# Dorian Boccolacci: Le prix caché d’un rêve en F1!

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 19 Aug 2024, 1 h 10 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/90584748/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2024-7-18%2F384957294-44100-2-c810f1fce2651.mp3

Ancien pilote de Formule 2, aux portes du plus haut niveau, et aujourd’hui l’un des plus grands créateurs de contenu auto en France, Dorian Boccolacci révèle tout sur son incroyable parcours. Dans cet épisode, nous discutons : • La pression d’être à un pas du sommet • Comment la perte l’a forgé en un pilote plus fort • Comment il a transformé sa passion pour le pilotage en succès digital • Ses conseils pour les jeunes pilotes Que tu sois passionné d’automobile ou simplement en quête d’inspiration pour te réinventer, cette conversation avec Dorian Boccolacci ne te laissera pas indifférent. Découvre comment il inspire aujourd’hui des milliers de passionnés à travers son contenu, en alliant authenticité et passion. 00:00 - Bande-annonce 01:01 - Début 01:40 - Grandir avec une passion pour la course. 03:00 - Les débuts dans le sport automobile. 06:50 - Gérer la pression d’un jeune talent. 08:09 - Tensions et rivalités : pourquoi il n’y a pas d’amis sur la piste. 10:20 - L’entraînement intense des pilotes pro. 15:51 - Fête ou discipline stricte chez les pilotes de F1 ? 18:00 - Vitesse maximale atteinte : 3** km/h en Azerbaïdjan. 19:55 - Sur la route : respect des limites ou toujours à fond ? 20:55 - Leclerc, Russell, Verstappen : vraiment les meilleurs dès le début ? 22:40 - Ce qui a manqué pour décrocher un siège en F1. 30:07 - Le jeune Dorian serait-il fier de son parcours ? 30:20 - La peur des parents face au danger. 32:25 - L’accident tragique de AH. 38:40 - Comment surmonter une mauvaise course. 42:00 - Chercher des conseils : à qui se confier ? 44:00 - Des moments de doute, envie de tout arrêter ? 46:10 - Le début des vidéos : comment tout a commencé. 54:30 - Si tu n’étais pas pilote, quel autre rêve ? 58:55 - Qu’est-ce qui continue de te motiver aujourd’hui ? 1:00:55 - As-tu atteint ton potentiel maximal ? 1:03:40 - Sacrifier le bonheur pour aller plus loin ? 1:05:10 - Le meilleur conseil reçu. 1:08:00 - Une citation.

## Transcript

[0:00] Qu'est ce que tu penses qui t'a manqué pour arriver en en F un ?
[0:04] Et du coup, ça commençait à à aller de moins en moins bien, on
[0:08] va. Dire la filière, t'aurais pu
[0:11] sacrifier ton bonheur pour aller plus loin dans le sport auto ?
[0:15] Je me suis pas préparé à des questions comme ça moi.
[0:20] Dorian boccolacci, l'un des plus grands influenceurs automobiles
[0:23] français, ex pilote de la formule 2, continuant à
[0:27] Collectionner des titres dans d'autres catégories.
[0:31] C'est vrai que les pilotes de F un actuels seben ocon, Pierre
[0:34] gasly, verstappen, recel, Charles Leclerc, et cetera.
[0:36] Norris, c'est c'est dès le début.
[0:37] On se on se voyait en karting dès qu'on a commencé.
[0:40] En fait, en international, tu voyais déjà que c'était des
[0:42] pilotes qui sortaient du lot. Tu voyais déjà qu'ils avaient ce
[0:44] petit talent, mais ils ils faisaient déjà la différence.
[0:47] Aujourd'hui, c'est quoi qui te motive ?
[0:49] Alors moi je le dis à tout le monde parce que j'ai un truc qui
[0:52] me motive. C'est vu que je je peux plus
[0:54] faire la formule un. Mon objectif c'est.
[1:01] C'est quoi la chose la plus difficile que tu aies dû faire
[1:05] pour devenir qui était aujourd'hui ?
[1:08] Je pense, je pense, d'avoir perdu Antoine Hubert, qui était
[1:12] un pilote en en formule 2 avec moi à l'époque.
[1:18] Du coup, ça, ça, ça a mis un petit coup quand même et ça m'a
[1:21] fait beaucoup réfléchir à beaucoup de choses sur les
[1:24] priorités de la vie et. Mais voilà, je pense en en en
[1:29] tant que personne, c'est ce qui m'avait fait le plus réfléchir
[1:31] et le plus grandir. OK c'est vrai que c'était un
[1:33] tournant dans sport auto et je pense qu'on en reparlera aussi
[1:37] pendant l'interview, mais avant pour commencer, est ce que tu
[1:39] peux me parler de comment t'as grandi ?
[1:42] Alors j'ai mangé de la soupe un peu, mais pas pas autant que
[1:44] toi. Non mais dans quel cadre tu
[1:46] vois ? Est ce que ?
[1:48] Tes parents, ils t'ont toujours soutenu.
[1:49] Ouais non en en vrai en vrai mes parents ils m'ont toujours
[1:51] soutenu sur en fait déjà de base je fais, j'ai fait beaucoup de
[1:54] sport donc j'ai pas fait de basket parce que bah le panier
[1:56] était trop haut mais sinon j'ai fait quand même de la boxe, du
[1:59] judo, du tennis, du ski, de l'athlétisme, franchement plein,
[2:03] plein de sports différents pour vraiment toucher à tout.
[2:05] Et c'est vraiment pas mes parents qui m'ont poussé à aller
[2:08] dans le sport automobile. Enfin j'ai commencé forcément
[2:12] parce que à l'époque bah mon père il avait fait quelques
[2:14] courses de karting. Dans la région mais juste pour
[2:17] s'amuser entre amis, il avait jamais fait ça de sa vie avant
[2:19] et tout et moi Ben ça tombait quand j'avais 3 4 ans et
[2:22] forcément tu sais quand tu vois ton père faire un sport, j'ai
[2:25] envie d'essayer tu vois tu vois donc c'est ça a commencé comme
[2:27] ça mais il est pas du tout vrai. Enfin passionné passionné de
[2:30] sport automobile et donc c'est clairement moi ça m'a plu direct
[2:34] et après ils m'ont poussé Ben parce qu'ils voyaient que ça me
[2:36] faisait plaisir et de de faire ce sport là et en plus de ça que
[2:40] j'ai tout de suite vu que. Ou que j'étais pas trop mauvais
[2:43] déjà dans la région, donc Ben on a.
[2:46] Continué comme ça et ouais, parce que il me semble que t'as
[2:49] commencé à quel âge le karting ? Alors Ben du coup mon père il
[2:52] avait commencé le karting je crois, il avait 36, 37.
[2:55] Moi j'avais je crois 3 4 ans OK Ouais et du coup il m'avait pris
[2:58] un petit kart. Un petit kart ça s'appelait un
[3:01] babycart au début pour les bébés tu vois.
[3:04] Mais du coup j'avais 3 ans et demi et j'en faisais Ben dans un
[3:07] champ à côté de chez moi au début donc je tournais en rond
[3:10] dans le champ tout simplement. Incroyable parce qu'il me semble
[3:13] que t'as été champion de France de boxe aussi.
[3:16] Alors ouais j'ai fait de la alors c'était du full contact.
[3:18] OK c'est en gros c'est pieds et poings et t'as une ceinture en
[3:21] fait les pieds tu les tapes au-dessus de la ceinture et je
[3:24] faisais ça donc à Saint Raf et je m'entraînais là-bas et j'ai
[3:28] fait bah pas mal de. De boxe et tout.
[3:30] Après c'est vrai qu'y a beaucoup beaucoup de catégories, beaucoup
[3:32] de catégories de poids dans dans la boxe t'as de la boxe
[3:36] anglaise, enfin t'as du taille, t'as t'as plein de plein de de
[3:39] catégories. Mais c'est vrai que j'en ai fait
[3:40] quand même pas mal et ça aussi je pense, ça m'a bien servi.
[3:44] Ben dans dans mon sport actuel parce que Ben pour la.
[3:47] Pour la combativité et enfin voilà ne pas enfin tu vois,
[3:51] parfois t'as tu tu t'effrites un peu avec des pilotes même,
[3:53] surtout quand tu commences au karting et tout.
[3:54] Et déjà de pas avoir peur d'un mec, tu sais que enfin tu peux
[3:57] lui répondre quoi ? Donc c'est c'est déjà c'est déjà
[3:59] bien mentalement tu ? C'est cool quoi et tu saurais
[4:03] dire du coup qu'est ce qui a fait que t'as préféré le sport
[4:06] auto plutôt que la boxe par exemple ?
[4:10] Bah après c'est des choses qui s'expliquent pas trop mais c'est
[4:12] vrai que c'est vrai que quand je faisais du karting, enfin
[4:16] vraiment t'as. Cette adrénaline de vitesse est
[4:21] aussi. Enfin je sais pas, quand tu mets
[4:23] ton casque, t'es vraiment dans ta bulle mais vraiment complet,
[4:26] t'es hermétique avec l'extérieur même si y a du monde.
[4:29] Par exemple sur une course, c'est pas comme un événement où
[4:31] t'es au tennis par exemple, où là t'es à Roland Garros, Ben
[4:34] t'as du monde. Après t'arrêtes le point, tu
[4:36] reprends le point, t'arrêtes enfin tu vois genre bon même si
[4:38] t'es dans ta bulle, là c'est vraiment différent.
[4:40] À partir du moment où tu mets le casque, ça reste un un sport
[4:44] quand même dangereux. Et et voilà la, la moindre
[4:48] erreur, Ben ça peut, ça peut avoir de graves conséquences on
[4:52] va dire. Donc donc il te faut une
[4:53] concentration énorme et. Et je trouve que quand je suis
[4:56] dans un weekend de course, j'arrive à être dans une bulle
[5:00] complètement hermétique avec ce qui se passe ailleurs, avec la
[5:03] concentration et et après voilà. Ben pour la vitesse comme j'ai
[5:06] dit. Tout ce qui est combatif,
[5:09] dépassement, stratégie de course sont vraiment tout tout ce qui
[5:12] englobe le sport automobile. Et puis aussi quand j'étais
[5:15] petit, c'était bah tu vois la F un à la formule un.
[5:18] Conduire avec les les voitures les plus rapides sur circuler au
[5:22] monde, tu vois, c'était c'était juste un truc de fou quoi.
[5:24] Incroyable donc c'est t'as t'as pas vraiment identifié un moment
[5:28] où tu t'es dit OK, je veux faire ça, c'était plus bah.
[5:30] Au début, en en fait ça, ça a toujours été pour moi je pense,
[5:34] une évidence à partir du moment où j'ai commencé un peu tous
[5:36] tous les sports. J'aimais bien aussi le tennis,
[5:39] mais le karting c'est vraiment un truc qui m'a toujours plu et
[5:43] je pense ça a été une évidence. D'entrée de jeu on enfin on me
[5:46] disait ce sport là ou ce sport là dirait que c'était tu vois y
[5:49] a y a mais c'était et puis ça s'est fait très jeune donc ça
[5:52] s'est fait naturellement. En fait c'est pas à un moment
[5:54] donné, genre à 12 ans je me suis dit Bon tu vois ça se fait
[5:57] d'entrée de jeu et après vu que les résultats ont suivi, Ben y a
[5:59] pas un moment où je me suis dit ouais ça sert à rien tu vois.
[6:01] Parce que du coup au final, enfin j'ai été champion régional
[6:04] après champion de France. Après, je suis allé faire les
[6:06] courses à l'international, je me battais dans les meilleurs
[6:08] mondiaux en karting et ça a suivi son son cours comme ça.
[6:12] OK, et est ce que dès le début tu avais ce côté compétitif, tu
[6:15] voulais gagner à tout prix ? Ouais vraiment parce que en fait
[6:18] tous les sports que j'ai fait déjà, je les ai tous fait.
[6:21] Tout ce que je t'ai cité avant, je les ai tous fait en en
[6:25] compétition OK, donc déjà de base.
[6:27] Enfin pour moi c'était compliqué de me dire vas y, je vais me
[6:30] donner à 100% dans un sport. Mais au final je vais pas
[6:33] pouvoir faire de compétition, me mesurer, me confronter aux
[6:36] autres et enfin pour moi c'était vraiment important de d'avoir
[6:38] cette cette compétition parce que justement c'est ce qui te
[6:41] pousse à aller chercher les limites.
[6:43] OK Bah c'est c'est marrant et est ce que tu penses que tu
[6:47] vois ? T'as t'as commencé jeune, t'as
[6:48] eu du succès assez vite finalement, est ce que t'as
[6:51] ressenti une sorte de pression d'un moment à toujours
[6:54] performer ? Alors certainement oui y a eu
[6:58] des moments où j'ai eu la pression où au début surtout tu
[7:01] sais pas trop la gérer, tu sais pas comment la gérer je pense.
[7:04] Y a une y a une phase où tu sais quand tu es très jeune tu as la
[7:07] pression mais c'est une pression différente je trouve.
[7:09] Quand quand tu commences le sport enfin le sport automobile
[7:12] à l'international et tout en fait tu te rends pas réellement
[7:14] compte des choses et du coup ça se fait naturellement ensuite
[7:18] après tu te rends un peu plus compte, du coup tu as la
[7:19] pression, tu vois donc y a eu une phase où fallait un peu plus
[7:22] la gérer. Et et après il faut l'accepter.
[7:26] Et ce qui m'a pas mal aidé aussi c'est d'accepter le fait que Bah
[7:30] Ouais, tu peux perdre en soi c'est possible enfin.
[7:33] Et le fait de de faire ça et de dire Bah c'est pas grave tu vois
[7:37] genre y a y a pire dans la vie. Eh bah au final c'est à ces dans
[7:39] ces moments-là où je trouve que j'ai le plus performé parce que.
[7:42] Bah du coup en fait. Pas la peur de l'échec au final
[7:45] et mais par contre faut toujours rester.
[7:47] Faut pas se dire Ouais bon tranquille on se, on se relâche
[7:50] tu vois, mais c'est c'est une manière de voir les choses où
[7:52] ensuite après tu te dis Ben voilà je me concentre à 100% si
[7:55] je fais Ben ce qu'il faut faire dans l'ordre et et que j'ai pas
[7:59] de regret de pas avoir fait les choses pour la préparation, et
[8:03] cetera. Mais après le jour J tu peux te
[8:05] libérer complètement et c'est et c'est comme ça que que je vois
[8:08] les choses. Voilà.
[8:09] T'as dit tout à l'heure que genre y avait un peu des
[8:11] tensions ? Parfois entre les pilotes,
[8:14] t'arrivais à te faire des potes comme ça au niveau international
[8:16] en karting par exemple. Ou alors y avait vraiment ce
[8:18] truc de rivalité et. En en alors je trouve que c'est
[8:21] plus facile de se faire des potes ensuite.
[8:24] Genre quand à partir de 17, 18 ans, une fois que t'étais en
[8:27] monoplace et tout que en karting, parce que vraiment en
[8:28] karting on était Ben, on a les potes, et cetera, comme ça.
[8:32] Mais c'est c'est pas genre vraiment des amis où on peut
[8:34] aller en vacances ensemble. Tu vois, on n'a pas trop cette
[8:37] liberté aussi quand tu commences.
[8:38] Et cetera, et après ? Ben au fur et à mesure des
[8:41] années, quand on voit des les mêmes personnes au final qui
[8:43] évoluent en même temps que toi sur différentes catégories,
[8:46] forcément. Ensuite ça ça crée des liens,
[8:47] parce que Ben on passe tous par l'adolescence, on passe tous,
[8:50] Ben on devient tous adultes, et cetera, on commence à avoir le
[8:53] permis, on peut Ben voyager seul, et cetera, et donc on se
[8:57] retrouve souvent, donc donc c'est c'est un peu différent.
[8:59] Et puis forcément c'est des gens qui.
[9:01] Même si on se voit pas énormément enfin hors de la
[9:05] piste, on reste quand même semblable, c'est à dire que on a
[9:07] un peu le même train de vie depuis des années et donc
[9:09] forcément on se comprend. Mutuellement, c'est clair.
[9:12] Donc c'était pas une question de rivalité, c'est plus une
[9:15] question d'opportunité au final. Pour sur.
[9:17] Alors la rivalité, la rivalité, c'est sûr que ça c'est
[9:20] compliqué. Tu vois, y a y a certaines
[9:21] rivalités dans le sport auto. Qui sont compliquées.
[9:26] Tu vois, dès que t'as t'as un enjeu et que t'as 2 pilotes,
[9:29] même si ils sont proches, assez proches, c'est compliqué d'avoir
[9:33] vraiment des liens d'amitié parce que Ben y a un intérêt au
[9:37] bout, ça va être celui qui va être le plus vite, le plus
[9:39] rapide, ça va être celui qui va être le détecter ou quoi et donc
[9:41] forcément Ben ça crée des tensions même que tu le veuilles
[9:44] ou non, à partir du moment où t'es compétitif et où ça joue ta
[9:47] carrière, je pense que ça crée des tensions.
[9:49] Donc donc après quand y a plus ça.
[9:52] Que tout le monde a son tu vois son son backé ou comme je parle
[9:54] des pilotes qui sont en F un actuels.
[9:56] Tu vois par exemple, on voit beaucoup de de pilotes de F un
[9:59] qui sont plus proches que ce qu'il ce qu'ils étaient avant.
[10:02] Tu vois, parce que Ben forcément y avait toujours cette tension
[10:04] de qui allait en F un, et cetera.
[10:07] Mais mais au final ouais, une fois que tout le monde a sa
[10:09] place, je pense que ça, ça, ça pose les bases.
[10:13] OK je vois, est ce que tu peux me parler ?
[10:14] Parce que je pense y a beaucoup de gens qui ont regardé ce ce
[10:16] podcast, qui savent qui se rendent pas compte à quel point.
[10:20] C'est important la préparation pour un pilote parce que vous
[10:23] vous encaissez des des chocs, des des jets beaucoup très
[10:27] élevés et pour tenir dans la voiture faut quand même se
[10:29] préparer. Est ce que tu peux nous parler
[10:31] de comment tu te prépares en tant que pilote ?
[10:32] Ben alors y a y a eu 2 phases moi parce que j'ai fait de la
[10:35] Monoplace donc jusqu'en formule 2.
[10:37] Donc ça c'est toute la préparation un peu type formule
[10:39] un où ? Ben en formule 2 on commence
[10:41] vraiment à avoir pas mal de g donc la chose la, la seule
[10:45] partie du corps qui est pas attachée réellement c'est la
[10:47] tête. En plus de ça on vient rajouter
[10:49] un. Casque qui rajoute du poids et
[10:51] donc quand on prend-on parle de 4 5G en formule en formule un,
[10:54] même si j'ai déjà en formule 2 je pense on doit prendre 4, 4 et
[10:59] demi quelque chose comme ça. Donc c'est 4 fois et demi le le
[11:02] poids de ta tête tu vois qui ? Qui est dans un virage ?
[11:04] Enfin tu vois propulsé vers l'extérieur donc tu dois tenir.
[11:07] Tu vas avoir vraiment un un coût assez musclé.
[11:11] D'ailleurs on voit beaucoup de pilotes de F un qui ont des
[11:14] coûts assez massifs quand même et ça c'est ultra important.
[11:18] Voilà bah pour pas avoir la tête qui est comme ça dans les
[11:20] virages pour être bien précis. Après on va avoir tout ce qui
[11:23] est préparation physique. Donc coordination, réflexes, et
[11:28] cetera. Ça, on le fait beaucoup avec des
[11:30] Jeux de lumières ou avec des balles, comme on a vu souvent
[11:33] avec gasly qui se prépare avant, avant les les grands prix et
[11:37] après y a forcément l'endurance parce que.
[11:39] Bah voilà, en formule un ou en formule 2, on reste 1 h, en
[11:43] formule un il reste 01h30, mais en formule 2 on va, on va rester
[11:45] 1 h dans la. Dans la formule 2, il fait très
[11:47] chaud et puis forcément si. Si t'as une grosse capacité
[11:52] capacité d'endurance, ça va te permettre en fin de en fin de
[11:56] course de prendre les bons choix au bon moment, de rester
[12:00] concentré, de pas faire d'erreurs.
[12:01] Et ça c'est c'est le plus important.
[12:03] Donc si t'as un meilleur cardio, forcément tu tu vas être venu
[12:06] prendre des meilleures décisions.
[12:07] Et après on a bien sûr plein de plein de préparations
[12:11] spécifiques pour les pilotes, avec par exemple des ordinateurs
[12:15] où on a des jeux de lumières. Des sons.
[12:19] Faut réfléchir à des calculs mentaux en même temps pour
[12:22] penser, mais en même temps agir et c'est ce qu'on fait nous dans
[12:25] la voiture et ça sur des longs moments parce que Ben voilà,
[12:29] faut être concentré du début jusqu'à la fin et rouler dans le
[12:34] même 10e ou à 2 3/10 près pendant 1 h, c'est c'est pas
[12:39] facile tu vois, faut rester vraiment concentré et et voilà
[12:41] c'est surtout sur sur sur cette capacité là qu'on qu'on.
[12:44] C'est vrai parce que c'est pas juste.
[12:46] Tenir un volant et freiner, et cetera.
[12:47] Y a tous les réglages que. Tous les réglages et en
[12:49] formulant d'autant plus parce que y a beaucoup plus de
[12:52] réglages à faire sur le volant pendant pendant qu'il roule, que
[12:56] ça soit en qualification mais aussi pendant les courses.
[13:00] Et je suis même pas à même à le dire parce que je ils ont-ils
[13:02] ont des pages énormes avec comment ça se passe un volant,
[13:06] enfin je crois. Ils ont genre une cinquantaine
[13:08] soixantaine de pages pour vraiment savoir tous les
[13:10] boutons, les trucs, comment ça se passe, et cetera.
[13:13] Et ça faut tout se rappeler donc grosse mémoire et après savoir
[13:16] le ressortir au moment où il faut le ressortir pendant la
[13:19] course. Ou pas.
[13:20] C'est super impressionnant parce que tu vois moi les les rares
[13:23] fois où j'ai pu rouler sur circuit, bon, c'était dans des
[13:25] des voitures type Porsche GT 3 Touring, des choses comme ça en
[13:29] 10 tours, je suis en nage, j'ai la tête qui tourne, et cetera.
[13:32] Est ce que à force de rouler par exemple, quand t'étais en
[13:35] monoplace en F 2, est ce que au bout de je sais pas si Grand
[13:38] Prix t'es un peu habitué ou à chaque fois ça te met un coup ?
[13:41] Ça dépend en vrai les les grands prix, si il fait chaud ou pas.
[13:43] Déjà dehors, ça ça joue énormément la chaleur parce que
[13:45] on a quand même les combinaisons, mais sous les
[13:47] combinaisons on a des sous vêtements émifugés, c'est en
[13:51] gros des des pyjamas, mais qui sont de là jusqu'à là jusqu'à la
[13:54] jusqu'en bas de la cheville. Enfin voilà les chaussettes
[13:57] montantes comme limite au foot, tu vois la cagoule, le casque ?
[14:01] Enfin vraiment on. Vraiment de rien qu'on reste
[14:04] comme ça, il fait déjà chaud, tu vois, on transpire un bloc et en
[14:07] plus de ça, si on va piloter, on s'habitue un petit peu, mais ça,
[14:10] ça reste très chaud. C'est pour ça que Ben plus on
[14:13] roule dans des conditions comme ça, plus on s'entraîne dans de
[14:15] la chaleur, et cetera, mieux ça sera forcément ça sera plus
[14:18] habitué. Après c'est vrai que il y a il y
[14:20] a beaucoup de de sportifs. J'ai, j'ai vu beaucoup de
[14:23] sportifs qui sont très bons en endurance.
[14:26] Que ça soit les mecs qui font du triathlon, la course à pied, du
[14:30] vélo, et cetera, qui sont de base vraiment très endurants,
[14:33] mais qui quand ils viennent dans même en faisant du karting de
[14:37] compétition, Ben ils sont fatigués parce que Ben ils ont
[14:42] pas l'habitude de faire ce sport là.
[14:44] Et du coup en fait ils vont se crisper beaucoup plus.
[14:47] Et donc au lieu d'utiliser par exemple, nous on va peut être
[14:50] utiliser 20% tu vois ? Ben eux ils vont utiliser 60%
[14:53] donc même s'ils sont de base. Plus endurant au final, ils vont
[14:57] consommer énormément de choses parce que enfin énormément
[15:00] d'énergie, parce que ils vont avoir une appréhension, ils vont
[15:04] stresser, ils vont se crisper alors que nous justement on
[15:07] essaie de de se détendre au maximum et OK pour pour
[15:10] justement utiliser le moins d'énergie et en en garder tout
[15:12] le long. Ouais, c'est clair, c'est que la
[15:14] même, la fatigue mentale est tellement énorme.
[15:17] Juste moi, comme ce qu'on disait.
[15:18] Ouais mais c'est sûr, j'avais mal à la tête.
[15:20] Mais déjà déjà faire du du simulateur ça.
[15:22] Enfin je sais pas si vous avez un volant ou chez vous ou toi si
[15:25] tu as fait un peu de simulateur ou quoi, mais déjà d enchaîner.
[15:28] Tu fais 10 tours dans un simulateur, tu enchaînes 10
[15:30] tours et tu essaies de les faire dans dans la même 2nde déjà
[15:34] juste pour dans la même 2nde c'est déjà un truc.
[15:35] Alors si tu essaies de les mettre dans les 3 4/10 et faire
[15:38] tous les tours pareil, ça commence à te demander un petit
[15:41] peu de de de réflexion. Ouais.
[15:44] C'est clair ? Est ce que tu penses que c'est
[15:47] important d'avoir une bonne hygiène de vie en tant que
[15:50] pilote parce que j'ai quand même l'image de certains pilotes qui
[15:52] sont assez fêtards ? Alors moi je je pense que de
[15:55] base c'est important forcément pour tout ce que je t'ai dit,
[15:57] pour la concentration, c'est sûr si tu dors pas la nuit.
[16:01] Et que tu fais la course le lendemain.
[16:02] Bon après y a y a verstappen qui fait des courses de.
[16:07] De tu. Fais quoi de ouais, de high
[16:08] Racing, d'endurance le soir et le lendemain il a un Grand Prix,
[16:10] il arrive à gagner le Grand Prix mais c'est vrai que c'est vrai
[16:14] que normalement c'est pas idéal. Le but c'est quand même de de
[16:16] bien dormir, manger les bonnes choses, bien se préparer
[16:21] physiquement, et cetera. Dans tous les cas ça va pas te
[16:23] faire de mal, dans tous les cas c'est c'est sûr que ça va pas
[16:26] faire de mal. Après je pense que c'est.
[16:29] Pas tout à fait pareil qu'un autre sport où vraiment si le
[16:33] mec le lendemain il enfin tu vois ils font le Tour de France
[16:35] par exemple si il est pas au gramme près de ce qu'il mange,
[16:38] des trucs, des calories, et cetera, c'est impossible.
[16:41] Je pense qu'il performe. Après je sais pas, j'ai jamais
[16:43] fait de vélo de ma vie mais je pense c'est ça.
[16:45] Alors que le sport automobile je pense c'est un peu plus flexible
[16:49] là-dessus mais mais ça reste. Voilà un sport de haut niveau
[16:53] quand même donc si tu veux le faire au au top du top il faut
[16:55] quand même. Avoir toutes les chances de son
[16:57] côté. Parce que c'est sûr ce ce
[16:58] lifestyle, surtout en F 2F un, il est particulier quand même.
[17:00] Tu tu vois aller à travers le monde, et cetera.
[17:02] C'est dur, ça doit être dur de rester focus quand même.
[17:05] Ou alors. Après ça dépend.
[17:07] Je sais que y a y a pas mal de pilotes de F un qui tu vois
[17:09] après certaines courses, pas toutes les courses mais
[17:11] certaines courses de la saison. Genre surtout quand y a la trêve
[17:14] hivernale où y a trêve estivale ils peuvent bah sortir et cetera
[17:19] après. Enfin je pense qu'y Aya quelques
[17:21] sportifs qui le font aussi, mais le but c'est que le lendemain tu
[17:24] puisses aller te ré entraîner ou tu vois que c'est enfin c'est
[17:29] pas une vie de débauche non plus tu vois genre faut faut savoir
[17:31] je pense y a y a un temps pour tout en vrai parce que on reste
[17:34] des humains et y a des moments où il faut travailler et y a des
[17:39] moments où faut décompresser et et je pense que Ben faut pas
[17:42] faire les 2 en même temps et quand t'as un moment que tu peux
[17:44] faire quelque chose Ben tu le fais à 100% et et le reste Ben
[17:47] tu le fais à 100% pareil enfin pour moi je je parle du principe
[17:49] comme ça. C'est bien, j'ai une question un
[17:52] peu un peu bête, entre guillemets, c'est quoi la
[17:55] vitesse la plus élevée que t'aies jamais atteint sur le
[17:57] circuit ? Ah parce que si t'allais me dire
[17:59] à jamais atteindre, j'allais te dire en avion pour aller en
[18:05] Thaïlande ? Non en vrai sur circuit, j'ai
[18:08] pris en formule 2 du coup sur le circuit.
[18:12] Circuit de Azerbaïdjan tu. Vois le cancer, ouais ouais.
[18:15] Beaucoup sur la. Ligne droite jusqu'à la ligne la
[18:17] ligne de. Exactement.
[18:19] Et en fait c'est t'as des virages avant et tout.
[18:20] Mais en formule 2, enfin c'est à fond.
[18:22] Et en formule un aussi, c'est à fond tous ces virages.
[18:23] Donc c'est comme si c'était une ligne droite quasiment de 2 km
[18:26] et j'avais pris 323 km heure. Enfin.
[18:31] Ça, ça fait quelque chose de ça t'a fait une sensation
[18:33] particulière ou ? Franchement franchement ouais.
[18:36] Ouais ouais bah alors. Quand c'est en ligne droite ça
[18:38] va, mais sur ce circuit là avec le DRS ouvert, l'aspiration, et
[18:42] cetera, tu vois les les panneaux au bout tu vois t'es à 150, 100
[18:46] et 50 M avant le virage et d'habitude tu les vois mais ça
[18:50] arrive beaucoup plus doucement. Et là franchement c'est arrivé
[18:52] ultra vite quand même. Mais mais au final au final
[18:55] c'est pas ça qui est le plus impressionnant, c'est vraiment
[18:57] la vitesse de passage dans les virages.
[18:59] Je pense que les gens ils se rendent pas compte d'une
[19:01] monoplace alors. Voilà une formule un, j'ai
[19:05] jamais fait, mais formule 2 déjà c'est juste avant la formule un
[19:07] et tu peux passer dans des vitesses de ouf que même avec
[19:12] n'importe quelle voiture que tu vois sur la route, et cetera.
[19:16] Mais t'es à des années-lumière de ce que tu peux faire avec une
[19:18] une monoplace. Voilà et en fait on peut pas se
[19:20] rendre compte réellement parce que avec toute la pluie que t'as
[19:23] et la légèreté de la voiture, tu peux passer dans des virages
[19:26] facile à fond ou à fond comme ça difficile alors que dans les
[19:29] autres. Voiture, tu passerais avec 40,
[19:31] 50 60 km heure de moins et tu me dirais freiner, descendre des
[19:34] rapports et et bah c'est quoi ? C'est incroyable ça, c'est un
[19:37] truc que j'aurais aimé expérimenter.
[19:39] Mais bon problème tu sais. Alors en vrai j'aurais pu te
[19:41] faire tester une formule 4. Mais putain t'es trop grand,
[19:43] t'es trop grand, je te jure j'aurais pu.
[19:45] C'est le truc le plus dur de ma vie, mais bon, je dirais que.
[19:47] C'est durce, hein ? Putain et imaginons que tu
[19:51] fasses bah allez un un Grand Prix même là en GT quand tu
[19:56] prends ta voiture pour rentrer chez toi après et t'arrives à
[19:58] conduire normalement ? Alors normalement je je conduis
[20:02] tranquille de ouf mais c'est vrai que si je me mets genre
[20:07] limitation de vitesse j'ai l'impression d'être à l'arrêt.
[20:11] Tu sais si t'as un genre vraiment fait toute la journée ?
[20:14] Tu sais en plus en endurance tu conduis vraiment longtemps et du
[20:18] coup tu passes beaucoup de temps dans la voiture donc t'es
[20:20] toujours à fond et y a pas de questions limitations pas tu.
[20:23] Tu sors du garage, t'es à fond jusqu'au prochain freinage donc
[20:26] t'es régulièrement au-dessus de 200 au-dessus de 230.
[20:29] Et on atteint Ben 280 souvent donc.
[20:33] Donc quand tu prends la caisse, t'es j'étais à 110 des fois.
[20:36] Donc du coup t'es là tu sais ouah tu sais les lignes elles
[20:39] elles mettent longtemps à à passer.
[20:43] Agréable quand t'as t'as commencé juste reparler de ça,
[20:49] t'as roulé avec des gars qu'on voit maintenant en en F un.
[20:53] Est ce que déjà à l'époque on ressentait que c'était les
[20:57] meilleurs, toi y compris hein ? Ou alors il y a des gars par
[21:01] exemple qui étaient meilleurs mais qui ont pas réussi.
[21:03] En en vrai en vrai. Alors forcément t'as que 20
[21:06] places donc t'as des gars qui étaient très très bons, qui ont
[21:08] pas réussi parce que Ben pour aller en F un, enfin tu regardes
[21:13] les 2 derniers vainqueurs de formule 2 donc qui sont qui est
[21:17] l'antichambre de la formule un. Ils sont pas en formule un et
[21:20] probablement ils n'iront jamais. Alors je vais pas dire jamais
[21:23] mais il y a très peu de chances. Ça, ça prouve même si t'as tout
[21:28] mis bout à bout, si t'as pas de place qui se libère en formule
[21:32] un, Ben tu vas pas en formule un tu vois parce que t'as que 20
[21:35] places. Donc si les 20 mecs ils restent
[21:37] en formule un l'année d'après toi t'as gagné, t'as gagné le
[21:39] titre de champion. Ben déjà tu peux pas rentrer en
[21:42] formule un. Sauf que formule 2, Ben l'année
[21:44] d'après y a un nouveau champion. Et du coup Ben lui il sort, du
[21:48] coup il est plus jeune, et cetera, et cetera, du coup bah
[21:50] tant c'est lui qui va prendre ta place, enfin tu vois.
[21:52] Donc faut vraiment avoir cette chance là.
[21:55] Mais par contre c'est vrai que les pilotes de F un actuels,
[21:58] enfin en tout cas toute la génération, Esteban ocon, Pierre
[22:00] Gasly, verstappen recel, Charles Leclerc et cetera Norris, c'est
[22:03] c'est avec tous ces pilotes que j'ai roulés déjà en forme, en en
[22:06] déjà en monoplace, mais en karting déjà dès le début on on
[22:10] se voyait en karting dès qu'on a commencé, en fait en
[22:11] international, Ben Verstappen recel, et cetera, on les voyait
[22:15] déjà en international. Et j'ai roulé compte et tu
[22:18] voyais déjà que c'était des pilotes qui sortaient du lot.
[22:21] C'est enfin c'était déjà, ils faisaient déjà la différence
[22:24] déjà dans les catégories en en karting et ayant un regard Ben
[22:29] d'avant et après c'est logique. Tu vois que soit en formule un
[22:34] en les ayant vus dès là-bas, tu vois, tu voyais déjà qu'ils
[22:37] avaient ce petit talent, alors peut être qu'il y avait déjà le
[22:39] travail, et cetera, mais ils ils faisaient déjà la différence.
[22:42] Ouais. Quand tu regardes sylvian F un
[22:45] par exemple, toi. Qu'est ce que tu penses qui t'a
[22:47] manqué pour arriver en en F un parce que, en jeune, t'étais
[22:51] avec eux sur les poser ? Ouais, ouais, bien sûr, bien
[22:53] sûr. Tu les as battu ?
[22:53] Il y a il y a 2, il y a allez 2 choses.
[22:58] La première chose alors de base, moi j'ai été pris par recruté
[23:03] par Lotus FON junior TEAM, donc à la base c'était Gravity.
[23:06] C'était en gros, ils manageaient des jeunes pilotes pour les
[23:10] emmener en formulant, donc ils avaient eu Romain Grosjean.
[23:13] Qui est du coup elle est en formule un et ils ont eu aussi
[23:16] Esteban ocon et moi je suis arrivé juste genre un an ou 2
[23:20] ans après Esteban dans la filière et et en gros Ben moi je
[23:25] faisais mon karting et cetera, donc jusqu'à 15 ans et ensuite
[23:29] après je passais en monoplace et au moment où je passais en
[23:31] monoplace. Donc je fais champion de France
[23:34] junior en formule 4 et vice champion en général.
[23:37] Donc c'était une très bonne saison et je devais passer en
[23:40] soit en formule Renault sans. Soit en formule 3, mais de base.
[23:44] La, la suite logique, c'était la formule Renault et et du coup,
[23:47] ça a commencé à à aller de moins en moins bien on va dire la
[23:51] filière. Et ça allait vers la fin mais
[23:53] sauf que nous à l'époque on savait pas trop.
[23:55] Enfin tu vois comme je t'ai dit mes parents ils étaient pas du
[23:57] tout dans le sport automobile, on découvrait avec ma carrière
[23:59] tu vois y a y a des des pilotes qui eux avaient Ben déjà une
[24:04] connaissance sur le sport automobile ou les parents qui
[24:07] ont déjà fait ça ou quoi ? Mais nous on découvrait tout tu
[24:10] vois, donc on savait pas comment ça tournait et le truc dans tous
[24:12] les cas Ben nous on avait que cette option parce que Ben sinon
[24:15] ça faisait déjà longtemps que j'aurais arrêté le le sport auto
[24:18] où j'aurais fait du karting pour m'amuser mais en mode détente.
[24:22] Et et du coup Ben c'était eux pendant 4 ans qui ont financé ma
[24:26] saison de fin de carrière karting et début de carrière
[24:29] monoplace et et au final Ben pas beaucoup de préparation parce
[24:35] que Ben c'était pas nous qui qui finançaient mais du coup c'était
[24:37] pas enfin c'était eux. Mais du coup ça commençait à
[24:39] être un peu compliqué. Donc Ben j'ai fait ma ma mon
[24:43] année de formule 3 et j'ai fait Ben j'ai j'ai enfin j'avais
[24:46] connu 0 circuit sur les 11 circuits qu'on avait.
[24:51] Je connaissais à part un seul qui était Pau OK, mais qui était
[24:55] un circuit en ville que j'avais fait en formule 4 l'année avant.
[24:56] Sinon tous les autres circuits je les découvrais tous, mais le
[24:59] jour de la course tu vois donc au final aucune connaissance.
[25:03] Ensuite Ben ils m'avaient pas enfin pour moi j'avais j'avais
[25:05] pas, alors soit ils m'avaient pas trop expliqué, soit pour le.
[25:09] 3 il y avait pas de practices, et cetera, non on.
[25:11] N'avait pas de practices. OK, c'était qualif course.
[25:13] Ben si il y avait les practices avant mais genre.
[25:16] Il y avait beaucoup de pilotes qui eux, avaient déjà fait 3. 4
[25:19] ans ? De de Monoplace avant qui
[25:21] avaient fait du simulateur. Moi, c'était ma première année
[25:24] en international en monoplace, donc normalement t'es censé.
[25:28] Enfin, tous les pilotes vont s'entraîner avec les écuries
[25:30] avant sur les circuits pour reconnaître les circuits, et
[25:33] cetera, et et pour apprendre tout simplement.
[25:36] Et là et après ? Ils retournent par exemple 2
[25:38] mois après. Pendant le weekend de course et
[25:40] là ils vont faire la course donc il y a toute cette préparation
[25:42] là. Nous on a enfin moi j'avais pas
[25:44] fait de préparation du tout donc déjà il y a eu cette préparation
[25:47] qui manquait et ensuite après Lotus qui arrête le programme
[25:52] donc ça ça a mis un gros coup sur ma suite de ma carrière.
[25:55] Du coup après fallait que moi je trouve des partenaires, des
[25:57] financements, et cetera, mais toujours.
[26:00] Ben pas au bon moment, c'est à dire un peu trop tard dans la
[26:02] saison pour aller dans les bonnes équipes, et cetera, parce
[26:05] que c'est très important d'aller dans les bonnes équipes pour
[26:08] pour gagner. Enfin tu vois, genre tu tu mets
[26:10] mbappe, tu le mets dans une équipe de Ligue 2, je suis pas
[26:14] sûr qu'il va gagner la Ligue des champions.
[26:15] Ben c'est pareil, tu vois en monoplace si tu vas pas dans la
[26:18] bonne team Ben tu peux pas aller, enfin tu vois, même si il
[26:20] va au PSG il a pas gagné non plus.
[26:22] Mais bref tu tu si tu vas pas dans la bonne team c'est c'est
[26:26] compliqué et et donc là Ben j'ai vu que j'avais plus.
[26:29] Le manager et cetera de Lotus que je me suis débrouillé un peu
[26:33] par moi même, et cetera. C'était compliqué de trouver les
[26:36] les bonnes teams avec le financement, et cetera donc bah
[26:40] des choix mais mais pas des choix qu'on voulait forcément
[26:43] parce que bah il manquait, il manquait l'argent derrière et et
[26:47] surtout après en préparation, ce que j'aurais pu faire moi de
[26:50] mieux c'était mieux me préparer sur du simulateur.
[26:53] Je pensais pas que le simulateur était aussi important que ça à
[26:56] l'époque, je pensais que. En plus, c'était au vraiment au
[26:59] début où on commençait vraiment à faire du simulateur.
[27:01] La génération avant moi, genre 10 ans avant on va dire ou 5 ans
[27:05] avant les pilotes, ils faisaient pas trop de simulateur.
[27:07] Mais la génération, ma génération, ça a commencé à
[27:10] faire les les du simulateur, y a eu beaucoup de développement.
[27:13] C'est ça, c'était plus précis. Voilà avec beaucoup plus précis,
[27:16] les circuits beaucoup plus précis, et cetera.
[27:17] Et en fait le sport auto c'est un sport où en fait on peut pas
[27:21] le pratiquer comme le basket où tu peux aller t'entraîner tous
[27:24] les jours en soi. Tu.
[27:27] Vois du tennis, tu peux aller t'entraîner tous les jours mais
[27:30] le sport automobile tu peux pas t'entraîner parce que c'est un
[27:32] sport qui coûte énormément d'argent, qu'il faut aller sur
[27:35] les circuits parce que chaque tracé est différent, il y a
[27:38] beaucoup d'évolution de paramètres et donc et donc si tu
[27:42] fais pas du simulateur à côté, en fait tu perds un petit peu ce
[27:45] ce ressenti que tu peux garder en fait avec le simulateur.
[27:48] Tu vois quand tu fais une course entre une course et l'autre
[27:50] course, Ben si tu fais du simulateur régulièrement entre.
[27:53] Tu arrives à garder un petit peu, tu vois les enfin pas les
[27:57] trajectoires, mais cette concentration que tu peux avoir
[28:00] sur un tour rapide où il faut finir le tour rapide sans tu
[28:03] vois avoir la tu sais la la petite pression qui monte quand
[28:05] tu sais que tu es dans un bon tour et que faut finir le tour,
[28:07] Ben ça du coup tu as si tu le pratiques tout le temps, Ben tu
[28:10] as une meilleure gestion de ça. Je dis maintenant tu peux faire
[28:12] des courses en ligne ultra bien fait avec 2 tours de calife ou
[28:16] faut mettre tout bout à bout dans ce tour là pour enfin tu
[28:18] vois partir devant et en fait ça garde dans le rythme et c'est un
[28:21] truc que j'avais pas vraiment conscience avant.
[28:23] J'ai pris conscience après et et que j'aurais bien aimé le
[28:29] prendre conscience avant quoi ? OK t'as ?
[28:31] Des regrets par rapport à tout ça ou pas ?
[28:33] J'ai pas de regrets parce que honnêtement si j'avais su que
[28:35] c'est ça aurait pu vraiment m'aider je l'aurais fait.
[28:37] OK c'est juste que j'ai peut être pas.
[28:39] Enfin soit les gens ont peut être pensé que je le savais ou
[28:43] pas mais genre c'est quelque chose que si j'avais su je
[28:47] l'aurais fait j'aurais beaucoup plus fait.
[28:48] Et est ce que quand t'as commencé le Karting, t'aurais
[28:51] imaginé arriver jusqu'en F 2 ? Bah en vrai moi quand je fais un
[28:56] truc, enfin je du genre d'entrée de jeu, moi je voulais faire la
[28:58] F un alors je savais pas comment c'est, je savais pas où aller,
[29:01] j'avais rien du tout. Tu sais quand tu es petit et tu
[29:03] sais enfin tu vois, tu rêves grand forcément.
[29:07] Et mon objectif c'était sûr c'était de de faire la formule
[29:09] un donc je savais qu'il fallait que je performe en karting et
[29:12] après je savais pas où ça allait m'emmener mais je savais ça
[29:14] allait m'emmener quelque part Après tu commençais à
[29:15] comprendre. Mais c'est vrai que depuis tout
[29:19] petit, moi mon rêve c'était de faire la formule un, donc donc
[29:22] la formule 2 j'étais contente. Tu vois forcément t'arrives en
[29:25] formule 2, c'est un truc de malade, y a beaucoup de
[29:28] personnes qui rêveraient de faire même de la formule 4, des
[29:31] courses, même du enfin n'importe quel course, c'est c'est un
[29:34] sport privilégié et mais c'est sûr que sur le moment, tu sais
[29:39] quand tu rêves de formule un et quand t'as un objectif précis et
[29:42] tout, bah. Tu prends du plaisir mais c'est
[29:45] pas c'est différent tu vois genre c'est c'est du plaisir
[29:48] mais avec les résultats parce que tu sais que ça peut
[29:50] t'emmener tel ou tel contrat ou aller en formule un ou quoi.
[29:53] Mais c'est vrai qu'après en fait on se rend compte après de
[29:57] vraiment de de ce qu'on vit quoi.
[29:59] Ouais OK je vois OK, mais tu penses que le Dorian qui
[30:03] commence le karting, si il savait qu'il en fait tout ça, il
[30:05] serait-il serait fier quand même.
[30:06] Ouais, ouais, bien sûr, bien sûr.
[30:08] Non ? Non, c'est sûr.
[30:09] Ouais, il serait-il serait fier, OK ?
[30:12] Comment ta famille qui du coup qui connaissait pas trop le
[30:15] sport auto ? Ils ?
[30:18] Comment dire, ils supportent les risques que tu prends.
[30:21] Par exemple t'as tes parents, ils ont peur.
[30:24] Je pense qu'il y a des parents qui ont plus, beaucoup plus
[30:27] peur. Forcément.
[30:29] Forcément il y a, il y a des risques.
[30:33] Après ils sont quand même un peu habitués parce que Ben j'ai
[30:36] commencé ça très très jeune et puis c'est pas arrivé du jour au
[30:39] lendemain où je me suis dit vas y je vais me balancer.
[30:42] Dans les rues de Monaco à 280 où où faire des courses à Macao en
[30:47] en enfin tu vois en formule 3 ou enfin peu importe, c'est ça a
[30:53] pas commencé comme ça, ça a commencé avec un kart qui va à
[30:55] 70 km heure tu vois et ensuite avec un kart qui va à 90 et un
[30:59] autre carte qui va à 120 et après un autre carte qui va à
[31:01] 150 et puis après en monoplace à 200 et puis c'est monté petit à
[31:04] petit et ça reste dangereux mais c'est quand même.
[31:12] Beaucoup plus sécurisé qu'avant. Y a quelques années c'était
[31:16] enfin y a tu vois y a peut être 30 ans, c'était c'était pas la
[31:18] même chose, c'était pas les les mêmes normes de sécurité ça
[31:21] reste voilà tu peux faire des tonneaux.
[31:23] J'ai déjà fait d'ailleurs des tonneaux en Autriche en formule
[31:26] 3. Vous pouvez le le retrouver
[31:28] vous. Avez vu la vidéo ?
[31:30] Vous pouvez le retrouver. Mais voilà, j'ai fait 3 tonneaux
[31:33] et il se passe rien hein. Je suis sorti.
[31:35] Enfin. Anormal mais je suis sorti
[31:37] tranquille enfin tu vois genre le le 334 jours après j'étais
[31:39] retourné dans la voiture pour faire une autre Corse tu vois.
[31:41] Donc il y a il y a pas eu de de conséquence on va dire mais
[31:46] c'est vrai qu'après ce qui est ce qui est dangereux c'est
[31:48] surtout les chocs, les les chocs qui s'arrêtent net tu vois.
[31:51] Mais sinon après c'est quand même bien sécurisé donc.
[31:56] Donc voilà et puis après bah voilà sinon tu fais rien de ta
[31:59] vie non plus tu vois tu prends pas l'avion, tu prends pas la
[32:02] enfin tu vois tu vas pas faire du vélo sur la route parce qu'il
[32:04] y a tout le monde, il y a quelqu'un qui peut te rentrer
[32:06] dedans, tu tu vois genre enfin après c'est sûr que quand tu es
[32:09] tranquille chez toi il se passera peut être moins de
[32:11] choses que quand tu es en course et tout.
[32:12] Mais mais bon c'est pour ça aussi qu'on vit tu vois, c'est
[32:15] pour vivre des des moments. Est ce que tu peux me parler de
[32:19] de cet accident du coup que dont tu vas parler au tout début du
[32:22] podcast ? Du coup, un accident mortel,
[32:25] malheureusement. Toi, tu l'as vécu comment
[32:28] t'étais au circuit ? J'étais pas au, j'étais pas sur
[32:31] le circuit. Donc déjà pour remettre dans le
[32:32] contexte, c'est donc le le pilote en question, c'est
[32:34] Antoine Hubert. C'est un jeune pilote français
[32:38] que je connais depuis très très jeune quand on commence le
[32:41] karting. Moi j'ai commencé à 7 ans et
[32:43] demi les compétitions et je crois que la première fois que
[32:46] j'ai entendu parler d'Antoine, je devais avoir 9 ans, 9 ans et
[32:49] demi quand quand je commençais à faire vraiment les les, les
[32:51] championnats de France. En minime cadet et il se battait
[32:53] déjà Ben aux avant-postes avec Charles Leclerc et cetera sur
[32:58] des courses et et donc on s'est toujours vu évoluer.
[33:02] Enfin lui forcément moi je l'ai peut être plus vu évoluer lui
[33:05] parce que Ben moi j'étais le plus jeune et du coup Ben je
[33:07] regardais les catégories où j'allais aller.
[33:09] Tu vois l'année d'après ou quoi ?
[33:10] Donc je regardais les grands et et ensuite après on s'est
[33:14] retrouvés en en GP 3 ensemble, on a, on a, on a fait des
[33:17] courses ensemble et après on s'est retrouvés en formule 2
[33:20] ensemble. Et et forcément tu vois quand tu
[33:22] es en GP 3, on devait être 3 pilotes français ou 4 en formule
[33:25] 2, on devait être 3, on était 3 pilotes français et puis surtout
[33:31] Antoine que je connaissais depuis des années, des années
[33:34] donc. Donc forcément on a fait
[33:36] l'équipe de France ensemble, on a fait des stages ensemble, on
[33:39] on se connaît depuis très longtemps et forcément Ben ça
[33:42] crée des liens. Même si si tu vois on partait
[33:45] pas en vacances ensemble ou quoi mais.
[33:47] Mais mais on se connaît depuis depuis tout le temps tu vois.
[33:50] Donc au final ils ont un peu. Enfin tous les pilotes ont un
[33:52] peu la même vie et et et d'avoir vu cet accident parce que moi
[33:57] c'était la course en faites. Je venais juste d'arrêter la la
[34:01] formule 2 une course avant parce que j'avais pas pu finir le
[34:04] championnat. J'avais fait que la moitié du
[34:05] championnat à cause de d'un manque de budget et du coup
[34:08] j'étais passé en GT donc ce que je fais actuellement j'étais sur
[34:12] une autre course en Allemagne et et là j'ai appris justement le
[34:16] l'accident et franchement ça m'a vraiment vraiment bouleversé à
[34:20] ce moment-là parce que Ben je comprenais pas trop pourquoi
[34:24] comment ça se faisait. Enfin tu vois surtout que
[34:26] c'était pas. C'était pas lui qui avait fait
[34:29] quelque chose de inconscient, ça aurait pu arriver à lui, mais
[34:33] comme à n'importe qui et et tu te dis des fois la vie ça ça
[34:37] tient à rien du tout et des parfois tu te prends la tête
[34:40] pour des résultats, des trucs OK qui te paraissent ultra
[34:44] importants pour toi sur le moment, mais au final qui sont
[34:47] rien par rapport à à ce que c'est la vie.
[34:49] Et enfin tu vois à ce que peut t'apporter la vie et.
[34:54] Et j'ai beaucoup relativisé sur beaucoup de choses et et je
[34:59] voulais que Ben ça puisse m'apprendre à moi
[35:02] personnellement à voir les choses différemment.
[35:06] Et forcément, Ben ça, ça fait beaucoup, beaucoup de peine à
[35:09] beaucoup de monde dans le sport automobile, que que ça soit
[35:12] beaucoup de Français, mais tout le le sport automobile en
[35:15] général, Formule 2, formule un, et cetera.
[35:18] Et je pense énormément aussi à à toute sa famille, ses parents,
[35:21] et cetera, qui l'ont accompagné. Ben depuis.
[35:23] Très jeune, comme moi. Il a commencé très très jeune
[35:26] toute sa carrière et c'est pour ça que j'aime lui rendre hommage
[35:31] sur toutes mes combinaisons. Je mets tout le temps Antoine
[35:34] Hubert, enfin, Antoine Hubert ici, et aussi Jules Bianchi qui
[35:39] était aussi un un pilote de formule un qui a eu un accident
[35:42] au Japon il y a aussi quelques années avant Antoine.
[35:46] Et du coup, qui sont des personnes que je connais depuis.
[35:49] Depuis très longtemps, tout mes débuts où je commençais à
[35:51] Brignoles, j'allais sur le le circuit de Brignoles et c'était
[35:54] le papa du coup de Jules Bianchi qui tenait la piste.
[35:56] Donc lui je le voyais souvent aussi là et ça a été des des
[35:59] exemples. Donc forcément toujours une
[36:02] mémoire avec sur mes combinaisons et et quand je
[36:05] peux. Et du coup après l'accident est
[36:09] ce que ça t'a fait remettre en question ta carrière ou alors au
[36:13] contraire tu t'es dit ? Pour leur rendre hommage, faut
[36:16] que je continue à rouler. Bah déjà je pense c'était
[36:18] important de continuer à à à piloter pour leur rendre hommage
[36:23] parce que bah forcément c'était bah enfin comme nous tous, notre
[36:28] passion depuis des années, on s'est dévoué à à ça et c'était
[36:33] normal de de continuer pour moi. Alors je je pense pas que il y
[36:37] ait des pilotes qui se sont dit J'arrête avec cet accident et
[36:42] c'est vrai que. C'est vrai que.
[36:44] Bah forcément ça fait prendre conscience que bah ça reste
[36:47] quand même 111 sport à risque et que bah on peut pas avoir un
[36:51] risque 0 dans le sport automobile ça existe pas, même
[36:53] si on fait tout, tu vois, on met le HALO, on met enfin tu vois
[36:58] genre ils ont fait beaucoup de. Enfin avec le Hans aussi tu
[37:01] vois. Enfin ils ont-ils ont mis
[37:02] vraiment beaucoup beaucoup de. De de Safety, enfin de de
[37:06] sécurité depuis des années avec tous tous les accidents.
[37:08] En fait, ils ont essayé de d'avoir une recherche là-dessus
[37:10] et de voir comment contrer ça, et cetera, pour qu'il y ait de
[37:14] moins en moins. Enfin pas d'accident parce que
[37:16] les accidents il y en a, il y en a tout le temps, mais
[37:19] d'accidents dramatiques donc. Donc après non le le l'objectif
[37:24] c'est vraiment de de continuer de faire du sport automobile.
[37:28] Sans forcément sachant qu'il peut se passer des choses.
[37:32] Mais. Mais après faut pas y penser.
[37:34] Tu vois, tu vas dans la course, t'es dans la course.
[37:38] C'est des cas très très rares quand même, de plus en plus
[37:41] rares. Et il faut faut vivre de sa
[37:44] passion et il faut vivre chaque moment tu vois ?
[37:46] Et t'as jamais peur toi au volant ?
[37:49] J'ai, j'ai pas. C'est pas peur, c'est juste ta
[37:53] conscience et après tu fais pas n'importe quoi et faut rester
[37:55] vigilant tu tu vas pas arriver à un truc et tout mais mais après
[37:59] dans le sport enfin il y a des choses tu peux pas, enfin tu
[38:03] peux pas maîtriser tu vois genre les les éléments extérieurs de
[38:06] toi tu peux pas maîtriser donc toi même si tu sais ce que tu
[38:08] fais forcément il y a des risques ailleurs que tu peux pas
[38:12] maîtriser et et ça c'est la vie hein c'est mais ça c'est que ça
[38:18] soit dans le sport automobile mais que ça soit.
[38:20] Tu prends quelqu'un qui va sur la route, le mec en face il se
[38:25] déporte à gauche. Bam il tape pourtant c'est c'est
[38:28] dangereux, y a je sais pas combien d'accidents sur la route
[38:31] pourtant j'imagine que y a pas tout le monde qui y pense quand
[38:35] tu vas faire la, enfin tu vois quand tu vas prendre la voiture
[38:37] et qui va rouler, bah c'est un peu la même chose tu vois tu vas
[38:39] pas dire je vais pas le faire au final c'est c'est je pense,
[38:41] c'est exactement pareil, on pense c'est pareil.
[38:44] Y a un truc qui m'intéresse aussi, c'est.
[38:46] Comment tu gères une mauvaise course ?
[38:48] Parce que tu vois au au basket par exemple.
[38:50] Quand j'en ai fait le prochain match, il est arrivé assez
[38:51] rapidement. Tu peux passer à autre chose
[38:53] mais parfois en sport auto, t'as plusieurs semaines entre les
[38:56] courses. Du coup ça te laisse du temps
[38:57] pour cogiter. Toi, tu gères ça comment ?
[39:00] Au au final au final c'est sûr que pendant 2 3 Jours t'es un
[39:04] peu frustré parce que bah alors c'est j'ai j'ai j'ai eu 2
[39:10] phases, j'ai eu la phase où tu fais une mauvaise course mais.
[39:15] C'est toujours en lycée de de pouvoir aller un jour en formule
[39:18] un. Tu vois qui était mon rêve
[39:19] absolu et après j'ai eu la phase où je suis plus en formule 2
[39:24] donc je sais qu'il y a plus de possibilité pour moi d'aller en
[39:26] formule un et donc là enfin c'est c'est c'est différent,
[39:32] c'est pas la tu vois genre je suis trop mets beaucoup plus
[39:34] rapidement parce que tu sais que un résultat ça peut vraiment
[39:37] impacter tes chances d'aller en formule un.
[39:41] Tu vois genre pour rien du tout parce que t'as t'as très peu de
[39:43] temps tu vois, tu fais une saison en formule 3 2e saison
[39:47] déjà là enfin tu vois, ils voient si potentiellement tu
[39:50] peux aller en formule en quoi si t'as des places après tu fais
[39:53] formule 2 mais tu fais une ou 2 saisons ça coûte tellement
[39:56] d'argent donc. À l'époque moi j'avais que 8
[39:58] courses donc dans l'année tu vois.
[40:00] Donc dès que tu faisais une course moyen tu vois de déjà
[40:03] impacter le championnat et l'objectif c'était quand même de
[40:05] faire le meilleur résultat possible sur le championnat.
[40:08] Et puis aussi j'avais pas la maturité que j'ai maintenant tu
[40:11] vois. Maintenant je dirais que en
[40:16] fait, à partir du moment où je me mets toutes les chances de
[40:18] mon côté, que j'essaie de de faire le maximum, que ça soit
[40:21] sur la préparation, sur les entraînements, sur enfin voilà
[40:26] enfin. Toute la préparation.
[40:28] Après si je fais quelque chose je suis pas performant.
[40:31] J'essaie de surtout de comprendre pourquoi parce que là
[40:34] où c'était compliqué dans une phase de ma carrière, au début
[40:37] surtout en monoplace quand je comprenais pas vraiment tout,
[40:40] c'est que bah parfois j'allais vite, je savais pas trop
[40:41] pourquoi et parfois j'allais moins vite mais je savais pas
[40:44] trop pourquoi et ça c'est très très dur à c'est très très dur
[40:48] parce que quand tu vas pas vite mais tu sais pas pourquoi bah la
[40:52] remise en enfin genre genre tu comprends pas tu vois j'ai pas
[40:55] compris. Ben là là là c'est c'est
[40:57] compliqué tu vois je sais pas comment l'expliquer mais par
[41:00] contre quand tu sais du coup Ben tu sais quoi mettre en place
[41:03] après et et à partir du moment où tu sais-je pense que tu
[41:08] deviens de mieux, enfin de mieux en mieux et et tu deviens
[41:12] meilleur pilote et mais après comme je t'ai dit je relativise
[41:15] énormément maintenant ça ça m'embête un petit peu, genre le
[41:18] jour le jour de la course que ça se passe mal le jour d'après
[41:22] peut être. Et après je switche et je me
[41:25] prépare la course d'après, tu vois et y a tu vois, y a cette
[41:27] préparation aussi qu'on a avant. Je veux faire du simulateur, je
[41:30] veux m'entraîner, je et puis à côté de ça, tu vois, je fais des
[41:34] je fais des vidéos donc je fais pas que ça, que ça que ça, non.
[41:38] Et est ce que quand dans les moments où ça allait mal, par
[41:42] exemple en F 2, il me semble que tu fais une mauvaise course
[41:45] comme ? Ton père par exemple, il était
[41:47] pas forcément le plus calé dans le sport auto.
[41:49] Est ce que il y avait quelqu'un à qui tu pouvais être rattaché,
[41:52] qui pouvait te donner des conseils, et cetera, ou alors tu
[41:55] étais un peu seul dans ce. Moment-là.
[41:56] Alors le sport auto c'est un peu particulier parce que on n'a pas
[42:00] vraiment un entraineur comme on pourrait avoir genre en basket
[42:04] ou tu as l'entraineur tu vois ou ou en au tennis à ton
[42:07] entraineur. Enfin je vais prendre Rafael
[42:10] Nadal qu'il avait, il avait son oncle tu vois Tony.
[42:13] Et pendant des années ils ont suivi.
[42:15] Donc tu vois, ils se rattachent à à quelqu'un comme ça.
[42:19] À l'époque moi j'étais tu vois, tu as le manager, mais qui
[42:21] manage plusieurs pilotes, et cetera.
[42:24] Mais tu vois, tu as ma ma famille aussi qui sont toujours
[42:27] là mais qui ont pas l'œil expert en fait du sport auto et et en
[42:31] fait chaque année nous on change d'équipe.
[42:34] Tu vois, genre en formule 4 tu es dans une équipe, en formule 3
[42:36] tu es dans une autre équipe, en formule 2 tu es dans une autre
[42:38] équipe. En karting tu es dans et en fait
[42:41] tu tu restes rarement plus de 2 ans dans la même équipe donc
[42:45] forcément c'est tu sais t'as c'est compliqué de d'avoir
[42:48] quelqu'un à qui se rattaché sur sur Ben tes problèmes de
[42:51] pilotage, de trucs enfin de change genre donc souvent c'est
[42:54] nous les pilotes, on se fait tout nous même.
[42:58] C'est c'est c'est incroyable et quand tu regardes en arrière
[43:01] dans ta carrière, du coup à part toi, est ce qu'il y a
[43:04] quelqu'un ? Qui t'a aidé à arriver où tu
[43:06] en ? Où tu en es où au final ?
[43:08] Bah. Y a beaucoup de personnes
[43:09] forcément, que ça soit en quarting, que ça soit les
[43:11] partenaires, les partenaires qu'on qu'on a eu que ça soit bah
[43:15] ma famille que ça soit bah forcément Gravity donc qui m'ont
[43:22] recruté au début pour bah aller chez Lotus FON junior Tea, mais
[43:26] après mettre de l'argent sur moi pour.
[43:29] Enfin pour que je puisse continuer ma carrière hein.
[43:30] Donc y a y a eu vraiment beaucoup, y a eu la FFSA aussi
[43:32] Fédération française de sport automobile avec l'équipe de
[43:35] France qui ont mis beaucoup de choses en place.
[43:37] Enfin vraiment dans dans une carrière sportive ou dans une
[43:42] carrière en général, qu'elle soit sportive ou ou même dans le
[43:46] business ou quoi ? Je pense que t'as t'as réussi
[43:47] toi aussi tu l'as. Tu as doit à beaucoup de
[43:50] personnes, à beaucoup des de personnes qui viennent t'aider
[43:52] sur pas mal de de points tu vois et.
[43:55] Du coup t'as vécu ? Enfin maintenant ta vie c'est
[43:59] c'est le sport auto. T'as vécu des bons moments, des
[44:01] moments moins bons. À aucun moment tu t'es dit que
[44:04] t'arrêterais ? Non en vrai, en vrai non.
[44:09] Alors le le le seul truc c'est c'est pas c'est pas moi qui me
[44:13] suis dit à un moment donné je vais arrêter.
[44:16] Mais c'est parce que ça reste un un sport qui coûte quand même
[44:19] beaucoup d'argent et et faut savoir que quand tu fais de la
[44:23] formule 2 donc tout ce qu'il y a avant la formule un.
[44:26] Formule 4, formule 3, formule 2, tu gagnes pas d'argent ?
[44:30] Ouais donc c'est c'est pas les équipes qui payent les pilotes
[44:32] pour rouler en fait c'est c'est juste la pyramide en fait pour
[44:35] aller jusqu en formule un. Et c'est que à partir du moment
[44:38] où tu es en formule un, que tu gagnes l'argent sinon après il
[44:41] faut dériver. Donc ce que je fais moi
[44:42] maintenant, du GT ou enfin des 24 h du Mans avec des hypercar
[44:47] ou de la formule AI formule électrique, ou des courses en ND
[44:51] car aux États-Unis et cetera, où là où là du coup tu as des
[44:54] constructeurs qui sont impliqués dans le championnat, ils mettent
[44:58] de l'argent dans le championnat parce que.
[44:59] Bah du coup ils veulent avoir une une belle image automobile
[45:02] tu vois. Donc bah s'ils vont remporter
[45:04] des courses, et cetera, forcément ça fait par les 2,
[45:06] forcément ça. Ça, ça, ça crée de la visibilité
[45:10] et et donc c'est pour ça qu'ils vont aller payer les bons
[45:13] pilotes pour représenter au mieux leur voiture.
[45:15] Tu vois du coup quand tu sors la formule 2, là au début t'es pas
[45:19] directement parce que vu que tu changes de catégorie, t'es pas
[45:21] directement payé pour pour rouler tu vois faut refaire tes
[45:25] tes marques, enfin faut refaire tes marques avec la nouvelle
[45:27] discipline et faire des bons résultats.
[45:30] Et ensuite là t'es t'es repris et cetera.
[45:32] Donc pour faire tes marques il faut trouver des partenaires
[45:35] pour pouvoir financer les courses, et cetera, mais sauf si
[45:38] tu trouves pas les partenaires, Ben tu fais quoi ?
[45:39] Ben tu fais rien tu vois. Donc il y avait ce truc de
[45:42] trouver les partenaires, le financement.
[45:45] Est ce que je vais arriver si j'y arrive pas ?
[45:47] Ben du coup je suis contraint de pas continuer.
[45:50] Du coup il y a plein de pilotes qui ont pas continué parce que
[45:52] Ben financièrement c'était trop compliqué et et c'est aussi
[45:56] enfin aussi. Et grâce aux vidéos que je fais
[46:00] actuellement, que j'ai pu trouver aussi, tu sais-je vois
[46:02] des partenaires pour continuer et et ensuite ?
[46:06] Et Ensuite Ben devenir pilote professionnel en GT notamment.
[46:09] C'est vraiment je suis sur des vidéos parce que je voulais t'en
[46:12] parler maintenant. Du coup, il y a énormément de
[46:14] gens qui maintenant qui te connaissent pour tes vidéos sur
[46:16] les réseaux sociaux. Est ce que tu peux me raconter
[46:20] comment t'as commencé ? Parce que moi personnellement,
[46:22] j'ai commencé un peu au hasard, mais j'ai arrêté le basket pour
[46:25] les vidéos à cause d'une blessure principalement qui m'a
[46:27] un peu poussé à le faire. Toi, comment ça s'est passé ?
[46:30] Mais attends, mais j'allais dire, mais pourquoi du coup, la
[46:32] blessure t'a poussé à faire ça ? Bah je l'aurais pas fait à 100%
[46:35] sans la blessure, j'aurais continué à faire le basket
[46:37] encore un peu. Toi ?
[46:39] Comment ? Comment t'as commencé ?
[46:40] Déjà pour pour l'histoire. Moi j'ai commencé alors de base,
[46:45] j'aimais toujours faire des vidéos un peu marrantes, un peu
[46:49] comme je suis. Tu vois, j'aime bien déconner et
[46:50] tout. Et sauf que bah quand t'es en
[46:54] formule 2 ou quoi et que tu veux aller en formule un.
[46:57] Tu peux pas trop faire n'importe quoi, tu vois, faut rester un
[46:59] peu dans un dans un cadre, tu vois dans un moule un peu après
[47:03] tu peux une fois que tu arrives en F un, tu peux partir un peu,
[47:05] tu vois, si tu fais des bons résultats, tu peux partir un peu
[47:08] en tu vois à l'Ouest mais mais là avant ouais, fallait quand
[47:12] même rester dans un moule. Et à partir du moment où je
[47:15] savais qu'il y avait plus de possibilité pour moi d'aller en
[47:18] formule un, tu sais que je suis sorti de la formule 2, que
[47:19] j'avais plus les partenaires, et cetera.
[47:22] Je me suis dit Bah vas y, je vais faire du GT.
[47:25] Je fais du GT et là je vois des super pilotes mais vraiment des
[47:27] très bons pilotes. Personne les connaît, personne
[47:30] sait ce qu'ils font, personne n'a aucune connaissance de ça et
[47:36] et je me dis c'est pas possible ça je dis c'est pas possible je
[47:39] dis. Et puis surtout en plus Ben moi
[47:42] j'aimais bien faire des vidéos marrantes, donc au début tu sais
[47:44] il y a eu le confinement ouais et pendant le confinement j'ai
[47:49] commencé à faire des vidéos. Où je me mettais en scène en
[47:52] mode différents sportifs. Tu sais vu que j'ai fait
[47:55] beaucoup de sport, j'avais j'avais des raquettes de tennis
[47:58] chez moi, j'avais un truc de judo, j'avais des gants de boxe,
[48:03] des skis et du coup je commençais à faire des trucs où
[48:06] en mode Ben je je mettais une musique et je faisais les
[48:09] sportifs pendant le confinement. Tu vois genre.
[48:12] Non, c'est ces vidéos que j'ai vu au tout début de.
[48:13] Tout. Bah voilà exactement.
[48:14] Donc j'ai commencé à faire ça et ça, honnêtement, ça a bien
[48:17] marché sur tik tok parce que j'avais j'ai fait.
[48:19] Plusieurs fois plus d'un 1000000 de vues.
[48:21] Bon à l'époque ça marchait vraiment bien parce que tout le
[48:23] monde était sur le téléphone, sur tik tok, c'était des
[48:25] nouveaux trucs à la mode et tout et c'était enfin franchement ça,
[48:29] ça me plaisait, c'était marrant et tout, mais au bout d'un
[48:31] moment tu vois, je me suis dit Bah déjà tu vois, genre les les
[48:34] les gens ils se marrent et tout, mais ça apprend rien à personne
[48:37] tu vois. Et pour moi c'était important
[48:38] d'apprendre quelque chose. Tu vois que le mec il se dise tu
[48:44] vois si si c'est marrant, mais qu'il puisse apprendre quelque
[48:46] chose, genre qu'il puisse le garder pour lui tu vois.
[48:49] Et donc je me suis dit qu'est ce que je connais de mieux dans le
[48:52] monde tu vois pour apprendre quelque chose, je me suis dit
[48:55] Bah le sport auto j'ai commencé ça, j'avais 3 ans et demi donc.
[48:58] Et et puis surtout j'ai plein d'amis à moi qui me posaient
[49:01] plein de questions sur le sport auto, et cetera, et cetera.
[49:04] Et je me suis dit Bah ça serait pas mal de faire des vidéos
[49:06] parce que des amis comme ça je pense que chacun tu vois un peu
[49:10] des potes comme ça qui aiment bien le sport auto et au moins
[49:12] ça ça développerait le sport auto.
[49:15] Et aussi je me suis dit. Si les gens ils s'intéressent
[49:19] pas trop au sport automobile, c'est peut être parce qu'ils
[49:21] connaissent pas vraiment ce qui se passe derrière, que si tu
[49:23] apprends quelque chose, Ben forcément ils vont regarder d'un
[49:26] autre œil la formule un par exemple ou le GTE, ce que je
[49:29] fais. Et Ben peut être qu'ils vont
[49:30] s'intéresser à aller voir les courses et cetera.
[49:33] Donc j'ai en fait ça a commencé comme ça et je me suis dit Ben
[49:36] en plus ça va bien avec ce que j'ai sur Instagram, j'ai des
[49:39] voitures de course, et cetera, je suis pilote.
[49:42] Je suis pilote depuis des années donc Ben là je vais commencer à
[49:46] faire des des vidéos et à expliquer.
[49:47] Alors du coup Ben je commence à expliquer des des choses et tout
[49:49] et je vois que ça marche très bien vraiment et je vois qu'il y
[49:53] a vraiment une demande là-dessus et et et surtout tik tok de base
[49:59] c'était vraiment bien. Pourquoi ?
[50:00] Parce que Ben à l'époque tu sais il y avait pas les réels et les
[50:02] shorts, et cetera. Donc en soit c'était sur
[50:05] Instagram, tu suivais les gens que tu connaissais déjà.
[50:08] Tes amis ou soit les les gens qui étaient déjà connus tu vois
[50:10] mais t'allais pas suivre un mec qui expliquait enfin du du
[50:15] pilotage, enfin si t'étais pas intéressé de sport et tout
[50:17] t'allais pas le suivre mec et et Youtube c'était vraiment
[50:21] compliqué tu vois de de percer si personne te connaît tu vois
[50:25] donc donc au début je me suis dit Bah Tik Tok c'est nickel
[50:28] parce que là au moins c'est pas le profil qui est mis en avant
[50:31] mais c'est la vidéo tu vois si la vidéo est intéressante
[50:35] automatiquement elle sera mis en avant.
[50:37] Et du coup je me suis dit Bah si je fais plein de vidéos bien bah
[50:41] forcément le mec il va me voir ou la fille va me voir plusieurs
[50:44] fois et bah elle va se dire bah au final j'aime bien son contenu
[50:47] et je vais aller m'abonner, je vais aller voir peut être ce
[50:49] qu'il fait à côté et je me suis dit forcément bah ça va apporter
[50:52] du monde parce que j'explique le sport auto 1000 mais si à côté
[50:56] de ça je fais pas des résultats ou à côté de ça je suis pas
[50:59] pilote ou quoi, j'ai moins de crédibilité.
[51:01] Donc l'objectif c'était de faire des résultats d'un côté.
[51:04] Et d'expliquer de l'autre côté pour tu vois avoir cette
[51:06] crédibilité quand tu expliques quelque chose, Ben que les gens
[51:10] t'écoutes tu vois et et au final ça tout tout est relié au final
[51:14] parce que du coup la visibilité t'apporte des partenaires les
[51:17] enfin tu vois genre les partenaires te permet de de
[51:20] mieux vivre forcément et de et de faire Ben les les catégories
[51:23] que tu veux au moment où tu veux.
[51:25] Enfin tu vois tout est lié. Et demain si par exemple parce
[51:29] que le sport auto demain tu peux être pilote professionnel payé
[51:32] par un constructeur. Dans un championnat, si demain
[51:36] par exemple on prend l'exemple de la formule un parce que tout
[51:38] le monde connaît, si demain Mercedes dirait enfin dirait-on
[51:43] arrête la formule un, bah du coup les 2 pilotes qui sont chez
[51:48] Mercedes, ils ont plus de baquet tu vois ?
[51:51] Donc après est ce que je sais pas par exemple ?
[51:54] Lamborghini, ils iront en formule un, tu vois, ils se
[51:56] disent Ben Nous on va prendre des pilotes qu'on a chez nous
[51:58] chez Lamborghini, du coup Ben Ils se retrouvent sans sans
[52:00] baquet. Donc là en GT c'est un peu
[52:03] pareil ou dans d'autres disciplines.
[52:04] Et donc là si tu as des partenaires qui sont derrière
[52:07] toi et qui t'aident financièrement, peu importe si
[52:09] tu es un un contrat constructeur ou pas, Ben forcément ça
[52:14] t'assure une longévité dans le sport automobile.
[52:16] Et donc je me suis dit voilà. J'étais combiné et en plus de ça
[52:20] je fais des vidéos un peu marrantes parce que enfin un peu
[52:22] marrante pour moi. Mais moi ça me fait, ça me fait
[52:24] délire. Du coup j'essaie d'être un peu
[52:26] marrant d'expliquer les choses et et je pense, ça a aidé
[52:30] beaucoup de monde et ça a fait venir beaucoup de personnes dans
[52:33] le sport automobile qui connaissaient pas forcément trop
[52:36] les courses. Voilà.
[52:37] Bah c'est c'est super intéressant Bah.
[52:40] Ton expérience parce que du coup c'est ce que je pense.
[52:42] Je pense que peu importe ton domaine maintenant c'est
[52:44] important de faire du contenu sur le réseau.
[52:46] Enfin ça permet de soutenir ta carrière et là tu le trouves
[52:48] super. Bien Ah non mais c'est clair et
[52:50] je pense que. Mais en vrai maintenant je pense
[52:53] que dans que ça soit dans n'importe quel sport je pense.
[52:57] Tu peux arriver à faire du contenu et même n'importe quel
[53:00] métier. Et tu peux tu peux arriver à à
[53:04] faire fructifier justement grâce au réseau.
[53:06] Exactement ce que je pense. Bon bah nickel.
[53:08] Je le dis à tous mes potes qui font pas de contenu et que ça
[53:11] pourrait aider, mais. Après après c'est moi, j'ai moi
[53:13] aussi, j'en parle aussi à à mes potes, et cetera, mais après ça
[53:17] demande enfin, ça demande une récurrence, ça reste voilà.
[53:21] Donc il y a des gens qui sont pas fait pour ça je pense, de de
[53:24] prendre la caméra, de se filmer de truc et tout.
[53:27] Et après ce qui est compliqué c'est vraiment de garder une
[53:29] récurrence sur le long terme tu vois, parce qu'au final des fois
[53:33] tu te retrouves. Juste avec ton téléphone en fait
[53:35] tu je enfin tu vois. Donc faut faut quand même se se
[53:38] dire moi au début quand je commençais, je me notais enfin.
[53:40] D'ailleurs je me note toujours, tu sais des questions, des
[53:43] questions sur le téléphone, qu'on qu'on me pose, que je vois
[53:47] en commentaire, et cetera, et ou parfois des des actus.
[53:52] Tu vois par exemple de la formule un quoi ?
[53:54] Et et je me dis Bah Voilà, faut que je fasse ça, ça, ça le soir.
[53:57] Et là où ça m'a vraiment aidé à être beaucoup plus constant,
[54:00] c'est de me noter le soir avant de m'endormir, ce que je devais
[54:02] faire le lendemain, tu vois, OK, parce que tu sais, quand tu es
[54:05] dans le rush, le lendemain tu te rends enfin tu te dis Ah bon Ah
[54:09] bon allez vas y, je vais le faire plus tard ou quoi au
[54:11] final ? Alors que si tu te les notais
[54:12] dans. Dans le dans le calendrier pour
[54:14] le faire le lendemain, tu te dis, Ah non, je peux pas, faut
[54:16] que je le fasse. Quoi, j'ai la même technique,
[54:18] c'est ça un bon conseil, et si t'avais pas été dans le sport
[54:25] auto, tu aurais fait quoi ? J'aurais fait quoi, j'aurais
[54:30] fait maître nageur. Vraiment ?
[54:32] Non non en vrai en vrai je pense, j'ai vraiment cet cet ADN
[54:38] de. De compétiteurs, de compétiteurs
[54:40] sportifs. J'aime beaucoup le sport, j'aime
[54:42] beaucoup les valeurs que ça apporte, la discipline,
[54:46] s'entraîner dur pour avoir au final le le succès que tu
[54:50] attends. Tu vois le succès que tu
[54:51] mérites. Et je pense que j'aurais fait
[54:55] peut être du tennis à haut niveau ou quelque chose comme ça
[54:57] je je sais pas. Alors peut être je suis pas
[54:58] assez grand, je sais pas moi mais mais mais en vrai je pense
[55:02] j'aurais fait un sport de haut niveau c'est c'est vraiment en
[55:04] fait je je m'épanouis à à m'entraîner et à essayer de
[55:09] trouver des solutions pour devenir meilleur et et pour
[55:13] réussir dans dans mon sport. Bah y a souvent un truc que je
[55:17] dis et que j'entends, c'est que. Faut aimer le processus plus que
[55:21] le résultat donc toi en fait t'aimes bien travailler dur au
[55:23] final. Mais en fait en fait j'aime bien
[55:26] me dire vas y j'ai j'ai trouvé parce que si demain tu fais 0
[55:30] effort tu gagnes tout il y a. Il y a tu.
[55:35] Vois, c'est c'est, c'est enfin je sais pas.
[55:37] Mais tu vas chercher quelque chose qui va te, qui va, qui va
[55:41] te pousser. Tu vois un petit peu, tu vois
[55:43] donc l'objectif, enfin tu vois. C'est pour ça que quand tu
[55:46] rencontres des difficultés. De savoir passer à à trouver la
[55:51] bonne solution. Tu vois parfois c'est pas juste
[55:53] travailler plus, plus, plus, plus, plus plus.
[55:56] C'est justement peut être prendre du recul, essayer de de
[55:58] voir ce qui ce qui va t'aider justement d'analyser l'analyse
[56:02] est très importante pour moi et et trouver la bonne solution
[56:06] peut être tu vas. Peut être tu mets déjà 100% de
[56:08] ton énergie mais peut être tu la mets pas de la bonne manière
[56:10] mais tu vois d'avoir ce ce recul et d'essayer de comprendre et
[56:13] d'analyser. J'aime beaucoup ça et et après
[56:16] de se surpasser dans les moments tu sais avec ce ce taux de
[56:19] stress que tu peux avoir sur des moments, tu vois par exemple que
[56:22] là quand tu pars tu fais une course.
[56:23] Là j'étais j'étais à la course en GT donc c'est ma première
[56:26] année d'endurance avec dans donc dans une Porsche avec une équipe
[56:31] assez assez nouvelle et et là c'est un un stress différent que
[56:32] j'ai connu pas que j'étais à la course en GT donc c'est ma
[56:34] première année d'ender d'endeur avec une pors avec une personne
[56:35] et et et et et et là c'est pas ave.
[56:37] Parce que avant tu partais, t'étais tout seul dans la
[56:39] voiture quand tu fais du sprint. Quand j'ai fait la Porsche super
[56:41] Cup, la Porsche Cup l'année dernière par exemple.
[56:44] Et là cette année en endurance, t'as toute l'équipe derrière
[56:47] toi, mais t'as aussi 2 autres pilotes qui sont avec toi.
[56:49] Donc si tu fais une bêtise, c'est pas juste toi, tu vois que
[56:53] tu tu mets. Alors c'est un peu comme le
[56:55] basket on. Va dire je pense un peu.
[56:56] Ouais tu vois genre genre c'est un sport collectif tu vois.
[56:59] Et et là ça commence à rentrer un peu en sport collectif.
[57:02] Donc là c'est une pression différente.
[57:03] C'est déjà tu peux pas faire de conneries pour toi.
[57:06] Mais en plus pour les autres tu vois.
[57:07] Donc en fait faut la préparation tu vois, tu c'est c'est c'est un
[57:10] stress un peu différent tu vois, tu tu sais.
[57:12] Donc après t'es indulgent, enfin tu vois, tu sais que demain ton
[57:16] et aussi t'es beaucoup plus indulgent.
[57:19] Si si c'est ton collègue ou ton team eight qui fait une erreur
[57:23] plutôt que toi parce que Bah tu sais que toi potentiellement tu
[57:26] peux aussi faire des erreurs donc tu t'es toujours indulgent.
[57:30] Mais avec toi même moins tu vois et moi je sais que je veux que
[57:33] tout soit nickel tu vois et beaucoup de préparation même sur
[57:36] le changement d'arrêt au stand hein.
[57:37] Tu vois quand tu quand tu t'arrêtes la voiture t'as que 44
[57:41] secondes et il faut que en 44 secondes t'es 4 pneus changés,
[57:44] le plein mis soit dans la voiture et le pilote changé,
[57:47] attaché et prêt à repartir tu vois.
[57:49] Donc il faut vraiment le pilote il sort parfois il y a un un
[57:53] siège qui un siège à 1 M ou pas parce que bah on fait pas tous
[57:56] la même corpulence. Donc tu mets le siège ou tu
[57:59] l'enlèves peu importe. Ensuite après tu as les sangles
[58:01] à mettre, après on a tout adapté hein, tu sais quand tu déboucles
[58:06] donc tu as toutes les ceintures qui qui se barre de toutes les
[58:08] les les sangles de tous les côtés, mais mais quand même tu
[58:11] as tu as une certaine procédure, et si par exemple tu mets la
[58:14] truc, elle se met-elle twist, enfin tu vois elle se tourne ou
[58:17] tu galères à la mettre, tu stresses ou quoi ?
[58:19] Ben du coup. 44 secondes, c'est pas énorme hein ?
[58:23] C'est clair, des fois, vous avez fait des petits stops un peu
[58:25] ratés, plus de 44. Mais non non mais ça peut
[58:29] arriver hein, il y a il y a, il y a des il y a des pilotes, des
[58:32] équipes, ça arrive hein et le l'objectif c'est d'automatiser
[58:36] un maximum avant donc on se fait des des des récap avant.
[58:39] Bam Bam tu mets là et genre avant de de faire le changement
[58:43] en vrai tu sais exactement, tu rentres comme ça, tu prends là
[58:46] la boucle tu la mets là, clac clac clac, tu sais exactement
[58:49] quoi faire. Bah il faut que ça.
[58:52] Soit automatique. Aujourd'hui, c'est quoi qui te
[58:53] motive ? Aujourd'hui, moi je.
[58:57] Alors moi je le dis à tout le monde parce que j'ai un truc qui
[59:00] me motive. C'est vu que je je peux plus
[59:02] faire la formule un. Mon objectif c'est de faire le
[59:04] mieux que je peux dans ma carrière de de pilote
[59:08] automobile. Donc j'ai un objectif c'est de
[59:13] gagner les 24 h du Mans en hyper car avec Porsche en 2028.
[59:18] C'est clair, c'est clair, exactement.
[59:19] Donc donc voilà, donc là je l'annonce comme ça au moins tu
[59:23] sais y a pas de ouais non tu vois genre là je l'annonce comme
[59:26] ça auprès je me suis dit J'ai j'ai, j'ai promis ça à tout le
[59:29] monde, maintenant je suis obligé d'assumer tu vois genre du coup
[59:31] ça va me pousser à aller m'entraîner encore.
[59:33] Plus et bah je serai là en 2000. 20 donc donc voilà après faut
[59:36] que faut que l'apport soit. Soit performante le jour J aussi
[59:39] tu vois mais il faut que je sois dans la voiture mais mais
[59:41] l'objectif c'est de me retrouver dans la voiture que la la
[59:43] Porsche au Perfo et hop là on met on aligne tout.
[59:46] Et bah mais ouais ça ça serait l'objectif pour ma carrière
[59:50] sportive bien sûr gagner des des grosses courses en GT, un
[59:55] maximum de grosses courses comme les 24 h de SPA, les 24 h
[59:58] junior, Berging Lindy car j'aime beaucoup aussi lindy car.
[1:00:04] Ça me chaufferait, ça me chaufferait bien, vraiment.
[1:00:07] Puis gagner bien ma vie avec le sport automobile et et après ?
[1:00:12] J'aimerais apporter un plus dans le sport automobile après avoir
[1:00:18] gagné quelques courses et avoir encore plus de crédibilité.
[1:00:21] Un plus pour pour le sport automobile et notamment pour
[1:00:24] les. Les personnes Ben tu vois qui
[1:00:27] qui veulent commencer mais que c'est un peu trop compliqué à
[1:00:29] commencer parce que ça coûte énormément d'argent.
[1:00:31] Ben essayer de trouver des solutions tu vois là-dessus.
[1:00:34] Donc donc ça ça ça va être ça va être un truc.
[1:00:37] Et après Ben sur la partie vidéo Youtube, faire des projets
[1:00:42] toujours plus grands, toujours plus hauts, toujours plus mieux
[1:00:44] quoi. Mais mais ça c'est
[1:00:45] continuellement tu vois, on essaie toujours de de
[1:00:48] s'améliorer sur sur des formats. Est ce que tu as l'impression
[1:00:52] que aujourd'hui tu as accompli ton plein potentiel ?
[1:00:55] Clairement en en en tant que pilote, pas de formule un qui
[1:01:00] fait du GT, je pense que sur la partie, sur la partie
[1:01:06] visibilité, forcément je suis enfin je suis le plus mis ou un
[1:01:12] des plus mis en avant je pense en tout cas en France.
[1:01:15] Et justement ça faut que faut que je m'en serve.
[1:01:18] Ben pour le c'est pour ça que je voulais tu vois continuer à à
[1:01:23] faire promouvoir le sport automobile et et essayer de
[1:01:26] trouver des des solutions là-dessus.
[1:01:28] Mais après moi dans la partie sportive j'ai pas encore
[1:01:31] accompli. Vraiment comme je te l'ai dit
[1:01:33] 2028 up là hypercard donc ça c'est c'est c'est l'objectif là.
[1:01:38] Mais avant ça c'est forcément d'avoir de gagner des courses en
[1:01:42] GT dans en endurance notamment les les grosses grosses courses
[1:01:45] donc les 24 h de de spaf encore champ ou nure bergang et après
[1:01:50] sur la partie création de contenu, au final tu peux
[1:01:55] toujours progresser hein ? Ouais je pense hein donc il.
[1:01:57] Y a pas de limite, il. Y a pas de limite après après ce
[1:02:00] qu'il faut se dire parce que c'est aussi un débat, ça c'est
[1:02:05] c'est. Est ce qu'il faut se satisfaire
[1:02:08] de de tes résultats ? Tu sais ?
[1:02:09] Est ce que tu peux être heureux de tes résultats ?
[1:02:12] Tu vois genre parce que tu as. Quand, quand est ce que tu te
[1:02:15] dis c'est bon ? Parce que au final, si tu veux
[1:02:17] être le meilleur, tu peux pas te satisfaire de au final tu peux
[1:02:22] pas tout le temps te satisfaire des trucs parce que mais au
[1:02:24] final est ce que tu es heureux ? Tu vois si tu te satisfais
[1:02:27] jamais de de ce que tu as fait. Donc est ce qu'il faut que tu
[1:02:29] sois que premier pour être satisfait et être heureux ?
[1:02:33] Tu vois donc ça c'est des questions que moi je me suis
[1:02:35] posé pas mal et tout et au final tu peux faire une bonne course
[1:02:40] et être 4e. Tu sais que t'as fait le Max,
[1:02:42] que tu peux t'es content de ta performance, t'es pas tout à
[1:02:45] fait satisfait, tu sais qu'il y a progressé mais tu peux être
[1:02:47] content tu vois genre par exemple hier on a fait 2e de la
[1:02:50] course, c'est un des championnats, c'est le
[1:02:51] championnat le plus relevé en j'étais en endurance et je
[1:02:55] suis-je suis quand même content tu vois de de cette performance
[1:02:58] parce que c'est mon premier podium.
[1:02:59] C'est il y a beaucoup de progression.
[1:03:01] Mon premier podium dans ce championnat c'est il y a il y a
[1:03:04] de la progression. Tu sais que forcément on n'a pas
[1:03:07] fait premier mais tu peux toujours toi en tant que pilote
[1:03:11] essayer d'aller chercher grappiller des trucs donc t'es
[1:03:13] pas satisfait à à 1000% mais faut juste en prendre conscience
[1:03:16] pour moi et mais après être heureux de de ce que tu vis et
[1:03:20] de la façon que tu enfin tu vois genre de de ce que tu vis quoi
[1:03:23] faut faut être heureux parce que sinon il y a pas de but dans la
[1:03:25] vie de de de pas kiffer quoi. Donc pour toi le mieux, le plus
[1:03:28] important dans la vie, c'est être heureux ?
[1:03:30] Ouais bah oui non mais après après c'est une phrase facile.
[1:03:33] Ouais mais est ce que par exemple, t'aurais pu sacrifier
[1:03:36] ton bonheur pour aller plus loin dans le sport auto ?
[1:03:41] En en vrai en vrai tu me dis demain c'est à dire sacrifier
[1:03:47] tout le bonheur ou ? C'est pas mettre de côté.
[1:03:50] Si si, je peux mettre sacrifier un peu de bonheur maintenant.
[1:03:53] Pour en avoir plus après oui, si je le répartis différemment, tu
[1:03:56] vois ? Genre imaginons le bonheur que
[1:03:59] je sacrifie maintenant surtout par exemple, imaginons quand tu
[1:04:03] es jeune, tu vois, il y a quand quand tu es au lycée, au collège
[1:04:07] et tout il y a, il y a les les jeunes, ils sortent, ils font
[1:04:10] des trucs, et cetera. C'est là où tu fais toutes les
[1:04:11] betises un peu. Ben forcément nous quand on est
[1:04:15] sportif de haut niveau tu fais pas trop ça.
[1:04:17] Enfin tu vois genre moi j'ai jamais trop fait et je t'ai plus
[1:04:19] concentré dans ma carrière donc forcément il y a des moments où
[1:04:21] tu aurais pu kiffer avec tes potes et tout tu l'as pas fait
[1:04:24] parce que Ben justement tu te dis que c'est ce qui va faire la
[1:04:26] différence, tu vois par rapport à un mec qui va kiffer et
[1:04:28] cetera, toi tu vas être concentré sur ton objectif pour
[1:04:31] après avoir une enfin tu vois genre avoir le le bonheur qui se
[1:04:36] décuple tu vois parce que tu as réussi.
[1:04:38] Après je pense c'est aussi une fierté de se dire voilà j'ai
[1:04:41] fait des sacrifices. Des sacrifices entre guillemets,
[1:04:44] c'est pas vraiment des sacrifices.
[1:04:46] Mais voilà, j'ai, j'ai, j'ai fait ces efforts on va dire, et
[1:04:51] ça m'a permis d'avoir ça. Donc je pense que la fierté est
[1:04:53] décuplée. Après, en fonction des efforts
[1:04:56] que tu fais et de la difficulté de.
[1:05:00] De la chose après, après là. On rentre dans un débat.
[1:05:04] Mais c'est important, c'est important.
[1:05:06] Est ce que tu peux me dire c'est quoi le meilleur conseil que tu
[1:05:09] as reçu dans ta vie ? Ah ouais, c'est dur, hein.
[1:05:11] J'aurais dû le préparer avant ça, j'aurais dû.
[1:05:13] Non, non, j'aurais dû faire un. Je me serais posé, j'aurais
[1:05:18] médité 40 Min, j'aurais fait tous les conseils comme.
[1:05:21] Tu me dis parfois d'ailleurs non, OK.
[1:05:24] Tu sais, y a des pilotes, tu sais que y a des pilotes.
[1:05:26] Qui le font ? Non non ce que je fais, ce que
[1:05:27] je fais, ce que je fais. Par contre j'essaie pas de ce
[1:05:30] truc mais ce que je fais c'est que par exemple avant une
[1:05:33] course, dès que je vois que je suis-je commence à être stressé.
[1:05:36] Tu vois genre c'est normal de se sentir stressé quand quand ça
[1:05:40] t'importe tu vois si t'es si ça t'importe pas de gagner ça,
[1:05:43] enfin tu vois genre t'es pas stressé genre tu vois mais là
[1:05:47] après c'est du bon stress parce que c'est du stress mais faut
[1:05:50] savoir le canaliser et moi je sais que des fois là je.
[1:05:54] Ah je sens que le stress il est-il est là, tu vois ?
[1:05:56] Genre donc là je me pose, je me mets, je m'allonge, je me mets
[1:06:01] la musique, une musique, je me mets sur Youtube, un truc
[1:06:04] relaxant et là je me mets ça et là je commence à.
[1:06:08] Ouais, c'est une sorte de méditation.
[1:06:09] Ouais et là je me mets là, je ferme les yeux, même si tu vois
[1:06:12] ça dure, genre 15 20 Min là ça me fait descendre vachement
[1:06:16] vachement vachement le stress. Et après de souffler.
[1:06:19] Et après comme je t'ai dit de me dire Ah bah au pire des cas,
[1:06:22] enfin tu vois genre c'est ça ? Bah voilà c'est ça tu vois genre
[1:06:25] si t'es prêt à accepter le pire entre guillemets.
[1:06:30] Bah je peux te poser une question à Laure, ouais vas y,
[1:06:32] ça serait quoi toi le Conseil que tu donnerais à un enfant qui
[1:06:34] veut devenir pilote ? Un enfant qui devenir pilote.
[1:06:40] Faire du simulateur pas mal non mais en vrai en vrai je pense
[1:06:45] c'est pas forcément que pour devenir pilote c'est dans tous
[1:06:48] les sports c'est vraiment mais se donner à 100% qui fait aussi
[1:06:53] parce que c'est le seul moyen en en kiffant ce que tu fais de
[1:06:56] pouvoir le faire continuellement et le enfin tu vois parce que
[1:07:01] quand tu fais un sport que tu aimes bien mais tu le fais 2
[1:07:03] fois par semaine c'est un truc. Tu vois quand tu le fais tout le
[1:07:05] temps, tout le temps, tout le temps c'est différent et je
[1:07:08] pense faut trouver des alternatives pour.
[1:07:11] Pour pour t'entraîner mais aussi et je pense c'est un Conseil, ça
[1:07:17] c'est quand tu fais quelque chose, le faire à 100%, genre
[1:07:20] quand tu tu dois kiffer avec tes amis, profiter avec ta famille,
[1:07:26] et cetera, le faire à 100% et pas avoir un un truc ta tête
[1:07:30] ailleurs sur autre chose ou quoi ?
[1:07:31] Parce que sinon tu vas perdre les moments.
[1:07:34] Quand tu dois travailler et que tu as un moment de travail, tu
[1:07:37] dois le faire à 100%. Pareil pour être concentré et
[1:07:41] faire le le meilleur possible. Et enfin voilà.
[1:07:43] Et quand tu es dans ton sport, par exemple, quand tu fais les
[1:07:45] vidéos, moi souvent ça m'arrive de faire des vidéos, tu vois et
[1:07:48] d'être dans les courses auto. Mais tu vois, tu as des moments
[1:07:51] dans la journée où je sais que je peux être à 100% dans la
[1:07:54] vidéo. Et des moments dans la journée
[1:07:56] où je peux être à 100 pour je dois être à 100% dans dans le
[1:07:59] sport tu vois et tu peux pas être à 80, 20 ou ça ça marche
[1:08:03] pas. Et donc dans tout ce que tu fais
[1:08:04] faut être à 100% peu importe le truc, il faut bien cibler le
[1:08:06] truc et je pense ça c'est c'est ultra important.
[1:08:09] C'est parfait. Ben merci beaucoup.
[1:08:11] Voilà, on a juste une petite tradition.
[1:08:14] Chaque personne qui vient, on lui fait écrire dans le livre
[1:08:17] une phrase, une citation qui est importante pour elle.
[1:08:19] OK, je vais te laisser faire ça et le signer.
[1:08:22] Ça marche ? Merci en tout cas pour
[1:08:24] l'invitation, c'était vraiment cool avec un joli cadre ouais.
[1:08:28] C'est beaucoup. À aller le.
[1:08:29] Faire en grand sur toute la page.
[1:08:31] Tu vas y, je vas y, je vais mettre déjà j'ai pas comme.
[1:08:33] Bon Ah, tu veux faire le plan dessus ?
[1:08:47] Je mets rendez-vous en 2028 pour la victoire au moins parfait.
[1:08:50] Je fais une signature ou bien ? Ouais ouais, magnifique.
[1:09:02] J'ai fait Bob l'éponge. Bob.
[1:09:12] Tu sais-je fais des petites roues parce que magnifique,
[1:09:16] allez nickel. Merci ça reprend ça hop et du
[1:09:20] coup hop Ben merci beaucoup. Ben merci à toi.
[1:09:24] Les gars, je vous invite à aller regarder ce que fait Dorian sur
[1:09:27] les réseaux. Je pense que ça va vous
[1:09:28] apprendre pas mal de choses et c'est très bien fait donc.
[1:09:32] Et puis bah il te reste pas une course là jusqu'à la fin de la
[1:09:34] saison. Bah il me reste alors j'ai 3
[1:09:37] courses donc 2 courses du championnat que je fais.
[1:09:39] J'étais a World Challenge endurance donc il y a une course
[1:09:42] à Monza en Italie en septembre et une course à Djeddah.
[1:09:47] Du coup fin novembre et avant ça je me suis chauffé.
[1:09:51] Je vais faire une vidéo youtube du coup sur Boco TV et ça va
[1:09:55] être ma première course en championnat de France
[1:09:56] Rallycross. En super quart, donc je crois
[1:09:59] que ça fait 650 chevaux 2 secondes du 0 à 100 plus vite
[1:10:03] qu'une formule un 0 à 100 d'ailleurs et ça va être
[1:10:06] incroyable. Donc j'ai vraiment hâte et et
[1:10:08] puis voilà, on va se régaler hein ?
[1:10:10] Trop cool. Ben merci d'être devenu avec
[1:10:12] plaisir à la prochaine. Hop là.
[1:10:18] Bon Ben nickel.

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