Le Messager (Lewiston, Me.)
September 27, 1906
Historic newspapers carry the language, views and graphic reporting of their time, including racist content. They are shown to teen and adult profiles.
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j LE NHMNU28B I»K LKWWTON Rédigé en OoiUlioralio* r*biié (ruM fois U •**nmiin,t mardi, JrudJ h).SI fait nuit.il Ms waoia.75 |uür moi* AO Vtota moi*.40 Edrvwârfz Iritrr*. iorr.-[MHMi«o»«**. •U\, cornu» il MtIC: LE MEKSAGIIt 172 ru* Limoin. UulMo», H*. Hlik LE PETIT PARISIEN Rie» «îea penmB«f vivant au f©ud de U province. #'lmajrfaf o* que Part# est une ville taux» fol, ni auteur». Kr rear profonde! Part# ml la ville du moud- qui contient le plua de catho liques et lu qualité pour beaucoup d‘mitre en* ne le cède fui# k la quanti té. Lu génêraet'ê jnwr I-, une* oeu vres y sans: borne#. Les églûies y #oat boudée* de pieux fidèle* et. non pa» seulement de fenum», uuii* d'hom me* Ceux-ci communient en grand nombre, ménte en «emuine Et le peuple, dires-voua* Le peuple m divise. Beaucoup d’ouvriers et de commère,*»’* j août gagné# par la U bre-ftefiaiée et le socialisme que leur inculquent le# mauvais journaux. Oh! le# mauvais journaux! $an* eux le peuple sertit si bon. Dieu Ri honoré si ai a»#, et la France ni chrétienne et si heureuse Mal*, malgré tout, 11 y a dan# pftuple des trésor* de fol et d'honnêteté. Le* traita abondent Ci t©a»-en us tout récent l’a tarriblé accident de tramway •wt arrivé te# jours-ci au jeune Ro bert Droultn. A peine fut-il dégagé de» roues, t l'aide de* cri# des pompiers, que soc premier mouvement, malgré a®» horrible* blessures—-M avait la moi lié de la cui#** emportée, le brus gauche causé en deux endroits, la poi trine presque défoncée, la tête en sanglanté*—fat de rechercher, de as main droite matée Intarte. un cru cifix suspendu k ta poitrine, et' il Je couvrit de baisers; put* il mit à crier. ‘Ta prêtre’ un prêtre!** Le paner# enfant eut 1« prêtre qn*il réclamait; et dan» l'arrière-boutique du pharmacie», aft U gisait pantelant «tir une table. Il put causer «etc lui et recevoir labsolution. loi fotilo était ému© jusqu'aux larme*. Cher petit Parisien, que ion geste e*t sublime' Enfant du peuple, qu elle «m profonde S inspirât ion de la foi qui t’u montre, dans ton petit crucifix, le grand consolateur de ton horrible souffrant t! "La Croix" de Montré»!, »è plaint 4** l'ingratitude tic* hommes. f?e fiant à certaine* promesses, ce journal ne permit un jour de *'*cbeter une pres m. Hfias! If concours pécuniaire at tendu n'est pas venu, et II lui faut ré duire A quatre pages «on formai Et "La Croix'* de s'écrier ‘Ceux qui di sent qu'il e#t facile de fonder un jour nal catholique nen ont jamais fond*, évidemment Fonder un journal est au contraire, la chose la pi us facile A faire, ut ai a c'est W maintenir et le faire prospérer qui est réellement très difficile, "LKtoilc" —-O" LA SU’KFMATIE UH LA tMINK Aucun par* su inonde, d'après une autorité commerciale allemande, ne saurai» éjea 1er la Chine en ce qui con cerne la possession de dl]éfa de char bon. Si l'on considère toute F Améri que du nord en son eosemble, les gi sement do charbon sont estimés A de wbdi*. eh bien! dans un* «amie province d* la Chine fl y en aurait, paraJl-ll, deux fois au tant. E» bien que la Chine soit supposée avoir un approvisionnement ioépuhw l>le de charbon, l'on prétend que les gisements par tonte l'Asie sont ttIK ment vastes qu’on ne petit s'en faire tane Idé** méinc approximative. Le» «épOt» d« charbon de rAméri que Sepimnirlonale sont plus ronsidé laMes qtse ocbi de la France, de l'An* gloterrc. de f Allemagne. de l'Antri ebv. de la Ktwte «t de la Belgique eoaMMi 2>t|«4i les statistique'* founie*, rAlhemrtpïi- a a met de charbon pour d«mr d.ux mille ans au taux actuel de la consonmiatlott, mais rnpprovl» sloftpemm» de la Grand*-Br«&t.«jnie serait épuisé et» moins de qnatr* siè cle». La rcSKjtutos A tirer des préten tions da «avant allemand. c’eut nue dans quelque dix ou vingt siècle*, non* devrons f ni porter notre charbon de l\As c'rM nfho blet» faible tonso latkm pour 1«* enfanta du Céleelo Em pire LES JOURNALISTES FRANCO-AMERICAINS Organisation de l'association.—Adoption du programme pour la défense de la cause nationale Woon&ocket, ïl î., 26.—La deuxiè me séante de U corvei»lion tiw jour-. rultetc* fraxiro-a m f r i -a 1 u m tenait A l'hdiet Monument, hier matin, à 10 _ >.'1, pour entendre le rapport do co-' rulté de* résolution* qui avait été char* «A de Usa préparer, et pour terminer l'organisation de la nouvelle associa tion. Ià> comité des résolût ions, qui était composé de MM La flamme, Couture. Bonneau. ltruciiu. et IjeilfiuthUJter, a [fat* 1* rapport suivant qui a été adop-, ité à l'unanimité: IU-hoItitioftM adt.pi«V« p«r l'associaikm i Le* journalistes franco-américain» de la Nouvelle-Angleterre. réunis *n{ convention à Woo», socket. ft. lus 2 4 et 26 septembre 1606, désireux de sui-' jvr© un programme d'action qui leur soit commun h fous pour la défense des questions d'Intérét vital pour t'été»; ment franco américain, adoptent le* résolution* suivantes coin eue résumant 1«* points essentiels dont II* ne doivent, pas s’écarter dan* la défense de la eau»: se nationale; SulMrali»Mn*cil tut c meu t de» pape», lia rvcomniandect'- h» fouda-; tion d école» paroivaialea pour le» ca tholique* et mt font un devoir de félin-^ ter chaleureiiueBienr le clorgé franco-{ américain et les population* d* nos pa Totae** pour les sacrifice* considéra-j ble* qu'il» d ont pas cessé d« faire eu faveur d'un® o»urr® aussi ioiporlant# U* réclament pour Ira école» paroissla rn*nro>ntn6rkaln®a le droit de 1>» dignement de U langue française au moln« Nur un pied d'égalité or«e lu langue a.n*riais® 11# demandent que Jeu freoinn paroissiale* «oiaut lui#***# noua le contrôle de* ct.rô« Partout oft tl y a de.» Inspecteurs dlo Mkaln» lia Je* prient d'accorder aux ficnçalhe# l'attention qui «ut donnée aux ma itérai anfUU**; lia nxomwan lient, pour le# enfanta frfldietHMaArl pains. rcnsef^Bonetit en francia de toute» le# matière» religion*». Swrlrtéi N nt tonale La société de encours mutuel fourni# Haut aux différent» groupe» ethnique* leur principal moyen d'organisation, le» journaliste» frant o américain* te commandent à Imir* -ompatriote» d enrôler d® préférence !*»rn leurs as Koclationa national*** fédératives demi ITnloa 8t-Jean*lïaiol*ir ? Journaliste* cat ludique* et-fil* âb roué* de rEftlltt, Ut m ou» m, tu dont Ai toute* mo«j «odAtlfe» nationale», ft tout** do» association* parot*«£ak*a. au* tm-in i tirevîu ckrjré franco-américain. A tou» les «•taboUque» d»? notre race, d'aceor [ter le plu* ferum et le pu» *4t»éroux *PP«i A l'ouvre tainte cntreprf*® par la ^Société Crano-AnièrkaifiM du De aler de SMMerre afin dv seconder dans foute in mesure de leur* tore*» le* ef forts accomplis par Son Excellence le EJ Ai*i^»s*!lijue «?i faves;*- d aisse pootlftcaJ** et potr rèj-oudro 6 I du Soue»ifalT* Puütlfe. Nw Journaux L'attention deo Franco-Américain* mt tout particulièrement attirée sur le» résolution# qui ont été adoptée* par] nombre de conventions nationales et di'Btal cou ce rn a ri1, la presse franco-ana* rk-alne: k*« meiaarea de celle ronvea-1 tkm de journaifres. lou» en exprimant] leur rc-connatssaiKe pour IVnwursKe m«*nt reçu dan* le passé, aolltclteot respectueusement, tant de* membre* iu clergé que de»- la»que* et tout *(«4 "kkinem d«u trois société» fédératives ■l-haut tnenUoftnéea. leur généreux patronage en souscrivant person a ♦ufo ruent aux journua* f r ancre américain* eu encourageant no* compatriote* b faire de même ,1 B. Couture. L© Me*aa^* r”, d* Lea-Uttœ. Maine. I>r R. O. Jargon La palme, "Le prc> srés” de Lawrence, Massachusetts (J de Tonnancour. ‘T Indépendant i L'., I» DI..,.. J B. 8. Br&xeuu, W “Jeas>»ApU»te Je Hawtucket, R. I. Kliufmè lapine, 'TEtrtk»" de lanwvll. Mass. Edmond Bêlant#. TOpisfem Publij Htie," d ts que repose les restes de Gabriel Prancftére, te fondateur de la pr^taié-,1 r* société Bt-Je»n Baptiste aux K l ui». 1,'ut» et l'attire sont disparue de/ la srém? de ce monde ».tna faire grand;1 fruit. Le# serve*'» rendit» A une causef1 publique sont »i vite oubliés. neuer les !v ats-i.'nl» à reconnaître lo ysièmc de la porte ouverte à Cuba, la»? le où üa établiraient leur pro octorat sur cette île, ne trouvent pas 'ombre de confirmation ici. Au cou-, raire, le ministère des affaires étran-j :ôrr* déclare que rien» de ce p'fure n’a. té suKüéré par qni que soit. Le nonverorment français wonnailî [ue tes Rfaia-fni* agissent avec uuf» le but de établir l'orJre C*«a»t U répomu» offi j^lioqui est ?»Jto aux uémiants fmu al» qui expriment quelque inquiéta-, e relativement A leur» intérêts dansi ttte lie. pour le cas oft les Américains tondraient à I étaWir leur domination! l«u Ligue des ratholiquoe français,j rganlaée par M. Henry de» Houx, dmaa^ h) but d'obtenir la possession de* h le u» •cclésiastjqne*, pour faire échoc &,t r**fus du pape de reconnaître la loi de- réparation, a tenu sa première a«*r «ion lundi après-midi L'asnlatMWi ii'é tait pa» trê* nombreuse. Après «voir voté plusieurs projets, les membres de 1k ligue ont décidé d** commencer .im médiatement A organiser dans chaque parois*? une succursale de l'amortu tion. Ce mouvement;, qui e»t enoo*-© dan» son enfance, a été inauguré ce fait. 11 y a des gens qui ne veulent pu» noua laisser Jouir tranquillement de* plate! rç de ce monde. Toujours en quête de dangers Iroa Kinulre*, fl* viennent de découvrir que les pépins iH) raisin p«?ttv«îHt donner l'appendicite! C'est folie’ Mate on est ait# quand TV v p nd.c l'avis de Y M> toff, lequel a déclaré qne jamais il l'avait vu un seul pépin datus l'app^n îice. Toutefois ,11 estltue que le raisin *t un fruit malsain, et qu'il ne faut pou* en manger. Vous verre* que nous finirons par le plus rien avaler' Que no* pères étalent heureux? U* mangeaient ce qu'ils rosblec, et n'a rnic&t point toutes uoa maladies-- [•rohablcmeut parc.' quila ne trcin ïlalent pas devant des pépins Je ruUinl
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FEUILLETON OU MES8ACER No 1 8. Un Crime Mystérieux Ptc coup* d« poing». de* brutalité* lavaient *eu! récompensé de son ta lent. et il «Tait le corp* tout endolori par Its corde» qui l'anaerralcnt. Néanmoiu- le brave garçon avait le cœur rempli d'une Joie telle que ges souffrances physique* lui étalent absolument Indifférente*. Il songeait que l'bornoie pour lequel Il avait une si grande reconnaissance avait pu être sauvé grâce à lui Il se disait qu'il avait aidé à une sainte tâche. eearorht«, il avait diparu tout à fait. A-ton» Flortmond pensa 4 sa propre situation Parbleu! c'eat tout simple, se dit II. Arrivé* à Nouméa, es» messiour» refont, liront leur erreur, et il» me re lâcheront, après m'avoir fait de* ea euaee. Mal» en disant cela, il examinait la figure patibulaire du garde-chiourme qni était à sa droite-, et la physionomie aurai peu aimable, quoique plus civi lisée du tnarécUal-des-logi» de gendar merie qui l'avait arrêt#. Cet examen fini. II ajouta e lui-mê me: -r-ues CXCMCS' num je ue mu* Iuu» que ce* k‘‘^1** Jamais A K'ftB faire! Btth* J* leur en ferai grâ ce. Je ne leur demanderai que de me laisser tranquille. Certainement 11 von fétre punis pour leur stupide qui proquo! Prendre un artiste pour un força* évadé? Et avec un meut entre les main» encore: I* fait eut qu'un signalement,—J’ai toujours re marqué ceJa dan» le» drame»,—sort surtout A faire arrêter le» Innocent* et A lalaser p*K*er les coupable»!.. Mai» ü ne voudront p*A en convenir. Il» «e rebifferont II* **«u tiendront “mordieu*” que c’ait moi Robert !*w roche». ou que. al Je ne naît pu* celui là, Je ne peux être qu'un individu tré» susceptible de le remplacer au bagne Pieu des artiste» protégés-moi! fi fut Interrompu dans non mono logue intérieur par un coup de pied qu’on lui amenait dans les côte», en lui criant: —Allons, debout, coquin?... En même temps des poignet* vigou reux le soulevaient FU/Timona comprit quoi» ar rivé à Nouméa. Aver eetie rapidité de l'acteur habi tué 4 oublier subitement toute chose étranger* à «ou rôle. dè* qu'arrive la réplique qui marque #on entrée en ecénr i) abandonna a usai tôt M* ré flexion* rsonnellest, et instantané ment reprit «cm peraonr.Mgt* II redevint l'ivrogne qui ne com prend rien, n'entend rien, et obéi» A •'Importe quelle Impulsion. en balbu tiant des mou Incubèrent». Il te blwa descendre dan.* un canot, comme un colla. mai* ce ne fut pa* «An une un certain battement de coeur qu'il vit la légère embarcation se diri ger vera le pénitencier de nie Sou. Aucune autorité ne *e trouvait là pour le recevoir. Ceux qui raccompagnai* ni le condul rirent néanmoins, eu **i»b qui connal* *eat te* être*, derrière leu bAtiment* de la direction. A ce qu'on appelle le "quartier de punition". Là, Ils rencontrèrent un ç:*rde-cbl eurme qui. apré* quelques mot» échan gé* avec Je maréchûl-dra-logl* de gen darmerie. ouvrit une porte. On descendit quelque» marche*. Fl« rimond sentit qu’on le laissait tomber sur Je sol très humide. I! était plongé dan» une profonde eherurlté. Néanmoins il comprit qu’il se rroqvait dans une des cellule dea ilnée* aux condamné» récalcitrant*. U entendit ceux qui l’avait amené aékngnrr. en disan': —-•On va le laisser d’abord cuver «on vio. et dans quelque* heures on vien dra le chercher pxpliqu*mtt-on avant ou après» H ne passe de* choses ai étrange* dans ce» colonie*' Vu axiome de la discipline n*e»t-il que Von doit d’abord subir la punition infligée «ans murmurer, et réclumer ensuite. Le pauvre garçon, véritablement effrayé, «Maya,de M* lever sur rou *é ut. Le* corde* dont. il était entouré lui entraient dan* les chair* et le faisaient horriblement souffrir. 11 ae trouvait incapable de réfléchir à quoi que ce fut, terrorisé par l'ap préhension du supplice qui le mena çait Néantuoint» une pensée surgit dan* dans ton cerveau. .81 Je n’étai* im» ici cependant, ce serait M. Robert qu'atteindrait cette exécution U est tout au#*l Innocent qne mot. Et. ma foi. quand on a vrai ment 4c la reconnaissance pour les gens, 1! faut la leur prouver. Cotte pensée oniolantc rayant quel que peu réconforté, le catjotlu reparut aussitôt, et il rut un demi-sourire en ajoutant en lui-même; —-En sotani de lâ. je pourrai Jooer la *cé ne de tort are dan» la “Heine Margot” d'après nature. Un eUqoetÜ d'arme* et un brtilt de pas le (appelèrent à la réalité. Oh venait certainement le chercher. lui porte ouvrit. l'n garde-chiourme pénétra dans la cellule, détacha, dan* l'ombre, «au* dire un mot, les corde* qui enserraient Pioriinood, puis durement: —Allons, lève-voua!.. l# comédien obéit. Etes-vous dégrisé au moins? Oui. répbndit-H faiblement, plu» mort que vif. —Ven**!... U le poussait dehors au milieu d'un piquet de soldat», la baïonnette au canon. Mais, arrivé au grand Jour, comine le garde-chiourme, un gardien-chef. jae retournait ver» le priwmuler, ce fonctionnaire s'arrêta tout à cotp, stupéfait —Mal» voua n'ête* im* Desrocbe*! s'écrta-t U aa comble de la surprise. —Je n al pas coi honneur, monsieur, répondit Florlinoud comprenant que le moment décisif était arrivé, et ap*
pelant à lui tout son courage et toute mon Intelligence... Qui étes-vou* donc a Ion» T.». —Moi, imntfrieui, je «il» Jutai |*lo rtmond, artiste dramatique et mou nom e«i assez uvtiaiavilir.«a»ont connu pour nue j*» metsi-c« que voue faites ici, alors? t-M» foi. roomle-ur. Je me te de mande! —rBt comment y Atea-vons? —Je 1 ignore a wilumeut. D’où vi-nez vous?... D'où sortez vous?.... —Monsieur. Je «nia artiste dramat ique, J'ai eu déjà e plaisir de voua le dire Après avoir* plante Je drapeau de 1 art français I travers les conti nent*. J'ai voulu ntvolr la France Hier je me suis embarque à bord du "Moi biha.Q", voilier qui retournait A Mar seille. J'étais A bord A quatre heures du matin, oui me je suis très sujet au mal de mer, ou m'avait conseillé, pour en éviter le» souffrance», de boire pas ruai et de beaucoup manger avant de partir. Je l’ai fuit très conselencitrué» rnent. en forçant peut-être mémo la d«»ee. do aorte qui» le» liqueurs fortes, auxquels Je ne suis pas habitué, m'ont quelque peu grisé, Je crois, A pela* A bord. Je me suis uadorml et. après un horrible cauchemar. Je me suis réveil lé Ici. dan* un cachot, où sauf voire respect, Je me faisait l'effet de Burtdan «San* la ‘Tour do Nesle**. J'ai même crié, comme lui, tout A l'heure. “Mar guerite* ce* cordes rn* font ml' "j Mais Marguerite a'était pas là pour le» desserrer!... L/a uc parue. ih garues chioutmea, regardaient tou*, étonné# icet individu qui pérorait, égayant de 'faire dw* f©*»e* avec se» bru* tmthat a*i». et dont ta figure exprimait un tcdj nhuriaaemeut qu»\ *an» ta gravité dn, la circonstance, 11m eussent éclaté d«; Ij* gardien chef, le» aourdt* froncé» tortillait mu mouaturh* grise non» l'em pire évident d'une hésita (ton et d’une préoccupation toute» uaturelle». Il *e Creusait la tête pour trouver le mot de nette situation. qui était pour loi une véritable énigme. -—Tout cela n‘«*t put bleu clair, dit il enfin. Pourtant je ne reconnais pas Denroche», je l’ai eu #ou# ma coupe. Vont êtes bien ouftéltt de n« p*W fftr* un de se» complice*?,, j —Compil e de quoi De qui?.. Mai» Je n'ai jamais entendu parler de ce Dwocbe», Qu'e»t-ce qu'il faisait? Etait-ce un artiste'’., î —-Otait un ptiérien, qui «'est éva dé aujourd'hui, H J’ai damt l'Idée que von» en navel plu» long sur son compte que vous ne voulez « plu*, comme Jusqu’à nouvel or dre, Il était considéré comme étant le format Desrurhes, il était au régime de» forçats en cellule. Son ordinaire &t composait exclusi vement d'une livre et de pain noir, apportée par un gardc-cblourme qui. malgré les avances gracieuses du prisonnier, ne desserrait pas les dents. ta» uiatin du quatrième jour, deux antre* gurdca-cbJonrmea vinrent lw chercher, et. api A* l'avoir débarrassé do son chaînes, le conduisirent à tra vers les bureaux du Dépôt général dt> la transportation, au cablmt du com mandant de Hic de No», directeur du pénitencier. Mon K»rc*»o, lui dit celui-ci après l’avoir Interrogé, voua avea de U chance qu'une* lettre, arrivée avant hier A Nouméa A votre nom au bureau restant, et que b* police s saisie, dVj prA* nos ordres, établisse bien claire*J ment votre identité, t n ondumné a'si-t. évadé le Jonr même oq voua voua eiu-j barquit*. ut 11 y a certainement eu là, connivence. ~**t'ofàtldenc«, tout au plus, per mouet-mut «te.... —J* no vous permet» pue de m'in terrompre. dk connivence!... mai*| celle connivence, noua ne pouvons p**, la prouver. D'ailleurs, voua méritez due nous vous tardions pour vous être laissé aussi bêtement empoigner que voua l’aves fuit'... Quand on n'est pua forçat, que diable! on te dit. Kiorimontl ne se hasarda pas ré pondre à ce fonctionnaire Irascible Seule aa physionomie indiqua qu'il était prêt h tout accepter. —D'ailleurs. nous n'avoca besoin Ici ni ri’art hue», al d Imbéciles comme von*. Voua allez commencer par filer. K? al Je vous replace A l'tle Non ou ailleurs, Je vous fais boucler A la dou ble chaîne Vous comprenez! Ainsi que Je n ai* pas A voua le répéter, n'ck-t-eo pas’... Florin)oud tourna sept fol» sa lan gue dans sa bouche, mais ne répliqua 1 Il inclina. —AI»! çaî voue n'êtes pas encore parti’ J* rua» dis que vous êtes libre 1 L'artiste précipita vers lu porte. —Eh bleu! et votre lettre!,.. Croyes TO» donc que je veuille garder votre correspond* ne*? Al loue, prcnex ça, et file* vite!... Klorlmond u« ae le Ht pas répéter liée ««coude après, 11 était dehors. l’a gardien l'attendait pour le faire sortir du pénitencier. Tout étourdi, le comédien le suivit jusqu'à une barque qui fait le service de i’tle de Nou à Nouméa. Vous ave* entendu ce que vous a dit M. le commandant?.. —Oui. oui!... l'a homme bien aimu Me. —lTa homme franc, carré par la base. Il aurait un fier succès dans 1# “Tigre du Bengale''. -—Je no «ai* pas s’il aurait du »u< è* au Bengale ou ailleurs. Mais je suis qu'il a dâ vous dire de ne plus repa raître jamais devant lui. Eb bien! Je conseil^ de ne pas lui désobéir, dans votre intérêt. —Je vous Jure que Je ne lui désobé irai j»tm. Insista Florituond avec l’ac cetit d'une indicible énergie. L'artiste ne fut même satisfait que lorsqu’il sentit la barque qui l'empor tait quitter le rivage, et s'éloigner de U terre habitée par le farouche com mandant Alors seulement 11 pensa la lettre que celui-ci ini avait ai gracieusement remise, et qui. wk le dire de ce fonc tionnaire, avait hiré va mise en liber té Elle était décachetée, bien entendu, mais au premier regard jeté sur l’écri ture de !h suscrlption, Fiorimond pâ lit d émotion. et do douces larmes bril lèrent dans ses yeux. —Chère et benne petite femme! murmurât-il Enfin une lettre de lot!... Et aanc m soucier des autres passa gers. démonstratif malgré lui. le co médien embrassa pieusement le papier. Fuis il se mit en devoir de lire ce que ss compagne lui écrivait. Il y on avait long, et certainement le style laissait à désirer. Pêle-mêle des propos d'amour st des détails de ménage, des explications j&â. iiîasit'i^iaïi^sSïKii ,1 il'affaire* Interrompîtes par des pro '.•stations do tendresses, des bagatei les longuement racontées a côté d« nouvelles importantes annoncées es quatre mots. mais, à travers tout eu fuiras, apparaissaient une affection si tendre, si sincère, en chagrin ni pro fond de l'absence dt l'époux, une Joi« si vraie de {'espérance d*ua prochain retour, on y sentait tellement la cha leur de* baisers et la trace des larmes dont la chère créature avait couvert son papier que Florin»ond avait de* sanglota plein la gorge en poursuivant sa' lecture Tout coup II poussa on cri; À propos. disait la lettre, j'oubliala de te dire U chu** la plus importante. "il y a près d'un mois, ta tante Cocherai est morte, subitement. *'J*ai été informée de sa mort par le notaire, qui a trouvé notre adresse par hasard “La tante ne pensait pas A s’en aller encore, et elle n'avait pas fait de tes tament, de sorte que c'est nous qui héritons du théâtre et de sa fortune. ‘Mais on ne peut rien faire avant ion arrivée: dépêche-lot donc, de re venir. En attendant, j'ai pris la direc tion. mais nous sommes restés A Saint Mandé, et nous ne faisons pas grand' —Pauvre tante? murmura Florl mor.d, elle est morte sans s être récon r illée avec nous... Que Dieu aLt son Bine!. Je lui pardonne du fond du lœur tout le mut quelle m'a fait!... Et sa pennée retourna, malgré lui. Il cette triste Journée de neige, où la vieille directrice était restée Inflexi ble A ses supplication, quand il lui men citait un linceul pour sa pauvre petite Bile. Cela reporta son souvenir sur Ro bert Dcsroches, et 11 éprouva une (ttan Je Joie en songt-ant au pain sec et noir Je la cellule, aux coups de poing: des gendarmes et à l'amabilité du com mandant du pénitencier. Tout cela, il l'avait souffert pour payer sa dette de reconnaissance en ver le Jeune homme l.a barque touchait le quai de Nou méa. Heureusement on ne l’avait pas fouillé, et 11 avait encore sur lui un peu de l’argent qu'au montent de son départ lut avait donné madame Oer vais. De plu*, la lettre de sa femme ren fermait un mandat qu’il alla toucher à la poste. Il était ilcha. Tandis qu'il était en cellule, H avait sonné A ce qu’il devait faire quand, ainsi qu’il y comptait, il serait remis en liberté. D abord se renseigner sur le sort de madame Gervais. il eût été iiupradeur de se rendre chee elle pendant le Jour, Peut-être était-il surveillé, et 1a li berté qu'on lui avait accordé* u’éiait vlle qu’un piège pour le surprendre en relations avec celle qu'on devait sup poser complice de l'évasion du con U fallait attendre la nuit. U se rendit dans un des meilleurs hôtels de Nouméa, qu'l) connaissait "pour être pan»ê devant la porte", et Il ne fit nervir un repas capable de lui faire oublier ceux de 111e de Nota. 11 lut encore et relut la lettre de sa femme, et cette lecture et les pensées qu'elle excita en lui te captivèrent tel lement que la nuit «tait venue sans qu'il se fût encore lassé de aon occu pation. Alors H sorti, et. sa rappelant les romans policiers qu'il avait lus, 11 fit r«nt détours, cent crochet» pour faire twrdre sa piste, dans le cas où quel qu'un le Aurait. 11 arriva ainsi à la demeure de ma dame Gervais. A sa grande surprise, la maison lui parut close. Les volets «talent fermés. Aucune lumière ne filtrait travers les portes. Après une longue hésitation, il se décida à frapper. Le marteau de la porte retomba avec la sonorité lugubre qu’éveille tout bruit insolite dans une demeure inhabitée. La petite habitation semblait com plètement déserte. On aursl Mit une maison abandon née depuis de longs mois par ms lo ra taire* —La police aurait-elle déjà fait son oeuvre? so demanda Ptorlmond, le coeur serré d'une dévorante angoisse. 11 songea à questionner quelques cousin*. Mais n’étiiit-cs pas une tentative dangereuse pour sa sécurité personnel le d'abord, puis aussi pour la sûreté de la sainte femme dont H ignorait iusqu’à présent le sort? Après un dernier et infructueux rasai à la porte de U maison, le brave garçon ee décida A abandonner la i»ar ttow Ut ItKMEIMB FAVORI lil im KK2TNCOV I Est le meilleur remède contre tome» i<?* affection» de» rognon», du foie, de ia vessie et du sang; les rhumatismes, ia dyspeimle. la constipa!ion chroni que et te* maladies de» femme». maladies du foie et de ia vessie sont les cause» les plus fréquentes do ces diverse» maladies. Des milliers do psnonMi ne s’imaginent pas qu'elles en sont les vtc.ifme* Pour vous en as surer, remplissez une bouteille ou un vsrre de voire urlue le malin, a il y a dépèt après 24 heures, si elle «st plie, décolorée, visqueuse ou épaisse, vos rognons .-«ont affectés. Autres si gne» le besoin d'uriner sK*uvent. sur tout la nuit, douleurs dans le dos et difficulté retenir l’urlno. Si vous ave* quelques-uns de ces symptômes vos rognons et votre foie exigent une at tention immédiate si vous ne voulez pas contracter le Hrigbt’s Diseajw" courte échéance. Des millier» de personne» ont vtê guéries par le Remède Favori du Dr Kennedy. Il vous guérira. Achete*-eo une bouteille aujourd'hui ou écrivez au Dr David Kennedy» Mon», Koudout N Y pour une bouteille échantillon gratuite et un livre rampii de sages conseil». Grande bouteille fi.00 dans toute» les pharmacie». J 11 allait se retirer quand une femme du peuple. enveloppée dans un long i élément de laine bruce, à capuchon. omrae en revêtent dans l«* porta les {<■tnm*..* d»*s pécheurs, sortir brusque ruent d'une îles ruelles avoisinantes, *a dirigeant ver* lui. j. Arrivée à ses côtés, elle sembla In terroger du regard le» environs. I Puis, rassurée sans doute par cette rapide inspection, elle laissa tomber le 'capuchon qui lut couvrait presque en tièrement la tête. Madame «iervaia! s’écria Klorl mond. —-Oui? c’est molt Mats comment se fait-il?... —Que vous nie tourte» ici, sou* ce :<o*tume, et ayant abandonné ma mai son. C’est simple, mon ami. J’ai eu peur, si J’avais à subir (‘interrogatoire J qu’on ne m'aurait certes pas épargné. de me trahir, ou d’étre obligée de men tir. ce que j.eusse peut-être fait ai maladroitement que J'aurais pu perdre itobert en voulant le sauver. Alors le matin, A peine a-t-il été parti que J’ai fait tons mes préparatifs de départ. J’ai confié mes bagage» à la femme qui ir.e sert et en qui j’ai toute confiance» J’;ii tout fermé chex moi. et J’ai fait r* ndre leu clefs de ma maison aux gens <1 il me l’avaient louée, eu leur disant H qu’une dépêche subite m’avait forcée 'ék d« patlr dès aujourd’hui par un na* fl rire qui doit partir tout do suite. GrA- fl A une respectable indemnité. Je r, ai 1 eu à eaauyer de leur part aucune ob jection. J’ai alors pria ce costume, qui m’a i*ermfa de louer une chambre dans ua hôtel de la basse ville sans être soupçonnée et Je iu embarque sur le premier paquebot en jmrtance —Avec moi! —Avec vous, mon bon. mon cher Klorimond —Vuuh savez donc’ —Je ne t*aU rien, mais J ai tout de* vin*... De la terra***. J’ai pu, une lor gnette, voir le navire qal emportait mon entant disparaître A l’borison. J avals entendu le coup de canon an* uonçunr que son évasion était signalée et J'ai vu l'aviso t'élancer A ia pour suite des bateaux arrêtés par le «tguai ■lu sémaphore J'ai comprit ce qui jpassait; et en vous distinguant dnf«a la barque qui regagnait ia terra, au milieu des gardes-chiourme», sao* qn* l'T Albatros” ait été seulement ti-.fpp J'ai deviné votre généreux ^vosuhR! votre héroïsme. J ai prié alors de tou tou mes force» le ciel pour qut vuuh n to aores pas victime, cl Je vo,s qu il n'a entendue. —C* n’a pas été la faute d-j M. le commandant.. XaU je vous conterai ;J; tout cela A bord du steamer qui noua «‘nmènera II faudra bl»n distraire les longueurs de l\ traversée. —Je ms trîa informée I) p* tia paquebot dans trois jouta, —Nous le prendrons. El dan** deux E.ota nous •nrmt h in» M. Robéft. —Cher enfant: Pourvu qu'il ne lui soit rien arrivé. —Il doit A Sydney abandonner 'TAl* batroa —Oui. C’était convenu dans h? plan que nous avons arrêté ensemble. —Le retard qu il sera forcé de subir !en Australie noua permettra peut-être d'arriver en France presque en même tempe que lai.-.. Je l’espère. Dans tous le* cous savons A Vannes où le retrou «U |Goéland noua a indiqué, voua le sa vez. une auberge que nous avons prfso comme rc-udex-vous. —Je ne l'obll* pas. et maintenant J |que je vous ai vue. Je crois qu‘i! serait bon d'envoyer dès maintenant A ce 'rendez-vous une personne qui noua y attendrait et pourrait noua être uiile. —Qui donc? —Madame Florlmond. L'artiste montra alors à madame Gervals la lettre qu'il venait de rece I
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f.rème, Madeleine était restée pétri fiée. Duo» le silence qui brusquement régna entre le mnrt U femme. celle cl entendait Ut battement saccadé de t« poitrine. Bile attendait l'attaque. les l*>lttg» fermée, ton lèvre# mrrée*. prête A U réatouooe Le mitfruble jm» taisait foujonm. j 11 regardait Madeleine, semblable j à no tigre qui m replie #>ir lui-mème. tendant sea griffe!». avant de bondir eur u proie BtiTiii il paria 9a voix, A lorce de volonté semblait caJri' 11 affectait l’nwnt *an reconduisait an ehAieau. C'eut lu) qui m a mi* aor voa irarem CVaparoli» stupéfUtvnt Madeleine... ti >ii- «Huit rrf homm.'? EM* ne répondit i-.M. Son eorpi tremblai», mal* son oostir Taillant B* falblbtfaU pas Elle oc voulait pa» avoir peur. —J ai éprouvé une laquiétude o«r telle en UB'ntereevaDt Ce voire dispa rition' continua Corvnf. Ce matin. dè« l'aube. J'éUlt monté à votre bambrv pour m'informer de» «utt«* de votre indisposition d hier Je fus d abord tout étonné de voue voir levé* et eor* tic. J’«t penné. qu'en dépit de l'orage de 1« nuli, von» étiez dépendu** au Jardin constater le* déjrat.' dan» prunelle* Krlawa. Il reprit doucement: —Voua ave* va Robert Desraubs*? MaU cela s'wrt pasjxwdbie U mal* heareux n'wt-il pu* A Nouméa, ofi U ex pie *on crime. —Voua savez bien que Robert n’wt pan le meurtrier de tua toê:e. et voua •avez bien aussi qu'il nVl pa» à Nou méa, puisqu'il est Ici, et que cent lui qui im s enlevée' —Loi!... La* pre*s*1A la veUl* il ni avait sauvée de voua, poonulvlt-fllr de voua dont J’élai* devenue la femme. I n crime de plue comme couronnement. comme nauve^urde de vus crime* précédents! Depuis il m'a montré. H m‘a fait con naître la puissance Infernale sou* la quelle voua mari* aaaervlc. K’Mjnà ce qu enfin, celte nuit; tout I heure. «ou* vous trahiealex voua-méuie *m njo Jtant A tou» vos forfait» le plu» abo Minable de* aaertlê-c*! Corvol recula d’un pa*. Elle savait tout. Comment. M. tj'iH nilrurl*» le for ât avtir il r dit i faire jaillir la vé rité et U luta«ère dans l'esprit de celte maire ritiline* Fia» taré, faut A r heure. demfiJit.' Cor vol jr aoofcftraJt, Au Canada l*a «IjiuMHétr.—-Comme* rfHlUt de l'explosion in*»iendu*‘ d'ntt cartouche de dynamite. samedi. vert hr», aux carrière* Wtighl, A Bddyvilto Ont.. Pierre itroofwuMiu. domicilié »0 rae Catherin*. a reçu dea blessurea A la té lé qui ont nécessité «tra transport A Ihôpmil de la rue Wator. oü son fut est considéré très aérions. BrouaMftu avait préparé une ruine qui n‘était par partie et comme il allait voir la tauae du retard, le coup partit l'fto plate de pierres frappèrent le malheureux A la tête, lai causant une cinquantaine de blessures distincte* et, en outre, lut crevant l'oeil droit. Kocwo Cor. On a célébré en grand* pompe A Qnébea les noces d'or racor doulne de M. l'abbé Charte* CloutUr, aumônier dû l'HôtoHMoU du Hirré Coeur. Tri»tr -M Antoine St Pierre. de St-Portunat de Wolfewtovrn. avait la douleur de perdre dernière ment une de ne* Hilft*. Céline, A l'Age de 1* ans et l mol». Pal* singulier. Il y a deux ans, il perdait une autre de se* filles, Adèle. A cet Age aussi de 18 ans et mois et toutes deux sont mor te* le jour anniversaire de leur unis* Le nouvel hôpital Wi,'rk Sais travaux préliminaire* sur la *Jt« où sera érigé le nouvel hôpital catho lique. seront commenças cette a» mal ne M André Bonin, de St-Hjacinthe, qui a obtenu le root rat pour ko excava tions. les travaux en pierre et en bri que. «at arrivé en ville samedi et met tra 5*•{* nomme* a oeuvre in;nif.uauv ment. Le plan du bout*! hftpltal ca tholique coripreDd plusieurs conatruo lion* dont uûo partie aeuietnent sera érigée immédiatement. Lr roiuM M de ville de -—è m prochain* séance. le 19 octobre, dêel d«rv la question du chef de la brigade du feu. La résignation du chef imrval *»ra acceptée et le conseil procédera à la ooajinaGon de son saoetwsour. Le riMiiwil décidera aimai de demander de* *n*.im1«ieion* pour la démolition de la balle Plnlay. Cet édifice sera démolie au mois de novembre. h oar». Plusieurs ours ont été vu» dupai# quelques temps dans le# 1**1* eut!tonnants Mogog. De# moutons sont disparu» des troupeaux cbes le# tnltlvaltur*. l!n* eha*** k maître Mar tin a été organisée HedtfwAM liifUtriqur* Sommaire de la 11 vmime de septembre Notes sur la famille (Toulon de Vil Hors (sui te et fini, Amédée Gosselin, ytre; Tan nés: Le gouverneur éAUMmat; 1-e “Great testent Le capitaine Chabot. PC R., La milice canadienne. Benja min Salie Quest ions, etc Gravure: la» Ch®miter de VlIBers On peut se procurer gratuitement une livraison spécimen do# “Keehr» ebee Historique#'** en s'adressant au directeur de la revue, Pierre-George Roy* rue Wolf#, Lévt» Abonnement U par année H*tr U Côte Nunl. M le magistrat Simard vient dar river de la Côte Nord HU ll parcourue Jusqu'à HlttK Sablon sur «wh» ysefct- Il rapporte que la pèche du «utttmou m été a**c* bonne sur la Côte Nord, niai» presque nulle sur ta côte du Ijibwulor La pê« bc a 1» morue a M généralement médian». H y a lepcndaat compensation pur le fait que^w pécheur» trouve»ont du travail dans les chantiers d* Clarke City, Ma nl couAgttn. Pentecôte, Port neuf et 1*** Est ou mains. PmH. iimmH fédérut On annonce que la session ouvrira an mol» de novem bre Las principales question# qu'on y traitera seron» le rajustement du tarif et le* moyens de transport. Comté 4e Vu^Ih-c.—M 0 E Aniyol, manu facturier, a été choisi comme can didat en remplacement de l'honorable Ch Fl ta patrie*. C’eut le chota de M laurier On dit que dent antres libé raux sont aouri sur les rangs. Ce «ont MM Martineau et Robltallle. Trouvé (M fvdu Samedi à 10 heures du ms tin, M. DosHbéw AUard. céliba taire. Agé de VT ans. a été trouvé pen du dan» la grange de Mme larui» Cbl coins à Si-Jesn-Haptiste de kou ville où 11 était engagé. M. le coroner, le Dr Bernard, est venu sur les lieux et n'a psa jugé à propos de faire une enquête le suicide étant évident Le défunt joftbuuklt d’une bonne réputation et l'on ne peut s'imaginer pour quelle notion 11 liât ôté la vie. hm-Vplc en plHn fiUsgr.- A Sil* fSUadbc'f], comté de Jolie»le, a été tué an porc-éptc qui s'étuu référé dftîis Iti m-».? Mm *J« M. Pic rte Dt»c:b»me l.e rouge.ir a été wuaîtrimê d'un m du oc* A la queue personne. même les anciens du village' ne rappelle en avoir Jamais» vu. sur-' toot comme aujourd’hui, nu centre d. Village. li'iour «u pajv—Ut rumeur qu»\ 11 iK vîtn rentrerait dan* la politique «anudienne semble w» coattrnjer. JA-. DevHn est actuellement député de 0«I-j wny, au Parlement impérial. U succé derait à l'hun M Scott dans le cabinet Laurier, où U représenterait l'élément irlandais. 4c ne pma «avoir ni lire ni éert«*.—Vu i»ro»^« qui intéressait tou» leu contribuable? de LnurlervIUe, a #14 plaidé et Jugé mur il i A Arihnbaakn II s‘uKi«sait de U contestation d'élection d’un WBWlHiln d école. 1>*« couteau unis Alléguaient que le dit commissai re u était im* mifftsamment instruit pour occuper légalement cotte charge. Après examen devant M Je Juge Ma* louln, notre commissaire n’avant ré* «»*1 A lire un i«a* que dan» la page 4 A du rode scolaire et A signer son nom qu'aver difficulté. fut déclaré Incapa ble d'octuper code place et condamné A évncmwr son siège on pavant les frais et dépen*. qui se mon ton! A peu prés A $~tH* (.raml» dommage».- Vit Incendie a détruit, mardi après-midi, la rnanufa turc d»; machines agricoles de 4 I* tTardif* à PîwwisvllUv. On n'a pu sau ver que pour une valeur de quelques centaine* de piastres: on estime ltn J pria. 1-a maison de >1 BûrtMwo de Tint ans*! la prote de» fîanmiea, Peu a'en fallut qnc l'ilôt*! de M Simard n'eût le mémo nort. C'eat la d**o»iéin*! fol* que Taquoduc du Grand Nord pan 'lie par le fou. IÜw>Ur «l'eau.— Mardi matin. la eocu pagnte Kddy «Je Huit, a dû former la* ipellei *ur d*vi autre# de «ne turbin**, [la voisin* de l'eau ne auffUaüt plue à \m actionner. Pour peu que La aécbe roa* continu*. Il faudra fermer com jpjéteaient tcnt évalué»*» A 11.200. M. Drolet «f perdu toute* *m voiture» et «a récolt \..y;ul» fo nommé William LW Uurlers de Québec, uu manoeuvre A bord do barge "‘Prince**'’, de la Montréal Transportai! km Cn »V*A noyé A Lacbin* en voulant sauter d‘u jne barge A dh autre, Le Mût témoin d»* PaecldeBi «rt au» dame Joseph Le* duiî nul se trouvait à moment au bord dan* barge volait»*. Attentat criminel-. -Un attentat cri minel a été rom mis. «an» edi vent 'dix heure*, rue Bain t-Laurent, coin do U rue Mane-Ànn* Montréal. CrAr* A |lftvertlï*eaiéftt d'un dtojtni honnête le complot a complètement échoué Deux cartO’Hbee do dynamite avaient été placées sur ta vole do l'électrique On croit A unt* vengeance aur un con ducteur du tramway. Le tritnmni «le l/vla.—lui menace do grève b pus eu de auit*. tram way* que i on craignait de voir arrêter A Lévla et même A Québec, par sym pathie. ont continué A rouler comme aux jour* cle* plus nombre âne» r»c*t twOn n'asruit plu* raison d» quitter l'ouvrage en bloc du moment que la Compagnie du tramway de Lévla c.on **iit A reprendre les quatre employés qu elle avait congédié» par* que, pa rait-il, il» appartiendraient n l'Union Tout U* monde aent beuretu; de» c*u* solution birufeute. Moulin lnc««dlé. —Le mot lin A nrle de Dauilcit l-alnnde, situé entre 1«hi rue» Raobol ci Miicfeeaoit, ÈConuéal. a été la proie de* flnratuo*, vendredi a pr#»-wWi le. feu a été ml* par une é-! t ht celle tmttiée do la «'Item Inde au? do» déferi* de îjo'î» *ec. Le» perte* sont d» couvertes par l*s« assurance». Ivo pornpio* f. X. MaHhot A été b4«*.«*é au conta de l'I&ctudle. Nout' iuj -Le terrain ap part«naut à M. Bloult». ancien mar cha»'! de bots. situé an coin de* ru«« N.-D. de* Ange* et Boulevard Lange Ile r Québec, a été acheté par la fabri que de la paroisse J arque*-Cartier pour y construire un couvent. I*' feu à Ottawa. It eut assez rare depuis quelque qu’un jour m> paao* Nana que quelque ville de ce eou Mnent ait à éprouver quelque déaaatre. A pré* Hhaw ville, Ai mont Wales, au jourd'hui c’e»t Caup. comté de Carie ton. o® un Incendie a causé des per te* pour $60,000. Il prit naissante aux aciérie* de M B. 0. Hugues. et de beau* édifice* sont détruit*, cotre au tre* le Oorsrall House. la hunque d'Ot tawa, etc etc. I** feu a tout balayé, trials bvureuü* rut-nt que les vtîtagc*>ls ont eu raison de î’inrcndle. après ce pendant plusieurs heure* d'un travail loi nrêve rt«' \\—A une a* cemblée conjointe tenue hier *olr en tre le* délégué» de la Bullders Bxcluui jp» ot de* comité» de* l’nloni du tra vail. on a adopté une base de règlts mont qui a été ratifiée par le* dons parti*. Le* hommes retourneront l’ouvrage demain L'arrangement pro posé est à l’effet d'un arbitrage pour toutes les difficultés qulpourralent sur gir entre les patrons et employée dans la construction KottvHto église.—Mgr Haricot ac compaimé d‘un nombreux clergé a béni lundi remplacement de la nouvel le église de Tétrea avilie aitttée* ast porte» de Montré»!. -9 Il ne faut pas combattre la nature Le Hemé'l* F*Vnrt 4a l»r Kennedy ne fai* ri«T. tte **h». I) sgil truaqiiillemout tl d'ilC ecrd ST** c* que U liste >e ««st il’iMAOiu.slir. A?**• trtuj» quelque trouble evec ru dix** li*»rt, votre fixie ou vu» rognon»! Le* riiunia tûmM vous f**»tiu *euffnt Von* wnui-voo» U tête lourde et pesante) 11 diMiMTa tcutn H-« kmCmm** A votre um». UVIIU VT l'ATAL l it J«’unr Imimn* ia‘* j«*r irtin««y de l-ohi»*. i't+m d«* Montrai Ma roarehaut sur la vnl«» ferré* en tre Bine Honiwiti et Montréal Oi.w; Joseph Marteau. dox mais Marteau évidemment ju tera mal la distance. car avant de s*.‘ mettre à côté il fut frappé A la tête par le char. lu» mort tut tnstnntan-ta Marteau demeurait au No 57a rue Kalnt-Ambrolso. à Saint-Henri. Cléophas Thibault Restaurateur, NUMERO 4 RUEChESINUT Repas servis à toute heure AIDEZ VOS CHEVEUX T**t de perwntM» ont fe» tbereuï fâibi**, dr. cb«\eu\, de* rbtveui çul totni-ent. de* tfawvej» rud««. et* im ont tou» be**»in d'aide, de watt. La* rat au* ont cîc* .ruu«nt lorth. j-utaci.i plus vile, reaceet d«* ù-mu«r, re*t«tu .font uni*. Noum»«/ tt»»cb«>vvu* «t v.m* tu «rri aalufatl*. Ph 4» twratt Noms p.tKO*i to»,a»rt J. C Am C* t^malw t-it q*i a eu lien contre, le premier ml-J juistr M Motyplne. Cette tentative’ criminelle avait été organisée par une juive. Tous les prisonnier* m sont n rouée coupables. Riga, 23—Pondant que le couver-' ifiour général Sollohub faisait une pro-j |monade pied dans les rues de la ville >nne bombe lui a été lancée du hautj jd'uno fenêtre. Personne n'a été bles sé. Il n’y a eu que quelques dégâts 'matériels. La maison de laquelle 1 engin a été llancé a été fouillée, mais on si pu! [découvrir l'auteur de l'attentat. Kursk. 22 flans «mu réunion ex .traordlnalro des maréchaux de la no iblmc il a été décidé, par AS toîx con-j ;tre 3, de rayer des listes de la nu6U**e. trois des membres de l'ancien parlo-j jmem Parmi cea derniers, 9t> trouve laj prince Pierre Dolgorcukoff qui a ai-; igné le manifeste de Vlborg. i Paria, 23.—De vaguos rumeura, ml*! Wa en circulation 11 y a quelques jours,: •cmbient prendre aujourd'hui une for-, me plus définie. 11 ne s'agit rien moins que d'une histoire disant que le tsar, la quitté son empire en ce moment cri-j j tique, nfin d« jouir dune plus grande’ liberté d'action que celle qui lui est laissée dans son palais t'ne version va Jusqu'à dire que jeette attitude correspond A une abdlca- lion temporaire FATAL AtriDKNT
M. Noël Morel tombe en l*an d ns w» go» pré*. hicagu 'Correspondance spéciale A "las Patrie" JOLIBTTE. 24.—Nous avoua le nv aret d’annoncer la mort de M Noël Morel, qui avait quitté JoltcUe le lundi. 1# septembre, par la train de J1 après-midi, pour aller demeurer cheV :*on fils. le Dr C. T Morel, h Bourbon nais. Grove, U!.« et qui a été victime d'un accident de chemin de far, non Jloln de la demeura de son fila, qui l'at tendait avec anxiété. M Morel aé«aU embarqué fi bord; 'd uo train rapide, fi Chicago, en route, pour Bourbonnais. Durant la trajet.; 'soit en traversant tes ctu&rs, soit en m tenant debout sur une des plateformes Il perdu l'équilibre et a té Jeté sur lu voie. L'oa a aperçai aussitôt do 1 ae cident et l’on s'empressa. do recueillir relui dont alors ou ignorait le nota. Il lut transporté k 1 hôpital de St-Luc et lu examinant les papiers qu'il portait lur lut, on constata que le nom de la 1 victime éult M. Noël Morel, de Jo Mette, qui se dirigeait ches son fils, le Dr MoreL Ce dernier fut aussitôt pré venu. A son arrivée à 1 hôpital. grande fut ku surprise en reconnaissant dans ce moribond celui qu'il s'attendait, dans quelques instants, k revoir plein do vie; et en dépit de tous les soins qu'il lui prodigua. U rendit le dernier soupir une heure après son entrée A i hôpital. Le défunt «tait natif de Satnte-EU •sbeth. C'était un citoyen honnête» travaillant, fort estimé et Agé d'envi rou 70 ans. ECHO ur DEMASTIIK San Francisco. 2t>.— Cne autre tra gédie, suite du grand Incendie du 13 août dernier, vient d’être découverte. On a mis nu Jour plusieurs cadavres. 4 iiaus lus ruines d'une construction-^ sur les rues 5e et Mlnava. I-a maison Utait fi quatre étage* et tenue comme pension. On dit que le feu a pris nais une* dans cette maison lors de la t on riagration et que cinquante personne* Valent en ce moment sur le» lieux. Mme Murray, lu matlrewe de pecsiott, n'a Jamais été revue et on croit que son cadavre se trouve au nombre de ru vu trouvés. Elle avait une fille très l'aise à New-York. LE BEAI TEINT PAIT LE BON KEITH l/Oriruisl Crram toi rKinhclIiftfO'ur rntg!que du Dr. T- Félix » L--A.. »»vr« «Mit »u* r*wu* >1* (uMt toi J* (tus* i\-*wni«i >u* *n wr*»«M, VIH* M ü»a.»*, l«r«SlUJUMl* M l/WM w 8M CM4W MJ*, tu* •'C*al rxrta» Ul trl’M*C- Urnwi »mmi H t«f a.»f;U*a>1* 4m fae !»ûf* rt«* Butt-üaM, «h» Caaaéft fl* .'Kinopa. F (RD. T. MUTONS. Pn*. 37 Graal Joam »rnt M THEATRE EMPIRE, CAHW*0R^GeraBtt JEL'ûl, VENûREüE.SÀMEOI-'-eï SAMEDI MATINEE WRIGHT LORRIMER -IDfiNS*- “THE SHEPHERD KW6,r PRIX -SI.50, SI.OO, 75, 50. 25(.‘. 3-JOURS 3 COMMENÇANT LUNDI—DANIEL J. RYAN, Grande Ouverture d’Automne 28-29 SEPTEMBRE CHEZ MARINE ASKIN Marchands à Crédit 173 Rue Lisben, lewiston, Maine
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