèrent le sémluaire St-Sulpice, de Paris. Toutes les propriétés appar tenant, comme corporation, l’évê que catholique romain du diocèse de Portland, sont léguées à son futur successeur. On dispose de la même manière de tous les fonds d’églises. Les exécuteurs testamentaires Bont Monsignor McDonough, de Lewistonr le Rév. John J. Shaw, de Lowell, Mass., et le futur évêque de Fort land. Monsignor McDonough sera probablement nommé administrateur spécial temporairement. MM. William Maillet, les échevins Jolicoeur et Verreault. George Ha mel, William P. Lambert, Albert Morneau et Dorien McGraw étaient au nombre de ceux qui assistaient ù la convention démocratique de Wa tervillè, mercredi dernier. M. Cyrille Poulin, employé la Lewiston Remnant Co., est de re tour de St-Joseph de Boauce où, avec sa fille, Béatrice et son fils, Raymond, il était allé en automobile rendre visite sa soeur, Mme Gron din, ainsi qu'à d’autres parents et des amis. M. Poulin a pu assister à l’incendie qui a ravagé 14 maisons, à Valley Jonction, ces jours derniers. 11 noua dit que là-bas comme par tout, on ne fait que commencer à i labourer car jusqu’ici il a fait un froid d'automne. Le voyage a duré cinq jours. Voici les noms de quelques-uns des nombreux parents qui sont allés assister aux funérailles de M. Noé Houle, décédé le 27 mai, Prince ville: Mme Nap. Provencher, ses 111s Pitre et WlUle. sa fille Mme T. Ri chardson et ses enfants; M. Zépbirin Provencher, M. Noé Houle, M. et Mme Philippe Houle, leur neveu, M. Joseph Plante. M. et Mme Houle ont. aussi ramené avec eux, leur nièce, Mlle Marie-Anne Plante, de Princevllle. La Voirie est à construire un trot toir en cendres sur la rue Lisbon, depuis l'église Ste-Croix Jusqu’à la cOte Dlll, soit un quart de mille plus au sud. Cette amélioration était surtout devenue nécessaire depuis la fondation de la paroisse car les ré sidents des environs de la rue Plea sant risquaient toujours de se faire écraser par les automobiles en se rendant à l’église. La commlssion'du Community Ser vice ne compte pas se faire mettre à la porte de l’Hôtel de Ville sans protester et surtout sans démontrer aux échevins que l’argent qu’on lui a donné fut employé à autre chose qu’à payer des salaires. Au cours d’une assemblée, tenue mercredi, la commission décida de vendre les ac cessoires de Jeux à la ville et de ver ser l'argent ainsi obtenu à des oeu vres de charité locales. Au cas où la ville ne voudrait pas les acheter, on les mettrait dans un entrepôt en anticipation d’activités futures. Il appert que c’est là une condition que quelques-uns des échevins n’avaient pas prévue; on croyait généralement que tous ces accessoires apparte naient à la ville mais le Community Service était incorporé et formait une compagnie absolument Indépen dante, T M. Louis Lachance, bien connu dans la politique locale et un an cien détective d’Etat, vient d'accep ter un emploi de commis au Amerl-, ean Clothlng. Mme Joseph Hamel, d’Auburn, mère de M. Rodolphe Hamel, bijou tier, est toujours à peu près dans le même état. Comme nous le di sions mercredi, Mme Hamel a été frappée d'un choc paralytique au Côté droit, lundi. Les membres de la Chorale dé Lewlston ont eu une magnifique ré pétition, mercredi. Une trentaine de dames et demoiselles, possédant tou tes des yolx superbes, y ont parti cipé et plusieurs autres prendront part è ta prochaine répétition. Les résultats sont de plus en plus satis faisants. Un nouveau morceau a été préparé, mercredi. Un petit Polonais de 6 ans, Joseph Partlka, dont les parents demeurent sur la rue Prospect, a été affreuse ment écrasé par un lourd tombereau, de bonne heure dans l'après-midi de mercredi. Il succomba sans avoir re pris connaissance, à l'hôpital de la rue Main, quelques heures plus tard. L'accident est arrivé à l'entrée de la cour de. la Bleachery, sur la rue Willow. On rapporte que le petit Partlka et un compagnon de 11 ans s’étalent assis sur la barre d'avant du tombereau, en arrière du conduc teur, eé avaient ainsi fait le trajet depuis la route de Lisbon. En arri vant sur la rue Willow, le plus petit voulut sauter avant l'arrêt de la voiture et tomba sous une roue d’ar rière, qui lui passa sur le dos. La tombereau était rempli de sable et conduit par un M. Collins. Les funé railles du petit défunt ont eu lieu hier après-midi. :o: Cour Municipale Séances d'hier matin et de ce ma tin à la Cour Municipale de Lew iston: Frank Mileska, 94 rue Knox, dé tenu par prudence, est relâché. Adem Buclonls, idem. Frank Leonas, 11 ans; Leon Roy, 14 ans; Armand 8t-Pierre ,16 ans; Emile Perrier, 14; et Henry Barbour, 16 ans, sont acquittés. Ils étaient accusés de créer du tapage, Joseph Mourin, vagabondage, 30 jours au bague du comté. Dwlght Ross est relftché. Il était également accusé de vagabondage. Samuel P. Brimigion, de la Bos ton Avenue, 39 ans, 610 d’amende et les frais pour avoir dépassé la vitesse permise aux automobiles. -;o:— BAPTEMES Paroisse St-Pierre Le 23 mai, M.-Jeanne-d'Arc-Mu rlel, enfant de Josephat Fortin et de Marie-Ange Champagne. Parrain et marraine; Willie Proyeneher et Mé lina Champagne. Le 25 mai, Marguerlte-Marie-Lu cile, enfant de Alphonse Custeau et de Aurore Pelletier. Parrain et mar raine, Philibert Beaudoin et Marie Beaudoin. —Thérèse-Irène, enfant de Lud ger Dumais et d» tira Dunn. Par rain et marraine, Léonidas Hardy et Rose-Anna Dunn. —Roland-Grégoire; enfant de Georges Michaud et de D. Bélanger. Parrain et marraine, Alfred Lavoie et E. Michaud. Le 26 mai, Blanche-Irène, enfant de Alfred Vallée et de Marie-Anne Doyon. Parrain et marraine, Alphon se Doyon et Marie-Blanche Cliché. Le 27 mat, Ruth-Mary-Ann, en fant de Allen Osborne et de Marie Lapointe. Parrain et marraine, Ro naldo Lapointe et Eva Lapointe. —Marie-Gisèle, enfant de Clé ment Beaulieu et de Virginie 'St Pierre. Parrain et marraine: Alphée Beaulieu et Amanda Rowignal. —Henri-Alexandre, entant de Isi dore Caron et de Phldimé Thériault. Parrain et marraine, Henry Roy et Exilia Roy. Le 28 mai. Marie-Thérèse, enfant de Aflelard Després, et de Sara Le Blanc. Parrain et marraine, Joseph LeBlanc et Marie Duclos. —Marie-Louise-Paule, enfant de Adélard Labbé et de Clara Labl/é. Parrain et marraine, Firmin Labbé et Eraélia Labbé. Le 29 mai, Marguerite-Muriel, en fant de Israël Charest et de Rose Anna Cloutier. Parrain et marraine, Israël Guérin et Marie-Anne Clou tier. —Joseph-Robert-Ange, enfant de Alfred Caron et de Albertine Aubin. Parrain et marraine, Albani Caron et Elmire Côté. —Joseph-Emllien, enfant de Louis St-Laurent et de Annie Damour. Par rain et marraine, Azarie Chabot et Yvonne Lachance. Paroisse Hte-Marle Rita-Irène, enfant de Joseph Pous sard et Marie Dionne; parrain et marraine, Wilfrid Lachance et Yvon ne Pomsard. Doris-Irene, enfant de Wilfrid Col lins et Emilienne Beaulieu. Parrain et marraine, Irénée Simard et Emma Pelletier. Rlta-Thérèse, entant de Alphège Baril et Marie-Louise Gosselin. Par rain et marraine. EIol Gosselin et Marie-Louise Veilleux. Roger-Lionel, enfant de Louis Ca ron et Marie Thériault. Parrain et marraine, David Caron et Dulcia Ga gnon. Paroisse St-Louis Bernard-Raymond, enfant de Tho mas Austin et) Alice Deschénes. Par rain et marraine, Albert Bernard et Marie Thibault. i .Théophile-Jean-Paul, enfant de Théophile Lavertu et Catherine La joie. Paraln et marraine, Albert La vertu et Rosalie Lavertu. Paroisse Sacré-Coeur Emile-Armand, enfant de William Paradé et Virginie Guérette. Parrain, et marraine, Thomas Paradis et Aglaise Soucy. Marie-Jeanne-Antoinette, enfant de Albert Simard, et Laura Simard. Paraln et marraine, Henri Simard et Antoinette Reny. Arthur-Laurier, enfant de Jean Hénault et Régina Labbé. Parrain et marraine, Arthur Labbé et Léda Roy. Récital Auger Voici le programme musical qui sera exécuté dimanche soir au Studio de M. Albert Auger, 44 rue Cook, Auburn: 1. Jack and Jill Polka Lynes William Kornahrens 2. a. The Soldiers are Comnig, Bohm b. Clnderella Risher c. Llttle Rogue i Krentzlin Mariette Marcotte 3. At Close of Day Zilcher Jeannette Fraser 4. a. The Sand Man Edith Hatch b. A Ride in the Woods, Horvath Malvenar Totfrighy 6. The Music Boa Poldini Blanche Beaudette C. a. Dance Tune, James H. Rogers b. Hunting Song s Gurlitt Jeannette St-Pie'rre 7. Birthdây March Krentzlin Aleaina Gauthier 8. a. Parted Tqsti b. Little Grey Home in the West, Loehr Sung by Elizabeth Fowler 9. a. The Enchanted Brooklet, Edith Hhtch b. Uncle Remus Schaefer Géraldine Stevens 10. Plantation Melody Smith Oerald Tourigny 11. The Fountain Bohm Christine Desjardins 12. The Brownies’ Festival Leslie Loth (Piano Duet) Malvenar et Gerald Tourigny 13. a. Jack and the Beanstalk (Wlth Reading), Florence Maxim b. AtT de Ballet Mozart c. Spanish Carnlval, Edith Hatch Juliette Reny 14. a. Soldiers’ March Schumann b. Peter! Peter! Mokrejs c. The Firefly Mari Paldi d. Merry Bobolink Krogmann For two Pianos, ALBERT AUGER at 2nd. piano DOROTHY RAWSTRON U Loi sur les Taxes Le président Coolidge a signé lun di le projet de loi sur la réduction des taxes. Bien que cette loi diffère du pro jet Me11on,_M. Coolidge y a apposé sa signature parce qu’il pense qu’elle présente une amélioration sur la loi existante. L’effet de cette mesure est immé diat en ce sens que l’impôt sur le re venu de l’année dernière payable cette année est diminué, de 25 pour cent. Le président Coolidge croit que l’effet de la loi se fêta sentir sur les affaires d’ici quelques semaines non seulement à cause des réductions spécifiées mais aussi parce que l’in certitude qui régnait dans les affai res depuis la discussion de la loi qui remonte à près de huit mois, aura cessé. Le président a également dicté une déclaration exposant les raisons qui l’ont engagé à signer le projet de loti Le président déclare que la nou velle loi prévoit certaines réductions des taxes mais elle n’introduit pas de réformes. Il estime même qu’elle contient des stipulations qui sont nuisibles l’avenir des Etats-Unis. La stipulation d’une réduction de 25 pour cent sur les taxes sur le re venu payables cette année peut être appliquée immédiatement par les contribuables. Les personnes payant La Meilleure Viande Seulement Nous vendons seulement le meilleur bœuf—la qualité qui est recherchée parce qu’elle provient d’animaux sains, engraissés dans de gras pâturages et tués sous des conditions hygiéniques parfaites. Nous ne vendons que la qualité la plus fraîche. Nous avons aus si le meilleur Porc, dans toutes les parties, du bon Moüton, des Vo lailles de choix et en un mot TOUTES les bonnes Viande^ fraîches. QUELQUES SPECIALITES POUR DEMAIN:'
Suer* 10 lbs 78c Patslés. peck 40c Fèves, peck $1.85 Pois, peck $1.85 ■Rie, 13 lbs.fl.oo Tabèc, 2 lbs.*..*.$1.00| Framboises, 4 bottes $1.00 Poires, 4 bottes .......$1.001 Abricots, 4 bottes .!!.$1.00] Pèches, 4 bottes $i.oo! Bluets, 4 bottes. $1.00; Pommes, 4 bottes. $1.00 Catsup, grosse bouteille 25c Biscuits Dew Drop Santoy Impérial, 1b.IMc Papier Toilette, 6 rouleaux 25c Oeufs, 1 dos.82c Farine, sac 24 lbs.$1.00 Noix mélangées 25e Gruau, grosse botte.• 25c Corn Flakes, 3 pqts. 25c Soupe aux Tomates, dox.05c Blé-d'Inde, 2 bottes •.25c Pois verts, 2 boites.83c Sel, 4 boites 96c Macaroni, 10 lbs. 91.00 S pqts 25c Vermicelle, 10 lbs fl.oo Cocos, jarre 1 lb 25c Concombres dans le vinaigra, 2 lbs 28c Savon Star, 10 lbs 65c Savon Naptha, 10 lbs 05c Lait Evaporé, 2 boites.25c Olives, jarre 1 lb ..50c Epaule de Lard .15e Fesse de Lard 21c Cote de Lard .24c Boeuf ..'.16-18-20C Beurre T. C. 40c Beurre Cloverbloom 45c s Graisse pure 10c Belle Poule, lb. 88*40c Céleri, Radis, Tomates et Conoom bres. Catsup, cruche 1 gallon f 1.40 Labbé Carbonneau 3r»n EUE LISBON. Tél. 2247-J LEWI8T0N, MB. par versement!) pourront diminuer leur second paiement dû le 15 juin de moitié et les deux derniers verse ments d'un quart chacun. Les per sonnes qui ont payé toutes les taxes le 15 mars recevront aussitôt que possible du trésor un rembourse ment de un quart sans avoir à en faire la demande. Les nouveaux taux normaux sur les revenus individuels sont de deux pour cent pour les revenus de $4,000 et au-dessous; de quatre pour cent pour les revenus entre $4,000 et $8,000 et six pour cent pour les re venus supérieurs à ce montant. Les surtaxes vont de un pour cent pour les revenus entre $10,000 et $14,000 jusqu’à 40 pour cent pour les reve nus supérieurs à $600,000. L’exemption pour les chefs de fa mille ayant des revenus de $5,000 et au-dessus est augmentée de $2.000 à $2,500, la même qui est allouée maintenant pour les chefs de famil le ayant des revenus de $5,000 et au-dessous. Aucun changement n’est apporté à la loi actuelle allouant une exemption de $1,000 aux per sonnes seules. -a»:————— La Superstition . ne propagande pour stimuler l’émigration vers le jp.eür.. T?r.e voiture automobile imitant dans sa construction toS'f&meux camions du train-exposition canadien fut donc préparée il y a quelque temps en vue d’une tournée pro J*î.«:üo dans les villes et les villages de l’Ecosse. Peinte en ica et couverte d'inscriptions, elle s’ouvre sur un de ses c6:éç), laissant voir lorsqu’elle est en exhibition, les divers produits des prairies de l’Ouest, ainsi que de multiples tableaux photographiques représentant lee principales ré^ns de notre pays. Cette voiture est en plus pourvue e*ua appareil projecteur cinématographique et est ao* compagnie d’un conférencier, qui chaque fois que l'occa sion se présentera durant la tournée, pariera du Canada et des avantages qu’il offre aux colons. Le camion exposition du Pacifique Canadien a suscité un vif intérêt lorsque avant d’entreprendre sa rfindonné v vers le Nord, on l’a montré en public dans Trafalgar Square a Londres. Des foules énormes ont défilé devant 1 exposition miniature nouveau genre, l’ont admirée et se sont plu à reconnaître l’intelligent esprit d’initiative du Pacifique Canadien. fLa voiture s’est ensuite dirigée vers l’Ecosse, où jus qu à la fin de l’été prochain elle fera de la bonne propa gande pour notre pays. Elle s’arrêtera dans les foires, sur les places de marché, etc., où elle laissera voir les intéres santes choses qu’elle renferme. Il n’y a aucun doute que Cette originale exposition contribuera dans une certaine mesure a nous envoyer un bon nombre de ces braves écossais, dont les compatriotes déjà rendus ici sont parmi U» meilleur» colons qui nous sont venus d’Europe.
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La Situation s’aggrave En raison de ,1’animoBlté populai re contre les Etats-Unis, animosité qui augmente sans cesse, le gouver nement japonais a résolu de pren dre des précautions extraordinaires en vue de protéger les Américains résidant à Tokio et en vue aussi de protéger l'ambassade. Un cordon de police gardera la route que doit suivre M. Cyrua L. Voods, ambassadeur des Etats Unis démissionnaire, pour se rendre de l’ambassade à la gare vers la fin de la semaine lorsqu’il quittera To klo pour, retourner dans son pays. M. Woods est très populaire au Ja pon mais le gouvernement ne veut pas prendre de risques. Le Japonais qui a commis le ha rlkari samedi pour protester contre le vote de la clause d’expulsion, aux Etats-Unis aura des funérailles pu bliques très imposantes. Lé gouver nement a établi un service d’ordre pour prévenir toute manifestation hostile aux Etats-Unis. Les sentiments antiaméricains, engendrés par le vote de la loi d’im migration des Etats-Unis avec sa clause d’exclusion contre les Japo nais, menacent de s'étendre et de s'envenimer. En effet, ils sont ré pandus dans le peuple par la presse populaire et un petit gfoupo de pu blicistes nationalistes, de politi ciens, d’anciens soldats et d’officiers en retraite de l’armée et de la ma rine. Le Japon officiel, représenté par le gouvernement Kiyoura, est abso lument opposé à toutes mesures de représailles. Quoique le vicomte Ka to garde le silence à ce sujet, on croit en général dans les hautes sphères, que le nouveau ministère qu’il va former bientôt poursuivra /a même politique. Une campagne ft commencé pour persuader au public de refuser d'a cheter des marchandises américai nes et de les remplacer par des pro duits japonais ou européens. A ce sujet la presse japonaise dé clare qu’un mouvement se dessine dans le but d'empêcher l’importa tion de tous les articles de luxe. Les fonctionnaires admettent qu’on a examiné des mesures ft ce sujet, mais simplement dans l’intention d'-quilibrer les exportations et les importations. Toutefois, certains journaux continuent il affirmer que le mouvement pour réduire les im portations est le résultat direct do la politique d’immigration améri caine. On conserve le silence le plus complet au département d'Etat ici au sujet de la réponse qui sera fai te h la note japonaise remise ces jours-ci par i’ambassadeur du Ja pon. La communication japonaise commente la correspondance échan gée entre les deux gouvernements au sujet des négociations du trai té de commerce de 1911 en préten dant que la nouvelle loi d’exclu sion des Japonais est contraire îi l'esprit de cos négociations. La ré ponse américaine affirmera sans au cun doute que la gouvernement ja ponais est dans l'erreur, car la correspondance échangée montrera que lo département d’Etat avait fait des réserves pour garder sa li berté d'action complète en matière d’immigration. -:o: Sur la terre ancestrale Une famille Bédard de Charles bourg près de Québec, a la fierté de dire qu’elle occupe la terre an cestrale, sans interruption, depuis 1629 et elle-vient de faire connaî tre cet honneur au comité spécial de la Société des Arts, Sciences et. Lettres, qui fait actuellement des plus anciennes familles des comi tés de Québec et do Montmorency ies deux plus vieux comtés de la province. Les plus anciennes familles de ces deux comtés seront l’objet d’u ne démonstration spéciale au cours de la Semaine Nationale, à la fin de Juin prochain. Dimanche, dans plusieurs églises des paroisses des comtés de Québec et de Montmorency, on a annoncé, au prône, le concours que vient d'organiser la Société des Arts. Sciences et Lettres de Québec rela tivement aux anciennes tamüles. En effet, le comité spécial chargé de ce concours a adressé, une lettre chacun des curés de ces paroisses en y joignant le questionnaire ren fermant les questions relatives aux plus anciennes familles résidant de puis le plus grand nombre d'an nées sur la terre ancestrale, aux couples les plus âgés de chaque pa roisse, h la famille la plus nom breuse, au couple qui compte le plus grand nombre d'années de mariage, aux ancêtres qui peuvent réunir le plus grand nombre de descendants vivants. Sports et Jeux Le club du collège Bowdoin de Brunswick, a remporté, ces jours derniers, le 29e “Annual Maine In tercollegiate Track Meet” avec 60 points, Le club de l’Université du Maine, d'Orono, est sorti deuxième avec 35 points. Le club du collège Bâtes, de Lewiston, a obtenu la troisième position avec 25 points et le club du collège Colby, de Water- ville, quatrième et dernier, avec 16 points. Ce concours a eu lieu à Lewiston sur le terrain Garce Ion, devant plus de 2,500 per sonnes. Chaque collège avait sa fanfare sur le terrain des jeux. Trois records ont été battus par Clarence Archibald. du Bâtes, Bob Foster, du Bowdoin et Wellington Charles, du Bowdoin. LE BASEBALL Le club de baseball Lewiston-Au burn fera partie, cette année, de la ligue Inter-State, qui comprend aus si trois autres équipes, Dixlield, Ber lin, N.-H. .et Twin-Town de Nor way. Les parties commenceront le 25 juin. Chaque club jouera deux parties chaque semaine. Ralph “Hap” Price, l’un des meillenrs lanceurs du collège Bâtes a été mis l’autre jour star la liste noire pour les parties de la série des collèges de l’Etat du Maine, parce qu'il a déjà fait partie d’un club professionnel. Le club du collège Bâtes, a vain cu l’Université du Maine, d’Orono, lécemment, au baseball, par 4 à 3, sur le terrain Garcelon, h. Lewis ton. StearnB a fait un magnifique home run. Hamllton a retiré 14 joueurs sur 3 “strikes". Iæ club gagnant a fait 3 hits et 3 erreurs: le club perdant a eu 7 hits et 2 erreurs. Batteries: Hamllton et Moulton; Newell, Perry et Gruhn. Le club du collège Bâtes a dé fait au baseball, ces jours derniers. l’Université du Vermont, par 5 3. à Burlington, Vermont. Chaque club.a eu 4 hits, la? eluV gagnant a compté 2 erreurs et le club perdant", 1. Batteries: Price et Karkos; Fogg, Yarnell et Iteady.
Le club Lewiston, c’est-à-dire les “Yardmen de l’Androscoggin” ont joué une partie de baseball, vendre di soir, avec les Tigers, de cette vil le, et ceux-ci ont gagné par 8 à 0, ce qui est un beau blanchissage. Le club Edward Little High School d’Auburn, jouera une partie de baseball samedi après-midi à 3 heures contre le club Lewiston High School. La partie sera jouée sur le terrain de l’Athlétique, à Auburn. La prochaine séance de boxe à Lewiston aura lieu vendredi soir, le 6 juin, sous les auspices de la nouvelle organisation, au nom de M. Spencer. Johnny Dundee et Sammy Man dell se battront le 9 juin à East Chicago. LA BOXE Prenez soin de vos pieds I Vous ne pouvez être sains et heureux si vos pieds ne sont pas en bonne condition. Des milliers de personnes ont trouvé du soulagement de leurs pieds malades par l'usage des REMEDES ET APPAREILS DU DR. SCHOLL POUR LE CONFORT DES PIEDS. Les remèdes et appareils du Dr Scholl se vendent dans les meilleurs magasins de chaussu res. Si vos pieds ne sont pas en bonne condition allez au plus proche marchand maintenant, pour soulagement certain. Ecrivez pour brochure inté ressante, intitulée "The Feet and their Care.” Le Dr Scholl’s Foot-Eazer soulage promptement les coups de pied tombés ou faibles, les pieds fatigués, douloureux, les orteils serrés, les cors, les cals et les oignons. Il fait durer les chaussures plus longtemps et conserve leur forme. Léger et confortable, peut se porter dans toute chaussure. la paire. Bunuel. JHJftf. uo„ w5 w. I4tù. St., New York City Les plus gros manufacturiers rl'Apparcils orthopédiques. I 131 MANUFACTURES DE CHARS RECONNAISSENT CE CARBURATEUR COMME ÉTANT LE MEILLEUR Bilodeau, Tardif Co. —Station de service— 29 RUE MA P LE—Tél. 519-M Ouvert jour et nuit LA “FAMINE” ALLEMANDE
Unç nouvelle réponse ceux qui veulent *‘tapcr" le peuple i américain
Une campagne ayant été Inaugu rée Philadelphie, sous la direction de M. Samuel Rea, au profit des enfants allemands mourant de faim, M. Oswàl'd Chew, résident de Phi ladelphie. vient d’adresser M, Reo utte’Téttre dans laquelle il dé ment formellement que rAlletnagné ait besoin des Américains pour nourrir ses enfants. Dans cette lettre, dont nous ne pouvons donner le texte Intégral en raison de sa longueur, le signataire qui est tout aussi bon Américain que'M. Rea, invoque non seulement son témoignage personnel,' mais deux de nombreux Américains an courant de la situation, dont colui de M. Herrick, ambassadeur des Etats-Unis h Paris. Puis il ajoute: "Il y a beaucoup .plus de misère en Angleterre et en France qu’en Allemagne. ^'Allemagne est la seu le nation ayant participé A la gran de guerre qui n’alt pas de dette in térieure. Par la plus grande escro querie de l’histoire, par la manoeu vre du mark, l’Allemagne réussit à liquider cette dette complètement. «Depuis la guerre, ses usines, ses ca naux, ses chemins de fer et bcs maisons pour ouvriers ont été mo dernisés. Elle a augmenté sa mari ne marchande qui est maintenant la deuxième du monde. Chaque soir les tavernes de bière d'Allemagne regorgent de consommateurs. Bit cette bière est faite du grain que l'on pourrait transformer en pain pour les enfants mourant do faim. •'Suivant vos informations, 50‘ pour cent des enfant» allemands sont sous-alimentés; mais cela ne veut pas nécessairement dire qu’ils meurent de faim. “hes enfants de France, notam ment ceux des réglons dévastées, sont également sous-alimentés, et. ce qui est pire, la tuberculose fait parmi eux des ravages.’’ Après avoir rappelé les orgies des touristes allemands en Italie et en Suisse, signalées notamment par M« Owen Wister, dans ,sa réponse du 19 février au général Allen, M. Oswald Chew, qui a de la peine h contenir son 'Indignation, conclut: “Que peut bien être cette sorte de fnmlno qui veut que seuls les enfants en souffrent, alors nue les hommes et les femmes passent leurs soirées au café et a la taverne et que les Allemands fortunés par-' courent l’Europe et s’adonnent a un gaspillage effréné de leur argent? “Au nom de l’humanité, de la civilisation et de la paix,” soyons d’abord justes et charitables pour nos aillés et ne nous .laissons pas duper par une nation qui a voulu nous tromper avant que nous en trions dans la guerre, qui a essayé d'abolir notre civilisation et qui de puis la guerre a perpétré la plus formidable escroquerie de l’histoire du monde. "Oswald Chew.” Nos pro-Allemands seront certai nement furieux de cette franche déclaration de la part d’un vrnt Américain, car, n’est-ce pas, il n’y a que la vérité qui offense. PEINTRE ET DECORATEUR Peinture, Ttfbierti, BlMcMtuge J. Naz. Thériault 79 rne Birch, Lewiaton, Me. —1*1. 938-W— AVIS:—Houe mu an groe anortiment _de Tepleserle Tendre._ Un Marshall américain de la Ca lifornie s’est jugé lui-même et im posé une amende pour avoir en dom magé un automobile appartenant h une femme. U paya l’amende impo sée par lui-même et se promet d’être plus attentif à l’avenir. Allons, voi là un policier modèle, et 11 mérite rait! d’être complimenté pour son honnêteté, les exemples sont si ra res, dans la gent policière. Clôt h es 40 Stores jrom Moine to Michigan Ecoulement de Fabrique de Centaines d’Habits tout laine Worsteds, Cheviots, Casimirs, Tweeds, Modèles à Revers simples et doubles Superflu de stock de notre Grand Atelier de Tailleur de New York. Pas beaucoup d’un seul genre, mais assez de genres pour satisfaire n’importe quel homme. Ils sont faits de fins lainages, où la provision n’était pas assez grande pour fournir tous nos 40 magasins. Le magasin P Q de cette ville est l’un des magasins assez fortunés pour recevoir une bonne partie de ces beaux habits^ et nous recommandons un choix prompt, parce que— Cette Vente Spéciale est pour un temps limité seulement! Chaque habit porte l’étiquette P Q et est aussi fortement garanti pour la durée et la satisfaction que si vous aviez payé $30 et $35. Ces Habits spéciaux sont offerts en même temps que nos valeurs usuelles, à nos bas prix habituels! Voyez nos vitrines pour ces Valeurs Spéciales Maintenant en Vente, Ne tardez pas i A. GLADSTONE gérant 134 rue Lisbon, Lewiston, Me. We GivelfieViluës^ AndGctlfeBusinessll .JaL Voyez nos vitrines pour ces Valeurs Spéciales Maintenant en Vente, Ne tardez pas EMKRY P. DOUCETTE assistant-gérant
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Fils du Président «OfVMieMT UNOtnwQOO 4 uNOIR*nna Calvin Coolidge, Jr., le plus Jeune 111a du président de la "républiques 'S’ En lisant des beaux livras LE MEDAILLON FATAL Sous ce titre un peu mélodraniatl fiue.i, Andrée Jarret nous offre une délicieuse histoire d'amour. j! Simple petite tille m.. im.oVp. m Ai4.10p.ni., Alt.lit p. in M *10.40 p. ni. Furmington, A t0.53a. in., Bf 10.05a. m., A$9.57 a. m., U$ 10.07 a. m., A t2.37 jl ni., BI3.10 p. ra. New York, B$4 05 p. m., B14.07 p. m., A$4 10 p. m.. Af4.13 p. m. Portland, MtG.45 a. m., Bf7.00 a. m.f Af7.02 a.m., M $10.35 a. in., B110.45a. m A110.50a. m., M t3.50p. in., Mt3.50 p. m., A f3.5G p. m., B$4.05 p. m., Bf4.U7 p. m., A$*4.10 p. m„ A|4.13p m. M *10.40 p. m. Kockland, M f0.45a.rn., DM $7.30o.m.,Mf 12.40 p.m., M f3.50 p. ni. Kumîord,Bî7.30a.m.,At7.34 a.m., A$9.57a.m., B§10.07 a. m..Bt2.00p. m., Af2.04 p. m. St. John MJ 10.40p. m. AVatervlUe, M t0.4i>a. m., M$7.30a. m., Af8.13 a.m., Bt8.25a.m., Abfll.55 a.m.,, Bbfl2.03pm. Mtl2.4Up. m., M $12.50 p. ni., Af2.37 p. ni., Bf2.58 p. m., Mf3.50 p. m., M*10.40 p. m. A Auburn. B Rue Bâtes. M Rue Main. Tous les jours. Dimanches seulement, t Tous les jours, dimanches exceptes, t Tous les jours, samendis exceptes. D Voyageurs payent leur beteuu passucr de Bath a Woolwich. b Commençant le 5 Mai, t Tous les jours, lundi exceptes. D. C. DOUGLASS, M. L. HARRIS, V. P. et Gerant Agent General 4-27-24 General. J des Passagers. Portland Lewiston Internrban (Temps “Dailight Saving") Départ dé I Départ da Portland te T.OS a.m. 9.08 a.m. 11.08 a.m. 1.08 p.m. fi.08 pn. 8.08 p.m. IM pjm. Lewiston Union te T.«8 aqi 9.88 a.m. 11.88 a.m. 1.S8 p.m. 8.88 pjo. 8.88 pn. Mi p-m. Portland Mon. te aS.OO 8.08 8.08 10.08 18.08 3.08 é.OS 8.08 9.18 llJO a.m. P-m p.m. p.m. P» P-m Lswlitea Union 9a. 6.80 a. 0.30 a. 8.20 a. 10.30 a 13.30 p 2.20 p, 4.30 p 0.30 p, 9.16 p 11.18 p a—Partant da Terminal, 20 rne Portland ANDKOsooaanr eleotsio oo. Téléphone 866 Lewiston, Me. 'FEUIIjLETON J>ü MESSAGER I __ No. 4 U s
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8 La Corde du Pendu g Bsa&HitasiMBHisRHBmmnmS ROCAMBOLE Et elle regarda Shoking, ajoutant: •—Vous connaissez donc cet hoin mo? —Oui, dit l'abbé Samuel. —C’est un ami de l'homme gris? —Oui. —Et ils viennent de sa part? MMl —Oui, répéta le prêtre catholique. —Alors je puis leur dire où sont les papiers? —Certainement. Uetsy lit un effort suprême et. une fois encore, elle parvint à se dresser sur son lit. —Alors, dit-elle, écoutez-moi. écoutez-moi bien. i Tous quatre entouraient le lit ae la vieille femme, dont la voix allait toujours s’affaiblissant. —Vous connaissez l’église de Roth nito? dit-elle. —Oui, répondit l’abbé Samuel. Elle est entourée d’un cimetière. -(-Comme toutes les églises de Londres. —Eli bien! il y a dans le cimetiè re de Uothnito une tombe qui porte un nom pour toute inscription: Ro bert. —Après? fit Shoking. —Cette tombo est surmontée d’u ne croix de fer, continua Betsy-Jus tiee. Elles sont rares les croix de fer dans le pauvre cimetière de Iioth nite, et vous trouverez facilement la tombe dont je vous parle. —Et les papiers sont daim la tom be? —Oui. —C’est bien, dit Marmouset, nous allons y aller. •—Mais, dit encore Betsy, vous ne le pourrez pas, le cimetière et l’é glise sont fermés la nuit. •—Nous passerons par-dessus les grilles. —C’est inutile, dit Shoking. -■-Que veux-tu dire? Et Marmouset regarda Shoking avec curiosité. —Je veux dire, répondit Shoking, ■que j'ai un moyen de pénétrer dans le cimetière sans rien briser ni en foncer aucune porte. L'abbé Samuel lit un signe de tête qui voulait dire: —Moi aussi. —Allons, en ce cas, dit Marmou set. —Mais, dit .Yanda, on ne -peut laisser cette pauvre femme seule; 30 vais rester auprès d'elle. •—Oli! fit Ilotsy d'une voix tris te, vous n’y resterez pas longtemps, je crois bien que c’est fini cette fois; mais je ne voudrais pas mourir avant de savoir si vous avez les papiers. —Nous reviendrons aussitôt que nous les aurons, répondit l’abbé Sa muel. Et il sortit le premier. Marmouset et Shoking le suivi rent. Quand ils furent dans la rue, le prêtie dit à Marmouset: —Il est une chose que vous ne sa vez pas, que vous ne pouvez pas sa voir, mais que l'homme gris sait bien. —Ah! —C'est que le cimetière de Roth nite a servi plus d’une fois de ren dez-vous aux fénians. —Vraiment? —Et nous allons prendre le mô me chemin qu’eux pour y pénétrer. —Vous me parlez de l’hpmine gris? dit Marmouset. •—Sans doute. -Savez-vous ce qu’il est devenu? —Il s’est échappé do Newgate. —Après..", dame!... —Oui. Mais après? Et le prêtre parut embarrassé, Marmouset secoua la tête: —J’ai bien peur qu’il ne soit mort, dlt.il. •—Non, dit l’abbé Samuel. —Vous croyez qu’il n’est pas mort? —Oui. —Vous en êtes... certain? —Peut-être... —Et. vous. l’avez vu? —Non, mais je vous affirme qu’il est vivant. —Et moi Je le crois, dit Shoking. Marmouset sentait, son coeur bat tre très violemment. —Oh! monsieur, dit-il, de grâce, si vous avez quelque nouvelle ré cente de celui que vous appelez l'homme gris et que nous appelons le maître, nous... —Monsieur, répondit l’abbé Sa muel, je ne puis parler. Qu’Il vous suffise de savoir que l’homme gris est vivant, bien portant, et que vous le reverrez un jour. Marmouset n’insista pras. Itocambole vivait! Et puis Marmouset se souvenait. Il se souvenait que, trois ou quatre années auparavant, le maître avait subitement disparu, puis qu’il était revenu de la- même façon. L’abbé Samuel et ses deux compa gnons, tout en causant ainsi, arrivè rent sur la petite'place de Rothnite Church. Il y avait là un public-house <ful fermait de bonne heure chaque soir, mais à travres les volets duquel on. voyait filtrer un filet de lumière bien avant dans la nuit. Shoking frappa d’une certaine fa çon. Un bruit se fit à l’intérieur. Mais la porte du public-house ne s’ouvrit pas. Alors Shoking retourna vers l’ab bé Samuel. —Le publicain attend le mot d'or dre, dit-il, et ce mot, je ne le sais pas. '—Attendez... Et l’abbé Samuel, approchant ses lèvres d’une fente de la devanture, prononça quelques paroles en patois irlandais. La porte s’ouvrit alors. Le publicain, un Irlandais de pure race, fit un geste d’étonnement en apercevant l’abbé Samuel. —Il n’y a pourtant pas de réu nion aujourd'hui! dit-il, faisant al lusion sans doute aux assemblées mystérieuses des fénians. -—Non, ditM’abbé, mais nous avons affaire dans le cimetière. —Ah! Le publicain connaissait Shoking; mais il voyait Marmouset pour la première fois. Et comme il le regardait avec une extrême curiosité, l'abbé Samuel lui dit: —Ce gentleman est l'ami de l’hom me gris. Le publicain salua avec respect. Puis il alluma une lanterne à la lampe qui brûlait sur le comptoir, et dit: —Puisque vous avez affaire dans le cimetière, venez. Et il souleva la trappe qui se trou vait au milieu du publlc-house, la quelle trappe recouvrait une échelle de meunier qui plongeait dans la cave de son établissement. XV Une fois dans la cave, l'abbé Sa muel prit la lanterne des mains du publicain. —Nous n’avons plus besoin de toi, dit-il. —Je puis remonter? 'Oui. —Vous n’attendez personne? —Personne absolument. Le publicain gravit de nouveau les degrés de l'échelle, laissant Shoking, Marmouset et l'abbé Samuel dans la cave. Alors le fénian promena sa main sur la paroi humide de la muraille, cherchant un ressort sans doute. Et tout à coup une porte, si habi lement dissimulée qu’on la confon dait avec le mur, s’ouvrit. —Voilà, notre chemin, dit le prê tre. La porte démasquait un étroit cor ridor souterrain. Tous trois s’y engagèrent l'un après l’autre. Marmouset cheminait le dernier, tandis que l’abbé Samuel éclairait la marche avec la lanterne qu’il avait prise au publicain. Le souterrain était comme un boyau d’égout, se prolongeait sur un pariours de trente mètres environ et aboutissait à un petit escalier de six marches. Cet escalier aboutissait lui-même à une porte qui était simplement poussée, car elle céda sous la main de l’abbé Samuel. Alors le prêtre éteignit la lanter ne. —Que faites-vous donc? deman da Marmouset. —Je suis prudent. —Mais où sommes-nous donc ici? —Dans un caveau de famille. —Ah! vraiment? —Tenez, dit encore l’abbé Samuel, maintenant que la lanterne est éteiiu te, regardez devant vous, —Bon! —N'apercevez-vous rien? —Il me semble que je vois un coin du ciel, bu travers d’une fenê tre. —Non pas d’une fenêtre, mais d’u ne porte. En effet, le caveau dans lequel ils venaient de pénétrer par ce singulier chemin avait une porte qui donnait sur* le cimetière. L'abbé Samuel tira un verrou et cette porte s'ouvrit. —Je sais où est la tombe, dit en core le prêtre irlandais. Et il sortit le premier du caveau. La nuit était noire et le brouillard épais. —Suivez-moi, dit encore l’abbé Sa muel, et marchez avec précaution; il ne faut pas, autant que possible, marcher sur les tombes, c'est une profanation. Malgré l’obscurité, le prêtre s'o rientait assez bien. y —Ah! dit Marmouset tout bas, vous savez où est la tombe? —Oui, Je me rappelle avoir re marqué la croix de fer et l'inscrip tion. —Saviez-vous aussi qu'elle conte nait des papiers? —Non et cependant... —Cependant”? lit Marmouset. —Je sais vaguement ce que renfer ment ces papiers? —Ah! V —Il y a trois mois, poursuivit l’abbé Samuel, un homme vint un jour à l’église Saint-George et de manda ù me. parler. —Quel était cet homme? —C’était Tom, le mari de Betsy. ■—Il n’était donc point encore en prison? —Non. Tom me raconta son his toire et me supplia de m'intéresser à lui. Je pouvais tout, me disait-il, et si je prenais sa cause en main, il la con sidérait comme gagnée. Malheureusement Tom était Ecos sais, protestant, et non affilié au fé nianisme. J’étais sùr d’avance que nos frères' refuseraient de le servir et je le lui dis. Il ne voulut paB en entendre da vantage et s’en alla, en me faisant de la main un geste d’adieu désespéré. Deux jours après, Tom assassinait lord Evandale. —Mais, dit Marmouset, ne lui aviez-vous donc pas parlé de l’hom me gris? —En aucune façon. —Alors, comment l’homme gris a-t-il pu savoir —Ils se sont vus Newgate, —Ah! c’est juste. Et Marmouset ajouta en manière d’aparté: —Je reconnais bien là le maître et sa nature chevaleresque: pour que Rocambole ait accepté l’héritage de Tom le supplicié, il faut que cette cause soit juste. L'abbé Samuel s'arrêta. —C’est ici, dit-lj. La nuit était trop noire pour qu'on pût déchiffrer l'inscription, mais on voyait fort distinctement la croix de ,fer. —J'ai un briquet dans ma poche, dit Shoking. —A quoi bon? —Pour bien voir si c’est le nom qu’a dit Betsy qui est écrit là-des sus. —Inutile. Je suis sûr que cette tombe est celle qu’elle a désignée. C'était une simple pierre couchée dans l’herbe. —Nous n’avons pas d!putils pour la soulever, dit Marmouset. —Nous n’en avons pas besoin, ré pondit l’abbé Samuel. —Ah! vous croyez? —Voyez plutôt. Et le prêtre prit la pierre à deux mains et la souleva facilement, tant elle était légère. La pierre recouvrait une fosse dont les parois étaient en maçonne rie. Au fond de la fosse, on aperce vait une bière. Shoking ne put se défendre d’un mouvement d’effroi. —Tu as peur? dit Marmouset. —Un peu, répondit Shoking. —Pourquoi? —Parce que bien certainement les papiers sont dans la bière. —C’est probable. —Oh! dit Shoking qui se trouva en présence d’un cadavre, ce n’est pas drôle. Marmouset descendit dans la fos se. Il n’y voyait guère, mais le tou cher suppléait pour lui à la vue. Il promena ses mains sur le cer cueil et rencontra une vis, puis deux, puis quatre. A Londres, on ne cloue pas les cercueils, on les visse. Alors Marmouset tira de sa poche un couteau à plusieurs lames. L’une de cds lames était ronde par le bout et pouvait, au besoin, ser vir de tournevis. Shoking se tenait un peu l’é cart. L’abbé Samuel, debout au bord de la fosse, prêtait l’oreille au moin dre bruit. Le cimetière n’avait pourtant pas C I" L T de gardien, non plus que l’église qui se trouvait au milieu, mais plusieurs maisons du voisinage prenaient vue sur lui; et puis ii pouvait se faire que quelque fénian eût fantaisie d'y pénétrer par le même chemin. Heureusement l’opération ne fut pas. longue./ En moins de dix minutes Marmou set eut enlevé les quatre vis du cer cueil. —C’est fait, dit-il. Shoking recula encore et détour na la tête. Marmouset souleva alors le cou vercle du cercueil. —Ah! dit-il, tu peux revenir, Sho king. —Hein T lit Shoking d’une voix tremblante. —Le cercueil est vide. —Vide? L’abbé Samuel et Shoking s’étaient penchés au bord de la fosse. —Pas de cadavre! dit encore Mar mouset. —Et pas de papiers? —Ah! si. Je crois que c’est ça. Et Marmouset trouva, en effet, dans un coin du cercueil veut de son cadavre, un paquet recouvert avec de la toile cirée et fermé par cinq ca chets de cire noire. Et il jeta le paquet à l’abbé Sa muel. Puis il replaça le couvercle. Et sautant ensuite hors de la fos se, il aida l’abbé Samuel remet tre en place la pierre et la croix de fer. L'abbé Samuel se remit guider la marche. Quelques minutes après, ils étaient dans le public-house, gagnaient le dehors et se dirigeaient rapidement vers Adam Street. Quand ils arrivèrent Chea Betsy, la pauvre femme agonisait. Un dernier éclair de vie s’alluma dans Bon oeil en voyant reparaître l'abbé Samuel. —Voici les papiers, dit le prêtre. —Oui, murmura-t-elle d’une voix éteinte, c’est bien cela. Ah! je peux mourir maintenant. Ce furent ses dernières paroles. Sa respiration s’embarrassa, ses yeux se vitrèrent, elle eut quelques mouvements convulsifs. Puis un dernier souffle s’exhala de sa poitrine. Betsy-Justice était morte, tandis que le prêtre catholique lui donnait l’absolution. Et les trois hommes et Vanda pas sèrent la nuit auprès du cadavre de Betsy-Justice. Et Marmouset, ayant ouvert le paquet de toile cirée, y trouva un yolumiaetu manuscrit en anglais ej q f
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Bulle Pontificale Dans une bulle papale, fc l’adres se “des pieux évêques, serviteurs de Dieu et de tous les fidèles,” Pie XI déclare 1925 ‘‘une année sainte.” Il s'adresse à tous, leur demandant de "célébrer le 22e jubilé.” La Bulle est une longue invita tion aux fidèles de restaurer la so ciété humaine et de retourner aux saintes coutumes. Le Pontife dit de prier avec ferveur” pour que tous les non-catholiques cherchent refu ge dans la vraie église de Jésus Christ et aussi pour que les condi tions, en Palestine, puissent être rendues telles qu'elles soient ain si que l’exigent les droits de la re H ligion catholique”. i “Dans la perfection dtf la chari J té.” dit le Pontife, “nous désirons que les églises qui, par le fait de dissidences séculaires et déplora bles, se tiennent loin de l’église de Rome se joignent à nous. Rien de ce qui arrive ne serait plus cher ou plus agréable à nous que cela. Sinon toute la collectivité, plusieurs au moins devraient passer au seul et unique troupeau du Christ, cette occasion du grand jubilé. Nous les embrasserions avec une spéciale affection les comptant parmi nos fils les plus chers.” Poursuivant, le Pontif# dit que le jubilé sera une occasion ’oû lui et tous les fidèles doivent demander des faveurs spéciales Dieu-. “Je parle de paix” dit *9 Pontife” non de paix écrite dans •Ifes traités, mais de paix écrite dans les coeurs, qui doit être restaurée parmi les peuples. Bien qu’aujourd’hul la paix ne soit pas aussi éloignée que dans le passé, elle est encore plus éloignée que tous nous le désirons. Sur le tombeau des Apôtres, J’iip plore le Christ, Prince de la Paix, qui d’un signe calma les flots de la Mer de Galilée, étant mû de pitié pour les siens, de commander que les tempêtes dont l’Europe est bou leversée, s’apaisent, afin que la paix durable et la charité, trop long temps oubliées puissent être de nouveau embrassées par les peuples et Inspirer les gouvernements. Le pape adjure les fidèles, hom mes et femmes, d'éviter les distrac tions profanes et d'adopter un es prit de pénitence. Il déclare qu’ils doivent manifester de la modestie dans leurs expressions et leurs ma nières et, pardessus tout, dans leurs vêtements, et qu’ils doivent cher cher, durant l’année sainte, exclusi vement les intérêts de leurs fîmes. ..:o:--— Reliques de Napoléon Napoléon avait laissé par testa ment à l’abbé Ange Paul Vignall qui lui administra les derniers sa crements, Sainte-Hélène, une somme de 100.000 francs qui, selon le voeu de l’empereur, devait servir à construire une maison dans le village natal de l'abbé, à Bislnchi, près de Porto-Nuovo. L'empereur lui confiait également un certain nombre d’objets ayant appartenu à la chapelle de Longwood, vases d or et d'argent, nappes d'autel, etc., que Vignall était chargé de remettre au duc de Reichstadt, à Vienne. On sait qu’aucun des compagnons d’exil de Napoléon ne put Jamais communiquer avec le Jeune duc et O UE votre billet pour la Côte soit sur le “Canadien National" et comprenne le merveilleux voyage Triangle, commençant nu Parc National Jasper—la merveille des Ro cheuses canadiennes. Arrêt à Jasper^ Park Lodge ($6 et plus, plan américain.) Ensuite le majes tueux Mt. Robson—le plus haut des Rocheuses. A travers des profondes vallées, en vue de gla ciers et pardessus des rivières jusqu'à Prince Pu pert. Puis 550 tailles sur l'océan tranquille, for mant le “passage intérieur" jusqu’à Vancouver— région que les bassins de Norvège ne surpassent pas.' Retour à Jasper par 700 milles de chemin do fer dans les montagnes glorieuses. Le plus mer veilleux voyage américain. T)emande* nos taux .pour .touristes avec privilège d’arrêt, taux d’hôtel et brochu res illustrées. G. A. HARRISON, Gen. Agent, Pasa. Dept., Grand Trunk Railusay Station, Portland, Me. Grand Trunk-Ranadian National ‘Dht Lttgcil Jbilwêy Syûtm m Ou UMd No Passports Requbtd Ü" S. ROGERS SONS CO.| Une Opportunité Splendide d’Epargner sur les Vêtements DE FEMMES ET DE FILLETTES Nouvelles Robes pour l'été en voiles à. picots à $2.95, $3.95 Robes en toiles, plusieurs couleurs à $5 Robes en tissu guingan et Krinklc crepes à $10 Manteaux Sport Des épargnes exceptionnelles sur les Manteaux sport, en Twill Poiret et Manteaux de toilette. Nouvelles Jupes plaid pour les sports, tan et gris à $2.98, $4.98 Nouvelles Over-blouses en crêpes à dessins à $4.98 Justement Reçus itumes sport, 18, 20. Val $13.50 Nouveaux Costumes sport, nuances claires. Points, 10, 18, 20. Valeur $20 pour Robes de soie, nouvelles nuances. Prix attractifs: $12, $15, $16.50 et plus CxrütBitw' Apparrl for Sotnrn antl Staira; 136 Lisbon Street LEW1STON, MAINE flrackton. Mata
PortUad, Maine Fait River, Mass. Vlgnall ne put exécuter l'ordre de l'empereur. Ces reliques sont au nombre de quarante, y compris un masque do Napoléon et la coupe en argent dont Il se servit quelques Instants avant sa mort. Cettq collection vient* d’être vendue, par un arrière-neveu de l’abbé Vlgnall, Charles-Marie Gla netti, Agé aujourd'hui de quatre vingt-seize ans au docteur A. S. W. Rosenbach, qui vient de s’embar quer pour l’Amérique afin' d'en prendre possession, car le dernier1 héritier de l’abbé vit de ce côté do Un journal parisien raconte: De nombreux Américains visitent actuellement Paris. Certains d’entre eux se font accompagner dans leurs promenades de clceronés qpi leur donnent les explications nécessaires. La première visite eét pour le Sol dat inconnu; la seconde pour le tom beau de Napoléon, et ensuite ils vont généralement au Panthéon. Une dame américaine était dans le monument construit sur l'ancienne montagne Sainte Genevière. On lui avait expliqué la célèbre inscription: ‘‘Aux grands hommes la patrie reconnaissante", et elle était très itère de savoir que reposaient là tes restes de Victor Hugo, de La zare Carnot, de La Tour d’Auver gne, de Marceau, Baudin, Sadl-Car not. Se penchant vers son interprète, elle demanda: —Et oft se trouve le tombeau de Jeanne d’Arc? L’homme hésita avant de répon dre. II réfléchit, parut chercher dans sa mémoire, ce qui semblait fort étonner l’Américaine. Et de crainte de passer pour un sot, il ouvrit la bouche et dit: —Le tombeau de Jeanne d'Arc? Mais il est... Et, tout à coup, se rendant compte qu'il allait dire une bêtise, car il ve nait de se souvenir des derniers ins tants de l'héroïne, il dit: —Mais, Jeanne d'Arc a été brfllée à Rouen! —Oh! pardon! C’est vrai,/elle n’a pas de tombeau! Excusez-mol! Ce qui prouve que même un bon guide eBt souvent pris de court et sur le point de faire une gaffe. l’Atlantique. L’Américaine et —--:o;- Visiteurs royaux Leurs Majestés le roi Geofges d’Angleterre et la reine Marie, ac compagnés du roi Victor-Emmanuel d'Italie, de la reine Hélène, de la princesse Mafalda et du prince de Piedmont, ont visité la fin de la semaine dernière, le superbe pavil lon que le Pacifique Canadien a fait construire l’Exposition de l’Empire Britannique de Londres, pour annon cer ses services de transport, le Ca nada et ses produits. Les distingués visiteurs furent reçus par Sir Geor ge McLaren Brown, gérant des ser vices du Pacifique Canadien en Eu rope; le colonel J. S. Dennis, chef du département de la Colonisation et du Développement; M. E. R. Bruce, directeur des Expositions pour le Pacifique Canadien. Le roi Georges signala d’une .fa çon toute particulière au roi d’Ita lie, l'ingéniosité qui a présidé à l'installation de la longue frise qui entoure les murs de la salle du rez de-chaussée et qui représente des paysages canadiens de montagnes et de prairies, des océans et des lacs à travers lesquels circulent, mtts mé caniquement, des petits trains et des petits bateaux merveilleusement imi tés. Apercevant sur la carte la sta tion thermale de Banff dans les mon tagnes Rocheuses, Ae roi remarqua que lui aussi avait autrefois visité cette célèbre villégiature. La reine Marie, qu’escortait Sir George Mc Laren Brown, déclara que les car tes, gravures et tableaux lui rappe laient d'ugréables souvenirs de son voyage au Canada en 1901. La reine examina avec intérêt la situation du ranch du prince de Galles, indiquée en vert sur la carte de l'Alberta. Passant dans une autre salle, on lui remit des tableaux représentant di verses scènes sur le ranch de son fils. De retour 'd’un voyage autour du monde Après avoir visité dix-huit pays et s’être renseigné sur les coutumes, les industries et les caractéristiques distinctives d’une cinquantaine de races différentes, M. C. E. Benjamin, directeur des Croisières au Pacifique Canadien, est arrivé à Montréal jeu di, ayant terminé à Vancouver, la croisière autour du monde à bord de l'“Empress of Canada”. M. Benja min a été plus de quatre mois ab sent de son bureau et il a pu au cours de cette extraordinaire randon née, recueillir des renseignements de la plus haute importance pour le succès des futures croisières du mê me genre que le Pacifique Canadien entreprendra l’an prochain et les an nées subséquentes. M. Benjamin se déclare des plus satisfaits du voyage
Général polonais Le général Josef Haller, comman dant en chef des armées polonaises, qui vient de rentrer dans son pays après une tournée des Etats-Unis et de l’est de l’Europe. Il était venu aux Etats-Unis pour prendre part à la convention de la Légion américaine de San Francisco, qui vient de se terminer. C’était la première croisière de cette enver gure entreprise par le Pacifique Ca nadien, qui est un nouvel arrivé dans ce genre d’exploitation maritime! mais les résultats sont très encou rageants et permettent d’envisager avec confiance les croisières à ve nir. Tout comme M. Beatty, il est d’avis que l’“Empress of Canada”, en promenant le drapeau canadien dans tous les principaux porta du monde, a fait une précieuse réclame ce pays. L”‘Empress of Canada”, dont la route régulière va de Vancouver jus qu’à Hong Kong en passant par le Japon, avait quitté le port de New York le 30 janvier dernier. Il est ar rivé à Vancouver le 24 mai et re prendra maintenant son service or dinaire d’été sur l’océan Pacifique. :oî- Désabusé de la vie Un inconnu a été trouvé mort sur le bord de la iroute entre St COme de Beauce et le bois de Jack man, lundi matin, de bonne heure, par M. Alfred Cambridge, cultiva teur des environs. L’inconnn gisait sur le côté du chemin, une balle de revolver dans la tète et une des mains était encore crispée au re volver. Une superbe limousine station nait près du cadavre.- L’auto portait une licence de l’Etat de New-York. Sur le veston du cadavre se trou vait épinglée une lettre que M. Cambridge lut. U fut stupéfait de ce qui s’y trouvait et que voici: “Ne vous occupez pas de moi. Mon nom n’importe pas. Mais je tiens que l’univers sache que je me suis suicidé parce que j’étais trop heureux. J’ai toujours eu tout ce que j’ai voulu dans la vie. Mes pa rents sont millionnaires. Tout ce qu’il est humainement possible de réaliser. Je ne trouve plus la vie di gne d’ètre vécue. J’éprouve un dé sir invincible de voir ce qui se pas se dans l’autre vie et c’est pourquoi je m’en vais.” Le Saint-Graal Beaucoup de gens ont ouï parler du “St-Graal” ne fut-ce que par le* opéras do Wagner; mais pou savent ce que c’était et ce qu'il est devenu. Rarement la légende s’est mêlee davantage à l’Histoire. D’après la lé gende, la coupe, ayant servi à l’ins titution de l’Eucharistie, fut gardée par Joseph d’Arimathie qui, en en sevelissant le Christ y recueillit le sang de ses piales. Ce vase, deu.\ Spécialités 5.000 vires Ouiniran, 32 pes lar ge, à 18c vge 500 vges Marquisettes, à 12c vge POUR RIDEAUX 300 vges AVhiri pour rideaux 15c vge 300 vges Quadrillés, de tous genres, pour rideaux 15c vge 1.000 vges Ratinay pour ro bes, de. 80c à 39o vge 500 vges Whirl pour robes 500 vges (luingan pour robes, 27 pes large.12%c vge Toutes sortes d'Etoffes pour robes à .60c la lb New Dublin Remuant Stori 51 rue Pulaifer, Auburn, Me. t -H- I I L’ARGENT DEPENSE THE FIRST NATIONAL EANX DE LEWISTON, UE. ^4fl| LA PLUS VIEILLE SABQUB SU COMTS ASSBOSSOMOI M COMMIS CANADIENS: Mlles Alice Breton, Beriha M. Legendre et M. Eloi Després. test vite compté, mais un montent semblable déposé dona notre Département d’Epargnes compte encore PLU8 VITE—car il y a 4% d’intérêt à ajouter constamment. Beaucoup de personnes ont constaté cela et épargnent, au lieu de DÉ- j PENSER. _ _ 3 Pourquoi n’ouvrez-vous pas un compte! 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Les Génois, h qui il échut en partage, l’empor tèrent dans leur patrie, et il fut vénéré sans bruit, à la Cathédrale de Gênes sous le nom de “Santo Catino.” En 1809, Napoléon le fit venir à Paris, où il fut examiné scientifiquement. On constata qu'il n’était pas creusé dans une gigan tesque émeraude, selon la croyance commune, mais formé d’une p&te de verre fort ancienne, d'une belle I couleur verte. La forme même du vase et sa matière attestent une très haute antiquité. En 1815 le "Santo Catino" fut restitué à la Cathédrale de Gênes, oit on le vé nère toujours; mais bien peu de voyageurs se doutent aujourd'hui de l'existence d’un objet dont la re nommée fut jadis universelle. 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