# Pierre Lavoie — Révolutionner l'activité physique au Québec : écoles, prévention & modèle scandinave

An episode of [umea](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1869986285), 29 Sep 2026, 1 h 29 min.

Audio: https://episode.flightcast.com/01M3EV7QN4HTKYDDJ4R5YD2P8X.mp3

Dans cet épisode du balado UMEA, je reçois Pierre Lavoie — l'homme derrière le Grand Défi Pierre Lavoie, fondateur du mouvement des Cubes Énergie, initiateur de l'école en santé Lab-École, et aujourd'hui, celui qui lance la plus grande coalition pour transformer les habitudes de vie au Québec. Pierre, c'est un homme qui a transformé sa douleur en mission. Après avoir perdu ses deux enfants, Laurie et Raphaël, atteints d'une maladie génétique rare, il a décidé de pédaler — non pas pour nourrir son ego, mais pour changer le système. Ce qui a commencé comme un défi personnel est devenu un mouvement social qui a touché des centaines de milliers de jeunes, mobilisé des médecins, des enseignants, des entrepreneurs, et préparé toute une génération à bouger autrement. Mais aujourd'hui, Pierre nous dit qu'il faut aller plus loin. Parce que les chiffres sont alarmants : seulement 18 % des jeunes de 12 à 17 ans atteignent les recommandations minimales d'activité physique. Au Québec, 71 % des jeunes arrêtent de bouger entre le secondaire 1 et le secondaire 3. Et seulement 15 % resteront actifs toute leur vie. Pendant ce temps, les pays scandinaves, eux, ont un taux d'efficacité de 80 %. Pourquoi? Parce qu'ils ont arrêté leur système, ils ont réfléchi, et ils ont bâti une pyramide parfaite — une culture d'activité physique où tout le monde bouge, pas juste les athlètes d'élite. Alors Pierre lance un appel : il est temps de faire un temps d'arrêt. De revoir notre modèle de sport. De protéger nos enfants de la spécialisation précoce. De créer des environnements favorables. De donner accès à la nature. Et surtout, de faire de la prévention une priorité — parce que 82 % des Québécois prennent la gravelle autour de 64 ans, et qu'on rentre dans le système de santé huit ans trop tôt comparé aux Scandinaves. Dans cet épisode, on explore : • Pourquoi le Québec a 15 ans d'avance sur le reste du Canada en matière de sensibilisation aux saines habitudes de vie — et pourquoi ce n'est pas encore assez • Pourquoi il faut une loi pour protéger le nouveau modèle — parce qu'on ne peut pas faire confiance à l'humain sans cadre • Le rôle des municipalités : pourquoi ce sont elles qui feront bouger les citoyens, pas le gouvernement • L'importance de la nature : pourquoi il faut donner accès à l'eau, aux montagnes, aux sentiers — et pourquoi on n'a plus les moyens de construire des gymnases à 10 millions • Les grandes marches prescrites par les médecins de famille : 124 marches à travers le Québec, un quart de million de personnes, et les premiers médecins au monde à croire à la prévention • Pourquoi les nouveaux médecins enlèvent les pilules au lieu d'en prescrire — et comment la prévention devient enfin une médecine • Le drame de Raphaël et Laurie : comment la perte de ses deux enfants a transformé Pierre en leader d'un mouvement social • Les 63 jours aux soins intensifs de Sainte-Justine — et pourquoi cette épreuve a préparé Pierre à affronter tous les obstacles • Le dépistage génétique populationnel : comment Pierre a combattu les éthiciens qui l'accusaient d'eugénisme — et comment il a gagné • L'héritage de Raphaël : comment un enfant décédé à deux ans a changé la destinée du Québec • Pourquoi Pierre ne fait plus de compétition — et comment il a réussi son sevrage pendant la COVID • L'inconfort nous rend plus forts : la phrase qui guide Pierre depuis toujours — et pourquoi il faut arrêter de surprotéger nos enfants • Le leadership bienveillant : comment Pierre a rallié des médecins, des enseignants, des Québécois, des entrepreneurs — sans jamais imposer sa vision • Pourquoi le problème de santé des Québécois est un problème d'éducation — et pourquoi il faut investir 40 milliards pour refaire nos écoles Pierre parle avec une franchise totale de ce que personne ne dit assez : que la prévention, ça se prépare. Que ça prend 20 ans pour changer une culture. Que les nouvelles générations sont prêtes. Que le Québec peut devenir la nation la plus active au…

## Transcript

[0:00] Où c'est catastrophique, c'est les 12-17.
[0:01] C'est un drame, c'est seulement 18 % de ce groupe-là qui atteint ce qui est recommandé pour être minimalement en santé.
[0:07] Quand la Suède a vu qu'il y avait seulement 34 % de leurs jeunes qui atteignaient la norme de l'OMS, ils ont pésé ce piton rouge.
[0:13] À 34, nous, on est à 18, puis le gouvernement qui était en place n'a jamais pésé ce piton rouge.
[0:18] Là, présentement, nous, on vient de le péser.
[0:19] Au Québec, 71 % des jeunes arrêtent de bouger entre le secondaire 1 et le secondaire 3.
[0:22] Le 29 % qui poursuit au secondaire sont dans les sports études.
[0:25] La moitié abandonneront dès l'entrée au cégep.
[0:27] Il ne restera que 15 % des jeunes québécois qui seront actifs ou la vie.
[0:30] Quand tu es rejeté par des systèmes de performance trop tôt, tu te retrouves sur ton téléphone où tout le monde t'accepte très bien.
[0:36] Avant 14 ans, on ne devrait jamais mesurer, évaluer et comparer les enfants parce que tu perds l'occasion d'en créer en eux le goût de bouger pour la vie.
[0:43] Les deux éléments les plus puissants de la motivation intrinsèque, c'est le plaisir et les amis.
[0:46] Quand tu as du plaisir avec des amis, même s'il pleut, tu as goût d'y retourner quand même.
[0:50] Quand il va l'heure du midi, le modèle du Québec, tout le monde va se déplacer pour aller manger au restaurant.
[0:55] Tandis qu'il y a une culture d'activité physique, tout le monde va se déplacer pour aller courir, puis faire du vélo, ouais, non, j'ai tout l'heure du midi.
[0:59] Moi, qui est né dans un HLM, avec une mère monoparentale, sur l'aide sociale, avec quatre enfants, je n'ai pas fait de sport.
[1:05] C'était réservé aux gens qui ont les moyens.
[1:07] C'était quoi le moment tournant?
[1:08] C'est quoi qui a changé ta vie, qui a fait en sorte que tu t'es dit « OK, ma mission, elle est là, puis j'y vais ».
[1:13] J'ai l'auréat de Raphaël, sur la tête d'une maîtrise génétique.
[1:15] Moi, je ne peux pas les aider.
[1:16] J'ai dit « OK, mon vélo, maintenant, va me servir à faire autre chose, à nourrir mon dégo. »
[1:19] Mais Raphaël est décédé à Sainte-Justine le 10 mars, suivant le premier défi.
[1:24] Après 63 jours au soin intensif, on s'est
[1:28] Mais je connais pas un père qui aurait pas pédalé 24 heures sur son vélo pour sauver son enfant.
[1:31] Quand j'ai commencé le 3 septembre 1999, avec mon fils Raphaël dans mes bras, il y avait un photographe devant moi et ma famille.
[1:36] Puis derrière moi, il y avait personne.
[1:37] Aujourd'hui, il y a un armé.
[1:38] Puis le problème de santé des Québécois, c'est un problème d'éducation.
[1:41] 82 % des Québécois pognent la gravelle autour de 64 ans.
[1:44] Pognent la gravelle, ça veut dire que...
[1:47] Cet épisode d'Umea avec Pierre Lavoie vous est présenté en collaboration avec LASIC-MD, un partenaire qui fait particulièrement de sens aujourd'hui puisque Pierre et moi partageons notamment une expérience commune avec la correction de la vue.
[2:00] Et vous allez comprendre pourquoi la notion de vision prendra plusieurs sens dans cette conversation.
[2:06] Merci à Sublime de soutenir cette belle saison d'Umea.
[2:10] Pour découvrir leur culotte menstruelle, utilisez le code promo UMEA15 pour profiter de 15% de rabais.
[2:17] Au Québec, près d'un adulte sur deux ne bouge pas suffisamment.
[2:22] Chez les jeunes, seulement 18% atteignent les recommandations d'activité physique.
[2:26] Pierre Lavoie essaie de changer ça depuis près de 20 ans.
[2:30] Il a créé des événements qui font bouger des centaines de milliers de personnes, amener l'activité physique jusque dans les écoles et fait de la prévention une partie du débat public.
[2:40] Pourtant, aujourd'hui, il nous dit qu'il faut aller plus loin.
[2:44] Son ambition, c'est de faire du Québec la nation la plus active au monde.
[2:48] Mais comment est-ce qu'on change réellement les habitudes d'une population?
[2:52] Aujourd'hui, je ne voulais pas seulement parler à Pierre, l'homme derrière le défi, le grand défi Pierre Lavoie.
[3:00] Je voulais parler à l'homme qui essaie de changer une culture littéralement.
[3:05] Alors, bienvenue à Umea.
[3:07] Aujourd'hui, je reçois nul autre que Pierre Lavoie.
[3:10] Merci, Pierre, d'être avec nous.
[3:12] C'est un plaisir.
[3:13] Quel plaisir de te recevoir ce matin.
[3:16] On a connecté ensemble dans les derniers mois, puis récemment, la grande annonce de la coalition.
[3:22] Avant d'embarquer dans le cœur du sujet, ça fait presque 20 ans maintenant que tu essaies de faire bouger le Québec.
[3:29] Vraiment, j'ai commencé en 2008.
[3:31] Ça fait 18 ans?
[3:32] Ça fait 20 ans.
[3:34] 20 ans, OK.
[3:35] Oui, parce qu'on calcule.
[3:37] En 2027, ça fait 20 ans, oui.
[3:38] Mes maths sont vraiment très proches.
[3:44] Concrètement, actuellement, c'est quoi ta réflexion par rapport à ça?
[3:46] Est-ce que tu penses qu'on est plus avancé que quand on a commencé?
[3:49] Ah oui, littéralement.
[3:51] Le Québec a au moins, selon moi, 15 ans d'avance sur toutes les provinces canadiennes.
[3:57] Ce n'est pas rendu au même niveau que nous.
[3:59] Cette sensibilisation sur les saines habitudes de vie, nous, elle a été d'abord inculquée par les écoles.
[4:06] Puis les plus vieux ont 30 ans aujourd'hui.
[4:07] Donc, bouger plus, manger mieux.
[4:09] Puis il y a 10 ans, on a inclus boire de l'eau et dormir.
[4:12] Wow.
[4:13] Non, moi, je l'ai vu.
[4:14] J'étais dans les écoles.
[4:15] Je voyais que ça se transmettait systématiquement par le système d'éducation à nos enfants en sachant qu'un jour, ils seraient adultes, ils seraient maman ou ils seraient médecins.
[4:24] Et quand on incule des valeurs tout petits, une fois adulte, tu te les accapare parce que tu contrôles ton environnement.
[4:30] Quand tu ne le contrôles pas, tu le subis, mais après tu décides que c'est comme ça que ça va fonctionner.
[4:34] Donc, c'est pour ça que ça passe toujours par l'éducation et les changements.
[4:37] Ça ne peut pas s'imposer.
[4:37] Il faut toujours que tu sois patient. »
[4:39] D'abord, tu dois te nourrir par des données probantes qui confirment qu'on ne va pas dans la bonne direction dans le modèle actuel.
[4:46] Par la suite, il faut demander au système d'éducation est-ce qu'il y a accès à de près de passer une nouvelle valeur, comme il l'avait fait 10 ans avant moi pour l'environnement, parce qu'il fallait protéger l'eau et l'environnement.
[4:55] Puis à l'époque, c'était Suzuki, Stéphane Guilbault qui passaient ces messages-là.
[5:00] Le système d'éducation a dit oui, ça, il faut passer ça comme valeur parce qu'eux, ils savent que plus tard, ce qu'ils transmettent dans les écoles, ça apparaît dans la société plus tard.
[5:07] Donc, c'était ma stratégie en me disant que ça allait prendre 20 ans.
[5:11] Là, ça fait 18 ans, 19 ans, une grande fille.
[5:14] Puis, ils sont arrivés.
[5:15] J'ai été à la piscine hier au cégep de Chicoutimi.
[5:17] Puis, je n'ai pas eu mon chum Yves.
[5:19] Je regarde, c'est la nouvelle génération.
[5:21] C'est toutes mes cubes énergiques qui sont là.
[5:23] Quand je fais des courses de trail, ils sont là.
[5:25] Quand je fais des téglets longs, quand je dis qu'ils sont là, ils sont là majoritairement.
[5:28] Maintenant, c'est eux qui nourrissent les événements de mes sports d'endurance.
[5:33] C'est des sports où c'est le dépassement de soi.
[5:36] On se bat contre notre chrono.
[5:37] On essaie de s'améliorer par nous-mêmes.
[5:39] Puis...
[5:41] Puis ils le font différemment.
[5:42] Ils le font surtout en gang.
[5:43] Ils sont souvent en groupe de quatre, cinq.
[5:46] C'est bon, ça, non?
[5:47] Justement, parce que ça amène un team spirit aussi.
[5:52] On influence encore plus de jeunes à bouger avec nous.
[5:55] Les deux éléments les plus puissants de la motivation intrinsèque, c'est le plaisir et les amis.
[6:00] Quand tu as du plaisir avec des amis...
[6:02] même s'il pleut, tu as goût d'y retourner quand même.
[6:05] Même si c'est plate, ce que tu vas faire, ça va être dur, tu veux y aller parce que tes amis vont.
[6:08] Donc, les amis, c'est très important.
[6:09] Une fois qu'on travaille sur ces deux éléments-là, c'est ce que les Scandinaves font.
[6:13] Eux, ils travaillent sur les deux éléments plaisir amis, puis ils retardent la spécialisation.
[6:18] Ils ont jugé pour la plupart des pays, c'est 13 ans qui étaient le mieux.
[6:21] Après, tu peux te spécialiser.
[6:22] Certains pays vont jusqu'à 14 ans.
[6:24] Et la souvenir, ils commencent à 12.
[6:26] Ils sont un peu plus tôt que les autres.
[6:28] Mais avant, tu dois développer des compétences.
[6:31] Donc, pour que ton cerveau assimile plein de mouvements.
[6:34] Il doit faire tous les sports, si je ne me trompe pas.
[6:36] Il ne peut pas seulement faire un seul sport, c'est ça?
[6:39] Il faut bien comprendre.
[6:41] Il y a quatre sphères de compétences.
[6:42] Les sports terrestres, donc la course, le volleyball, le basketball, le vélo, tout ce qui se passe sur Terre.
[6:47] Il y a les sports aériens, donc tout ce qui est des pirouettes, donc plongeon, ski acrobatique, gymnastique.
[6:54] Donc, tu es capable, à force de pratiquer, de prendre un but sur tes jambes.
[6:57] Moi, cette compétence-là, je ne l'ai pas.
[6:59] Il y a les sports de glisse.
[7:00] Ça, c'est le transfert de poids.
[7:01] Donc, ski de fond, ski alpin et patin.
[7:04] Ton cerveau doit l'apprendre.
[7:05] Tu transfertes d'une jambe à l'autre avec une poussée.
[7:08] Et par la suite, les sports nautiques.
[7:10] Donc, on ne sait pas nager.
[7:11] Donc, on doit l'apprendre.
[7:12] Votre cerveau doit apprendre le mouvement.
[7:14] On dit que quand votre enfant possède trois sphères sur quatre, avant de se spécialiser, c'est assurer que votre actif foule la vie.
[7:20] Quand il possède deux sphères sur les quatre...
[7:23] C'est moyennement sûr qu'il va être actif pour la vie.
[7:25] S'il possède seulement une sphère sur les quatre, ça, c'est le modèle du Québec, la spécialisation, parce qu'on spécialise très tôt, même avant 13 ans, bien là, c'est sûr à 81 % qu'il va être inactif pour la vie après ses études.
[7:36] Donc, il aura bougé seulement à l'école.
[7:38] Après l'école, c'est terminé.
[7:39] Parce qu'il est tanné, il a perdu ses amis.
[7:42] Parce qu'au cégep, il n'était pas de niveau collégial, il n'y a plus d'amis.
[7:45] C'était sa source de motivation de nager tous les jours.
[7:48] Et par la suite, il y a des blessures ou de l'écœurement.
[7:52] Puis là, quand il veut faire un autre sport, il regarde dans son coffre à outils, il avait une seule compétence.
[7:56] Il était incompétent dans les sports.
[7:58] Vu que c'est un compétitif, parce qu'on l'a spécialisé, il ne veut pas mal paraître, il abandonne.
[8:02] On les appelle les décrocheurs sportifs.
[8:04] Donc aujourd'hui, on a assez de temps avec nous, puis de données, puis de dire, OK, maintenant, faisons évoluer nos modèles.
[8:08] Il ne faut pas les arrêter.
[8:09] Le sport-retien doit continuer, mais sous quel modèle?
[8:12] Bien, sous des modèles beaucoup plus sains.
[8:14] Idéalement, c'est de créer une pyramide parfaite, qu'on appelle.
[8:17] Ça, c'est ta mission actuelle, de ce que je comprends.
[8:18] C'est vraiment ça qu'on veut proposer dans ce temps d'arrêt.
[8:21] À travers la coalition.
[8:21] Oui, la coalition pour faire un temps d'arrêt.
[8:23] Pour faire ça, il faut s
[8:25] Il faut réfléchir, regarder que nos chercheurs universitaires, on les connaît, nos chercheurs qui sont spécialistes au Québec, et là maintenant, on va les mettre à contribution.
[8:33] Ils devront répondre, on va venir des mandats aussi pour qu'ils répondent à des questions qu'on n'a pas encore.
[8:38] Et par la suite, on va aller voir les meilleurs modèles au monde.
[8:40] On va s'en inspirer.
[8:41] Puis par la suite, on va travailler avec tout le monde, le terrain, pour s'entendre sur un modèle contemporain.
[8:46] Une fois qu'on l'aura terminé,
[8:48] Donc, le Parlement au Québec votera une loi pour le protéger.
[8:53] Et donc, les lois pour aller jusqu'à interdit spécialisé avant 13 ans, sauf des sports d'exception comme la gymnastique, le plongeon, ça se passe avant la puberté.
[9:03] Mais normalement, les Scandinaves, eux, ils se fient beaucoup à la puberté.
[9:06] Parce que toi, peut-être, quand tu étais petite, tu n'avais pas cette grandeur-là.
[9:09] Tu n'avais peut-être pas cette détermination-là.
[9:11] Mais la fille atteint sa maturité à 14 ans, puis le garçon à 15.
[9:15] Donc, et eux, ils disent, avant 14 ans, on ne devrait jamais mesurer, évaluer et comparer les enfants, parce que tu perds l'occasion d'en créer en eux le goût de bouger pour la vie.
[9:24] Autrement dit, avant...
[9:25] Il faut que je te donne des compétences pour que quand tu arrivas dans un nouvel environnement, après tes études, tu es de maman, tu as des enfants, tu changes de pays, il faut que tu aies ce qu'il faut autour de toi pour rester active.
[9:37] Fais-tu que moi, dans mon village, moi, j'habite en Saint-Jean.
[9:39] C'est un village de 1000 habitants.
[9:41] On n'aura jamais de piscine.
[9:42] Une piscine, 6 couloirs, aujourd'hui, ça coûte 34 millions à construire.
[9:47] On est 1000 habitants.
[9:47] On n'aura jamais de piscine.
[9:49] On n'aura jamais d'aréna de hockey non plus.
[9:51] Ça coûte 15 millions.
[9:52] Donc, on a quoi comme environnement?
[9:53] On a une rivière à saumon, on a un fjord, 40 lacs puis des montagnes.
[9:57] Donc, on en a suffisamment.
[9:58] Donc, le prof d'éduc, maintenant, doit être bon, il doit être habile à faire bouger les jeunes, pas dans un gymnase, d'or.
[10:04] À l'extérieur.
[10:05] Et voilà, parce que c'est ça, l'environnement.
[10:06] Après, le jeune plus tard, une fois adulte, c'est pas là qu'il va bouger dans le gymnase, c'est dehors.
[10:10] Puis dehors, c'est méconnu pour lui, il est jamais allé.
[10:13] Puis on le dit, non, c'est dangereux, tu peux tomber.
[10:15] Toute la protection des enfants... Vous savez, j'ai dénoncé beaucoup les buts de
[10:21] Il y a 15 ans, il y a 10 ans peut-être, la commission scolaire des rives du Saguenay a obligé les buts de neige dans toutes les écoles.
[10:28] Pourquoi ils ont fait ça?
[10:29] Ils lisaient la littérature.
[10:30] Ils disaient que les mouvements de la Beauce, ça se développe en grampant, en sautant, en se glissant, en culbutant.
[10:37] Puis la butte de neige venait chercher tous ces mouvements-là.
[10:40] Quand j'arrivais à Montréal, ils les enlevaient.
[10:41] Les parents faisaient des plaintes, c'était dangereux.
[10:44] Donc, je disais aux parents, vous savez, vous êtes en train de rendre votre enfant inhabile.
[10:48] parce que s'il ne veut pas ses mouvements globaux jeunes, donc quand il va arriver à l'école, puis il va arriver d'avoir certains sports, il va se sentir incompétent.
[10:56] Dès la première année, il va se sentir incompétent.
[10:58] Donc, il va faire déjà une trajectoire contre l'activité physique.
[11:01] C'est parce que vous l'avez empêché de prendre des risques.
[11:04] Donc, c'est important de remettre notre société à niveau par des données probantes où là, on aura un consensus.
[11:10] Puis après, c'est pour ça qu'on doit mettre des lois, parce qu'on n'a pas confiance à l'humain.
[11:14] Oui, c'est ça, parce que l'objectif derrière la coalition, c'est que vous évaluez le modèle, vous le critiquez, vous faites une étude littéralement de marché à l'échelle mondiale, à savoir c'est quoi les meilleures pratiques, c'est quoi que la recherche démonte, puis ensuite vous allez proposer un projet de loi au gouvernement qui se rend pouvoir.
[11:32] Ils appellent ça un mandat d'initiative, c'est déjà dans la loi.
[11:35] Donc, ça peut être un député ou un parti qui lance le mandat d'initiative.
[11:39] À ce moment-là, tous les partis doivent s'asseoir à la table si c'est apolitique, que c'est comme l'aide musicale à mourir.
[11:44] Peu importe s'il y a un chamin gouvernement en cours de route, le processus va se poursuivre.
[11:48] Et à la fin, les experts nourrissent la table du modèle.
[11:52] Ils peuvent faire des amendements, c'est des petites affaires qui les dérangent.
[11:54] Après ça, ils mettent une noix pour le protéger.
[11:56] C'est très... D'ailleurs, dans la bécule, c'est exactement comme ça qu'on a procédé.
[12:01] Ah oui?
[12:02] Ben oui, on allait refaire les écoles au Québec.
[12:04] OK.
[12:05] Moi, je savais que les écoles avaient 60 ans.
[12:06] Je les visitais, les écoles.
[12:07] Moi, j'avais la chance de tous les visiter avec le Grand Défi.
[12:09] Je me disais, il n'y aura pas le choix, il faut qu'ils refassent.
[12:11] Bon, il ne faut pas qu'ils refassent comme avant.
[12:13] Non, parce que la société avait changé.
[12:16] Donc, l'idée était de concevoir un laboratoire.
[12:19] On voulait en faire une au début, Pierre Thibault.
[12:21] Par la suite, on a embarqué Ricardo, puis on s'est dit, non, on va en faire plusieurs, on va en faire six au moins.
[12:26] à différentes régions, puis des modèles différents, puis on va les mesurer.
[12:30] Après, on fera des publications scientifiques pour montrer qu'est-ce qu'il faut faire et ne plus faire.
[12:34] Donc, c'était ça l'idée.
[12:35] C'était pas d'en construire, de tout refaire les écoles du Québec, c'était créer des modèles.
[12:38] Et donc, on a réussi à lancer des concours d'architecture pour remettre les films d'architecte à niveau, parce qu'eux, qu'on se trouvait à l'ancien modèle, ils savaient pas comment construire une école contemporaine, ils connaissaient pas les paramètres.
[12:47] Donc, on a élaboré les 15 incontournables d'une école contemporaine.
[12:50] Je comprends.
[12:51] Par la suite, on a consulté la population, toi, ton école
[12:56] les enseignants qui n'avaient jamais été consultés pour la construction d'une école, la municipalité, les enfants.
[13:01] Et par la suite, on s'assoyait pour donner ça aux architectes.
[13:04] Voici les écoles à construire avec les 15 incontournables.
[13:09] Donc, il y a eu 162 firmes qui ont élaboré des maquettes.
[13:13] Ça, c'était beau, là.
[13:14] 162 maquettes d'écoles contemporaines.
[13:16] C'est fou.
[13:16] explosé.
[13:17] Je vous le dis, il y en a qui n'avaient fumé du bon.
[13:20] En sérieux, c'était wow.
[13:22] À la fin, c'est la population qui votait pour quelle école qu'ils choisissent à travers celle-ci qui leur plaisait.
[13:27] Et on les construisait.
[13:28] On est passé de 9 mètres élèves en espace à 12 mètres.
[13:31] Donc, on a pu inclure des coureurs d'apprentissage.
[13:34] On a pu...
[13:35] intégrer des espaces de socialisation.
[13:37] Donc, tu n'es pas obligé de faire l'atlas dans l'atlas.
[13:40] Tu peux sortir à l'extérieur.
[13:41] On a aussi fait des gymnases acoustiques.
[13:43] Donc, finalement, on a revu les écoles avec notre publication.
[13:46] Puis là, maintenant, toutes les écoles sont en train d'être refaites sous le modèle du Lab École.
[13:50] Mais c'est ça l'innovation.
[13:51] Il faut arrêter.
[13:52] On a arrêté le système 3-4 ans avec des études.
[13:54] Puis par la suite, on a regardé le Danemark qui avait refait ses écoles.
[13:57] Le Japon puis l'Australie, c'était les trois pays qui allaient les refaire.
[13:59] C'est extraordinaire.
[13:59] Donc, on s'est dit, OK, on a regardé ce qu'on devait faire et ne pas faire.
[14:02] Des nouveaux matériaux sont apparus.
[14:04] Le Tectum qui rend un espace acoustique.
[14:07] On a passé des gymnases de 125 décibels à 60 décibels.
[14:11] Maintenant, on peut chuchoter dans une école parce que l'école est acoustique.
[14:14] Bien, c'est ça.
[14:15] Mais Pierre, il y a tellement de gens, on en parlait un peu justement avant de débuter l'enregistrement, qu'il y a quand même une mode du sport, de l'activité physique du moins.
[14:24] On voit vraiment beaucoup de gens qui semblent être actifs.
[14:27] Peut-être qu'on est isolé aussi dans un certain...
[14:29] Je ne pense pas que c'est le cas pour la majorité des gens justement, mais des fois, on a l'impression que tout le monde est actif autour de nous.
[14:36] Est-ce que c'est une mode?
[14:37] Peut-être pas.
[14:39] Mais d'abord, c'est quoi que les chiffres disent sur notre niveau d'activité, tant au niveau adulte qu'au niveau de la jeunesse?
[14:46] Ou c'est catastrophique, c'est les 12-17.
[14:47] OK.
[14:48] OK, c'est eux, là.
[14:49] Vraiment, c'est un drame.
[14:50] C'est seulement 18 % de ce groupe-là qui atteint ce qui est recommandé pour être minimalement en santé.
[14:57] 18 %.
[14:57] Est-ce que c'est...
[14:58] Quand la Suède a vu qu'il y avait seulement 34 % de leurs jeunes qui atteignaient la norme de l'OMS, ils ont tiré sur le piton rouge, ils ont arrêté les systèmes, ils ont assis toutes les fédérations sportives, ils ont dit, OK, là...
[15:10] On va voir le modèle.
[15:12] À 34.
[15:12] Nous, on est à 18.
[15:14] Le gouvernement qui était en place n'a jamais pésé ce piton rouge.
[15:16] Là, présentement, nous, on vient de le péser.
[15:18] Puis on veut que les partis qui prennent le pouvoir soient capables de lancer le processus.
[15:21] Puis en plus, ça ne va rien leur coûter parce que je vais mettre 500 000 avec ma fondation.
[15:24] Puis les grandes fondations du Québec ont décidé d'investir avec moi.
[15:27] Puis on a ramassé le financement en plus pour les deux prochaines années.
[15:30] Donc c'est un travail qui se fait à coup nul.
[15:32] Mais c'est sûr qu'on ne veut pas arriver à la fin et que ce soit tablété par un gouvernement.
[15:36] Il doit faire partie de la démarche également.
[15:38] Et c'est pour ça que le mandat d'initiative est très important.
[15:40] C'est lui qui vient sceller ce modèle.
[15:43] Donc, ce ne sera pas quelque chose qui va être inatteignable.
[15:45] J'aimerais ça qu'il nous donne le mandat aussi de trouver le financement.
[15:47] Parce qu'il faudra le tinquer, ce char-là.
[15:49] Présentement, on a une charade en 1967.
[15:51] Parce que le sport au Québec est parti de 1967 par le sport d'excellence qu'on allait créer parce qu'on voulait recevoir les Jeux olympiques en 1972.
[15:59] Et on les a reçus en 1976.
[16:01] Et à partir de là, on était axés sur la performance.
[16:04] On recevait les Jeux.
[16:05] Il fallait créer des Québécois qui performent.
[16:07] Donc, on a aussi formé...
[16:09] Nos premiers profs en éducation physique en 1971, ils sont rentrés dans les écoles et on s'est dit qu'on va faire des gymnases.
[16:15] Aujourd'hui, c'est bien, mais un gymnase, ça coûte 10 millions maintenant à construire.
[16:18] On n'a plus les moyens.
[16:19] Avant, ça coûtait 500 000.
[16:21] Avant le COVID, ça coûtait 4 millions.
[16:22] Là, c'est 10 millions.
[16:23] Oh là là.
[16:24] On n'y arrivera pas.
[16:24] Il y a 650 écoles secondaires.
[16:26] C'est quoi la solution pour ça?
[16:27] La solution, c'est l'extérieur.
[16:28] C'est l'extérieur.
[16:29] C'est vraiment l'extérieur.
[16:30] C'est dommage parce que c'est pas beau l'extérieur.
[16:33] Oui, mais il y a assez de parc, il y a assez de nature, il y a assez de montagne.
[16:36] Donc, ce qu'on demande aussi, moi je fais partie de la Fondation Rivière, on veut donner accès à l'eau au Québec puis donner accès à la nature.
[16:42] Donc, on aimerait ça que la responsabilité civile des propriétaires privés, qui possèdent des immenses lots, ils ne soient plus responsables si je me blesse sur leur terrain.
[16:50] Donc, ça veut dire qu'ils ouvrent leur clôture maintenant puis ils nous laissent passer sur leur terrain.
[16:53] C'est ce que les pays scandinaves ont fait, puis certains pays aussi dans le monde, qui ont maintenant dû au COVID, ils ont se rendu compte que la nature était vraiment importante.
[17:01] Ils ont mis des règles pour la donner plus accessible aux gens pour leur santé physique et mentale.
[17:05] Donc, tu vois, une fille comme toi qui est en nature, tu auras un grand rôle à jouer pour donner les gens dehors.
[17:11] C'est ce qu'on a besoin parce qu'on va sauver beaucoup d'argent en infra.
[17:14] Parce qu'imaginez, s'il faut construire des infras pour faire bouger tous les Québécois, on n'y arrivera pas.
[17:18] Donc, la nature va nous sauver le derrière encore une fois.
[17:20] Puis, il faut bien l'utiliser.
[17:22] Puis, les villes, on rend un rôle central à jouer.
[17:25] Parce qu'à la fin, c'est ta municipalité qui te fait bouger.
[17:28] Quel genre d'imposition qu'elle t'a donné.
[17:30] Je t'entendais dire ça dans un...
[17:32] Je pense qu'il y a eu une entrevue avec Radio-Canada.
[17:34] Je pense que tu disais à quel point...
[17:35] Tu sais, je veux dire...
[17:36] Oui, le parti politique, mais après ça, ultimement, c'est nos villes, c'est nos municipalités qui doivent avoir un rôle concret à jouer.
[17:42] Je trouve ça le fun aussi que tu parles de moi en tant qu'individu, d'inviter les gens à aller à l'extérieur, à bouger dehors.
[17:49] Je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup de gens qui nous écoutent sur le balado qui ont aussi une voix, qui ont beaucoup de gens qui les suivent sur les réseaux sociaux aussi, puis qui
[17:58] peuvent prendre action aussi pour avoir un impact positif dans le monde?
[18:03] Je suis comme curieuse de savoir, en tant qu'individu, c'est quoi qu'on peut faire pour supporter, te supporter et supporter la coalition dans votre mission?
[18:12] – Aller signer la lettre, premièrement.
[18:14] – C'est à fait.
[18:15] – Puis le mouvement qui s'est produit au Québec, on parlait tout à l'heure des autres 17, c'est catastrophique, mais les autres, ceux qui ont vécu le COVID, on était convaincus qu'on les avait perdus, ils viennent d'apparaître.
[18:28] Et ils font beaucoup de l'activité physique à l'extérieur.
[18:30] Ils ne sont pas à l'intérieur.
[18:31] Parce que l'intérieur est interdit durant le COVID.
[18:33] Donc, ils ont trouvé une façon différente de bouger.
[18:35] Puis là, ils sont à l'extérieur.
[18:36] Après, je les vois.
[18:37] C'est beau.
[18:38] Moi, c'est wow.
[18:39] Parce que moi, je suis toujours à l'extérieur.
[18:40] Toujours, toujours, toujours.
[18:41] Jamais à l'intérieur.
[18:42] Sauf quand je vais nager à la piscine.
[18:43] Parce qu'il n'y a pas le choix.
[18:44] Mais pour le reste du temps, je suis au parc du Moulin-Chicoutimi, je suis au Mont-Édouard, je suis dans le sentier Pierre-Lavoie.
[18:49] Je suis toujours dans la nature.
[18:52] Ils sont là.
[18:53] Donc, c'est eux qui vont être d'accord à donner accès à la nature.
[18:57] Leur voix va porter.
[18:58] Parce qu'on le fait pour eux.
[19:02] Il ne faut pas oublier que quand on prend des décisions politiques...
[19:07] On pense souvent aux générations actuelles, mais il faut surtout penser à ceux qui s'en viennent.
[19:10] Puis nous, on sait qu'il y a un tsunami de problèmes qui s'en vient.
[19:13] Chez les jeunes qui sont inactifs, puis l'écran est venu de nez.
[19:15] Vous savez, on est tous dépendants de l'écran, nos enfants encore plus.
[19:18] Puis quand tu es rejeté par des systèmes de performance trop tôt, bien, tu te retrouves sur ton téléphone où tout le monde t'accepte très bien.
[19:24] Donc, ce n'est pas normal au Québec qu'une jeune fille qui est...
[19:30] Moins à Bill au volleyball se faire du benché toute la fin de semaine dans le tournoi de volleyball.
[19:34] C'est pas normal.
[19:35] En Scandinavie, la personne serait mise en prison.
[19:38] Ah oui.
[19:38] Il n'y a pas le droit.
[19:39] C'est interdit par la loi.
[19:40] Voyez-vous, il va falloir tantôt faire un genre de réflexion collective.
[19:45] Puis ces jeunes filles qui ont t'exclus
[19:48] parce qu'elle n'était pas bonne.
[19:49] Ça faisait l'affaire de l'équipe parce qu'elle nous a ramené l'enjeu de l'école qui était en compétition contre l'autre école.
[19:55] Vous savez, dans les pays scandinaves, le modèle, je ne pense pas que c'est votre modèle du Québec, ça va être un peu trop difficile, mais vous savez comment ça fonctionne là-bas.
[20:03] Aux États-Unis, c'est les écoles qui font bouger la population.
[20:06] Dans les pays scandinaves, c'est les clubs, ce n'est pas les écoles.
[20:10] Les écoles, le rôle des pays scandinaves, c'est de préparer les jeunes à rentrer dans les clubs.
[20:14] Les écoles souhaitent que les jeunes aillent dans le club.
[20:17] Le club, c'est un club qui a plusieurs sports.
[20:18] Ce n'est pas un sport.
[20:19] Des sports.
[20:20] Nous, au Québec, c'est un sport.
[20:22] C'est une entité qui ne parle pas à l'autre.
[20:24] Ils ne veulent surtout pas que tu ailles dans l'autre sport.
[20:26] C'est une compétition l'heure par l'autre.
[20:27] Ils ont besoin de ton membership pour faire vivre, payer l'entraîneur.
[20:30] Quand on va chercher un très bon, on dit aux parents, vous payez 5 000 par année.
[20:33] C'est un modèle n'importe quoi.
[20:35] Vous qu'on spécialise très tôt, tu n'as même pas atteint ta maturité.
[20:38] Tu es probablement à grandeur que tu as une super joueuse de basketball.
[20:41] Je sais quand même que non.
[20:43] Tu as grandi trop tard pour le système québécois.
[20:46] Tu comprends-tu?
[20:47] Il faut arrêter ça.
[20:48] D'ailleurs, dans notre livre, il faut que ça bouge, c'est très bien indiqué.
[20:52] On l'a vérifié.
[20:53] C'est l'endroit où on spécialise les enfants le plus tôt.
[20:54] C'est au Québec.
[20:56] Il faut arrêter ce modèle-là.
[20:58] Bien entendu, le...
[21:00] Ce modèle, il faut le faire évoluer pour protéger les enfants, attendre la maturité.
[21:06] Ensuite, il faut qu'il y ait deux systèmes.
[21:07] Vous allez comprendre.
[21:08] Il y a un système de performance.
[21:09] Je ne vais pas l'enlever.
[21:10] Il est très important.
[21:12] Il y a l'autre système à côté.
[21:12] Je peux-tu continuer à bouger avec mes amis?
[21:14] Dans le plaisir.
[21:15] Il faut que ce soit encore possible.
[21:16] Aujourd'hui, non, ce n'est pas disponible.
[21:18] C'est pour ça que la nature doit nous aider.
[21:21] Quand je vois tous aller en nature, faire de la promotion de la nature, je trouve qu'on va un peu trop dans l'extrême, si on en parlera tout à l'heure, mais...
[21:29] Mais ça veut dire, OK, là, il y a de l'espoir.
[21:31] Il y a de l'espoir des nouvelles générations.
[21:32] Ils ont trouvé leur façon de s'exprimer différemment que nous, qui étaient obligés d'être dans un système encadré où on nous mesurait, on nous évaluait, on nous comparait.
[21:41] Puis là, il y avait des enjeux.
[21:43] Puis, bien entendu, ça a créé plein de dommages collatéraux.
[21:46] Dans les pays scandinaves, après ça, quand il y a ces deux écosystèmes-là de la performance...
[21:51] J'oublie de la parler, excuse-moi.
[21:52] Donc, ce qui se passe, les écoles préparent les jeunes aux compétences.
[21:56] D'abord, on parlait des trois sphères de compétences.
[21:58] Donc, ils vont développer les mouvements.
[22:00] Ils ne mesurent pas, ils n'évaluent pas, ils ne comparent pas.
[22:03] Et après, le jeune rentre dans un club.
[22:05] Quand il se présente dans le club, la personne dit, OK, d'abord, c'est un club de jeunes, d'adultes et de personnes âgées.
[22:14] Et le club a tous les sports de l'écosystème du coin.
[22:17] Donc, tu habites dans une ville, il y a du scalpin, du ski de fond, il y a de la natation, il y a du volleyball, il y a du basketball, tous les sports sont représentés dans le club.
[22:24] Donc, il y a un sentiment d'appartenance du club.
[22:27] C'est un club pour tous les sports.
[22:28] Puis là, on dit « Ok, je suis venu m'inscrire en scalpin, ok, c'est bien. »
[22:32] Comme tu sais, tu as pas pu te spécialiser avant 13 ans.
[22:34] Oui, je sais.
[22:35] Est-ce que tu sais nager?
[22:37] Non.
[22:37] Ah, bien là, tu vas aller dans notre club de natation, apprendre à nager parce qu'au Québec, il y a 500 000 lacs puis un fleuve.
[22:42] C'est très dangereux de ne pas savoir nager.
[22:44] Dans trois mois, on se revoit.
[22:45] Ils sont dans la bienveillance.
[22:47] Ils veulent s'assurer que le jeune qui rentre dans le club a assez de compétences pour qu'après, mais il reste dans le club.
[22:53] Plaisir ami.
[22:54] Il fait partie d'un groupe.
[22:56] Et donc, puis il peut se promener d'un sport à l'autre.
[22:58] Bien, c'est comme ça.
[22:59] Donc, eux, 8 enfants sur 10 font partie d'un club.
[23:02] J'explique le modèle du Québec.
[23:03] Au Québec, 71 % des jeunes arrêtent de bouger entre le secondaire 1 et le secondaire 3.
[23:07] Le 29 % qui poursuit au secondaire, ils sont dans les sports-études.
[23:12] la moitié abandonneront d'aller entrer au cégep.
[23:14] Il ne restera que 15 % des jeunes québécois qui sont actifs ou la vie.
[23:18] Donc, eux, nous, on a un taux d'efficacité de 15 % de nos systèmes.
[23:21] Eux, un taux d'efficacité de 80 %.
[23:23] Donc, c'est pour ça qu'il va falloir travailler.
[23:25] Puis, quand on regarde ce qui amène des jeunes olympiques, bien oui.
[23:28] Sluvenis, 3,2 millions d'habitants.
[23:30] Pour 4 chars, meilleur joueur de tennis, meilleur joueur de triathlète.
[23:33] Les Norvégiens médaillés.
[23:35] Les SIER.
[23:35] Les Norvégiens, on me disait, je me rappelle une ministre du gouvernement actuel m'avait dit, Pierre, arrête de nous tanner que tu es Norvégiens.
[23:41] Ils savent juste gagner des médailles en ski de fond.
[23:44] Je dis, attends, tu vas voir un jour, quand ils vont prendre nos sports, tu vas être surpris.
[23:46] Ils ont commencé le triathlon il y a 10 ans, au championnat du monde de Nice l'année passée.
[23:50] Les trois Norvégiens finissaient en se parlant.
[23:52] Cette année, sur les six finissants, tu avais trois Norvégiens.
[23:57] Excusez, mais ils n'ont rien qu'à choisir le sport.
[24:00] Ils ont une pyramide parfaite.
[24:02] C'est quoi une pyramide parfaite?
[24:03] Je vais vous l'expliquer.
[24:04] Oui, c'est quoi?
[24:05] Ça veut dire que c'est une culture d'activité physique.
[24:09] Oui, j'aime vraiment ça que tu nous parles.
[24:11] C'est quoi la culture de l'activité physique?
[24:13] C'est très intéressant.
[24:14] Ça veut dire que les gens...
[24:15] Puis la façon de l'apercevoir, c'est que...
[24:17] On est à Montréal aujourd'hui, OK?
[24:19] Et quand il va l'heure du midi, vous allez voir le modèle du Québec, tout le monde va se déplacer pour aller manger au restaurant.
[24:25] Tandis qu'il y a une culture d'activité physique, tout le monde va se déplacer pour aller courir, puis faire du vélo, ouais, non, juste l'heure du midi.
[24:30] Ils vont revenir leur prendre leur travail à une heure.
[24:32] L'employeur donne 30 minutes de plus pour les femmes, parce que vous voulez les femmes, il faut que ça se réorganise.
[24:36] C'est une réalité.
[24:39] Donc, elle sait que c'est très bon pour leur santé mentale, la productivité, parce qu'elle doit s'occuper de ses enfants après, quand elle revient à la maison
[24:45] C'est une culture d'activité physique.
[24:46] À travers ça, il y a des exceptions génétiques.
[24:49] qui sont dans l'eau et on les voit.
[24:51] Ils ressortent, puis à partir de 14 ans, ils prennent des filiales performance.
[24:54] Mais s'ils arrêtent plus tard parce qu'ils sont blessés, ils ont d'autres compétences, ils vont rester actifs.
[25:01] C'est super intéressant.
[25:02] Il faut vraiment leur réfléchir à un modèle.
[25:05] C'est pour ça que ça prend deux ans de travaux.
[25:06] Il ne faut pas faire ça sur une table.
[25:08] On ne peut pas l'imposer.
[25:08] Donc, les gens qui ne sont pas d'accord, on va s'obtiner, on va donner des...
[25:12] Il faut argumenter, puis on va trouver des compromis.
[25:15] Puis à la fin, on va s'entendre sur un modèle.
[25:17] – Oui.
[25:18] On doit avoir le sport-études.
[25:19] Le sport-études, chez nous, ils ont pas mal été revus.
[25:22] Ils font deux sports de plus.
[25:24] On le voit qu'il y a un effort.
[25:24] Ils sont pas fous.
[25:26] Mais là, un des problèmes, c'est que les parents payent 5 000.
[25:28] Puis même dans le public, pour jouer au volleyball, ça coûte 600$ par session.
[25:31] Ça n'a aucun sens.
[25:32] Ça veut dire que moi, qui ai né dans un HLM avec une mère monoparentale sur l'aide sociale avec quatre enfants, j'ai pas fait de sport.
[25:39] Même si aujourd'hui, il y aurait plus d'offres, j'aurais pas fait plus de sport.
[25:43] C'était réservé aux gens qui ont les moyens.
[25:46] Puis les impacts sur le système de la santé aussi, on n'en a pas beaucoup parlé.
[25:50] Je sais que c'est quand même assez documenté et que tu dois bien te connaître.
[25:55] Par exemple, modèle scandinave, est-ce qu'on voit des impacts très, très positifs sur… Comme on dit, on regarde à court terme parce que là, je parle de ta génération.
[26:04] Bon, là, on continue dans le temps.
[26:06] T'as des enfants, mais c'est dans tes valeurs.
[26:08] D'ailleurs, j'ai écrit à...
[26:11] J'ai parlé avec la Fédération de Tégathlon au Québec cette semaine, puis je leur disais que...
[26:15] Ils ont fait des Tégathlons intergénérationnels.
[26:18] Maintenant, les premières générations qui ont fait du Tégathlon...
[26:21] mon fils, Fabien Téguet-Lon, puis mon petit-fils.
[26:24] Donc, on serait capables d'avoir la famille au complet.
[26:26] C'est vu qu'on l'a transmis.
[26:27] Ça n'a pas été une histoire individuelle.
[26:30] C'était quelque chose de familial.
[26:32] Donc, plus tard, qu'est-ce qui se produit?
[26:34] Les Scandinaves, quand on regarde l'espérance de vie en Amérique, c'est le Québec qui est le plus élevé.
[26:39] Présentement, les gens, les personnes qui vivent les plus vieilles en Amérique, ce sont les Québécois.
[26:45] Présentement, un homme canadien vit deux ans de moins qu'un homme québécois.
[26:50] L'espérance de vie d'une femme canadienne vit une année de moins qu'une femme québécoise.
[26:55] L'espérance de vie d'une femme au Québec, c'est 84,9.
[26:57] L'espérance de vie moyen.
[27:00] Chez l'homme, on approche du 82.
[27:01] Donc, on atteint 83 moyens.
[27:04] Le même niveau que les Scandinaves.
[27:05] Donc, le Québec, puis on est 8 ans plus qu'un Américain.
[27:10] Les Québécois vivent 8 ans de plus qu'un Américain.
[27:12] Des fois, je me paye la tête des gens.
[27:13] Je ne comprends pas pourquoi vous voulez tous rester en Floride.
[27:15] C'est pas vrai que ça se passe, l'Espérance de vie, au Québec.
[27:18] C'est ici.
[27:19] Donc, où le bras blesse, c'est que oui, on vit aussi vieux que les Scandinaves, mais eux rentrent 8 ans plus tard que nous dans leur système de santé.
[27:25] Donc, eux, ils retardent la maladie.
[27:27] Parce qu'ils ont cette pyramide.
[27:29] Tout le monde bouge.
[27:30] Oui, il y a la performance, mais il y a surtout une société active.
[27:33] C'est dans les valeurs, c'est culturel.
[27:35] Ils l'ont développé.
[27:35] Ça n'a pas toujours été comme ça.
[27:37] Ah, les Norvégiens,
[27:38] Ça s'est développé.
[27:39] C'est les lois, c'est le politique.
[27:42] Tout le monde se met ensemble.
[27:43] C'est un écosystème.
[27:43] Ma municipalité m'offre mon école, ma ville, donc les parents.
[27:49] Et finalement, le gouvernement finit par développer une culture.
[27:53] C'est paillant, bien entendu, à long terme.
[27:55] Donc, quand tu rentres huit ans plus tard dans le système de santé, c'est tout un gain.
[28:00] Un gain en quoi...
[28:01] Ça veut dire que nous, au Québec, on se dépêche de prendre notre retraite parce qu'on tombe malade à 64.
[28:05] C'est ça qui se passe.
[28:06] Au Québec, 82 % des Québécois
[28:09] Pogne la gravelle autour de 64 ans.
[28:11] Pogne la gravelle, ça veut dire que vos affaires allaient très bien.
[28:13] Vous étiez sur l'autoroute.
[28:15] Vous regardez ça, c'est bon.
[28:16] Vous avez ramassé vos rires de côté, vos fonds de pension, vos celles.
[28:20] Vous avez peut-être 3 millions d'accumulés.
[28:22] Il n'y a plus de problème.
[28:23] Tout à quoi, 64, cloc, vous pognez la gravelle.
[28:25] Pogne la gravelle, ça veut dire que, oups, tension artérielle élevée.
[28:30] Ensuite, cholestérol.
[28:32] Là, on vous prescrit des lipitables, des statines.
[28:34] Et le diabète type 2 est en train de s'installer.
[28:36] Pas le fun, non?
[28:37] Donc, vous êtes pas la qualité de vie.
[28:39] Vous décéderez pas le lendemain matin.
[28:40] Le système de santé va vous garder en vie jusqu'à 83 ans.
[28:44] Donc, le système de santé n'aurait jamais cru qu'il rentrait autant de gens si tôt puis qu'ils mourraient si tard.
[28:48] Le défaut qu'on a fait, c'est qu'on a augmenté l'espérance de vie par les technologies, mais on n'a pas augmenté l'espérance de vie, la qualité de vie.
[28:53] On n'a pas travaillé sur la prévention.
[28:55] Vous savez, moi, j'ai fait plein de métiers dans ma vie, parce que je suis passé une génération qui, à l'époque, n'y avait pas de travail, il
[29:02] J'étais moniteur de conduite automobile.
[29:04] J'ai enseigné la cour.
[29:05] J'étais prof pendant dix ans.
[29:07] Je faisais ça comme deux jeunes jobs.
[29:09] Et le pire-boulin routier, il s'est produit en 1974.
[29:12] Avant, en 1974, il y avait toujours beaucoup de décès sur les routes, mais en 1974, on a atteint 2200.
[29:19] Pourquoi?
[29:20] Il mourait 60 personnes par fin de semaine sur les routes du Québec.
[29:24] Qu'est-ce qui se passait?
[29:26] Les routes étaient mal faites, les autos n'étaient pas sécuritaires, les alcools volants, il n'y avait pas de ceinture de sécurité, personne ne l'attachait.
[29:32] On s'est dit qu'on a deux choix.
[29:34] On arrête de construire les autos, c'est tout le monde, ou bien on intègre la prévention.
[29:38] Donc, ceinture de sécurité obligatoire en 1976.
[29:41] Par la suite, on a mieux construit les autos en cas de collision.
[29:43] On a changé les virages dangereux et les dessus de côte.
[29:47] Puis en 2000, on avait chuté à 791 morts par année.
[29:50] À partir de 2000 seulement, le ministère des Transports a commencé à se flatter les bordures de route.
[29:55] On voyait ça sur l'autoroute, mais des bordures de route numérotées qui leur appartiennent.
[29:59] Six pieds à côté, pour que l'hiver, il n'y ait plus de dérapage.
[30:01] Donc, tu avais une marge de manœuvre.
[30:02] Avant, il y avait une ronnière, puis là, tu rentrais dedans avec la glace, tu faisais le tête à queue, avec des collisions intérales qui pouvaient être sur trois personnes en même temps.
[30:10] Là, maintenant, ça n'arrive plus.
[30:11] Et le bien routier, il s'est amélioré.
[30:13] Maintenant, on a 331 morts par année avec six fois plus d'autos qu'en 1974.
[30:15] – Oui.
[30:17] C'est incroyable.
[30:18] On a sauvé le système outil en intégrant la prévention.
[30:20] Dans les entreprises, on a créé des cultures de prévention.
[30:23] Aujourd'hui, on peut travailler dans une usine avec 3000 moteurs, dans une papetière, qui font tourner des équipements dangereux qui t'arrachent des bras, puis avoir zéro accident pendant trois ans.
[30:30] On a sauvé le monde du travail en intégrant la prévention, mais on ne l'a pas fait dans le système de santé.
[30:33] Dans le système de la santé, je lisais beaucoup sur les tendances de cliniques de longévité et compagnie qu'on voit en Europe.
[30:43] Ces cliniques de longévité-là, généralement, intègrent beaucoup d'activités physiques dans leurs pratiques, dans leurs recommandations.
[30:49] Nous, dans notre cas, ce ne sera jamais des activités, du moins pour l'instant, qui seraient prescrites, du moins.
[30:57] C'est déjà fait.
[30:57] Les médecins de famille prescrivent la marche à leurs patients présentement.
[31:01] Puis on organise dans trois semaines 124 marches à travers le Québec.
[31:05] On va faire marcher un quart de million de personnes.
[31:08] C'est le plus gros événement actif au monde.
[31:10] Ça se passe au Québec.
[31:11] C'est vous, hein?
[31:12] C'est les grandes marches prescrives par les médecins de famille du Québec.
[31:14] Et les médecins viennent marcher dans la rue avec leurs patients.
[31:17] Autrement dit, les premiers médecins à croire à la prévention, c'est les médecins du Québec.
[31:21] Les premiers, c'était les médecins de Strasbourg.
[31:22] Il y était 20 médecins.
[31:24] J'avais lu un peu, j'ai écouté un reportage à Radio-Canada qui vantait un peu leur modèle.
[31:29] Les médecins, je suis allé voir, j'ai pris l'avion.
[31:30] Je suis allé terrir à Strasbourg.
[31:32] Puis, il y avait un congrès, puis j'ai parlé un peu avec eux.
[31:34] Eux, ce qu'ils voulaient voir, c'est que quand le patient qui est mal emprunt, puis on lui prescrit l'activité physique, supporté par un kinésiologue et un nutritionniste, est-ce que ça va coûter moins cher à l'État?
[31:45] de l'accompagner dans son chambre d'habitude de vie ou lui prescrire la molécule jusqu'à sa mort.
[31:50] Moi, je me doute bien de la réponse, mais j'aurais dit, on ne peut pas répéter ce modèle-là.
[31:55] On ne peut pas faire du 1 à 1.
[31:56] Le système préventif ne peut pas coûter plus cher que le système curatif.
[31:59] Donc là, il faut faire différemment.
[32:01] Nous, au Québec, on va faire différemment.
[32:04] Donc, j'ai approché la FM au Q en leur disant, ça vous tente-tu d'être les premiers médecins à prescrire la marche, les marchés?
[32:09] Puis nous, on est des organisateurs, on va organiser des marches à travers le Québec.
[32:13] Donc, on est fiers de ça, ça fait 11 ans.
[32:14] Mais c'est drôle parce que moi, j'avais l'impression que c'était vraiment plus récent que ça.
[32:18] Ça fait 11 ans qu'on fait les marches avec eux.
[32:20] On a commencé avec trois marches.
[32:22] On est revenu avec 124.
[32:23] Toutes les villes veulent leur marche.
[32:24] Pourquoi ils veulent leur marche?
[32:25] Parce qu'ils veulent montrer qu'ils sont d'accord et qu'ils veulent créer des environs favorables pour faire marcher leurs citoyens.
[32:29] Autrement dit, au Québec, on est prêt au changement.
[32:32] On est prêt à ce temps d'arrêt.
[32:33] Pourquoi?
[32:33] Parce que ça fait 20 ans qu'ils sont préparés.
[32:35] C'est pour ça que les autres provinces, ils n'ont pas de profs d'éducation physique dans les écoles primaires.
[32:38] Ils n'ont pas de fait de sensibilisation.
[32:40] Ils ont du
[32:42] C'est pas grave, ils vont venir nous rejoindre un jour, mais le Québec est prêt à le faire.
[32:45] On ne peut pas attendre le Canada, ça va prendre trop de temps.
[32:47] Je sais qu'ils ont sorti d'ailleurs un livre dernièrement, une étude qui a été faite pendant deux ans autour du Canada.
[32:53] Là, ils vont augmenter l'argent pour la performance, mais ils vont mettre tout près d'un milliard pour augmenter de 2 millions de plus de jeunes qui bougent au Canada.
[33:00] Mais au Québec, on est déjà là depuis 20 ans.
[33:02] Il y a eu Québec en forme avant moi, on a mis 400 millions.
[33:05] C'était le plus gros fonds au monde d'investir dans les saines habitudes de vie sur la planète.
[33:07] C'était au Québec.
[33:09] Donc, ça fait des années qu'on fait des efforts, puis là, on est prêt.
[33:11] Fille active est là depuis des années.
[33:12] C'est une porte-parole.
[33:14] Ça fait exactement la même année que moi.
[33:16] Ça fait 18 ans qu'une fille active est sur le terrain.
[33:18] Laurent Duvernier-Tardy vient d'arriver.
[33:19] Ça fait 10 ans.
[33:20] Là, on est prêt au Québec.
[33:21] On peut-tu faire les choses autrement?
[33:23] Puis le terrain est prêt à s'arrêter.
[33:24] C'est pour ça que...
[33:26] Est-ce qu'on doit aller en politique pour le faire?
[33:27] Non.
[33:28] C'est aux politiciens le faire.
[33:29] Puis nous, c'est dire aux gens, c'est de rallier les gens, puis s'asseoir, puis créer le modèle.
[33:33] C'est un rôle différent, tu sais.
[33:35] C'est un rôle où tu dois être apolitique.
[33:37] Tu dois avoir une couleur pour faire ça.
[33:38] Mais par contre, c'est le politique qui doit faire le processus.
[33:41] Donc, les médecins aujourd'hui au Québec, la bonne nouvelle, c'est que je te raconte des histoires de terrain.
[33:46] Une médecin qui me disait que celle qui m'a recousue, d'ailleurs, mon bras ici, on a un témoignage, là.
[33:52] Je me suis rentré un exacto dans le bras.
[33:54] C'était une blessure grave.
[33:55] J'ai coupé aucun tendon.
[33:56] J'ai passé la lunette.
[33:58] Mais la médecin qui me recourt au CHULE de Québec, elle me disait qu'elle avait fait des QB NRG quand elle était jeune, qu'elle avait fait trois fois la course au Grand Défi et qu'elle, ses patients, quand il rentrait dans son GMF, qu'il n'avait pas le choix.
[34:09] C'était l'activité physique.
[34:10] Par la suite, Camille Fillon, je vais la nommer, une nouvelle médecin de famille à Chicoutimi, dans le GMF de l'hôpital Chicoutimi.
[34:18] Elle, elle paye elle-même son kinesiologue.
[34:20] Et ses patients, ils vont pas à la pharmacie, ils vont voir son kinesiologue en sortant.
[34:24] Un de mes bénévoles, M.
[34:25] Côté, qui m'avouait, là, on a parté des bénévoles il y a un mois, que Pierre, il dit, moi, tu sais, j'ai mon médecin pris sa retraite, j'ai perdu mon médecin.
[34:32] Puis là, il y a un nouveau médecin de Jonquière, puis il me demandait pourquoi je prenais ces cinq pilules-là.
[34:36] Bien, c'est ce qu'on va prescrire.
[34:37] Ça
[34:40] finalement, il m'a fait bouger plus, manger mieux, puis maintenant, il m'a éliminé mes cinq pilules.
[34:46] Donc, les nouveaux médecins, ils enlèvent les pilules.
[34:48] Ils n'en prescrivent pas.
[34:49] Mais ce n'est pas généralisé encore comme pratique, non?
[34:51] Non, mais vous êtes arrivé.
[34:52] Vous êtes arrivé.
[34:53] Moi, je les vois, les nouveaux médecins.
[34:54] Puis, je ne dis pas que les anciens ne veulent pas le faire.
[34:57] Là, on a un genre d'ambassadeur
[35:01] qui a un pouvoir d'influence.
[35:02] Moi, j'en ai un.
[35:04] On va recevoir Laurent d'ailleurs au baladon.
[35:06] Oui, puis les médecins en ont un très grand.
[35:09] Il y en a d'autres.
[35:10] Le pharmacien.
[35:10] Pourquoi le pharmacien?
[35:12] n'auraient pas un kinesiologue.
[35:14] C'est-à-dire, pourquoi?
[35:16] Si vous venez à Chicoutimi, dans la pharmacie Couture et Champagne, eux, ça fait 10 ans qu'ils ont embauché un kinesiologue qui s'occupe de leurs clients.
[35:25] Ce n'est pas les patients, c'est les clients.
[35:27] Le parc Vier du Moulin est à côté, puis ces personnes âgées, ils ont besoin de socialiser. »
[35:32] Le kin fait marcher les personnes, puis il leur parle de leurs petits problèmes, il leur fait des petits programmes.
[35:36] Quand je courais, je les croisais.
[35:37] Je me demandais, je voyais son dos sort, puis je ne comprenais pas.
[35:40] J'ai fini par lui demander, ah oui, je suis embauché par la pharmacie.
[35:44] Aujourd'hui, ce sont des centaines.
[35:45] C'est un club de marche de la pharmacie, avec un kin payé par la pharmacie.
[35:50] Vous savez, les pharmacies, j'aurais dit, vous pourriez vendre des podamètres, des tuques, des mitaines, des gants, des espadrilles.
[35:58] Vous êtes un commerce de proximité.
[35:59] Le médecin est en train de dire au patient qu'il faut qu'il bouge.
[36:02] Puis là, le seul endroit, c'est les supermarchés à l'autre bout du monde.
[36:05] Vous êtes celui qui connaît très bien.
[36:08] Vous voyez que votre client est passé du vert au jaune, il se dirige vers le rouge.
[36:14] Ça ne vous tente pas d'être un ambassadeur de la santé globale de votre client ?
[36:19] Vous avez déjà vendu des cigarettes pour y vendre des produits santé global.
[36:24] Il va falloir cette réflexion-là de l'écosystème autour d'un humain, donc du berceau au tombeau.
[36:29] Cet écosystème doit évoluer en fonction de...
[36:31] Il faut maintenir la santé des gens.
[36:33] Plutôt que de dire, « Ah, occupe-toi pas, c'est pas grave.
[36:36] On a un super système qui va te guérir.
[36:37] On n'a plus les moyens de payer comme ça. »
[36:39] Puis comment est-ce qu'on fait lorsqu'on incorpore l'activité physique dans nos vies, de garder ça, garder cette habitude-là, puis que ce ne soit pas juste...
[36:50] On a un objectif d'aller courir un demi-marathon.
[36:53] On a un objectif... D'ailleurs, on commence vraiment, vraiment avec des objectifs ambitieux, mais on n'est pas obligé d'aller jusque-là.
[36:58] Ça, c'est les réseaux sociaux qu'on fait en ce moment.
[37:00] Ça, c'est le côté pervers.
[37:03] Mais jamais, je vais le dire arrêter, au contraire.
[37:06] Ça a tellement amplifié le monde qui bouge.
[37:08] Mais il faut valoriser l'habitude.
[37:09] Même ma fille et ses amis, ça a aidé.
[37:12] Ma fille, elle me disait tout le temps, « Je n'aime pas ça, la course à pied. »
[37:15] Parce qu'elle faisait la course au secondaire.
[37:17] Elle allait faire un secondaire 1, puis je pensais à la 3.
[37:19] Elle me disait, « Moi, je n'aime pas ça, la course à pied. »
[37:22] Juliane, je ne connais aucune fille de 14 ans qui aime la course à pied.
[37:26] Je corrobore.
[37:27] Tu vas voir plus tard, tu vas trouver ça pratique de courir.
[37:30] Quand tu vas être toute seule, quand tu vas être dans tes études, tu vas dire « OK, il faut prendre mes espadrilles, je vais aller courir ».
[37:36] Là, tu ne courras pas pour un enjeu, tu vas courir pour ta santé, ça va te faire du bien.
[37:39] Puis tu vas voir, je suis convaincu qu'un jour, ça va être ton sport préféré.
[37:43] C'est normal.
[37:44] C'est pour ça qu'ils ne sont pas prêts avant 14.
[37:47] Arrêtez de mettre de la pression.
[37:48] Les enfants ne seront pas prêts.
[37:49] C'est plus tard que ça se passe.
[37:50] Donc, inculquer pour que ce soit durable, c'est le plaisir.
[37:54] Si vous faites un sport qui n'est pas le fun, vous ne continuerez pas.
[37:59] Quand ça va devenir plate, par contre, si vous avez des amis, là, vous allez voir continuer parce qu'il y a des moins ici.
[38:04] Ce n'est pas le fun.
[38:04] Il pleut.
[38:05] Il vente, il fait froid.
[38:07] Là, ça ne tente pas de dire, mais ton ami t'appelle, « Ah, on va y aller pareil, on va s'habiller comme il faut. »
[38:10] Une fois que t'es dehors, « Ah, merci, je ne serais pas allé sans toi. »
[38:12] Puis après, on est tellement fiers aussi.
[38:13] Ben oui, tu comprends?
[38:14] Ben oui, c'est magnifique.
[38:15] C'est comme toi, quand tu montes la vraie, c'est un guide qui est là, puis t'as des moments où tu poses beaucoup de questions parce qu'il y a des affaires que tu ne connais pas.
[38:23] Lui, il est là pour t'as rassuré, non?
[38:24] T'es accompagné, tu sais.
[38:26] Donc, c'est pareil, l'humain, il n'est pas fou,
[38:34] Puis maintenant, c'est ski de montagne, ski de pôle.
[38:37] J'aurais connu ça avant.
[38:38] Je l'ai fait bien avancer.
[38:40] Oh, c'est vraiment...
[38:40] On comprend la mode.
[38:42] Oui, moi, en tout cas, c'est...
[38:43] Puis d'ailleurs, je les rencontre là, une nouvelle génération.
[38:45] Au moins, dans un certain sommet.
[38:47] Ah, mais là, ça, c'est vraiment...
[38:48] Je veux dire, ça devient un sport social à 100 %.
[38:50] Puis on en fait des parties, tu sais.
[38:52] Mais moi, le sport préféré, c'est ce qu'ils font.
[38:54] Regarde comment ça s'est ancré.
[38:55] C'est important.
[38:58] J'habite en Saint-Jean.
[38:59] J'étais dans mon école primaire.
[39:01] C'est pas un gymnase, là.
[39:01] C'est une salle en bas avec des poteaux.
[39:04] Mais à l'époque, les écoles avaient été construites pour aller voter.
[39:08] Vous savez comment ça fonctionne?
[39:09] Pourquoi il y a l'asphalte autour d'une école primaire?
[39:12] Je sais pas.
[39:12] C'est pour aller voter.
[39:13] Ah.
[39:14] C'était pas pour faire bouger les jeunes.
[39:15] Bon.
[39:16] On asphaltait parce que quand on votait, c'était à l'école qu'on allait.
[39:18] Tout le monde s'est passé en auto et ils allaient voter.
[39:20] Ah oui.
[39:21] Les gens ne comprennent pas qu'on a construit ça dans les années 60.
[39:24] Aujourd'hui, c'est pour ça qu'il faut...
[39:26] On peut tout s'arrêter, avoir le modèle, tu sais.
[39:28] Dans la bécule, tu ne peux même pas te stationner à l'école.
[39:30] Les enfants sont débarqués 500 mètres avant l'école, ceux qui viennent en autobus.
[39:34] Tous les enfants du quartier marchent à pied.
[39:35] Puis ceux qui sont trop loin, qui se viennent en autobus, on les débarque 500 mètres avant pour les programmer à marcher.
[39:40] Magnifique.
[39:41] Donc, il faut que tu corriges.
[39:42] Parce que si tu ne corriges pas, plus tard, il va te demander une auto pour aller au cégep, tu sais.
[39:46] Donc, OK, bon, je suis en ski de fond.
[39:49] Oui.
[39:50] Notre prof disait, aujourd'hui, on essaie le ski de fond.
[39:51] C'est quoi, là?
[39:52] Il n'y a pas de ski de fond dans Saint-Germain.
[39:54] Il n'y a même pas de piste, il n'y a rien.
[39:56] Fait qu'avec sa motoneige, il avait tracé un petit chemin dans le champ, derrière.
[40:02] Aujourd'hui, c'est drôle parce que je passe à l'école.
[40:03] C'était une forêt.
[40:04] Quand j'étais jeune, c'était un champ.
[40:07] On est dans le sous-sol de l'école.
[40:09] C'est des skis en bois avec trois pins et des bâtons bambous.
[40:13] On finit par lasser ces bottes-là.
[40:14] C'est long.
[40:15] Le cours du Rue-Nord.
[40:16] Ça nous a pris une demi-heure.
[40:17] On va s'organiser.
[40:18] On sort dehors.
[40:19] On s'installe.
[40:20] Je commence à pousser ses baguettes.
[40:22] J'étais avec mes cousins.
[40:23] Wow!
[40:24] Wow!
[40:24] C'était la première fois que j'avais une sensation de lisse.
[40:26] Wow!
[40:27] Bien, c'est donc bête.
[40:28] Je m'en vais au bout du champ.
[40:29] On revient.
[40:29] Elle les faisait froid.
[40:30] On fait ça quatre, cinq fois.
[40:31] Puis, OK, c'est terminé.
[40:33] Je n'ai plus jamais fait de la vie.
[40:34] Je l'ai fait une fois.
[40:36] Parce qu'il n'y en a pas dans ce sens.
[40:37] Il n'y a pas de ski.
[40:38] Il n'y a pas de ski de fond.
[40:40] Quand ma mère a divorcé, on est partis en ville.
[40:43] J'habitais dans HLM.
[40:44] On n'a pas d'argent.
[40:44] Je ne sais pas du ski de fond.
[40:45] Quand je suis arrivé à 21 ans, j'avais commencé à faire du judo.
[40:48] Je me disais, qu'est-ce que je pourrais faire?
[40:52] Du ski de fond.
[40:52] Je me rappelle, quand j'étais petit, j'avais aimé ça.
[40:54] Je suis monté à la boutique Course à pied à Québec.
[40:57] Georges Trépanier, ça s'appelait la boutique Courir.
[40:59] Je me suis acheté des Fischer LS Blancs avec des bottes Salomon vertes et jaunes.
[41:03] Ils n'étaient pas très belles.
[41:04] Des bâtons Excel Mauve.
[41:06] Je suis arrivé au Saint-Planet-Bexy le matin.
[41:08] Quand je suis parti...
[41:10] « Wow!
[41:11] Wow! »
[41:12] Je me rappelle, mon chum disait, « Tu vas faire la 5 parce que tu n'as jamais fait. »
[41:14] J'ai fait la 20.
[41:16] Puis, je n'ai plus jamais arrêté de faire ce qu'ils te font.
[41:18] Donc, cette graine qui avait été semée par mon prof d'éduc qui était restée, elle est ressortie plus tard parce que j'avais eu du plaisir.
[41:24] Oui.
[41:24] C'est drôle que tu disais ça parce que je me souviens encore de... Moi, j'étais au Seminaire des parmaristes quand j'étais jeune, au secondaire.
[41:33] Puis c'est une école où est-ce que Jean-Simon Degagné a étudié, qui est olympien aujourd'hui.
[41:39] Charles-Philippe Artiboutot, aussi olympien.
[41:42] Caroline Pomerleau également, puis moi aussi.
[41:44] Puis on avait tous notre professeur d'éducation physique qui s'appelait Vincent Fortier.
[41:47] Je me souviens qu'il nous avait fait courir.
[41:49] Puis moi, je me souviens que tout le monde riait de moi quand je courais.
[41:51] J'étais pas bonne, peu importe.
[41:53] mais il m'avait fait courir dans la neige un vendredi soir, dans une tempête de neige.
[41:58] On était quelques amis de filles.
[42:00] On avait fait ça dans le plaisir.
[42:02] On n'a toutes pas su combien de kilomètres on avait fait.
[42:04] On n'avait aucune espèce d'idée combien de temps ça nous avait pris.
[42:07] Mais on avait tellement eu du plaisir et on s'était tellement sentis fortes.
[42:11] Puis cette culture-là de comme...
[42:13] le plaisir de courir.
[42:15] Je suis certaine que c'est ça qu'a inculqué lui, la petite graine qui est allée semer chez Jean-Simon, chez Charles, chez Caroline, chez moi.
[42:24] Puis plus tard, ça l'a mené à, oui, des athlètes, des gens qui performent, mais c'est aussi des gens qui ont une présence dans notre génération pour inspirer les gens.
[42:34] On a comme cette motivation-là, tous et chacun, de faire bouger les gens.
[42:38] – C'est...
[42:39] Manuel, tu as un rôle important.
[42:40] Vous êtes plusieurs maintenant.
[42:42] Je t'en parlais quand on a pris un café ensemble.
[42:44] Vous devez prendre la relève.
[42:45] Moi, je ne suis pas toujours là.
[42:46] Là, il y a plein de gens.
[42:48] C'est incarné par plein de gens.
[42:49] Mais votre génération, on vous a préparé à ça.
[42:53] Vous devez faire la suite.
[42:54] Vous allez finir le travail.
[42:56] Vous allez vivre probablement cette société où c'est culturel de bouger.
[43:00] C'est des exceptions qu'ils ne font pas.
[43:02] La grande majorité ne bouge pas pour faire le Marathon de Montréal.
[43:05] Ils bougent pour leur santé.
[43:06] C'est ça qui s'en vient là.
[43:07] Puis on les voit en montagne, on les voit en nature, parce qu'on a réalisé que la nature était hyper importante, il faut la protéger.
[43:11] Puis quand tu vas en nature, tu veux la protéger.
[43:13] Pas la fermer, puis dire c'est dangereux, elle est brisée.
[43:16] Non.
[43:16] Quand l'humain rentre en nature, puis la nature, il apporte tellement de biens, il ne veut plus tuer d'orignos.
[43:21] Moi, je ne chasse plus.
[43:23] J'ai tout arrêté.
[43:25] Je regarde, je suis devenu hyper sensible à...
[43:28] J'ai un berger australien.
[43:29] D'ailleurs, je recommandais ça aux gens.
[43:31] Vous n'avez pas des amis pour vous motiver à marcher.
[43:33] Achetez-vous un berger australien.
[43:35] Il vous regarde le matin.
[43:37] C'est intelligent.
[43:38] Il sait exactement s'il va aller marcher ou je pars travailler.
[43:44] Quand il se rend compte que je n'ai pas les bons bas, de voir sa tristesse dans ses yeux.
[43:48] Ce matin, je ne marche pas.
[43:50] Tu veux quasiment changer ton plan.
[43:52] Il y a des façons de rester actif.
[43:54] Je les vends.
[43:55] Je vois les gens qui marchent
[43:56] À la rivière du Moulin, c'est une personne sur deux qui marche en émerge de compagnie.
[44:01] Mon père, c'est comme ça qu'il a commencé l'activité physique.
[44:03] Il s'est acheté un chien, puis il a commencé à devoir marcher le chien.
[44:06] C'est comme ça qu'il a réintégré l'activité physique dans sa vie.
[44:09] C'est pour ça que je ne comprends pas quand je vais à une CEPAC, c'est interdit.
[44:11] Dans tous les parcs nationaux dans le monde, les animaux sont acceptés.
[44:15] Pour agréer les CEPAC, la plupart des CEPAC, c'est interdit.
[44:17] Je me dis...
[44:18] Vous n'êtes pas là.
[44:19] Il y a une famille québécoise sur deux.
[44:21] Un animal, vous interdit, c'est discriminatoire.
[44:24] Les animaux, il faut juste mettre des règles, c'est tout.
[44:26] Ce n'est pas partout, mais beaucoup dans l'Ouest interdit.
[44:30] Je pense que connecter les Québécois à la nature...
[44:33] dès le primaire, donner des cours d'orientation en nature, comme les pays scandinaves, pour que la nature soit naturelle d'y aller.
[44:39] Elle n'est pas épeurante, je la comprends.
[44:40] Je suis m'orientée.
[44:42] Et vous avez des bonnes chances que plus tard, tu vas créer une culture, parce qu'on n'aura pas les moyens de construire toutes les infras.
[44:48] Il faut être stratégique maintenant.
[44:50] On va en construire encore des infras.
[44:52] Mais là, maintenant, il y a une grande partie de la population qui doit aller à l'extérieur.
[44:55] J'ai eu un téléphone dernièrement d'un enseignant d'éducation physique sur la Côte-Nord.
[44:58] On n'a pas ça, dans le Bas-Saint-Laurent.
[45:01] Puis, on démolissait deux écoles, puis on en construisait neuf.
[45:04] Et finalement, avant, il y avait deux gymnases doubles.
[45:07] Là, il allait se ramasser avec un gymnase double.
[45:09] Puis il dit, Pierre, ça n'a pas d'allure, tu peux t'appeler la ministre Sonia Lebel, l'éducation, pour essayer de modifier ou changer la décision ministérielle.
[45:19] Ouais, j'ai dit, ça, c'est difficile, je peux le faire, mais bon, j'aime pas bien ça faire ça.
[45:23] Mais toi, toi, tu...
[45:24] « Tu n'as pas le fleuve en amont de chez vous.
[45:27] Tu n'as pas la forêt derrière. »
[45:29] « Oui, mais tu devrais faire la moitié de ton cours à l'extérieur. »
[45:33] Puis on sauverait 10 millions.
[45:34] – Wow.
[45:35] – C'est ça.
[45:36] Naturellement, on n'a pas formaté les gens. «
[45:38] Non, ça ne prend pas une bâtisse. »
[45:39] Tu n'es pas obligé d'avoir une bâtisse pour bouger.
[45:40] Tu n'es pas obligé du tout.
[45:42] Puis quand le parc n'est pas accessible, tu te dis à la ville que tu devrais le rendre accessible.
[45:46] Quand le propriétaire te bloque l'accès à l'eau, tu dis « Hum, aussi en Ontario, 20 %. »
[45:50] du tour des lacs est interdit d'être vendu, ça doit rester public.
[45:54] Au Québec, les villages ont vendu tous les lots.
[45:57] Puis le lac t'appartient, appartient à tous les Canadiens, mais tu n'y as pas accès.
[46:00] C'est pas normal.
[46:00] Ça fait aucun sens.
[46:01] C'est pas normal.
[46:03] Mais Pierre, j'ai une question un peu plus personnelle, puis c'est notre question sublime qu'on pose à toutes les... T'as pas l'éclairage qui change.
[46:12] On va demander à SP en régie, voir s'il peut nous faire un petit effet.
[46:17] Mais toi, de ton côté, tu as tellement créé, puis tu as créé à plusieurs échelles.
[46:24] Puis quand tu as commencé à t'investir dans promouvoir des saines habitudes de vie, changer les habitudes de vie au Québec, tu as commencé quelque part, aujourd'hui, tu es rendu ailleurs.
[46:34] Tu crées un impact sur le Québec au complet.
[46:38] Mais moi, je me posais la question à savoir, pour toi, c'était quoi le moment tournant?
[46:43] C'est quoi qui a changé ta vie, qui a fait en sorte que tu t'es dit, OK, ma mission...
[46:48] elle est là, puis j'y vais. »
[46:50] – Ça se passe vraiment comme ça.
[46:51] C'est une coupe de vin qui est prise avec un échange.
[46:55] Puis, je dis « OK, maintenant, on fait l'étape qui suit. »
[46:58] D'abord, moi, j'étais un athlète avant de faire le Grand Défi.
[47:03] Je faisais des Ironman à travers le monde.
[47:04] J'avais cette capacité, je pense, génétique.
[47:08] C'était génétique.
[47:09] Parce que j'en ai fait 35, puis aucune arthrose.
[47:11] Donc, j'étais bâti pour faire ce genre de course.
[47:13] Et je fais intelligemment parce que quatre mois par année, je faisais que du ski de fond pour guérir mes micro-blessures d'accroche à pied.
[47:18] Donc, je n'ai jamais couru comme un coureur, je n'ai jamais nagé comme un nageur, je n'ai jamais roulé comme un stilis.
[47:23] Et je me promenais dans quatre sports pour préserver mon corps.
[47:26] Et aujourd'hui, je l'ai préservé.
[47:28] Et je peux continuer à être encore performant.
[47:31] Mais arrivera mes enfants malades, donc Laurie et Raphaël sont atteints d'une maladie génétique.
[47:36] Moi, je ne peux pas les aider, je ne suis pas médecin, ni généticien, ni un homme d'affaires.
[47:42] Finalement, ma fille va décéder après la naître en Raphaël.
[47:46] Laurie décède à 4 ans.
[47:48] À Laurie, j'étais observateur parce que je me sentais impuissant.
[47:53] J'étais opérateur de machine à papier, je ne pouvais pas l'aider.
[47:57] – Arrivera Raphaël, là, j'ai passé en instinct de survie.
[48:00] Je voyais que la maladie, c'était vrai, les enfants meurent tous avant deux ans.
[48:05] Raphaël venait de naître avec la même maladie, donc là, j'ai eu comme un empressement.
[48:08] Je passais en instinct de survie, donc il faut que je fasse quelque chose.
[48:10] J'ai regardé dans mon coffre à outils, parce que moi, je suis mécanicien de médecine.
[48:14] Puis là, je n'étais pas médecin, ni généticien, ni un homme d'affaires, mais j'étais un cycliste, puis je gagnais des courses à travers le monde.
[48:19] Donc, j'ai dit, OK, mon vélo, maintenant, va me servir à faire autre chose.
[48:22] que nourrir mon égo.
[48:23] Ça va faire avancer l'esthéto-autolactique.
[48:25] Donc, je commence à faire des rendez-vous autour de ma région pour amasser des fonds pour sauver mon fils Raphaël.
[48:30] Puis, pour la première fois, les gens entendaient parler de cette maladie-là.
[48:32] J'ai réalisé que le vélo, c'est un méchant outil de communication.
[48:36] C'est comme toi, quand tu communiques, tu passes des messages.
[48:39] C'est important de passer des bons messages.
[48:41] Puis là, tu inspires du monde qui vous nourrit là-bas.
[48:45] Ça fait un grand coup d'éclat dans la région.
[48:46] Donc, on a pu faire avancer un grand pas.
[48:48] Méraphel est décédé à Sainte-Justine le 10 mars, suivant le premier défi, après 63 jours au soin intensif.
[48:55] Donc, quand tu assistes à ça...
[48:57] C'était des frustrations.
[48:59] Donc, tu te rends compte qu'on s'est battus, ça n'a rien donné, nos enfants sont morts quand même.
[49:03] Puis là, tu te rends compte qu'entre-temps, j'étais devenu aussi porte-parole d'un organisme régional qui touchait toutes les maladies, qui s'appelait CORAM, la Corporation de recherche et d'action sur les maladies héréditaires.
[49:14] Là, j'ai quitté mon emploi, payé par Alcan, pour travailler pour l'organisme.
[49:18] L'organisme ne me payait pas le Rio Tinto à l'époque, mais Alcan, payé mon salaire.
[49:23] Puis moi, je suis un gars d'objectif.
[49:25] J'avais dit à l'organisme, comment on fait pour rédiger le problème?
[49:27] C'est le dépistage génétique.
[49:29] Guérer tous les enfants, il n'y arrivera jamais.
[49:30] C'est compliqué, les maladies génétiques, l'orpheline.
[49:33] Puis les maladies orphelines, on les appelle les maladies rares.
[49:37] Puis de temps en temps, quelqu'un disait orphelin.
[49:39] C'est quoi qu'on le dit différemment?
[49:42] Mais le vrai nom en littérature, c'est « maladies rares ».
[49:44] Moi, je n'aime pas ça, « rare », parce qu'on ne veut pas t'aider.
[49:47] C'est rare que ça arrive.
[49:48] Mais orphelin, c'est différent.
[49:50] Moi, j'ai tapé sur le clou, « orphelin », « orphelin », « orphelin ».
[49:53] Je finis par dire aux gens, en voyant toutes les autres maladies de ma région, les maladies orphelines, pourquoi on les appelle les maladies orphelines ?
[49:58] Parce qu'ils sont orphelines du système de santé.
[50:00] qui lui est organisé et préoccupé, essaie de guérir des maladies qu'on pourrait éviter par des comportements responsables, vu qu'on ne fait pas de prévention.
[50:08] 80 % des malades présentement dans les hôpitaux du Québec, c'est les maladies qu'on aurait pu éviter par des comportements responsables.
[50:13] Donc, il y a un dommage collatéraux à ça.
[50:15] Qui le subit?
[50:15] Nous, les maladies orphelines, nos enfants n'ont pas les maladies, on n'a pas le choix.
[50:19] Puis quand on réussit à trouver un chercheur, il faut le financer.
[50:22] Puis quand on réussit à trouver une molécule, comme la mitrophie spinale, elle coûte 2,8 millions, l'État ne veut pas la payer.
[50:27] J'ai dit, OK, là, maintenant, on s'attaque à l'effet.
[50:29] C'est là que j'ai dit, OK, on change.
[50:31] Le défi Pierre-de-la-Voix va donner le grand défi vers les saines habitudes de vie.
[50:34] Puis on va faire des programmes dans les écoles.
[50:36] Ça va prendre 20 ans, changer le système.
[50:38] Ça fait 18 ans.
[50:39] Tu vois mon emprincement?
[50:40] Elle dit, OK, maintenant, il est politique, la dernière étape, pour qu'un jour, on puisse dégager la marge de manœuvre pour l'investir dans les vrais malades.
[50:46] Au Québec, il y a 750 maladies génétiques orphelines.
[50:48] Il y en a 7000 dans le monde.
[50:50] Puis il y en a 100 graves débilitantes.
[50:52] Présentement, la seule région au monde
[50:57] Donc, bientôt, je l'ai fait vert pour 14 autres maladies.
[51:00] Puis, il y en a présentement 6 qui se font dépister.
[51:03] Bientôt, il y aura les 20 maladies les plus graves de ma région.
[51:05] Fait que nous, on a réglé notre problème de maladies héréditaires.
[51:08] C'est pas normal qu'il y ait juste le Québec, juste notre région qui profite de ce privilège-là.
[51:12] Donc, dans un de mes objectifs, c'est réglé aussi les 100 maladies graves d'hébitante.
[51:16] Ça, j'en parle pas souvent, mais j'y travaille tous les jours.
[51:19] Donc, c'est...
[51:21] Puis si c'est pas l'État qui le règle, je vais probablement partir une fondation puis moi le régler moi-même parce que ça coûte plus rien maintenant d'épiciter.
[51:26] Je vais offrir au couple qui veut avoir un enfant la chance de connaître son statut de porteur avant de ne pas créer.
[51:30] Puis s'il y a un risque, on peut offrir la conception in vitro, la biopsychérienne, une insinuation artificielle puis avoir des enfants en pleine santé.
[51:36] C'est ça de la prévention.
[51:37] En amont, avant que les problèmes arrivent.
[51:39] on peut-tu faire de la prévention au Québec?
[51:43] Ce déclic-là, il sait faire en disant on ne s'en sortira jamais, on ne responsabilisera pas les défunts.
[51:49] Changerons nos comportements.
[51:50] En respectant les gens, en les accompagnant, en changeant les systèmes, en préparant les nouvelles générations.
[51:54] Puis quand je te vois arriver,
[51:56] avec ta génération, là, vous avez compris, vous avez trouvé votre piste d'atterrissage en nature, puis moi, j'ai très vite compris que les infronts ont pu les reconstruire, et là, c'est le temps qu'on s'assoit et qu'on revoit notre modèle.
[52:07] Là, c'est le temps qu'on soit plus efficace, parce que c'est possible.
[52:10] Les gens disent, on n'y arrivera pas.
[52:11] Excuse-moi, là, la Slovakia n'a réussi.
[52:13] Ils l'ont fait il y a 20 ans.
[52:14] Le Danemark l'a fait il y a 30 ans.
[52:16] Excusez-moi, là.
[52:17] Ça se fait, ça, là.
[52:17] Il faut juste s'arrêter.
[52:18] Mais c'est ça que je trouve incroyable de ton discours, c'est qu'après 20 ans
[52:26] À aucun moment, tu sembles père d'espoir.
[52:28] Jamais.
[52:29] J'ai l'impression que tu es toujours habité par la même mission et que tu as un mindset super ambitieux, mais réaliste, et que tu arrives à réaliser ces objectifs-là concrètement.
[52:42] Ce n'est pas juste...
[52:44] des beaux discours, puis de la conscientisation, puis de la mobilisation, ça va au-delà.
[52:48] La coalition, c'est pas juste lever des fonds, c'est prendre un peu de recul, c'est étudier, c'est échanger, c'est devenir meilleur, puis c'est jamais, jamais lâcher espoir.
[53:00] Pour nous, notre génération, j'ai l'impression que peut-être des fois, on est un peu plus, je veux pas dire paresseux, mais du moins...
[53:08] peut-être qu'on ne voit pas aussi loin que toi.
[53:12] Ça serait quoi tes conseils?
[53:13] – C'est normal parce que vous venez d'arriver, mais c'est pour ça que ça prend les ambassadeurs.
[53:17] Parce que les gens, ils écoutent.
[53:18] Il ne faut pas oublier ça.
[53:19] Il y a des leaders.
[53:20] Les leaders s'expriment, puis les gens écoutent.
[53:23] Donc, les messages qu'on doit livrer, moi, je peux les livrer encore longtemps.
[53:26] Tu vois, j'ai encore mon énergie.
[53:27] Je suis capable d'ouvrir plein de portes, mais...
[53:30] Mais quand arrivent des nouvelles générations, c'est ça le gros bon sens, puis c'est ça qu'on souhaite, mais là, c'est beaucoup plus facile d'apporter des changements puis aussi de les accepter.
[53:39] Parce que je tout le temps dis que quand tu veux imposer un changement,
[53:43] tu te fais toujours mettre dehors aux prochaines élections.
[53:45] Donc, tu dois préparer les gens à accepter des mesures contraignantes.
[53:48] Puis ce travail-là, il se prépare par l'éducation, par la communication, par les données probantes qui confirment que c'est par là qu'il faut aller.
[53:56] Puis une fois qu'il y a un...
[53:57] Souvent, les gens disent, bon, Pierre, des fois, t'es où?
[54:00] T'es dur avec les fédérations, avec le RSEQ, c'est vrai.
[54:03] Mais moi, je suis un gars de compromis.
[54:05] Quand on va s'asseoir autour des tables, vous n'avez aucune idée comment est-ce que j'étais un gars de compromis et qu'on va se trouver, on va trouver où mettre la ligne ensemble.
[54:11] Est-ce que les gens ont peur quand il va arriver?
[54:13] Des fois, oui, parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas d'emprise sur moi.
[54:16] Souvent, les organisations ne peuvent pas parler.
[54:18] Pourquoi?
[54:18] Parce qu'ils représentent des membres ou ils sont financés à 100 % par l'État.
[54:21] Moi, 90 % de mon financement est privé.
[54:23] Tu as toute la liberté de vous-même.
[54:26] Je peux dire, quand tu n'es pas correct comme ministre,
[54:28] je peux le dire publiquement.
[54:30] Tandis que l'organisme ne peut pas le dire, même si elle sait que tu n'es pas bonne, elle ne peut pas te le dire, parce qu'elle est financée par toi.
[54:36] Tandis que moi, je ne suis pas financé par toi, donc je peux te dire que tu n'es pas bonne.
[54:39] C'est ça l'avantage.
[54:40] Tu as créé ton indépendance d'esprit, puis tu te nourris de données probantes.
[54:43] C'était ça en recherche.
[54:44] Toute ma vie avec les maladies orphelines, c'était ça dans la bécule.
[54:48] Moi, jamais, quand je filme quelque chose, c'est basé sur une étude pour venir appuyer le propos.
[54:52] Puis après, c'est dire aux gens avancés.
[54:54] Puis en même temps...
[54:57] Mais les gens qui, des fois, me pensent radical, au contraire, quand on s'assoit, je suis un gars de party.
[55:02] J'ai bien eu du fun dans la vie.
[55:04] Puis, je n'aime pas la chicane.
[55:05] J'aime ça qu'on trouve des compromis.
[55:07] Mais j'aime le gros bon sens.
[55:10] Si tu t'entends dans l'erreur, tu sais, la leadership, là, c'est quoi?
[55:16] D'abord, c'est quelque chose qu'on t'attribue.
[55:17] Pas par les choses que tu dis, mais les choses que tu as fait dans ta vie.
[55:21] Les gens vont vouloir te suivre.
[55:23] Bien entendu, ils vont t'observer, les gens.
[55:27] Quand ton leadership est bienveillant, tu vas rallier des gens dans ta chaloupe.
[55:33] Ils vont se mettre à ramer et faire avancer ton navire.
[55:35] Je dis souvent qu'un leader, il n'a même pas besoin d'être compétent.
[55:40] Il a juste besoin d'être un bon leader
[55:42] puis avoir une vision, montrer où on doit aller, puis motiver son monde à ramer, puis faire embarquer dans sa chaloupe les compétences complémentaires pour le faire avancer.
[55:48] C'est ça, leadership.
[55:49] Puis ne pas avoir peur d'abarquer des gens plus forts que toi.
[55:53] Moi, la comptabilité, ça ne me tente pas.
[55:56] Dans une entreprise, c'est comme ça.
[55:57] C'est un écosystème de gens qui font avancer l'organisation.
[56:01] Toi, tu es tes forces, tu viens te faire avancer le navire, puis tu roules ta vitesse d'expression.
[56:05] Moi, j'ai compris ces principes de leadership qui rallient les gens en arrière à quelque chose qui le groupe en sein, puis le changer.
[56:11] Tu ne dois pas imposer ta vision Tu dois argumenter et convaincre Si tu n'es pas capable d'argumenter ton point Puis convaincre les gens Tu n'es pas à ta place, tu n'es pas un bon leader Normalement le leader, il n'impose pas sa vision Puis bien entendu Il partage son pouvoir aussi C'est une force d'un leader Les leaders qui sont narcissiques Égocentriques, sans moi vous ne pouvez pas réussir Je possède l'information Je ne la partage surtout pas
[56:36] Au contraire, le leader, tu sais qu'un humain, il va partager son pouvoir aux gens autour de lui pour les rendre meilleurs.
[56:40] Puis qu'est-ce qu'ils vont faire pour le récompenser?
[56:41] Bien, ils vont le garder comme chef.
[56:42] Donc, il pourra passer de 5 employés à 50, à 500, à 5 000.
[56:45] il va s'élever.
[56:47] Une fois que tu as compris ces principes-là, puis dans ta mission, tu l'appliques.
[56:51] Bien, tu te regardes derrière toi, tu vois les médecins de famille.
[56:54] Je ne suis pas médecin, mais ils sont dans ma chaloupe, puis ils font avancer.
[56:57] Je ne suis pas le Québécois, mais les Québécois, à date, ont ramassé 45 millions pour les écoles primaires défavorisées, puis ont financé 266 projets de recherche sur les maladies génétiques orphelines du Québec.
[57:05] Je ne suis pas le Québécois, mais ils sont dans ma chaloupe, puis ils font avancer mon avis.
[57:09] Je ne suis pas non plus un enseignant, mais les enseignants du Québec, depuis 18 ans, ont fait des cubes énergés aux enfants.
[57:13] Puis ils n'ont jamais fléchi.
[57:14] Ils ont toujours accepté le programme.
[57:15] Je ne suis pas un enseignant, mais ils sont dans ma chaloupe, puis ils font avancer le navire.
[57:18] Finalement, ils savent par où je vais aller, puis ils étaient d'accord.
[57:21] Puis c'est quelque chose qui fait avancer.
[57:23] C'est un mouvement social qu'on a créé.
[57:24] Puis c'est comme un rouleau compresseur.
[57:26] Puis quand arrivent vos générations, je vous attendais, vous vous avez préparé.
[57:29] Je l'ai dit, un jour, il va apparaître.
[57:30] Puis je vais se mettre des grandes.
[57:31] Ils vont apparaître.
[57:32] Je vais voir apparaître la forêt.
[57:32] Aujourd'hui, je m'élève et je vois cette forêt qui est prête, finalement, à faire les choses autrement.
[57:37] Puis c'est pour ça qu'on a besoin de vous.
[57:38] On a besoin d'Ambassadeur.
[57:39] On a besoin de Laurent Duvernier-Tardy.
[57:41] On a besoin de ces nouvelles générations que les gens respectent.
[57:43] Puis quand ils s'affirment, OK, ils ont le bon discours.
[57:46] C'est bienveillant.
[57:46] Puis ils font pour les bonnes raisons.
[57:48] C'est pour ça que le flambeau, moi, j'ai plein de gens qui l'incarnent maintenant.
[57:54] Au début, je me disais...
[57:55] Quand j'ai parti le Grand Défi, j'avais une grande appréhension.
[57:59] Parce que je revenais souvent à la maison trois fois par semaine.
[58:01] À partir de Montréal, je roulais beaucoup de kilométrages.
[58:04] Puis dans le parc des Laurentides, c'est dangereux.
[58:06] Tu peux frapper les orignaux.
[58:07] Puis je me disais, si je me tue dans le parc, en revenant de nuit, à frapper un orignal, est-ce que le moment s'arrête?
[58:15] C'était oui.
[58:16] J'ai eu un emprincement de dire aux cyclistes, « Maintenant, vous allez aller dans les écoles à ma place. »
[58:21] vous allez rencontrer des écoles primaires défavorisées, vous allez repérer des projets, vous allez partir en campagne, vous allez financer des projets.
[58:27] C'était justement une question que j'avais pour toi.
[58:30] Comment tu arrives à créer un mouvement qui va persister au-delà de ta personne?
[58:37] Puis je trouve que c'est ce que tu as réussi à faire depuis toujours, mais je me posais la question comment.
[58:41] Maintenant, c'est incarné par plein de personnes.
[58:42] Mais ça, c'est un choix conscient que tu avais, à ce moment donné, tu as réalisé ça.
[58:47] Au départ, si tu peux retrouver sur YouTube mon discours en 2009 quand on part de la baie, j'ai dit clairement que ça va prendre 20 ans.
[58:55] C'est un travail de 20 ans.
[58:56] On s'en va au stade.
[58:57] Les premiers qui ont fait des cubes sont là, ils nous attendent.
[59:00] Si les anciens font leur job pendant des années...
[59:03] Ils arriveront adultes avec des enfants, puis ils viendront châner de société.
[59:06] C'était ça, j'étais patient.
[59:07] Je savais que c'était un travail qui allait durer 20 ans.
[59:10] Ça a été quoi les plus gros défis, genre, adversités auxquels tu as dû se faire face?
[59:14] Parce que, tu sais, avant d'avoir les médecins dans ton kayak, dans ton canot, dans ta chaloupe, plutôt.
[59:23] La plus grande difficulté qu'on a eue, c'est qu'il y a des gens qui ne croyaient pas en nous, qui disaient que le grand défi, c'était juste une règle de bicycle.
[59:30] C'était dit en haut lieu, là.
[59:32] Puis il a même fallu ramener des ministres à l'ordre.
[59:34] Des rencontres.
[59:35] Puis comment tu fais pour pas que ça vienne te chercher comme émotionnellement?
[59:39] Je savais qu'ils se trompaient.
[59:41] Tu sais, quand tu crois en toi, puis t'as ta vision, puis tu sais que ça va être long, puis tu vois les gens embarquer.
[59:45] Toi, t'es sur le terrain tous les jours.
[59:47] T'es pas là, t'as lancé quelque chose, t'attends que ça lève, t'es en train de nourrir ton jardin.
[59:51] Tous les jours, t'as le nourri.
[59:51] Puis là, tu vois la réponse, tu vois que c'est gros bon sang.
[59:53] Puis quand tu vois des Pierre-Bois-Vert embarquer, tu vois le Québec-Hin qui embarque, tu te dis, OK,
[59:59] Il vient pédaler, Pierre-Carl.
[1:00:00] Il n'est pas là.
[1:00:00] Pierre, je t'encourage, je te donne un chèque.
[1:00:02] Pas du tout.
[1:00:02] Pierre-Carl, il a pédalé cette année.
[1:00:04] Il est venu faire les 1000 kilomètres.
[1:00:05] Il faisait 40 degrés une journée.
[1:00:07] Puis il est en dessous d'un arbre.
[1:00:08] Je ne pensais pas que tu étais là.
[1:00:09] Je suis là à chaque année.
[1:00:11] Je couche d'entendre comme les autres cyclistes.
[1:00:13] C'est le Québécois, il est multimillionnaire.
[1:00:14] Il vient pédaler.
[1:00:16] Puis regarde, puis il couche d'entente, comme tout le monde.
[1:00:18] C'est quoi le message qu'il lance?
[1:00:20] Il y a autre chose à faire, comme d'aller mon événement, mais il est là, parce qu'il y croit.
[1:00:24] Puis c'est ça qui fait la différence.
[1:00:26] Quand quelqu'un me dit « je crois pas en toi », ben moi, quand je regarde derrière, quand j'ai commencé le 3 septembre 1999, avec mon fils Raphaël dans mes bras, j'étais à la baie, sous le bord de la baie, il y avait un fort de garde devant moi et ma famille.
[1:00:37] Puis derrière moi, il n'y avait personne.
[1:00:38] Aujourd'hui, il y a un armée, puis qui pose en bonne direction.
[1:00:41] C'était juste, il fallait agrandir, la faire grandir.
[1:00:45] Avec cette vision de dire qu'on peut changer.
[1:00:48] Puis, te nourrir d'un improbable.
[1:00:49] Puis, chaque fois qu'il arrive quelqu'un, puis qu'il y a des études en santé mentale, Louis Bérère, il fait des études extraordinaires sur l'activité physique par rapport au cerveau.
[1:00:57] C'est nourri, là.
[1:00:58] Tu sortes de là, tu dis « wow ».
[1:00:59] Il y a un autre élément de plus pour convaincre les gens.
[1:01:02] C'est extraordinaire.
[1:01:03] Ah non, c'est Martin Gineau.
[1:01:05] La première personne qui a embarqué sur mon conseil d'administration, qui m'a dit « oui, c'est Martin Gineau de l'Institut de la Carte de Gilles de Montréal ».
[1:01:10] Il a écrit son livre « Un cœur pour la vie ».
[1:01:11] Il dit « Pierre, tu peux aussi me faire la préface ».
[1:01:13] Puis il a dit « oui, mais une condition, il faut que je fasse une conférence avec ton livre. »
[1:01:15] Parce que là, je fais une conférence « Êtes-vous verts, jaune ou rouge ? »
[1:01:19] C'est des gens qui se sont battus dans le désert avant moi, Martin.
[1:01:22] C'était le premier.
[1:01:23] Moi, je suis arrivé.
[1:01:24] Il dit, Pierre, je suis tellement content que tu arrives.
[1:01:25] Moi, je dis la même chose.
[1:01:26] Je suis content que vous arriviez.
[1:01:28] C'est vraiment un esprit collaboratif que tu crées avec des gens qui ont des skill sets complètement différents, qui nous apprennent des choses aussi, parce que tu ne peux pas tout avoir le savoir.
[1:01:36] Ça ne peut pas juste venir de toi.
[1:01:39] Est-ce que tu as eu déjà des grosses périodes de doute ou de remise en question?
[1:01:43] C'était vraiment, vraiment une motivation.
[1:01:45] Les moments de découragement sont venus avec mes enfants de sang.
[1:01:48] Raphaël, je pensais vraiment qu'il allait passer à travers.
[1:01:51] C'était ma plus grande échec, c'était Raphaël.
[1:01:54] Ça a tellement dû être difficile.
[1:01:55] Oui, parce que tu sais, à Saint-Justine, au soin intensif, ce n'est pas une journée.
[1:01:57] Normalement, un enfant passe deux jours au soin intensif.
[1:02:00] Il les stabilise, puis il monte à l'étage.
[1:02:01] Nous, on était 63 jours.
[1:02:02] On a eu de mourir d'autres enfants parce que tu es en présence d'autres couples.
[1:02:07] Puis c'est extrêmement traumatisant.
[1:02:11] Et 63 jours, ça ne marque pas la vie.
[1:02:13] C'est ça.
[1:02:15] Je suis tellement désolé.
[1:02:16] Puis, tu sais, Pierre, ce que... Non, non, mais aujourd'hui, les gens ne savent pas.
[1:02:20] Les cubes énergie, c'est les cubes de mes enfants, Rire-Refel.
[1:02:24] Aujourd'hui, des grands défis étaient surdéveloppables, des principes anistoriques.
[1:02:29] On a parti ça pour sauver nos enfants.
[1:02:31] Puis nos enfants sont venus aujourd'hui, quand j'en garde le mouvement, si Raphaël, ça n'a pas un atteint de l'acidose lactique, je n'aurais pas fait de l'adulte Pierre-Lavoie.
[1:02:37] Il n'y aurait pas eu de grand défi.
[1:02:38] Il n'y aurait pas de médecin qui prescrive.
[1:02:40] Il n'y a rien à ça.
[1:02:41] Je serais encore opérateur à l'usine.
[1:02:43] Donc, il était important.
[1:02:44] Oui, il faut comprendre que nos enfants sont venus, pour moi, changer la destinée du Québec.
[1:02:50] L'héritage de l'Hurie Raphaël, c'est le grand défi.
[1:02:52] C'est le mouvement social.
[1:02:53] Donc, je t'en paie avec leur décès.
[1:02:55] Mais donc, ce 63 jours à Sainte-Justine, il était prégné en moi.
[1:02:59] Fait que quand quelqu'un est devant moi et qu'il ne croit pas en moi, je m'en fous totalement.
[1:03:02] Puis moi, j'ai vécu des choses extrêmes dans ma vie, comme tu as vécu l'Everest.
[1:03:07] Quand tu as monté en haut de l'Everest, tu te dis, OK, quelqu'un dit, c'est difficile.
[1:03:10] Tu te dis, non, non, il y a pire que ça dans la vie.
[1:03:11] Oui, tout à fait.
[1:03:12] Tout est relatif.
[1:03:13] Tu relatis les choses.
[1:03:14] Oui.
[1:03:14] Donc, quand il t'arrive des choses dramatiques, c'est sûr que dans le Grand Défi, j'ai mangé des coups, des non, pas question, on ne veut pas, on ne le croit pas, mais j'avais vécu pire.
[1:03:23] Oui, puis la raison est beaucoup plus forte.
[1:03:24] Je pense que tout ça allait me préparer à vivre cette...
[1:03:30] Tu sais, les éthiciens, quand j'ai proposé le dépistage génétique populationnel chez nous, là,
[1:03:34] Personne n'en parlait.
[1:03:35] Mais ma directrice générale du PSO, la solution, elle m'a dit, mais Pierre, quand tu vas le dire publiquement, tu as dit, prépare-toi, ça va crier fort au Québec.
[1:03:42] Tout le monde va être contre toi.
[1:03:44] J'étais prêt.
[1:03:45] Puis effectivement, les deux éthiciens ont sorti une lettre dans le devoir de trois pages.
[1:03:51] Trois pages, là.
[1:03:52] Trois pages.
[1:03:53] Et qui disait que ce que je proposais à la région, c'était de l'eugénisme, du nazisme, et que je voulais acquérir des races parfaites.
[1:04:04] Et que ça allait coûter le trois quarts du budget de l'hôpital de Chicoutimi.
[1:04:06] Ils ont tout fait me bloquer, là.
[1:04:07] – Oui.
[1:04:08] Puis celui qui signait la lettre en bas, c'était Yves Bolduc, qui était médecin d'urgence d'Alma, qui était président du comité bioéthique régional.
[1:04:15] C'est lui qui signait.
[1:04:16] Je me suis ramassé dans les médias à défendre mon point de vue avec Pierre-Maisonneuve à Montréal.
[1:04:20] On était en débat sur l'heure du midi, tous les deux.
[1:04:22] Puis j'ai dit, vous savez...
[1:04:26] Quand on a une personne sur 21 qui est porteur de l'acidose lactique dans la région, puis qu'ils ne savent pas.
[1:04:32] Quand on a une personne sur 18 qui est porteur de la tyrosinémie, puis qu'ils ne savent pas.
[1:04:37] Quand une personne sur 23 est porteur de la polynopathie et de la taxe de la voie sagnée, puis qu'ils ne savent pas.
[1:04:43] Quand une personne sur 15 est porteur de la fibrosquistique dans la région, puis qu'ils ne savent pas.
[1:04:48] C'est non éthique de ne pas dépister la population du cagnac.
[1:04:50] Sagnac.
[1:04:51] J'ai gagné mon point sur ce débat-là.
[1:04:53] Et Sébastien, je disais, OK, c'est beau.
[1:04:55] OK, là, on va mettre des balises.
[1:04:56] Un éthicien, c'est pas là pour mettre des barrières.
[1:04:57] C'est pour mettre des balises.
[1:04:59] Donc, ça a pris quelques années pour le mettre en place.
[1:05:01] Puis ça, c'était ma plus grande victoire.
[1:05:03] Je dis, OK, maintenant, prochaine étape.
[1:05:05] La prévention, on en fait.
[1:05:06] Maintenant, il faut s'attaquer à l'éléphant qui est dans la cuisine.
[1:05:08] C'est ça.
[1:05:09] Mon chemin, il y a mon parcours.
[1:05:10] On règle la cytose lactique, on trouve le gène.
[1:05:12] Une fois qu'on l'a trouvé, je prône le dépistage.
[1:05:14] Je suis allé voir les autres maladies.
[1:05:15] Est-ce que vous embarquez avec moi?
[1:05:16] Oui, Pierre, on embarque dans ta chaloupe.
[1:05:17] Parfait, on demande un dépistage global.
[1:05:19] Une fois qu'on l'a obtenu, je dis que le Québec va suivre.
[1:05:21] Le Québec ne suit pas, mais ça, on va essayer de le régler.
[1:05:25] Mais par la suite, on s'est dit, OK, maintenant, on s'attaque à l'éléphant pour que les Québécois coûtent moins cher au système de santé.
[1:05:32] Donc, c'était toute ma vision.
[1:05:33] C'est parti d'un drame qui a été transformé en mouvement
[1:05:38] On le doit à mes enfants, l'aurie Raphaël.
[1:05:39] Pas à moi, là.
[1:05:39] Moi, j'étais un père qui a pédalé.
[1:05:41] Je dis aux gens, vous savez, on me donne beaucoup de mérite pour faire le tour de la région en vélo.
[1:05:44] Mais je ne connais pas un père qui n'aurait pas pédalé 24 heures sur son vélo pour sauver son enfant.
[1:05:47] Tous les pères, l'aurie Raphaël.
[1:05:48] J'ai juste regardé dans mon coffre à outils, j'ai trouvé un outil.
[1:05:50] Puis je suis parti.
[1:05:51] Mais c'est beau qu'aujourd'hui, tu le racontes comme ça.
[1:05:54] Bien, c'est parce que tu as tellement d'humilité aussi dans ton discours, parce qu'il y a tout le travail après aussi qui est extraordinaire.
[1:06:00] Puis, tu sais, je veux dire
[1:06:05] la mission du Québec, d'une certaine manière, la voie du Québec.
[1:06:09] Puis je me pose la question, plus en tant qu'humaine, OK, puis en tant qu'humain, comment tu fais pour pas que ça devienne trop lourd, cette pression-là?
[1:06:18] Puis, tu sais, je veux dire, tu dois en avoir beaucoup des invitations.
[1:06:22] Puis, tu sais, souvent on nous dit, fais des choix, dis oui quand c'est aligné, dis non à un certain moment.
[1:06:29] Il faut apprendre à dire non et tout, mais à chaque fois que tu dis non...
[1:06:34] Ça coûte cher aussi?
[1:06:34] Oui.
[1:06:35] Et oui aussi, donc...
[1:06:36] Je dis rarement non.
[1:06:37] Pourquoi?
[1:06:38] Parce que toute ma vie, les gens m'ont aidé.
[1:06:41] Puis quand on t'a aidé, quand t'étais dans le trouble, t'as ce sentiment que tu dois retourner.
[1:06:47] Donc moi, ma blonde, des fois, elle dit, ça n'a pas d'allure.
[1:06:50] Ces gens-là nous ont aidés il y a quelques années.
[1:06:51] Moi, je n'oublie pas.
[1:06:53] Je reste encore dans mon village.
[1:06:54] Je grunde encore.
[1:06:55] Mes amis, Régis Tremblay, je suis resté grundé même.
[1:06:57] Je suis rencontré.
[1:06:58] Je reste grundé.
[1:07:00] Je retourne dans mon village encore vendredi, sept dimanches.
[1:07:04] Mes hommes, mes cousins sont tous là encore.
[1:07:06] Les gens qui m'ont aidé, je suis très redevable envers eux.
[1:07:10] Je serai tout le temps le plus disponible possible.
[1:07:14] Puis comment je fais pour passer à travers?
[1:07:16] Bien, je garde ma condition physique.
[1:07:18] Les gens ont oublié que votre corps, c'est votre véhicule d'expression, puis il vous sert très bien.
[1:07:23] Il va vous servir à avoir des enfants, à travailler, à avoir du plaisir dans la vie.
[1:07:28] Mais vous devez vous occuper, c'est votre responsabilité.
[1:07:30] Donc moi, j'ai un souci à bien entretenir mon corps.
[1:07:33] Cette année, j'ai décidé de ne pas dager.
[1:07:36] Là, j'ai commencé à nager en piscine, mais je n'ai pas dager l'été en lac.
[1:07:39] Je n'ai pas couru non plus.
[1:07:41] J'ai décidé de faire une bonne année de vélo.
[1:07:42] Je fais ça aux trois ans.
[1:07:44] Tantôt, je m'avais roulé sur le circuit de Chapelle-du-Mont.
[1:07:48] Puis je vais atteindre, il me reste 40 km pour faire mon 10 000 km.
[1:07:52] Fait que j'ai 10 000 km de vélo en cinq mois et demi.
[1:07:56] Donc, cette base, elle va me servir deux ans.
[1:07:59] Et cette condition physique, elle est optimale.
[1:08:02] Je suis optimale.
[1:08:03] Je performe autant que quand j'avais 30 ans.
[1:08:05] Je n'ai pas changé du tout.
[1:08:06] Mais j'entretiens mon corps.
[1:08:08] J'ai l'énergie.
[1:08:09] Donc, je suis capable de livrer beaucoup en conférence, de me déplacer.
[1:08:13] Puis cette énergie-là, je vais la chercher par ma condition physique.
[1:08:17] Donc, ce moment dans la journée où je vais bouger, quand je ne l'ai pas, je m'organise pour faire le lendemain.
[1:08:23] Dans mon calendrier, le dimanche soir, je regarde mon calendrier.
[1:08:26] OK, puis là, je mets des rendez-vous PM.
[1:08:28] Vous savez, c'est quoi les rendez-vous PM ?
[1:08:29] Non, je ne sais pas c'est quoi.
[1:08:32] Tu vas faire de l'activité physique.
[1:08:33] Quand quelqu'un t'appelle, Pierre, j'aimerais ça qu'on se rencontre sur l'heure du midi, je ne peux pas, j'ai un rendez-vous avec le premier ministre.
[1:08:40] OK, je ne te dérangerai pas.
[1:08:42] Donc, tu priorises son activité physique au-delà.
[1:08:46] Puis ça, là, qu'on soit...
[1:08:47] Pour me déranger ça, là ?
[1:08:49] Il faut vraiment que ça soit spécial.
[1:08:50] Puis moi, le directeur général, il m'appelle, dit « Pierre, absolument, OK, je vais le faire. »
[1:08:53] Mais c'est rare.
[1:08:54] Moi, c'est calé dans mon agenda, puis à ce moment-là, je vais le faire.
[1:08:57] Puis l'été, c'est sûr que là, je travaille moins, puis j'en profite de faire plus de volume.
[1:09:00] Mais le reste du temps, je fais 5-6 heures d'entraînement par semaine, qui maintient 95 % de ma forme.
[1:09:05] Fait que je vais pouvoir en faire plus, là.
[1:09:06] Ce que je trouve le fun que tu dises ça, c'est qu'on soit...
[1:09:10] En fait, ça, c'est quelque chose que j'ai entendu de la part de beaucoup d'athlètes élites.
[1:09:14] C'est ce qu'on voit.
[1:09:15] C'est dans leur agenda.
[1:09:18] C'est bien prévu.
[1:09:19] Entre midi et telle heure, ils ont leurs entraînements.
[1:09:21] Puis, tout le reste de leur vie vont se construire autour de ça.
[1:09:23] Oui, mais c'est parce qu'une compétition.
[1:09:25] J'étais comme ça avant.
[1:09:25] Puis là, je vais expliquer aux gens.
[1:09:27] Oui.
[1:09:27] Ma grande inquiétude, parce que moi, je m'entraînais pour faire des courses de ski de fond.
[1:09:31] Je m'entraînais, je devais 25 par année.
[1:09:33] Je m'entraînais pour faire des triathlons, j'avais des armaments, je faisais deux par année.
[1:09:36] J'avais fait 35 dans ma carrière, des foules.
[1:09:38] Donc, j'avais cette inquiétude, il faut que je sois prêt.
[1:09:41] Donc, je suis focussé.
[1:09:43] Parce qu'il y a un événement sportif qui s'en vient, dans le calendrier, avec d'autres qui me préparent.
[1:09:47] Le COVID est arrivé.
[1:09:49] Puis ma grande inquiétude, je me disais, quand je ne ferai plus de compétition, je serai encore motivé à m'entraîner.
[1:09:53] Je vous le dis, je ne le savais pas.
[1:09:57] Et il est arrivé le COVID.
[1:09:59] Puis à un moment donné, tout l'hiver, c'était arrivé en mars.
[1:10:02] Puis là, on est arrivé au avril, je sort mon vélo, je rentre dans le parc de Laurentides, puis je m'en vais jusqu'aux éoliennes, 106 kilomètres.
[1:10:10] Il y avait encore de la neige, puis il pleuvait.
[1:10:11] Je suis revenu chez nous, wow.
[1:10:13] Puis là, tous les jours, tous les jours, on ne travaillait pas, donc tous les jours, 106 kilomètres, puis là, ma blonde me dit...
[1:10:22] Je ne comprends pas.
[1:10:23] Mais pourquoi tu t'entraînes comme ça?
[1:10:25] Tu n'as pas de compétition.
[1:10:27] Lynn, j'ai réussi mon savrage.
[1:10:29] J'en ai besoin de ma santé mentale et physique.
[1:10:31] Puis à partir de là, je ne fais plus de compétition.
[1:10:33] J'en fais, bon, de temps en temps, une course de trail pour le plaisir, mais je ne fais plus de compétition, mais je m'entraîne pour maintenir mon corps en santé.
[1:10:40] Ça fait que j'ai réussi à faire mon savrage.
[1:10:42] Puis avant, je n'avais pas le choix.
[1:10:45] Aujourd'hui, j'ai le choix.
[1:10:46] Puis je le mets quand même dans mon agenda parce que je sais qu'il faut que tu sois cohérent.
[1:10:50] Tu peux avoir un discours...
[1:10:52] Mais t'es pas cohérent.
[1:10:53] Quand on te regarde aller, t'es pas du tout cohérent à ce que tu nous parles.
[1:10:58] Faut être cohérent, tu sais.
[1:10:59] Fait que c'est ça.
[1:11:00] Puis souvent, je dis aux gens, ils disent, bon, Pierre, ça va bien?
[1:11:02] Oui, mais je m'en occupe.
[1:11:04] Oui, c'est ça.
[1:11:04] C'est bien dit.
[1:11:05] C'est vraiment bien dit.
[1:11:06] Est-ce que tu t'en occupes pour que ça aille bien?
[1:11:08] Pas beaucoup de gens s'en occupent.
[1:11:09] Puis, ils ne vont pas y aggraver la soirée 4.
[1:11:11] Puis là-dedans, il y a les entrepreneurs qui ont des grandes entreprises, qui créent de la richesse, qui ont des employés, puis ils n'ont pas investi dans leur récenté, puis ils ne vont pas y aggraver la soirée 4.
[1:11:19] C'est une perte énorme pour le Québec.
[1:11:21] Énorme, énorme, énorme, énorme.
[1:11:23] Des fois, quand je fais des conférences au Corpo, je leur dis, hey,
[1:11:25] Ton rire santé, parce que c'est important, tu crées des jobs.
[1:11:29] Là, tu es dans le stat en passant.
[1:11:30] Quel stat?
[1:11:31] Ben oui, 64.
[1:11:31] Quand je respecte 64, c'est là que ça se passe.
[1:11:35] Tu ne vas pas venir à Gravel.
[1:11:37] Des fois, tu reviens difficilement sur la route ou des fois, tu ne reviens jamais.
[1:11:41] Prenez soin de votre santé, c'est important.
[1:11:43] Ce que je trouve bien, c'est qu'on soit un athlète élite, un entrepreneur, un professionnel, quelqu'un juste passionné par le sport.
[1:11:51] Bref, qu'on soit un individu, on a le droit et on devrait mettre en priorité l'activité physique dans notre quotidien, quitte à réorienter nos agendas, parler avec nos employeurs, structurer ça.
[1:12:07] C'est pour ça que quand je parle d'une culture d'activité physique, pour que tu le perçoives, comme je disais sur l'heure du midi tout à l'heure, il faut voir plein de monde sortir.
[1:12:12] Je l'ai voyé à Québec, c'est plein d'Abraham, c'est arrivé sur l'heure du midi.
[1:12:15] Je l'avais déjà vu à Ottawa 10 ans avant.
[1:12:17] À Québec, c'est fort.
[1:12:18] À Gatinois, parce qu'ils ont des parcs, ils ont des espaces, là, ils sortent, ils vont courir sur l'heure du midi.
[1:12:22] C'est là que je l'ai vu en premier.
[1:12:24] Là, j'ai vu Québec ensuite.
[1:12:25] OK, Québec, tu es en train de donner...
[1:12:26] On a un maire qui pousse l'activité physique.
[1:12:30] Donc, ça veut dire que tu n'es pas
[1:12:33] Moi, mon rêve, je dis aux gens que le monde court dans mon quartier, puis il y a une jeune fille qui court, elle dit « Tu t'entraînes pour le Marathon de Montréal? »
[1:12:40] Non, je cours pour ma santé.
[1:12:42] On aura réussi.
[1:12:43] Puis, je n'ai rien contre le marathon.
[1:12:45] Plus la masse bouge, il y aura toujours des gens qui vont aller valer.
[1:12:47] J'en suis un performant.
[1:12:48] Je suis allé là-dedans, j'ai eu beaucoup de plaisir, mais tu ne peux pas l'imposer aux gens.
[1:12:52] Fait qu'elles autres, si le spirit autour, c'est que tout le monde bouge pour leur santé, là, tu viens d'arriver une pression énorme sur un humain, sur une femme, sur tes enfants même, tu sais, là.
[1:13:02] C'est pour ça qu'il faut créer une culture d'activité physique.
[1:13:05] On appelle ça créer une pyramide parfaite.
[1:13:07] Tout le monde bouge, mais à la fin, tu n'as pas quatre chats qui sortent en haut.
[1:13:11] Ben oui.
[1:13:12] Tu es un sloven.
[1:13:14] C'est ça qui fait que tu crées une culture.
[1:13:17] Après ça, tu regardes ton système de santé, tes indicateurs sont wow, en santé publique.
[1:13:20] Tu as beaucoup de moins pression dans ton système.
[1:13:22] Les pays scandinaves, il ne faut jamais que la santé dépasse le budget d'éducation.
[1:13:27] Nous, on est présentement à 68 milliards, 7 en santé, puis 32 milliards en éducation.
[1:13:31] OK.
[1:13:32] Fait que, vous voyez?
[1:13:33] Oui.
[1:13:34] Puis le problème de santé des Québécois, c'est un problème d'éducation.
[1:13:37] Fait que c'est là qu'il faut investir.
[1:13:39] Il faut rebâtir les écoles au Québec.
[1:13:41] Ça va coûter 40 milliards, là, refaire le parc scolaire.
[1:13:43] Puis ce qui a fait de la force du Québec, c'est pas le système de santé, c'est le système d'éducation.
[1:13:47] Puis à partir de 1960, Guérin-Lajoie, Guy Rocher, avec le premier ministre Jean-Lessage, avaient décidé d'éduquer tous les Québécois et construire des cégeps dans toutes les régions puis des universités.
[1:13:59] Ça a créé les meilleurs ingénieurs au monde en génie électrique, aéronautique et intelligence artificielle, les meilleurs médecins au monde, après les Américains.
[1:14:05] On s'est même permis de construire la C-Series, qui a été conçue par les Québécois, qui est considérée comme le meilleur appareil commercial qui va sur la planète.
[1:14:12] Ce n'est pas les Américains qui l'ont construit à Seattle ni les Français à Toulouse.
[1:14:17] Donc, autrement dit, c'est l'éducation qui corrige tes problèmes.
[1:14:21] Si nos écoles ont 65 ans, il faut faire un geste générationnel.
[1:14:25] Moi, je dis souvent aux gens, « Tu travailles un peu dans les finances »,
[1:14:27] Vous savez, la Caisse de dépôt a présentement 717 milliards.
[1:14:31] Ça, c'est le bas de laine des Québécois.
[1:14:33] Et Henri Rensseli, il y a 620 milliards.
[1:14:36] Quand on réunit, c'est 1100 milliards.
[1:14:39] C'est autant qu'un fonds souverain norvégien, que cet argent est parqué.
[1:14:45] Et on dit que d'ici 25 ans, 1000 milliards seraient transférés en héritage à leurs enfants, qu'ils n'en ont pas besoin parce qu'ils ont été aussi éduqués par un système d'éducation qui n'a rien coûté.
[1:14:52] Donc, c'est le temps qu'on refait ça nos écoles.
[1:14:53] Faisons une légionérationnelle de 40 milliards.
[1:14:56] trouvons les bons véhicules financiers efficaces pour ne pas payer trop cher, puis trouvons le véhicule de construction efficace.
[1:15:02] Là, présentement, on est dans des coûts astronomiques, puis il y a des façons de faire.
[1:15:07] Il y a certains partis politiques qui en parlent, où c'est le privé qui construit, garde l'école 5 ans, puis il y a flippe 5 ans plus tard au gouvernement.
[1:15:15] Donc, dans les 5 années qu'il a, il doit corriger tous les défauts.
[1:15:17] Et bien entendu, s'il arrive au juste prix, puis attends, il y a un bonus pour tous les employés.
[1:15:21] Tu sauves 30 % des coûts.
[1:15:23] Est-ce que tu y crois?
[1:15:23] Oui, je crois.
[1:15:25] C'est quel parti qui l'a proposé?
[1:15:28] La CAQ l'a proposé.
[1:15:29] Je pense que le Parti libéral l'a proposé aussi.
[1:15:31] Oui, il va falloir faire des choses autrement.
[1:15:33] Même dans la construction, on peut payer les coûts qu'on paye actuellement.
[1:15:37] Quand l'État gère un projet, les coûts explosent.
[1:15:40] Il faut arrêter de faire ça.
[1:15:41] Il faut être imaginatif.
[1:15:43] Celui qui le construit a la responsabilité de bien faire les choses.
[1:15:46] Vu qu'il garde 5 ans, s'il y a des défauts, il devra les corriger.
[1:15:49] Et ensuite, il le fait pour le gouvernement.
[1:15:50] C'est ça.
[1:15:50] Puis, bien entendu, on peut racheter les écoles avec des taux d'intérêt qui amèneront du rendement pour les fonds de pension.
[1:15:57] Donc, c'est possible.
[1:15:58] Mais le modèle actuel, je vous le dis, il faut l'arrêter, on ne peut plus continuer comme ça.
[1:16:02] Oui, il y a plein de solutions au Québec.
[1:16:04] Il faut changer le paradigme puis la façon dans laquelle on réfléchit.
[1:16:08] Puis au Québec, on s'est enrichi les dernières années.
[1:16:11] Puis là, il faut régler nos problèmes.
[1:16:13] Ce n'est pas un message de gauche, c'est juste...
[1:16:15] C'est qu'à l'époque, j'en ai sage, ce n'est pas de la gauche, c'était...
[1:16:18] On bâtit des écoles, puis on éduque toute la famille.
[1:16:21] Puis c'était un coup de génie.
[1:16:23] Ça a créé une société qui a envie de plein monde, de sa planète.
[1:16:26] Moi, je pense que là, on s'est dit, arrêtons-nous, là.
[1:16:29] Revoyons un peu nos façons de faire, puis soyons plus efficaces.
[1:16:32] Là, maintenant, ce n'est plus une question de milliards, c'est une question d'efficacité.
[1:16:35] On a beau rajouter 10 milliards dans le système de santé, ça ne va rien donner.
[1:16:38] L'éléphant, il va le gober au complet, ça ne va rien changer en bout de ligne.
[1:16:42] Là, il faut augmenter l'efficacité des systèmes.
[1:16:45] L'éternité artificielle va nous aider, les biomarqueurs, c'est des affaires que moi, je me tiens au courant.
[1:16:49] D'ailleurs, je rencontre une compagnie à Montréal la semaine prochaine, où c'est les nouveaux biomarqueurs qui...
[1:16:53] Je ne peux pas le dire, c'est secret.
[1:16:54] Oh my God.
[1:16:54] Parce qu'il y en a sur notre monde, il y en a un autre qui devait être ajouté.
[1:16:57] Ça fait longtemps qu'on l'attend, celui-là.
[1:16:58] Quand je courais, moi, ça m'a repris ça.
[1:16:59] L'Issan vient, c'est créé au Québec par une start-up ici à Montréal.
[1:17:02] J'ai hâte que le balado se termine pour que je puisse poser des questions.
[1:17:05] Oui, c'est ça.
[1:17:05] Je te dirais en secret.
[1:17:07] Oui, c'est ça.
[1:17:08] Pierre, il y avait un élément que je voulais parler aussi avec toi parce que c'est quelque chose qui nous rejoint tous les deux.
[1:17:14] Moi, j'ai eu une vision, une mauvaise vision, vraiment pendant des années.
[1:17:19] Super difficulté à voir au loin, les yeux super secs.
[1:17:22] J'ai fait l'opération, l'ASIC-MD, il y a environ 4 mois.
[1:17:27] Je ne savais pas.
[1:17:28] Oui.
[1:17:28] Tu ne me l'avais pas dit?
[1:17:29] Ça a changé ma vie.
[1:17:30] Ah oui, c'est ça.
[1:17:31] Mais là, après ça, je m'en vais en montagne.
[1:17:32] Initialement, je voulais la faire avant l'Everest, mais j'avais aussi peur de...
[1:17:37] Si jamais il y avait des complications, blablabla, j'avais vraiment peur.
[1:17:41] J'ai attendu après, je suis allée faire l'opération.
[1:17:44] Et depuis, si je suis à moins 40, je n'ai pas besoin de prendre mes verres de contact et de les mettre dans mon down suit.
[1:17:52] Mais ça a changé ma vie.
[1:17:53] Je sais que toi aussi, tu as fait l'opération.
[1:17:56] Comment ça s'est passé pour toi?
[1:17:58] Moi, pourquoi je suis allé, c'est que
[1:18:00] D'abord, c'est quand on remet des lunettes la première fois, on trouve ça, oh, les jaunes.
[1:18:04] Puis le monde dit, ouais, elles sont bien belles tes lunettes.
[1:18:07] Finalement, ça donne un look.
[1:18:08] Pour certaines personnes, ils veulent...
[1:18:10] Mais moi, c'est une béquille parce que moi, je m'entraîne.
[1:18:14] Quand je vais à la piscine, l'hiver, quand il fait froid, la buée.
[1:18:18] Quand ma blonde m'appelle, je ne vais pas sur ma montre, sur mon compteur Garmin, j'ai plein d'informations que je dois connaître.
[1:18:23] Quand je fais une course, je dois connaître, je ne vois rien.
[1:18:25] Je ne voyais rien.
[1:18:27] Fait que bon, là...
[1:18:29] Au début, j'ai acheté des gros compteurs.
[1:18:32] J'ai grossi les chiffres.
[1:18:33] J'avais encore de la misère.
[1:18:34] Mais c'est arrivé, ma grande frustration, parce que moi, j'ai un gravel bike électrique, puis je pars explorer l'arrière-pays, entre Saint-Jean, vers Charlevoix, les Hautes-Gorges.
[1:18:43] Puis je vais quand même assez loin.
[1:18:44] Puis je dois savoir combien il me reste de batterie.
[1:18:46] Mais le chiffre est tellement petit que je ne le vois pas.
[1:18:48] Fait que là, je m'arrêtais, puis je me rapprochais les yeux, puis je me disais, là, c'est assez, là, c'est assez.
[1:18:52] Puis là, ma blonde s'est fait opérer.
[1:18:54] Puis, j'avais la même préhension que les autres.
[1:18:56] Moi, je n'irais pas, je n'ai pas les yeux, il ne faut pas toucher à ça et tout ça.
[1:19:00] Finalement, j'ai vu comment ça s'était passé puis ça allait super bien.
[1:19:04] Donc, ça m'a rassuré un peu, OK?
[1:19:05] Mais je suis comme tout le monde, j'avais peur de me faire toucher dans les yeux parce que...
[1:19:09] Mais moi, ce que je recherchais, c'était l'autonomie.
[1:19:11] Je me suis dit, moi, je commence à vieillir.
[1:19:14] Les yeux, quand les yeux baissent, là, tu as une béquille.
[1:19:17] Mais quand tu fais du sport, c'est une grosse béquille.
[1:19:19] Là, c'est vraiment un problème.
[1:19:21] Donc, je pouvais le corriger par une opération.
[1:19:23] Donc, c'est ça qui m'a poussé à y aller.
[1:19:25] Puis là, j'ai posé une question au chirurgien.
[1:19:26] OK, tu en as fait combien, des lentilles comme moi, là?
[1:19:29] Il m'a dit, « Tu parles-tu de le laser ou de l'entier? »
[1:19:34] « Environ 10 000. »
[1:19:34] « OK, c'est pas la première. »
[1:19:36] « Je t'ai reçu. »
[1:19:37] Puis j'ai posé une deuxième question.
[1:19:39] Insignifiante, mais quand t'as peur, tu poses des questions bizarres.
[1:19:41] J'ai dit, « Est-ce que t'en as déjà posé une à l'envers? »
[1:19:44] Il m'a dit, « Non, jamais. »
[1:19:45] « OK, tu peux m'opérer. »
[1:19:46] Donc, j'étais rassuré par le côté professionnel.
[1:19:50] Puis après, c'était à 24 heures déjà.
[1:19:52] C'est fou, hein?
[1:19:52] Je suis monté faire une conférence à Montréal.
[1:19:54] Je suis revenu, dis OK, là, c'est parti.
[1:19:56] Mais le plaisir, c'est de voir de près.
[1:19:59] Moi, c'est trois focus.
[1:20:00] De près, médium, puis de loin.
[1:20:02] Puis où je vois le gros avantage?
[1:20:04] Moi, je conduis beaucoup le soir.
[1:20:05] Et avant, j'étais fasciqué avec mes lunettes.
[1:20:07] Je les enlevais, puis je me frottais les yeux.
[1:20:09] Et là, maintenant, tu sais, je vois de proche, je vois de loin.
[1:20:12] Je vois mes compteurs, je vois de l'information dans mon auto.
[1:20:14] Et je vois de loin.
[1:20:15] Donc, je...
[1:20:15] Je dis aux gens, mes yeux c'est réglé parce que ça dure 100 ans la lentille.
[1:20:20] Ils m'ont même dit que je pouvais donner un héritage à mes enfants.
[1:20:23] Mais quand mes oreilles vont baisser, pour l'instant ce n'est pas le cas, il y a aussi des outils.
[1:20:29] Moi ce que je veux c'est garder mon autonomie parce que le reste je m'en occupe.
[1:20:33] Le moteur, cardio-respiratoire, musculaire, ça, je m'en occupe très bien.
[1:20:37] Mais il y a des éléments que je n'ai pas de contrôle.
[1:20:39] Puis là, aujourd'hui, on nous sort des outils qui nous permettent de garder cette autonomie puis rester efficace.
[1:20:44] Moi, c'est ça que j'ai vécu, donc l'efficacité.
[1:20:47] Puis aujourd'hui, j'en suis très content.
[1:20:50] Puis je dis aux gens, il n'y a pas peur, ça se passe bien.
[1:20:53] Ça s'est tellement bien passé.
[1:20:54] C'est drôle?
[1:20:54] Cinq minutes.
[1:20:56] 5 minutes l'opération.
[1:20:58] Ça fait un peu peur au début, mais finalement, moi, c'est drôle parce que j'ai fait l'opération tout de suite après, genre quelques semaines après avoir atteint le sommet.
[1:21:05] Puis après avoir atteint le sommet du monde, ce que j'ai remarqué, c'est que mon niveau de stress relatif avait vraiment diminué.
[1:21:13] Tu sais, des éléments qui me stresseraient normalement, c'est comme si j'étais comme, je ne peux pas me
[1:21:17] de mourir de ça.
[1:21:17] C'est comme, il y a pas...
[1:21:19] Exact.
[1:21:20] Je banalisais beaucoup de choses, mais finalement, lors de l'opération, on me demandait, est-tu stressée?
[1:21:25] Finalement, il s'occupait tellement bien de moi, c'était tellement bien structuré que mon heart rate, ma fréquence cardiaque n'est jamais montée en haut de 40.
[1:21:33] OK.
[1:21:34] Jamais.
[1:21:35] Puis, j'ai aussi sauté en bas de mon avion, puis c'est aussi pas monté en haut de 40.
[1:21:38] Ah!
[1:21:39] Je suis comme, OK, je pense que c'est un petit peu...
[1:21:41] Je ne sais pas si c'est normal, mais bon.
[1:21:44] Ça change une vie.
[1:21:45] Parce que moi, mes yeux, j'en ai besoin.
[1:21:46] Vraiment pour...
[1:21:48] Je passe dans un bureau, puis je ne fais rien.
[1:21:49] Je n'ai rien contre les gens qui font comme travail.
[1:21:53] Mais moi, je suis en déplacement tout le temps.
[1:21:55] Je travaille le soir.
[1:21:56] Comme hier, je suis arrivé à 11 h.
[1:21:58] J'étais à Québec.
[1:21:59] Tu fais une conférence.
[1:22:00] Là, tu joues pas ton ordinateur.
[1:22:02] Tu cherches tes lunettes.
[1:22:03] D'ailleurs, je les mets dans mes poches puis j'en cassais trois paires par année.
[1:22:06] La dernière paire, j'ai été allé au Canadien.
[1:22:07] Je me suis assis sur mes lunettes.
[1:22:10] Le verre est parti.
[1:22:10] Je cherchais mon verre partout.
[1:22:12] Donc, c'est assez.
[1:22:14] C'est assez.
[1:22:15] OK.
[1:22:15] Écoute, merci, Pierre, pour ton partage.
[1:22:19] J'ai une petite...
[1:22:22] Ce livre-là que tu vois à ta droite, c'est le livre Umea.
[1:22:25] Puis les gens qui viennent au balado maintenant vont pouvoir le signer.
[1:22:28] Puis je recueille la phrase qui t'inspire et qui te motive à tous les jours, qui te guide.
[1:22:34] C'est quoi cette phrase pour toi?
[1:22:36] L'inconfort nous rend plus forts.
[1:22:38] J'adore.
[1:22:39] Ça a tout le temps été mon trait de marque.
[1:22:40] Puis je disais aux gens, vous savez, quand on court un marathon, puis qu'on était capable de courir, bien, il faut marcher.
[1:22:47] Quand on est incapable de marcher, il faut ramper.
[1:22:50] Parce que même en rampant, 42 km, tu finis par traverser la ligne si tu n'abandonnes pas.
[1:22:55] La persévérance, ça se développe dans la difficulté.
[1:22:59] À chaque fois que tu vas vivre quelque chose de difficile, tu vas grandir.
[1:23:02] Quand tu fais ça toute ta vie, un jour, tu atteins le sommet.
[1:23:04] Tu ne montres pas de question.
[1:23:05] Comment est-ce qu'elle a fait pour se rendre en haut de la montagne?
[1:23:07] On regarde ta vie.
[1:23:08] C'est une signe d'inconfort.
[1:23:10] rien ne se fait dans la facilité.
[1:23:13] Puis à chaque fois qu'il y a un défi, puis je dis aux gens même, recherchez-les, les défis.
[1:23:17] Attendez-les pas.
[1:23:18] Il faut les challenger.
[1:23:20] Il faut les initier, en fait, ces défis.
[1:23:22] Puis n'ayez pas peur.
[1:23:23] Puis le pire, c'est que vous ne réussirez pas, mais vous allez grandir.
[1:23:26] Puis quant à cette approche, en disant, je me donne le droit de l'échec, ça fait partie du processus.
[1:23:32] Bien, c'est ça.
[1:23:32] Donc, l'inconfort nous rend plus forts.
[1:23:33] C'est arrivé, on était au 1000 km en 2013 et on a 1000 km à faire.
[1:23:40] Il pleut.
[1:23:41] On part, il pleut.
[1:23:43] Sans arrêt.
[1:23:44] Donc, on arrive à Québec, c'est la bouc.
[1:23:46] Donc, il s'ajoute 5000 cyclistes puis il pleut.
[1:23:49] Ça fait deux jours qu'il pleut.
[1:23:49] Il n'a pas arrêté de pleuvoir.
[1:23:52] Les cyclistes sont là, à pluie battante.
[1:23:53] Il y a un vent qui arrive du fleuve.
[1:23:55] On était sous le bord de Champlain.
[1:23:57] Là, j'ai pris le micro.
[1:23:58] Vous savez, vous allez vous en rappeler toute votre vie cette rendez-là, parce qu'elle n'est pas facile.
[1:24:03] N'oubliez jamais que l'inconfort nous rend plus forts, nous rend toujours plus forts.
[1:24:07] Puis, vous savez que j'avais perdu mes enfants, ils comprenaient tout le sens.
[1:24:11] Puis, tout le monde l'a repris par la suite.
[1:24:12] Je me suis le fait rappeler.
[1:24:13] Puis, il y a plus 850 kilomètres sur 1000 kilomètres.
[1:24:18] Donc, après, quand on faisait d'autres antennes, on a connu pire.
[1:24:22] On a déjà connu 850 kilomètres depuis.
[1:24:24] C'est vrai, ça vient une partie.
[1:24:25] Tout est relatif.
[1:24:27] Moi, je dis à mes amis, les premières années, quand on s'entraînait pour le 1000, parce qu'il y en a plein qui s'inscrivaient, puis là, on arrivait à se dire, OK, on fait une sortie, là.
[1:24:33] On s'en va au Costco.
[1:24:35] Demain, départ à 10 heures.
[1:24:36] Là, moi, je vais à la météo.
[1:24:37] Et moi, tu sais.
[1:24:38] Là, j'arrive là-bas, appelle mes chums.
[1:24:40] Faites quoi?
[1:24:41] Ah, bien, il pleut.
[1:24:42] Non, c'est parce que ça peut arriver qu'il pleuve pas au jour.
[1:24:45] Si vous sortez seulement quand il fait beau, vous avez vos grands défis, vous n'aurez pas de fun.
[1:24:49] Il faut sortir quand il pleut, ça fait partie du processus.
[1:24:52] Mais c'est commencer à préparer les gens.
[1:24:55] Quand il fait froid, quand il pleut, sortez, allez-y, préparez-vous, parce que ce ne sera pas toujours facile.
[1:25:02] C'est comme ça.
[1:25:02] Il faut s'entraîner à être dans des conditions imparfaites, justement.
[1:25:06] Ça travaille notre résilience.
[1:25:07] En ultra-trail, c'est souvent ça qu'on fait.
[1:25:09] On se met dans des conditions où nos jambes sont complètement cassées, brûlées, on est épuisé.
[1:25:15] Mentalement, ça ne nous tente pas.
[1:25:16] On n'a pas assez dormi.
[1:25:18] Les conditions sont toutes imparfaites.
[1:25:19] Mais pourquoi on y va?
[1:25:20] C'est justement pour être sûr que quand, ultimement, on arrive...
[1:25:24] Dans une situation, que ce soit en compétition ou dans la vie, on les a, les outils.
[1:25:29] C'est dans notre back pocket.
[1:25:30] Puis, on n'a même pas besoin de travailler notre mental.
[1:25:33] C'est un acquis.
[1:25:34] On sait qu'on est capable, no matter what.
[1:25:35] C'est moi, je disais que c'est à deux jeunes qui ont le même défi devant eux.
[1:25:39] Il y en a un qui voit la vrice, puis l'autre, il voit un pas par-dessus.
[1:25:43] Donc, ça dépend de ton vécu.
[1:25:44] C'est bien dit.
[1:25:45] C'est vraiment ça.
[1:25:46] Donc, vos enfants, quand vous les surprotégez,
[1:25:49] Quand vous avez peur pour eux, quand vous les empêchez de monter une montagne, de grimper dans un arbre ou de faire un défi, vous les prenez mal à la vie.
[1:25:57] Donc, ce n'est pas ça, la vie.
[1:25:59] La vie fait des preuves de défis et de changements.
[1:26:02] Puis ça, on se conditionne à ça.
[1:26:03] Moi, aujourd'hui, est-ce que je suis un chêne avec des racines solides qui durent à faire tomber?
[1:26:07] Oui.
[1:26:08] Parce que chaque racine a été créée dans un moment pas fun.
[1:26:12] Puis ça a juste un arbre beaucoup plus solide.
[1:26:14] Puis tu peux me marrer du vent.
[1:26:15] Pas trop de problème avec ça.
[1:26:17] Je fais souvent un parallèle entre la vie et la montagne, à savoir que nos prochains défis, c'est souvent, c'est quoi notre prochaine montagne, c'est quoi notre prochain sommet.
[1:26:27] Toi, Pierre, en concluant, c'est quoi ton prochain sommet?
[1:26:31] Mon prochain sommet, c'est vraiment ce travail-là de faire le temps d'arrêt, parce que ça fonctionne.
[1:26:35] Je vais me mettre au moins quatre ans au travail pour réaliser le processus.
[1:26:40] Au travail bénévole.
[1:26:41] Dans la bécote, j'ai été sept ans bénévole.
[1:26:43] Ça me fait rabousser un kilomètre à l'âge.
[1:26:45] Mais ça va être pareil.
[1:26:45] C'est un don de moi.
[1:26:46] Et ça, ça va être un gros travail.
[1:26:47] Après...
[1:26:49] ce sera de continuer à m'exprimer, puis de guider, parce que vous allez prendre ma place.
[1:26:55] Puis je vais toujours être là.
[1:26:56] Vous allez me faire venir. «
[1:26:57] Pierre, on aimerait ça. »
[1:26:58] Oui, je vais être là pour le départ, garder ma forme physique, puis continuer à être actif, puis être cohérent avec ce que j'ai dit depuis des années.
[1:27:04] C'est parce que
[1:27:05] Pourquoi je disais ça?
[1:27:05] Je disais que votre paie va arriver après.
[1:27:08] Vous allez être en qualité de vie.
[1:27:11] Vous allez être vieux et en santé.
[1:27:14] C'est ce qu'on recherche.
[1:27:16] Donc, j'ai hâte de le vivre.
[1:27:18] Mon prochain défi, c'est de vivre sur le terrain.
[1:27:21] C'est une nouvelle génération qui a pris le volant et qui amène le véhicule.
[1:27:27] Je veux assister de mon vivant.
[1:27:29] Tout simplement.
[1:27:31] Ce qui était mon rêve il y a 20 ans.
[1:27:33] Je lui ai assisté mon vivant.
[1:27:34] C'est pour ça que je m'organise pour vous faire longtemps, mais je suis impatient.
[1:27:38] C'est quand même impatient.
[1:27:39] C'est vraiment beau.
[1:27:40] Mais je trouve que tout ton discours, il représente exactement ce que c'est du leadership bienveillant.
[1:27:46] Parce que moi, après notre discussion qu'on a eue ensemble, on est allé prendre un café ensemble.
[1:27:50] Puis par la suite, j'ai continué, je veux dire, on a échangé ensemble.
[1:27:54] Puis encore une fois, la discussion qu'on a ce matin...
[1:27:57] Cette discussion-là me donne tellement de vent dans les voiles pour les prochaines étapes.
[1:28:04] Je sais que ça va être le cas pour tout le monde qui va t'écouter à leur façon.
[1:28:09] J'ai l'impression que tu nous donnes énormément d'énergie, de moyens aussi pour réaliser cette mission-là qu'on a commune et qui est vraiment bienveillante.
[1:28:20] Merci.
[1:28:21] Merci beaucoup.
[1:28:22] C'est moi qui t'en remercie.
[1:28:23] OK, bien, je t'aurais gardé avec moi pour genre trois heures encore, mais...
[1:28:28] Tu vas aller faire du vélo.
[1:28:29] Oui, c'est ça, c'est du vélo.
[1:28:30] Merci beaucoup, Pierre.
[1:28:32] Vraiment gentil.
[1:28:33] Ça m'a fait plaisir.
[1:28:34] Merci à LASICMD d'avoir rendu cet épisode possible et de nous permettre de voir la vision autrement.
[1:28:40] Merci à Sublime de soutenir cette belle saison d'Umea.
[1:28:44] Pour découvrir leur culotte menstruelle, utilisez le code PROMOUMEA15 pour profiter de 15 % de rabais.

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