# Sébastien Gobeil — Entrepreneuriat, performance et bâtir Shop Santé de zéro à 40 magasins

An episode of [umea](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1869986285), 3 Mar 2026, 1 h 26 min.

Audio: https://episode.flightcast.com/01KHCT5QYY90ESYGKW00CR4PSD.mp3

Dans cet épisode du balado umea, je reçois Sébastien Gobeil — entrepreneur, fondateur de Shop Santé, et l'homme derrière la croissance fulgurante d'une petite boutique de suppléments à un réseau de plus de 40 magasins en moins de 10 ans. Sébastien, c'est un gars de la Rive-Nord qui a lâché l'école au cégep pour se lancer dans le culturisme, puis qui a transformé sa passion pour la performance en empire entrepreneurial. De Atomic Nutrition à Shop Santé, de 21 ans à 34 ans, de zéro employé à 500 personnes, il raconte avec une franchise rare ce que personne ne dit sur l'entrepreneuriat : le stress financier, la perte de paix intérieure, les sacrifices familiaux, et la quête constante d'équilibre entre ambition et humanité. Dans cet épisode, on explore : • Comment il est passé du culturisme à l'entrepreneuriat à 21 ans, sans plan, juste avec une conviction • La naissance de Shop Santé et la fusion avec ses partenaires actuels — une dynamique à quatre qui tient encore après neuf ans • La culture d'entreprise axée sur la performance, l'intensité, la réactivité — et pourquoi ce n'est pas fait pour tout le monde • Les échecs entrepreneuriaux qui ont coûté des millions • Le stress financier de soutenir une croissance de 25 % par année • Être père et entrepreneur : la culpabilité, les absences, les sacrifices • La dynamique avec ses trois partenaires • L'industrie de la supplémentation au Canada • Pourquoi il refuse de se diluer, de devenir public, ou de vendre • Le concept de « fuck you money » • Son objectif pour 2026 Sébastien incarne cette génération d'entrepreneurs qui ont tout construit de zéro, sans permission, sans modèle, sans filet de sécurité. Il parle avec une vulnérabilité désarmante de ce que personne ne dit : que le succès vient avec un prix, que la croissance peut t'éloigner de ce qui comptait au début, et que retrouver l'équilibre est peut-être le plus grand défi de tous. Un épisode pour tous ceux qui rêvent de bâtir, qui veulent performer sans s'épuiser, et qui croient qu'il est possible de réussir sans perdre son humanité.

## Transcript

[0:00] Alors, aujourd'hui, au Balado UMEA, je reçois Sébastien Gobeil.
[0:04] Sébastien, c'est un entrepreneur qui a commencé à l'âge de 21 ans.
[0:11] C'est le fondateur de Shop Santé.
[0:13] Il est parti Shop Santé au départ, c'est une première petite boutique,
[0:17] et en moins de 10 ans, c'est un réseau de plus de 40 magasins,
[0:21] une croissance extraordinaire, une culture d'entreprise aussi
[0:25] qui est très, très, très axée performance,
[0:28] puis aussi avec un « why » très fort.
[0:32] Ils ont clairement une obsession assumée pour la performance
[0:36] et pour le travail acharné, si je peux dire.
[0:41] Sébastien en parle ouvertement, il parle de sport, de discipline,
[0:45] puis il est aussi papa, donc il parle de son « why » un petit peu plus familial,
[0:50] comment il approche être à la tête de cette entreprise
[0:55] en même temps qu'être papa.
[0:58] D'un tout petit de 4 ans, il est vraiment sans fil,
[1:02] vous allez voir, c'est vraiment à être l'écouter,
[1:03] puis on va parler justement de sa performance,
[1:05] constance, business, sport, puis qu'est-ce que ça prend,
[1:10] puis qu'est-ce que ça a comme conséquence
[1:12] que de soutenir une croissance
[1:15] qu'il n'avait définitivement pas prévue au tout début.
[1:20] Donc, vraiment une belle conversation avec Shop Santé,
[1:23] bien avec, pardon, une vraiment belle conversation avec Séb, en fait,
[1:27] et Shop Santé...
[1:28] Shop Santé est l'heureux partenaire du 6&M Club
[1:30] et aussi mon partenaire pour mon projet d'aller gravir l'Everest
[1:34] en avril prochain.
[1:37] Donc, vous comprendrez que j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup
[1:40] de reconnaissance pour l'entrepreneur et l'entreprise
[1:46] qui nous supportent dans, nous aussi, nos propres projets.
[1:50] Donc, voilà, je vous souhaite une super belle écoute.
[1:52] Moi, personnellement, j'en apprends des grandes choses,
[1:54] puis à la fin de l'épisode, ça m'amène sur plein de pistes
[1:57] d'inspiration différentes.
[2:00] Donc, bon, j'arrête de parler.
[2:02] Je vous laisse écouter le balado.
[2:03] Bonne écoute.
[2:04] Allô, Séb?
[2:05] Salut.
[2:06] Enchantée.
[2:07] Enchantée.
[2:07] Enchantée.
[2:08] Oui, enchantée ici.
[2:09] Oui, c'est ça.
[2:09] Je suis vraiment contente d'être recevue au balado UMEA.
[2:12] Merci.
[2:14] Séb, je vais avoir fait une introduction
[2:16] quand on va partir le balado,
[2:18] quand les gens vont écouter.
[2:19] Fait qu'on va partir déjà dans le cru du sujet.
[2:22] J'aimerais ça que tu me parles un peu de toi,
[2:24] ton background, d'où tu viens, qui es...
[2:27] Comment t'es devenu un entrepreneur si exceptionnel
[2:30] et avec tant de succès?
[2:32] Bien, moi, je m'appelle Sébastien Gobeil.
[2:34] Donc, j'ai 33...
[2:36] Non, c'est pas vrai, j'ai eu 34 ans.
[2:37] J'ai 34 ans.
[2:39] Donc, quand même assez jeune,
[2:40] mais je me sens encore quand même très vieux.
[2:42] Je sais pas, j'ai...
[2:43] Faut que j'ai beaucoup de vécu.
[2:45] Comme on venait juste de dire,
[2:46] moi, je suis un petit gars de la Rive-Nord.
[2:48] J'ai grandi à Lorraine, mère monoparentale.
[2:51] J'ai toujours comme su que j'allais devenir...
[2:54] Bien non, c'est pas vrai.
[2:55] J'ai toujours su que j'allais être riche.
[2:56] Je sais pas pourquoi.
[2:57] Peut-être...
[2:57] Peut-être parce que, justement,
[2:58] j'avais une mère monoparentale
[2:59] qui travaillait beaucoup pour que moi,
[3:02] je manque de rien.
[3:03] Fait que probablement que ça vient de là,
[3:04] je le sais pas.
[3:07] Très bon à l'école.
[3:08] J'avais des bonnes notes.
[3:10] Tout allait super bien.
[3:12] Donc, j'ai eu une très, très belle enfance.
[3:14] J'ai grandi à Lorraine, plein d'amis.
[3:16] Tout le monde venait chez nous.
[3:18] Très belle enfance.
[3:19] Ça s'est plus corsé, mettons, au secondaire.
[3:22] Fait que là, un peu,
[3:24] la perte de motivation à l'école
[3:25] suite à des situations familiales
[3:27] un petit peu plus difficiles
[3:29] avec le conjoint à ma mère à l'époque.
[3:31] Donc, c'est un peu là que l'entrepreneuriat,
[3:33] c'est comme dessiné, si on veut.
[3:34] Je suis devenu vraiment démotivé par l'école.
[3:38] Surtout au cégep.
[3:39] Tu te cherches un peu.
[3:41] Il y a rien de clair.
[3:42] Tu fais un science nat,
[3:43] mais tu sais pas où tu vas t'enligner.
[3:45] Fait que j'ai un peu décidé de lâcher l'école
[3:47] puis de me lancer dans le culturisme
[3:49] à ce moment-là.
[3:50] C'est-tu populaire à ce moment-là?
[3:52] Non, vraiment pas comme aujourd'hui.
[3:53] Bien, le culturisme, oui,
[3:55] on avait beaucoup de compétiteurs,
[3:56] mais c'était pas...
[3:58] C'était pas mainstream, là,
[3:59] comme aujourd'hui avec tous les fitfluencers.
[4:01] Il y avait pas Instagram, vraiment.
[4:03] On mettait des photos avec le filtre western, genre.
[4:06] Oh, my God!
[4:07] Fait que tous les influenceurs d'aujourd'hui
[4:08] n'ont pas connu ça.
[4:10] Mais oui, on mettait des filtres
[4:11] avec des trucs de caméras autour.
[4:13] C'était super weird.
[4:14] Mais j'ai commencé ça comme ça, culturiste,
[4:16] puis je suis tombé dedans.
[4:18] J'ai vraiment eu la piqûre
[4:20] puis j'ai fait des compétitions.
[4:22] Puis à ce moment-là,
[4:22] quand tu performais en culturisme,
[4:25] soit que tu devenais coach
[4:26] ou que tu...
[4:27] Tu ouvrais un magasin de suppléments.
[4:29] Fait que n'ayant pas la patience pour,
[4:31] j'ai été vers le magasin de suppléments.
[4:34] Fait que c'est un peu comme ça
[4:35] que ça a parti mon parcours entrepreneuriat,
[4:37] vraiment comme sur des coups de tête
[4:40] du jour au lendemain.
[4:41] Fait qu'on a ouvert notre premier magasin
[4:43] sous une bannière.
[4:44] T'avais quel âge à ce moment-là?
[4:45] J'avais...
[4:46] J'avais 21, oui.
[4:49] J'avais 21 environ.
[4:51] Fait que ça fait 13 ans.
[4:52] Le 12 ans et demi, c'était en été.
[4:54] Fait que, oui, 21 ans.
[4:55] Vous étiez deux, hein?
[4:56] Oui.
[4:57] Et après ça, fast-forward,
[5:05] est-ce que c'est Chubb Santé à ce moment-là?
[5:07] Non, on était sous la bannière, là.
[5:09] Ça s'appelait Atomic Nutrition.
[5:11] Donc, c'était très...
[5:12] Ça le dit dans le nom, Atomic, là.
[5:13] C'était très gym bro, meathead.
[5:16] C'était juste comme du monde
[5:18] qu'on connaissait au gym
[5:19] ou du monde très, très, très sérieux
[5:21] dans l'entraînement.
[5:22] C'était vraiment pas axé
[5:23] M. et Mme Tout-le-Monde, là.
[5:25] Wow.
[5:25] Oui.
[5:26] Puis, est-ce que t'as toujours eu
[5:27] la vision de faire grossir
[5:29] cette entreprise-là?
[5:30] T'sais, t'as-tu toujours été
[5:31] dans une espèce de vision de croissance?
[5:34] Pas juste comme te trouver...
[5:35] monter une business
[5:36] pour te trouver un emploi,
[5:38] mais comme, moi, je veux en faire plus,
[5:40] construire plus gros.
[5:41] Non, vraiment pas.
[5:42] Au début, c'était, comme t'as dit,
[5:44] on ouvre un magasin
[5:45] puis on sauve une job, dans le fond, t'sais.
[5:47] Fait qu'on travaillait
[5:48] toutes les 60 heures, 70 heures,
[5:52] peu importe les heures d'ouverture
[5:53] à ce moment-là,
[5:54] puis on était toujours derrière le comptoir
[5:56] parce que les gens voulaient...
[5:57] Oui.
[5:57] Ils voulaient se faire servir par nous,
[5:59] par mon partenaire et moi, dans ce temps-là.
[6:01] On était connus dans le domaine du culturisme
[6:05] dans la région, justement.
[6:06] Nous, c'était Terrebonne.
[6:07] On était comme très connus là-bas.
[6:09] Mais on était quand même...
[6:11] On avait beaucoup de messieurs,
[6:12] beaucoup de madames,
[6:13] mais c'était des gens du gym.
[6:14] Oui.
[6:15] Parce que tu venais me voir dans le gym,
[6:16] tu demandais des conseils,
[6:17] j'allais toujours t'aider, te conseiller,
[6:19] que ce soit nutrition, supplémentation, entraînement.
[6:22] Donc ça, les gens le savaient.
[6:24] Donc, ils savaient qu'avec nous,
[6:25] ils allaient avoir des bons conseils.
[6:27] Mais le but, c'était d'avoir une boutique.
[6:29] On servait nos clients.
[6:31] On avait quelques clients d'entraînement
[6:32] qui faisaient de la compétition,
[6:33] mais tu sais, c'était comme un sideline, si on veut ça.
[6:37] Fait que le magasin était vraiment notre main focus.
[6:40] Puis comment ça a évolué vers Ship Santé éventuellement?
[6:43] À un moment donné, c'était vraiment...
[6:45] Il y avait trop de...
[6:46] Comment je peux dire?
[6:47] Il n'y avait pas d'aide vraiment dans la bannière qu'on était.
[6:49] Tu faisais tes propres ventes,
[6:50] tu faisais ton propre marketing,
[6:52] tu négociais tes propres prix.
[6:53] Fait que tu sais, en bout de ligne,
[6:54] tu payais un genre de ristourne pour avoir le nom.
[6:56] En haut de la porte.
[6:58] Fait que...
[6:59] Après quelques années, peut-être un an et demi,
[7:02] ça n'a pas été super long.
[7:03] On a décidé de faire un peu nos démarches de notre côté
[7:06] pour changer de nom.
[7:07] Fait que ça, c'était mon partenaire et moi à l'époque.
[7:11] Puis quand ça s'est arrivé,
[7:13] j'ai entendu dire que les propriétaires du Atomique à Laval
[7:16] faisaient la même chose.
[7:18] Donc, on se connaissait justement du milieu du gym.
[7:20] On faisait de la compétition pas mal en même temps,
[7:23] pas mal ensemble.
[7:24] Donc, j'ai lâché un petit texte,
[7:26] puis j'ai dit,
[7:26] « Hey, vous avez fait du sport? »
[7:26] « Vous faites quoi, vous, pour vous libérer du contrat de franchise? »
[7:30] On m'a répondu.
[7:31] Puis à peu près une semaine après,
[7:34] il m'a réécrit, puis il m'a dit,
[7:36] « Hey, tu sais, tant qu'à faire chacun de notre bord
[7:38] puis se faire la compétition,
[7:39] pourquoi on ne le ferait pas ensemble? »
[7:41] Mais à ce moment-là, l'idée,
[7:43] c'était juste comme de changer nos magasins,
[7:45] servir les clients dans nos magasins.
[7:46] Fait qu'eux, il y avait Laval.
[7:48] Nous, on avait Terrebonne et Repentigny,
[7:50] parce qu'on avait ouvert un deuxième Atomique à ce moment-là.
[7:52] Puis le but, c'était vraiment du switch,
[7:54] le branding, changer le nom.
[7:55] Puis nous, on était...
[7:56] On était pour parler avec une designer,
[7:58] mais eux avaient déjà fait le travail.
[7:59] Fait qu'on a juste comme arrêté ça, puis...
[8:02] Puis là, c'est là que vous êtes allés faire Shop Santé.
[8:03] On a changé à Shop Santé, oui.
[8:05] Wow, c'est cool.
[8:05] Puis est-ce que vous êtes toujours tous ensemble dans l'aventure?
[8:07] Oui, on est encore les quatre, oui.
[8:09] Wow, malade.
[8:09] Fait que là, à ce jour,
[8:11] votre équipe de shareholding de Shop Santé,
[8:13] vous êtes toujours quatre?
[8:14] On est quatre, exact.
[8:14] Puis en termes de chiffres, ça représente quoi maintenant,
[8:17] mettons, Shop Santé, pour les gens qui ne savent pas?
[8:19] En termes de magasins?
[8:20] Oui.
[8:21] En magasins, bien là, on a 41 magasins,
[8:23] plus le commerce en ligne, fait que 42.
[8:26] On en ouvre trois pas mal là,
[8:29] fait qu'on va tomber autour de 45,
[8:31] mais on en a 36 de prévus.
[8:33] Wow.
[8:33] Fait que probablement une douzaine cette année.
[8:35] Donc là, on ouvre aussi à la fin du mois en Nouvelle-Écosse,
[8:38] fait que ça va être notre troisième province.
[8:39] On est présent au Québec, au Nouveau-Brunswick
[8:42] et en Nouvelle-Écosse.
[8:43] On a des franchisés pour l'Ontario ainsi que l'Alberta,
[8:47] mais on est à la recherche de local pour l'instant.
[8:49] OK, fait que vous avez un modèle d'affaires avec des franchisés,
[8:51] puis aussi, il y a vous qui détenez,
[8:53] également, des magasins.
[8:56] Comment vous les appelez?
[8:57] C'est les magasins corporatifs.
[8:58] Fait qu'on a des magasins à nous.
[9:01] Certains de ces magasins-là, on a des partenaires
[9:04] qui sont comme notre franchisé, si on veut.
[9:06] Fait qu'eux s'occupent d'opérer la boutique.
[9:08] Ils ont le salaire d'opérateur,
[9:09] puis ils ont accès aux dividendes comme nous.
[9:11] Wow, c'est être.
[9:12] Puis en termes de chiffre d'affaires,
[9:13] ça se chiffre à quoi actuellement?
[9:16] C'est une bonne question.
[9:17] C'est pas confidentiel?
[9:19] On n'est pas obligés d'en parler.
[9:20] Je pense que tu peux le trouver,
[9:20] mais c'est pas que je le sais pas,
[9:21] mais c'est peut-être autour de 45 millions
[9:23] pour Shop Santé, puis peut-être 30 à 40
[9:25] pour le laboratoire.
[9:27] Fait que conjointement, autour de, on va dire,
[9:30] 70 à 80 millions de chiffre d'affaires.
[9:33] Puis les boutiques qu'on a vont peut-être
[9:35] totaliser un 20 à 25.
[9:36] Fait que, tu sais, nos entreprises
[9:38] ont fait dans les neuf chiffres-là.
[9:39] Wow, félicitations.
[9:40] C'est vraiment hot.
[9:41] C'est vraiment cool.
[9:42] Une belle business.
[9:44] Puis ça veut dire, en termes d'employés,
[9:46] vous êtes rendus à combien?
[9:47] À la Maison-Mère ainsi que le laboratoire.
[9:49] Fait qu'au 15,09 à Michel-Borac,
[9:51] là, on a notre siège social,
[9:52] on est peut-être à un 80 employés.
[9:55] Ça, ça exclut les boutiques, évidemment,
[9:56] parce qu'ils travaillent en boutique.
[9:57] Mais une boutique va varier de 6 à 10 personnes.
[10:01] Puis toi, ton rôle chez Shop Santé,
[10:03] c'est quoi exactement?
[10:04] C'est quoi qui te passionne le plus dans ce que tu fais?
[10:06] Moi, ce qui me passionnait,
[10:07] c'est servir le monde en magasin.
[10:09] Ça fait un christi de bon bout que j'ai pas fait ça.
[10:12] Malheureusement, ou heureusement,
[10:13] avec l'ampleur des opérations maintenant,
[10:15] on passe beaucoup de temps au bureau.
[10:17] C'est beaucoup d'administration,
[10:18] c'est beaucoup de rencontres.
[10:21] Mais à la base, on était tous des gars
[10:23] qui aimaient servir les gens en magasin.
[10:25] Mais sinon, mettons, officiellement,
[10:27] mon rôle...
[10:29] C'est une question que j'ai bien de la misère à répondre.
[10:32] Parce que quand t'es propriétaire impliqué,
[10:36] tu fais un peu de tout,
[10:37] parce que ça reste notre entreprise,
[10:39] donc les comptes sont rendus à nous.
[10:42] Mais à la base, moi, je m'occupais vraiment
[10:44] de la sélection de ce qu'on rentre en magasin,
[10:46] la relation avec les fournisseurs,
[10:49] puis un peu du commerce en ligne.
[10:50] Mais maintenant,
[10:51] on a des personnes qui sont en ligne.
[10:51] Il y a des personnes qui s'occupent de ça.
[10:53] Donc, par exemple, avec Sam,
[10:55] on fait les meetings avec les fournisseurs.
[10:56] Moi, je m'assis, puis je fais un peu à semblant d'écouter.
[10:59] Ça, c'est le fun quand tu trouves quelqu'un comme Sam
[11:01] qui performe dans sa job.
[11:04] Mais sinon, c'était pas mal ça que je faisais.
[11:06] Aujourd'hui, on fait un peu tout, mais un peu rien.
[11:10] Au niveau où on est rendu,
[11:11] c'est vraiment différent.
[11:13] On travaille moins,
[11:14] mais il y a plus de stress,
[11:17] le stress financier,
[11:18] le stress psychologique de déléguer.
[11:20] Quand t'es entrepreneur,
[11:21] t'as pas le choix.
[11:23] Au début, tu fais tout.
[11:24] Fait que c'est vraiment tough de déléguer.
[11:26] Mais on fait tout et rien.
[11:28] Je sais pas si ça répond à la question.
[11:29] Ça répond vraiment bien à la question,
[11:30] puis je pense qu'il y a beaucoup de personnes
[11:31] qui vont écouter, puis qui vont dire
[11:33] « OK, oui, je comprends tout à fait ce que tu veux dire. »
[11:35] Comment tu fais, toi, pour gérer justement
[11:37] cette pression-là?
[11:39] Parce que c'est quand même,
[11:40] c'est pas rien supporter autant de ressources humaines,
[11:45] avoir des impacts concrets
[11:46] dans la vie des gens aussi,
[11:48] puis de beaucoup de personnes.
[11:49] Comment tu fais pour, comme,
[11:51] je sais pas, justement,
[11:52] gérer ton stress,
[11:54] cette pression aussi financière-là
[11:56] sur tes épaules, mettons?
[11:58] Je pars mes cheveux.
[11:59] C'est comme ça que je l'ai fait.
[12:00] C'est pour ça que j'ai une tuque.
[12:02] Mais honnêtement,
[12:04] c'est que ça fait partie du quotidien.
[12:06] Tu sais, nous, notre quotidien,
[12:07] c'est du stress.
[12:09] Stress financier,
[12:11] stress réglementaire avec le laboratoire,
[12:14] stress que la personne n'ouvre pas la porte
[12:16] du magasin à 9h45,
[12:17] puis qu'il y a personne pour
[12:19] servir les clients.
[12:21] C'est de trouver les bonnes personnes,
[12:24] des entrepreneurs ou du monde
[12:25] qui croient un peu à la mission Shop Santé,
[12:27] qui veulent se développer avec nous
[12:29] dans l'entreprise.
[12:31] On parlait du côté humain.
[12:32] Je pense que c'est la partie la plus dure
[12:34] d'être entrepreneur.
[12:35] C'est de trouver le bon match,
[12:37] le bon fit dans l'équipe avec nous.
[12:39] Parce qu'on est un peu, tu sais,
[12:40] on est des débiles.
[12:41] On va à 100 000 à l'heure,
[12:42] puis je peux changer d'opinion
[12:44] trois fois en une heure,
[12:45] puis changer le projet quatre fois aussi.
[12:47] C'est ce que j'ai compris un peu
[12:49] quand on s'est rencontrés.
[12:51] Oui, oui.
[12:51] Si on est autour d'une table,
[12:54] puis on a un fournisseur
[12:55] ou un partenaire quelconque,
[12:58] on rend ce cash lundi.
[13:01] Pourquoi on attendrait?
[13:03] Nous, on est très réactifs.
[13:04] Jusqu'à ce jour, je pense que ce qui a fait
[13:06] le succès de Shop Santé,
[13:08] c'est notre réactivité,
[13:10] c'est notre pouvoir à être vite,
[13:12] à changer, à réagir vite.
[13:14] Nous, à 8h dans notre groupe chat
[13:16] avec mes trois partenaires,
[13:18] on peut décider des affaires
[13:20] en salle à 8h45
[13:21] le soir, après que les enfants soient couchés.
[13:23] J'aimerais tellement peut-être
[13:24] être votre legal advisor.
[13:27] On en a une.
[13:28] Elle a, depuis vraiment longtemps,
[13:29] en fait, c'est elle que Dom et moi,
[13:31] on avait mandaté pour nous sortir
[13:33] de l'autre franchise,
[13:34] puis à ce jour, elle est encore avec nous.
[13:36] In-house?
[13:37] Non, externe, mais comme elle dit,
[13:39] elle dit, je suis quasiment in-house
[13:40] parce que je travaille pas mal juste pour vous.
[13:43] Fait qu'on l'a appelée jeudi,
[13:45] justement, pour une situation
[13:46] qui se passait ce matin,
[13:47] puis elle était comme à la blague.
[13:49] Je lui ai dit, Isabelle, tu le sais?
[13:51] On est dans les dernières minutes,
[13:52] mais on aurait besoin de ça.
[13:54] C'était pour hier.
[13:55] Mettons, vendredi, 5h,
[13:57] elle est comme, oh!
[13:58] Mais elle délivre tout le temps,
[14:00] fait qu'Isabelle, c'est une perle
[14:02] d'être avec nous depuis le début,
[14:03] puis grâce à elle, ça va bien.
[14:05] Mais elle nous conseille souvent,
[14:07] mais elle sait qu'on est un peu fous,
[14:08] puis il faut que ça aille vite,
[14:09] fait qu'elle a su nous gauger rapidement,
[14:11] puis c'est pour ça qu'encore à ce jour,
[14:13] elle travaille avec nous, là, ouais.
[14:15] Ah, c'est cool.
[14:15] Puis j'imagine un peu que c'est
[14:17] la culture d'entreprise
[14:18] que vous favorisez dans l'entreprise.
[14:20] Est-ce que tu crois qu'il apporte
[14:21] cette culture d'entreprise-là
[14:22] ou si tu la véhicules,
[14:25] puis comme tous les employés
[14:26] que vous allez chercher, au final,
[14:27] c'est aussi, ils correspondent déjà à ça?
[14:30] Oui, bien, dans le fond,
[14:31] la culture d'entreprise, nous,
[14:32] ça a tout le temps été,
[14:34] il y en a qui n'aiment pas ça,
[14:35] mais très axée sur la performance.
[14:37] Fait qu'on en demande beaucoup,
[14:39] mais on donne beaucoup aussi.
[14:41] Fait que nous, tu sais,
[14:41] donner des cadeaux,
[14:42] donner des scies, des sorties,
[14:44] des voyages, des scies, des ça,
[14:46] on n'a pas peur de le faire,
[14:47] on l'a toujours fait,
[14:48] puis on va toujours continuer à le faire.
[14:50] Mais ça ne fit pas avec tout le monde,
[14:52] tu sais, la culture de performance.
[14:54] Mais je pense que c'est nécessaire
[14:56] si on veut avancer.
[14:57] Puis si tu veux te développer dans ton travail,
[14:59] même si tu n'es pas un entrepreneur,
[15:01] je pense qu'il faut que tu performes.
[15:03] Fait que oui, des fois,
[15:04] on va se tromper sur des candidats.
[15:06] Il y en a que, je pense,
[15:08] mettons, on a un directeur marketing,
[15:09] Gab, que tu as rencontré.
[15:10] Oui.
[15:11] Ça a été notre premier,
[15:13] puis j'ose espérer que ça va être notre dernier.
[15:15] Tu sais, Gab, il fit dans l'entreprise.
[15:17] Mais on est fou.
[15:19] Il faut que tu sois capable
[15:20] de dealer avec.
[15:20] Mais tu sais, on n'est pas fou,
[15:21] genre, irrespectueux.
[15:23] Je te crie après
[15:23] si tu ne me réponds pas à minuit, là.
[15:25] Non, non.
[15:25] Vraiment pas.
[15:26] On est juste vraiment intense.
[15:28] Puis ce n'est pas fait pour tout le monde.
[15:29] C'est une dynamique qui est quand même jeune,
[15:31] je pense, plus réactive.
[15:33] Fait qu'on a déjà essayé d'y aller
[15:34] avec des gens plus âgés que nous,
[15:37] mettons, avec plus d'expérience,
[15:39] qui viennent de grosses boîtes, mais...
[15:42] En pensant qu'ils allaient vous apporter quelque chose,
[15:44] mais finalement, vous l'avez déjà
[15:45] à l'intérieur de vous, le corps.
[15:45] Non, c'est ça.
[15:46] On pensait qu'ils allaient nous amener
[15:47] des façons de faire.
[15:49] Mais on ne veut pas non plus être le gros bateau
[15:51] qui prend trois semaines à virer de bord.
[15:54] Tu sais, nous, on veut se virer de bord
[15:55] en six minutes, là.
[15:56] C'est vraiment hot.
[15:57] Mais c'est fou que vous ayez été capable
[15:59] de garder ça en connaissant la croissance
[16:03] que vous avez connue depuis les dernières années.
[16:05] Parce que là, je suis absenté.
[16:06] Dans le fond, si je fais le calcul,
[16:06] ça fait genre dix ans que ça existe.
[16:07] Ça va faire neuf ans, là.
[16:09] Genre là, je pense que c'est le 17 février.
[16:11] Ça va faire neuf ans.
[16:12] Vous organisez sûrement quelque chose
[16:14] de malade pour vos neuf ans?
[16:15] On n'a jamais rien fait été, honnêtement.
[16:17] Ah oui?
[16:17] C'est probablement une des...
[16:18] Tu sais, mettons, quand tout ça va se terminer,
[16:22] je pense de ne pas avoir plus pris le temps
[16:23] de réaliser ce qu'on a construit
[16:25] puis de le fêter avec mes partenaires
[16:28] puis l'équipe.
[16:29] Ça risque d'être pas, tu sais,
[16:31] pas comme un regret,
[16:32] mais j'aurais aimé ça qu'on le fasse.
[16:35] Mais on s'était dit à dix ans,
[16:36] mais oui, on aurait pu le faire
[16:37] à cinq, six, sept, huit, neuf,
[16:39] mais des fois, on le souligne même pas, là,
[16:43] parce que le lendemain matin,
[16:44] c'est une journée comme les autres.
[16:44] Amène toute ton équipe à Cancun.
[16:47] On l'a déjà fait, mais maintenant,
[16:50] on a des ressources humaines,
[16:52] puis si on va à Cancun, d'après moi,
[16:54] oui, c'est ça.
[16:54] Moi, je passe au Nouvelle.
[16:56] Ça a été super, genre, tranquille.
[17:00] C'était vraiment un beau moment.
[17:02] Mais en tout cas,
[17:03] tout le monde a ses réalités différentes.
[17:05] Nous, on est intenses dans l'entrepreneuriat,
[17:07] mais on est des intenses.
[17:08] OK, oui. Mais là, c'est ça.
[17:10] Tu sais, ce qui fait aussi que vous êtes
[17:13] autant intenses, c'est aussi,
[17:15] j'imagine que vous êtes toutes guidées
[17:16] par la même mission, le même « why ».
[17:19] Parce que là, t'es passé d'un culturiste
[17:20] à un entrepreneur, mais j'imagine
[17:23] que ta relation avec le sport, la santé,
[17:25] elle a évolué à travers ça.
[17:26] Vraiment, oui.
[17:27] Puis c'est ce que vous semblez promouvoir
[17:30] un peu maintenant dans votre approche.
[17:34] Depuis quelques années,
[17:35] on essaie plus de s'enligner vers ça.
[17:37] Depuis le COVID, peut-être.
[17:39] Mais tu sais, maintenant, si je peux juste parler
[17:41] de mon expérience personnelle,
[17:43] avant un shop santé de ce monde,
[17:45] j'ai déjà été aussi,
[17:46] genre, culturiste un peu,
[17:48] au Cégep, dans les jeunes années.
[17:51] J'étais vraiment là-dedans.
[17:52] J'aimais vraiment ça. Je mangeais des egg whites, omelettes.
[17:55] As-tu fait de la compé?
[17:56] Non, vraiment pas.
[17:56] T'avais-tu traversé l'esprit?
[17:58] Je regardais beaucoup de gens qui en faisaient,
[18:00] mais j'allais pas en faire.
[18:02] Toi, ce qui te gênait, c'était plus la discipline,
[18:03] que d'avoir le but à la fin.
[18:06] Moi, j'ai toujours été une fille de processus.
[18:08] Je mets un objectif vraiment élevé,
[18:10] mais c'est pas tant l'objectif
[18:12] qui m'intéresse que le processus.
[18:14] Fait que, mettons, dans cet objectif-là,
[18:16] si on peut dire, mon objectif, c'était juste
[18:18] d'être en santé, genre, le plus en santé possible.
[18:21] Et donc, je suis allée quand même
[18:22] à un extrême qui était comme si j'étais une culturiste,
[18:25] mais je l'étais pas vraiment.
[18:26] Non, exact. J'étais pas tout à fait santé
[18:28] à ce moment-là. Clairement, j'ai fait des apprentissages.
[18:31] Mais tu sais, là, maintenant, ma relation
[18:32] avec mon alimentation
[18:35] est directement
[18:37] liée à ma santé globale,
[18:39] que ce soit performance dans le sport
[18:41] que aussi, tu sais, je veux dire,
[18:43] quand je travaille au niveau cognitif,
[18:46] ma récupération,
[18:46] mes années de vie,
[18:48] est-ce que je vais pouvoir avoir des enfants ou pas,
[18:49] tu sais, l'alimentation est au cœur de toutes ces décisions-là.
[18:52] Puis, Shop Santé, bien, moi, je vais maintenant
[18:54] chez vous, tu sais, chercher mes produits,
[18:56] que ce soit genre bord de protéines,
[18:58] mais aussi comme les vitamines,
[19:00] les suppléments et compagnie.
[19:02] Puis je trouve que vous êtes quand même
[19:04] nichés en mode, genre, on est là
[19:06] pour vous supporter dans vos objectifs,
[19:07] quels qu'ils soient. Fait que l'objectif
[19:10] aujourd'hui, c'est définitivement pas de parler
[19:12] juste de Shop Santé, mais c'est que
[19:14] j'ai quand même une petite passion pour ce que vous êtes
[19:16] capables de faire concrètement
[19:18] dans la vie des gens, tu sais.
[19:20] Puis c'est pas facile d'être une business qui est comme,
[19:22] qui répond, qui est capable de bien répondre
[19:24] à des besoins qu'on sait pas nécessairement qu'on a.
[19:26] En tout cas, j'ai de la misère à l'expliquer, là.
[19:28] Oui, bien, c'est pour ça qu'en boutique,
[19:30] on est toujours là pour conseiller.
[19:32] On n'a jamais voulu faire de vente
[19:34] à pression ou des
[19:35] paliers de vente, des trucs comme ça.
[19:38] Tu sais, c'est sûr qu'on est une entreprise
[19:40] quand même. Donc, si on fait pas
[19:42] de profit, bien, ça marchera pas, là,
[19:44] tu sais. Puis on a quand même,
[19:45] on a 500 personnes qui travaillent
[19:48] dans la maison-mère puis dans tous les
[19:49] magasins. Fait que, veut, veut pas,
[19:52] faut qu'on fasse de l'argent parce qu'il y a des
[19:53] familles qui dépendent de nous maintenant.
[19:55] Mais oui, le but, ça a toujours été d'offrir
[19:57] le meilleur conseil possible
[19:59] à tous nos clients, tu sais. Fait que,
[20:01] peu importe c'est quoi ton objectif, c'est sûr que,
[20:04] bien, aujourd'hui, c'est plus dur pour moi,
[20:05] là, mais quand il y a un culturiste qui rentre ou un petit jeune
[20:07] qui veut prendre la masse, avant, il m'écoutait, là.
[20:09] C'est un petit peu plus dur. Faut que j'ai dit, ça, c'est moi,
[20:11] la photo en haut. Mais sinon,
[20:13] tu sais, on a beaucoup de connaissances, là. On a un
[20:15] laboratoire, ça fait 12 ans qu'on, 12-13
[20:17] ans qu'on fait ça. Donc, peu importe
[20:19] le sport que tu fais,
[20:21] peu importe c'est quoi ton objectif
[20:23] de santé, tu veux prendre,
[20:25] perdre du poids, juste améliorer ton système
[20:27] digestif, faire attention à ton
[20:29] système immunitaire. Tu as parlé de fonction
[20:31] cognitive, tu sais, ce matin, j'ai servi une cliente qui a
[20:33] dit, je suis pas capable de finir ma journée de travail,
[20:35] genre. J'ai de la misère à écrire un email,
[20:37] je pars dans des bulles tout le temps. Fait que, tu sais, peu importe
[20:39] c'est quoi ton problème,
[20:41] le but de Shop Santé, à la base,
[20:42] c'était de rendre ça accessible.
[20:43] Pour que, justement, les gens se sentent pas
[20:45] intimidés
[20:47] en rentrant,
[20:49] puis à l'aise de poser
[20:51] leurs questions. Oui, parce que ça peut vraiment
[20:53] être intimidant d'aller chercher, genre, des suppléments.
[20:55] Tu sais, une cliente qui a eu une chirurgie bariatrique,
[20:57] il y en a que ça les gêne énormément, il y en a qui s'en foutent,
[20:59] qui vont parler de ça super ouvertement.
[21:02] Un jeune qui fait du
[21:03] culturisme, qui a commencé des produits
[21:05] dopants, puis qui a eu plein de problèmes de santé,
[21:08] c'est gênant, là.
[21:09] Tu sais, il y en a qui veulent pas en parler, mais
[21:11] on essaie d'être le plus
[21:13] ouvert.
[21:13] On est le plus ouvert possible, puis on n'est jamais dans le jugement.
[21:16] Si on peut pas répondre
[21:17] à la question, on va pas
[21:18] suggérer à une naturopathie quelconque,
[21:21] ou on va aller chercher
[21:22] la réponse ailleurs, ou on va
[21:25] référer à quelqu'un d'autre qui travaille en magasin,
[21:27] ou on va appeler quelqu'un.
[21:29] Est-ce que vous essayez de rester vraiment
[21:31] à l'affût des trends au niveau
[21:33] wellness ou santé
[21:35] globale,
[21:36] ou à l'industrie du fitness,
[21:39] quand vous regardez, mettons,
[21:41] votre plan de croissance à long terme,
[21:43] vous essayez de regarder en avant,
[21:45] ou justement, vous êtes tellement intuitif
[21:47] puis agile, que vous allez
[21:49] juste vous adapter au fur et à mesure
[21:51] que ça évolue?
[21:53] On s'adapte rapidement
[21:55] au fur et à mesure que ça évolue, honnêtement.
[21:57] C'est dur à dire, parce qu'au Canada,
[21:59] pour la supplémentation au Canada,
[22:01] on peut pas full être réactif,
[22:03] parce qu'on est quand même très réglementé.
[22:05] Fait que, mettons, un trend américain
[22:07] peut pas nécessairement, ou peu importe où,
[22:09] Europe, Australie, c'est pas les mêmes
[22:10] normes. Fait qu'un trend là-bas
[22:13] peut pas nécessairement
[22:14] flipper de l'autre bord de la frontière
[22:17] puis fonctionner ici, parce que peut-être
[22:18] qu'on peut juste pas le rentrer, le produit, tu sais.
[22:21] Fait qu'il y a beaucoup de réglementation,
[22:23] puis ce qui est plate, mais le fun, avec
[22:25] un commerce comme le nôtre, qu'on est,
[22:27] tu sais, tout le monde sait on est qui,
[22:29] on passe aux nouvelles, on a des billboards
[22:30] sur le bord de l'autoroute et tout, on peut pas juste
[22:32] rentrer n'importe quoi, parce qu'on va se faire
[22:34] crucifier par Santé Canada, puis ils vont
[22:36] saisir les produits et tout. Fait que tout ce qu'on
[22:38] rentre, il est accrédité. Fait que niveau trend,
[22:41] c'est tough, sauf dans l'alimentaire, c'est plus
[22:43] facile, mais on crée
[22:44] le trend, je pense.
[22:46] Je pense qu'on est bon en marketing,
[22:48] puis quand on décide de rentrer un produit,
[22:51] on le met de l'avant, puis
[22:52] c'est jamais un produit qui fait pas de sens
[22:55] non plus, tu sais, on veut pas non plus vendre
[22:56] de la scrap, mais par exemple,
[22:58] il y a une semaine et demie environ, on a rentré une barre
[23:01] Grenade, qui sont des barres de protéines,
[23:03] pas mal les plus vendues
[23:04] ici au Canada et en Europe, puis ils ont sorti,
[23:07] dans le fond, ils ont été achetés par Mendelaise,
[23:08] eux qui possèdent comme Cadbury et tout,
[23:10] donc ils ont sorti la Cream Egg, la
[23:12] Grenade Cream Egg, je pense qu'on les a eues
[23:14] vendredi, la semaine dernière,
[23:16] puis on a genre vendu 50 000 barres depuis,
[23:18] tu sais. Non, oui. On a fait
[23:20] un post sur Facebook, on l'a boosté, on a fait
[23:22] des stories et tout, puis après, on se faisait juste
[23:24] complètement vider, on a vendu genre
[23:26] 10 000 barres juste en ligne. Ah, ouais.
[23:28] Tu sais, on a un peu créé le trend,
[23:30] notre publication était rendue à comme
[23:32] des milliers de commentaires, des milliers
[23:34] de réactions, puis les commandes rentraient,
[23:36] ça avait aucun bon sens, puis après,
[23:38] on allait voir, mettons, le même post
[23:40] chez la compétition,
[23:42] il y avait 12 likes, 14 commentaires,
[23:44] puis 8 partages, là, fait que, tu sais, c'est la même
[23:46] barre,
[23:48] c'est le même type de commerce, c'est
[23:50] vraiment l'exécution
[23:51] qui est différente. C'est l'exécution ou c'est votre
[23:54] relation avec votre clientèle?
[23:57] Bien, l'exécution, oui, mais je pense que
[23:58] la relation avec la clientèle, tu sais,
[24:00] là, c'est un exemple qui est mauvais
[24:02] ou bon, là, Mathis, c'est un snack, puis tout le monde
[24:04] le sait qu'on a une grosse
[24:06] sélection de
[24:08] d'épiceries, si on veut, tu sais,
[24:10] sirop, snack, etc.
[24:12] Le fait que, oui, ça, ça l'est.
[24:14] J'ai l'impression que vous avez développé une clientèle qui est
[24:16] tellement fidèle, tu sais, c'est tellement, genre,
[24:19] justement, autant
[24:20] votre groupe d'actionnaires
[24:23] que
[24:24] vos employés, que
[24:26] par, tu sais, ce qui
[24:29] en découle, c'est la communauté qui vous
[24:30] suit, va être fidèle, ce en quoi
[24:32] vous croyez, parce qu'ils ont été rarement
[24:34] déçus, vont y croire aussi, là.
[24:37] Fait que, good job. Puis, as-tu des,
[24:39] justement, des conseils, un peu, pour les
[24:40] business qui nous écoutent, puis qui,
[24:42] qui essaient de se positionner au niveau
[24:43] marketing, puis qui savent pas comment
[24:45] porter des
[24:47] messages, parce que, beaucoup de
[24:49] business que je, que, tu sais, qu'on suit, vont
[24:51] lancer quelque chose, ça, ça,
[24:54] ça accroche pas, là, c'est comme
[24:56] si ça colle pas, mais c'est les, quand les
[24:57] influenceurs vont le partager,
[25:00] là, ça colle. Je sais pas si tu l'avais
[25:01] remarqué un peu.
[25:03] Oui, c'est sûr que nous, on fait beaucoup de
[25:05] marketing avec des influenceurs,
[25:08] il y en a qui sont super bons. Il y a certains
[25:09] produits que c'est pas vraiment nécessaire
[25:11] d'avoir des influenceurs
[25:13] qui le backent, selon moi. Honnêtement,
[25:16] en marketing,
[25:17] je pense pas que je suis le meilleur.
[25:21] Je sais quel
[25:21] produit il va vendre, mais après ça, c'est
[25:23] vraiment l'équipe marketing qu'on a à l'interne.
[25:25] Ce sont une dizaine qui font, qui font tout ça, là,
[25:27] de graphisme,
[25:29] au shoot, aux vidéos,
[25:31] etc., puis à la personne qui s'occupe des
[25:33] influenceurs, à l'événementiel, c'est vraiment eux qui vont
[25:35] déployer la stratégie. Mais,
[25:37] si j'avais un truc à donner, ce que je trouve
[25:39] plate, un peu, maintenant, de l'entrepreneuriat,
[25:42] bien, pas de l'entrepreneuriat, mais de
[25:43] comment c'est mis de l'avant,
[25:45] c'est justement ça. Mets un produit, deviens
[25:47] influenceur, puis ça va se vendre.
[25:49] Tu sais, il y a aucun de nous qui est
[25:51] influenceur. On était genre des micro-influenceurs
[25:53] dans notre gym, puis dans
[25:55] le culturisme, mais nous, c'est juste
[25:57] qu'on travaillait comme des
[25:59] fous, là, tu sais. Oui, c'est ça.
[26:01] Parle-nous en monde. Peu importe
[26:03] ce que tu vas faire,
[26:05] si tu travailles
[26:06] tête baissée,
[26:08] sans relâche,
[26:11] tu sais, tu vas finir par y arriver, là.
[26:13] C'est juste que cette partie-là,
[26:15] elle a comme été oubliée, on dirait, à cause
[26:17] des réseaux sociaux. Tu sais, tout le monde a l'air multimillionnaire,
[26:19] mais dans le fond, ils se prennent en photo avec la voiture
[26:21] du voisin, tu sais. C'est très
[26:23] mainstream, c'est très toxique,
[26:26] mais,
[26:27] tu sais, pour vrai, travaille, puis comme
[26:29] tu vas avoir la récompense, là.
[26:31] C'est ça, ta mentalité, un peu.
[26:33] Puis, est-ce que c'est ce que ta mentalité
[26:35] qui t'a été inculquée aussi
[26:37] quand t'étais jeune, par ta mère, par exemple?
[26:38] Bien, ma mère était très travaillante, vu que, tu sais,
[26:40] elle jouait le rôle des
[26:42] deux parents. Ma mère travaillait
[26:44] beaucoup, puis elle
[26:46] faisait le nécessaire pour que moi, je manque de rien,
[26:49] tu sais. Mais,
[26:51] j'ai commencé à travailler
[26:52] très jeune, un peu à cause
[26:54] de son conjoint, tu sais. Je pense que, moi,
[26:56] je travaillais à 11 ans. À 11 ans,
[26:58] je travaillais, puis... Tu faisais quoi à 11 ans?
[27:01] Je travaillais dans une usine de recyclage.
[27:02] Son conjoint avait une usine de recyclage.
[27:04] Fait que je triais du papier et du carton.
[27:06] Cool. Mais ça m'a appris
[27:08] un peu la discipline. Tu sais, j'ai jamais
[27:10] travaillé dans un McDo ou quoi que ce soit.
[27:12] Fait que j'ai travaillé là, vraiment, toute ma jeunesse.
[27:15] Puis, c'est ça.
[27:16] Tu sais, moi, je t'en suis rendu à 4, 5,
[27:18] puis je faisais 40 heures par semaine, puis j'allais à l'école.
[27:21] Puis je travaillais
[27:22] l'été aussi, là, plus. Mais, ouais,
[27:24] je faisais samedi-dimanche, puis je faisais 3-4 heures
[27:26] par semaine. Puis tu faisais du sport aussi
[27:28] à travers ça? Ouais, je jouais au basket,
[27:30] ouais. Puis... Je m'entraînais.
[27:32] Fait que je sais pas comment j'ai réussi. Une chance que
[27:34] j'avais pas besoin d'étudier, là, parce que sinon...
[27:36] Ça semble comme un plan pour
[27:38] échouer ton secondaire, genre ce que je viens de dire, mais...
[27:40] Ouais, c'est peut-être pas...
[27:42] Ce n'est pas à faire, genre, non.
[27:44] Je ne recommande pas, ouais.
[27:46] Fait que... Puis, t'es papa aussi?
[27:48] Oui, papa. Ça va faire 4 ans.
[27:50] Mon fils va avoir 4 ans en mars, là, ouais.
[27:52] Wow. Fait que papa, puis tu t'entraînes
[27:54] toujours? T'es toujours en...
[27:55] Je m'entraîne pas. Je fais du sport. Je reste
[27:58] actif, mais je m'entraîne pas en salle
[28:00] de musculation. Ça va faire 6 ans, dans le fond, que
[28:02] j'ai accroché mes dents. Mais moi, dans ma tête, c'est la même chose.
[28:05] Ouais. Non, mais de où je viens,
[28:07] c'est vraiment...
[28:08] Quand quelqu'un me dit, t'entraînes-tu? Non.
[28:11] C'est bon, ça. Je fais du sport, genre.
[28:13] L'entraînement, pour moi, c'est en salle,
[28:15] mais ouais. OK. Mais tu fais toujours
[28:16] du sport, puis t'es toujours actif. Ouais, je suis actif. Exact.
[28:18] OK, cool. Mais ouais, parle-nous
[28:20] de, justement, comment t'arrives à concilier
[28:22] cette vie de fou d'entrepreneur.
[28:25] Peut-être comment
[28:26] elle a évolué aussi? Parce que je pense
[28:28] qu'au début, comme tu dis, tu travaillais comme un malade.
[28:30] Tu travailles-tu toujours encore comme un malade?
[28:33] Oui, mais c'est moins...
[28:34] Comme je disais tantôt, c'est un travail
[28:36] différent. C'est moins un travail
[28:38] physique. Tu sais, si je veux rester à la maison
[28:40] une journée, je reste à la maison, tu sais,
[28:42] puis si j'ai un meeting, je peux le faire
[28:44] en Teams. Sinon,
[28:46] si je réponds à des courriels ou à mon cell,
[28:48] tu sais, je peux le faire d'un peu n'importe où.
[28:50] Fait que ça, ça l'a vraiment changé
[28:52] avec l'équipe qu'on a réussi à mettre
[28:54] en place au fil des ans. Mais
[28:56] c'est sûr que depuis que j'ai mon fils,
[28:59] je te dirais que j'ai comme tout le temps
[29:00] un sentiment de culpabilité.
[29:03] Tu sais, comme ce matin,
[29:04] je suis parti de la maison à comme
[29:06] 6h moins quart.
[29:08] Là, je suis ici en ce moment. On va finir
[29:10] vers 4h30, 5h.
[29:12] Mais j'ai une game de basket à 8h30.
[29:15] Légit, l'autre bord de la rue, tu sais.
[29:16] Mais là, je vais rester à Montréal.
[29:18] Fait que je vais aller en magasin. Fait que là,
[29:20] tu sais, j'ai pas vu mon fils de la journée.
[29:22] Fait que ça, pas que ça me fait angoisser,
[29:24] mais je suis pas fier. Je sais pas
[29:26] comment l'expliquer, là, mais j'aime
[29:28] vraiment pas ça quand ça m'arrive.
[29:30] Fait que tu sais, je me reprends beaucoup avec des vacances.
[29:33] Ayant justement l'équipe
[29:34] qu'on parlait, ben tu sais,
[29:35] là, on est revenu du Mexique.
[29:38] On a fait une semaine au Mexique.
[29:41] Fait que tu sais, là,
[29:42] c'est 7 jours sur 7
[29:43] avec ma famille.
[29:44] Là, t'arrives à décrocher pour de vrai?
[29:46] Pas tant. J'amène plus mon ordi.
[29:49] Ça doit faire 2 ans que j'amène plus mon ordi en vacances.
[29:51] Fait que ça, je suis fier. Je l'ai oublié une fois,
[29:53] pis c'était pas volontaire.
[29:56] Personne est mort, genre.
[29:56] La terre tournait. Je suis absenté. Il n'a pas fait de faillite.
[29:59] Fait que maintenant, j'amène juste plus mon ordi.
[30:01] Mais j'ai toujours mon sel, fait que je suis toujours
[30:03] joignable. Mais tu sais,
[30:05] être entrepreneur, c'est 24 sur 24,
[30:07] 7 jours sur 7. Que tu sois dans le
[30:09] fuseau horaire d'ici ou en Europe,
[30:10] ou peu importe, faut-tu répondre à ton sel
[30:13] s'il y a une urgence ou un immédiat.
[30:15] Par chance, nous, on est 4. Fait que la majorité
[30:17] des problèmes peut être réglée par
[30:19] un de mes partenaires ou
[30:20] la personne qui s'en occupe.
[30:23] Il y a des choses que ça doit venir de nous.
[30:25] Mais j'ai mon sel. Fait que ça, c'est
[30:27] la partie aussi qui me suit tout le temps.
[30:29] C'est ma troisième main.
[30:30] Je l'ai tout le temps. Il est tout le temps dans ma main.
[30:32] C'est comme inné un peu. Il fait partie
[30:34] de moi. Fait que ça,
[30:35] c'est quelque chose qui...
[30:37] J'essaie de travailler dessus, mais tu sais,
[30:39] il est là, genre.
[30:41] Il faut qu'il soit là. Puis la première
[30:43] affaire que je fais en me levant, c'est...
[30:46] Je regarde mon sel.
[30:47] Mais tu sais, je ne suis pas sur Instagram.
[30:49] Je vais checker les ventes des magasins
[30:51] la journée avant. Je check mes courriels.
[30:54] Y a-tu eu une catastrophe?
[30:55] Y a-tu quelque chose qui s'est passé?
[30:57] Tout est beau, parfait? La journée part,
[30:59] mettons. Ton fils, il dit-tu des fois
[31:01] « Papa, avec Rush, lâche ton téléphone. »
[31:04] Oui, mais là, vu qu'il approche
[31:05] de 4 ans, il s'en rend compte.
[31:08] Mais
[31:08] je le laisse plus loin. Puis mettons,
[31:11] quand je vais boire de l'eau,
[31:13] je pèse dessus, voir si j'ai une notification.
[31:16] Fait que j'essaie vraiment,
[31:17] mais il y a des trucs que...
[31:19] Non, mais c'est normal. La vie a...
[31:20] C'est mon travail.
[31:23] Fait que j'ai comme pas vraiment le choix,
[31:24] mais tu sais, je me considère quand même comme un père
[31:26] très présent, là.
[31:28] Puis je veux aussi.
[31:29] Oui, c'est ça. Puis ta conjointe,
[31:31] vous avez réussi à établir
[31:33] une dynamique qui est...
[31:35] Moi, ma conjointe
[31:37] ne travaille pas.
[31:39] Elle ne travaille pas. Elle travaille en salle
[31:41] parce qu'elle s'occupe de la maison et
[31:43] majoritairement de tout ce qui est en lien
[31:45] avec Aiden, notre fils.
[31:47] La garderie, on mange,
[31:51] elle organise
[31:51] les ménages, l'épicerie,
[31:53] whatever, c'est tout elle qui fait ça.
[31:56] Elle va travailler une fois de temps en temps
[31:57] pour son argent de poche à elle.
[32:00] Puis aussi, je pense, un peu
[32:01] pour se désennuyer une fois de temps en temps.
[32:03] Parce que quand tes amis travaillent, des fois, ça peut être...
[32:05] Mais on a trouvé un équilibre là-dedans.
[32:07] Au début, c'est ça,
[32:09] elle le sait. Pas que ça me frustrait,
[32:11] mais j'étais comme, moi, je travaille, je veux que tu travailles.
[32:13] Mais tu sais, dans le fond, avoir la possibilité
[32:15] de... Puis ça, c'est si
[32:17] ça fait le plaisir à
[32:18] le conjoint-conjoint,
[32:21] pourquoi on ne le ferait pas?
[32:23] Moi, ça...
[32:25] Puis elle, c'est elle qui souhaitait ça,
[32:27] dans le fond, au final?
[32:30] C'est comme arriver de fil en aiguille,
[32:31] dans le fond.
[32:32] Mes beaux-parents avaient une compagnie.
[32:34] Ça fait qu'elle travaillait pour ses parents.
[32:38] La première fois qu'elle est tombée enceinte,
[32:40] on l'a perdue, mais elle avait une grossesse
[32:42] molaire. Ça fait que c'est comme... Il manque un chromosome.
[32:44] Ça fait que ça fait comme une môle
[32:45] dans ton utérus.
[32:49] Puis ça peut être dangereux.
[32:50] Ça peut devenir cancérigène et tout.
[32:52] Puis ce n'est pas quelque chose qui est testé ici au Canada.
[32:54] Il faut que ça soit testé autour de 6
[32:56] à 8 semaines pour éviter les risques.
[32:59] Par chance, bien par chance,
[33:01] elle a eu des vomissements rapidement.
[33:02] Ça fait qu'on a décidé d'aller au privé.
[33:04] Puis faire le test. C'est comme, tu sais, ça n'a pas d'allure.
[33:06] On va aller voir. Finalement, bien là, on a su
[33:08] qu'il n'y avait pas d'enfant, tu sais.
[33:11] Ça fait que là, ça a été
[33:12] un petit peu plus dur vu qu'elle était tout le temps malade.
[33:15] Elle n'allait pas travailler, tu sais.
[33:16] Ça fait que là, après, il y a eu la récupération de tout ça.
[33:18] Elle a recommencé à travailler. Puis quand elle est tombée
[33:20] enceinte, là, on ne l'a pas perdue,
[33:22] mais elle a vomi pendant genre
[33:24] 9 mois au moins un jour.
[33:25] Ça devait tellement être insécurisant.
[33:28] Bien là, au moins avec les suivis,
[33:30] on est allé d'avance vu qu'elle avait eu ça.
[33:32] Puis elle le savait que
[33:34] c'était correct.
[33:36] Au moins, elle vomissait, mais elle savait qu'il n'y avait pas de problème.
[33:38] Ça fait qu'elle a eu comme tous les effets secondaires
[33:40] de la grossesse. Ça fait qu'elle a été mise en arrêt
[33:42] de travail. Puis entre-temps, ses parents
[33:44] ont vendu leur compagnie.
[33:46] Ça fait que...
[33:47] Ça s'est fait naturellement.
[33:48] Puis là, à un moment donné, tu sais, elle a travaillé pour ses parents
[33:52] pendant 10 ans, genre.
[33:54] Moi, ça fait 10 ans qu'on est ensemble,
[33:56] puis elle n'avait jamais eu d'autre travail.
[33:57] Ça fait que tu sais, à un moment donné, tu as 30,
[34:00] genre. Puis là, il faut que tu te refasses
[34:01] une carrière.
[34:02] Je vais-tu à l'école?
[34:04] Tu sais, elle a une situation
[34:06] qui n'est pas commune.
[34:08] Tu sais, moi, je gagne bien ma vie.
[34:10] Ses parents aussi, tu sais.
[34:11] Ses parents, ils ont réussi.
[34:13] Moi, c'est mon but ultime de faire ce que ses parents ont fait.
[34:16] D'avoir la stabilité
[34:18] financière pour tout le monde, genre.
[34:20] Si ça vient avec un exit,
[34:22] ça viendra avec ça.
[34:23] Mais si je peux comme « build up » mon patrimoine,
[34:25] puis être comme « Hey, man, tout le monde est correct.
[34:27] Genre, les petits-enfants, il n'y en a pas de problème.
[34:29] Vous ferez ce que vous voulez, tu sais.
[34:31] Par passion, peu importe.
[34:32] Ça, c'est quelque chose
[34:34] que je respecte énormément.
[34:35] Puis moi, c'est mon but. C'est genre mon obsession.
[34:38] Ça m'observe.
[34:39] C'est vraiment « arm » comme ça.
[34:42] Puis tu sais, je veux dire,
[34:43] dans son rôle actuel, c'est un peu
[34:46] vers là qu'elle t'aide
[34:47] à accomplir ce rôle-là.
[34:49] Oui, c'est ça. Moi, je le sais que, tu sais, en anglais, on dit « unlock ».
[34:52] Mais moi, la maison, tu sais, elle est « unlock ».
[34:55] Il y a tout le temps quelqu'un
[34:55] qui va chercher mon fils à la garderie.
[34:57] Les grands-parents sont très présents aussi.
[34:59] Les parents de ma blonde sont retraités.
[35:01] Ma mère habite très proche aussi.
[35:04] Donc, ça, c'est super facile.
[35:06] On a un support exceptionnel.
[35:08] Mais tu sais, moi,
[35:09] comme ce matin, je suis parti,
[35:12] mais je ne me dis jamais « Ah, mon Dieu!
[35:13] Est-ce que mon fils va déjeuner? »
[35:14] Je sais qu'il va avoir un déjeuner de roi,
[35:16] puis que tout est beau, puis qu'il va arriver à la garderie
[35:19] quand ça va être... Bien là, il était malade.
[35:21] Mais tu sais, tout ça, je le sais
[35:23] que c'est pris en charge, mettons.
[35:25] Tu as une belle équipe pour ça.
[35:26] Oui, on a une belle équipe.
[35:28] C'est quoi tes plus belles leçons, justement,
[35:30] liées à ta dynamique familiale?
[35:34] Bien, moi, je viens d'un...
[35:35] Tu sais, comme ma situation familiale,
[35:37] j'en ai comme pas...
[35:38] Moi, quand j'ai commencé à fréquenter ma conjointe,
[35:41] je me suis dit « C'est bien bizarre, votre dynamique.
[35:43] Vous vous voyez à chaque semaine,
[35:45] au travail,
[35:46] vous vous soupez ensemble à tous les dimanches,
[35:48] puis samedi, vous vous dites que vous vous ennuyez.
[35:50] Vous étiez ensemble vendredi,
[35:53] vous travaillez ensemble. »
[35:54] Ça fait que ça, avec le temps, ça m'a comme...
[35:57] Pas frappé, mais ça m'a fait un peu changer
[35:59] ma vision des choses,
[36:00] je suis pas près de ma famille.
[36:02] J'ai grandi sans père,
[36:05] avec une mère monoparentale,
[36:06] puis du côté de ma mère,
[36:08] quand mon grand-père est décédé,
[36:10] mais ce sont comme tous chicanés.
[36:12] Fait que j'ai comme... Je parle pas à mes cousines.
[36:14] Je parle... J'ai pas la meilleure des relations
[36:16] avec ma mère, mais t'sais, on...
[36:18] Pas on se tolère, mais comme on se parle, puis...
[36:20] Fait que la dynamique familiale...
[36:23] Ma dynamique familiale, c'est vraiment
[36:24] comme à la maison,
[36:26] avec ma conjointe, puis mon fils.
[36:27] Mais t'sais, ma famille, c'est mes amis proches aussi.
[36:29] Ouais.
[36:30] Familiale, familiale comme de sang, si on veut.
[36:32] Ça, c'est pas...
[36:33] C'est tellement correct aussi.
[36:34] C'est pas mon plus fort, mais t'sais, comme on dit,
[36:37] tu choisis pas ta famille, mais tu peux créer ta famille.
[36:39] Fait que moi, j'ai plus créé ma famille, si on veut.
[36:41] Ouais, puis avec ta belle famille aussi,
[36:43] qui est vraiment présente.
[36:44] Exactement. C'est ça, t'sais, au Mexique,
[36:45] on était avec mes beaux-parents,
[36:48] puis ma belle-sœur et tout.
[36:50] Ouais. Fait que t'es comme plus en train de recréer
[36:52] ta propre famille, puis famille familiale.
[36:55] Oui, exact.
[36:55] De sang, les amitiés,
[36:59] puis la belle-sœur,
[37:00] puis les business aussi en soi,
[37:01] c'est une énorme famille que vous avez.
[37:03] Pour être allé voir au bureau,
[37:06] c'est quelque chose...
[37:07] Oui, mais vous avez l'air tellement tissé serré,
[37:09] vous avez l'air d'être uni.
[37:12] Ouais, c'est une grosse...
[37:13] C'est une grosse gang,
[37:15] mais on a une belle dynamique,
[37:18] t'sais, ça...
[37:19] On se niaise, tout le monde respecte les autres,
[37:22] puis t'sais, il y a des limites
[37:24] qu'on dépasse pas, on s'en voit pas chier,
[37:25] mais t'sais, on va toujours se niaiser,
[37:26] on va se piquer un peu,
[37:28] mais non, t'sais, on a vraiment
[37:30] une belle dynamique.
[37:30] On a vraiment une belle dynamique
[37:30] avec les cadres, t'sais, malheureusement,
[37:34] il y a du monde que je connais pas leur nom,
[37:36] puis c'est pas que je veux pas,
[37:39] mais c'est parce qu'à un moment donné,
[37:39] ça fait trop de monde avec les magasins et tout,
[37:42] mais t'sais, avec toutes les personnes
[37:43] qui gèrent des départements,
[37:44] on a vraiment une belle dynamique.
[37:46] Puis, bien, ça m'amène un peu à...
[37:50] Bien, en fait, là, j'ai plus envie
[37:51] que tu me parles de vos leçons
[37:54] chez... Bien, que ce soit
[37:56] chez Upsanté, mais
[37:57] j'ai l'impression que t'as vraiment eu
[38:00] des bons coups, genre, tout le long.
[38:01] Je sais pas si...
[38:02] Bien, on en a enfilé des pas bons, là.
[38:04] On en a une couple, là, t'sais.
[38:05] C'est pas des trucs qu'on voit nécessairement,
[38:08] mais t'sais, on a fait des mauvais choix.
[38:12] On a pris des mauvaises décisions financières.
[38:15] Il y a des trucs qu'on a fait...
[38:16] Mais c'était ta première business à toi
[38:18] puis à tous tes autres associés aussi.
[38:20] Oui, pas mal, oui.
[38:21] Fait que t'sais, on en a parti d'autres entre-temps.
[38:23] T'sais, on a ouvert d'autres magasins,
[38:24] on a parti le laboratoire, mais ça a tout le temps été
[38:26] comme le projet Connex.
[38:28] En fait, la leçon numéro un,
[38:30] que je dis toujours à tout le monde,
[38:31] c'est bien, à part elle que j'ai dit tantôt,
[38:33] bien, leçon numéro un,
[38:35] travaille, genre.
[38:36] Le plus que tu peux pendant que t'es jeune,
[38:38] parce que j'ai 34,
[38:40] puis calique que j'ai pas la même énergie
[38:42] que quand j'avais 18, 20, 21, 22.
[38:45] Fait que, t'sais, je pense que ton 18 à 30,
[38:48] t'sais, travaille-le si c'est ce que tu veux.
[38:51] Avoir du succès, avoir une business,
[38:52] comme, c'est le temps de pousser, t'sais.
[38:55] Mais leçon numéro deux,
[38:57] la diversification en entreprise.
[39:00] Ça n'a pas rapport, là, t'sais.
[39:02] C'est pas vrai, là, t'sais.
[39:03] Diversifie-toi en immobilier,
[39:06] si tu veux investir en bourse ou whatever,
[39:08] t'sais, ça, fais-le de ton côté.
[39:09] Mais dans ta business, comme,
[39:12] mets tous tes oeufs dans le même panier.
[39:13] T'sais, si tu veux réussir,
[39:15] c'est si tu te concentres sur un truc.
[39:17] T'sais, comme, ouvrez d'autres magasins,
[39:20] c'est la même business, là.
[39:21] Je dis pas, si tu veux ouvrir des magasins,
[39:23] vous en vins, si tu veux,
[39:23] mais comme, fais la même affaire.
[39:26] T'as la ligne d'affaires, par exemple.
[39:27] T'sais, les gens qui disent,
[39:27] j'ai 24 streams d'income.
[39:29] Comme, non, ça marche pas, là.
[39:32] Ouais.
[39:32] T'sais, on n'est pas tous Tony Robbins, là.
[39:34] Lui, il a comme 112 business,
[39:35] mais le gars, il est milliardaire.
[39:37] Il a même pas besoin de rentrer, là, t'sais.
[39:38] Tony, il prend une photo de son visage, puis...
[39:41] Puis il vend des produits, c'est pas pareil, là.
[39:43] Il est genre rendu avec de l'AI, avec sa personne, là.
[39:45] Je pense qu'il se clône, là.
[39:47] Ouais, fait qu'on n'est pas au même endroit, t'sais.
[39:49] C'est quelqu'un que j'aime beaucoup écouter,
[39:51] Tony Robbins, puis il le dit souvent,
[39:52] mais il dit comme...
[39:54] Je sais pas, il est pas au même niveau que nous.
[39:56] Non, non, non.
[39:56] Fais tout ton temps dans une business,
[39:59] puis des leçons, il faut que t'en ailles,
[40:00] t'sais, il faut que t'ailles des échecs.
[40:03] Nous, on a été chanceux, là, de s'en remettre,
[40:05] entre guillemets, là, parce qu'il y a des affaires
[40:06] qu'on a perdu beaucoup d'argent.
[40:08] Ça a été quoi vos plus...
[40:09] Beaucoup, si on peut dire?
[40:11] Bien, moi, un des coups qui me fait le...
[40:14] Pas le plus chier, mais que j'ai le plus d'engorge,
[40:16] c'est quand on a parti de notre gamme,
[40:17] t'sais, oui, on avait du vrac,
[40:18] mais on a parti une gamme en pot,
[40:19] mais on est allés avec des pots en carton.
[40:21] OK.
[40:22] C'était l'idée d'un de nous,
[40:23] puis l'idée faisait du sens.
[40:25] Avec l'écologie, on voulait pas y aller avec le plastique,
[40:27] mais les mots du pot, ils se vissent pas.
[40:30] Oh, my God.
[40:30] Fait que l'air passait,
[40:33] la saveur était à l'oxydé, t'sais, peu importe.
[40:37] Les produits étaient plus bons.
[40:38] Les pots décollaient,
[40:39] fait que t'ouvrais le couvercle,
[40:40] la moitié du pot partait.
[40:42] Les gens mettaient le pot dans leur sac
[40:44] parce que c'est comme ça que t'es habitué de faire,
[40:47] puis là, ton pot ouvrait.
[40:48] Fait que, t'sais, ça, on a perdu, là,
[40:50] un couple de millions, mettons, là-dedans.
[40:52] Ah, pardon.
[40:52] Puis on a essayé de se diversifier deux fois
[40:54] dans la supplémentation,
[40:56] mais plus avec le laboratoire,
[40:58] parce qu'en magasin,
[40:59] on vendait beaucoup, mettons, de sirop,
[41:00] des sirops sans sucre.
[41:02] Fait qu'on s'est dit,
[41:02] hey, tant qu'à vendre des sirops sans sucre,
[41:05] on va faire les nôtres,
[41:05] mais comme nous, on est bons dans la poudre,
[41:07] puis les pellules.
[41:09] Pas dans le liquide.
[41:10] Puis ça, on l'a appris.
[41:12] Genre, comment que t'as pensé?
[41:14] On a acheté une ligne pour faire du liquide en Chine
[41:18] parce que c'est moins cher,
[41:20] mais le chinois, il vient pas ici te la montrer,
[41:21] fait que là,
[41:22] tout oxydait, les bouteilles explosaient.
[41:26] C'était épouvantable.
[41:27] Puis le pire,
[41:28] c'est qu'on a refait la même affaire,
[41:30] puis on s'est dit,
[41:30] hey, il y a une nouvelle réglementation,
[41:32] on va faire des energy drinks.
[41:34] On s'est acheté une ligne d'energy drinks.
[41:36] Ça a pas marché, même.
[41:37] Ça, tu l'as un peu fait.
[41:39] En tout cas, pour ma part,
[41:40] moi, je voulais pas,
[41:41] puis on m'a dit,
[41:42] ah, t'auras rien à faire.
[41:44] Ouais, mais quand ça plante,
[41:46] il faut payer, là, tu sais.
[41:47] L'argent, elle n'impose pas les arbres.
[41:49] Fait que ça, ça a été nos trois gros échecs.
[41:52] Je pense que c'est la première fois
[41:52] que je l'ai dit, les trois bacs à bac.
[41:54] Fait que là, moi, j'ai envie de pleurer.
[41:55] Ben non, on pleure pas aussi, je veux dire.
[41:56] Non, non, non, mais je m'en...
[41:57] Tu sais, on s'en sort bien,
[41:59] puis par chance,
[42:01] notre entreprise se fait de l'argent,
[42:03] puis on a pu payer ça.
[42:04] Mais tu sais, il y a peut-être un an et demi,
[42:06] deux ans, on a tous injecté de l'argent
[42:08] dans l'entreprise.
[42:08] Fait que ça, c'est moins le fun.
[42:10] C'est remboursé quand même,
[42:11] mais sur le coup, t'es comme,
[42:13] ouais, c'est pas parti pour...
[42:15] Fait que c'est quand même récent, là, ça, là.
[42:17] Ouais, ouais, ouais.
[42:17] Ça fait pas si longtemps.
[42:19] C'est dans les...
[42:20] trois, quatre dernières années, mettons.
[42:23] Est-ce que ça fait en sorte que maintenant,
[42:24] quand on vous propose des projets,
[42:26] genre, vous êtes vraiment...
[42:27] OK, oui, vous êtes fermé.
[42:28] Complètement fermé, oui.
[42:29] Ah, oui.
[42:30] Il y en a pas même que tu considères
[42:31] qui sont encore super créatifs,
[42:34] puis tu te dis, ah, ça, genre,
[42:35] peut-être, ça pourrait nous intéresser.
[42:36] Oui, peut-être, oui.
[42:39] Quand c'est plus, tu me dis,
[42:40] hey, tu veux-tu être partenaire avec moi
[42:42] dans telle affaire,
[42:43] je suis complètement fermé.
[42:44] OK.
[42:44] Fermé, fermé, fermé,
[42:45] puis jamais je vais partir d'entreprise,
[42:47] c'est la chose la plus dure au monde.
[42:49] C'est la chose la plus drainante au monde,
[42:52] mais ça amène beaucoup de positifs.
[42:55] Mais, tu sais, on est fatigué, là, solide, là.
[42:57] Fait que si j'avais à retourner dans le temps,
[42:59] peut-être, je dirais, hey,
[43:01] t'es con, reste à l'école un peu,
[43:03] puis fais comme tout le monde du 9 à 5.
[43:05] Ah, oui.
[43:05] Puis sors trois ans, puis...
[43:06] Tu le regrettes ou...
[43:08] C'est pas du regret, mais c'est plus du...
[43:11] En anglais, on dit what if, là.
[43:14] Si j'avais pas fait ça,
[43:16] tu sais, je pense que l'entrepreneuriat
[43:17] m'amène beaucoup de positifs.
[43:19] Tu sais, je suis quand même...
[43:19] Je suis esclave de mon entreprise,
[43:22] mais je suis quand même libre de mon horaire.
[43:23] Ça, ça arrive avec...
[43:25] Tu sais, l'année 1, 2, 3, on était esclave,
[43:28] puis on travaillait.
[43:29] Tu sais, je pouvais pas partir en vacances deux semaines.
[43:31] Aujourd'hui, j'ai ce luxe-là,
[43:33] fait que ça, ça me fait énormément de bien.
[43:35] Mais comme on parlait tantôt avec mon fils,
[43:37] les soirées que je manque, les week-ends,
[43:40] puis honnêtement, j'essaye le moins possible d'en faire.
[43:43] Tu sais, on a des rencontres annuelles
[43:45] avec les fournisseurs.
[43:46] Il y en a qui disent,
[43:47] « Voulez-vous aller souper? »
[43:48] Tu sais, j'ai répondu à un fournisseur,
[43:50] je suis vraiment désolé,
[43:51] mais comme, est-ce qu'on peut dîner?
[43:52] Parce que pour moi, la soirée à la maison,
[43:55] c'est...
[43:57] Tu sais, en guillemets, ça veut dire
[43:58] que c'est plus important que ma relation avec toi, tu sais.
[44:00] Ouais, mais je pense que je suis correct aussi.
[44:01] Tu me priorises là-dedans,
[44:03] puis comme, n'importe qui qui a des enfants
[44:05] va respecter ma décision,
[44:07] mais pour moi, c'est important.
[44:09] Puis peut-être que ça nous met des bâtons dans les roues
[44:11] de pas être...
[44:13] Tu sais, on parle souvent qu'en entrepreneuriat,
[44:15] tu sais, tout le monde a des trade shows,
[44:16] des meetings le soir,
[44:18] des soupers avec des clients ici, des ça,
[44:20] mais comme, je sais, le moins possible.
[44:22] Puis tu m'invites à une game de basket, par exemple.
[44:24] Ah ouais?
[44:24] Ça, je dis oui.
[44:25] OK.
[44:26] Mais sinon, je dis non.
[44:28] Mais je pense que c'est important
[44:29] de se respecter aussi, de plus en plus.
[44:31] Puis tu sais, je veux dire,
[44:33] t'as une mission, c'est ta business,
[44:35] puis c'est ta famille.
[44:36] Puis tu sais, à la limite, in the end,
[44:37] c'est ça qui va rester,
[44:38] pas un lunch avec un fournisseur
[44:40] qu'on se rappellera jamais que j'ai eu.
[44:42] Tu sais, c'est pas ça qui va créer
[44:43] le bond de la relation.
[44:45] C'est bon.
[44:46] Mais, en tout cas, dans ma tête,
[44:49] des fois, c'est un peu du vent, là.
[44:50] Puis il faut être sélectif dans notre temps
[44:52] parce que j'en parlais dernièrement avec quelqu'un.
[44:54] Tu sais, à coup de 20 minutes,
[44:58] un appel avec une personne,
[44:59] un autre appel avec 20 minutes,
[45:00] 20 minutes, 20 minutes,
[45:01] au final, à la fin de la journée,
[45:03] il reste plus de secondes,
[45:04] il reste plus de temps, là.
[45:05] Bien, moi, je réponds pas au téléphone.
[45:06] Ah ouais?
[45:07] Bien, qu'est-ce qu'on va se dire, genre?
[45:10] Tu fais quoi?
[45:11] Je réponds pas, puis je te dis,
[45:13] je réponds, bien, j'envoie un message texte.
[45:15] OK.
[45:15] Texte-moi, là.
[45:16] Ouais.
[45:17] Tu sais, je réponds, mettons, à mes partenaires.
[45:20] Bien, un en particulier,
[45:21] parce qu'il y en a un qui...
[45:22] Bien, lui qui m'a appelé tantôt.
[45:23] Lui, il faut qu'il parle au téléphone.
[45:26] Fait qu'au début, ça me faisait chier.
[45:27] Maintenant, j'y réponds,
[45:28] puis lui, je communique avec lui par appel.
[45:31] OK.
[45:31] On va se texter, tu sais, la fin de semaine,
[45:32] mais la semaine, quand j'ai de quoi à dire,
[45:34] je l'appelle.
[45:35] Il travaille au lab,
[45:36] mais il est plus comme travail de bureau.
[45:38] Fait que je le sais qu'il peut répondre, tu sais.
[45:40] Fait qu'on s'appelle plus de même,
[45:41] mais sinon, man, tu sais,
[45:42] qu'est-ce qui est si important
[45:44] qu'il faut qu'on se parle de vive voix?
[45:47] C'est aussi surprenant, des fois, des appels.
[45:49] Genre, est-ce que ta journée
[45:51] est tout le temps bookée de meetings
[45:52] ou elle est plus vide
[45:54] pour que tu puisses faire du travail?
[45:57] C'est un entre-deux, honnêtement,
[45:58] mais des meetings, oui,
[46:00] ça dépend de la période de l'année.
[46:02] Tu sais, là, en début d'année,
[46:03] avec les rencontres annuelles,
[46:04] avec les fonds de sort,
[46:04] on est plus booké,
[46:06] mais sinon, je dois avoir
[46:07] entre 5 à 10 rencontres à l'horaire,
[46:12] mettons.
[46:13] Par semaine.
[46:14] Par semaine.
[46:14] Par semaine, oui.
[46:15] Wow.
[46:15] Mais c'est cool parce que, honnêtement,
[46:18] c'est beaucoup, je ne sais pas
[46:19] si c'est beaucoup ou si ce n'est pas beaucoup,
[46:20] dans le sens que je me montre dans mon...
[46:22] Des fois, je vois des horaires,
[46:23] je suis là, man,
[46:23] comment tu fais pour en vivre, genre?
[46:25] T'as 8 meetings de 30 minutes par jour.
[46:27] Tu fais-tu pipi?
[46:28] Comment ça fonctionne,
[46:29] la dynamique avec un horaire de mort?
[46:30] Moi, je ne serais pas capable.
[46:31] Je trouve fou, genre,
[46:32] parce que moi, je veux partir au Kiro,
[46:34] puis tu sais, je ne peux pas avoir
[46:36] un million de meetings.
[46:37] Je m'en vais deux semaines au Brésil,
[46:38] il faut que j'annule tout le monde,
[46:39] ça ne marche pas.
[46:40] Non, non, je comprends vraiment,
[46:41] mais c'est cool.
[46:42] Là, tu partes deux semaines au Brésil
[46:43] avec ta famille?
[46:44] Non, dans le fond,
[46:45] on parlait de créer sa famille.
[46:47] J'ai un ami à moi, Marc-Antoine,
[46:49] c'est notre troisième année.
[46:50] Dans le fond, moi, ma fête,
[46:51] c'est fin janvier,
[46:52] puis lui, c'est comme mi-février.
[46:53] C'était genre avant hier, là?
[46:56] Moi?
[46:56] Oui.
[46:56] Ça fait une semaine, c'était le 20.
[46:58] Bonne fête en retard.
[46:58] Merci.
[46:59] Puis lui, c'est le 18 février,
[47:01] fait qu'on part tout le temps en février,
[47:03] bien tout le temps.
[47:03] Ça fait trois ans.
[47:05] Fait que là, cette année,
[47:05] c'est le Brésil.
[47:06] Fait qu'on a fait Italie, Égypte,
[47:08] puis là, cette année,
[47:08] on s'en va en Égypte.
[47:09] Au Brésil, excuse.
[47:10] C'est trop cool.
[47:10] Vous faites quoi quand...
[47:11] C'est quoi votre...
[47:13] C'est quoi que vous faites en voyage
[47:14] tous les deux ensemble?
[47:15] On visite, oui.
[47:16] On visite, on se promène.
[47:18] On n'a pas full d'itinéraires pré-faits.
[47:20] Tu sais, on book les billets d'avion,
[47:22] on book les endroits où on veut dormir,
[47:24] mais le reste, c'est quand même assez
[47:25] freestyle, easygoing.
[47:27] Fait que si une journée,
[47:28] on n'a rien de planifié,
[47:29] bien on sort à 8 h du Airbnb ou de l'hôtel,
[47:31] puis on fait juste comme marcher.
[47:33] Cette année, il y a une dynamique différente.
[47:35] L'année dernière, quand on est allé en Égypte,
[47:37] on a rencontré trois gars du Saguenay
[47:39] dans notre croisière sur le fleuve du Nil.
[47:42] Là, on y va avec eux au Brésil.
[47:43] C'est bien hot.
[47:44] C'est vraiment hot.
[47:45] Vous allez aller où au Brésil?
[47:46] Bien là, on fait Rio.
[47:49] Il a grandé.
[47:50] Honnêtement, je n'ai même pas participé à l'horaire.
[47:53] C'est eux qui l'ont fait.
[47:54] Moi, j'ai booké mon billet d'avion,
[47:56] puis lui, à mon ami Marc-Antoine,
[47:57] puis après, je vais rembourser les gens
[47:59] pour les Airbnb.
[48:00] Moi, je me laisse mener.
[48:02] Mais comme j'avais dit au gars,
[48:03] je dis, moi, ça ne me dérange pas.
[48:04] On peut aller n'importe où.
[48:05] Juste avoir un lit confortable.
[48:07] Cool.
[48:08] C'est vraiment hot.
[48:09] J'ai été au Brésil à Rio
[48:11] fêter le jour de l'an l'année dernière.
[48:13] Nous, on y va pendant le carnaval.
[48:14] Oh my God.
[48:15] Ça va être le putain de chaos.
[48:16] C'est le chaos.
[48:17] Ça a l'air vraiment nice, par exemple.
[48:18] Tu avais aimé?
[48:19] J'avais adoré.
[48:20] J'ai adoré.
[48:20] Tout le monde a un coup de cœur pour Rio.
[48:22] J'ai parlé avec quelques personnes
[48:23] qui ont vraiment trippé sur Rio.
[48:26] Moi, je ne pense pas que je peux dire
[48:27] que j'ai eu un coup de cœur
[48:29] parce que dans ma tête, un voyage,
[48:31] je ne sais pas comment expliquer,
[48:32] mais c'est comme si je ne me sentais
[48:35] ni chez moi, ni en voyage.
[48:37] Je me sentais juste comme dans un monde
[48:39] complètement éclectique.
[48:42] Pas nécessairement en sécurité pour aller courir
[48:44] tout le temps, toute seule aussi.
[48:46] Pour moi, c'est comme un élément fondamental
[48:48] de mon bien-être.
[48:49] Je ne peux pas me sentir en sécurité
[48:50] pour aller courir.
[48:52] Comment je me sens bien,
[48:53] c'est un petit peu difficile.
[48:56] Mais c'était vraiment, vraiment hot.
[48:57] Je veux dire, la ville est magnifique.
[49:00] C'est de toute beauté.
[49:02] Les gens sont gentils.
[49:04] Mais le jour de l'heure, là-bas,
[49:05] je vais m'en rappeler toute ma vie.
[49:07] C'était avec toute ma famille.
[49:08] On était là-bas.
[49:10] Oui, c'était...
[49:12] Quand tu dis que tu ne te sentais pas en sécurité,
[49:14] es-tu un peu à cause des favelas
[49:16] et ces trucs-là?
[49:17] Je n'étais même pas dans le secteur.
[49:19] Il n'y avait pas de favelas vraiment proches.
[49:22] Mais c'est sûr que dans ces secteurs-là,
[49:24] vraiment pas en sécurité.
[49:25] Dans le sens que je restais avec ma famille
[49:27] tissée serrée.
[49:29] Je traverse une rue et j'ai peur.
[49:31] C'était vraiment...
[49:33] Peut-être que je suis peureuse,
[49:34] mais dans la vie, je ne suis pas si peureuse que ça.
[49:37] Si je ne me sens pas en sécurité,
[49:39] j'imagine que je ne suis pas la seule.
[49:41] Il y a peut-être des petits signes qui font en sorte.
[49:42] Oui, c'est ça, exact.
[49:43] Mais j'étais quand même capable d'aller courir
[49:45] des 10 kilos dans la rue toute seule.
[49:49] Ça allait bien, c'était correct.
[49:51] Mais je n'avais rien dans mes mains.
[49:54] Je ne pouvais pas avoir mon sel avec moi.
[49:56] Ils disent d'avoir un deuxième cellulaire au cas où.
[49:59] Mais après ça, il y a une gang de gars
[50:02] qui passent ensemble.
[50:02] Oui, nous, on est cinq gars.
[50:03] C'est sûr que la dynamique est différente.
[50:05] Je ne me souviens jamais.
[50:06] J'ai fait Colombie-en-Égypte des fois.
[50:08] J'étais comme, on ne prendra peut-être pas la ruelle ici.
[50:12] Mais sinon, c'est comme mon...
[50:14] Chet GPT nous a dit,
[50:16] n'allez pas dans les favelas.
[50:17] Mais à un moment donné, je pense qu'on va s'en rendre compte
[50:19] à quoi ça a l'air.
[50:21] Je ne sais pas, tu en as le goût de dire.
[50:22] Tu regarderas les...
[50:24] Mais je pense que c'est vraiment cool à visiter.
[50:26] Malheureusement, moi, je n'étais pas là quand on a visité.
[50:29] En fait, non, je pense qu'on ne pouvait pas visiter
[50:30] le moment où on est allé.
[50:34] Mais je pense que c'est vraiment, vraiment cool à visiter.
[50:37] Mais tu y vas guidé et tout ça.
[50:39] Il y a comme un encadrement.
[50:40] Sûrement que tes amis ont déjà historien ici.
[50:43] Probablement, oui.
[50:43] C'est sûr que vous allez visiter le favela.
[50:45] Mettons, les trois gars qu'on a rencontrés en Égypte
[50:48] sont bien comme plage et tout.
[50:50] Il y a des super belles plages.
[50:52] Mais moi, visiter des trucs historiques
[50:54] ou aller sur une plage
[50:56] et juste jouer au soccer, jouer au volleyball,
[50:58] les deux,
[50:59] c'est pas mon affaire.
[50:59] Tu sais, moi, je veux juste visiter, voyager.
[51:03] C'est pas chaud.
[51:04] T'as l'air d'être vraiment un bon vivant
[51:05] et d'être pas compliqué.
[51:07] Non, je me considère quand même assez simple, je pense.
[51:09] Je n'ai pas besoin de grand-chose
[51:11] pour me sentir bien slash heureux, mettons.
[51:14] C'est quoi qui te rend le plus heureux dans la vie?
[51:16] Rien faire.
[51:17] Ah oui?
[51:18] OK, fait que là, comme entrepreneur...
[51:19] Pas rien faire, mais c'est ça.
[51:20] C'est que, mettons, quand je suis au Québec,
[51:23] j'aime ça être chez moi dans mes affaires.
[51:26] En été, je suis bien, bien dur à sortir de la maison.
[51:29] Je sors dehors, on se baigne, puis on rentre le soir.
[51:31] Mais, tu sais, puis ma conjointe, elle sait,
[51:34] si tu mets 42 projets la fin de semaine,
[51:37] non, j'aime pas tant ça.
[51:39] En vacances, c'est pas pareil.
[51:40] Là, je veux en voir le plus possible,
[51:41] puis là, il faut que ça roule, tu sais.
[51:43] Mais ça dépend de la dynamique du voyage.
[51:45] Tant en Égypte, je voulais voir le plus de temples possible,
[51:47] les pyramides, on est allé en Jordanie aussi.
[51:50] Mais, tu sais, si au Brésil, le mot d'ordre,
[51:52] c'est on fait toutes les plages,
[51:53] on va faire toutes les plages, puis ça me dérange pas.
[51:56] J'aime ça.
[51:56] Je pense que j'aime juste pas avoir des plans définis.
[51:59] Puis, notre entreprise est comme...
[52:01] C'est un plan pareil, tu sais.
[52:02] Le but, c'est de se rendre là, ouvrir les magasins,
[52:06] continuer avec l'expansion,
[52:08] donner des possibilités d'avancement
[52:09] à nos employés, etc., etc.
[52:11] Fait que dans toutes les autres sphères de ma vie,
[52:14] j'aime mieux être plus comme au feeling, genre.
[52:17] Avez-vous beaucoup de filles dans votre business?
[52:20] Je pense qu'il y a plus de filles que de gars.
[52:21] Ah oui?
[52:22] Peut-être pas au laboratoire, surtout dans la production.
[52:25] Peut-être plus des gars, mais même là,
[52:27] je pourrais pas dire, tu sais,
[52:27] je vais pas souvent dans les salles de blindage.
[52:29] Mais admettons, dans les bureaux, là...
[52:33] C'est pas mal égal.
[52:34] Peut-être plus filles, oui.
[52:36] Surtout, je suis absenté, vu que c'est plus, tu sais, créatif.
[52:39] Peut-être, je sais pas.
[52:41] Moi, j'aime les...
[52:43] Bien, oui, j'aime les femmes, là,
[52:44] mais j'aime les femmes au travail.
[52:46] Je trouve que vous êtes plus efficaces que nous, les gars.
[52:48] Vous êtes moins paresseux.
[52:49] Genre, vous avez comme ça en dedans
[52:50] à cause que vous êtes peut-être pour être maman,
[52:53] puis c'est quand même un gros job d'être maman.
[52:55] J'ai toujours trouvé que les femmes étaient travaillantes.
[52:57] C'est drôle parce que, bien,
[52:59] je veux pas me vanter, mais je pense que je suis d'accord.
[53:01] À chaque fois que j'ai une affaire de même,
[53:03] à un moment donné, je me rappelle, j'ai dit ça dans un balado
[53:05] que je me faisais passer en balado.
[53:08] Puis j'ai dit une affaire de même,
[53:09] je me suis fait roaster, là, sur les réseaux.
[53:12] Mais en même temps, tu sais,
[53:14] je pense juste que c'est des qualités différentes.
[53:16] Oui, ça dépend.
[53:17] Il y a des gars super travaillants,
[53:18] il y a des filles qui se pognent le beigne.
[53:21] À l'inverse aussi, tu sais.
[53:23] Mais...
[53:24] C'est quoi vos objectifs?
[53:25] OK, mettons, toi, tes objectifs personnels
[53:28] qui s'en viennent pour la prochaine année,
[53:30] puis j'aimerais ça que tu me parles aussi
[53:32] de c'est quoi vos objectifs futurs
[53:33] qui s'en viennent chez Shop Santé.
[53:35] Bien, chez Shop, avec le laboratoire,
[53:37] c'est vraiment de continuer la croissance
[53:38] puis de trouver un moyen de la soutenir.
[53:42] Souvent, c'est ça qui est dur.
[53:43] Tu sais, on parle de chiffres et tout,
[53:44] mais à un moment donné, quand tu as 40, 50, 60 magasins
[53:48] à fournir avec notre marque privée,
[53:51] bien, il faut qu'on la produise, tu sais.
[53:52] Ça fait que ça vient avec un stress financier
[53:55] et opérationnel.
[53:56] Ça fait que de soutenir la croissance
[53:58] qu'on va avoir,
[53:58] parce qu'on estime que si on n'est pas chanceux,
[54:02] on va avoir comme un 10 nouveaux magasins.
[54:04] Ça fait 25 % de croissance direct de même.
[54:08] Ça, c'est 100 la croissance des magasins
[54:09] qui font en moyenne pas mal 20 à 25 %
[54:13] depuis plusieurs années, tu sais.
[54:15] Ça fait que, si tu calcules vite,
[54:17] ça met quasiment un 50 % d'augmentation
[54:19] sur les stocks disponibles.
[54:22] Ça fait que ça, c'est l'objectif de Shop Santé,
[54:24] ça va être ça, de commencer à 50 magasins,
[54:27] puis après, on verra bien.
[54:28] On s'en va, mais je pense qu'on a l'équipe
[54:31] pour y aller cette année.
[54:33] Il y a eu beaucoup de mouvements, mettons,
[54:34] dans les dernières années, puis 2025 principalement,
[54:37] mais là, je pense qu'on a une bonne équipe
[54:38] au niveau opérationnel, autant en laboratoire
[54:41] que dans Shop Santé, pour être sûr
[54:43] qu'on ait le moins de petits accrochages, mettons.
[54:46] Ça crée-tu beaucoup de pression financière aussi,
[54:49] cette croissance-là?
[54:50] Oui, bien, ce qui est tough avec les banques,
[54:53] c'est que quand tu n'as pas d'argent,
[54:54] ils ne veulent pas t'en passer.
[54:56] Puis quand tu en as, ils te demandent
[54:58] un million de documents de ci, puis de ça,
[55:00] mais comme, tu sais, nous, on a racheté des magasins,
[55:02] puis là, on en ouvre, mais il y a des magasins,
[55:04] ça fait un an et demi qu'on a payé de notre poche,
[55:08] et encore à ce jour, on ne s'est pas fait rembourser, tu sais.
[55:11] Mais c'est des millions de dollars
[55:12] qui sortent de nos poches à nous, tu sais,
[55:15] fait que ça, ça nous met des bâtons dans les roues
[55:17] pour la croissance,
[55:19] ou c'est de l'argent qu'on aurait pu littéralement
[55:22] se donner, ou engager plus de monde
[55:24] pour être plus performant.
[55:26] Fait que c'est vraiment tough.
[55:27] Je ne sais pas si c'est le même,
[55:28] système financier aux États-Unis,
[55:29] mais calique qu'ici, c'est pas axé
[55:31] pour que les entrepreneurs aient du succès, là.
[55:34] Fait que oui, le stress financier est très présent, là.
[55:38] Heureusement que ça roule beaucoup, là, quand même.
[55:40] On a un bon roulement, autant en commerce en ligne
[55:42] qu'en distribution.
[55:44] On agit aussi comme agence marketing,
[55:46] fait que, tu sais, on vend des paquets aux fournisseurs.
[55:48] Fait que, tu sais, tout ça, c'est notre rentabilité,
[55:50] fait que, ouais, une chance que ça roule,
[55:52] parce que des fois, ça serait moins drôle, là.
[55:54] Ah, c'est vraiment bon.
[55:55] Puis est-ce que des fois, justement,
[55:56] ça vous fait questionner vos partenaires financiers
[55:58] puis vous dire, là, on rentre un institutionnel
[55:59] pour nous supporter dans le plan de croissance
[56:01] ou quelque chose comme ça?
[56:02] Quand tu parles institutionnel,
[56:03] tu parles-tu d'un financement comme privé
[56:05] ou de se liquider et vendre des pages, genre?
[56:07] Institutionnel, je voudrais dire,
[56:08] vous diluez pour rentrer un prêteur institutionnel,
[56:11] genre un FTQ.
[56:11] Non, ça, jamais, non.
[56:12] Ça, jamais, jamais, jamais, jamais.
[56:14] Si j'ai pas les...
[56:14] Tu sais, nous, on est quatre, quand même,
[56:15] fait que c'est 25 % chaque.
[56:18] Tu sais, je me dilue en bas de ça aussi,
[56:19] bien tout de ventre, puis...
[56:20] Ah, ouais.
[56:21] Aller rien faire chez nous,
[56:22] puis me libérer de ce stress, là.
[56:24] Fait que, non, ça a fini passé.
[56:27] On s'était fait approcher
[56:28] par un entrepreneur québécois
[56:30] qui est quand même très connu.
[56:31] Il voulait acheter au début 100 %,
[56:33] puis là, il disait qu'il avait aimé
[56:34] notre approche et tout,
[56:36] fait qu'il voulait acheter la moitié.
[56:38] Mais on n'est pas allé de l'avant
[56:39] parce que...
[56:41] Plein de raisons, là.
[56:42] Tu sais, justement, se diluer,
[56:43] puis à un moment donné, j'étais comme...
[56:44] Ouais, bien là...
[56:44] Tant qu'à le faire pour la moitié,
[56:46] on avait l'impression de se vendre,
[56:48] de s'acheter un boss, un peu.
[56:50] Puis changer de partenaire financier,
[56:52] tu sais, là, on est avec Institut X,
[56:54] on s'était fait approcher par Y.
[56:57] En le disant à notre institut actuel,
[56:59] finalement, ils ont été plus agressifs,
[57:02] mais je pense que ça aurait valu la peine
[57:03] de changer parce qu'ils ont été plus agressifs,
[57:05] mais ils n'ont pas livré à ce jour encore, tu sais.
[57:07] Ah ouais.
[57:08] Fait que des fois, ça amène un lot de travail
[57:10] de tout changer, mais je pense que des fois,
[57:12] ça peut valoir la peine de voir
[57:14] si le gazon est plus vert ailleurs.
[57:16] Tu sais, ce qu'on dit de ne pas faire,
[57:17] mais je pense que des fois,
[57:18] ça peut valoir la peine.
[57:20] On ne l'a pas fait, on aurait peut-être dû.
[57:23] Sinon, on est...
[57:24] On a eu des offres d'achat,
[57:25] on en a eu 5-6, mettons,
[57:28] dans 2-3 dernières années, oui,
[57:30] pour l'entreprise, oui.
[57:31] Puis c'est quoi qui fait que vous n'allez pas
[57:34] de l'avant vers ce genre de fleu, mettons?
[57:37] Je ne sais pas.
[57:40] Là, si on en avait une aujourd'hui,
[57:42] je pense que la réponse serait peut-être différente
[57:44] à cause de l'ampleur des opérations
[57:46] puis le montant qu'on recevrait.
[57:48] Peut-être que là, on changerait d'idée,
[57:50] mais on n'est jamais allé de l'avant
[57:51] parce qu'à un moment donné, tu fais des calculs, tu sais.
[57:54] La vie coûte tellement cher
[57:55] que tu te dis, OK, si je reçois tant,
[57:58] mais je n'ai plus rien qui rentre,
[58:01] est-ce que ça le fait, tu sais, ça fait-tu du sens?
[58:05] Fait qu'on a tout un montant en tête,
[58:06] fait que je m'imagine qu'il est différent pour tout le monde,
[58:10] mais je suis pas mal sûr qu'à un moment donné,
[58:11] on va atteindre un prix qu'on va y penser pour vrai,
[58:14] parce qu'avec le stress,
[58:16] maintenant, on a tous des enfants.
[58:18] Un de nos partenaires, le dernier, son fils,
[58:19] doit avoir 6 mois-ish à peu près aujourd'hui.
[58:22] Donc, tu sais, on a tout.
[58:24] Moi, ma vision de la vie a changé,
[58:26] mais comme vraiment, mais vraiment,
[58:27] quand j'ai eu mon enfant.
[58:29] Comment, genre, explique-le un peu plus,
[58:31] parce que je sais qu'il y a tellement de mamans dans notre équipe,
[58:33] pas dans notre équipe, mais dans la communauté qui nous écoute.
[58:36] Il y a des papas aussi.
[58:38] J'aimerais ça que tu nous en parles un peu plus.
[58:39] Bien, c'est parce que t'es plus important, genre.
[58:41] C'est lui ou elle, tu sais, on a une fille,
[58:44] nous, on a un petit gars,
[58:45] mais c'est comme la priorité change.
[58:47] Comme je disais au début,
[58:49] moi, je me sens mal quand je suis pas là, tu sais,
[58:51] parce que je veux être là.
[58:52] Moi, j'ai grandi sans père,
[58:54] je dis souvent que les gens vont reproduire
[58:56] ce qu'ils ont vécu,
[58:58] fait que je suis quand même très content
[59:00] de pas avoir comme perpétué la tradition.
[59:05] Des fois, quand il fait des crises,
[59:07] pour aucune raison, je suis comme,
[59:08] « Ah, bien là, je pourrais comprendre. »
[59:10] À la blague, évidemment,
[59:12] mais non, moi, quand j'ai eu un enfant,
[59:14] je sais même pas comment l'expliquer.
[59:18] Tu sais, tu l'aimes tellement
[59:19] que c'est pas toi qui est important.
[59:22] Genre, je passe en dernier.
[59:23] Moi, le chien passe en...
[59:24] De subvenir aux besoins de ma famille,
[59:27] c'est comme ma mission,
[59:30] puis c'est plate,
[59:31] mais dans le monde qu'on vit,
[59:32] c'est monétairement que ça se passe.
[59:35] Tu vois bien ce qu'on veut,
[59:36] le capitalisme, que tu sois pas au compte.
[59:39] En ce moment, si tu veux être libre
[59:40] de tes propres choix,
[59:42] puis offrir les meilleures opportunités à ta famille,
[59:45] c'est monétaire.
[59:45] En tout cas, dans mon livre à moi, c'est monétaire,
[59:48] puis c'est ça, ma mission de vie.
[59:50] Tu la supportes aussi, ta famille.
[59:52] Oui, je supporte ma famille.
[59:53] C'est la culture.
[59:54] C'est pas la culture, mais c'est votre contexte aussi.
[59:56] C'est pas tout le monde qui a ce contexte-là,
[59:57] mais dans le tien, c'est ça,
[1:00:01] ta mission première au final.
[1:00:02] Ça doit être dur de jongler
[1:00:05] entre ton désir
[1:00:07] d'être un père super présent
[1:00:09] puis de leverager
[1:00:11] la business au maximum
[1:00:12] pour éventuellement arriver au moment
[1:00:15] où tu vas peut-être avoir encore plus de temps
[1:00:17] pour ta famille, puis apporter aussi
[1:00:18] le support
[1:00:20] à très long terme.
[1:00:24] Oui.
[1:00:25] Comme tu disais tantôt, en ce moment,
[1:00:27] avec l'équipe qu'on a, ça nous permet vraiment
[1:00:29] d'avoir une horaire qui est plus
[1:00:31] sain, si on veut.
[1:00:33] Je suis vraiment
[1:00:34] grateful pour ça. Je suis vraiment content
[1:00:37] qu'on s'en soit rendu là, parce que ça nous amène
[1:00:39] une certaine flexibilité, puis c'est le fun.
[1:00:42] Puis pour toi, personnellement,
[1:00:44] c'est quoi qu'on te souhaite
[1:00:45] pour tes prochains objectifs,
[1:00:47] si on peut dire, ambitions, désirs,
[1:00:49] parce qu'on est en début d'année, 20-26,
[1:00:52] puis défense.
[1:00:54] Mon meilleur ami m'a posé
[1:00:55] la question, je ne me souviens pas si c'était à ma fête
[1:00:57] ou en début d'année, il dit
[1:00:58] « Tu te souhaites quoi pour 2026 ou tes 34 ans? »
[1:01:02] Peu importe.
[1:01:03] La première affaire qui m'est venue en tête,
[1:01:05] c'est de retrouver la paix.
[1:01:07] Je pense qu'on a eu des grosses
[1:01:10] années, puis on a tous été
[1:01:11] très stressés. On s'est tous
[1:01:13] perdus. Là, quand je dis « on »,
[1:01:15] je parle de moi et mes
[1:01:17] trois partenaires. Je pense qu'on a tous un peu
[1:01:19] oublié d'où on venait,
[1:01:23] qu'est-ce qu'on aimait,
[1:01:24] qu'est-ce qu'on aimait dans notre travail.
[1:01:27] Je pense que ça a affecté
[1:01:28] beaucoup
[1:01:29] notre mental.
[1:01:32] Moi, ça serait de retrouver
[1:01:33] mon bonheur dans tout.
[1:01:36] Quand je suis à la maison,
[1:01:38] je me sens super bien et tout, mais il y a tout le temps
[1:01:39] comme un... pas un vide, mais
[1:01:42] comme un stress. J'aimerais ça
[1:01:44] me sentir comme...
[1:01:45] Plus allégé.
[1:01:46] Plus peaceful. C'est ça, de retrouver la paix.
[1:01:50] C'est que ce qui est plate en ce moment,
[1:01:52] j'adore ce qu'on fait.
[1:01:54] C'est Shop Santé, j'adore ça.
[1:01:56] Le laboratoire, tout ça, j'adore ça, mais j'ai plus
[1:01:58] de plaisir à le faire. Fait que c'est de retrouver
[1:02:00] la petite flamme, que ça soit
[1:02:02] dans l'entrepreneuriat
[1:02:04] ou en vendant, puis en étant
[1:02:06] juste papa à la maison, je le sais pas.
[1:02:08] Puis je pense qu'en 2026, j'aimerais être capable
[1:02:10] de répondre à cette question-là.
[1:02:12] C'est gros quand même, comme
[1:02:14] moment, là.
[1:02:16] Très large. J'espère
[1:02:18] juste que je vais y arriver, parce que sinon...
[1:02:20] Non, mais...
[1:02:22] Je suis tellement... Puis est-ce que tu sens que
[1:02:24] justement, c'est quelque chose que t'as des
[1:02:26] mesures concrètes pour t'aider
[1:02:28] à y arriver? Je pense pas, non.
[1:02:30] Ah oui? Non. Pas...
[1:02:32] Non, non. Puis tes associés, eux,
[1:02:34] ils sentent-tu qu'ils ont des
[1:02:36] façons, comme, pour s'aider
[1:02:38] à y arriver?
[1:02:40] C'est plate, mais avec
[1:02:42] le temps, on a eu beaucoup de conflits à l'interne.
[1:02:44] Fait qu'on est beaucoup moins proches qu'on était avant.
[1:02:48] Je te dirais que, tu sais, on s'entend
[1:02:50] bien et tout, mais il y en aurait un que c'est
[1:02:52] mon ami, mettons. C'est la fête à son ami.
[1:02:54] C'est mon fils, en fait, semaine prochaine, puis
[1:02:55] je vais être... Bien, tu sais, je suis le parrain de son hôte aussi,
[1:02:58] mais tu sais, c'est plus
[1:02:58] lui qui est mon ami, mettons. Fait que
[1:03:02] je le sais que lui se sent un peu
[1:03:04] comme moi, mais les autres,
[1:03:06] je le sais pas. Tu sais, je pense qu'on est tous fatigués,
[1:03:08] comme je disais, mais je pourrais pas te dire
[1:03:10] c'est quoi le but
[1:03:11] des deux autres. Tu sais, on s'est un peu perdus avec le temps.
[1:03:14] L'ampleur des opérations aussi,
[1:03:16] à un moment donné, tu te sépares, parce que
[1:03:17] on est deux plus dans le shop santé, deux plus
[1:03:20] dans le laboratoire. Fait que, tu sais,
[1:03:21] on se rencontre à chaque semaine, puis on a des points,
[1:03:24] on se parle, mais c'est moins... Tu sais, avant, on faisait
[1:03:25] tout nous-mêmes, là. On a eu
[1:03:27] un employé pendant longtemps, puis c'est
[1:03:29] lui qui livrait dans les magasins.
[1:03:31] Tu sais, il est encore là à ce jour.
[1:03:34] Mais avant, on faisait les commandes en ligne, on faisait
[1:03:35] le marketing, on faisait le service client.
[1:03:39] On allait
[1:03:39] livrer s'il fallait, on faisait les ouvertures de magasins,
[1:03:42] on peinturait les magasins, on faisait
[1:03:43] tout, tout, tout de A à Z, mais on était
[1:03:45] tout le temps ensemble. Fait que...
[1:03:47] Ça, c'est un peu la
[1:03:50] culture de shop santé. Tu sais, on est des
[1:03:52] doers. Quand on a déménagé,
[1:03:54] justement, notre magasin à Terrebonne, on a juste
[1:03:56] déménagé
[1:03:56] pendant une semaine, pendant cinq jours. Fait que c'était genre
[1:03:59] de 5-6 le matin à
[1:04:01] 9-10-11 le soir. Fait que, tu sais, oui,
[1:04:04] cette semaine-là, j'ai pas vu ma famille, mais
[1:04:05] comme la dynamique, c'était
[1:04:08] comme good old days, là.
[1:04:09] C'était hot, là. Tu sais, on commandait du Pidiot,
[1:04:11] puis on buvait de la vodka. Tu sais, c'était
[1:04:13] hot, là. Tu sais, c'était... — Ça fait combien de temps que c'est plus comme ça?
[1:04:18] Euh...
[1:04:18] Peut-être 2-3 ans, genre.
[1:04:20] COVID, c'était comme ça, là. Tu sais, on s'est
[1:04:22] fait complètement attaquer tout bord du côté.
[1:04:24] Par les commandes en ligne, puis le
[1:04:26] rendement des magasins a doublé.
[1:04:28] Fait que, tu sais, on avait comme pas le choix, mais ouais, je te dirais
[1:04:30] peut-être un 2-3 ans que c'est plus
[1:04:31] dynamique.
[1:04:34] Pas corpo, mais comme c'est plus
[1:04:36] structuré. Il y a des départements,
[1:04:38] on a des RH, on a
[1:04:40] 4 comptables à l'interne.
[1:04:42] On a un contrôle qualité au laboratoire
[1:04:44] qui sont 4-5. Fait que ça l'a vraiment...
[1:04:45] La dynamique a changé. Mais à un moment donné,
[1:04:48] t'as pas le choix de structurer
[1:04:50] puis de rendre ça sérieux,
[1:04:52] entre guillemets, parce que là, t'as
[1:04:54] 500 personnes qui dépendent de toi,
[1:04:56] tu sais. Fait qu'on peut plus être juste
[1:04:58] 4 débiles
[1:05:00] qui décident de tout changer du jour au lendemain.
[1:05:02] Fait que c'est sûr que la dynamique a changé.
[1:05:05] Ouais, je te dirais peut-être
[1:05:06] 3 ans, genre. Mais c'est vraiment intéressant
[1:05:08] ce que tu dis parce qu'il y a tellement... J'ai l'impression
[1:05:10] que des fois, on veut
[1:05:12] grossir, genre. On veut être une compagnie
[1:05:14] publique. On veut, genre,
[1:05:16] atteindre un certain chiffre d'affaires.
[1:05:18] On veut... Mais on pense
[1:05:20] pas aux conséquences dans le D2D de ce que
[1:05:22] c'est réellement. C'est très...
[1:05:23] Cette nouvelle réalité-là. Une compagnie publique, ça doit être
[1:05:25] encore pire, les réglementations et tout.
[1:05:27] Moi, j'ai travaillé beaucoup pour des compagnies publiques,
[1:05:29] mais, tu sais, comme plus légal,
[1:05:31] parce que valeurs mobilières, c'était vraiment
[1:05:34] ma niche. Tu sais, je veux dire, tout
[1:05:36] est réglementé. Tu reçois un term sheet,
[1:05:38] le soir même, tu calls un CA. Dans la nuit,
[1:05:40] il faut que tu résiges son draft press release.
[1:05:43] Avant l'ouverture du marché,
[1:05:44] le lendemain matin, il faut que ce soit sorti.
[1:05:46] Là, après ça, tu réagis avec les
[1:05:48] banquettes. Je veux dire, c'est vraiment
[1:05:49] un autre vibe complètement. Puis,
[1:05:52] t'as des institutionnels carrés,
[1:05:53] puis bref, tu sais, c'est vraiment autre chose,
[1:05:56] mais...
[1:05:56] En tout cas,
[1:06:00] ça me ramène souvent
[1:06:01] à la question...
[1:06:03] C'est quoi, toi, ton objectif?
[1:06:06] Ouais, tu sais, je parle que mon but,
[1:06:08] c'est ça, puis je sais pas comment je vais y arriver,
[1:06:10] mais j'ai toujours eu... Tu sais, je parlais
[1:06:11] monétaire, mais moi, combien
[1:06:13] je veux de côté pour me sentir
[1:06:15] comme... OK.
[1:06:18] Peu importe ce qui arrive,
[1:06:19] si ça plante,
[1:06:21] si le jour au lendemain, les suppléments,
[1:06:23] c'est peu un thing, puis que les gens
[1:06:25] arrêtent de faire attention à leur santé, puis qu'ils veulent
[1:06:27] pas l'optimiser, bien, au moins, je serais correct,
[1:06:29] tu sais. Mais nous, il y a quelqu'un qui était
[1:06:31] venu, qui voulait nous acheter, la personne
[1:06:33] qui voulait acheter la moitié, il était là
[1:06:35] à nous faire des plans, puis il disait, on peut devenir
[1:06:36] public. Je suis allé, wow!
[1:06:39] J'ai aimé, moi, c'est pas quelque chose qui m'intéresse,
[1:06:41] là. Tu sais, fine,
[1:06:43] toi, tu veux devenir milliardaire,
[1:06:45] ou peu importe, mais moi, j'ai pas besoin de ça, là.
[1:06:47] Mais normalement, en plus, une compagnie
[1:06:49] publique, c'est cool, parce que c'est quand t'as des besoins
[1:06:51] de financement. Oui, c'est ça, tu sais,
[1:06:53] nous, on s'autofinance, oui, il y a un gros stress financier
[1:06:55] à ça, mais le roulement fait en sorte que
[1:06:56] on est good, puis ça fait quand même 9 ans.
[1:06:59] Tu sais, oui, on a sorti de l'argent
[1:07:00] pour X, Y, Z, on en a perdu,
[1:07:03] mais ça fait 9 ans, là, tu sais, on n'a pas eu
[1:07:04] d'employés jusqu'à 5 ans, là. On faisait tout
[1:07:06] nous-mêmes. J'exagère, là, peut-être plus 3 ans,
[1:07:08] mais on faisait tout nous-mêmes, puis on se donnait pas de paye,
[1:07:10] on vivait sur les payes de nos magasins.
[1:07:13] Fait que, tu sais, on s'est vraiment tout autofinancé
[1:07:15] au début. Fait que, tu sais, on a
[1:07:17] beaucoup d'inventaires, tout ça, nos bâtisses
[1:07:19] sont à nous, on n'est pas locataires,
[1:07:21] tu sais, on a une hypothèque, mais quand même, on a
[1:07:22] beaucoup d'avoirs,
[1:07:25] fait que c'est pas la fin du monde, mais tu sais,
[1:07:26] il y en a qui partent, que moi, je veux un temps, mais comme
[1:07:28] commence par
[1:07:30] commencer, là. Oui.
[1:07:32] Mais toi, un objectif, un, qui est réalisable, parce que
[1:07:35] devenir une compagnie publique,
[1:07:37] là, ça doit être, comme tu disais,
[1:07:39] ça doit être épouvantable, juste la réglementation
[1:07:41] puis les étapes pour te rendre
[1:07:43] là, puis nous, ça n'a jamais été quelque chose qui
[1:07:45] nous intéressait. Tu sais, au début, nous, c'était
[1:07:47] d'opérer nos magasins, puis
[1:07:49] là, on a eu des demandes de franchise,
[1:07:51] puis de fin dans les goûts, on est devenu franchiseur,
[1:07:53] après ça, on est devenu producteur,
[1:07:55] tu sais, ça a tout été des étapes qui
[1:07:57] étaient zéro planifiées, mais
[1:07:59] c'était l'étape logique, tu sais. Fait que quand
[1:08:01] on arrivait, comme, face au mur,
[1:08:03] comme, OK, là, on se fait produire
[1:08:05] ailleurs, on a déjà un bon roulement,
[1:08:07] on contrôle pas la qualité, on contrôle pas les
[1:08:09] saveurs, on contrôle pas les délais, on contrôle
[1:08:11] rien, dans le fond. Prochaine
[1:08:13] étape, c'est quoi? OK, bien, on va le faire,
[1:08:15] nous-mêmes, tu sais. Fait que ça a toujours été ça.
[1:08:17] C'est des fois, on se lance, puis on se lance, puis on est
[1:08:19] dans le flot, puis on réalise
[1:08:21] pas à quel point on est rendu
[1:08:23] loin, puis creux,
[1:08:25] puis c'est peut-être pas nécessairement
[1:08:26] ça qu'on voulait, ou peut-être qu'on le voulait, mais il y a
[1:08:28] des éléments à venir, comme
[1:08:30] rééquilibrer avant de continuer
[1:08:33] de grandir, là, fait que
[1:08:34] se consolider, genre, personnellement,
[1:08:36] comme équipe aussi.
[1:08:40] T'as-tu des mentors,
[1:08:41] des gens qui te supportent? Non.
[1:08:42] T'aimerais-tu ça? Non.
[1:08:44] Pourquoi?
[1:08:45] Parce que la façon que lui le fait,
[1:08:47] ça veut pas dire que c'est ma façon à moi de le faire, tu sais.
[1:08:49] Mais poser des questions à des gens
[1:08:51] qui ont fait des choses... Non, moi, ce que j'aimerais,
[1:08:53] c'est avoir des gens dans mon entourage
[1:08:55] avec qui parler, qui ont le même
[1:08:57] parcours, ou
[1:08:59] qui ont
[1:09:01] buildé, qui ont construit
[1:09:03] le même genre, pas le même genre d'entreprise, mais
[1:09:04] le même genre de niveau. Ça, j'aimerais
[1:09:07] ça avoir du monde avec qui relate.
[1:09:09] Puis t'en as-tu? Non. Mais quand je parle de
[1:09:11] mentors, là, en fait, tu sais,
[1:09:12] peut-être que je m'extrime mal, il y a des gens qui sont
[1:09:14] en mode, j'ai besoin d'un mentor, parce que
[1:09:16] ils ont... Ils ont... Ils ont besoin
[1:09:18] d'avancer à la prochaine étape, là. Oui.
[1:09:20] Mais un mentor, ça peut aussi être
[1:09:22] genre un réseau, au final,
[1:09:25] de personnes qui sont
[1:09:27] meilleures que nous dans plein de sujets.
[1:09:29] Ben, c'est pas vrai, tu sais,
[1:09:30] je vais reprendre ma réponse. C'est pas que j'ai pas de mentor.
[1:09:33] Je n'ai pas de mentor
[1:09:34] physique, si on veut dire. OK.
[1:09:36] Moi, j'écoute beaucoup de podcasts financiers,
[1:09:38] tu sais, on parlait de Tony Robbins,
[1:09:40] lui et Chris Wilkes,
[1:09:42] nomme-les. Puis j'écoute beaucoup de trucs
[1:09:44] de motivation.
[1:09:44] Tu sais, je suis un joueur de basket,
[1:09:46] tu vois mon chandail. Oui.
[1:09:48] J'ai toujours grandi avec comment
[1:09:50] se motiver. Puis tu sais, tous ces gars-là, ce qu'ils disent,
[1:09:52] c'est « travaille plus fort que l'autre », dans le fond, là.
[1:09:54] Fait que c'est un peu comme ça que
[1:09:56] je fais mon mentor, si on veut,
[1:09:58] mais j'ai pas... J'ai essayé les genres de
[1:10:00] réseautage, là.
[1:10:02] Oui. Mais non, mais réseautage,
[1:10:04] c'est large, oui. Non, non, mais j'étais une proie
[1:10:06] là-bas, là. Tu sais, j'avais le chef de santé décrit dans...
[1:10:08] Là, j'avais les planificateurs financiers,
[1:10:10] les vendeurs d'assurance, les gars de CRM,
[1:10:13] les gars de marketing. Puis là, ils tombent
[1:10:14] tous dans ton LinkedIn, mais comme...
[1:10:17] Non, mais eux, ils te demandent
[1:10:18] des choses plus que toi. Oui, mais c'est ça.
[1:10:21] Mais je me suis jamais retrouvé dans une pièce
[1:10:22] que je parlais avec quelqu'un, puis j'étais comme...
[1:10:25] Ah, ben non, c'est pas vrai. Mes beaux-parents,
[1:10:27] ils ont un peu, tu sais, ils ont « buildé » de zéro.
[1:10:30] À part eux, tu sais, j'ai pas vraiment de personnes
[1:10:32] avec qui je peux parler
[1:10:34] de trucs, mais je me suis jamais retrouvé
[1:10:36] dans une pièce, j'étais comme...
[1:10:38] Mais je pense que ces connexions-là, il faut
[1:10:40] les développer, genre. Il faut les...
[1:10:42] Mais je les ai pas trouvées avec qui, dans le fond, c'est ça.
[1:10:44] Oui, c'est ça.
[1:10:44] Faut comme cibler... J'ai fait ça dans beaucoup de choses
[1:10:47] dans ma vie, mais...
[1:10:49] Still ongoing, là.
[1:10:51] Mais, tu sais, mettons,
[1:10:52] j'avais connaissance d'une personne qui avait réalisé
[1:10:55] quelque chose de vraiment hot,
[1:10:57] en quoi je me voyais, genre,
[1:10:58] ça me reflétait quelque chose en moi.
[1:11:01] J'ai « reach out » en expliquant
[1:11:02] exactement qu'est-ce que je voulais aller chercher,
[1:11:05] qui j'étais, qu'est-ce que je viens...
[1:11:06] Tu sais, pourquoi je contacte cette personne-là,
[1:11:08] puis chaque fois, ça le finit avec
[1:11:10] au moins un meeting,
[1:11:13] puis finalement, une relation
[1:11:14] à très long terme de support
[1:11:16] mutuel, puis...
[1:11:19] Une autre
[1:11:20] personne que je passais au balado
[1:11:22] tout à l'heure, dans un autre épisode,
[1:11:24] qui s'appelle Marc-Claude Viau,
[1:11:26] elle était à la direction
[1:11:28] de l'Institut de leadership
[1:11:30] durant dix ans du Québec.
[1:11:32] Plein de hauts dirigeants, seulement des hauts dirigeants
[1:11:34] qui sont là-dedans, puis elle,
[1:11:36] elle a décidé finalement de quitter l'Institut, puis de se lancer
[1:11:38] en affaires éventuellement,
[1:11:40] mais tu sais, tout ce qu'elle a fait, c'est « reach out »,
[1:11:42] « reach out », « reach out » à des gens,
[1:11:44] qui étaient meilleurs qu'elle, en disant
[1:11:46] en toute honnêteté, puis humilité, où étaient ses problèmes,
[1:11:48] puis comment elle pouvait s'améliorer.
[1:11:51] En tout cas, moi, je crois beaucoup à ça,
[1:11:52] le pouvoir de l'entourage, parce que c'est pas vrai
[1:11:54] que dans notre entourage proche,
[1:11:56] dans la rue, ou dans des événements de réseautage,
[1:11:59] il y a des gens
[1:11:59] qui ont fait ce que tu as réalisé.
[1:12:03] Il faut les cibler
[1:12:04] spécifiquement, puis aller leur parler.
[1:12:06] Mais nous, la supplémentation et tout,
[1:12:08] c'est un domaine qui est particulier.
[1:12:11] Aux États-Unis,
[1:12:12] tu sais, je suis,
[1:12:14] il y a un gars qui fait des vidéos, il fait des vlogs,
[1:12:16] c'est le propriétaire de Raw, il s'appelle
[1:12:18] Dom Iacobon, c'est lui qui a Cadence aussi.
[1:12:20] Ah oui, oui, oui.
[1:12:21] Fait que lui, il fait des vlogs, je les écoute, puis tu sais,
[1:12:23] c'est comme un mentor un peu, parce que j'écoute ce qu'il dit,
[1:12:26] puis je sais ce qu'il fait, mais c'est que le domaine
[1:12:28] de la supplémentation ici, c'est genre
[1:12:30] malsain. Tout le monde est en compétition
[1:12:32] avec tout le monde, puis personne ne veut
[1:12:34] s'aider. Ah oui. Oui.
[1:12:36] Puis si maintenant, tu t'entoures de mentors, justement,
[1:12:38] aux États-Unis, avec une mentalité plus
[1:12:40] américaine. Oui, mais c'est que le marché
[1:12:42] est trop différent. Ce qu'ils font
[1:12:44] là-bas, on ne peut pas nécessairement le faire
[1:12:46] ici. Bien, tu sais, du marketing,
[1:12:48] c'est du marketing, mais eux, un lancement de produit,
[1:12:50] ils peuvent faire ça de même. Nous, ça va prendre neuf
[1:12:52] mois. Ah oui. Fait que tu sais, si on évalue
[1:12:54] un trend, le temps qu'on aille le NPN,
[1:12:56] le Santé Canada, je ne sais pas que le trend, il soit
[1:12:58] passé, là. Puis mettons
[1:13:00] que tu t'inspirais de l'industrie, genre,
[1:13:02] pharmaceutique, mettons, qui est aussi
[1:13:04] hautement réglementée, qui a des lancements de produits
[1:13:06] aussi, mais c'est différent. Oui. En tout cas,
[1:13:08] je ne sais pas. Je ne sais pas, mais honnêtement, je ne suis
[1:13:10] jamais tombé sur quelqu'un
[1:13:11] qui
[1:13:12] physiquement, mettons, qui m'inspirait.
[1:13:15] À part, mettons, mes beaux-parents, que je trouve
[1:13:16] qu'ils ont un beau parcours, mais ce n'est pas la même dynamique.
[1:13:18] Je ne sais pas. Je crois que tu reach out à
[1:13:20] Steven Bartlett.
[1:13:22] C'est qui? Bien, il a investi
[1:13:24] dans Cadence, je crois. OK.
[1:13:26] C'est The Diary of a CEO. Tu as sûrement
[1:13:28] déjà vu. Ah, bien oui, j'écoute sur le podcast. Oui, oui.
[1:13:29] Mais Steven, il a investi.
[1:13:32] C'est un anglophone, mais d'Angleterre, il a un accent.
[1:13:34] Oui, oui. Oui. Lui,
[1:13:36] je sais qu'il se fait présenter, pitcher des
[1:13:38] projets, puis pitcher des investisseurs.
[1:13:40] Puis Cadence, justement, a
[1:13:42] pitché...
[1:13:42] Le projet d'affaires. Bien, leur projet
[1:13:44] à Steven, puis Steven s'est investi.
[1:13:46] OK. En tout cas, moi, je...
[1:13:48] Je m'étais fait écrire par... Là, j'ai oublié son prénom.
[1:13:50] Je pense que c'était Rym, dans
[1:13:52] Ange-Québec. OK, oui. Fait que là, je me dis
[1:13:54] « Ah, oui, tu sais, si je fais un exit,
[1:13:56] puis j'ai du capital, ça pourrait être quelque chose qui m'intéresse. »
[1:14:00] Fait que là,
[1:14:00] elle m'avait parlé d'un projet que j'étais comme
[1:14:02] « Oh shit, ça serait vraiment hot si je pouvais parler
[1:14:04] avec cette personne-là. » Bien, ils vendent un membership,
[1:14:06] genre. Ah, non. C'est pas comme
[1:14:09] regroupement de 11 points,
[1:14:11] puis on parle de nos idées
[1:14:12] puis c'était quelqu'un qui œuvrait dans le lait
[1:14:14] puis j'étais comme « Si elle est capable de faire
[1:14:16] de la protéine, c'est le
[1:14:18] no-cow milk. » Ouais.
[1:14:20] Fait que c'est comme un... Fait que je sais pas comment ils
[1:14:22] produisent, là. Je suis pas assez scientifique pour ça, mais j'étais comme
[1:14:24] « Si tu fais du lait, puis tu réussis
[1:14:26] à faire de la ISO, c'est fini, là. »
[1:14:29] Ah ouais? C'est fini, là.
[1:14:30] Pourquoi? Explique-moi.
[1:14:31] L'offre de la protéine, en ce moment,
[1:14:34] en poudre, ils sont pas capables.
[1:14:36] Il y a trop de demandes, puis le prix
[1:14:38] ne fait qu'augmenter. C'est fou, là.
[1:14:40] Il y a pratiquement... Depuis
[1:14:41] 2021-ish,
[1:14:44] il avait vraiment monté dans le COVID, il avait rebaissé
[1:14:46] après, mais depuis, ça n'a fait que monter.
[1:14:48] À chaque trimestre, il y a une augmentation. On vient d'en avoir
[1:14:50] une, puis ils t'envoient déjà « Hey,
[1:14:52] Q2 ou Q3, t'en as un autre. »
[1:14:54] Oh my God. Parce qu'ici,
[1:14:56] avec les règlements, ils peuvent pas comme transformer
[1:14:58] le lait pour ça. Fait qu'ils sont
[1:15:00] obligés, genre, de l'acheter, mais à place de l'acheter,
[1:15:02] ils le vendent aux Américains.
[1:15:04] On a même essayé, nous,
[1:15:06] de s'ouvrir une manufacture
[1:15:08] de l'ISO. Ça marche pas?
[1:15:10] Non, c'est trop réglementé.
[1:15:11] Si vous ouvrez,
[1:15:11] une manufacture aux Américains, aux États-Unis...
[1:15:14] Bien là, c'est parce qu'ils sont tellement gros là-bas qu'ils achètent
[1:15:15] tout. Nous, on achète la Moline, c'est parce
[1:15:18] que c'est « grass-fed », c'est la meilleure qualité.
[1:15:20] C'est « huge », là.
[1:15:22] Ils achètent juste tout.
[1:15:23] Ça, c'est très tough, mais
[1:15:25] ça, ça vient... Tout ça, cette hausse de prix-là,
[1:15:28] ça vient des olympiques de ce monde.
[1:15:30] Tout le monde se bourre
[1:15:31] de protéines parce que ça rassasie beaucoup.
[1:15:33] Bien oui. Fait que les chirurgies
[1:15:35] bariatriques, on en a des clientes à tous les jours
[1:15:37] qui viennent parce qu'ils veulent de la protéine.
[1:15:39] Mon médecin m'a dit qu'il fallait que je mange plus de protéines
[1:15:41] parce que là, ça les bourre.
[1:15:43] On se fait tout dire qu'il faut qu'on
[1:15:45] prenne des protéines. Les barres de protéines, oui, mais
[1:15:47] c'est comme le substitut alimentaire
[1:15:49] gagne en popularité. Ils sont juste pas
[1:15:51] capables de fournir.
[1:15:53] Fait que là, en ce moment, ça ne fait qu'augmenter.
[1:15:56] La protéine isolate, quand
[1:15:57] j'ai commencé, c'était genre 12$ la livre qu'on vendait
[1:15:59] aux clients. C'est 30$.
[1:16:00] Pour ça, le prix aussi haut. C'est pas juste parce que
[1:16:03] la demande est folle
[1:16:05] puis vous... Non, non, non. On fait
[1:16:07] sur, mettons, de la iso,
[1:16:09] ou de la whey, ou peu importe, que ça soit en pot
[1:16:11] ou ce que nous, on produit en vrac
[1:16:13] ou qu'on vend à un client, on fait
[1:16:15] littéralement moins d'argent qu'avant.
[1:16:17] Ah, oui. On fait plus d'argent
[1:16:19] à cause du volume. Oui.
[1:16:21] Mais on fait moins de marge,
[1:16:23] on fait moins de dollars par...
[1:16:24] On a comme le pire...
[1:16:27] La pire business, le pire modèle
[1:16:29] d'affaires niveau rentabilité
[1:16:31] puis marge élevée, c'est vraiment
[1:16:33] poche. Tu sais, des clients, ils viennent en magasin
[1:16:35] puis ils disent, ah, vous devez faire
[1:16:37] du x2, x3. À chaque fois, je suis comme,
[1:16:38] si seulement. Ah, oui.
[1:16:40] Si seulement. Ça serait déjà fini, là.
[1:16:42] J'aurais mon hélicoptère. Sur les petites pilules,
[1:16:44] oui, là, magnésium, vitamine D,
[1:16:46] compagnie, ça. Oui, c'est mieux, mais c'est parce que maintenant, c'est tellement
[1:16:48] compétitif. Puis malheureusement,
[1:16:50] bien, heureusement pour le client, malheureusement
[1:16:52] pour nous, c'est qu'il y a eu beaucoup de marques
[1:16:54] qui ont pété les prix, tu sais.
[1:16:56] Qui ont vraiment baissé les prix.
[1:16:58] Fait que, mettons, un standard de magnésium
[1:17:00] qui s'arrêtait 30 $, bien, aujourd'hui, c'est 22,
[1:17:02] tu sais. OK. Fait que, ça a été
[1:17:04] comme nivelé vers le bas, puis c'est correct.
[1:17:06] Fait que, je me plains pas, tu sais, on est
[1:17:08] profitables et tout, mais ça pourrait être
[1:17:10] vraiment plus rentable.
[1:17:12] Mais jusqu'à un certain point, parce que tu veux pas vendre
[1:17:14] les trucs 100 %, mais
[1:17:16] mettons, la ISO, c'est ce qu'on vend le plus,
[1:17:18] puis c'est ce qu'on fait le moins d'argent dessus.
[1:17:20] OK. Ah, c'est intéressant. Oui.
[1:17:22] Puis, là, je vois le temps qui file, fait que
[1:17:24] j'ai envie de conclure avec
[1:17:26] tes grandes sources d'inspiration,
[1:17:28] parce que t'as nommé
[1:17:30] beaucoup de personnes qui t'inspirent dernièrement, genre,
[1:17:32] tu sais, Tony Robbins,
[1:17:34] lui qui a Cadence aussi.
[1:17:36] Oui, oui.
[1:17:37] Tu parles comme si t'étais mon ami, mais dans le fond, je suis...
[1:17:40] Puis, les balados,
[1:17:42] les livres qui t'inspirent, parce que je pense que
[1:17:44] clairement, ce dont tu te nourris
[1:17:46] te drive, mais je pense que ça
[1:17:48] peut driver vraiment beaucoup de personnes
[1:17:50] dans l'atteinte de leurs objectifs, puis
[1:17:52] leurs rêves, ambitions professionnelles,
[1:17:54] personnelles, peu importe.
[1:17:56] Comme je disais, moi,
[1:17:59] mon but dans la vie,
[1:18:00] c'est d'avoir assez d'argent de côté
[1:18:02] pour faire, tu sais, excusez-moi le terme,
[1:18:04] mais du fuck you money. Si ça me tentait,
[1:18:06] de pas, de faire ça, je le fais pas, parce que dans le fond,
[1:18:08] j'ai pas de compte à rendre à personne.
[1:18:10] Fait que moi, le côté financier,
[1:18:13] tu sais, la bourse,
[1:18:14] ça me passionne, mais c'est comme une obsession,
[1:18:16] tu sais. Je check à tous les jours,
[1:18:19] j'écoute 14 podcasts
[1:18:20] de finance, tous les livres qui sortent
[1:18:22] sur la finance personnelle,
[1:18:24] je les commande, j'en ai
[1:18:26] à plus finir, puis je les ai tous lus.
[1:18:28] Puis il y en a un par jour qui arrive, tu sais,
[1:18:29] ma conjointe est comme, OK, mais c'est parce que...
[1:18:31] T'en as huit, là, dans ton line-up à lire, on peut-tu les lire
[1:18:34] avant? Mais dès qu'il y en a un qui sort,
[1:18:36] ou que j'entends parler
[1:18:37] dans un podcast, je m'en vais
[1:18:40] sur Amazon, je fais pause.
[1:18:42] Order, ou renombré, ou peu importe,
[1:18:44] c'est où qu'il est disponible. Mais un livre
[1:18:46] qui a vraiment comme changé ma vision
[1:18:48] face à ça,
[1:18:50] tu sais, là, j'ai l'air d'un gars qui parle juste d'argent,
[1:18:52] mais moi, c'est ça, ma mission, c'est ça, mon why,
[1:18:54] c'est d'être capable, justement, d'être libre,
[1:18:56] de faire ce que je veux. Je dis souvent à la blague
[1:18:58] que je vais être à la retraite, puis je vais avoir
[1:19:00] des cours de Scream le mardi.
[1:19:02] Je veux vraiment être libre de mon temps.
[1:19:04] Fait que ça, c'est ce qui m'obsède.
[1:19:05] C'est pour ça que je suis...
[1:19:06] Puis des gens, justement, comme
[1:19:07] Diary of a CEO,
[1:19:10] Omar Z,
[1:19:10] une fois de temps en temps,
[1:19:14] mais des fois, il est comme
[1:19:15] « Fuck happiness, just work ».
[1:19:18] Là-dessus, on se rejoint peut-être.
[1:19:20] Il y a des beaux concepts.
[1:19:22] Modern Wisdom aussi, j'aime bien,
[1:19:23] mais je vais choisir mes invités.
[1:19:26] Mais dans le fond, il y a un livre de Tony Robbins,
[1:19:28] puis lui, il est très balancé entre
[1:19:29] succès,
[1:19:31] mais aussi vie familiale.
[1:19:33] Il y a genre 60-quelques, le gars, puis il y a
[1:19:35] un autre enfant, une fille de 4 ans,
[1:19:38] je pense. Fait qu'il est très axé là-dessus,
[1:19:40] mais sur le bonheur aussi, tu sais.
[1:19:41] Fait que j'aime bien son discours à lui, mais il y a un livre,
[1:19:43] c'est... En français, je ne sais pas le titre, mais c'est
[1:19:45] « Money, Master the Game ».
[1:19:47] C'est une bonne brique, quand même,
[1:19:49] mais il a interviewé les 50
[1:19:52] Warren Buffett
[1:19:54] de ce monde, fait que les cerveaux
[1:19:55] financiers, Ray Dalio et compagnie.
[1:19:58] Oui. Fait que tous ces gars-là,
[1:19:59] c'est quand même des génies,
[1:20:01] mais c'est tous des gars aussi qui ont des familles.
[1:20:05] Tu sais, Warren Buffett,
[1:20:05] aussi, il était...
[1:20:07] Il est très vieux, mais il a toujours été
[1:20:09] dans la simplicité, tu sais. Il a toujours mangé son
[1:20:11] McDo le matin, il boit son Coke.
[1:20:14] J'ai écouté un podcast de son fils, il dit
[1:20:15] « Je ne savais pas qu'on était riches
[1:20:17] jusqu'à temps que j'ai vu le nom à mon père, genre,
[1:20:19] sur Forbes, genre. »
[1:20:21] Fait que tu sais, ça, c'est quelque chose
[1:20:23] que moi, je relate beaucoup. Fait que c'est pas mal
[1:20:25] ces gens-là. Fait que tous les podcasts, vraiment,
[1:20:27] au niveau entrepreneuriat,
[1:20:29] finance,
[1:20:32] ce qui est plate, c'est qu'au Québec,
[1:20:33] on n'a pas full de ce genre
[1:20:35] de cast. Ça fait trois ans que moi, je dis que j'aimerais
[1:20:37] ça le faire un jour, mais j'ai pas de temps.
[1:20:40] Je te crois, moi, un balado,
[1:20:41] ça prend vraiment beaucoup de temps. J'en doute pas.
[1:20:43] Un genre de truc que je savais pas. C'est une job, là.
[1:20:45] Ah oui? C'est pas... Bon, je vais aller
[1:20:47] en tournée 1, tu sais.
[1:20:49] J'imagine, tu payes ici. Fait que tu veux
[1:20:51] te clencher le monde, c'est drainant. Puis là, après,
[1:20:53] t'as ta vraie job, en guillemets.
[1:20:55] Ton day-to-day ne change pas. Faut-tu répondre
[1:20:57] au monde? Fait que ça ajoute une charge. Faut que tu sois vraiment
[1:20:59] « driveé » par la mission, genre, pour le faire.
[1:21:01] Oui, mais je pense que je vais être « driveé » par la mission
[1:21:03] à la retraite. Oui, tout à fait.
[1:21:05] Puis, by the way, je trouve ça vraiment cool, en fait,
[1:21:07] que tu parles plus de finances, puis de
[1:21:09] tes objectifs. Je pense que c'est...
[1:21:11] Moi-même, j'ai comme de la misère à en parler
[1:21:13] parce que je trouve ça très tabou, encore.
[1:21:15] Ah, c'est fou. Mais ça dépend
[1:21:17] avec qui t'en parles. Tu sais, moi, j'ai pas
[1:21:19] beaucoup d'amis, mais ça me dérange pas
[1:21:21] de le dire à mes amis. Mais tu sais, il y a des
[1:21:23] endroits où t'es comme « si je dis ça, je vais-tu être
[1:21:25] perçu comme un fraîchier? » Mais comme...
[1:21:27] Moi, c'est mon objectif.
[1:21:29] Tu sais, toi, peut-être que tu veux
[1:21:30] aller sur la lune, fine, mais moi, mon objectif,
[1:21:33] c'est ça. Fait que, oui, j'écoute des
[1:21:35] podcasts, je lis des livres, puis...
[1:21:36] Cool. Merci d'être venu au
[1:21:39] balado. On est vraiment contents.
[1:21:41] Puis, merci de supporter
[1:21:43] aussi le CXM, parce que Shop Santé
[1:21:44] supporte le CXM Club. Yes, on a bien hâte de voir
[1:21:47] ce que... C'est nouveau, mais on a vraiment hâte
[1:21:49] de voir ce qu'on peut faire cette année
[1:21:50] avec vous, là. Oui, mais merci beaucoup.
[1:21:52] Puis, me supporte aussi dans mon projet de l'Everest.
[1:21:55] Donc, cette année, en tout cas, on va...
[1:21:57] J'imagine que le projet va être
[1:21:58] lancé, puis l'annonce va être faite au moment
[1:22:00] qu'on va lancer le balado. C'est quand, ça,
[1:22:03] que tu t'en vas? Je pars
[1:22:04] le 4 avril. 4 avril? Bien, genre 2-3
[1:22:07] avril, environ. OK. Jusqu'au...
[1:22:08] C'est bientôt, là. Jusqu'à fin mai. Oui, oui, je pars bientôt.
[1:22:10] Oui, c'est un projet. Oui, oui, c'est un méchant projet.
[1:22:12] Tout ce qu'on veut, nous, c'est une selfie avec le shaker.
[1:22:14] C'est sûr. C'est tout ce qu'on veut. Le shaker
[1:22:16] sur le top de l'Everest, ça va être facile.
[1:22:19] Donc, c'est quasiment deux mois de
[1:22:21] périple, là. Oui, deux mois d'expérience.
[1:22:22] Excuse, j'ai un petit blague, mais
[1:22:24] monter la montagne,
[1:22:26] ça prend combien de temps?
[1:22:29] De en haut en...
[1:22:30] Du base camp jusqu'au...
[1:22:32] Je ne sais pas encore ça va être combien de temps,
[1:22:34] parce que je m'attends genre à un 72 heures
[1:22:37] sur la montagne minimum à partir
[1:22:38] du base camp, mais c'est parce que j'ai l'impression
[1:22:40] qu'on... Dépendamment de l'ouverture météo, c'est qu'on va...
[1:22:42] Quand on va voir qu'il y a une ouverture météo,
[1:22:45] mettons au 24 mai,
[1:22:46] on va être peut-être le 16 mai au moment
[1:22:48] qu'on va le voir. Fait qu'on va
[1:22:50] commencer à se préparer, puis c'est là qu'on va décider
[1:22:52] OK, on part au camp 1. À partir du camp 1,
[1:22:54] on va au camp 2, camp 3, camp 4.
[1:22:55] Il y a des niveaux à atteindre, puis
[1:22:58] je ne sais pas encore ça va être quoi les choix
[1:23:00] stratégiques. Peut-être que des fois, on va décider
[1:23:02] d'attendre au camp 2, par exemple,
[1:23:04] parce que
[1:23:05] il y a vraiment beaucoup de monde
[1:23:08] qui essaie de gravir la montagne pendant
[1:23:10] cette ouverture météo-là, puis là, nous, on va être
[1:23:12] un peu bold, on va se dire on va attendre après.
[1:23:14] On va y aller après ou on va y aller avant,
[1:23:16] par exemple. Puis quand tu dis il y a beaucoup de monde,
[1:23:18] il y a combien de personnes? 400 personnes.
[1:23:20] Oh shit, OK. 400 personnes, mais tu sais,
[1:23:22] ça a l'air beaucoup, mais tu sais, quand tu y penses,
[1:23:24] c'est 400 personnes, 400 permis.
[1:23:26] C'est 400 personnes annuellement
[1:23:28] qui vont gravir la montagne Everest.
[1:23:30] Donc, il n'y a pas d'autres
[1:23:32] ouvertures météo. C'est en avril-mai,
[1:23:35] genre? Oui, bien, parfois, avril,
[1:23:36] les gens s'acclimatent, puis ils restent sur la montagne,
[1:23:38] puis mois de mai, normalement,
[1:23:41] tu commences à faire tes rotations,
[1:23:42] puis genre entre le 20,
[1:23:44] 25 mai, c'est là qu'il y a
[1:23:46] l'ouverture météo. Tu ne peux pas y aller en octobre?
[1:23:48] Non, non, non. OK. Bien, il y a du monde qui vont,
[1:23:50] tu sais, mettons, il y a deux,
[1:23:51] bien, premièrement, les permis ne se
[1:23:54] octroient pas à part des demandes spéciales.
[1:23:55] Fait qu'il y a deux personnes qui sont
[1:23:57] atteintes le sommet de l'Everest
[1:23:59] en, je pense,
[1:24:02] c'était cet été, là, si je me souviens bien,
[1:24:04] ou septembre, peut-être. Puis eux,
[1:24:06] ils sont allés avec des permis spéciaux
[1:24:08] pour descendre en ski.
[1:24:09] Donc, ils avaient besoin d'une montagne comme
[1:24:11] hivernale. Fait que c'est un peu pour ça qu'ils sont allés.
[1:24:14] Ou dans une
[1:24:15] condition précise, là.
[1:24:17] Mais oui, non, ça va être
[1:24:19] ça va être cool. Amadablam, la dernière
[1:24:21] montagne que j'ai faite, c'était vraiment en
[1:24:22] préparation de l'Everest, parce que c'est une
[1:24:24] montagne qui est vraiment plus technique que l'Everest.
[1:24:27] Fait que je voulais mettre dans des conditions très
[1:24:28] hard pour voir comment j'allais me sentir
[1:24:31] sur cette montagne-là. C'est plus facile,
[1:24:32] l'Everest? C'est moins technique. C'est moins technique.
[1:24:34] Ça va être plus haut, deux kilomètres de plus de hauteur,
[1:24:37] mais t'es en oxygène. Tu sais, t'as un...
[1:24:39] Moi, je vais avoir de l'oxygène avec moi.
[1:24:40] C'est quoi le terme que vous utilisez pour ça, pour l'oxygène?
[1:24:43] C'est en ox, avec ox.
[1:24:45] OK, non, je pensais qu'il y avait des trucs que tu pouvais
[1:24:46] acheter, comme, qui coûtent vraiment cher là-bas.
[1:24:48] Ah! L'hypoxie,
[1:24:51] peut-être, là.
[1:24:53] Parce que Gab, il fait de l'escalade,
[1:24:54] fait qu'à un moment donné, il dit, ah, ils ont besoin de financement
[1:24:56] parce que ça, ça coûte, genre, 20 000 là-bas,
[1:24:59] tu sais. OK. Bien, il y a des
[1:25:00] chambres hypoxiques, là, où est-ce que
[1:25:02] tu peux faire, qui vont faire en sorte que ton
[1:25:04] acclimatation va être plus courte, mais moi,
[1:25:06] je vais y aller plus tôt, tout simplement,
[1:25:08] puis je vais travailler aussi
[1:25:10] de là-bas. Donc, mode de vie
[1:25:12] un petit peu spécial, quand même, là, tu sais.
[1:25:15] Tu te rappelles, là, genre, je travaille
[1:25:16] des e-mails. Ah, oui, c'était fou, ça.
[1:25:18] Ça, je l'utilise encore aujourd'hui comme exemple.
[1:25:21] Je dis, j'étais en communication
[1:25:22] avec quelqu'un, on n'est pas, genre,
[1:25:26] puis elle me répondait,
[1:25:27] est-ce que je m'apprête à monter?
[1:25:28] Je disais, toi, tu ne me réponds pas, man.
[1:25:30] T'as à boire des filions, c'est quoi l'affaire?
[1:25:32] Fait que, oui, merci pour ça, tu m'as donné
[1:25:34] une sale munition, là.
[1:25:37] Mais ça me fait super plaisir, puis c'est drôle, parce que,
[1:25:38] tu sais, genre, sur le top d'une montagne, je textais
[1:25:40] mon... ça faisait trois jours qu'on n'avait plus de réseau
[1:25:42] parce qu'il y avait une tempête de neige, genre.
[1:25:44] Fait que ça a tout rentré d'un coup.
[1:25:45] Mais ça a tout rentré, mais la première personne qui a rentré,
[1:25:47] c'est, genre, mon boss qui m'appelait.
[1:25:49] Puis mon boss, c'est mon associé, au final.
[1:25:52] Donc là, je disais,
[1:25:54] excuse-moi, François, inquiète-toi pas,
[1:25:56] je ne suis pas morte. Ce n'est pas que je suis morte
[1:25:58] en ce moment, c'est juste qu'il y a une tempête de neige,
[1:25:59] je n'ai pas de réseau, puis là, je dis, attends, il y a enfin une semaine de la montagne,
[1:26:02] là, le réseau vient de pogner.
[1:26:03] C'est pas mon tremblant, là.
[1:26:06] Non, non, je suis à 6200 mètres d'altitude.
[1:26:10] Ça m'avait marqué, ça.
[1:26:11] Je ne réponds pas à mon chum,
[1:26:13] je réponds à mon équipe,
[1:26:14] sur la semaine de montagne, en tout cas.
[1:26:16] En tout cas, merci trop pour
[1:26:18] cette belle entrevue, super inspirante.
[1:26:20] Merci à toi pour l'invitation.
[1:26:21] Ça fait plaisir. Salut!

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