Midi Minuit Fantastique 1 (1962)

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MIDI-MINUIT FANTASTKIUE Directeur : Eric Losfeld Redacteurs en chef: Alain Le Bris et Michel Caen Secretaire de redaction : Georges Lenglet L,omi*e de redaction : Jean Boullet, Michel Caen, Roger Cornaille, Francis Lacasin, Alain Le Bris, Georges Lenglet, Eric Losfeld, Jean-Claude Komer, Jacques Sternberg, Paui-Louis Thirard. EDITIONS DU TERRAIN VAGUE, 23-25, RUE DU CHERCHE-MIDI, PARIS-3 Sommaire du numero 1 m a I j u in 1962 Jean Boullet : Terence Fisher et la permanence des mythes Michel Nuridsany : « Welcome Monster Lovers » Michel Caen : Erotisme et sadisme dans Toeuvre de Terence Fisher xMichel Caen : Psychopathologia Sexualis de I’oeuvre de Terence risher Alain Le Bris : Une constante fisherienne : le sang Jean-Claude Romer : La machine a degouliner Alain Le Bris : Le theme du chateau dans I’oeuvre de Terence risher Alain Le Bris : Pour une filmogranhie du chateau fantastique Jean Boullet : Terence Fisher et le mythe de Fr.mkenstein Paul-Louis Thirard : The two faces of Dr Jekyll Jean-Claude Romer : Filmographie : Terence Fisher Jean-Claude Romer : Filmographie : Peter Cushing Jean-Claude Romer : Filmographie : Christopher Lee Alain Le Bris : Bibliographie du Cinema Fantastique de 1949 a 1962 Les films : « Macumba Love » J.C.R T7T7^ « The Magic Sword » J.B « Curse of the Undead » (reprise) M.C « Ercole al centre della Terra » M.C Les livres : Le Diable dans I’Art (R. Villeneuve - edition italienne), M.C. Les revues : Aesculape : Les Cannibales » (R. Villeneuve), M.C Cinema 62 : « Tarzan » (F. Lacassin), J.C.R Star Cine Cosmos i <s. Dans les Griffes du \ampire M.C. Star Cine Cosmos : « La Malediction des Pharaons », M.C D 8 12 15 18 19 20 22 22 26 48 50 53 61 61 Prix du numero : 6 NF ABONNEMENTS : — France 5 numeros : 27 NF — 10 numero s : 54 NF - - Etranger 5 numeros : 30 NF — 10 numeros : 60 NF Adresser reglement a : LE TERRAIN VAGUE 23-25, rue du Cherche-Midi, PARIS-6" — C.C.P. Paris 13.312-96

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TERENCE FISHER (photo Hammer Films) <h Terence Fisher et Heather Sears, etudiant le decoupage de The Phan- tom of the Opera. Ce sera la troisieme version de ce classique du Fantastique, adapte du roman de Gaston Leronx. La premiere version etait reahsee pa Rupert Julian, en 1925, avec Lon Chaney Sr dans le role du Fan la Lconde par Arthur Lubin en 1940, avec Claude Rams.

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TERENCE FISHER DIRIGEANT LE TOURNAGE DE THE PHANTOM OF THE OPERA (photo Haiiiiner Films) Terence Fisher iaii centre, cle face) sur le plateau cles Bray Studios, entoure de Herbert Loin (a gauche), ([ui incarne le celelire Pantdnie, et de Edward de Souza, jeune acteur dont ce sont ici les dehuts a Tecran (au premier plan, de dos). A I’extreme droite se tient Ian Wilson, nain el ame damnee du Faiildme. (jSoiis rewercions M. Dennison Thornton, de hi Compngnie Unnuner Filnis, qir. nous a uinuiblement communique ces deux documents. )

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THFi MUMMY (I. A MALEDICTION DES l*HARAONS) Photos Universal.

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THE STRANGLERS OF BOMBAY (photo Jacques Leitienne)

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THE STRANGLERS OF BOMBAY (photo Jacques Leitienne)

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TERENCE FISHER ET LA PERMANENCE DES MYTHES Le fantcistique est, au cinema, le plus me- prise des genres, Uouhli hypocritement mise- ricordieux ou sont tombes Tod Browning et James Whale ne saurait etre compare qu'au mepris qui enveloppe aujourd*hui, chez les gens de gout, les romans de Maturin ou Le- wis, Le pire western ne vous fait que sourire alors que, devant le meilleur film d*epou- vante, le spectateur intelligent ricane, Uaimez- vous, vous ne serez qu*un doux maniaque dont rient avec intelligence quelques sots qui croient avoir hi Descartes. Seul un succes jamais dementi laisse enten- dre que la meilleure des faveurs reste au fantastique : Vestime du public. {Louis Seguin : « Pour un catalogue du Fantastique. » Cinema 56, n° 7.) Lorsque Michel Caen et Alain Le Bris, qui, les premiers, eurent Tidee de cette revue, me rencontrerent, leur decision etait deja prise, le numero un serait un hommage a Terence Fisher. Pourquoi Fisher, et surtout, pourquoi deja Fisher, alors que ses films s’etalent aux frontons des veritables Cine-Clubs : les cinemas de quar- tier ? Fisher n’etait-il pas un metteur en scene de second ordre (de quel ordre serait alors un Cottafavi ? On fremit en Timaginant ! ), n’etait-il pas un hesogneux, pdssant systematiquement en revue les plus grands mythes de I’histoire du Cinema pour de basses et sordides raisons com- merciales ? En un mot, Terence Fisher etait-il bien digne d’un hommage solen- nel et d’une etude minutieuse ? (comme si d’autres s’etaient genes pour rendre hommage a Carl Dreyer, auteur des plus retentissants navets de I’histoire du Cinema). Etudier, des 1962, I’ceuvre de Terence Fisher, est, tout au plus, un signe de lucidite, d’une lucidite propre aux jeunes cinephiles, et dont furent bien incapables, il y a quelques decades, les contemporains de labuleux et dementiels chefs-d’oeuvre aujourd’hui disparus : la Marque du Vampire, Le Masque d’Or, Les Mains d’Orlac, Le Corbeau, Le Chat Noir, L’lle du Dr Moreau... 1

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Une etude serieuse de I’oeuvre fisherienne constituera, dans quelques annees, le tresor que representerait aujonrd’hui un numero special consa- meconnnes de Jean Yarbrougb, Stuart Walker, Erie C. Kenton, George Waggner, Lambert HiUyer, Charles Brabin, Victor Halpenn ou Louis Friedlander. Chaque jour, les delais de dispantion des films, celui de la destruction des copies, sent plus conrts. ^ Shot sorti, sitot detruit, onblie et definitivement enterre. Au trou le antastique du mois demier ! ’ Le merite de Terence Fisher est d’avoir offert la resurrection coUective aux pands archetypes du Fantastique. Sans lui, les cinephiles de vingt ans ignoreraient la plupart des grandes figures mythiques de la Ter- reur cinematographique dliier. Sans lui, ceux qui n’ont pas la chance mouie de connaitre les demiers feux de I’Epouvante et du Fantastique ^on Chaney Jr en loup-garou, ou en momie, John Carradine incamant Barhe-bleue ou Dracula, George Zucco et son dragon volant, Ernest Thesiger, Glenn Stange, Rondo Hatton, etc.), ne connaitraient des grands wchetypes du Fantastique que les rares rescapes du grand mas- sacre : Frankenstein et I’Homme Invisible, Dr Jekyll et Mr Hyde... lors- que bavonarole est passe, il n’a epargne, helas, que Jeanne d’Arc... De toute la production Fantastique « Universal » de ces demieres annees (House of Dracula, House of Frankenstein, the Werewolf, the Mum- mys Ghost The Mummy’s Hand, Son of Dracula, The Vampire Bat, etc.), 11 ne reste deja plus rien, I’autodafe a fait son ceuvre. Plus un seul Zombi sur le marche, oublies Zaroff . L’lle du Dr Moreau Masques de Cire, Dorian Gray, Fu Manchn, plus un seul Mr Moto, pas le momdre Fantome de I’Opera a se mettre sous la dent... periode James Whale — Tod Browning des belles annees IVil a 1936, apres les triomphes de Schoedsack et Cooper, dTrving Pichel de Yarbrough, de Lambert HiUyer, dTlrle C. Kenton, de Friedlander. penode delirante qui succeda aux classiques de I’euouvante (Frankens- tein, Dracula, 1 Homme Invisible, etc.), eux-memes heritiers de Nosferatn, du Golem et de Caligari, ancetres et racines de toutes les terreurs cine- matographiques, apres les demiers feux de la grande periode Universal d apres guerre (Lon Chaney Jr, Jack Pierce, John P. Fulton), anres tant de copies brulees, de precieux press-books mis a la corbeiUe, de jeux entiers de photographies jetes a la poubeUe... apres tant d’imbeciles dispantions et de systematiques destmctions, les jeunes cinephiles ^tendaient un peu de sang frais, ce sang frais fut celui de Dracula, du Horror of Dracula de Terence Fisher pour etre precis. Le choc fut rade ! Rappelons ici a ceux que choqueraient les influences et les emprants evidents dans Foeuvre de Fisher, les emunmts et les influences de ceux le precederent, qui, chacun, « taperent » sans vergogne dans la decade precedente (James Whale, le tout premier). Fisher ou la permanence des mythes, oui, mais aussi le grand James Whale, dont le Frankenstein a la petite fille en blanc, evoque jusqn’a la limite du plagiat, une sequence celebre du Golem muet de Galeen ^ceno reprise, une troisieme fois, dans Le Monstre, de Val Guest), Cahgari, tant de fois demarque et plagie, Nosferatu, lui-meme, qui malgre ses defauts evidents, influencera de ses rites ' pederastico-funebres l'qua- rante annees de vampires au Cinema. L'exploitation systematique des grands personnages du Fantastique (Frankenstein, Dracula, Kharis, la Momie, le Loup-garou), par Fisher, me semble beaucoup plus a encourager et a louer, que la destruction egalement systematique, des films realises sur les memes themes par ceux qui sont incapables de creer ou de perpetuer. 2

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Qmts Terence Fisher « passe en revue » les monstres de « L’ecran des mmmmqaes > me semble une incroyable chance pour les amateurs trop lie Kvres de monstres nourriciers. Je prefere, pour ma part, voir le Kaan de John Lemont, que de n’avoir jamais revu I’etonnant Son K.ong de Schoedsack. n est un fait, que Fisher a « exploite » Frankenstein, Dracnla, la Momie et le Loup-garou; il vient de terminer, ou travaille, a nn Dr iekrll — Mr Hyde (House of Fright), un Fantome de I’Opera, un Homme IsvxsihleaM £t alors ? Tant mieux, remercions-le plutot que de le critiquer. Est-ce plus louahle de bruler d’admirables copies de films illnstrant ces themes, copies detmites a jamais ? Je prefere les restaurateurs aux iconoclastes. L’aspect systematique de Texploitation des monstres-archetypes par TJ*. gene-t-il certains ? Pas moi. Et je veux esperer qu’il continuera longtemps encore et qu’il ira jusqu’au bout de cette resurrection en •OTe. Beaucoup trop de monstres sont encore en lethargie. J’espere bien, qu’apr^ Hyde, le Fantome de I’Opera et THomme Invisible, il « s’atta- quera > a Zaroff, le chasseur d’hommes, vetu de noir, a une version nou- velle, ce sera la quatrieme, de Masques de Cire, qu’il realisera un Dorian Gray, qu’il fera son film de Zombi, et, pourquoi pas, une He du Dr Moreau... La poesie de son Horror of Dracula, la formelle beaute victorienne de ses Frankenstein, son loup*garou sadien, renouvelant le theme du chateau noir et de ses plaisirs interdits, sa momie putrefiee, digne des coules d’antan, peuvent laisser esperer aux amateurs beaucoup d’autres vaudront ceux de John P. Fulton; je ne connais (grace a Michel Caen) que quelques photographies inedites de son prochain Fantome de I’Opera, pourquoi ne vaudrait-il pas ceux de Rupert Julian ou d’ Arthur Lubin..., pourquoi son interprete du fantome masque ne ferait-il pas oublier Lon Chaney (pardon Jean-Claude Romer !) ou Claude Rains ? Pourquoi poisque son admirable Dracula nous a fait si facilement oublier tant de mediocrites inspirees par Bram Stoker, pourquoi demain, tel ou tel, grand archetype choisi par lui, ou par ceux avec qui il travaille, ne ferait pas oublier I’archetype initial d’antan ? N’aUez surtout pas crier au sacrilege, j’ai la chance d’etre de ceux qui connaissent tous, je dis bien tons, les films qui precedent dans le temps les sombres heros de la periode pre-fisherienne et leurs differentes versions... Malgre tant de monstres dans mes tiroirs, je considere ceux de Terence Fisher comme parmi les plus honorables des terreurs cine- mat o graphiques. Avec eux, grace a lui, vous connaissez desormais la penr en couleurs. 3

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Fisher n’a peut-etre pas la genialite d’un Whale ou d’un Browning, il est certain, en tons les cas, que son oeuvre erotique et sanglante esl comparable a celles de Michael Curtiz, de Charles Brabin, de Victor Halperin, ou de Lambert Hillyer... Le merite et Paudace de Michel Caen et d’ Alain Le Bris ont ete de vouloir sauver, a tout prix, des maintenant, pendant qu’il en est temps encore, I’oeuvre la plus agressivement insolite et violente du cinema contemporain. Leur merite est grand, alors que tant d’autres en sont encore a dres- ser la ennieme filmographie de John Ford, de Jean Renoir ou de Rene Clair et que tant d’autres balbutient encore dans les jupons de la Jeanne d^Arc de Dreyer, a Bebe mange sa soupe, I’arrivee d’un train en gare de la Ciotat ou a I’arroseur arrose. Nous etudierons bientot, ici meme, I’oeuvre colossale d’Ernest B. Schoedsack, celles de Willis O’Brien (I’homme a qui I’on doit les miracles du Monde Perdu, de King-Kong, de Mighty Joe Young), d’Irving Pichel, de Merian C. Cooper, de Lambert Hillyer, d’Erle C. Kenton, de Yar- brough^ Ils furent les pre-fisheriens d’hier et leurs oeuvres consacrees a la survie et a la permanence des monstres, sert de lien entre Whale, Brow- ning et le Fisher d’aujourd’hui. Comment Terence Fisher accueillera-t-il ce numero tout entier consa- cre a son oeuvre ? (certainement avec moins de surprise que Cottafavi devant le delire de ses admirateurs) . Saura-t-il comprendre que, lorsque dans notre admiration totale pour sa production fantastique, nous avons confronte un document rare de nos archives avec une photographic recente d’un de ses films, ce n’est qu’un hommage de plus, et que seul le mot de « rencontre » doit etre prononce ici. En ressuscitant tout le Fantastique, en un vaste panorama, Fisher a volontairement evoque, et rendu hommage aux grands classiques d’hier; n’allez pas le lui reprocher chers beotiens, ilotes analphabetes, qui en ignoriez I’existence. Grace a lui, vous apprenez quelque chose et vous recueillez quelques parcelles, quelques piecettes, d’un fabuleux tresor, ou il puise a pleines mains pour notre joie a tous. N’allez pas crier que la goule est trop belle ou que les raisins sont trop sanglants, contentez-vous des monstres du jour, alors que vous ignorez totalement les attraits de ceux d’hier, qui ne se sont penches que sur de trop rares berceaux. Que Fisher continue, grace lui soit rendue, et surtout, n’oublions jamais que, sans lui, les cinephiles de vingt ans ignoreraient I’existence de mon proche parent le comte Dracula, de mon grand-oncle la Momie, de mon petit-cousin le Loup-garou... Merci, M. Fisher, vous avez beaucoup plus que du talent, grace a vous les veritables Dieux (1), exhumes de leurs tombeaux, revoient enfin le jour et retrouvent leurs autels. Merci M. Fisher, d’avoir rendu Dracula aux cinephiles de vingt ans. Jean BOULLET (1) On connait le mot de Baudelaire devant la statuette d’un Dieu zoo-anthropomorphe : « Attention, si c’etait le vrai Dieu ! »

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WELCOME MONSTER LOVERS (Famous Monsters n" 1) Le cinema anglais a ceci de particulier qu’il est essentiellement bri- tanniqne. L’Angleterre est la patrie de Jack I’eventreur, de Swift, la terre d’elec- tion des fantomes et e’est le pays totalisant le record des crimes sexnels. L’Angleterre est, en France, un sujet de plaisanterie facile. Le cinema britannique n’a pas echappe a la regie et, dans rbabituel- lement tres divisee gent cinematograpbique, une remarquable unite s’est faite pour denier toute valeur, voire toute existence, a un cinema qui compte pourtant des reussites incontestables. Pierre Mercier ecrit dans une etude sur le cinema europeen : c Helas, avec le recul, il est impos- sible de ne pas reconnaitre que les cin^stes d^Outre-Manche n'ont rien invente et n’ont influence personne. ^ Si les Cahiers du Cinema consa- crent deux lignes aux films d’horreur anglais, e’est pour les lidiculiser : A propos de < Horror of Dracula » : « Vampires en chaine. Si la comedie anglaise ne fait plus rire personne, on n’en saurait dire autant de cette nouvelle serie de la perfide Albion. » C’est tout. C’est peu. A propos de « First Man into Space film de R. Day : < Lointain remake du premier Quatermass de Val Guest. Pouvait-on faire pire? On I’a fait» Michel Laclos dans Aesculape, numero special consacre au cinema fantastique : c Comme pour ses Frankenstein, son Chien des Basker- viUe, sa Momie, Terence Fisher fait preuve d’un manque total d’imagi- nation ». F. Hoda ecrit dans € Fiction « Le nouveau technicolor de T. Fisher (The Curse of the Werewolf) n’est, a mon avis ni meilleur ni pire que les precedents (...). On se demande pourquoi les producteurs e’ingenient a engloutir tant d’argent dans des entreprises aussi insi- pides. » Sans doute, messieurs les producteurs, qui ne sont pas des philanthropes ni des mecenes, encore moins des amateurs d’art fantas- tique, avaient-Us, contrairement a ce que semble croire F. Hoda, d’excel- lentes raisons de placer leur argent dans ces entreprises jugees un pen rapidement insipides, car nulle ideologic, nul gout particulier, nulle passion ne les animait : L’indice de frequentation des salles londoniennes, tres has et le succes etonnant qu’un film d’horreur, « I was a teenage Werewolf », connut en 1957 necessitait ce renouveau du film fantastique. Hammer Films, a la recherche d’une formule nouvelle, devant le succes foudroyant de ce film, pensant trouver la un nouvel essor, jouant la carte du fantastique, comme elle Paurait fait du documentaire si le docu- mentaire s’etait revele plus rentable, s’assurant tous les droits des sujets d*Universal, entreprit done de mettre en chantier un Frankenstein et un Dracula. On choisit un producteur, on trouva un realisateur et, autour de M. Carreras et de Terence Fisher, d’une equipe de scenaristes, de techniciens et d’acteurs, tou jours les memes, se constitua une enorme machine a produire du fantastique. 5

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eUe pas jnsquT doMw* trois versions'^du^m*''*^ fil »« va-t- vmLI* Me plus violente Tonr^ks U Sa“ et'^f violente de toutes pour le Japon. De ulus « Th. r ^ Pl«8 tein ayant rapporte quelqnes 300 000 The Curse of Frankens- Japon et plus d’un miuToTen Amerind K sur de^raf^i. des r^surUonnis^q^fi^-i 6

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< Peeping Tom » et « Horrors of the Black Museum » sont certaine- ment les chefs-d’oeuvre du film d’horreur anglais. Les couleurs n’y ont pas cette beaute impersonnelle qu’elles ont dans les films de Fisher, la couleur y est delicieusement acidulee comme dans les revues americaines les plus sophistiquees. File est un element moteur du drame comme cette voiture rouge du debut de € Horrors of the Black Museum comme la jupe de la fille dans le pre-generique de « Peeping Tom ». La sequence des jumelles a pointes jaillissantes, celle de la guillotine sont des mor- ceauK d’anthologie. Quant a 4: Peeping Tom le plus beau, le plus ' sadique, le plus merveilleux, le plus intelligent, le plus complexe, le plus lyrique, le plus baroque des films, aussi insense que «The Unknown» de Tod Browning, aussi merveilleusement baroque que 4; Senso » ou € Lola Montes », c’est, pour ma cinematheque imaginaire, un film de tout premier plan qui n’est certes pas deplace a cote d’un Welles, d’un Minelli, d’un Ophuls ou d’un Visconti. Done, si le cinema anglais est la risee de I’univers, comme Pexpri- mait avec humour, parait-il, John Osborne et Tony Richardson dans une lettre au 4: Sunday Times jugement que L. Marcorelles cite complai- samment dans un sien article, il est a craindre que Pnnivers ne devienne a son tour la risee du cinema anglais. Car le cinema d’horreur anglais est certainement, malgre de bonnes reussites mexicaines et italiennes, le meilleur a I’echelon mondial. 4: Peeping Tom », 4: Blood of the Vam- pire 4: Horrors of the Black Museum » sont cent fois superieurs non seulement au fameux 4: Vampyr » de Dreyer qui figure dans toutes les histoires du cinema et passe regulierement dans les cine-clubs, mais encore a bien des films tenus en haute estime par un public qui ignore tout du cinema fantastique et prend « La Chambre Ardente » ou c Marianne de ma Jeunesse » pour modMes du genre. On parle beaucoup en ce moment de Reisz et du Free Cinema; on croit decouvrir le cinema anglais et I’on oubRe que le cinema d’horreur britannique existe, qu’il est tres important, qu’il comporte des reussites exceptionnelles, deja et que cela n’est qu’un commencement. Cela n’a rien d’etonnant, mais e’est dommage. II me reste a formuler des espoirs. Si done, comme I’affirme Derek Hill dans le numero 1 de Sight and sound (Hiver 58-59), c Every horror cycle has coincided with economic depression or war il ne me reste qu’a souhaiter a ces braves anglais une bonne catastrophe economique. Si cela pouvait nous valoir encore un on deux films de la valeur de < Peeping Tom Michel NURIDSANY 7

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EROTISME SADISME dans I’oeuvre de TERENCE FISHER Avec Fisher, il faut le dire tout de suite, nous sommes tres loin du Fantastique cerebral et de I’epouvante psychologique qui s’epanoni- rent aux U.S.A. vers le debut des annees 50 (Cat People, Pandora and the Flying Deutchman...) . Si nous exceptons son humour noir, digne d Ambrose Bierce, qui lui tient lieu parfois de reserve, Fisher Ignore la pudeur. Fort heureusement ses monstres sont monstrueux, leurs exploits sont sanglants. Nous voila aux antipodes des Vampires pour petites filles qui, de Murnau a Dreyer, hantent timidement les salles poussiereuses oil regnenl encore Aristote, les vieilles reliures et les lanieres de fouet qu’on y a decoupees. Fisher n’est pas timide. Malheureusement, nous le savons, Faudace et limpudeur sont regardees comme autant de vices monstrueux qu’il faut dissimuler au plus vite. Fuy^t Fhypocrisie, les Vampires se cloitrent en leur chateau et le baron Frankenstein pose une enorme barre a la lourde porte qui com- mande Fentree de son laboratoire. Quelles etonnantes arcanes se deroulent derriere ces murs epais, dignes de Saligny ou de Roissy ? Fisher, nous Favons dit, n’est pas pudique. C’est un cineaste de Fins- tinct. Au-dela de ces barrieres qui les separent du monde, c’est la necessite erotique et la violence qui s’installent. G’est la rencontre ou tous les phantasmes deviennent realites, celle d’Eros et de Thanatos. L’^ROTISME Depuis que le Fantastique est un besoin pour Fhomme, c’est-a-dire depuis sa naissance, le monstre, Fextraordinaire, Fetrange, furent tou- jours charges d’un immense potentiel erotique. Cette alliance de Famour et de la mort connut, au cinema, son apogee autour des annees 30 a 35. 8

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Puis, helas, le cinema devint intellectuel et les monstres d’apres Pearl-Harbour, trop symboliques (pieuvres geantes, enormes tarentules) ne surent conserver ce don de leurs ancetres : inspirer a la fois la Peur et le Desir (1). Avec Fisher, I’erotisme reprend ses droits et le Monstre se pare a nou- veau de ses caracteres sexuels les plus evidents. Ce qui nous frappe dans son cBUvre, c’est I’opposition entre I’incar- uation du Bien, personnage exclusivement fonctionnel, et le heros noir auquel s’attachent tous les prestiges de la fascination. Quelle femme resisterait au charme du Comte Dracula dont Christo- pher Lee, race jusqu’au bout des griffes, donna I’image la plus convain- eante depuis Pimmortel Bela Lugosi ? Comment les innocentes pensionnaires de Badstein ne succombe- raient-elles pas sous la morsure du trop blond David Peel ? La publicite ne s’est pas trompee sur cet aspect qu’elle souligne, a propos des « Maitresses », de ce slogan savoureux : « II nourrit ses desirs surnaturels de jeunesse et de beaute en faisant d’un college pour jeunes fiUes une chambre des horreurs ! » Enfin il faut remercier Fisher d’avoir ose, avec « Two Faces of Dr Jekyll », bouleverser, pour la premiere fois, le manicheisme chretien du roman de R.-L. Stevenson. Toutes les versions de Jekyll-Hyde, de I’admirable Mamoulian au batard de Mr Renoir, nous avaient tou jours presente Hyde boitillant, velu, simiesque, repoussant comme il se doit pour toute incarnation du Mai conforme aux normes de rO.C.LC. Chez Fisher, graces lui soient rendues, Jekyll retrouve son vrai visage, celui d’un vieux bourgeois barbu a la Zola, alors que son double malefique devient le Grand Seduc- teur dans les griffes duquel toute femme ne pent que rever de tomber un jour. En marge de cet erotisme formel qui embellit brutalement lea femmes vampirisees, la puissance de I’inctinct d’amour et de vie tra- verse toute I’oeuvre fisherienne. C’est le desir qui poussera le Comte Dracula a quitter sa retraile pour trouver Lucy Holmwood, la femme qu’il ne connait que d’apres un portrait arrache a sa demiere victime. C’est I’amour de Kharis pour sa princesse qui, cause d’une epouvantable malediction, fera de Christopher Lee (maquille dans le style de Liz Taylor-Cleopatre) la momie vivante condamnee a veiller sur la tombe d’Ananka. Et la ressemblance d’Isabelle et d’Ananka, prodigieuse identite venue d’a travers les ages, arretera le mort-vivant dans sa terrible vengeance. H faut enfin signaler cette merveilleuse sequence, un des plus beaux moments du cinema d’apres-guerre, ou Lucy Holmwood attend la venue du Comte Dracula. *i\ Elle fait enlever les fleurs d’ail, ouvre sa fenetre en grand, et, retire sa croix en toute hate, donnant a ce geste une admirable signification erotique. Puis, pamee sur le lit, palpitante, haletante dans son deshabille turquoise, elle prepare tout son etre a receyoir le mortel et delicieux hommage du prince des Vampires. - . • ■ • C’est cette meme Lucy, transfiguree, drapee dans le suaire de Carol Borland, qui erre la nuit dans les forets bleutees ou les feuilles tombent au ralenti pour amener a son amant mort de nouvelles victimes. (1) Il faut cependant citer I’exception qui confirme la regie : la tres belle, la merveilleuse « Creature du Lagon Noir », dont Universal nous offrit successivement : Creature from the black lagoon (Jack Arnold, 1954). Revenge of the Creature (Jack Arnold, 1955). The Creature walks among us (John Sherwood, 1957). 9

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^ Grace a Fisher, grace au Cauchemar de Dracula, le vampirisme et lacte d’amour sent desormais indissociables. La Mort, la Fascination, le Sang, retrouvent leurs attributions terriblement sexnalisees et le cinema son naturel droit au delire. LE SADISME I ’oeuvre fisherienne se presente comme une des plus sadiques — je ne dis pas sadienne — et des plus cruelles du cinema modeme. Derriere les murailles du chateau les instincts se liberent. II est done normal que la violence et la cruaute y regnent en maitres, derivatifs et complements d une activite sexuelle trop longtemps refrenee. Alain Le Bris y consacrant ici meme une etude, je ne parlerai pas longuement du sang qui, du Cauchemar au Loup-garou, ruisselle sur les ecrans des authentiques Cine>Clubs. Je ne veux citer que ce plan incroyable : Apres avoir, selon les rites consacres, perce le coeur de Lucy avec un pieu de bois, Peter Cushing ressort du cercueil ses mains inondees, degoulinantes de sang et les essuie consciencieusement avec une ser- viette designee a cet usage. On pense un instant a ce titre aburissant ; « Kiss the blood off my bands. » Pour donner un aper^u de la violence et du sadisme immediat qui circulent dans 1 oeuvre de Fisher, il suffit de ce film injustement meconnu : Les Etrangleurs de Bombay. H s agit d’un tres beau catalogue de tortures, un grand livre d’images dignes du regrette « Journal des Voyages » que Fisher feuillette et nous devoile avec une parfaite gratuite. Des la sequence pre-generique, un jeune gargon, au cours d’une cere- monie d’initiation, a le bras droit dechire au poignard, puis soigneuse- ment brule au fer rouge, tandis qu’un assistant recueille le sang a Paide d’un petit gobelet. Deux malheureux qui, si j’ose dire, etranglaient pour leur propre plaisir ont la langue arrachee et les yeux creves par un bourreau qui manie avec delicatesse toute une panoplie de petits crochets portes au rouge dans la braise. Puis, au cours d’une scene d’une rare cruaute, les deux condamnes, muets, aveugles, le visage souille de plaques de sang coagule, sonl finale- ment Strangles devant la recte reunie. Une jeune hindoue, dont la poitrine dementielle, incroyablement decol- letee, ruisselle de sueur, contemple la mise a mort avec un plaisir evi- dent. Je m’etonne de la presence de cette femme-figure de proue, sado- scopophile, echappee par miracle aux ciseaux de notre Anastasie. U faudrait citer Guy Rolfe, cmcifie au sol, la cuisse ouverte pour que le sang attire un cobra phallique, les exhumations, les mains tranchees que Ton jette, le soir, dans les maisons anglaises en guise d’avertisse- ment... il faudrait citer presque tout le film plan par plan. Bien entendu les happy-few qui se souviennent du Idasque d’Or feront peut-etre la moue devant ce jardin des supplices. J’espere que les autres voudront bien admettre que le cinema n’avait pas et6 aussi genereux depuis de nombreuses annees. Je m’empresse de signaler un aspect jamais mendonne a propos des Etrangleurs : il s’agit d’un des films les plus andcolonialistes projetes sur les ecrans depuis la deuxieme guerre mondiale. 10

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Je n’en veux pour exemple que cette phrase prononcee par le capi* taine Lewis (Guy Rolfe) : « Nous n’avons accompli ici que ce qui etait strictement necessaire a la bonne marche de la compagnie. Qu’avons-nous fait pour ces gens ? Rien. Prenez-y garde, un jour viendra ou ils se revolteront contre nous et nous en porterons la responsabilite... » (2) . Avec La Nuit du Loup-garou, nous revenons au coeur du sujet. C’est le film le plus subtilement sadique, presque sadien, de Terence Fisher. A cet egard le Jeu du Marquis Siniestro avec le Mendiant qu’il saoule puis qu’il oblige a danser, a faire le beau, a ramper pour le faire ensuite jeter au cachot, est un modMe du genre, comparable aux images les plus cruelles d’un Tod Browning. Plus tard, les rapports de la Ser- vante (Y. Remain) et du vieux noble, syphillitique au dernier degre, se rattachent directement a la tradition de la vertu persecutee. Durant les vingt premieres minutes qui comptent parmi ce que Fisher a fait de plus accompli, Yvonne Remain incarne la Victime totale. File est Justine martyrisee, chargee de chaines. Son mutisme accentue encore sa qualite d’esclave, incapable meme de se plaindre. « Les chaines et le silence, qui auraient du la ligoter au fond d’elle- meme, I’etouffer, I’etrangler, tout au contraire la delivraient d’elle- meme. Que serait-il advenu d’elle, si la parole lui avait ete accordee... ^ ( Histoire d’O) . ouV ' . ck \ II faut remercier Fisher. Alors qu’aujourd’hui le cinema, ayant perdu la foi, prefere dissequer « Des Gens sans Importance », Fisher perpetue le mythe, la grande tradition du Fantastique, celle du Desir et de la Mort, celle du Chateau, du Sang et de la cape de Velours Noir. Michel CAEN (2) L’aspect commercial des sectes d’etrangleurs n’est nullement invente par Fisher pour contrebalancer les propos tenus par le capitaine Lewis. De meme, si les scenes de torture peuvent sembler excessives, elles sont pourtant parfaitement « historiques ». On pourra se reporter au tres important ouvrage du colonel James L. Sleeman : < La Secte Secrete des Thugs. » (Le Cube de I’Assassinat aux Indes, Payot, edit. 1934) . 11

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PSYCHOPATHOIOGIA SEXUALIS de I’oeuvre de TERENCE FISHER PARADOXIE. ORGIES. Two faces of Dr Jekyll. La Nuit du Loup-Garou. Le Chien des Baskerville. EXHIBITIONNISME {tenues sommaires, provocantes) . Les Etrangleurs de Bombay (La jeune hindoue). La Nmt du Loup-Garou (Yvonne Romain). Two faces of Dr JekyU. TENDANCES AMOUREUSES SINGULIERES Inceste : Les Maitresses de Dracula. (Le baron Meinster et sa mere.) Amour pour les inferieurs : Le Chien des BaskerviUe. La Nuit du Loup-Garou. FETICHISME. La chevelure : La Malediction des Pharaons. BESTIALITE. La Nuit du Loup^arou (Yvonne Romain livree a un homme-chien) NECROPHILIE. Les Maitresses de Dracula. La Malediction des Pharaons. fa^ropSe?'^® (Reciproque da La Malediction des Pharaons. Vampirisme ; Le Cauchemar de Dracula. Les Maitresses de Dracula. SADISME. ?a S r LouSrou d^chihures ex lacerations : Le Cauchemar de Dracula. Les Maitresses de Dracula. Les Etrangleurs de Bombay. 12

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Pendaisons : Les Etrangleurs de Bombay. Frankenstein s’est echapp6. Strangulations ; Les Etrangleurs de Bombay. Frankenstein s’est ecbappe. La Malediction des Pharaons. Le Cauchemar de Dracula. Les Maitresses de Dracula. Guillotine : Frankenstein s’est ecbappe. La Revanche de Frankenstein. SuPPLICES DIVERS PARTICULIEREMENT VIOLENTS : Les Etrangleurs de Bombay (crucifixion au sol, supplice du serpent, yeux creves, langue arrachee...) . La Revanche de Frankenstein (le docteur Frankenstein lapide par ses patients) . Claustrations, personnages enchaines : Les Etrangleurs de Bombay. Frankenstein s’est ecbappe. La Malediction des Pharaons. Les Maitresses de Dracula. Le Chien des Baskerville. La Nuit du Loup-Garou. Sadisme visuel par intervention de tiers : Les Etrangleurs de Bombay (le personnage aberrant de la jeune bindoue) . Les Maitresses de Dracula (les deux femmes vampires contemplent avec ravissement le combat de Van Helsing et du Baron Meinster). La Nuit du Loup-garou (1). Sadisme de la femme : Les Etrangleurs de Bombay. Mutilations : La Revanche de Frankenstein. Les Etrangleurs de Bombay. Viol : La Nuit du Loup-Garou. MASOCHISME. Peter Cushing : autobrulure dans : Les Maitresses de Dracula. HOMOSEXUALITE. Masculine : Les Maitresses de Dracula (le baron Meinster et Van Helsing). Feminine : Le Cauchemar de Dracula (Lucy Holmwood el sa niece). Les Maitresses de Dracula. PERSONNAGES LIVRES AUX MONSTRES. Frankenstein s’est ecbappe. La Nuit du Loup-Garou. EFFETS D’HORREUR. Tous les films fantastiques de Terence Fisher. 13

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mtemcUioru ( Brides 0’ Michel CAEN PETER CUSHING FREDA JACKSON MARTITA HUNT YVONNE MONLAUR '“VA Rsalisalion de ™%TERENCE fisher Rf'oductior. W/iMiHafnmer Film i5i'.'’s£i'£ ‘LiTz ‘^:‘zt,Z”z°'Tr/ '■ «"• 1 homme-chien. ’ servante par film doit Stre distribne. ““ “«®« selon les pays ou le (CJ. article de Michel Nnridsany dans ce numero.) 14

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UNE CONST ANTE FISHERIENNE : « Le Sang est la vie. > (Bram Stoker, « Dracula ») Cette phrase qu’explique posement Renfield (ie fou fascine par Dra- cula, dans le roman de Bram Stoker) est toute I’explication de la pre- sence du sang dans le cinema frantastique : « Le sang est la vie plus que cela encore, le sang est la mort, done I’immortalite : la vie secu- laire. Longtemps, le sang a coule sur les ecrans du fantastique : que ce soit dans I’oeuvre de Tod Browning, Lambert Hillyer, Erie C. Kenton, et surtout de Charles Brabin adaptateur genial a I’ecran du merveilleux « Mask of Fu-Manchu » de Sax Rohmer. Mais jamais depuis « Le Mas- que d’Or > le sang n’avait autant coule que dans I’oeuvre de Terence Fisher (Une psychanalyse du sang chez Terence Fisher nous semblerait, par ailleurs, tres utile.) . « Terence Fisher ou la permanence sanglante du fantastique » eut ete un litre fort justifie; comme I’ecrit precedemment Jean Boullet, le principal interet du Grand CEuvre fisherien est d’avoir assure, a lui seul, la permanence des mythes. Curieusement, les cinephiles d’avant 1932 pensaient que la peur, a I’ecran, etait synonyme de noir et blanc. « The Mystery of Wax Museum » (1932), de Michael Curtiz, a prouve, bien vite, le contraire; que dire alors de I’oeuvre de Terence Fisher ? Le sang coule, le sang deborde, I’hemoglobine en technicolor envahii les salles obscures pour le grand plaisir du spectateur solitaire, pour la satisfaction evidente du vampire et du loup-garou, le sang coule M. Fisher, « Tout ce sang, tout ce sang »... Depuis le Niagara sanglant du « Sang des Beles » de Franju, jamais le sang ne s’etait autant repandu sur les ecrans; mais alors que chez Georges Franju la perte de sang est evocateur de mort, chez Terence Fisher, « le sang est la vie ». 15

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H esl certain que le sang c en couleur » est beaucoup plus impres* sionnant qu’en noir et blanc; nous pouvons prendre pour exemple deux films recents, un de Terence Fisher, « La Nuit du Loup-Garon et I'autre de Mario Bava, < Le Masque du Demon sans enlever au film de Mario Bava ses grandes qualites plastiques, le sang « exactement rouge sang » de T. Fisher, impressionne beaucoup plus le spectateur, que les larmes de sang noir de M. Bava. La couleur chez Terence Fisher pourrait se limiter a une seule teinte, < le rouge », couleur du sang. Sang rouge surgissant du cercueil du € Cauchemar de Dracula », sang rouge des dissections dans les deux Frankenstein, sang rouge s’etalant sur la gorge de Martita Hunt dans « les mattresses », sang rouge de la « Malediction des Pharaons sang noir et purificateur des « Etrangleurs de Bombay ». Jamais oeuvre cinematographique ne fut plus sanglante que celle de Terence Fisher. Jamais on avait encore ose porter a I’ecran les details sanglants de la mort d’un vampire; la mort de Valerie Gaunt, dans le « Cauchemar de Dracula », est la plus belle mort de vampire jamais por- tee a I’ecran; je ne vois qu’un parallMe a faire, la mort de Lucy dans le merveilleux Dracula de Bram Stoker, jamais un metteur en scene n’avait ete si complaisamment morbide dans le detail, pour cela, merci M. Fis- her. Le sang coule, le sang envahit Pecran : C’est le sang du monstre. abattu dans < The Curse of Frankenstein qui sera pourtant rendu a la vie par le baron, dans « La Revanche de Frankenstein » le sang du cure guillotine a la place du haron dans le film cite supra, le sang du monstre aneanti. Le sang dehordant du cercueil de Dracula dans « Le Cauchemar de Dracula », le sang soutire a Jonathan Barker, le sang pris a Lucy, le sang rouge de I’admirable mort de Lucy, aussi admirable dans le film que dans le Dracula de Stoker : « La chose se convulsa au pre- mier choc. Le visage se contracta, une ecume rouge vint aux levres et les dents grincerent. Arthur, pareil a un Dieu vengeur, frappait sans merci, et le sang ruisselait, Mais soudain, les convulsions cesserent, le visage se detendit en une expression de beatitude, et le maillet echappa des mains d* Arthur, qui s’evanouit. » Ce passage de Dracula constitue a lui seul, pour tout individu nor- malement constitue et s’interessant de pres au Fantastique, la plus importante partie, de « Toute la Memoire du Monde », si j’ai fait un parallMe entre ce merveilleux morceau de fantastique et un non moins merveilleux morceau du « Cauchemar de Dracula », c’est parce qu’il me semble que la rencontre etait indispensable, ce n’est plus une comparaison c’est un hommage. Le sang (puisqu’il faut I’appeler par son nom) n’est pas seulement synonyme de vie dans I’oeuvre fishe- rienne. Synonyme de vie, il I’est dans ; Frankenstein s’est echappe. La Revanche de Frankenstein. Le Cauchemar de Dracula. Les Mattresses de Dracula. La Nuit du Loup-Garou. Purificateur dans : Les Etrangleurs de Bombay (le premier film realise en kali-doscope) ou le sang coule en louange aux divinites erotiques de I’lnde . ancienne. Vengeur dans : Les Etrangleurs de Bombay, Le Chien des Baskerville, Le Cauchemar de Dracula. Le sang se trouve la en tant qu’accompagnateur indispen- sable de la mort physique aux pauvres etres normaux. 16

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HOKIU)r! OF DRACUI.A ( photo Universal)

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HORROR OF DRACULA

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HORROR OF DRACULA « La cliose se ronviilsa aii premier eliue. Le visage se coiitraeta, line eciiiiie rouge vint aiix Jevres et les dents grincerent... le SANG RUIS- SELAIT. » (Brain Stoker : Draeuia.)

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« Merci, M. Fisher, d’avoir rendu Draciila aux cinephiles de vingt ans. » CHRISTOPHER LEE

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HORROR OF DRACULA « ...cette merveilleuse sequence, un des plus beaux moments du cinema d’apres-guerre, ou Lucy Holmwood attend la venue du Comte Dracula. File fait enlever les fleurs d’ail, ouvre sa fenetre en grand, et retire sa croix en toute hate, donnant a ce geste ime admirable signification erotlqiie. Puis, pamee sur le lit, palpitante, baletante dans son desha- bille turquoise, elle prepare tout son etre a recevoir le mortel et deli- cieux hommage du Prince des Vampires. »

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HORROR OF DRACULA (Nous devons la plupart des photographies illustrant ce numero a rinepuisable obligeance des Films UNIVERSAL). PFTFP

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Tassatyvamente vietato ai minori di cinni Is BL CON&IGIjIANO LB PERSONS BENSIBILI DI NOH VBDERB IL FILM DA SOLI Synonyme de vie, certes (que ferait un vampire prive de sang frais ?), mais egalement synonyme equivoque d’amour; citons, pour memoire, la tres admirable scene du « Gauchemar de Dracula », ou Lucy (Carol Marsh), haletante, espere la venue du tres beau et tres seduisant Dracula (Christopher Lee), qui, une fois entree, boira longuement au con de sa victime, scene merveilleusement erotique, faisant beaucoup plus penser a un coit reciproque qu’a une vampirisation ; synonyme d’amour aussi dans « Les Maitresses de Dracula » lorsque le baron Meinster (David Peel) vampire, visiblement inverti, atteint d’nn fort complexe oedipien, possede sa mere, (Martita Hunt) renouvelant, en le renovant, le mythe d’CEdipe. L ^ ^ Vie, mort, amour, autant ae symboles, autant d’espoirs. Croyez-nous, le sang n’a pas fini de couler dans I’oeuvre de Terence Fisher. Nous attendons tous impatiemment le sang des victimes de Mr Hyde, I’Homme Invisible perdant un sang de cristal, une femme-panthere lace- rant ses proies palpitantes... ...encore du sang, s’il vous plait, M. Fisher ! Alain LE BRIS DOiPO IL «FANTASMA DELUOPERA «LA MAdCHERA Dl CERA » «IL DOTTOR JEKYLL» arriva il piu grande film a sensazione di tutti i tempi ♦ Dracula de Bram Stoker, edit. Les Quatre Vents, (Collection « Les maitres du fantastique », epuise). 17

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u MACHINE A DEGOUIINER Da? «»n.^ I® *®"* lecran... Mais cela ne ae produit douteX Housl techniciens (fans acute en blouses blanches) depensent du temps et des Jp a"^re X^,*^'***’’ , d’autres productions s'us scml pules semparerent de la chose a leur profit. Depuis lors « Ho«?r Srmen. ^teinX'd* britannifues sonfS" par la grace de < Hamme?FiXs ®‘ •^“P* necessaires de Jean-Claude ROMER 18

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LE THEME DU CHATEAU dans I'ceuvre de Terence FISHER « Vous etes enfermes dans une citadeUe impenetrable. Vous etes morts au monde, et ce n’est plus que pour nos plaisirs que vous res- pirez. » LES 120 JOURNEES DE SODOME ...Eloigne de tout espace civilise ou regnent les legions policieres du niammifere superieur, ceinture de forets aux ramures impenetrables, se dresse le chateau, retraite symbolisee du subconscient face a I’eloigne- ment d’une societe agonisante. Les etres du chateau, liberes de toute entrave, accomplissent, a eux seuls, la liberation totale de leurs instincts, en dehors de toute conven- tion erronee des civilisations rejetees a I’oubli exterieur. Au dehors du territoire privilegie, se trouvent les etres ennui du temps habituel aux horloges bourgeoises figees au coin des chambres aux lourds rideaux tires, ridicule caricature des retraites symboliques. Le couple bourgeois y vit son existence mortelle; seule, peut-etre, une femme belle et cons- ciente aura la chance chaque nuit d’y recevoir la visite du maitre du chateau. Toujours plus eloigne des enluminures victoriennes, le chateau, essen- tiellement phallique, delirant de plaisirs avoues, reapparait noye dans les brumes irreelles d’apres Tamour. Demeure fcetale d avant 1 enfance, demeure cauchemaresque des songes a la mi-nuit, le chateau retient en ses caveaux morbides les belles creatures masochistes, compagnes immor- teUes du maitre de ceans. 19

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rPnL * *j angoisse, voile de toiles d’araignees indispensables, des- arra^rh' Ti^T -*5 en pins etroites, rultime porte arrachee tel le coit des songes, la creature identifiee a I’individu libere rom^” vengeance et d’amour an diapason de sa compagne tenne’ comine morte, le pien an coenr et le visage supportant soudain le poids infinir"^**’ attentive a ses plus violents desirs depnis des sLles Le chateau, phalanstere sadien des merveillenx deUres on senls les insnlaires inities. symboliqnement affubles de vetements aux teintes noires, vivent en un gigantesqne baUet oniriqne toutes les nnits seen- laires an-dela de la mort habituelle aux denteures exterieures. •fl, “1^”“” j ® e’eigne des humanoides se pamant d’aise devant les cm- citx, eloigne des beux habitnels au souvenir, se dresse nn autre genre de chateau, phalanstere essentiellement sadien des plaisirs propres a lliomnie Le repertoire classique s’y trouve en entier : Grandes salles deBrantes ou sous 1 ceil du marquis « Siniestro », maitre des ceremonies, defile une masse imposante de jeunes et forts jobs garjons dont on soupconne aisemein que leur seul role n’est pas de presenter au maitre des plats gamis de gibier symbobquement decores. On y rit, on s’y amuse des deboires du faible, on lui jette les os a condition tontefois ^il les ronge comme ferait un chien, on I’abaisse volontairement lui faisant comprendre a quel point il est imbecile, veule, laid et ridicule; pour toute recompense, il aura droit an cachot, qu il partagera avec la mente. La jenne femme du maitre fremit d’horreur a la vue des vices sadi- qnes qu entretient le divin marquis. Cachots obscurs, punition du refus d’aimer, ou se tronvent toutes les femmes dans tons les chateaux, forets hermetiques on pousse le tne- loup, ceinture impenetrable identifiee a I’auto-censure du chateau. Tern- p e, mysterieusement symboliqne, de plaisirs inconnus, le chateau, dans 1 oeuvre fisherienne, est I’heritier du Tiffauges ou s’immortalisa le grand Gilles de Rays. ® Autre Ren, autre chateau, celni qui surgit etrangement au bout de fa route ou le carosse, presse de quitter ces lieux maudits, y trouve un equipage qui conduit la victime dans les lieux memes de I’epouvante ancestrale aux memoires humaines. Seul, le monstre du chateau, la cheville dument colonnes symboliques, comprendra a la seule vue de potentiel erotique. La creature, souffrant d’un violent compiexe cBdi- pien, se defoulera en tuant sa mere, amoureusement, selon la methode propre aux vampires. C’est de la fenetre baroque du chateau que la belle et pure jeune fille tentera de sauver le beau jeune homme, trop blond, qu elle ne sait pas etre vampire. SaUes gigantesques, escaliers monumen- taux sayamment sculptes, le chateau de « Brides of Dracula », comme identifie a son maitre, est Fun des plus decoratifs et des moins mythiques de t nistoire des chateaux cinematographiques. De Theure ou la lune se leve, baignant de conleurs fisheriennes la poteme gigantesque, entree des plaisirs surhumains, a I’heure on, dehors, le premier chant des coqs sanglants de I’aurore hurlent la fin des plai. sirs sadiens, le chateau, seule possibilite materielle d’echapper un ins- tant a la reahte des pieges quotidiens, dresse son ecrasante masse dans tout 1 oeuvre filme de Terence Fisher. Longtemps, dans la mamoire des mortels, le chateau dressera ses tours ithyphalliques dans les landes brumeuses du fantastique fisherien, refuge ferme a tout jamais aux Civilisations mourantes. enchainee aux la femme son compiexe cedi- Alain LE BRIS 20

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Pour une Filmographie du Chateau Fantastique II nous a paru indispensable de faire suivre ce court article sur le chateau dans I’oeuvre de Terence Fisher, d’une filmographie des cha- teaux fantastiques. II va de soi que cette filmographie n’est pas limi- tative. 1928 « La Chute de la Maison Usher ». Jean Epstein. 1931 :« Frankenstein ». James Whale. Avec Boris Karloff. « Dracula ». Tod Browning. Avec Bela Lugosi. 1932 « The Mask of Fu Manchu » (Le Masque d’Or). Charles Brahin. Avec Boris Karloff. < White Zombie » (les Morts Vivants). Victor Halperin. « The Most Dangerous Game (les Chasses du comte Zaroff). Schoedsack et Irving Pichel. 1934 « The Black Cat » (Le Chat Noir). Edgar G. Ulmer, avec B. Kar- loff et Bela Lugosi. « Death takes a Holiday » (Trois Jours chez les Vivants). Mitchell Leisen. Avec F. March. € Mark of the Vampire ». Tod Browning. Avec Bela Lugosi. 1935 < Bride of Frankenstein ». James Whale, B. Karloff, Elsa Lan- chester. c Black Room Mystery » (le Baron Gregor). Roy William Neill. Avec Boris Karloff. 1936 « Dracula’s Daugter » (la Fille de Dracula). Lambert Hillyer, B. Lugosi. 1939 c The Cat and the Canary » (le Mystere de la Maison Norman). Elliot Nugen. 1940 4: Ghost Breakers » (le Mystere du Chateau Maudit). George Mars- hall. Avec Paulette Goddard. 1941 « Topper’s Return » (la Demiere Enquete de Topper). Roy Del Ruth. 1944 < House of Frankenstein ». Erie C. Kenton. 1945 € House of Dracula Erie C. Kenton. 1948 « Abbott and Costello meet Frankenstein ». Charles T. Barton. 1951 « The Strange Door » (le Chateau de la Terreur). J. Pevney, B. Karloff. 1952 € Scared Stiff » (Fais-moi peur). George Marshall, avec Jerry Lewis. < < The Black Castle » (le Mystere du Chateau Noir). Nathan Juran, B. Karloff. 1958 « The Blood of the Vampire » (le Sang du Vampire). Henry Cass. Avec Donald Woolfit. 1961 < The Pit and the Pendulum ». Roger Corman. Avec Vincent Price. 1962 « El Castillo de los Monstros » (film mexicain). c The Magic Sword » (I’Epee Elnchantee). Bert I. Gordon. Rappel : « Le Chateau de la Mort Lente » (Donatien), « le Lit a Colonne ^ (R. Tual), € la Danse de Mort » (Cravenne), « I’Etemel Retour » (Delannoy), « les Visiteurs du Soir » (Came). 21

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TERENCE FISHER et le mythe de FRANKENSTEIN Realise en 1931, d’apres le beau livre de Mary Shelley (femme du poete), Frankenstein, mis en scene par James Whale, devait influencer la production americaine pendant de longues annees. A la meme epoque, Dracula, L’Homme Invisible, < Murders in the rue Morgue » (de Robert Florey) et I’inoubliahle Dr Jekyll, Mr Hyde, semaient Fepouvante grace aux affiches geantes repandues dans le monde. A la verite ce « frisson nouveau » n’etait pas neuf. Dracula n’eUit que I’heritier de Nosferatu, L’Homme Invisible parlant, celui d’unbomme invisible muet, et Mr Hyde lui-meme n’en etait pas a sa premiere adap- tation. 22

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Le parlant et le sonore ajoutaient aux images I’angoisse des glou- glous marecageox, des portes gringantes, des cris d’effroi qui dechiraient la nuit des cimetieres. Frankenstein lui-meme ne faisait que reprendre a son compte les plus belles images da < Golem ^ de Henrik Galeen, film allemand muet de la grande epoque (a ne pas confondre avec le Golem de Duvivier, film de grande qualite, helas disparu des ecrans). Entre Frankenstein et le Golem les similitudes esthetiques eclatent, le geant rugueux, vetu de toiles grossieres erre hors de la ville et, c’est dans le Golem, la merveilleuse image du monstre prometheen pressant dans ses bras la petite fille qui d’un geste (en toumant I’etoile placee au centre de ea poitrine) , le rendra a sa petrification premiere. Image reprise dans toute sa beaute quand le monstre de Frankenstein, a la demarche automatique, jettera a I’eau la fillette avec qui il cueillait des paque- rettes. Meme contraste entre le super-homme robot, aux gestes saccades, a la sensibilite fruste, en face d’une enfant vetue de blanc. Partout c’est la meme legende d’un corps inerte rendu a la vie par la foudre (Frankenstein) ou la main d’un Pygmalion (le Rabin Loew du Golem) , Pygmalion qui s’improvise metteur en scene. Plus tard, Frankestein parlera (La Fiancee de Frankenstein, Universal films). II dira : « J’aime les morts, ils m’ont fait avec les morts » et un medecin iou de greffes annoncera « I’ere d’un nouveau monde de dieux et de monstres Frankenstein ne se contente plus d’une fiancee. II aura un fils (Le Fils de Frankenstein) et Universal exploitant jusqu’au bout le Monstre invente par Robert Florey le fera combattre I’homme loup-garou (La Maison de Dracula), le ressuscitera pour « La Maison de Frankenstein » et avoir exploite son fantome (The Ghost of Frankenstein) le fera, decheance supreme, figurer aupres d’ Abbot et Costello (« Abbot and Costello meet Frankenstein »). Chaque nouvelle apparition du Monstre etant, est-il besoin de le dire, plus decevante que la precedente. Nous sommes loin du premier Frankenstein, geant prometheen ne de la foudre, qui dans sa marche invincible abattait les obstacles, semait la mort et la terreur. A tous ces Frankenstein, et a beaucoup d’autres, dont nous parlerons ici en details, dans un prochain numero, Terence Fisher devait offrir un sang nouveau, un sang victorien et inhabituel. L’apport personnel de Terence Fisher, dans I’illustration du mythe prometheen de Frankenstein, fut, en effet, considerable. Retour aux sources litteraires veritables, renovation totale de Fas- pect physique du monstre par rapport a ses predecesseurs, influence du scientisme victorien sur les images, jusque la noires et blanches, et qui, par I’apport de la couleur, renouvelait totalement I’esthetique du mons- tre fait de cadavres epars assembles. Recreation totale d’un mythe et d’un personnage par la reprise « a la base », de I’inspiration initiale de Mary Shelley : Depuis trois decades de « Frankenstein » hollywoodiens, tous inspires par le moule initial (Boris Karloff, 1931), aucun autre realisateur n’avait ose envisager jus- que la, semblable initiative. Terence Fisher, qui le premier, osa faire de Mr Hyde un seducteur, el de Jekyll un « Pasteur-Zola » barbu a binocles, se revele done, grace a I’apport de ses Frankenstein, comme un renovateur de mythes ancestraux, et non, comme d’aucuns tendraient a nous le faire croire, un pale imitateur (« pale », avec les couleurs de Jack Asher, semble para- doxal !), de ses predecesseurs. II convient encore de signaler I’aspect resolument non-conformiste des conclusions de I’ethique fisherienne, ethique particulierement originale, par rapport aux conceptions chretiennes de la notion de « peche conceptions primaires et moralisatrices qui avaient triomphe jusque la. 23

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Le savant createur de monstres, concurrent direct du € Dieu » (?) qui fit I’homme a son image, n’etant pas puni de son audace, contrairement aux balbntiantes conclusions chretiennes habitnelles. Le Monstre de Frankenstein de Terence Fisber est different, physic quement et moralement de tons ses predecesseurs, il est le plus proche de Toeuvre de Mary WoUstonecraft Shelley, et pour la premiere foi, le Savant Baron echappe a la malediction qui frappait jusque la, les savants fous de greffes, ses ancetres dans Faudace chirurgicale et dans le sacrilege. Tel etait le Monstre de Mary Shelley, tel est celui de TJ. C*est ce Frankenstein la que Terence Fisher nous a rendu, le meil- leur sans doute, le Frankenstein de notre enfance epouvantee, celui que nous retrouvons intact apres tant d’annees, grace a ceux qui aiment le cinema pur et qui ressuscitent pour nous un des plus grands filma de rhistoire du cinema. Jean BOULLET

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A propos de THE TWO FACES of D JEKYLL Ce qui fait Toriginalite de Tadaptation en question, c’est naturelle- ment la rencontre savoureuse de Fisher avec Thistoire deja si souvent filmee de Stevenson, mais anssi les merites propres a cette adaptation. £n effet rhistoire se trouve assez profondement transformee, et rejoint le mythe de Faust. Jekyll est un vieux bonhomme, tandis que Hyde est un beau jeune homme. Ce Hyde est plutot desequilibre que mechant : il frappe des gens dans la me, mais pas a mort, et senlement ceux qui Tirritent. Plutot que Pincamation du Mai, nous dirons que c’est un carac- tere violent; ce sont les circonstances et la passion qui Famenent au meurtre. L’adaptation joue de cette dualite nouvelle Jekyll-Hyde pour ins- taller des liens sentimentaux delicieusement compliques entre les pro- tagonistes. Qu’on y songe : la femme du vieux Jekyll trompe son mari avec Christopher Lee. Jekyll n’en a cure... mais Hyde tombe follement amoureux de la femme de Jekyll ! II devra la violer pour Favoir, apres avoir tue horriblement Lee. Hyde avait, par ailleurs, une maitresse, une danseuse orientale, qui fait avec un serpent des danses fort excitantes; o’est ledit serpent qui bouffera Christopher. ’ " P..L. THIRARD 25

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FILMOGRAPHIE DE TERENCE FISHER par Jean-Claude ROMER TERENCE FISHER ; Ne en 1904. Debute dans le montage en 1933 aux Shepherds Bush Studios. H monte les Will Hay’s Comedies. II travaille pour la Warner, « The Wicked Lady », ). Filmographie : 1947 COLONEL BOGEY « Highbury » (51 mn) scenario : John Baines et W.E.C. Fairchild. interpretes : Jack Train, Mary’ Jerrold, Jane Barrett, John Stone. Comedie burlesque : le fantome d’un colonel de I’armee des Indes hante sa propre demeure, mais c’est un fantome farceur... 1948 PORTRAIT FROM LIFE c Gainsborough » (90 mn) (Le Mystere du Camp 27) scenario ; Frank Harvey Jr et Muriel et Sydney Box. interprkes : Mai Zetterling, Robert Beatty, Guy Rolfe, Herbert Lorn, Patrick Holt. Drome : un pere recherche sa fille disparue pendant la guerre... 1948 TO THE PUBLIC DANGER 4: Highbury » (44 mn) scenario : T J. Morrison et Arthur Reid, d’apres la piece de Patrick Hamilton. interpretes ; Dermot Walsh, Susan Shaw.' Drome de la route : par leur intemperance et leur insouciance, un conducteur et ses passagers se tueront dans un accident de voi- ture... 26

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1948 SONG FOR TOMORROW « Highbury » (62 mn) scenario : W.E.C. Fairchild. interpretes ; Evelyn Me Cabe, Shaun Noble, Ralph Michael, Chris- topher Lee. Drame musical : un ex-pilote de la RA.F., qui a perdu lamemoire est tombe amoureux d’une chanteuse d’Opera, oubliant sa fiancee dont il etait tres epris... 1949 MARRY ME ! « Gainsborough » (97 mn) scenario : Denis Waldock et Lewis Gilbert. interpretes : Derek Bond, Susan Shaw, Patrick Holt, Carol Marsh, David Tomlinson, Zena Marshall, Guy Middleton, Nora Swin- burne Drame sentimental : I’histoire de quatre couples... 1950 SO LONG AT THE FAIR (Si Paris I’avait su...) « Gainsborough » (86 mn) realisation en collaboration avec Anthony Darnborough, scenario : Hugh Mills et Anthony Thome. photo graphie : Reginad Wyer. musique : Benjamin Frankel. montage : Gordon Hale. direction artistique : Cedric Dawe. interpretes : Vicky Barton .... George Hathaway . Johnny Barton . . . Narcisse Mme Herve Rhoda ODonovan Mrs O’Donovan . . . Day Porter Le Consul Anglais Docteur Hart scenario : Un jeune Anglais, Johnny Barton, et sa soeur Victoria, viennent a Paris visiter I’exposition de 1889. Mais le lendemain de leur des- cente dans un hotel de *bonne apparence non seulement le jeune homme, mais la chambre qu’il occupait ont disparu. De surcroit, Ton tente de faire croire a la jeune fille qu’elle n’a jamais eu de frere, que son esprit est derange et qu’elle ferait mieux de retoumer en Angleterre sans plus tarder... Desesperee, sans argent et ne par- lant que quelques mots de frangais, Victoria cherche, mais en vain, a convaincre I’entourage de la veracite de son histoire. Elle^ ren- contre finalement George Hathaway, jeune artiste Anglais travaillant a Paris, qui lui, sait qu’elle dit la verite, car il a aper^u efifective- ment son frere la nuit precedente. Ensemble ils poursuivent leur enquete. Apres de nomhreuses aventures, I’extraordinaire raison de la disparition de Johmy est decouverte i le jeune homme malade de la peste, avait ete secre- tement enleve par les proprietaires de I’hotel et emmene dans un hopital hors de la capitale, car « si Paris I’avait su > il se serait vide de tous ses visiteurs et e’eut ete la mine de Pexposition de 1889 !... . Jean Simmons .. Dick Bogarde David Tomlinson Marcel Pondn Cathleen Nesbitt Honor Blackman . . Betty Warren Eugene Deckers . . Felix Aylmer Andre Morell 27

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1952 STOLEN FACE « Exclusive » (72 mn) scenario : Martin Berkley et Richard H. Landau. photographie : Walter Harvey. musique : Malcolm Arnold. montage : Maurice Routes. producteur : Anthony Hinds. Interpretes ; Dr Philip Ritter Paul Henreid Alice Brent et Lily (apres) Lizabeth Scott Lily (avant) Mary Mackenzie I>avid Andre Morell Dr Jack Wilson John Wood Susan Stephen Dr Russell Arnold Ridley Lady Harringay Everley Greggs scenario : PhiRp Ritter, eminent speciaRste de Harley Street s’est speciaRse dans la chirurgie plastique et travaiUe inlasaablement afin de prou- ver 1 exactitude de sa theorie : la plupart des activites crimineRes des femmes vient de ce que ceRes-ci ne possedent pas un physique suffisamment attirant pour les hommes. PhiRp Ritter fait la con- naissance d’ARce Brent, une pianiste de concert, dont il tombe aussitot amoureux. Cependant ARce apprend a PhiRp que leur amour est impossible, elle est deja fiancee a David... C’est avec ce dernier^ qu’eRe entreprend une serie de recitals qui vont Pentrainer a Rome, a BerRn et a Paris. Alice y remporte un veritable triomphe, mais David s’apercevant qu’eRe est en fait toujours eprise de Phi- lip, lui rend sa Rberte afin qu’eRe le rejoigne. Pendant ce temps- 1^ PhiRp desespere de la longue absence de la jeune femme, a pratique une operation sur Lily, une crimineRe, lui donnant le visage d’ARce et I’a epousee... Lily refusera de quitter PhiRp, elle se conduit d’une fa^on scandaleuse, volant et buvant. ERe finira par trouver une mort accidentelle en tombant d’un train, laissant enfin reunis PhiRp et ARce. 1952 WINGS OF DANGER « Hammer Films » (73 mn) scenario : John GilRng. interprkes : Zachary Scott, Robert Beatty, Kay Kendall, Naomi Chance, Arthur Lane, Colin Tapley, Diane Cilento, Harold Lang. Drame criminel : un pilote est oblige de passer de la fausse mon- naie sur le continent par un gang de faux-monnayeurs, son ami le sauvera... 1952 FOUR-SIDED TRIANGLE « Hammer Films » (81 mn) scenario : Paul Tabori et Terence Fisher, d’apres le roman de WilRam F. Temple. adaptation : Paul Tabori. photographie ; Reginald Wyer. musique : Malcolm Arnold. montage : Maurice Rootes. directeur artistique : J. Elder Wills. producteurs : Michael Carreras et Alexander Paal. interpretes : Lena et Helen BiR Dr Harvey . . . Robin Sir Walter . . . Lord Grant . . , Barbara Payton Stephen Murray . .. James Hayter John Van Eyssen Percy Marmont Kynaston Reeves 28

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scenario : Dans un petit village d’Angleterre, le Dr Harvey est un ange gar- dien qni veille snr Lena, Bill et Robin. Mais bientot les enfants vont le quitter. Lena part pour les Etats-Unis et les deux gargons vont a Cambridge pour y poursuivre des etudes scientifiques. Dix annees s’ecoulent, Lena revient, c’est une belle jeune femme blonde qui retrouve ses amis d’enfance travaillant a mettre au point une machine capable de reproduire exactement n’importe quel objet. Les deux jeunes gens ne tardent pas a tomber tons deux amoureux de Lena, mais ceUe-ci choisit Robin pour cavalier servant. Bill, desespere, demande a la jeune femme de I’aider a creer une autre Lena. Elle y consent, et une seconde Lena apparait, que Ton nomme Helen. Mais cependant Bill n’avait pas songe qu’Helen possederait la memoire et les memes inclinations que Lena, et qu ainsi elle serait egalement amoureuse de Robin. Tons trois tenteront de sup- primer toute pensee de la memoire d’Helen, mais pendant 1 opera- tion le local prend feu, Bill et sa creation periront, alors que Lena est sauvee par Robin. 1953 MANTRAP « Exclusive » (79 mn) scenario : Paul Tabori et Terence Fisher, d’apres le roman de Elleston Trevor : « Queen in Danger », adapte par Paul Tabori. Interpretes : Paul Henreid, Lois Maxwell, Kieron Moore, Hugh Sinclair, Lloyd Lamble, Anthony Forwood, Bill Travers, Kay Ken- dall. Ur ante policier : un faux coupable, evade d’un asile d’alienes, cher- cbe a decouvrir le veritable criminel... 1953 BLOOD ORANGE 4: Hammer Films » (76 mn) scenario : Jan Read. ^ ^ interpretes : Tom Conway, Naomi Chance, Mila Parely, Eric Pohl- man. Enquete criminelle dans le monde de la couture : le mannequin qui portait la robe baptisee 4^ Blood Orange est trouvee assas- sinee ainsi qu^un riche client... 1953 SPACEWAYS « Hammer Films » (76 mn) scenario : Paul Tabori et Richard Landau, d’apres une piece radio- phonique de Charles Eric Maine. photographie : Reginald Wyer. musique : Ivor Slaney. montage : Maurice Rootes. directeur artistique : J. Elder Wills. • interpretes : Stephen Mitchell Lisa Frank Philip Crenshaw Smith Dr Keppler . . . . Toby Andrews .. Vanessa General Hays . . Le ministre . • > • Howard Duff . . . Eva Bartok Andrew Osborn Alan Wheatley Phillip Leaver Michael Medwin Cecile Chevreau Anthony Ireland David Home (II s’agit du premier film de Science-Fiction realise en Grande-Bre- tagne.) 29

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scenario : Dans un laboratoire de recherches spatiales on s’affaire a la cons- truction d’une fusee a trois etages destinee a etre lancee a des milliers de kilometres dans le cosmos, ce sera la premiere plate- forme interplanetaire. Mais bientot la femme d’un jeune inventeur americain, Stephen MitcheU, disparait en compagnie de Phillip Crenshaw, ingenieur attache a la base. LMnspecteur charge de Fen- quete en arrive a conclure que Stephen a tue et sa femme et son amant, ce serait un crime passionnel, puis il aurait cache les deux corps dans la fusee... Stephen, afin de prouver son innocence, est pret a partir dans une autre fusee afin de ramener la premiere plateforme, qui maintenant est loin de laterre. En fait, le couple disparu est toujours en vie, il se cache dans une maison isolee a\ bord de la mer. Crenshaw est un agent de I’Est qui attend le moment favorable pour y transmettre les secrets de fabrication des fusees. Sto. phen, qui, entre-temps est tombe amoureux d’une belle mathemati ciene, Lisa, est parti dans Fespace a bord d’une fusee, il ne sera paw seul, Lisa, a son insu s’est cachee a bord. Tons les deux reviendroni sur terre sains et saufs pour apprendre que Fon a decouvert la femme de Stephen assassinee par Crenshaw, aussi pourront-ih s’epouser. 1954 FINAL APPOINTMENT « A.C.T. Films » (69 mn) scenario : Kenneth Hayles. interpretes : John Bentley, Eleanor Summerfield, Hubert Gregg, Jean Lodge, Sam Kydd, Meredith Edwards, Liam Redmond,' Charles Farrell. Enquete policiere : un jeune joumaliste decouvre quel est Fau- teur de lettres anonymes de menaces... 1954 FACES THE MUSIC « Hammer Films » (84 mn) scenario : Ernest Bomeman, d’apres son roman « Face the Music interpretes : Alex Nicol, Eleanor Summerfield, John Salew, Paul Carpenter, Geoffrey Keen, Ann Hanslip. Policier musical : une chanteuse de cabaret a ete assassinee, un trompettiste americain tente de retrouver son meurtrier... 1954 STRANGER CAME HOME « Exclusive » (80 mn) (aux U.S.A. : The Unholy Four — en France : Meurtre sans Empreintes) scenario : Michael Carreras, d’apres le roman de George Sanders « Stranger at Home ». interpretes : Paulette Goddard, William Sylvester, Patrick Holt, Paul Carpenter, Russell Napier. Drame criminel : Un homme retrouve sa femme et son entourage apres une periode d’amnesie pour se voir accuser de meurtre... 1954 MASK OF DUST « Hammer Films » (69 mn) scenario : Richard Landau, d’apres le roman de Jon Manchip White. interpretes : Richard Conte, Mari Aldon, George Coulouris, Peter filing, Alec Mango, Meredith Edwards, James Copeland. Drame : un coureur automobile doit choisir entre sa carriere et sa femme... 1954 CHILDREN GALORE « Grendon Films » (60 mn) scenario : John et Emery Bonett et Peter Plaskit. interpretes : Eddie Byrne, June Thorbum, Betty-Ann Davies, Richard Leach, Marjorie Rhodes, Jack Me Naughton, Violet Gould, Henry Caine. Com^die : une villa est offerte au couple reunissant le plus grand nombre de petits-enfants... 30

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1955 MURDER BY PROXY « Hammer Films » (87 mn) scenario : Richard Landau, d’apres Helen Nielsen, interpretes : Dane Clark, Belinda Lee, Eleanor Summerfield, An- drew Osborn, Betty Ann Davies, Jill Melford, Harod Lang, Michael Golden. Drame policier : un financier a ete assassine, qui I’a tue ?... 1955 STOLEN ASSIGNMENT « A.C.T. Films » (62 mn) scenario : Kenneth Hayles, d’apres une histoire de Sidney Nelson et Maurice Harrison. interprkes ; John Bentley, Hy Hazell, Eddie Byrne, Patrick Holt, Joyce Carey, Kay Callard, Violet Gould. Camedie policiere : qui a assassine Mrs Crossley, la niece de Miss Garnett ? 1955 THE FLAW « Cybex » (61 mn) scenario : Brandon Fleming. interpretes : John Bentley, Donald Houston, Rona Anderson, Doris Yorke, Tonia Bern, J. Trevor Davis, Cecilia Cavendish. Drame policier : un coureur motocycliste epouse une riche heri tiere afin de disposer de sa fortune, mais un ami fidMe de sa femme veille ••• 1957 KILL ME TOMORROW « Delta Films » (80 mn) scenario : Robert Falconer et Manning O’ Brien. interpretes : Pat O’ Brien, Lois Maxwell, George Coulouris, Robert Brown, Ronald Adam, Richard Pasco, Wensley Pithey, Freddie Mills. Drame criminel : un reporter est implique dans une affaire de meurtre dont depend la vie de son enfant... 1957 FRANKENSTEIN S’EST ECHAPPE (the Curse of Frankenstein) ^ Hammer Films » « Warnercolor » (83 mn) Producteur delegue Michael Carreras Producteur Anthony Hinds Co-Producteur Anthony Nelson-Keys Scenario Jimmy Sangster d’apres I’oeuvre de Mary W. Shelley. Directeur de la pholographie Jack Asher Directeur de Production * Donald Weeks Cameraman . . . . .‘ Len Harris Operateur du son W^ -’H. May Maquettiste Bernard Robinson Directeur artistique Ted Marshall Maquilleur Pbil Leakey Coiffeur Henry Montsash Costumes Molly Arbuthnot Monteur James Needs 31

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Distribution : Le Baron Victor Frankenstein Le monstre Elizabeth Paul Kempe Justine La tante Sophie La mere Le jeune Victor La jeune Elizabeth Le professeur Bernstein Le grand-pere Le petit gargon Le maitre d’ecole Kurt Werner Fritz Le bourgmestre La femme du bourgmestre Le pere Felix Un pretre L'entrepreneur des Pompes Funebres L'oncle Un vagabond Un deuxieme pretre . . . Peter Cushing Christopher Lee .... Hazel Court Robert Urquhart . . Valerie Gaunt Noel Hood . Marjorie Hume . . . Melvyn Hayes Sally Walsh . Paul Hardtmuth . . . Fred Johnson Claude Kingston .... Henry Caine Patrick Troughton Michael Mnlcaster Joseph Behrman . Hugh Dempster Anne Blake Raymond RoUett Alex Gaillier Ernest Jay J. Trevor Davis Bartlett Mullins . . . Eugene Leahy scenario : Dans une bourgade suisse se dresse un vieux manoir ou habite le jeune baron Frankenstein qui, aide par son professeur, Paul Kempe, devenu son ami, procede a des experiences parti culierement auda* cieuses pour son temps. Nous sommes au xix* siMce, alors que les premiers resultats concrets de leurs travaux de laboratoires sonl un succes total : ils viennent de redonner la vie a un chien mort. Le professeur veut aussitot porter a la connaissance des milieux scien* tifiques, cet evenement sensationnel, mais son disciple lui demande d’en surseoir la divulgation. II a une ambition plus haute; d’un cadavre humsin il veut faire un etre d’une ideale perfection. Kempe essaie vainement de le dissuader; Frankenstein s’obstine et le professeur, finissant par ceder, reste son assistant. Une nuit, ils vont derober le corps d’un voleur qui a ete pendu dans la joumee et Frankenstein, apres avoir acheve une sinistre besogne sur le cadavre, se met en campagne pour se procurer les yeux les plus beaux, les mains les plus belles, le cerveau le plus genial... Lors d’une de ses expeditions, Elizabeth, sa jeune cousine, a qui il est fiance, arrive a Fimproviste. Orpheline depuis pen, elle vient lui demander asile en attendant la celebration de leurs noces. Lors- que Frankenstein rentre, il s’occupe a peine de la jeune fille qu’il confie a Paul Kempe. Il est presse d’aller dans son laboratoire car dans le petit sac de cuir qu’il porte, se trouvent deux mains : ce 32

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RENCONTRES... « Lorsqiie dans notre admiration pour sa production fantastique, nous avons confronte un document rare de nos archives avec une photo- rraphie recente d’un de ses films, ce n’est qu’un hommage de plus... » THE PICTURE OF DORIAN GRAY (Albert Lewin, 1945.) Tx -r* f* /~w T» T'VTD A /^TTT A

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FRANKENSTEIN (James Whale, 1931.) \ THE CURSE OF FRANKENSTEIN

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THE MUMMY’S GHOST (Reginald Le Borg, 1944.) THE MUMMY

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THE MUMMY’S GHOST (Reginald Le Borg, 1944.) THE MUMMY

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■VEREWOLF OF LONDON CURSE OF THE WEREWOI-F Muart Walker, 1935.) R.XCULA HORROR OF DRACULA ' oiivertnre « ARROW BOOK-S »)

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> CURSE OF THE WEREWOLF

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LA BELLE ET LA BETE (Jean Cocteau et Rene Clement, 1946.1 « Une image de ce film semhle particulierement significative sur le plan de la patliologie pure : la Belle entendant haleter a sa porte, I’ouvre brusquement et se trouve face a face avec une bete redoutable aux vetf*- ments dechires et converts de sang, une epaisse toison dc polls rugueux appa- raissant a travers les dechirures de sa chemise; cette image, une des plus belles du cinema fantastique, resume a elle seule le mythe tout entier. »

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ROR OF DR AC I F A

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8ont celles du celebre sculpteur Bardello qui vient de mourir. Quand Paul Kempe vient le rejoindre, il le supplie une fois de plus de renoncer a son abominable experience, mais devant les sarcasmes de Frankenstein, il songe a quitter le manoir en emmenant Eliza- beth pour laquelle il redoute le pire. Malheureusement, il ne peut la convaincre et decide alors de rester pour la proteger au besoin. Le temps passe... Frankenstein taille, greffe... il a achete des yeux a la morgue, il lui manque encore le cerveau d’un homme geni^. Son ami, I’illustre professeur Bernstein, venu en visite, va le lui four- nir. En effet, sans hesiter, il tue le vieillard, camouflant son crime en accident. Maintenant, il lui faut animer ce cadavre dont il a reve de faire une creature ideale. Helas ! c’est a un monstre qu’il donne la vie. Un monstre aux apparences humaines, mais hideux, qui arracbe lui- meme les bandelettes dont il est enveloppe et s’avance, mena$ant, vers son createur qu’il saisit a la gorge. Kempe, alerte, delivre Frankenstein. A eux deux, ils parviennent a maitriser le monstre el a I’enfermer, mais il se sauve par la fenetre et gagne les bois ou il tue un aveugle et un enfant. Rattrape par Frankenstein et Paul Kempe, celui-ci Fabat malgre les protestations du baron qui, secre- tement le ramenera au manoir et lui redonnera la vie. Il se servira do lui ensuite pour se debarrasser de sa servante, dont il a fait sa maitresse et qui, jalouse d’Elizabeth, allait, par vengeance, le denoncer. Un peu avant son mariage, Frankenstein avoue a Paul que sa « crea- tion » vit tou jours et obeit maintenant a son commandement. Mais le monstre, irrite par les ordres qu’il regoit,- s’enfuit par le toit, des qu’ils ont quitte le laboratoire, et s’elance vers Elizabeth qui vient de sortir sur la terrasse voisine de sa chambre. Attire par les cris d’effroi de la jeune fille, Frankenstein, pour la sauver, jette une lampe allumee sur le monstre dont les vetements s’enflamment et qui bascule dans une cuve pleine d’acide. Seules I’arrestation et la condamnation a mort du baron Frankens- tein mettent fin aux sinistres experiences qu’il etait tout pret a recommencer. 1958 LA REVANCHE DE FRANKENSTEIN (The Revenge of Frankens- tein). (Technicolor) (89 mn). « Hammer Films » auteurs : scenario de Jimmy Sangster. dialogue : H. Hurford James, musique : Leonard Salzedo. decors : Bernard Robinson, images : Jack Asher, montage : James Needs, Alfred Cox. son : Jock May. premiere representation ; Paris, 12 septembre 1958. interpretation : Frankenstein Docteur Hans Kleve Margaret Karl Bergman Fritz Le nain L’inspecteur Molke le president Peter Cushing Francis Mathews . . . Eunice Gayson . . . Michael Gwynn John Welsh . . . Lionel Jeffries Oscar Quitak John Stuart . Arnold Diamond Charles Lloyd Pack 33

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scenario : Frankenstein, condamne a mort pour ses crimes scientifiques, a echappe a la guillotine grace a son aide, Karl, homme contrefait, devoue a son maitre. Sous le nom du Dr Stein, il s^etablit dans une autre ville d^Allemagne, Carlsbruck, et prend comme assistant le jeune D** Hans Kleve qui I’a reconnu. Frankenstein a cree un homme arti- ficiel, en se servant des membres amputes aux malades de I’hospice municipal. II transfere le cerveau de Karl a ce corps parfait. Mais Karl quitte I’hospice avant cicatrisation, et il est attaque par un concierge ivre. Le cerveau lese devient celui d’un meurtrier. Karl etrangle le concierge, puis tue une jeune fiUe rencontree dans sa fuite. Il fait irruption a la reception elegante ou se trouve sa seule amie, Margaret, une infirmiere, et il expire aux pieds de Frankens- tein qu’il appelle de son vrai nom. A I’hospice, ses malades lynchent Frankenstein a mort. Kleve reussit a operer le meme transfert de cerveau et a faire vivre un nouveau corps qui attendait au labora- toire secret. Frankenstein passe pour mort, et il ouvre avec Hans Kleve un cabinet a Londres, sous le nom de Victor Frank. 1958 LE CAUCHEMAR DE DRACULA (Horror of Dracnla) 4s Hammer Films » (80 mn) « Eastmancolor » production ; Anthony Hinds. Scenario : Jimmy Sangster, d’apres le roman de Bram Stoker. prises de vues ; Jack Asher, B.S.C. directeur artistique : Bernard Robinson. son : Jock May. montage : Bill Lenny. costumes : Molly Arbuthnot. maquillage : Phil Leakey. Assistant melteur en scene : Robert Lynn, superviseur musical : John Hollingsworth, musique : James Bernard. (interdit aux moins de 18 ans) premiere representation : Paris, 4 fevrier 1959. distribution : Van Helsing Arthur Holmwood Mina Holmwood . . Dracula Lucy Jonathan Harker . . Marx La femme vampire . Peter Cushing Michael Gough Melissa Stribling Christopher Lee . . Carol Marsh John Van Eyssen Miles Malleson . Valerie Gaunt 34

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scenario : £n enquetant sur la mort mysteriense de son ami Jonathan Barker qui semble avoir ete la proie d’un vampire suceur de sang, le doc- teur Van Helsing trouve le journal intime de son ami, journal incriminant le Comte Dracula. Van Helsing decouvre que la fiancee de Barker, Lucy, a ete, elle aussi, attaquee par le vampire. Le frere de Lucy, Arthur Holmwood et sa femme Mina, se joignent a Van Helsing pour essayer de traquer le monstre humain. Lucy succombe et devient, comme toutes les creatures victimes du vampire, un monstre nocturne assoiffe de sang. Mais Van Helsing la tire du royaume des ombres et libere son ame du sortilege dia* bolique en lui enfon^ant un pieu dans la poitrine. Pendant ce temps, Dracula s’attaque a Mina, I’enleve et se refugie dans son chateau le long de la frontiere. Van Helsing et Arthur re joignent Dracula au moment ou celui-ci est en train d’enterrer Mina. Dracula cherche refuge dans son chateau. Demasquant une fenetre. Van Helsing projette la lumiere de I’aube sur le monstre humain, seul moyen de detruire Dracula. Surpris par le rayon de lumiere, Dracula s’affaisse et se desintegre instantanement. Sa mort ramene Mina a la vie et efface toute trace du pouvoir diaholique du vampire. 1959 LA MALEDICTION DES PHARAONS (The Mummy) « Hammer Films » (89 mn) « Technicolor » production : Michael Carreras, directeur de production : Don Weeks, decors : Bernard Robinson. .scenario : Jimmy Sangster. prises de vues : Jack Asher, directeur technique : Andrews Low. montage : James Needs et Alfred Cox. costumes : Molly Arbuthnot. maquillage : Roy Ashton. assistants metteur en scene : John Poverall et Tom Walls. superviseur musical : John Hollingsworth. musique : Franz Reiznstein. producteur associe : Anthony Nelson-Keys. premiere presentation : Paris, 30 decembre 1959. distribution : John Banning . . Kharis Ananka Isobel Mulrooney Stephen Banning Joseph Whemple Mehemet Coroner Pat Mike . . Peter Cushing Christopher Lee Yvonne Fumeaux Yvonne Fumeaux . . . Eddie Byme . . . Felix Aylmer Raymond Huntley . George Pastell .... John Stuart Harold Goldwin Denis Shaw 35

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scenario : Vers la fin du xix® siecle, trois archeologues britanniques effectuent des louilles en Egypte pour retrouver la sepulture quatre fois mil- lenaire de la Princesse Ananka, grande pretresse du temple de Kamak. Le plus age des archeologues est Stephen Banning. Ses collegues sont John, son propre fils, et Joseph Whemple. Ne pretant nuUe attention aux mises en garde d’un mysterieux egyptien, Mehemet, ils poursuivent leurs fouilles et atteignent fina* lement la galerie des tresors et le sarcophage de la belle prin- cesse. . ' - Une soudaine commotion provoque la folie de Stephen Banning et la mission retoume en Angleterre. Trois ans plus tard, John et sa ' ravissante jeune femme Isobel sont deconcertes par la premonition manifestee par Stephen Banning sur sa mort imminente. Lors^e celui-ci est assassine d’une fagon diabolique, son meurtre est bien- tot suivi par celui — inexplicable — de Whemple. John ne tarde pas a etre attaque a son tour par un geant monstrueux, terrifiant et — semble-t-il — indestructible. L’impitoyable executeur est Kharis qui, grand pretre au temps des pharaons, avait ete enterre vivant quatre mille ans auparavant pour monter une garde etemelle aupres du corps embaume de la^ prin- cesse. Soumis a la puissance occulte des anciens dieux, il revient a la vie dans toute la hideuse apparence de sa momie pour detruire les profanateurs de la tombe sacree. Se pliant aux ordres de Mehemet, la Momie accomplit son oeuvre de mort et seule la saisissante ressemblance existant entre Isobel et la princesse Tempeche de broyer John entre ses hras. Le monstre muet et tourmente tue son maitre egyptien et enleve Isobel f rappee d’epouvante. Banning s’elance a sa poursuite, accompagne des forces de^police qui, dans un ultime assaut parviennent a desintegrer par un tir de balles explosives ce monstre effrayant. La Momie a disparu a jamais apres avoir ete I’arme meurtriere de la vengeance des Pharaons. 1959 LE CHIEN DES BASKERVILLE (The Hound of the Baskerville) (Technicolor) (85 mn) Production : Hammer (Artistes Associes). auteur : roman de Sir Arthur Conan Doyle. scenario : Peter Bryan. musique : James Bernard. images : Jack Asher. montage : James Needs decors : Bernard Robinson. premiere representation : 23 decembre T959. interpretes : Sherlock Holmes Docteur Watson Sir Hugo Baskerville Sir Henry Baskerville Cecile Stapleton . . . . Dr Mortimer le pasteur Frankland Barrymore . . Peter Cushing . . Andre Morell . . . David Oxley Christopher Lee . . . Marla Landi Francis de Wolf . Miles Malleson John Le Mesurier 36

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scenario : Le Dr Mortimer vient engager a Londres les services de Sherlock Holmes et du Dr Watson pour proteger le dernier des Baskerville, Sir Henry, dont I’oncle est mort sur la lande, defigure par la peur. Une legende rappelle que I’un des Baskerville, Sir Hugo, cruel et debauche, avait ete egorge par un chien gigantesque alors qu’il venait de poignarder une jeune paysanne. Sherlock Holmes el Watson s’installent au manoir, pres de la lande tragique et reussi- ront a demasquer « les » coupables qui seront terriblement chaties cependant qu’un veritable chien-molosse sera abattu. Sir Henry aura ete sauve « in extremis ». 1959 LES ETRANGLEURS DE BOMBAY (The Stranglers of Bombay) « Hammer Films » (76 mn). Megascope - Strangloscope. scenario : David Z. Goodman, photographic : Arthur Grant, musique : James Bernard, decors : Bernard Robinson, Don Mingaye. montage : James Needs et Alfred Cox. producteur : Anthony Hinds, producteur associe : A.-N. Keys, directeur de production : Michael Carreras. interprkes : Lewis ...» Guy Rolfe le capitaine Connaught-Smith Allan Cuthberston Henderson Andrew Cruikshank Patel Shari Marne Maitland Mary Jan Holden le grand pretre George Pastell Silver Paul Stassino Gopali David * Spenser Ram Das Tuttle Lemkow Bundar Roger Delgado Burns John Harvey Flood Michael Nightingale scenario : Aux Indes, en 1829. De nombreuses disparitions d’hommes et de caravanes inquietent la population, paralysent le commerce. Et lorsque les commergants, reunis, annoncent aux autorites anglaises qu’ils ne paieront plus de taxes tant que I’ordre ne sera pas reta- bli dans le pays, c’est a un officier experimente, le capitaine Con- naught-Smith, qu’on confie le soin de mener une nouvelle enquete. Le capitaine Lewis, qui vit aux Indes depuis de nombreuses annees, voit ses suggestions repoussees par son arrogant collegue. Le fidMe serviteur indigene de Lewis, Ram Das, reconnait dans une caravane son jeune frere Gopali, enleve plusieurs annees aupara- vant. Quand il veut se rapprocher de lui, le jeune homme a dis- pam. Lewis accorde un conge a son serviteur qui desire se mettre a la recherche de son frere. De plus, il lui donne un cheval et des vivres. Avant de partir. Ram Das confie en gage a son maitre un collier precieux. 37

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Lewis a surpris quelques jours auparavant deux hommes attaquant une voiture. Les ayant fails prisonniers et fouilles, il a trouve sur eux une fine echarpe de soie. Peu apres, dans les ruelles tortueuses de la ville, les captifs ont ete enleves, et c’est en vain que Lewis a tente de les retrouver. Les deux hommes ont ete entraines, pour y etre juges, au lieu de reunion des adorateurs de la deesse Kali. Les fideles de cette tres ancienne religion tuent par strangulation, a Paide d’une echarpe de soie tous ceux qui n’adherent pas a leur culte. Ils devalisent leurs victimes, et le butin est donne en offrande a la deesse Kali. Sur Pordre du chef de la secte, Chari, un cruel chatiment est inflige aux deux hommes qui ont transgresse la loi et vole pour leur propre compte, leurs yeux sont creves, leur langue arrachee, puis la secte reunie, ils sont alors etrangles. En possession d’une echarpe sacree, Lewis est declare sacrilege. Deux hommes Pattaquent au detour d’une ruelle deserte et, Payant cruellement battu, lui enlevent Pecharpe. Le visage en sang et les vetements en lambeaux, Lewis fait irrup- tion chez le capitaine Connaugh-Smith. Mais ce dernier qui aime les solutions faciles, ne juge pas necessaire de mettre en branle ses soldats pour le vol d’une echarpe. Le soir meme un paquet, lance du dehors par une fenetre ouverte, vient s’abattre sur la table de Lewis. II contient la main coupee de Ram Das ! Lewis se rend a nouveau chez Connaught-Smith et demande qu’une action energique soil entreprise immediatement pour retrouver Ram Das. Une fois de plus Parrogant capitaine econduit Lewis qui, indigne, donne sa demission. Des le lendemain Lewis entreprend des recherches pour retrouver son serviteur. II interroge les habitants, mais se heurte a un mur de silence. Une fois de plus le capitaine Connaught-Smith trouve une explica- tion facile a cet etrange concours de circonstances et refuse de preter ses soldats pour de plus amples recherches. Lewis poursuit done seul son enquete et finit par decouvrir le lieu de reunion des ado- rateurs de Kali. Mais il est decouvert et va etre mis a mort. Un serpent venimeux est lache centre lui. Ram Das avail comme compagnon favori une mangouste apprivoi- see qu’il avail dressee au combat centre les serpents. Lewis empor- tait tou jours le petit animal, esperant qu’il Paiderait a trouver la trace de son maitre. Lorsque la mangouste apergoit le serpent pret a mordre le captif, elle Pattaque et le tue apres un court combat. D’apres une superstition des adorateurs de Kali, la mort d’un ser- pent est signe de malheur. Jugeant que la deesse s’est prononcee centre Pimmolation de Lewis, le grand pretre donne ordr'e de le liberer. Les principaux marchands de la ville, ayant perdu Pespoir de voir les autorites anglaises mettre de Pordre dans le pays, decident, sur le conseil de Chari, de reprendre leur negoce et de reunir une impor- tante caravane. Celle-ci sera escortee par le capitaine Connauhgt- Smith et ses hommes. 38

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Lorsque Lewis apprend qu’une nche caravane s’est mise en route, il devine un piege, et s’elance a sa suite. Mais il arrive trop tard. Tous les membres de la caravane ont ete surpris et tues par les etrangleurs. Les richesses qu’ils transportaient ont disparu. Lewis suit les traces des etrangleurs. Une fois de plus, il est cap- ture et condamne a mort. Il va etre jete vivant dans un bucher, quand Gopali, devenu adorateur de Kali, apergoit a son cou le collier de son frere, semblable a celui qu’il porte. Un revirement se fait en lui. Il coupe les liens de Lewis qui en profite pour preci- piter dans les dammes le grand pretre de Kali, principal instigateur des meurtres. Profitant de la consternation des fideles, les deux hommes parviennent a fuir. Grace a Gopali, Lewis peut confondre Chari et mettre fin aux crimes qui desolent depuis si longtemps le pays. Et comme son superieur s’est bien garde de transmettre sa demission, il repren- dra dans I’armee anglaise sa place d’officier. 1959 THE MAN WHO COULD CHEAT DEATH « Hammer Films > (83 mn) « Technicolor » scenario : Jimmy Sangster, d’apres la piece de Barre Lindon. photographie : Jack Asher, musique : Richard Bennett, producteur : Michael Carreras. interpretes : Anton Diffring, Hazel Court, Christopher Lee, Arnold Marie, Delphi Lawrence, Francis De Wolf. scenario : A Paris, un medecin a pour passion la sculpture des jolies femmes. Bien qu’il ne semble avoir que trente-cinq ans, il est en realite age de cent quatre ans... Lui-meme et son assistant ont trouve le secret de I’immortalite. Technique necessitant une ope- ration tous les dix ans, une transplantation de glandes, afin de conserver eternellement la jeunesse. Malheureusement, I’assistant, seul depositaire du secret, n’est plus en mesure d’effectuer I’opera- tion en temps utile et, malgre ses recherches desesperees et apres de dramatiques aventures, le medecin prendra en quelques instants I’apparence d’un horrible vieillard... 1960 LES MAITRESSES DE DRACULA (The Brides of Dracula) « Ham- mer Films » (85 mn) « Technicolor » scenario ; Jimmy Sangster, Peter Bryan, Edward Percy, producteur : Anthony Hinds. . producteur executif : Michael Carreras. photographie : Jack Asher, B.S.C. r musique : Malcolm Williamson, son : Jock May. montage : Alfred Cox. maquillage : Roy Ashton, effets speciaux : Sydney Pearson, decors : Bernard Robinson et Thomas Goswell. 39

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distribution : Dr Van Helsing la Baronne Meinster . . . Marianne Greta * le Baron Meinster Dr Tobler Mi Lang Mme Lang Gina Hans le pretre le cocber Taubergiste la femme de Tauber giste une villageoise Severin . . Peter Cusbing . . . Martita Hunt Yvonne . Monlaur . . Freda Jackson David Peel . . Miles Malleson . . . . Henry Oscar Mona Washboume . .. Andree Melly . . Victor Brooks . . . . Fred Johnson . . Michael Ripper . . Norman Pierce Vera Cook . . Marie Devereux Harold Scotl scenario : Une jeune institutrice parisienne, Marianne Danielle, rejoignant son poste en Europe centrale, doit passer la nuit dans le chateau de la baronne Meinster. Marianne, en pleine nuit, decouvre I’existence d’un jeune homme prisonnier, le fils de la baronne que celle-ci pretend malade. Marianne vole la cle de la chaine d’argent qui retient le baron et le delivre, sans se rendre compte de la portee de son acte. Plus tard, decouvrant le corps de la baronne morte dans son lau- teuil, la gorge ensanglantee. Marianne, prise de panique, s’enfuit. Elle rencontre le baron vampire qui vient de faire une autre vic- time et ne doit son salut qu’au chant du coq. Le Dr Van Helsing la reconforte et tente d’aneantir les creatures du mort vivant : chaque personne mordue par un vampire deve- nant vampire a son tour. Le baron demande Marianne en mariage et Tenleve . Van Helsing re joint le baron dans un vieux moulin desaffecte et parvient a I’aveugler avec le I’eau benite apres une lutte terri- fiante. Le vampire met le feu au moulin. Grimpant avec Marianne dans Pinterieur du moulin Van Helsing voit dans la cour le baron qui cherche a s’echapper. Sautant sur Pune des ailes du moulin. Van Helsing se suspend dans le vide tan* dis que les ailes commencent a toumer. La lune se leve et projette Pombre des ailes dans la cour, une ombre en forme de croix qui foudroie le baron et le reduit en poussiere. Van Helsing met Marianne hors d’atteinte tandis que le moulin s’ecroule. 1960 LE SERMENT DE ROBIN DES BOIS (Sword of Sherwood Forest) « Hammer Films » (80 mn) « Technicolor-Megascope » scenario : Alan Hackney. interprkes : Richard Greene, Peter Cushing, Richard Pasco, Sarah Branch, Niall Mac Ginnis, Edwin Richfield, Vanda Fodsell, Oliver Reed. Film de cape et d^epee : les exploits legendaires de Robin des Bois... 40

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1960 THE TWO FACES OF DR JEKYLL (aux U.S,A. ; HOUSE OF FRIGHT) « Hammer Films » (89 mn) Cooleur Megascope scenario : Wolf Mankowitz, d’apres le roman de Robert-Louis Stevenson ; « Dr Jekyll and Mr Hyde ». musique : John Hollingsworth, photograpbie : Jack Asher, decors : Bernard Robinson, maquillage : Roy Ashton, ingenieur du son : Jock May. producteur : Michael Carreras, distribution : Paul Massie Jekyll-Hyde Dawn Addams Kitty Christopher Lee Paul Allen David KossofF Litauer Francis De Wolff I’inspecteur Norma Marla Maria Maggda Miller une fille du « Sphinx » scenario : Le Dr Henry Jekyll est prevenu par son ami Litauer du danger qu’il encourre a poursuivre ses recherches sur le controle de la personnalite humaine. La femme de Jekyll, Kitty, le delaisse pour son ami Paul Allen, joueur impenitent. Par curiosite et pour Tin- teret de la science, Jekyll s’injecte une drogue qui lui change sa per- sonnalite. Le severe docteur se transfome alors en Hyde, personnage jeune et seduisant, mais a Pesprit cruel et malfaisant. Dans un caba- ret, 4; le Sphinx Hyde rencontre Maria, une danseuse charmeuse de serpent, il y retrouve egalement Kitty et Allen. Apres de machia- veliques machinations il se debarrassera d’AUen en le faisant etouff er par le serpent de Maria et Kitty affolee se jettera du haut du caba- ret a travers le dome de verre pour s’ecraser sur la piste de danse... Hyde poursuit ses crimes, il etrangle Maria et met le feu au labo- ratoire. Lorsque la police arrive, Hyde explique que Jekyll s’est suicide apres lui avoir avoue etre I’auteur de ces meurtres. Mais au tribunal, Hyde voit avec terreur sa voix redevenir celle de Jekyll et devant I’assistance epouvantee, il redevient Jekyll pour la der- niere fois, mais a present il n’est plus rien qu’un horrible vieil- lard... 1961 LA NUIT DU LOUP-GAROU (The Curse of the Werewolf) « Ham- mer Films » (91 mn), distribue par « Universal-International, « East- mancolor » scenario : John Elder, d’apres le roman : « The Werewolf of Paris », de Guy Endore. musique : Benjamin Frankel. photographic : Arthur Grant. decors : Bernard Robinson, Thomas Goswell. directeur de production : CRfford Parkes. montage : James Needs, Alfred Cox. assistant metteur en scene : John Peverall. operateur de prises de vues : Len Harris. directeur artistique : Don Mingaye. ingenieur du son : Jock May. montage sonore : Alban Streeter. maquillage : Roy Ashton. coiffures : Prieda Steiger. costumes : Molly Arbuthnot truquages : Les Bowie. producteur : Anthony Hinds. producteur associe ; Anthony Nelson Keys. 41

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.... Clifford Evans Oliver Reed . . Yvonne Romain . . Catherine Feller . . Anthony Dawson Josephine Llewellyn Richard Wordsworth Hira Talfrey John Gabriel . . Warren Mitchell Anne Blake George Woodbridge . . . Michael Ripper Even Solon Peter Sallis . Martin Matthews .... David Conville Denis Shaw Charles Lamb . . Serafina Di Leo . . . Sheila Brennan Joy Webster Renny Lister Justin Walters scenario : En Espagne, a la fin du xviii® siecle, un mendiant se presente aux portes du chateau ou le marquis Siniestro celebre ce jour meme ses noces. Le marquis le fait jeter dans un cachot ou, enchaine et traite comme un animal, il se transforme bientot en un monstre velu et repoussant. Vingt ans plus tard, voulant se venger d’une servante sourde-muette qui a repousse ses avances, le marquis Temprisonne avec le men- diant. Elle parvient a s’echapper, mais le mendiant ayant abuse d’elle, elle inet au monde un enfant que recueille le professeur, Alfredo Carido et sa gouvemante, Teresa. Baptise Leon et eleve par le bienveillant professeur, Penfant gran- dit, ignorant tout de son origine, sa mere etant morte en le met- tant au monde. Cependant, six ans plus tard, lorsque des bergers tirent sur des loups attaquant leur troupeau par une nuit ou la lune est a son plein, Leon tombe malade et les balles tirees par Pepe sont retrou- vees dans son corps. Le cure de la paroisse en conclut que le jeune Leon est un Loup-Garou — mi-homme, mi-bete — mais ses parents adoptifs lui gardent malgre tout leur confiance et leur affection. Devenu jeune homme, Leon tombe amoureux de la jolie Cristina, fille du vigneron chez lequel il travaille. Malheureusement, le cure n^avait que trop raison, et une nuit, par un clair de lune magni- fique, le Loup-Garou se reveille a nouveau en Leon qui assassine sauvagement une fille dans un bouge ainsi que son camarade Jose qui Paccompagnait. Un innocent berger sera sa prochaine victime... Se rendant compte de la malediction qui pese sur lui, Leon implore le secours de son ami Alfredo qui lui suggere de se faire enchainer jour et nuit dans un monastere. Leon refuse car il ne veut pas etre separe de Christina quMl aime passionnement. Mais, se rendant tou- tefois compte qu’il est une menace constante pour la jeune fille, il fuit loin d’elle. distribution : Alfredo Leon la servante Christina le marquis Siniestro la marquise le mendiant Teresa le cure ^ Pepe Valiente Rosa Valiente Dominique le vieux Soak .... Don Fernando .... Don Enrique Jose Rico Gomez Gaoler Chef Senor Zumara Vera Isabel Yvonne Leon enfant 42

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La police qui sail maintenant que Leon est I’auteur de ces crimes affreux, le rattrape et le fait enfermer. Mais un soir que la pleine lune penkre dans sa cellule, Leon redevient encore une fois un Loup-Garou et s^enfuit apres avoir egorge un autre prisonnier et un gardien. Le village entier se lance a sa poursuite. Le coeur serre, son ami Alfredo a charge son fusil avec un balle d'argent provenant de la fonte d’un crucifix beni, la seule arme qui puisse detruire un Loup-Garou. Lorsque dans sa fuite eperdue Leon se refngie sur un toit, Alfredo vise et abat le monstre. 1962 THE PHANTOM OF THE OPERA « Hammer Films » Technicolor scenario : John Elder, d’apres le roman de Gaston Leroux. images ; Arthur Grant, maquillage : Roy Ashton, decors : Bernard Robinson. interpretes : Herbert Lorn (le Fantome), Heather Sears, Edward de Souza, Michael Gough, Miles Malleson. (Terence Fisher est actuellement en Allemagne ou il prepare un nouveau « Sherlock Holmes ».) la Presse Cinematographique et TERENCE FISHER « Mefions-nous a Vavenir des « navels assommes avec un ensemble touchant, II se pourrait hien qu'il s*agisse parfois de chef s^d^ oeuvre. > (a propos de Gilda, par Pierre Boursaus, « St Cinema des Pres », n® 2, 1950.) 11 est certain toutefois qu’un film comme Le Cauchemar de Dracula contient, sous son enveloppe insoRte, des germes assez nocifs qui peuvent faire lever une trouble moisson dans certains esprits. Les parents et les educateurs peuvent a bon droit montrer quelque inquietude. 11 reste aussi la possibUite de ne pas aller voir ce genre de film et de se dispenser de ces troubles emotions. Jacques SICLIER « La terreur pour tous et meme pour les enfants ? in Radio-Cinema- Television, n® 78, p. 51 > 43

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- Car enfin, cette exploitation de I’horreur et de la terreur est avant tout scandaleuse. II ne m’arrive pas frequemment de m’indigner a ce point de rimmoralite du cinema. D’autres s’en chargent avec une vigilance parfois excessive, et ce sont parfois les memes qui ignorent, ou pire, manifestent une indulgence inconcevable devant cet attentat caracterise de la dignite du public. Et je regrette que I’on prenne tant au serieux ce genre de spectacle qui releve moins du domaine de la critique ou de Texegese cinemato- graphique que de celui de la psychologie collective. Le cinema, qui est un art noble, est aussi, helas, une ecole de per- version : un moyen d’expression privilegie pour entretenir ou meme creer une generation de detraques et d^obsedes. Ce phenomene est sans doute interessant pour les sociologues. II offre, par ailleurs de savantes theories. Mais ce phenomene est surtout scandaleux. Gilbert SALACHAS « Non Non et Non » in Radio-Cinema-Television n° 78, p. 51. ^a propos du <i. Cauchemar de Dracula »). Le nouveau technicolor de Terence Fisher n'est a mon avis ni meil- leur ni pire que les precedents. Peut-etre parait-il un peu plus longuet et ennuyeux. Le film donne Pimpression de coller bout a bout trois court-metrages. Le premier et le second sont d’un profond ennui et le troisieme traine en longueur. Jamais la mise en scene de Fisher ne m’avait paru aussi pesante. II me semble s’essouffler. II est grand temps qu’il arrete sa serie d’epou- vante. On se demande pourquoi les producteurs s’ingenient a engloutir tant d’argent dans des entreprises aussi insipides. (Une serie qui s’essouffle, par F. Hoda, « Fiction, n° 98, janvier 1962.) (A . propos de*La Nuit du Loup Garou.^) Terence Fisher est le realisateur de ce film comme du precedent. D’une oeuvre a . 1’ autre il reste egal a lui-meme : mediocre. Malheureu- sement denue du plus elementaire humour pour un britannique comme du moindre talent cinemato graphique en digne Anglais, Fisher s’essaye consciencieusement a piller les oeuvres de cineastes geniaux, sans resul- tat, helas ! Mais ce n’est pas encore cette fois-ci qu’il percera les beautes de Nosferatu. Et pharaon pour pharaon je prefere la vengeance de L*or du Pharaon de Herge a cette sombre et ridicule histoire. Au moins avec Tintin, on est sur de s’amuser. Jean DOUCHET (Arts)

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Les Etrangleurs de Bombay (Stranglers of Bombay) Film anglais de Terence Fisher avec Guy Rolfe. Durant la conquete des Indes, les Anglais se trouvent aux prises avec les etrangleurs Thugs. Ces etrangleurs, qui nous rappellent les mer- veilleuses aventures de Gunga Din, reussissent moins,a Fisher que les vampires. Malgre le Strangloscope (sic), seul le sommeil vous prend a la gorge. ..Cinema 1961, n° 52, janvier. The Stranglers of Bombay {Les Etrangleurs de Bombay) ^ film en Cinemascope de Terence Fisher, avec Guy Rolfe, Allan Cuthbertson, Andrew Cruickshank, Marne Maitland. — « En Strangloscope », annonce la publicite ; il faut bien que quelqu’un se devoue pour avoir une idee. Cahiers du Cinema^ n° 114, decembre 1960. The Brides of Dracula {Les Mattresses de Dracula), film en Techni- color de Terence Fisher, avec Peter Cushing, Freda Jackson, Martita Hunt, Yvonne Monlaur. — Cette nouvelle production Michael Carreras reprend, avec la meme absence de conviction, les decors, les acteurs et les reliquats dTiemoglobine des livraisons precedentes. Cahiers du Cinema, n° 116, fevrier 1961. . La Malediction des Pharaons (The Mummy). Film americain de Terence Fisher, avec Peter Cushing, Christopher Lee, Yvonne Fumeaux. Line momie ressuscitee seme la panique. Comment s’en debarrasser ? Lc ridicule s’en charge. Cinema 1960, n° 43, fevrier. Lo Retour de Frankenstein (Hou I Fais-moi peur). Film anglais de Terence Fisher, avec Peter Cushing, Christofer Lee. Les monstres de cinema ressemblent aux pin-up « explosives ». Les lines dechainent indifferemment I’extase ou le fou rire, les autres pro- voquent, suivant Page, la culture, la bonne volonte et I’etat des nerfs du spectateur, la terreur ou le ricanement. Helas, ce nouveau Frankens- tein (en couleurs sans danger) decevra les admirateurs de Dracula, God- zilla et autres monstres du « Lagon noir ». Son masque de caoutchouc blanc, ses gestes de faux automate de vitrine ne sont ni terrifiants ni ridicules. II assassine consciencieusement une femme de chambre et un aveugle. Ce qui, on en conviendra, est fort mediocre quand on est habitue a Phecatombe que n’importe quel ganster de film serie B peut faire a lui tout seul. La vraie victime, c’est le public, mort d’ennui. Les autres personnages ont de bonnes tetes inexpressives. On -a du les engager au Musee Grevin. F. R. in France-Soir. 45

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HEUREUSEMENT, IL Y EN A D’AUTRES... Le Cauchemar de Dracula Opinions de la Presse : ...il y a des images indeniablement fortes et belles dans ce film. Lucie Derain {La Vigie Marocaine) Nous devons reconnaitre avoir subi Penvoutement du mystere pesant qui baigne Paction. {La Voix du Nord) ... je vous assure que le film est convaincant. ...la lumiere revenue, vous echangez de pales sourires, et un peu d*air vous remet completement. {Nord Eclair) ...les rires des « esprits forts » venus la pour s'amuser, s’etoufferont d^eux-memes dans leur gorge. {Nord Matin) ... nous sommes dans Phorrible et nous y demeurons jusqu’a la der- niere seconde... Les interpretes sont tous excellents et contribuent a faire de ce film Universal un spectacle de choix. {La Croix du Nord) A cote de cet atroce cauchemar, les drames du Grand Guignol vous ont des airs de farces pour patronages. Michel Aubriant {Paris^Presse) Pun des meilleurs du genre. Andre S. Labarthe {Radio^T elevisioU'-Cinema) Alors, on a vraiment peur ? peur. Oui, rassurez-vous, on a vraiment {UExpress) Le film du realisateur anglais Terence Fisher est indnbitablement une reussite. Jeander {Liberation) 46

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Le Cauchemar de Dracula surclasse de loin tons les... autres films dits < d’eponvante ». {Le Figaro) ... tons les spectateurs sont soil interesses, soil effrayes, et certains detoument les yeux. (La Cinematographie Frangaise) ... les scenes dTiorreur... sont genereusement et adroitement prodiguees aux amateurs d’emotions fortes. A. Marinio {Le Film Frangais) .. les amateurs d’epoiivante sont ■ largement servis. Georges Ravon (Le Figaro, 13-3-1959) Horreur est encore un terme bien faible. {Tribune de Geneve) Certainement I’un des meileurs du genre. {Motion Picture Herald) Horreur a grande echelle... {The Exhibitor) Drame d’horreur, film de choc fait de main de maitre. A classer parmi les meilleurs. {Film Daily) Un record d’epouvante. {Cinemonde, 4-9-1958) IE SERMENT DE ROBIN DES 60IS (Sword of Sherwood Forest) Robin des Bois dirige une willaya fortement retranchee dans la Foret de Sherwood, foret que les seigneurs essaient de pacifier. Sur- vient un archeveque, muni de pouvoirs extraordinaires, qui tente de supprimer la torture, de s’opposer aux ambitions des nobles qui veulent garder ces terres, et qui veut offrir a Robin la paix des braves. Le quarteron de seigneurs (en Angleterre, un quarteron ne se compose que de deux membres) decide de supprimer le prelat et, le plastic n’etant pas invente, de se servir tout simplement de I’arbalete. Bertrand Tavernier, in Cinema 1961, n° 58, juillet. 47

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Filmographie de PETER CUSHING par Jean-Cloude Romer Ne a Kenley dans le Surrey (Angleterre) , le 26 mai 1913. Etudes a la « Piirley Secondary School ». Debute au theatre en 1935, puis au cinema en 1938. Do 1938 a 1942, il toume aux U.S.A. Travaille a la radio : « NBC » et « BBC ». Depuis 1951, il tourne aussi pour la television. II obtint I’Oscar TV du meilleur acteur de I’annee 1954-1955. Filmographie 1939 The Man in the Iron Mask (L’Honune au Masque de Fer) {James Whale) « Edward Small Prod. » avec : Louis Hayward, Joan Bennett, Warren William. 1940 A Chump at Oxford (Les As d’Oxford) [Alfred Goulding) « Hal Roach Studios » avec : Stan Laurel et Oliver Hardy. 1940 Vigil in the Night (Georges Stevens) « R.K.O. » avec : Carole Lombard, Ann Shirley, Brian Aheme. 1940 Laddie [Jack Hively) « R.K.O. » 1940 Women in War [John H. Auer) « Republic » 1941 They Dare not Love [James Whale) « Columbia » avec : George Brent, Martha Scott, Paul Lukas. 1948 Hamlet [Laurence Olivier) « Two Cities » avec : Laurence Olivier, Eileen H'erlie, Christopher Lee. 1953 Moulin Rouge [John Huston ) « Romulus » avec : Jose Ferrer, Colette Marchand, Christopher Lee. 1954 The Black Knight (Le Serment du Chevalier Noir) [Tay Garnett) « Warwick » avec : Alan Ladd, Patricia Medina, Harry Andrews. 1954 End of the Affair (Vivre un grand Amour) [Edward Dmytryk) « Coronado » avec : Deborah Kerr, Van Johnson, John Mills. 1955 Alexander the Great (Alexandre le Grand) [Robert Rossen) avec : Richard Burton, Frederic March, Leo Me Kem. 1956 Magic Fire (Wagner et les Femmes) [William Dieterle) « Repu- blic » avec : Yvonne de Carlo, Carlos Thompson, Rita Gam. 48

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CURSE OF THE WEREWOLF realise d’apres THE WEREWOLF OF PARIS de Guy Endore OLIVER REED dans THE CURSE OF THE WEREWOLF

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AJL

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THE CURSE OF THE WEREWOLF Photos Universal)

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THE CURSE OF FRANKENSTEIN (photo Warner Bros)

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THE CURSE OF FRANKENSTEIN (photo Warner Bros) PETER CUSHING HAZEL COURT ROBERT URQUHART «i CHRISTOPHER LK Hit* *B tc*«>* d* ProdiKleiir d(l*9«» TERENCE HSHER HICHAU CARRERAS

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1956 Time Without Pity (Temps sans Pitie) {Joseph Losey) c Harleqnin > avec : Ann Todd, Michael Redgrave, Leo Me Kem. 1957 The Abominable Snotvman (Le Redoutable Homme des Neiges) (Val Guest) « Hammer Films avec ; Forrest Tucker, Maureen Connell, Richard Wattis. 1957 Violent Play Ground (Jeunesse Delinquante) {Basil Dearden) a. Rank » avec : Stanley Baker, Ann Heywood, David Me Galium. 1957 The Curse of Frankenstein (Frankenstein s’est echappe) {Terence Fisher) « Hammer Films » avec Christopher Lee, Hazel Court, Robert Urquhart. 1958 Horror of Dracula (Le Cauchemar de Dracula) {Terence Fisher) « Hammer Films » ' ‘ avec : Christopher Lee, Michael Gough, Melissa Stribling. 1958 The Revenge of Frankenstein (La Revanche de Frankenstein) {Terence Fisher) « Hammer Films » avec : Francis Mathews, Eunice Gayson, Michael Gwynn. 1959 John Paul Jones (John Paul Jones, Maitre des Mers) {John Far- row) « Warner Bros » avec : Robert Stack, Bette Davis, Jean-Pierre Aumont. 1959 The Flesh and the Fiends (LTmpasse aux Violences) {John Gil- ling) « Triad » avec : June Laverick, Donald Pleasence, George Rose. 1959 The Hound of the Baskerville (Le Chien des Baskerville) {Terence Fisher) « Hammer Films » avec ; Christopher Lee, David Oxley, Andre Morell. 1959 The Mummy (La Malediction des Pharaons) {Terence Fisher) «: Hammer Films » avec ; Christopher Lee, Yvonne Fumeaux, Eddie Byrne. 1960 The Brides of Dracula (Les Maitresses de Dracula) {Terence Fis- her) « Hammer Films » avec : David Peel, Yvonne Monlaur, Martita Hunt. 1960 Cone of Silence {Charles Frend) « Bryanston>Baring > avec : Michael Craig, Bernard Lee, Elizabeth Seal. 1960 Sword of Sherwood Forest (Le Serment de Robin des Bois) {Terence Fisher) « Hammer Films » avec : Richard Greene, Richard Pasco, Sarah Branch. i960 Suspect {Roy et John Boulting) « British Lion » avec : Tony Britton, Virginia MaskeU, Ian Bannen. 1960 Hellfire Club {Monty Berman et Robert S, Baker) avec : Kai Fisher, Keith Mitchell, A. Cori. 1961 The Naked Edge (La Lame Nue) {Michael Anderson) « Penne- Baker-Baroda > avec : Gary Cooper, Deborah Kerr, Eric Portman. 1961 The Risk {Roy Boulting) « Charter Film Production > avec : Ian Bannen, Kenneth Griffith, Raymond Huntley. 1961 Trouble in the Sky {Charles Frend) « Universal » avec ; Michael Craig, Elizabeth Seal, George Sanders. 1962 Night Creatures {Peter Graham Scott) « Hammer-Major » avec : Yvonne Monlaur, Oliver Reed. 49

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Filmographie de CHRISTOPHER LEE par Jean-Claude Romer Ne a Londres le 27 mai 1922. Im. 88, 80 kg; yeux et cheveux bnm fonce. Etudes au Wellington College et au King’s College de Eton. Parle couramment six langues. De 1940 a 1945, combat dans la R.AJ'., apres la guerre entreprend une carriere au cinema. II a egalement toume une quarantaine de films pour la television. Celibataire. Filmographie 1947 Corridor of Mirrors (Etrange Rendez-vous) {Terence Young) 4: Apollo Films » avec : Eric Portman, Edana Romney, Hugh Sinclair. 1947 One Night with you {Terence Young) a Two Cities » avec : Nino Martin, Patricia Roc, Bonar Colleano. 1948 Hamlet {Laurence Olivier) c Two Cities > avec : Laurence Olivier, Eileen Herlie, Peter Cushing. 1948 Song for Tomorrow {Terence Fisher) « Highbury » avec ; Evelyn Me Cabe, Shaun Noble, Ralph Michael. 1948 Saraband for Dead Lovers (Sarabande) {Basil Dearden et Michael Relph) « Ealing » avec : Joan Greenwood, Frangoise Rosay, Stewart Granger. 1948 Trottie True {Brian Desmond Hurst) « Two Cities » avec : Jean Kent, James Donald, Hugh Sinclair. 1948 My Brothers Keeper {Alfred Roome) « Gainsborough » avec : Jack Warner, Raymond Lovell, Bill Owen. 1948 Penny and the Pownall Case {H£JI Hand) « Production Faci- lities » avec ; Peggy Evans, Ralph Michael, Diana Dors. 1948 Scott of the Antarctic (L’Epopee du Capitaine Scott) {Charles Frend) « Ealing » -avec : John Mills, Diana Churchill, Harold Warrender. 50

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1949 Prelude to Fame {Fergus Me Donell) « Two Cities » avec : Jeremy Spenser, Guy Rolfe, Katleen Byron. 1949 They were not Divided (Trois des Chars d’Assaut) {Terence Young) « Two Cities » avec : Edward Underdown, Ralph Clanton, Helen Cherry. 1950 Captain Horatio Homblower (Capitaine Sans Peur) {Raoul Walsh) « Warner Bros » avec : Gregory Peck, Virginia Mayo, Robert Beatty. 1951 Valley of Eagles (La Vallee des Aigles) {Terence Young) « Inde- pendant Sovereign » avec ; Nadia Gray, John Me Callum, Jack Warner. 1952 Paul Temple Returns {Maclean Rogers) « Nettlefold Films 3> avec : John Bentley, Patricia Dainton, Peter Grawthom. 1952 The Crimson Pirate (Le Pirate Rouge) {Robert Siodmak) « War- ner Bros » avec : Burt Lancaster, Nick Cravat, Eva Bartok. 1953 Moulin Rouge {John Huston) « Romulus » avec : Jose Ferrer, Colette Marchand, Peter Cushing. 1953 Innocents in Paris (Week-end a Paris) {Gordon Parry) « Romulus avec : Alastair Sim, Ronald Shiner, Claire Bloom. 1953 The Triangle {Lance Comfort, Leslie Arliss, Bernard Knowles) « Douglas Fairbanks Jr » avec June Tbobum. 1954 The Dark Avenger (L’Armure Noire) {Henry Levin) « Allied Artists » avec : Errol Flynn, Joanne Dru, Peter Finch. 1954 Destination Milan {Lawrence Huntington) « Douglas Fairbanks Jr » avec : Toni Duggan, Lorraine Clewes, Paul Sheridan. 1954 The Death of Michael Turbin {Bernard Knowles) « Douglas Fair- banks Jr ^ avec : Chris Rhodes, Elizabeth Wallace, Martin Benson. 1955 That Lady (La Princesse d’Eboli) {Terence Young) « Atalanta » avec : Olivia de Havilland, Gilbert Roland, Paul Scofield. 1955 Final Column {David Mac Donald) « The Danzigers » avec : John Longden, Jeanette Sterke. 1955 Storm over ' the Nile (Les Quatre Plumes Blanches) {Zoltan Korda et Terence Young) « London Film » avec : Lawrence Harvey, Anthony Steel, Mary Ure. 1955 Alias John Preston {David Mac Donald) « Danziger Photoplays » avec : Betta St John, Alexander Knox, Peter Grant. 1955 Cockleshell Heroes (Commando dans la Gironde) {Jose Ferrer) « Warwick » avec ; Jose Ferrer, Trevor Howard, Victor Maddern. 1956 Moby Dude {John Huston) « Moulin Picture » avec ; Gregory Peck, Richard Basehart, Orson Welles. 1956 Port Afrique {Rudolph Mate) « Coronado » avec : Anna Maria Pierangeli, Phil Carey, Dennis Price. 1956 Private*s Progress (Ce Sacre Z’Heros) {John Boulting) « Charter Films » avec : Ian Camichael, Richard Attenborough, Dennis Price. 1956 The Battle of the River Plate (La Bataille du Rio de la Plata) {Michael Powell et Emeric Pressburger) « Arcturus » avec : John Gregson, Anthony Quayle, Peter Finch. 1956 Beyond Monbasa (Au Sud de Mombasa) {George Marshall) « Hemispbere » avec : Cornel Wilde, Donna Reed, Leo Genn. 1956 ril Met by Moonlight (Intelligence Service) (M. Powell et E. Press- burger) € Vega Prod. » avec : Dirk Bogarde, David Oxley, Marius Goring. 51

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1957 She Played With Fire (Le Manoir du Mystere) {Sydney Gilliat) c Columbia » avec : Arlene Dahl, Jack Hawkins, Dennis Price. 1957 The Curse of Frankenstein (Frankenstein s’est echappe) {Terence Fisher) « Hammer Films » avec : Peter Cushing, Hazel Court, Robert Urquhart. 1957 Bitter Victory (Amere Victoire) ( Nicholas Ray) « Transcontinental Films » avec : Richard Burton, Curd Jurgens, Ruth Roman. 1957 Truth about Women {Muriel Box) » Beasonsfield » avec : Lawrence Harvey, Julie Harris, Diane Cilento. 1958 The Accursed {Michael Me Carthy) « Allied Artists > avec : Donald Woolfit, Anton Diffring, Robert Bray. 1958 Tale of two Cities {Ralph Thomas) « Rank » avec : Dirk Bogarde, Dorothy Tutin, Cecil Parker. 1958 Battle of the V, 1 (La Bataille des V. 1) {Vernon Campbell Sewell) « Maynard-SeweU » avec : Michael Rennie, Patricia Medina, Milly Vitale. 1958 Horror of Dracula (Le Cauchemar de Dracula) (Terence Fisher) « Hammer Films » avec : Peter Cushing, Michael Gough, MeRssa Stribling. 1958 {inedit) Corridor of Blood {Robert Day) « Metro-British > avec : Boris Karloff, Betta St John. 1959 The Mummy (La Malediction des Pharaons) (Terence Fisher) « Hammer Films » ' ^ avec : Yvonne Fumeaux, Peter Cushing, Eddie Byrne. 1959 The Hound of the Baskerville (Le Chien des Baskerville) (Terence Fisher) « Hammer Films » avec : Marla Landi, David Oxley, Andre MoreU. 1959 The Man who could Cheat Death (Terence Fisher) « Hammer Films » ' I avec : Anton Diffring, Hazel Court, Arnold Marie. 1959 Tempi duri per i vampiri {Steno) « Maxima Film Incom Mont- lour Film » (Italic) avec : Sylva Koscina, Renato Rascel, Lia Zoppelli. 1959 The Treasure of San Teresa (Larry, Agent Secret) (Alvin Rakoff) « Orbit » i avec : Eddie Constantine, Dawn Adams, Marius Goring. 1959 « Beat » Girl (Edmond T. Greville) « Renown » avec : Noelle Adam, Gillian Hills, Divid Farrar. 1960 Too Hot to Handle (La Blonde et les Nus de Soho) {Terence Young) € Associated British-Wigmore » avec : Diana Dors, Karlheinz Bohm, Leo Genn. 1960 The two faces of Dr Jekyll (aux U.S.A. : House of Fright) {Terence Fisher) « Hammer Films » avec : Paul Massie, Dawn Addams, David Kossoff. 1960 The City of the Dead {John Moxey) « Vulcan » avec : Patricia Jessel, Betta St John, Dennis Lotis. 1960 The Hands of Orlac (Les Mains d’Orlac) {Edmond T, Greville) « BLC-British Lion » avec : Mel Ferrer, Dany Carrel, Donald Woolfit. 1961 Scream of Fear (Hurler de Peur) {Seth Holt) « Hammer Films » avec ; Susan Strasberg, Ann Todd, Ronald Lewis. 1961 Terror of the Tongs (L’Empreinte du Dragon Rouge) {Anthony Bushell) « Hammer Films » avec : Geoffrey Toone, Yvonne Monlaur, Bert Kwouk. 1961 Ercole al centro della terra (Hercule centre les Vampires) {Mario Bava) (Italic) « SPA Cinematografica » avec : Reg Park, Leonora Ruffo, Georgio Ardisson. » ]9'61 The DeviVs Daffodil {Akos Rathony) « Omnia-Rialto » avec : William Lucas, Penelope Horner, Marius Goring. 52

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Bibliographie du Cinema Fantastique de 1945 ^ 1962 Recueillie par Alain Le Bris 1945 Lo Duca et Maurice Bessy : « Georges Melies Mage » Editions Prisma. 1948 Lo- Duca ; « Le Dessin Anime » Editions Prisma. 1949-1950 Jean Boullet et Boris Vian : « Saint-Cinema-des-Pres «'3 numeros parus). 1950 Jean Boullet : « Frankenstein ou le mythe de Promethee » Cineis- ,me n° 4, avril 1950. » 1952 Lotte Eisner : « L’Ecran demoniaque », Encyclopedie du Cinema (Andre Bonne, ed.). 1953 Ado Kyrou ; « Le Surrealisme au Cinema » Arcanes Ed. 1953 Fereydoun Hoveyda : L’Anticipation cinematographique, suivi de 50 ans de S.F. au cinema. Bizarre, n° 1. 1954 J.-B. Brunius : En marge du cinema fran^ais (Arcanes-Le Terrain Vague). 1954 F. Hoda : « Epouvante^ et Science Fiction dans le Cinema Ameri- cain actuel », n° 12, Positif. 1954 William Everson : « Horror Films », (Films in Review, janvier 54). 1955 J.-V. Cottom : « Une pathetique victime de la drogue : Bela Lugosi > (Cine-Revue, n® 22, 3 juin 1955). 1955 Louis Seguin : « Pour un Catalogue du Fantastique », Cinema 56, vol, II, n® 7, novembre.' 1956 Ado Kyrou : « Bela Lugosi, bier et demain » (Positif, dec. 1956). 1957 J. Siclier et A.-S. Labarthe : « Images de la Science Fiction » Editions du Cerf). 1957 Jean Boullet : « La Belle et la Bete », (Aesculape, juin-juillet) . 1957 Jean Boullet, Pierre Philippe, etc. : « Le Fantastique », (Cinema 57, ^® 20). 1957 Boris Karloff : « My life as a monster » (Films and Filming, nov. 1957, vol. 4, n® 2, page 11). 53

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1958 F. Hoveyda : « La Science Fiction a Fere des Spoutniks » (Cahiers du Cinema, n° 80). 1958 Michel Laclos : « Le Fantastique an Cinema » (J.-J. Pauvert, Ed.). 1958 Jacques Sternberg : « Une Succursale du Fantastique nommee Science Fiction », (Le Terrain Vague, ed.). 1958 Jean BouUet : « Les Sirenes », (Aesculape, fevrier). 1958 Pierre Kast, Boris Vian, A.-S. Labarthe : « Entretien autour de la Science Fiction, (L’Ecran, n” 1, janvier 1958). 1958 Jean Boullet : « La Belle et la Bete » (Le Terrain Vague, ed.). 1958 Jean Boullet : , (Pre- sence du Cinema, n® 6-7). 1960 Michel Laclos : « Pour une filmographie raisonnee du Fantastique et du Merveilleux », (Aesculape, juin 19660 et juillet). 1961 Jean Boullet : « La Galerie des Monstres », (Bizarre, n® 17-18). 1961 Michel Guiomar : « Pour une poetique de la peur » (Problemes, n® 74-75, avril-mai 1961). 1961 Michel Laclos : « Derriere le respectable Colonel March (de Scotland Yard). Boris Karloff (30 annees de crimes et de forfaits). » (Tele-Magazine, n® 306, 3 au 9 septembre 1961.) 1961 Lo Duca et Maurice Bessy : « Melies », (J.-J. Pauvert, ed.). 1961 J.-P. Torok ; « H. Pictures », (Positif, n® 3940). 1962 Gilles Lapouge : « Dans les Temples Clandestins du Cinema d’Avant-Garde », (Le Figaro Litteraire, 31 mars). 1962 Jean Boullet : « Zaroff » et « Dracula », (Dictionnaire de Sexo- logie, J.-J. Pauvert, ed.). 1962 Francis Lacassin : « Tarzan a 50 ans (Cinema 62, n®65, avril). 1962 Pierre Philippe ; « Le Baron de Crac de Karel Zeman », (Cinema 62, n® 66). 1962 Jean Chouquet et Dominique Mauclair : a Les Vampires emis- sion « la Marche du Temps », Europe n® 1, 6 mars 1962. 54

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A paraitre : 1962 Jean Boullet, Jean-Claude Romer : c Bela Lugosi, Boris Karloff, James Whale, Tod Browning », (Bizarre). 1962 Jean Boullet : « Dix ans d’Epouvante et de Fantastique », La Methode (Le Cinema Americain, n" 2). 1962 Francis Lacassin : « Le Mythe de Tarzan : etude et filmographie (Bizarre) . 1962 J.-C. Romer : « Le Vampirisme au Cinema », (Le Terrain Vague). 1962 Ornella Volta : € Vampirisme et Erotisme », (B.I.E. J.J. Pauvert, ed.). Aux Etats unis Famous Monsters of Filmland (18 numeros parus). < Spacemen » (4 numeros parus). « Screen ThriUs Illustrated » (1 numero paru). < Horror Monsters ^ (3 numeros parus). « Mad Monsters » (2 numeros). « World Famous Monsters » « Creatures « Werewolves and Vampires », (n® 1). et enfin : € The Bela Lugosi Journal », (The Official Publication of the American Bela Lugosi Fan Club). 55

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STAR CIN£. cosmos Titres deja parus dans la serie : « Star Cine Cosmos (bi-mensnel, parais- sant depuis le 7 octobre 1961) : n” 1 : L.4 CONQUETE DE UESPACE, 2 : LE MONSTRE IMMORTEL. n° 3 : LES 27 JOURS DE SIGMA. n° 4 ; PRISONNIERE DES MARTIENS. n" 5 : RODAN. n" 6 : LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT. 7 : UHOMME H. S : A DES MILLIONS DE KILOMETRES DE LA TERRE. 9 : LE MORT DANS LE FILET. n" 10 : LE MONSTRE VIENT DE LA MER. 11 : LE CHOC DES MONDES. 12 : VILE MYSTERIEUSE. n° 13 : (un western). n® 14 ; (un western). n" 15 : DANS LES GRIFFES DU VAMPIRE. n" 16 : LA MALEDICTION DES PHARAONS. n^ 17 : LES SURVIVANTS DE VINFINI. n“ 18 : TARANTULA. Librairie de la Fontaine 13, rue de M^dicis, PARIS -6^ T^l^phone ; DANton 76-28 £e fiLu ^komL cUoix de 6uk U CINlA 56

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LES FILMS THE MAGIC SWORD. (ex. St George and the 7 curses) L’EPEE ENCHANTEE. Fiche technique : Production et mise en scene . Scenario D’apres une nouvelle de Decors Directeur de la photo graphie Directeur de production Assistant metteur en scene . Montage Son Effets speciaux Maquillage . . Script Coiffure Costumes .... Musique Production . . Distribuee par Bert I. Gordon Bernard Schoenfeld .... Bert I. Gordon .... Franz Bachelin Paul Vogel Herbert Mendelson Herbert Mendelson Harry Gerstad James Brock .... Bert I. Gordon Flora Gordon Milt Rice Dan Striepeke Robert Gary Lynn Burke . . . Oscar Rodriguez Richard Markowitz . . . Bert I. Gordon Les Artistes Associes Bert I. Gordon, producteur et realisateur de UEpee Enchantee, est pun des grands specialistes aux Etats-Unis des films a effets spe> ciaux. Parmi ses productions, The King Dinosaur, The Beginning of the End, The Amazing Colossal Man, The Spider, The Cyclops, ’ : ’ The Fantastic Puppet People, War of the Colossal Beast, sont autant de titres significatifs. distribution : Basil Rathbone Estelle Winwood Anne Helm -Gary Lockwood Liam Sullivan John Mauldin Jacques Gallo Leroy Johnson David Cross Angus Duncan Taldo Kenyon Maila Nurmi (Vampira) Jack Kosslyn Lorrie Richards Ann Graves Marlene Callahan Merritt Stone Danielle de Metz Nick et Paul Bon Tempi Ted Finn Angelo Rossito . . ; Lodac Sybil Princesse Helene George Sir Branton Sir Patrick Sir Dennis Sir Ulrich Sir Pedro Sir James Sir Anthony la sorciere I’ogrc Anne la princesse Laura la princesse Grace le roi . . . . . la FranQaise les freres siamois le premier nain . . le second nain 57

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Resume du scenario : Au iv” siecle, en Grande-Bretagne. George (Gary Lockwood), amoureux de la princesse Helene (Anne Helm), qui vient d’etre kidnappee par le redoutable sorcier Lodac (Basil Rathbone), n’a qu’un desir ; partir a son seconrs. Mais sa marraine, la magicienne Sybil (Estelle Winwood), le trouve trop jeune pour s’engager dans une aventure aussi perilleuse. En effet, le royaume de Lodac est le plus inconcevable domaine de I’hor- reur et de la peur, et les rares temeraires qui s’y aventurent doivent affronter sept maledictions avant meme d’atteindre le repaire du sorcier. Pour le distraire de son projet, elle lui montre les presents qu’eUe a choisis pour lui et qu’elle lui donnera pour ses vingt ans : une armure invincible, une epee enchantee et le cheval le plus rapide du monde. N’ecoutant que son amour pour Helene, George s’em- pare des cadeaux et enferme Sybil dans un souterrain. Puis, grace a ses nouveaux pouvoirs magiques, il ressuscite sept cbevaRers ensevelis depuis des siecles pour en faire ses compagnons de voyage et de combat. Sir Branton (Liam Sullivan), a qui le roi a promis la main d’Helene et la moitie de son royaume s’il liberait sa fille, se joint a la petite troupe. Ce courtisan avide porte au doigt un mysterieux anneau perdu par Lodac, qui le rend invulnerable aux maledictions du sorcier et il a I’intention de I’echanger centre la princesse. Au cours de sa randonnee fantastique, George rencontre d’abord un ogre geant qui tue deux chevaliers avant que le jeune homme n’ait pu le maitriser. Un troisieme chevaRer trouve la mort dans un era- tere de feu, un quatrieme succombe a la morsure mortelle d’une belle inconnue (Maila Nurmi, plus connue sous le nom de Vampira) qui n’est autre qu’une horrible sorciere, et les trois demiers perissent a leur tour, victime des zombis verts a tetes reduites. George se retrouve seul avec Branton devant le chateau de Lodac. Sybil qui a reussi a se liberer, tente de venir au secours de George mais elle se trompe de formule, lui ote tout pouvoir magique et il est fait prisonnier par Lodac, dans un chateau peuple d’homoncnles, d’hommes a tete d’oiseau, de nains, de jokers et de creatures a la tete en pain de sucre. Cependant, le traitre Branton conclut son marche avec le sorcier. Une fois en possession de I’anneau magique, Lodac se debarrasse de lui, change Helene en sorciere et previent George qu’ilarin% tention de la donner en pature a son dragon bicephale et crachenr de feu. Heureusement, Sybil, qui a retrouve la bonne formule magique et s’est changee en panthere noire, arrive a temps ponr tuer Lodac et liberer George et sa princesse. Le dragon a deux tetes mourra et les sept chevaRers ressusciteront, tandis que Sybil, habiUe par Ziegfeld, triomphera au final, accom- pagnee de ses freres siamois chauves et lunaires. CRITIQUE Extraordinaire album d’images fantastiques ou se retrouvent tons les themes habituels de la feerie et de I’epouvante. Dragons, zombis, sor- cieres, ogres, vampires, monstres doubles, miroirs magiques, philtres et metamorphoses, servent de themes successifs a I’enrichissement d’un scenario dont le resume ne saurait, en aucun cas, donner une idee, meme eloignee, de la richesse et de la fantaisie. 58

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Le film de Bert 1. Gordon recule a leurs reelles limites les demieres pauvretes du cinema italien a peplum et autres Mille et une Nuits, aux couleurs d’aquarelles sans danger (1). Un maquillage pen reussi, helas, dissimule le plus souvent les traits de la celebre ct mythique Maila Nurmi (« Vampira » a la T.V. americaine), qui ne fait qu’apparaitre ici dans un role de sorciere au visage digne du Cirque des Horreurs et aux grilfes sanglantes evocatrices de I’lle du Dr Moreau. Un film d’une variete inouie, veritable kaleidoscope du Fantastique et de I’Horreur, ou se succedent a rm rythme accelere des tnicages par- faits auxquels nous sommes rarement habitues. En resume, I’Epee enchantee est un etonnant album damages fee- riques oii Grimm, Perrault, Sade et les Mille et une Nuits, servent de pretexte a la resurrection des plus belles images qui, des Poupees du Diable a King-Kong, jalonnerent I’histoire du Cinema Fantastique. Basil Rathbone, qui a beaucoup vieilli, porte un bien beau costume noi^*, or et rouge. Le heros ressemble a Superman et la jeune premiere, au talent de cire, est un bien bel objet que Ton aimerait empailler, pour orner le c Cabinet du Naturaliste de quelque chateau sadien. Jean BOULLET CURSE OF THE UNDEAD (reprise) (DANS LES GRIFFES DU VAMPIRE) Realisation : Edward Dein. Production : Universal Films. Avec : Michael Pate. Le vampiriste distingue est en droit de fremir a < Curse of the Undead ». L’heritier de Dracula, tenebreux cow-boy vetu de cuir noir, g’y pro- mene en plein jour et, d’un bout a I’autre du film, projette une immense, une aberrante ombre portee. On pardonnera cependant a Edward Dein de n’avoir pas respecte la legende. Le parti pris deRrant du point de depart, le sympathique anticon- formisme des dialogues originaux et surtout deux magnifiques scenes de vampirisation font oublier facilement le denouement chretien et les libertes prises avec la tradition mythique. La mise en scene, souvent teme, debouche parfois sur le lyrisme le plus pur. Les chevaux se cabrent en un magnifique semi-ralenti et les victimes du mort-vivant fremissent longuement, lorsqu’il porte a ses levres leur doigt ou perle ime goutte de sang. Ne serait-ce que pour ces images rares, il faut feliciter Edward Dein d’avoir realise cette dementielle saga qui oppose Vampire, Bible et Colt 45. Michel CAEN (1) Film recent attribue, par erreur, nous voulons I’esperer, a I’au- teur de Padmirable Masque du Demon. 59

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LA SORCIERE NOIRE (MACUMBA LOVE), realise et produit par Douglas Fowley (U.S.A.-Bresil) . ^ . scenario : Norman Graham images : Rudolfo Icsey. danses : Solano Trinidade. musique : Enrico Simonetti. eastmancolor : « United Artists », 1959. duree : 81 minutes. I ' interpretes : Walter Reed Ziva Rodan June Wilkinson WilRam Wellman Jr Ruth de Souza Weils Venus de Viasa Sarah le mari de Sarah Maman Rataloy Un scenario d’une platitude rare met en valeur la richesse pectorale de June Wilkinson (1), vamp oxygenee aux avantages , plus qu’evidents, et qui figure (de proue) dans cette galere aux cotes d’un petit jeune homme insipide, son mari, lequel vient rendre visite sur une plage quelconque du Bresil ou d’ailleurs, a son ecrivain de pere. Celui-ci pretend elucider (pas moins !) le probleme Vaudou, aide d’llne beaute locale, heritiere milliardaire de surcroit, qui repond au doux nom de Venus de Viasa, une bien jolie personne, ma fois, qui chante, danse et se baigne dans FEastmancolor avec beaucoup d’inteUigence. Quant a la Sorciere Noire » en question, il s’agit de Mama Rataloy, grande pretresse du Vaudou, suivie de son serpent favori... Tuera-t-eUe Ne tuera-t-elle pas ? Qui le sait... Qui d’ailleurs s’en preoccupe ?... Sur- tout pas le spectateur. A signaler sei^lement I’effarant calypso danse par la June Wilkinson deja nommee, avec plongee et mouvements reptiliens de la camera autour de son decollete. Que dire d’autre de Thistoire •( !), des acteurs ( !) ou du « suspense (!!!) annonce a I’exterieur ? Rien, le neant, et le film de Douglas Fowley (2) s’acheve bientot, tue par le ridicule, le Vaudou quant a lui, est toujours debout... Jean-Claude ROMER . (1) June Wilkinson, alias « the bosom » aux Etats-Unis, fut egale- ment une des diablesses tentatrices du' curieux film reaRse en 1960 par Mickey Rooney et Albert Zugsmith : « The Private Lives of Adam and Kve », (Universal), film encore inedit en France. (2) Ne pas confondre Douglas Fowley et Gene Fowler Jr, realisateur egalement americain, auteur de I’etonnant « / was a Teenage Werewolf (1957, American-International.) et de « I married a Monster from Outer Space », distribue eii Belgique sous le titre de : « Les Monstres sur notre Planete », (1958, Paramount) avec des effets speciaux du genial John ■ P. Fulton, I’auteur des trucages de « UHomme Invisible » de James Whale. ‘ • 60

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HERCULE CONTRE LES VAMPIRES (ERCOLE AL CENTRO DE LA TERRA) (Eastmancolor Totalscope) « Production S.P.A. Cinematogra- fica, Rome). Fiche technique Metteur en scene : Mario Bava. Scenario et adaptation : Alessandro Continenza, Mario Bava, Duccio Tessari, Franco Prosperi. Techniciens : .* I Decors : Franco LoUi. Directeur photo graphique ; Mario Bava. Montage : Mario Serandrei. Commentaire musical : Armando Trovajoli. Directeur de production : Danilo Marciano. Inter pretes : Hercule . Lico Dejanire ., Proserpine Scenario ; Un voyage aux Enfers a la recherche d’une pierre miraculeuse qui doit sauver Dejanire et la lutte centre un vampire, malfaisante creature de Pluton, constituent les fils conducteurs de ce nouveau film sur les mythologiques entreprises d’Hercule. Lico, apres avoir tue le roi d’Ecalie, pere de Dejanire, retient la jeune fille prisonniere dans un souterrain ou, sous I’effet d’un dia- bolique sortilege, elle a perdu la raison. ^ ^ Hercule apprend que le seul remede qui puisse guerir sa fiancee est une pierre magique qui se trouve aux Enfers. Notre heros, accompagne de Thesee, affronte le perilleux voyage, apres plusieurs epreuves et aventures les void enfin aux Enfers. La, de nouvelles difficultes les attendent, apres les avoir surmontees, Hercule et Thesee quittent le royaume des morts avec la precieuse pierre et... une femme magnifique. De retour en Ecalie, la pierre guerit Dejanire. Hercule, in quiet, interroge une prophetesse pour connaitre les raisons de la colere du Dieu des Enfers... la jolie femme que Thesee a ramenee a la surface de la terre n’est autre que Proser- pine, fille (sic) de Pluton, et il n’y aura plus de paix en Ecalie tant que la Deesse n’aura pas repris sa place sur le trone du royaume des morts. Pendant ce temps, un monstrueux vampire, creature de Pluton, qui se cache sous I’aspect de Lico se charge de venger son dieu, et seme la terreur dans tout le pays. Hercule veut arreter cette tuerie, il supplie Thesee de reconduire Proserpine a son maitre, mais son ami refuse et une lutte achamee s’engage. Pour eviter que la mort ne mette fin a ce duel tragique, Proserpine retoume aupres de son pere. Mais, Dejanire, a nou- veau prisonniere de Lico est sur le point d’etre tuee; Hercule, dechaine, arrive a temps et engage avec Fhorrible monstre une lutte sans merci qui semble ne plus devoir finir. Hercule, vainqueur, pourra enfin epouser Dejanire. Exclusivite a Paris, 9 mai 1962. . . . . Reg Park Christopher ^ Lee Leonara Ruffo Ida Galli 61

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HERCULE CONTRE LES VAMPIRES Memo apres les Mille et une Nuits, on etait encore en droit de tout esperer de Mario Bava. Helas, ses vampires, bien qne nombreux — dans le cinema italien « vampire » est ton jours an pluriel — degoivent quelque peu Pamateur authentique, forme au contact des oeuvres de Browning, Lambert Hillyer, Terence Fisher ou... Mario Bava t Comme il se doit, c’est un des charmes du peplum, le scenario se reduit a une succesion plus ou moins incoherente d'actions mal definies. Encore une fois le sympathique Hercule devra descendre aux Enfers, mais cette fois, il est malheureusement accompagne par un Flash Gor- don anemique plus dispose au port du pantalon « marinette » qu’a la tunique du heros. La sequence d’ouverture semble calquee sur le debut de « La Ven- geance », et les murs d’Ecalia ressemblent etrangement aux decors ou Hercule conquit PAtlantide. Malgre ces references visibles a I’oeuvre de Cottafavi, le film m-anque de mordant et, sur le plan de Thumour, supporte mal la comparaison avec ceux du trop adule Vittorio. Le spectateur trouvera cependant Toccasion de se rejouir grace au dialogue frangais, responsabb* de splen- dides associations sonores ( « Avance Hercule ») et autres gaudrioles. ' Pour suggerer le fantastique, Bava, comme Gorman, joue la carte effets photograpbiques. Tout y est : oclairages Ziegfeld, filtres, pers- pectives truquees, etc. Il faudrait parler aussi d’un emploi tres sur du Zoom que Ton chercherait ailleurs en vain, si ce n’est chez Greville ou Robert Wise. Que reste-t-il a sauver de ces nouveUes aventures du heros de Thebes ? La ravissante Ida Galli que la camera nous decouvre, tiimbee de reflets bleus, a la fin d’un tres beau panoramique, le reveil des vam- pires, la quete de la Pomme d’Or et ce plan trop court ou Christopher Lee se reflete soudain dans une tache de s-ang rouge sombre. Malgre les jardins desesperes ou, telle Barbara Steel, se languit Deja- nire, une question decevante ne manquera pas de se poser : Qui a realise Tadmifable Masque du Demon ? Michel CAEN 1 Dans notre prochain numero : (les Vamps Fantastiques) ~ Un texte de FftlX LABISSE e Mythe de la Femme ” 62

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LES LIVRES IL REGNO DEL DIAVOLO, par Roland Villeneuve. (Vallecchi edi- leur, Florence.) 340 pages, format 17 X 24, 8 planches conleurs, 110 illustrations noir et blanc. Ce magnifique volume d’art, tres richement illustre, est la traduction italienne dn Diable dans I’Art (Denoel) et de Satan parmi nous (La Palatine) reunis ici en un seul ouvrage. Alors que I’edition frangaise ne comporte qu’ime vingtaine d illus- trations en noir et blanc, la traduction est enrichie de tres somptueuses reproductions en couleurs d’un luxe rarement egale, Tous les bibliophiles amateurs de Fantastique voudront posseder cet ouvrage exceptionnel, en regrettant toutefois qu’il ne se soit pas trouve un seul editeur frangais pour publier dans son texte original 1 oeuvre de Roland Villeneuve accompagnee de I’exceptionnelle et fastueuse ico- nographie qui nous est offerte par I’edition italienne. Avec ce tres beau livre, Roland Villeneuve s’impose definitivement comme le specialiste numero un du Diable, du Sabbat et des Sorcieres dans leurs rapports avec la science, les lettres et les arts. Michel CAEN (En vente au Minotaure, 2, rue des Beaux- Arts, Paris (6*.) A Paraitre : LES ABOMINABLES HOMMES DES NEIGES, par Ivan T. Sander- son. (Collection « D’un Monde a I’Autre », Plon, editeur.) LE GRAND SERPENT DE MER, par Bernard Heuvelmans. (Collection « D’un Monde a I’Autre », Plon, editeur.) LES REVUES Star Cine Cosmos n“ 15 : DANS LES GRIFFES DU VAMPIRE. Star Cine Cosmos n” 16 : LA MALEDICTION DES PHARAONS. Injustement meconnu des cinephiles. Star Cine Cosmos devrait avoir sa place dans la bibHotheque ideale de tout amateur de Fantastique. Cette sympathique publication dresse peu a peu, sur le principe du cine- roman, un catalogue des films d’epouvante et de science-fiction projetSs sur nos ccrans ces demieres annees. Les deux demiers numeros (n® 15 et 16) de Star Cine Cosmos portent respectivement sur : « Curse of the Undead » et « The Mummy ». Le film y est raconte en images, sensiblement plan par plan, et les inevitables, mais discrets, « fumetti » rendent compte des dialogues assez fidMement. 63

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On appreciera tout particalierement I’initiative des editeurs qui ne recouvrent jamais les photogrammes par le texte, mais placent celui-ci au'dessiis ou au-dessous de Fimage proprement dite. Autre agrraient, Futilisation de « I’ecran variable » qui permet de dormer plus d importance aux plans particulierement saisissants. Puisque la revue s’attaque a Foeuvre de Fisher nous ne pouvons que 1 en remercier et lui souhaiter longue vie en esperant la voir publier successivement Le Cauchemar de Dracula, La Revanche de FranlLenstein et autres chefs-d’oeuvre du cinema que nous defendons. Ainsi, alors que le Fantastique ne vit sur nos ecrans que Fespace d une saison, Famateur pourra feuilleter avec plaisir ce catalogue unique en son genre. Le lecteur pourra se reporter a notre bibliogranhie du Fantastique cmematographique pour y consulter le d^ail des titres parus dans cette collection. Michel CAEN TARZAN A 50 ANS Par Francis Lacassin, (CINEMA 62, n” 65, avril 1962). . De « Tarzan of the Apes » jusqu’a « Tarzan goes to India » (encore inedit) et d’Elmo Lincoln a Jock Mahoney, Lacassin analyse avec lucidite et humour les avatars de Tarzan, avatars plus nomhreux que ne se 1 imagine le spectateur, ils ont pour noms : ligues de vertu, association familiale et autres censures privees ou officielles, autrement plus feroces envers Tarzan que les plus dangereux fauves de sa jungle adoptive... Des references precises, une filmographie, des anecdotes savoureuses et des extraits des meilleures bandes illustrees de la bonne epoque com- pletent, repetons-Ie, cette excellente etude. J. C. ROMER librairk le minotaure 2, rue des Beaux-Arts, PARIS-6^ Tdl. : ODfi. 73-02 64

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CINEMA 62 : n° 66, mai 1962, (pages 72 a 85). Tree belle serie de photos du dernier chef-d’oeuvre de Karel Zeman consacre au « Baron de Crac », proche parent de Munchausen. Zeman, qui, on s’en souvient, s’etait inspire des illustrations de Jules Verne pour « Aventures Fantastiques », s’est, cette .fois,^’ inspire des illustrations de Gustave Dore. ' Un trop court texte de Pierre Philippe souligne I’extraordinaire reus- site de « ces cartes-postales du pays oublie qui de Melies (Michael Powell), et quelques autres accueillent le vaillant astronaute Zeman, envoye special et extraordinaire du cinema des merveilles ». Bien entendu, nous esperons vou's parler ici meme du « Baron de Crac » de Carel Zeman, dans un de nos prochains numeros. AESCULAPE € Les Cannibales par Roland Villeneuve, (janvier 1962). Aesculape, helle revue mensuelle, helas reservee au corps medical, consacre im numero de plus a I’insolite et au fantastique. C’est au Caimibalisme, sujet jamais traite jusqu’ici, qu’Aesculape vient de consacrer un numero special, tres richement illustre. Roland Villeneuve, auteur du texte, divise le cannibalisme en trois principales categories : le cannihaUsme alimentaire, le cannibalisme guerrier, le cannibalisme sacre ; le cannibalisme alimentaire se subdivisant en cah- iiibaRsme occasionnel (les naufrages du radeau de la Meduse) et en cannibalisme « gastronomique » (anthropophagie veritable). Une etude historique et scientifique qui ravira les innombrables lec- teurs de « Comment servir I’homme ? » et de « La specialite de la maison ». , ^ jv De tres belles et tres rares illustrations (parfois denaturees par d mu- tiles recherches de mise en page, recherches parfois malheureuses) , servent un texte dont I’erudition et la documentation exceptionnellqs, raviront tons les bibliophiles du Fantastique. Aesculape, qui depuis 1955, poursuit la publication de numeros spe- ciaux consacres au Fantastique (lUusionnistes et Magiciens, La Belle et la Bete, Sirenes, Geants, Nains, Abominable Homme des Neiges, Licomes, Mandragores, Veins, Monstres Marins, Miroirs Magiques, Art Fantas- tique, les Enfers, Lycanthropie et Vampirisme, Possessions Diaboliques, etc.), vient de reussir, avec les Cannibales de Roland Villeneuve, son numero le plus deliberement insolite. Michel CAEN .1 65

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Nos prochains num4ros l ES VAMPS FANTASTIQUES (Femmes-Chats, Femmes-Pantheres, Femmes Vampires, Femmes-Insectes, Femmes Oiseaux et Sirenes.) SCHOEDSACK (Les Chasses du Comte Zaroff, King-Kong, Son of Kong, Monsieur Joe, Docteur Cyclops.) LON CHANEY — LON CHANEY JR (irHomme aux Mille Visages et son Fils le Loup-Garou.) LE FANTASTIQUE JAPONAIS (Godzilla, Rodan, FHomme H., Spaceman et Satellite Mysterieux.) FRANKENSTEIN (Boris Karloff, Bela Lugosi, Lon Chaney Jr., Glenn Strange et Chris- topher Lee dans le role du monstre le plus celebre de Phistoire du Cinema.) SERIALS ET BANDES DESSINEES (Tarzan, Zorro, Superman, Batman, Guy I’Eclair et Mandrake le Magi- cien, a I’ecran.) EROTISME, EPOUVANTE ET FANTASTIQUE : (La Femme Nue et Satan, le Voyeur, le Cirque des Horreurs, Crimes au Musee des Horreurs.) MAQUILLAGES ET CREATEURS DE MONSTRES (Tous les secrets de Jack Pierce et Paul Blaisdell.) LE FANTASTIQUE MEXICAIN (Photographies et documents inedits sur I’Ecole Fantastique Mexicaine, Filmographie et hommage a Fernando Mendez.) PETER LORRE (M., le Maudit, Les Mains d’Orlac, Mr Moto, La Bete aux Cinq Doigts, etc.)

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LIENHART & Oe, Imprimeurs 13, rue Parmentier CLAMART (Seine) Imprime en France le Gerant : M. Eric LOSFELD

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le terrain vague Georges Annenkov MAX OPHULS im volume illustre Alfred Kubin l.’AUTRE COTE (roman) Traduit par Robert Valangay. un volume illustre des 100 dessins de I’edition originale Joseph Sheridan Le Fanu (traduction de Jacques Papy) CARMILLA Ambrose Bierce (traduction de Jacques Papy) I CONTES NOIRS Belen LA GEOMETRIE DANS LES SPASMES ilustrations de Gustave Moreau LA REINE DES SABBATS illustrations de Marechal ET DELIVREZ-NOUS DU MALE Jacques Sternberg UNE SUCCURSALE DU FANTASTIQUE NOMMEE SCIENCE-FICTION LA GEOMETRIE DANS LA TERREUR LA GEOMETRIE DANS LTMPOSSIBLE illustrations de SINE L’ARCHITECTE, illustrations de TOPOR UN JOUR OUVRABLE, roman Yves Touraine LE RESSUSCITE, illustre de photographies de ROGER VAN HECK uu volume Boris Vian LES FOURMIS ET ON TUERA TOUS LES AFFREUX 15 NF 15 NF 9,90 NF 9.90 NF 9,90 NF 4,50 NF 4,50 NF 9,90 NF 9,90 NF 12 NF 4.50 NF 12 NF 7.50 NF 7,50 NF. 7,50 NF

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EN SOUSCRIPTION : 10 NF. Chevalier X : SAD 00 01 Dessins d'Adrien Dax LE TERRAIN VAGUE, Editeur ~ N.M.P.P. I