Le Messager (Lewiston, Me.)
May 27, 1880
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LC MESSAGER AutmJ tenait I#* Jeudi. AlO>UMr«T •1 r«u 75 l an.. ffloil ftyabU iT.trante. R ne *era u-ua tucuu cornet* di-« tait» •noayxne». Le* kj, qui Bta d'aee r»taini>l> de 9 centia*. Toute* mmittouii jon4,toa( aak«di paa un déni pouce. ..m m taon ce; de naieaancee, mariage* et dcpe *oat pubtiôc* A raison »le 25 renthi*, Hanroqu’elle.a* eondeunenlque les nom* etpaitatet. {Pour le* n*i rolofie*. condoléance*, etc., rmc pila qu» le* eunonc. a Toute» eort'spuodanc*», lettre», revota d irgeut doin ot t-tre connu* Mit. Vol. I. LEW18TON, ME, .T«mi«Ii. j*7 \!:ii 18S0. I--T UUMOII, {^•uistoa. Me No 11. Leni ont Fisher OttMKttt AVTfc Dfc PoHe», Fournâiw* et u»lfi‘»üol «le t.uielpe P«nn|*e», Te vaut en rloaUi, Ziur ett. uivre. Me cUiv.* s îorârr h. reper**-*. Ta-Utet •aande* tinuitr* pnmip'* ruent et soin. Vfnft Tbtier ikm nmifioin J* ft. tt r«nUn« Au X« V.1, m LliM*n. U*I*Um, M«. nwH« *y »i«;q BVV't |ar;iî*u.*4 i-iu-J «Bv>t»q *uo^ 1 j a.»u*te; /-p w-| Mit. pai* *111*1» apuo? •a* t«q W aifqjf »4) xi U A .111 4C* «K dHOOSH s G. MORRISETTE C'AttiOi rç*bt «le FRUITS, CONI JSEKIKS, -NOIX, £c cia Anes ct tabac ArU« lit» Je ftDUhk-». %.4* ene.lt. DI «ODt tu- à !ui Uirr* ur vit.!!* 15. ttu#* N «J a, lui». Tl SMALL CÏE omu nr pi Mrffleur# ftr«(i(.:^eA»»; le* f-iu»fiu» et le* Hi&rd*» eoituK r&filetU.i»t**r*. M OC'AÏ, foira connu 4'i put»: canadien, ter» ui devuir n« q«e Usa mtr*» U>ui*na t r*. RL K LINCOLN. JT RESTAURANT DE LA GITE Batiste du CIT? HALL Porte Tol«fn« dj Bureau WI>\ Trop. j MAONfFIQUg MAI90N OK PENSION tm\t> peu* uü c»n(uA tenus dan? Levittoa, i tenue |'if A/A ICI K FKOVOST U tw Cbfiflvt, j»*Ai t* pbxrruai W da L»r. M*rtr! j Maaat ubl», K«*m» Lll», Fris Wv4tr*i. Ecurie de Louage Iahu « q-j'offre Rotte l!*ne de j puis qu’elle -»f établir. j DR. WOODBURY FILS D&STTXfeTXS PILLHUl Il Y BU K an er4u d« s rue a Uetoc i et P»ne] Donnent Uviîe leur ittenthia et sont pu'te à i Mltsfa.rt- toutes personne* qui suroat besoin 4c leur* service* R -.Van ploie que de* »*t.tl*UX de préauêr* satiné. Attention Attention Plume de 10 A 1e lb G*n»ltares d» rbamhre, VaI meU». Miroir», liot Vices, rtc. le* eereuetii. sor’ un» b»«t>chc toute spécial* d4 ton I «wuirr-’e l.e tout offert. i de» prix plu» réduite que u'iaipurte où dan» LeaUlno Chez T. VAUGHAN Rue LMhiu. S. É. MAY CIE B.i*qrttFR* oi RTitks A fret s de dhaoge. Hèlent t*t vendent ù*« j 1*0r>« du gtMiTc ntuent et har£»nt infi ni du j BUU LZ1B01T. DES FARINES rte choix et le» meilleure* Ejd î ceries^u* prlxle*plu* réduit» peuvent eue icktnt chv* J. M. JOADAJf, IM», rue Ualxtli, J OS. P BOISVERT, connais car *4 ira. Feuilleton. X. S MENDIANT NOIE fw mi nTAU lk nor iA tïk tuu*. {Suit* Xavier Eocaarait avec admiration ce dévouement «uns bot ne a II ne voulut point froisur riiuMioe qui était Mo bk*tïfai «or. Noue U chercheror»*, puisque voue le voulez, tl t H j oiaii voue ave* ùù chercher déjà, et depuis vingt-deex an«, il eût été pcasibir de découvrir cette femme, voua iauri«-i trouvée. J’ai fait ce que j’ai pu, répondit te noir «via no roe diepecee p*e de travailler eaofrre. Je lui ai dit Je la itv*rv*ai Il faut mourir à U tâche t.. A pré* tmt\ de b on mt lire, je 'comtmloçfti a«r le i lump htmerç qu’il avertit confié#. Ia t tance avait par tout ht ?*, et l'embarquement gé nérai fot ordonné, Ce fut un grand mal heur jK)ur moi. car, i Seint-iH> wingue. j Aurais pu m iuiorr.itr, cinrtaor. Couvrir peaWftr*. Am lieu de cela, je que tu ?,trop». daller voue prendre au lieu ou von» avait dépose votre père, et du tu’rnibarquer avec vous nous touchâmes qi .elquei me» eprè* I» terre de Fran'M. 14 «Tavt.ti t eer de croire que rotre mè re no h* p avait précédé». N tu» vécû mes pétulant doua ans, voa» et moi d’un pniie loanie que j’avais prie# avant de pariir, au ïogi* de volt* piff. t'r iinui ces dem su» je ckeichai »aoi reutchu. u 11 n’ait j»** ou hôtel que j aie visité daun Paria. A di-fiut de nom de famil le, j .iTa le nom de IVfflme dr Voir» m«rt j« deu'amlai» madame l>.-.«t»vre j’et» vl* plu»leur» r ce u’était point ce que je h etc au if-. Ix K»r, Je >ev«n*U a non* pauvre logi». je voqi beiçair, petit neitre, je voue ce dormait tin eUnlant une i han coa d'Afrique oa de* Aulille*». *'110 lioi u«'! «avant à qui je m’a dftiRai, écri rit pour moi à Saint-Do mûtgv-c mal» le# ooici étaient là main tenant, niahiv*» suprême*. lii avaient détruit tou* le* régi» tre» et papiers de U colonie. Je fu« ob igt- Je payer l'homme pour «es ton* »dln, .*t me* yeux *e fermèrent. Je fut tenté de fa T pour cacher e«aa bo»t, mai je pensai à voue qui pleuriel dans ma pauvre demeure. J nw(i à mon uni tre et je priai Dieu, te cotaragn me int. J\u* honte «mco* ru, niai» et fut d'avoir liéeté. Oo m« d joui peu d'abord, paie da vantage, p|î# beaucoup te» mendiant» unt '«fur arbtlaudage. Ibnntôt j’obtin» tue faveu» marquée j’élid* beau noir, 1 taisait nuit, s’approchait de votre berceau, c, Voue mettait un baiser an front C’était vous iutmninpil Xavier avec itholion. C 'était moi. l'Ius tarit, aa collè ge, je suivait de loin vas promenade» caillé derrière quelque buisson, je ci o iempiais voa feus J’ai toujours «té pré» de vous, petit naître I l’Ius tard et.eoie, quand vaut sur lltas du col lige, une turc innocente et dont le succès lu-j ruudrt bien heure.!*, rone St eheisir p-iur demeure i’Inltel oh vous habiles et la chambre dual !e lial j l'Oti demis sur mon pat vis. Alors je ne roua 1|U11U! plurv de roue via chanue jour, à chaque heure pour ainsi dite. Je devinai Votre vie,vos pci its chagrins, vos espoirs.. Quoi I s'écris Xavier, visite sau 1 lis» Elle est bien belle répondu en souriant te noir. Il y n lorgteiopa que je l'aime, !a d'ilce enfant, l’uisne Dieu vous faire lreureji. petit lut lise, de lout le bonheur que moulait votre pis .1 j Xavier secoua U téta, va silenoe, puis I il demanda pin s détournai l'entretien, i Mai» pourquoi m’avoir ai long U 111 J s P'ITC MU UOUI UC lut U Vaut mère ▼un# avait abandon* j fit', tépoudit le noir, tl faut us seuil* ment bien fort pour porter une min» à fuir «ou enfeu»,. Je pensai que »l elle découvrait volie existence à 1‘uf.*, elle redoublerait do précaution* et wicatln* rait davantage* fkr, il fait rj«* je la i trouve, piiUqs* bon matire Ta ordon* ué, San» révbm-inerit fort ait st dont jo »’a» pau U for* o« de ut* plâiitdnv car U mt procura le* seul* instant* d? jfl.c que fait» cou nu s depuia 1 iau d*« anué*f, sa»»* ce: hvua ment je nNturâi* rien dit... Je ne aais j même ni, la «e ru ai ut* dernière, j'aurai* j parlé pour voua ftauver, jiellt maître î Xavier (Il un geste Jalonnement, j Je suis toujours à lui, dit le meii* j «liant, répondant à ce geste uen aa voouté avau', la vôtre, avant tout t Mm*, depuis svarit-hier, il rat arrivé un chaugemcul I*»! ddimuvert... i Qu’avea. ro.up U joie du nêgru. Je nti eonùalii pas, murmura-t il, et je no **i* oh*i!c duwvute. ir Alors, taon pectft* ami.., co uu uif. 11 le faut Je le reu*,.. Monsiea da Carrai, ajouta-t-elle avec un aoortre sournois, on dit que voua tuer, l'épée comme Saint-Georgea, votie confrère «Tai quinze a.jz.-donc. Le mulâtre s'assit d’un .%Jr déterminé e qu'il ne faisait jarjai* rn présenté du U marquise. Lu seul# pemee «V»u» i crime commun iea mettait au même ni- veau. Demain, dit-il, voua part*s pour' U* château de Kutnbryv. M. le marquis, n ma prépuce, a invité Xavier à v.> î nit lui rendre on»î vis te. Kcrivcz-lui Ut? votre côté. j Non non î s’écria vivement fis tnarquUe. CeUe lettre pourr iit... Vooh avez raison. Il ne. faut point vous compromettre î Je me charge dV« i crire. Seulement, vous prévieadiex M. de Kumbrye que vous m’avez invité, j Soit. Le resta me regarde. A demain, bonne roaitrtuo noua non*, uverro au château de Kumbrye. Lu mulâtre sortit. 1 Dès qu'il fût dans U ru«%un rire c»!ue à tuon tour non ma après avoir été ton esclave I et alor oh je lui broierai le cumh 1 11 entra Jane un café, otk il écii rapidement quelque» mois. Etisui plia son billet, Tadiessa à Xavier, lit, juter sur le champ à la poste. Il ne faisait tard. Xavier était rentré rhea lui t*t ^étonnait fort que Cnrral u>ûl point reparu d leui hôtel depuis i’évduement Je la uniinct Soit pa ou bli, soit à drsstdn, le lae- diau1, lui avait pas parlé de lu lettre tnystéri etun* envoyée par Carrai an cûuwtUeatn) Je police. î vit il i le Xavier à cet «gsrd. res: ait doue «au* soupçons. E.» outre, il n’avait polat le temps de donner mmi e*ptu à ces ïjr«oc cupai ion* «ecoodaire*. Sa deijtiuéo levait si fort changé depuis quelque* heure* Dc*or-, et e'étail un* bien tris te Msloirt que celle de s» famille. ilais il avait craint «a instant (Titra le fis d'un aigre, d'un mendiant, «t son Jpère sc trouvait être un vaillant soldat. Il avait un nom honorable sinon il lustre. et, qui i que put dire ou faire le fidèle servit! ur qui Mail «n môme temps son protecteur, Xavier ôtait bit* résot u i le porter en fais de tooa. l’était un honnête et bon cteur, mais il i vait bâta do jouir de te nom qui ét it rou bonheur et son honneur. H él ut certes f til pour apprécier ce qu’il y ivalt de j'rand dsu» 1'erugéralion d'ibéimauce qni dominait le devena it] mt de Neptune, mais celte abo ;ga lijm sentait l'esclave, et notre siècle que lai parole du Christ a fait libre, ne anit plus obéir, même s Dieu. Neptune liait plus grand qu'Xavier, [lus libre plua chrétien, car il nV laissait en léSuilive qu'à U libre vo lnntê de blt.i faire. I Xavier avait passionnément souhai té la fortemi pour se rapprocher d'Hé lène maintenant, comme il artive ton ours dans le premier moment d'un ion h* or inespéré, il se dupait à bout de peine va j >i« lu) cachait les ubsMidae ijai restait mire lui et Thiritiôra île jftembrjm. I! ôtait pirdu (Hua ce dédaleVls pen sée* oonfus a qni viennent en foule as siéger l'nouime dont ln vie a lub’rune dite benraitae O' malheurcue, t .raque la porte de ta chambra s'csev.it. Le i
mendiant loir luira. H portail os pa-' qnet soi» le bras. Petit maître, dit-il, je vou» ay port» rotrn bien. V. dépoli le paquet sur un meuble et poursuivi I*eot4t»e m'accuser» z-voua ds T»- voir^ardj trop loü.tfter.p», mai» j*al nuis tant à causer avec met ttorea reli le mur, «Tant de fermer mes y«ox pour le «Mnmeil de U nuit En outre, tou» no i aviez point votre histoire ce» objet» n'auraient eu pour vous au* euu prix. Xaviet devina ce que contenait le paquet. U l’ouvrit respecturuaroj*at, et éiul.t *or la laide le» divers objets -t.. i que nouji avoua vu», suspendue en iro phée, dans la chambre du mendiant, Ylili doua tout c« qui ma reita de mon pire dit-il en m partant i Ini méme. A "m mot», Naptuiiv prit «ne conte* une» crùotire «t embarrassée. Parjonnex moi, petit maître I pal* l utU til. :I X»v er ne l'entendu peint et ecnii uua, J tant: C ouibieu je sais jaloux d» etnque objet i(Ui compose ce pautrreheriuge I Je vous le rendrai, petit maître, je rosi le rendrai dit humblement le noir. I; A'aV'.-ïL'i.iJ Que nu- lendrei-vooe, Bon br»*» uijri pas en co'àrecooin»moi. J'ai «i tant il* peine à ma eéparnr do cela, petit nialtta I Malgré moi, >'a«i funm s'rat échappé de mea œufs» quand j'ai (lit ce paquet. J’ai Yodla le join dre ad lrsir, maie... l*|i sanglot coulera» poitrine. —s Mate juteraiseel uiainteaaot dut maieir.eur», poursuivltiL Jeunursi plut rien.. rien de lui Quand je lui put ]i-lui, nVatendra-t-ù encore t -s Neptune, dit Xavier attndti, t’uui forme e«l è la pitre ad the- et de eus Adèle tertiteur je Tout laitooee, Neptune, malgré m>u Age, ftt eu bond de j île. Merci, dit-il -ili merci, petit mal re vous élee presque anetl boa que. lai! ■.-•V l n domestique do l'bAtel apporta une lettre que Xavier xirnt. Pendant qa’ii la lirait une tiprraaion de joie éclaira sa physionomie, et ar reflétât con use dans an miroir, sur b large vint ge du meadiint. ami (Acmllmtr.) i
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