# 6x Champion du Monde: Vous Devriez Commencer Un Sport De Combat Tout De Suite!

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 2 Mar 2025, 46 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/99254974/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2025-2-2%2F395820284-44100-2-41981f740d345.mp3

Six fois champion du monde, Cyril Benzaquen est une légende du kickboxing, reconnu pour son mental d’acier et ses victoires impressionnantes.De son premier combat en Thaïlande à 19 ans jusqu’à son ascension au sommet du kickboxing mondial, il nous dévoile son parcours unique, les sacrifices qu’il a faits pour atteindre l’élite, et l’importance de la préparation mentale dans sa carrière. Un épisode intense et inspirant qui vous poussera à repousser vos limites.Chapitres:00.00 - Intro01:15 - Que dois-je savoir sur toi pour comprendre la personne que j’ai en face de moi aujourd’hui?02:23 - Pourquoi tout le monde devrait commencer les sports de combat?04:00 - Mes débuts difficiles…08:50 - Le séjour en Thaïlande qui a tout changé!10:40 - Être champion du monde de kickboxing, ça signifie quoi? 12:07 - La visualisation: le secret des combattants!14:03 - Comment équilibrer études et carrière de champion?15:35 - Vivre de la boxe en France: mission impossible?17:10 - Mon chemin vers 6 titres de champion du monde!18:30 - Ma plus grande qualité pour performer!20:53 - Observer pour réussir: indispensable ?22:35 - Comment perdre du poids avant un combat !24:45 - Se battre rend-il plus agressif?26:12 - Les combattants sont-ils des armes blanches?28:04 - Comment un combattant perçoit-il l’échec?32:14 - Pourquoi ne pas passer au MMA?33:04 - Faut-il être arrogant en face-à-face?35:45 - Que penses-tu des combats entre créateurs de contenu?39:12 - Le combattant qui m’a le plus impressionné (et qui va dominer le MMA) !39:52 - Si je pouvais affronter n’importe qui, je choisirais…40:22 - Ce qui me pousse encore à évoluer!43:02 - La leçon la plus importante des sports de combat!44:40 - Comment je veux qu’on se souvienne de moi…Retrouvez Cyril sur:Instagram: https://www.instagram.com/cyrilbenzaquen/Et retrouvez-nous sur:Instagram: https://www.instagram.com/theelevatehouse/Tiktok: https://www.tiktok.com/@theelevatehouse/

## Transcript

[0:00] Où je perdais le combat, j'étais en train de me faire tabasser
[0:03] par l'italien et je faisais une mauvaise performance.
[0:08] Pourquoi la leçon la plus importante que les sports de
[0:10] combat t'ont ? Appris.
[0:14] J'ai envie de te dire que la, la leçon numéro un qui fait partie
[0:17] intégrante de ce sport, c'est que rien n'est jamais fini.
[0:24] Cyril benzaken, 6 fois champion du monde de Kickboxing.
[0:29] Un champion qui a dominé les plus grands noms du sport et
[0:32] redéfini les règles de la victoire et qu'est ce qu'il faut
[0:37] pour atteindre un niveau de boxer 6 fois champion du.
[0:40] Monde, pendant des années, je je partais pas en en en en
[0:43] vacances. J'étais en mode tout le temps,
[0:45] tout le temps en entraînement, et cetera.
[0:47] Je voulais tout arrêter parce qu'en fait, tu sais, t'es
[0:49] j'étais sous l'eau à l'entraînement, j'étais sous
[0:51] l'eau à à la fac. Il y a quelque chose qui qui a
[0:53] fait que j'étais dans un dans un mauvais cercle.
[0:55] C'est qu'est ce qui te pousse en toi vraiment à continuer ?
[0:58] Peu importe tous les plats que j'ai essuyés, toutes les claques
[1:01] que j'ai pris dans la gueule, je peux y arriver, tu vois, il peut
[1:03] y avoir à un moment donné un petit changement dans ma vie et
[1:05] hop, tout va me sourire. Cyril, Salut Étienne, ça va ?
[1:12] Tu vas bien ? Impeccable.
[1:14] Qu'est ce que je dois savoir sur toi pour comprendre la personne
[1:17] que j'ai en face de moi ? Aujourd'hui, qu'est ce que tu
[1:19] dois savoir sur moi ? Écoute que j'aime.
[1:24] J'aime ce que je fais et je pense que je suis en amoureux.
[1:27] Tu penses que c'est grâce au sport de combat ?
[1:32] Pas alors dans mon cas, ouais, c'est grâce au sport de combat
[1:34] dans la mesure où où où je j'ai fait quelque chose que quand
[1:38] j'étais très jeune. Quoi, adolescent, j'ai pris goût
[1:41] à ça et j'ai réussi à à le faire et à en faire mon métier.
[1:46] Justement, je te demandais comment ?
[1:47] Comment ? Bah, t'es venu au sport de
[1:49] combat ? Parce qu'il me semble que
[1:49] c'était un peu tardif, entre guillemets, à 14 ans.
[1:52] Ouais, 13 14 ans c'est ça en fait.
[1:54] Moi initialement quand j'avais 8 10 ans, j'étais un petit peu
[1:58] bouboule. Tu vois, j'étais pas pas du tout
[2:00] d'une famille sportive et moi même pas du tout sportif et et
[2:03] en fait j'avais envie d'avoir de faire un sport.
[2:06] Je commençais à avoir des des mecs qui étaient un peu plus
[2:09] costauds que moi, et cetera. Et je voulais faire un sport qui
[2:11] me donne confiance. Et en fait, la boxe est venue
[2:13] naturellement dans les sports que j'avais envie d'essayer.
[2:15] Et en essayant la boxe, j'ai eu. J'ai eu un coup de foudre.
[2:20] C'était comme si je goûtais à mon propre sang.
[2:21] J'étais j'étais à fond. Ce serait quoi un peu ton
[2:24] conseil justement pour les jeunes qui qui sont pas
[2:27] forcément très sportifs, qui ont pas une famille qui les pousse à
[2:29] faire du sport pour arriver à s'y mettre et à aimer ça ?
[2:31] Bah en fait la difficulté aujourd'hui c'est d'essayer les
[2:35] choses et pas de les de les essayer avec son pouce sur le
[2:38] téléphone tu vois ? Ou quand moi quand j'avais 13
[2:40] ans y avait pas de. D'insta de de Tiktok et
[2:43] compagnie. Donc on essayait les choses et
[2:45] en fait vraiment, ce que j'invite à dire aux jeunes,
[2:46] c'est d'essayer des activités, d'essayer de de faire des des,
[2:50] des nouvelles choses. OK, et toi du coup tu peux me
[2:52] raconter un peu ta ton premier contact avec la box ?
[2:55] Ça s'est passé comment précisément ?
[2:56] Donc j'arrive dans cette salle de dans cette salle de boxe.
[2:59] Je me rappelle l'entraîneur. Il avait Aurélien Duarte, qui a
[3:02] été mon mon coach pendant de nombreuses années, qui est un
[3:04] ancien champion. Il avait une voix, on
[3:06] l'entendait depuis le 3e étage à je sais pas, 100 M autour.
[3:09] Il criait et cetera. Et une ambiance très martiale.
[3:13] Tu sais donc ça te cadrait en fait, ça te canalise, ça te
[3:16] cadre, ça t'apprend un peu le le le le la, la discipline.
[3:19] Et à l'époque y avait pas beaucoup de jeunes, y avait
[3:21] vraiment que des, des, des, des, des adultes et et donc j'étais
[3:25] entouré de de gens beaucoup plus matures que moi et et en fait ça
[3:29] m'a donné envie de progresser et et ça m'a de et en fait le fait
[3:33] de voir des compétiteurs et de voir des gens de bon niveau,
[3:36] j'ai eu envie moi aussi de. De mettre mon pied dans
[3:39] là-dedans quoi. C'était dur au début qu'on a
[3:41] commencé ou pas. Ouais alors c'était dur parce
[3:43] que je me souviens que j'arrivais tôt.
[3:45] Je j'essayais de repartir dernier et de rester avec des
[3:48] gens qui étaient beaucoup plus forts que moi et qui donc ils
[3:50] ils me maltraitaient un peu. Tu vois, je rentrais, j'avais
[3:52] mal aux jambes, je prenais des coups de pied dans les cuisses,
[3:54] et cetera, et mais c'était. Mais c'était des belles années
[3:58] parce que franchement, j'adore quand je repense à ça.
[4:01] J'aime l'adversité, je crois. Et je sens, Ben je sens, c'était
[4:04] ma question. Qu'est ce qui te faisait vouloir
[4:06] continuer quand tu rentrais avec des douleurs, que c'était
[4:08] difficile, et cetera, Pourquoi t'as continué ?
[4:09] Bah en fait j'ai continué parce que l'autre chose que j'ai
[4:13] oublié de te dire qu'il faut savoir de moi, c'est que je suis
[4:15] un rêveur. C'est à dire que petit, à
[4:17] l'école, je me rappelle. J'étais tout le temps le on me
[4:19] disait Arrêtez d'avoir le le la, la tête dans la lune, Cyril, et
[4:23] cetera. Et en fait, j'ai toujours rêvé
[4:25] et en fait dès que j'ai commencé la boxe.
[4:27] Enfin peut être pas le premier jour mais en tout cas assez
[4:29] rapidement. Je me suis imaginé, J'ai rêvé
[4:32] faire carrière, devenir champion alors que j'étais pas bon quoi
[4:35] tu vois j'étais et et donc le fait d'alimenter en fait ce ce
[4:38] ce rêve. Eh Ben je pense que c'est ça qui
[4:40] m'a donné l'envie de continuer même quand c'était.
[4:42] Dur et est ce qu'aujourd'hui tu rêves encore ?
[4:45] Eh Ben aujourd'hui j'ai, je rêve encore.
[4:47] J'adore penser à à à à ça. Mais franchement, encore une
[4:52] fois, sans faire le le le le vieux con tu vois, c'est plus
[4:55] difficile de. De de de rêver dans la mesure où
[4:58] en fait aujourd'hui est ce que c'est, c'est mon âge, est ce que
[5:01] c'est le monde qui est comme ça en fait, je suis plus sollicité,
[5:03] j'ai moins de moments en fait, où je vais être, où c'est à moi
[5:07] de l'écrire, où je vais être vraiment seul et où je vais
[5:08] pouvoir partir dans mes pensées. Parce que soit c'est le
[5:11] téléphone qui vibre, soit c'est ceci, soit c'est cela, et donc
[5:13] j'ai plus de mal à le faire. Mais il y a un moment que
[5:17] j'adore, c'est tu vois quand je suis en scooter, quand je suis
[5:18] en voiture, là je je suis dans mes pensées.
[5:20] Alors pas trop parce qu'il y a la route hein, c'est pas elle
[5:22] qu'il faut faire attention. Non mais c'est vrai qu'on dit
[5:24] souvent que il faut s'ennuyer pour pouvoir rêver grave.
[5:26] Et c'est vrai que maintenant on a plus le temps de s'ennuyer
[5:29] donc c'est vrai que c'est c'est intéressant.
[5:30] Et du coup tu disais que bah au début c'était dur pour toi mais
[5:33] tu rêvais quand même de faire carrière et à quel moment t'as
[5:36] eu ce déclic où tu t'es dit que tes rêves ils pouvaient devenir
[5:39] réalité ? En fait, c'est assez paradoxal
[5:43] parce que j'ai jamais douté que ça allait devenir réalité.
[5:48] Parce que en fait je je te dis je tous les jours je je rêvais
[5:52] de ça, je pensais à ça et en fait à force de de de de de te
[5:55] l'imprimer Ben tu te dis que ça va se passer et et du coup y a
[5:59] pas eu de de de jour particulier.
[6:02] Peut être que la première petite victoire ça a été je.
[6:06] Je me souviens, j'étais dans un camp d'entraînement en Thaïlande
[6:10] et et y avait un Français. Qui avait connu toutes les
[6:13] générations de de, de de champions français et qui me
[6:16] regarde et qui m'a vu un peu déterminé à l'entraînement et
[6:18] qui me dit je sais voir quelqu'un quand il va, quand il
[6:22] va faire quelque chose et et je vois en toi quelqu'un qui qui va
[6:25] y arriver. Tu vois donc ça c'est des des
[6:27] petits indicateurs qui te qui te boostent quoi.
[6:29] Donc ta discipline farce, c'est le kick boxing, c'est ça ?
[6:31] Bah bien sûr. Alors le le Kick Boxing en fait.
[6:32] Donc c'est un sport de combat, c'est ce qui fait partie de la
[6:35] famille de la boxe pieds points donc on on boxe en fait avec les
[6:39] points. Les pieds et les genoux donc les
[6:41] pieds c'est avec des on met des des coups de tibias, si tu veux
[6:44] c'est 111 on va dire. C'est un mélange entre la la
[6:47] boxe anglaise et le le MMA pour ceux qui connaissent vraiment
[6:50] pas et en fait c'est un peu la dernière limite avant de faire
[6:52] du MA. Donc on est dans un ring, on a
[6:54] des gants de boxe traditionnels et on on peut shooter avec avec
[6:57] nos jambes et nos genoux et en boxe thaï par exemple que je ne
[7:00] fais plus aujourd'hui mais que j'ai fait pendant longtemps.
[7:02] En plus de ça tu as le droit aux coups de coude et tu as des
[7:05] accrochages. En fait le combat est uniquement
[7:07] debout. Contrairement à MMA où il y a tu
[7:09] vois, il y a une des des parties au sol et et les un championnat
[7:12] du monde ça se déroule en 5 chromes de 3 de 3 Min.
[7:15] OK, est ce que pour toi c'est t'as parlé de coup de genou,
[7:19] coup de coup de même, est ce que pour toi c'est dangereux ?
[7:22] En fait c'est hyper intéressant de voir le le effectivement il y
[7:25] a du danger et la notion de danger en fait quand c'est toi
[7:29] qui est qui est au centre. Du, du, du.
[7:31] Ring tu la ressens pas, tu la ressens plus quand tu vas voir
[7:34] quelqu'un pour qui t'as de l'amitié, de l'affection.
[7:36] Qui va avoir un combat ? Là tu vas dire Ah ouais c'est
[7:38] chaud là c'est dangereux tu vois parce que t'as pas envie qu'il
[7:40] lui arrive quelque chose. Mais si tu veux toi, si tu te
[7:43] focalises sur le danger, tu fais rien.
[7:44] Donc en fait le danger il est écarté parce que t'es t'es
[7:48] absorbé par la performance, par par d'autres paramètres.
[7:52] Mais est ce que tu penses que un sport avec moins de danger par
[7:55] exemple ça te plairait moins ? Est ce que t'aimes t'aimes ça ou
[7:58] tu l'oublies vraiment complètement ?
[7:59] Alors je l'oublie, alors je vais même te faire une confidence, tu
[8:02] vois ? Y a j'ai fait du tennis 2 ans ou
[8:05] 3 ans jeune, OK, j'ai je détestais ça, c'était horrible,
[8:09] c'était vraiment mes parents pour leur faire plaisir, mais
[8:11] j'en pouvais plus. Et y a 2 ans, donc grâce à à
[8:14] Patrick Mouratoglu, tu vois avec son gars, là ça m'a redonné
[8:17] envie de de prendre une raquette de tennis et j'ai joué au tennis
[8:20] et j'avais j'avais le mindset que j'ai aujourd'hui, je me suis
[8:23] dit Oh waouh, j'aurais eu cette mentalité aujourd'hui, j'aurais
[8:25] kiffé faire une carrière parce que j'ai ressenti un peu la
[8:28] dualité l'adverse. Tu vois, c'est un sport quand
[8:30] même, physique, mental, et cetera, mais qui est.
[8:32] Pas dangereux pour le coup tu vois.
[8:33] Donc je pense pas que le danger fasse partie de de de de des des
[8:37] ingrédients qui qui animent mes mes motivations.
[8:39] T'aimes bien la diversité par contre.
[8:41] J'aime ouais, j'aime bien la diversité.
[8:43] Je pense que j'aime les sports individuels.
[8:47] Je pense que j'aurais eu du mal sûrement à à à en sport
[8:50] collectif, tu vois. T'as mentionné un peu tes tes
[8:53] stages à à Bangkok, est ce que tu te souviens de la première
[8:56] fois que tu es allé en Thaïlande ?
[8:57] Ouais, je me souviens. La première fois que je suis
[8:59] allé en Thaïlande, j'étais j'étais mineur pour la Thaïlande
[9:01] parce que c'est 21 ans. OK Ouais, j'avais 20 ans je
[9:04] crois ou 19 ans et en fait l'histoire, bah elle fait partie
[9:08] des débuts de mes moments de grand temps fort de carrière.
[9:11] Moi j'étais amateur en fait, j'étais champion de France
[9:13] junior, donc jeune en en kick boxing et amateur en en boxe
[9:17] thaï. J'allais faire mes mes débuts,
[9:18] j'avais commencé à faire mes débuts et y avait un athlète qui
[9:20] était sélectionné pour les championnats du monde amateur
[9:22] dans mon club, plus âgé, plus expérimenté, il se blesse.
[9:26] Et mon coach lui dit, y a j'ai un petit poulain, il faut
[9:28] l'emmener toute la sélection, il dit mais jamais de la vie, il a
[9:31] pas le niveau, et cetera. Et je suis parti faire le
[9:33] championnat du monde amateur et en fait mon voyage, il était à
[9:36] la fois, j'étais hyper, tu vois comme dans un film dans le taxi
[9:40] je me souviens parce que c'est impressionnant, Bangkok c'est
[9:42] comme New York quoi, tu vois, tu vois, il y a des grands
[9:44] buildings en même temps, c'est le brouhaha, et cetera.
[9:46] Et en fait mon séjour c'était je m'entraînais.
[9:49] J'allais dans les centres commerciaux pour être à l'air
[9:51] conditionné et pas attraper froid.
[9:53] C'était un peu spécial tu vois. Et après j'allais me coucher,
[9:55] c'était vraiment entraînement, centre commercial dans dodo et
[9:58] je m'entraînais et je combattais.
[9:59] Et en fait cette première année, bah je suis allé jusqu'en finale
[10:02] tu vois contre toute attente, parce que je crois qu'il y a eu
[10:05] que une ou 2 médailles en plus de moi contre un biélorusse qui
[10:08] qui avait assassiné tout le monde et et c'était, j'étais
[10:10] vraiment au coude à coude avec lui et ça, ça a été ma première.
[10:14] Performance, on va dire internationale et compétition
[10:18] internationale. Qui était ouf OK, et ça, ça a un
[10:19] peu changé ta vie. Bah ça a changé ma vision que
[10:22] j'avais de moi de me dire Bah en fait tu vois, j'étais capable
[10:25] d'aller plus loin. Et après oui ça a changé le
[10:27] regard aussi des autres, des autres français, du du, du staff
[10:31] qui qui qui croyaient pas en moi à part mon mon coach quoi.
[10:35] Et ensuite en 2013 t'as remporté les championnats d'Europe WKF en
[10:40] 2013 et en 2014 championnat du monde.
[10:43] Ça, cette victoire, elle signifie quoi quoi pour toi ?
[10:46] En fait surtout pour pour les championnats du monde.
[10:49] Donc là c'est pareil, c'était en Thaïlande en 2014.
[10:52] En fait ce qu'il faut savoir c'est que donc première année
[10:54] c'était 2010 ou ce que je viens de te raconter, je perds en
[10:57] finale. Après il se trouve que en fait
[11:00] t'avais 2 niveaux, t'avais un niveau amateur et un niveau semi
[11:02] pro. Je commence à refaire les
[11:04] compétitions en semi pro et 2 fois en fait une fois je je
[11:09] perds en finale encore donc je refais une médaille d'argent.
[11:12] Et là, bêtement, c'est moi qui qui qui gère mal le le, le
[11:15] combat tu vois, et la 2e fois, j'affronte un Thaïlandais et je
[11:18] suis un peu, je me fais un peu, comment dire, un peu volé, tu
[11:21] sais, arbitrage maison, et cetera.
[11:23] Truc de ouf, c'est à dire que le le combat y avait des rondes qui
[11:27] duraient, donc c'est 3 Min. Quand tu regardais la on on
[11:31] avait filmé les combats, tu regardes, tu fais Ben le combat
[11:34] il a duré 2 20 là ce soir et et donc je perds cette 2e fois et
[11:39] la 3e fois en 2014 quand je suis parti en Thaïlande.
[11:42] J'étais mais j'avais j'ai j'ai, j'ai rarement eu autant de de de
[11:45] confiance en moi, j'étais sûr de moi, j'étais sûr que j'avais
[11:48] tout pété, c'était limite j'arrête si si si j'arrive pas
[11:51] mais j'étais j'étais sûr et donc j'étais hyper heureux de
[11:55] l'accomplissement parce que voilà je l'attendais.
[11:58] Mais mais j'étais tellement on va dire au-delà de l'attente,
[12:02] tellement sûr que tu vois, c'était comme si j'avais acquis
[12:05] quelque chose que je savais que j'avais déjà.
[12:07] Tu penses que c'est important ça de ?
[12:09] D'être capable de se visualiser gagnant, et cetera.
[12:12] Je pense que c'est c'est hyper important de se visualiser
[12:14] perdant, de se visualiser gagnant pour voir à quel point
[12:16] tu veux pas perdre à quel point tu veux gagner et.
[12:19] Et en fait bah la visualisation elle est elle est fondamentale
[12:22] dans que ce soit dans le sport ou dans dans dans d'autres
[12:24] domaines là. Ça, ça, ça sert dans d'autres
[12:26] domaines. Bah grave en fait souvent
[12:29] quand ? Bah tu vois quand je rêve quand
[12:30] je le pense je pense dans dans dans des trucs de travail où
[12:32] j'imagine plein de choses et et et ça va souvent se produire
[12:36] quoi tu vois ? OK, ça me fait penser à un une
[12:37] histoire que Patrick Mora de nous raconter.
[12:40] Que Mike Tyson justement le avant son combat bah il il se
[12:43] visualisait juste gagner, gagner, gagner toute la période
[12:45] avant le combat. Juste comment il arrive sur le
[12:47] ring donc. Et il me semble aussi que tu as
[12:49] fait quelque chose d'assez unique pour un sportif de haut
[12:51] niveau. Tu as continué tes études
[12:54] pendant tes premiers titres, c'est ça ?
[12:56] Ouais pourquoi ? Pourquoi ce choix ?
[12:58] Bah d'ailleurs j'étais à j'étais en master marketing à l'époque
[13:00] je partais en Thaïlande faire les combats.
[13:01] J arrêtais l'école pendant 2 3 semaines.
[13:03] Bah en fait ce choix c'est simple c'était que donc je te
[13:06] disais mes parents ils étaient pas, ils étaient pas.
[13:08] Une culture du sport et et eux ils approuvaient pas vraiment
[13:11] mes mes choix pour faire de de la boxe à haut niveau tu vois et
[13:15] et tout simplement le deal c'était OK, tu continues à faire
[13:19] de la boxe, tu fais, tu fais ce que tu veux mais poursuis tes
[13:22] études à côté et en fait là où la boxe tu vois y a des sports
[13:26] qui font de toi des sportifs. Bah la boxe elle a vraiment fait
[13:29] de moi un homme dans la mesure où où j'étais un élève médiocre,
[13:32] je je m'en foutais un peu de de de des cours quoi.
[13:35] Je faisais le minimum pour avoir ce qu'il fallait.
[13:38] Et l'ambition que j'ai mis dans la boxe, c'est à dire que je me
[13:40] suis dit je vais devenir champion du monde.
[13:41] Bah quelque part je l'ai un peu mis dans mes études en me disant
[13:44] faut que je fasse des des, des, des, des belles études, et
[13:46] cetera, et et du coup ça m'a donné envie de de de de
[13:49] poursuivre, Eh bien et j'ai intégré une université qui
[13:53] s'appelle Paris Dauphine et qui est qui est une belle fac tu
[13:55] vois. Et du coup en fait assez vite,
[13:59] ça me permettait de de penser à l'après carrière, même au
[14:01] pendant, et ça m'a servi. Enfin ça me sert encore
[14:04] aujourd'hui. En même temps quoi, tu vois ça
[14:07] devait pas être facile quand même de de mener ces 2 trucs de
[14:09] front, surtout que t'étais bah au meilleur niveau mondial.
[14:13] C'était les y a une année où je me souviens, c'était la pire
[14:16] année de ma vie. Je voulais tout arrêter parce
[14:18] qu'en fait, tu sais, t'es j'étais sous l'eau à
[14:20] l'entraînement, j'étais sous l'eau à à la fac et en plus tu
[14:23] sais y a quelque chose qui qui a fait que j'étais dans un dans un
[14:26] mauvais cercle, c'est que c'est 2 mondes opposés.
[14:28] Enfin, à l'école, on t'apprend à intellectualiser les choses, à
[14:31] faire plein de choses. Et le sport, c'est intuitif,
[14:33] donc au sport. Je devenais plus intuitif, je je
[14:35] pensais à je voulais trop réfléchir et et je faisais plus
[14:38] rien et et à l'école j'arrivais pas et donc à un moment donné je
[14:42] me suis dit bon concentre toi sur le sport.
[14:44] Et en fait c'est drôle la vie parce que les réussites que t'as
[14:47] dans dans un domaine, elles t'amènent d'autres réussites,
[14:49] c'est à dire qu'elles te mettent en confiance et et j'ai le
[14:51] souvenir de d'examens que j'ai éclatés alors que j'avais pas
[14:54] beaucoup bossé. Mais j'étais dans une énergie où
[14:56] je où j'avais gagné le week-end d'avant un combat.
[14:58] Et du coup tu vois ? Parce que la confiance que t'as
[15:00] tu construisais à la boxe, elle t'aider dans les études.
[15:03] Je je pense. Franchement, ça peut paraître
[15:05] bizarre, mais je pense que ouais, ça m'a aidé.
[15:06] En tout cas, ça m'a aidé dans la mesure où quand j'ai révisé, tu
[15:10] vois mon cerveau était dans une humeur où j'arrivais mieux à
[15:14] retenir les choses. Que quand je vais travailler 4
[15:17] fois plus mais mais que j'ai pas le cerveau qui est qui est
[15:19] ouvert ? Quoi, ceux qui galèrent avoir
[15:20] leur diplôme soient les champions du monde en Thaïlande,
[15:23] et c'est bon ça ? Voilà non mais des petits, des
[15:25] petits succès ailleurs. Ouais, non, ça met de la
[15:26] confiance quoi. C'est clair, c'est sûr que ça
[15:27] aide. Parce que j'ai essayé de
[15:29] tricher, ça marchait pas. Par exemple en boxe non plus, on
[15:32] peut. Le dire ?
[15:33] Ouais Bah sauf. Sauf pour les Thaïlandais pour
[15:35] qui font des runes de devant. Et il y a aussi quelque chose
[15:38] que que j'entends beaucoup, c'est que en boxe.
[15:41] En France, c'est presque impossible de vivre de ce sport.
[15:43] Bah bah je pense que c'est c'est une réalité hein.
[15:46] T'as t'as très peu d'athlètes qui vivent de pleinement de la
[15:50] boxe tu vois. Et encore une fois en fait, tout
[15:53] dépend le curseur où tu le mets de de de vivre, de combien de
[15:57] vivre de quoi et. Et c'est vrai que ça aussi tu
[16:00] vois, ça a été une des raisons pour lesquelles j'ai voulu
[16:02] poursuivre mes études parce que je me suis dit que ça va me
[16:05] servir. Et je me souviens qu'en fait à
[16:07] un moment donné, on était en cours de marketing.
[16:09] Et et j'étudiais grave le modèle Beckham.
[16:11] Je me disais Ah il est trop fort lui.
[16:13] Et en fait je me suis dit tiens tout ce qu'on apprend en fait il
[16:15] va falloir que j'arrive à à à à monétiser moi aussi l'image à
[16:19] faire des des des des choix qui vont permettre de de vivre
[16:22] au-delà de la performance. J'ai comment dire.
[16:24] J'ai fait un projet de fin d'études en en dernière année de
[16:26] master où on était en entrepreneuriat et j'ai organisé
[16:29] moi même un événement en fait où je me suis dit tiens je vais au
[16:33] lieu de faire un stage, je vais proposer de de de de de de faire
[16:36] un truc de d'étudiants auto entrepreneurs.
[16:38] Et on a produit, on a produit mon combat dans dauphine et
[16:41] cetera, il y avait 800 personnes, c'était sympa et en
[16:43] fait j'ai trouvé un modèle et je me suis dit Bah maintenant il y
[16:46] a bien mes Weather qui le fait même si je pense pas qu'il soit
[16:48] tout seul à galérer comme moi. Pourquoi pas essayer et et et.
[16:51] Et de fil en aiguille, j'ai monté l'équipe, elle est, elle a
[16:54] grossi et tu vois, on est passé d'un événement à dauphine qui
[16:58] devait coûter ou je sais pas moi à 50 ou 60000€ à il y a quelques
[17:02] quelques semaines. Enfin quelques mois plutôt un un
[17:04] événement qu'on a produit au Grand Palais éphémère dans un
[17:06] lieu inattendu qui coûtait presque 700000€, tu vois ?
[17:10] Une évolution que t'as continué du coup dans la Box, t'as été
[17:13] champion du monde à 6 reprises. Ouais c'est ça il me semble.
[17:15] Tu peux un peu nous raconter bah toutes ces années-là où t'as
[17:18] enchaîné les succès. Ben écoute, je, je les ai
[17:22] pratiquement toujours enchaînés hein, parce que pour le dernier
[17:25] titre que que j'ai perdu, du coup, c'était quand même un peu
[17:29] un peu serré. On aurait pu me me me me laisser
[17:32] le le le le le le titre, mais si tu veux, c'est vrai que Ben en
[17:36] fait c'est c'est. C'est un kiffe de la vie quoi.
[17:39] Tu vois, tu tu, tu fais ce que tu aimes, tu te réveilles, tu tu
[17:42] penses à tout ça et et quelque part, ce qui est intéressant
[17:45] Quand t'as un échec, c'est que y a une remise en question, tu
[17:48] vois ? Et et c'est là que t'évolues.
[17:50] Parce que en vérité, dans un sport individuel, t'as quand
[17:53] même une concurrence différente que dans dans dans des sports
[17:55] comme le basket où t'as quand même beaucoup, beaucoup
[17:57] d'athlètes qui te remettent tout le temps en question et et des
[18:00] fois tu vas gagner, tu vas gagner.
[18:02] Mais en fait. C'est vis-à-vis de toi aussi le
[18:05] combat et et et quand t'as quand tout se passe bien bah tu vas
[18:09] peut être pas passer au évoluer autant que tu aurais pu si
[18:12] t'avais eu des défaites. Donc donc moi ça va peut être
[18:15] ça. Enfin j'essaie de le voir comme
[18:16] ça hein. Me dire non c'est intéressant
[18:17] pour toi, c'est quoi la la différence majeure entre le
[18:20] Cyril qui commence la boxe et le Cyril de maintenant 6 fois
[18:23] champion du monde ? Franchement, je pense que j'ai
[18:28] plus confiance en moi et je suis un peu plus fashion.
[18:35] Ça a des impacts de la réussite d'être plus fashion, c'est
[18:37] c'est. Non non mais en fait c'est lié à
[18:39] la confiance. J'ose plus être moi même faire
[18:42] des trucs. Non non mais je suis plaisante
[18:44] la différence ? Ouais ouais c'est il y en a pas
[18:46] tant que ça en fait. Je suis resté, je pense que je
[18:48] suis resté assez fidèle à moi même.
[18:51] Beaucoup de mes amis sont des gens qui qui me côtoyaient bien
[18:55] avant que je sois champion du monde.
[18:57] Donc j'ai pas, j'ai pas vraiment changé et.
[18:59] Du coup cette différence sur la confiance en toi, je pense que
[19:03] c'est important pour certaines personnes qui qui pensent en
[19:05] manquer. Tu vois qu'est ce que ça t'a
[19:06] apporté dans la vie d'avoir plus confiance en toi ?
[19:09] Alors en fait déjà y a 2 choses. Bon, je suis pas psychanalyste
[19:13] donc je sais pas. Mais y a la confiance et
[19:14] l'estime et en fait la confiance en moi.
[19:16] Elle m'a permis déjà de de prendre des choix.
[19:19] Qui ne concerne que moi, si tu veux, et je m'écoutais sans
[19:21] prendre en compte l'entourage, c'est à dire que par mes
[19:23] parents, ma famille, des des des amis qui allaient me
[19:26] déconseiller d'aller dans dans une voix parce que c'est
[19:29] bienveillant hein, tu vois ? Mais parce que eux l'auraient
[19:31] pas fait, Eh Ben c'est de pas les écouter et de se dire non
[19:34] mais moi c'est ce que j'ai envie de faire fondamentalement, je
[19:37] vais le faire, je sens que ça va, j'y crois et j'y crois en
[19:39] moi. Et donc cette confiance là, Ben
[19:41] elle va te permettre d'accomplir des choses.
[19:44] Et une fois que tu les accomplis, Ben ça consolide un
[19:46] peu ta ta confiance et du coup Ben Ça t'amène vers quelqu'un
[19:50] qui est plus qui est lui même quoi tu vois et qui t'es t'es
[19:54] t'es bien quoi ? Pour revenir à la différence
[19:56] entre toi, toi avant toi Quand t'as commencé la boxe et toi
[19:59] maintenant à ton avis qu'est ce qu'il faut pour atteindre un
[20:03] niveau de boxer 6 fois champion du monde ?
[20:06] Ben pour moi. Il faut ouais, plusieurs
[20:09] qualités. Je dirais que la, la première,
[20:11] c'est ce que je t'ai dit, c'est d'être rêveur.
[20:12] Quand je dis rêveur, c'est d'être ambitieux.
[20:14] En fait, j'ai appelé ça du rêve, mais ça peut être quelque part
[20:17] de l'ambition, donc c'est de toujours voir plus haut.
[20:20] Tu vois bien sûr de la discipline parce que pour
[20:23] atteindre pas transformer ce rêve en objectif, Ben c'est de
[20:27] la discipline, c'est de l'entraînement, j'ai.
[20:30] Faut savoir que pendant des années je je partais pas en en
[20:33] en en vacances, j'étais en mode tout le temps, tout le temps en
[20:36] entraînement, et cetera, et c'était des choix.
[20:38] C'est j'ai pas vu ça comme des sacrifices.
[20:40] Aimer ce que tu fais tu vois parce que je pense que c'est
[20:43] plus facile quand quand t'aimes ce que tu fais, quand bah tu
[20:46] peux mieux le répéter et t'as envie de progresser dans ton
[20:48] domaine et et voilà hein, c'est vraiment l'ambition, la
[20:52] persévérance et la discipline. Est ce que tu penses que peu
[20:55] importe le domaine il faut absolument être ?
[20:59] Être un peu obsédé par son son art pour réussir.
[21:02] Alors je pense que tu peux partager sur plusieurs choses
[21:05] parce que tu vois, t'as beaucoup de, de, de, de de belles
[21:07] réussites qui montrent des gens qui qui aimaient plusieurs
[21:09] choses. Michael Jordan, il aimait le
[21:11] baseball, il aimait le golf, il aimait plein de choses, il
[21:13] aimait le jeu, il aimait et tu vois.
[21:15] Et pourtant c'était Michael Jordan sur le terrain de basket.
[21:18] Mais il faut quelque part, il y a qu'un endroit enfin, mais il
[21:21] faut quelque part être obsédé, c'est à dire que t'es.
[21:23] T'es obsédé de gagner, t'es obsédé de, de, de, de de réussir
[21:27] dans dans telle, dans telle ou telle chose, et ça se répercute
[21:30] dans dans d'autres domaines. Tu vois peut être à moindre
[21:32] échelle dans dans les affaires, tu vas peut être pas devenir
[21:35] numéro un, mais tu vas tu vas faire quelque chose de grand
[21:38] parce que t'as cette t'es nourri par ce ce ce cette ambition.
[21:42] Donc je pense que oui, il faut être obsédé, mais tu peux avoir
[21:45] plusieurs, plusieurs cordes à ton.
[21:47] Est ce que toi déjà t'as un petit rituel dans chaque
[21:50] combat ? Alors avant chaque combat j'aime
[21:52] bien me rendre dans la salle où je vais avoir le combat la
[21:55] veille ou la enfin plutôt l'avant veille ou 2 jours avant
[21:58] pour Ben en fait faire comme tu disais que vous êtes Tyson,
[22:01] c'est à dire visualiser dans l'espace carrément dans le dans
[22:04] la place comment je vais rentrer, comment je vais
[22:06] m'échauffer, comment le combat va être et en fait j'essaie de
[22:09] vraiment scénariser le, le, le, le le le le combat et et et et
[22:12] et prendre cette énergie de, de de de victoire et et après à
[22:18] l'approche du combat c'est toujours un peu pareil c'est.
[22:20] Beaucoup de silence moi dans mes vestiaires avec mais assez
[22:23] détente mais beaucoup de silence tu vois j'aime pas quand y a
[22:25] trop de broie et et je suis avec mon équipe et et on se prépare
[22:30] et et j'ai besoin qu'on me dise que je suis fort et.
[22:33] Ça, c'est ton ton coach qui s'en charge.
[22:34] Ouais, ouais, exactement. Y a aussi un aspect autour de la
[22:37] préparation des combats qui intéresse beaucoup les gens,
[22:39] c'est les catégories de poids et du coup tout ce qui est cuting
[22:42] et cetera. Tu peux raconter un peu pour les
[22:44] gens qui connaissent pas pareil parce que c'est super
[22:46] intéressant. Donc ce qui va se passer, c'est
[22:47] qu'en fait. L'athlète va perdre du poids on
[22:50] va dire pendant les les les 4 dernières semaines ou 3
[22:53] dernières semaines avec un enfin 4 dernières semaines si ça
[22:56] dépend de son hygiène habituelle.
[22:58] Mais en tout cas il va avoir une hygiène alimentaire beaucoup
[23:00] plus stricte et et et et travaillée qui vont lui faire
[23:04] perdre du poids on va dire le le le il va arriver sur une masse
[23:07] sèche assez importante et une masse graisseuse très basse et à
[23:10] partir de ce moment-là en fait la semaine du combat suivant les
[23:14] athlètes. T'en as qui vont perdre entre 2
[23:17] 3 kilos et y en a 12 15 qui font des trucs de malade qui vont
[23:20] faire ce qu'on appelle un cuting, et donc le cutting, ça
[23:23] consiste en quoi ? C'est bah en fait on imagine que
[23:26] par exemple là j'ai j'ai j'ai j'ai je vais rien manger
[23:29] aujourd'hui je vais faire une petite sudation, ce matin je
[23:33] vais boire un petit peu d'eau mais pas trop, je mange pas de
[23:35] la journée, ce soir je vais re m'entraîner mais cette fois-ci
[23:39] je vais très peu boire et demain matin ?
[23:42] En fait avant la pesée je vais reperdre de l'eau.
[23:45] Donc par contre ce qu'il faut que les gens sachent c'est qu'en
[23:46] fait le poids que l'athlète perd c'est pas comme quand tu fais un
[23:50] régime et que tu perds et que tu perds vraiment, tu tu vas.
[23:54] En fait l'objectif c'est de reprendre tout de suite cette
[23:56] cette énergie et donc tu vas perdre de l'eau avec des du
[23:59] sauna, des bains chauds et cetera pour perdre le maximum
[24:04] d'eau et donc de de de kilos pour valider ta pesée.
[24:08] Mais ça, c'est presque plus dur que le combat, non ?
[24:10] C'est très dur. Ceux qui perdent beaucoup de
[24:12] fois quoi ? En fait quand t'as bah y a 2
[24:14] choses déjà souvent ceux qui ont beaucoup de poids à perdre c'est
[24:18] des gourmands donc donc y a une frustration parce que tu manges
[24:21] pas trop t'es t'es t'es c'est frustrant, ça te met dans une
[24:24] énergie chelou de pas manger. Après en y avait un humoriste
[24:27] qui disait mais je comprends que les mecs se aient envie de se
[24:29] taper, ils sont restés sans manger, sans truc, et cetera, et
[24:32] et et donc le fait de pas manger ça te c'est un peu c'est c'est
[24:36] une première épreuve et après en fait le fait de sentir la faim
[24:39] souvent. C'est un vrai combat
[24:41] psychologique et la perte d'eau au final elle est elle est dure
[24:45] mais elle est sur un temps réduit donc pour toi c'est pas
[24:48] le plus dur. Niveau gestion des émotions, tu
[24:49] l'as dit, y en a qui sont frustrés par cette période avant
[24:52] toi. Par contre t'es connu pour être
[24:53] assez décontracté en général, comment toi tu gères tes
[24:56] émotions sur le ring en général ?
[24:58] Bah en fait j'ai la chance. De de de de de les gérer dans la
[25:03] vie, d'être de par tempérament. Comme j'étais plutôt réservé,
[25:06] bah j'ai souvent pris sur moi et du coup sur le sur le ring c'est
[25:09] un peu pareil. J'ai j'ai tendance quand même à
[25:11] à à plutôt bien gérer les les, les émotions parce que c'est
[25:17] c'est mon tempérament en fait, de de base, de de pas, de pas
[25:20] m'exciter dès qu'y a quelque chose qui qui se passe pas comme
[25:23] prévu quoi donc. Donc j'essaie de bien de bien me
[25:27] canaliser donc. Et du coup, tu j'imagine que tu
[25:30] t'es jamais retrouvé dans une situation dans la rue où où t'as
[25:33] dû te battre, t'arrives toujours à à te à maîtriser.
[25:35] Ouais et exactement j'ai plus ce tempérament où où je m'emporte
[25:38] pas tu vois où bon en fait déjà je suis très difficilement, je
[25:44] vais pas faire le le vieux sensei tu vois.
[25:45] Mais mais c'est vrai que je sais pas s'il y a beaucoup de choses
[25:48] qui m'atteignent et qui vont faire que je pète un plomb et
[25:50] que je vais vouloir frapper le mec parce qu'il m'a grillé un
[25:52] feu. Bon, ça m'arrive de de crier sur
[25:56] les gens parce que y a quand même beaucoup de cons mais mais
[25:58] voilà. Mais après non franchement je
[25:59] suis-je suis assez Peace. J'étais jamais allé servi de ta
[26:02] box dans la rue. Franchement non.
[26:03] Je m'en suis déjà servi en défense quand j'étais jeune et
[26:06] un mec que voulu mettre des patates et je les ai-je les ai
[26:09] pas pris. Au final il est tombé tout seul
[26:10] mais mais je l'ai pas, je l'ai pas frappé.
[26:13] Tu vois, OK, et c'est vrai cette histoire qu'on dit que les les
[26:16] combattants vous avez pas le droit du CV au point, c'est
[26:18] considéré comme des armes blanches, et cetera.
[26:20] En fait. Je crois que si jamais il y a
[26:23] une bagarre et que si y a une plainte qui est qui est déposée,
[26:26] Ben effectivement la la personne qui qui est pratiquante de haut
[26:29] niveau de sport de combat elle est considérée comme une arme
[26:32] blanche. Donc ça veut dire qu'en gros
[26:34] c'est comme si t'avais mis un coup pour toi un mec.
[26:36] Ouais donc si le mec qui vient à main nue et que tu le Fumes Ben
[26:38] t'Es t'es t'es il peut. Y avoir des problèmes pour toi
[26:42] parce qu'il y a beaucoup de gens qui font des sports de combat,
[26:44] mais il y en a très peu qui arrivent comme toi à être 6 fois
[26:46] champion du monde. C'est quoi la différence entre
[26:48] un très bon combattant et ? Un des meilleurs.
[26:52] Je pense qu'un 1111 très bon combattant déjà t'as t'en as
[26:55] beaucoup parce que c'est c'est des gens qui travaillent, c'est
[26:58] des gens qui ont ça inné et cetera, et et en fait la
[27:01] différence entre les 2, elle est dans le mental, c'est à dire que
[27:04] c'est comme je te le disais, c'est celui qui va se remettre
[27:07] en question, qui va être capable de, de, de, de de, de changer
[27:10] des choses dans dans dans sa vie, qui va être capable de de,
[27:14] de, de changer de de de de direction et de se dire Bah
[27:17] tiens ma méthode d'entraînement elle correspond plus, je vais
[27:18] tout changer. Et et en fait qui est tout le
[27:21] tellement en évolution. Et j'ai envie de te dire aussi,
[27:25] c'est un un peu un un internet insatisfait, c'est à dire que
[27:28] t'es t'es tout le temps perfectionniste et et et et tu
[27:31] regardes enfin tu peux ne pas l'être, mais dès que t'as fait
[27:35] quelque chose, je regarde toujours le Ah non ça ça n'a pas
[27:38] été pourquoi j'ai pas fait ça ? Et donc tu veux toujours
[27:40] améliorer, améliorer, améliorer et donc bah tu t'améliores
[27:43] forcément. Mais du coup, comment tu ?
[27:45] T'arrives à t'améliorer en étant 6 fois champion du monde,
[27:47] comment tu trouves les défauts ? Bah tu trouves les défauts avec
[27:50] d'autres, d'autres athlètes, d'autres d'autres personnes qui
[27:54] qui qui voient autre chose, qui qui qui qui te permet de de de
[27:57] de découvrir des nouvelles choses sur toi.
[27:58] Ça peut être sur le plan mental, sur plein de plans et et donc tu
[28:02] tu tu progresses en vérité. Dans l'histoire de combat bah du
[28:05] coup t'as connu beaucoup de victoires mais aussi des
[28:07] défaites et tu sais y a beaucoup de prismes où t'as beau gagner
[28:10] pendant 10 ans, si tu perds un seul combat t'es direct vu comme
[28:13] un looser. Comment toi tu tu vis ces ce
[28:16] regard des autres finalement sur le sur le.
[28:18] Le combat ? Bah écoute, en fait, j'ai été,
[28:21] j'ai été nourri à ça, presque à l'échec tu vois, parce que je me
[28:25] dis mon premier combat, donc je l'ai fait à 18 ans, je faisais
[28:29] de la boxe depuis l'âge de 13 ans, j'en parlais à tous mes
[28:32] potes, tout le monde, je leur disais en +1 peu, ouais, je vais
[28:35] faire carrière, et cetera, j'arrive, premier combat à truc
[28:37] amateur, je perds. Donc enfin c'est peu importe la
[28:40] la la le comment, mais je perds tu vois du coup tout de suite
[28:44] autour de toi t'as t'as t'as les les jeunes au lycée qui se
[28:47] disent mais attends ils nous ça fait 6 ans qu'ils nous parlent
[28:49] de boxe, maintenant il fait premier combat, il perd c'est
[28:51] pas fait pour lui tu vois. Et donc en fait Ben à ce
[28:54] moment-là de ma vie tout ce que je voulais que je construise
[28:58] s'écroule un peu ou alors tu te dis non c'est pas grave en fait
[29:02] j'ai mangé un mur mais je vais apprendre à sauter et et je vais
[29:05] et je vais mieux et je vais être mieux armé parce que maintenant
[29:08] je sais sais sauter. Et et et je vais recommencer, et
[29:11] cetera. Et en fait, bah ça a fait que
[29:13] j'ai eu cette cette, cette confrontation là avec l'échec
[29:17] tôt qui m'a permis quand j'en ai eu de nouveaux.
[29:20] Tu vois de de de de toujours rebondir et c'est ça aussi la
[29:23] différence entre le le le, le le un, un top champion et un enfin
[29:26] entre un un super bon boxeur et un et un top champion.
[29:29] Ouais, c'est d'être toujours capable de rebondir face à à
[29:32] l'adversité. Et en fait tu te tu t'éteins pas
[29:35] sur sur une défaite. Et du coup, parmi les échecs que
[29:39] tu as dû affronter, c'est quoi le plus gros échec, celui que tu
[29:42] as eu le plus de mal à surmonter dans ta carrière ?
[29:44] Bah j'ai envie de te dire, c'était sûrement il y a eu des
[29:49] des premiers échecs dans dans dans mes finales de championnat
[29:52] du monde, tu vois où où j'étais persuadé que j'allais gagner et
[29:56] et du coup j'ai, j'ai perdu. Il y a eu mes premiers.
[29:59] Un premier combat que j'avais fait au Glory y a longtemps où
[30:02] c'était une belle, une grande réunion, c'était à Bercy pour la
[30:05] première fois, et cetera, et et hop j'ai pas su saisir mon mon
[30:09] ma chance YAYAYA eu plusieurs moments mais tu vois, chaque
[30:13] échec est douloureux en vérité, tu vois et ils te et et c'est
[30:17] des mots durs hein mais et pourtant on va sûrement me
[30:21] reprendre. Mais j'étais allé voir une psy
[30:23] du sport et et en fait. Moi j'ai presque perçu le le le
[30:28] le le le l'échec comme un limite, comme un viol, parce que
[30:31] je me suis dit putain j'ai, j'ai, je j'assume pas ce que
[30:35] j'ai fait, et cetera, j'ai mal fait et compagnie, et donc c'est
[30:38] des mots très forts Hein, tu vois, c'est pas, c'est comment
[30:41] dire, je sais que c'est pas, c'est pas comparable, mais ce
[30:43] que je veux dire c'est que je t'ai, tu te sens tellement pas
[30:48] bien ça te, ça ça te perturbe et et c'est aussi pour ça que que
[30:53] tu tu retravailles davantage que tu enfin ou alors tu peux
[30:55] arrêter. Mais je veux dire en tout cas.
[30:58] Le fait de reconstruire là-dessus et de de vivre ce
[31:00] petit moment de de deuil quoi. Ben je pense que ça te, ça te
[31:04] fait grandir. Ben justement y a des gens que
[31:07] pour qui les échecs c'est un coup d'arrêt.
[31:09] Après ils sont plus du tout les mêmes.
[31:10] Mais toi t'arrives à rebondir sur ça, qu'est qu'est ce qui te
[31:13] pousse en en toi ? Vraiment à continuer ?
[31:16] T'arrives à l'identifier. En fait, je pense que je suis un
[31:18] enthousiaste, tu vois ? C'est à dire que et même de
[31:21] manière générale. Je vois jamais le le le mauvais
[31:25] côté des choses tu vois et je vais tout le temps regarder vers
[31:27] ce que j'ai envie de regarder. Tu vois je j'ai, j'ai comme si
[31:31] j'avais des œillères, moi je regarde dans une direction et il
[31:34] s'est passé des choses qui sont pas bonnes et qui enfin qui sont
[31:37] pas bonnes, qui sont pas comme prévues.
[31:38] C'est pas grave, je garde toujours en en mon le le cap.
[31:41] Tu vois sur ce que je veux, sur ce que je veux atteindre et du
[31:44] coup ça me permet de continuer de de de de persévérer quoi.
[31:47] Là pour toi c'est c'est quoi tes prochains objectifs en ce
[31:50] moment ? Alors mes prochains objectifs,
[31:52] ça va être de reconquérir mon titre, donc de redevenir
[31:56] champion du monde parce que je le suis plus et donc ça c'est
[31:59] pour pour cette année et normalement pour fin mai.
[32:02] Avant ça je vais avoir un combat de préparation et et et non.
[32:05] Et là je démarre une nouvelle activité en parallèle où là pour
[32:08] le coup c'est c'est une autre activité entrepreneuriale où on
[32:11] va monter des, des, des salles de boxe donc.
[32:13] Tu sais, dernièrement, le MMA, le MMA, pardon, ça a
[32:16] complètement explosé et beaucoup de gens se sont bien regardés à
[32:18] pratiquer. Toi c'est un sport qui
[32:20] t'intéresse ? Tu te verrais te mettre au MMA
[32:22] plus tard ou pas ? Franchement je me verrais pas
[32:23] mettre au MMA parce que bah déjà je suis plus tout jeune.
[32:26] Même si t'as beaucoup d'athlètes de MMA qui sont plus vieux que
[32:28] moi, ça fait quand même un petit moment qu'ils sont dedans et et
[32:33] et et j'ai quand même beaucoup de choses à travailler et en
[32:35] fait j'ai pas spécialement l'attirance pour tu vois le le
[32:39] le le le le sport en lui même. C'est à dire que.
[32:42] Je l'ai jamais essayé tu vois, mais j'aime regarder mais je
[32:45] sens que c'est pas fait pour moi et j'ai pas envie d'aller dans
[32:48] un sport parce qu'il y a de la femme pour faire de la
[32:50] figuration. Tu vois si je si j'y vais c'est
[32:53] pour faire quelque chose et donc y aller pour y aller.
[32:56] Je le sens pas et je marche à l'instant et quand je sens pas
[32:59] quelque chose je je vais pas. Mais t'as effectivement beaucoup
[33:01] d'athlètes, de beaux grands champions de pieds points qui
[33:04] sont allés en MMA. C'est vrai, c'est ça ?
[33:06] Bah c'est pour ça que je t'ai demandé.
[33:08] Et d'ailleurs, en parlant toujours de MMA, et cetera, y a
[33:10] des choses qu'on voit beaucoup sur les réseaux.
[33:11] C'est avant les combats, le les faces off où les 2 combattants
[33:14] se rencontrent. Et vraiment on ressent vraiment
[33:17] qu'y a l'arrogance qui joue un rôle énorme où vraiment les
[33:21] combattants essaient toujours d'avoir le dessus.
[33:22] Toi tu les recommences ces moments avant le combat.
[33:25] Ouais ouais bah en fait moi quand j'ai l'adversaire qui qui
[33:28] est face à moi comme ça très près, Ben je je visualise
[33:34] souvent ce que je veux faire le lendemain.
[33:36] Tu vois ma victoire ? Et cetera.
[33:37] Mais je me sens pas. Je suis pas intimidé parce que
[33:41] le mec est plus grand. Parce que le mec me regarde avec
[33:44] un regard de tueur ou ou quoi tu vois c'est c'est quelque chose
[33:47] duquel je fais abstraction. J'ai une je pense que je gère
[33:49] bien les émotions par rapport à ça.
[33:52] Et et donc et donc ouais ouais je suis-je suis-je suis détente.
[33:57] Et t'as du coup t'as pas l'impression que c'est à ce
[33:59] moment là ? C'est important de prendre le
[34:00] dessus sur l'autre dès dès cette rencontre.
[34:02] Si alors je je j'essaye d'être bien sûr de enfin et même
[34:06] j'adopte toujours une posture où où je où je j'essaye de de pas
[34:11] lâcher le regard. Tu vois de de des choses comme
[34:13] ça mais mais je m'attarde pas non plus là-dessus tu vois et et
[34:18] généralement tous les mecs avec qui je fais des des des face à
[34:22] face. Ils ressentent ça donc ils sont
[34:24] pas, ils cherchent pas à à faire une une une base ton avec moi la
[34:29] veille quoi tu vois ? OKOK et donc là c'était l'avant
[34:31] combat. Mais par rapport à l'après
[34:33] combat c'est des sports. Bah évidemment où ton corps il
[34:36] est vraiment mis à rude épreuve. Tu gères comment la récupération
[34:39] toi ? Bah en fait, généralement je me
[34:42] fais une semaine de de récup où, où, où je m'entraîne pas, où je
[34:45] fais juste un peu de de vélo, des trucs comme ça pour faire
[34:47] circuler le sang avant. Maintenant je suis-je suis plus
[34:51] raisonné tu vois. Là là j'ai appris sur moi, j'ai
[34:54] adoré bouffer, c'est à dire que je faisais que bouffer pendant
[34:56] une semaine. Et après ?
[34:59] Bah c'est c'est des soins par rapport au choc quoi.
[35:01] Tu vois donc des bains froids, de la cryothérapie, des des
[35:04] Trucs comme ça et et m'aérer l'esprit pour faire faire autre
[35:07] chose. Quoi ?
[35:08] Mais en général, après une semaine, tu peux reprendre
[35:09] l'entraînement. Alors tu peux je peux reprendre
[35:12] l'entraînement mais pas tout tu vois.
[35:13] C'est à dire que comme on frappe avec les tibias, souvent t'as
[35:15] les des des des hématomes de ouf et donc ça ça peut prendre plus
[35:18] d'une semaine à à tu vois ça dépend des combats.
[35:20] OK et là d'ailleurs tes tibias ils sont plus durs que les miens
[35:23] tu penses ? Je pense pas qu'ils soient plus
[35:26] durs, je pense qu'ils sont peut être moins sensibles.
[35:28] OK, d'accord. Tu vois mais après peut être que
[35:30] y a un peu de de de de de j'ai la peau qui est peut être dure
[35:33] mais l'os je pense que je pense pas que l'os durcisse.
[35:35] Tu pourras me mettre un coup de pied après ?
[35:37] Dans la cuisse ? Bah ouais bien sûr.
[35:38] En plus t'as le profil type parce que comme t'es très grand
[35:41] bah il faut pas faire faut faut. Choisir, c'est rare, mais pas.
[35:45] Tranquille, ouais. D'ailleurs bah voilà, moi je
[35:47] suis créateur de contenu. Toi t'es boxeur.
[35:49] Y a un lien qui se crée en ce moment où y a plein de créateurs
[35:51] de contenu qui organisent des combats en boxe, en grand, et
[35:54] cetera. Tu penses quoi toi ?
[35:55] Tu penses que c'est bien pour le sport ?
[35:57] Bah je pense que c'est très bien pour le sport parce qu'il faut
[36:00] admettre une réalité, c'est en fait c'est le monde
[36:03] d'aujourd'hui tu vois et et t'as des des des créateurs de contenu
[36:07] en France par exemple tu vois Greg et MMA qui est quand même
[36:10] un ancien combattant mais aujourd'hui créateur de contenu
[36:12] qui a fait son combat là face à Billy rebeu de terre ils ont
[36:17] quand même rempli lu Arena, c'est un truc de dingue, on se
[36:21] rend pas compte et en plus ils ont fait ça donc c'est c'est
[36:23] c'est le le public de de de de rebeu de terre là.
[36:26] Juste avec twitch, moi je connais pas trop ce réseau mais
[36:28] y avait pas de communication classique, y avait pas tout ça.
[36:31] Et dans une autre dimension encore t'as des Mecs comme Paul
[36:34] tu vois qui organisent des réunions mais qui sont
[36:37] monstrueuses et et faut admettre que y a plus d'engouement sur
[36:42] ces combats là que sur les les les les les les les les gros
[36:44] gros combats. Tu vois enfin que sur certains
[36:46] gros combats et donc moi je pense que c'est bête de de de de
[36:50] de critiquer et d'être contre ça.
[36:53] Faut juste se dire non justement ça va donner un nouveau souffle.
[36:56] Au au au sport de combat et en fait ça va aussi attirer peut
[37:00] être plus les les les les les les les spectateurs sur le le le
[37:05] sport en lui même. Et après c'est aux athlètes
[37:07] aussi de se dire Ben pourquoi eux ça marche ?
[37:09] Peut être parce que Ben y a des choses qu'ils font dans leur vie
[37:12] qui qui donnent envie de aux gens de les suivre.
[37:14] Et tu vois et et peut être que l'unique pratique d'un sport
[37:18] suffit pas. Il faut aussi faire d'autres
[37:20] choses quoi. Je pense que.
[37:22] Là les réseaux sociaux ils vont prendre une importance.
[37:24] Bah maintenant pour les vrais, les vrais combattants aussi.
[37:27] Bah grave en fait bah ça l'a ça a déjà commencé bien sûr bien
[37:30] sûr et et et et je pense vraiment que que l'image
[37:33] aujourd'hui elle est je vais pas dire qu'elle prévaut mais tu
[37:37] vois elle elle joue un rôle aussi importante que que le
[37:40] niveau de performance. Et c'est vrai qu'il y a quelques
[37:42] années bah c'était que la performance et et et on s'en
[37:45] foutait de savoir combien d'abonnés tu avais et et si tu
[37:48] faisais des des vidéos sympas ou des tik tok ?
[37:50] Mais mais aujourd'hui, je pense vraiment que ça peut aller dans
[37:53] l'autre sens, tu vois si le niveau suit.
[37:54] Et tu penses pas que justement y a y a des gens qui qui
[37:57] mériteraient d'être mis sur le devant de la scène mais que
[37:59] comme ils gèrent mal leur image ou ils ont une moindre image,
[38:02] c'est pas le cas ? Complètement c'est bah après
[38:06] c'est le monde dans lequel on vers lequel on tend.
[38:09] Je vais pas dire que quand y a de la forme y a pas de fond.
[38:11] Mais on reste dans un monde où ? Où ?
[38:13] Où la forme. Commence à à prendre plus
[38:17] d'importance que que le fond et et où tu vois tu tu vas me
[38:20] conseiller un coiffeur, je vais le taper sur insta Ah pourquoi
[38:23] il a pas beaucoup de followers alors que lui il va me
[38:24] conseiller un autre coiffeur avec 30000 followers ou je sais
[38:26] pas combien me dire ? Ah bah il a l'air meilleur en
[38:28] fait, ce qui est débile mais et et et donc ton jugement il se se
[38:32] se se place par rapport à à à une communauté par rapport à une
[38:35] image qui qui te renvoie. Et en fait qui fait juste partie
[38:38] de notre maintenant, de notre culture, de notre éducation et
[38:41] qui va aller dans ce sens là ? En tout cas je pense pour les
[38:43] prochaines générations si c'est y a pas de de de de de
[38:46] changement. Et donc Ben effectivement c'est
[38:48] dommage pour bah les les les les vrais performeurs, les les les
[38:52] les vrais les vrais champions. Mais je pense que celui qui est
[38:58] comment dirais je ? Celui qui est vraiment une star
[39:00] dans son domaine, qui est vraiment fort.
[39:01] Il il y arrivera quoi ? Quoi qu'il ?
[39:04] Quoi tu vois ? Ouais, c'est que les les
[39:06] meilleurs, ils finissent toujours par.
[39:08] Exactement. Mis de mis en avant OK, il y a
[39:10] quand même de la place pour la performance et d'ailleurs toi
[39:12] c'est quoi les les combattants, tous sports de combat confondus,
[39:14] qui t'impressionnent le plus en ce moment ?
[39:18] Alex Perreira et John Jones alors ?
[39:20] C'est 2 mecs de, de, de, de, de du MMA, tu vois.
[39:22] Mais. Mais c'est vrai que Ben Alex
[39:24] Perreira parce que c'est un ancien de de kickboxing et je le
[39:27] trouve monstrueux parce que. Je sais pas, j'ai l'impression
[39:30] qu'il est dur de partout ce mec, c'est à dire que on dirait une
[39:33] Pierre et il met des chaos de malade et John Jones parce que
[39:36] c'est un peu le le le goat de de du MMA tu vois.
[39:39] Après y a des champions que genre j'adore, tu vois en en en
[39:44] boxe pied point ou ou en boxe anglaise mais c'est pas je suis
[39:47] pas. Enfin eux ils m'impressionnent.
[39:49] Vraiment OK et d'ailleurs c'est si tu pouvais te battre contre
[39:53] n'importe quel combattant de l'histoire, tu choisirais qui ?
[39:57] Y a un combattant qui était enfin qui combat encore en +1
[40:01] petit peu aujourd'hui tu vois, mais qui est plutôt quand même
[40:04] sur la faim. Un Thaïlandais qui était très
[40:06] très connu qui s'appelait bois chaos tu vois et genre j'ai
[40:09] adoré voir ces vidéos j'adorais et du coup Ben lui j'aurais
[40:13] kiffé toi je kifferais si jamais ça ça ça serait.
[40:16] Mais c'est pas ça serait possible, Ben je sais pas.
[40:18] Quel temps là ? Mais ouais, pourquoi pas ?
[40:19] Ouais, c'est possible, hein. T'es à un stade quand même où
[40:22] bon, t'as gagné, t'as été 6 fois champion du monde, mais j'ai
[40:24] l'impression que t'as quand même encore faim.
[40:26] Comment ça se fait que t'aies envie de plus encore
[40:28] aujourd'hui ? Bah en fait c'est parce que je
[40:31] suis insatisfait, parce que je je sens que je peux progresser
[40:35] moi en fait, peu importe la personne qui est en renforce,
[40:37] moi je peux progresser et je suis pas encore arrivé à à ma
[40:40] maturité. C'est comme si j'étais un du vin
[40:42] quoi. Tu vois on va dire je sens que
[40:44] tu vois, j'ai encore des des petites années sur le tard où je
[40:48] peux faire quelque chose et et donc ça me donne envie de
[40:51] continuer et et et et j'aime ça tu vois.
[40:54] OK, c'est bien ce que tu dis parce que.
[40:56] Il y a des gens qui qui vont croire qu'ils qu'ils ratent
[40:59] quelque chose parce qu'ils gagnent.
[41:00] Pas forcément. Mais en fait si, si, on base sa
[41:02] progression sur nous. Si t'es meilleur, même si t'as
[41:05] perdu, t'es devenu meilleur. Au final, on peut en tirer.
[41:07] Du positif et et exactement et. Et tu sais, ça me rappelle un
[41:09] coach que j'avais qui me disait, Moi j'adore quand j'ai des
[41:12] athlètes qui vont, je sais qu'ils vont jamais devenir
[41:17] champions olympiques. C'était 111 coach d'athlétisme,
[41:19] mais je sais que ils ont tellement envie de faire des
[41:22] choses. Le entre le niveau sur lequel je
[41:25] les je vais commencer à les coacher et le niveau dans 2 ans
[41:27] va avoir une progression tellement grande qu'ils vont que
[41:30] ça va être génial. Tu vois.
[41:31] Et donc en fait ce qui est important c'est le chemin que tu
[41:33] as parcouru et et le premier combat, il est face à toi.
[41:37] C'est ça c'est vrai face aux mecs dans le miroir.
[41:40] Mais OK. Et donc toi ton objectif dans la
[41:42] vie en fait c'est juste de d'exploiter ton plan potentiel.
[41:45] Bah c'est d'exploiter ton plan potentiel pour faire des choses
[41:48] que je kiffe. Tu vois comment dire.
[41:50] Là c'est parce que je je suis un amoureux de la boxe.
[41:52] J'adore ça. Et donc ouais c'est de continuer
[41:55] à à faire ça. Après j'avoue que j'ai quand
[41:59] même aussi aujourd'hui maintenant des en fait avant
[42:01] j'étais un passionné de boxe, je pensais qu'à la boxe après j'ai
[42:05] commencé à aimer d'autres choses.
[42:06] Tu vois à vouloir gagner de l'oseille aussi, des trucs comme
[42:08] ça, mais c'est pas l'objectif en soi.
[42:10] Mais j'aime en fait Ce que j'aime moi c'est monter des
[42:13] projets. OK tu vois, c'est partir du du
[42:16] d'une idée, créer quelque chose, et cetera, et voir que ça marche
[42:18] et après on refaire quelque chose qui n'a rien à voir.
[42:20] OK, et c'est quoi les trucs hors box qui t'intéresse
[42:22] aujourd'hui ? Hors box.
[42:24] Bah comme je te dis donc j'adore faire des conférences par
[42:27] exemple, tu vois, c'est quelque chose que j'aime partager mon
[42:29] expérience, et cetera, le le le, le fameux, la, les fameuses
[42:33] salles. Bon il se trouve que c'est de la
[42:34] boxe, mais ça pourrait demain se dupliquer dans un autre domaine
[42:37] et donc créer des des créer un concept, et cetera.
[42:39] Ça c'est quelque chose que j'aime.
[42:41] Et après j'avoue que y a un un domaine qui m'attire dans lequel
[42:44] je me suis pas encore trop trop placé, c'est c'est le cinéma.
[42:48] Je sais pas si je vais aimer mais mais ça m'attire.
[42:50] Tu veux dire jouer dans des films, et cetera, OK, il me
[42:52] semble que t'as fait un peu de mannequinat aussi.
[42:54] Ouais voilà, je fais, j'ai fait plutôt de la photo, et cetera,
[42:56] mais j'ai pas fait. C'est génial.
[42:58] Bah moi je te souhaite de réussir dans tous tous ces
[43:00] domaines. Bah merci mais pour reparler
[43:02] juste des sports de combat pour toi c'est quoi la leçon la plus
[43:05] importante que les sports de combat t'ont appris ?
[43:09] Bah j'ai envie de te dire que la la leçon numéro un qui fait
[43:13] partie intégrante de ce sport, c'est que rien n'est jamais
[43:16] fini, tu peux gagner un combat. Pendant dans mon sport, 5 round,
[43:22] être à 2 secondes de la fin et parce que tu crois que tu as
[43:25] gagné, parce que tu tu tu, ça y est, tu, tu, tu, tu te, tu, tu,
[43:29] tu, tu prends les choses comme acquis, Bam, tu prends un
[43:31] contre, c'est terminé et dans l'autre sens, dans l'autre sens,
[43:34] pardon, tu peux perdre, perdre, perdre.
[43:36] Et je me souviens de mon championnat d'Europe en Italie
[43:38] où je perdais le combat, j'étais en train de me faire tabasser
[43:41] par un Italien et je faisais une mauvaise performance et je me
[43:43] suis dit. Allez je suis foutu pour foutu,
[43:46] je vais tenter un coup, je le vois, Ben c'est grave j'ai fait
[43:48] un backfist un coup de poing tourné et le mec il l'a pris
[43:50] plein pot, il est tombé comme ça PLS pendant toute la soirée et
[43:53] tu vois tout est possible donc c'est ça pour moi la la boxe
[43:58] c'est c'est le fait de se dire Bah en fait quoi qu'il advienne
[44:01] pendant le combat tout peut encore changer, c'est c'est pas
[44:04] comme au foot, tu perds 10 0, ça va être dur en 2 Min de revenir
[44:07] tu vois là tout est possible. Tout est possible.
[44:11] Et donc, comme dans la vie. De se dire Ben peu importe tous
[44:14] les plats que j'ai essuyés, toutes les claques que j'ai pris
[44:16] dans la gueule, Ben je peux y arriver, tu vois.
[44:19] Il peut y avoir à un moment donné un petit changement dans
[44:21] ma vie et hop, tout va me sourire et.
[44:24] Justement si là tu tu revoyais le le petit Cyril pas très
[44:27] sportif. Ouais.
[44:29] Comme ça, assis sur un banc, tu t'assis à côté de lui, tu tu lui
[44:32] dirais quoi aujourd'hui ? Écoute, je lui dirais de de de
[44:35] croire en en ses rêves, de de croire en lui et de vraiment
[44:40] toujours faire ce qu'il a envie de faire.
[44:42] Et et de n'écouter que lui. Quand un jour tout s'arrêtera,
[44:45] quand tu seras plus là, comment tu veux que les gens se
[44:47] souviennent de. Toi quand tout s'arrêtera, Bah
[44:53] tu sais quoi ? Je vais pas, je vais pas
[44:56] reprendre ce qu'il a dit mais j'ai tellement kiffé la
[45:00] simplicité de Nadal qui a dit Je voudrais qu'on se souvienne de
[45:02] moi comme d'un je sais plus d'un d'un d'un d'un petit mec de ce
[45:05] village, un sympa et et moi c'est un peu ça tu vois, je
[45:08] voudrais qu'on se souvienne que. J'ai j'ai toujours essayé de
[45:12] faire le bon et de de d'inspirer, d'inspirer d'autres
[45:15] gens, même sans le vouloir au début, mais de faire ce que j'ai
[45:19] aimé et et de faire ce que tu aimes.
[45:22] Ben tu le fais bien et tu inspires les gens.
[45:24] Et voilà de bien se comporter. Quoi ?
[45:26] Ben. Merci beaucoup.
[45:27] On a une petite tradition pour finir le podcast c'est on a
[45:31] notre livre et j'aimerais bien que dedans t'écrives une
[45:32] citation ou une phrase qui est importante pour toi et que tu
[45:34] signes c'est. Pas grave, grave, grave.
[45:42] Magnifique. Super merci beaucoup.
[45:44] Je t'en prie, hop, ça va, hop. Bah merci beaucoup c'était merci
[45:52] avec plaisir. Est ce que tu peux partager avec
[45:53] nous ce que tu as écrit dans le livre ?
[45:54] Bien sûr. Alors j'ai mis une une
[45:56] expression que j'ai de mon grand frère spirituel.
[45:59] Le non, on l'a déjà. Le oui, on va le chercher.
[46:02] Merci encore. C'était un plaisir de t'avoir
[46:04] sur le Podcast et j'espère que je pourrai voir un de tes
[46:06] compas. Bah ouais, maintenant que tu es
[46:07] à Paris, on. Va te faire, on va te faire
[46:09] inviter pour le prochain et que tu puisses venir.
[46:11] Magnifique Let's Go, merci, beaucoup plaisir.
[46:13] Merci beaucoup.

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