# Sara Parker & Guillaume Beland — Flag football : de sport émergent aux Jeux olympiques 2028

An episode of [UMEA | Le Balado](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1869986285), 5 May 2026, 1 h 53 min.

Audio: https://episode.flightcast.com/01KMXPNBYQAD6BESW6J60KED44.mp3

Dans cet épisode du balado umea, je reçois Sara Parker et Guillaume Beland — deux athlètes de Team Canada en flag football, un sport en pleine explosion qui fera son entrée aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Sara a évolué au niveau universitaire à Concordia, remporté des tournois internationaux aux États-Unis, monté sur le podium des World Games en Chine, et récemment contribué à qualifier Team Canada pour les championnats du monde 2026 à Düsseldorf après une performance marquante au Panama. Guillaume vient du football contact avec un parcours universitaire à McGill, évolue comme demi-défensif avec Team Canada, et incarne la transition entre le football traditionnel et le flag football. On plonge dans un sport encore sous-estimé, mais à la veille de changer complètement de dimension. On parle de la différence entre le flag et le football contact, de pourquoi le flag n'est absolument pas « juste plus facile », de la stratégie, de l'agilité, de la vitesse, et de cette communauté passionnée qui a bâti le sport de A à Z. Dans cet épisode, on explore : • Qu'est-ce que le flag football — les règles, le terrain, les positions, et pourquoi c'est un sport complètement différent du football contact • Pourquoi les femmes dominent le flag football — et comment l'équipe féminine canadienne est devenue une puissance mondiale • La communauté incroyable qui a bâti le flag au Québec — des ligues civiles comme Flag Plus aux programmes universitaires créés de toutes pièces • L'annonce olympique en 2024 — le moment où tout a changé pour les athlètes de flag • Le processus de qualification pour les Olympiques 2028 — les continentaux, les championnats du monde, et pourquoi tout se joue maintenant • Le débat pro versus flag — pourquoi les joueurs de la NFL ne peuvent pas simplement débarquer et dominer, et ce que la game entre Team USA et les pros a prouvé • Comment Team Canada masculin a battu Team USA pour la première fois en huit ans — et pourquoi c'était un moment historique • La médaille de bronze aux World Games en Chine — une expérience olympique avant les Olympiques • La finale controversée au Panama — comment l'équipe féminine s'est retrouvée avec l'argent après une tempête qui a empêché la deuxième demie de se jouer • Le partenariat avec Nike — comment trois équipes nationales seulement ont été choisies pour représenter la marque • Les camps d'entraînement à San Diego — l'Olympic Training Center, le support, et ce que ça change dans la préparation • Comment s'entraîner pour le flag — musculation, track, agilité, stratégie, et pourquoi la vitesse de réflexion est aussi importante que la vitesse physique • Les sacrifices financiers — comment les athlètes paient de leur poche pour voyager, s'entraîner, et représenter le Canada • Pourquoi il faut plus de financement — et comment les entreprises peuvent supporter Team Canada • Comment commencer à jouer au flag — les ligues civiles, les divisions pour tous les niveaux, et pourquoi c'est un sport accessible à tous • La passion, la résilience, et la gratitude — pourquoi Sara et Guillaume incarnent cette génération d'athlètes qui refusent de choisir entre ambition et humanité Sara et Guillaume parlent avec une passion contagieuse de ce sport qui les a transformés, de cette communauté qui les a portés, et de ce rêve olympique qui est à portée de main. Ils nous rappellent que le flag football, ce n'est pas du football contact sans contact — c'est un sport à part entière, stratégique, explosif, inclusif, et en pleine ascension. Un épisode pour tous ceux qui veulent découvrir un sport en pleine explosion, qui croient que la passion et la résilience valent plus que n'importe quel budget, et qui rêvent de voir le Canada monter sur le podium olympique en 2028.

## Transcript

[0:00] Aujourd'hui au balado UMEA, on plonge dans un sport en pleine explosion, encore sous-estimé,
[0:06] mais à la veille de changer complètement de dimension avec son entrée aux Jeux olympiques à LA en 2028.
[0:12] Je reçois Sarah Parker et Guillaume Belland. On parle de flag football.
[0:18] Sarah, elle a évolué au niveau universitaire à Concordia, elle a remporté des tournois internationaux,
[0:23] notamment aux États-Unis, elle a monté sur le podium des World Games en Chine
[0:27] et plus récemment, elle a contribué à qualifier Team Canada pour les championnats du monde 2026 à Dusseldorf,
[0:34] Dusseldorf, je vais y arriver, après une performance marquante au tournoi continental du Panama.
[0:39] Et Guillaume, de son côté, il vient du football contact avec un parcours universitaire à McGill puis des championnats nationaux.
[0:45] Il évolue depuis plusieurs années avec Team Canada en flag où il joue comme demi-défensif,
[0:51] en plus d'être très impliqué au niveau collégial comme coach et son parcours,
[0:57] il est vraiment intéressant parce qu'il incarne bien la tension entre le football traditionnel et le flag football.
[1:04] Vous comprendrez que je ne viens pas du monde du flag football et donc que je vais poser des questions très, très basic.
[1:12] D'abord, afin de revenir à la base, c'est quoi vraiment le flag football?
[1:17] On parle de la différence évidemment avec le football traditionnel, puis c'est quoi le plus grand mythe à savoir?
[1:23] Est-ce que le flag football, c'est juste que c'est plus facile?
[1:27] C'est sans contact?
[1:28] Bon, bref, vous comprendrez que ce n'est tout à fait pas le cas.
[1:32] Mais on parle ensuite vraiment plus de préparation, de science du sport, d'entraînement,
[1:39] puis surtout de l'évolution fulgurante du flag au Québec, au Canada, à l'international.
[1:45] On aborde aussi le processus de qualification vers les Jeux olympiques, la réalité des équipes nationales,
[1:51] les différences entre les hommes et les femmes parce que c'est un sport qui est, le flag football,
[1:57] mené du côté féminin, puis je trouve ça quand même vraiment intéressant.
[2:01] Donc, on l'aborde avec Sarah et Guillaume, puis on parle aussi de la pression qui vient avec cette nouvelle visibilité-là,
[2:08] ce que ça change concrètement dans leur quotidien d'athlète.
[2:12] Puis pour ceux qui écoutent puis qui veulent se lancer, on parle de où commencer, à qui ça s'adresse,
[2:18] puis pourquoi le flag est aujourd'hui l'un des sports les plus accessibles, mais aussi les plus stratégiques.
[2:23] Donc, une conversation sur la performance, oui,
[2:26] mais sur un sport qui est en train de s'écrire et sur ceux et celles qui sont très hot et qui en façonnent l'avenir.
[2:33] Vous allez voir une conversation des plus inspirantes et avec des individus très, très, très éloquents.
[2:39] Donc, j'arrête de parler et je vous laisse écouter ce très excellent épisode.
[2:46] Bonne écoute!
[2:48] Bien, premièrement, je ne connais absolument rien au sport d'équipe.
[2:50] Comme je vous disais, je ne viens pas de ce milieu-là, puis je sais qu'il y a beaucoup de monde du balado huméen,
[2:56] j'écoute, qui ne connaissent pas beaucoup le flag ou encore qui en entendent parler
[2:59] puis qui se posent aussi probablement plein de questions.
[3:02] J'aurais fait une intro au début du balado pour vous présenter quand même,
[3:05] mais genre, l'objectif, c'est peut-être démocratiser le flag puis parler de ce sport qui est en émergence,
[3:11] mais aussi qui a comme plein de rapports vraiment intéressants.
[3:15] Nouveau sport aux Olympiques, la dualité entre l'équipe féminine et masculine,
[3:22] c'est quand même des... bien, je pense que je ne connais pas un sport qui a ce même...
[3:26] genre de... l'équipe féminine est aussi forte, si on peut dire.
[3:31] Fait que, bien, voilà.
[3:34] Bien, commençons.
[3:35] Sarah, est-ce que ça te tente de te présenter vite, vite pour ceux qui ne te connaissent pas?
[3:39] Oui. Je m'appelle Sarah Parker.
[3:41] Je suis la carrière de l'équipe nationale féminine de flag football.
[3:46] Puis je joue au flag depuis ma première année du secondaire, donc en secondaire 1.
[3:51] Ce n'était vraiment pas mon sport principal au départ,
[3:53] étant donné que ce n'était pas le sport le plus possible pour moi.
[3:56] C'était le sport le plus populaire qui avait le plus d'opportunités de développement, mettons.
[3:59] Puis j'ai grandi avec le sport, pour vrai.
[4:02] Au fur et à mesure que les opportunités se présentaient, je les prenais.
[4:05] Puis aujourd'hui, à 26 ans, je pratique encore le flag.
[4:10] Puis je suis contente aussi de le représenter au niveau national
[4:13] puis d'avoir la chance de peut-être rêver à des Jeux olympiques.
[4:17] C'est vraiment quelque chose que je ne pensais jamais pouvoir imaginer quand j'ai commencé à 13 ans.
[4:22] Oui, c'est fou, hein?
[4:24] Puis on va en reparler, justement, des Jeux olympiques.
[4:26] Parce que c'est quand que vous avez su la nouvelle que le flag allait être un sport aux Olympiques?
[4:33] En 2024, on l'a appris.
[4:36] OK. Est-ce que c'est une grande surprise ou vous vous en doutiez?
[4:39] Il y a quand même eu beaucoup de discussions par rapport à ça dans le passé, dans le fond.
[4:45] On avait quand même une bonne idée que ça allait se concrétiser,
[4:49] mais le moment que je l'ai su, j'étais assise chez moi à la table à manger avec ma famille
[4:56] puis surplus d'émotions, c'était comme fou de...
[4:59] Ah, c'est malade.
[5:00] Oui, c'était...
[5:01] Toute ta famille est dans...
[5:02] Bien, j'imagine, super investie avec toi au niveau du flag?
[5:05] Oui.
[5:06] Ce n'étaient pas des athlètes de football.
[5:09] Ils ne connaissaient pas grand-chose du flag.
[5:10] Ils ont vraiment appris à jouer avec moi, bien, avec ma carrière de flag à moi.
[5:17] Puis super investie maintenant, c'est leur vie.
[5:20] Ma mère regarde les stats en ligne de la Ligue Flag Plus.
[5:24] Moi aussi.
[5:25] Elle connaît...
[5:25] Oui.
[5:26] Moi aussi, j'essaie, en tout cas.
[5:28] Oui.
[5:28] Il faut l'investir maintenant.
[5:29] C'est une fan de foot, la NFL, la NCAA, la Ligue universitaire de tackle, le flag.
[5:35] Malade.
[5:35] Oui, elle s'intéresse partout maintenant.
[5:37] Cool.
[5:38] Bien, on va revenir à tout ça, Guillaume, si tu as envie de te présenter.
[5:42] Guillaume Bélange, je suis demi-défensif pour l'équipe nationale canadienne masculine.
[5:46] Ça va faire...
[5:47] Là, c'est la quatrième année que j'ai la chance d'être sur le programme.
[5:51] Au tout début de ça, c'est que ça a commencé après ma transition du contact, justement, à McGill.
[5:56] Après la transition flag.
[5:58] Ma sœur faisait déjà partie de l'équipe nationale alors qu'elle était beaucoup plus jeune.
[6:03] Puis, ce n'était pas un sport tout à fait encore très populaire.
[6:05] Elle commençait avec le Fleur-de-Lys, qui était une équipe composée magistralement de filles de Montréal et du Québec en général.
[6:12] Fait que c'est sûr qu'à travers tout ce développement-là et son parcours, c'était cool de l'avoir allé.
[6:15] Puis, j'étais proche déjà du monde du flag.
[6:18] Fait que la transition s'est faite super naturellement pour moi.
[6:20] Puis, j'ai eu la piqûre mon premier match, honnêtement.
[6:24] Ah oui.
[6:25] Puis, ça a été comment?
[6:26] Cette transition-là entre le flag, entre le foot, puis avec contact et le flag.
[6:31] Originalement, c'était que pour le plaisir.
[6:34] C'était pour retrouver, tu sais, c'est deux sports qui se ressemblent.
[6:36] C'est une personne qui va le nier.
[6:38] C'est du footwork, des jeux de pied qui se ressemblent.
[6:42] Même pour un receveur, pour un demi-défensif, un quart arrière, etc.
[6:45] C'est le même objectif.
[6:46] C'est à travers un football, c'est de se rendre dans la zone des buts adverses.
[6:51] Originalement, c'était bon, le football, le contact, c'est fini.
[6:54] Je peux faire d'autres choses.
[6:54] On va se mettre au flag.
[6:55] Ma sœur est déjà dedans.
[6:56] C'est cool, je vais pouvoir jouer avec elle.
[6:57] Puis, avec mes amis qui avaient déjà fait de la transition aussi.
[7:00] Puis, j'ai rencontré une gang de gars qui sont aujourd'hui dans mes meilleurs amis.
[7:04] Puis, qui vont le rester pour le reste de mes jours.
[7:06] Ça fait qu'avec les Braves, on a fait plein de choses.
[7:07] Des tournois nationaux, des tournois aux États-Unis.
[7:10] Flag Plus, évidemment, qui a fait une grande partie aussi dans nos vies.
[7:14] Juste parce qu'en termes de volume, on joue beaucoup au flag avec cette ligue-là.
[7:19] Ça fait que cette transition-là, oui, c'est faite rapidement.
[7:21] Mais après ça, de dire, je me vois prendre ça plus au sérieux.
[7:26] Juste participer à des tournois puis commencer à les gagner, ces tournois-là.
[7:29] Pas juste être là pour le fun puis la bière.
[7:31] Mais de dire qu'on veut avoir une équipe qui performe.
[7:34] Puis après ça, de gagner les nationaux.
[7:35] Puis, gagner les nationaux à cette époque-là, ça voulait dire représenter le Canada en tant qu'équipe nationale.
[7:40] Pendant un an, tu avais comme les droits sur l'équipe.
[7:43] Mais vous n'étiez pas à ce moment-là qualifié comme une équipe.
[7:45] Ce n'était pas genre Team Canada à ce moment-là, ou ce l'était?
[7:48] Ce l'était.
[7:48] OK.
[7:49] Ce l'était, mais tu sais, quand tu regardes une équipe nationale d'un sport,
[7:52] tu te dis que c'est les meilleurs de partout à travers le pays.
[7:54] Hum-hum.
[7:55] T'es sélectionné de manière, tu sais, comme objective.
[7:57] De dire, lui est plus talentueux qu'un autre.
[8:00] On fait une équipe qui, ensemble, a une chemistry.
[8:03] Excusez-moi l'anglicisme.
[8:05] C'est correct.
[8:05] Puis après ça, on envoie cette équipe-là faire les tournois à l'international.
[8:09] Comment Football Canada fonctionnait dans ce temps-là, c'était, on fait un tournoi.
[8:13] Toutes les équipes locales de chaque région du Canada s'affrontent.
[8:17] Puis l'équipe qui gagne représente le pays pendant un an.
[8:20] Jusqu'au prochain tournoi, parce que là, s'il y a une nouvelle équipe qui gagne,
[8:23] bien là, il change des représentations.
[8:26] Fait que, oui, on était la meilleure équipe au pays.
[8:28] Puis oui, c'était selon les règles, nous autres qui représentait le Canada.
[8:31] Puis c'était cool.
[8:32] Puis ça a bien été.
[8:32] On a quand même bien performé.
[8:34] Mais après ça, tu te dis, on avait une gang de chums, originalement,
[8:37] qui aimaient le flag football, qui participaient, qui étaient performants, super bons.
[8:41] On arrivait à compétitionner contre des équipes nationales
[8:42] qui, eux, avaient un actuel programme de try-out national,
[8:46] des coachs nationaux, des programmes d'entraînement, de préparation, etc.
[8:49] Fait qu'on est venus de loin, en tant que programme.
[8:54] Oui.
[8:55] Et Football Canada, aussitôt que, mettons, les enjeux étaient un peu plus gros,
[9:01] tu sais, là, on parle des Olympiques,
[9:02] fait qu'il faut vraiment avoir une bonne sélection,
[9:05] d'avoir les meilleurs individus au pays dans la même équipe
[9:08] pour essayer de donner la meilleure chance possible au pays de se qualifier.
[9:12] Étant donné que c'est ça, le sport a pris de l'ampleur, a pris du sérieux,
[9:16] c'était plus devenu une équipe qui gagne un tournoi, qui se qualifie.
[9:21] Du côté féminin, j'avais gagné le championnat canadien,
[9:25] en 2024, puis la victoire, elle a été d'un point.
[9:28] Fait que c'est un point décisif qui fait en sorte que
[9:31] 12 filles d'une équipe représentent le pays l'année d'après au championnat du monde
[9:38] versus l'autre équipe qui a perdu par un point.
[9:41] Ça a soulevé quand même beaucoup de doutes,
[9:43] parce que ça veut dire que les filles qui sont là,
[9:45] ce n'est pas nécessairement les meilleures filles.
[9:48] Fait que c'est sûr que de ce côté-là aussi, c'est difficile,
[9:50] parce que le pays au complet va regarder la performance de l'équipe
[9:54] à la Coupe du monde.
[9:55] Puis il va se dire, bien, ce n'est pas les meilleures filles qui sont là.
[9:59] Est-ce que c'est les meilleures qui peuvent nous représenter ou pas?
[10:02] Puis là, l'année suivante, c'est là qu'ils ont développé vraiment le programme de performance.
[10:06] Ou est-ce qu'ils font un camp d'identification dans chacune des provinces,
[10:11] sélectionnent les 50 meilleures au pays pour un dernier camp de sélection.
[10:15] Puis par la suite, il y a 24 filles qui sont sélectionnées,
[10:18] 12 qui voyagent, puis 12 qui font partie de la relève,
[10:21] qui s'entraînent avec l'équipe nationale, dans le fond, à l'année longue.
[10:25] Pour essayer de développer le plus de joueuses possible,
[10:28] puis se donner la meilleure chance possible de, un, qualifier le pays,
[10:31] puis aussi de gagner une médaille olympique en 2028.
[10:33] C'est fou tout ça!
[10:34] OK, gang, on est allé genre super creux,
[10:37] puis j'ai envie qu'on revienne un peu juste à la base,
[10:39] pour vraiment ceux qui ne comprennent pas,
[10:41] c'est quoi la différence entre le flag football et le football?
[10:43] C'est quoi la différence, genre, majeure?
[10:46] Oui, bien, je peux parler de la transition que j'ai faite en 2021 puis 2022.
[10:50] Tu sais, c'est deux sports qui se ressemblent énormément.
[10:53] Ça, on ne peut pas se le cacher.
[10:55] Mais niveau physique, niveau stratégie, c'est complètement différent.
[11:00] Puis là, je sais qu'on va en parler plus tard,
[11:02] mais en fin de semaine, il y a eu la meilleure démonstration
[11:06] de pourquoi c'est deux sports différents.
[11:08] Parce que tu as pris, dans les meilleurs joueurs NFL,
[11:10] je comprends que ce n'était pas le line-up parfait,
[11:13] mais tout de même, il restait des joueurs très, très, très bons
[11:16] qui faisaient ces deux équipes-là,
[11:18] contre l'équipe nationale américaine de flag football.
[11:21] Puis ce qu'on a pu observer...
[11:24] C'est quand même, je suppose,
[11:24] mais c'est quand même vraiment créatif d'avoir fait ça.
[11:27] Est-ce que c'est pour les codes d'écoute?
[11:28] C'était pourquoi qu'ils ont fait ça?
[11:30] D'une part, oui, mais de l'autre, ce débat-là, pro,
[11:34] puis je mets des quotations-marks, des guillemets autour du terme pro,
[11:37] parce que je pense qu'à un certain niveau,
[11:39] les athlètes de flag deviennent, surtout du côté des filles
[11:41] qui sont rendues aux World Games, c'est pas n'importe quoi.
[11:44] Oui, je pense que je mets des quotations-marks autour du mot pro,
[11:47] mais CFL, NFL, par exemple, le débat existe depuis quand même longtemps.
[11:51] Où est-ce que c'est?
[11:52] Arrivent les Jeux olympiques de 2028,
[11:54] qui va prendre, qui va faire l'alignement?
[11:57] Est-ce que c'est ces gars-là qui gagnent leur vie à faire ça,
[12:01] qui passent leur temps à préparer leur corps,
[12:03] puis à jouer professionnellement au football?
[12:05] Puis on l'a dit, c'est un sport qui se ressemble,
[12:06] fait comme inévitablement, certaines personnes pourraient penser
[12:09] qu'ils vont prendre la relève, arrivant en 2028.
[12:12] Puis c'est aussi un commentaire qu'il y avait quand même souvent,
[12:15] genre dans les podcasts de flag.
[12:17] Je voyais des reels que tu partageais aussi,
[12:19] puis c'est genre dit haut et fort,
[12:21] « Hé, attention, les gars de Team Cannes ou les gars de Team USA,
[12:24] les gars de NFL s'en viennent ou CFL s'en viennent. »
[12:27] C'est ça. Rapidement, pour répondre à ta question,
[12:29] pourquoi ils ont fait l'événement,
[12:30] un, les codes d'écoute, je pense que pour des influenceurs,
[12:33] comme Logan Paul était là, puis I Show Speed était là,
[12:35] puis c'est pas des gars de football,
[12:37] mais ils ont inclus ces gens-là pour amener leur communauté.
[12:40] Tom Brady était là, sa carrière après la NFL, c'est quoi?
[12:44] Bien, je pense qu'ils se mettent à faire plus de choses comme ça.
[12:48] Ils ont amené une brand aussi avec eux pour créer cet événement-là.
[12:52] Fait que oui, les codes d'écoute.
[12:53] Deux, je pense qu'il y a...
[12:54] Hector, il voulait aussi croire qu'il arriverait à les battre,
[12:58] puis de dire, « Bien, point proven, les gars d'NFL,
[13:02] les gars pros vont probablement prendre la place. »
[13:05] C'est pas ça qui est arrivé.
[13:06] Puis je pense que c'est la meilleure chose qui pouvait arriver
[13:07] pour le sport, pour la communauté de flag.
[13:10] Maintenant, je pense que le narratif autour de ce débat-là,
[13:13] puis je suis content d'avoir une plateforme pour en parler,
[13:16] puis j'espère que du côté canadien, de la frontière,
[13:19] puis du côté canadien de ce débat-là,
[13:20] on est capable de changer le narratif,
[13:22] parce que c'est pas pro versus...
[13:24] flag, puis j'aimerais ça que tout le monde,
[13:25] on peut se mettre dans le même bassin, puis dire,
[13:28] comment est-ce qu'on fait pour bâtir la meilleure équipe canadienne,
[13:31] gars et filles, pour qualifier, un, le Canada aux Olympiques,
[13:35] puis deux, aller aux Olympiques, puis gagner l'or.
[13:37] Puis si on continue d'avoir ce débat-là,
[13:38] puis de dire, bien, c'est deux communautés séparées,
[13:41] puis ça va être soit une équipe NFL, CFL, U-Sport, NCAA,
[13:45] ou une équipe de flag,
[13:47] un peu comme on parlait au début du programme de Football Canada,
[13:50] où est-ce que c'était une équipe régionale,
[13:51] puis on oubliait tout le reste du Canada,
[13:54] ça donnait pas la peine d'avoir un vrai processus.
[13:57] Il est encore temps, là, puis comme il est encore temps,
[13:59] genre peut-être il nous reste quelques mois pour prendre la décision,
[14:02] mais les Olympiques arrivent vraiment vite.
[14:04] Fait que s'il y a des athlètes professionnels,
[14:07] CFL, NFL, NCAA, puis encore U-Sport, même au cégep,
[14:11] qui soit, un, sont des athlètes de faux contacts retraités,
[14:14] ou des gens qui pensent à faire la transition,
[14:16] puis qui veulent faire les Olympiques,
[14:17] faut pas attendre pour commencer la transition,
[14:20] faut la faire le plus rapidement possible.
[14:21] Puis la communauté de flag,
[14:22] c'est une des plus belles communautés d'athlètes qui existe,
[14:24] autant les athlètes que les ligues qui sont créées,
[14:27] la Ligue universitaire féminine,
[14:29] les gens qui gèrent Flag Plus, par exemple,
[14:32] ou Joliette, Terrebonne, Sherbrooke,
[14:34] tout le monde est super accueillant,
[14:35] fait que n'importe qui qui va vouloir faire la transition,
[14:37] puis qui se dit intéressé,
[14:39] puis qui rêve de pouvoir participer aux Olympiques,
[14:42] juste montrez un peu d'intérêt,
[14:43] venez vous préparer,
[14:45] parce que c'est deux sports complètement différents,
[14:47] puis c'est pas vrai, puis on l'a vu en fin de semaine,
[14:49] que du jour au lendemain, on est capable de se dire,
[14:52] ben ouais, les joueurs pros vont être capables
[14:53] de battre une équipe de flag.
[14:54] C'est ça, ce qui s'est passé, c'est que, dans le fond,
[14:57] Team USA a dominé complètement ce tournoi-là.
[15:01] C'est un tournoi?
[15:02] C'était un mini-tournoi, oui, il y avait trois matchs.
[15:04] Oui, c'est complètement dominé, donc excellente chose,
[15:07] mais après ça, il y a quand même du travail à faire,
[15:09] nous, à venir apporter ces conclusions-là au Canada.
[15:12] Sarah, comment est-ce qu'on fait pour se...
[15:15] Mais en fait, comment on fait pour commencer à jouer aux flags?
[15:18] Genre, très simple, mais genre...
[15:20] J'ai une de mes amies qui a commencé à jouer aux flags,
[15:22] parce que son copain s'est mis à...
[15:24] Ben, dans Team Cannes, Émile Chenevert,
[15:28] Flo Larochelle, ben là, j'ai commencé à jouer,
[15:30] mais comment, moi, je fais pour commencer à jouer aux flags?
[15:33] Oui.
[15:34] Ça n'arrivera pas, par contre.
[15:36] Je ne sais pas si c'est possible.
[15:37] Il y a vraiment beaucoup de ligues civiles.
[15:40] Il y en a une immense dans le coin de Montréal
[15:42] qui s'appelle Flag Plus.
[15:44] Il y en a dans le coin de Juliette,
[15:45] il y en a à Sherbrooke, il y en a un peu partout.
[15:48] Puis c'est facile de s'inscrire.
[15:51] Peu importe, fille, gars, jeune, vieux,
[15:53] il y a des ligues partout.
[15:55] Puis plusieurs divisions aussi.
[15:56] Ça fait qu'on n'a pas besoin de commencer
[15:58] avec beaucoup d'expérience.
[16:00] On a des divisions plus basses.
[16:02] Juste dans le féminin,
[16:04] ça s'est développé quand même assez rapidement.
[16:07] Quand j'ai commencé à jouer aux flags
[16:09] dans cette ligue civile-là,
[16:11] il y avait juste du masculin.
[16:13] Après ça, ils ont développé du co-ed.
[16:16] Ça fait que fille, gars, ensemble.
[16:18] C'était juste du 6 contre 6 dans ce temps-là.
[16:20] Aussitôt qu'on a développé la ligue universitaire en 2021,
[16:24] il y avait beaucoup de demandes
[16:25] pour qu'on puisse continuer à jouer au 5 contre 5,
[16:28] qui est le format international à l'année longue.
[16:30] Ça fait que Flag Plus a décidé d'ouvrir cette catégorie-là aussi,
[16:35] féminine 5 contre 5.
[16:36] Ça fait qu'on s'est tous inscrits là-dedans.
[16:38] Puis il y avait tellement d'équipes qui se sont inscrites
[16:40] que maintenant, on a trois divisions féminines.
[16:43] Puis on a aussi trois divisions co-ed,
[16:46] ainsi qu'une division co-ed 5v5 maintenant
[16:48] pour nous permettre de jouer le format vraiment qu'on veut
[16:50] à l'année longue.
[16:52] Ça fait qu'il y a énormément de demandes.
[16:54] Il y a beaucoup de demandes.
[16:54] Il y a beaucoup de monde qui veut commencer le flag football.
[16:57] C'est une super belle ligue.
[16:59] Puis c'est ça.
[17:00] C'est vraiment...
[17:02] Vous pouvez vous inscrire individuellement.
[17:05] Vous pouvez inscrire une équipe.
[17:06] C'est ça. Comment on fait pour...
[17:07] Mettons qu'on s'inscrit individuellement,
[17:09] est-ce qu'on est plugé avec n'importe quelle équipe?
[17:10] Est-ce que je pourrais jouer avec toi?
[17:13] Oui.
[17:14] Bien, techniquement, si je m'inscrivais comme joueuse autonome,
[17:18] on pourrait se ramasser dans la même équipe, absolument.
[17:21] S'il y a une équipe qui s'inscrit qui manque une joueuse,
[17:23] ça crée ce réseau-là
[17:25] où est-ce que les athlètes qui s'inscrivent individuellement,
[17:29] ils peuvent trouver une équipe par la suite.
[17:30] Il y a même un groupe Facebook communautaire
[17:32] où est-ce que les gens, ils peuvent écrire
[17:33] « Je suis une joueuse de telle position
[17:37] qui aimerait jouer dans telle division. »
[17:39] Est-ce qu'il y a quelqu'un qui est intéressé?
[17:40] Tu ne sais même pas c'est quoi ta position
[17:40] parce que tu n'as jamais joué.
[17:42] Il y a quelqu'un qui va te montrer et qui va t'expliquer.
[17:44] C'est super accessible.
[17:46] Je pense que c'est ça qui fait que c'est vraiment
[17:47] une belle discipline et un beau sport.
[17:49] Je parlais avec mon parrain qui était dans mon temps.
[17:53] Dans mon temps, ça, c'était le softball.
[17:56] C'était la balle molle.
[17:56] À Montréal, quand la balle molle a commencé
[17:58] à être quelque chose de populaire,
[18:01] tout le monde s'est inscrit.
[18:02] Tous les groupes d'amis s'inscrivaient dans une ligue.
[18:05] Il y avait une équipe.
[18:05] Ils se rejoignaient le dimanche et ils jouaient à la balle molle.
[18:07] Ça a fait ça pour les entreprises.
[18:09] Dans tout le corporate world, il y avait une équipe de balles molles.
[18:11] Ils se rejoignaient et c'était pour la culture de l'entreprise.
[18:14] Après, c'était des groupes d'amis.
[18:16] C'est ça qui se passe avec Flag Plus
[18:17] et avec toutes les autres ligues de flag.
[18:19] C'est que les gens s'inscrivent avec leurs amis
[18:21] et tu veux prendre ça juste pour le plaisir
[18:24] et t'arriver, jouer et te rassembler
[18:26] pour un pique-nique ou une bière après.
[18:28] Il y a des divisions pour ça.
[18:30] Si t'es une équipe plus sérieuse
[18:32] qui veut performer et compétitionner,
[18:33] il y a une division pour ça.
[18:35] Que t'ailles déjà jouer au flag ou pas,
[18:37] que tu sois athlétique ou pas, grand, petit,
[18:40] il y a des positions pour tout le monde.
[18:42] Est-ce que je me trompe
[18:43] ou Flag Plus, c'est centré
[18:46] à Montréal
[18:47] ou c'est plus large que ça?
[18:50] Dans la région de Montréal,
[18:50] il y a des games à Laval,
[18:52] il y a des games sur l'Arc-et-Sud,
[18:53] c'est un peu partout.
[18:54] Mais je dirais aussi que le flag a pris autant de popularité
[18:58] juste parce que c'est tellement inclusif.
[19:01] Peu importe,
[19:02] comme ça ne prend pas un énorme budget
[19:03] pour partir d'une équipe de flag,
[19:05] t'as besoin de flag, un ballon, des crampons.
[19:09] C'est pas mal tout.
[19:09] On peut jouer sur une patch de gazon.
[19:12] C'est accessible à beaucoup de monde
[19:15] et c'est un sport aussi inclusif.
[19:17] Fille comme gars, on peut jouer.
[19:19] T'as pas besoin d'avoir...
[19:20] des caractéristiques particulières
[19:22] pour être un joueur
[19:25] ou une joueuse de flag.
[19:27] C'est vraiment comme un sport qui est pour tout le monde.
[19:29] Je pense que c'est aussi quelque chose
[19:30] qui est vraiment intéressant du sport
[19:32] et qui fait en sorte que c'est autant
[19:34] un sport populaire maintenant
[19:35] et qu'il y a beaucoup de personnes qui veulent le jouer.
[19:39] Jean, qu'est-ce qui explique
[19:41] qu'il y a autant de femmes
[19:43] qui jouent au flag?
[19:45] Parce que ça, ce que je trouve fou,
[19:47] c'est que plus je me renseigne
[19:49] sur ce sport-là, j'ai l'impression
[19:50] que c'est un sport qui est dominé
[19:52] un petit peu par les femmes.
[19:55] Peut-être que je dis quelque chose
[19:56] de méga controversé et ça n'a pas rapport.
[19:57] Non, non, c'est vrai.
[19:59] Vous pouvez vraiment me reprendre si c'est le cas.
[20:01] Mais c'est quand même cette impression-là
[20:02] que j'ai à chaque fois que j'entends
[20:04] mon chum Phil qui, sur Team Canada aussi,
[20:09] de flag qui est là d'ailleurs avec nous
[20:10] et qui nous écoute et qui nous espionne
[20:12] et qui va me reprendre si quelque chose n'est pas correct.
[20:14] Non, c'est vrai.
[20:16] Ben, il y a tellement un énorme respect
[20:18] pour l'équipe,
[20:20] féminine ou toutes les équipes féminines
[20:22] au final qui jouent au flag.
[20:24] Puis c'est quand même la première fois
[20:26] que je remarque ça aussi fort.
[20:28] Un respect de la part
[20:30] des collègues masculins
[20:32] versus les teams féminines.
[20:36] Qu'est-ce qui explique ça?
[20:37] Je trouve ça malade.
[20:38] Oui. Ben, je dirais que
[20:40] quand...
[20:42] Ben, avant, mettons, l'annonce olympique
[20:44] puis que le flag prenne autant d'ampleur,
[20:46] du côté masculin, j'ai l'impression
[20:48] que les gars, peut-être,
[20:50] jouaient un peu plus au flag,
[20:51] mettons, dans leur saison morte
[20:52] ou quand ils prenaient leur retraite
[20:56] du football contact.
[20:57] Puis ils jouaient vraiment juste pour le fun.
[21:00] Versus nous, on voyait vraiment ça
[21:02] comme notre sport.
[21:04] On voulait le pratiquer.
[21:04] C'était notre sport principal.
[21:06] On le prenait vraiment au sérieux.
[21:08] Puis a découlé de ça
[21:10] une communauté vraiment forte.
[21:13] Pour ma part, tu sais,
[21:14] dans la région de Montréal,
[21:17] ben, quand j'ai commencé au cégep,
[21:20] j'ai commencé à jouer au club,
[21:20] j'ai commencé le cégep, je me suis inscrite
[21:22] à Champlain, à Saint-Lambert,
[21:24] où est-ce qu'il n'y avait pas de flag football.
[21:25] Dans les cégeps anglophones, c'était un peu plus
[21:27] axé sur le rugby.
[21:30] Puis après le secondaire, je ne m'étais pas
[21:32] faite recruter nulle part.
[21:34] Puis j'ai réalisé comme entre
[21:35] l'été de secondaire 5 à ma première année
[21:38] de cégep que j'avais un certain
[21:40] potentiel au flag parce que je m'étais faite
[21:42] approcher pour faire partie d'une équipe,
[21:45] ben, l'équipe de la Montérégie dans ce temps-là.
[21:46] Puis on avait gagné le tournoi puis j'avais représenté
[21:48] le Québec cet été-là. Mais c'était
[21:50] super comme...
[21:52] C'était sorti un peu de nulle part. Je ne savais pas que j'étais bonne.
[21:54] Je me suis présentée à une sélection juste
[21:56] parce que c'était à côté de chez moi.
[21:59] Puis j'ai vécu
[22:00] un été de rêve. J'ai adoré ça,
[22:02] voyager pour le flag. On avait comme eu
[22:04] une défaite crève-cœur en finale, mais
[22:06] à ce moment-là, je pensais que je ne jouais plus
[22:08] parce que mon cégep ne le ferait pas.
[22:11] Puis là,
[22:12] quand j'ai soulevé
[22:13] l'intérêt de peut-être développer
[22:16] le programme de flag à Champlain,
[22:19] il y a beaucoup
[22:20] de filles qui se sont réunies pour m'aider à
[22:22] partir ça. Je dirais
[22:23] qu'on est quand même une communauté
[22:26] forte qui aime se jouer au flag
[22:27] puis on était prêtes à bâtir ça ensemble.
[22:30] On a parti l'équipe
[22:32] de flag à Champlain. J'ai pu jouer là
[22:33] pendant deux ans, deux de mes trois ans
[22:35] au cégep. On a commencé en division 4.
[22:38] On a été directement monté en division
[22:40] 1 la saison d'après, ce qui était
[22:41] du jamais vu.
[22:43] Après ça, à l'université, il n'y avait pas
[22:45] de flag universitaire quand j'ai commencé.
[22:47] On était en pleine pandémie.
[22:48] Tu étais à quelle université?
[22:50] Je suis encore là aujourd'hui.
[22:53] C'est ça.
[22:54] Les filles qui étaient à l'université
[22:56] qui étaient comme, nous autres, on veut continuer
[22:58] à être étudiantes, athlètes, puis on veut continuer
[23:00] à jouer au flag football. On s'est
[23:02] toutes réunies. Pendant la pandémie, on s'était
[23:04] dit que c'était le parfait moment de rentrer en contact
[23:06] avec nos universités, nos responsables des sports.
[23:09] Puis chacune de notre bord,
[23:10] on a trouvé les critères
[23:12] qu'on devait remplir pour partir
[23:14] de nos équipes, chacune de notre côté.
[23:17] Et l'année suivante,
[23:19] on a réussi,
[23:20] à partir de la Ligue universelle de flag football
[23:22] qui est devenue aujourd'hui
[23:23] cette saison, en fait, c'est la première saison
[23:26] où est-ce qu'on était reconnus comme
[23:27] une équipe officielle de nos universités.
[23:30] Wow! Good job!
[23:32] En 2021 puis 2025,
[23:34] on a réussi à
[23:35] donner beaucoup, beaucoup de crédibilité
[23:38] au sport, de montrer que ça valait
[23:40] la peine d'investir du temps
[23:42] puis de l'énergie puis de l'argent
[23:43] dans ce beau sport-là, puis que
[23:45] la progression aussi, niveau
[23:48] talent, était incroyable.
[23:50] Fait que je pense que c'est ça,
[23:52] c'est vraiment l'esprit de communauté
[23:53] du côté féminin. C'était vraiment comme
[23:55] tu sais, on a bâti
[23:58] ça ensemble, puis ça fait en sorte que
[24:00] même quand on voyage dans l'international,
[24:02] on le sait que les femmes ont fait
[24:03] partie du mouvement du flag football,
[24:06] puis ça se ressent même, tu sais,
[24:07] à l'international, quand on
[24:09] rencontre ou qu'on recroise des filles
[24:11] qu'on a vues dans le passé.
[24:15] Puis on le sait
[24:16] que comme c'est une
[24:17] sisterhood, puis qu'on
[24:20] est ensemble, puis on met le sport
[24:22] de l'avant. Même la NFL
[24:23] nous donne énormément de visibilité
[24:26] du côté féminin. Je pense
[24:28] qu'ils nous donnent beaucoup
[24:30] de reconnaissance, étant donné
[24:32] que c'est ça. On a comme vraiment mis ce
[24:34] sport-là de l'avant, puis
[24:35] c'est cool aussi de voir des joueurs de la NFL
[24:38] vouloir le mettre de l'avant
[24:40] aussi maintenant, puis nous donner...
[24:41] En être fiers. Oui, exact. C'est quand même
[24:44] facile de dire que
[24:46] mettons les joueurs de la NFL
[24:48] vont peut-être nous enlever de la lumière ou essayer
[24:50] de prendre un peu le dessus avec
[24:52] les médias, la visibilité du côté
[24:54] masculin et compagnie, mais
[24:55] je pense qu'ils font quand même un bel
[24:57] effort pour nous donner
[24:59] la reconnaissance que...
[25:01] Repasser le flambeau un peu. Oui, exactement.
[25:03] Les bons partenaires se sont
[25:05] engagés au bon moment.
[25:08] Puis que ce soit la NFL, la CFL,
[25:10] même juste en termes
[25:11] de funding, il y a eu
[25:13] un mouvement, puis on a
[25:15] du talent féminin au Québec.
[25:17] Je me rappelle mon premier tournoi à
[25:20] National. J'ai voyagé que pour jouer
[25:21] dans l'équipe mixte avec les autres.
[25:24] Puis il y a ma soeur dans l'équipe à ce moment-là.
[25:26] Puis Alex Jardin, qui est un pionnier
[25:27] du flag au Québec, qui a monté ce
[25:30] club-là, qui était monté avec
[25:32] des filles qui jouaient au cégep puis à l'université.
[25:35] Puis
[25:35] en 2021, puis le flag
[25:38] commençait à être populaire.
[25:40] Puis nos filles ont gagné
[25:41] le 5 contre 5 non-contact
[25:43] pro, qui est la meilleure division
[25:45] de cette catégorie-là, qui est probablement
[25:47] la catégorie la plus regardée.
[25:50] Avec une équipe qui est encore là.
[25:51] C'était pas des joueurs de l'équipe canadienne,
[25:54] oui puis non, parce qu'il n'y en avait pas vraiment à ce moment-là.
[25:55] Mais on est arrivés là, on a gagné. Ça l'a fait
[25:58] un petit peu parler ici à Montréal
[26:00] puis au Québec. Puis après ça, de fait,
[26:01] on s'est réinscrits à ce tournoi-là l'année d'après.
[26:03] Puis les filles ont continué d'avoir du succès
[26:05] indépendamment de ce que
[26:07] les gars faisaient ou de ce que les médias disaient
[26:10] ou de ce qui se passait à travers le monde.
[26:12] On savait que nos filles montréalaises
[26:13] québécoises se présenteraient à un tournoi
[26:16] puis qui dominerait
[26:17] ou qui serait excellente.
[26:18] Je pense que ça a donné beaucoup de crédibilité.
[26:21] C'est ça pour les écoles, après ça, de dire
[26:22] OK, on a du talent, fait que
[26:24] let's go. Quand ils ont décidé
[26:26] qu'ils partaient à une ligue universitaire,
[26:28] je suis vraiment content que les universités
[26:30] aillent embarquer là-dedans. Au début, ça a un peu été long.
[26:32] Est-ce que c'était comme, oui, mais en tant que club,
[26:35] ça veut dire qu'il n'y aura pas nécessairement
[26:36] d'argent pour vous autres, mais
[26:38] ça va venir.
[26:40] La ligue universitaire est
[26:42] développée au niveau du flag seulement pour
[26:44] du côté féminin,
[26:46] pas masculin.
[26:48] Est-ce que
[26:48] du côté masculin, ça s'en vient ou zéro?
[26:51] J'ai goût de dire oui. J'ai goût de dire oui
[26:53] parce que plus le temps passe,
[26:56] plus on se rapproche des Olympiques,
[26:57] puis plus c'est comme OK, mais là, on a une équipe
[26:59] de flag qui est composée de gars qui jouent au flag
[27:01] depuis quand même assez longtemps.
[27:03] Puis on a tous, individuellement,
[27:05] en tant que joueurs national de flag,
[27:07] ou presque, en grande majorité,
[27:09] joué au football contact avant.
[27:11] Mettons, sur 12 gars qui voyageaient cet été,
[27:13] on avait peut-être 9,
[27:15] 10 gars qui avaient joué au football contact
[27:17] avant.
[27:18] Que ce soit universitaire,
[27:21] ou dans la CFL, ou dans la NFL,
[27:23] dans le cantonnier.
[27:25] Fait que la transition se fait bien.
[27:28] Mais après ça, c'est de dire,
[27:29] est-ce qu'on attend la transition qu'elle va se faire
[27:31] après la saison 2027?
[27:33] C'est-à-dire que nos finissants U-Sport
[27:35] ou RSEQ,
[27:36] mais U-Sport au Canada,
[27:38] la saison va finir au mois de novembre.
[27:41] Puis là, on va commencer à avoir des gars
[27:42] montrer de l'intérêt, mais il va être trop tard.
[27:44] On va avoir qualifié ou pas le Canada
[27:46] pour les Olympiques. Puis si on les qualifie,
[27:48] si on se qualifie, tant mieux.
[27:50] Mais il va vous rester à peine un an
[27:52] pour adapter le corps, puis changer de stratégie,
[27:55] puis être intéressé à une nouvelle affaire.
[27:57] Fait que, pour moi,
[27:58] une ligue masculine de flac doit exister
[28:00] depuis... Il faudrait que ça existe hier,
[28:03] mais bon, là, après ça, il faut que l'argent
[28:05] puis que l'intérêt soit là.
[28:07] Ça prend quoi au niveau financier?
[28:09] Pas grand-chose. Je pense que c'est comme
[28:10] les gros coups, puis tu vas être mieux placé que moi pour le dire,
[28:12] mais ça doit être les coûts de transport.
[28:16] En fait,
[28:17] on est responsable pour notre propre transport.
[28:18] Tu veux dire individuellement
[28:21] en tant qu'athlète?
[28:22] Oui.
[28:24] Ça dépend du support des universités.
[28:26] Il y a des universités qui ont
[28:28] le budget pour un autobus
[28:30] pour que les filles puissent voyager à leur game.
[28:33] Pour notre part, à Concordia,
[28:34] ça ne fait pas partie
[28:35] de notre budget. Nous autres, on se déplace par nous-mêmes.
[28:39] Mais côté...
[28:42] Je pense
[28:42] qu'il y a encore un progrès à faire
[28:44] du côté financier, surtout si on veut parler
[28:46] d'une ligue masculine de flac.
[28:48] Parce que j'ai l'impression qu'il y a beaucoup
[28:50] de joueurs de football qui jouent
[28:52] pour avoir
[28:54] des bourses.
[28:56] Ça ne coûte rien de jouer au football contact à l'université
[28:58] parce qu'ils ont ce support
[29:01] financier-là de l'école.
[29:02] Du côté du flac, nous, on doit
[29:04] payer nos coachs, payer notre saison.
[29:07] C'est aussi... C'est un sacrifice
[29:08] de temps, mais c'est aussi un sacrifice financier.
[29:12] Je pense aussi
[29:12] que c'est pour ça que notre communauté
[29:15] est aussi forte et résiliente.
[29:16] Parce qu'on a bâti nos propres
[29:18] opportunités, puis on continue
[29:20] d'investir du temps, de l'énergie,
[29:22] de l'argent dans ce qu'on fait
[29:24] puis dans notre sport. Puis ça prend
[29:26] vraiment une passion pour faire ça.
[29:28] Puis je ne suis pas sûre que,
[29:30] mettons, les gens qui ont peut-être
[29:32] l'opportunité de jouer au football contact à l'université,
[29:35] ils feraient nécessairement la transition
[29:36] à cause des conditions
[29:39] dans lesquelles les athlètes
[29:40] de flac... Bien, notre réalité, dans le fond.
[29:43] Fait que je pense aussi qu'il y a comme un progrès
[29:44] à faire de ce côté-là.
[29:46] Aux États-Unis, ils ont des bourses pour jouer au flac football.
[29:48] Minin, ici, on n'en a pas
[29:50] tout à fait encore.
[29:52] Fait que c'est ça. Je pense que c'est...
[29:55] Il reste encore un progrès à faire
[29:56] pour que ce soit un petit peu plus invitant,
[29:58] mettons, de venir jouer au flac football.
[30:00] Surtout au niveau universitaire, puis à un
[30:02] niveau plus élevé. – J'avais posé la question
[30:04] tantôt, bien, tu sais, vous en parliez, dans quel point
[30:06] l'équipe féminine
[30:08] à Montréal, ou
[30:09] les athlètes féminines
[30:12] à Montréal étaient fortes. Puis je me posais la question,
[30:14] j'étais comme, mais qu'est-ce qui explique ça?
[30:16] Qu'est-ce qui explique que vous avez ce
[30:18] fear, ce
[30:19] genre, fierce energy-là, genre?
[30:23] Puis j'ai comme l'impression
[30:24] que tu y réponds un peu à l'intérêt,
[30:26] tu sais, en expliquant la
[30:28] structure financière. Tu sais, vous avez tellement
[30:30] dû travailler fort pour la
[30:32] bâtir, votre équipe. Vous êtes
[30:34] genre, on la mérite, notre place.
[30:36] On travaille fort sur tous les niveaux.
[30:38] Fait que quand on est rendu sur autant,
[30:40] tu sais, au moment de jouer ou de s'entraîner,
[30:42] genre, on donne tout, tout, tout,
[30:44] parce qu'on le mérite. Mais tu peux
[30:46] clairement mieux le dire. Peut-être ça peut rapporter.
[30:48] – Bien, c'est vrai que,
[30:50] mettons, quand on arrive
[30:52] au niveau international ou qu'on arrive
[30:54] au niveau universitaire,
[30:56] quand on joue, on est juste
[30:58] reconnaissante. Parce que
[31:00] il a fallu avoir
[31:02] des pionnières, puis il a fallu avoir des
[31:04] coachs investis, puis il a fallu avoir...
[31:07] Oui, ça prend des joueuses
[31:08] fortes, une communauté forte pour bâtir
[31:10] toutes ces opportunités-là, mais ça prend aussi des coachs
[31:13] qui sont
[31:14] prêts à faire
[31:16] des sacrifices aussi.
[31:18] Tu sais, de tant d'énergie. Ils ont des familles,
[31:20] ils ont d'autres obligations. Ça paye
[31:23] pas beaucoup être un coach
[31:24] de flag, puis ils sont quand même
[31:27] là pour, tu sais, supporter la communauté,
[31:29] nous aider à devenir meilleurs.
[31:31] Puis du côté
[31:33] de, bien, on est vraiment bonnes à Montréal,
[31:35] puis on est vraiment bonnes au Québec
[31:37] parce que, bien, on a
[31:39] des coachs
[31:41] de qualité qu'il y a peut-être
[31:43] pas dans les autres provinces, que
[31:44] nous, on est chanceuses
[31:46] parce qu'on a, tu sais, on a beaucoup
[31:48] d'écoles secondaires qui jouent, on a beaucoup de cégeps maintenant
[31:50] qui jouent, puis maintenant, on est au niveau
[31:52] universel, fait qu'on a pu créer un bon bassin
[31:54] de coachs, tu sais, des joueurs retraités
[31:56] qui ont joué dans le passé, qui reviennent coacher,
[31:59] qui partagent, tu sais, leurs connaissances,
[32:01] puis
[32:02] je pense que ça fait en sorte qu'on a comme
[32:04] un bon bassin de coachs
[32:06] pour développer des joueuses.
[32:09] Encore aujourd'hui,
[32:11] je dirais que c'est vraiment ça qui fait la force.
[32:12] Oui, puis vous êtes passionnés. Il y a
[32:14] quelque chose qui, même, en tout cas, chez les gars
[32:16] dans notre équipe, puis je le vois certainement chez les
[32:18] filles à travers tout ce que vous avez fait, là, mais
[32:20] ça commence tout par une passion, parce que
[32:22] c'est pas facile de se réveiller
[32:23] à 5h30, prendre le métro, prendre son
[32:26] auto, puis il fait froid parce que tu commences
[32:28] les pratiques au printemps, puis aller sur le terrain
[32:30] dehors parce que c'est la seule disponibilité de ce terrain-là
[32:32] pour aller pratiquer, puis te préparer pour le
[32:34] tournoi universitaire ou te préparer pour le tournoi
[32:36] d'Alice ou whatever.
[32:38] C'est-tu ça la réalité
[32:39] pour vous quand vous entraînez?
[32:42] Bien, nous autres, cette saison, c'est la première fois
[32:44] qu'on avait un
[32:46] terrain pour pratiquer. Comme avant, on était
[32:48] dans les... Dans les parcs? Non, on était
[32:50] dans les end zones de la pratique de rugby.
[32:53] Fait que c'est même pas assez gros
[32:54] pour être un terrain réglementaire.
[32:56] Puis on pratiquait avec le poteau
[32:58] de football en plein milieu
[33:00] du terrain, fait qu'il fallait qu'on fasse attention.
[33:02] Puis, oui, la réalité,
[33:05] c'est ça, la réalité...
[33:06] Puis quand vous voyez vos résultats, c'est genre
[33:08] « Mais voyons donc, ça n'a pas rapport, là? »
[33:10] Oui. Cette année-là, après avoir
[33:12] pratiqué dans les end zones, on a remporté
[33:14] un championnat provincial, fait que
[33:16] là, je pense que ça nous a
[33:18] aidés, là, d'avoir du succès comme ça.
[33:20] Puis là, le fait qu'on est
[33:22] varsity, il a fallu qu'on
[33:24] nous respecte un peu plus.
[33:26] Mais
[33:26] je dirais que, tu sais, juste le fait
[33:30] là, quand on se promène dans les corridors
[33:32] puis qu'on voit les athlètes des autres équipes,
[33:34] ils nous respectent énormément
[33:36] parce qu'ils savent que, tu sais,
[33:38] on n'a pas les mêmes opportunités
[33:40] puis les mêmes ressources que les autres équipes,
[33:42] mettons, mais on est capables de quand même
[33:44] avoir des excellents résultats.
[33:46] C'est-tu ça qui te rend le plus fier en tant qu'athlète?
[33:48] – Pour vrai,
[33:52] ouais, la chose que j'aime
[33:54] le plus à propos du flag, c'est vraiment
[33:55] la communauté. Parce que
[33:58] tu sais,
[34:00] oui, il y a des rivalités sur le terrain, mais
[34:02] avant, après des games,
[34:04] comme, on se connaît tous, on est
[34:06] tout le temps contentes de se voir.
[34:07] L'ambiance à des tournois universitaires,
[34:10] c'est comme difficile de décrire ça
[34:12] parce que tout le monde est content d'être là.
[34:14] Les parents des autres équipes,
[34:16] ils nous connaissent, tu sais,
[34:17] et c'est juste vraiment le fun
[34:19] parce que c'est vraiment
[34:21] tous des passionnés de flag, puis ils sont tous contents
[34:23] d'être là. – On a comme compris aussi
[34:25] en tant que communauté qu'il fallait faire grandir le sport.
[34:27] – Oui. – Puis comme fait que toutes
[34:28] les connaissances se partagent d'une équipe à l'autre,
[34:31] d'un athlète à l'autre. Il y a beaucoup d'entraînements
[34:33] communs qui sont organisés, c'est quand même une séance
[34:35] d'agilité à tel terrain
[34:37] parce qu'on a réservé le terrain, qui veut venir,
[34:39] puis là, je veux dire, les groupes se montrent.
[34:41] – On dirait que tout le monde se parle volontaire tout le temps.
[34:42] – Oui, ça, puis les coachs se parlent, il y a des cliniques de coach.
[34:44] Je pense qu'il n'y a pas une autre province
[34:46] ou un autre pays qui fait autant de cliniques de coaching
[34:48] qu'on a pour le flag spécifiquement.
[34:51] C'est tout récemment, puis peut-être même encore
[34:53] à ce jour, il y a une clinique qui est montée
[34:55] par Football Canada, qui rassemble
[34:57] plein de ses coachs, puis qui veut redonner
[34:59] justement les connaissances aux autres
[35:00] entraîneurs, puis ça peut être
[35:02] d'un entraîneur d'une école secondaire
[35:04] dans le fin fond de n'importe quoi,
[35:07] peu importe, puis qui va être là,
[35:09] qui va payer parce qu'il est passionné,
[35:10] puis il veut faire monter le programme, monter la communauté
[35:13] dans sa région, dans son village.
[35:15] Ou ça peut être le coach
[35:16] d'une superpuissance
[35:18] universitaire au Québec, qui est là
[35:20] pour apprendre.
[35:22] – Mais même toi, tu as l'air d'être dans un mindset
[35:24] vraiment de redonner à la communauté
[35:26] tout ce que tu dis.
[35:28] Tantôt, je t'écoute, puis si je suis
[35:30] un jeune étudiant
[35:32] collégial, universitaire, secondaire,
[35:34] peu importe, qui me pose des questions sur le sport que j'ai envie de faire,
[35:37] clairement, j'ai envie de commencer le flag, puis de communiquer
[35:38] avec toi, peut-être comme, OK, comment j'entends
[35:40] ma transition, mettons.
[35:42] – Non, définitivement. La première chose, c'est juste de montrer
[35:44] le intérêt. Reach out, parle aux bonnes personnes,
[35:46] si ça se fait à une ligue de flag. Ça peut être à moi,
[35:48] mais tous les gars de l'équipe, tous les gars de Flag Plus,
[35:50] tous les gars de Flag Football Joliette,
[35:52] tout le monde va être content de voir
[35:54] qu'il y a un ancien gars de contact
[35:56] qui veut faire une transition, puis se mettre au flag.
[35:59] Comme je l'ai dit,
[36:01] on l'a tous été avant,
[36:02] on l'a tous été intéressé. On l'a regardé à la NFL,
[36:04] on l'a regardé à la CFR, on a été des fans des Alouettes,
[36:06] ou pas, mais on a touché à du football contact
[36:08] un jour.
[36:10] Puis aujourd'hui, de voir que nos programmes
[36:13] nationaux de flag ont du succès,
[36:14] c'est comme, OK, mais comment on s'assure que ce succès-là
[36:17] se répète, puis qu'on peut
[36:18] monter une légacie
[36:21] de tout ça, de flag Football Canada.
[36:23] Ouais, il faut redonner,
[36:24] il faut apprendre au nouveau.
[36:26] Puis je veux dire, encore à ce jour,
[36:28] dans les camps d'entraînement, il y a des gars du contact
[36:30] qui commencent le flag, qu'on invite parce qu'on voit
[36:32] un potentiel, bien qu'on invite, comme si je prenais la décision.
[36:35] Et que les coachs invitent,
[36:36] puis que, tu sais, c'est comme, OK,
[36:38] comment on fait pour que sa transition se passe
[36:40] sur la plus courte possible.
[36:42] Ça m'est arrivé d'être sur des Zoom Calls avec des gars,
[36:43] que c'est comme, OK, je suis intéressé,
[36:44] on fait ça.
[36:44] Comment je fais?
[36:46] Puis là, tout le monde explique YouTube de comment ça fonctionne.
[36:48] Comment tu leur expliques qu'ils doivent...
[36:49] Comment concrètement tu les guides là-dedans?
[36:52] La première, je dirais, une personne qui dit
[36:54] je veux me mettre au flag, qu'est-ce que je fais?
[36:56] Écoute du flag. Puis sur YouTube, il y en a plein.
[36:59] Respecte le flag, je m'imagine
[37:00] aussi que tu leur dis, ou ces gens-là,
[37:02] d'habitude, à ce moment-là, déjà, ils sont...
[37:03] Je l'assume qu'ils le respectent déjà,
[37:07] mais je leur donne surtout une chance de faire
[37:08] comme, OK, c'est un autre sport complètement.
[37:10] Écoute du flag. Fait que je leur envoie des liens
[37:12] sur plein de games, puis je leur envoie pas des liens
[37:14] nécessairement.
[37:14] C'est pas vraiment mes games à moi, mais c'est surtout des affaires
[37:16] de comme, qu'est-ce qu'ils font aux États-Unis?
[37:18] Parce que là-bas, le flag a vraiment...
[37:21] Je pense que c'est eux qui ont commencé
[37:23] ce gros mouvement-là. C'est là que ça a commencé.
[37:24] Les plus gros tournois sont là. Les gens sont là.
[37:26] L'argent est là.
[37:27] Mais Tim Kian est meilleur que Tim USA, non?
[37:30] Côté féminin, absolument.
[37:32] Côté féminin, absolument. Puis côté masculin, je veux pas nous enlever.
[37:34] Mais voilà, rassurez.
[37:34] Je veux rien nous enlever. On les a battus cet été,
[37:37] puis c'est la première fois en huit ans qu'ils perdaient
[37:39] une compétition internationale...
[37:40] qu'ils perdaient un match de compétition
[37:43] internationale sous les règles IFAF,
[37:45] qui est la fédération qui gouverne le football
[37:47] à l'international.
[37:48] Fait que ouais, on est en train de
[37:51] rapetisser la différence,
[37:53] mais ça reste encore, aujourd'hui, dans les rankings,
[37:55] la meilleure équipe de flag football.
[37:58] Mais on s'en revient.
[37:59] On s'en revient, puis je suis confiant.
[38:00] Puis l'art, c'est pas un rêve
[38:03] qui est inatteignable.
[38:04] Puis on continue de croire, puis on travaille pour.
[38:07] Définitivement, on continue de travailler pour.
[38:08] Ça, c'est sûr et certain.
[38:10] Fait que ouais, juste de s'intéresser au flag football,
[38:12] parler aux bonnes personnes, parler au coach,
[38:14] parler aux joueurs. Si il y a quelqu'un qui veut
[38:16] me contacter, absolument. Ça me fait un plaisir.
[38:18] Puis ouais.
[38:20] Physiquement, comment est-ce qu'on s'entraîne différemment?
[38:22] Parce que là, on comprend que la stratégie
[38:24] est vraiment différente. C'est deux games complètement différents.
[38:26] C'est pas juste le fait que ce soit avec contact
[38:28] ou sans contact, comme on réfléchit
[38:30] différemment un jeu, de ce que je comprends,
[38:32] entre le flag et le football.
[38:35] Le terrain de flag football,
[38:37] il est vraiment plus petit
[38:38] que le terrain, mettons, réglementaire
[38:40] de la partie NFL.
[38:42] Parce qu'on joue du 5 contre 5.
[38:44] Donc, du côté offensif,
[38:46] on a quart arrière,
[38:48] un centre, puis
[38:50] trois receveurs.
[38:52] C'est ça, cinq joueuses. Puis du côté
[38:54] défensif, on a
[38:55] un ou une poursuiveuse.
[38:59] Puis sinon,
[39:00] c'est des demi-défensifs.
[39:02] Puis c'est
[39:04] complètement différent. La stratégie est complètement
[39:06] différente, juste parce que le terrain est tellement
[39:08] plus petit. Les fenêtres sont plus petites.
[39:11] Évidemment, étant donné qu'il n'y a pas de
[39:12] contact, il n'y a pas de bloc,
[39:14] il n'y a pas de joueurs de ligne.
[39:16] C'est...
[39:18] Les quart arrière, la personne qui reçoit
[39:20] le snap du centre
[39:22] ne peut pas courir.
[39:24] Ça fait en sorte que
[39:26] le sport est
[39:28] complètement différent au niveau de la stratégie.
[39:30] C'est quatre essais pour se rendre au milieu.
[39:32] Puis une fois qu'on franchit le milieu,
[39:34] peu importe où qu'on le franchit,
[39:36] on a quatre autres essais pour aller
[39:37] marquer dans la zone début.
[39:40] Puis par la suite, c'est ça. On a des
[39:42] convertis de un point ou de deux points.
[39:43] Ça fait que ce n'est pas des bottées de placement.
[39:46] C'est un converti
[39:48] de un point de la ligne de cinq verges
[39:49] pour essayer d'aller dans la zone
[39:52] de début ou deux points
[39:53] de la ligne de dix verges.
[39:55] J'ai tout compris. Tu l'as tellement bien expliqué.
[39:58] Bon, tant mieux.
[39:58] Wow! C'est à toi que j'avais parlé depuis tout ce temps.
[40:01] Ouais.
[40:02] Je suis comme vraiment impressionnée. Je suis bouche bée.
[40:04] J'ai tout compris. Il fallait que je sois focus quand même.
[40:07] OK.
[40:08] Puis là, une fois
[40:10] ceci étant dit, mais de mort,
[40:12] est-ce qu'il y a quand même des risques de blessures quand même importants
[40:14] avec le flag? Non, parce que tu sais, vous bougez.
[40:16] Il y a tellement de l'agilité.
[40:18] Athlétiquement parlant, c'est encore
[40:19] très différent.
[40:23] Ça ne veut pas dire que quelqu'un
[40:24] qui a joué au contact toute sa vie ne peut jamais
[40:25] commencer à jouer au flag football professionnellement.
[40:28] Au contraire, il y a des choses qui se recyclent très bien.
[40:30] Mais c'est des joueurs qui sont
[40:31] beaucoup plus mobiles, beaucoup plus agiles.
[40:33] C'est des gars qui pèsent beaucoup moins
[40:35] lourd qu'un gars qui a joué pro toute sa vie,
[40:38] qui a besoin de survivre le contact
[40:39] à des dizaines, 75 contacts
[40:41] par match. Il faut que tu aies un petit peu
[40:43] de muscles, puis que
[40:45] ton cou soit renforci, etc.
[40:48] Au flag, c'est plus comme les articulations,
[40:50] la capacité à ton système nerveux d'embarquer,
[40:51] faire des changements de direction rapides.
[40:54] C'est des athlètes et des
[40:55] athlètes qui ont des chevilles extrêmement
[40:57] solides. Même toi, dans ta position aussi?
[41:01] Non, moi, dans ma position,
[41:02] c'est un peu différent. Je dirais
[41:03] que c'est...
[41:05] En fait, le carrière
[41:07] traditionnellement
[41:09] ne court pas. Il y a des jeux qui font en sorte que
[41:11] oui, on peut...
[41:14] Tu sais, comme, je pourrais avoir une course
[41:15] si on me remet
[41:17] la balle après que le
[41:19] snap soit attrapé.
[41:21] Mais pour ma part, c'est vraiment plus
[41:23] comme stratégique.
[41:26] C'est toi qui
[41:27] tell the game, right? Pardon?
[41:29] C'est toi qui, genre, tell the game.
[41:31] C'est toi qui la décide un peu, ou non?
[41:33] Bien, on a des coordonnateurs offensifs
[41:35] qui vont, eux autres,
[41:39] caller des jeux.
[41:39] Fait qu'eux autres, ils vont nous dire, fais...
[41:41] Fais ce jeu-là. Puis,
[41:43] c'est moi qui étudie les jeux
[41:45] qui sont dans le playbook.
[41:47] Je comprends. Chaque équipe a une stratégie
[41:49] différente. Puis,
[41:51] moi, j'exécute. Fait que je dois
[41:53] lire ce que la défensive adverse fait,
[41:56] prendre une décision assez rapide,
[41:57] puis lancer une balle
[41:59] assez précise dans une petite fenêtre
[42:01] pour que ma receveuse puisse compléter
[42:03] la passe.
[42:05] C'est...
[42:06] Fait qu'il y a beaucoup d'études dans ta préparation,
[42:09] j'imagine. Absolument. Absolument.
[42:11] Il y a beaucoup d'études, puis des répétitions,
[42:14] des répétitions, des répétitions, parce que c'est...
[42:16] C'est pas très...
[42:18] Excuse l'anglicisme, mais c'est pas très
[42:19] forgiving comme terrain, étant donné que les
[42:22] fenêtres sont tellement
[42:23] petites. Il faut
[42:25] tellement qu'on pratique toutes les sortes de lancers
[42:27] dans toutes les fenêtres possibles,
[42:29] parce qu'on n'a pas beaucoup de place à erreur.
[42:32] Tu t'expliques c'est quoi une fenêtre?
[42:33] Oui. Allez. Je veux tout savoir.
[42:36] Allez-y. Allez, vas-y.
[42:37] En fait, c'est...
[42:39] Dans une défensive,
[42:41] ils peuvent opter
[42:44] à jouer du
[42:45] homme à homme, ce qui veut dire
[42:48] que chaque joueuse est responsable
[42:50] pour sa recevoir en défense.
[42:52] Ou ils peuvent jouer une zone,
[42:54] qui veut dire, bien,
[42:55] ils vont couvrir une certaine partie du terrain
[42:58] sans suivre une fille, mais aussitôt qu'une fille
[42:59] rentre dans leur zone, ils vont
[43:01] être responsables de couvrir cette section-là
[43:04] du terrain. Puis,
[43:06] les zones, ils vont avoir
[43:08] des trous à certaines places, puis ça, c'est
[43:09] une fenêtre. Fait que, dans le fond,
[43:11] si une receveur court
[43:13] un certain tracé, dépendamment de la zone
[43:16] qu'ils font, il va y avoir des trous
[43:18] à des places différentes, puis il faut être capable
[43:19] de rendre le ballon, soit aussitôt
[43:22] qu'ils coupent sur leur tracé,
[43:24] ou un peu plus loin dans leur tracé. Ça dépend
[43:25] vraiment du mouvement de la défensive
[43:28] adverse. Bien placer le ballon
[43:30] dans le petit trou qui reste
[43:32] pour que le ballon fasse corps arrière,
[43:33] joueur offensif, plutôt que défense.
[43:35] Il y a aussi, il faut se dire qu'il y a une poursuiveuse
[43:37] à cette verge de la ligne de mêlée.
[43:40] La ligne de mêlée, c'est... Ça, c'est le rusher.
[43:41] — Exactement. Le rusher. — Je le connais, lui.
[43:43] — Ouais. Puis il y a personne
[43:46] qui a le droit d'être dans le chemin du rusher.
[43:48] Fait qu'elle a une ligne directe
[43:49] vers le corps arrière. Fait que ça fait en sorte...
[43:51] — C'est la courbure pétagée, l'attention.
[43:53] — Exact. Ça fait en sorte qu'on a comme...
[43:54] — Des lombres. Parce que, fun fact,
[43:57] Phil, mon copain, est rusher, vous comprenez.
[44:00] Fait que quand tu disais poursuivre, tantôt, je suis genre...
[44:02] — Ouais. — I think I know what it is.
[44:03] — Ouais, exact. Fait qu'on a vraiment comme une fraction
[44:06] de seconde pour
[44:06] exécuter le jeu, faire la bonne
[44:10] lecture, rendre le ballon,
[44:11] sans que le rusher ou la poursuiveuse
[44:14] se rendent à la corps arrière.
[44:16] — J'ai une question. Parce que,
[44:18] bon, quand vous avez commencé le flag,
[44:20] c'était peut-être pas autant sérieux
[44:22] comme sport. C'était peut-être pas justement
[44:24] qualificatif pour les Jeux olympiques.
[44:26] Team Canada était peut-être un peu moins
[44:28] compétitif, sélectif.
[44:30] Puis là, quand
[44:32] le sport a pris
[44:34] de la
[44:36] popularité,
[44:38] puis il y a les Jeux possibles,
[44:40] est-ce que
[44:41] vous, ça vous a mis une pression
[44:43] supplémentaire dans votre
[44:45] jeu, dans vos entraînements,
[44:48] dans comment vous vous entraînez
[44:50] avec le team spirit?
[44:52] C'est un peu ouvert
[44:53] comme sujet, mais
[44:55] à quel point ça a eu un impact sur la façon
[44:57] que vous approchez votre sport, au final?
[45:00] — Dans mon quotidien,
[45:02] je peux pas dire que c'est une pression.
[45:04] C'est sûr que quand tu dis...
[45:06] Je pense qu'on se compte tous, ou en tout cas,
[45:07] je vais parler pour moi, je me compte très chanceux de même pouvoir
[45:09] me poser la question.
[45:11] Puis d'avoir le droit de rêver
[45:13] à ça. Parce que c'est pas tout le monde
[45:15] qui, un, ont une passion dans la vie, puis qui ont
[45:17] autre chose que juste se débrouiller.
[45:20] Fait que de pouvoir avoir le droit
[45:21] de penser aux Olympiques, c'est quelque chose que je vais forever
[45:23] être reconnaissant.
[45:25] Maintenant, dans mon quotidien, encore là,
[45:27] j'utilise ça parce que, soudainement,
[45:29] il y a des ressources qui sont disponibles.
[45:31] Je m'entraîne dans un...
[45:33] dans quelques gyms qui ont différentes installations
[45:35] pour la préparation que j'ai besoin, mais tu sais,
[45:37] au Centre-Claude-Robillard, il y a un gym
[45:39] dans le sol qui s'appelle Excellence sportive,
[45:41] réel, qui est quand même réservé pour des athlètes
[45:43] qui font partie d'un...
[45:45] d'une fédération reconnue par
[45:47] le gouvernement. Puis c'est des
[45:49] athlètes qui sont identifiés comme avoir du potentiel
[45:51] pour pouvoir, donc, décrocher des médailles olympiques,
[45:53] etc., participer à des Jeux mondiaux ou...
[45:55] J'ai vu Marie-Éloïse s'entraîner
[45:57] là-bas, justement. Bon, fait que c'est le cas
[45:59] que je parle. Fait que l'ésime, justement, bon,
[46:01] d'avoir ça disponible, c'est comme, OK, bien, tu vois,
[46:03] à chaque fois que je prends mon sac
[46:05] puis que je m'en vais là, bien, oui,
[46:07] évidemment que le rêve olympique est là.
[46:09] Mais tu sais, après ça, comme j'ai mentionné,
[46:11] je suis très reconnaissant pour ce que j'ai pu
[46:13] vivre depuis quatre ans. Je suis très
[46:15] reconnaissant de pouvoir le vivre encore à ce jour.
[46:17] Qui sait ce qui arrivera d'ici 2028?
[46:19] Je serai reconnaissant de ce qui arrivera
[46:21] rendu là. Mais je pense qu'en tant
[46:23] que communauté ou en tant que joueur actuel,
[46:26] notre responsabilité, c'est de s'assurer qu'on fait
[46:29] le... À tous les jours, on est prêt à embarquer sur
[46:31] un terrain de flag football, représenter notre
[46:33] pays, puis de s'assurer qu'on qualifie
[46:35] le Canada pour qu'arrivant en 2028,
[46:37] il y ait quelqu'un qui puisse le vivre
[46:39] ce rêve-là, si c'est pas
[46:41] nous, tu sais.
[46:43] Je suis un peu du même avis, là.
[46:47] Je pense que,
[46:48] mettons,
[46:51] de notre côté, je dirais que
[46:53] vraiment, c'est ça. On ne ressent pas
[46:55] nécessairement la pression, mais
[46:57] on est juste vraiment reconnaissante
[46:59] puis contente d'être là. Puis aussi,
[47:01] un peu comme ce que Guillaume disait,
[47:04] dans mon quotidien,
[47:05] je suis vraiment chanceuse.
[47:07] Je me suis super bien entourée pour
[47:09] préparation physique. On est vraiment
[47:11] chanceuse d'avoir des super bons coachs.
[47:14] Mais, quoi qu'il pire,
[47:16] on a tellement vécu des choses
[47:17] fortes ensemble, on est quasiment rendus comme des sœurs.
[47:19] Fait que, quand on se déplace
[47:21] pour un entraînement ou une pratique
[47:23] ou quoi que ce soit qui est
[47:25] relié à l'équipe nationale,
[47:28] je pense qu'on est juste toutes contentes
[47:29] d'être là.
[47:31] On est juste reconnaissante d'être
[47:33] capable de s'entraîner
[47:35] avec des bons entraîneurs.
[47:38] On est reconnaissante
[47:39] d'avoir aussi bons coachs.
[47:40] On est reconnaissante de se retrouver encore ensemble
[47:43] puis d'être capable de compétitionner à ce niveau-là
[47:45] ensemble.
[47:47] C'est ça. Je pense que c'est juste
[47:49] qu'on est content d'être là.
[47:51] Au niveau de la qualification olympique,
[47:55] quand on est sur un terrain, on n'y réfléchit pas
[47:57] vraiment parce qu'on n'a pas
[47:59] le temps de réfléchir vraiment.
[48:00] Ça va tellement vite.
[48:02] C'est un sport qui te force tellement
[48:06] à être dans le moment présent parce que
[48:09] aussitôt qu'un jeu termine,
[48:11] tu as 25 secondes pour
[48:13] décider le prochain jeu
[48:15] puis l'exécuter.
[48:18] Après ça,
[48:19] dépendamment du résultat de ce jeu-là,
[48:21] il faut qu'on se prépare pour la nouvelle situation,
[48:23] un nouveau jeu.
[48:25] C'est vraiment...
[48:27] Tu n'as pas le temps de réfléchir parce que c'est sans arrêt.
[48:29] Tu es tout le temps en train de trouver la prochaine solution,
[48:31] la prochaine stratégie pour essayer d'aller marquer.
[48:34] Quand on est sur un terrain,
[48:35] peu importe la situation dans laquelle on est,
[48:37] c'est vraiment...
[48:39] C'est la prochaine étape pour qu'on puisse
[48:40] favoriser, s'aider à marquer
[48:43] ou aller chercher l'avance.
[48:46] On ne réfléchit pas vraiment
[48:47] à la qualification.
[48:49] C'est peut-être après.
[48:52] Depuis l'annonce aux Olympiques,
[48:54] les programmes de flag ont pris
[48:56] une autre vitesse.
[48:57] À chaque fois qu'on parle
[49:00] qu'on va faire quelque chose,
[49:01] il y a l'aspect performance ou excellence qui embarque.
[49:03] Nos camps d'entraînement qui auraient pu être
[49:05] dans un dôme ici, dans la région de Montréal,
[49:08] soudainement,
[49:09] il y a des ressources qui nous sont mises disponibles.
[49:11] On voyage à San Diego, à Chula Vista.
[49:13] Il y a un Olympic Training Center
[49:14] qui est là. Le staff nous attend.
[49:17] C'est organisé.
[49:18] Mettons qu'on prend un peu de recul.
[49:20] J'aimerais qu'on parle peut-être
[49:22] du processus de qualification
[49:25] pour les Olympiques.
[49:26] Vous revenez tout juste d'un camp d'entraînement
[49:28] qui avait l'air absolument incroyable.
[49:30] Vous avez reçu une grosse surprise là-bas aussi.
[49:33] Pourquoi vous étiez là?
[49:35] Peut-être juste...
[49:37] Je pense que ça va intéresser tout le monde
[49:38] de savoir ce que vous faites.
[49:39] Comment vous vous faisiez là-bas?
[49:40] Comment c'était structuré?
[49:42] C'est quoi le team spirit?
[49:43] On arrive à la fin du cycle
[49:46] d'essais ou de try-out de l'année dernière.
[49:49] L'année dernière, il y a eu ce processus
[49:50] de try-out régional par province,
[49:53] par région. Il y a un top 50
[49:55] qui a été sélectionné, qui a été invité
[49:57] à Montréal au Sepsum, une fin de semaine de mai
[49:59] en 2025.
[50:01] De ces 50-là, ils en ont choisi
[50:03] 18.
[50:04] Tous de Montréal?
[50:06] En tout cas, des faits.
[50:07] Côté des faits, oui.
[50:09] Après ça, du côté des gars, c'était majoritairement
[50:12] effectivement de la province du Québec.
[50:14] Il y a des gars de Québec, il y a des gars de Montréal.
[50:17] Gatineau.
[50:18] Après ça, c'était Ontario,
[50:20] BC, Manitoba,
[50:22] Albert. En tout cas, bref, on était quand même
[50:24] mieux représentés.
[50:26] Ce que je voulais dire, c'est tous
[50:28] de la province de Québec.
[50:31] Oui, en grande majorité.
[50:32] En grande majorité, c'est ça que je voulais dire.
[50:34] Notre carrière vient de la Colombie-Britannique.
[50:36] On a d'autres athlètes qui viennent de la région d'Ottawa.
[50:39] Ça fait que ce
[50:40] 18-là, après ça, est parti
[50:43] pour un petit camp d'entraînement.
[50:45] Parce que l'année passée, comment c'était fait?
[50:47] Tu avais les try-outs au mois de mai.
[50:49] Puis après ça, tu avais un tournoi
[50:51] hyper important au mois de
[50:53] fin août, début septembre?
[50:55] C'était au septembre quand même.
[50:57] Au mois de septembre. Fait que tu avais comme très peu de temps
[50:59] entre les deux pour assurer
[51:01] de monter une
[51:03] cohésion d'équipe, une stratégie.
[51:05] Du côté masculin, on avait des coachs qui venaient du milieu,
[51:07] du contact, justement, qui avaient beaucoup d'expérience
[51:09] à la Ligue canadienne de football.
[51:11] C'est adapté aux règles puis aux stratégies.
[51:13] Fait qu'on a été capables de faire un camp d'entraînement
[51:15] ici avant de partir.
[51:18] Puis après ça, on a fait ce tournoi-là
[51:19] au Panama. Puis en revenant,
[51:21] on a comme fait « wow ».
[51:22] Ceux qui ne s'attendaient pas à ça,
[51:25] mais ils ont fait comme « wow, OK, il va falloir
[51:27] qu'on continue de pratiquer pour
[51:29] espérer gagner l'or aux Olympiques ou même juste qualifier
[51:31] le pays. » Pourquoi « wow » on ne s'attendait pas à...
[51:34] Parce que tantôt, on parlait du système
[51:35] de la position de carrière.
[51:36] Chaque pays a son système très particulier.
[51:39] Unique à son style de jeu.
[51:41] Fait que les Américains
[51:42] et les Mexicaines ont
[51:45] des athlètes à différentes positions qui leur
[51:47] permettent d'avoir différentes
[51:49] stratégies de jeu. Fait que les jeux
[51:50] ne se ressemblent pas d'un pays à l'autre, par exemple.
[51:53] Japon, genre, complètement différent aussi.
[51:54] Japon, complètement différent, super unique,
[51:57] mais tellement le fun d'avoir allé.
[51:58] Mais eux, leur carrière, souvent,
[52:01] en situation où est-ce qu'ils peuvent courir, où leurs athlètes...
[52:04] Il y a beaucoup de leur jeu qui se passe
[52:05] derrière la ligne de mêlée. Ça veut dire qu'il y a des remises,
[52:07] il y a des feintes de remise,
[52:09] ça permet à leurs athlètes, d'après ça, de courir
[52:11] avec le ballon. Dans une équipe qui est plus
[52:13] standard, comme
[52:15] un pays genre, mettons,
[52:17] l'Autriche ou l'Italie, ou même le Canada masculin
[52:19] et féminin aussi,
[52:21] c'est plus un carrière ou une carrière
[52:23] qui reçoit le ballon, puis après ça, il y a un jeu
[52:25] qui est dessiné, puis il lance le ballon.
[52:27] Puis on a des très bons carrières techniquement pour lancer
[52:29] le ballon. Les États-Unis puis les Mexicaines
[52:31] ont des carrières très mobiles. Fait que eux,
[52:33] ils leur donnent l'option de courir
[52:35] si jamais ils n'ont pas d'option pour lancer.
[52:37] Je comprends. Si je comprends, je pense que
[52:39] tout le monde a très bien compris.
[52:42] OK, nice.
[52:43] Fait que les camps d'entraînement, puis les tournois
[52:45] en fait, puis l'exposure
[52:47] quand tu voyages, puis tu vois du flag,
[52:49] c'est de dire, ça, j'aime ça, ça, j'aime pas ça.
[52:51] Ça, je pense qu'on serait bons à le faire. Ça, je pense
[52:53] qu'on serait nuls à le faire. Fait que
[52:55] les camps d'entraînement, après ça, de pouvoir aller à San Diego
[52:57] à Chula Vista, pratiquer ces affaires-là,
[52:59] c'est hyper important,
[53:01] puis ça nous permet d'ajuster nos stratégies
[53:02] en fonction des athlètes qu'on a recrutés pendant
[53:04] les trials, par exemple.
[53:06] Fait que là, Team Khan et Team...
[53:08] Bien, Team Khan,
[53:09] les fans féminins et masculins
[53:11] sont allés à San Diego
[53:13] s'entraîner pendant une semaine.
[53:16] Puis,
[53:17] pour vous, c'était-tu une première expérience
[53:19] autant structurée, autant
[53:21] wow, ça a l'air...
[53:23] Vous aviez l'air d'être vraiment bien supportés.
[53:24] Vous avez aussi un... Pour ceux qui écoutent
[53:27] en vidéo, vous allez voir à quel point
[53:28] Sarah et Guillaume
[53:31] affichent fièrement
[53:32] leurs couleurs, puis aussi un partenaire important
[53:35] pour Team Canada, Nike,
[53:37] ce qui est quand même un gros
[53:38] partenaire.
[53:39] Une grosse annonce.
[53:40] Nike, ils n'ont pas signé plusieurs...
[53:43] Bien, c'est quoi?
[53:45] Nike a choisi trois équipes
[53:47] à sponsoriser,
[53:49] dont Team Khan.
[53:50] Oui, c'est ça.
[53:51] Team Khan, la Grande-Bretagne
[53:55] et le Mexique.
[53:56] On est tous des athlètes Nike maintenant.
[53:59] C'est quand même extraordinaire.
[54:00] Oui, vraiment.
[54:02] C'était notre deuxième fois à San Diego
[54:05] pour un camp d'entraînement.
[54:08] Puis, juste la différence,
[54:09] le premier était au mois de novembre.
[54:11] La différence entre celui du mois de novembre
[54:13] et celui du mois de...
[54:16] On était le mois dernier.
[54:17] Oui.
[54:19] Février.
[54:19] C'était le 1er de mars.
[54:21] Oui, c'est ça.
[54:24] La différence entre les deux, c'était incroyable
[54:26] parce que là, on avait des gens de Nike
[54:27] qui étaient là pour nous demander
[54:29] notre avis sur des crampons,
[54:32] sur des gants, sur quel genre d'uniforme
[54:34] on aurait porté.
[54:36] Ils étaient vraiment là à l'écoute de nous
[54:37] pour savoir, mettons, c'était quoi nos besoins,
[54:39] puis ils voulaient vraiment
[54:40] nous supporter là-dedans.
[54:42] Je pense que ça donne encore plus
[54:44] une reconnaissance
[54:46] de montrer qu'ils croient en nous
[54:49] puis ils pensent vraiment
[54:50] que nous représenter...
[54:53] En fait, c'est ça. Ça nous donne beaucoup de crédibilité
[54:55] puis qu'ils sont fiers
[54:57] de nous représenter. Nous autres, on est vraiment
[54:59] reconnaissants de ce support-là.
[55:02] Puis sur le sideline,
[55:03] on avait des gens de la CFL
[55:04] qui prenaient du contenu
[55:06] pour nous mettre de l'avant.
[55:09] C'est ça. Par rapport à la CFL,
[55:11] il y avait des
[55:12] petites entrevues,
[55:15] des trucs comme ça. Il y avait beaucoup de monde
[55:16] autour du sideline la dernière fois
[55:18] qu'on était à San Diego versus la première fois
[55:21] juste parce que là, étant donné
[55:22] que les Jeux olympiques d'hiver sont terminés,
[55:25] il y a un petit peu plus d'attention
[55:26] sur les Olympiques d'été qui s'en viennent.
[55:29] Puis là, tout le monde
[55:30] est là
[55:33] pour nous donner un peu plus...
[55:34] Pour nous donner plus de visibilité.
[55:36] Pour en dire plus sur le partenariat avec Nike,
[55:39] c'est complètement fou.
[55:41] J'ai vu les images, c'est marrant.
[55:42] Petite fille, petit gars qui rêve à quelque chose dans le genre.
[55:44] C'était above and beyond.
[55:46] Pour te dire, ils ont envoyé une petite équipe.
[55:49] Il y a fait ça, le product team.
[55:51] Ils sont là, c'est des inventeurs.
[55:52] C'est des inventeurs de comme, OK, on veut dessiner,
[55:55] inventer un crampon spécifique pour le flag football.
[55:58] Sarah Parker,
[55:59] Guillaume Belland, donnez-moi votre avis. Qu'est-ce que tu veux?
[56:01] C'est fou.
[56:02] T'imagines aux Olympiques, ton uniforme a l'air de quoi?
[56:05] C'est comme, vous, vous êtes déplacés pour savoir
[56:07] qu'est-ce que moi, je veux. C'est complètement...
[56:09] Puis les deux côtés,
[56:11] sans se le dire, en plus, on a dit
[56:13] aux Olympiques d'hiver,
[56:15] le chandail de hockey Team Canada
[56:16] était vraiment bien fait.
[56:18] C'était simple, mais en même temps, tellement cool.
[56:21] Le noir, le rouge.
[56:23] Puis il y a un des gars qui était là
[56:25] qui a fait, c'est drôle de te dire ça, c'est moi qui l'ai fait.
[56:27] Oui, oui. Wow.
[56:29] On parle de ressources,
[56:31] on t'investit. Vous savez que les mots que vous dites
[56:33] vont avoir un impact.
[56:34] Direct, mais oui. Tout à fait.
[56:36] Fait que non,
[56:37] le partenariat est énorme.
[56:38] En termes de gear, évidemment, mais c'est aussi
[56:40] de ressources financières qui vont nous permettre
[56:42] de faire plus de camps d'entraînement comme ça,
[56:44] de pouvoir mieux s'équiper, de pouvoir avoir des camps d'entraînement
[56:47] aussi ailleurs, puis juste être plus prêt pour les Olympiques.
[56:49] C'était clair, le message aussi,
[56:51] quand il nous parlait en tant qu'équipe, c'était comme
[56:52] on est là pour vous supporter, c'est cool,
[56:55] mais on veut que vous gagnez l'or.
[56:58] Puis c'est comme podium,
[56:59] or, médaille, on veut que vous performez,
[57:01] on n'est pas là pour supporter une équipe qui va finir...
[57:03] J'ai eu des milliards de questions
[57:05] à travers tout ça. Je ne sais pas par commencer,
[57:07] mais...
[57:08] Je reviens juste sur la notion de pression.
[57:11] Là, c'est quand même...
[57:14] Ce ne sont pas des mots qui tombent
[57:15] dans l'oreille d'un sourd.
[57:17] Je m'imagine de votre côté, comment vous vous réagissez face à ça?
[57:19] Est-ce que vous...
[57:20] Je sais que quand vous jouez, vous êtes focus,
[57:24] mais par après, c'est quoi la dynamique
[57:25] dans le camp d'entraînement, sachant
[57:27] à quel point les gens
[57:29] investissent en vous
[57:31] et croient en vous,
[57:32] en votre équipe, mais aussi
[57:34] vous êtes l'individu
[57:37] qui composez cette équipe-là aussi,
[57:38] vous ne devez pas
[57:40] disappoint, pardon.
[57:42] Ce qui est cool du flag, c'est que ça va tellement vite
[57:44] que c'est tes réflexes
[57:46] qui embarquent. Tu n'as pas le temps de réfléchir
[57:49] à
[57:49] qu'est-ce que je dois, qu'est-ce que je devrais faire
[57:52] ou pas. Oui,
[57:54] la psychologie
[57:56] de performance embarque, mais pendant le jeu,
[57:58] c'est très rare que tu aies le temps
[58:00] de réfléchir à ça.
[58:01] Mais outre, pendant le jeu, c'est quoi la dynamique
[58:04] dans le camp?
[58:04] C'est pendant le camp?
[58:07] Oui.
[58:08] Encore là, comme Sarah, puis je le mentionnais tantôt,
[58:10] on est tous très reconnaissants d'être là,
[58:12] on a du plaisir à le faire, puis à la base,
[58:14] on est des gens très passionnés par ce sport-là.
[58:16] Fait que de pouvoir jouer au flag football
[58:18] un mardi,
[58:20] deuxième pratique dans la journée à 4h PM,
[58:23] puis le setup est juste incroyable,
[58:24] des montagnes, un lac, puis ça n'a pas de sens.
[58:26] Puis tu es entouré des meilleurs au pays,
[58:28] meilleurs coachs, meilleurs athlètes,
[58:30] meilleurs gear.
[58:31] Tu profites du moment, puis tu performes en fonction
[58:34] de « je suis passionné, je veux devenir le meilleur dans ce que je fais ».
[58:37] C'est tous des athlètes qui,
[58:38] individuellement, pour se rendre là,
[58:39] ont déjà fait des sacrifices,
[58:41] puis ont déjà eu la pression de « je veux passer
[58:43] d'une activité récréative
[58:46] à une activité de performance, puis faire l'équipe nationale ».
[58:48] Fait que des sacrifices, tout le monde en a fait
[58:50] pour se rendre là.
[58:52] Personnellement, je veux dire, des fois,
[58:54] puis je suis comme ça dans ma tête,
[58:58] mais des fois, je me retrouve dans des contextes sociaux
[58:59] avant de faire l'équipe canadienne,
[59:01] puis je savais que les trials s'en venaient,
[59:04] puis je me prenais à me mettre à penser à ça,
[59:07] à me mettre à penser à ça,
[59:08] puis j'étais comme « qu'est-ce que je fais à être en train
[59:10] de me voir de la bien dans un parc ? »
[59:12] Puis il y a un moment dans ma vie
[59:14] que je pense que ça va me suivre tout le temps.
[59:16] Je suis parti de cet événement-là
[59:18] pour ramasser mon échelle chez moi,
[59:20] aller au parc, puis juste faire du footing,
[59:22] faire des choses que je connaissais très bien
[59:24] puis que j'avais déjà faites,
[59:25] mais c'est tellement important pour moi
[59:28] que je ne peux pas faire d'autres choses
[59:30] que ça en ce moment.
[59:31] Après ça, « fast forward » dans un cas d'entraînement,
[59:35] cette réflexion-là,
[59:36] je l'ai déjà eue.
[59:38] Je pense que les gens autour de moi, c'est la même chose.
[59:39] C'est des gens excellents dans leur sport, passionnés.
[59:42] Je pense qu'une fois que tu es dans le moment,
[59:43] c'est comme j'optimise.
[59:46] Tu vois les gens à la carte.
[59:48] En gros, toi, tu étais prêt.
[59:50] Oui, puis je pense que tout le monde autour de moi aussi,
[59:52] puis pour les filles, ça va être la même chose.
[59:53] Puis la cafétéria, c'est comme tu manges bien,
[59:54] tu t'assures que tu te couches tôt,
[59:56] puis il n'y a personne qui va à l'extérieur du contexte du flag
[59:59] puis qui veut performer.
[1:00:00] Puis pour ajouter à ça un peu,
[1:00:03] c'est quasiment drôle quand on revient à la maison,
[1:00:06] on dirait qu'on s'ennuie de ça.
[1:00:08] Donc, on recherche, mettons,
[1:00:10] si je me mets après l'été que j'ai vécu l'été dernier.
[1:00:14] Les filles, on est allées au Panama comme les gars,
[1:00:17] mais aussi avant ça, on avait une autre compétition
[1:00:18] qui est en Chine.
[1:00:20] Nous autres, notre été a été super intense.
[1:00:22] On a pratiqué trois, quatre fois par semaine.
[1:00:25] On avait des meetings.
[1:00:26] On a fait deux voyages ensemble.
[1:00:28] Après l'été, la saison universitaire embarque,
[1:00:32] puis c'est deux réalités complètement différentes.
[1:00:36] Puis là, les filles, mettons, de l'équipe nationale,
[1:00:38] on se regroupait pour se reparler,
[1:00:39] puis on était comme...
[1:00:40] On recherche encore cette intensité-là, cette piqûre-là,
[1:00:44] puis on a juste hâte de se retrouver dans cet environnement-là
[1:00:48] parce qu'on aime ça se faire pousser,
[1:00:50] on aime ça en demander plus, on aime ça, tu sais,
[1:00:52] vraiment apprendre à un rythme super rapide,
[1:00:57] puis on aime ça être challengé.
[1:01:00] Puis je pense aussi, l'aspect, mettons, de pression
[1:01:02] quand on parle des Olympiques,
[1:01:04] je pense aussi que ça dépend vraiment beaucoup
[1:01:06] de notre perception de la situation.
[1:01:08] On n'a jamais été athlète olympique.
[1:01:10] Ça fait qu'on a tout à gagner.
[1:01:12] On n'a rien à perdre.
[1:01:12] On dirait qu'il n'y a pas cette pression-là
[1:01:14] parce qu'on se dit que la seule chose qui peut arriver...
[1:01:21] Ça pourrait être une belle surprise, genre.
[1:01:23] Exactement.
[1:01:24] On est dans le processus, on en profite.
[1:01:27] À chaque année, il y a 24 athlètes
[1:01:28] qui peuvent faire partie du processus national
[1:01:31] puis s'entraîner, puis assister à ces camps d'entraînement-là.
[1:01:36] Ça fait que je pense qu'on est juste content.
[1:01:38] On est content de faire partie du processus
[1:01:39] puis éventuellement, bien, si ça découle, tant mieux.
[1:01:43] Puis sinon, bien, on est juste vraiment content
[1:01:45] d'avoir eu l'opportunité d'en faire partie
[1:01:47] aussi longtemps qu'on l'a fait
[1:01:49] puis de voir aussi, tu sais, le sport évoluer.
[1:01:51] Je pense que les athlètes qui ont déjà fait partie
[1:01:54] du programme national,
[1:01:56] qui sont peut-être retraités,
[1:01:59] bien, ils vont tous ouvrir la télévision
[1:02:02] pour regarder le flag football en 2028.
[1:02:04] Peu importe s'ils voulaient être là ou pas,
[1:02:06] ils vont être contents.
[1:02:07] Ils vont être contents, contents de l'écouter, tu sais.
[1:02:10] Ça fait que je pense que c'est vraiment ça.
[1:02:11] Étant donné que, bien, j'ai jamais été athlète olympique,
[1:02:14] je ne sais pas c'est quoi.
[1:02:15] Bien, pour moi, je ne perds pas quelque chose
[1:02:17] si je ne le fais pas.
[1:02:19] J'ai juste l'opportunité de gagner cette chance-là.
[1:02:22] Vous êtes vraiment vraiment inspirant tous les deux.
[1:02:24] Je ne sais pas si vous savez, mais genre,
[1:02:27] je me mets beaucoup dans la peau.
[1:02:28] Tu sais, quand je fais des balados,
[1:02:31] je me mets beaucoup dans la peau de l'audience
[1:02:32] qui écoute puis j'essaie de prendre un peu de recul
[1:02:35] puis poser les questions que les gens se posent.
[1:02:37] Le seul commentaire que j'ai, c'est comme,
[1:02:39] vous êtes vraiment inspirant.
[1:02:40] Je sais que ça va résonner en beaucoup.
[1:02:42] Puis pas juste les gens qui pratiquent le flag,
[1:02:44] mais comme dans plusieurs autres sports.
[1:02:46] Je pense que tu allais dire quelque chose.
[1:02:48] Ah, j'allais juste parler du succès international
[1:02:49] que les filles et les gars ont eu.
[1:02:51] Je pense que ça enlève un peu de pression aussi
[1:02:53] dans le sens où les filles reviennent
[1:02:54] d'une immense performance aux World Games,
[1:02:57] qui est juste en dessous des Olympiques,
[1:02:58] la plus grosse compétition que tu peux avoir.
[1:02:59] Est-ce qu'on peut en parler?
[1:03:01] En masse.
[1:03:02] Les gars, dans le qualificatif pour l'Allemagne,
[1:03:06] on a gagné la médaille de bronze,
[1:03:07] on a gagné la médaille de bronze au Panama.
[1:03:08] Ça aussi, je veux qu'on en parle.
[1:03:09] Absolument.
[1:03:11] Mais je pense que ça, c'est comme,
[1:03:12] OK, on a travaillé pour, on s'est entraînés pour,
[1:03:14] on avait de la pression, on a performé.
[1:03:16] Mais non, on est bon.
[1:03:17] Est-ce qu'on est satisfait?
[1:03:18] Absolument pas.
[1:03:19] C'est nice.
[1:03:20] Tu sais, la vision, puis le rêve reste encore
[1:03:22] de qualifier le Canada pour les Olympiques,
[1:03:24] gagner l'or.
[1:03:25] Fait qu'on vivra cette pression-là peut-être plus tard.
[1:03:27] Mais pour l'instant, ça fonctionne.
[1:03:29] Fait que faisons...
[1:03:30] Essayons juste d'optimiser ce qu'on vit là en ce moment.
[1:03:32] Oui.
[1:03:33] Puis on verra plus tard.
[1:03:34] Puis du côté féminin, notre entraîneur-chef,
[1:03:38] c'est une femme, elle s'appelle Rachel Letzor.
[1:03:41] Je voulais lui faire un shout-out parce qu'elle est incroyable.
[1:03:45] Rachel, elle a fait le calcul,
[1:03:46] puis il y avait 77 jours entre le moment
[1:03:49] où est-ce qu'ils ont formé l'équipe nationale
[1:03:51] et le premier tournoi qu'on a fait l'été dernier.
[1:03:54] Puis on est revenus à la maison
[1:03:56] avec une médaille de bronze au World Games
[1:03:57] et une médaille d'argent au Panama.
[1:04:00] D'ailleurs, on pourra en parler.
[1:04:01] Bien, c'est ça.
[1:04:02] Cette situation-là est un petit peu...
[1:04:04] un petit peu décevante,
[1:04:05] mais on a quand même eu des excellents résultats
[1:04:09] avec si peu de préparation.
[1:04:11] Puis maintenant, on a toutes les ressources
[1:04:14] puis on a tout le support.
[1:04:17] Puis là, on est juste comme...
[1:04:19] Let the magic happen.
[1:04:20] Exactement.
[1:04:21] C'est que là, on peut...
[1:04:22] C'est que le programme est encore tellement jeune.
[1:04:22] Oui, c'est ça.
[1:04:24] C'est qu'il y a encore tellement de place à amélioration.
[1:04:26] Puis nous autres, on dirait qu'on le réalise pas
[1:04:28] parce qu'on n'a jamais eu accès à ces choses-là.
[1:04:31] Fait qu'on en profite.
[1:04:32] Puis c'est...
[1:04:34] C'est le fun qu'on puisse juste réfléchir
[1:04:36] à aider des athlètes, tu sais, pour une fois.
[1:04:38] On peut vraiment se concentrer
[1:04:39] sur notre préparation physique, sur étudier.
[1:04:41] Là, on a juste besoin de se présenter à la pratique
[1:04:44] à l'heure que la pratique débute.
[1:04:46] Après ça, on marche à la cafétéria.
[1:04:48] Après ça, on va se...
[1:04:50] Tu sais, on va omiter.
[1:04:50] Ça, c'est pendant le camp d'entraînement.
[1:04:51] Oui, mettons, pendant le camp d'entraînement.
[1:04:52] Il y a un chef qui t'attend,
[1:04:53] qui a préparé de quoi, qui est spécifique.
[1:04:55] Le menu, c'est marqué.
[1:04:56] Les calories, les protéines que tu ingères.
[1:04:59] Bord à salade.
[1:05:01] Comme tu dis, performance excellente,
[1:05:03] c'était vraiment la définition du petit rêve,
[1:05:05] du rêve de petite fille, petit gars
[1:05:07] qui se voyait un jour jouer professionnellement.
[1:05:10] On se sent vraiment comme des athlètes,
[1:05:12] comme des athlètes professionnels.
[1:05:13] Est-ce que vous revenez ici,
[1:05:14] puis vous êtes en train de, genre, justement...
[1:05:17] Ça vous a permis de vous élever un peu,
[1:05:19] puis là, vous revenez, puis vous êtes genre...
[1:05:21] OK, on continue sur cette excellente lancée-là.
[1:05:24] Oui, je pense que ça augmente nos standards personnels.
[1:05:27] Puis étant donné que là, on comprend, mettons,
[1:05:30] que c'est vraiment sérieux,
[1:05:32] puis qu'on a...
[1:05:32] Le monde autour de nous,
[1:05:34] qui ont comme la même vision que nous,
[1:05:37] on a des coachs qui nous aident à nous développer,
[1:05:41] puis la vitesse à laquelle on doit progresser,
[1:05:45] elle est super rapide.
[1:05:47] Fait que ça nous force de comme...
[1:05:49] Moi, je l'ai remarqué à la maison.
[1:05:50] Oui, de suivre...
[1:05:51] C'est comme plus d'ONU, là.
[1:05:52] C'est bord de protéines.
[1:05:54] Bon, bien, c'est ça.
[1:05:56] Je pense que le standard est vraiment plus élevé
[1:05:58] qu'il l'était, puis on suit la tendance,
[1:06:01] puis on adore ça.
[1:06:02] Fait que c'est pas difficile pour nous, mettons,
[1:06:05] d'augmenter l'intensité un petit peu.
[1:06:07] Nos coachs sont engagés à l'année longue aussi.
[1:06:09] C'est pas des jobs à temps plein, loin de là.
[1:06:12] Mais tu sais, côté masculin, coach Lapo, Joel, Pat,
[1:06:16] même la thérapeute,
[1:06:17] ils sont tous investis à prendre de nouvelles.
[1:06:20] Tu sais, à travers les semaines, les mois,
[1:06:24] on fait des meetings.
[1:06:25] Dès qu'il y a quelqu'un qui a une idée,
[1:06:27] on se la partage, il y a quelque chose qui est fait,
[1:06:29] puis on s'en supporte à ce niveau-là.
[1:06:31] OK.
[1:06:32] Bon, bien, on va parler de vos deux dernières performances,
[1:06:34] mais avant, peut-être, finalisons,
[1:06:37] c'est quoi le processus de qualification
[1:06:38] de Tin Can pour les Jeux olympiques?
[1:06:42] D'une part, en tant qu'équipe,
[1:06:45] mais aussi en tant qu'individu.
[1:06:47] Est-ce que c'est la même chose pour masculin et féminin?
[1:06:50] J'imagine que oui, mais oui.
[1:06:52] Oui, bien, en tant qu'individu,
[1:06:53] c'est la même chose à chaque année.
[1:06:55] Le processus de sélection recommence à zéro.
[1:06:57] Fait qu'on se présente aux candidats d'identification
[1:07:01] dans notre province.
[1:07:02] Ensuite de ça, ils vont sélectionner les 50 meilleurs
[1:07:05] pour le dernier camp de sélection du top 50.
[1:07:09] Et ensuite de ça, dépendamment de combien d'athlètes
[1:07:12] chaque équipe veut prendre,
[1:07:13] soit le 12 qui voyage, il est sélectionné,
[1:07:17] puis nous autres, on est 24.
[1:07:18] Du côté masculin, je pense qu'on sélectionne 18.
[1:07:22] C'est quoi qui explique la différence?
[1:07:24] Il y en a un qui...
[1:07:25] Je la connais pas, en tout cas.
[1:07:26] Oui, moi non plus, je sais pas.
[1:07:28] Puis qualification olympique,
[1:07:30] il y a juste six pays qui se qualifient pour les olympiques.
[1:07:33] Mais juste, Paul, c'est quand même délicat.
[1:07:36] Ça se peut que vous qualifiez votre équipe,
[1:07:38] puis qu'individuellement,
[1:07:39] vous ne soyez pas sélectionné pour Team Canada.
[1:07:41] Donc, je pense que, tu sais,
[1:07:42] quand vous êtes dans cet état de pleine gratitude-là
[1:07:45] puis de reconnaissance-là,
[1:07:46] c'est que là, en ce moment, vous faites partie de Team Canada,
[1:07:48] vous l'aidez à grandir puis à bien se qualifier.
[1:07:52] Mais en même temps,
[1:07:53] vos prochains camps de sélection en tant qu'individu
[1:07:55] sont au mois de mai prochain,
[1:07:56] puis vous avez pas une place garantie.
[1:07:58] C'est quand même délicat.
[1:08:00] Exact, mais c'est le monde du sport.
[1:08:02] Puis tous les pays font ça.
[1:08:04] Toutes les disciplines sont le même aussi.
[1:08:06] Les olympiens, à chaque année, doivent se requalifier.
[1:08:08] Il faut qu'ils performent à chaque année à tous les quatre ans.
[1:08:10] Mais peu importe, il y a des compétitions à chaque année
[1:08:12] qui doivent défendre leur place sur l'équipe nationale.
[1:08:15] Puis s'ils se font débarquer,
[1:08:16] après ça, il faut qu'ils grimpent les échelons.
[1:08:18] Puis ça peut être long, puis ça peut être prenant.
[1:08:20] Puis...
[1:08:21] C'est ça ce que j'ai craqué, là.
[1:08:23] C'est comme vraiment étonnant.
[1:08:26] Topsoise.
[1:08:26] C'est tellement déchiré.
[1:08:27] Oui, exactement.
[1:08:30] Je pense que c'est la réalité, puis on l'a choisi, cette vie-là aussi.
[1:08:32] Je pense que s'il y a quelqu'un qui vit trop de pression,
[1:08:35] à stresser, qui va pas faire l'équipe,
[1:08:37] c'est peut-être juste pas la bonne voie à choisir.
[1:08:40] C'est bon.
[1:08:41] Du côté féminin,
[1:08:43] moi, j'ai commencé en secondaire 1,
[1:08:45] puis à ce moment-là, c'était juste un sport de printemps.
[1:08:47] Fait qu'on jouait juste
[1:08:48] pendant un mois et demi
[1:08:50] à la fin de l'année scolaire, puis c'était tout.
[1:08:53] Là, les filles de flag plus jeunes,
[1:08:55] ils jouent depuis
[1:08:56] le primaire, des fois.
[1:08:59] Puis,
[1:09:00] ils ont des programmes élites
[1:09:01] qui roulent à l'année longue,
[1:09:03] puis eux autres qui ont des chances de se développer
[1:09:05] beaucoup plus à leur âge
[1:09:08] que quand nous, on avait leur âge, mettons.
[1:09:09] Fait que les plus jeunes, ils nous poussent énormément
[1:09:11] parce qu'ils sont
[1:09:13] super talentueuses, même si
[1:09:15] ils ont un peu moins d'expérience que nous,
[1:09:18] admettons.
[1:09:19] Moi, je pense que ça, ça va juste rendre notre programme
[1:09:21] meilleur parce qu'ils viennent pousser les filles
[1:09:23] qui ont un peu plus d'expérience
[1:09:25] à aller chercher encore plus...
[1:09:28] à aller chercher
[1:09:30] plus de performances physiques.
[1:09:31] C'est une excellente mentalité à avoir.
[1:09:33] C'est que l'objectif, c'est de gagner une médaille
[1:09:35] aux Olympiques.
[1:09:36] L'objectif, c'est que le Canada soit là, puis qu'il y ait quelqu'un qui a la chance.
[1:09:39] Après ça, tu penses à
[1:09:41] la relève,
[1:09:43] puis la relève, bien, de manière imminente,
[1:09:46] c'est d'autres gens qui sont des amis
[1:09:47] ou qui sont des connaissances, mais éventuellement,
[1:09:49] c'est nos enfants. C'est énorme.
[1:09:52] Je pense à tous les gens
[1:09:53] qui ont des enfants ou qui ont des petites sœurs ou des petits frères
[1:09:55] qui commencent le flag, puis qu'eux ont
[1:09:57] la chance d'être sur l'équipe nationale en ce moment.
[1:10:00] Bien oui, je voudrais
[1:10:00] que ces gens-là donnent tout ce qu'ils ont
[1:10:03] pour pouvoir qualifier l'équipe, pour qu'elle ait
[1:10:05] les prochaines chances. Puis que ce partenariat
[1:10:07] puisse continuer, puis renouveler,
[1:10:09] puis que Football Canada voit encore
[1:10:10] un potentiel de médaille
[1:10:13] dans le flag. Puis ça, c'est de l'argent
[1:10:15] qu'on doit aller chercher à chaque année. D'ailleurs,
[1:10:17] le flag, pour faire ces grands entraînements-là, ça prend
[1:10:19] des ressources. Puis le gouvernement
[1:10:21] a des fonds à attribuer,
[1:10:23] puis il va les attribuer à ces sports, à ces disciplines
[1:10:24] qui ont le plus de chances de médaille. Dans les dernières
[1:10:27] années, avec le succès que les filles ont eu, que les gars
[1:10:29] ont eu aussi,
[1:10:30] je mentirais que, je ne dirais pas
[1:10:33] que la victoire qu'on a eue contre les États-Unis
[1:10:35] cet été à Los Angeles,
[1:10:37] ça a propulsé ces discussions-là
[1:10:39] à un autre niveau qu'on ne pensait jamais avoir.
[1:10:42] Puis ça montre
[1:10:43] à quel point, justement, le coaching staff
[1:10:45] et le coach Lapo, il est investi dans ce programme-là
[1:10:47] et que tout compte.
[1:10:49] OK. Bien, on va
[1:10:51] revenir justement sur tout ça.
[1:10:53] Puis là, mettons, on revient à
[1:10:54] ensuite la qualification des équipes, parce que
[1:10:57] j'ai fait une énorme tangente.
[1:10:59] Je suis vraiment désolée.
[1:11:00] À qualifier les équipes.
[1:11:02] Fait que depuis...
[1:11:05] Parce que je peux partir sur une chaise.
[1:11:07] Non, non, non. Je vois la ligne.
[1:11:08] Je veux savoir.
[1:11:11] Tantôt, je disais, les Olympiques,
[1:11:13] c'est en 2028. Puis on voit
[1:11:15] ça comme si c'était dans une décennie.
[1:11:17] Mais les Olympiques 2028
[1:11:19] ont commencé l'année passée.
[1:11:21] On commençait en septembre 2025.
[1:11:23] Avant ça, mais bon, en septembre 2025,
[1:11:25] t'avais les continentaux
[1:11:26] pour les Amériques. Fait que là, excusez-moi
[1:11:29] le micro. Toutes les
[1:11:31] pays en Amérique, fait que du Canada
[1:11:32] jusqu'au Brésil, puis t'avais une quinzaine
[1:11:35] ou peut-être même 18 pays
[1:11:37] qui étaient inscrits,
[1:11:38] compétitionnaient pour un top 5.
[1:11:40] Le top 5 de ce tournoi-là, gars et filles,
[1:11:43] se qualifiaient pour
[1:11:45] l'Allemagne en août 2026,
[1:11:47] dans quelques mois. Le podium
[1:11:49] de l'Allemagne cet été se qualifie
[1:11:51] ou le top 2 en excluant
[1:11:53] les États-Unis, parce qu'ils, obviously,
[1:11:54] sont à L.A., fait qu'ils sont déjà invités.
[1:11:57] Fait qu'assumant que les États-Unis font le podium,
[1:11:58] les deux autres places du podium vont se qualifier
[1:12:00] aussi pour les Olympiques.
[1:12:02] Fait que ça, quand je dis que les Olympiques sont commencées depuis l'année passée,
[1:12:04] c'est qu'il a fallu que nos groupes respectifs
[1:12:07] ont qualifié le Canada
[1:12:08] pour participer en Allemagne. Puis encore là, la mission
[1:12:10] cet été, c'est de qualifier, c'est de finir sur le podium,
[1:12:13] gagner l'or, bien évidemment.
[1:12:14] Mais un autre niveau, c'est de pouvoir assurer
[1:12:16] notre place aux Jeux olympiques 2028.
[1:12:20] Si par
[1:12:21] destruction totale
[1:12:22] et par mégarde, on se qualifie
[1:12:24] pas là cet été, il va y avoir
[1:12:26] deux autres tournois.
[1:12:28] D'autres continentaux pour qualifier son pays pour le
[1:12:30] dernier, last chance,
[1:12:32] tournoi mondiaux de flag
[1:12:34] en 2027, où est-ce que là,
[1:12:37] les trois premières places, les trois dernières places
[1:12:39] des Olympiques, donc le podium 2027,
[1:12:42] qui, je sais pas, est où
[1:12:42] d'ailleurs, ce tournoi-là, mais bon, peu importe.
[1:12:44] On sait pas encore. Ces trois dernières places-là vont être assurées
[1:12:46] à ce niveau-là, en 2027.
[1:12:48] Comme Sarah disait, il y a six pays.
[1:12:51] La première est sécurisée par les États-Unis,
[1:12:52] qui hostent. Les deux autres se décident
[1:12:54] par le podium ou les deux premières places de cet été
[1:12:56] en Allemagne. Puis les trois dernières places,
[1:12:58] en 2027.
[1:13:00] Fait que oui, les Olympiques ont commencé il y a vraiment
[1:13:02] longtemps, puis quand je disais que, tu sais,
[1:13:04] s'il y a quelqu'un qui démontre de l'intérêt pour du flag,
[1:13:06] qui se voit jouer aux Olympiques un jour,
[1:13:08] que tu sois un pro en ce moment, si il y a fait
[1:13:10] un NFL, puis que tu
[1:13:12] sois retraité ou tu vois faire
[1:13:14] autre chose, il faut commencer là tout de suite,
[1:13:16] parce que c'est maintenant qu'il faut envoyer les meilleures
[1:13:18] éditions de Team Canada possibles,
[1:13:20] parce que si ça se passe pas là tout de suite, ça se passera
[1:13:22] jamais, il va falloir attendre un autre cycle olympique.
[1:13:24] Fait que là, ces individus-là, qui sont des
[1:13:26] ressources, bien, des
[1:13:28] athlètes incroyables,
[1:13:30] il faudrait qu'ils se présentent au mois de mai
[1:13:32] au camp de sélection de Team Can,
[1:13:35] idéalement, cette année.
[1:13:37] Pour être là
[1:13:38] sur Team Can au championnat
[1:13:41] du monde
[1:13:42] à Söldorf.
[1:13:44] Du Söldorf, merci.
[1:13:46] En Allemagne. Oui, mais juste de
[1:13:48] commencer le processus, parce que, encore là,
[1:13:50] je reviens sur la game qu'on a vue en fin de semaine,
[1:13:52] ça se fait pas en 24 heures, ça se fait pas en une semaine,
[1:13:54] puis pour les meilleurs athlètes,
[1:13:56] de changer ton style de jeu,
[1:13:58] la manière dont tu réfléchis, puis ta composition
[1:14:00] corporelle, habituer ton corps à bouger à certaines
[1:14:02] manières. En défense, apprendre à déflaguer,
[1:14:05] c'est un autre skill
[1:14:06] complètement. Oui, j'ai vu des reels, les joueurs de la NFL,
[1:14:08] ils savaient vraiment pas comment faire, là. Oui, exact.
[1:14:10] Encore là, les joueurs pros en ce moment
[1:14:12] qui vivent de ça, sont assez athlétiques
[1:14:14] pour l'apprendre, mais tu vas pas l'apprendre en une semaine.
[1:14:16] Fait que, si tu penses aux Olympiques 2028,
[1:14:18] faut que tu qualifies ton pays, là, en 2026, puis après
[1:14:20] ça, ou si jamais en 2027,
[1:14:23] l'invitation est lancée
[1:14:24] à tout le monde au Canada. Comment on s'entraîne
[1:14:26] pour jouer aux flags? Genre, ça
[1:14:28] ressemble à quoi, votre semaine d'entraînement?
[1:14:30] Puis c'est pas juste
[1:14:32] jouer à des games, là, mais ça ressemble à quoi,
[1:14:34] genre, une semaine d'entraînement typique
[1:14:36] pour un athlète ou une athlète en flag?
[1:14:40] Deux flags,
[1:14:40] on dit plus, je m'imagine, qu'en flag.
[1:14:42] Bien, c'est difficile
[1:14:44] à dire,
[1:14:45] étant donné que, tu sais, dans une
[1:14:47] off-season, il y a plusieurs
[1:14:49] phases différentes d'entraînement pour
[1:14:51] arriver à l'objectif
[1:14:53] qu'on veut atteindre, mettons, en saison.
[1:14:57] Personnellement,
[1:14:58] moi, je vais entraîner...
[1:14:58] Je vais entraîner cinq fois par semaine dans la salle
[1:15:00] de musculation. Sinon, bien,
[1:15:02] c'est mes pratiques régulières
[1:15:04] à l'université ou
[1:15:06] avec le programme national.
[1:15:09] À quelle fréquence
[1:15:10] tu vas avoir une pratique dans une semaine?
[1:15:13] Bien, c'est ça, ça dépend vraiment
[1:15:14] de si on est en saison
[1:15:16] régulière ou en saison morte. En ce
[1:15:18] moment, on a deux...
[1:15:20] Une à deux, dépendamment de la disponibilité
[1:15:22] du track. Mettons,
[1:15:24] deux tracks par
[1:15:25] semaine. Fait que deux courses, en plus,
[1:15:28] de mes cinq entraînements en muscu.
[1:15:30] Oui, vous faites la course aussi?
[1:15:31] Oui.
[1:15:32] Oui.
[1:15:36] Avec, mettons, l'annonce
[1:15:38] des Olympiques, là, il y a la discussion
[1:15:40] de comment qu'on fait pour que
[1:15:42] nos athlètes se fassent carter, puis
[1:15:44] qu'il y ait la reconnaissance de
[1:15:46] je suis une athlète de haut
[1:15:48] niveau, puis
[1:15:50] avoir un certain support
[1:15:52] financier du gouvernement. Puis pour ça,
[1:15:54] il faut avoir des statistiques,
[1:15:56] puis les statistiques qui viennent avec des
[1:15:58] tests physiques. Puis on a réalisé
[1:16:00] en faisant des tests physiques
[1:16:02] qu'il faudrait qu'on soit
[1:16:04] capable d'avoir des meilleurs résultats pour
[1:16:05] avoir, tu sais, être dans les barèmes
[1:16:07] pour qu'on puisse, mettons,
[1:16:09] avoir cette opportunité-là
[1:16:12] d'être... C'est bizarre, non?
[1:16:14] Oui. Bien, en fait, c'est que, étant donné
[1:16:15] que c'est un nouveau sport, là, on ne sait pas vraiment
[1:16:17] comment ça va se faire, le processus
[1:16:19] de, bien, quelles statistiques on va regarder, comment
[1:16:21] qu'on justifie les filles qui ont du
[1:16:23] support financier versus non.
[1:16:26] Puis, évidemment, bien, fin du
[1:16:28] track, ça a l'air, admettons, de nous recevoir à courir
[1:16:29] plus rapidement et plus explosif.
[1:16:31] Sur un terrain de flag,
[1:16:33] c'est super important d'être capable d'accélérer
[1:16:35] super rapidement, mais aussi de décélérer
[1:16:37] super rapidement, faire
[1:16:39] des changements de direction super rapides.
[1:16:42] C'est pour ça qu'on a eu
[1:16:43] la chance maintenant d'avoir
[1:16:44] un coach de track, puis on fait ça ensemble
[1:16:47] quelques fois par semaine, pour développer
[1:16:50] notre vitesse, notre
[1:16:51] agilité, tout ça, pour être capable de...
[1:16:54] Nous autres, on...
[1:16:56] Notre rival, notre
[1:16:58] agilité contre le Mexique, c'est
[1:16:59] quand même assez intense, puis
[1:17:01] c'est une équipe qui nous joue beaucoup en
[1:17:04] homme à homme, ou en femme...
[1:17:05] Femme à femme.
[1:17:07] C'est drôle, j'ai entendu le dire tantôt, puis dans mon équipe
[1:17:09] de mix à flag plus, quand je veux
[1:17:11] caler ce genre de coverage-là, qui est essentiellement
[1:17:13] chaque athlète couvre un athlète spécifiquement,
[1:17:16] je suis toujours homme à homme, femme à femme.
[1:17:17] Oui, fait qu'ils nous jouent beaucoup en femme à femme,
[1:17:20] ils sont très, très, très, très, très
[1:17:21] athlétiques. Du côté de
[1:17:23] notre offensive canadienne,
[1:17:25] on est très stratégique, on est...
[1:17:28] On essaye beaucoup de
[1:17:29] battre les défensives adverses
[1:17:32] par...
[1:17:33] En ayant comme un surnom, soit
[1:17:35] vertical, horizontal,
[1:17:38] ou de travailler avec des
[1:17:40] leverage, là. Ça veut dire,
[1:17:42] mettons, l'alignement défensif,
[1:17:44] l'alignement de la fille en défense
[1:17:46] contre notre receveur, s'il est un peu
[1:17:48] à l'extérieur d'elle, bien, si on l'envoie
[1:17:50] notre receveur vers l'intérieur, on a déjà
[1:17:52] une longueur d'avance sur elle en termes
[1:17:54] de position.
[1:17:57] Mais étant...
[1:17:58] Étant donné qu'ils nous jouent beaucoup en femme à femme,
[1:17:59] puis qu'ils sont vraiment athlétiques, bien, on se dit,
[1:18:01] comment qu'on peut faire pour créer un peu plus de séparation
[1:18:04] avec elle? Bien, c'est
[1:18:06] en augmentant, mettons, notre vitesse,
[1:18:08] notre agilité, notre explosion.
[1:18:10] Puis c'est vraiment notre
[1:18:12] objectif dans la off-season,
[1:18:14] dans la saison morte, c'est de développer
[1:18:16] ces habiletés-là pour être capable
[1:18:18] de les battre en demi-finale
[1:18:20] en Allemagne l'été prochain.
[1:18:23] C'est sûr que
[1:18:24] vous allez en demi-finale, tu dis ça comme
[1:18:26] à qui est-ce que c'est sûr?
[1:18:28] Non, non, c'est pas à qui.
[1:18:29] Je trouve ça mince que tu sois déjà...
[1:18:31] C'est juste parce qu'on pense à
[1:18:34] la qualification olympique. Là,
[1:18:36] on sait c'est quoi nos poules,
[1:18:38] on sait c'est lesquelles équipes qu'on affronte.
[1:18:40] C'est lesquelles?
[1:18:41] On affrontait Brésil,
[1:18:45] Panama
[1:18:45] et Japon.
[1:18:48] Japon, on les a battus
[1:18:50] sur le dernier jeu de la game en Chine.
[1:18:53] Puis Panama,
[1:18:54] c'était aussi sur comme une drive
[1:18:56] décisive à la fin de la game qu'on a réussi à...
[1:18:58] à les battre.
[1:18:59] Fait que c'était deux games super serrées.
[1:19:01] On a définitivement le pool le plus...
[1:19:04] le plus compétitif.
[1:19:07] Puis ça, c'est à cause
[1:19:08] de notre... de notre ranking
[1:19:10] mondial.
[1:19:12] À chaque tournoi mondial,
[1:19:14] on est accordé des points
[1:19:16] selon notre résultat. Puis
[1:19:17] au fur et... bien, au fil
[1:19:20] des années, nos points s'accumulent.
[1:19:21] Puis cette année, avec les résultats qu'on a eus,
[1:19:24] on est quatrième.
[1:19:25] OK. Fait que c'est les quatre équipes
[1:19:28] fortes qui s'affrontent. Bien, le pool...
[1:19:30] Non, c'est que ça fonctionne
[1:19:31] en serpents. Fait que, mettons, un, deux, trois,
[1:19:34] quatre, cinq, six, sept, huit,
[1:19:36] quinze, dix. Fait que ça fait en sorte
[1:19:37] que, bien, la quatrième puis la cinquième équipe
[1:19:40] se ramassent dans le même pool.
[1:19:42] Fait que...
[1:19:43] Fait que la première équipe...
[1:19:45] Mettons, c'est l'équipe qui a fini la première.
[1:19:48] Fait que le Mexique, ils sont
[1:19:49] première nation au monde en ce moment.
[1:19:52] Et ils vont juste affronter
[1:19:53] la... la...
[1:19:54] Huitième. Exact. La huit...
[1:19:56] Oui, exactement.
[1:19:58] C'est neuf. Camille comptable.
[1:19:59] Oui.
[1:20:01] Fait qu'on est dans un pool quand même assez
[1:20:03] difficile, mais c'est qu'on s'était
[1:20:05] dit... Évidemment,
[1:20:08] notre objectif, c'est de finir
[1:20:10] sur le podium. Mais
[1:20:12] à cause de notre classement, ça fait en sorte
[1:20:14] qu'on joue contre le Mexique en demi-finale.
[1:20:16] Puis si on veut avoir accès à la finale,
[1:20:18] on doit battre le Mexique. Je comprends.
[1:20:19] Fait qu'on regarde déjà loin devant,
[1:20:21] puis on sait qu'il faut
[1:20:24] qu'on se prépare pour cette grosse game-là
[1:20:26] pour qu'on puisse ensuite aller
[1:20:27] en finale, puis qualifier
[1:20:29] notre pays. Wow. Quel travail de
[1:20:31] visualisation, puis genre de
[1:20:33] préparation. C'est
[1:20:35] malade. Vous, est-ce que vous êtes autant stratégique
[1:20:37] dans votre...
[1:20:39] Oui, je pense que c'est une stratégie.
[1:20:42] Plan d'entraînement. Plan d'entraînement, oui.
[1:20:43] Définitivement. En termes d'entraînement,
[1:20:45] surtout du côté défensif, c'est un
[1:20:47] petit peu différent. Je fais beaucoup, beaucoup de mobilité.
[1:20:51] Tu sais, le
[1:20:51] coach Joel, il dit beaucoup,
[1:20:52] « Your best ability is availability. » Les tournois sont
[1:20:55] longs. C'est comme quatre jours, puis tu vas jouer deux,
[1:20:57] même, par jour. Fait que c'est très
[1:20:59] prenant sur le corps. Fait que beaucoup, beaucoup de mobilité,
[1:21:02] s'assurer que les hanches sont
[1:21:03] flexibles, que tes hamstrings sont prêtes,
[1:21:06] tes quads, tes glutes, tout ça, et bien
[1:21:08] relax en arrivant, parce que c'est tout le précurseur
[1:21:10] d'une autre blessure si ça compense.
[1:21:12] Fait qu'un peu comme Sarah, j'ai un mélange
[1:21:13] de muscu, de mobilité, puis de track.
[1:21:17] Par contre, on n'a pas
[1:21:17] de... Il n'y a pas d'opportunité
[1:21:19] universitaire pour les gars. De toute façon,
[1:21:21] j'ai gradué il y a un certain moment, déjà, mais bon,
[1:21:23] après ça, c'est les... J'applique toutes ces techniques-là
[1:21:25] à Flag Plus, dans ma
[1:21:27] league ici à Montréal.
[1:21:31] Est-ce que vous
[1:21:31] pratiquez ensemble ou vous faites juste jouer des
[1:21:33] games? Les filles sont capables
[1:21:35] de le faire un peu plus que nous autres, parce que
[1:21:37] l'équipe est majoritairement composée de filles qui viennent d'ici.
[1:21:40] Les gars, on est un peu plus répartis
[1:21:41] à travers le Canada, fait que c'est très
[1:21:43] rare qu'on va se rassembler tout le monde ensemble.
[1:21:46] Cependant,
[1:21:47] comme cet été, il y avait le tournoi national
[1:21:49] du Canada, de Flag,
[1:21:51] on a réussi à se réunir toute la défensive de l'équipe nationale
[1:21:54] ensemble pour faire le tournoi ensemble.
[1:21:56] Puis notre attaque était composée d'amis
[1:21:57] et de joueurs qui sont excellents,
[1:21:59] d'anciens membres de Team Canada ou même Current.
[1:22:02] On a fini par le gagner tout le monde
[1:22:03] ensemble, fait que c'était cool. Mais c'est plus rare
[1:22:05] qu'on a la chance de pratiquer en tant qu'équipe
[1:22:08] tout le monde ensemble. Pour parler
[1:22:10] de Dusseldorf, on a un pool aussi qui est très
[1:22:11] compétitif. Est-ce qu'on
[1:22:14] y pense de la même manière? Pas
[1:22:15] nécessairement, mais c'est sûr que quand tu te dis
[1:22:17] le but, c'est de qualifier le pays, le but,
[1:22:20] c'est d'aller décrocher l'or, bien, inévitablement,
[1:22:21] tu vas faire face à une des quatre puissances
[1:22:23] arrivées en demi-finale, fait que
[1:22:26] il n'y a pas... C'est qui vos pools? C'est quoi votre
[1:22:27] pool? Nous autres, on est matché avec le Japon
[1:22:30] comme les filles, l'Autriche, il y a nous autres
[1:22:31] puis le Nigeria
[1:22:33] qui est genre le représentant africain.
[1:22:35] Ils ont un seul pays qui s'est qualifié.
[1:22:37] Est-ce qu'ils sont forts? Bien, clairement
[1:22:40] parce qu'ils ont gagné la Coupe Afrique.
[1:22:42] Mais après ça, tu sais, le flag en Afrique,
[1:22:44] je pense que c'est encore plus nouveau
[1:22:45] qu'un dans le monde, après ça au Canada.
[1:22:49] Fait que je peux
[1:22:50] pas parler de leur... Je pense pas que dans le ranking
[1:22:52] mondial, ils sont très hauts.
[1:22:54] Mais clairement, composés d'athlètes assez
[1:22:55] forts pour pouvoir qualifier leur équipe.
[1:22:57] Fait qu'on n'arrive pas là en reprenant les gens
[1:22:59] nécessairement.
[1:23:02] Puis après ça,
[1:23:06] qu'est-ce que je veux savoir?
[1:23:07] Après ça, pour supporter le flag,
[1:23:10] comment est-ce que... Tu sais, t'as parlé un petit peu
[1:23:11] de commandit, de partenariat, tu l'as abordé aussi.
[1:23:14] C'est quoi le futur pour vous?
[1:23:15] C'est quoi les besoins, par exemple, de Team Canada
[1:23:17] pour pouvoir croître?
[1:23:20] Oui, fait que ça, c'est particulier.
[1:23:22] Football Canada, très ambitieux
[1:23:24] comme il est, puis comme il devrait l'être
[1:23:26] si on a des ambitions d'Olympique, puis
[1:23:27] d'avoir l'or. On a
[1:23:29] déjà commencé à faire
[1:23:31] les entraînements à San Diego, etc.
[1:23:33] Toutes des initiatives qui coûtent très, très cher.
[1:23:36] On s'est ramassé
[1:23:38] des sous en tant qu'équipe. On a
[1:23:39] tous fait des levées de fonds individuels en tant
[1:23:41] qu'équipe, des concours.
[1:23:44] Je pense que cet été, on va faire des car wash.
[1:23:45] On n'aura pas le choix. Parce que
[1:23:47] le financement qu'on a du gouvernement, c'est super.
[1:23:50] C'est juste pas assez.
[1:23:51] Je pense qu'il y a plein de disciplines qui peuvent
[1:23:52] relater à ce commentaire-là.
[1:23:55] Puis le partenaire avec Nike aussi,
[1:23:57] rentre en termes de gear,
[1:23:59] puis on commence à en parler. C'est le fun.
[1:24:01] Mais le financement n'est pas encore là.
[1:24:04] Mais on ne peut pas attendre.
[1:24:05] Il faut qu'on continue de pratiquer. Il faut qu'on continue
[1:24:07] de se réunir tous en équipe.
[1:24:09] On est encore activement en train
[1:24:11] d'essayer de lever du financement pour pouvoir
[1:24:13] continuer ces pratiques-là.
[1:24:15] Football Canada sur le site web, sur la page
[1:24:17] Instagram, LinkedIn, Facebook.
[1:24:19] C'est quoi vos stratégies de financement
[1:24:21] outre ça? Y a-t-il des partenaires
[1:24:23] qui viennent vous voir individuellement
[1:24:25] ou ils doivent aller voir l'équipe directement?
[1:24:27] D'expérience? Moi, personnellement, j'ai été très
[1:24:29] chanceux de connaître des entreprises
[1:24:31] qui m'ont supporté ou même des individus
[1:24:33] qui m'ont supporté. Depuis que j'ai commencé avec
[1:24:35] Football Canada, j'ai une entreprise
[1:24:37] qui s'appelle McGill Saint-Laurent, qui est une
[1:24:39] boîte de trading de commodité dans le Vieux-Port
[1:24:41] de Montréal, chez qui j'ai fait
[1:24:43] un stage
[1:24:45] pendant que j'étais à l'université, qui m'a vu
[1:24:47] jouer au football, qui m'ont supporté là-dedans.
[1:24:49] Puis maintenant que j'ai fait de l'équipe canadienne, à chaque année,
[1:24:51] ils me supportent personnellement.
[1:24:54] Après ça, j'ai la famille,
[1:24:55] des amis.
[1:24:55] Il y a
[1:24:57] d'autres partenaires aussi qui se sont joints à mon projet.
[1:25:01] C'est un peu comme du
[1:25:01] Love Money. Spécifique performance, qui était mon gym
[1:25:03] local quand j'habitais dans la villerie, etc.
[1:25:05] Oui, c'est plus Love Money parce que...
[1:25:08] Mais ces conversations-là...
[1:25:09] Les partenaires corporatifs qui viennent dire
[1:25:11] « Hey, je veux avoir ou... » Pas encore.
[1:25:13] Est-ce qu'il y a une différence entre
[1:25:14] facilité à financer l'équipe
[1:25:17] féminine versus masculine?
[1:25:21] Je pense que c'est des angles qui sont différents,
[1:25:23] mais
[1:25:23] je veux encourager la
[1:25:27] relève sportive féminine. Je veux dire, c'est un
[1:25:29] projet en soi qui est fantastique.
[1:25:31] Puis je pense que côté masculin, t'as plein
[1:25:33] d'autres sports qui aient plein de financements.
[1:25:35] Fait que je pense que de redonner
[1:25:36] aux femmes, alors qu'elles sont performantes
[1:25:39] dans un sport, c'est un angle.
[1:25:41] Mais vous voyez pas de différence?
[1:25:42] Non, non. Je pense que tu supportes Football Canada, tu supportes
[1:25:45] les deux équipes ensemble.
[1:25:47] Mais je sais que notre staff est activement
[1:25:49] en train de chercher du financement pour pouvoir
[1:25:51] justement supporter ces ambitions-là.
[1:25:52] L'appel est lancé à tous les gens
[1:25:55] qui nous écoutent en ce moment.
[1:25:57] C'est nouveau pour nous.
[1:26:00] C'est un environnement
[1:26:01] auquel on n'a jamais été exposé.
[1:26:04] D'avoir l'opportunité
[1:26:06] de peut-être être représenté par un agent
[1:26:08] ou d'avoir des partenariats.
[1:26:10] C'est un espace qu'on ne sait pas
[1:26:12] trop comment naviguer parce qu'on
[1:26:14] n'a pas eu
[1:26:15] accès à ça dans le passé.
[1:26:18] C'est un autre monde complètement différent.
[1:26:20] Quand ça a été supporté
[1:26:22] par une agente quelconque
[1:26:23] ou un agent? Ou pas encore?
[1:26:26] Ça s'en vient.
[1:26:27] Oui, ça s'en vient.
[1:26:29] Mais je suis quand même
[1:26:31] assez chanceuse d'être supportée
[1:26:32] par Intelcom.
[1:26:34] Ils me supportent pendant
[1:26:36] deux ans. Ça fait déjà un an que
[1:26:39] j'y suis. Merci.
[1:26:41] Je suis quand même très reconnaissante pour ça.
[1:26:43] L'été dernier, nous autres, il a fallu
[1:26:44] qu'on débourse de nos poches
[1:26:46] pour les voyages qu'on a faits.
[1:26:49] Si ce n'était pas deux,
[1:26:50] je ne pense pas que j'aurais été capable
[1:26:52] de me permettre de faire ces gros voyages-là
[1:26:57] avec...
[1:26:57] avec les Jeux olympiques
[1:26:58] qui s'en viennent, la reconnaissance,
[1:27:00] la communauté canadienne olympique.
[1:27:01] On commence à avoir un petit peu plus de financement,
[1:27:03] mais ce n'est toujours pas parfait.
[1:27:06] Puis, on est tous des athlètes
[1:27:08] qui...
[1:27:10] qui le méritent énormément.
[1:27:12] J'espère qu'avec...
[1:27:14] avec...
[1:27:16] le plus de visibilité qu'on va avoir,
[1:27:18] les résultats qu'on a montrés dans le passé,
[1:27:21] qu'il y a plus de filles qui vont pouvoir
[1:27:23] avoir des opportunités parce que
[1:27:24] on est super motivés, on travaille vraiment
[1:27:27] fort.
[1:27:28] C'est vraiment hot.
[1:27:29] C'est vraiment impressionnant.
[1:27:30] C'est cool.
[1:27:31] Puis, tu sais, ce n'est pas facile
[1:27:32] d'avoir des partenaires,
[1:27:33] des partenaires financiers versus gear.
[1:27:35] Je veux dire, tout le monde veut donner du gear,
[1:27:37] mais financier, ce n'est pas l'en même game aussi.
[1:27:39] Oui, puis c'est plate à dire
[1:27:42] parce que c'est une conversation
[1:27:43] qui n'est pas toujours facile à avoir non plus
[1:27:44] parce qu'on peut se faire donner un terrain
[1:27:46] pour pratiquer, c'est super, vraiment cool.
[1:27:49] Mais tu sais, à la fin de la journée,
[1:27:50] quand Football Canada a besoin
[1:27:51] d'envoyer ses équipes voyager à San Diego,
[1:27:55] tu as besoin de sous.
[1:27:56] C'est juste la réalité.
[1:27:58] Il y a plein d'autres disciplines qui ont la même réalité
[1:28:00] que nous autres.
[1:28:01] Puis, on doit tous travailler.
[1:28:05] Pour partir à San Diego,
[1:28:07] on doit demander congé.
[1:28:09] Ça aussi, ça représente
[1:28:10] un sacrifice financier.
[1:28:12] Les filles qui doivent demander
[1:28:13] congé à la job parce qu'ils
[1:28:16] s'en vont voyager.
[1:28:17] Des fois, c'est compliqué.
[1:28:19] Oui, définitivement.
[1:28:21] Il faut que tu prennes des vacances avant Noël.
[1:28:23] On a des enseignantes.
[1:28:25] On a des profs.
[1:28:26] On a des profs.
[1:28:26] On a des profs.
[1:28:26] On a des profs.
[1:28:26] On a des profs.
[1:28:26] On a des profs.
[1:28:26] On a des profs.
[1:28:26] On a des profs.
[1:28:26] On a des profs.
[1:28:26] C'est un gros, gros, gros sacrifice
[1:28:31] dans plein d'histoires de nos vies.
[1:28:35] Juste d'enlever, mettons,
[1:28:36] un fardeau financier,
[1:28:37] ça pourrait faire une énorme différence.
[1:28:40] En tout cas, l'appel est définitivement lancé.
[1:28:42] Si on veut vous supporter,
[1:28:43] comment ça fonctionne?
[1:28:45] Tu faisais référence à Football Canada.
[1:28:48] Les gens vont sur le site
[1:28:49] ou ils peuvent rentrer en contact avec vous.
[1:28:51] Oui, je pense qu'en partant,
[1:28:53] les coachs en chef de chaque bord.
[1:28:55] Rachel, ça va.
[1:28:56] Paul, la police.
[1:28:58] Ou même les assistants-chefs,
[1:28:59] que ce soit Patrick, Joel, du côté masculin,
[1:29:01] ou Alex, puis Tim, du côté féminin.
[1:29:04] C'est des belles places pour commencer.
[1:29:05] Après ça, il y a Jamie et Warren
[1:29:06] qui sont à la tête plus administrative
[1:29:07] de Football Canada.
[1:29:09] Leurs e-mails sont partout sur le site.
[1:29:11] Entrer en contact avec eux, c'est sûr.
[1:29:13] En tant qu'athlète, on est très engagés.
[1:29:15] On fait plein de cliniques de flag.
[1:29:17] À chaque semaine, il y a tout le temps
[1:29:18] des stories d'athlètes qui sont en train
[1:29:20] de redonner aux plus jeunes.
[1:29:22] Juste il y a deux semaines,
[1:29:23] j'étais à l'école Armand-Corbeil
[1:29:24] avec Benoît Groux, en train de coacher
[1:29:27] ces deux équipes cadettes et juvéniles
[1:29:30] qui participent à leur premier tour.
[1:29:31] Ils revenaient, ils commençaient le flag.
[1:29:33] Ils avaient fait leur premier tournoi, puis je suis allé aider.
[1:29:35] Je pense que s'il y a une entreprise
[1:29:37] qui aimerait ça avoir
[1:29:39] des athlètes engagés pour participer
[1:29:41] à quoi que ce soit,
[1:29:43] on est là à répondre à l'appel, c'est sûr.
[1:29:46] Définitivement.
[1:29:47] C'est cool. De plus en plus,
[1:29:49] il y a de compagnies corporatives
[1:29:50] qui ont leur message chez
[1:29:52] les dépassements de soif,
[1:29:54] personnels, professionnels, dans le monde du sport,
[1:29:57] puis ils veulent suivre
[1:29:59] des individus ou des équipes
[1:30:00] qui ont des messages aussi inspirants que les vôtres.
[1:30:03] Bref, l'appel est lancé.
[1:30:05] Je vois le temps qui file.
[1:30:08] Vos deux dernières
[1:30:09] performances respectives que vous souhaitez
[1:30:11] qu'on discute, je pense que ce serait quand même cool
[1:30:12] de revenir un peu en arrière, faire un petit storytelling.
[1:30:14] Je trouverais ça nice.
[1:30:16] Après ça, qu'on parle de c'est quoi le futur
[1:30:19] pour vous en tant qu'individu
[1:30:20] et équipe.
[1:30:23] Je pense que ça serait hot.
[1:30:24] Tu veux que j'aille?
[1:30:26] Les dernières performances de
[1:30:28] Flag Canada masculines.
[1:30:30] Au Panama, on a fini troisième médaille de bronze
[1:30:32] qui nous a permis de qualifier l'équipe
[1:30:34] pour aller en Allemagne. Encore une fois, je reviens sur
[1:30:36] le processus. Se qualifier pour l'Allemagne.
[1:30:39] L'Allemagne, en soi, est un qualificatif
[1:30:40] pour les Jeux de 2028. C'était super important.
[1:30:44] Flag Canada
[1:30:45] est un programme qui est jeune
[1:30:46] parce que ce
[1:30:48] processus d'excellence,
[1:30:51] d'avoir des try-outs régionales, nationales,
[1:30:53] réunir une nouvelle équipe,
[1:30:54] ensemble, de joueurs qui se connaissent
[1:30:56] peut-être, mais peut-être pas,
[1:30:58] c'est nouveau. On a ramené un coach
[1:31:00] qui a fait 25 ans dans la CFL
[1:31:02] qui a appris un nouveau sport,
[1:31:04] qui a mis beaucoup d'heures à apprendre
[1:31:06] ce nouveau sport-là pour s'assurer qu'il optimisait nos performances.
[1:31:09] On est arrivé
[1:31:10] à Los Angeles en juin, mais après ça
[1:31:12] au Panama en septembre, avec une équipe qui était
[1:31:14] relativement jeune, composée d'athlètes
[1:31:16] de Flag qui connaissent très bien le sport,
[1:31:18] mais d'autres joueurs qui ont translé
[1:31:20] du contact aussi, qui en étaient
[1:31:22] à leurs premières expériences.
[1:31:24] Tournoi international de Flag.
[1:31:26] Autant pour les coachs que les joueurs.
[1:31:29] Fait que de voir qu'on a eu du succès
[1:31:30] aussitôt dans notre développement,
[1:31:32] c'est très motivant.
[1:31:35] Puis ça enlève encore un petit peu de pression
[1:31:36] de dire, OK, on est bien entouré,
[1:31:38] on a un bon corps d'équipe.
[1:31:40] Fait que la préparation qu'on va ajouter à ça,
[1:31:42] on a le droit de rêver à aller
[1:31:44] chercher l'art dans les compétitions internationales
[1:31:47] d'Usseldorf ou encore
[1:31:48] les Olympiques à Lille.
[1:31:50] Fait que ça, c'était énorme. Ça, c'était vraiment cool
[1:31:51] de pouvoir justement vivre ça
[1:31:54] avec l'équipe. On avait une belle équipe.
[1:31:56] Les gars sont très proches l'un de l'autre.
[1:31:59] Fait que oui, à chaque fois, on a l'occasion
[1:32:00] de se recroiser.
[1:32:03] The dreams keeps on dreaming.
[1:32:05] Ça en a peut-être dit un mot tantôt,
[1:32:06] mais notre premier match, tous ensemble,
[1:32:09] qui est un...
[1:32:10] Oui, non, définitivement, ça mérite d'être mentionné.
[1:32:12] Fait qu'effectivement, nouveau groupe
[1:32:14] qui n'a jamais joué une game de flag football ensemble.
[1:32:17] On arrive à Los Angeles,
[1:32:18] qui est un tournoi amical.
[1:32:20] Fait que c'était pas un qualificatif pour rien.
[1:32:21] Ça comptait pas dans les rankings mondiaux,
[1:32:24] mais tout de même.
[1:32:24] T'avais le Japon qui était là, l'Australie qui était là,
[1:32:26] nous autres, les États-Unis.
[1:32:28] On débarque là, on enligne deux pratiques.
[1:32:32] Notre Anthony Auclair,
[1:32:33] qui est un ancien Titan de la NFL,
[1:32:36] qui arrivait pour ses premières games,
[1:32:37] ses premières expériences intentionnelles de flag,
[1:32:39] se blesse.
[1:32:41] On sort de l'avion, on va pratiquer, il se blesse.
[1:32:43] On commence de même, puis là, on est là,
[1:32:45] on arrive contre Team USA, première game,
[1:32:48] avec une équipe qui est encore jeune, nouvelle,
[1:32:50] tout ça, puis on finit par les battre
[1:32:52] sur un match qui est une super belle game,
[1:32:54] puis...
[1:32:55] Quand tu dis super belle game, c'est que vous avez bien joué
[1:32:57] ou que c'était serré, ou genre...
[1:32:59] C'était serré, on a bien joué, mais c'est surtout que,
[1:33:01] tu sais, on a exécuté sur le peu de préparation qu'on avait.
[1:33:04] Puis ça, ça me montrait qu'on avait un groupe
[1:33:06] qui était extrêmement motivé, puis passionné.
[1:33:09] Parce que c'est pas tout le monde qui est capable
[1:33:11] de performer sous pression comme ça.
[1:33:12] Tu débarques, tu joues contre la meilleure équipe au monde.
[1:33:15] Ouais, non, c'est...
[1:33:16] C'est quoi qui a expliqué ça?
[1:33:17] Genre...
[1:33:18] On était prêts, on est arrivés avec un nouveau style aussi.
[1:33:20] Justement, je pense que le coach Lapo
[1:33:22] est arrivé avec un système qui est...
[1:33:24] Bon, je rentre dans les technicalités,
[1:33:26] mais qu'il y a des motions avant le snap.
[1:33:28] Fait que les formations bougent.
[1:33:30] Pour une défense, quand justement tu joues du homme à homme
[1:33:32] ou du femme à femme dans le cas des filles,
[1:33:34] ça change les responsabilités.
[1:33:36] Fait qu'il faut que tu sois capable de bien le communiquer.
[1:33:37] Fait que je pense que c'est la première fois
[1:33:38] qu'on bougeait au...
[1:33:40] Je pense que les Américains voyaient une attaque
[1:33:42] qui bougeait autant avant le snap ou même après le snap.
[1:33:44] Fait que je pense que ça les a un peu pris par surprise.
[1:33:50] Mais...
[1:33:50] Mais après ça, ouais, même des côtés défensivement,
[1:33:52] je veux dire, tu peux innover en termes de stratégie
[1:33:54] défensive, mais je veux dire, il y a quand même...
[1:33:56] Tout se ressemble un peu plus.
[1:33:58] On a exécuté, on a été capable de faire tout ce qu'on
[1:34:00] voulait faire, avec très peu de pratique
[1:34:02] encore une fois. Fait que pour ça, c'était une belle game.
[1:34:05] Nice.
[1:34:05] T'as-tu d'autres questions?
[1:34:07] Je fais le super bien joué cette game-là en plus.
[1:34:09] Je pense que c'était un état de flot, disons.
[1:34:12] Ouais, non, c'est vraiment ça. C'était un flot, c'était...
[1:34:14] Tout a connecté, toute l'équipe ensemble.
[1:34:17] Fiel, il dit
[1:34:18] que c'était un état de flot, puis que tout a connecté,
[1:34:20] tout le monde ensemble, si on ne l'entendait pas dans le micro.
[1:34:23] Ouais, il a raison, c'est vrai.
[1:34:25] Puis on a sorti cette game-là, puis après ça,
[1:34:26] on jouait le Japon, qui est une autre très bonne
[1:34:28] équipe de flag, puis ils nous ont donné du fil à retard
[1:34:31] dans la demi. On perdait
[1:34:33] par un ou deux points.
[1:34:35] Puis on affrontait un nouveau système.
[1:34:37] Fait que là, c'était comme, OK, la capacité
[1:34:38] à cette jeune équipe canadienne-là,
[1:34:40] composée de gars de flag expérimentés,
[1:34:42] mais qui évoluent dans une structure
[1:34:44] jeune. Est-ce qu'ils sont capables
[1:34:46] de s'adapter à ce nouveau système-là qu'ils n'ont jamais vu?
[1:34:49] Puis la réponse était oui.
[1:34:50] On s'est ajusté en une drive, puis après ça,
[1:34:52] on n'a pas...
[1:34:53] On a gagné cette game-là.
[1:34:54] On a joué contre les Autrichiens, qui est une autre...
[1:34:56] Eux, ce qui est drôle de l'Autrich...
[1:34:58] Les Australiens, pardon,
[1:35:00] investissent beaucoup dans le flag aujourd'hui
[1:35:03] parce qu'ils vont recevoir
[1:35:05] les Olympiques de 2032
[1:35:06] à Brisbane, et donc qualifier automatiquement
[1:35:09] leurs deux équipes respectives, féminines et masculines,
[1:35:11] au jeu. Fait que pour pas avoir l'air de fou,
[1:35:13] évidemment que tu veux que tes équipes soient prêtes,
[1:35:15] tu mets de l'argent, tu les envoies dans les tournois, tu les prépares.
[1:35:17] Fait que les autres, ils sont arrivés avec
[1:35:18] une belle équipe prête, mais jeune,
[1:35:20] encore une fois, qu'on a réussi à battre.
[1:35:22] Fait qu'on est sortis de ce tournoi-là
[1:35:24] invaincus, puis on a
[1:35:25] affronté des bonnes équipes, des bons
[1:35:27] programmes de flag mondial.
[1:35:30] Fait que c'était comme hyper motivant,
[1:35:31] puis je me rappelle, en revenant, les premiers meetings qu'on a eus
[1:35:33] en équipe, c'était comme, c'est quoi
[1:35:35] revenir d'un tournoi de même,
[1:35:37] puis qu'est-ce qui fait qu'on est capable de garder cette motivation-là
[1:35:40] leading up to la prochaine compétition.
[1:35:43] Puis c'est quoi?
[1:35:46] Bien, c'est, comme je te dis, de rester
[1:35:47] passionné, puis comme ça, ça a été de l'huile
[1:35:50] sur une petite flamme. On avait
[1:35:51] le droit d'avoir,
[1:35:54] en tant que jeune équipe, puis là, soudainement,
[1:35:55] t'es parti un feu.
[1:35:57] Est-ce que vous aviez l'impression qu'il y avait personne qui croyait en vous à cette
[1:35:59] salle-là, puis vous avez genre repris tout le monde
[1:36:02] ou pas nécessairement?
[1:36:03] C'est drôle que tu dis ça. C'est pas que les gens croyaient
[1:36:06] pas qu'on était capable d'avoir du succès, pas du tout.
[1:36:08] Mais je pense que le fait
[1:36:09] qu'on a engagé, que Football Canada a engagé
[1:36:11] un coach qui avait très peu d'expérience au flag,
[1:36:14] puis qui a amené des joueurs en contact,
[1:36:16] puis qui leur ont demandé de faire une transition très rapide,
[1:36:19] puis ça, c'est comme
[1:36:19] ils ont été choisis à la place de,
[1:36:21] d'autres athlètes de flag.
[1:36:24] Mais même pour vous,
[1:36:26] même pour vous, il devait y avoir un doute aussi.
[1:36:28] Il y avait un doute. Bien, c'est sûr que, tu sais,
[1:36:29] dans l'équipe, tu vois les gens se préparer,
[1:36:31] tu vois les gens être passionnés, tu vois les gens s'entraîner,
[1:36:33] puis aux pratiques, comment ils, tu sais, d'un jour à l'autre,
[1:36:35] c'est complètement différent. Vous avez un style
[1:36:37] de coaching aussi complètement différent tout à coup aussi?
[1:36:39] Oui, mais le coach est
[1:36:41] arrivé, puis il était super
[1:36:44] ouvert d'esprit, puis il nous demandait
[1:36:45] des questions contre la peau. Il m'appelle
[1:36:47] aux deux semaines pour me dire, hey, j'ai pensé à ça,
[1:36:50] ça se fait-tu? Ou il arrive dans un meeting
[1:36:51] défensif, puis il dit, bon, là, on attaque,
[1:36:54] j'aimerais ça faire telle, telle chose,
[1:36:55] c'est quoi, comment tu réagis à ça?
[1:36:58] Fait qu'il a le rêve
[1:37:00] olympique lui aussi, puis il veut pas faire
[1:37:01] à sa manière, il veut construire
[1:37:03] le meilleur programme de flag au monde.
[1:37:06] Fait qu'il y avait un doute
[1:37:07] clairement au début, puis de
[1:37:10] avoir autant de succès aussitôt
[1:37:12] dans le développement de l'équipe, ça nous a
[1:37:14] permis justement d'enlever ce doute-là, puis d'avoir le support
[1:37:16] de toute la communauté de flag.
[1:37:18] Puis à chaque année, il y a de plus en plus
[1:37:19] de monde au try-out, puis là, on va avoir
[1:37:21] un beau top 50 au mois de mai, j'ai hâte de faire ça.
[1:37:24] À Tula Vista, il y a de plus en plus
[1:37:25] de gens qui arrivent prêts, qui sont
[1:37:27] motivés, qui regardent du flag,
[1:37:29] qui ont des idées, qui sont physiquement aussi
[1:37:31] meilleurs qu'ils étaient au dernier camp.
[1:37:35] Malade.
[1:37:36] Félicitations. Toi, Sarah?
[1:37:38] Là, je suis, genre,
[1:37:39] mais wow, c'est vraiment,
[1:37:41] vraiment, pour vrai, là, j'ai,
[1:37:43] ouais. Pour notre
[1:37:45] part, notre
[1:37:47] résultat en Finlande
[1:37:49] en 2024, qui était le
[1:37:51] championnat du monde en 2024, on a fini cinquième.
[1:37:53] Ça nous a permis de se qualifier pour les
[1:37:55] World Games de l'été suivant,
[1:37:57] fait qu'au mois d'août 2025.
[1:38:01] Puis
[1:38:01] nous autres ici, on était un nouveau programme
[1:38:03] élite, puis
[1:38:04] on était une nouvelle équipe.
[1:38:07] Ça faisait vraiment pas longtemps qu'on jouait ensemble.
[1:38:10] Puis, mais je pense qu'on avait
[1:38:11] quand même des hautes attentes. Là, on savait que
[1:38:13] le Canada, on était vraiment comme une puissance.
[1:38:15] Puis là, on était juste prêts à faire
[1:38:17] nos preuves, tu sais, qu'on méritait d'avoir
[1:38:19] un podium.
[1:38:21] Puis ouais, on a réussi à revenir à la maison
[1:38:23] avec une belle médaille de bronze. On était vraiment
[1:38:25] fiers. Cette expérience-là était incroyable,
[1:38:27] pour vrai, comme...
[1:38:28] Pourquoi? Bien, parce que ça
[1:38:30] ressemble énormément
[1:38:33] aux Olympiques.
[1:38:35] Les World Games,
[1:38:36] comme ça s'appelle, bien, il est en Chine.
[1:38:39] Puis,
[1:38:40] c'est où est-ce que les sports
[1:38:43] de présentation olympique,
[1:38:45] ils performent. Fait qu'un peu
[1:38:47] comme les Olympiques, le pays doit
[1:38:49] se qualifier. Il y a
[1:38:50] plusieurs sports différents.
[1:38:53] Puis, c'est comme à la hauteur,
[1:38:55] à la hauteur des Olympiques. On avait un village
[1:38:57] qui avait été bâti pour nous.
[1:39:00] On avait
[1:39:00] des...
[1:39:03] des...
[1:39:05] On avait comme une fille attitrée
[1:39:07] à nous, qui nous suivait partout, qui prenait
[1:39:09] le shuttle avec nous, qui nous accueillait au terrain,
[1:39:11] qui nous dirigeait vers le terrain de pratique,
[1:39:14] qui s'assurait
[1:39:15] qu'on avait tout ce qu'on avait besoin,
[1:39:16] de l'incollation, eau et compagnie.
[1:39:18] On était vraiment traités comme des
[1:39:20] stars.
[1:39:21] Le stream,
[1:39:24] il était incroyable, avec des
[1:39:26] commentateurs.
[1:39:28] Cette expérience-là était comme...
[1:39:30] Vraiment comme si on était des athlètes professionnels.
[1:39:32] Nos parents, à la maison, ils nous regardaient
[1:39:34] jouer, puis il y avait des replays,
[1:39:36] puis c'était quelque chose qu'on n'avait jamais vu.
[1:39:39] Juste aussi,
[1:39:40] la cérémonie avec le podium,
[1:39:42] identique à ce qu'on
[1:39:44] aurait vu, mettons, aux Olympiques.
[1:39:46] Puis, je pense que ça, ça nous a vraiment donné
[1:39:48] la piqûre de « wow, je veux revenir ».
[1:39:50] Vivre ce moment-là, puis la prochaine
[1:39:52] fois, c'est ça, c'est en 2028. Fait que nous autres,
[1:39:54] on est hyper motivés
[1:39:56] de rendre ça possible.
[1:39:58] Ensuite de ça, en fait,
[1:40:00] on a resté pris en Chine. Il y avait eu
[1:40:02] la grève de Air Canada
[1:40:04] au moment où est-ce qu'on était là-bas.
[1:40:06] Donc, tous nos vols ont été annulés,
[1:40:08] puis on est restés pris là-bas.
[1:40:10] Il y avait un mois entre...
[1:40:12] Pour vous autres.
[1:40:14] Non, mais pour vrai, c'était le fun,
[1:40:16] mais c'est juste parce qu'on savait qu'il fallait qu'on revienne,
[1:40:18] qu'on se remet du décalage horaire,
[1:40:19] puis qu'on se remette à la pratique
[1:40:21] pour le Panama qui était
[1:40:23] juste quelques semaines plus tard.
[1:40:26] Puis, étant donné que c'est ça,
[1:40:27] on a resté pris une semaine de plus,
[1:40:30] bien, ça nous a enlevé comme une semaine de pratique.
[1:40:32] Avez-vous pu pratiquer
[1:40:34] là-bas, justement?
[1:40:35] Non, on n'a pas pu pratiquer là-bas.
[1:40:37] Il a fallu qu'on quitte le village olympique, puis on est restés
[1:40:39] dans un hôtel
[1:40:41] comme en plein centre-ville.
[1:40:45] Mais c'est ça.
[1:40:46] C'était un peu
[1:40:48] compliqué parce qu'il y avait des filles qui avaient
[1:40:49] dû acheter des données
[1:40:51] pour rester là-bas, puis là, ils ont comme expiré
[1:40:54] pendant qu'on était là, puis nos seuls
[1:40:55] moyens de payer, c'était avec nos téléphones.
[1:40:57] Fait qu'il y avait des filles que leur carte était bloquée
[1:40:59] ou il n'y avait plus de données pour payer.
[1:41:01] Le travail qu'il y avait, l'école qui est genre...
[1:41:03] Oui, exactement. C'était énormément
[1:41:05] de gestion, puis en plus de ça,
[1:41:07] ça nous a enlevé une semaine de pratique
[1:41:10] pour le Panama
[1:41:12] parce qu'il a fallu qu'on revienne,
[1:41:13] qu'on se repose, qu'on se remette du gros
[1:41:15] voyage qu'on a eu, puis on a aussi tous tombé
[1:41:17] malades. Fait que ça aussi, c'était un défi
[1:41:19] à soulever pour...
[1:41:21] Pourquoi? C'est...
[1:41:23] On a pu pogner un virus
[1:41:26] là-bas, puis on est revenus
[1:41:27] à... On n'avait plus de source.
[1:41:29] Il n'y avait plus votre petite madame pour vous dire
[1:41:31] qu'est-ce que vous pouviez manger, qu'elle était correcte,
[1:41:32] qu'est-ce que vous pouviez manger.
[1:41:34] Il y a ça aussi, c'est qu'on était dans le village olympique,
[1:41:36] puis c'était dans le village des World Games,
[1:41:39] puis c'était de la nourriture
[1:41:40] qu'on mangeait comme habituellement,
[1:41:43] puis après ça, on sort du village,
[1:41:44] puis c'est de la nourriture un peu plus traditionnelle
[1:41:47] qui est comme... On n'est pas habitués de manger,
[1:41:49] puis...
[1:41:49] En tout cas, c'était...
[1:41:50] C'est fou, hein, comme athlète, à quel point ça fait une différence.
[1:41:53] Je reviens d'une course
[1:41:55] aux Îles-Canaries, puis
[1:41:56] toutes les athlètes, d'un autre fait,
[1:41:58] étaient isolées dans un endroit
[1:42:01] pour manger, genre. Puis j'étais comme
[1:42:03] pourquoi est-ce qu'on a une salle
[1:42:05] genre juste pour nous? C'est quoi
[1:42:07] cette up? Puis ils étaient comme, bien, c'est parce qu'on ne veut pas avoir des contacts
[1:42:09] avec les autres gens de l'hôtel au final.
[1:42:11] Fait que c'était comme pour venir
[1:42:13] être certain que personne tombait malade
[1:42:15] pendant la période de la course,
[1:42:17] mais du moment que les gens
[1:42:19] sortaient de cette salle-là, bien là,
[1:42:21] ça tombait malade, les compagnies, là, fait que...
[1:42:23] Oui. Oui, en tout cas. Mais...
[1:42:25] OK, puis là, après ça, quand vous êtes arrivés au Panama?
[1:42:27] Oui, on est arrivés au Panama.
[1:42:29] On était dans le même pool que le
[1:42:31] Mexique, qui avait gagné
[1:42:33] la compétition au
[1:42:35] World Games, au fini premier.
[1:42:37] Puis on s'était dit, bien,
[1:42:40] si on les bat en
[1:42:41] pool, ça fait en sorte qu'on
[1:42:43] n'affronte pas les États-Unis, qui est une autre
[1:42:45] puissance mondiale en demi-finale.
[1:42:47] Puis on a tout de suite accès,
[1:42:49] à la ronde des médailles, bien, la finale.
[1:42:51] Fait que d'être capable de remporter soit l'or ou l'argent.
[1:42:54] Et comme de fait,
[1:42:55] on a réussi à battre le Mexique
[1:42:57] en game de pool par
[1:42:59] un point, je pense.
[1:43:01] C'est dans les dernières drives.
[1:43:03] C'était super serré, mais reste que
[1:43:05] c'était un
[1:43:07] immense statement de dire
[1:43:09] que, tu sais,
[1:43:11] avec autant peu de préparation,
[1:43:13] comme je disais, le 77 jours qu'on a eu
[1:43:15] en tant que nouvelle équipe, puis
[1:43:17] tu sais, on devait créer,
[1:43:19] de la chimie, s'habituer à jouer ensemble.
[1:43:22] On a réussi à avoir
[1:43:23] ce résultat-là, d'être capable de
[1:43:25] battre la meilleure
[1:43:27] équipe au monde.
[1:43:29] Bien, je pense que ça nous a confirmés,
[1:43:31] mettons qu'on a
[1:43:33] vraiment la chance, le talent,
[1:43:36] la passion d'être capable
[1:43:37] d'atteindre
[1:43:39] ces objectifs-là, d'avoir une médaille
[1:43:41] d'or. Là, on se ramasse
[1:43:43] contre le Panama en demi-finale.
[1:43:45] Puis on gagne notre
[1:43:47] demi-finale, ce qui nous donne accès,
[1:43:49] directement, à la finale.
[1:43:52] Puis le Mexique devait affronter
[1:43:53] les États-Unis en demi-finale, comme ils n'ont pas fini
[1:43:55] première de notre pool.
[1:43:57] Ça fait que c'est la première fois
[1:43:58] en plusieurs années que
[1:44:01] le Mexique et les États-Unis s'affrontaient,
[1:44:03] mais que ce n'était pas une finale
[1:44:05] de tournoi. Ça fait que ça
[1:44:07] les fait beaucoup parler. Là, on se
[1:44:09] rencontre en finale. Et là, on était au Panama
[1:44:11] pendant la saison des pluies.
[1:44:13] Il y avait beaucoup de
[1:44:15] problèmes reliés à la température.
[1:44:16] Les streams étaient coupés, les games étaient
[1:44:19] retardés à cause du
[1:44:21] tonnerre, des éclairs.
[1:44:22] C'est peu brillant d'avoir tenu...
[1:44:24] C'est genre l'équivalent de faire un tournoi
[1:44:26] international de whatever à l'extérieur
[1:44:29] à Montréal, genre
[1:44:30] au mois de mars, puis t'assumer qu'il va
[1:44:33] faire beau. C'est super.
[1:44:34] C'est super. OK, on
[1:44:36] questionnera pas trop, on changera pas sur ce balado,
[1:44:39] mais comme... À la limite, on aurait peut-être une opinion
[1:44:40] différente si ça avait fini différemment,
[1:44:42] mais bon. Bien, je pense que non,
[1:44:44] parce que tu l'as-tu vraiment mérité?
[1:44:46] C'est plus ça.
[1:44:47] Bien là, on a...
[1:44:48] On joue contre le Mexique en finale,
[1:44:52] puis la première
[1:44:54] demi, c'est pas passé comme qu'on l'aurait voulu.
[1:44:57] On perdait 12 à 0
[1:44:58] à la demi.
[1:44:59] Au flag, 12 à 0, c'est deux buts.
[1:45:01] C'est deux touchdowns sans convertir.
[1:45:04] C'est pas si bien que ça.
[1:45:06] Non, non, absolument pas.
[1:45:07] Ça se rattrape.
[1:45:08] Ça se rattrape, sans doute.
[1:45:11] Puis, sur la
[1:45:13] dernière possession de la demi,
[1:45:15] il commence à pleuvoir à sio.
[1:45:18] Et que,
[1:45:18] la couleur, tonnerre, vent,
[1:45:20] comme... On voit plus.
[1:45:23] J'ai de l'eau dans mes yeux.
[1:45:24] Je vois absolument rien.
[1:45:26] Puis, on...
[1:45:27] On réussit à se rendre jusqu'à
[1:45:30] la zone début. Puis, sur le
[1:45:32] dernier jeu de la demi, le temps s'écoule.
[1:45:35] Puis, on n'a pas réussi à scorer.
[1:45:38] Et là,
[1:45:38] on va en dessous des estrades
[1:45:40] pour la demi.
[1:45:42] Puis, on se fait dire que la deuxième demi
[1:45:44] va être...
[1:45:46] un peu plus tard que prévu, étant donné qu'il fallait
[1:45:48] attendre que la tempête passe.
[1:45:51] On est restés en dessous des estrades
[1:45:52] pendant trois heures
[1:45:54] avant qu'ils viennent nous
[1:45:56] annoncer que, étant donné
[1:45:58] que le terrain, il n'y avait pas de lumière,
[1:46:01] puis qu'on
[1:46:02] était en train de découler la lumière
[1:46:04] du jour, que la deuxième demi
[1:46:06] n'allait jamais avoir lieu.
[1:46:08] Et comme...
[1:46:10] Étant donné que le Mexique
[1:46:12] gagnait par
[1:46:14] 12 points, ils ont automatiquement
[1:46:16] donné la victoire au Mexique.
[1:46:18] Puis, on n'a jamais eu la chance
[1:46:20] de jouer la deuxième demi.
[1:46:21] Est-ce que c'est normal de faire ce genre d'arrivée à cette conclusion-là
[1:46:24] dans le monde du flag?
[1:46:25] Bien, c'est dans les règlements.
[1:46:27] Fait que, dans le fond, IFAF,
[1:46:29] qui est la fédération
[1:46:32] de football internationale,
[1:46:35] ils ont émis
[1:46:35] un statement qui disait
[1:46:38] que c'était dans les règlements.
[1:46:40] Que si la première demi a été
[1:46:42] complétée et que
[1:46:44] l'équipe adverse
[1:46:45] gagne par un pointage
[1:46:48] de 12 ou plus,
[1:46:50] que la victoire
[1:46:52] est automatiquement attitrée à l'équipe
[1:46:54] qui menait, dans le fond,
[1:46:56] la game.
[1:46:58] Ouch.
[1:46:58] Oui. Vraiment, ouch.
[1:47:00] C'est comme une séquence de choses. C'est comme une procédure.
[1:47:02] C'est comme, OK, premier éclair, on pose la game.
[1:47:04] Deuxième éclair, on retarde encore la game.
[1:47:06] Puis, c'est comme, on peut retarder ça. Si la game est à 9h le matin,
[1:47:08] tu peux la retarder jusqu'à le soir si t'as besoin.
[1:47:10] Mais la finale se jouait, moi, je dis n'importe quoi,
[1:47:12] mais mettons à 4h.
[1:47:14] Panama, il arrête d'avoir de la lumière autour de, let's say,
[1:47:16] 7h pendant la saison des pluies.
[1:47:18] Puis, après ça, c'est
[1:47:20] game over parce que le terrain n'avait pas de spotlight.
[1:47:22] C'est comme un...
[1:47:23] Ça aurait été préférable que vous finissiez
[1:47:26] pas la première
[1:47:28] demi, dans le fond.
[1:47:29] Mais là, ça aurait...
[1:47:31] Dans le sens, sinon,
[1:47:34] la finale masculine n'a pas été jouée du tout.
[1:47:37] OK.
[1:47:37] Le Mexique et les États-Unis ont été co-champions.
[1:47:40] Les deux, ils ont remporté l'or.
[1:47:44] Puis là, évidemment, avec un pas de recul,
[1:47:46] on en rediscute.
[1:47:47] Puis, on se dit,
[1:47:48] bien, c'est quasiment...
[1:47:50] On est revenus avec l'argent, mais on est revenus aussi
[1:47:52] avec comme
[1:47:53] le feu en nous
[1:47:56] d'aller rechercher ce titre-là
[1:47:59] puis d'aller chercher la médaille d'or pour de vrai
[1:48:00] parce que, dans nos têtes à nous,
[1:48:02] ils l'ont pas remporté pour vrai.
[1:48:04] On est la seule équipe qui a réussi à
[1:48:06] battre le Mexique dans ce tournoi-là
[1:48:08] parce qu'on peut pas dire que
[1:48:10] les Mexicains nous ont battus avec une demi
[1:48:12] de game de joué.
[1:48:15] On refuse de penser que
[1:48:16] le résultat aurait été ça.
[1:48:18] Si on avait pu jouer la game au complet.
[1:48:21] Puis là, on a la chance de
[1:48:22] les rencontrer en demi-finale
[1:48:24] en Allemagne.
[1:48:26] Fait que, tu sais, on a encore plus
[1:48:27] ce vouloir-là d'aller
[1:48:29] les affronter puis, tu sais,
[1:48:32] de faire ce statement-là
[1:48:35] qu'on aurait dû la gagner
[1:48:37] cette game-là. Puis, la médaille d'or
[1:48:39] nous appartient à nous.
[1:48:40] En étant autant focus sur
[1:48:42] l'équipe du Mexique, est-ce que
[1:48:44] t'as peur que vous
[1:48:46] mettiez des... vous ayez des blind-sides?
[1:48:48] Par rapport à d'autres équipes ou d'autres forces
[1:48:50] que vous voyez pas?
[1:48:52] Bien, je pense qu'on...
[1:48:53] on prend personne à la légère.
[1:48:56] Dans des tournois internationaux,
[1:48:57] tout est possible, pour vrai.
[1:49:00] Je pense qu'il y a
[1:49:02] plusieurs autres pays qui auraient jamais pensé
[1:49:04] que, mettons, le Canada allait battre le Mexique
[1:49:06] en... c'est vraiment...
[1:49:09] anything can happen.
[1:49:10] Il faut être prêt pour n'importe quoi.
[1:49:13] Puis, ça aussi, c'est
[1:49:14] mentalité d'athlète, tu sais. Il faut être
[1:49:16] résiliente. Il faut être capable
[1:49:18] de s'adapter à n'importe quelle situation.
[1:49:20] Puis, peut-être qu'il y a
[1:49:22] un pays qui a
[1:49:24] complètement changé sa stratégie en défense
[1:49:26] ou complètement changé sa stratégie en attaque. Puis, la préparation
[1:49:28] qu'on a faite avant,
[1:49:30] bien, elle a comme
[1:49:32] plus vraiment rapport
[1:49:33] à la game qui se passe en ce moment.
[1:49:36] Puis, il faut être capable de s'adapter.
[1:49:38] Fait que, c'est juste d'être
[1:49:40] capable de s'adapter
[1:49:42] dans n'importe quelle situation, contre n'importe quelle équipe
[1:49:44] parce qu'on sait jamais qu'est-ce qui peut arriver. Puis, on sait jamais
[1:49:46] la situation dans laquelle on
[1:49:48] pourrait se retrouver. – C'est tellement une bonne leçon
[1:49:50] à appliquer sur absolument tout dans la vie,
[1:49:52] d'ailleurs. – Oui. – Puis,
[1:49:54] si on se laisse sur un petit mot de la fin,
[1:49:56] c'est quoi qu'on vous souhaite, respectivement?
[1:49:58] Que ce soit pour le flag,
[1:50:00] comme individu ou en tant qu'équipe,
[1:50:03] ça n'a pas besoin
[1:50:06] d'être très compliqué, mais...
[1:50:08] – Honnêtement, en tant
[1:50:10] qu'équipe du succès, personnellement, du succès,
[1:50:12] obviously, mais en tant que communauté,
[1:50:14] comme je le mentionnais plus tôt
[1:50:15] dans le balado,
[1:50:18] c'est que, pour la communauté, je nous souhaite
[1:50:20] qu'on soit capable de changer
[1:50:22] le narratif du débat
[1:50:23] pro versus flag, puis qu'on soit capable
[1:50:26] de créer quelque chose de...
[1:50:27] quelque chose de commun,
[1:50:30] quelque chose d'ensemble, puis que
[1:50:31] les gars et les filles qui veulent
[1:50:33] faire la transition,
[1:50:36] qu'ils la fassent le plus tôt possible, qu'on monte un beau
[1:50:38] programme de flag.
[1:50:39] On a du super talent, le flag
[1:50:42] très spécifiquement,
[1:50:43] puis la communauté est grande, elle est chaleureuse,
[1:50:46] ça fait que n'importe qui qui veut se joindre,
[1:50:48] l'invitation est lancée,
[1:50:50] puis après ça, c'est de souhaiter au Canada, justement,
[1:50:52] d'envoyer la meilleure équipe disponible
[1:50:54] à toutes ces compétitions, parce que
[1:50:56] les Olympiques 2028 ont commencé l'année passée
[1:50:58] en se qualifiant,
[1:51:00] puis cet été, à Dusseldorf,
[1:51:02] ça va être hyper important de finir dans
[1:51:04] le top 2, puis après ça, si ça se passe pas,
[1:51:06] ça va être de transitionner ça en 2027
[1:51:08] avec une autre qualif pour les Olympiques.
[1:51:11] Voilà.
[1:51:12] – Je pense que notre objectif
[1:51:14] premier, c'est de faire grandir le sport,
[1:51:16] donner plus de visibilité, d'opportunités,
[1:51:18] à ces athlètes,
[1:51:20] puis on veut voir
[1:51:22] le flag revenir aux Olympiques en 2032,
[1:51:24] on veut continuer à faire grandir le sport,
[1:51:27] peut-être même rêver
[1:51:28] d'une ligue professionnelle un jour,
[1:51:30] que le flag, on va pouvoir vivre
[1:51:32] de ça, jouer au flag football.
[1:51:34] Il y a plein de choses qu'on peut souhaiter
[1:51:35] à la communauté de flag, mais c'est ça,
[1:51:38] je pense que c'est vraiment juste de continuer
[1:51:39] sur la lancée, puis de continuer
[1:51:41] de faire progresser ça, puis je pense que
[1:51:44] des opportunités comme
[1:51:46] participer à ton balado, des trucs comme ça,
[1:51:48] c'est moi qui en aurais arrêté.
[1:51:50] – Ça nous permet vraiment
[1:51:52] de mettre le sport de l'avant,
[1:51:55] puis vraiment
[1:51:56] tous les athlètes, que ce soit
[1:51:58] du programme masculin ou féminin,
[1:52:00] ils ont vraiment toutes des histoires inspirantes,
[1:52:02] puis ils sont prêts à les partager,
[1:52:04] fait que c'est de donner
[1:52:05] aussi l'opportunité à ces athlètes-là
[1:52:08] de transmettre
[1:52:10] leur message, de partager
[1:52:12] leur expérience avec le sport, puis
[1:52:13] d'inviter vraiment les plus jeunes
[1:52:16] ou même les gens qui
[1:52:18] veulent l'essayer, de venir
[1:52:19] l'essayer pour eux-mêmes, puis
[1:52:21] c'est un super beau sport.
[1:52:24] – Il y a un beau futur pour le flag football
[1:52:25] dans le monde, mais surtout ici au Canada, puis au Québec.
[1:52:27] – Vous m'avez donné envie de jouer, lui.
[1:52:30] – Go! On a une game
[1:52:31] mercredi soir. – Je vais venir vous voir.
[1:52:34] Je vais venir vous voir.
[1:52:35] Pour vrai, votre succès
[1:52:38] est tout à votre honneur.
[1:52:41] C'était vraiment
[1:52:41] inspirant de vous avoir sur le balado. Merci tellement
[1:52:44] d'avoir pris le temps, puis
[1:52:45] je vous souhaite tout le succès, toute la chance,
[1:52:48] et tout le succès. – Merci beaucoup.
[1:52:50] – Merci d'être venu.

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