# Marisabelle Plante — Santé pelvienne, maternité & briser les tabous de la santé des femmes

An episode of [UMEA | Le Balado](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1869986285), 12 May 2026, 1 h 36 min.

Audio: https://episode.flightcast.com/01KPBTPGEMVZ4T6AGP45BQFRQ1.mp3

Dans cet épisode du balado umea, je reçois Marisabelle Plante — physiothérapeute spécialisée en rééducation périnéale et pelvienne, fondatrice de FEMINA, entrepreneur, maman de deux enfants (et bientôt trois), et une femme qui est en train de changer la conversation autour de la santé des femmes au Québec. Marisabelle a fondé FEMINA il y a sept ans avec une mission claire : redonner aux femmes une compréhension, une autonomie et un pouvoir sur leur propre corps. Parce qu'encore aujourd'hui, trop de femmes pensent que certaines douleurs sont normales, que les fuites urinaires font partie du deal, que l'inconfort post-grossesse est une fatalité. Mais non. Ce n'est pas normal. Et surtout, ce n'est pas une fatalité. On plonge dans une conversation profonde, vulnérable et nécessaire sur le plancher pelvien, les tabous qui entourent la santé des femmes, les angles morts du système de santé, et pourquoi il est urgent de changer la façon dont on parle du corps féminin — autant avec les femmes qu'avec les hommes, les médecins, les parents, et la société en général. Dans cet épisode, on explore : • Le parcours de Marisabelle — du sport de compétition à la physiothérapie sportive, puis à la rééducation périnéale • Pourquoi elle a fondé FEMINA à 25 ans — et comment elle a bâti son entreprise seule, sans mentor, avec une vision claire et une mission qu'elle portait dur comme fer • Qu'est-ce que le plancher pelvien — anatomie, rôles essentiels (continence, fonction sexuelle, support des organes), et pourquoi c'est une région musculaire ultra importante mais ultra méconnue • Pourquoi tout le monde a un plancher pelvien — les femmes, les hommes, les enfants — et pourquoi ce n'est pas juste un sujet de femmes • Les tabous qui entourent la santé pelvienne — fuites urinaires, douleurs aux relations sexuelles, inconforts post-partum — et pourquoi c'est encore trop souvent banalisé • Pourquoi les fuites urinaires ne sont pas normales — même si c'est fréquent, même après un accouchement, même en courant • Les douleurs aux relations sexuelles — pourquoi ce n'est pas normal, comment ça affecte la vie de couple, et pourquoi il faut en parler • L'approche unique de FEMINA — un environnement bienveillant, exempt de jugement, où la vulnérabilité est accueillie, et où chaque consultation dure près d'une heure • Pourquoi Marisabelle donne des conférences dans les écoles, les milieux de travail, et auprès des gynécologues et résidents — pour partager l'expertise, ouvrir la discussion, et améliorer la prise en charge • L'entrepreneuriat au féminin — les défis de bâtir une entreprise en tant que femme, maman, et leader • Comment elle a vécu ses deux premiers congés de maternité — la solitude, la difficulté, le sentiment d'imposteur, et l'absence de réseau • Pourquoi elle se sent plus sereine pour sa troisième grossesse — le lâcher-prise, la maturité, le réseau, et la structure qu'elle a bâtie • Le parcours à l'École d'entrepreneurship de Beauce — comment ça l'a aidée à sortir de son rôle de physio pour embrasser son rôle de leader • La phrase qui a changé sa vie : « Le vrai rôle d'un leader, c'est d'augmenter la valeur de son entreprise » — et comment ça lui a donné du sens Marisabelle parle avec une vulnérabilité rare de ce que personne ne dit assez : que la santé des femmes devrait être une priorité de société, pas un luxe. Que les douleurs ne sont pas normales. Que les tabous doivent être brisés. Que l'éducation et la sensibilisation sont la clé. Et qu'on peut conjuguer rigueur et douceur, science et sens, entrepreneuriat et soin. Un épisode essentiel pour toutes les femmes qui veulent reprendre le pouvoir sur leur corps, qui croient que la santé pelvienne devrait être accessible à toutes, et qui rêvent d'un Québec où la santé des femmes est enfin prise au sérieux.

## Transcript

[0:00] Bonjour tout le monde. Aujourd'hui au balado UMEA, on ouvre une conversation qui, selon moi, aurait dû exister depuis très longtemps.
[0:08] On parle, encore une fois, je vais faire différent, de santé des femmes, mais cette fois-ci, pas de façon théorique ou encore clinique.
[0:16] On va vraiment parler du corps réel, de ce qui est trop analysé, ignoré, puis sinon, je dirais même passé sous silence.
[0:25] Parce qu'encore aujourd'hui, il y a beaucoup de femmes qui pensent que certaines douleurs sont normales, que les fuites, les inconforts, la perte de repère après une grossesse, ça fait simplement partie du deal, si on peut dire.
[0:39] Alors que non, c'est pas du tout normal, en fait. C'est surtout pas une fatalité.
[0:46] Mais pour en parler aujourd'hui, je reçois une personne qui est en train d'échanger cette conversation-là concrètement sur le terrain.
[0:52] Je reçois une femme très, très, très...
[0:55] Très inspirante, Marisabelle Plante, qui est physiothérapeute spécialisée en rééducation périnéale et pelvienne, puis également entrepreneur, parce qu'elle est fondatrice de FEMINA, un centre d'expertise qui vise non seulement à soigner, mais aussi à redonner aux femmes une compréhension, une autonomie, puis un pouvoir sur leur propre corps.
[1:16] Au-delà de la clinicienne, c'est une entrepreneur, une leader, mais aussi une maman, une femme qui porte donc plusieurs rôles en même temps.
[1:24] Puis qui a fait le choix volontaire de bâtir autrement parce qu'elle avait une mission, une vision et une approche qui est à la fois rigoureuse et profondément humaine.
[1:35] Donc dans cet épisode, on va parler de santé pelvienne, de maternité, d'entrepreneuriat, mais surtout de tout ce qui se passe derrière les coulisses, les tabous, les angles morts du système.
[1:47] Bref, cette réalité que beaucoup de femmes vivent, sans toujours avoir les mots pour la nommer, vous allez le voir, même moi, je suis passionnée.
[1:54] Parfois, gênée d'avoir ces discussions.
[1:57] Donc, bonne écoute, bienvenue au Balado-Huméa.
[2:00] Enchantée par Isabelle, merci d'être au Balado-Huméa avec moi.
[2:03] Merci Emma.
[2:05] C'est comme, depuis, je pense que ça fait, je pense, 5 personnes, si ce n'est pas 10 personnes qui me parlent de toi en très peu de temps,
[2:16] puis qui me disaient, tu dois absolument rencontrer Marie-Isabelle, tu dois absolument rencontrer Marie-Isabelle.
[2:20] Ah, connais-tu Marie-Isabelle?
[2:22] Donc, je suis vraiment honorée de t'avoir sur le Balado.
[2:25] Je vais te rencontrer un peu en même temps que tout le monde du Balado-Huméa t'écoute.
[2:29] Donc, merci de prendre le temps.
[2:31] Je suis vraiment contente parce que moi aussi, ces personnes-là m'ont parlé de toi.
[2:35] C'est drôle.
[2:35] Oui, on était vraiment connectées sans se connaître.
[2:39] Fait que, qui sait où est-ce que ça va nous amener.
[2:42] Mais non, je suis vraiment contente.
[2:43] Je pense que ça va être une belle discussion.
[2:45] Oui, je pense que ça va être une discussion qui va correspondre et éveiller.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:51] Oui.
[2:52] Oui.
[2:54] Oui.
[2:54] Oui.
[2:54] Oui.
[2:54] Oui.
[2:54] Oui.
[2:54] Oui.
[2:55] Je veux pas dire la vie, mais qui va avoir un impact pour beaucoup de femmes qui nous
[2:59] écoutent sur le Balado-Huméa parce qu'on va parler de santé de la femme, on va parler
[3:04] d'entrepreneuriat, on va parler de maternité.
[3:07] Mais avant de commencer, j'aimerais ça que tu te présentes à toutes celles et ceux
[3:11] qui ne te connaissent pas.
[3:14] Ça, c'est une question pierre et j'aime parce que c'est très, très vaste.
[3:16] Puis, c'est pour ça que je l'aime.
[3:19] Bien, je vais partir avec ta base.
[3:21] À la base, je suis maman.
[3:22] Maman de deux petits garçons, deux, quatre ans.
[3:25] Bientôt maman d'un troisième à venir.
[3:27] Ça m'occupe évidemment une grande place dans ma vie.
[3:30] Félicitations, passante.
[3:31] Merci.
[3:32] Je suis entrepreneur.
[3:34] J'ai bâti mon entreprise à un centre d'expertise en santé pérenniale
[3:37] qui s'appelle FEMINA à Québec.
[3:39] Il y a sept ans de ça.
[3:41] Puis, à la base, je suis physiopérenniale.
[3:43] Donc, c'est ce volet-là qui m'a amenée à bâtir mon entreprise.
[3:46] Puis, tu es aussi, je dirais, très sportive.
[3:51] Tu prends soin de toi également.
[3:53] Je pense qu'on s'en parlait un peu,
[3:54] mais tu as quand même un passé dans le monde du sport également.
[3:57] Oui.
[3:57] Puis, un présent aussi.
[3:59] C'est quoi les sports que tu pratiques?
[4:02] Actuellement, c'est beaucoup course à pied, yoga, pilates, puis spinning.
[4:06] J'ai accroché, j'ai réaccroché avec le spinning, surtout avec la grossesse.
[4:10] C'est un vraiment beau sport.
[4:12] Je garde de me défouler sans avoir d'impact.
[4:15] Puis, c'est où que tu pratiques le sport?
[4:16] Le spinning à Québec?
[4:18] À côté de chez nous, au centre Lucien-Borne.
[4:21] Ah, trop cool.
[4:22] Mais c'est ça que je trouve vraiment impressionnant.
[4:23] Tu es une entrepreneur, une maman, puis une spécialiste aussi dans ton domaine.
[4:30] J'ai l'impression que tu changes la vie de beaucoup, beaucoup de femmes.
[4:33] Pourquoi?
[4:34] Mais en fait, qu'est-ce qui t'a menée dans ce domaine-là d'expertise?
[4:39] C'est une bonne question.
[4:41] À la base, je suis allée en physio parce que, étant jeune,
[4:45] je faisais beaucoup de sports de compétition.
[4:46] Je me blessais, j'allais consulter des physios.
[4:49] Fait que, dans ma tête, c'était quelque chose qui me passionnait.
[4:51] J'ai dit, ah, j'aime ça, moi, la santé.
[4:53] J'aime ça traîner mes mains.
[4:54] J'aime le sport.
[4:55] Fait que, parfait, je vais aller faire de la physio sportive.
[4:58] Fait que, j'ai fait mes études comme ça.
[5:00] J'ai développé, à travers mes études, un intérêt pour la rééducation périnéale.
[5:03] J'ai fait un cours sur le plancher pelvien.
[5:04] Puis, anatomiquement parlant, c'est vraiment tripant, le plancher pelvien.
[5:08] Pourquoi?
[5:10] C'est une anatomie...
[5:11] Tu me dis ça, puis je ne sais pas pourquoi.
[5:13] Non, hein?
[5:14] Je veux savoir.
[5:14] Bien, le plancher pelvien, en fait, c'est une région musculaire,
[5:18] comme les gens ne le savent pas toujours.
[5:20] C'est plusieurs petits muscles qui travaillent ensemble
[5:22] puis qui ont un rôle primordial dans la santé.
[5:24] Tous les muscles sont importants dans le corps humain.
[5:27] Mais le plancher pelvien, tu sais, on parle de rôle comme jouer sur la continence,
[5:32] urinaire, fécale, gaz.
[5:34] Ça a un rôle sur la fonction sexuelle.
[5:36] Donc, plaisir à la pénétration, absence de douleur.
[5:39] Ça supporte les organes pelviens.
[5:41] Donc, c'est quand même aussi majeur comme rôle.
[5:44] Fait que...
[5:44] C'est une région musculaire qui est ultra importante,
[5:49] mais ultra méconnue aussi.
[5:51] Tu sais, ce n'est pas rare que les gens pensent,
[5:53] ah, bien, le plancher pelvien, c'est juste les femmes qui ont des planchers pelviens.
[5:55] Bien, je pensais encore que c'était ça.
[5:57] Non.
[5:57] Oh là là!
[5:58] Mais non, les hommes, les enfants, tout le monde a un plancher pelvien.
[6:00] Je veux dire, tout le monde a un deltoïde, des abdominaux.
[6:04] Bien, c'est sûr, c'est évident.
[6:04] Tu le dis, c'est évident, mais ce n'est pas quelque chose
[6:05] que j'aurais réalisé par moi-même toute seule.
[6:08] OK.
[6:10] Bien là, mais continue.
[6:11] Pourquoi?
[6:12] Bien, OK, mais continue.
[6:13] Puis, justement, quand tu as eu de l'intérêt sur ce domaine-là,
[6:18] qu'est-ce qui a fait que...
[6:19] Bien, en fait, c'est ça.
[6:21] J'ai développé de l'intérêt, j'ai fait des cours dans mes études,
[6:23] mais je restais quand même...
[6:24] Bon, je vais faire de la physio-sportive.
[6:27] J'ai commencé à la fin de mes études à faire de la physio-sportive,
[6:29] puis rapidement, je me suis rendue compte que c'est parce que j'aime le sport,
[6:33] que j'aime traiter les sportifs.
[6:35] Ce n'est pas tout à fait la même chose.
[6:37] J'aimais ça, je veux dire, ce n'était pas quelque chose que je détestais,
[6:39] mais j'ai réalisé que là où je trippais le plus,
[6:42] c'était quand c'était une femme sportive qui venait après un accouchement,
[6:45] puis elle voulait se faire conseiller sur ses abdominaux,
[6:50] parler un peu de planche-pévin,
[6:51] mais moi, je n'avais pas tellement de compétences.
[6:53] Fait que, tu sais, je me suis rendue compte
[6:53] que je ne pouvais pas vraiment les aider, ces personnes-là,
[6:56] puis que c'était elles que j'avais envie d'aider.
[6:58] Wow!
[6:58] Fait que ça faisait vraiment du sens,
[6:59] ça devenait du sens à ce que je voulais faire.
[7:02] Donc, je me suis formée en rééducation périnéale,
[7:04] je me suis spécialisée là-dedans,
[7:05] puis c'est là que j'ai pu vraiment faire sortir ma passion.
[7:09] Wow! C'est cool!
[7:10] Puis, à ce moment-là, tu avais quel âge?
[7:12] Eh bien, c'était en sortant de l'université,
[7:14] j'avais quoi, 25 ans.
[7:17] Fait que ça a été quand même assez tôt que tu as eu ton appel,
[7:19] tu t'es dit, OK, je vais me spécialiser dans ce domaine-là.
[7:23] Puis, je pense que tu as décidé de pratiquer aussi
[7:26] d'une façon quand même différente assez rapidement,
[7:28] parce que Féminin a bientôt...
[7:31] Sept ans.
[7:31] Sept ans.
[7:32] Puis, selon mes calculs, ça veut dire que c'est très tôt
[7:37] après la sortie de l'université
[7:38] que t'as lancé, que t'as fondé ton entreprise.
[7:42] Comment t'en es arrivée jusque-là?
[7:44] Oui, ça n'a pas pris de temps.
[7:46] En fait, en commençant à travailler,
[7:48] je me suis vite rendue compte que je ne fitais pas
[7:50] dans la physio sportive.
[7:51] Ce n'était pas tout à fait fait pour moi.
[7:53] J'avais plus envie d'avoir un impact qui était différent,
[7:57] mais que je considérais vraiment important
[7:59] sur la vie des femmes
[8:00] et sur leur bien-être au quotidien.
[8:03] Puis, j'ai aussi réalisé que je ne fitais pas...
[8:05] Je n'ai peut-être juste pas trouvé le bon milieu de travail,
[8:07] mais je ne fitais pas.
[8:08] Je ne fitais pas dans les milieux de travail
[8:10] que j'ai pu côtoyer.
[8:12] Je me suis vite sentie comme un mouton noir,
[8:14] comme ça ne fit pas.
[8:15] Je ne me voyais juste pas faire ça toute ma vie.
[8:18] Je n'étais pas mal prise,
[8:20] mais ce n'était juste pas tout à fait pour moi.
[8:22] Puis, tu sais, j'ai commencé à faire...
[8:24] Je me suis lancée dans mes études en rééducation pérenniale,
[8:28] puis j'ai commencé à avoir des patientes
[8:30] au sein d'une clinique où je travaillais.
[8:33] Mon employeur m'avait permis de développer cette expertise-là
[8:36] à travers mes heures.
[8:38] Je coupais mes heures,
[8:39] je commençais à avoir un peu des patients
[8:40] en rééducation pérenniale,
[8:41] puis rapidement, c'était tellement...
[8:43] À ton compte, à ce moment-là?
[8:43] À mon compte, oui.
[8:44] Puis, c'est vraiment rapidement devenu une passion.
[8:48] Les patientes, à tous les jours, je pense...
[8:52] Au moins une fois par jour,
[8:54] je me faisais dire par mes patientes,
[8:55] « Ah, tu sais, si j'avais su que tu faisais ça
[8:57] et que ça existait, je serais venue avant. »
[8:59] Puis là, on remonte à il y a 10 ans.
[9:02] Fait que, tu sais, moi, à force de me faire dire ça,
[9:03] je me suis rendue compte qu'il y a un problème systémique.
[9:05] Il y a clairement quelque chose qui est à...
[9:08] qui est à améliorer.
[9:09] Tu sais, les femmes avaient besoin d'être sensibilisées,
[9:13] de savoir que, bien, la rééducation pérenniale,
[9:15] qu'il y a quelque chose à faire pour elles.
[9:17] Puis elles avaient besoin aussi d'avoir un milieu
[9:19] qui était adéquat, peut-être, aussi, pour elles.
[9:22] Tu sais, sortir du volet plus sportif, classique,
[9:26] de la physiothérapie,
[9:28] puis de s'axer vraiment sur le bien-être,
[9:31] la vulnérabilité,
[9:32] parce qu'on rentre dans la vulnérabilité.
[9:34] J'ai tellement de questions pour toi,
[9:36] puis je ne sais même pas par commencer tellement jean.
[9:38] Mais d'abord, c'est quoi la différence
[9:41] entre traiter des femmes versus traiter des hommes?
[9:45] En rééducation pérenniale, il n'y en a pas tant que ça.
[9:48] OK.
[9:48] Tu sais, on prend en charge autant les femmes que les hommes.
[9:51] Mais mettons, dans ton approche, le comportement,
[9:55] est-ce que les femmes, justement, c'est super vulnérable,
[9:59] tu les prends post-accouchement,
[10:00] ou il y a une approche différente, ou pas nécessairement?
[10:05] Bien, c'est sûr qu'on ne parle pas à une femme
[10:07] comme on parle à un homme.
[10:08] La femme, souvent...
[10:11] Bien, en fait, autant la femme que l'homme,
[10:12] quand ils vont consulter,
[10:14] vont être très en situation de vulnérabilité quand même.
[10:18] OK, c'est intéressant.
[10:18] Peut-être même plus l'homme que la femme.
[10:21] Tu sais, chez nous, on s'appelle féminin,
[10:23] on prend la santé de la femme,
[10:24] mais on voit des hommes également,
[10:26] parce que c'est tellement important,
[10:28] la santé pelvienne.
[10:30] C'est sûr qu'on est formés pour ça,
[10:32] on est experts pour ça,
[10:33] c'est sûr qu'on va les prendre en charge aussi.
[10:36] Pourquoi, chez un homme,
[10:37] il se sentirait plus vulnérable?
[10:38] L'homme, quand il arrive...
[10:41] L'homme vient rarement en prévention.
[10:44] La femme va de plus en plus consulter en prévention.
[10:47] L'homme va généralement avoir essayé d'autres choses
[10:49] avant de venir nous voir.
[10:53] Il va en avoir parlé souvent à son médecin,
[10:55] il va avoir vu un neurologue.
[10:57] Des fois, c'est post-opératoire.
[11:00] Puis, quand il arrive chez nous,
[11:01] on est pas mal la dernière option qu'il tente.
[11:04] Puis, les hommes, c'est des super beaux patients,
[11:06] parce qu'ils arrivent vraiment motivés.
[11:08] Ils écoutent à la lettre ce qu'on leur dit,
[11:11] ce qu'on leur demande de faire,
[11:12] ils font leurs devoirs.
[11:14] C'est des super beaux patients,
[11:15] parce qu'ils viennent pas niaiser.
[11:18] Ils viennent pour être efficaces,
[11:21] puis ils veulent une amélioration,
[11:22] puis ça marche, ils adhèrent,
[11:24] fait que ça, c'est vraiment chouette.
[11:26] Les femmes aussi, mais les femmes
[11:28] vont être aussi en situation de vulnérabilité,
[11:31] vont souvent consulter
[11:33] dans une situation où on aborde des tabous.
[11:38] Fait que, tu sais,
[11:38] elles viennent pas de bonté de coeur, là.
[11:41] Tu sais, souvent, elles vont finir par venir
[11:42] après quelques années de symptômes.
[11:45] Fait qu'on va voir une clientèle comme ça,
[11:47] puis on va voir aussi une clientèle de femmes
[11:49] qui va venir de plus en plus en prévention.
[11:51] Bien, c'est ça que j'ai envie de te poser la question.
[11:53] D'abord, c'est quoi les symptômes
[11:55] qui font en sorte qu'une femme ou un homme
[11:58] viendraient chez Féminin, par exemple?
[12:01] Puis ensuite, c'est quoi,
[12:03] pour quel type de prévention
[12:04] j'irais voir, puis que je commencerais
[12:07] un plan de prévention?
[12:08] Parce que moi, personnellement,
[12:09] je suis jamais venue vous voir,
[12:11] mais au fur et à mesure que je suis
[12:13] entourée de professionnels
[12:15] tellement qualifiés, puis même
[12:17] depuis le lancement du balado UMEA,
[12:20] j'en apprends tellement plus
[12:21] sur la santé, puis je me dis, mon Dieu,
[12:24] qu'est-ce que je ne sais toujours pas encore?
[12:26] Puis j'ai vraiment l'impression
[12:27] qu'aujourd'hui, c'est l'épisode parfait
[12:30] pour en apprendre beaucoup.
[12:31] Bien, avant de te répondre, j'ai envie de te demander,
[12:34] tu dis que t'avais jamais consulté.
[12:35] Tu penses-tu que t'aurais une raison de consulter?
[12:38] Euh, peut-être.
[12:40] Peut-être. Si j'y vais
[12:41] de niveau vraiment personnel,
[12:43] puis que je m'ouvre, bien oui, pourquoi pas?
[12:47] Puis peut-être
[12:47] que ça n'a vraiment pas rapport, mais si
[12:49] j'étais en consultation privée
[12:51] avec toi, je te dirais,
[12:53] moi, Marisabel, je cours vraiment
[12:55] beaucoup, normalement, puis
[12:57] évidemment,
[12:59] je m'hydrate bien, sauf que
[13:01] quand j'ai des envies d'aller
[13:02] aux toilettes uriner, ça vient vraiment
[13:05] vite. J'ai vraiment besoin tout de suite,
[13:07] maintenant, d'y aller. Puis des fois, je me pose
[13:09] la question s'il y a une pression
[13:11] à cause du fait que je cours beaucoup,
[13:13] que je tape, par exemple,
[13:15] sur mon plancher pelvien.
[13:18] Ça serait comme
[13:19] un élément que
[13:21] j'ai l'impression que c'est peut-être
[13:23] pas normal. Puis aussi,
[13:25] bien, me préparer
[13:27] à un jour avoir des enfants. C'est pas quelque chose
[13:29] qui va arriver demain matin, mais c'est quelque chose
[13:31] qui va arriver un jour, je l'espère,
[13:33] puis j'aimerais ça être prête
[13:35] pour ce moment-là.
[13:36] Oui.
[13:37] Bien, c'est des belles raisons de consultation, en fait.
[13:39] Bon, on se voit bientôt
[13:40] chez Femina.
[13:43] Bien, en fait,
[13:44] j'en ai des patientes comme toi, des grosses
[13:47] d'ultra qui consultent
[13:49] peut-être des gros symptômes,
[13:51] mais tu sais, qui se posent des questions,
[13:55] se rendent bien compte
[13:56] que, tu sais,
[13:57] sensation d'envie d'urgence, alors
[13:59] qu'elles viennent d'uriner. Des fois, ça peut être
[14:01] des petits flags qui, justement,
[14:03] c'est des signes que, bien,
[14:05] il y a peut-être une petite faiblesse musculaire.
[14:07] Avec la demande qui est demandée aussi,
[14:09] tu sais, si tu courrais des 5 km,
[14:11] tu n'aurais sûrement pas cette sensation-là.
[14:13] Mais quand on parle de 100, 150 km,
[14:16] c'est beaucoup, tu sais,
[14:17] fait que ça se peut que ton corps t'atteigne
[14:19] sa limite, mais que toi, tu veuilles en faire plus.
[14:22] Fait que, oui, c'est des symptômes
[14:23] qui peuvent se présenter
[14:26] chez les grandes sportives
[14:28] d'ultra, par exemple.
[14:31] Tu sais, les symptômes,
[14:32] tu me posais la question, pourquoi les femmes
[14:34] consultent? Bien, on a une grande...
[14:36] De plus en plus,
[14:37] tu sais, dans les 10 dernières années,
[14:38] j'ai vraiment vu une belle évolution.
[14:40] Les femmes sont un petit peu plus ouvertes à ça,
[14:42] vont venir en prévention, surtout dans le volet périnatal,
[14:45] avec les réseaux sociaux.
[14:48] Les femmes vont de plus en plus
[14:50] le dire qu'elles consultent
[14:51] en prévention pendant leur grossesse
[14:53] pour se préparer à l'accouchement
[14:55] puis pour se préparer surtout après.
[14:57] Donc, ça, c'est vraiment chouette
[14:59] parce qu'il y a 10 ans, ce n'était pas le cas.
[15:01] Tu sais, il y a 10 ans, je me rappelle,
[15:03] je parlais avec une gynécologue puis je disais,
[15:04] bien, tu sais, admettons, ta passante,
[15:06] c'est financièrement, tu sais,
[15:08] si elle n'a pas beaucoup de sous pour consulter
[15:10] parce que ça reste privé.
[15:12] J'avais dit, bien, tu sais, admettons,
[15:13] elle a des sous pour deux consultations,
[15:15] réfère-la pas après, réfère-la une fois avant,
[15:17] une fois après, tu sais, pour qu'on puisse travailler
[15:19] un petit peu en prévention en amont pour peut-être prévenir
[15:22] puis que l'après soit plus facile.
[15:24] Fait que, tu sais,
[15:26] maintenant, c'est beaucoup plus acquis,
[15:28] tu sais, les médecins, les gynécologues
[15:29] qui font l'étude de grossesse vont davantage en parler
[15:32] puis les femmes entre elles, enceintes,
[15:34] en parlent beaucoup, beaucoup, beaucoup.
[15:36] Ça, c'est chouette.
[15:36] Mais j'ai l'impression que c'est justement bien vu aussi.
[15:39] Il y a beaucoup de clubs d'entraînement
[15:41] ou, tu sais, d'initiatives
[15:43] qui mettent ce genre d'entraînement-là
[15:46] en valeur de plus en plus.
[15:48] Mais effectivement, tu sais,
[15:49] j'imagine il y a 10 ans,
[15:50] avais-tu des mentors dans le domaine
[15:52] qui pouvaient te guider
[15:54] pendant que, par exemple,
[15:56] tu fournais ton entreprise ou que tu spécialisais
[15:58] ou c'était encore très tabou?
[16:01] J'avais pas de mentor.
[16:02] J'étais vraiment seule au monde
[16:04] avec ma vision,
[16:06] ma mission que je croyais
[16:08] dur comme fer.
[16:10] Ça, c'était difficile, mais j'y croyais tellement
[16:12] puis en fait, je m'étais tellement fait dire
[16:14] en amont par des patientes
[16:16] que si j'avais su
[16:18] que je savais
[16:20] que c'était nécessaire.
[16:21] J'y croyais très, très fort
[16:23] puis j'y suis allée
[16:25] avec toute ma passion puis les femmes ont répondu
[16:28] en levant la main.
[16:29] En levant la main, finalement.
[16:33] Donc, non,
[16:34] j'avais pas de mentor. Malheureusement,
[16:36] c'est ça, par contre.
[16:37] Aujourd'hui, est-ce que t'en as ou c'est toi la mentor?
[16:39] Les deux. Les deux, oui.
[16:42] C'est qui tes mentors?
[16:44] Est-ce que t'as plusieurs mentors?
[16:45] J'ai plusieurs mentors.
[16:47] Puis, tu sais, en fait, j'ai des mentors.
[16:50] J'appellerais pas ça des mentors.
[16:51] En physio-périnéal, on a un groupe
[16:53] d'entrepreneurs, femmes,
[16:55] à avoir monté des entreprises similaires à féminin
[16:57] puis on s'entraide entre nous.
[17:00] Est-ce que c'est des mentors? Pas tant,
[17:01] mais on est comme un petit groupe de personnes
[17:04] qui s'entraident.
[17:06] Non, mes mentors, c'est beaucoup des entrepreneurs,
[17:07] des entrepreneurs d'expérience
[17:09] qui sont pas du tout dans mon domaine,
[17:11] mais on vit la même chose, au final.
[17:13] Ça me fait tellement du bien de...
[17:15] Parce que, parlons-en, justement, d'entrepreneuriat,
[17:18] parce que, tu sais,
[17:20] pour bâtir féminin,
[17:22] c'est une chose, il y a toute ta spécialisation.
[17:26] Est-ce que ça se dit, spécialisation?
[17:27] Bien, c'est comme une expertise.
[17:29] Une expertise. Il y a vraiment ton expertise
[17:31] que t'as réussi à bâtir, mais après ça,
[17:33] en tant qu'entrepreneur, c'est tout un défi
[17:35] de bâtir ça seule.
[17:36] T'es quand même toute seule
[17:38] à avoir fondé Féminin.
[17:41] Puis, une des personnes qui m'a beaucoup parlé de toi,
[17:43] c'était dans le cadre de l'École d'entrepreneurship de Beauce,
[17:45] Marie-Philippe, qui m'a parlé de toi.
[17:48] Comment tu vois ça, justement,
[17:49] le leadership en tant qu'entrepreneure
[17:52] québécoise, femme?
[17:55] C'est une belle question.
[17:57] C'est sûr que c'est des beaux défis,
[17:59] entrepreneurs, femmes.
[18:02] Surtout quand on rentre dans le volet
[18:03] de la périnatalité.
[18:05] Est-ce qu'on a des défis supplémentaires,
[18:08] malheureusement, par rapport aux hommes?
[18:12] Puis, ça n'enlève absolument rien
[18:14] aux hommes entrepreneurs, absolument pas.
[18:17] Mais on a quand même
[18:18] un certain devoir.
[18:21] Tu sais, quand on a
[18:23] nous-mêmes un enfant,
[18:24] on se décide de fonder une famille.
[18:26] Mon conjoint n'est pas entrepreneur,
[18:27] mais si on était tous les deux entrepreneurs,
[18:29] ça reste que c'est moi qui le porte.
[18:30] C'est moi qui subis.
[18:33] Je viens de passer à travers mon premier trimestre,
[18:34] mais qui passe à travers les nausées,
[18:37] les fatigues, les changements hormonaux
[18:38] qui sont quand même importants.
[18:40] Ça a quand même un impact sur ton énergie.
[18:44] Puis, après l'accouchement,
[18:45] ça reste que,
[18:47] même si je veux
[18:48] être 100 % compétente
[18:50] et fonctionnelle pour revenir au travail,
[18:53] c'est quasi impossible.
[18:56] Physiquement,
[18:57] je viens de faire sortir un être humain de mon corps.
[18:59] J'ai besoin de récupérer.
[19:02] Moi,
[19:02] avec mes deux derniers bébés,
[19:04] j'ai allaité.
[19:05] C'est sûr que j'allaite.
[19:07] Ça veut dire que c'est moi qui me lève la nuit.
[19:10] Mon chum était ultra présent.
[19:12] Il nous a aidés énormément.
[19:14] Sans lui, je n'aurais jamais réussi
[19:15] à faire tout ce que j'ai fait.
[19:17] Mais ça reste qu'il ne peut pas allaiter à ma place.
[19:20] Tout à fait.
[19:21] C'est des réveils aux 2-3 heures.
[19:24] C'est beaucoup de fatigue.
[19:26] Ça veut dire que si je vais au travail,
[19:29] je ne peux pas partir une journée.
[19:31] J'ai besoin d'amener mon bébé avec moi
[19:32] ou de prévoir que je peux partir
[19:34] deux heures.
[19:34] Deux heures, je reviens.
[19:36] Comme ça, je vais pouvoir aller à l'été.
[19:38] C'est quand même des beaux challenges
[19:40] qu'on vit.
[19:44] Des fois, je m'amuse.
[19:45] Je dis avec mon chum,
[19:46] des fois, il m'est sûr que ce soit toi
[19:48] qui peux les porter.
[19:49] Au contraire, j'aime tellement ça la maternité.
[19:52] Mais tu n'as pas besoin de te justifier.
[19:54] Quand même, en disant ça,
[19:55] je ne peux même pas imaginer et je peux comprendre.
[19:59] Je n'ai pas encore eu de bébé,
[20:01] mais je ne sais pas comment tu fais
[20:03] pour avoir eu deux enfants.
[20:04] En avoir un troisième
[20:06] et traiter des patientes,
[20:09] avoir un impact dans le monde
[20:10] et avoir ta propre entreprise.
[20:13] Je suis certaine qu'il y a plein de personnes
[20:15] qui se posent la question
[20:16] comment tu y arrives justement à concilier ça.
[20:19] C'est quand même
[20:20] des choix
[20:24] qui changent une vie.
[20:27] En avoir un troisième,
[20:28] danser féminin,
[20:30] tu peux prendre un autre partenaire.
[20:32] C'est une question très ouverte,
[20:34] mais je te trouve vraiment courageuse.
[20:37] Courageuse ou folle,
[20:38] je m'amuse à dire des fois.
[20:42] C'est des beaux défis,
[20:44] mais en même temps,
[20:45] si jamais je reviendrais en arrière,
[20:46] je ne changerais rien.
[20:49] Je suis tellement fière
[20:50] de tout ce que...
[20:52] Je suis très fière de OU Féminin
[20:54] et de la mission qu'on porte
[20:56] et de l'impact qu'on a sur la vie des femmes.
[20:58] Je suis super fière de ça.
[21:01] Je ne ferais rien d'autre que ça.
[21:03] J'y crois.
[21:04] Je suis vraiment passionnée.
[21:06] Un peu workaholic, j'adore travailler.
[21:08] Je n'ai jamais été limitée
[21:10] par ce que j'aime faire.
[21:14] Mais c'est sûr
[21:15] que quand on parle de maternité,
[21:18] c'est tough.
[21:18] C'est tough.
[21:21] Je l'ai vécu deux fois.
[21:22] Ça a été très, très difficile les deux fois.
[21:25] Je ne le cacherai pas.
[21:28] À mon premier bébé,
[21:30] Féminin a juste deux ans.
[21:32] On était en pleine COVID.
[21:33] C'était quand même
[21:34] une période aussi intense.
[21:37] Incertaine aussi, j'imagine.
[21:39] J'imaginais perdre un bébé aussi.
[21:42] À quel point
[21:43] je vais prendre des risques.
[21:46] Mon bébé est prioritaire,
[21:47] bien sûr, avant tout.
[21:48] Mais mon entreprise est super importante.
[21:51] Elle n'est pas loin derrière quand même.
[21:53] C'est un autre bébé.
[21:54] C'est un autre bébé.
[21:55] Je ne le nomme plus comme étant un bébé.
[21:59] Très, très récemment,
[22:01] c'était mon premier bébé, Féminin.
[22:03] Mais c'est aussi elle qui supporte...
[22:05] Elle supporte la maisonnée aussi.
[22:07] Il y a un certain niveau de responsabilité
[22:09] à avoir une entreprise aussi.
[22:10] Ça supporte la maisonnée, mais ça supporte la maisonnée
[22:12] de 30 autres personnes.
[22:14] C'est une responsabilité que j'ai sur mes épaules.
[22:18] OK, moi,
[22:19] mon conjoint peut pallier,
[22:21] mais il y a 30 autres familles
[22:23] qui dépendent en partie de Féminin.
[22:25] C'est sûr qu'il y a
[22:27] un fardeau financier qui reste toujours.
[22:29] Même si tout à coup,
[22:31] il y a un bébé qui vient d'arriver dans ma vie.
[22:33] Puis que c'est ma nouvelle priorité.
[22:35] Puis que je l'aime donc bien.
[22:36] Puis que je voudrais donc bien passer tout mon temps avec lui.
[22:39] Mais en même temps,
[22:40] l'entreprise, elle, elle n'arrête jamais.
[22:42] Ça continue.
[22:43] Il y a des défis, il y en a beaucoup.
[22:46] Il y a la croissance.
[22:48] Donc, c'est comme de pallier tout ça.
[22:52] Je l'ai...
[22:52] J'aurais voulu être accompagnée.
[22:54] Mon premier bébé, je n'avais vraiment pas beaucoup de mentors.
[22:57] Je n'avais pas un gros réseau.
[22:58] Je venais de lancer mon entreprise.
[23:00] J'avais coupé tous mes réseaux sociaux
[23:02] parce que, bien,
[23:03] je n'avais plus le temps.
[23:04] C'était là que j'avais réussi à trouver du temps.
[23:06] J'avais coupé à ce niveau-là.
[23:08] Puis, bien, le bébé est arrivé.
[23:11] Je me sentais vraiment seule.
[23:12] Je me suis retrouvée très seule parce que,
[23:14] bien, je n'avais pas vraiment le temps
[23:17] d'avoir un réseau. Je l'avais coupé.
[23:19] Je n'avais pas vraiment le temps de développer un nouveau réseau
[23:21] de nouvelles mamans.
[23:23] J'avais mon entreprise à gérer.
[23:26] Puis, je n'avais personne qui me supportait.
[23:28] L'entrepreneur féminin,
[23:29] je ne connaissais personne qui avait été entrepreneur
[23:31] et maman à ce moment-là.
[23:33] Dans ta famille, il n'y a pas d'entrepreneuriat?
[23:34] Non, il n'y a pas d'entrepreneur dans ma famille.
[23:37] C'est vraiment par passion que tu es rentrée
[23:39] dans le monde de l'entrepreneuriat.
[23:40] Ce n'est pas nécessairement quelque chose
[23:41] que tu avais toujours rêvé, peut-être?
[23:44] Bien, tu le vis aussi, toi aussi,
[23:48] avec tes projets.
[23:49] C'est comme naturel.
[23:51] Quand j'y repense, le leadership,
[23:53] ça a toujours fait partie de ma vie.
[23:55] J'étais nommée capitaine dans les équipes de sport.
[23:58] Le leadership naturel,
[23:59] je pense que ça vient naturellement chez moi.
[24:03] Je ne visais pas être entrepreneur.
[24:05] Ma passion, ça a été la santé de la femme.
[24:08] J'ai vu qu'il y avait un réel besoin.
[24:09] Ça ne fitait pas.
[24:10] Ce qui existait, ça ne fitait pas dans mes valeurs.
[24:13] J'ai viré la situation
[24:15] et j'ai sauté les deux pieds dans l'entrepreneuriat.
[24:17] Mais c'est comme arrivé par hasard.
[24:20] Je trouve que c'est le plus beau des hasards.
[24:22] Aussi, il n'y a pas
[24:23] un autre business model
[24:26] qui est plus aligné que ça.
[24:28] Dans le sens que tu as vu un besoin,
[24:30] tu t'es dit qu'il n'y a personne de plus,
[24:33] de plus qualifié que moi pour y arriver
[24:35] et de plus passionné.
[24:38] Je vais créer moi-même
[24:40] cette entreprise qui répond à ce besoin-là
[24:42] et on va l'avoir toute seule.
[24:44] Cet impact-là, toute seule
[24:45] et ensuite avec l'équipe que tu bâtis.
[24:48] L'entrepreneuriat, à ce moment-là,
[24:50] il tombe vraiment
[24:51] sur une opportunité
[24:54] à laquelle tu ne peux pas dire non
[24:55] ou une opportunité que tu crées
[24:58] mais qui est trop alignée pour ignorer.
[25:01] Est-ce que les gens,
[25:02] quand ils participent,
[25:03] les féminins, doutaient beaucoup de toi,
[25:06] ton conjoint, c'était quoi?
[25:08] J'ai l'impression, à t'entendre,
[25:10] que si les gens doutaient de toi,
[25:12] tu ne les écoutais pas.
[25:14] Je pense qu'on se comprend là-dessus.
[25:17] Moi, quand j'ai une idée,
[25:18] j'y vais. C'est vraiment fort.
[25:20] Je n'ai jamais hésité
[25:21] et je n'ai jamais douté ni regretté.
[25:24] Mais j'avais la chance d'avoir
[25:25] un conjoint qui m'a fait en supporter.
[25:27] C'est l'homme derrière féminin.
[25:29] Il est venu avec moi
[25:30] planter des clous, poser de la tapisserie,
[25:33] mais au début, on faisait tout tout seul.
[25:36] Il est tout le temps
[25:37] là. C'est sûr que j'avais
[25:39] la chance d'être supportée.
[25:40] C'était vraiment bien.
[25:42] Je considère que j'ai eu de la chance.
[25:44] Comment ton réseau a évolué
[25:47] pour avoir un réseau plus établi
[25:49] au niveau entrepreneuriat
[25:51] ou féminin ou juste entrepreneuriat
[25:52] de façon générale?
[25:54] Je pense que c'est le fun de s'élever
[25:56] ensemble en tant que femme.
[25:57] C'est cool aussi.
[26:00] On peut s'inspirer mutuellement,
[26:02] peu importe.
[26:03] Si on est un homme ou une femme, on s'en parle.
[26:05] Tellement. C'est tellement important
[26:07] de bâtir son réseau.
[26:10] Je ne sais pas, toi,
[26:12] t'en as-tu bâti un réseau?
[26:14] Quand même, je pense que
[26:15] j'ai réussi à bâtir un réseau.
[26:18] Mais mon réseau est différent
[26:20] où je suis dans le monde.
[26:22] Dans le sens qu'à Montréal,
[26:24] mon réseau est vraiment plus niché
[26:25] dans le monde du sport
[26:26] et des partenariats liés au sport.
[26:30] Ensuite, quand je me retrouve
[26:32] à Québec et comme plus...
[26:33] d'où je viens, parce que je viens de Québec,
[26:35] ça fait que deux ans que je suis à Montréal,
[26:38] bien là, on dirait que c'est plus
[26:39] l'entrepreneuriat, mon monde plus professionnel
[26:42] qui me connaît depuis que je suis toute jeune
[26:44] et qui sait que j'étais...
[26:46] Une de mes amies de jeunesse, elle m'a dit...
[26:49] Je parlais cette semaine et je lui disais
[26:50] « T'as dû être surprise quand t'as appris
[26:52] que j'allais faire l'éverest ou que je faisais du sport. »
[26:56] C'était plus ça,
[26:57] ma passion première.
[26:59] Elle m'a dit...
[27:00] Ça m'a vraiment fait rire parce qu'elle m'a dit
[27:02] « Emma,
[27:03] autant, oui, c'est surprenant
[27:05] versus la non-athlète
[27:08] que tu étais quand on était jeunes,
[27:10] mais en même temps, t'étais tellement
[27:11] entrepreneur, passionnée
[27:13] et courageuse quand t'étais jeune
[27:15] qu'on savait que n'importe quoi que t'allais vouloir faire,
[27:18] t'allais foncer à vitesse
[27:20] 100 000 à l'heure, puis t'allais y aller. »
[27:23] Là, ça, ça m'a quand même
[27:24] fait chaud au cœur,
[27:25] mais mon réseau a évolué.
[27:29] Je pense que
[27:30] j'ai encore beaucoup à
[27:31] développer,
[27:33] en termes de mentor d'affaires
[27:35] entrepreneur.
[27:39] Longue, longue,
[27:40] réponse courte.
[27:42] Déjà, c'est vraiment inspirant
[27:43] ce que tu fais.
[27:44] C'est vraiment...
[27:47] C'est pas rien.
[27:48] Bravo.
[27:50] Merci.
[27:51] Je te renvoie vraiment à la parole.
[27:54] Je pense que j'aurais eu un rêve
[27:55] quand j'étais jeune,
[27:57] c'était d'être entrepreneur.
[27:59] La vie que tu as actuellement,
[28:02] elle m'inspire énormément.
[28:03] Puis, en même temps,
[28:06] elle m'inspire, elle m'impressionne aussi
[28:09] parce que je ne peux pas imaginer les défis
[28:11] que tu as au D2D.
[28:14] Donc, voilà.
[28:15] Il y en a beaucoup, des défis, c'est sûr,
[28:17] mais en même temps,
[28:18] c'est aussi super valorisant, c'est tellement challengeant.
[28:21] Je pense que
[28:22] le monde de la compétition
[28:26] a fait rapidement
[28:27] partie de ma vie quand j'étais jeune.
[28:28] Veux-tu en parler brièvement?
[28:30] Oui, mais avant, je veux juste finir
[28:32] le volet.
[28:33] Par rapport au réseau,
[28:36] je trouve que c'est tellement important.
[28:38] S'il y a d'autres entrepreneurs en devenir
[28:40] ou entrepreneurs déjà bien établis
[28:42] qui nous écoutent, je pense que ça peut être super le fun.
[28:46] Où je m'en allais avec ça?
[28:48] En fait,
[28:49] moi, mon réseau,
[28:51] en étant sportive,
[28:53] je pense que c'est ça qui nous pousse.
[28:55] On n'a pas de limite.
[28:56] Clairement, tu n'as pas de limite.
[28:58] Tu es en ligne pour monter le mont Everest.
[29:00] Tu n'en as pas de limite.
[29:01] J'ai des limites un peu plus
[29:03] rapprochées que toi.
[29:06] Je ne montrais pas mon Everest,
[29:08] mais quand je me fixe quelque chose,
[29:09] je vais y aller.
[29:11] Jamais je ne vais pas mettre des limites.
[29:13] S'il y en a une, je vais passer par-dessus
[29:14] et je vais continuer.
[29:16] Je pense que c'est le volet sportif aussi.
[29:19] Est-ce que c'est en sport d'équipe?
[29:22] Plus individuel.
[29:24] Je suis plus quelqu'un d'individuel.
[29:26] Peut-être que ça...
[29:28] Justement, j'ai battu mon entreprise aussi.
[29:30] Oui.
[29:31] Mais tu as raison.
[29:32] Il y a tellement de parallèles à faire
[29:34] entre le monde du sport et l'entrepreneuriat,
[29:37] mais juste notre développement personnel
[29:39] de façon générale.
[29:41] C'est comme si...
[29:43] Comme tu le dis, on se fixe des objectifs
[29:45] et à un moment donné,
[29:46] on construit le chemin qui va nous mener
[29:49] idéalement à l'atteinte
[29:52] de cet objectif-là.
[29:53] Quand on sait ce que notre corps
[29:56] physiquement est capable de réaliser
[29:57] et qu'on sait à quel point il y a de la préparation mentale
[30:00] qui vient jouer,
[30:01] un impact sur la réussite ou non
[30:05] de cet objectif-là,
[30:07] au fur et à mesure qu'on atteint
[30:08] des nouveaux paliers d'objectifs,
[30:10] on se convainc qu'on est capable
[30:12] de quoi encore.
[30:14] Puis là, cette question-là,
[30:16] ce question mark-là,
[30:18] on peut se donner l'objectif
[30:20] de le pousser toujours plus loin,
[30:21] mais on peut aussi se satisfaire
[30:24] avec un niveau, puis c'est correct.
[30:26] Puis je pense que de jongler
[30:28] toujours là-dedans,
[30:30] sainement,
[30:31] c'est quand même cool.
[30:32] Pour moi, c'est un peu ça l'évolution
[30:34] de l'humain.
[30:36] Jusqu'où on va qui nous garde heureux
[30:38] puis épanouis,
[30:40] puis qui correspond à notre « why » respectif.
[30:43] Ça fait que, oui.
[30:44] Oui, ça donne sens.
[30:46] Vraiment.
[30:47] Bien, vraiment.
[30:50] Oui.
[30:51] Je reviens sur le réseau d'entreprenariat.
[30:53] J'aimerais vraiment ça.
[30:55] J'ai passé toutes mes premières années
[30:57] à bâtir Femina sans réseau.
[31:00] Ou très peu.
[31:01] J'ai commencé à le bâtir.
[31:02] J'ai fait une super amie
[31:04] qui, elle aussi, avait ses cliniques
[31:06] puis qui était de ma mère en même temps que moi.
[31:09] Ça faisait du bien
[31:10] de consulter,
[31:13] côtoyer quelqu'un comme elle.
[31:16] Mais en revenant
[31:17] de mon deuxième congé maternité,
[31:18] j'ai décidé que j'avais
[31:20] tout épuisé, les compétences
[31:22] que j'étais capable d'aller chercher par moi-même.
[31:25] J'étais allée lire un meilleur de livres,
[31:27] poser questions partout.
[31:28] J'avais épuisé
[31:30] tout ce que j'étais capable d'aller chercher
[31:32] puis je ressentais que je n'avais pas fini
[31:34] d'apprendre puis que là, j'avais vraiment
[31:36] un réseau à bâtir.
[31:38] Puis, je me suis inscrite à l'FA
[31:40] avec le défi des deux chiffres
[31:42] de l'FA. C'est comme juste des leaders femmes
[31:44] puis je me suis dit, ah bien, c'est parfait.
[31:46] C'est des femmes qui vivent des défis similaires
[31:49] en lien avec la maternité aussi.
[31:50] Ce n'étaient pas des entrepreneurs, c'était des leaders,
[31:52] des gestionnaires dans leurs entreprises.
[31:54] Mais ça m'a beaucoup apporté.
[31:56] Puis, ça m'a permis de côtoyer Sophie Brochu.
[31:59] Oui.
[32:00] Qui m'a donné des super bons conseils,
[32:02] entre autres, elle m'a fortement encouragée
[32:04] à m'inscrire à l'école d'entrepreneurship de Beauce.
[32:06] Elle m'a mis en contact avec Isabelle Laberre
[32:08] qui est la PDG de l'école.
[32:11] Puis, moi, à la base, je la connaissais,
[32:12] cette école-là, mais je me disais, ce n'est pas pour moi.
[32:16] Santé imposteur, dis-la-lui.
[32:17] Je me sentais imposteur
[32:18] puis je suis comme
[32:20] un peu une professionnelle de la santé.
[32:22] Je portais encore beaucoup, beaucoup mon chapeau
[32:24] de physio-pyrénéal
[32:25] jusqu'à récemment.
[32:27] Oui, un chapeau leader, évidemment, mais comme
[32:30] davantage professionnelle de la santé.
[32:32] En fait, je ne connaissais pas ça.
[32:35] Je me suis un peu informée.
[32:37] Finalement, j'ai réalisé que ça pouvait être
[32:38] un super réseau puis, effectivement,
[32:40] une super belle école. Je me suis inscrite.
[32:43] J'ai fait mon parcours d'un an
[32:44] que je viens de terminer tout récemment.
[32:47] Puis ça, ça a été un
[32:49] game changer aussi dans ma vie
[32:50] d'entrepreneur.
[32:53] Explique-moi, ça ressemble à quoi
[32:54] le parcours de l'école d'entrepreneurship de Beauce?
[32:58] En fait, il y a
[32:58] deux parcours. Il y a le parcours
[33:00] émergence, le parcours élite. Le parcours
[33:01] émergence, c'est un parcours d'un an. Le parcours
[33:03] élite, c'est deux ans. Moi, je suis inscrite
[33:05] au parcours d'un an.
[33:08] En fait, tu es jumelée
[33:09] avec un groupe d'entrepreneurs, une
[33:11] trentaine d'entrepreneurs,
[33:13] fondateurs ou repreneurs.
[33:16] Puis, à travers
[33:17] l'année, tu es brassée, challengée,
[33:21] amenée à
[33:21] réfléchir sur ton entreprise,
[33:24] mais à distance. Tu sais, tu sors
[33:25] de ton entreprise pendant quatre jours
[33:27] ou deux mois, pendant un an.
[33:30] C'est beaucoup quand même. C'est beaucoup.
[33:31] C'est demandant. C'est un gros
[33:33] commitment parce que là, je ne suis plus
[33:35] avec mes enfants. Mon deuxième avait à peine
[33:37] 18 mois.
[33:39] C'était comme un défi.
[33:41] OK, il va-t-il être capable?
[33:43] Il est très maman. Puis là,
[33:45] en plus, je me sentais mal.
[33:48] Mais oui. Mais mon chum
[33:49] n'a jamais fait de sentir mal. Puis c'est bien correct.
[33:51] Mais c'est propre à nous. C'est ça. Je me sentais
[33:53] mal. Ma mère, quand je reviens,
[33:56] ils me le font sentir.
[33:57] Il y a ça. En plus, je quitte l'entreprise.
[34:00] En un de ces semaines, je ne suis pas là. Je n'avance rien.
[34:02] Quand je reviens, j'ai deux semaines à rattraper
[34:03] dans une.
[34:06] Ça fait que c'est des gros défis,
[34:08] mais en même temps, l'effet de sortir
[34:10] de l'entreprise puis d'être là-bas,
[34:12] de penser à rien d'autre que
[34:13] à moi, mon rôle de leader,
[34:16] de me faire challenger.
[34:17] Ils nous obligent à faire des pas de recul
[34:19] pour sortir de... On est tellement
[34:21] pris dans le feu de l'action. C'est vrai.
[34:23] On ne voit plus rien.
[34:25] C'est...
[34:26] J'ai cru comprendre
[34:29] qu'ils rentrent aussi dans notre vulnérabilité.
[34:32] On montre... Ce n'est pas genre
[34:33] vous faites un pitch sur votre
[34:35] entreprise. Vous allez vraiment dans le creux
[34:37] de chacun des sujets
[34:39] ou décortiquer aussi au niveau
[34:41] humain. Je ne sais pas si j'ai...
[34:43] Oui, c'est ça. Ils vont...
[34:46] Puis ça, je ne le savais pas nécessairement
[34:47] avant de m'inscrire. Moi, je pensais
[34:49] que j'allais apprendre la théorie.
[34:51] Il y en a, évidemment.
[34:54] Mais ils t'amènent aussi, toi,
[34:55] au fond de toi, comme humain, comme leader,
[34:57] tu es comment. Ils te ramènent.
[34:59] Ils te posent une question, tu réponds.
[35:01] Ils te poussent, ils te poussent, ils te poussent,
[35:02] jusqu'à ce que tu sois rendu au fond.
[35:05] Tu n'as juste plus de place où aller. Tu es obligée de répondre.
[35:07] C'est challengeant.
[35:09] J'ai pleuré.
[35:11] Tu partages ça avec d'autres entrepreneurs aussi.
[35:13] Ça crée des liens et des connexions
[35:15] vraiment puissantes, j'imagine.
[35:19] Mais...
[35:20] Est-ce qu'il y a des moments où tu doutais
[35:23] que tu étais à la bonne place?
[35:25] Dans ce parcours-là, non, jamais.
[35:27] Jamais. J'ai vraiment...
[35:29] Encore une fois, tant qu'à le faire,
[35:31] j'ai été all-in.
[35:33] Sinon, je n'aurais pas fait.
[35:34] Je suis all-in. J'ai même dit,
[35:37] le premier séjour, j'ai essayé d'appeler mon chum
[35:39] et les enfants.
[35:40] C'est ultra serré, les journées.
[35:43] Ça commence tôt, ça finit tard.
[35:44] Tu as vraiment peu de temps pour...
[35:46] Tu as 15 minutes, il faut que tu finisses du sport,
[35:48] il faut que tu prennes ta douche, tu reviens échanger propre.
[35:50] C'est super rapide. Le premier séjour,
[35:52] je ne m'étais pas forcée.
[35:55] Évidemment, je voulais appeler ma famille,
[35:56] consulter un peu mes cours et le travail.
[35:59] Après, le premier séjour, je me suis dit,
[36:00] je vais vraiment y aller all-in, je ne vous parlerai pas.
[36:03] Mon téléphone restait dans la chambre.
[36:05] Je ne consultais pas mes cours et le travail
[36:07] très, très, très peu.
[36:09] Je n'appelais pas ma famille.
[36:10] J'étais vraiment 100 % là,
[36:12] 100 % présente.
[36:13] Après, je revenais et je ressortais la tête de l'eau.
[36:17] C'est dommage.
[36:17] Ça a été quoi tes plus grands apprentissages
[36:19] de l'École d'entrepreneurship de Beauce?
[36:21] Je le dis vraiment au long.
[36:23] De l'École d'entrepreneurship de Beauce.
[36:26] Hashtag.
[36:27] Oui, hashtag.
[36:29] C'est une bonne question.
[36:34] En l'ayant finie récemment,
[36:36] en fait, à travers tout le séjour,
[36:37] on rencontre des entrepreneurs d'expérience.
[36:41] Rapidement, au début du parcours,
[36:43] j'ai rencontré David Marotte.
[36:45] Je ne sais pas si tu le connais.
[36:45] C'est un entrepreneur québécois qui a parti
[36:47] sa business en tech.
[36:50] Il n'est pas parti de rien.
[36:51] Il a une énorme entreprise.
[36:53] C'est quoi le nom de l'entreprise?
[36:55] Je ne sais même plus.
[36:56] On regardera.
[36:59] Mais David, c'est une personne
[37:00] qui m'a vraiment inspirée.
[37:03] Je m'accroche.
[37:04] C'est un fondateur.
[37:06] Il a dit une phrase
[37:08] qui m'a tellement donné du sens.
[37:10] Il a dit
[37:11] le vrai rôle d'un leader,
[37:14] son seul et unique rôle,
[37:16] c'est d'augmenter la valeur
[37:18] de son entreprise.
[37:20] Ça a l'air peut-être de rien.
[37:23] Oui.
[37:23] Je suis curieuse de voir
[37:24] ce que ça a dit pour toi.
[37:26] Oui.
[37:27] Moi, en fait,
[37:28] moi, ça m'a donné tellement de sens
[37:29] parce que, comme je t'ai dit,
[37:31] ça m'a peut-être pris six ans et demi
[37:33] avant d'être sourcette,
[37:35] avant d'être à l'aise dans mon rôle de leader.
[37:39] Moi, je portais le chapeau
[37:40] de la physiopérinéale.
[37:43] Je pense que j'ai associé ma valeur
[37:45] au nombre de consultations que je faisais.
[37:48] Mes collègues physio à la clinique
[37:50] voient des patients.
[37:51] Donc, je dois voir des patients.
[37:55] Mais au fil des années,
[37:57] l'équipe grandit.
[37:58] On est rendu plus d'une trentaine.
[38:00] Impossible de gérer une équipe
[38:02] de 30 personnes
[38:03] sur les heures de soir,
[38:06] de fin de semaine, très tôt le matin,
[38:08] en plus de mon horaire régulier de patient.
[38:10] C'est comme une déformation professionnelle
[38:12] au final.
[38:13] Pas une déformation professionnelle,
[38:16] mais à un moment donné, il faut sortir
[38:18] de son chapeau de professionnel
[38:19] et dire, OK, non, mais là, on est un entrepreneur
[38:22] puis chapeau d'une équipe.
[38:24] Puis on le prend au sérieux.
[38:25] Puis comme tu le dis,
[38:26] tu as 30 ménages aussi.
[38:28] À ta charge, puis tu as l'avis
[38:29] de combien de clients et patientes aussi
[38:32] comme dans les mains.
[38:34] Mais OK, excuse-moi,
[38:36] je suis vraiment impressionnée.
[38:37] Bien, tu sais, moi, j'avais le sentiment d'imposteur.
[38:40] J'étais juste pas à l'aise dans ce rôle-là.
[38:43] En même temps, au fil des années,
[38:44] je voyais bien.
[38:45] Je veux dire, j'ai réduit un peu,
[38:46] j'ai réduit un peu plus.
[38:47] Tu sais, j'en vois encore des patients.
[38:49] Puis ça fait du sens.
[38:50] Puis j'aime vraiment ça.
[38:51] Puis je prévois pas arrêter.
[38:52] Mais j'en vois une journée-semaine,
[38:53] une journée et demie-semaine.
[38:54] Puis je peux pas vous faire plus
[38:56] parce que, bien, le reste de la semaine,
[38:57] j'ai plein d'autres tâches
[39:00] ultra importantes, tu sais,
[39:03] que je faisais déborder au début
[39:05] sur toutes mes fins de semaine,
[39:06] toutes mes soirées, toutes mes matinées.
[39:08] Mais quand t'as des enfants,
[39:10] tu peux plus déborder autant.
[39:11] Fait que, tu sais, mes enfants m'ont apporté
[39:13] une certaine stabilité dans ma vie,
[39:15] ce qui est très bien.
[39:16] Puis quand David Marotte a dit ça,
[39:20] bien, tu sais, moi, je me suis dit,
[39:21] ah, tu sais, c'est vrai, là, dans le fond,
[39:23] c'est quoi ma plus-value de voir des patients
[39:24] comme toutes les autres filles de l'équipe?
[39:27] Tu sais, je suis vraiment
[39:27] je peux avoir une plus-value ailleurs.
[39:30] Tu sais, c'est vraiment ma vision
[39:31] puis la mission, puis on l'apporte
[39:33] tout ensemble, cette mission-là, chez Femina,
[39:35] mais ça risque que je suis l'aldeur.
[39:37] Fait que c'est à moi de continuer
[39:39] à faire croître Femina, puis de continuer
[39:41] à, tu sais, à répandre la bonne nouvelle,
[39:44] de avoir des impacts sur la santé des femmes
[39:46] du plus grand nombre possible, tu sais.
[39:49] Fait que ça m'a vraiment donné du sens.
[39:51] Puis, est-ce que tu te sens
[39:54] très coupable
[39:56] dans ce nouveau, je sais,
[39:57] shift, là, en tant que leader?
[39:59] Tu sais, quand t'es revenue, mettons, de l'EB,
[40:01] puis t'as dit, OK, là, il faut qu'on revisite
[40:03] mon horaire, puis je dois essayer
[40:05] de prendre des clientes, bien, des patientes.
[40:08] Je sais pas combien de jours par semaine
[40:09] tu t'en prenais, mais tu sais, on doit
[40:11] changer les choses, par exemple.
[40:13] Je dois step up dans ce rôle de leader, là.
[40:16] Est-ce que t'avais
[40:17] encore beaucoup de sentiments de culpabilité
[40:20] de le faire, ou c'était juste
[40:21] aligné, puis t'étais rendue là?
[40:24] C'était, je te dirais
[40:25] que c'était quand même aligné.
[40:27] J'avais dû se faire de façon obligatoire.
[40:29] Tu sais, j'étais plus à temps plein, là, de patient.
[40:31] Depuis mon premier enfant,
[40:33] il a fallu que je réduise. À mon deuxième enfant,
[40:35] il a fallu que je réduise encore. J'étais déjà plus
[40:37] à temps plein, là, du tout, mais j'étais
[40:39] pas bien là-dedans, tu sais, puis je
[40:41] comprenais pas trop mon rôle.
[40:43] J'avais besoin de faire...
[40:44] Ça avait besoin de faire du sens, tu sais.
[40:48] Tu sais, puis je le prenais,
[40:49] le rôle, puis je savais que c'était important,
[40:51] mais avec un sentiment d'imposteur
[40:53] qui était plus ou moins agréable, fait que
[40:55] ça, ça m'a... C'est pas encore parfait, tu sais.
[40:57] C'est pas encore un work in progress, mais
[40:59] je me sens tellement... Moi, ça m'a
[41:02] donné du sens, puis
[41:03] maintenant, tu sais, je suis vraiment plus à l'aise.
[41:06] Tu sais, justement, je me dis, bien, je vais faire
[41:07] Rayanée Féminin autrement que juste par une...
[41:10] Pas juste, mais qu'à travers une consultation,
[41:12] tu sais, je vais faire Rayanée Féminin
[41:13] à l'extérieur, à travers les conférences
[41:16] que je donne, tu sais, à travers les podcasts.
[41:19] Est-ce que c'est ça, ta mission actuellement,
[41:21] de faire parler un petit peu plus du sujet
[41:23] de la santé
[41:24] chez les femmes
[41:26] ou, tu sais,
[41:30] être démocratisé
[41:31] sur ces tabous-là ou...
[41:34] Ouais.
[41:35] C'est ça, ma question.
[41:37] Oui. Mais oui, c'est une bonne question.
[41:39] Puis oui, je te dirais que oui, c'est ça,
[41:41] tu sais, mon nouveau rôle, le leader au
[41:43] Saint-Féminin, bien, je veux plus travailler dans le day-to-day
[41:45] dans l'entreprise. Je veux travailler sur l'entreprise.
[41:48] Puis je veux
[41:49] faire Rayanée autrement, puis
[41:50] promouvoir la santé des femmes de façon un petit peu
[41:53] plus générale. Donc,
[41:55] oui, exact. C'est vraiment ça.
[41:56] C'est pas le plus gros tabou que tu entends
[41:59] par rapport à...
[42:00] Mais là, j'ai tout le temps la santé des femmes, parce que
[42:02] dans ma tête, c'était tellement...
[42:05] T'étais vraiment plus axée sur la santé des femmes,
[42:07] mais on peut vraiment être plus large
[42:08] que seulement la santé des femmes, quand même.
[42:11] Les plus gros tabous?
[42:14] Bien, déjà,
[42:16] tu sais, c'est sûr
[42:17] que t'as déjà entendu parler de ça.
[42:19] Tu sais, les fuites urinaires, on constate
[42:21] presque que c'est normal. C'est tellement fréquent.
[42:24] Tu sais que...
[42:25] Bien, j'en ai, justement.
[42:26] J'en ai quand je cours, parfois,
[42:29] si trop rapidement.
[42:31] Je sais pas. Je fais un intervalle
[42:33] quelconque. J'ai pris beaucoup d'électrolytes
[42:35] dans ma journée. C'est le genre
[42:37] de choses qui peuvent arriver.
[42:39] Mais ça fait que ça, c'est normal?
[42:40] Non, c'est pas normal.
[42:41] OK. Bien, voilà. Pour moi, c'est bon.
[42:43] Faut qu'on se voit.
[42:44] Faut que tu viennes. Mais non, c'est pas normal,
[42:46] mais c'est tellement fréquent que c'est
[42:48] banalisé. Ah oui?
[42:50] Bien, tu sais, dans ton entourage,
[42:52] dans le domaine sportif, en parlez-vous?
[42:54] Non. Bien, c'est ça, moi, dans ma tête, c'est pas...
[42:56] C'est pas normal. C'est pas banalisé.
[42:58] C'est pas quelque chose qu'on parle
[43:00] tant que ça.
[43:03] On parle de
[43:04] d'autres... Tu sais, des urgences
[43:07] plus pour aller aux toilettes.
[43:10] Parce que ça,
[43:12] la santé digestive,
[43:14] quand on court, ça, c'est un petit peu plus...
[43:17] Bien, c'était tabou,
[43:18] mais on en parle vraiment beaucoup maintenant.
[43:20] Donc, beaucoup moins tabou.
[43:22] Mais les fuites urinaires,
[43:23] pour être vraiment honnête, c'est rare
[43:25] que j'en parle. OK.
[43:26] Mais t'es pas lassée, là.
[43:28] C'est sûr qu'il y a des filles qui courent à côté de toi.
[43:30] Ça me rassure, les filles, vous pouvez me dire
[43:32] que je suis pas lassée. Mais en même temps,
[43:34] si vous me dites ça, c'est qu'on banalise.
[43:36] Donc, c'est pas mieux.
[43:38] Bien, moi, je pense que c'est très tabou.
[43:40] Mais c'est aussi banalisé,
[43:42] tu sais, dans le sens où, par exemple,
[43:45] bon, soit on n'en parle pas
[43:47] chez les coureurs,
[43:48] mais après avoir eu un enfant,
[43:51] tu sais, souvent, on va dire, ah bien,
[43:52] ta mère en a eu, ta grand-mère en a eu.
[43:54] Ça, oui.
[43:55] Là, c'est banalisé.
[43:57] Viens, maintenant, tu fais partie de la gang
[43:59] des futurinaires, puis c'est là.
[44:01] Ça reste là.
[44:02] Mais tu sais, non, c'est pas
[44:04] un vieillissement normal.
[44:06] C'est quoi qu'on devrait faire,
[44:09] admettons, dans une situation
[44:10] où est-ce qu'on a des futurinaires?
[44:13] On vient de consulter, puis ça va être quoi,
[44:15] généralement, les solutions proposées?
[44:16] Ça va être la musculation, les exercices?
[44:18] Ça va ressembler à quoi?
[44:21] En fait, on évalue la musculature.
[44:23] Fait qu'on va évaluer la musculature perinéale.
[44:26] Puis, on va regarder,
[44:28] on peut regarder de façon générale la posture,
[44:30] le patron respiratoire, la musculature abdominale,
[44:32] parce que tout ça, ça a un impact aussi
[44:34] sur la région pelvienne.
[44:37] Mais, tu sais, de façon très spécifique,
[44:39] on va soit vouloir renforcer
[44:40] la musculature perinéale ou apprendre
[44:42] à relâcher la musculature perinéale,
[44:43] parce que des fois, on va avoir des fuites
[44:44] parce qu'on est hypertonique.
[44:46] Des fois, on va avoir des fuites parce qu'on est trop faible.
[44:49] Donc, la solution de juste serrer,
[44:50] faire les familles kegel,
[44:51] est pas toujours la bonne.
[44:53] OK. C'est bon. C'est bon à savoir, ça aussi.
[44:56] Wow. OK.
[44:56] Et quel autre tabou, sinon?
[44:58] Bien, entre autres, bon, ça y est, ça,
[45:00] les douleurs de relations sexuelles,
[45:01] ça aussi, c'est très fréquent.
[45:03] Très, très, très fréquent.
[45:05] De penser que c'est normal,
[45:07] normal à la pénétration ou aux examens génicaux,
[45:11] puis de passer à travers,
[45:12] prendre un verre de vin de plus.
[45:14] On entend ça souvent, tu sais.
[45:15] Mes patients me rapportent ça souvent.
[45:18] Tu sais, pour peut-être,
[45:21] par manque d'information,
[45:23] par manque de sensibilisation.
[45:24] Pour savoir où se tourner aussi.
[45:26] Tu sais, t'en parles jamais,
[45:28] tu penses que, bon, mais j'ai mal.
[45:29] Bien, c'est tellement d'être pas en parler.
[45:33] Je pense qu'entre amis, tu sais,
[45:34] ou même avec notre conjoint,
[45:36] c'est dur d'avoir ces conversations-là
[45:39] ouvertement.
[45:41] Ça devrait pas, par exemple.
[45:42] Bien, je comprends vraiment que ça devrait pas.
[45:45] Mais je trouve ça quand même difficile.
[45:50] Je me souviens d'une amie,
[45:53] il y a quand même un bon moment,
[45:54] elle avait beaucoup de douleurs.
[45:56] Lors des relations sexuelles,
[45:58] puis elle était en début de relation avec son conjoint.
[46:01] Puis elle sentait qu'elle remplissait pas son rôle
[46:04] de femme, de conjointe.
[46:07] Fait que, tu sais, c'était des conversations
[46:09] qu'ils avaient un petit peu à deux,
[46:11] mais qu'elle, il y avait de la honte là-dedans,
[46:15] la culpabilité.
[46:17] Déjà qu'une relation, c'est pas facile de façon générale.
[46:20] Mais tu sais, quand cet élément-là
[46:22] qui peut être très important pour l'un et l'autre des partenaires
[46:25] est comme manquant,
[46:26] bien, manquant ou difficile,
[46:29] puis t'apportes de la douleur,
[46:30] c'est d'autant plus sensible, je dirais.
[46:35] Puis là, à qui tu partages ça?
[46:37] Puis là, tu partages ça à des gens
[46:38] qui le comprennent pas nécessairement
[46:39] ou qui le comprennent,
[46:40] mais qui ont toujours pas les outils non plus.
[46:42] C'est le fun de savoir que, dans le fond,
[46:44] dans ce temps-là, c'est à toi qu'on veut voir.
[46:47] Oui, c'est un super néal.
[46:49] Bien, en fait, quand on va prendre son charge,
[46:51] c'est la première ligne.
[46:52] Wow!
[46:53] Mais les femmes, avant de le savoir,
[46:55] ça prend du temps.
[46:56] Tu sais, des fois,
[46:56] ça prend des années.
[46:57] Puis, tu sais,
[46:58] comment tu vas être épanouie dans une relation
[47:00] si tu n'aurais pas besoin de ton conjoint?
[47:03] Parce que lui, c'est important,
[47:04] puis tu le fais.
[47:05] Comment tu vas être épanouie dans une relation
[47:07] si toi, t'as mal?
[47:08] Tu n'arrives pas à avoir du plaisir.
[47:11] Tu sais, c'est quand même...
[47:13] C'est pas le fun, c'est sûr.
[47:15] Le fun, il faut qu'il soit à deux.
[47:17] Puis, tu sais, on est tellement
[47:18] de plus en plus ouvert maintenant.
[47:20] Tu sais, on brise des tabous
[47:21] en lien avec la sexualité.
[47:23] Tu sais, c'est de plus en plus abordé.
[47:24] Il y a même des podcasts.
[47:26] Sur ce sujet-là, tu sais,
[47:27] la douleur devrait faire partie de la discussion.
[47:30] Est-ce que tu l'entends des fois,
[47:31] ce sujet-là, ou vraiment pas souvent?
[47:35] Moi, personnellement,
[47:36] c'est la première fois que j'entends parler...
[47:37] Non, mais comme ouvertement,
[47:39] dans des balados,
[47:40] j'en entends jamais parler, en fait.
[47:44] C'est ça que je veux dire.
[47:45] Mettons, des balados sur la sexualité,
[47:47] c'est...
[47:48] J'en ai jamais écouté un qui parlait des douleurs
[47:50] qu'une femme pouvait avoir
[47:53] à la pénétration, par exemple.
[47:55] Écoute, je ne sais pas si...
[47:55] Je ne sais pas si j'ai...
[47:56] Je ne sais pas si j'ai...
[47:56] J'ai déjà entendu spécifiquement un balado
[47:57] sur les douleurs aux relations sexuelles.
[48:00] C'est une bonne question. Je ne suis pas certaine.
[48:02] Mais c'est tellement un sujet important.
[48:05] Puis c'est sûr qu'il y a plein de femmes
[48:06] qui écoutent, qui se sentent interpellées
[48:09] parce que ça touche
[48:10] beaucoup de femmes.
[48:12] Puis il y a des hommes
[48:14] plus compréhensibles que d'autres.
[48:16] Mais comment tu fais que l'homme
[48:18] le soit si on ne le dit pas?
[48:20] Il y a aussi beaucoup de moments
[48:22] où on ne va juste pas le dire.
[48:23] Puis j'ai déjà eu une patiente.
[48:26] Je pense que c'était
[48:28] quand c'était son quatrième bébé.
[48:31] Elle était active sexuellement
[48:32] depuis 10-15 ans.
[48:34] Plusieurs années.
[48:36] Puis je lui ai appris que ce n'était pas normal
[48:38] les douleurs aux relations sexuelles.
[48:39] Mais elle pensait que c'était normal
[48:40] parce qu'elle n'avait toujours connu que ça.
[48:43] Puis elle n'avait peut-être pas su se tourner
[48:44] vers les bonnes personnes pour en parler.
[48:47] Mais ce n'est pas si évident de parler de ça.
[48:49] C'est quoi les types de douleurs
[48:50] qu'on peut ressentir en tant que femme?
[48:54] C'est quoi les types de douleurs?
[48:56] C'est ce qu'on peut ressentir à...
[48:59] À la pénétration?
[49:00] Mais ça peut être la brûlure,
[49:03] l'incapacité de relâcher.
[49:06] C'est comme si ça voudrait fondre,
[49:08] comme si ça voudrait déchirer.
[49:10] C'est souvent ça.
[49:11] C'est vraiment à l'entrée vaginale
[49:13] que ça va faire mal.
[49:14] Puis quand une femme
[49:16] vient te voir avec ce type de problème-là,
[49:19] comment tu peux les supporter là-dedans?
[49:21] Qu'est-ce qu'on peut faire, par exemple?
[49:24] En fait, ma question est vraiment plus large.
[49:26] Parce que...
[49:27] Puis même moi, je suis 100 % inconfortable
[49:30] dans les questions que je te pose
[49:31] parce que je ne sais même pas comment, genre,
[49:33] je serais gênée de venir parler
[49:35] de ces sujets-là, probablement.
[49:38] Mais, tu sais,
[49:41] j'imagine que
[49:42] quand une femme
[49:44] vient te voir pour parler
[49:45] de ce type de douleurs-là
[49:48] ou de problèmes-là,
[49:50] il y a quand même tout un volet psychologique
[49:52] puis émotionnel lié à ça.
[49:53] C'est pour ça que ma question
[49:55] est très large. J'ai l'impression qu'il y a
[49:57] une prise en charge aussi émotionnelle
[49:59] et psychologique de d'abord
[50:01] reconnaître le problème,
[50:03] identifier, en discuter,
[50:05] échanger, puis commencer
[50:07] à proposer une approche.
[50:10] Mais...
[50:10] Oui, vraiment, c'est sûr que c'est large.
[50:13] Tu peux pas aller direct au point...
[50:16] Tu sais, quand on aborde
[50:17] ce sujet-là, on est dans la
[50:19] vulnérabilité familiale.
[50:21] On est souvent les premières personnes
[50:23] à qui la personne en parle ou dans les
[50:25] premières personnes. Des fois, il les
[50:27] pleure, des fois, ça vient avec des antécédents.
[50:29] Tu sais, ça peut venir avec plein d'affaires.
[50:32] Fait qu'on n'est pas psychologue,
[50:33] on n'est pas thérapeute
[50:34] à ce niveau-là, mais c'est sûr
[50:37] qu'on entend plusieurs choses, puis on est là
[50:39] pour écouter, tu sais. Puis Femina,
[50:42] on a créé un lieu
[50:43] qui était vraiment exempt de jugement,
[50:46] bienveillant,
[50:47] où on prône vraiment le bien-être, puis
[50:49] on le ressent quand on rentre dans la clinique
[50:51] parce qu'on a tout mis en place pour que
[50:53] l'environnement soit comme ça. Fait que déjà,
[50:55] ça, ça enlève un petit fardeau.
[50:57] C'est pas complet, mais déjà, ça contribue.
[51:01] Puis par la suite,
[51:01] bien, tu sais,
[51:03] on écoute,
[51:05] on rassure,
[51:07] on va référer en sexo ou en
[51:09] psychothérapie, c'est pas rare.
[51:11] Après, les femmes sont pas toujours prêtes.
[51:13] Des fois, mais tu sais,
[51:15] on contribue, tu sais, elles en parlent,
[51:17] déjà, c'est bien.
[51:19] C'est sûr que selon
[51:20] ce qu'elles nous racontent, il faut
[51:23] recommander de consulter ailleurs,
[51:25] plus ou moins fortement, selon les besoins,
[51:28] mais
[51:28] oui, il y a une grosse approche
[51:31] psychosociale, puis tu sais,
[51:33] quand la patiente en parle, c'est pas rare qu'à la
[51:35] première consultation pour des douleurs,
[51:37] on n'est pas forcément obligé d'aller évaluer
[51:39] spécifiquement la zone. Tu sais, des fois, on va
[51:41] juste écouter.
[51:43] Tu sais, on passe presque une heure
[51:45] avec nos patientes, on va presque, tu sais, on peut
[51:47] écouter toute l'heure, on va donner des conseils,
[51:49] on va rassurer pour que,
[51:51] puis on va expliquer ce qui va se passer peut-être la prochaine
[51:53] fois, puis tu sais, c'est toujours avec accord,
[51:55] parce que c'est un examen interne,
[51:57] type gynécologique,
[51:59] une femme qui a toujours eu des douleurs,
[52:02] ça lui fait peur,
[52:03] cet examen-là, puis tu sais,
[52:05] les lumières sont amusées, on met de la musique,
[52:07] tu sais, on rasse, mais on est,
[52:09] tu sais, il faut que ça soit
[52:10] exempt de stress.
[52:13] Mais c'est la première fois que j'entends parler
[52:14] d'une telle approche,
[52:17] puis je trouve ça comme tellement
[52:19] formidable. Tu sais, juste, genre,
[52:21] par exemple, la pose d'un stérilet,
[52:23] là,
[52:23] mais,
[52:26] tu ris, mais
[52:28] je suis curieuse de savoir pourquoi tu ris,
[52:30] c'est quoi ton expérience par rapport à ça, mais tu sais,
[52:33] chaque fois, moi, personnellement, j'ai un stérilet,
[52:35] puis tu sais, je suis allée à la...
[52:37] j'allais tout le temps au chule, dans le temps,
[52:39] me faire poser mon stérilet,
[52:41] puis c'était la pire
[52:43] expérience de ma vie. Premièrement,
[52:45] personne ne me disait que ça allait être extrêmement
[52:47] douloureux, que j'allais peut-être
[52:49] perdre connaissance, que je n'aurais pas été capable de conduire
[52:51] pour le chemin du retour,
[52:54] tu sais, comme
[52:55] aucune préparation
[52:56] du tout, puis après, les impacts
[52:59] aussi sur
[52:59] le sport, je n'étais pas capable d'en faire pendant
[53:03] plusieurs semaines, j'avais des crampes,
[53:05] puis il n'y a aucun
[53:07] suivi qui est fait, personne
[53:08] qui t'explique pourquoi.
[53:12] En tout cas, j'ai tellement l'impression
[53:13] que notre santé
[53:14] dans ce coin-là, c'est
[53:17] à ne rien comprendre, puis
[53:18] la seule personne à qui tu en parles, c'est ta mère
[53:20] qui t'appelle pour lui poser des questions, puis elles n'ont
[53:23] plus assez, pas trop, puis elle dit, sors les dents, ma belle,
[53:25] ça va bien aller, tu sais.
[53:27] En tout cas,
[53:29] c'est quoi ton expérience par rapport à ça?
[53:31] Bien, j'ai beaucoup de témoignages
[53:32] comme le tien, tu sais, c'est...
[53:35] Bien, heureusement, c'est fréquent quand même,
[53:37] puis c'est...
[53:38] C'est pas... c'est pas
[53:40] mal fait, tu sais, il n'y a rien de... c'est
[53:42] jamais fait pour mal faire, le système
[53:44] de santé est fait d'une certaine façon
[53:46] où les médecins se font mettre de la pression pour
[53:48] voir les patients en 10 minutes ou 15 minutes.
[53:51] Tu ne peux pas faire cette prise en charge,
[53:52] en charge-là, globale, que nous, on fait en une heure,
[53:55] en 10 minutes, impossible.
[53:57] Mais eux, en 10 minutes, il faut que tu sois
[53:58] déshabillé, il faut qu'il y ait mis un stérilum, un spéculum dans ton
[54:00] vagin, tu sais, je veux dire,
[54:02] c'est violent, là, tu sais, c'est sûr.
[54:04] T'as un gros néon dans le front, tu sais, c'est sûr.
[54:07] Même quelqu'un qui n'a pas de douleur,
[54:08] tu sais, t'as peut-être pas de douleur, mais ça, ça t'a
[54:10] fait mal. Ah oui, ça fait...
[54:11] Il y a du counseling qui devrait être fait,
[54:15] tu sais, t'informer,
[54:16] OK, ça va se passer comme ça, tu sais,
[54:18] en amont, tu sais, ça se peut que ça te fasse mal,
[54:20] tu peux peut-être prendre des Tylenol en prévention,
[54:23] tu sais, il y a plein de choses qui pourraient être dites,
[54:24] mais dans le contexte,
[54:26] tu sais, la santé de la femme, tu sais, on pourrait
[54:28] en parler longtemps, là, mais tu sais, clairement,
[54:30] je pense que
[54:32] ça vise à être... il faudrait que ça soit amélioré
[54:34] sous tous ses
[54:36] aspects, dont ce...
[54:38] Puis tu sais, c'est pas parce que les médecins
[54:40] qui font cette pause de stérilum, là où
[54:42] les infirmières sont mal intentionnées,
[54:44] tu sais, aucunement, c'est juste qu'elles ont la pression
[54:46] de...
[54:48] de devoir prendre en charge,
[54:50] puis il y a 15 autres patients dans cet avant-midi-là
[54:52] derrière toi, donc...
[54:55] – Ouais, en passant, c'était pas une critique
[54:56] que je disais, mais c'est juste
[54:58] que comme patiente,
[55:00] comme femme, c'est intense,
[55:02] mais justement, je me posais la question,
[55:05] tu sais, si,
[55:07] selon ton expérience, si on voulait
[55:08] concrètement améliorer la santé
[55:10] des femmes aujourd'hui, tu commencerais par où?
[55:15] – Je pense que
[55:16] je commencerais pour améliorer la santé des femmes,
[55:18] par éduquer
[55:20] puis sensibiliser la société,
[55:22] tu sais, la population, tu sais,
[55:24] il y a vraiment un problème actuellement
[55:26] en lien avec la santé de la femme, tu sais,
[55:28] Danielle Henquet, la sénatrice,
[55:29] a mis de l'avant cet hiver, tu sais, un projet
[55:32] de loi sur la santé des femmes, tu sais,
[55:34] il faut vraiment qu'on en parle, il faut qu'on
[55:36] s'améliore, tu sais, il y a des angles morts,
[55:38] il y a des choses à améliorer,
[55:40] puis je pense que ça part par l'éducation,
[55:42] tu sais, puis par la sensibilisation,
[55:44] tu sais, puis au sens large,
[55:46] je pense, tu sais, nous, on a... moi, j'en démarre,
[55:48] je donne des conférences auprès
[55:49] des médecins, des gynécologues, des professeurs
[55:52] de la santé, parce que je trouve qu'il faut travailler
[55:53] main dans la main, il faut qu'on partage notre expertise,
[55:56] puis que, bien, nous, on donne
[55:58] notre point de vue, eux vont donner le leur, mais
[55:59] c'est super important, ça passe aussi par
[56:02] là, ça passe par
[56:04] l'éducation de monsieur, madame, tout le monde,
[56:06] tu sais, qui t'emmerde,
[56:08] qui devrait être en mesure de... ah, tu sais,
[56:09] t'as eu de la douleur, bien peut-être que
[56:11] t'as l'affaire, ou en prévention,
[56:14] avant de te faire poser ton stérilet, bien peut-être
[56:16] qu'elle aurait eu tendance à t'emporter,
[56:18] tu sais, mais on le sait pas, ça, à titre
[56:20] de parent, fait que
[56:22] je pense qu'il faut les éduquer, ces personnes-là aussi,
[56:24] puis les sensibiliser sur l'importance
[56:26] de la santé globale
[56:28] de la femme, de la santé dans la région
[56:30] gynécologique aussi, puis même
[56:32] les jeunes femmes, les jeunes ados,
[56:33] les jeunes hommes aussi, tu sais,
[56:36] je suis en train de travailler sur des conférences que je vais donner
[56:38] dans les écoles, mais, tu sais,
[56:40] ça part de là, là, dans le fond, là, c'est pas juste la santé
[56:42] sexuelle qu'il faudrait aborder, il faudrait aussi
[56:44] aborder que c'est pas normal d'avoir mal,
[56:46] tu sais, c'est à 15 ans, tu le sais,
[56:47] bien tu vas peut-être pas tolérer ça pendant
[56:49] des années avant d'agir.
[56:52] Oui, puis éduquer
[56:53] les femmes comme les hommes, là, au final,
[56:55] parce que si la discussion, elle est plus
[56:57] commune, bien ça sera
[56:59] moins tabou pour nous aussi à
[57:01] aborder comme sujet, de façon générale,
[57:04] je pense que
[57:04] c'est super important, là,
[57:07] puis est-ce que t'es capable d'être
[57:09] adressée au public hors, par exemple,
[57:11] conférences ou tournées
[57:13] dans les écoles, ou, tu sais,
[57:16] oui, t'es-tu capable d'être
[57:17] adressée au public de façon générale,
[57:20] des balados, par exemple,
[57:21] ou c'est quoi les autres initiatives
[57:23] qui sont possibles?
[57:25] Travailler les médias sociaux,
[57:27] on fait beaucoup, on a un gros volet éducation
[57:29] à travers nos réseaux sociaux, fait qu'on touche
[57:31] quelques personnes comme ça,
[57:34] à travers des infolettes, à travers des balados,
[57:36] à travers
[57:37] des conférences qu'on peut donner
[57:39] dans les milieux de travail,
[57:41] sur la santé globale,
[57:44] tu sais, c'est petit à petit,
[57:46] puis tu sais, je pense qu'on porte,
[57:47] de loin, puis tu sais, c'est pas moi seule,
[57:49] Marie-Isabelle, qui va changer ça.
[57:50] Non, non, tu sais, c'est sûr.
[57:51] Tu sais, il faut qu'on travaille tous dans cette même vision-là,
[57:54] puis tu sais, qu'on travaille en équipe,
[57:55] et non pas en silo, tu sais, dans les professionnels
[57:57] de la santé, plus on va travailler ensemble,
[57:59] plus on va comprendre
[58:00] ce que les autres vivent, puis leur...
[58:03] Tu sais, moi, j'ai beau dire, ça n'a pas de bon sens,
[58:05] il faut qu'on voit les patients plus longtemps,
[58:07] dans un milieu adéquat, avec un environnement
[58:09] adéquat, mais le médecin qui va avoir son point de vue,
[58:11] il va dire, bien oui, ça fait bien du sens, mais c'est impossible
[58:13] financièrement, parce que t'as telle ou telle raison.
[58:16] Fait que tu sais, c'est le fun quand on se parle,
[58:17] puis qu'on est capable de dire, OK,
[58:19] bien, tu peux pas faire ça, mais est-ce que t'es capable
[58:21] de faire ça? Tu sais, j'ai donné une conférence
[58:23] cette semaine ou la semaine passée? La semaine passée.
[58:25] Je suis perdue dans mes journées. La semaine passée
[58:27] à des gynécologues, des résidents,
[58:29] puis justement, j'abordais
[58:31] un sujet qui est l'évolution musculaire
[58:33] qui survient trop fréquemment
[58:35] après les accouchements. C'est une déchirure
[58:37] d'un muscle
[58:39] à l'accouchement.
[58:41] Puis, c'est quand même
[58:43] ça existe
[58:45] depuis toujours, mais c'est récent qu'on en parle.
[58:49] Quand même récent.
[58:50] Puis,
[58:51] comme médicalement, on peut rien faire,
[58:53] on va traiter en prévention. En fait, on va
[58:55] traiter, une fois
[58:57] que les conséquences sont là, on va traiter
[58:59] les problèmes. Donc, on va traiter en physiopérinéale,
[59:02] on va envisager des chirurgies
[59:03] avec les médecins. Donc, comme il y a rien
[59:05] à faire
[59:06] conséquemment suite à l'accouchement,
[59:10] bien, c'est comme
[59:11] c'est pas évalué. Puis justement,
[59:13] je disais, mais moi, je trouve que ça devrait tellement
[59:15] être évalué. Puis, je leur parlais de ça à la conférence.
[59:17] Je leur disais, il faudrait que chaque suivi
[59:19] post-partum, quand on revoit la mère
[59:21] après l'accouchement, il faudrait
[59:23] qu'il y ait toujours une évaluation
[59:24] physique de la musculature périnéale
[59:27] pour évaluer s'il y a une évolution, oui, non.
[59:29] Puis, si oui, on réfère d'emblée
[59:31] assurément à rééducation périnéale.
[59:33] Puis là, c'est intéressant parce que
[59:35] j'avais la réponse directe
[59:38] des gynécologues qui disaient
[59:39] OK, oui, ça fait du sens,
[59:41] mais on a juste 10 minutes.
[59:43] On ne le fait pas toujours, cet examen
[59:45] physique-là, parce que
[59:47] des fois, on évalue la santé psychologique aussi
[59:49] de la mère, parce qu'on évalue plein d'autres choses.
[59:51] Puis, quand on le fait,
[59:52] on n'est comme pas
[59:55] assez formé
[59:57] pour évaluer l'évolution musculaire.
[59:58] On ne l'évalue même pas
[1:00:00] parce qu'il évalue d'autres choses. Il évalue
[1:00:02] d'autres conditions médicales, l'état de la cicatrice.
[1:00:05] C'est intéressant. Puis, justement,
[1:00:07] on avait une discussion ouverte où on a pu
[1:00:09] échanger ça. OK, mais qu'est-ce qu'on pourrait faire mieux
[1:00:11] pour que ces femmes-là
[1:00:12] soient prises en charge plus vite?
[1:00:14] C'est vraiment...
[1:00:15] Puis, ça, des conférences comme ça, tu en as quand même souvent,
[1:00:18] des échanges avec les professionnels
[1:00:21] de la santé dans
[1:00:22] tout secteur confondu,
[1:00:25] si on peut dire, tout département.
[1:00:26] Oui, j'en donne régulièrement
[1:00:28] pour promouvoir
[1:00:30] l'expertise
[1:00:32] puis partager les connaissances, finalement.
[1:00:35] Puis, as-tu eu des très bons coups suite à ça,
[1:00:37] justement, que ça a créé des changements
[1:00:39] dans des hôpitaux
[1:00:41] ou dans un système quelconque?
[1:00:44] C'est dur à calculer, là.
[1:00:46] Je te dirais, comme...
[1:00:48] Tu sais, suite à la conférence
[1:00:50] la semaine passée, ça a amené
[1:00:51] des belles discussions ouvertes,
[1:00:53] tout le monde ensemble.
[1:00:55] Donc, je pense que ça pourrait amener
[1:00:57] des améliorations importantes
[1:00:59] puis significatives.
[1:01:01] Mais c'est super dur à calculer
[1:01:03] parce qu'on ne se côtoie pas tous les jours,
[1:01:05] on ne travaille pas dans le même milieu.
[1:01:07] Tu sais, c'est un peu interposé par après.
[1:01:08] Tu sais, bon, tu vas avoir une patiente qui va avoir vu son médecin,
[1:01:11] qui va finir par venir nous voir.
[1:01:13] Fait que c'est dur à calculer.
[1:01:16] Oui, mais c'est ça.
[1:01:17] C'est pour ça, je pense que je trouve ça cool
[1:01:18] que tu aies cette mission-là d'éduquer,
[1:01:21] de former, de parler.
[1:01:22] J'imagine que toi aussi, tu continues de te former,
[1:01:25] de t'éduquer, puis
[1:01:26] juste de...
[1:01:29] Bien, c'est ça, d'améliorer
[1:01:30] la profondeur
[1:01:33] du sujet, si on peut dire.
[1:01:36] Puis, sinon,
[1:01:37] je vais aussi te demander
[1:01:39] pourquoi, selon toi,
[1:01:41] le corps de la femme a été autant
[1:01:43] mis de côté
[1:01:46] dans les recherches?
[1:01:47] Pourquoi est-ce qu'on n'est déjà pas
[1:01:49] plus avancé à ce stade-ci?
[1:01:53] La réponse exacte,
[1:01:54] je ne l'ai certainement pas,
[1:01:56] mais
[1:01:57] je pense que le corps humain
[1:02:01] a souvent été étudié comme un corps humain,
[1:02:04] corps masculin.
[1:02:06] Dans le fond, on a considéré
[1:02:07] que le corps humain, de base,
[1:02:09] on évaluait le corps masculin,
[1:02:11] puis on s'est dit, bien, ce qu'on évalue
[1:02:12] chez l'homme, bien, ça va se répéter
[1:02:15] chez la femme, point,
[1:02:17] final. Il y a un super bon livre
[1:02:19] sur ce sujet-là qui s'appelle Ève,
[1:02:21] d'ailleurs, qui...
[1:02:23] Je suis en train de le lire, je ne l'ai pas terminé,
[1:02:25] je l'ai eu en cadeau d'une de mes
[1:02:27] collègues de la clinique, mais
[1:02:28] vraiment, c'est un beau livre qui aborde
[1:02:31] tout ça en détail.
[1:02:33] Mais, tu sais, le corps humain
[1:02:35] de la femme puis le corps de l'homme est
[1:02:36] complètement différent, tu sais, ne serait-ce que
[1:02:38] je réécoutais un de tes balados
[1:02:40] récemment, on parlait des changements
[1:02:43] hormonaux, tu sais, ce qui se passe
[1:02:45] dans le corps de la femme, c'est quand même...
[1:02:46] Ça n'a pas rapport. Ça n'a pas rapport, tu sais, c'est quand même considérable.
[1:02:49] Oui, oui. Tu sais, c'est pas la même chose,
[1:02:51] puis ça n'enlève rien à l'homme, mais il ne se passe
[1:02:53] pas la même chose dans son corps chez l'homme, là.
[1:02:54] Tout à fait. Fait que, c'est la même
[1:02:57] chose, là. Tu sais, nous, on a des organes
[1:02:58] reproducteurs, on a des enfants,
[1:03:01] on a un bébé qui se crée
[1:03:03] dans notre ventre, qui sort,
[1:03:05] et, tu sais, l'homme
[1:03:07] ne passe pas à travers tout ça, tu sais.
[1:03:10] Donc,
[1:03:11] je pense que ça a peut-être été
[1:03:13] pas assez étudié, puis, tu sais,
[1:03:15] la société est faite que la femme
[1:03:17] s'est toujours faite enseigner
[1:03:19] de tolérer
[1:03:21] plutôt que de comprendre son corps.
[1:03:24] Tu sais, on ne le comprend pas, notre corps.
[1:03:25] Je suis tout à fait d'accord.
[1:03:28] Mais moi,
[1:03:29] ça me tue, là, honnêtement, puis ça a été
[1:03:31] une des raisons principales
[1:03:33] pourquoi j'ai lancé le balado IMEA, là,
[1:03:35] parce que j'avais des conversations
[1:03:37] avec des gens comme toi, avec des gens comme
[1:03:39] l'équipe de...
[1:03:40] élèves aussi, puis des conversations avec
[1:03:42] mon nutritionniste, des conversations avec
[1:03:45] un coach, un préparateur
[1:03:47] physique, puis j'arrivais
[1:03:49] à trouver des réponses à plusieurs de mes
[1:03:51] questions, mais, tu sais,
[1:03:53] personne ne les repartageait par après,
[1:03:55] ces réponses-là. Puis j'avais envie
[1:03:57] de... tu sais, je pouvais bien faire une story
[1:03:59] ou écrire un petit
[1:04:01] post sur ce que j'ai appris, mais il n'y a rien de plus
[1:04:03] pertinent que d'avoir
[1:04:05] une conversation assise avec
[1:04:07] les gens qui
[1:04:09] peuvent approfondir un sujet
[1:04:11] puis nous conscientiser
[1:04:13] finalement, puis après ça, bien, chacune
[1:04:15] d'en retirer les
[1:04:16] apprentissages, en retirer
[1:04:19] puis
[1:04:20] bien, de s'en approprier, de se les
[1:04:23] approprier pour soi, au final.
[1:04:26] Fait que...
[1:04:27] OK. Puis
[1:04:28] sinon, c'est quoi les autres projets
[1:04:31] qui s'en viennent pour Féminin
[1:04:33] dans le futur? – Bien, avant, j'ai goûté
[1:04:35] faire du pouce sur ce que tu viens de dire, là.
[1:04:37] – Merci. – Je trouve que c'est vraiment le fun.
[1:04:39] Parce que, justement, c'est pas...
[1:04:40] Il n'y a pas beaucoup de balados, je pense, qui abordent
[1:04:43] des sujets comme ça, tabous,
[1:04:45] ouvertement. Fait que je trouve ça rafraîchissant.
[1:04:47] Puis je suis certaine qu'il y a des gens qui écoutent
[1:04:49] trouvent ça le fun, justement, d'écouter
[1:04:51] ton balado pour cette raison-là.
[1:04:53] Parce que tu vas quand même aborder des sujets
[1:04:55] qui sont un petit peu hors du commun.
[1:04:57] Mais c'est des questions qu'on se pose toutes.
[1:04:59] – Je sais. Puis honnêtement, là,
[1:05:01] merci vraiment beaucoup. Mais tu sais, même moi,
[1:05:03] je suis tellement des fois hors de ma zone de confort.
[1:05:05] Puis je dis, tu sais, premièrement, d'abord,
[1:05:07] moi, je suis une juriste. Je suis une juriste,
[1:05:09] j'ai commencé à faire du sport, qui a documenté ça.
[1:05:11] Je suis pas une host d'un balado.
[1:05:13] Je suis pas non plus... Bien,
[1:05:14] je le deviens parce que j'ai une mission,
[1:05:17] genre. C'est un peu ça, le point.
[1:05:19] Mais je suis pas
[1:05:20] naturellement cette personne-là.
[1:05:23] Puis je ne suis pas non plus une spécialiste
[1:05:25] dans les domaines où est-ce que j'ai imposé des questions.
[1:05:27] Mais par contre, je suis une personne qui a beaucoup
[1:05:28] de questions par rapport à ces sujets-là, puis qui a pas
[1:05:31] nécessairement les réponses. Fait que j'essaie de penser à toutes les
[1:05:33] questions de notre chère
[1:05:35] communauté de femmes.
[1:05:38] Puis,
[1:05:38] d'essayer d'aller trouver les réponses
[1:05:40] au final à ces questions-là,
[1:05:42] puis de les partager, mais
[1:05:43] c'est cool parce que de plus en plus,
[1:05:46] les gens interagissent avec moi, puis
[1:05:48] me disent, ah, Emma, ça serait cool à aborder.
[1:05:50] Ce serait cool à aborder. Des fois,
[1:05:52] il y a des sujets que je suis pas prête, moi,
[1:05:54] à aborder personnellement. Puis là, je suis comme,
[1:05:56] OK, on se mène.
[1:05:57] Comme quoi?
[1:06:01] Ben là,
[1:06:02] justement.
[1:06:04] Non, mais il y a plein de sujets.
[1:06:05] Il y a des sujets
[1:06:08] tabous. Je te dirais, la sexualité, pour moi,
[1:06:10] c'est quand même un sujet, t'sais,
[1:06:12] je veux pas...
[1:06:15] Ouais, je suis pas tout à fait à l'aise
[1:06:18] de discuter de sexualité
[1:06:19] de façon publique.
[1:06:24] Heureuse de le faire de façon constructive,
[1:06:27] mais comme moi, personnellement,
[1:06:28] d'aller parler ça ouvertement,
[1:06:30] je trouverais ça plus difficile.
[1:06:34] Hum...
[1:06:34] Il y a plusieurs autres sujets,
[1:06:35] là, ouais, je suis comme,
[1:06:38] ah, pas encore.
[1:06:39] En fait, le point, c'est que quand j'ai aussi...
[1:06:42] Un autre point, c'est que quand j'ai des apprentissages
[1:06:44] à en tirer encore beaucoup, personnellement,
[1:06:46] puis c'est des sujets qui me touchent en particulier
[1:06:48] puis qui sont plus personnels,
[1:06:50] je préfère faire les apprentissages
[1:06:52] un petit peu, puis en retirer
[1:06:54] les conclusions que je dois retirer, puis après ça,
[1:06:56] être en mesure de mieux porter ces messages-là.
[1:06:58] Ça fait du sens. Pour mieux le faire.
[1:07:00] Parce que sinon, ben, c'est ça.
[1:07:01] Il y a d'autres personnes qui ont un micro, puis qui peuvent le faire
[1:07:04] à ma place.
[1:07:05] Oui.
[1:07:06] Qu'est-ce que je disais, donc? C'était quoi, ma question?
[1:07:09] Qu'est-ce que tu me demandais?
[1:07:11] C'était-tu...
[1:07:13] Ah, c'est quoi le futur de féminin?
[1:07:14] Le futur. La croissance. Parce qu'on parlait,
[1:07:16] tu sais, de continuer de grandir,
[1:07:19] tu sais, se laisser porter.
[1:07:20] Est-ce que toi, tu as un objet,
[1:07:23] une philosophie
[1:07:24] que tu veux continuer de croître
[1:07:26] un peu comme à tout prix,
[1:07:28] puis, tu sais, go,
[1:07:30] on grossit féminin pour avoir
[1:07:32] encore plus d'impact, toucher encore plus de femmes,
[1:07:34] ou tu vas vouloir chercher un équilibre?
[1:07:36] En tout cas, c'est comme une question bien ouverte.
[1:07:38] Eh bien, j'ai même pas la réponse.
[1:07:40] C'est tellement difficile. Tu sais, à l'EB,
[1:07:42] dans la dernière année, on a travaillé sur les valeurs,
[1:07:45] la mission, puis tu sais, moi, c'était clair.
[1:07:46] Avant même de rentrer à l'EB, je l'ai.
[1:07:48] Mais ma vision,
[1:07:50] tu sais, court terme, je l'ai aussi,
[1:07:52] mais ma vision de long terme, je sais pas
[1:07:54] exactement où est-ce qu'on s'en va.
[1:07:56] Puis il faut vraiment que je me penche là-dessus.
[1:07:58] Je l'ai dit à mon chum, il y a quelques jours seulement,
[1:08:00] je disais, là, il faut vraiment que j'aille m'asseoir.
[1:08:02] Il faut que je sois assise dans un endroit inspirant
[1:08:04] pour être capable de réfléchir à ça.
[1:08:06] Je peux pas faire ça dans mon bureau à la clinique.
[1:08:07] Il faut que je me prenne une demi-journée dans un café
[1:08:09] puis que je réfléchisse
[1:08:11] à ce que je veux vraiment
[1:08:14] parce que
[1:08:15] je veux un équilibre.
[1:08:17] C'est sûr, je veux un équilibre de vie.
[1:08:20] Tu sais, c'est sûr. Puis Marc Dutille
[1:08:22] me disait, il y a
[1:08:24] quelques semaines seulement,
[1:08:25] il disait, ah, tu sais, ton équilibre, dans le fond,
[1:08:27] c'est pas seulement l'équilibre travail-famille
[1:08:29] qu'on entend partout, tu sais, il disait,
[1:08:31] bien, l'équilibre, en fait, c'est
[1:08:32] l'équilibre travail-famille, vie personnelle,
[1:08:35] vie de couple, sport, nutrition,
[1:08:38] loisirs, tu sais, dans le fond,
[1:08:39] c'est tout ça. C'est vrai que c'est tout ça.
[1:08:41] Puis tu sais, moi, il y a des choses là-dedans que j'ai complètement sorties
[1:08:43] de ma vie. Comme quoi?
[1:08:44] Bien, avec l'entrepreneuriat qui prenait
[1:08:47] énormément de place
[1:08:49] depuis sept ans dans ma vie,
[1:08:51] j'ai enlevé mes loisirs, tu sais.
[1:08:53] J'ai pas enlevé le sport,
[1:08:54] parce que ça, c'est comme, je le coche, mais je le fais moins.
[1:08:59] Je le fais de plus en plus par plaisir.
[1:09:00] Je reviens à ça, mais tu sais, je le faisais par
[1:09:02] obligation, tu sais. Je veux courir tant de fois
[1:09:04] cette semaine. Je veux faire tant
[1:09:06] de séances depuis la thèse.
[1:09:08] Bien, il faut que j'ai coche, tu sais.
[1:09:10] Puis, bien,
[1:09:12] je veux dire, tu le sais,
[1:09:14] certainement, c'est quoi, tu sais, tu gères mille affaires
[1:09:16] en même temps. Tu sais, manquer de temps.
[1:09:19] Tu sais, moi, dès que j'avais du temps libre,
[1:09:20] je travaille. Je travaille
[1:09:22] sur mon entreprise.
[1:09:24] Fait que, tu sais, tous mes temps libres
[1:09:26] sont passés par, bien, je travaille
[1:09:28] puis, du coup,
[1:09:30] bien, je ne sais plus quoi faire
[1:09:32] si je ne travaille pas.
[1:09:33] Oh my God, on dirait qu'on parle le même langage
[1:09:36] en ce moment. Je ne peux pas croire.
[1:09:37] C'est fou. Puis, tu sais, ce n'est pas normal.
[1:09:40] Puis, il y a un an, quand j'ai commencé
[1:09:42] le parcours à l'EB, on s'est fait demander
[1:09:44] c'est quoi nos passions. Puis, la seule chose
[1:09:46] qui me venait, c'est vraiment ridicule, ça fait pitié.
[1:09:48] C'est le travail.
[1:09:50] Je te comprends. Ça fait pitié, tu sais.
[1:09:52] Je sais. Ça fait vraiment pitié.
[1:09:55] Qu'est-ce que
[1:09:56] t'as-tu évolué par rapport
[1:09:58] à ça ou pas encore?
[1:10:00] En fait, je me force
[1:10:04] maintenant, tu sais,
[1:10:05] dans mes journées de congé,
[1:10:07] à m'obliger à ne pas travailler.
[1:10:10] Tu sais, là, je l'ai remis.
[1:10:12] Mais j'avais enlevé l'application de mes courriels
[1:10:13] sur mon téléphone, tu sais, pour m'obliger
[1:10:16] à chaque petit moment libre.
[1:10:18] Tu sais, moi, je ne vais pas scroller sur Instagram.
[1:10:20] Je vais regarder mes courriels. Je vais regarder
[1:10:21] des trucs en lien
[1:10:24] avec le travail.
[1:10:25] J'essaie.
[1:10:26] C'est comme rendu une...
[1:10:29] Mais c'est un peu
[1:10:30] une drogue, là.
[1:10:31] Une drogue, là. Comme d'autres vont scroller sur Instagram,
[1:10:34] tu sais, j'ai comme besoin de ça.
[1:10:35] Puis je ne sais pas quoi faire d'autre que ça.
[1:10:37] Fait que là, je m'oblige. OK, bien, aujourd'hui,
[1:10:39] je ne travaille pas. Fait que, tu sais, il y a même des journées
[1:10:41] où je suis comme, OK, vendredi, je prévois
[1:10:43] qu'il n'y a pas d'urgence. Je laisse mon ordinateur
[1:10:46] au travail. Je passe mon ordinateur
[1:10:48] pour toute une fin de semaine.
[1:10:50] Je veux dire, ça n'arrive pas si souvent,
[1:10:52] mais j'essaie de le faire consciemment.
[1:10:54] En disant, il n'y a aucune raison que je travaille
[1:10:56] en fin de semaine. Si je n'ai pas mon ordi,
[1:10:58] j'ai d'autres moyens de travailler.
[1:11:00] Mais j'essaie vraiment de ne pas le faire.
[1:11:03] C'est vraiment bon.
[1:11:05] Mais c'est comme, j'ai l'impression
[1:11:06] qu'on parlait de discipline.
[1:11:09] En fait, je ne sais pas
[1:11:10] si on a vraiment parlé de discipline,
[1:11:11] mais tu parlais de cocher tes activités
[1:11:14] de sport à tous les jours
[1:11:15] ou à toutes les semaines.
[1:11:17] Puis effectivement, c'est comme, on en vient
[1:11:19] à un niveau de productivité dans la vie
[1:11:21] qui fait en sorte que
[1:11:23] on vient
[1:11:27] chercher un petit
[1:11:27] cinq minutes là, un petit cinq minutes là,
[1:11:29] puis on devient super efficient pour faire en sorte
[1:11:32] que quand on est avec, dans ton cas,
[1:11:34] avec tes enfants, tu es capable
[1:11:36] d'avoir du temps de qualité avec eux, puis tout est bien géré.
[1:11:38] Puis là, ça fait en sorte que, bon,
[1:11:40] quand tu n'es pas avec tes enfants, il faut vraiment que tu sois efficient.
[1:11:42] Puis là, tu rentres dans une espèce de
[1:11:44] routine extrêmement
[1:11:45] disciplinée, rigoureuse,
[1:11:48] de productivité
[1:11:50] fois 100 000.
[1:11:51] C'est incroyable parce que tu es capable de livrer
[1:11:54] des résultats que peu de gens sont
[1:11:56] capables de livrer, mais
[1:11:57] en même temps,
[1:12:00] bien, ça devient
[1:12:01] difficile de décrocher par après.
[1:12:04] Puis là, quand le sport
[1:12:06] devient en plus
[1:12:07] comme quelque chose de fonctionnel,
[1:12:09] ils n'ont pas quelque chose pour
[1:12:11] apprendre à décrocher,
[1:12:13] bien, tu continues
[1:12:15] d'être dans ce pattern-là au final.
[1:12:18] Fait que moi, c'est quelque chose que j'ai travaillé
[1:12:19] beaucoup en psychologie, en fait,
[1:12:21] puis je n'ai toujours pas la solution,
[1:12:23] clairement. Surtout pas pré-expédition,
[1:12:26] ça, c'est comme impossible.
[1:12:27] Chaque seconde est comptée dans mon
[1:12:30] horaire, puis je me laisse
[1:12:32] à peine la
[1:12:33] liberté de laisser
[1:12:35] mon ordi pendant une heure, quasiment.
[1:12:38] Mais
[1:12:38] clairement, c'est quelque chose à travailler.
[1:12:42] Clairement, c'est quelque chose à travailler.
[1:12:43] Tu sais, déjà, tu en es consciente.
[1:12:46] Je trouve que déjà, en prendre
[1:12:47] conscience, c'est vraiment pas rien. Il ne faut pas
[1:12:49] sous-estimer ça.
[1:12:51] Merci. Bien, vraiment.
[1:12:54] Si tu es rendue à en parler
[1:12:55] avec ta psy, comme bravo,
[1:12:57] bravo, là. Je ne suis même pas rendue là.
[1:13:00] C'est comme good job.
[1:13:01] C'est parce qu'elle me disait, puis même
[1:13:03] au travail, des fois aussi, je vais
[1:13:05] valoriser des discussions
[1:13:08] efficientes plutôt qu'une
[1:13:09] connexion. Parce que je suis comme, non, mais là,
[1:13:12] soyons productifs. Mais
[1:13:13] ça ne nous amène pas vraiment plus loin, ça.
[1:13:16] Oui. Fait que ça, j'essaie de le travailler aussi.
[1:13:18] Avoir des vraies connexions. Oui.
[1:13:20] Mais avec ton équipe, j'imagine que...
[1:13:22] Bien, en fait, avec ton équipe, en es-tu
[1:13:23] capable? J'essaye, vraiment.
[1:13:26] Bien, en fait, ça m'intéresse.
[1:13:27] Ça m'intéresse pour vrai. Bien oui. J'ai vraiment
[1:13:29] envie de connecter. Mais au final, c'est aussi
[1:13:31] pour le travail. C'est ça.
[1:13:33] Mais je considère que des relations
[1:13:35] profondes au travail, c'est essentiel.
[1:13:38] Fait que, tu sais, j'essaie.
[1:13:40] Mais la vie va tellement vite.
[1:13:42] Je ne le fais pas autant que je voudrais le faire.
[1:13:44] Pas du tout. C'est à
[1:13:45] work in progress.
[1:13:47] In progress. Mais non,
[1:13:49] à améliorer, pour vrai. C'est
[1:13:51] pas encore parfait, mais...
[1:13:54] Oui.
[1:13:56] Mais honnêtement,
[1:13:57] oui, on se comprend, mais je sais qu'il y a
[1:14:00] genre mille personnes qui... Bien, mille
[1:14:02] personnes. Il y a peut-être 15 000 personnes qui nous écoutent.
[1:14:03] Il y a plein de personnes qui nous écoutent et qui
[1:14:05] se disent... Ah bien, moi aussi.
[1:14:08] Tu sais, on est toutes comme ça.
[1:14:09] On essaie toutes de faire de notre mieux,
[1:14:11] puis de donner notre meilleur, puis d'avoir
[1:14:13] un bel impact dans la société,
[1:14:16] de changer
[1:14:16] le monde dans notre façon, dans la mesure
[1:14:19] qu'on peut, que ce soit notre famille
[1:14:21] directement, notre cercle
[1:14:23] plus proche.
[1:14:27] Mais ça vient avec des grosses
[1:14:29] attentes sur les épaules, puis il faut savoir
[1:14:31] être fière de ce qu'on réalise,
[1:14:34] mais être
[1:14:35] fière de dire que ça, c'est assez.
[1:14:37] J'ai écouté... Bien, en fait, je recevais
[1:14:38] quelqu'un sur le balado un peu plus tôt
[1:14:40] aujourd'hui qui me parlait de justement
[1:14:42] à quel point il mettait ses limites,
[1:14:45] puis c'est un homme,
[1:14:46] il met ses limites, puis j'essayais de lui poser la question
[1:14:48] en termes de culpabilité.
[1:14:50] As-tu de la culpabilité de mettre tes limites comme ça?
[1:14:52] Puis de protéger
[1:14:54] du temps de qualité avec ta famille,
[1:14:56] puis d'être autant comme...
[1:14:58] Non, ça, c'est ma bulle, je la protège,
[1:15:00] j'ai besoin de 10 heures de sommeil par jour,
[1:15:02] puis c'est tout, puis...
[1:15:04] Puis il était comme, non, pas du tout.
[1:15:06] Fait que, tu sais, je pense qu'il y a quand même
[1:15:08] quelque chose qui est typiquement féminin ici, là.
[1:15:11] Bien, ça se peut.
[1:15:12] Ça se peut qu'il y ait un volet féminin.
[1:15:14] Il faudrait étudier la question.
[1:15:16] Bien, en tout cas.
[1:15:17] Je ne suis pas docteure en...
[1:15:20] Bien, c'est ça. Je n'ai pas fait une thèse
[1:15:22] sur le sujet, mais j'ai l'impression.
[1:15:25] Puis, tu sais, en fait, ça m'amène
[1:15:26] à penser...
[1:15:27] Tu sais, oui,
[1:15:30] il faut l'accepter,
[1:15:33] mais il faut aussi se rendre compte,
[1:15:35] tu sais, là, je parle, admettons, pour nous,
[1:15:37] admettons qu'on arrive à mettre des limites,
[1:15:40] puis à le respecter, super,
[1:15:41] mais il faut être aussi consciente
[1:15:42] que ces limites-là,
[1:15:45] dans le fond, ça a plein d'avantages.
[1:15:47] Tellement.
[1:15:47] Tu sais, c'est bénéfique pour tout.
[1:15:50] Tu vas être sûrement plus productive après
[1:15:52] parce que tu as réussi à te décrocher.
[1:15:54] Tu vas être une meilleure conjointe, tu sais,
[1:15:56] parce que tu as réussi à avoir
[1:15:57] un bon travail.
[1:15:57] Tu vas avoir une meilleure qualité avec ton chum.
[1:15:59] Tu vas avoir une meilleure maman.
[1:16:01] Tu sais, je veux dire, ça a des répercussions,
[1:16:02] surtout même au travail.
[1:16:04] Je suis certaine...
[1:16:05] En tout cas, personnellement, j'en suis consciente, là.
[1:16:07] Comme c'est beau d'entendre
[1:16:08] ce que ton podcasteur
[1:16:12] dit en fait avec toi.
[1:16:14] Mais il ne l'a pas dit avec autant
[1:16:16] de fermeté,
[1:16:17] mais moi, quand je l'entendais, c'est ce que ça résonnait
[1:16:19] en moi. Tu sais, je ne voyais pas un oncle
[1:16:21] de doute, puis de culpabilité, puis
[1:16:23] effectivement, clairement,
[1:16:25] ça lui permet de mieux
[1:16:27] conseiller,
[1:16:27] les gens qu'il conseille, avec lesquels il travaille.
[1:16:30] Ça lui permet de créer
[1:16:31] le contenu qui est comme plus stratégiquement
[1:16:34] aligné.
[1:16:36] Tellement... Moi, je trouve que, même
[1:16:37] dans le cadre de mon travail, c'est
[1:16:39] quand je suis trop dans le doing, puis
[1:16:41] générer concrètement
[1:16:43] du travail,
[1:16:47] des rendus, si on peut dire,
[1:16:50] je ne suis pas en train de créer de la bande passante
[1:16:52] pour
[1:16:53] requestionner une façon de travailler,
[1:16:56] utiliser, tester des nouveaux...
[1:16:57] des nouveaux logiciels qui vont nous permettre
[1:16:59] d'être plus efficients sur 10 ans, je ne sais pas.
[1:17:03] Ouvrir un
[1:17:03] folder qu'on n'a jamais réouvert,
[1:17:05] puis qui mériterait d'être mis à jour.
[1:17:07] Il y a tellement de choses qu'on peut faire
[1:17:09] quand on se crée de l'espace,
[1:17:11] puis... Mais c'est ça,
[1:17:13] il faut le créer. Fait que ton café, avec
[1:17:15] ta stratégie de croissance,
[1:17:17] ça me tente.
[1:17:18] Mais moi, c'est les meilleurs moments. Jamais j'aurais créé
[1:17:21] Féminas si je n'avais pas eu cet espace-là.
[1:17:23] Ah, c'est beau, ça.
[1:17:24] Tu sais, je l'avais, cet espace-là, avant,
[1:17:26] puis c'est ces moments-là où je suis
[1:17:28] la plus, tu sais,
[1:17:30] créative. Moi, je suis quelqu'un de créative
[1:17:32] dans la vie, puis j'ai besoin
[1:17:34] de ça.
[1:17:36] Quand tu as ces moments-là, tu sais,
[1:17:38] les valeurs, la mission féminin, je les ai écrits dans un café.
[1:17:40] Ah, c'est beau. Il y a 7-8 ans
[1:17:42] de ça. C'était lequel, le café? On veut se remettre.
[1:17:44] Le café, c'est Henri, à Québec.
[1:17:46] Ah, moi aussi, j'étais le meilleur fait de choses au café.
[1:17:48] C'est vrai, c'est sûr qu'on s'est déjà croisées au café.
[1:17:50] J'étais tout le temps là-bas.
[1:17:51] Ah, j'adore. Puis, est-ce que c'est là
[1:17:54] que tu vas aller dans quelques jours pour aller faire
[1:17:56] ta stratégie de féminin?
[1:17:57] Oui, absolument que j'aille là.
[1:17:59] Là, ou peut-être Café Musée à côté de chez nous,
[1:18:01] que j'aime bien, ce temps-ci.
[1:18:04] Fait que c'est sûr.
[1:18:06] En fait, c'est dans ces moments-là
[1:18:07] que sort les plus belles choses.
[1:18:09] Quand je cours, tu sais, courir
[1:18:12] sans musique,
[1:18:13] des fois, c'est fou.
[1:18:16] Après, des fois,
[1:18:18] il faut en prendre puis en laisser.
[1:18:20] Des fois, on veut refaire le monde.
[1:18:22] Il y a la Néoline qui parle aussi.
[1:18:24] Mais oui,
[1:18:25] il y a des moments de course aussi.
[1:18:27] C'est des moments où, tu sais,
[1:18:29] t'as comme du temps blanc.
[1:18:31] Puis,
[1:18:32] c'est comme des moments où il y a des belles choses
[1:18:35] qui viennent à notre esprit.
[1:18:37] Est-ce que c'est ça que ton moment
[1:18:39] préféré dans la vie, faire du sport
[1:18:42] ou c'est autre chose?
[1:18:44] En dehors du travail?
[1:18:46] Oui, en dehors du travail.
[1:18:47] Ça peut être le travail.
[1:18:49] Non, non, non. J'essaie vraiment. Mais j'adore travailler.
[1:18:51] J'adore travailler, ça, c'est sûr.
[1:18:53] J'adore tout ce que je fais en lien
[1:18:55] avec mon travail. Mais j'adore le sport.
[1:18:57] C'est essentiel, le sport, c'est sûr.
[1:18:59] J'ai besoin d'une dose.
[1:19:01] Ça peut être même du sport doux.
[1:19:04] J'ai accepté depuis
[1:19:05] que j'ai eu mon deuxième enfant
[1:19:07] parce que j'ai consulté MC
[1:19:09] du travail pour m'aider dans
[1:19:11] toute cette gestion-là avec la clinique.
[1:19:13] Puis, comme je disais à un moment donné,
[1:19:16] tu sais,
[1:19:17] Marie-Isabelle, t'es pas obligée.
[1:19:19] Je dis, OK, j'ai tant de séances.
[1:19:21] Puis, tu sais, j'ai mon spinning, j'ai ma course.
[1:19:23] Puis, genre, le yoga, mais du yoga intense.
[1:19:25] Puis, elle disait,
[1:19:27] tu sais, tu reviens de revenir au travail
[1:19:29] à temps plein.
[1:19:31] Tu dors pas, t'as deux enfants.
[1:19:33] Là, t'as les virus à répétition
[1:19:35] parce que ton enfant, quand il rentre à la garderie,
[1:19:37] il est toujours malade.
[1:19:40] Puis, tu gères ton entreprise
[1:19:41] qui est en croissance.
[1:19:43] Et t'es comme, tu sais,
[1:19:45] peut-être que t'as pas besoin d'un sport qui vide
[1:19:47] de ton énergie, qui dépense beaucoup d'énergie
[1:19:49] sachant que t'en as pas d'énergie en ce moment.
[1:19:51] Puis, elle disait,
[1:19:53] peut-être que tu peux faire un sport doux.
[1:19:55] Genre, les sports doux, j'y regardais même pas.
[1:19:58] Genre, maintenant que j'allais faire du yoga,
[1:19:59] tu sais, vignassia doux,
[1:20:01] j'enlevais ça, j'ai regardé les power flows.
[1:20:03] Juste ce qui était intense.
[1:20:05] Le plus intense, c'était le mieux dans ma tête.
[1:20:08] Puis, il a fallu qu'elle me dise ça
[1:20:10] à l'aube de mes 34 ans,
[1:20:12] 35 ans à ce moment-là,
[1:20:13] 34 ans peut-être, puis que
[1:20:15] je sais que, ah,
[1:20:16] ça aussi, c'est une phrase qui a résonné dans ma tête.
[1:20:19] Est-ce que c'est ancré maintenant?
[1:20:20] T'es-tu capable?
[1:20:21] Oui, je m'autorise vraiment plus
[1:20:24] à...
[1:20:25] à y aller avec mon niveau d'énergie, dans le fond.
[1:20:29] Tu sais, justement, suite à ça,
[1:20:32] je me suis quand même dit,
[1:20:33] OK, peut-être qu'au lieu de faire
[1:20:35] tel type de sport, je vais faire tel autre type de sport
[1:20:37] plus doux, puis ça va comme
[1:20:39] remplir tranquillement mon réserveur.
[1:20:41] En plus, on s'était rendu compte que je faisais de l'anémie.
[1:20:43] Je disais, je vais zéro énergie.
[1:20:46] J'étais brûlée, j'étais toujours malade.
[1:20:48] Tu sais, rendu là,
[1:20:49] c'est quoi l'intérêt d'aller faire une heure de spinning?
[1:20:51] En fait, on fait juste se brûler dans ce temps-là.
[1:20:53] C'est vraiment du sport qui ne...
[1:20:55] ne sert à absolument rien.
[1:20:56] C'est de l'énergie vidée dans ma tête, mais...
[1:20:59] Tu ne retires même pas de bienfaits.
[1:21:00] Tu sais, la bulle d'adrénaline,
[1:21:02] puis d'endorphine qu'on a après avoir fait du sport,
[1:21:04] je ne l'avais même pas.
[1:21:05] Non, c'est ça. Mais je suis d'accord.
[1:21:07] Moi, personnellement, en ce moment, dans ma préparation,
[1:21:10] tout ce que je fais, c'est du mouvement
[1:21:12] très, très, très doux,
[1:21:14] mais ça me manque pour ma santé mentale, par contre,
[1:21:16] du mouvement un petit peu plus actif.
[1:21:19] Mais je pense que
[1:21:21] ce que j'aime de la course,
[1:21:23] c'est que quand on suit un plan,
[1:21:24] on se met à apprécier vraiment beaucoup
[1:21:26] de la zone très easy,
[1:21:29] puis on décroche
[1:21:30] du temps,
[1:21:32] de performance, de l'allure, de vitesse
[1:21:34] et compagnie, puis ça, je trouve que ça m'aide.
[1:21:36] Fait que maintenant, je vais
[1:21:38] aimer aller faire un yin.
[1:21:40] Je vais aimer faire de la mobilité chez moi,
[1:21:42] mais je vais sûrement
[1:21:44] partir ma montre quand même, puis le traquer,
[1:21:47] mais je sais que mes BPM
[1:21:48] ne vont pas monter en haut de 80,
[1:21:50] puis c'est bien parfait comme ça. Je le valorise.
[1:21:52] Je trouve que c'est plus...
[1:21:54] payant de ralentir
[1:21:56] puis de le faire doucement comme ça.
[1:21:58] Même, c'est vraiment niaiseux,
[1:22:00] mais je vais qualifier quasiment
[1:22:02] un massage ou aller
[1:22:04] chez mon physio
[1:22:06] comme quasiment
[1:22:08] un entraînement tellement je trouve que c'est
[1:22:10] aligné pour ma santé à long terme.
[1:22:13] C'est bizarre, hein?
[1:22:14] Mais tu sais, dans mon magenda,
[1:22:16] je classifie
[1:22:17] mes rendez-vous,
[1:22:20] les choses que j'ai à faire selon les thèmes.
[1:22:23] Donc, par exemple, le balado,
[1:22:24] le travail,
[1:22:26] le CXM, répondre
[1:22:28] à des courriels. C'est tous des éléments, des blocs
[1:22:30] dans mon agenda, mais bloc
[1:22:32] entraînement, c'est rendu la même couleur
[1:22:34] que rendez-vous physio-masso.
[1:22:36] Fait que pour dire, mon BPM,
[1:22:38] il est très, très bas, mais je le qualifie quand même
[1:22:40] d'une activité
[1:22:42] dans cette ligne directrice-là.
[1:22:44] Oui, pour ton bien-être.
[1:22:46] En fait, c'est vraiment ça, la santé globale.
[1:22:49] Bien, je pense que oui.
[1:22:50] Pas juste de faire du sport go-go-go,
[1:22:52] mais de trouver un équilibre.
[1:22:54] Qui nous permet de...
[1:22:56] Oui, bouger, oui, de prendre soin du corps,
[1:22:58] qui te permet de bouger, tu sais.
[1:22:59] Ça fait vraiment du sens.
[1:23:02] On n'a même pas parlé de ta grossesse actuelle.
[1:23:04] Je ne peux pas croire qu'on n'ait pas parlé de ça,
[1:23:05] mais c'est quand même aussi un énorme morceau.
[1:23:07] T'es rendue à combien de mois actuellement?
[1:23:09] Quatre mois.
[1:23:10] Oh, félicitations. Comment tu te sens?
[1:23:13] Mieux. Mieux, parce que le premier trimestre,
[1:23:15] c'est plus intense.
[1:23:17] Ça a-tu toujours été plus intense de ton côté?
[1:23:19] Non.
[1:23:20] J'ai eu des super belles grossesses.
[1:23:23] J'ai été chanceuse.
[1:23:24] J'ai eu cette grossesse-ci.
[1:23:26] J'ai eu plus de nausées fatigues comme les autres,
[1:23:29] mais plus de nausées.
[1:23:31] Ça fait que ce n'est vraiment pas le fun
[1:23:32] d'avoir des nausées 24 sur 24.
[1:23:34] Je ne peux pas imaginer.
[1:23:35] C'est épuisant.
[1:23:36] Mais tu sais, il faut passer par là.
[1:23:38] Loin d'être la pire, je ne vomissais pas.
[1:23:40] Il y a des femmes vraiment pires que moi.
[1:23:42] Je ne me plains pas.
[1:23:44] Mais là, je me sens bien.
[1:23:46] Je me sens aussi sereine.
[1:23:48] Comme je t'avais parlé,
[1:23:50] je me sens quand même sereine pour cette grossesse-ci,
[1:23:52] contrairement aux autres.
[1:23:53] Comment en bas de lâcher prise?
[1:23:55] J'accepte ce que j'ai comme responsabilité.
[1:23:59] J'accepte où je suis dans ma vie.
[1:24:01] J'accepte c'est quoi mon rôle au travail.
[1:24:03] Avec ce qui vient avec.
[1:24:05] Puis comme j'accepte que j'ai un enfant avec tout ça.
[1:24:09] Ça fait quand même du bien de penser comme ça.
[1:24:12] Avant, c'était comment?
[1:24:14] Si tu compares ton état d'esprit maintenant
[1:24:16] versus tes deux dernières grossesses?
[1:24:20] Mes deux dernières grossesses?
[1:24:21] La première, je ne savais pas du tout.
[1:24:23] Comment attendre?
[1:24:24] Pouf, c'est arrivé.
[1:24:26] C'était très intense.
[1:24:29] C'est vraiment difficile.
[1:24:31] Dans les gros défis de ma vie, ça a été ça.
[1:24:33] Qu'est-ce qui a été le plus difficile?
[1:24:36] Je pense que toutes les mamans,
[1:24:38] c'est quand même généralement des beaux défis
[1:24:40] de devenir maman,
[1:24:42] d'avoir un petit tête à s'occuper.
[1:24:44] Il n'y a pas de manuel.
[1:24:45] Toujours au lendemain, tu deviens maman à temps plein.
[1:24:49] C'est quand même un beau défi.
[1:24:50] J'avais l'entreprise.
[1:24:53] Je n'avais pas de réseau dans ce temps-là.
[1:24:56] J'ai l'impression que je me répète ce que je t'ai dit.
[1:24:57] C'est ça que tu me l'as expliqué, ce volet-là.
[1:25:01] C'est ça.
[1:25:03] Je suis revenue au travail après, à temps plein,
[1:25:06] en me disant que le prochain bébé que je savais
[1:25:07] que j'allais avoir rapproché,
[1:25:09] je me suis dit que ça allait être différent.
[1:25:11] Je vais me placer tous mes pions.
[1:25:13] Je suis quelqu'un qui prépare.
[1:25:15] Tu me parlais du contrôle.
[1:25:16] J'essaie de tout contrôler, mon environnement.
[1:25:19] Ce qui est beau dans la RH, c'est que tu contrôles.
[1:25:21] Je n'avais rien.
[1:25:23] J'ai pris plusieurs claques d'en face.
[1:25:27] Tous les mois de ma grossesse,
[1:25:29] de ma deuxième grossesse,
[1:25:30] tous les mois précédant même que je sois enceinte,
[1:25:32] j'étais en focus.
[1:25:34] Il faut que ça aille mieux la deuxième fois.
[1:25:35] Je mettais tout en place.
[1:25:38] Je me suis clairement plantée, solide.
[1:25:40] Rien n'a marché de ce que j'avais mis en place.
[1:25:43] Mon deuxième congé de maternité
[1:25:46] a été aussi super difficile.
[1:25:51] Oui, c'est ça.
[1:25:52] Mais là,
[1:25:53] on dirait que j'ai maturé.
[1:25:54] Je me suis créée un réseau.
[1:25:56] Je me suis outillée.
[1:25:57] J'ai fait l'FA, j'ai fait le B.
[1:26:00] Le film-là est rendu plus loin.
[1:26:02] On a sorti les cinq premières années les plus difficiles.
[1:26:06] Puis, j'ai bâti une structure.
[1:26:07] Là, je comprends mon rôle.
[1:26:10] En ayant un rôle de leader
[1:26:12] où j'ai pu le détourner,
[1:26:14] je suis moins essentielle tout le temps.
[1:26:18] Déjà, c'est en train de se mettre en place.
[1:26:20] Je ne le fais pas parce que je veux avoir un bébé.
[1:26:23] En fait, peu importe.
[1:26:24] C'est là que tu crées de la valeur.
[1:26:25] C'est ça, exact.
[1:26:26] C'est comme ça.
[1:26:26] On a une structure qui est mise en place.
[1:26:28] On est quatre maintenant pour faire ce que je fais de toute seule.
[1:26:30] Il n'y a pas si longtemps.
[1:26:32] J'ai une équipe solide qui est là.
[1:26:34] C'est vraiment inspirant de t'entendre
[1:26:37] parce que je pense que pour tellement d'entre nous,
[1:26:42] on sent qu'on évolue,
[1:26:44] on sent qu'on est dans la bonne direction,
[1:26:46] mais on n'est pas encore tout le temps sur notre X.
[1:26:49] Puis là, j'ai vraiment l'impression
[1:26:51] que comment je t'entends,
[1:26:51] tu sembles être sur un...
[1:26:53] Du moins, mentalement, sur ton X,
[1:26:57] je ne sais pas comment l'expliquer.
[1:26:58] Mais oui, tu as quand même raison.
[1:27:00] Je pense que toutes les années,
[1:27:02] tous les bagages que j'ai derrière moi
[1:27:04] m'ont permis d'être là où je suis.
[1:27:06] On évolue tout le temps comme personne.
[1:27:08] Puis on apprend nos erreurs,
[1:27:10] on apprend nos défis,
[1:27:11] on apprend nos expériences.
[1:27:12] Puis quand on en tire profit,
[1:27:15] bien, ça porte fruit au final.
[1:27:17] Ça fait que oui.
[1:27:18] Est-ce que ça va rester comme ça?
[1:27:20] Peut-être pas.
[1:27:21] On va se reparler dans un an.
[1:27:22] Puis peut-être que je vais dire...
[1:27:23] Je me suis replantée trois fois.
[1:27:24] Mais c'est sûr qu'on va se replanter.
[1:27:26] Mais c'est pour ça qu'on dirait
[1:27:28] que mentalement, tu as l'air prête à...
[1:27:30] Bien, ta traque, elle va évoluer,
[1:27:33] elle va bouger.
[1:27:34] Tu sais, on ne reste pas fixe.
[1:27:37] Je ne sais pas comment dire.
[1:27:39] Rien n'est...
[1:27:41] Il n'y a pas de plan qui existe
[1:27:43] assez solide pour...
[1:27:48] Ah non, je ne suis vraiment pas capable
[1:27:49] de l'expliquer.
[1:27:50] Je l'ai vraiment dans ma tête.
[1:27:51] Mais c'est comme...
[1:27:52] Ça ne sert à rien de faire...
[1:27:53] Je vais faire un plan
[1:27:53] parce que dans tous les cas,
[1:27:55] il va évoluer,
[1:27:57] mais mon positionnement est prêt
[1:27:58] à prendre, peu importe le chemin
[1:28:01] qui va arriver, tu sais.
[1:28:02] Oui.
[1:28:03] Grosso modo, c'est ça que je pense.
[1:28:03] Bien, être prêt à accepter.
[1:28:05] Oui.
[1:28:05] Tu sais, accepter ce qui va se passer.
[1:28:07] Oui.
[1:28:07] Comme du lâcher prise, là.
[1:28:09] Oui.
[1:28:10] J'aimerais vraiment le pratiquer plus.
[1:28:11] Mais tu sais, à l'aube de mon expédition,
[1:28:13] j'essaie de tout planifier en ce moment.
[1:28:15] Tout planifier.
[1:28:16] Je suis structurée, là.
[1:28:17] Mais en fait, je le sais très bien.
[1:28:22] J'en ai vécu.
[1:28:23] J'ai déjà vécu.
[1:28:24] Je vais arriver là-bas,
[1:28:24] puis là, ça va être comme parfait.
[1:28:25] Là, on se laisse porter.
[1:28:26] Là, c'est bon.
[1:28:27] Mais c'est vrai qu'ici, au Québec,
[1:28:30] je veux dire, on contrôle,
[1:28:31] on est capable de...
[1:28:33] Mais je n'ai pas d'enfant.
[1:28:34] Mais en même temps,
[1:28:35] par rapport à l'Everest, c'est normal.
[1:28:37] Il faut que tu sois ultra planifiée.
[1:28:39] Tu sais, tu n'as pas le choix.
[1:28:40] Tu ne prends pas ça à la légère.
[1:28:41] Tu risques ta vie quand même
[1:28:43] en allant faire cette expédition-là.
[1:28:45] Je pense que c'est différent.
[1:28:47] Non, c'est ça, exactement.
[1:28:48] Mais en fait, c'est que je contrôle tout,
[1:28:50] je planifie tout ici.
[1:28:52] Oui.
[1:28:53] En amont.
[1:28:53] En amont.
[1:28:54] Mais une fois que je suis partie,
[1:28:56] je me laisse vraiment porter.
[1:28:58] C'est juste que j'ai...
[1:29:00] Ça demeure un peu aussi un projet
[1:29:02] entrepreneurial d'une certaine manière.
[1:29:06] Comme pourquoi?
[1:29:07] Parce que j'ai des partenaires,
[1:29:08] puis ils investissent un montant, par exemple.
[1:29:10] Puis ils investissent en contrepartie
[1:29:12] de certains livrables que je dois fournir.
[1:29:17] Puis ça, pour moi,
[1:29:19] c'est important de les livrer.
[1:29:21] Mais comme de façon...
[1:29:23] C'est vrai, ça a l'air d'être dit
[1:29:25] comme si c'était un travail.
[1:29:27] Ce n'est pas du tout ça.
[1:29:27] Je fais ma passion.
[1:29:28] Je m'en vais sur la montagne.
[1:29:29] C'est mon expédition de rêve.
[1:29:32] Mais pour me permettre de la réaliser
[1:29:34] et de la documenter,
[1:29:37] d'avoir un vidéaste qui est sur place
[1:29:39] puis de la rapporter ici au Québec,
[1:29:41] bien, j'avais besoin de sponsors.
[1:29:43] Puis ces sponsors-là,
[1:29:45] on essaie de se faire un plan de match
[1:29:47] où est-ce que tout le monde est content.
[1:29:48] On a bien documenté.
[1:29:50] On a porté le bon message.
[1:29:52] Ça fait que ça, pour moi,
[1:29:53] c'est comme le seul élément
[1:29:55] que je me garde un peu en genre de travail.
[1:29:57] Puis il y a aussi un volet
[1:29:58] que je vais continuer de travailler un petit peu
[1:30:00] par rapport à ma business
[1:30:02] chez RGP Gros Financiers de là-bas, de la montagne.
[1:30:05] Donc ça, c'est quand même des blocs
[1:30:06] à tenter de garder
[1:30:09] dans les moments
[1:30:10] où je vais être capable de le faire.
[1:30:12] Évidemment, si je ne suis pas bien acclimatée,
[1:30:15] s'il y a quoi que ce soit qui arrive,
[1:30:16] ce ne sera vraiment pas ça la priorité.
[1:30:19] Mais si je me sens bien,
[1:30:21] il y a des choses que j'ai envie de faire
[1:30:23] et c'est quand même pour une bonne raison.
[1:30:24] Parce que j'adore travailler, j'aime ma business,
[1:30:26] j'aime ce que je fais et il y a des dossiers
[1:30:28] que j'ai envie de continuer de porter un petit peu à distance.
[1:30:30] Puis d'autre part, avec les partenaires que j'ai,
[1:30:33] il y a un impact à créer aussi
[1:30:35] et j'ai hâte de porter ce message-là aussi,
[1:30:36] de pouvoir le faire.
[1:30:38] Si je peux me permettre, je veux le faire.
[1:30:40] C'est beau, tu es bonne.
[1:30:43] Mais es-tu ouverte à ne pas être capable?
[1:30:46] Tes dossiers,
[1:30:48] ils comptent-ils juste sur toi?
[1:30:50] Non, non, non.
[1:30:51] On a vraiment mis en place,
[1:30:53] une structure
[1:30:53] où est-ce que
[1:30:56] les dossiers qui devaient être portés urgent
[1:30:59] l'ont été. Ils ont été terminés
[1:31:01] dans les dernières semaines.
[1:31:03] Puis après ça, j'ai une super belle équipe.
[1:31:05] Honnêtement, le département
[1:31:06] est vraiment, vraiment solide.
[1:31:09] Donc ça, ce n'est pas
[1:31:10] trop inquiétant. Mais c'est vraiment par passion
[1:31:13] puis par désir.
[1:31:16] C'est dur pour moi
[1:31:17] d'écrocher. C'est deux mois
[1:31:18] que je pars, c'est long.
[1:31:21] Fait que voilà.
[1:31:22] Est-ce que, attends, j'ai une question.
[1:31:24] Pensez que,
[1:31:26] je comprends tellement ton point,
[1:31:28] mais pensez que ça va t'empêcher de vivre
[1:31:30] l'expérience Everest à 100%
[1:31:32] si tu te raccroches.
[1:31:34] Tu penses que ça va jouer?
[1:31:35] Un petit peu, mais je suis quand même en décalage horaire.
[1:31:37] Je l'ai comme testé. Je l'ai testé déjà.
[1:31:41] Je ne fais pas de meeting
[1:31:42] là-bas, mais
[1:31:43] je vais regarder les courriels
[1:31:45] comme en décalage. Il va falloir
[1:31:47] que je me parle. Il va falloir que je
[1:31:50] choisis, que je canalise,
[1:31:51] que je retire mes notifications
[1:31:53] puis tout ça.
[1:31:55] Mais il y a quand même tellement de temps
[1:31:57] mort sur la montagne. C'est beaucoup,
[1:31:59] beaucoup une game de patience. Attendre,
[1:32:01] être doux envers soi-même,
[1:32:03] lâcher prise complètement.
[1:32:05] Complètement. Fait que je sais que
[1:32:07] je vais devoir, ça va me faire
[1:32:09] du bien des fois de travailler, de me connecter,
[1:32:12] d'échanger, mais il y a d'autres fois où je vais
[1:32:13] pas me sentir capable du tout.
[1:32:15] Puis à ce moment-là, je lis des livres.
[1:32:18] Puis tu sais, j'échange beaucoup avec la communauté
[1:32:19] là-bas, donc
[1:32:20] ouais, je...
[1:32:23] C'est sûr qu'on disait, que je te disais tantôt
[1:32:25] que tout mon monde tourne autour de ça
[1:32:27] en ce moment, puis je fais
[1:32:29] beaucoup de parallèles, mais tu sais,
[1:32:31] les parallèles, ils sont pas toujours présents.
[1:32:34] Non, mais c'est normal.
[1:32:35] C'est quand même, c'est gros ce qui s'en vient.
[1:32:38] Ouais, bien merci, vraiment.
[1:32:40] Je sais que c'est le fun
[1:32:42] de partager ça avec des gens
[1:32:43] qui partagent
[1:32:45] la mission,
[1:32:47] la vision du projet. Fait que c'est vraiment
[1:32:50] cool, puis
[1:32:51] bien, qu'est-ce qu'on te souhaite
[1:32:54] pour le futur?
[1:32:56] Qu'est-ce qu'on me souhaite pour le futur?
[1:32:58] Bien, en fait, on est en
[1:33:00] travail d'agrandissement à la clinique.
[1:33:01] Pour ceux qui me suivent sur mes réseaux sociaux, vous voyez des vidéos
[1:33:04] de travaux tous les jours.
[1:33:06] Mais ça, on est en croissance,
[1:33:08] en croissance, fait que tu sais, on ajoute un
[1:33:09] troisième étage. Fait que ça, c'est sûr
[1:33:12] que sur un futur proche, je
[1:33:14] me souhaite que les travaux
[1:33:15] finissent bien. Dans le prochain mois,
[1:33:18] ça va être terminé, que
[1:33:19] l'équipe continue, tu sais, on a un recrutement
[1:33:21] important pour l'année 2026. Fait que tu sais,
[1:33:23] que l'équipe continue à grandir avec les belles
[1:33:25] personnes, les bonnes personnes qu'on a besoin.
[1:33:29] Fait que ça, sur du court terme,
[1:33:30] c'est certainement ce que
[1:33:31] je me souhaite. D'un point
[1:33:33] de vue personnel, bien,
[1:33:36] je me souhaite
[1:33:37] de rester sur mon lâcher-prise,
[1:33:39] sur mon X, en lien avec l'arrivée
[1:33:41] du troisième bébé.
[1:33:43] Puis, j'espère
[1:33:45] d'un point de vue plus général, tu sais,
[1:33:47] si j'arrivais un peu plus à la santé,
[1:33:49] des femmes, tu sais, j'espère que
[1:33:51] tu sais, la santé des femmes va continuer
[1:33:53] à prendre de plus en plus sa place, puis que
[1:33:55] ça sera plus un luxe,
[1:33:57] mais une priorité de société.
[1:33:59] Tu sais, que ça devrait juste
[1:34:01] pas être autre chose que ça.
[1:34:04] Puis,
[1:34:06] on a du travail encore à faire.
[1:34:07] Fait que tu sais, j'espère contribuer à ça.
[1:34:09] C'est ce que je me souhaite aussi, de contribuer positivement
[1:34:11] à tout ça. Je confirme. Honnêtement,
[1:34:13] super inspirant comme discussion.
[1:34:16] Puis, tes mots de la fin,
[1:34:18] du bijou.
[1:34:19] Bijou, bijou. Puis, il y a
[1:34:21] quelque chose que t'as écrit dans ton LinkedIn aussi
[1:34:23] que j'ai trouvé vraiment
[1:34:24] magnifique. T'as dit,
[1:34:27] « Je crois qu'on peut conjuguer rigueur et douceur,
[1:34:30] science et sens,
[1:34:31] entrepreneuriat et soin,
[1:34:33] et je suis prête à occuper ma place pour le dire
[1:34:35] haut et fort. » C'est
[1:34:37] tellement beau.
[1:34:39] J'applaudis. J'applaudis.
[1:34:42] Merci d'être venue sur le balado,
[1:34:43] Marie-Isabelle. Je suis certaine que c'est pas la
[1:34:45] dernière fois que tu vas venir sur le balado, parce que
[1:34:47] peut-être qu'une prochaine fois, ça pourrait être...
[1:34:49] des questions et réponses
[1:34:51] des femmes qu'elles ont, ou des
[1:34:53] hommes. Si c'est quelque chose qui
[1:34:55] vous intéresse, bien, écrivez-nous
[1:34:57] vos questions en commentaire. Ça va nous faire vraiment, vraiment
[1:34:59] plaisir de les aborder.
[1:35:00] Oui, bonne idée. Très bonne...
[1:35:03] Ça serait cool, hein? Très bon point, oui. Vous pouvez rester anonyme
[1:35:05] si vous n'avez pas le goût de...
[1:35:06] M'écrire en message privé sur Instagram.
[1:35:09] Moi, je vais les garder bien confidentiels, bien entendu.
[1:35:11] Oui. Puis, on peut tout parler.
[1:35:13] On peut tout aborder. Oui, moi, je vais être
[1:35:15] super gênée, mais allons-y.
[1:35:16] C'est ça qu'il faut.
[1:35:17] C'est super fin. Merci, Emma.
[1:35:20] C'était une belle discussion. Je savais que ça allait être
[1:35:22] le fun, puis fluide. Oui.
[1:35:24] Moi aussi, je le savais, je le sentais. J'avais du hâte.
[1:35:27] Cool. Bien, merci beaucoup, Marlène Sabelle.
[1:35:29] Merci, à bientôt. À bientôt.

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