# Gabrielle Pelland — De l'athlète élite à l'équilibre : blessures, identité & redéfinition

An episode of [UMEA | Le Balado](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1869986285), 27 May 2026, 1 h 10 min.

Audio: https://episode.flightcast.com/01KS7V53WQ1VVDHC4BBCAK8F3M.mp3

Dans cet épisode du balado umea, je reçois Gabrielle Pelland — enseignante à temps plein, coach de course à pied, entrepreneur, et une femme qui incarne la résilience et la redéfinition de soi après avoir traversé des sommets et des creux qui auraient pu la briser. Gabrielle, c'est l'histoire d'une athlète de haut niveau qui a dominé le 800 mètres au Québec, qui a été première aux Jeux du Québec avec un record, qui était la relève, l'espoir, celle qu'on attendait sur la scène internationale. Mais c'est aussi l'histoire d'une jeune femme qui a dû tout arrêter du jour au lendemain à cause d'une maladie rare — la maladie de Freiberg — qui a mis fin à sa carrière d'athlète de haut niveau et qui l'a forcée à réapprendre qui elle était sans la course à pied. On plonge dans une conversation profonde, vulnérable et nécessaire sur l'identité sportive, la comparaison, la pression de performer, les blessures qui changent une vie, et surtout, comment se reconstruire quand tout ce qui nous définissait disparaît. Gabrielle parle avec une franchise totale de ce que personne ne dit assez : que l'athlète de haut niveau n'existe plus en elle, qu'elle a dû faire le deuil de cette version d'elle-même, et qu'aujourd'hui, elle a trouvé un équilibre qui la rend plus forte que jamais. Dans cet épisode, on explore : • Le parcours de Gabrielle — de la relève québécoise en 800 mètres à l'arrêt complet de sa carrière à cause d'une maladie rare • La maladie de Freiberg — une nécrose osseuse au deuxième métatarse qui a mis fin à ses rêves de haut niveau • Le moment où le médecin lui a dit qu'elle devait accrocher ses souliers de course pour toujours — et comment elle s'est écroulée sur le gazon pendant une heure • La crise identitaire qui a suivi — qui suis-je sans la course à pied? Comment me définir quand tout ce que j'étais a disparu? • La comparaison avec les athlètes qui continuent de performer — Rachel Dion, les anciennes coéquipières, et comment transformer la comparaison en inspiration • Le retour à la course après 8 ans — comment son corps a guéri avec le temps, sans opération, et pourquoi elle a fait un 30 km en trail pour se prouver qu'elle pouvait encore courir • Les deux courses de 800 mètres qu'elle a faites l'été dernier — et pourquoi finir dernière l'a libérée de vouloir redevenir l'athlète qu'elle était • Comment elle a fondé Pelland Core — sa business de coaching de course à pied, ses plans personnalisés, ses 45 athlètes en suivi, et son rêve de vivre de sa passion • Pourquoi elle refuse de programmer ses entraînements sur sa montre — et pourquoi elle encourage ses clients à s'écouter plutôt qu'à suivre aveuglément un plan • La pression de performer au secondaire — vomir avant les courses, l'anxiété de performance, et comment elle a appris à gérer son stress • Pourquoi elle veut quitter l'enseignement après son congé de maternité — et comment elle se prépare à vivre de sa passion à temps plein • La phrase qui a tout changé : « Si personne ne te regardait, qu'est-ce que tu ferais vraiment? » — et pourquoi cette question devrait guider tous nos choix Gabrielle parle avec une vulnérabilité rare de ce que personne ne dit assez : que la comparaison vient de l'intérieur, que l'ancrage en soi est la clé, que le deuil d'une version de soi est nécessaire pour en devenir une autre, et que chacun a son propre sommet. Elle nous rappelle qu'on peut performer sans se détruire, qu'on peut rêver sans perdre son humanité, et qu'on peut se choisir sans culpabilité. Un épisode essentiel pour toutes les femmes qui se sont déjà perdues dans la performance, qui ont dû se reconstruire après un échec ou une blessure, et qui croient qu'il est possible de se redéfinir sans perdre sa force.

## Transcript

[0:00] Bonjour tout le monde. Aujourd'hui au balado UMEA, on reçoit Gabrielle Pelland.
[0:04] Gabrielle, il y a beaucoup de personnes qui m'ont demandé de la recevoir au balado
[0:08] parce que d'abord, c'est une femme vraiment inspirante,
[0:12] une jeune femme qui est enseignante à temps plein, mais qui est aussi entrepreneur
[0:15] et qui a fondé sa propre entreprise de coaching en course à pied.
[0:20] On la recevait pour parler de son parcours
[0:24] parce que c'est un parcours avec des très gros hauts et des très gros bas.
[0:28] Quand elle était jeune, c'était la relève et un grand espoir
[0:34] dans notamment les 800 mètres, la distance du 800 mètres.
[0:39] Très performante, son identité était toute axée vraiment sur Gabrielle,
[0:45] cette femme si puissante, si rapide.
[0:48] Puis elle a vécu beaucoup de situations
[0:55] qui ont remis finalement en question sa capacité
[0:58] à faire des choses que elle ne pouvait pas faire.
[0:58] Est-ce qu'elle a continué le sport ou pas?
[1:01] Puis je vais la laisser décrire tout ce qui s'est passé,
[1:05] mais son parcours est vraiment inspirant.
[1:07] Puis à quel point elle s'est questionnée par rapport à son existence,
[1:13] sa quête identitaire à travers tout ce parcours-là.
[1:17] Bref, c'est un épisode qui remet beaucoup de choses en perspective
[1:21] où est-ce qu'on parle aussi de comparaison entre femmes
[1:24] et de leadership dans le monde du sport.
[1:28] On fait beaucoup de shout-out à Nathalie Rachel.
[1:33] Donc voilà, je vous laisse sur cet épisode
[1:37] puis j'espère que ça vous plaira.
[1:39] Merci, Gab, d'être là avec moi aujourd'hui.
[1:41] Ça me fait plaisir et merci à toi de m'avoir invitée.
[1:43] Oui, bien honnêtement, il y avait vraiment beaucoup de monde
[1:45] sur la page Instagram, sur la communauté du balado huméa
[1:48] qui me disait qu'on aimerait vraiment recevoir Gabrielle.
[1:51] Donc là, je me disais, je ne te connaissais pas personnellement,
[1:54] mais tu apparaissais quand même beaucoup dans mon feed Instagram
[1:56] parce que je pense que tu es une femme qui est très importante.
[1:57] Tu es très active sur les réseaux sociaux
[1:59] puis tu promouvois des bonnes habitudes de vie,
[2:03] mais aussi la performance durable, j'ai l'impression,
[2:06] dans le cadre du sport.
[2:08] Si tu veux te présenter, vas-y.
[2:09] Oui, bien en fait, moi en ce moment, je suis coach de course à pied.
[2:14] J'accompagne beaucoup de femmes et d'hommes aussi.
[2:16] C'est sûr que les hommes, c'est un peu plus...
[2:18] Ce n'est pas mon public cible,
[2:20] mais j'accompagne beaucoup d'athlètes à atteindre leurs objectifs.
[2:24] Mais je suis aussi enseignante en plein,
[2:26] donc je jongle entre les deux.
[2:28] Puis pourquoi je coache la course à pied,
[2:30] c'est vraiment ma passion depuis toujours.
[2:32] J'ai commencé très jeune la course à pied.
[2:35] Ça a été vraiment mon sport de prédilection pendant longtemps.
[2:41] Tu as commencé, tu avais quel âge?
[2:43] Là, je t'ai coupé et je suis allée.
[2:45] Non, non, c'est parfait.
[2:46] Parce que j'ai vraiment...
[2:47] Je sais que c'est super intéressant ton histoire
[2:49] puis j'ai hâte que tout le monde puisse la découvrir.
[2:51] Mais j'adore ça, c'est parfait.
[2:52] Je vais pouvoir vous en parler.
[2:54] J'ai commencé, je pense, mes premières courses,
[2:56] ça a été troisième, quatrième,
[2:57] des podiums que j'avais remportés.
[3:00] Mes parents ont vu aussi que j'avais un petit talent
[3:02] qui était naturel, puis j'adorais courir.
[3:04] J'adorais être en tête aussi de peloton,
[3:07] comme on peut dire.
[3:08] Ça a été à ce moment-là que j'ai vraiment vu
[3:10] que j'avais un certain talent en course à pied
[3:12] et j'ai continué à faire des courses aux routes,
[3:15] du cross-country.
[3:17] Et c'est en sixième année que j'ai fait
[3:19] ma première plus grosse médaille d'eau, on peut dire.
[3:22] J'ai été première au Québec.
[3:25] Donc, c'était le cross-country, les provinciaux.
[3:26] C'était le cross-country, les provinciaux.
[3:27] C'était le cross-country, les provinciaux.
[3:27] C'était le cross-country, les provinciaux.
[3:27] Avec mon équipe, on a gagné la bannière.
[3:29] Donc, c'était vraiment un beau moment.
[3:32] Puis là, découlaient plusieurs courses encore,
[3:34] cross-country, courses aux routes,
[3:35] puis c'est en secondaire 2 qu'il y a un coach athlétiste
[3:37] qui m'a dit « Hey, je vais te prendre sur mon aile, toi,
[3:39] pour commencer la track. »
[3:41] Je savais vraiment pas c'était quoi à ce moment-là.
[3:44] Puis, tranquement, pas vite,
[3:45] on a commencé à essayer des disciplines.
[3:48] Est-ce que c'était plus le 2000 m,
[3:50] le 1200, le 800 m, le sprint.
[3:53] Le sprint, c'était pas mon fort.
[3:54] Le court-distance, 100 m, 200 m,
[3:57] c'était pas ce qui m'allumait non plus.
[3:59] On a fini par trouver que c'était l'800 m
[4:01] que j'étais vraiment la plus performante.
[4:03] C'est genre deux sports complètement différents,
[4:05] le 100 m versus le 800 m.
[4:07] Ah oui, totalement.
[4:08] C'est comme deux profils complètement différents.
[4:10] On a reçu Marie-Héloïse puis Audrey Leduc
[4:13] sur le balado, puis c'est comme
[4:14] les filles courir deux laps
[4:16] d'une track de 400 m,
[4:18] c'est comme « Ah, on part pour un jug. »
[4:20] C'est comme trop long pour elles.
[4:22] C'est vraiment...
[4:23] Oui, oui, c'est aussi des philosophies différentes
[4:26] dans le sens qu'il y a...
[4:27] Moi, c'était deux tours de piste
[4:28] quasiment dans le tapis.
[4:30] La sigle latique, elle embarque assez rapidement.
[4:33] Le monde dit que c'est la pire course
[4:35] que tu peux faire.
[4:37] Quand tu commences à le faire, tu comprends un peu plus
[4:38] pourquoi ils disent que c'est la pire course
[4:40] à faire en track, surtout.
[4:44] C'est quand même assez...
[4:46] Tu ne veux pas, mon premier 400 m,
[4:48] c'est sûr que là,
[4:50] j'ai été souvent blessée dans ma carrière.
[4:51] On ne va pas se reparler,
[4:53] mais le premier 400 m,
[4:55] je l'ai déjà passé pour...
[4:57] Mon personal best, c'était peut-être une 5,
[5:00] mais mon meilleur 400 m à vie,
[5:03] je l'ai fait en 59 secondes.
[5:04] Il n'y a pas tant de différence
[5:05] entre le premier tour
[5:07] et il t'en reste un autre tour aussi à faire.
[5:09] Est-ce que toute ta famille,
[5:11] c'est une famille aussi d'athlètes
[5:12] ou est-ce que c'est dans cet environnement-là
[5:14] que tu as évolué?
[5:16] Quand même pas mal.
[5:17] Surtout mon père.
[5:18] Mon père, quand il était jeune,
[5:18] c'était vraiment un gars qui jouait au hockey.
[5:21] Il était quand même au niveau dans son temps.
[5:23] Il a joué au baseball longtemps.
[5:26] Puis mes deux soeurs,
[5:26] ma soeur Danae a fait Team Québec au soccer.
[5:29] J'ai joué aussi longtemps au soccer.
[5:32] On a fait...
[5:33] Je ne suis pas canadien.
[5:34] J'ai joué trois aussi.
[5:35] Trois autres.
[5:36] Ma petite soeur aussi, Mirka,
[5:37] est versatile dans tous les sports.
[5:39] On a toujours bougé en famille
[5:40] dès qu'on a été très jeunes.
[5:41] Quand même un mindset de haute performance
[5:43] dans la famille.
[5:45] Oui, oui.
[5:45] Puis on aime ça, je crois.
[5:47] On carbure un peu à ça.
[5:49] Puis ça a toujours été positif.
[5:50] Mes parents ne m'ont jamais obligée,
[5:51] ils ne m'ont jamais poussée de façon négative.
[5:54] Ça a tout le temps été super
[5:56] dans le monde.
[5:56] Dans le positif.
[5:58] Puis d'aller d'une belle façon aussi.
[6:00] Puis là, justement,
[6:01] ton coach d'athlétisme,
[6:03] il vient te recruter.
[6:04] J'imagine que toute la famille
[6:05] était super fière de toi.
[6:07] Puis tu es allée de l'avant avec ça.
[6:09] Tu as commencé à t'entraîner plus focus
[6:11] sur le 800 mètres, c'est ça?
[6:12] Oui, exactement.
[6:13] OK, continue parce que je t'ai coupée.
[6:14] Non, c'est parfait.
[6:16] On peut aborder plein de sujets
[6:17] en même temps en faisant ça.
[6:19] Oui, j'ai fait du 800 mètres,
[6:22] des compétitions intérieures, extérieures.
[6:24] C'était à Repentigny que je m'entraînais.
[6:26] Ça fait que mon père faisait
[6:26] la route toujours vu qu'on vient
[6:28] à peu près de Joliette.
[6:30] Donc, mon père a été...
[6:32] Ma mère aussi, mais c'est beaucoup
[6:32] mon père qui m'a voyagée.
[6:34] On partait après l'école,
[6:35] puis après ça, on y allait
[6:36] deux fois par semaine.
[6:38] Pour faire une petite parenthèse,
[6:39] j'ai beaucoup aussi...
[6:41] Tu sais, beaucoup de personnes
[6:41] qui disent, ah, bien là,
[6:42] tu viens pas d'aller partir avec nous.
[6:43] Tu sais, on est au secondaire.
[6:45] Tu bois pas, tu fais pas...
[6:47] Tu sais, tu fais pas comme nous.
[6:48] Puis ça a souvent été, bien,
[6:50] j'ai pas envie, dans le sens que moi,
[6:51] je m'entraînais, j'avais des buts,
[6:52] des objectifs, puis je m'ai beaucoup choisi,
[6:54] puis je regrette zéro.
[6:56] Tu sais, des personnes sont comme,
[6:56] ah, bien, t'as pas nécessairement vécu
[6:58] à 100 % ta jeunesse du secondaire
[7:01] à faire des parties entre amis.
[7:04] Mais j'étais vraiment focus
[7:05] sur mes objectifs, puis ça a fait en sorte
[7:07] que je me suis quand même rendue loin.
[7:09] Au secondaire, j'étais arrivée
[7:11] première aux Jeux du Québec
[7:12] avec un record des Jeux du Québec.
[7:14] Wow.
[7:15] J'ai quand même eu beaucoup
[7:16] de blessures au travers.
[7:18] Tu sais, en secondaire 1,
[7:18] j'ai mis ton nom d'Achille.
[7:20] Après ça, je pense qu'en secondaire 3,
[7:23] au Jeux du Québec,
[7:25] j'avais les deux genoux tapés.
[7:26] J'avais trop grandi.
[7:27] Je passais de 5,2 à 5,6
[7:29] en même pas un année.
[7:32] Donc, j'ai fait mon 800 m.
[7:34] J'avais le 1200 m, la finale,
[7:36] puis j'ai pas pu courir du tout.
[7:38] J'étais complètement achevée.
[7:41] Puis après ça, j'ai eu...
[7:44] Deux ans après, ça a été une courbe
[7:45] dans la colonne au niveau de mon dos.
[7:47] J'avais des grosses passes dans le dos.
[7:49] Je bloquais.
[7:50] Deux ans après, ça a été comme
[7:52] les Jeux du Québec encore une autre fois.
[7:54] Puis j'ai arrêté.
[7:54] Je restais 150 m à la course à pied.
[7:56] J'allais refaire un autre record des Jeux.
[7:58] Puis du jour...
[7:59] Bien, pas du jour au lendemain,
[8:00] mais ça a complètement bloqué à l'intérieur de moi.
[8:02] Je me suis écroulée sur la piste.
[8:04] Ça a été un moment quand même fort en émotion pour ma mère.
[8:06] T'avais quel âge à ce moment-là?
[8:08] On dirait que je me mélange entre les dates,
[8:10] mais je pense que j'étais en secondaire 4.
[8:13] Oui, secondaire 4.
[8:14] Puis c'était comment, tu sais, mettons...
[8:16] C'était quoi ton état d'esprit
[8:17] quand t'étais dans cet état-là?
[8:18] C'était-tu...
[8:19] Tu sais, quand t'arrivais à cette course-là,
[8:20] t'étais la relève du Québec,
[8:22] tu s'entraînais vraiment fort.
[8:24] Tout ton objectif, c'était-tu d'être pro-coureuse
[8:28] puis faire ça toute ta vie?
[8:30] En secondaire 4, mettons.
[8:31] À ce moment-là, je voulais vraiment...
[8:33] J'avais beaucoup de pression aussi de mes pères
[8:36] au niveau du secondaire.
[8:37] Au niveau de...
[8:38] Il y a Pélance, la fille qui court vite,
[8:40] elle va gagner toutes les courses.
[8:41] Dans le sens, c'était souvent ça.
[8:43] J'aimais cette pression-là dans un sens
[8:45] parce que ça me faisait un peu...
[8:46] Ça fait du bien à l'égo.
[8:47] Oui, exactement.
[8:48] Ça me faisait carburer aussi,
[8:49] mais des fois, ça faisait peur.
[8:51] Dans le sens que...
[8:52] Quand tu réussissais pas comme tu pouvais le faire
[8:56] selon tes capacités,
[8:57] je me mettais tellement de pression.
[8:59] Ça a été long avant que j'apprenne
[9:02] à bien gérer mon stress.
[9:03] La course a vraiment été un moyen pour moi
[9:07] de me libérer aussi de ce stress-là.
[9:09] Je vomissais avant mes courses.
[9:10] Ah oui?
[9:12] Quand...
[9:12] Ça te libérait, mais aussi ça te stressait?
[9:14] Oui, mais le fait d'avoir appris
[9:16] à bien gérer mon stress,
[9:17] ça m'a libérée aussi.
[9:19] Du jour au lendemain,
[9:20] je sais pas ce qui est arrivé.
[9:20] Sûrement le mindset.
[9:23] Quand je faisais la visualisation,
[9:26] ça m'a vraiment aidée à diminuer
[9:28] tout ce stress-là qui était accumulé.
[9:31] Mais j'avais aussi l'anxiété de performance
[9:32] du fait que je voulais arriver première.
[9:35] Je voulais arriver sur le podium aussi,
[9:38] mais après ça, j'ai compris
[9:39] que je le faisais pour moi.
[9:41] Je vais être fière.
[9:42] Peu importe ce qui va arriver,
[9:43] je me donne à 100 % selon cette journée-là.
[9:45] Parce qu'il y a des journées que ça arrive pas,
[9:47] que ça se peut que tu sois pas à ton top
[9:48] et que c'est pas les performances
[9:50] que tu voulais avoir.
[9:50] Je me disais, je vais être fière.
[9:50] Je vais être fière.
[9:50] Je vais être fière.
[9:50] Je voulais aussi.
[9:51] Donc, j'ai fait un grand apprentissage
[9:53] au travers secondaire, début cégep.
[9:58] Probablement que le fait aussi,
[9:59] peut-être que je me trompe,
[10:01] mais peut-être aussi avec les blessures
[10:03] que t'as eues,
[10:05] ça t'a obligée à être en état
[10:07] de plus gratitude
[10:09] quand tu pouvais racer à la hauteur
[10:10] de tes capacités.
[10:12] Oui.
[10:12] On le voit beaucoup chez les coureurs.
[10:14] C'est comme, qu'est-ce qui est mieux?
[10:18] Abandonner une course
[10:19] parce que...
[10:20] Parce que, mettons, on est blessé
[10:22] ou encore pas pouvoir s'entraîner
[10:24] puis pas pouvoir y aller justement
[10:26] parce que, comme on a une blessure,
[10:27] en tout cas, des fois, on est juste en mode,
[10:30] je veux me rendre le plus loin que je peux,
[10:32] peu importe, puis avoir la chance
[10:35] juste de prendre le départ
[10:36] puis de donner tout ce que j'ai.
[10:38] Puis après ça, ça remet en perspective
[10:39] l'idée de performance pour les autres
[10:42] parce que t'es comme, j'ai donné tout ce que je pouvais
[10:44] dans le contexte.
[10:45] Mais c'est vraiment, je suis d'accord avec toi,
[10:48] puis c'est vraiment de se remettre ça en tête.
[10:50] Beaucoup de personnes, quand elles sont blessées,
[10:53] la réhabilitation est très importante,
[10:55] mais on...
[10:56] Je ne suis pas la meilleure personne
[10:58] pour justement dire ça,
[10:59] mais dans mon temps, je voulais aller trop vite.
[11:02] Je voulais revenir rapidement.
[11:03] Là, je voyais que je perdais du temps,
[11:04] que je perdais du terrain.
[11:05] Ah, que les filles continuent à s'entraîner.
[11:07] Puis moi, je perdais des entraînements.
[11:10] Je savais que j'allais comme en tirer un peu de la patte.
[11:13] Mais au contraire, c'est d'être capable
[11:15] de prendre le temps, justement,
[11:18] que ton corps lui laisse le temps aussi,
[11:20] bien se rétablir,
[11:22] pour après ça, revenir très forte en compétition.
[11:26] Mais ce n'est pas tout le monde
[11:27] qui sait vraiment quoi faire aussi
[11:30] dans ces moments-là,
[11:31] mais c'est le temps.
[11:32] Le temps d'être capable d'être bien guéri
[11:34] pour après ça, revenir encore plus forte.
[11:35] Parce que sinon, ce que ça faisait,
[11:36] c'est que j'étais blessée,
[11:38] je sautais des entraînements.
[11:40] Mais il y en a que je faisais,
[11:41] il y en a que je sautais.
[11:42] Donc, une fois que tu es bien...
[11:43] Puis c'est vraiment surprenant à quel point,
[11:46] tu sais, tu dis, je perds des entraînements,
[11:47] mais dans les faits, on en perd,
[11:50] mais on revient quand même.
[11:50] C'est quand même vite, on track.
[11:52] C'est quand même surprenant à quel point le corps,
[11:54] des fois, au contraire, il revient encore plus fort
[11:56] que jamais parce que tu lui as donné le temps nécessaire.
[11:59] Puis tu sais, on valorise beaucoup le fait
[12:00] de faire toujours plus, toujours plus, toujours plus.
[12:03] Mais comme une stratégie peut être
[12:05] d'en faire un petit peu moins,
[12:07] puis pour revenir plus fort.
[12:09] Mais je le vis actuellement en toute surprise.
[12:12] Bien, pas toute surprise,
[12:13] mais je n'en ai pas beaucoup parlé,
[12:15] mais tu sais, je me prépare pour l'Everest actuellement.
[12:17] Puis il y a certaines personnes
[12:18] qui auraient une mentalité de s'entraîner
[12:20] de façon très, très, très intense
[12:24] en vue de l'Everest.
[12:25] Puis ma stratégie, elle est un peu différente.
[12:29] C'est d'arriver le plus reposé possible
[12:31] puis de diminuer mon stress au maximum.
[12:32] Puis aussi, j'avais des bobos qui me limitaient,
[12:36] qui n'étaient pas nécessairement si sérieux que ça,
[12:39] une inflammation au psoas,
[12:41] mais assez pour que je me dise,
[12:43] OK, là, il faut que je l'écoute vraiment,
[12:46] vraiment cette inflammation-là,
[12:47] puis que je la gère au maximum,
[12:50] quitte à être en repos quasi complet
[12:52] pendant le bloc final en vue de l'Everest.
[12:56] Je ne sais pas si ça va être une bonne chose.
[12:58] C'est dur.
[12:59] Tu sais, genre, ça crée beaucoup d'anxiété.
[13:01] Puis là, je me dis,
[13:01] ah, tu sais, j'en manque comparé à d'autres.
[13:03] Puis là, je me compare.
[13:05] Même si je suis la première qui dit,
[13:07] il ne faut pas se comparer.
[13:09] Un peu comme tu le dis tout à l'heure, là.
[13:11] Tu es comme, ah!
[13:12] Bon, on parlait avant l'enrichissement du balado,
[13:14] de la comparaison, là.
[13:15] Puis, OK, mais là, continue.
[13:18] Mais j'ai juste enrichi ce que tu viens de dire.
[13:20] Oui, oui.
[13:20] Parce que c'est vraiment un point que tu touches important.
[13:23] Par rapport au repos,
[13:24] les gens sont beaucoup dans la performance,
[13:26] ce qui est super intéressant aussi,
[13:28] parce qu'en fait, ça les stimule,
[13:30] ça leur crée des objectifs qu'ils veulent atteindre.
[13:32] Mais en même temps, ça fait en sorte
[13:34] que dès qu'ils ont une semaine que c'est plus mollo,
[13:36] ils sont malades,
[13:37] ils ne prennent pas le temps de s'accorder une pause.
[13:40] Si ton corps t'envoie des signaux,
[13:42] écoute ces signaux-là.
[13:43] Si tu as besoin d'avoir une pause,
[13:45] avant mon record des Jeux du Québec en 2012,
[13:48] il me semble que je m'émêle un peu dans les dates,
[13:49] mais pas du tout.
[13:50] Peu importe.
[13:50] Quand j'ai fait mon record,
[13:52] j'ai eu deux semaines sans courir du tout.
[13:54] Pas d'entraînement intense, vu que j'avais mes genoux.
[13:57] Ça fait du bien, je pense, à mon mental,
[13:59] mais aussi à mon corps.
[14:00] Donc, c'est quelque chose...
[14:01] Le système nerveux, il est genre « thank God ».
[14:02] Exactement.
[14:03] Puis il faut l'écouter.
[14:04] C'est juste qu'on est tout le temps...
[14:05] Non, mais là, je vais manquer,
[14:06] je vais mentir un peu, comme tu dis, en ce moment.
[14:08] Mais des fois, c'est juste...
[14:09] C'est un cadeau que tu offres à ton corps
[14:11] d'être capable de te reposer
[14:12] puis de l'écouter au lieu d'y aller toujours,
[14:14] de « j'en ai pas fait assez ».
[14:16] Au contraire, c'est peut-être justement
[14:18] ce que tu dois faire d'avoir une pause.
[14:20] Donc, je vais l'enrichir par rapport à ça.
[14:21] C'est quoi le pire signal que ton corps t'a envoyé
[14:25] ou genre ton pire...
[14:27] Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire.
[14:29] Le pire signal qui t'a envoyé ou dans le pire moment
[14:33] qu'il a fallu que tu l'écoutes puis que tu t'arrêtes?
[14:36] Au niveau des blessures?
[14:38] Ça peut être blessure, mais ça peut être aussi mental.
[14:40] Des fois, il y a de tout.
[14:43] Le plus gros setback, mettons, si on le dit comme ça.
[14:46] Oui.
[14:46] Honnêtement, ça fait quand même longtemps
[14:49] que j'en ai vraiment eu beaucoup de blessures.
[14:50] Donc, j'essaie de voir laquelle a été vraiment
[14:52] plus difficile aussi.
[14:54] Puis que, d'après moi,
[14:57] ça a été vraiment mon orteil.
[14:59] Quand je me suis cognée contre un cogne de chien.
[15:01] Puis, oui, mon orteil est devenu...
[15:03] Mon ongle d'orteil est devenu mauve.
[15:05] Mais je continue à courir.
[15:06] J'avais mal. Je continue à courir.
[15:08] Puis là, c'est...
[15:10] Mon corps a juste « shut down » complètement.
[15:13] Bon, je suis allée voir qu'est-ce que j'avais.
[15:15] D'après moi, je pensais juste que j'avais une foulure.
[15:16] J'avais une foulure à l'orteil pour finalement
[15:17] me diagnostiquer une maladie rare qui était la maladie
[15:20] de Freyberg à l'orteil.
[15:21] C'est au niveau du deuxième métatars.
[15:23] À la place d'être mon os, à la place d'être rond comme vous,
[15:26] il est affaissé.
[15:27] J'avais de la nécrose aussi.
[15:30] C'est quoi la nécrose?
[15:31] C'est au niveau de l'os.
[15:35] À la place d'être rond.
[15:36] Il est comme plus... Pas grugé.
[15:38] Honnêtement, je ne suis pas médecin pour expliquer le tout.
[15:41] Mais c'est avec l'âge aussi.
[15:44] Des fois, ça peut faire ça au niveau de tes os.
[15:46] Moi, ça a été à mon orteil.
[15:49] Ça, ça a été complètement...
[15:50] Ça a été l'arrêt de mon sport aussi.
[15:52] J'ai dû arrêter complètement
[15:54] parce que c'était plus fort que moi aussi
[15:56] au niveau de la douleur.
[15:59] Mais c'est la première fois que j'essayais
[16:00] le plus possible de contrer la douleur,
[16:02] de dire que non, c'est correct, ça va passer.
[16:04] J'avais des grosses courses qui s'en venaient aussi.
[16:05] Je rentrais sur l'équipe des carabins.
[16:08] J'ai tout perdu dans le sens que
[16:10] je n'ai même pas fait une compétition,
[16:11] un entraînement avec les carabins.
[16:14] Ça a été quand même dur.
[16:15] À ce moment-là,
[16:16] je me suis blessée.
[16:17] Je me suis dit que je vais revenir bientôt.
[16:19] Je faisais tout pour garder mon pied stable.
[16:23] J'ai été en attente six mois
[16:25] avant de voir un vrai spécialiste
[16:26] au niveau de l'orteil à Montréal.
[16:29] C'est lui qui m'a annoncé
[16:30] qu'il fallait que j'accroche mes souliers de course,
[16:32] que c'était terminé pour moi,
[16:34] que ça n'allait jamais revenir.
[16:36] Ça va juste s'empirer avec les années.
[16:38] Ça a été vraiment un gros choc.
[16:40] Après le rendez-vous,
[16:44] je me suis juste écroulée.
[16:45] Je suis restée, je pense,
[16:46] une heure sur le gazon.
[16:47] C'est un peu toute ma vie qui défilait.
[16:50] Je le voyais dans le sens que
[16:52] j'étais vraiment la fille qui court.
[16:55] Je m'identifiais à la course.
[16:56] J'étais un peu rien sans la course à ce moment-là.
[16:59] J'ai vraiment dû réapprendre
[17:01] à qui j'étais vraiment
[17:02] sans la course à pied parce qu'on dirait
[17:04] que je n'étais personne.
[17:06] À ce moment-là, c'est vraiment ça que ça fait.
[17:09] Peut-être que j'ai vécu
[17:10] une mini-dépression au niveau du sport
[17:12] parce que c'est difficile, je pense,
[17:13] d'arrêter du jour au lendemain quelque chose
[17:15] qui t'animait, quelque chose qui faisait partie de toi.
[17:18] C'est complètement, on dirait,
[17:20] c'est ma personne à...
[17:21] Je me demandais vraiment j'étais qui.
[17:23] J'étais délaissée.
[17:25] J'ai réappris à me connaître.
[17:26] J'ai fait des cours de boxe.
[17:28] J'ai fait de l'escalade, tout ce qui me permettait
[17:31] que je pouvais faire avec mon pied.
[17:33] As-tu pris un moment aussi pour arrêter
[17:35] tout parce que c'était trop?
[17:38] De faire du sport,
[17:39] ça te ramenait des souvenirs?
[17:41] À un moment, oui.
[17:42] À un moment,
[17:44] vu que je suis coachée,
[17:45] là aussi, je coachais des jeunes filles
[17:48] que je voyais qui performaient à la course à pied
[17:50] et je vivais ça un peu en elles.
[17:52] Ça me faisait beaucoup de peine,
[17:53] mais ça me faisait beaucoup aussi,
[17:54] j'avais une belle gratitude de voir
[17:56] qu'il y avait d'autres personnes qui peuvent le faire
[17:58] et que je peux vivre un peu en ces personnes-là.
[18:00] C'est un peu ça aussi que le coaching m'apporte,
[18:04] de guider les gens
[18:06] au travers de leur cheminement,
[18:08] un peu comme mes coachs aussi avaient fait.
[18:11] Mais des fois,
[18:11] c'est difficile aussi de ne pas se comparer
[18:14] aux personnes
[18:15] qui sont de haut niveau en ce moment
[18:17] parce que ça me fait de la peine.
[18:19] Tu veux dire à ce jour, actuellement, oui?
[18:21] Oui, des filles que je courais compte avant
[18:23] et qui sont rendues,
[18:24] ils performent, c'est incroyable.
[18:28] Ils ont vécu ça
[18:30] du fait qu'ils sont vraiment bonnes au niveau,
[18:32] ils n'ont pas eu de blessures,
[18:33] mais en même temps, ils ont tellement performé,
[18:34] ils ont tellement travaillé sur elles-mêmes aussi.
[18:37] Ça fait en sorte qu'ils sont où ils sont en ce moment.
[18:40] Mais c'est que des fois, moi, ça m'apporte aussi,
[18:42] il ne faut pas que je me compare
[18:43] parce que j'ai la gapelande,
[18:45] avant, de haut niveau, elle n'est plus là.
[18:47] Ça a été un deuil que j'ai dû faire,
[18:51] mais là, je pense que ça ne fait pas longtemps
[18:52] que je l'ai accepté,
[18:53] que maintenant, la Gabrielle d'aujourd'hui,
[18:55] voilà ce qu'elle est, mettons.
[18:56] C'est quelqu'un qui veut avoir un équilibre de vie,
[18:59] comme là, je fais beaucoup de yoga,
[19:00] du yoga chaud, j'adore.
[19:02] Je cours, mais je cours pas nécessairement
[19:04] dans la grosse performance,
[19:06] ce qui est difficile encore aujourd'hui,
[19:07] de ne pas aller faire une course
[19:08] et de dire, OK, je veux performer.
[19:10] J'y vais pour moi, de battre mon temps de 5 km
[19:12] qui était l'année passée de 20-31 secondes,
[19:14] mais que mon vrai...
[19:15] Puis oui, c'était 17-58 dans le temps.
[19:18] Ta blessure, comment...
[19:19] Mais ta blessure,
[19:21] est-ce qu'on peut appeler ça une blessure, en fait?
[19:23] Oui.
[19:24] Une blessure, une maladie?
[19:26] Oui, c'est une maladie.
[19:27] C'est la maladie de Freyborg.
[19:29] C'est vraiment bizarre à dire aussi, mais...
[19:30] Est-ce que c'est réglé maintenant?
[19:32] Ou comment tu le gères maintenant?
[19:34] Bien là, ça fait 8...
[19:36] Ça doit faire 8 ans, 8-9 ans
[19:38] qu'on m'a diagnostiqué cette maladie-là.
[19:41] Puis avec le temps,
[19:43] j'avais des grosses semelles.
[19:45] J'ai tout le temps eu des gros souliers
[19:47] parce que je ne pouvais pas porter des souliers normaux,
[19:49] du minimalisme, même des sandales.
[19:51] J'avais des grosses plateformes
[19:54] pour essayer que mon pivot du pied puisse, justement,
[19:58] quand tes orteils sont vraiment comme...
[20:01] Quand tu marches, on voit que ton articulation
[20:04] a fait vraiment un mouvement
[20:05] que tu vas aller chercher ton deuxième métatars.
[20:08] Mais moi, en faisant un pivot, c'est comme un berceau.
[20:10] Ça faisait en sorte que ça travaillait moins mon orteil.
[20:14] Puis avec le temps,
[20:15] j'ai eu des amis physio qui m'ont dit...
[20:17] Tu sais, regarde, le temps fait bien les choses, des fois.
[20:21] Puis ça m'a tout le temps résonné
[20:22] parce que j'ai eu un rendez-vous pour me faire opérer.
[20:26] Mais rien ne me faisait vibrer à l'intérieur de moi.
[20:27] J'avais un peu peur aussi, mais je me disais...
[20:30] On dirait que ce n'est pas ça qu'il me faut
[20:31] et je ne pense pas que ça va régler mon problème.
[20:34] Puis avec le temps, ça fait en sorte
[20:35] que mes muscles alentours se sont renforcés.
[20:38] Ça fait en sorte que j'ai...
[20:40] Tu n'as plus vraiment de douleur.
[20:40] Je dirais que des fois, j'ai de la douleur.
[20:42] Mettons, quand je fais du yoga, je suis sur la pointe des pieds.
[20:44] Mais sinon, en course à pied,
[20:46] il y a trois ans déjà,
[20:48] j'ai fait une course en trail de 30 km.
[20:50] Wow!
[20:51] Dans le sens que je m'étais inscrite
[20:52] dès que j'ai vu que j'étais un peu apte à courir
[20:55] et que je n'avais plus de douleur.
[20:56] J'avais besoin d'un gros défi à l'intérieur de moi.
[20:59] Parce qu'en étant une fille de 800 m,
[21:00] 30 km, c'était énorme.
[21:03] Et j'ai détesté mon expérience,
[21:05] mais ça m'a vraiment fait sortir de ma zone de confort.
[21:07] Je ne regrette pas du tout cette course-là.
[21:11] Puis...
[21:11] Mais par contre, ça m'a fait aussi
[21:13] réaliser que j'étais en train de courir.
[21:14] J'ai réalisé que c'était important de faire des choses
[21:15] qu'on aime, des choses qui nous font vibrer.
[21:18] Puis moi, bien, c'est des plus petites distances.
[21:19] Donc, j'ai recommencé après des 10 km en trail.
[21:22] Puis vu que je suis une fille de plus
[21:24] courte distance aussi, je me suis écoutée.
[21:25] Puis faire des choses qui nous font vibrer
[21:27] à l'intérieur de nous, c'est super important
[21:29] parce qu'on voit beaucoup, comme on se parlait tantôt
[21:30] sur les réseaux sociaux, c'est un engouement
[21:33] pour la course à pied, c'est un engouement pour les sports d'haut niveau.
[21:36] C'était vraiment chouette, honnêtement.
[21:37] C'est quoi ton opinion, justement, par rapport à ça?
[21:40] C'était une belle mode. Honnêtement, c'est super beau
[21:42] de voir autant de personnes
[21:43] vouloir avoir des défis,
[21:45] des défis personnels qu'ils vont vouloir réaliser.
[21:47] Mais essayer de, comme on s'est dit,
[21:49] de rentrer, de pas rentrer
[21:51] dans la comparaison, c'est difficile.
[21:53] Pas parce que quelqu'un va aller faire un marathon
[21:55] que t'es obligée d'avoir le bouton enclenché marathon.
[21:58] Je me fais souvent demander la question.
[21:59] « Hey, Zéka, toi, tu fais un marathon? » Jamais.
[22:02] Je sais pas pourquoi, à cause que je cours
[22:03] ou qu'on débute la course,
[22:06] que le bouton marathon doit être enclenché.
[22:08] Mais c'est comme de la naïveté
[22:09] de la part des gens.
[22:11] Mettons,
[22:12] je faisais le Mont-Blanc.
[22:13] « C'est quand que tu fais le Mont-Évrais, c'est comme... »
[22:15] Là, tu fais le Mont-Évrais, c'est quand que tu vas faire Kétou.
[22:18] C'est comme, les gens, ils savent pas nécessairement
[22:20] de quoi ils parlent,
[22:22] mais ils s'intéressent.
[22:25] Au final, ça vient tellement
[22:26] d'une bonne intention, c'est qu'ils s'intéressent à nous.
[22:29] Ou encore, on fait de la trail,
[22:31] puis là, ils nous disent « C'est quand que tu fais un Ironman? »
[22:33] C'est comme, mais c'est deux sports complètement différents.
[22:35] Mais merci, c'est super gentil.
[22:37] Peut-être un jour, je sais pas.
[22:38] Mais tu sais, je pense que ça vient pas nécessairement
[22:40] d'une mauvaise intention,
[22:43] mais c'est vrai que ça soulève
[22:45] comme des questionnements,
[22:46] comme si on n'était jamais à la hauteur.
[22:49] Avant, tu sais, les marathons, c'était comme quelque chose
[22:51] d'extraordinaire que personne faisait.
[22:53] Là, maintenant, c'est comme devenu un petit peu plus banal.
[22:55] On banalise la distance marathon,
[22:58] on banalise courir un 10 km,
[23:00] puis on banalise un 30 kg entre elles,
[23:03] ce qui est comme complètement anormal.
[23:07] Mais...
[23:07] Mais totalement.
[23:08] Je fais du pouce là-dessus,
[23:10] puis c'est...
[23:12] Je sais pas.
[23:12] Je sais pas.
[23:12] J'ai juste couru un 5,
[23:13] j'ai juste couru un demi.
[23:15] On l'entend souvent.
[23:16] J'ai juste fait un demi Ironman.
[23:18] Je suis pas une athlète comme toi, là.
[23:20] Tu sais, t'es comme...
[23:21] Ah!
[23:22] C'est ça que je trouve plate un peu,
[23:24] parce que ça banalise les plus petites distances.
[23:27] Même un marathon, comme tu dis,
[23:28] ça devient banal de faire un marathon.
[23:30] Puis pourtant, c'est tellement difficile,
[23:32] c'est tellement un accomplissement incroyable,
[23:35] mais c'est jamais assez.
[23:38] On dirait que ça aussi, ça fait en sorte
[23:40] qu'on se donne des défis
[23:41] de...
[23:42] de haute performance,
[23:44] ce qui est super stimulant.
[23:48] C'est inspirant aussi de voir les gens
[23:49] vouloir se dépasser constamment.
[23:52] Mais à quel prix?
[23:53] À quel prix que tu vas écouter ta petite voix?
[23:55] Dans le sens qu'il y en a beaucoup
[23:55] qui la mettent de côté, cette petite voix-là.
[23:58] J'ai vraiment pas envie de faire ça,
[23:59] mais je vais le faire quand même.
[24:01] Mais tu peux aussi faire quelque chose que tu veux
[24:03] puis qui va te faire vibrer.
[24:04] Dans le sens, t'es pas obligée de...
[24:06] C'est quoi tes plus grands conseils, justement,
[24:08] pour les...
[24:08] Parce que t'es passée au travers de...
[24:11] Comme...
[24:12] Des très, très, très gros high,
[24:14] puis un très et des très gros low.
[24:17] C'est quoi tes conseils?
[24:18] Puis là, j'ai l'impression que maintenant,
[24:19] t'as retrouvé aussi un équilibre quand même dans tout ça.
[24:21] Puis en plus, tu guides des femmes et des hommes
[24:24] dans cette équipe-là.
[24:25] C'est quoi tes conseils pour aider les gens
[24:28] à s'entraîner
[24:30] puis à se lancer des défis,
[24:32] mais pour les bonnes raisons,
[24:34] sans se comparer, puis être fière?
[24:37] Oui, c'est une excellente question
[24:38] parce que c'est jamais évident, on dirait,
[24:40] d'être la bonne personne,
[24:42] pour les accompagner aussi,
[24:43] dans le sens que je fais mon possible.
[24:45] Puis je les questionne souvent à savoir
[24:47] c'est quoi les raisons qui veulent...
[24:49] qui les poussent à faire ça.
[24:52] Puis beaucoup me disent...
[24:53] Il y en a beaucoup qui me disent
[24:55] ça me passionne, c'est vraiment un objectif
[24:57] que je me suis donné depuis toujours.
[24:59] Ça me fait vibrer, j'ai fait un 10 km, un demi.
[25:02] Ils vont progressivement, et ça, c'est vraiment la clé.
[25:04] Mais quelqu'un qui me dit du jour au lendemain,
[25:06] je me mets à courir, je veux faire un marathon,
[25:07] je commence par les bases avant.
[25:09] Il n'a même pas commencé à courir,
[25:12] OK, on va marcher court dans l'alternance.
[25:14] OK, c'est une bonne idée.
[25:15] Ils veulent toujours passer de 0 à 100 rapidement.
[25:17] Puis c'est ça, en fait, qui va faire en sorte
[25:19] que beaucoup de personnes vont se blesser
[25:20] parce qu'ils vont accumuler beaucoup trop de millage rapidement.
[25:22] Donc, mon conseil, c'est vraiment de prendre le temps
[25:25] puis d'y aller avec ta petite voix intérieure
[25:26] de qu'est-ce que tu as vraiment envie de faire.
[25:28] Regarde pas les autres.
[25:29] Mettons que t'es toute seule, toi, dans une pièce.
[25:32] Qu'est-ce que t'as envie de faire?
[25:33] Sans ressentir les autres, tes amis
[25:36] qui font des marathons, des Ironman,
[25:38] même un 10 km.
[25:39] Mettons que t'es même pas rendue à faire un 10 km.
[25:41] Pourquoi tu commences pas par marcher et courir?
[25:44] Après ça, 100 km.
[25:45] Je pense qu'étape par étape,
[25:46] c'est super important dans la vie.
[25:49] Un peu comme toi.
[25:50] Du jour au lendemain, t'aurais pas fait l'Everest.
[25:52] Non.
[25:52] Puis déjà, je trouve que je vais vraiment rapidement.
[25:54] Fait que t'sais, pas la meilleure placée pour parler.
[25:57] Mais un truc que je trouve intéressant aussi
[25:58] par rapport à ça, c'est les gens qui disent...
[26:02] Ça, c'est...
[26:03] Comment tu l'abordes, c'est comme...
[26:05] Où est-ce que t'es rendue sans te comparer?
[26:08] Il y a aussi...
[26:09] Où est-ce que t'as envie d'aller
[26:10] si les gens te regardent pas?
[26:13] Dans le sens que...
[26:15] T'sais, si, mettons, tu vas pas...
[26:17] Ta course de 10 kg, là...
[26:19] Bien, en fait, ton objectif ultime,
[26:21] si tu ne peux pas le partager
[26:23] à personne, tu veux le dire à personne,
[26:25] c'est quoi que t'as réellement envie de faire?
[26:27] Que, genre, personne va pouvoir
[26:29] te dire qu'ils sont fiers de toi,
[26:31] personne va pouvoir te dire, wow, bravo,
[26:33] mais c'est quoi de toi qui te rendrait fière?
[26:35] C'est vraiment intéressant. C'est un bon point.
[26:37] J'ai reçu ce conseil-là
[26:39] par rapport à des achats.
[26:41] T'sais, des fois, on achète des sacs à main,
[26:43] des trucs comme ça. Puis là, on me disait,
[26:45] c'est quoi l'achat
[26:47] que... Si ton achat,
[26:49] tu peux pas le partager à personne,
[26:52] ça veut dire que...
[26:53] Bien, en tout cas, OK, là, j'exprime
[26:55] vraiment, vraiment mal. C'est vraiment stupide.
[26:57] C'est parce que je disais, ah, je veux m'acheter
[26:58] un beau sac à main à mon conjoint,
[27:01] puis il me donnait le conseil de
[27:03] si ton sac à main, tu peux pas dire à personne
[27:05] que tu l'as acheté, puis tu peux pas le montrer à personne,
[27:07] puis tu fais juste le garder chez toi,
[27:08] tu le show-off pas,
[27:10] tu le veux-tu vraiment acheter? J'étais genre, non.
[27:12] Fait que finalement, j'ai pas acheté de sac à main.
[27:13] Wow! J'adore cette pensée-là, honnêtement.
[27:16] C'est une belle pensée à avoir au niveau du sport aussi.
[27:18] Mais oui, ça, c'est vraiment l'exemple matérialiste.
[27:20] By the way, j'achète jamais de sac à main.
[27:21] Fait que c'est comme... C'est vraiment une bulle au cerveau.
[27:24] Mais effectivement, par rapport
[27:26] au sport, c'est super applicable.
[27:28] Puis maintenant, genre, je pense que...
[27:30] En tout cas, j'essaie de
[27:32] l'ancrer à l'intérieur
[27:34] de moi aussi pour pouvoir peut-être mieux le partager,
[27:36] je pense. Oui, mais c'est une belle phrase à avoir.
[27:38] Tu sais, s'il y a personne qui te regarde,
[27:40] qu'est-ce que t'as vraiment envie de faire,
[27:42] je pense que je vais la mémoriser.
[27:43] C'est une nouvelle phrase que je vais avoir.
[27:46] Vraiment, c'est intéressant.
[27:47] Puis c'est sûr que...
[27:50] Même chose, là.
[27:51] T'en vas courir, puis il y a des personnes...
[27:54] Ah zut, ça s'est pas enregistré.
[27:56] J'ai peur, mais ils se tâtent sur Strava.
[27:58] Quoi que ce soit, bien, c'est pas grave.
[27:59] Tu le sais, toi, au fond de toi, si t'as couru ou t'as pas couru.
[28:02] Beaucoup de personnes aussi
[28:03] qui enlèvent Strava parce que c'est nocif pour eux.
[28:06] Oui.
[28:06] Ça prouve aussi
[28:08] qu'il y a beaucoup de comparaisons,
[28:09] puis il faut apprendre à bien gérer cette comparaison-là,
[28:13] de se comparer à nous-mêmes.
[28:14] Si je me compare aux athlètes
[28:16] que je courais avant, qui sont encore
[28:17] sur la chaîne internationale
[28:19] en course à pied, en track,
[28:22] c'est sûr que je suis pas dans le game, vraiment pas,
[28:24] mais au moins de me dire, OK, l'année passée,
[28:25] moi, Gabrielle Pelland, aujourd'hui, en 2025,
[28:28] l'année passée, j'ai fait 20-31
[28:30] aux 5 kilomètres. Cette année, mon but
[28:32] est justement d'aller
[28:34] travailler mon 5 kilomètres pour essayer
[28:35] de battre ce temps-là. Pas le temps
[28:37] que je faisais quand j'étais au secondaire
[28:40] puis que j'étais en pleine forme.
[28:41] Il y a aussi les hormones. Je veux pas, j'ai changé
[28:44] en tant que femme. J'ai plus
[28:45] nécessairement les mêmes capacités que j'avais
[28:47] quand j'étais plus jeune et durant ma pause
[28:50] aussi, en 9 ans aussi,
[28:51] j'ai changé.
[28:52] Comment tu te sens par rapport à ça?
[28:54] Par rapport au fait que j'ai changé?
[28:57] Parce que je pense que
[28:59] au balado, il y a 90 %
[29:01] de l'audience que ce sont des femmes
[29:04] puis on vit tous des changements.
[29:05] OK. Genre, vas-y.
[29:08] Parle-nous de ça. On est comme vraiment
[29:09] une belle petite gang de girls
[29:11] qui nous écoutons puis je pense que ça nous fait du bien
[29:13] de savoir qu'il y a d'autres personnes aussi qui vivent
[29:15] ces changements-là.
[29:17] C'est sûr que quand je me comparais
[29:20] avant, ça a été
[29:21] un moment assez difficile
[29:24] de dire la petite Gabrielle d'avant
[29:26] qui courait vite,
[29:27] qui était vraiment dans la haute performance,
[29:30] n'existe plus.
[29:31] Ça a vraiment été dur à accepter
[29:33] mais maintenant, une fois que j'ai fait un peu,
[29:35] ce cheminement-là, ça fait tellement du bien
[29:38] de me dire que je me compare
[29:40] à moi-même, où est-ce que je suis aujourd'hui.
[29:43] J'ai plus la même capacité
[29:44] qu'avant. Je le vois aussi
[29:46] quand je cours.
[29:48] Avant, je pouvais tenir certaines vitesses
[29:50] extrêmement plus longtemps ou plus
[29:52] rapidement, on peut dire.
[29:54] Maintenant, je n'y arrive plus.
[29:56] Même si je me donnais
[29:58] du temps, parce que c'est sûr que je me suis
[30:00] donnée juste un été pour reprendre la track,
[30:03] mon corps
[30:04] m'envoie des signaux aussi.
[30:06] Cet été, mon corps a fait...
[30:08] J'ai essayé d'être la Gabrielle d'avant
[30:10] pour reprendre des feelings
[30:12] mais ça a fait en sorte que je me suis calée
[30:14] encore plus. Je me suis complètement
[30:16] oubliée, je n'étais pas fière de moi.
[30:19] Cet été, j'ai fait deux courses
[30:21] sur track, des 800 mètres.
[30:23] Je me sentais... J'ai fini dernière
[30:25] à la dernière course.
[30:27] Absolument, j'étais censée tout le temps
[30:28] avant, j'étais dans les premières.
[30:31] Ça m'a créé beaucoup
[30:32] d'émotions et je me suis dit,
[30:34] c'est assez. Je n'ai pas besoin de revivre
[30:36] des moments de track. Je les ai vécues, c'est correct
[30:38] qu'on peut tourner la page. Maintenant, Gabrielle,
[30:40] aujourd'hui, qu'est-ce qu'elle veut?
[30:42] Qu'est-ce qu'elle veut faire? Avant, j'étais dans la grosse performance
[30:45] mais maintenant, j'ai une carrière,
[30:47] j'ai une vie, je viens de m'acheter une maison avec mon copain.
[30:49] Éventuellement, on veut fonder une famille
[30:50] mais mes projets de vie changent
[30:53] et des fois, de ne pas me comparer
[30:54] en étant sur les réseaux sociaux aussi,
[30:56] c'est difficile. J'ai des amis qui font des courses
[30:58] de haut niveau. Je pense
[31:00] à mon amie Rachel Dion avec
[31:02] ses hautes performances.
[31:04] Elle vit un peu ce que j'ai vécu avant
[31:06] donc des fois, je me vois un peu en elle
[31:08] quand elle fait ça et ça me fait vibrer
[31:10] mais autant qu'au début, j'étais peut-être
[31:12] un peu... ça me faisait
[31:14] rappeler des souvenirs
[31:16] donc ça me faisait des fois...
[31:18] OK, moi aussi, je vais recommencer à faire du haut niveau
[31:20] pour être comme elle.
[31:21] C'est-tu dans cette perspective-là que tu t'es inscrite
[31:23] à tes 200-800 mètres?
[31:25] Non. 200-800 mètres, c'est quand j'ai vu
[31:27] que j'étais capable de recourir. Je voulais vraiment
[31:29] retrouver le feeling que j'avais quand j'étais jeune.
[31:33] Je ne connaissais pas Rachel
[31:34] en ce temps.
[31:34] Dans ce temps-là non plus.
[31:35] Ça, c'est l'été dernier.
[31:37] Oui, l'été dernier, mais j'avais recommencé à courir
[31:40] à l'automne avec ma coach.
[31:42] Mais j'ai vraiment fait
[31:44] un gros processus au niveau mental
[31:46] aussi de dire, OK,
[31:48] c'est quoi que tu veux maintenant, aujourd'hui?
[31:50] Est-ce que tu veux refaire?
[31:51] C'est même tellement que Rachel est inspirante.
[31:54] Salut Rachel!
[31:56] Est-ce que je commence le triathlon?
[31:58] Oui, mais pour vrai, c'est drôle que tu dis ça
[32:00] parce que moi aussi, je me disais, le triathlon,
[32:02] ça a l'air le fun. Finalement, moi aussi,
[32:03] je veux en faire, mais
[32:04] c'est vrai que ça a un pouvoir.
[32:07] Autant ça nous élève,
[32:09] ça nous inspire,
[32:10] mais il faut aussi revenir un peu
[32:12] à nous.
[32:14] C'est quoi qui nous fait du bien
[32:16] dans le moment présent?
[32:18] Où est-ce qu'on a envie de mettre notre énergie?
[32:20] Tu le dis, si tu veux fonder une famille,
[32:22] ton énergie va être canalisée vers autre chose.
[32:25] Si tu veux t'acheter une maison,
[32:27] être carriériste,
[32:29] on pourra en reparler tout à l'heure,
[32:30] mais maintenant, j'ai l'impression que
[32:32] la course à pied, c'est aussi,
[32:34] fait partie de ta carrière,
[32:35] t'as une business liée à ça.
[32:37] Donc, le focus n'est peut-être plus sur toi,
[32:40] ta performance, que ta performance
[32:42] en tant qu'entrepreneur dans l'industrie,
[32:45] puis de pouvoir redonner.
[32:46] Oui.
[32:47] J'adore ce que tu dis, c'est vraiment ça
[32:49] que j'ai eu la difficulté à me rendre là, au début,
[32:51] avec les réseaux sociaux, de dire,
[32:53] OK, mais je suis, ou est-ce que je suis encore athlète pro?
[32:56] Est-ce que je suis coach?
[32:57] Est-ce que je suis,
[32:59] peu importe, dans le sens que je me perdais
[33:01] beaucoup là-dedans, au travers
[33:03] de la comparaison,
[33:04] c'est, ça doit faire quelques mois, honnêtement,
[33:07] que je me suis ancrée en disant,
[33:09] moi, ce que j'ai envie de promouvoir,
[33:11] c'est, au niveau du coaching,
[33:13] d'être capable d'avoir
[33:15] un équilibre de vie, de se dépasser,
[33:17] mais d'aller chercher une petite voix intérieure
[33:19] qui nous fait vibrer pour nous-mêmes.
[33:21] Puis, c'est sûr qu'avec le temps,
[33:24] d'être capable aussi
[33:25] de continuer
[33:27] dans cette voix-là, puis l'athlète pro,
[33:29] elle n'existe plus en moi.
[33:31] Elle a déjà existé, je tourne la page,
[33:33] juste parce que,
[33:34] ce chapitre-là de ma vie est terminé.
[33:37] Mais d'avoir tourné la page a été difficile.
[33:40] Puis là, maintenant, on dirait que ça me fait
[33:41] vraiment du bien d'accepter vraiment
[33:43] où est-ce que je suis maintenant, selon mes capacités physiques,
[33:46] selon où est-ce que j'ai vraiment envie d'être.
[33:48] Comme je t'ai dit,
[33:49] faire un triathlon, j'ai déjà essayé
[33:51] de faire un triathlon quand j'étais jeune.
[33:52] J'ai passé par plusieurs sports en étant jeune.
[33:55] Je déteste nager un plus haut point.
[33:57] Pourquoi j'irais à chaque fois
[33:59] aller dans une piscine, nager
[34:01] quand j'ai pas envie?
[34:03] C'est... Je suis pareil.
[34:04] Je comprends 100 %.
[34:06] Mais je me donnais quand même. J'ai quand même
[34:07] nagé quelques fois. Ça fait du bien.
[34:10] Mais au final, je le fais
[34:12] à contre-cœur. C'est pas ça que j'ai
[34:14] envie de faire maintenant, aujourd'hui, rendue à 28 ans.
[34:17] Tu sais,
[34:18] toi, tu te compares, mettons, par rapport à
[34:19] d'autres femmes qui t'inspirent.
[34:22] Je sais pas si tu te compares à...
[34:24] Question, est-ce que tu te compares aux hommes, des fois?
[34:26] Pas du tout.
[34:27] OK. Fait que toi, ta comparaison est vraiment liée aux femmes.
[34:29] OK. C'est...
[34:31] Toi, est-ce que tu te compares aux hommes, des fois?
[34:34] Si tu me poses...
[34:34] Oui, je pense que oui.
[34:38] Tu sais, il y a des sports
[34:40] où est-ce que c'est un petit peu plus mixte.
[34:42] Donc, l'alpinisme
[34:44] et la course entre elles, l'ultra,
[34:46] oui, mes performances,
[34:48] je les mesure à celles des hommes.
[34:49] Beaucoup, beaucoup. Quand je cours, tu sais, des ultras,
[34:52] c'est plus des hommes qui sont
[34:53] proches, d'habitude.
[34:56] Ça, j'aime ça. Mais tu sais,
[34:59] moi, ma comparaison,
[35:00] je pense que
[35:01] les autres femmes m'inspirent
[35:04] vraiment beaucoup. Je ne me compare pas beaucoup
[35:06] comme au niveau performance
[35:08] vis-à-vis les autres femmes.
[35:10] Je trouve que toutes les autres femmes sont toujours meilleures que moi.
[35:12] Anyways. Fait que ça m'inspire.
[35:14] À la minute, j'ai envie d'être meilleure.
[35:15] C'est par rapport à moi-même.
[35:17] Mais tu sais, en tout cas,
[35:20] je posais cette question-là juste parce que j'étais curieuse
[35:22] puis je me pose la question.
[35:26] Comment...
[35:26] Est-ce que tu... Comment t'as fait
[35:28] pour cesser de te comparer
[35:30] à une version de toi plus jeune?
[35:33] Ça n'a pas été...
[35:34] facile. J'ai...
[35:37] Là, je vais le dire, mais
[35:38] Martine Constantin, c'est une personne
[35:40] qui ralligne les énergies.
[35:42] Elle m'a beaucoup, beaucoup aidée à...
[35:44] Honnêtement, du jour au lendemain, ça a fait en sorte que je l'ai vue juste une fois.
[35:47] Mais je l'ai vue plusieurs fois pour d'autres choses aussi.
[35:48] Je ne veux pas... On a tous un passé aussi
[35:50] puis on a besoin
[35:52] des fois d'aller éveiller
[35:54] certaines choses.
[35:56] Puis une fois, j'ai pris un rendez-vous avec elle,
[35:58] j'ai dit exactement ce que je voulais régler.
[36:00] Puis après ça, après ce moment-là, ça a fait...
[36:02] Attends, mais là, c'est quoi qu'elle a fait?
[36:04] C'est quoi qu'elle fait, cette personne?
[36:06] Elle est spéciale, elle est unique.
[36:08] Elle a un aura qui fait en sorte
[36:10] que tu as vraiment envie d'aller
[36:11] échanger avec elle. Moi, ça a vraiment fonctionné.
[36:14] Puis je crois beaucoup à ça, qu'est-ce qui est énergie,
[36:16] qu'est-ce qui est à l'intérieur
[36:18] de toi. Puis elle a fait éveiller ça,
[36:20] elle a posé des questions, on a eu des discussions,
[36:22] elle est super drôle aussi. Puis...
[36:24] Bref, toutefois, vous avez besoin.
[36:26] Martine Constantin,
[36:28] c'est une perle. Moi, elle a changé
[36:30] beaucoup de choses par rapport à ça.
[36:31] Tu es où, Martine Constantin?
[36:33] Hum...
[36:34] Plainville, en tête, dans ces eaux-là.
[36:36] C'est proche de chez moi.
[36:37] Ah, pas vrai?
[36:39] Oui, puis après ça, il y a un moment
[36:41] que tu peux aller... Des fois, c'est juste
[36:43] des conversations qu'on a ensemble.
[36:46] Puis après ça, elle peut aussi
[36:47] te faire coucher sur une table.
[36:49] Puis après ça, on réaligne un peu
[36:51] l'énergie.
[36:53] C'est-tu du Reiki?
[36:55] Réalignement des chakras.
[36:57] Oui. Je ne peux pas t'expliquer.
[36:59] Je vais pouvoir aller voir exactement
[37:00] ce qu'elle a fait, mais...
[37:03] Martine Constantin.
[37:04] Oui. Je pense que je n'aurais pas fait
[37:06] ce cheminement aussi rapidement là
[37:07] si je n'avais pas été la voir.
[37:09] Même chose aussi pour mes relations.
[37:12] Je fais une petite parenthèse.
[37:13] J'ai été dans des relations, peut-être...
[37:16] Avant mon copain, en ce moment, j'ai eu trois chums.
[37:19] Puis je n'ai pas été dans des relations
[37:20] toujours saines, on peut dire.
[37:22] À part ma première relation, ça a été
[37:24] vraiment... Ça a bien été.
[37:25] C'était un bon garçon, mais...
[37:28] C'est ça. Ça fait en sorte que j'étais un peu
[37:30] hantée par ça. Puis j'allais vers les mauvaises personnes.
[37:32] Donc, quand j'ai rencontré mon chum,
[37:33] que c'était un gars que j'avais manifesté,
[37:35] si je te lisais exactement les mots
[37:38] que j'avais écrits...
[37:38] On veut savoir comment tu l'as manifesté.
[37:40] Comment tu l'as rencontré?
[37:42] En fait, on a un ami en commun.
[37:43] Puis lui, il a une compagnie de lunettes.
[37:45] C'est lui qui a la compagnie SpecOptique.
[37:47] Donc, compagnie de lunettes de ski,
[37:49] de vélo et de course.
[37:51] Puis une amie en commun a dit,
[37:52] « Ah, mon ami veut t'envoyer des lunettes. »
[37:54] Il crie, lui.
[37:55] C'est drôle. Tout le monde me parle de Spec,
[37:56] cet ancien.
[37:57] Ah, bien, c'est le fun.
[37:58] En un moment, il est vraiment bon dans ce qu'il fait.
[38:00] Puis justement, il est en Chine
[38:02] pour être avec ses manufacturiers
[38:04] puis pour la nouvelle saison qui s'en vient.
[38:07] OK, excuse-moi, je t'écoute pas.
[38:08] Non, mais c'est correct.
[38:09] Je suis toute contente pour ça.
[38:09] C'est une amie qu'on connaît.
[38:12] Puis là, elle m'a dit, « Ah, écris, lui.
[38:14] Il veut t'envoyer des lunettes. »
[38:15] OK, là, j'ai fait...
[38:16] J'avais pas...
[38:17] J'ai fait abstraction.
[38:18] Puis je pense qu'un an après,
[38:20] j'ai réécrit quand j'étais célibataire.
[38:22] Ça a tombé que j'ai été célibataire.
[38:24] Puis il m'a envoyé des lunettes.
[38:27] Puis ça a duré comme...
[38:28] Il m'a envoyé des lunettes en novembre.
[38:30] Il m'a écrit, il dit, « Ah, j'aimerais ça
[38:31] de montrer les nouveaux modèles de lunettes
[38:33] dans un café. »
[38:34] Puis moi, j'ai dit, « Ah, bien,
[38:35] j'ai pas vraiment le temps.
[38:37] Est-ce qu'on peut faire ça en Zoom, tu sais,
[38:38] pour que tu... »
[38:38] Il dit, « Ah non, il faut rendre
[38:39] que tu fasses ça en personne. »
[38:41] Mais il fait jamais ça.
[38:42] On peut habituellement montrer
[38:42] des lunettes en vrai, tu sais.
[38:43] Je pense qu'il m'avait trouvé de son goût
[38:45] comme il m'avait dit.
[38:46] Puis finalement, ça a vraiment cliqué.
[38:47] Mais à ce moment-là de ma vie,
[38:48] quand je l'ai rencontré,
[38:50] j'étais vraiment bien avec moi-même.
[38:51] C'était la première fois
[38:52] que j'étais bien seule,
[39:00] ça a été pile-poil pour moi.
[39:02] Tu l'avais écrit.
[39:04] Est-ce que tu l'avais manifesté,
[39:05] les critères du conjoint recherché?
[39:08] Il aurait vraiment fallu
[39:09] que j'amène mon cahier.
[39:11] Mais j'ai vraiment écrit
[39:12] que je voulais un homme
[39:14] qui voit ma juste valeur,
[39:16] qui je suis vraiment, mettons.
[39:18] C'est tellement cute.
[39:20] C'est tellement bien dit.
[39:21] Honnêtement, j'adore qu'il ait dit ça.
[39:22] Mais je t'enverrai en photo.
[39:24] Pour vrai, c'est exactement ça
[39:25] que j'avais écrit.
[39:26] Quelqu'un qui me respecte,
[39:27] mais qui me voit un peu
[39:28] pour qui je suis
[39:29] sans que j'ai les...
[39:30] J'ai les...
[39:30] Je n'ai pas nécessairement
[39:30] à changer dans mes anciennes relations.
[39:32] On dirait que j'ai un peu changé
[39:33] la personne que j'étais.
[39:35] Puis à ce moment-là,
[39:37] je pense que quand j'ai rencontré Will,
[39:38] j'étais tellement forte
[39:39] au niveau de ma personne
[39:40] que c'est ça qui a fait en sorte
[39:43] que, mettons,
[39:44] que ça a fonctionné aussi.
[39:45] Puis dans mes écrits,
[39:46] c'est ça que j'avais écrit.
[39:48] Puis mon ami qu'on a en commun,
[39:50] c'est drôle parce qu'on est allés
[39:51] après ça...
[39:52] Bref, on a eu un autre date
[39:53] avec elle.
[39:54] On était un jour en Dolph.
[39:55] Puis elle m'avait dit,
[39:56] « Hey, Will m'a dit que...
[39:59] Ah, il y a sûrement plein de gars
[40:00] qui doivent écrire à Gab,
[40:02] mais moi, je vois vraiment
[40:02] la personne qu'elle est. »
[40:04] Genre la valeur qui améritait
[40:06] tout l'amour du monde.
[40:08] Puis là, j'étais comme,
[40:09] « Voyons, OK, c'est vraiment
[40:10] exactement ce que je recherche
[40:12] depuis toujours,
[40:13] que je n'ai jamais vraiment eu. »
[40:15] Puis à ce moment-là,
[40:15] c'est ça, moi,
[40:16] je me suis laissée le temps
[40:16] parce qu'à ce moment-là,
[40:17] quand tu es bien avec toi-même,
[40:19] tu ne veux pas nécessairement
[40:20] être en couple,
[40:20] mais dans ma petite voix,
[40:21] on dirait que c'était mon grand-père.
[40:22] Mon grand-père qui est décédé,
[40:23] il me disait comme,
[40:24] « Lâche-le pas. »
[40:25] Il est là pour une raison.
[40:27] Puis c'est un amour tellement fort,
[40:30] tellement puissant
[40:31] quand tu es bien aussi
[40:32] avec toi-même
[40:33] que là, ça va faire deux ans
[40:35] qu'on est ensemble.
[40:36] Puis est-ce que vous avez
[40:37] acheté votre maison?
[40:38] Oui, lundi,
[40:40] l'offre d'achat a été acceptée.
[40:42] Merci.
[40:43] C'est gentil.
[40:44] Puis tellement difficile,
[40:45] par contre,
[40:45] dans le monde,
[40:46] dans le niveau de l'immobilier
[40:48] en ce moment.
[40:49] On a fait quatre offres.
[40:51] Donc ça, ça a été notre quatrième.
[40:52] Il y a trois offres
[40:52] qui ont été refusées.
[40:54] Ce n'était pas facile.
[40:55] Honnêtement, financièrement aussi,
[40:57] c'est...
[40:57] Ça coûte tellement fort
[40:58] à acheter une maison.
[40:59] C'est un privilège.
[41:00] Mais tu sais,
[41:01] quand je pensais à ça aussi,
[41:02] puis je me dis,
[41:03] tu sais, au Canada,
[41:05] on a quand même le luxe
[41:06] de pouvoir acheter une maison aussi.
[41:08] Tu sais, ailleurs dans le monde,
[41:09] les gens,
[41:09] ils sont souvent en location.
[41:11] C'est comme de l'extrême richesse
[41:13] que de pouvoir acheter une maison,
[41:14] à certains endroits dans le monde.
[41:16] Oui.
[41:16] Fait qu'il faut quand même
[41:17] se rappeler que c'est difficile,
[41:19] mais on a quand même
[41:20] des très hauts standards,
[41:21] encore une fois,
[41:21] d'acheter notre propre propriété.
[41:24] Oui.
[41:24] Ce n'est pas tout le monde
[41:25] qui veut ça non plus.
[41:26] Puis c'est tout à fait correct,
[41:27] dans le sens que moi,
[41:27] j'avais envie d'avoir ma maison.
[41:29] J'ai tout le temps eu ça
[41:29] aussi avec ma famille.
[41:30] Puis je pense que c'est aussi
[41:32] un conseil que je pourrais donner,
[41:34] c'est laissez-vous le temps.
[41:36] Dans le sens qu'on veut
[41:36] tellement se précipiter
[41:38] puis prendre le temps
[41:40] de choisir la bonne
[41:41] qu'elle vienne à nous aussi.
[41:43] Puis j'ai tellement manifesté
[41:44] cette maison-là.
[41:46] Tu sais, comme quand on vous parle
[41:47] des énergies,
[41:47] je suis vraiment là-dedans.
[41:48] Puis j'ai parlé à mon grand-père,
[41:51] j'ai écrit encore dans mon livre,
[41:52] dans mon livre sacré,
[41:53] on peut dire.
[41:54] J'aime ça des fois le soir
[41:55] avant de me coucher,
[41:55] puis ça fait du bien
[41:56] de mettre sur papier
[41:57] qu'est-ce que j'ai vraiment envie.
[41:58] Puis j'allais courir
[41:59] peut-être une heure avant.
[42:01] Puis j'ai vraiment,
[42:02] j'envoyais que des messages positifs.
[42:03] Puis dès qu'il y avait
[42:04] un peu de négatif
[42:04] qui rentrait sur,
[42:05] ah bien là, c'est sûr
[42:06] que tu l'auras pas,
[42:07] c'est quand même une maison
[42:07] qui, tu sais, c'est un haut prix.
[42:10] Puis on dirait que je le bloquais.
[42:12] Ah, c'est bon ça.
[42:13] Oui, puis ça fait en sorte
[42:14] que je l'ai eu.
[42:16] Ah, wow!
[42:17] Oui.
[42:17] Bien, je l'approprie
[42:19] à plein d'autres choses
[42:20] dans la vie.
[42:20] Je pense que quand on veut
[42:22] quelque chose
[42:23] pour les vraiment bonnes raisons,
[42:25] tu sais, ça revient à,
[42:27] tu parlais de vibration
[42:28] puis de passion tantôt,
[42:29] mais je pense que c'est aussi
[42:30] une question de comme raison,
[42:32] mais l'intention réelle
[42:34] derrière ce qu'on veut.
[42:37] Tu sais, toi, j'imagine que,
[42:39] bien, en tout cas,
[42:40] pour ma part,
[42:41] une maison, c'est symbolique,
[42:42] c'est symbole d'œuvres de paix,
[42:46] de camp de base
[42:48] pour genre créer
[42:49] tout ce qu'on a envie de créer,
[42:51] peu importe ce que ce sera.
[42:53] Mais avec une personne
[42:54] qu'on aime,
[42:55] qui nous ancre
[42:56] dans le moment présent,
[42:58] mais si on veut ça
[42:59] pour les bonnes raisons,
[43:01] ça va finir par arriver.
[43:03] Mais il faut le visualiser un peu.
[43:05] Ah, c'est spirituel.
[43:06] Oui, quand le monde
[43:06] ne croit pas nécessairement...
[43:07] Oui, j'aimerais vraiment ça.
[43:08] Puis quand le monde
[43:09] ne croit pas nécessairement à ça,
[43:10] c'est correct de ne pas y croire.
[43:11] Puis c'est tout à fait
[43:12] dans le sens que chaque personne,
[43:13] c'est différent,
[43:14] mais ça fonctionne.
[43:16] Ça fonctionnait avec mon chum.
[43:17] Ça fonctionnait avec ma maison.
[43:19] Puis ça fonctionnait aussi
[43:20] avec mon travail,
[43:21] dans le sens que,
[43:22] peu importe ce que je fais,
[43:23] c'est tout aligné.
[43:23] Même ma business,
[43:24] au début,
[43:25] j'étais un peu instable.
[43:26] Je ne croyais pas vraiment
[43:26] que ça allait fonctionner.
[43:27] Mets-nous en arrière
[43:28] un petit peu,
[43:29] en contexte avec ta business
[43:30] pour qu'on comprenne bien
[43:31] ce que tu fais maintenant.
[43:32] Parce que je veux aussi
[43:33] qu'on parle de ta business
[43:36] puis tes réseaux sociaux aussi
[43:38] à travers tout ça
[43:39] parce qu'on en a parlé.
[43:40] Oui.
[43:41] Je trouve ça super intéressant.
[43:42] Je sais que ça va intéresser
[43:42] plein de monde.
[43:43] Bon, mais tant mieux.
[43:44] On va pouvoir aborder le sujet.
[43:46] Comment ça a commencé?
[43:47] Oui.
[43:47] Bien, à 16 ans,
[43:48] moi, j'ai parti
[43:49] de mon club de course
[43:50] dans mon coin
[43:51] vu qu'il n'y avait personne
[43:52] vraiment qui avait
[43:53] un club de course à Joliette.
[43:55] Le club Blanc et Or de Joliette,
[43:57] ça s'appelait.
[43:57] J'ai fait ça pendant de 16 ans
[44:00] jusqu'à peut-être 23, 24 ans.
[44:04] J'avais mon club
[44:05] puis ça a grossi
[44:06] puis j'entraînais
[44:08] des jeunes enfants au début.
[44:09] Après ça,
[44:09] j'ai inclus les adultes,
[44:11] les parents des enfants.
[44:12] Ça a vraiment été chouette
[44:13] de pouvoir coacher sur le terrain.
[44:16] Donc, c'est là
[44:16] que j'ai juste allé
[44:17] chercher mes formations
[44:17] à Clétis-Québec.
[44:19] Donc, j'ai mon niveau 1
[44:20] en athlétisme.
[44:22] Québec, là, en course.
[44:23] Puis, après ça,
[44:25] c'est que j'étais allée
[44:26] chercher d'autres formations
[44:26] au niveau d'en apprendre aussi
[44:28] pour le coaching.
[44:30] La pandémie, c'était en 2019.
[44:33] Oui, je pense que oui.
[44:34] À ce moment-là,
[44:35] tout avait « shut down ».
[44:37] Tu ne pouvais plus
[44:38] t'entraîner nulle part.
[44:39] Tout avait fermé.
[44:39] Tu étais chez toi.
[44:40] Tu étais renfermée.
[44:42] C'est là que je me suis
[44:43] participée à l'enworkout
[44:44] parce que j'ai Gabriel Pellancor
[44:45] sur mon Instagram
[44:46] qui était privé
[44:47] et j'ai participé
[44:48] à l'enworkout.
[44:49] C'était des live workouts
[44:50] en ligne pendant la pandémie.
[44:52] J'ai fait des cours.
[44:53] J'ai fait des cours.
[44:53] Je faisais aussi
[44:54] des home workouts
[44:55] pour motiver les gens
[44:56] à s'entraîner,
[44:57] à bouger.
[44:58] C'est comme ça
[44:59] que Pellancor a vu le jour
[45:00] à la base.
[45:01] T'avais-tu envie
[45:02] d'en faire un business
[45:02] à ce moment-là
[45:03] ou c'était juste
[45:04] pour redonner à la communauté?
[45:06] Exactement.
[45:06] C'était pour redonner
[45:07] à la communauté,
[45:07] pour aider les gens à bouger
[45:09] parce que je sais
[45:10] qu'il y a des gens
[45:11] qui doivent aller dans des cours
[45:12] pour pouvoir se motiver
[45:13] puis bouger.
[45:14] À la maison,
[45:14] c'est plus difficile.
[45:16] Donc, en live workout,
[45:17] il y avait des gens
[45:18] qui étaient derrière.
[45:18] Ça, c'était bizarre par contre
[45:19] parce que je ne voyais pas
[45:20] les personnes.
[45:21] Eux, ils me voyaient
[45:22] mais ce n'est pas grave,
[45:23] je voyais ce qui était
[45:24] quand même présent
[45:25] lors des lives.
[45:27] Après ça,
[45:28] ça a continué.
[45:29] J'ai mis des vidéos
[45:30] d'entraînement,
[45:31] de musculation,
[45:33] au gym.
[45:34] Puis après,
[45:35] c'est mon amie
[45:35] Mégane Gauthier
[45:36] qui m'a vraiment dit
[45:37] « Mégane,
[45:37] sur tes réseaux sociaux,
[45:39] qu'est-ce que tu veux
[45:39] vraiment laisser paraître?
[45:41] Qui tu veux être? »
[45:42] Ça m'a vraiment parlé
[45:43] quand elle m'a dit
[45:44] cette discussion-là
[45:45] parce qu'elle est vraiment
[45:45] ciblée avant.
[45:47] Elle était dans des familles,
[45:48] elle a gardé dans des familles
[45:49] puis c'était vraiment
[45:50] elle est rendue môme.
[45:51] Dans le sens que
[45:52] c'est plus son critère.
[45:55] Pas son critère,
[45:56] mais ses abonnés.
[45:57] C'est plus en lien avec...
[45:58] Elle est active
[45:59] sur les réseaux sociaux
[46:00] dans le fond
[46:00] puis là,
[46:01] elle était comme
[46:01] à donner des conseils
[46:02] sur comment t'ancrer.
[46:03] Oui, parce qu'elle,
[46:04] elle avait son public sim
[46:05] puis on dirait
[46:06] que je m'éparpillais un peu.
[46:07] Elle dit
[46:08] « Qui tu veux vraiment être? »
[46:09] Elle dit
[46:09] « C'est quoi le thème? »
[46:10] Je dis
[46:10] « C'est la course. »
[46:11] Elle dit
[46:12] « Voilà. »
[46:13] Après ça,
[46:13] ça a mijoté
[46:14] puis j'ai commencé
[46:16] à écrire juste dans ma bio
[46:17] « Plan de course. »
[46:18] Quelques personnes m'ont écrit.
[46:19] Puis après ça,
[46:20] plusieurs personnes m'ont écrit.
[46:22] Puis là,
[46:22] j'avais rencontré mon copain
[46:23] puis mon copain,
[46:24] il a l'air de faire
[46:24] des sites web
[46:26] très, très bons aussi
[46:28] au niveau programmation.
[46:31] Donc, il m'a fait
[46:31] un site web
[46:32] puis là,
[46:33] j'ai mis mes plans
[46:34] de course en ligne.
[46:35] Dans ma tête,
[46:36] je me suis dit
[46:37] « Ah, si je fais
[46:38] un petit peu d'argent
[46:38] avec ça,
[46:39] ça va être chouette. »
[46:40] Je suis contente
[46:40] que je vois
[46:41] que ça l'apporte beaucoup
[46:44] puis en même temps,
[46:45] ça m'apportait beaucoup
[46:46] en étant...
[46:46] C'était gratifiant
[46:47] du fait que
[46:48] « Ah, j'aime vraiment
[46:49] quand ton plan
[46:49] est fait,
[46:50] il est vraiment clair
[46:50] ce qu'on voit
[46:51] sur les réseaux sociaux. »
[46:52] Sur Internet,
[46:53] pas les réseaux,
[46:54] c'était pas toujours clair
[46:55] des fois les plans
[46:55] qui étaient déjà faits.
[46:57] Moi, c'est ça
[46:57] que j'allais chercher aussi,
[46:58] des plans que le monde
[46:58] allait comprendre
[46:59] parce que c'est pas
[47:00] M. et Mme Tout-le-Monde
[47:01] qui n'ont jamais couru
[47:02] qui ne va pas comprendre
[47:04] des fois le chinois,
[47:05] des fois les plans de course
[47:06] qui sont déjà faits.
[47:07] Donc, j'ai vu l'engouement
[47:09] puis moi,
[47:10] ça m'a encore plus
[47:11] donné le goût
[47:11] d'un jour faire ça
[47:13] de ma vie,
[47:13] d'être capable
[47:14] d'être coach à temps plein.
[47:16] Je pourrais l'être
[47:19] et qui m'appelle
[47:20] pendant un certain temps,
[47:21] je crois.
[47:22] Comment tu fais
[47:22] pour concilier tout ça,
[47:23] justement?
[47:24] Parce que là,
[47:24] t'as une business,
[47:25] t'es en train,
[47:26] t'as une famille,
[47:27] t'achètes une maison,
[47:29] puis l'enseignement,
[47:30] quand tu y arrives?
[47:31] Puis les réseaux sociaux
[47:32] aussi, ça prend du temps.
[47:33] Oui, c'est pour ça
[47:34] que je veux pas me perdre
[47:36] non plus sur les réseaux sociaux
[47:37] dans le sens que,
[47:39] bon, je sais que beaucoup
[47:40] identifient tes influenceuses
[47:42] ou quoi que ce soit,
[47:42] mais je pense que
[47:43] je suis vraiment plus coach.
[47:44] J'essaie d'inspirer les gens
[47:46] au travers de ma plateforme.
[47:48] Oui, c'est certain
[47:48] que j'ai reçu des fois
[47:49] des collaborations
[47:50] avec certaines compagnies.
[47:52] J'en refuse énormément aussi
[47:54] parce que c'est pas ça
[47:55] que je veux nécessairement faire aussi,
[47:57] mais une fois de temps en temps,
[47:58] quand c'est aligné
[47:59] avec ce que je fais,
[48:00] c'est-à-dire la course à pied
[48:01] ou mes valeurs aussi,
[48:04] c'est certain que des fois,
[48:05] c'est gratifiant
[48:06] d'en avoir quelques-unes.
[48:08] Donc, pour le temps,
[48:10] bien, c'est sûr que je suis
[48:11] à temps plein en enseignement
[48:12] et le soir,
[48:16] les fins de semaine,
[48:16] je travaille sur ma business.
[48:18] Il faut être très orienté
[48:19] et bien organisé, par contre,
[48:20] parce que sinon,
[48:21] c'est là que tu peux perdre la tête.
[48:22] Au début, c'était difficile,
[48:23] par contre.
[48:25] J'avais comme des moments
[48:26] un petit peu plus down
[48:27] puis mon copain,
[48:27] il est tellement entrepreneur en lui.
[48:30] Moi, je suis un petit peu moins,
[48:31] ça fait qu'il me motivait beaucoup,
[48:32] mais des fois, ça me stressait
[48:33] parce que je me disais
[48:34] que j'y arriverais pas,
[48:35] j'en ai trop,
[48:36] je veux m'entraîner aussi,
[48:37] mais là, quand je m'entraîne,
[48:37] je passe pas de temps
[48:38] sur mes plans de course
[48:39] puis avec mes clients,
[48:40] mes clientes,
[48:41] j'ai appris à faire
[48:43] le juste milieu.
[48:44] Donc, durant la journée,
[48:45] quand j'ai des périodes libres
[48:46] en enseignement,
[48:48] je travaille sur mes plans.
[48:49] Ça fait que ça fait en sorte
[48:50] que j'avance mes plans
[48:51] ou je travaille sur ma business
[48:53] puis les fins de semaine aussi.
[48:56] C'est un coup à donner
[48:58] pour apprécier éventuellement
[48:59] vivre de ma passion.
[49:00] Je pense que c'est vraiment ça
[49:01] que je me donne comme objectif
[49:03] puis pour le moment,
[49:04] ça va bien.
[49:05] T'as-tu une équipe
[49:06] qui te supporte
[49:06] dans ce que tu fais
[49:07] ou t'es vraiment toute seule
[49:08] dans ta business?
[49:09] Mon copain.
[49:10] Mon copain, c'est lui
[49:11] qui est derrière la logistique
[49:12] vu qu'il va avoir une application
[49:16] qui va voir
[49:16] le jour très bientôt.
[49:17] C'est lui qui l'a.
[49:19] Non, merci.
[49:19] Wow!
[49:20] Est-ce qu'il va être actionnaire
[49:21] de ta business en contrepartie?
[49:22] Je pense pas.
[49:23] Je l'ai pas demandé.
[49:24] OK.
[49:24] Non, mais c'est bon.
[49:25] Mais c'est vraiment,
[49:26] on est ensemble aussi là-dedans
[49:28] dans le sens que
[49:28] lui s'accompagne aussi.
[49:30] Il est tout seul
[49:31] dans ce qu'il fait,
[49:32] mais on est à deux.
[49:33] Vous supportez chacun
[49:34] mutuellement dans vos projets
[49:35] sans nécessairement
[49:35] vous impliquer.
[49:37] Exactement.
[49:37] Financièrement, mettons.
[49:38] Oui, vraiment.
[49:39] Puis c'est beau à voir,
[49:41] je pense,
[49:41] de s'entraider comme ça.
[49:43] Les deux,
[49:44] on se pousse vers le haut.
[49:46] C'est ça qui était
[49:47] carrément de me challenger,
[49:48] mais positivement.
[49:50] Et c'est sûr que l'application,
[49:52] c'est vraiment pour aller
[49:53] chercher une facilité
[49:54] d'avoir les plans de course
[49:56] qui vont être directement là.
[49:58] Puis là, ça va être connecté
[49:59] aussi à la montre des personnes
[50:00] pour ceux qui veulent.
[50:00] C'est pas tout le monde
[50:01] qui veut avoir
[50:02] cette programmation-là
[50:04] que c'est...
[50:05] Même moi encore aujourd'hui,
[50:07] je ne programme jamais
[50:07] mes entraînants sur ma montre.
[50:09] Il y en a plein qui le font.
[50:10] Moi, ma coach m'envoie un PDF
[50:11] puis je ne rentrais même pas
[50:12] dans ma montre.
[50:13] Mais je suis pareil.
[50:14] Quand des fois,
[50:16] je coach aussi un petit peu,
[50:18] mais juste certaines personnes
[50:19] plus proches de moi
[50:20] dans mon petit réseau.
[50:21] Mais je leur fais
[50:22] plugger sur leur montre.
[50:24] Mais moi,
[50:25] je ne le prends pas
[50:25] plugger dans ma montre.
[50:27] Genre, je vais vraiment
[50:27] au feeling
[50:28] puis je m'ajuste
[50:29] au fur et à mesure.
[50:30] C'est exactement.
[50:31] Mais il y en a tellement
[50:31] qui veulent avoir
[50:33] ça d'être programmé.
[50:34] Mais pour commencer,
[50:35] ça aide, je trouve.
[50:36] Tu sais, quand on commence
[50:37] à s'entraîner,
[50:38] on commence à intégrer
[50:40] des entraînements structurés.
[50:42] Je trouve que ça aide.
[50:43] Ça fait passer
[50:44] comme plus rapidement
[50:45] un training.
[50:46] Puis en même temps,
[50:49] tu n'as pas à mémoriser
[50:50] non plus.
[50:50] C'est ça.
[50:51] La charge mentale
[50:52] est vraiment différente,
[50:53] je pense.
[50:54] Mais j'offre quand même
[50:54] les deux.
[50:55] Ils vont encore
[50:55] les plans déjà faits.
[50:57] Puis plans déjà faits,
[50:58] mais qui s'en vont
[50:59] sur ta montre.
[51:00] Puis c'est là
[51:01] que je veux mettre
[51:02] des vidéos aussi.
[51:02] Tu n'as pas le temps
[51:03] de t'entraîner.
[51:03] Tu as 20 minutes
[51:04] dans ta journée.
[51:05] Tu vas avoir
[51:05] un home workout
[51:05] à faire à la maison.
[51:07] Fait qu'il y a muscu
[51:07] et course.
[51:09] Explique-moi,
[51:09] c'est comment
[51:10] qu'ils sont structurés
[51:10] tes plans.
[51:11] Je suis quand même curieuse.
[51:11] Comment sont structurés?
[51:13] En ce moment,
[51:13] j'en ai qui sont déjà faits.
[51:14] Donc, j'ai marche-course
[51:15] en alternance.
[51:15] J'ai 5 kilomètres,
[51:16] 10 kilomètres.
[51:17] Demi-marathon, marathon.
[51:19] J'ai aussi intermédiaire,
[51:20] débutant,
[51:21] donc débutant-intermédiaire.
[51:23] Ça, c'est eux
[51:23] qui sont déjà faits.
[51:24] Donc, quand les personnes
[51:25] achètent un plan,
[51:26] ils reçoivent directement
[51:27] le plan par courriel
[51:28] avec des idées de collation
[51:29] à prendre avant,
[51:30] pendant,
[51:31] après l'entraînement.
[51:32] Des explications aussi
[51:33] sur les zones de course
[51:34] parce que moi,
[51:34] je fonctionne avec
[51:35] les zones de course.
[51:36] Puis la perception
[51:37] d'effort aussi.
[51:37] Ensuite, c'est ça.
[51:41] Puis sinon,
[51:42] il y a des plans personnalisés.
[51:43] Tu peux choisir
[51:43] avec suivi ou sans suivi.
[51:45] Si c'est sans suivi,
[51:46] c'est que moi,
[51:47] je personnalise ton plan
[51:48] selon tes objectifs,
[51:50] selon, bon,
[51:51] est-ce que t'es maman
[51:51] à la maison?
[51:52] Est-ce que tu t'entraînes
[51:53] combien de fois par semaine?
[51:54] Ton horaire de travail?
[51:56] Tes compétitions
[51:56] qui s'en viennent
[51:56] durant l'été?
[51:57] Donc, quand tu prends
[51:58] personnalisé, sans suivi,
[52:00] je personnalise ton plan,
[52:01] je te l'envoie.
[52:02] Il n'y a pas nécessairement
[52:03] de suivi qui est accompagné,
[52:04] mais si tu prends avec suivi,
[52:05] c'est que je personnalise ton plan.
[52:07] Puis, on a un appel par mois.
[52:08] Ce n'est pas tout le monde
[52:09] qui veut avoir l'appel.
[52:10] Il y en a qui,
[52:10] c'est par courriel
[52:11] qu'on s'échange toujours.
[52:13] Moi, j'envoie des questions
[52:14] justement à répondre
[52:15] à mes clientes,
[52:16] à mes clients.
[52:17] Je dis souvent clientes
[52:17] parce que j'ai plus de femmes,
[52:19] évidemment.
[52:20] Puis après ça,
[52:21] ils me font des feedbacks,
[52:23] des années qui sont comme,
[52:24] ah, je m'en vais en voyage,
[52:25] il faudrait peut-être
[52:25] qu'on modifie mon plan.
[52:26] Là, je modifie leur plan.
[52:27] Ça, c'est avec le suivi
[52:28] que ça peut se faire.
[52:31] Puis, c'est pas mal ça.
[52:32] Tu as combien d'athlètes?
[52:34] C'est difficile à dire.
[52:35] Oui, mais mettons pas
[52:35] qu'ils ont haché le plan fixe,
[52:37] mais en suivi continu
[52:39] ou personnalisé,
[52:40] tu es capable de prendre
[52:41] combien de gens sur ton aile?
[52:43] En ce moment, personnalisé,
[52:44] c'est sûr que personnalisé,
[52:46] je ne les compte pas.
[52:47] Parce que dans le sens
[52:48] qu'après ça,
[52:48] une fois que le plan est fait,
[52:50] c'est qu'il est parti.
[52:51] Mais avec suivi,
[52:52] en ce moment,
[52:52] j'ai 45 personnes.
[52:54] C'est beaucoup.
[52:55] C'est beaucoup,
[52:55] mais mon chum m'a fait un,
[52:56] je pense,
[52:56] je ne sais plus c'est quoi
[52:57] l'application,
[52:58] mais je vois vraiment
[52:58] qu'il y a affaire
[53:02] à faire un suivi,
[53:03] ça me le met.
[53:04] Après ça,
[53:04] quand je fais le suivi,
[53:05] je marque,
[53:05] ça fait OK.
[53:06] Ça fait en sorte
[53:07] qu'il m'a aidée vraiment là-dedans
[53:08] parce qu'au début,
[53:09] j'avais rendu la difficulté,
[53:10] je me prenais des notes partout.
[53:11] Mais là,
[53:11] j'ai un système
[53:12] qui fait en sorte
[53:12] que j'écris à mes clientes,
[53:15] mettons,
[53:15] s'ils ont une course aussi,
[53:16] une semaine avant leur course,
[53:17] je vais leur envoyer un message,
[53:19] on va avoir un appel
[53:19] pour se faire un petit briefing
[53:21] d'avant-course,
[53:22] ce qui est important.
[53:24] Justement,
[53:24] j'ai un athlète
[53:25] qui s'en va faire
[53:25] le marathon de Paris.
[53:26] Oui, c'est Paris.
[53:29] Oui, c'est Paris.
[53:29] J'avais Berlin en tête,
[53:30] mais c'est Paris.
[53:31] J'ai un autre athlète,
[53:31] c'est Berlin,
[53:32] mais pas tout de suite.
[53:33] C'est en septembre, je crois.
[53:35] Mais c'est vraiment,
[53:36] j'aime bien ce sentiment-là
[53:39] d'aider,
[53:40] d'accompagner les gens
[53:41] dès qu'ils ont des questions
[53:42] qui me posent la question
[53:44] puis je suis là
[53:44] pour les aider,
[53:45] les guider.
[53:46] C'est gratifiant aussi
[53:47] parce que ça me passionne
[53:47] vraiment.
[53:48] Moi, mes meilleures journées,
[53:49] c'est quand je m'entraîne
[53:50] dans un café,
[53:51] j'ai des appels de clients,
[53:52] je suis en train
[53:52] de faire des plans.
[53:53] C'est vraiment ça
[53:55] qui m'appelle.
[53:57] Est-ce que tu te vois,
[53:59] tu en as parlé un peu tantôt,
[54:01] mais est-ce que tu te vois
[54:01] dans un futur rapproché
[54:02] faire ça à temps plein?
[54:03] Oui.
[54:04] Puis à quel moment?
[54:06] Tu l'as-tu déjà
[54:06] tout planifié?
[54:07] Parce que j'ai l'impression
[54:08] que tu as tout écrit
[54:08] dans ton journal sacré.
[54:10] Mon petit journal sacré?
[54:13] Je te dirais que,
[54:14] pour le moment,
[54:16] avoir fondé une famille,
[54:17] ce n'est pas pour tout de suite,
[54:18] mais quand même bientôt.
[54:19] Je me dis que,
[54:20] pendant ce temps-là,
[54:21] je vais être encore
[54:21] enseignante.
[54:23] Puis là,
[54:23] je viens d'accéder
[54:23] à un boss en maternelle.
[54:24] On dirait que ça me fait
[54:26] vibrer les plus jeunes,
[54:27] d'apprendre par le jeu.
[54:29] En même temps,
[54:29] ça va me permettre
[54:30] d'apprendre un peu aussi
[54:31] à être avec les jeunes enfants.
[54:35] Qualité d'être maman aussi,
[54:37] d'avoir une patience
[54:38] avec les jeunes.
[54:39] Peut-être que je me donne
[54:40] encore deux ans
[54:41] en enseignement.
[54:42] Je suis qu'à temps.
[54:43] Je me disais que,
[54:44] quand je vais tomber enceinte,
[54:45] après mon quérantier
[54:46] de maternité,
[54:47] je pense que c'est là
[54:48] que je ne retournerai pas
[54:49] nécessairement à temps plein
[54:50] en enseignement.
[54:51] Je ne te dis pas
[54:51] que je vais complètement
[54:52] lâcher l'enseignement,
[54:53] mais je vais peut-être
[54:54] avoir un temps partagé
[54:55] et peut-être juste
[54:55] faire de la suppléance
[54:56] pour un jour.
[54:58] Mon rêve à long terme,
[55:00] ça serait...
[55:01] Je veux que tu nous dises
[55:02] c'est quoi ton rêve
[55:03] à long terme.
[55:04] On peut se permettre
[55:05] des rêves.
[55:06] Mon rêve,
[55:07] qui est extrêmement gros
[55:08] à long terme,
[55:09] ça fait longtemps
[55:10] que j'avais ça
[55:10] et j'avais discuté ça
[55:12] avec une amie
[55:13] dans le temps,
[55:14] ça serait d'avoir
[55:14] un centre qui a...
[55:16] Comme je l'ai dit,
[55:17] c'est gros.
[55:18] Tu as comme
[55:19] un petit café
[55:19] style nourriture
[55:22] et tout ça.
[55:23] Tu as des salles
[55:23] de santé
[55:23] que tu peux aller travailler
[55:24] et tu as aussi
[55:25] des salles d'entraînement.
[55:26] Tu vas avoir
[55:26] une salle de spinning.
[55:27] Tu vas avoir aussi
[55:28] des cours
[55:30] pilates, yoga,
[55:31] parents-enfants.
[55:33] Vraiment un tout
[55:34] qui va être
[55:35] dans un peu
[55:36] ce studio-là
[55:39] où je ne sais pas
[55:39] comment expliquer ça,
[55:41] de bien-être.
[55:41] Vraiment un centre
[55:42] de bien-être
[55:43] autant qu'il peut avoir
[55:44] Martine,
[55:45] une style de Martine
[55:45] qui va être là
[55:46] pour aider les gens
[55:47] à accompagner
[55:48] parce que,
[55:49] si je fais une parenthèse
[55:50] sur...
[55:50] Des fois,
[55:50] on dirait que
[55:51] les gens attendent
[55:52] d'avoir
[55:52] touché le creux
[55:54] pour aller consulter
[55:55] ou pour aller...
[55:56] Pour aller...
[55:58] Prendre soin de soi.
[56:00] Exactement,
[56:00] prendre soin de soi.
[56:01] Puis c'est une amie,
[56:01] justement,
[56:02] qu'elle a traversé
[56:03] le cancer
[56:03] qui m'a dit ça
[56:04] et ça m'a tellement fait...
[56:05] Ça a réveillé
[56:06] quelque chose en moi
[56:07] de dire,
[56:08] tu n'as pas besoin
[56:08] d'aller bas,
[56:10] comme, mettons,
[56:10] elle a eu un cancer
[56:11] pour après ça
[56:12] que tu aies un éveil
[56:13] en toi
[56:13] de dire,
[56:15] je me choisis.
[56:17] Elle, je pense
[56:17] que c'était vraiment...
[56:18] Elle s'était perdue
[56:19] un peu dans
[56:20] qui elle était vraiment,
[56:21] dans l'alcool,
[56:22] dans...
[56:23] Bref, plusieurs choses.
[56:26] Elle a eu son cancer
[56:26] puis après ça,
[56:27] elle a réalisé,
[56:28] j'ai envie de prendre soin de moi.
[56:29] J'ai envie de me mettre au-devant.
[56:30] J'ai envie de voyager.
[56:32] Mais pourquoi attendre
[56:33] d'avoir ce creux-là
[56:35] pour pouvoir aller de l'avant
[56:37] puis de...
[56:38] Tu sais,
[56:38] tu as juste une vie aussi.
[56:39] Tu es la personne
[56:39] la plus importante
[56:40] au final dans ta vie.
[56:42] Fait que, vas-y,
[56:42] prends soin de toi
[56:43] puis fais des choses
[56:44] qui te font vraiment vibrer
[56:45] au fond de toi.
[56:47] Donc, c'est un peu ça.
[56:48] C'est d'avoir un équilibre
[56:50] puis dans ce studio-là,
[56:51] c'est ça,
[56:51] d'avoir...
[56:52] C'est ça,
[56:52] quelque chose de beau,
[56:53] d'équilibrer,
[56:54] un bien-être.
[56:55] Ça, c'est mon...
[56:56] le plus gros objectif
[56:58] que j'aurais.
[56:58] Mais sinon,
[56:59] ça serait d'avoir
[56:59] un gym maison,
[57:01] un peu comme LP.
[57:02] Moi, je suis allée à Mirabelle.
[57:04] LP...
[57:05] Oui, oui, oui, oui.
[57:06] Pas son famille.
[57:07] Je coachais,
[57:07] oui, à l'ANIS
[57:09] et CAM aussi.
[57:10] Oui, exact.
[57:10] Mais j'ai vraiment aimé
[57:11] quand je suis allée là-bas
[57:12] au niveau de l'entraînement.
[57:13] Ce n'était pas juste
[57:14] des machines.
[57:15] Tu vas au gym,
[57:16] c'était vraiment
[57:16] des machines spéciales
[57:17] qui font travailler
[57:18] tes stabilisateurs,
[57:19] qui font travailler
[57:19] vraiment tout ton corps.
[57:20] Puis, c'est un dépassement aussi.
[57:22] C'est comme du coaching privé.
[57:24] Il y a tellement
[57:24] d'engouement pour ça.
[57:25] Puis, j'aimais ça
[57:26] avoir ce contact-là.
[57:28] C'était vraiment
[57:28] trop loin pour moi.
[57:29] C'était à Mirabelle,
[57:30] donc j'ai arrêté.
[57:30] Mais je me suis dit,
[57:31] un jour, je vais peut-être
[57:32] me lancer là-dedans
[57:33] d'avoir une plateforme
[57:35] de coaching,
[57:36] mais aussi d'être capable
[57:36] d'entraîner des gens
[57:37] à la maison.
[57:38] Autant en perfectionnement
[57:38] des joueurs de hockey
[57:40] qui veulent aller développer
[57:40] leur puissance
[57:41] que des coureurs,
[57:42] que des personnes
[57:43] qui veulent prendre soin d'eux,
[57:44] perdre du poids
[57:45] ou quoi que ce soit.
[57:46] Peu importe l'objectif.
[57:49] Exactement.
[57:49] Ça va être...
[57:50] C'est trop...
[57:51] Tu sais, mettons,
[57:52] on va avoir ma maison,
[57:53] un garage un peu plus éloigné.
[57:55] Puis là, mon sang va être...
[57:55] Est-ce que votre...
[57:56] Chez vous,
[57:57] vous pourriez accueillir ça?
[57:59] On a un gros garage,
[58:00] mais il est comme
[58:01] dans la maison.
[58:02] Peut-être pas pour le moment.
[58:03] Ça serait plus
[58:04] un projet moyen terme.
[58:06] Donc, on serait peut-être
[58:08] dans une autre maison
[58:09] éventuellement.
[58:10] Oui.
[58:10] Mais ça pourrait se faire,
[58:12] par contre.
[58:12] Ah, c'est cool.
[58:13] Ça pourrait se faire.
[58:13] C'est tellement
[58:14] des gros projets.
[58:15] Oui.
[58:15] C'est...
[58:16] C'est...
[58:16] Puis ça serait ça
[58:16] comme mes objectifs
[58:17] de moyen terme,
[58:19] je te dirais,
[58:20] et long terme.
[58:21] Puis objectif court terme,
[58:22] t'es dans quoi en ce moment?
[58:23] Court terme?
[58:24] Oui.
[58:26] Ah, ça vient mieux.
[58:26] On dirait que j'ai même
[58:27] pas pensé à ça
[58:28] parce que...
[58:28] Mais c'est important.
[58:30] Consumer l'enseignement,
[58:31] le fait d'être en maternelle
[58:33] aussi, c'est un tout nouveau
[58:34] défi pour moi
[58:34] parce qu'en ce moment,
[58:35] je suis enseignante volante.
[58:36] Donc, je fais plein de classes
[58:37] dans la même école que je suis.
[58:39] Court terme,
[58:41] faire des choses
[58:41] qui me font vraiment vibrer.
[58:43] C'est-à-dire, là,
[58:43] j'ai cassé le yoga show.
[58:44] J'en mange.
[58:45] T'en fais où?
[58:46] Idolem.
[58:47] Idolem, j'ai fait
[58:48] trepentinir Joliette
[58:49] vu que c'est comme
[58:50] plus là que je suis.
[58:51] Ça me fait du bien.
[58:53] Ah, ça libère mon corps.
[58:54] Je suis tellement tendue
[58:54] avec la course à pied.
[58:55] Je suis quelqu'un qui,
[58:56] au niveau de l'étirement,
[58:57] je suis la personne
[58:58] la moins flexible, je pense.
[59:00] Tout le monde dit ça,
[59:01] en passant.
[59:02] C'est quelque chose.
[59:03] Et quand j'ai fait de la gym
[59:03] quand j'étais jeune,
[59:04] ils m'ont dit à mon père,
[59:06] votre fille ne pourra pas
[59:06] faire de gymnastique
[59:07] parce qu'elle est trop tendue.
[59:09] Déjà, jeune.
[59:10] Tu es jeune,
[59:10] tu n'es pas censée être tendue.
[59:11] Mais ce que je voulais dire
[59:14] par là,
[59:14] ce n'était pas genre
[59:15] ça ne doit pas être si pire.
[59:16] Ce que je voulais dire,
[59:17] c'est qu'on entend souvent ça
[59:20] dans le yoga.
[59:20] Je ne suis vraiment pas flexible.
[59:21] Mais le yoga,
[59:22] ce n'est tellement pas
[59:23] une question de performance,
[59:24] de flexibilité.
[59:25] Peu importe que tu sois flexible
[59:26] ou pas,
[59:27] tu y vas pour l'améliorer,
[59:29] pour le développer,
[59:31] je pense.
[59:31] Oui,
[59:31] ça me fait vraiment du bien.
[59:33] Je vois des faits à côté de moi
[59:35] qui sont vraiment plus flexibles,
[59:36] mais je vais selon mes capacités.
[59:38] Puis la coach,
[59:38] quand elle vient me voir,
[59:39] elle dit,
[59:39] tu peux aller plus loin?
[59:40] Je suis comme,
[59:41] non.
[59:41] C'est bon.
[59:43] Ça me fait tellement rire à chaque fois.
[59:45] Je pousse un peu pour tes chansons.
[59:46] Non, ça va,
[59:47] je suis très tendue,
[59:48] mais ça me libère.
[59:49] Même hier,
[59:50] tellement que ça a été intense,
[59:51] j'ai eu des larmes aux yeux.
[59:52] Pendant,
[59:53] tellement que j'étais tendue,
[59:54] ça a été vraiment du...
[59:55] Dans le Shavasana,
[59:56] je pleure souvent.
[59:58] Genre,
[59:58] on dirait qu'il y a
[59:59] comme un release d'énergie
[1:00:00] qui se fait.
[1:00:00] Puis là,
[1:00:01] les larmes coulent.
[1:00:02] Puis je suis comme,
[1:00:03] voyons.
[1:00:03] Mais soit je pleure,
[1:00:05] soit je dors.
[1:00:06] C'est un des deux.
[1:00:06] Oui, exact.
[1:00:07] Mais c'est totalement vrai.
[1:00:08] Mais je pense aussi
[1:00:08] que quand tu fais du yoga,
[1:00:09] tu vas chercher une partie
[1:00:10] de toi aussi,
[1:00:11] t'éveilles,
[1:00:11] tu prends soin de toi.
[1:00:13] Je trouve que ça vient
[1:00:14] équilibrer avec la course à pied.
[1:00:17] J'ai vraiment trouvé
[1:00:18] mon point d'ancrage pour là.
[1:00:19] À court terme,
[1:00:20] ça serait de faire ça,
[1:00:21] course à pied,
[1:00:22] des courses sur route,
[1:00:23] course en trail,
[1:00:23] mais je n'ai pas
[1:00:24] d'objectif en soi.
[1:00:25] En ce moment,
[1:00:26] je cours vraiment
[1:00:26] selon mes vibrations.
[1:00:28] Je n'ai pas de plan.
[1:00:28] J'en avais l'année passée.
[1:00:29] En ce moment,
[1:00:30] ce n'est pas ça qui m'appelle.
[1:00:32] Puis peut-être éventuellement,
[1:00:32] bientôt,
[1:00:33] je vais écrire à ma coach
[1:00:34] parce que, parenthèse,
[1:00:35] je ne peux pas faire
[1:00:35] mes propres plans,
[1:00:36] même si je suis coach.
[1:00:38] Je vais peut-être écrire
[1:00:38] à ma coach,
[1:00:39] OK, là, je suis prête.
[1:00:40] J'ai envie d'avoir un plan
[1:00:41] et de le suivre.
[1:00:42] Là, en ce moment,
[1:00:42] je ne suis vraiment pas là-dedans.
[1:00:43] C'est parfait.
[1:00:44] Oui.
[1:00:44] C'est vraiment parfait.
[1:00:45] C'est important de s'écouter.
[1:00:46] Même quand je fais des plans
[1:00:47] à mes clients,
[1:00:48] je leur dis,
[1:00:49] si tu n'as pas envie
[1:00:50] d'une journée,
[1:00:51] tu peux soit modifier
[1:00:52] l'entraînement,
[1:00:52] changer ou l'annuler
[1:00:54] tout simplement.
[1:00:55] Ça ne fait pas en sorte
[1:00:55] que tu vas,
[1:00:56] ah, mais là,
[1:00:57] je n'y arriverai pas à temps
[1:00:57] pour mon demi-marathon,
[1:01:05] tout simplement dans l'inverse.
[1:01:06] Ils sont comme,
[1:01:06] non, au contraire,
[1:01:07] tu vas être,
[1:01:08] dans des moments comme ça,
[1:01:09] il faut que tu travailles
[1:01:09] encore plus
[1:01:10] parce que c'est là
[1:01:11] que tu vas aller chercher
[1:01:12] autre chose, mais...
[1:01:14] Tu as juste un milieu,
[1:01:15] effectivement.
[1:01:16] En fait, je pense qu'en tant
[1:01:18] que coach,
[1:01:18] c'est important
[1:01:19] que tu le partages,
[1:01:21] genre de s'écouter
[1:01:21] et tout ça.
[1:01:22] Puis au fur et à mesure
[1:01:24] qu'un athlète apprend
[1:01:25] à se connaître,
[1:01:26] selon ses objectifs,
[1:01:28] il va savoir
[1:01:28] c'est quand qu'il doit pousser,
[1:01:31] push through it,
[1:01:32] puis genre y aller
[1:01:33] malgré tout
[1:01:34] parce que là,
[1:01:34] ça peut être
[1:01:35] que tu fais travailler
[1:01:35] un petit peu la résilience
[1:01:36] puis c'est bon.
[1:01:38] Mais il y a beaucoup
[1:01:39] d'autres fois
[1:01:40] où est-ce que c'est l'inverse
[1:01:41] au final.
[1:01:41] Il faut s'écouter
[1:01:42] puis il faut prendre
[1:01:43] un peu de recul
[1:01:43] puis ça,
[1:01:44] c'est pas un échec.
[1:01:46] C'est pas genre un
[1:01:46] je n'ai pas réussi,
[1:01:48] mais c'est plutôt genre
[1:01:49] hé, bravo,
[1:01:50] je me suis écoutée
[1:01:51] aujourd'hui, tu sais.
[1:01:52] Exact.
[1:01:52] De faire la différence
[1:01:53] entre OK,
[1:01:53] en ce moment,
[1:01:54] je suis sur mon divan,
[1:01:55] j'ai vraiment pas envie
[1:01:56] ou OK,
[1:01:56] j'ai une grosse journée,
[1:01:58] je suis quand même
[1:01:58] assez fatiguée
[1:01:59] puis je sens que ça serait...
[1:02:00] Mon entraînement
[1:02:01] ne serait pas nécessairement
[1:02:02] productif à ce moment-là.
[1:02:03] Il faut que tu ailles
[1:02:04] dans des moments
[1:02:05] et que ton corps
[1:02:06] est apte aussi
[1:02:06] à accueillir
[1:02:07] cet entraînement-là.
[1:02:08] Si une journée,
[1:02:09] je ne file pas
[1:02:09] puis que c'est un jogging
[1:02:11] que j'ai envie de faire
[1:02:12] puis pas mes intervalles
[1:02:12] aujourd'hui,
[1:02:13] bien fais-le,
[1:02:14] change ton entraînement
[1:02:14] ou fais juste modifier
[1:02:15] ou l'enlever.
[1:02:17] Moi, je suis plus
[1:02:17] dans cette optique-là aussi
[1:02:19] quand je coach mes clients.
[1:02:21] Puis, question
[1:02:22] qui va te prendre
[1:02:23] un peu par surprise
[1:02:24] qui sort un peu de nulle part
[1:02:25] mais j'avais vraiment envie
[1:02:26] de te poser la question.
[1:02:28] C'est quoi ta plus grande victoire,
[1:02:29] ta plus grande réussite
[1:02:30] que tu as fait ?
[1:02:32] Oh, oui.
[1:02:33] Ça sort vraiment de nulle part.
[1:02:36] OK.
[1:02:38] Est-ce qu'on dirait
[1:02:39] que c'est large
[1:02:39] parce que tu parles
[1:02:41] d'aujourd'hui maintenant
[1:02:42] ou tu parles, mettons,
[1:02:43] d'une victoire d'avant
[1:02:44] ou d'une...
[1:02:45] Bien, je veux dire,
[1:02:46] ça peut être
[1:02:47] dans le passé ou...
[1:02:50] Je pense que c'est vraiment
[1:02:52] en ce moment
[1:02:52] où est-ce que je suis
[1:02:53] de dire que je me suis
[1:02:55] plus que jamais,
[1:02:57] que je m'écoute
[1:02:58] à l'intérieur de moi,
[1:02:59] que je ne me compare pas
[1:03:00] aux autres,
[1:03:00] honnêtement,
[1:03:01] ça doit faire quelques mois
[1:03:02] que mes vibrations
[1:03:03] sont vraiment fortes
[1:03:05] à l'intérieur de moi.
[1:03:07] J'ai laissé le négatif
[1:03:08] un peu plus dans le sens
[1:03:09] que je mets des barrières.
[1:03:11] Le positif est extrêmement
[1:03:12] ancré en moi en ce moment
[1:03:13] et ça fait toute la différence.
[1:03:14] C'est vraiment hot.
[1:03:15] Oui, vraiment.
[1:03:17] C'est super inspirant
[1:03:18] en passant.
[1:03:19] Tu sais, quand tu dis
[1:03:19] qu'il y a d'autres personnes
[1:03:21] à qui tu te compares
[1:03:21] et qui t'inspirent
[1:03:24] mais aussi à qui
[1:03:24] tu te compares,
[1:03:25] ce que tu dis là,
[1:03:26] c'est inspirant
[1:03:27] pour beaucoup de personnes.
[1:03:28] C'est parce que ça
[1:03:30] génère
[1:03:30] un sentiment
[1:03:32] de moi aussi,
[1:03:33] j'ai envie
[1:03:34] de me choisir
[1:03:35] et j'ai envie
[1:03:35] et ça,
[1:03:36] ça peut juste être
[1:03:38] par rapport à soi.
[1:03:39] Mais sache que c'est,
[1:03:40] encore une fois,
[1:03:42] j'ai fait un gros travail
[1:03:43] mais mon chum
[1:03:44] m'a vraiment aidé aussi.
[1:03:45] C'est fou.
[1:03:46] Puis il est plus jeune
[1:03:47] que moi.
[1:03:47] Moi, j'ai 28,
[1:03:48] il y a 24
[1:03:49] mais dans le sens
[1:03:49] qu'on dirait
[1:03:50] qu'il y a un nombre
[1:03:51] d'avoir 35 ans,
[1:03:52] 40 ans dans son corps
[1:03:53] tellement qu'il y a
[1:03:54] une façon d'aborder
[1:03:55] les choses
[1:03:56] qui fait en sorte
[1:03:56] que moi,
[1:03:57] ça me pousse vers le haut
[1:03:58] puis oui,
[1:03:58] je sais que c'est moi
[1:03:59] qui ai fait ce chemin-là
[1:04:00] mais il m'a beaucoup aidé
[1:04:02] de mettre une barrière
[1:04:03] au négatif
[1:04:04] puis en ce moment,
[1:04:05] ça me fait tellement vibrer,
[1:04:07] ça m'apporte
[1:04:07] que je ne m'attarde plus
[1:04:09] sur des petites choses
[1:04:10] qui m'affectaient beaucoup
[1:04:11] et au contraire,
[1:04:12] je le transforme en positif.
[1:04:14] C'est comme je te disais
[1:04:14] tantôt, Rachel,
[1:04:15] c'est tellement positif
[1:04:16] pour moi
[1:04:17] parce qu'elle me fait vivre
[1:04:18] des moments
[1:04:18] que j'ai vécu
[1:04:19] quand j'étais plus jeune,
[1:04:20] quand j'étais athlète
[1:04:21] de haut niveau
[1:04:21] puis elle est belle à voir,
[1:04:22] je l'encourage
[1:04:23] puis je suis fière d'elle
[1:04:24] mais tant qu'éventuellement,
[1:04:26] certaines personnes
[1:04:26] pourraient voir comme
[1:04:27] « Ah bien là,
[1:04:28] elle a fait comme j'ai fait »
[1:04:29] ou ça me crée de...
[1:04:31] Je suis déçue
[1:04:31] parce que moi aussi,
[1:04:32] je voudrais faire ça
[1:04:33] mais ce n'est tellement pas ça.
[1:04:34] Au contraire,
[1:04:34] c'est une gratitude
[1:04:35] que j'ai en moi
[1:04:35] que ça me permet justement
[1:04:38] de voir les choses
[1:04:39] de la bonne façon
[1:04:40] puis d'une belle façon.
[1:04:42] C'est vraiment bien dit.
[1:04:43] Puis, by the way,
[1:04:44] on salue Rachel,
[1:04:45] elle est méga,
[1:04:46] méga inspirante.
[1:04:48] Elle va venir
[1:04:48] sur le balado
[1:04:48] si elle a un de ses quatre
[1:04:50] et il faut qu'on le planifie
[1:04:52] à l'agenda mais...
[1:04:53] Mais Rachel,
[1:04:54] elle a quelque chose en elle
[1:04:56] qui fait en sorte
[1:04:57] qu'elle est invincible
[1:04:58] On s'en parle
[1:04:59] puis elle a une confiance en elle
[1:05:00] qui fait en sorte
[1:05:01] que c'est ça
[1:05:01] qui fait en sorte
[1:05:02] qu'elle démolit tout.
[1:05:03] Puis, quand que tu regardes
[1:05:05] ses entraînements,
[1:05:06] parce que je l'ai déjà coachée
[1:05:07] aussi avant qu'elle ait un coach
[1:05:08] de très long,
[1:05:09] c'est moi qui ai dit
[1:05:09] « Ok, là,
[1:05:09] il faut que tu te prennes un coach
[1:05:10] pour toutes tes distances. »
[1:05:12] T'es rendue là
[1:05:13] à ton pic dans ta vie.
[1:05:16] T'es rendue là.
[1:05:17] Puis,
[1:05:18] elle reste beaucoup
[1:05:19] dans sa zone de confort
[1:05:20] puis pourtant,
[1:05:21] dans ses entraînements,
[1:05:22] je voyais avant,
[1:05:23] c'était comme plus des jogs,
[1:05:24] quelques intervalles
[1:05:25] puis pourtant,
[1:05:25] il y a des coureuses
[1:05:26] qui font des gros workouts,
[1:05:28] beaucoup de millages
[1:05:29] puis elle aussi,
[1:05:30] parce qu'elle a trois sports,
[1:05:32] elle a une force de caractère
[1:05:33] qui fait en sorte
[1:05:34] qu'elle peut tout démolir.
[1:05:35] Oui, ça accroche.
[1:05:36] Ah, c'est fou.
[1:05:36] Mais le mental en course,
[1:05:38] il est ailleurs.
[1:05:39] Mais encore une fois,
[1:05:41] il faut le protéger,
[1:05:43] ce mental-là,
[1:05:43] pour qu'il soit prêt
[1:05:44] la journée de la course
[1:05:46] à tout donner aussi.
[1:05:49] Il se forge en entraînement,
[1:05:51] mais la journée de la course,
[1:05:52] il faut qu'il soit fraîche.
[1:05:54] Mais c'est une force
[1:05:55] de caractère incroyable
[1:05:56] qu'elle a.
[1:05:56] Oui, elle le sait
[1:05:58] puis elle va aller
[1:05:59] droit devant
[1:05:59] puis elle a des objectifs précis
[1:06:01] puis elle n'a pas peur
[1:06:02] de foncer
[1:06:02] puis je trouve ça beau à voir.
[1:06:04] Oui, vraiment.
[1:06:04] Je l'accompagne là-dedans
[1:06:05] le plus possible
[1:06:06] parce que je suis son amie.
[1:06:07] Je l'aime beaucoup.
[1:06:07] C'est bien cute.
[1:06:08] Mais c'est ça,
[1:06:09] je pense qu'on a
[1:06:11] une belle communauté
[1:06:12] de femmes athlètes
[1:06:14] au Québec
[1:06:14] puis c'est important
[1:06:16] de s'inspirer mutuellement,
[1:06:20] genre positivement,
[1:06:22] à se supporter
[1:06:24] dans nos hauts,
[1:06:25] se supporter dans nos bas,
[1:06:26] peu importe
[1:06:28] parce qu'on va tout en avoir.
[1:06:29] Rachel peut avoir
[1:06:30] tous les hauts du monde,
[1:06:31] n'importe qui peut en avoir
[1:06:33] des bas aussi.
[1:06:34] Puis peu importe,
[1:06:34] ils ne sont peut-être
[1:06:35] pas mesurables
[1:06:35] en termes de performance,
[1:06:37] mais c'est important
[1:06:37] d'être là l'une pour l'autre.
[1:06:39] Fait que je trouve ça cool,
[1:06:40] moi, d'avoir ça.
[1:06:41] Puis aussi,
[1:06:42] je trouve que souvent
[1:06:43] la comparaison,
[1:06:44] tu l'as dit
[1:06:45] puis tu en as la preuve même,
[1:06:46] c'est comme
[1:06:46] ça vient de soi un peu.
[1:06:49] Dans le sens que
[1:06:50] ce n'est pas parce que
[1:06:51] quelqu'un pose quelque chose
[1:06:53] sur les réseaux sociaux
[1:06:54] que ce n'est pas
[1:06:56] ça la raison
[1:06:57] que de la comparaison.
[1:06:58] La comparaison,
[1:07:00] elle vient à l'intérieur de nous
[1:07:01] quand on se sent moins bien.
[1:07:02] Là, on perçoit
[1:07:03] ce genre d'affaires-là
[1:07:04] comme la comparaison,
[1:07:05] mais on va s'y comparer
[1:07:06] parce qu'on est peut-être
[1:07:07] un peu moins ancrés.
[1:07:09] Exactement.
[1:07:10] Oui, c'est ça.
[1:07:10] Tu as vraiment
[1:07:11] mis le doigt là-dessus.
[1:07:12] Quand tu n'es pas
[1:07:13] ancré en toi,
[1:07:14] que tu n'as pas confiance
[1:07:15] à 100 % en toi,
[1:07:17] qu'il y a encore
[1:07:18] du travail à faire,
[1:07:19] c'est là que je pense
[1:07:20] que la comparaison
[1:07:21] est vraiment plus grande.
[1:07:24] Je l'ai vécue.
[1:07:25] Je l'ai vécue
[1:07:26] et en ce moment,
[1:07:27] vu que je suis plus ancrée,
[1:07:28] c'est là que je suis capable
[1:07:28] d'avoir une ouverture
[1:07:30] un peu plus
[1:07:30] sur les autres.
[1:07:32] Je conseille les gens,
[1:07:35] Rachel,
[1:07:35] les autres personnes
[1:07:36] de haut niveau
[1:07:36] qui courent,
[1:07:37] qui font des ultras,
[1:07:38] peu importe,
[1:07:39] ça doit rester
[1:07:39] des personnes inspirantes,
[1:07:41] pas de faire
[1:07:42] la même chose qu'elles
[1:07:43] nécessairement,
[1:07:43] mais justement de dire
[1:07:45] « Hey, mais regarde,
[1:07:45] son cadre a fait ça,
[1:07:47] mais moi,
[1:07:47] je vais m'inscrire
[1:07:47] à mon premier 5 kilomètres.
[1:07:49] Je vais le réussir.
[1:07:50] Je n'ai jamais couru
[1:07:50] de ma vie,
[1:07:51] mais j'ai vraiment envie.
[1:07:51] Ça me fait vibrer. »
[1:07:53] Tu n'as pas envie de courir,
[1:07:53] qu'elle soit inspirante
[1:07:55] pour toi,
[1:07:55] mais pour autre chose.
[1:07:57] Son mental.
[1:07:58] Exactement,
[1:07:59] pour un autre sport.
[1:07:59] On est beaucoup
[1:08:00] dans la course à pied,
[1:08:01] dans le triathlon,
[1:08:01] etc.,
[1:08:02] mais que ce soit
[1:08:02] pour tout autre sport,
[1:08:03] que les personnes
[1:08:05] autour de toi
[1:08:05] qui te font vibrer,
[1:08:06] qui sont inspirantes
[1:08:07] pour toi,
[1:08:08] mais prends-les du bord
[1:08:09] que « OK,
[1:08:10] mais moi,
[1:08:10] je vais commencer
[1:08:11] à faire
[1:08:13] ce qui me passionne. »
[1:08:14] Oui, je dis tout le temps
[1:08:15] à chacun son propre sommet.
[1:08:17] C'est un peu quétaine,
[1:08:18] mais c'est vraiment ça.
[1:08:19] Chacun,
[1:08:20] on a notre truc
[1:08:21] et c'est ça qui nous motive.
[1:08:23] Faire,
[1:08:23] fonçons dans notre truc
[1:08:25] à nous.
[1:08:25] Si c'est un 2 km
[1:08:27] de course,
[1:08:29] si c'est un 800 m
[1:08:30] tout autant,
[1:08:30] si c'est aller marcher,
[1:08:32] go,
[1:08:33] peu importe.
[1:08:33] Oui, exact.
[1:08:34] Parce que là,
[1:08:35] on dirait qu'on est
[1:08:35] vraiment plus centrés,
[1:08:37] mais il y a tellement
[1:08:37] de sports.
[1:08:39] Flag.
[1:08:39] On va parler de flag
[1:08:40] bientôt au balado.
[1:08:41] Flag football.
[1:08:42] Pour vrai?
[1:08:42] Oui.
[1:08:43] Oh, wow.
[1:08:43] Parce que les équipes
[1:08:44] féminines sont vraiment,
[1:08:45] vraiment solides
[1:08:46] ici au Québec.
[1:08:48] Je voulais qu'on en parle.
[1:08:49] Oui, j'ai une ancienne
[1:08:51] collègue,
[1:08:51] pas une collègue,
[1:08:52] je joue avec elle
[1:08:53] au soccer,
[1:08:54] qu'elle va peut-être
[1:08:54] faire les Olympiques
[1:08:55] en flag football.
[1:08:56] Mais là, il est trop tôt
[1:08:57] pour dire qu'elle va
[1:08:57] faire les Olympiques
[1:08:58] sur Team Khan.
[1:08:59] Oui, exactement.
[1:09:00] C'est qui?
[1:09:01] Lauriane Beauchamp.
[1:09:02] OK.
[1:09:03] Mon chum aussi
[1:09:03] est sur Team Khan
[1:09:04] de flag.
[1:09:04] Pour vrai?
[1:09:05] Oui.
[1:09:06] Justement, c'est quelques
[1:09:07] membres de l'équipe
[1:09:08] de Team Khan.
[1:09:10] Une au niveau des femmes
[1:09:11] et une de l'équipe
[1:09:12] masculine qui vont venir
[1:09:13] sur le balado
[1:09:14] pour parler du flag,
[1:09:16] de la performance,
[1:09:17] mais aussi de la différence
[1:09:18] entre les deux sports,
[1:09:20] les deux équipes
[1:09:21] féminines et masculines.
[1:09:22] Parce qu'il y a vraiment
[1:09:23] beaucoup d'engouissement.
[1:09:23] Il y a beaucoup d'engouement
[1:09:24] aussi pour Team Khan
[1:09:25] flag féminine.
[1:09:27] Puis c'est quand même rare.
[1:09:28] Parce que, tu sais,
[1:09:29] c'est rare un sport
[1:09:30] que l'équipe féminine
[1:09:33] attire autant d'attention,
[1:09:34] tu sais.
[1:09:34] OK.
[1:09:35] C'est vraiment cool.
[1:09:36] Oui, ça va être fun.
[1:09:36] Hé, merci, Gab,
[1:09:38] d'être venue sur le balado.
[1:09:39] On est vraiment, vraiment
[1:09:40] reconnaissantes.
[1:09:41] À voir, honnêtement,
[1:09:42] c'est inspirant, ressourçant.
[1:09:46] Merci de m'avoir invitée.
[1:09:47] Honnêtement, j'ai adoré
[1:09:48] la conversation.
[1:09:48] Puis ça peut inspirer
[1:09:49] les gens à choisir
[1:09:51] puis à aller de l'avant
[1:09:52] avec leur petite voix
[1:09:53] qui leur donne
[1:09:53] et qui les appelle vraiment.
[1:09:55] Je pense que ça peut...
[1:09:56] C'est quoi ton tag Instagram?
[1:09:58] Pourquoi?
[1:09:59] Ton tag Instagram
[1:10:01] pour que les gens
[1:10:02] puissent aller te suivre.
[1:10:03] Pellant Wake Up?
[1:10:04] Oui.
[1:10:04] Oui, c'est au niveau
[1:10:06] de mon coaching.
[1:10:06] Puis qu'est-ce que je donne
[1:10:07] des trucs aussi, des conseils.
[1:10:08] Donc, c'est sur Pellant Wake Up.
[1:10:10] Je vais vers le Gabriel,
[1:10:10] mais j'ai moins de famille.
[1:10:12] Mais les gens vont pouvoir
[1:10:13] aller te suivre plus facilement.
[1:10:14] Merci, Gab.
[1:10:15] Merci, Emma.
[1:10:16] Salut.

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