Karaoke

Les Djinns

Music: G. Fauré (1845–1924) · Words: V. Hugo (1802–1885)

Dans la plaine naît un bruit

C'est l'haleine de la nuit

0 100%

One press of Sing plays this song on this device (3:35) and stops after the last: the piano and the words come from the score, so a key change or a slower tempo changes no sound file.

The microphone is asked for only when you press its button. What it hears is measured and scored on this device and never leaves it; nothing is kept unless you record and save the file yourself. What is kept, and where.

The words

Dans la plaine naît un bruit

C'est l'haleine de la nuit

Elle brâme, comme une âme

Qu'une flamme toujours suit.

La voix plus haute semble un grelot,

D'un nain qui saute c'est le galop,

Il fuit, s'élance, puis, en cadence,

Sur un pied danse au bout d'un flot,

C'est comme la cloche d'un couvent maudit

qui tantôt s'écroule et tantôt grandit

Dieu!

La voix sépulcrale des djinns!

Quel bruit ils font, Fuyons sous la spirale

de l'escalier profond

déjà s'éteint la lampe et l'ombre de la

rampe qui le long du mur rampe,

monte jusqu'au plafond!

Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure,

L'horrible essaim poussé par l'aquilon,

sans doute, ô ciel s'abat sur ma demeure,

le mur fléchit sous le noir bataillon,

La maison crie et chancelle, penchée,

et l'on dirait que du sol arrachée Ainsi

qu'il chasse une feuille séchée le vent la

roule avec leur tourbillon

Fais que sur ces portes fidèles Meure leur

souffle d'étincelle Et qu'en vain l'ongle

de leurs ailes grince et crie sur ces vitraux

noirs!

De leurs ailes lointaines Le battement

décroit Si confus dans les plaines,

Si faible que l'on croit ouïr la sauterelle

crier d'une voix grêle ou pétiller la grêle

Sur le plomb d'un vieux toit.

Les djinns funèbres fils du trépas,

dans les ténèbres pressent leurs pas Leur

essaim gronde Ainsi, profonde,

murmure une onde qu'on ne voit pas.

Ce bruit vague Qui s'endort

C'est la vague Sur le bord,

C'est la plainte Presque éteinte

D'une sainte pour un mort

Murs, ville

et port, asile

de mort, mer grise

où brise la brise,

tout dort,

Dans la plaine naît un bruit

C'est l'haleine de la nuit

Elle brâme, comme une âme

Qu'une flamme toujours suit.

La voix plus haute semble un grelot,

D'un nain qui saute c'est le galop,

Il fuit, s'élance, puis, en cadence,

Sur un pied danse au bout d'un flot,

L'écho la redit C'est comme la cloche d'un

couvent maudit

qui tonne et qui roule qui tantôt s'écroule

et tantôt grandit Dieu!

La voix sépulcrale des djinns!

Quel bruit ils font, Fuyons sous la spirale

de l'escalier profond

déjà s'éteint la lampe et l'ombre de la

rampe qui le long du mur rampe,

monte jusqu'au plafond!

Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure,

L'horrible essaim poussé par l'aquilon,

sans doute, ô ciel s'abat sur ma demeure,

le mur fléchit sous le noir bataillon,

La maison crie et chancelle, penchée,

et l'on dirait que du sol arrachée Ainsi

qu'il chasse une feuille séchée le vent la

roule avec leur tourbillon

Fais que sur ces portes fidèles Meure leur

souffle d'étincelle Et qu'en vain l'ongle

de leurs ailes grince et crie sur ces vitraux

noirs!

De leurs ailes lointaines Le battement

décroit Si confus dans les plaines,

Si faible que l'on croit ouïr la sauterelle

crier d'une voix grêle ou pétiller la grêle

Sur le plomb d'un vieux toit.

Les djinns funèbres fils du trépas,

dans les ténèbres pressent leurs pas Leur

essaim gronde Ainsi, profonde,

murmure une onde qu'on ne voit pas.

Ce bruit vague Qui s'endort

C'est la vague Sur le bord,

C'est la plainte Presque éteinte

D'une sainte pour un mort On doute,

la nuit, j'écoute

Tout fuit, Tout passe,

l'espace efface

le bruit.

La voix plus haute semble un grelot,

D'un nain qui saute c'est le galop,

Il fuit, s'élance, puis, en cadence,

Sur un pied danse au bout d'un flot,

C'est comme la cloche d'un couvent maudit

qui tantôt s'écroule et tantôt grandit

Dieu!

La voix sépulcrale des djinns!

Quel bruit ils font, Fuyons sous la spirale

de l'escalier profond

déjà s'éteint la lampe et l'ombre de la

rampe qui le long du mur rampe,

monte jusqu'au plafond!

Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure,

L'horrible essaim poussé par l'aquilon,

sans doute, ô ciel s'abat sur ma demeure,

le mur fléchit sous le noir bataillon,

La maison crie et chancelle, penchée,

et l'on dirait que du sol arrachée Ainsi

qu'il chasse une feuille séchée le vent la

roule avec leur tourbillon Prophète,

si ta main me sauve de ces obscurs démons des

soirs J'irai prosterner mon front chauve

devant tes sacrés encensoirs!

Fais que sur ces portes fidèles Meure leur

souffle d'étincelle Et qu'en vain l'ongle

de leurs ailes grince et crie sur ces vitraux

noirs!

De leurs ailes lointaines Le battement

décroit Si confus dans les plaines,

Si faible que l'on croit ouïr la sauterelle

crier d'une voix grêle ou pétiller la grêle

Sur le plomb d'un vieux toit.

Les djinns funèbres fils du trépas,

dans les ténèbres pressent leurs pas Leur

essaim gronde Ainsi, profonde,

murmure une onde qu'on ne voit pas.

La rumeur approche

C'est comme la cloche d'un couvent maudit

comme un bruit de foule

qui tantôt s'écroule et tantôt grandit

Dieu!

La voix sépulcrale des djinns!

Quel bruit ils font, Fuyons sous la spirale

de l'escalier profond

déjà s'éteint la lampe et l'ombre de la

rampe qui le long du mur rampe,

monte jusqu'au plafond!

Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure,

L'horrible essaim poussé par l'aquilon,

sans doute, ô ciel s'abat sur ma demeure,

le mur fléchit sous le noir bataillon,

La maison crie et chancelle, penchée,

et l'on dirait que du sol arrachée Ainsi

qu'il chasse une feuille séchée le vent la

roule avec leur tourbillon Prophète,

si ta main me sauve de ces obscurs démons des

soirs J'irai prosterner mon front chauve

devant tes sacrés encensoirs!

Fais que sur ces portes fidèles Meure leur

souffle d'étincelle Et qu'en vain l'ongle

de leurs ailes grince et crie sur ces vitraux

noirs!

De leurs ailes lointaines Le battement

décroit Si confus dans les plaines,

Si faible que l'on croit ouïr la sauterelle

crier d'une voix grêle ou pétiller la grêle

Sur le plomb d'un vieux toit.

About this song

Music
G. Fauré (1845–1924) (dates as Mutopia states them)
Words
V. Hugo (1802–1885) (dates as Mutopia states them)
Language
French, told from its words
First published
in or before 1891, as Mutopia (the edition it was set from) states it
Length
3:35
Parts
soprano, alto, tenor, basse
Its source files it as
Romantic
The score
The Mutopia Project; Public Domain, as its source states it. Typeset by Ludovic Sardain for the Mutopia Project (Public Domain)
Offered in
the United States, the European Union, Iceland, Liechtenstein and Norway, Spain, the United Kingdom, Japan, the Republic of Korea, Canada, Australia, Mexico, Jamaica, Colombia, India, China, Taiwan, Hong Kong, Singapore, the Philippines, Indonesia, Viet Nam, Thailand, Malaysia, Russia, Ukraine, Türkiye, Israel, Saudi Arabia, the United Arab Emirates, Nigeria, South Africa, Kenya, Brazil, Peru, Switzerland, New Zealand, Pakistan, Nepal, Sri Lanka, Kazakhstan, Uzbekistan, Myanmar, Morocco, Iraq, Sudan, Yemen and Syria, Ethiopia, Tanzania, Uganda, Malawi and Zambia, Ghana, Mozambique, Angola, Madagascar, Venezuela
Not offered in
France, Egypt, Argentina, Chile, Bangladesh, Algeria, the Democratic Republic of the Congo, the member states of the Bangui Agreement (OAPI), Iran, Afghanistan and North Korea, and wherever the site has not read the law

Songs to sing here are made from public-domain scores: the OpenScore Lieder Corpus (CC0), the Mutopia Project (each score's licence as Mutopia states it) and the scores in Japanese Wikipedia's articles (CC BY-SA 4.0, by each article's contributors); dates and first publications as IMSLP, the LiederNet Archive, Mutopia and Wikidata state them. Karaoke videos play in YouTube's player; live channels from the iptv-org database on their own pages; stations from Radio Browser. The piano is the Salamander Grand Piano by Alexander Holm (CC BY 3.0). “K-pop” and “anime songs” are said only where a source says so. Where songs from scores are offered.