# Maxime Ratté, Karel Cadoret, Laurence Langlais & Mélodie Gilbert — DNF & redéfinir la performance

An episode of [umea](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1869986285), 18 Oct 2026, 43 min.

Audio: https://episode.flightcast.com/01M558PJP3TBY8G7XN9F59FXZC.mp3

Dans cet épisode du balado umea, je reçois Maxime Ratté, Karel Cadoret, Laurence Langlais et Mélodie Gilbert — quatre coureuses de trail qui incarnent la passion, la résilience et la vulnérabilité dans un sport qui repousse les limites physiques et mentales. On se retrouve juste après l'UTHC 2026, l'un des événements de trail les plus attendus au Québec, pour décortiquer ce qui s'est vraiment passé sur les parcours du 30 km, 80 km et 125 km. Maxime et Karel ont toutes deux DNF le 125 km — non pas à cause d'une blessure physique, mais parce que leur mental a flanché. Elles parlent avec une franchise de ce moment où tu te retrouves seule dans la nuit, où personne n'est là pour te dire de continuer, où tes pensées noires prennent le dessus, et où tu dois faire un choix : pousser coûte que coûte ou écouter ton corps et ton cœur. Laurence a terminé troisième du 80 km après une blessure à la cheville à Boréalys quelques semaines plus tôt. Elle raconte comment elle a dû se reconstruire physiquement et mentalement, comment elle a appris à faire confiance à son corps à nouveau, et pourquoi cette course était une revanche mais aussi une célébration de la gratitude. Mélodie a décroché la deuxième place du 30 km de la Coupe Québec, et elle nous rappelle pourquoi les courtes distances méritent autant de respect que les ultras. Parce que courir vite, c'est un art. Parce que maîtriser chaque descente, chaque montée, chaque section technique demande une concentration totale. Et parce que la performance sur une courte distance peut être tout aussi challengeante qu'un 100 km. Dans cet épisode, on explore : • Les objectifs respectifs de chacune pour UTHC — performance, plaisir, documentaire, revanche après une blessure • Pourquoi les courtes distances méritent autant de valorisation que les ultras — et comment la Coupe Québec met de l'avant l'accessibilité et la compétitivité des 30 km • La pression de performer sur une ligne de départ — et comment Maxime a fait un switch mental cette année pour reconnecter avec le plaisir de courir • La fracture de stress de Mélodie — comment elle a dû tout arrêter, comment elle a appris que « less is more », et pourquoi elle est maintenant plus en forme que jamais • L'importance de se détacher de la courbe Strava — et pourquoi cacher ses courses peut aider à courir pour soi-même Les filles parlent avec une vulnérabilité rare de ce que personne ne dit assez : qu'un DNF peut être un acte de courage. Que la performance ne définit pas notre valeur. Que la récupération mentale est aussi importante que la récupération physique. Que la comparaison vient de l'intérieur. Que l'équilibre n'est pas constant. Et que parfois, le plus beau cadeau qu'on peut se faire, c'est de se reconnecter avec le plaisir de courir. Un épisode essentiel pour toutes les coureuses et coureurs qui ont déjà douté, qui ont déjà DNF, qui ont peur de ne pas être à la hauteur, et qui rêvent de conjuguer performance et bien-être sans perdre leur humanité. Le podcast est présenté par Sublime Bénéficiez d'un rabais de 15 % avec le code UMEA15 sur https://sublimeprotection.com/fr Réalisation et montage : Simon-Pierre Sanche Stratégie contenu : Camille Hébert

## Transcript

[0:00] Merci à Sublime de soutenir cette belle saison d'Umea.
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[0:11] Alors, les filles, j'aimerais ça qu'on commence par se présenter et dire qu'est-ce qu'on a couru ce week-end.
[0:17] On avait tous des objectifs différents.
[0:20] Je commencerais avec toi, Max.
[0:22] Bonjour, bonjour.
[0:24] Pipi caca-peu.
[0:26] Ça passera pas sur les paradis.
[0:29] J'ai couru UTH 125 avec un bon DNF.
[0:34] J'ai arrêté au kilomètre 70.
[0:36] J'étais comme arrêtée au kilomètre 170, non 70.
[0:39] Mais j'ai eu une belle expérience.
[0:42] C'est le temps de venir à UTH.
[0:43] Cool.
[0:44] Karel?
[0:45] Allô, moi, je m'appelle Karel Cadet.
[0:47] J'ai fait le 125 avec aussi un DNF au 87e kilomètre.
[0:51] Tu as battu Max.
[0:52] Oui, j'ai battu Max, mais on a couru ensemble.
[0:58] Hell yeah!
[0:59] Congrats!
[0:59] Moi, c'est Laurence.
[1:01] J'ai couru le 80 en fin de semaine et j'ai eu une belle troisième place.
[1:06] Yeah!
[1:06] Yeah!
[1:09] Yeah!
[1:10] Mello?
[1:11] Moi, c'est Mélodie, puis j'ai couru le 30 km de la Coupe Québec 13, puis j'ai eu une belle deuxième position aussi.
[1:18] Yeah!
[1:20] Deux DNF, deux podiums.
[1:22] Oui, ça, c'est bon.
[1:23] On peut s'y être trop équilibrés un petit peu.
[1:26] J'aimerais ça que vous me parliez un peu de vos objectifs respectifs pour la course, parce que certains d'entre vous, mais l'autre est une athlète quand même élite.
[1:34] L'autre, ta propre...
[1:35] Oui, oui, elle aussi était libre.
[1:38] Exactement.
[1:39] Puis, bien, des fois, on a un objectif de création de documentaire, un objectif plaisir.
[1:45] J'aimerais ça que, Jacqueline, vous me parliez un peu de c'était quoi l'objectif A derrière participer à l'UTH.
[1:52] C'est sûr.
[1:57] Vas-y Melo.
[1:57] Bon, bien je peux me lancer.
[2:01] C'est sûr que moi, en tant que compétitive, dès qu'on prend un départ, dès qu'on met un dossard, c'est impossible de ne pas aller en l'ordre, de ne pas se donner et de ne pas vouloir une performance.
[2:11] Pour moi, quand je prends un dossard, c'est un peu toujours ça qui va se passer.
[2:17] Par contre, j'avais quand même comme objectif principal, moi, de documenter pour la Coupe Québec-Réel.
[2:22] je me suis engagée à faire presque toutes les courses de la Coupe pour mettre de l'avant les courtes distances, mettre de l'avant le fun et l'accessibilité de faire une courte distance, mais aussi que ça peut être compétitif, puis ça peut être vraiment challengeant, même si ce n'est pas la plus grosse distance de l'événement.
[2:42] Je trouve qu'on parle souvent du 125, du 80, puis pour moi, ça me tient vraiment à cœur
[2:48] d'être la porte-parole des cours de distance.
[2:50] Fait que c'était aussi ça mon gros objectif du week-end parce qu'on fait des petites vidéos à chaque course de la coupe.
[2:56] Fait que c'était mon objectif principal.
[2:59] Puis après, comme j'ai dit, quand le 200 remis, veut, veut pas, on se donne quand même, là.
[3:05] Mais avant que les filles vous continuent, Melo, c'était justement quelque chose que je voulais qu'on parle, parce que je pense qu'on valorise vraiment beaucoup tout le temps faire plus, plus long, plus dur, dans des endroits plus remote, tout le temps, mais plus long, souvent.
[3:20] C'est vraiment plus long.
[3:21] Tu fais un 20 km, puis tu penses que la prochaine étape, c'est faire un 40.
[3:25] Puis après un 40, c'est faire un 60.
[3:27] Et ça continue un peu à l'infini, alors que...
[3:33] Ça peut être tellement valorisant de master une distance qui est courte.
[3:37] Ça peut être même beaucoup plus difficile.
[3:39] C'est super compétitif.
[3:40] Tu dois maîtriser chaque élément, courir plus vite.
[3:44] J'aurais ça que tu en parles juste un petit peu de ce volet-là.
[3:47] Oui, exactement.
[3:48] Puis comme tu dis, c'est pas juste la distance, mais aussi, comme tu disais, toujours plus difficile, plus remote.
[3:56] Les courses qui sont roulantes, c'est trop facile.
[3:58] Il faut être dans la boîte.
[3:59] Il faut être dans la merde quasiment.
[4:02] Plus c'est dur, plus c'est cool.
[4:05] Moi, en plus de valoriser les courses d'instance, j'aime ça quand c'est roulant.
[4:08] En tout cas, j'aime ça quand c'est facile.
[4:11] Non, en fait, c'est que je trouve que, comme tu dis, il faut master tous les petits éléments.
[4:17] Quand il y a une descente, il faut que tu sois capable de la descendre vite.
[4:19] Quand il y a une montée, il faut que tu sois capable de la monter vite.
[4:21] Quand il y a une section technique, il faut que tu sois capable de jouer des pieds.
[4:25] Fait que, tu sais, il faut que tu sois bon dans tous les segments.
[4:29] En plus d'être capable de t'enfiler des gels quand tu cours à quatre flats du kilo.
[4:32] Tu sais, c'est comme vraiment challengeant.
[4:36] C'est ça.
[4:38] Quelqu'un m'a demandé hier si je mettais de la musique ou un podcast quand je faisais mes courses.
[4:42] Puis, j'étais comme, c'est impossible.
[4:43] Mon cerveau, il est 100 % focus à chaque minute de la course sur ce que je suis en train de faire.
[4:48] Ça fait que je ne peux pas perdre l'énergie mentale à écouter de la musique.
[4:52] Puis, ça, c'est comme la différence entre un 30 kilos fait vraiment rapidement que tu essaies de master tous les petits éléments versus une longue distance que c'est tellement long qu'il faut que tu changes les idées.
[5:01] Puis, il te faut de la musique.
[5:02] Puis, il te faut…
[5:04] C'est ça.
[5:05] C'est vraiment un challenge, mais un challenge différent.
[5:08] Puis je trouve ça le fun de peut-être essayer d'expérimenter ces choses-là différentes.
[5:12] J'adore, j'adore.
[5:13] OK, puis j'avais une autre question sur la Coupe du Québec.
[5:15] On y reviendra.
[5:16] Oui.
[5:18] L'autre, toi, de ton côté, c'est quoi ton objectif par rapport à la course?
[5:21] Je n'avais pas vraiment d'objectif A, mettons.
[5:25] À cause que, dans le fond, pour mettre un peu de contexte, je me suis blessée à Borealis.
[5:29] Je m'avais escroc 80.
[5:32] Puis c'est ça, au huitième kilo, la cheville est passée.
[5:36] Max, tu t'es arrêté, tu étais genre « what, what, what? »
[5:39] Je suis comme « non, non! »
[5:41] J'étais vraiment en mode... Ça paraît que tu voulais pas parler à personne à ce moment-là.
[5:45] Ouais, ouais.
[5:46] Je suis descendue, j'ai comme rampé dans un genre de ruisseau qu'il y avait pour mettre mon pied en dessous de l'eau froide pour essayer que ça revienne.
[5:54] Je suis vraiment en mode déni.
[5:57] Puis là, après, je savais que j'allais participer à une distance à UTHC.
[6:00] Je le savais pas encore.
[6:00] J'hésitais après avoir réalisé.
[6:04] Puis là, finalement, la rehab a bien été.
[6:06] C'était pas une fracture.
[6:07] Il y avait quand même des bonnes nouvelles.
[6:10] Puis c'est ça, ça a bien été.
[6:12] Fait que j'étais comme, hey, je vais prendre le départ du 80, je vais prendre ma revanche.
[6:16] Qu'est-ce que tu as fait pour rehab une cheville en quelques semaines seulement?
[6:21] Je voyais beaucoup, beaucoup ma physio.
[6:23] Beaucoup, beaucoup, beaucoup d'exercices.
[6:25] Fait que j'étais vraiment suivie.
[6:26] Autant j'allais avec elle en présentiel, autant qu'on suivait aussi en vidéoconférence.
[6:31] Fait que t'sais, vraiment, tout le temps, beaucoup d'exercices à la maison à chaque jour, c'est pas deux fois par jour aussi.
[6:37] Puis je pense que ce qui m'a aidée, c'est que la première semaine, j'ai marché avec une canne.
[6:42] Fait que je mettais zéro poids.
[6:44] À Borealis, il y a un de mes amis qui était clou de mon copain qui faisait aussi le 80.
[6:48] Il est allé m'acheter une canne au Canadian Tire.
[6:51] Puis il était genre, tu vas pouvoir continuer à tuer les gens avec ta canne.
[6:55] Fait que j'étais de même avec ma canne.
[6:57] Vive les cannes.
[6:58] J'adore les cannes.
[6:59] Mais de ta recovery, de ta rehab, on s'est un peu écrit pendant cette période-là.
[7:04] Puis, tu sais, on va y revenir, mais c'est quand même vraiment dur mentalement revenir d'une blessure comme ça.
[7:10] Puis genre, cette période d'incertitude avant, bien, boréaliste, c'était un grand défi pour toi.
[7:16] Là, le défi est mort à 8 kilomètres.
[7:19] C'est fucking heartbreaking.
[7:20] Les filles, on va en parler.
[7:22] Mais genre, après ça...
[7:24] il reste un autre défi, puis tu ne sais pas si tu vas être capable d'y arriver.
[7:28] Puis ce qu'on aime le plus au monde, c'est courir.
[7:31] Donc quand on ne peut pas courir pendant une certaine période de temps et qu'on ne «feel» pas, c'est doublement «hurtful».
[7:38] Je m'excuse de toutes mes expressions anglaises, mais ça va être ça.
[7:42] Oui, totalement.
[7:43] Quand j'ai pris la décision de faire le THC, finalement, je vais prendre le départ comme je vais voir, mais même chose.
[7:50] On se parlait tantôt, moi et Mélo, c'est la même chose.
[7:52] Quand je prends une ligne de départ, on dirait...
[7:56] Là, en plus, j'avais le faux mot
[7:58] de pas avoir fait de bon réalisme, pas l'avoir complété.
[8:00] Fait que je suis partie, puis je suis comme, OK, ça y va, on va y aller.
[8:03] Couteau d'indent.
[8:04] Le couteau d'indent.
[8:04] Ah oui, oui, oui.
[8:06] Mais c'est vraiment cool parce que ça a bien fonctionné, puis ça t'a permis, j'imagine, de courir UTH, genre vraiment pour les bonnes raisons, avec genre la reconnaissance et la gratitude de pouvoir enfin courir, tu sais.
[8:16] J'étais tellement émotive, là.
[8:18] Mon copain a couru 42 kilomètres dans les trails pour me chier à quelques stations.
[8:22] Ah oui!
[8:25] Parce que c'est ça, fun fact, pour les 80, on n'a pas de crew, on n'a pas de pinceur non plus.
[8:31] Fait que tu pars avec tous tes trucs dès le début.
[8:34] Fait que j'étais vraiment grateful, j'étais full émotive.
[8:36] La première fois que j'ai vu un visage familier, c'était au 50e kilo.
[8:40] Fait que pour moi, ça m'a vraiment aidée.
[8:42] Bravo!
[8:44] Charelle, tu avais vraiment un projet affiché quand même clairement que tu allais courir le 125.
[8:51] Ça fait longtemps que tu l'as annoncé sur les réseaux et tu as quand même bien documenté ça.
[8:55] Projet de documentaire aussi.
[8:56] Parle-nous de ton approche en vue du 125.
[8:59] Comment tu abordais la course?
[9:01] Oui, ça fait un an que je suis inscrite au 125 Arcana, j'ai fait une grosse préparation, j'ai documenté ça sur les réseaux sociaux, on avait un documentaire aussi à filmer.
[9:09] Un peu le branding pendant un an, c'était autour de Arcana.
[9:14] Puis là, comme de fait, j'ai DNF.
[9:17] Tu disais « heartbreaking », mais ce n'est pas tant ça.
[9:19] J'ai l'impression que j'ai fait ma course et en ce moment, j'ai tellement d'apprentissage de ça.
[9:25] Je me connais encore mieux.
[9:26] Pis, tu sais, il y a toujours mille et une raisons pour expliquer un DNF, pis j'ai comme pas le goût vraiment de mettre une raison là-dessus.
[9:33] C'est comme oui, le mental, pis là maintenant je le sais que moi, courir avec un crew, courir avec des gens, c'est tellement important, pis c'est ça qui m'a cassée.
[9:40] C'était la première fois que je vivais une nuit seule, avec personne, pis tu te retrouves seule.
[9:46] Il y a pas une raison extérieure qui va te dire genre « Hey non, vas-y, t'es capable, genre, on sait que tu vas pas y aller, on t'attend à l'arrivée. »
[9:52] Il y avait personne pour me dire ça.
[9:54] Il y avait juste mes pensées noires.
[9:56] Pourquoi tu fais ça?
[9:56] Qu'est-ce que tu vas aller chercher?
[9:58] Ça vaut-tu vraiment la peine d'aller à la ligne d'arrivée?
[10:00] Moi, mon défi, à la base, c'était de vivre cette nuit-là.
[10:03] Je l'ai vécu jusqu'à 4h du matin.
[10:05] Après ça, j'étais comme...
[10:07] Il ne reste plus rien d'autre à faire.
[10:08] J'ai fait ma course.
[10:09] Je suis bien.
[10:11] Il y avait un beau petit feu.
[10:13] Les maudits feux, man.
[10:15] Ils ont tous eu...
[10:16] Tu veux-tu une couverte?
[10:18] Oui, je veux une couverte.
[10:20] Un sleeping bag!
[10:22] C'est ça, de toutes les courses que j'ai faites, dans plus de 100 km, j'ai fait le ITFS, cette année, 125, donc je n'ai pas beaucoup d'expérience.
[10:31] Mais je sais qu'Arcana, c'est fait pour se casser.
[10:34] Ils veulent briser ton mental, puis tout est fait pour ça.
[10:36] Mais là, arrête-moi de briser ton mental.
[10:39] De quoi tu parles?
[10:40] Oui, sérieux.
[10:41] La nuit est faite pour ça.
[10:42] Je n'ai même pas vécu la même nuit, il y a deux ans.
[10:44] J'étais genre « Wow, il y a des loups, allons les chercher ».
[10:47] Il n'y avait pas de loup.
[10:48] Non, non.
[10:49] Je fais des blagues.
[10:51] Mais je comprends ce que tu veux dire.
[10:53] Puis, tu sais, UTHC, le 125, il y a beaucoup, beaucoup de gens qui vont l'essayer à plusieurs reprises avant de le master.
[11:00] Donc, tu sais, c'est tout à fait normal.
[11:02] Puis,
[11:03] Tu as couru 87 kilos.
[11:05] Tu sais, ton objectif, dans le fond, c'était peut-être que tu as été vraiment motivée aussi par l'objectif de traverser la nuit.
[11:12] Puis justement, une fois que c'était fait, c'était comme, well, I kind of did it.
[11:16] Oui, je pense aussi.
[11:18] Puis aussi, le revers de la médaille de documenter autant une course comme ça, c'est qu'on reçoit autant des beaux commentaires positifs, d'encouragement, de genre « Hey, bravo justement, t'as fait 87 kilos », que le renvers, c'est genre « Tant qu'à DNF, pourquoi t'as pris le départ ? »
[11:32] J'en ai reçu des commentaires de même, puis j'étais là « Eh, what ? »
[11:35] Voyons donc, genre, tu pouvais pas te DNF cette course-là avant même de savoir qu'est-ce qui allait arriver.
[11:40] C'est surprenant de faire ce genre de messages-là.
[11:42] Je pense que toutes les personnes, je m'avais tellement préparée, je suis quelqu'un de même aussi,
[11:46] On le sait, Carielle.
[11:48] Elle essaie beaucoup d'avoir de contrôle et tout.
[11:51] D'avoir eu toutes vraiment les statistiques de près, la nutrition qui allait super bien, la préparation physique du corps.
[11:59] Puis là, c'est le mental.
[12:00] Quelque chose qu'en fait, tu ne peux pas contrôler, ton mental.
[12:03] On est vraiment tous fiers de toi, en tout cas, Carielle.
[12:06] Est-ce que justement, pendant que tu étais proche de DNF et que tu avais ce mental-là, comme tu te remettais en question, est-ce que ça jouait dans ton esprit, le fait que tu faisais un documentaire et que toutes les gens savaient?
[12:19] Est-ce que tu avais une pression externe?
[12:21] Est-ce que c'était dans ta tête?
[12:22] Oui.
[12:24] Non, je suis capable quand même de me dissocier de cette pression-là de performance parce que justement, moi, ce n'est pas la performance, c'est plus l'histoire qui compte.
[12:31] Puis, ce qui m'affectait le plus, c'était justement d'avoir amené un peu ma famille ici.
[12:35] Il y avait mon copain qui m'attendait à l'arrivée pour faire le split NAC, le 15 dernier kilomètre.
[12:41] Il y avait mes amis de filles qui descendaient.
[12:43] Quand j'ai DNF, j'ai pris mon siège.
[12:45] C'est comme les filles ne descendaient pas.
[12:46] J'ai DNF.
[12:47] C'est ça qui me brisait le plus le cœur.
[12:49] Oui.
[12:50] Oui.
[12:50] Mais pour avoir été de l'autre côté... Est-ce que mon micro est allé?
[12:53] Est-ce que le micro est...
[12:55] Mais c'est lui à moi que ce souci?
[12:56] Est-ce que vous... Ah oui.
[12:58] Mais pour avoir été de l'autre côté de la médaille l'an passé puis avoir PC puis crew, honnêtement que la personne que j'attendais pour PC, elle n'avait pas terminé.
[13:07] Ça ne m'aurait tellement pas dérangée.
[13:09] Puis j'étais juste tellement contente de pouvoir faire un peu partie de cette expérience-là.
[13:14] Alors je ne pense pas que...
[13:15] tu dois te sentir mal pour ça.
[13:17] C'est tellement un privilège quand quelqu'un nous choisit.
[13:19] Puis je lui ai comme, hé bien, viens, m'écroule, je te mets ma confiance entre les... je te fais confiance, hé, puis c'est tellement un beau cadeau, peu importe que tu l'aies fini ou non.
[13:29] C'est vrai.
[13:30] Puis en plus, il faut dire que cette année, il y a eu le record du parcours.
[13:33] C'était une année incroyable, la température était parfaite.
[13:36] Oui, il faisait froid, mais je pense que ça a permis à tout le monde de bien se pousser.
[13:40] Shout out
[13:41] au fil de filles.
[13:43] On dirait que la course féminine était, ma foi, vraiment la plus excitante, je trouve.
[13:48] Je me réveillais pendant l'année pour suivre les filles.
[13:51] C'était incroyable.
[13:53] C'est insane qu'au Québec, maintenant, on peut avoir ce niveau de femmes sur une ligne de départ.
[13:58] On ne s'est même pas textées.
[14:00] On avait tous le même objectif.
[14:02] On était toutes là.
[14:03] C'est intimidant de prendre le départ avec autant de filles fortes autour de nous.
[14:08] En même temps, c'est
[14:08] C'est tellement nice de voir comment le sport évolue et comment on s'affirme plus.
[14:13] Je ne sais pas si c'est en fonction de Rachel Landrykin qui a gagné Coco Donuts, mais je pense qu'il y a eu un déblocage chez les filles et on se fait plus confiance.
[14:23] Tu vois, Rose Vigneault a fini 7e ou 6e au classement général.
[14:28] Audrey aussi qui a fini 9e au classement général.
[14:31] C'est malade, là.
[14:32] Est-ce que tu vois un peu parfois la pression à la ligne d'arrivée?
[14:35] Pas à la ligne d'arrivée, mais de départ?
[14:37] Oui, vraiment.
[14:38] Cette année, j'ai vraiment eu de la misère avec ça.
[14:42] Quand j'étais plus jeune, je faisais beaucoup de triathlon élite.
[14:46] Avant chaque départ, je faisais des grosses crises de panique.
[14:48] Je pleurais, j'avais peur de perdre.
[14:50] Puis c'est un peu pour ça que j'ai arrêté le sport de compétition, puis que j'ai transféré dans la trail.
[14:56] Puis après, j'ai eu trois bonnes années en trail dans le passé, puis on dirait que cette année, je suis arrivée avec un peu cette pression-là.
[15:04] Puis il n'y a personne qui met ça comme pression, à part moi.
[15:08] Puis je pense que c'est un peu là où cette année, j'ai vraiment shifté mon mental, puis on en a parlé beaucoup.
[15:15] de faire ça pour le fun, puis de vraiment reconnecter avec l'essence du sport, genre, c'est important.
[15:20] Tu sais, on en parlait, mais là, on ne peut pas être sur une ligne de départ avec le couteau entre les dents à chaque fois.
[15:26] Genre, puis tu sais, ça peut être une année, deux ans, où tu prends un break, puis tu as besoin de te «grounder», puis ça se peut que tu n'aies jamais aussi le couteau entre les dents, puis c'est bien correct, puis in the end, ce n'est pas pour ça qu'on fait ça, c'est parce que c'est «nice», c'est parce qu'on veut voir des loups.
[15:40] Mais Max, parle-nous-en justement un peu du switch conscient que tu as fait au niveau de ta, pas juste ta préparation mentale, mais comment tu abordais la course TAC.
[15:51] Oui, bien, j'ai vraiment eu un gros déblocage au QMT 32 où je me suis mis à pleurer au kilomètre 2.
[16:00] J'étais tellement stressée.
[16:01] Je n'étais pas une bonne personne non plus avant la course.
[16:04] Je suis vraiment quelqu'un de bubbly et de gentil.
[16:06] J'étais bête et je m'haïssais.
[16:08] J'haïssais quand je suis bête.
[16:10] J'ai monté la côte.
[16:12] Je sais qu'elle est grosse, la côte.
[16:13] Je suis arrivée en haut et je pleurais.
[16:15] Je me suis donné deux options à ce moment-là.
[16:18] Soit tu changes d'attitude ou soit tu t'en vas.
[16:21] Puis j'ai changé d'attitude, j'ai couru toute ma course avec toi.
[16:25] C'était honnêtement une de mes plus belles courses à vie.
[16:27] On a tellement de plaisir.
[16:28] Puis j'étais comme « Hey, moi je veux que chaque course affile de même. »
[16:31] Puis c'est tout le temps de même que ça affilait.
[16:34] Puis d'où là est venu un peu le changement de mindset.
[16:37] Je faisais Boré Alice, puis je faisais UTHC 125.
[16:40] Puis j'étais comme « Hey, what if? »
[16:42] Mon but, c'est juste d'enchaîner les deux et d'être une bonne personne dans les deux et d'être contente dans les deux.
[16:49] Honnêtement, j'ai fait ça.
[16:51] Je n'ai pas fini UTH 625, mais tout le monde me demandait aussi « Ah, es-tu correct?
[16:56] Ça va-tu? »
[16:57] Je suis tellement fière d'avoir eu mon premier DNF.
[17:00] Parce qu'honnêtement, un DNF, ça t'apprend tellement plus qu'une journée parfaite.
[17:05] Moi, j'en ai eu beaucoup des journées parfaites.
[17:06] Je suis super chanceuse pour ça.
[17:09] Ça me prenait une pas bonne journée pour apprendre que des fois, ta nutrition, elle ne passe pas.
[17:14] Des fois, ton mental, il « break ».
[17:16] Je ne suis pas invincible.
[17:19] J'ai eu tellement de fun.
[17:20] Je suis full contente.
[17:22] Ça m'a vraiment permis de me reconnecter un peu à pourquoi je faisais ça cette année.
[17:26] Oui, je rajouterais aussi, j'ai l'impression que les gens, ils veulent avoir une raison qu'on leur donne. «
[17:31] Hé, tu t'es-tu blessée?
[17:32] Qu'est-ce qui est arrivé? »
[17:33] Bien, rien, c'était juste mon mental qui est flanché, puis c'est tout.
[17:36] Mais c'est qu'il faut comprendre, genre, on banalise souvent des distances X ou Y.
[17:42] On banalise les marathons, on banalise les ultras, on banalise un 125, mais tellement que...
[17:50] on sous-estime l'impact que ça a aussi de finir cette course-là malgré tout.
[17:56] Admettons que vous aviez terminé le 125, no matter what, parce que vous étiez tellement mis de pression, vous étiez comme « OK, moi, je vais coûte que coûte ».
[18:06] Peut-être que, d'une part, c'est un 45 ou un 55 kilos de trop qui vous aurait généré des blessures qui vous auraient empêché de courir pendant 7 à 8 mois par la suite.
[18:18] C'est peut-être aussi un dégoût vis-à-vis de la course, un traumatisme aussi de faire les choses pas pour les bonnes raisons.
[18:26] Puis ça enlève la joie de courir, de faire la chose qu'on aime le plus au monde, parce qu'on n'est pas alignés, on est désalignés.
[18:36] Puis le fait que vous soyez assez consciente de vous-même pour faire « OK, aujourd'hui, c'est une bonne journée, on s'en va chercher notre troisième, notre deuxième position. »
[18:50] Mais je trouve ça fucking bold.
[18:52] Puis l'autre chose par rapport à ça, tu sais, Courtney DeWalter, quand elle a fait l'UTMB, il y a genre l'année passée, puis qu'elle n'a pas performé à la hauteur des attentes que les gens avaient envers elle.
[19:04] Dans toutes les entrevues après sa course, jamais elle a parlé de... « Ouais, ça a été un petit peu plus difficile.
[19:10] Non, non, non, j'ai moins bien fait. »
[19:12] Tout ça.
[19:12] Elle a gardé un discours extrêmement positif
[19:14] Ouais, excellente course, je suis vraiment fière de moi, ça a super bien été, un peu plus difficile à tel égard, mais genre, quelle belle performance, bravo à tous les coureurs et coureuses.
[19:23] Je suis comme, merci, arrêtons d'être dans l'excuse de ne pas avoir réalisé les attentes des autres envers nous-mêmes.
[19:29] Nous, on sait ce qu'on peut faire.
[19:31] Il ne faut tellement pas sous-estimer la récupération que ça prend.
[19:37] Courir des longues distances, c'est tellement un énorme choc.
[19:42] On l'a vu le mois, je me pète des crises d'acné dans la face.
[19:45] C'est pour ça que moi et mon chum, on est ensemble en plus.
[19:48] Pourquoi il y a eu?
[19:49] Parce que lui aussi, il avait fait une grosse crise d'acné après sa course.
[19:52] Alors, ça a été notre premier point en commun.
[19:56] Mais tu sais, aussi, on parle beaucoup de nos règles.
[19:59] Tu sais, moi, cette année, c'est la première fois que je ne perds pas mes règles après mes courses.
[20:03] C'est curieux.
[20:03] Moi, j'ai arrêté la course, puis comme trois heures plus tard, je suis tombée dans ma semaine.
[20:07] Moi, je suis tombée dans ma semaine au kilomètre 25.
[20:10] J'ai la même chose.
[20:12] Après chaque course, je tombe dans ma semaine.
[20:14] C'est comme...
[20:16] Je ne sais pas, tu sais, comme hormonal, tout ça.
[20:19] Il y a tellement des choses qui se passent.
[20:20] C'est pas juste...
[20:21] Physiquement, on a mal au cou, on a mal au mollet.
[20:24] C'est tout, l'humeur.
[20:26] Ton corps est en choc.
[20:28] Oui.
[20:29] Une des raisons, tu peux le marcher.
[20:32] Moi, je ne courais plus pendant tout.
[20:33] Je marchais et c'est bien correct.
[20:35] Mais j'avais vraiment peur aussi de la dépression post-course.
[20:39] Genre moi, je suis quand même très sensible à ça.
[20:41] Puis on dirait que des fois, tu finis une course, t'as tellement un gros high.
[20:44] Puis moi, ça me prend du temps mentalement de récupérer de ça.
[20:47] J'ai souvent genre des semaines où j'ai le goût de rien faire.
[20:49] Je suis couchée dans mon lit.
[20:50] Puis je me sens vraiment triste puis vide un peu.
[20:53] Puis honnêtement, hier, j'avais pas le goût de me rendre là.
[20:56] Ben avant hier, j'avais pas le goût de me rendre là.
[20:59] Puis ça, faut pas le négliger.
[21:01] Si...
[21:02] c'est correct d'arrêter pour ça.
[21:04] Il ne faut pas avoir peur non plus, il ne faut pas l'anticiper, mais c'est quelque chose qui est normal et il faut en être conscient.
[21:11] Mais au niveau mental, après une course, comment vous voyez la charge mentale du après-course ou du pré-course?
[21:21] Parce que je pense qu'on parle tout le temps à quel point physiquement ça est difficile.
[21:26] Moi, personnellement, mon choc, c'est le sommeil puis l'enfleur.
[21:30] J'enfle, j'ai des déchets dans mon corps, j'ai de la misère à mettre des pantalons après.
[21:34] J'ai d'ailleurs mes bas de compression.
[21:36] C'est pour ça que je pars en shirt aujourd'hui.
[21:41] Mais, tu sais, c'est ça.
[21:43] On en parlait de la charge mentale d'une course.
[21:47] Bien, moi, je l'ai vraiment...
[21:50] Ce qui m'a vraiment surpris, c'est qu'après Borealis, il y a quatre semaines, mes jambes étaient vraiment correctes et je suis super grateful pour ça, mais je ne pensais pas que mon mental prenait du temps pour récupérer ou d'avoir la force de pousser encore.
[22:04] Et mon Dieu, c'était pas là.
[22:05] Puis ce n'est pas grave, c'est des choses qui arrivent, mais je trouve ça nice de l'avoir appris comme ça, de se donner plus de douceur.
[22:12] Puis aussi, avant, j'ai l'impression, je ne sais pas pour vous, mais...
[22:16] Pas qu'on fait des sacrifices, mais veut ou pas, on en fait quand même.
[22:19] Alors, tu sais, d'avoir hâte aussi d'être en vacances, c'est quand même nice.
[22:24] C'est comme finir un gros rush de jeep, des fois, quand t'arrives à une course, puis la pression lâche, puis...
[22:30] On crash.
[22:31] On crash.
[22:32] J'avais une discussion avec quelqu'un, justement, qui a été comme coach dans des profils, un peu plus de football, professionnel, puis il était comme tous les sports ont des off-season.
[22:41] Oui.
[22:42] Comme, il faut en prendre, notre corps en a besoin.
[22:45] Puis tu sais, en course à pied, en trail, tu sais, route, peu importe, souvent, on va continuer, tu sais, on va se prendre quelques semaines un peu plus mollo, on va courir ici et là parce que ça nous fait du bien, parce qu'on aime ça.
[22:55] Mais c'est quand même une charge de plus.
[22:57] Puis si t'as pas bien récupéré, justement, c'est encore pire à chaque fois.
[23:00] Il y a aussi la curve Strava.
[23:02] C'est vraiment stupide.
[23:04] Ce n'est pas le fun de voir la curve Strava diminuer.
[23:08] À quel point c'est stupide?
[23:09] Comme tu dis, il n'y a aucun autre sport que c'est comme ça.
[23:12] Les athlètes au niveau de ski ou quoi que ce soit, ils sont en off-season, ils s'en vont surfer.
[23:17] Ils s'en vont dans le sud.
[23:19] Ils chillent.
[23:21] Après ça, ils vont repartir.
[23:25] Mais là, j'aimerais ça que tu nous parles, en tant qu'athlète de haut niveau, tu as été blessée cette année, quand même une importante blessure.
[23:32] J'aimerais ça que tu nous en parles.
[23:33] Si tu es à l'aise, est-ce que tu peux nous en parler?
[23:35] Oui.
[23:36] En fait, ça a quand même beaucoup changé ma façon de faire et ma mentalité un peu.
[23:43] J'adore courir, j'adore m'entraîner, j'adore m'entraîner fort.
[23:47] Pour moi, j'alignais, j'alignais, j'alignais.
[23:49] Des grosses semaines d'entraînement, j'aime ça.
[23:51] J'étais habituée de vraiment faire des grosses semaines tout le temps.
[23:56] Ça passait, ça passait, ça passait, ça passait.
[23:58] Je pense que je ne m'en rendais pas compte que j'épuisais mon corps.
[24:02] C'est comme si j'étais un peu en mode survie sans m'en rendre compte parce que c'était ma normalité depuis quand même quelques années.
[24:09] Puis, c'est ça, j'ai eu une fracture de stress.
[24:11] Donc, c'était comme pas...
[24:13] J'avais pas le choix de m'arrêter.
[24:15] Ça m'a quand même ouvert les yeux sur comme là, je veux faire ça longtemps, puis être en santé, puis je veux courir tout le reste de ma vie.
[24:26] Tu sais, c'est pas la performance avant ma santé.
[24:28] Wow!
[24:29] Je suis revenue vraiment progressivement à l'entraînement.
[24:34] Je me suis dit « Ok, less is more », mais je le fais bien.
[24:38] J'ai fait moins de kilomètres par semaine.
[24:40] J'ai fait du vélo, mais j'ai fait du vélo pour de vrai.
[24:42] Dans le sens que, pas faire un petit 30 minutes de vélo.
[24:45] Non, je changeais des runs pour du vélo.
[24:50] Je m'écoutais beaucoup.
[24:51] Puis c'est ça, je me sens vraiment plus en forme maintenant, tout va bien, puis tu sais, je sens que mon corps est fort, puis je sens qu'il assimile les entraînements que je fais aussi, puis ça fait vraiment une différence.
[25:01] Puis comme niveau mental aussi, c'est de me refaire confiance après une blessure, puis de voir que j'y allais progressivement, puis que je faisais les choses bien, puis que je ne refaisais pas trop, bien ça me rassurait aussi mentalement que je n'allais pas me re-blesser, tu sais ?
[25:16] Puis là, tu as repris les courses il n'y a pas si longtemps quand même, non?
[25:21] Ta saison, tu l'as reprise à quel moment?
[25:25] Je l'ai repris à peu près en juillet, cet été.
[25:29] Puis ça se passe vraiment bien aussi, ta reprise.
[25:32] Je m'imagine que ça t'aide avec ta reprise de confiance.
[25:36] Oui, c'est ça.
[25:37] Ça me confirme.
[25:38] J'aime pas tant les chiffres, mais les chiffres montrent que je m'améliore et que je suis en forme et que je suis plus en forme que l'année passée et que je vais entraîner vraiment plus.
[25:48] Ça me motive à continuer dans cette lignée-là.
[25:53] Mentalement, on le disait aussi...
[25:56] Comment je dirais?
[25:57] Tu sais que tu me présentes beaucoup comme élite et comme je veux être là pour la performance, mais j'aime mon sport et j'ai du plaisir, moi, à être dans la performance.
[26:06] C'est moi, quand je suis en train de jouer... Moi, c'est un jeu, là.
[26:10] Là, on se dépasse.
[26:11] Je suis première, je suis deuxième.
[26:12] Je vais-tu essayer de la dépasser dans une section roulante versus elle est meilleure dans le technique?
[26:16] Tu sais, c'est comme un jeu et j'ai du fun.
[26:18] Tu sais, c'est pas...
[26:19] J'ai jamais fait une crise d'anxiété avant une course.
[26:22] Je ne me mets pas la pression de performance.
[26:23] C'est comme, j'adore ça.
[26:25] Puis quand j'ai une course que c'est serrée puis qu'il faut que je race, c'est comme, j'ai du plaisir.
[26:30] Fait que niveau mentalement, ça va bien.
[26:33] Je ne me mets pas de pression de performance.
[26:35] C'est juste que j'aime ça.
[26:37] Je trouve ça tellement nice que tu dises aussi tout ton parcours de recovery puis qu'au final, c'est en t'écoutant plus que finalement, tes chiffres sont mieux, pour parler de chiffres.
[26:48] Parce que
[26:49] On dirait qu'il y a beaucoup eu un gros push sur du high volume, même à faire dans du gros high carb.
[26:55] Justement, mon chum, il disait ce matin une étude qui disait qu'après 90 grammes, c'est plus difficile à assimiler le reste.
[27:02] Même chose pour le high volume, il y a du monde pour qui ça fonctionne vraiment bien, mais au final, ce n'est pas tout le temps ça la recette gagnante.
[27:09] Puis le fait de justement voir à quel point...
[27:12] tu performes bien en ayant réajusté.
[27:14] Je trouve ça vraiment cool.
[27:16] Justement, parallèle avec la courbe Strava, ça ne veut pas dire que parce que tu as une grosse courbe Strava...
[27:21] J'ai la moins belle courbe Strava depuis toutes mes années.
[27:26] Je m'en contrefiche.
[27:27] Je suis en forme, ça va bien et j'ai du plaisir.
[27:30] Moi, je trouve ça malade parce que souvent, on se sent mal de skipper une course ou de ne pas faire une semaine à 100 kilos.
[27:36] Par exemple, qui, by the way, ne devrait pas être la norme,
[27:39] ou whatever, mais je trouve ça, c'est comme rassurant de faire comme, hey, genre, OK, bien, c'est pas grave, moi, ça me tente d'aller super avec mes amis en soirée, je n'irai pas courir, c'est pas grave.
[27:50] Aussi, c'est vraiment intéressant de faire l'exercice de cacher toutes ces courses sur Strava.
[27:55] Moi, ça fait deux années de suite que je le fais, puis quand mon objectif arrive, je remets tout public, puis j'ai l'impression que ça me permet tellement de juste aller courir pour moi-même.
[28:03] Tu sais, des fois, ta montre est comme à 5.7, puis tu es genre, bien, non, je vais faire 6,
[28:08] Mais tu sais, juste ça maintenant, il n'y a plus la pression de vouloir tout le temps accumuler les kilomètres.
[28:12] La courbe Strava, elle va comme il faut, puis ça va être ça.
[28:16] Ça m'a full aidée, si jamais.
[28:18] Mais je pense que l'eau... Par exemple, je vous encourage à faire l'exercice mental de...
[28:24] Moi, j'ai pas besoin de rien cacher puis j'ai quand même cette mentalité-là.
[28:28] Dans le sens que je suis comme...
[28:30] Si je cours à 6-10 kilos aujourd'hui, j'ai rien à prouver à personne.
[28:34] J'ai plus rien à prouver à personne.
[28:37] Dans la tête, on n'est pas supposé...
[28:39] « Ah, ça, je vais le cacher.
[28:40] Ah, ça, je me sens pas bien. »
[28:42] Tu sais, si t'es pas bien, il se fera voir, enlève-le.
[28:44] Mais on dirait que je suis comme, il faut aller pousser plus loin puis être capable de le laisser puis de l'assumer puis de pas avoir peur, tu sais.
[28:52] J'aimerais ça, pour dire là-dessus, juste pour aussi dire que, genre, chacune des filles ici ont une responsabilité d'une certaine manière parce que vous avez, genre, bien, vous et on, on a une communauté.
[29:03] On a des gens qui nous suivent puis on a des gens qui sont...
[29:07] qui s'inspirent de nous dans nos bons comme dans nos moins bons.
[29:11] Puis vous, comme eux, on a ces personnes-là qui ont des hauts et des bas et qu'on est tellement reconnaissante quand ils partagent leurs bas et qu'ils partagent leur normalité qui est moins sexy aussi.
[29:24] Celle de courir 3 kilos et « call it off » parce que c'est « fine », puis courir à 6,30 ou à 7 du kilo ou « whatever », qu'est-ce que tu as envie de faire ?
[29:34] d'avoir des semaines avec moins de kilos, de faire du vélo si t'as envie, de faire peu importe ce que t'as envie, ou d'être complètement off si t'as envie, puis de faire des courses aussi pour le plaisir de juste courir.
[29:45] Moi, personnellement, c'était ça mon objectif cette année sur UTHC.
[29:50] J'ai vraiment pris le dessin dans un objectif de comme...
[29:53] reconnecter avec la communauté, reconnecter avec les gens.
[29:56] J'ai l'impression que depuis un certain temps, je fais des projets et des projets.
[30:00] Puis comme si je prends une ligne de départ, il faut que ce soit mon A-goal et que je performe absolument.
[30:05] Mais je n'ai pas cette place mentale-là actuellement.
[30:08] Je reviens d'une grosse expédition, puis ça a pris toute mon énergie, puis ça m'a pris des mois et des mois à m'en remettre physiquement.
[30:14] Puis après ça, je suis en train de commencer à « rebuild ».
[30:17] Je n'ai pas la forme physique d'être capable de « racer », pas du tout.
[30:21] Est-ce que, par contre, j'ai envie que ça m'empêche de prendre un dessort parce que je vais inspirer... Parce que, finalement, je embody le fait que tu dois prendre un dessort juste parce que tu es à ton meilleur.
[30:32] Non.
[30:33] J'ai envie de porter le message que, même si tu n'es pas à ton meilleur, si tu es passionné par la course, bien, genre...
[30:42] Fais ce que tu as envie, détache-toi de ton temps, ta distance, et ne justifie pas aussi ce que tu as fait le même temps qu'il y a trois ans.
[30:50] En tout cas, vous comprenez?
[30:54] 100%.
[30:54] Moi, un truc qui m'a ouvert les yeux, c'est quand j'ai commencé à me faire coacher, mon coach ne m'a jamais donné un nombre de kilomètres, c'était plus un nombre de temps environ.
[31:05] Tout le temps, plus ou moins cinq minutes ou whatever.
[31:08] Je n'ai jamais vraiment checké mes stats.
[31:11] J'ai eu une montre l'année passée, mais j'ai toujours aimé cette approche-là.
[31:15] Je trouve ça tellement plus...
[31:17] C'est tellement important aussi de calculer le time on feet parce que sur la route, on ne court pas un 5 km.
[31:23] On court un 5 km plus vite qu'en trail.
[31:25] Je trouve ça quand même cool aussi, cette approche-là.
[31:30] Les filles, c'est quoi votre highlight du week-end ?
[31:33] Ah, moi je dirais d'avoir couru avec les gens dans la trail.
[31:38] Comme, les gens, ils nous reconnaissaient, là.
[31:40] C'était tellement le fun, là, on courait avec la communauté.
[31:42] Puis c'était comme, hé, on a vu votre vidéo sur YouTube, Immersez au Mont-Blanc.
[31:46] Ça, c'était insane, là, genre de pouvoir connecter avec le monde.
[31:48] Puis moi, justement, ça me donnait tellement de l'énergie, là.
[31:51] C'est justement quand je me suis ramassée seule que j'ai broyé du noir.
[31:55] Fait que les gens, là, pendant la course, là, ils étaient incroyables.
[31:59] J'allais dire aussi le vibe.
[32:02] Moi, j'ai pensé...
[32:03] Je suis ici depuis jeudi.
[32:05] Jeudi, vendredi, samedi, dimanche.
[32:06] Je suis énergisée.
[32:08] Juste de me promener, de parler à tout le monde, de faire notre course, oui, mais après ça, de rester, d'encourager.
[32:15] Fait que vraiment, le vibe et la communauté à Arcanap, je ne veux pas s'éloigner aussi.
[32:22] Quand on vient, on loue quelque chose pour dormir.
[32:24] On reste le week-end.
[32:25] Puis,
[32:26] J'ai passé presque pas de temps dans mon hébergement.
[32:29] Je voulais juste être ici.
[32:32] Moi, je pense que c'était quand j'étais en train de monter les Morioses dans l'aller-retour où tu vois les gens qui finissent les Morioses et on les croise.
[32:40] On est comme les deux sur le même sens, sur la même « trail ».
[32:46] Puis là, j'ai juste vu mes bonnes amies Léa.
[32:49] Rose, Frédéric Leroux qui étaient tous en train de se faire un peu dans le top féminin du 125 puis ça m'a justement inspiré puis toutes les filles avaient un méga sourire, on se donnait des high-fives puis je disais « Oh damn! »
[33:05] This is so cool.
[33:06] C'est vraiment nice.
[33:07] Moi, je pense que ça, c'est un de mes highlights.
[33:10] On en parle souvent à l'OCC, à la CCC.
[33:14] Utah H.C., c'est quand même un gros événement d'envergure au Québec.
[33:16] De le voir en live, toutes les filles aussi proches, je trouvais ça cool.
[33:21] C'était malade.
[33:24] Sur le parcours aussi du 80, on croise beaucoup du 65.
[33:28] De voir autant plein de gens, de pouvoir discuter avec les gens aussi.
[33:32] Moi, on parle beaucoup de ça, mais je pense que c'est vraiment l'ambiance du THC.
[33:36] Moi, c'est vraiment l'événement que j'attends dans l'année.
[33:39] Je sais que je vais croiser tout le monde.
[33:41] Je vais pouvoir parler avec tout le monde.
[33:42] Les gens qu'on voit plus sur les réseaux ou quoi que ce soit, tu te vois en vrai, tu jases, tu parles à tout le monde.
[33:47] Je trouve que ça, comme tu l'as dit, ça revigore les batteries un peu.
[33:51] 100%.
[33:52] OK, ça me permet de rebondir.
[33:55] L'UTHC, c'est la 15e édition cette année.
[33:59] Il y a 45% de participants qui sont des femmes cette année, which is amazing.
[34:03] En majorité sur les plus courtes distances, which is amazing as well.
[34:09] Comme on disait, il n'y a pas de nuance entre les deux.
[34:15] Est-ce que vous trouvez que la course est devenue trop mainstream?
[34:18] Pour les gens qui disent ça, j'aimerais ça vous entendre.
[34:22] Est-ce que c'est rendu trop mainstream, puis est-ce que c'est plate qu'il n'y ait pas assez de dossards?
[34:27] Non.
[34:28] Non, non, non.
[34:29] Il n'y en a jamais assez.
[34:31] Puis si on...
[34:32] Pas si on se compare, mais en Europe, il y a quatre courses par fin de semaine à toutes les fins de semaine.
[34:40] Il n'y a jamais assez de courses.
[34:42] Si les courses sont pleines, il va y en avoir d'autres.
[34:43] On le voit, il y a plein de courses qui pop-up un peu partout.
[34:46] Ça, c'est magnifique.
[34:48] J'adore que la course prenne la popularité parce qu'il faut que le monde bouge, c'est bien que le monde bouge.
[34:54] Le seul petit downside que je n'aime pas, c'est la normalisation des gros défis.
[35:00] Tout le monde serait capable de faire un 5 km, tout le monde serait capable de faire 6.
[35:03] C'est ça qui est plus dommage parce que je pense que les gens ne se rendent pas compte que...
[35:09] exemple, tout le monde ici, qu'on fait des belles performances ou qu'on fait des longues distances, ça fait des années qu'on court.
[35:15] Fait que c'est pas vrai que si tu te mets à la course, tu vas réussir à faire ça en quelques mois.
[35:20] Fait que c'est le seul petit dans le sein de ça.
[35:24] Vraiment bien dit.
[35:25] Avez-vous quelque chose à ajouter?
[35:27] Moi, c'est ça que j'allais apporter.
[35:28] La normalisation de comme que ça soit un demi-marathon ou un marathon, tu sais, comme le pourcentage au complet de la planète Terre complète qui court un 5 km est déjà quand même, tu sais, c'est pas le même.
[35:42] Je pense qu'il faut prendre aussi le temps d'apprécier les petites distances, de les déguster, là.
[35:46] Je pourrais dire.
[35:47] Parce que c'est tellement fun de faire cette distance-là, puis c'est ensuite que peut-être que là, tu vas apprendre à apprécier la douleur qui viendra dans les plus longues.
[35:56] OK.
[35:57] Là, maintenant que la saison, on approche quand même.
[36:01] Mais UTH, c'est pas mal vers la fin de la saison de course.
[36:05] Mais peut-être pas pour vous.
[36:06] J'aimerais ça savoir c'est quoi vos prochains projets.
[36:08] What's...
[36:10] Up ahead.
[36:11] C'est ça, c'est pas ce que je veux dire.
[36:12] Moi, je fais un backyard.
[36:15] Moi, je l'avais pas dit.
[36:16] En fait, je l'ai jamais dit à personne.
[36:18] Tu t'avais dit que c'était fini.
[36:20] Non, mais je vais faire un backyard, genre, pour le fun.
[36:25] C'est lequel?
[36:26] Je sais plus quel qu'on fait.
[36:27] C'est en novembre.
[36:30] 5-9 ans.
[36:30] Ah oui, le beaver backyard.
[36:32] Parce que je serais quand même dans le d'être un castor.
[36:34] J'appelais même plus le nom de la course.
[36:36] Une concurrence à être un loup.
[36:39] J'ai pas été un loup, je vais être un beaver.
[36:43] Yes!
[36:44] Mais tu sais, juste pour le fun, juste pour essayer de quoi de nouveau.
[36:48] Puis peut-être que je vais faire deux boots.
[36:49] Je sais pas, on verra.
[36:51] Si j'ai plus de fun, je vais tellement arrêter.
[36:54] C'est genre...
[36:55] En Beauce?
[36:56] Oui, c'est sûr, c'est à 5 jours de bord.
[36:58] Oui, c'est ça, c'est en Beauce.
[37:00] C'est en Beauce, ça va être cool, j'ai hâte de voir.
[37:03] Mais c'est moi ou le Beaver, je crois qu'il arrête après 24 heures.
[37:07] Oui, c'est ça, tu peux juste faire 100 miles.
[37:10] Mais je ne pense pas que je vais... Non, excusez, excusez.
[37:14] Juste 100 miles.
[37:15] Des fois, les backyards vont vraiment plus loin, mais ça s'arrête à 100 miles.
[37:20] My bad.
[37:20] T'arrêtes?
[37:22] Oui.
[37:23] Moi, je me mets en mode aventure.
[37:24] Puis le prochain défi, c'est un ski and sail en Norvège.
[37:28] Donc, la saison de touring, splitboard commence.
[37:32] Je vais m'entraîner pour ça.
[37:34] C'est malade.
[37:34] Oui, je me mets en mode aventure.
[37:36] Est-ce que tu sais déjà c'est quoi les courses que tu veux faire l'année prochaine?
[37:40] C'est sûr que j'aime vraiment faire la clinique du coureur parce que c'est à côté de chez nous.
[37:44] Mais je pense que j'ai trop de voyages prévus qui vont aussi drainer de l'énergie.
[37:49] Fait que je ne peux pas penser à ça en ce moment.
[37:52] Énergie mentale, c'est vraiment bien.
[37:54] C'est exactement ça.
[37:56] Savoir qu'il se passe des affaires qui ont une charge mentale et qui…
[38:02] construire un calendrier en fonction de ça aussi.
[38:04] C'est vrai.
[38:05] Mais pour vrai, Arcana, la course est là pour rester.
[38:08] Ça fait des années que c'est là, ça fait qu'on n'est pas pressé.
[38:11] C'est pas parce qu'on DNF live que l'année prochaine, on doit le refaire absolument.
[38:15] Ouais.
[38:16] Mais peut-être toujours.
[38:17] Mais moi, j'ai vraiment hâte.
[38:18] L'année prochaine, c'est sûr que je reviens.
[38:19] Genre, j'ai trop eu de fun puis c'est sûr que je la refais.
[38:23] Trop cool, j'aime ça, j'adore.
[38:25] Toi, Lo?
[38:26] Moi, c'est en mode vacances en ce moment.
[38:30] Vacances, puis sinon, cheering, les petites courses à m'être au BU, c'est sûr, je vais être là, crew cheering pour les personnes que je connais qui le font.
[38:37] Mais aussi, c'est ça, profiter du ski l'hiver, touring, j'adore, il y a beaucoup ça.
[38:43] Puis aussi, j'ai commencé plus ma carrière professionnelle, je commence...
[38:46] Que fais-tu dans la vie, Laurence?
[38:48] Je travaille en gestion de changement.
[38:49] Santé, mieux-être au travail, j'accompagne les employés dans leur bien-être au quotidien, développement de carrière.
[38:57] Mettre un peu plus d'énergie là-dedans, je te dirais que j'ai commencé en même temps des courses, c'était beaucoup.
[39:02] Je me sentais fatiguée.
[39:05] Le temps de revenir un peu là-dessus puis sinon, la saison prochaine, c'est sûr que je refais le transpercé.
[39:10] J'ai adoré.
[39:12] Vraiment, c'est un gros coup de cœur.
[39:14] La course cellophone, c'est petit, c'est intime.
[39:16] C'est un beau challenge sur trois jours.
[39:19] Sinon, Uthach aussi, c'est sûr que je reviens.
[39:22] On verra ici entre les deux.
[39:25] On va se voir.
[39:25] Puis toi, Mélo?
[39:27] Moi, en fait, justement, comme on disait tantôt, à cause de ma blessure, ma saison a commencé un peu plus tard qu'à mon habitude.
[39:33] Fait que je la prolonge un peu.
[39:34] L'automne, pour moi, j'adore ça.
[39:37] C'est une belle saison de course.
[39:39] Puis comme j'aime faire un peu de tout et que j'aime ça courir vite, bien là, je vais m'amuser sur la route pour la fin de la saison.
[39:47] Je vais faire un marathon.
[39:50] L'entraînement va bien et je me sens rapide.
[39:52] C'est ça qui me motive en ce moment.
[39:54] Trop hot!
[39:54] Toi, tu fais quoi?
[39:57] Moi, merci, c'est gentil.
[39:59] C'est quoi ton highlight du week-end?
[40:01] Mon highlight du week-end, c'est que pendant mon 80, j'ai vraiment pris le temps de connecter avec les gens.
[40:10] Une fille qui s'appelle Émilie que j'ai rencontrée et avec qui j'ai couru les 50 premiers kilos.
[40:15] Elle était vraiment bonne, elle courait full vite.
[40:17] À un moment donné, j'ai commencé à croiser des gens qui étaient passionnés d'alpinisme.
[40:21] Puis là, il me posait des questions.
[40:22] Fait que là, Émilie, elle a continué son chemin.
[40:24] Elle allait full vite, elle allait full bien.
[40:26] Puis moi, j'ai commencé à parler de montagne à certaines personnes.
[40:31] Juste comme partager, genre, avec les gens.
[40:34] Puis tous ces moments-là, honnêtement, c'est ça qui me remplit de bonheur puis de gratitude.
[40:40] Puis il y a un monsieur qui me dit que...
[40:44] Il me parlait qu'on s'était écrit à quelques reprises sur les réseaux et il me disait que j'avais vraiment un impact dans sa vie familiale, avec sa fille, avec la levée de fonds Féactive, avec sa blonde.
[40:57] Ça m'a mis les larmes aux yeux.
[40:59] J'étais vraiment émue.
[41:00] Je ne peux pas croire.
[41:01] Des fois, on est dans notre petit univers en arrière.
[41:04] J'avais peur de venir à la course, mais juste pour ce moment-là, ça a valu le coup à 100 %.
[41:10] Puis après ça, c'est sûr que moi, mes projets, ces temps-ci, mon cœur et mon énergie mentale est focussée à 100 % sur l'alpinisme.
[41:17] Vraiment plus.
[41:18] J'ai découvert une passion que j'aime beaucoup.
[41:19] Puis la course est vraiment compatible pour l'alpinisme, dans le sens que ça m'aide à m'entraîner pour.
[41:24] Mais l'inverse n'est pas vrai.
[41:26] À chaque fois que je reviens dans un XP, c'est l'horreur courir, alors que c'est ce que j'aime le plus au monde aussi.
[41:32] Donc, une petite XP qui s'en vient en octobre.
[41:36] Petite ?
[41:38] C'est jamais petit.
[41:39] C'est très gros.
[41:40] C'est très, très gros.
[41:41] Petit.
[41:42] Oui, je vais en reparler bientôt.
[41:44] On dirait que je ne l'ai pas trop dit, mais une grosse expédition qui va peut-être mélanger de l'aventure plus que juste de l'alpinisme, de la découverte et peut-être un petit peu de course à travers.
[41:56] On va voir.
[41:57] Je ne vous en avais pas parlé.
[42:02] Couchonne.
[42:03] Oui.
[42:03] Quoi?
[42:03] C'est quoi?
[42:03] C'est quoi?
[42:04] Les filles, je pense que ça fait le tour.
[42:08] Je suis tellement contente de vous avoir reçues.
[42:09] Merci d'avoir pris le temps.
[42:12] On peut vous suivre sur les réseaux sociaux.
[42:14] Maxime Raté, Karel Cadoret, Laurence Langlais, Mélodie Gilbert, et moi, Emma De Guara, et le balado UMEA.
[42:22] Merci à la gang de l'UTH d'organiser un événement extraordinaire qui crée des souvenirs, qui nous...
[42:31] qui nous rassemblent et qu'on partage avec nos familles et les gens qu'on aime le plus au monde.
[42:37] Donc, voilà.
[42:39] À bientôt.
[42:41] Merci tous.

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