Le Messager (Lewiston, Me.)
March 5, 1924
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«a. 1905 51 th. Ml Otto**f lMvUWa.Mjk, Kte th* Act *f 0*M***o KHtk MTt. Jj-B. OOUTUU, Propriétaire Beligion et Nationalitf ‘V t N? ’fryy 1. feii per mbmIm: LnnAi, jnercrodl, vendredi MERCREDI, 5 MARS 192$
45e Année Né. 2 3 CENTS LE NUMÉRO T i ’i Incendie menaçant Pendant qu’il jouait aux cartaa avec sa famille, M. Eugène Siguoln, demeurant à Ottawa, aeatlt l’odeur de la fumée et monta au deuxième étage pour constater que aa maison était en feu. En jetant l’alarme à aa famille.— M. Siguoln a dix enfanta, Madame Siguoln, qui souffre d’une maladie de coeur, perdit connaissan ce et il a fallu plusieurs heures avant de la ranimer. Cette famille a tout perdu. -Dne Jeune femme, qui déclara s’appeler madame Austen Raines et donna comme adresse: rue Boston, Cambridge. Mass, est arrivée è.,To ronto. Ont,, samedi, après avoir donné naissance à une fille, làlors qu'elle était passagère h bord d’nn train du C. N. R., entre Brockville et Kingston. Le conducteur du pullman, J. Walsh, a rapporté qu’il fut, de bon ne heure, samedi matin, appelé par madame Raines et, qu’ayant été mis au courant de sa condition, il pria une femme passagère d’un com partiment autre que celui du pull man de venir prêter gide à la Jeune femme, car. 11 n’y avait Pas d’autre femme dans le char-dortoir. A so» arrivée a Kingston, made* me Raines fut confiée aux soins du médecin du N. R. Madame .Rai nes fut envoyée dgps un hépital de cette ville. La maman et l’enfant, dit-on, se portent bien. Madame Raines déclara à la police qu’elle était venue Toronto pour y ren contrer son mari, mais à l’adresse qu'elle donna l’on trouva une mai son abandonnée. La police recher che activement son époux. Madame Raines est &gée de 22 ans et le bé bé qui entre dans la vie daim des circonstances si particulières est son premier enfant. Madame David Hsrton, .-dé Ber* gervlila. près de Québec, a donné naissance à trois jumelles au coula de la semaine dernière. La mère et les trois nouvelles-nées se portent bien. s--- .1 .—IQ6'. il»; J Voudrait I L’université de Florence, Italie, a requis les services du Dr. Kurt Aigmar Outklnd pour l’enseigne-< ment de l'allemand et de la littéra ture allemande. Il est le premier profeseur allemand appelé è faire de l’enseignement dans les pays en nemis depuis l’armistice. Le Dr. Outklnd Jouit d’une belle réputa tion de-philologue. -y IL*!/ Le jury se plaint Une grande surprise a été canada lundi matin, à la Cour d’Assisas au proc6a d’Adélard Delorme accueé du meurtre de eon demi-frère, Raoul, à Montréal. Un déa Jurée a fait part' à le cour que ses camarades et lui se sont sentis espionnés dans leurs délibérations, b l’hôtel où Us se reti rent, vendredi soir, et que de,plus le Jury a à souffrir d’une nonrrltù ’re non mangeable et du froid, qui lis force à endosser leurs paletots ou se mettre au lit pour se réchauf fer. De plus, ils ne peuvent prendre de bains, parait-il. car l’unique chambre de bain qu’ils ont à leur .disposition ne possède ni eau chau de, ni serviette. L’hon. Juge Martineau a remercié le juré pour avoir porté ces choses à l’attention de la cour et après un débat très vif entre les procureurs de la Couronne et de la défense,' a dit aux Jurés que leurs plainte» se raient prises ne considération par le shérif qui prendrait les mesures qùl s’imposent. On a discuté Venvoi anonyme d’u ne montre au chét Lorrain, le é fé vrier 1022. Le chef Lorrain a parlé de la réception du paquet contenant la montre de Raoul. Delorme, le len demain d’un téléphpne qu’il fit à l’accusé et au cours duquel il lui dR qu’il devait aller faire des perquisi tions ches lui le lendemain. lie propriétaire-gérant de l’hôtel dont il est parlé .plus haut est M. Hermas Oariépy, de l’Iroquols Hôtel et c’.est là que se retirent lés jurés. Des avis ont été affichés aux éta blissements de la York Manufactur lag Co., de Saco, lundi après-midi, Informant les 2,200 ouvriers qui y sont employés, que désormais, et jusqu’à nouvel ordre, ceo établisse ments ne fonctionneront que trois jours par semaine. Depuis plusieurs semaines, des départements fonctionnaient à pleip temps et quelques-uns seule ment trois jours par semaine. Le manque de commandes est la raison de cette diminution ches le personnel des ouvriers. a Le dirigeable qui. est construit dans les établissements Zeppelin de Friedrichshafen pour la marine américaine et qui survolera l’Atlantique quand il sera termiaér vient d’ètre assuré pour 600.000 li vres sterling. L’assurance est répar tie ainsi qu’il suit: 606,000 livrés pour la carcasse métallique, 76,000 pour les moteurs et 20,000 pour l’é quipement. Les taux sont de pour cent pour la traversée aérien ne de l’océan .et de pour cent pour les vols d’essai. Les risques comprennent les divers accidents, les dommages causés par les éléments ou l’équipage et le sa botage. “Dès opportunités d’or sont souvent perdues par le manque d’un petit capital” A. W. JOGUbOjr Stcrdtelrt du tréior Un compte à intérêt à cette banque vous permet d’établir un fonds de réserve par le môyen de dépôts systématiques de petits montants. Manufacturer* IiA BANQUE DU SERVICE PERSONNEL LEWISTON, ÏÛ5. Comment Ouvrir un Compte à Intérêt i L'Ouverture d’un compte d’épargnes à cette banque est chose facile. Il n’est pas nécessaire d'intro duction ni de formalité d’aucun genre. Il suffit de venir au guichet de réception de la banque, d’enregistrer votre signature et de faire votre premier dépôt. Vous pouvez ouvrir un compte en déposant un dollar ou plus. Peoples Savings Bank Vérole meurtrière .V 111 Trois nouvelles mortalités dues ,h Ik picote sont survenues durent les vingt-quatre heures finissent dans la nuit de samedi e dimanche h Windsor, Ont,; Madame Mathilde M«loche, 53 ans, M. Albert Deneau, RO an», frère Jumeau dq Gordon De neau, la première victime, de l’épi démie, .et Retord Deneau, fils d’Al bert, sont les victimes. Ces décès sont survenue# samedi matin, au Grand Central Hôtel, iin hôpital d’isolation. La quarantaine a été imposée à deux cas suspects. Là stricte quarantaine imposée au Grâ ce Hospital a été remplacé par une quarantaine partielle. L’HOtel-Dleu est partiellement en quarantaine. Les; patients renvoyés seront sous obsesntion, h leur résidence, du rant lâ période d'incubation. ■•«On annonce qu’un pair d'Angle terre, dont on ne dévoile pas le nom, bien 'entendu, a décidé de vendre; ses polices d’assurance h l’enChère. Elles s'élèvent h la som me de $1,600,000. Quelques-unes de ces polices datent de* 20.ans. Lés versements annuels s’élèvent h la somme de, $40,000. On ne croit pas que le, vendeur puisse obtenir plus de $410,000. Ce. geste du pair d'Angleterre. $gé de fil ans, est naturellement c^usé par l’augmentation des taxes, qui a entraîné Jusqu’ici la vente d'objete d’art et bien d’autres cho ses; mais elle n’avait pas effecté les effets encore plus personnels de ce lui. qui, un Jour, fut riche h se mo quer-de tout. LA CATASTROPHE DE NIXON La. terrible explosion qui, samedi matin, a détruit les usines de l’Am monite Company, de Nlxon^lirès de New Brunswick, a causé moins de deuils qu’on l'avait annoncé, et la liste des tués se réduit à 18 morts. Ceux qui ont été mélés soit com me victimes, soit comme, sauveteurs dans cette, terrible catastrophe ra content 9e nombreux traits d'héroïs me et font des récits de sauvetages émouvants. L’histoire la plus émouvante est celle qui concerne le sacrifice de Miss Ruth Rockefeller, la Jeune télépho niste des usines de Nixon, qui est morte courageusement à son poste en lançant des appels au secours. j D'après les récits des gens bien Informés, la Jeune fille était la fe nêtre de son bureau lorsqu'elle aper çut, un ouvrier qui, effaré, le visage blanc de peur, s'enfuyait en pous sant des cris. Presque au même ins tant la catastrophe se produisit. La cour se souleva et disparut, les mun tremblèrent et s'écroulèrent avec Un fracas formidable à quelques verges de la Jeune téléphoniste. Mais elle s’aperçut que son téléphone était Intact, et ne pensant qu’à son devoir elle se mit à lancer de tous cfités des appels au secours. Une heure après, alors que les premiers pompiers, s’étant frayé un passage, arrivèrent à son bureau, ils trouvèrent la courageuse jeune fille le buste affaissé sur son bureau, et le reste du corps écrasé sous une poutre, mais n’ayant subi aucune at teinte des flammes qui avalent atro cement brûlé des corps voisins pris sous ht même poutre. La fin de Mme Arthur pumas et de ses trofs enfants mérite aussi d’être racontée. La famille Dumas logeait dans une petite maison en briques située à côté des usines. Au moment de l’explosion, Mme Dumas et tes trois enfants se trouvaient dans une salle du- res-de-chaussée, tandis que le mari était monté au dernier étage. Le choc fit écrouler la fragile demeure, et la mère et les trois enfants furent écrasés sous les débris, tandis que M. Dumas s’en tirait avec des blessures que l’on ne croit pas graves. M. Nixon, propriétaire deB établis sements a déclaré que l’explosion était le résultat de négligences dans la manipulation du nitrate d’ammo niaque. Il a ajouté qu’il y a un an, à l’époque de la --signature du bail, U reçut l’assurance des directeurs dèM*Ammonite Company qu’aucune matière explosible ne serait mani pulée'dans les naines. Le nitrate d’amfnonlaqùe manipulé par les ou vriers, a-t-il dit, ne contenait qu'un pour cent de matières explosives, mais un long contact avec l'air, for me un oxide, ce qui augmente forte ment le pourcentage de la matière explosive. —--:o: Lè Comité des 40 Dix nouveaux Membres de lt Chambre ae aont joints au "comité des 40” pour obtenir Une modifica tion de la loWolstead qui permet trait la fabrication de boissons con tenant S.75% d'alcool. C’est le re présentant Hill, républicain du Ma ryland, chef du mouvement, qui i annoncé cette nouvelle. Ces dix non veaux membres sont: Black, Bloom Carsw, Cleary, Cullen, GritTin, Llnd say, O’Connell et Quayle, démoera tes de la délégation de New York •Pttagan, démocrate du New Jersey Le inaire Brann ést réélu par une majorité de 2776 votes—Gouvernement démocrate. Le maire Louis-J. Braun, démo crate a défait le professeur *J. Murray Carroll, du collège Bâtes, aux élections qui ont eu lieu à. Lew ipton, lundi. M. Brann a remporté les honneurs par une majorité \do 2,776 rotes. Les Démocrates ont été LE MAIRE L. J. BRANN
vainqueurs dans six des sept quar tiers et les Rpubllcains ont obtenu le quartier 2 par 120 votes, par la victoire de Joseph Mitchell, sur Jo siah B. Longley, démocrate. Le vote de lundi fut le deuxième plus con sidérable qui ait été enregistré dans une élection municipale. En 1922, le record a été établi quand le maire Brann a défait M. Arsène Cailler et qu’il obtint une majorité de 2,791. Il fut évident, au, cours de l’élection, que les forces démocrates avaient une organisation beaucoup plus so lide que du cAté des Républicains. Voici le résultat dans chaque quartier: Un, Breen, démocrate, 110 voix de majorité contre Luce; Deux, Mitchell, républicain, 120 de majorité contre Longley; Trois, Verreault, démocrate, 427 de majo rité contre Jalbert; Quatre, Dr. O' Cotïnell, démocrate, «lg de majorité contre Call; Cinq, Bernard, démo crate, 345 de majorité contre Asse Hn; sis, Jollcôeur, démocrate, 589 de majorité contre Ducbarme; Sept, Ooff, démocrate, 111 de majorité contre Olguère. ELECTIONS DE LUNDI Les Républicains ont remporté leé honneurs aux élections de lundi dans huit municipalités du Maine. Ils ont repris le contrôle h Eaat port, Rockland et saco et ont retenu South portland sans contestation, et de plus, ils ont été vainqueurs h Bath qui, ainsi que EUsworth, avait un gouvernement non-partisan de puis plusieurs années. Les Démocrates ont été vain queurs à EUsworth et ont maintenu leurs positions h Lewlstoa et Water vllle. A Saco, le vote a été lé plus pro noncé depuis que cet endroit est devenu une municipalité, en 1867. John-O. Smith a défait le maire Walter Qllpatric qu^ passe actuelle ment l’hiver en Floride, et qui flt une campagne "à longue portée." A Rockland, les Républicains avalent été balayés chaque fois de puis dix ans et lundi, le lieutenant commandant Carlton-F. Snow, a ob tenu la victoire pour les Républi cains. A Eastport, où Edward Heffron, démocrate avait défait Tex-malre Edgar Cherry par 48 voix, l’an der nier, et oh les échevlns étalent di visés politiquement, les Républi cains ont remplacé le maire Heffron en élisant le maire Edward Ftrth par ft&O voix-ag en nommant six. des huit échevlns. A. EIUmim» les Démocrates but balayé la place. A Watervtlie, Leon O.. Tebbets, démocrate, a té réélu pour un troisième terme par le plus grand vote Jamais obtenu par tin can didat cet endroit. Cinq des sept quartiers sont démocrates. Frappé par l'Auto Ces jours derniers, Léo-A. Pelle tier, de F&ll River, Mass., en condui sant une auto vers le sud sur la rue South Main, à une allure de 18 mil les à l’heure, a renversé Roland Le clalr, ftgé de 8 ans, fils de M. Albert C. Leciair. Selon le rapport de la police, Le clalr se serait Jeté sur le chemin de l’auto, au moment où il était pour suivi par Duncan Ddlle avec lequel il jouait. Le garde-boue de droite l’aurait frappé. Le bambin fut transporté au bu reau du Dr Perron* par M. Pelletier et on a constaté qu’il souffrait d’une fracture h 1® Jambe. L’enfant a en suite été transporté à l’hôpital. Au cours d*un. examen de la machine on a constaté qu’un des freins était en bonne condition, mais que le frein d’urgence était défectueux. M. .Emery Rouleau, accompagné d’un ami ,M. Violette, sont allés passer quelques Jours à Portland. AlÿÂÉÏNërON Ce qni se passe dans la capitale fédérale —On dit à la Maison Blanche que le président Coolidge ne juge pas nécessaire d’bonorer d’une réponse la déclaration de M. Frank A. Van derlip prétendant que le président avait demandé mais non obtenu la démission de l’attorney général Daugberty. Toutes les personnes bien renseignées démentent absolu ment l’exactitude de cette déclara tion. t—La commission des affaires .in sulaires de la Chambre a décidé d’é tabliç un rapport prévoyant ^Indé pendance des Philippines. —Le commandant des forces na vales américaines dans les eaux du Honduras a reçu l’ordre d’obéervei la neutralité la plus Bftricte. 11 de vra se borner à protéger les natio naux et les^ intérêts américains. —La cour suprême a décidé qu< les lois des Etats interdisant la pos session de .boissons alcooliques avam la prohibition nationale, sont par battement valides. Elle a en effei confirmé la condamnation de M. Ray mond Moore conformément aux loit de l’Idaho pour avoir en sa posses sion de l’alcool. M. Moore préten dait que cet alcool ayant été obteni avant la prohibition nationale, l’E tat ne pourrait empêcher de possèdes ce que la loi fédérale autorisait. —La dette publique a été dimi nuée de plus de $4,800 millions de puis le 91 août 1919, date où elli était à son maximum. Le trésor fai connaître que la dette nationale at teint le chiffre de $31.78i.96«,852 L’année dernière elle a été, réduit de $938 millions. V L’AFFAIRE MacLEAN Mme Nettie May MacLean a été libérée de la priBon du' comté, à Portland, moyennant un cautionne* m\it de $10,'000. Elle devra compa raître en cour municipale samedi bous l’accusation d’avoir tué ton bébé d’un an. Son époux, Kenneth-R. MacLean, étudiant du collègeBowdoln, est gardé en prison. Le cautionnementyde Mme Mac Lean a été fourni par Howard-D. Ferris, secrétaire de la loge de Fortland des Elk.s et par Mme Ro berte Reed, agent de la commission d’Etat de la garde des enfanta. Lo père de Mme MacLean, Oscar Volk, est membre de la loge des Elks de Tacoma, Wash. Le père de l’accusé et la mère de la jeune femme sont arrivés dé Ta coma espérant pouvoir obtenir que leurs enfants soient libérés de l’ac cusation qui pèse sur eux. Le jeune MacLean ne peut fournir le cautionnement de $20,000 requis. Il a reçu la visite de son père qui veut tout tenter pour obtenir le cautionnement demandé. ■—i 1 Le froid en France Une vague de froid s’étend actuel lement sur la France. Dans plu sieurs districts la température est exceptionnellement basse. Dans le district d’Aurillac, le département central, le thermomètre enregis tra la plus basse température, 11.6 degrés sous zéro. On rapporte qu’on enregistra 13 sous zéro dans d’au tres endroits, mais la nouvelle n’est pas fondée. Un grand nombre de morts rap portées ces derniers temps, sont dues, croit-on, à la température ri goureuse qui sévit actuellement en France. Fait singulier, les districts où il fait le plus chaud l’été, ont été ceux à souffrir du froid. i On 1’arrétera Lorsque Jack Dempsey retournera à Los Angeles, il sera arrêté, a an i noncé la police. Un mandat pour son arrestation a été émis parce qu’il a négligé de se rendre aux quartiers généraux de la police avant son départ pour l’Est. Dempsey avait enfreint les règlements du trafic et il a négligé de régler cette affaire avant de se rendre New-Yprk. Le champion n'est pas le seul notable i k enfreindre les règlements du tra fie. Ralph de Palma. le fameux chauffeur, et Carter de Haven, ae teur de cinéma, sont parmi eaux qui ont été appelés à comparaître de yunt la police. _ Un® découverte archéologique rient d’y être faite qui aemble dee plus importantes. On sait que Locmarlaquer est un village situé au bout d'une des deux presqu’îles qui forment le Morbi han, la petite mer bretonne. 'Le dernier ras'de marée qui a sé ri particulièrement sur cette partie le la France a dégagé du sable qui les recouvrait depuis des siècles les vestiges d'une bourgade de l’&ge de pierre. *M. LeRouzIc, une géologue connu dans la région, a relevé des tunnels et des "huttes. Il fouilla le sol et U. découvrit des pointes de flèches et des couteaux en silex. Ainsi un raz de marée a décou vert ce qu’une autre tempête avait recouvert h une époque qui se perd dans la nuit des temps. -:oî-' L’accident hippique du prince de Galles Ce n’est pas la première fols que le prince de Galles, en se bsisant la clavicule, est vlçtime d’un accident de cheval. Le Jeune prince a fait, en ces dernières années, plusieurs chu tes dont quelques-unes auraient pu avoir des conséquences très graves. Le 3 novembre 1922, il se foulait un pied en tombant de cheval, du rant une chasse Favonnte; de ses quatre concurrents, trois d’ailleurs étaient tombés au cours de cette épreuve difficile. Devant ces accidents, une certai ne partie de la presse anglaise sou lève la question de savoir si l’héri tier du trône est Justifié fi courir de tels risques. De ce que, au contraire, une au tre partie de la presse n’a pas envi sagé la témérité du prince sous un aspect de risque national, on a con clu témérairement que ces Journaux ne considèrent pas que le prince ait envie de régner. Insulte aux Etats-Unis Des rebelles ont tiré sur le con sulat des Etats-Unis, à Cclba. Hon duras, et un détachement d’infan terie de marine du croiseur Denver a été débarqué pour garder le con sulat. M. 'WhTter, consul, a fait l'ap port qu'on s’était battu dans les rues quatre 'heures durant, et-que quelques balles "avalent pénétré dans le Consulat.” La Propagande allemande 1a propagande allemande en An gleterre redouble en ce moment d’ef forts. De longs articles paraissent dan» le "Times’’, alléguant que les Français travaillant à dégermaniser non seulement la ÿrre, mais encore diverses régions de la Rhénanie. L’ancien ministre libéral Fisher a dû Intervenir pour corriger les inexacti tudes et les exagérations des corres pondants spéciaux de ce journal. Un livre qui vient de paraître. In titulé "la Défaite", par un certain M. Geoffroy Moss, est composé de ré cits d’une partialité marquée contre les Français dans la Ruhr. Cet ou vrage, qui fait sensation^ dans les milieux francophobes de Londres, dé crit par exemple, les soldats fran çais désarmant un officier de la po lice verte, assistant impassibles h son assassinat par les séparatistes, puis se serrant mutuellement la main sur son cadavre. On peut dire que jamais. Jusqu’à ce jour, on n’avait vu en Angleterre un tel débordement de défiance et de haine à l’égard de la France. 8,000 Caisses Huit mille caisses de whisky en* treposé avant la guerre et représen tant un montant d’environ $1,000, 000 ont disparu du Dépôt de eon* centration fédéral confié à la "Stbley Warehouse and Storage Company** de Chicago, selon, une nouvelle pa rue dans le “Chicago Herald and Examiner,” qui ajoute que Ih quan- tité de liqueurs disparues pleut être beaucoup plus élevée. V L’enlèvement de ce whisky des entrepôts surveillés du gouverne* ment où se trouvait une des pluil considérables accumulations de li queurs du pays fut accompli par le moyen de permis, obtenus ou forgés, afin d’obtenir du whisky pour fins médicinales, ajoute le journal. L’on dit- que les dossiers de la compagnie où sont enregistrés ces retraits de boisson ont disparu. Trouvé mort M. Joseph-F. La brie, de Fall RW ,ver, Mass, figé de 56 ans^ a été trou-, vé mort dans sa chambre à coucher, Baraedl, par William Chace, demeu rant sous le même toit. Chace, entendant les aboiements du chien de Labrie se rendit dans lsi logis de ce dernier et le trouva mort dans son lir. _ 1 i Le médecin-légiste fut appelé et après examen. Il déclara que M. Le brie était décédé depuis environ deux jours et de causes naturelles. -:0:———— i Caucus à Berlin Les Républicains ont tenu leur caucus pour la mairie et l’échevlna* ge à Berlin. N.-H. lundi soir. Dans le quartier Un, Frank Hannah a été choisi comme conseiller; dans le quartier Deux, M. J.-A. Larochelle; quartier Trois, Eva Johnson Jr.; quartier Quatre, M. Antoine Babin, candidat démocrate endossé par les. Républicains. L’assemblée fut en thousiaste. Le colonel Cole présida. M. J.-A. Valllancourt fut le choix pour la mairie et fut l’objet d’uni grande ovation. -.—:o'. Rédaction des Taxes Les fonctionnaires du Trésor es timent que le projet de loi voté pat la Chambre produit $446 millions de moins que la loi actuelle. D’après les prévisions actuelles l’excédent des recettes ne sera que de $323 millions de sorte que finale ment lî'y aurait un déficit de $12$ millions. ’20 Travail réduit Par. suite d'une diminution dans le nombre des commandes pour les tissus, on a réduit le personnel ou vrier de la compagnie Appleton, de Lowell, Mass. Depuis plusieurs an nées, les machineries de ces établis sements fonctionneraient plein temps. -:o: 1 Accident d’arme à feu M. Prflï«& Monat, de Chioopee Faits, Mass, s'est accidentellement tiré une balle provenant d’un fusil qu’il examinait, h sa demeure. Le malheureux a été transporte en toute héte à l'hôpital de Sprlng fletd. Mass. On croit qu'il sera pos sible de lui conserver la vie. IMPORT AjVT! 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,,t ...V 'W ,-i 4 LA MORT DE M. WILSON f. Nouveaux rommcnUrlea Adieux de 1» presse allemande M La mort do président Wilson a dé* chaîné dans la presse allemande, un débordement de commentaires hai* ieux. Si le ton varie de violence suivant la nuance des Journaux, le thème demeure le même, et l’on peut dire que le peuple allemand considère la mort de M. Wilson com me une sorte de vengeance et de revanche. v A l’extrême droite, la .“Kreux Zeitung” du 4 février estime que les Etats-Unis, sous la direction de M. Wilson et avant la déclaration de guerre, n'ont Jamais été neutres. Mais le plus grave reproche qu'a dresse le Journal réactionnaire à l’homme d’Etat qui vient de mou rir n’est pas d’avoir essayé de mobi liser tous les neutres contre l’Alle magne; c’est bien plutôt d’avoir, en' publiant ses 14 points, été "le fos soyeur-du régime impérial et le pion nier de la Révolution." "Jamais, écrit la “Kreutz Zei tung’’ un peuple n’a été plus odieu sement trompé que l’Allemagne, lorsqu’elle se remit entre les mains de ses adversaires, sur les assurances de M. Wilson. Pas un seul des prin cipes que le président avait exposés dans son programme de paix ne s’est réalisé; le traité de Versailles va à l’encontre des 14 points... De mê me, à la conférence de la paix, Wil AVANT LA NAISSANCE DES JUMEAUX 8e sentait bien mal.—Elle se sentit beaucoup mieux après avoir pris du Lydia E. Pinkham’s VegetaMe Compound Wyocena, Wisconsin.—“Je pris du Lydia E. Pinkham’s Vegetable cotnpouna avant la naissance de mes Jumeaux, par* ce que ma soeur en avait pris et me l’avait recomman dé. J’étais si faible que je pouvais à peine faire mon travail journa lier, j’endurais tant de mal. Mais avnir nrta 1a seconde bouteille je me sentis beau 1 coup mieux. J’en^pris trois bouteil les et demie pvant d’accoucher et je V finis la bouteille, alors que j’étais au lit. Je me relevai, mé sentant bien, et j’ai pris soin des jumeaux de puis ce temps-là. Je recommande le Vegetable Compound très chaude ment et chanterai ses louanges à l’a venir.”—Mme IDA GERBJTZ* Wyo cena, Wisconsin. II est remarquable combien de cas ont été rapportés semblables à celui-ci. Beaucoup de mères sont faibles e,t épuisées, après leurs cou ches, et pour ces mères le soin de l'enfant est presque impossible. Non seulement cel^ est mal pour la mère, mais l'enfant s’en ressent in directement. Le Lydia E. Pinkham’s Vegetable Compound est un excel lent tonique pour la mère avant et aprèà l’accouchement. 11 est prépa ré avec des plantes médicinales, ra cines et herbes et ne contient rien de dommageable. Il peut être pris en sûreté par les mères qui allaitent. (28) MUSCLES ENDOLORIS LM douleurs soulagées prompt»*. mont on frottant la partie endolo rie arec PETRO-MU88, qui eat un «mguent composé base de moutar de; élimine la douleur. PETRO-MUSS est différent de» autre» onguents. Méflei-voui de» contre-façons. Obtenez le vérita Me. 80c et 60c la Jarre. Gn. Nwtlmr A Ce. Inc. Intw, Hw. Le PETRO-MUSS—tue la douleur Bon a complètement échoué. Pas à pas, il a été contraint d’abandonner, et de renier les points de son pro gramme; il a tout accepté pour sau ver sa marotte favorite, la Société de» Nations. Avec ses Idées confu ses, M. Wilson,- profane en matiè re de diplomatie, a au s’incliner de vant les négociateurs européens, qui lui étalent bien supérieurs par l'ei périence et la routine..-. “Wilson restera une des ligures les plus antipathiques de la guerre Mondiale... Un caractère sournois et déloyal, perfide et jouant toujours un double jeu, joint à l’incapacité et la faiblesse, telles sont les caracté ristiques de sa nature. Adversaire dissimulé d’abord, ennemi déclaré ensuite, courtier déshonnête enfin, voilà comment il apparaît aux yeux du peuple allemand, au malheur du quel il a travaillé plus que tout au tre.’’ Pour la “Rheinisch-Westfftllsche Zeitung’’ (4 février), M. Wilson est l'auteur responsable du chaos qui s’étend de l’Occident à l’Orient. Pour l’Allenfagne, qui a succombé à “l'hypnose wilsonnienne", il a été le mauvais génie. Ses manoeuvres diplomatiques, ses pièges pacifistes, aoceptés et colportés par les socialis tes et leurs pareils, ont conduit le peuple allemand à' détruire de ses propres mains l’édifice bismarckien. M. Wilson n'a rien tenu de ce qu’il avait promis. “La seule cnosè qu’il faille lui laisser, c’est qu’il n’a ja mais perdu de vue son but, qui était, en plongeant l’Allemagne dans l’hypnose, de la réduire à l’impuis sance complète." La “Germania” s'exprime en- ter mes plus modérés. Elle souligne, elle aussi, la désillusion, d'autant plus grande que la confiance avait été plus entière, provoquée par l’at titude du président des Etats-Unis. La destinée politique de M. Wilson, estime le journal catholique, a su bi un échec décisif à Versailles, et cet échec, aussi bien la conféren ce de la paix qu’aux Etats-Unis, peut servir à expliquer et à comprendre le caractère du disparu. Le point dominant de p.p .caractère, c’était le puritanisme, et ce puritanisme était en même temps une faiblesse, puis qu’il entraînait M. Wilson à ne voir qu’une face des choses, sous un as pect dogmatique, et à refuser, par vanité et par besoin de domination, à prendre contact avec les réalités et à s’informer des évènements po litiques. C’est le dogme qui a perdu M. Wilson, de sorte qu’il arriva en Europe sans programme de paix dé taillé, tandis que les autres puissan ces de l'Entente s'étalent déjà liées par des traités secrets. Ainsi, le pré sident se trouva relégué dans la dé fensive, il dut céder pas à pas pour sauver la Société des Nations, il fut abandonné par touB ses amis et con selliers politiques les uns àprèsles Autres.. t v Si M. Wilson n’a pas ténq les pro messes qu’il avait faites, la ‘'Gêriha nia” rappelle cependant qu’il lés avait données en qualité non pas d’homme privé, mais de représen tant et de mandataire dù pedple américain. Aussi, .les assurances1 don nées à l’Allemagne par les.fi points ne s’éteignent-elles pas avec* la mort de M. Wilson, et les Etats-Unis con tinuent-ils h être responsables de l'exécution d’un engagement qui Iqur est légué comme par testament. Pour la "Germania”, le fait que 1 Améri que reprend part la discussion du problème des réparations est un si gne qùte il’on se rend compte, outre Atlantique, de cette responsabilité. “Ainsi, la. mort dé M. Wilson est en même temps un avertissement défi nitif aux Nations, d’avoir à régler leurs différends sur la base de la justice. Car nous autres Allemands, auxquels la mort de M. Wilson Ins pire des sentiments quelque peu di vers, nous reconnaissons volontiers que c’était là le but du- disparu,, mai gre toutes ses faiblesses.’’ L’organe du parti populaire bava rois, le “Bayerischec Kurler H fé vrier), attribut également à M.‘Wil son la responsabilité du désordre économique et politique de l'Europe. "SI l'on peut aujourd'hui prononcer à son sujet un jugement nu peu moins sévère, en ce sens que l’on peut croire qu'il voulait vraiment pacifier le monde; on ce sens .aussi que son intelligence politique n'é tait pas à la hauteur des combinai sons et de la rancune des fourbes impérialistes de Paris, son nom res tera cependant éternellement lié au honteux traité de Versailles, qui a pour but de vouer à la disparition, de la façon la plus injuste et la plus déloyale, un grand peuple Innocent. Il y a longtemps que le monde, et ses compatriotes eux-mèmes, ont- pro noncé leur jugement. Il n’a pas été, comme il l’avait peut-être rêvé, l'homme qui a apporté là paix au monde.” La "Gazette de Francfort’’, qui juge, elle aussi, que M. Wilson était de Rhum et de Miel Soyez capable de résister au froid et aux intempéries tel» que’ les Bûcherons Cane* dieu s, en prenant un simple reconstructeur les forces et un composé stimulant. Agréable à prendre, un préventif efficace contre les rhumes et la maladie après a’étre sxposé an froid. Si vous êtes faible et sujet aux rbnmes et I la toux, 'une bouteille de 1a Médecine de Pierre Cartier vous permettra de résister aux rigueurs de l’hiver. Dana toutes les Pharmaclsa un faible, qui gtsit vente trop en treprendre. alore qu’un dami-dlei •eut aurait pu réuolr dane lé Uohi qu’il B’étalt fixée. déclare qçe js plut grave fauté au' président rut de n, mm L’Union Mutuelle sollici te respectueusement 1s eon tinustion bienveillante du publie en faveur de son gé rant, M. Louis Lacûajce. POURQUOI VOUS DEVEZ ASSURES VOTEE VIS Parce que c’est up devoir à ceux qui dépendent de tous, et que e’est tme pré voyance’; pour vop .vieux jours. Parce que vous ayes main tenant une bpnnsr. saxfté qui voua permette tous assu rer, et qu’en retardant de le faire cela voua coûtera plus cher. L’Union Mutuelle de Portland transige des affai res d ’Assurance-vie depuis soixante-douze ans. Elle possède un Actif de près de Vingt Millions -deDollars, et est LA SEULS COMPA GNIE SOUS LA LOI DE NON-CONFISCATION DE L’ETAT DU MAINE. Agence:, LOUIS IA CHANCE, gérant College Block Lswiston, Maine m sii-B ciliée, ht hafneest pins forte que Ja mais. L’eapfll de la Révolution, lut non plus, u’a pu réussir à s'imposer. Mais la foi a subi de graves dom mages, du fait de M. Wilson. C’est pourquoi son nom doit éveiller des sentiments juhers, ches tous ceux qui' ont été Jadis ses partisans. 11 est possible que le jugement de l’His toire lu) soit plus favorable, si les germes qu'il a voulu propager se développent un jour.” .verras Effort dis yeux Si votre vue est affectée, vous de vez porter des Lunettes immédia tement. Nous vous procurons les Lunettes demandées et les ajustons parfai tement. Penaex-y sérieusement CENTRAL OPTIOAL CO. B. L vnmro, Trop., lytoaMTliU piM. 26 rue Lisbon, Lewiston. Ouirert tarai Ira mercredi! et eemedle eolre. A l’approche du Printemps Faites nettoyer, presser et réparer vos Habits souvent, afin d’avoir uno belle ap parence. La meilleure place en ville, c’est chei—• GAUTHIER A TALBOT «AXLueume 6 rue Spruoe. Lewiston, Mo. TéUpheae SMé Dr E. H. 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Boston, M fG.40 a. m., \lf7.00 a. m., Af7.03 a. nu, M§10.40 a. tn., Hf 10.43 a. m., Af 10.30 a. m., B 12.23 p. nu, Àf2.34p. m., Mf3.45 p. m., B f>.»r»0p.tn.,Af3.36p.nu,B§4.03p.nu, A $4.1üp.m., M *10.10 p. m. Eartnington, AfÜ.47 a. nu, Bfl0.02a. m., A§9.37 a. ni Mi 10.07 a. nu, A tt.40 p. m., 11 ta 10 p. m. i New York, Bf3.30 p. nu, Af3.30 p. m. Portland, Mf0.4Ü a. tn., B f 7.00 a. ra., Af7.05i m. nu, M§10.20 a. tn., BtlO 43 a. m.. A tlO.fi)a. in., Uf2.25 p. m., Af2.34 p. nu, Mf3.43p. m B f3.30 p.m., Af3.3G p. m., 1354 03 p. tn., À§4.10 p. nt„ M *10.40 p. m. Rockland. MtG.40a.m., DM«7.30a.m.,M f 12.40 a. m., M f3.45 p. m. Ruraford,Bf7.30a.nu,Af7.31 a.m., A§3.57a.m.. B§10.07 a. m.,Bf2.00 p. m., Af2.01 p. m. i St. John M| 10.40 p. ra. Watcrville, Mfd.40a. m., M§7.30a.nu, Af8.l4 a.m., Bf8.23a. m., Mt 12.40p. tn., M§12.50p. ra., Af2.40 p. t»., Bf.J.OO p. ra., Mf3.45 p. ra., M* 10.40 p. nu A Auburn. Iî Rue Baie*. M Rue Main/ Tous Ica jours.* l»imanches seulement, f Tous les jours, dimanches exceptes. X Tous les jour"., âameud» exceptes. I) Voyageurs pavent leur betetm passucr de Badi uWoolwich. ,‘fj Tous les jours, lundi exceptes. D. C. DOLT.LASS, MVL. HARRIS, Y. P. et Gerant Agent General 0-23 _ Generui des Passagers».. Portland Lewiston Interarban N (Standard Time) Chars limités Départ sb Ohsrs locaux Départ fis PartlaoS Se. Lnlitet Portland Levlstoa Union Sa. Mon. Bq. Union Sa. 7.05 a.m. U.ué s.m. 11.05 a.m. 1.05 pja. (.05 p.ss. 5.05 p.m. T JM pa. 7.55 a.m. 0.86 a.m. 11.85 a.m. 1.35 p.ta. 8.55 pjn. 5.85 p.m. T31 p.m. *5.00 6.05 8.05 10.05 13.05 3.05 4.05 5.05 B.15 11.30 a.m. a.m. a.m. a.m p.m p.m p.m, p.m. pjn. 5.30 6.20 8.20 10.20 12.20 2.20 4.20 6.20 B.15 11.16 a—Partant dn Terminal, 20 rua Portland ANDROSCOOOIN ELECTRIC CO. Téléphone 866 Lewiston, Me. pour que tu saches bien ton rôle. Nous causerons en voiture. Viens. Et l'homme gris décrocha d’un porte manteau un de ces amples vêtements qui tombent jusque sur les talons et que les Anglais appellent macfar lane. Puis il le jeta sur les épaules de Shoking, dont toute ht ferblanterie honorifique disparut alors, au grand déplaisir du vaniteux mendiant, qui aurait bien voulu se promener une heure Trafalgar square ou dans le Strand, en pïenant le haut du pavé. C’était donc à la suite des événe ments que nous venons de raconter que Shoking, parfaitement stylé d’a vance par l’homme gris, s’était a vancé vers le magistrat de police. Il avait rejeté son macfarlane en arriè re, et il apparaissait maintenant aux yeux éblouis de la foule avec tous ces avantages. Jamais on n’avait vu un nègre aussi décoré, bien que l’em pereur Soulouque eût, jadis, envoyé la reine Victoria, son ambassadeur, le noble duc de Pomme de Terre. —Qui êtes-vous? lui demanda le magistrat un peu étonné. —Je me nomme don Cristoforo y Cordova y Mendès y Santa Pé y Bo gota, répondit Shoking tout d’une haleine, avec un accent espagnol très prononcé et une dignité d’hidalgo. Je suis catholique, et ma religion me commande de ne [ioint laisser un prêtre cahtolique en détresse. Sur ces mots, il tira son portefeuille et laissa couler sur la table placée de vant le magistrat, un fleuve de bank notes, disant avec une négligence de grand seigneur: —A quel chiffre Votre Honneur fixe-t-il la caution? —A quinze cents livres, dit le ju ge. Le révérend Peters Town était de venu p&le de fureur. —Monsieur l’abbé, dit alors le ju ge, vous êtes libre, h la charge de vous présenter devant la justice quand aura lieu le procès de cet homme. Et il désignait John le rough. Le prêtre salua et la foule s’écarta respectueusement devant lui. Pendant ce temps, l'homme gris B’était rapproché de miss Ellen, et il la regardait. Miss EJllen, une fois encore, s’était courbée sous Bon re gard. Il se pencha vers elle et lui dit tout bas: —Vous m’aves reconnu, n'est-ce pas? —Oui, fit-elle d'une voix émue. —Alors, pourquoi nè me livres vous pas? Bile parut tressaillir. •—ffortonst dit-elle, je voua le dt rai. Le juge, en vrai gentleman an glais, crut devoir remercier le pré tendu médecin allemand du concours efficace qu’il avait apporté la jus tice. Il lui fit même un petit speech, qu’il termina en l’invitant à se pré senter le jour même chez le lord chief justice, qui lui adresserait, aus si, ses félicitations. Et l’homme gris se retira, tout confus de ces éloges et acclamé par la foule qui eut pour lui trois grognements des plus flat teurs. Miss Ellen le suivit et lui prit le bras sans affectation, à ce point qU’on aurait pu croire qu’elle était venue avec lui. Tous deux fendirent la foule et gagnèrent le dédale de petites ruelles qui se trouve aux a lentours d’Adam’s Street. Alors l’homme gris regarda miss Ellen: —r-Vous n’aviez pourtant qu’un mot dire pour me faire arrêter? ar ticula-t-il. —Eh bien! je ne l’ai pas dit, ré pliqua-t-elle. —Pourquoi? —C’est mon secret. Il eut alors le regard du milan qui fascine la colombe. —Votre secret, je l’ai, reprit-il, miss Ellen, l'heure où vous m’aime rez est proche. —Oh! fit-elle en se dégageant brusquement, jamais* Il eut un éclat de rire et ils se sé parèrent, lui, continuant son che min elle, demeurant immobile et le regardant s’éloigner. —Ouï, dit-elle, l’heure est pro che. non celle Où je t’aimerai, mais celle où je te foulerai sous mes pieds!... Et elle songea ù rejoin dre le révérend Peters Town, qui de vait être ivre de rage... XXVIII M|sa Ellen revint 4ans Ada*n’s Street. La foule se dissipait peu ù peu. L’homme gris avait disparu. Les pollcemen avaient emmené John le rough; le magistrat était parti, donnant l’ordre de fermer la mai son où était le cudavre. Il n'jr avait donc plus, ni dans Adam's Street, ni dans le passage, le moindre su jet de curiosité. En France, deux heures après, le peuple se serait montré aussi em pressé, aussi curieux, et serait de meuré aux alentours de la maison se livrant mille commentaires. Mais les Anglais sont plus sobres de curiosité et de paroles. Le drame du Southwark venait d’avoir sôn dé noûmeut, et chacun paraissait satis fait. La décision du magistrat avait paru Juste à tout le monde, une seule personne exceptée. Cette per sonne n’avait pas encore quitté le passage-, cherchant des yeux quel qu'un et ne le trouvant pas. Et tout en continuant ses recherches, le ré vérend Peters Town, car c’était lui, se tenait le discours suivant: —Voilà un magistrat de police à qui son indépendance et son impar tialité coûteront cher. J’ai eu beau me pencher à son oreille, lui dire qui j'étais,- lui souffler que le lord chief justice tenait à ce que l’abbé Samuel demeurât provisoirement en prison.'. il a feint de ne pas com prendra. Mais, pensait encore le révérend, un magistrat de police n’est pas com me un juge à perruque. On peut le destituer sans difficultés, et le lord chief justice si je le demande, n'y manquera pas! Comme il prenait cette résolution, une main s'appuya sur son' épaule. Le révérend Peters Town se retourna et reconnut miss Ellen." —Mais, dit-il, qu’êtes-vous donc devenue? Je vous cherchais par tout. —J’ai accompagné un bout de chemin le docteur allemand. C’est très curieux, savez-vous cette ex périence qu’il vient de faire? Et miss Ellen paraissait enthousiaste du moyen employé par le prétendu médecin allemand. —Ah! voub trouvez? fit le révé rend avec amertume. —Très certainement, dit miss El len. Un, sourire- plein d’ironie glissa sur les lèvres minces du révérend: —Pourquoi ne le recommandez vous pas au noble lord votre père, pour qu’il puisse obtenir une récom pense du Parlement?- Il a fait de si belle besogne en vérité! —En effet, dit miss Ellen en sou riant, U a été la cause première de la mise en liberté du prêtre irlan dais. —Et ce nègre qui s’en mêle! dit encore le révérend, les lèvres frémis santes de fureur. Un sourire fut le réponse de miss Ellen. —Mais ce médecin allemand, slé cria le révérend avec une fureui croissante, vous le connaissez donc! Il vous a donc été présenté, que vous êteB sortie avec lui? —Mais certainement, je le con nais, dit la jeune fille, toujours railleuse, Je connais aussi le nègre C’est le complice du docteur alle mand. —Les. misérables s’entendaient! exclama le révérend, qui avait l’é -V «i i cume à la bouche, pour sauver l'ab bé Samuel, qui est leur ami. —Mon révérend, dit miss EUen en souriant, j’ai des choses fort curieu ses à vous apprendre; mais pour ce la, il faut que nous soyons ailleurs que dans la rue. Nous allons monter dans un cab, et je vous reconduirai chez vous à Elgin Crescent. —Parfait, dit Peters Town, qui commençait rougir de son empor tement. Miss Ellen prit son bras et l’entratna hors du passage. Au bout d’Adam's Street, il y avait une place de voitures; le révérend héla un han son et le cabman s'empressa d'avan cer. Quelques secondes après, miss Ellen et Peters Town roulaient vers Elgin Crescent. —Parfait, dit Peters Town, qui commençait à. rougir de son empor tement. Miss Ellen prit son bras et l'entraîna hors du passage. Au bout d’Adam’s Street, il y avait une place de voitures;' le révérend héla un hanson et le cabman s'empressa d’a vancer. Quelques secondes après, miss Ellen et Peters Town rou laient vers Elgin Crescent. —Maintenant, dit miss Ellen, je commence par vous dire que le mé decin allemand, le nègre et l'abbé Samuel sont autant de fenians, —Le prêtre, oui... mais... les deux autreB?... —Je ne l'affirmerais pas d’une fa çon absolue pour le nègre. Cepen dant, je puis répondre d’une chose. C’est que, pendant tout le temps qu’a duré l’interrogatoire de l’assassin, le docteur allemand et le nègre ont échangé de mystérieux regards d’in telligence. Par conséquent, ils étaient complices. —Mais qu’eBt-ce ,qué cet Alle mand? —D’abord, Il n’est pas plus Alle mand qu’il n’est médecin, mon révé rend. Je ne crois même pas qu’il soit Anglais, Peut-être est-il Fran çais. Mais je n’en ai point la preu ve. —Cependant. îTvouf dite» le con naître. j —Sans doute’ et jeln’étonne iiu’un homme aussi perspicace que'vous, mon révérend, ri’e>t1p*s deviné, ajou ta miss Ellen . i ;..t. —Mais, miss Ellen, dit Peters Town, vous m'avez promis une ex plication. —Oh! c’est juste. Vous voulez savoir le motif de mon étrange con duite vis-à-vis de l’homme gris? Et sa voix redevint railleuse. —Eh bien! écoutez-moi. Cet hom me s’est mis dans l'esprit une sin gulière fantaisie. Il s’imagine qu’a près l’avoir haï je finirai par l’ai mer. Et justement, ajouta miss Ellen avec un cruel sourire, j’ai fait le mê me rêve. —Vous voulez vous faire aimer de cet homme? Dans quel but? 1 —C’est alors que commencera ma vengeance. Pardon, vous ne me com prenez peut-être pas, dit-elle d’un ton hantain. Mais cela est, du reste, prafaitement inutile. Et elle tendit 1 la main au révérend: —Au revpir, dit-elle. Demain vous aurez de mes nouvelles. Les deux prêtres étaient tellement 1 étonnés qu'ils la laissèrent partir. Mais lorsque le bruit de la porte se refermant fut arrivé jusqu’à lui, le révérend Peters Town regarda le jeune clergyman: 1 —J’ai peur, dit-il, qu’elle ne nous trahisse têt ou tard. —Pourquoi? fit le jeune homme étonné. 1 —Parce que de la haine à l’amour Ml n’y a qu'un pas. 1 —Le clergyman-tressaillit. —Mais, acheva le révérend, nous serons là, nous.. et ces maudits apôtres de l’Irlande ne ni>us échap peront pas toujours!_ l- j. XXX Les belles de nuit emplissaient Haymarkett, se pressaient sous les arcades de Regent. Street, entraient t au café de la Régence, et refluaient jusque dans Leicester square. Les cabs étaient devenus rares, les pu blic-houses qui n’avaient pas de li cence fermaient, les maisons de nuit s'ouvraient discrètement et à la sour Dans Ponton Street il y a une maison fameuse qu’on appelle l'En fer de mistress Durton. Le Français est galant, sentimen tal, et grand chercheur d’illusions. Même lorsqu’il est aimé à beaux de niers comptant, il se platt à croire que son physique, ou tout au moins 1 ses qualités morales ont un certain poids dans la balance. i Continuer)
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