# Salif Gueye: L’Incroyable Histoire Du Danseur De Rue Devenu Icône Mondiale

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 29 Dec 2024, 1 h 12 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/96370748/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2024-11-29%2F392234330-44100-2-23cf3427d96d8.mp3

Danseur de rue devenu icône mondiale, Salif Gueye incarne la puissance de la résilience et de la passion. De ses débuts sous la pluie dans les rues d’Épinay-sur-Seine à des performances sur les plus grandes scènes internationales, son parcours est un véritable ascenseur émotionnel. Comment passe-t-on de danser devant un arrêt de bus à collaborer avec des légendes du sport et du divertissement? Dans cet épisode, Salif partage les moments clés qui ont façonné son incroyable destin. Retrouvez Salif sur: Instagram: https://www.instagram.com/salif_crookboyz/ Et retrouvez-nous sur: Instagram: https://www.instagram.com/theelevatehouse/ Tiktok: https://www.tiktok.com/@theelevatehouse/

## Transcript

[0:00] C'est ça qui me permet de à chaque moment de bonheur de de
[0:02] le respirer. Tu vois de me dire Ah là tu
[0:05] passes un bon moment, profite de ce moment-là mais à fond la
[0:08] caisse. Je suis dans un dans un gala et
[0:11] je vois, je tourne la tête, je vois des LeBron James, je vois
[0:13] des Pharell Williams et tout. Ils sont juste là comme ça
[0:15] devant toi et tu te dis putain t'es.
[0:17] Et dans ce moment-là, Ben respire le moment et kiffe le
[0:20] quoi, parce que en fait je pense qu'il y a pas plus plus
[0:22] important que le moment présent. Salif Gueye, reconnu comme l'un
[0:29] des plus grands danseurs au monde, illumine des scènes
[0:32] internationales telles que le ballon d'or ou le all start Game
[0:34] NBA et l égérie de nombreuses marques prestigieuses.
[0:38] Est ce que tu arrives à comprendre pourquoi toi tu as
[0:40] explosé ? C'est parce que ces gens-là ils
[0:42] m'ont vu charbonner toutes ces personnes là qui disaient ça il
[0:45] y en a pas une quand j'ai pull up.
[0:47] Qui m'a pas vu à Châtelet ou à je ne sais où en train de
[0:49] danser, qu'il fasse froid, qu'il fasse chaud, mais à danser,
[0:53] danser, danser dans toutes ces rencontres.
[0:55] C'est laquelle qui t'a le plus marquée ?
[0:57] Ça, ça, je crois que c'est le la plus belle chose que que j'ai pu
[1:00] voir de ma vie, de ce que j'ai pu donner à un, à un être
[1:03] humain. Malgré tout, c'est ce qui m'a le
[1:05] plus touché. Tu vois voir que tes parents,
[1:06] ils sont fiers de toi et que en plus, t'as choisi.
[1:08] Ils t'ont vu. Ils t'ont vu danser dans au
[1:11] salon. Mettre les CD de Michael ?
[1:13] Oui. Depuis longtemps.
[1:15] Et j'étais content de me dire, Ah, tu vois Salif, quand t'es
[1:18] positif, la vie elle te le rend, peu importe le temps.
[1:23] Salif ça va ? Ouais ça va super et toi ça va
[1:27] super. Je suis trop content de te
[1:28] recevoir parce que t'es t'es vraiment un gars que je
[1:30] considère comme une une personne bien tu vois et voilà tu dégages
[1:33] pas mal de trucs que j'ai l'impression qu'on partage avec
[1:36] tout le monde déjà avant de commencer.
[1:40] À ton avis qu'est ce que je dois savoir sur ton enfance pour
[1:42] comprendre le salive que j'ai en face de moi aujourd'hui ?
[1:44] Ah c'est une belle question en plus hein.
[1:48] Qu'est ce que tu devrais savoir ?
[1:49] Ben que j'ai toujours voulu montrer le bon côté de l'être
[1:54] humain en fait. Donc du coup ça veut dire que
[1:58] j'ai toujours mis en avant la positivité et le la gentillesse.
[2:02] Donc je me suis dit pourquoi en fait être méchant envers les
[2:05] gens ? C'est c'est c'est toujours bien
[2:08] en fait de venir avec le Smile et de donner des des bonnes
[2:11] ondes. Mais je l'avais compris bien
[2:13] avant tout ça quoi. Quand j'étais j'étais gamin
[2:16] parce que c'était ma première à chaque première impression.
[2:19] Et Ben j'essayais tout le temps de de montrer qu'on pouvait être
[2:23] gentil avec n'importe quel individu, peu importe l'ethnie
[2:25] ou OK à quoi l'être humain ressemble tout le temps être
[2:29] gentil quoi avec peu, peu importe la personne.
[2:31] Quand t'étais petit, ça tu le montrais comment ça ?
[2:33] T'es tout le monde. Ah non c'est je dirais, c'est en
[2:36] mode je veux voir une personne elle est elle est en train de
[2:40] pleurer ou je ne sais quoi je vais essayer de la faire hier ou
[2:42] je vais je vais lui donner un bonbon si j'en ai ou je vais
[2:45] parler à la personne ou qu'on que personne ne calcule quoi qui
[2:49] va être au point du comme je vais être avec le la personne
[2:53] qui est cool aussi dans la salle de classe comme je peux être
[2:58] avec n'importe qui en fait je. Je je jugeais même pas, j'étais
[3:01] juste en mode venant kif tous tous ensemble quoi.
[3:04] Et donc ma meilleure manière de faire de faire ça, Ben c'était
[3:07] de faire rire les gens. Donc du coup entre guillemets
[3:10] j'étais là, je faisais un peu le clown et et voilà les gens ils
[3:14] ils ils ils avaient cette ils captaient quand même un peu le
[3:18] délai tu vois. Bon après ça pouvait paraître
[3:21] lourd parce qu'on est des enfants, donc du coup on a plus
[3:23] d'énergie et parfois on a moins de limites dans le comportement
[3:26] on va dire, mais sinon. Sinon voilà, c'était cool,
[3:29] ouais. T'étais énervé quand t'étais
[3:30] petit. Moi je pense que j'étais
[3:31] quelqu'un qui aimait, qui aimait beaucoup danser.
[3:34] Euh devant ces devant les euh, devant, devant mes potes, devant
[3:38] les gens. Montrer, montrer le bon côté du
[3:41] de l'être humain, le et voilà. Je pense que j'ai toujours eu ce
[3:45] truc, mais même sans le savoir quoi, OK ?
[3:47] Et est ce que tu peux me parler un peu de l'environnement dans
[3:49] lequel t'as grandi ? Ouais, euh.
[3:51] J'ai grandi à Épinay sur Seine, donc euh.
[3:53] À la source c'est le nom de du quartier donc d'où le fait que
[3:57] mon mon Facebook c'est Salif la source tu vois, il y a donc il y
[4:01] a tout le temps un prénom et la source quand tu viens de là-bas.
[4:04] Donc dans le 93 800 c'est c'est une banlieue comme tant d'autres
[4:07] sur sur l'île de France et voilà j'ai passé toute mon enfance
[4:12] là-bas et le début de mon adolescence et c'est des enfin
[4:16] c'est c'est des c'est des endroits où les gens peuvent
[4:21] peut être en avoir peur ou autre.
[4:24] Certes il y a de la violence, mais il y a de la violence
[4:25] partout. Je peux je dirais, mais en tout
[4:27] cas Eh Ben ce que j'ai appris là-bas c'est l'entraide, c'est
[4:30] que tout il y a une sorte de famille en fait, ça veut dire
[4:33] que ça soit du grand-père au nouveau-né.
[4:36] Ben tout le monde se connaît, tout le monde sait, c'est le
[4:37] papa de qui qui fait quoi. Donc du coup c'est comme si Ben
[4:41] s'il y avait une galère, on pouvait aller voir le le voisin
[4:45] tranquillement et demander de l'aide.
[4:46] Voilà et tout était réglé très rapidement, donc du coup je
[4:49] trouvais que il y avait ce côté un peu.
[4:52] Famille qu'on ne trouve pas, en tout cas dans les dans les
[4:55] endroits plus aisés. OK et t'as réussi à garder un
[4:58] lien avec ouais quartier tout ça ?
[5:00] Ouais bien sûr et en +1 lien positif parce que c'est y a des
[5:04] personnes qui y vivent toujours, mais on a tous évolué d'une
[5:07] certaine manière et c'est et je pense que je suis content parce
[5:11] que je pense que mon succès a poussé certaines personnes qui
[5:14] venaient de là-bas comme d'ailleurs à à à développer et à
[5:18] se dire que c'est possible. Déjà OK, donc je vois y a des
[5:20] gens, ils sont en train de s'en sortir aussi.
[5:22] Et et pourtant ils viennent d'épinay sur Seine, enfin, comme
[5:25] d'autres banlieues quoi. Et donc je suis content parce
[5:28] que parce que on a toujours ce lien de temps en temps, Eh Ben
[5:31] je peux venir au quartier histoire de voir les des des
[5:34] anciens potes et voilà. Non c'est après moi, c'est plus
[5:37] mes grands frères qui qui ont eu la Legacy de là-bas, mais j'ai
[5:42] grandi autant et j'ai vu tout ce qui se passait là-bas.
[5:44] Mais j'ai choisi de rester focus dans l'art et c'est ça qui m'a.
[5:51] Qui m'a apporté là où j'en suis jusqu'à aujourd'hui.
[5:53] OK, enfin. On tue.
[5:54] On dit souvent que les les gens les plus positifs c'est ceux qui
[5:56] cachent le plus de choses. Déjà, est ce que tu penses que
[5:59] c'est vrai ? Et surtout est ce que tu penses
[6:00] que y a des moments quand t'étais jeune ou t'as souffert ?
[6:04] Ouais Ben parce que là ça ça je pense que je pense que c'est
[6:06] tout le monde hein. Je pense que même toi, quand on
[6:08] a grandi, quand on grandit, on va continuer à souffrir.
[6:11] De toute façon, ça fait partie de la vie.
[6:13] Après Ben c'est la manière dont on va, on va adapter la
[6:16] souffrance, c'est la manière dont on va la la convertir on va
[6:20] dire. Donc moi en fait, Eh Ben je
[6:21] pense que je l'ai pris tout tout ce que parce que y a des moments
[6:24] où on peut se faire, moi y a par exemple y avait une fille quand
[6:28] j'étais quand j'étais petit, je l'aimais beaucoup.
[6:31] Voilà on quand on est petit, on est amoureux de tout et de rien
[6:35] hein, comme ça du jour au lendemain.
[6:36] Et elle m'a dit non je préfère les Noirs, je j'aime, j'aime pas
[6:40] les Noirs, pardon non j'aime pas les Noirs, mais je préfère les
[6:44] Blancs et moi indirectement j'ai vu ça comme un rejet, je me suis
[6:47] dit putain c'est quoi ce truc de fou ?
[6:49] Et enfin ça m'a fait mal quoi. Mais indirectement c'est c'est
[6:53] des choses où ça m'a impacté, mais je l'ai jamais oublié.
[6:58] Mais c'est pas pour autant que je l'ai rendu en mauvais en
[7:01] fait, tout ce que je, tout ce que je recevais en douleur,
[7:04] bizarrement je le je m'étais toujours je sais, mais je sais
[7:08] pas comment ça m'est venu hein. Mais je mettais toujours le la
[7:11] positivité en avant et je pense que ça a été une grande.
[7:14] Ben c'est resté en moi en fait, je suis né avec ça je je pense.
[7:18] Avec après y a l'éducation des parents, la la sagesse des de ma
[7:24] maman. Je pense que y a ça aussi le
[7:26] fait de t'être posée avant de de réfléchir à un problème et de
[7:31] pas réagir à chaud. Et je pense que ça, ça m'a évité
[7:34] beaucoup de problèmes au final. OK, ta, ta mère et tes parents,
[7:37] ils étaient là pour toi. Ouais Ben je, ils ont toujours
[7:40] fait en sorte en tout cas que on on se sentent pas pauvres.
[7:46] Ou avec le manque de quelque chose, ils faisaient toujours en
[7:49] sorte que que on se sente bien beau.
[7:52] Voilà, même si je savais qu'en vrai c'était pas, c'était pas
[7:56] simple. Pour eux, ils ont sacrifié des
[7:57] trucs. Ah oui bien sûr.
[7:58] Ah complètement complètement à 1000%.
[8:01] Et c'est pour ça que que je leur rends la pareille fois 10 déjà
[8:04] de base, même si Ben même si pour moi les parents pour moi
[8:08] c'est c'est sacré. Donc du coup c'est ça.
[8:11] Et ils font partie de mon lifestyle et je Danse avec le
[8:13] Lifestyle de tout ce que j'ai. Vécu et et je le je le
[8:17] retransmets à travers un message et donc du coup du coup oui mes
[8:23] parents, moi je serai toujours là pour eux.
[8:25] Je ferai toujours en sorte qu'ils qu'ils soient fiers de
[8:27] moi parce que je sais que les sacrifices qu'ils ont fait, Ben
[8:32] ça n'a pas de prix quoi. Donc du coup même en plus c'est
[8:34] bien de se dire que on a qu'une seule vie on peut-on peut se
[8:38] dire on est humain hein, on peut se dire Bon bah tu sais quoi je
[8:41] suis-je pense qu'à moi et c'est bon je me casse.
[8:45] À Punta Cana je refais ma vie, on sait pas mais il y a des cas,
[8:48] il y a des cas qui peuvent exister comme ça, mais par
[8:50] contre ils ont toujours été focus sur nous malgré tout, donc
[8:53] surtout moi, surtout moi hein et voilà.
[8:57] Donc du coup je le je le j'en suis reconnaissant vraiment
[9:01] parce que je pense que une chose que mes parents ils ont très
[9:04] bien fait c'est ils nous ont très bien éduqués, ils nous ont
[9:07] très bien éduqués, ils nous ont toujours dit de de respecter les
[9:10] gens et je pense que ça et Ben c'est.
[9:13] Bah ça c'est resté ancré quoi. Donc je les remercie parce que
[9:15] ça m'a ça m'a apporté encore plus de succès que le que le
[9:18] succès que j'avais de base avec mon talon parce que les gens ils
[9:22] ont-ils m'ont vu travailler et ils se sont dit Ben y a le
[9:24] bouche à oreille, il est comment est ce qu'ils ?
[9:27] Et ils ont vu que le gars il était archi cool, il se prenait
[9:29] même pas la tête, il est poli, souriant Ben donc du coup ça ça
[9:34] ça suit quoi ? Et pour répondre à ta 2e
[9:38] question où tu disais c'est c'est c'est intéressant ça ?
[9:41] Où tu disais est ce que y a des gens qui cachent quand quand y a
[9:44] la positivité et des gens qui sont très positifs, qui cachent
[9:47] une certaine souffrance entre entre autres ?
[9:49] Ben Ouais, moi je pense que oui, parce que en fait Eh Ben c'est
[9:54] c'est ça qui nourrit. C'est bizarre hein.
[9:58] C'est contradictoire ce que je veux dire, mais en tout cas dans
[9:59] dans mon cas c'est ça qui me nourrit dans la positivité.
[10:03] Donc en fait, Eh Ben c'est ça qui me permet de à chaque moment
[10:07] de bonheur de de le respirer. Tu vois de me dire Ah là tu
[10:12] passes un bon moment, profite de ce moment-là mais à fond la
[10:14] caisse. C'est pour ça que quand Ben je
[10:16] me retrouve dans des hôtels de fous où je prends l'avion pour
[10:18] le Taf, où je suis dans un dans un gala et je vois je tourne la
[10:23] tête, je vois des LeBron James, je vois des Pharell Williams et
[10:25] tout, ils sont juste là comme ça devant toi et tu te dis putain
[10:29] t'es toi aussi Eh Ben t'es t'es dans ce moment-là.
[10:33] Ben respire le moment et kiffe le quoi.
[10:35] Parce que en fait je pense qu'il y a pas plus important que le
[10:38] moment présent. Indirectement et et je pense que
[10:43] le fait de se renvoyer des bonnes ondes, Ben ça te donne
[10:46] aussi cet aspect où Ben tu vieillis bien parce que je sais
[10:51] bon j'ai j'ai 28 ans hein, je suis jeune encore mais je te
[10:54] jure que ça se reflète aussi dans dans le corps parce que en
[10:57] fait le corps il te le il te le il te le rend en mode merci
[11:00] frère. Tu vois avec tout ce que tout ce
[11:03] que tu vois, tout ce que tu entends, tous les problèmes
[11:04] qu'il y a parce que on a tous des problèmes et il y a des
[11:07] problèmes externes aussi dans cette vie.
[11:09] Ben tu me le tu me fais du bien et en en indirectement avec
[11:14] l'esprit de positivité. Donc je me dis tout le temps je
[11:17] peux même dans n'importe quelle situation faut toujours trouver
[11:20] le bienfait même dans le mal il y a un bienfait, ça veut dire
[11:23] que faut faut le faut le capter et le transformer.
[11:27] Moi c'est ce que j'essaie de faire à chaque fois.
[11:29] Après c'est sûr que et ça c'est une balance, il y a des moments
[11:33] où ça va, je suis pas je suis pas une machine, il y a des
[11:36] moments où je peux être super triste.
[11:38] Mais je vais toujours me relever, en tout cas à travers
[11:41] cette souffrance parce que, parce que j'assume.
[11:44] Mais tu vois y a beaucoup de gens qui qui pensent que être
[11:48] positif c'est donner une partie de soi et qu'on le récupère
[11:51] jamais. Je sais pas si tu vois ce que je
[11:52] veux dire. Ouais mais alors qu'en fait la
[11:53] réalité c'est que tu donnes quelque chose et en général ça
[11:55] te revient fois 10. Mais ça c'est ça, c'est les
[11:58] personnes qui pensent comme ça. C'est leur erreur en fait.
[12:00] Et Ben ils ils se disent à quoi bon donner ?
[12:03] À quoi bon être gentil ? Parce que vas y on va.
[12:05] Essayer de. De toute façon, on va profiter
[12:06] de moi et c'est. Pas du tout.
[12:07] En fait en fait ils se rendent pas compte de la, de la force,
[12:10] de de l'aura que tu peux donner en étant en étant juste bon les
[12:15] et et malheureusement bon je vais vous faire une métaphore,
[12:19] c'est c'est très important. J'espère que les personnes vont
[12:21] retenir cette phrase. Ben dans cette métaphore en tout
[12:24] cas, les médias on va dire, Vous voyez, y a 2 paquebots dans les
[12:27] les on va dire c'est 2 2 gros navires de croisière géants, tu
[12:35] vois ? Vis-à-vis de nous hein.
[12:36] En tant qu'êtres humains c'est géant de fou.
[12:37] Ben on va dire ça c'est toutes les mauvaises, les mauvaises
[12:41] personnes des mauvaises nouvelles, et tout le ramassis
[12:43] de mauvais dans le monde. L'océan c'est géant et y a pas
[12:48] plus grand que l'océan Tu vois ? Eh Ben l'eau on va dire.
[12:52] Bah c'est toutes les bonnes personnes dans le monde et
[12:54] toutes les bonnes nouvelles, mais sauf que vu que un bon
[12:58] média fera toujours moins de bruit qu'un média de mauvaises
[13:02] nouvelles. Ben on va, on va surenchérir sur
[13:05] ça et on va se dire mon voisin il est mauvais, lui il est
[13:07] mauvais, le chien c'est un doberman, Ben c'est c'est
[13:10] mauvais. Or que non, tu vois ce que je
[13:13] veux dire, genre c'est et moi je je je vois vraiment l'humanité
[13:16] comme ça dans le sens où en fait le bon il est vraiment là, mais
[13:20] faut le chercher et c'est parce que vous faut pas se laisser
[13:23] matrixer, parce que sur ce qu'on voit à la télé, et cetera, je
[13:27] pense que. YAYAYA beaucoup plus de bonnes
[13:29] personnes que de mauvaises personnes, mais c'est juste
[13:31] qu'on pointe du doigt les mauvaises personnes et donc du
[13:33] coup on se dit Ben en faisant le ramassis on se dit c'est énorme
[13:36] alors que c'est rien du tout par rapport à vous avez capté la la
[13:41] métaphore ? Clairement mais d'ailleurs est
[13:42] ce que toi tu l'as ? Tu l'as ressenti toi à certains
[13:44] moments ? Du coup Bah tu viens de
[13:46] banlieue. Et bah y a beaucoup de gens qui
[13:48] qui aiment pointer les banlieues, qui ont des idées sur
[13:50] les sur les gens qui viennent de non lieu.
[13:51] Est ce que y a un moment tu l'as ressenti ça ?
[13:54] Oui bien sûr, bah c'est c'est. Tu veux dire la discrimination
[13:57] entre les gens qui ? Ben oui bien sûr, oui oui oui
[14:00] Ben jusqu'à jusqu'à ça ça continue quoi même on me
[14:05] rappelle parfois que que que je suis noir alors que je le sais
[14:08] très bien et je suis fier et mais pourquoi faire des
[14:11] attitudes comme ça ou des sous entendus ?
[14:13] Et après ? Ben dès qu'ils voient par
[14:15] exemple le statut ou ce que tu fais, Ben ils oublient limite
[14:18] ton identité parce que tu leur as fait du bien à travers une
[14:21] vidéo où et c'est c'est dingue hein mais.
[14:25] C'est après faut comprendre l'être humain je sais pas,
[14:27] parfois ils sont, c'est c'est c'est c'est spécial.
[14:29] Mais mais oui oui oui YAYAY en aura toujours je pense.
[14:33] Et il faut de tout pour un monde donc.
[14:36] Est ce que ce ce genre de regard, est ce que ça te motive,
[14:39] est ce que au contraire tu fais pas attention ?
[14:41] Les 2. Ben en vrai ça c'est en mode Ah
[14:45] ouais toi toi ? Et Ben je suis-je suis juste un
[14:48] un sac à merde je suis un déchet ou je ne sais quoi ?
[14:50] Ben regarde regarde juste moi je dis y a pas de hasard dans la
[14:54] vie. Si il t'arrive ça ou ça ou ça ou
[14:56] ça, c'est que t'as choisi d'être cette personne là à ce moment-là
[15:00] précis. Donc moi je considère que j'ai
[15:03] rien à prouver à personne. Je suis qui je suis et et en
[15:09] fait, Eh Ben je vais te montrer à quel point.
[15:11] Eh Ben je suis grand pour rien que pour l'action que tu m'as
[15:14] faite. Tu penses que ça m'a touché ?
[15:16] Ça m'a pas touché parce que je l'ai transformé en en quelque
[15:19] chose qui va me me faire grandir.
[15:22] Et et et tu vas le voir en plus que tu le veuilles ou non.
[15:25] Y a un truc qui m'impressionne là depuis qu'on parle, c'est que
[15:28] tu fais de la danse. C'est un truc que tu t'exprimes
[15:29] beaucoup avec ton corps. Mais là quand je t'entends
[15:31] parler, je trouve que tu t'exprimes super bien.
[15:33] T'arrives à bien partager des idées, comment ça se fait ?
[15:36] C'est parce que je pense que quand t'es quand t'es un artiste
[15:43] pour moi en fait en fait les gens qui captent tu vois comme
[15:46] comme ce que je viens de te dire si toi t'as capté ça, Ben pour
[15:50] moi Eh Ben c'est parce que t'as une âme d'artiste.
[15:52] Et pourquoi t'as une âme d'artiste ?
[15:53] Parce que t'as t'as osé faire quelque chose dont la plupart
[16:00] des gens ne peuvent pas faire et les gens ils ?
[16:02] Et ce qui est marrant, c'est que les gens ils peuvent se dire Ah
[16:04] mais Ah mais Étienne c'est facile ce qu'il fait, il prend
[16:07] son micro, il pose des questions et tout, mais va le faire,
[16:10] essaye juste ça, c'est trop dur pour pour la plupart des gens et
[16:15] tu vois, et Ben rien que le fait que t'aies eu cet open mind de
[16:17] te dire Ben Moi je vais le faire, je vais me poser là et je
[16:20] vais faire, je vais faire ci. Ben pour moi et Ben c'est c'est
[16:24] enfin je le je le je le dis en pour moi c'est une une âme
[16:28] d'artiste d'avoir les entre guillemets les les les couilles
[16:32] de de s'exposer et de s'imposer sur des choses qui ne sont pas
[16:37] censées être normales pour beaucoup de personnes, mais au
[16:40] moment donné où ça marche. Ah mais ouais mais en fait c'est
[16:42] magnifique ces vidéos. Ah.
[16:44] Tu vois ce que je veux dire ? Genre donc et t'as et t'as t'as
[16:47] pas lâché ? Donc c'est c'est un peu la même
[16:49] chose pour moi. Du coup est ce que tu penses que
[16:50] t'aurais pu réussir dans un autre domaine artistique que la
[16:53] danse par exemple ? Forcément, je pense que oui.
[16:56] Moi je pense, c'est sûr et certain.
[16:59] Honnêtement, c'est c'est sûr et certain.
[17:01] Parce que le mindset, il accompagné plusieurs domaines.
[17:06] Donc je me dis forcément, si j'avais pas fait de la danse,
[17:09] Ben. Y aurait eu un un autre truc qui
[17:12] m'aurait plu, qui m'aurait plu, enfin, qui m'aurait, qui
[17:14] m'aurait donné envie de de de me lever le matin et de le faire,
[17:18] et en plus je l'aurais bien fait parce que j'aime ça.
[17:20] Tu me dis que t'aurais pu réussir à dans autre chose mais
[17:21] du coup est ce que tu peux me raconter ton premier contact
[17:24] avec la danse ? Comment ça s'est fait ?
[17:27] Ben c'est ma mère qui a j'étais en train de pleurer.
[17:29] Je sais plus pourquoi hein. Mais j'avais 3 ans.
[17:32] Ma mère, elle a elle filmé un peu tout ce qu'on faisait mes
[17:35] frères. On a, on a, on avait pas mal
[17:40] d'archives en fait et elle avait mis Michael Jackson et je me
[17:42] suis mis à j'ai arrêté de pleurer et j'ai regardé la la,
[17:46] la télé quoi. On était au Sénégal parce qu'on
[17:48] allait souvent au Sénégal pendant les vacances scolaires.
[17:50] Bon moi j'étais encore petit, mais mes frères ils ils étaient
[17:55] déjà dans le cursus scolaire, ça veut dire ils avaient 2 points
[17:57] de vacances et on allait souvent au Sénégal pendant pendant cette
[18:01] époque là. Et donc du coup ma mère elle
[18:03] avait mis une cassette VHS. Enregistré de Michael et c'est
[18:06] c'est comme ça que ça s'est, ça s'est développé en tout cas
[18:10] après Michael Jackson, moi c'est c'est un c'est un artiste qui
[18:12] m'a tellement, qui m'a tellement matrixé le cerveau quand j'étais
[18:15] petit parce que en fait Eh Ben y avait trop de je revois les
[18:20] vidéos, Ben je je je vois une une époque en fait de ma vie,
[18:25] c'est ça qui est dingue. Quand j'ai appris, quand j'ai
[18:28] entendu thriller thriller, j'avais archi peur de de ce clip
[18:31] tu vois. Et je pensais qu'il y avait 2
[18:33] Michael Jackson, je pensais il y avait un noir et un blanc pour
[18:35] te dire tellement j'étais tu sais en plus c'est pas avec mes
[18:37] frères et Ben on j'aimais bien jouer, on jouait à la bagarre,
[18:40] tout ça ça veut dire que on on s'identifiait à ce qu'on voyait
[18:43] à la télé tu vois, on pouvait dire Ouais moi je suis pour
[18:45] ranger rouge, toi t'es pour ranger bleu, mais là je on
[18:48] pouvait dire que genre limite je pouvais dire Ouais je suis
[18:50] Michael Jackson noir aujourd'hui et demain je suis Michael
[18:52] Jackson. Mais après j'ai compris que il
[18:54] avait le vitiligo et cetera, qu'il était qu'il avait une
[18:56] maladie de de peau, la déplimentation et j'ai, j'ai
[19:00] appris, j'ai, j'ai, j'ai, j'ai, j'ai, j'ai.
[19:02] J'ai vraiment regardé, regardé, regardé, j'ai saigné, je l'ai
[19:04] saigné à un point où même mes parents ils en pouvaient plus
[19:06] hein, tout le monde en pouvait plus Michael Jackson tous les
[19:09] jours tout ça, mais ça m'a servi en tout cas tu vois, j'ai
[19:12] vraiment étudié le le le gars et la preuve tu vois.
[19:16] Et bah aujourd'hui il y a des gens, et bah c'est leur métier
[19:19] de d'être sosy de Michael, de faire des trucs de Michael
[19:21] Jackson, tu vois. Moi ce qui est fort c'est que on
[19:24] peut m'associer à Michael Jackson, mais on sait que c'est
[19:27] sadif tu vois, parce que j'ai pris l'essence.
[19:30] Mais j'en ai fait un autre véhicule.
[19:32] C'est Oui et non parce que il. Y a les twins aussi qui ont
[19:40] énormément, qui m'ont énormément inspiré.
[19:43] Et quand je les ai vus la première fois, ça a été, ça a
[19:46] été pareil en termes de d'info. J'ai vraiment décortiqué
[19:51] l'artiste et et ce qu'ils ont ramené dans le monde de la danse
[19:57] est exceptionnel. C'est à dire que.
[20:00] Aujourd'hui, nous tous là danseurs de nouvelle génération,
[20:04] on danse tous avec des effets musicalité vraiment limite, on
[20:10] dira on est fou, on fait, on convulse et cetera, c'est les
[20:15] twins et ça ça faut faut faut dire la vérité.
[20:17] Je pense que je pense que même je je trouve que même les gens
[20:22] on n'est pas assez reconnaissant de envers ça, parce que je
[20:26] trouve hein, parce qu'ils ont vraiment changé.
[20:29] Je sais pas si vous vous rendez compte c'est comme tye Eyes, ils
[20:31] ont ramené un mouvement en fait. Tye eyes c'est le Trump, les
[20:35] Twins c'est c'est le hip hop bien sûr il y a il y a, il y a
[20:37] eu aussi des pionniers comme IC, fabrizi, Kefton il y a, il y a
[20:43] énormément les meilleurs danseurs de toute façon c'est en
[20:46] France les meilleurs danseurs au monde, Paris pour moi en tout
[20:50] cas. Mais je tenais à dire que les
[20:54] twins c'est en fait ils ont ramené une quelque chose de.
[20:59] De Fray en fait, qui a réussi à à à faire développer l'histoire
[21:04] de la danse hip hop. Et ça c'est fort parce
[21:07] qu'aujourd'hui, Eh Ben ils en ont-ils ont des, ils ont des
[21:12] comment je pourrais dire ça ? Ils ont-ils ont réussi
[21:15] artistiquement parlant, ils ont réussi à à à changer le mindset
[21:20] de de beaucoup de danseurs. Donc c'est à dire que en mode.
[21:24] Oh putain tiens c'est possible, c'est possible de danser un
[21:26] défilé de l'Oréal ? Oh c'est possible de danser avec
[21:29] tel artiste ? Ah waouh Regardez en plus
[21:32] esthétique le gars il danse ce qu'il fait c'est archi dur, mais
[21:37] lui il le fait en souriant. Oh le bâtard, c'est chaud.
[21:40] T'as eu l'occasion de le croiser ?
[21:41] J'imagine. Ouais, tu les connais bien, tu
[21:43] fais des shows même avec eux et tout.
[21:44] Ouais, bien sûr. Bien sûr, t'as pu leur dire bien
[21:46] sûr. Bien sûr, j'ai eu énormément de
[21:47] discussions avec eux, ils le savent très bien, tout le monde
[21:49] le sait et je pense de toute façon, même dans mon style de
[21:51] danse. Et Ben on voit bien que il y a
[21:53] ces. Il y a cette empreinte aussi.
[21:55] Donc oui non, c'est franchement, c'est c'est ça sur ça
[21:59] artistiquement parlant, j'ai rien à dire, c'est incroyable.
[22:01] O. K, donc, avant que tu t'exploses
[22:04] en 2018, tu as passé combien de temps à danser dans la rue avec
[22:08] tes potes, à faire des vidéos, et cetera ?
[22:10] Commencer en 2014 ? OK.
[22:15] Ouais, en 2014 je crois. OK. 2014 et j'étais avec
[22:19] Anderson, Alex et JKOK donc c'est des personnes avec qui on
[22:22] dansait dans la rue et après Ben ça c'est agrodi y a Cindy qui
[22:25] est arrivée et on on je dis les prénoms comme si on a tous.
[22:30] On a tous sympathisé déjà par rapport à notre passion et après
[22:34] on a développé ça, on a dansé et on était archi content parce que
[22:38] à l'époque, moi j'étais encore mineur et ça fait que.
[22:42] Bah j'avais pas demander des sous à mes parents et donc du
[22:45] coup c'était ma manière d'avoir mes sous à moi, d'acheter mes
[22:48] mes trucs. En fait, je mettais ma petite
[22:49] casquette, on mettait le poste, on dansait au Trocadéro à
[22:53] Châtelet partout partout où c'était, où on pouvait nous voir
[22:58] et on pouvait se permettre de faire une ronde, et cetera, les
[23:00] champs élysées partout. Sauf que Le seul bémol que de
[23:03] ces de cette époque là c'est que les policiers parfois ils
[23:07] venaient pour pour prendre le poste de musique, ça c'était
[23:10] archi share, c'était des 500 balles et tout.
[23:12] Ça veut dire c'était. Chiant Ah vous le prenez-vous le
[23:14] rendez pas ? Ah c'était mort hein.
[23:16] Enfin il disait il faut attendre le procureur et là je sais pas
[23:18] quoi une une convocation mais la convocation limite elle elle
[23:21] n'arrivait jamais. Et là là ils ont-ils ont-ils
[23:24] depuis des années ils ont un stock de sono aux États sur les
[23:28] champs élysées. J'allais dire aux États-Unis sur
[23:30] les champs élysées. Ils ont un stock de sono et ils
[23:33] peuvent faire de la fête, mais jusqu'à la fin de leur vie.
[23:35] Grâce grâce à. Jusqu'à la.
[23:37] Fin de leur vie ? Mon gars ils peuvent faire de la
[23:39] fête en commençant avec une sono et la dernière je te jure et Ben
[23:45] même à la fin de leur vie et et et ils auront même pas touché la
[23:48] dernière sono tellement ils ont pris du stock.
[23:50] C'est pour te dire à quel point c'est grave.
[23:52] Un jour je danse, je vais vous dire un truc hein, un jour je
[23:55] danse tout ça, je suis en train de danser.
[23:56] Tu sais quand tu te déplaces la sono, parfois avec le Bluetooth
[23:59] ça commence à faire. Et je vois genre je danse je
[24:02] suis à fond là je vois la soda elle bug et tout j'ai dit wesh
[24:07] je me retourne hein ? Je vois un gros camion de police
[24:09] hein la meuf elle met la sono comme ça elle ferme ?
[24:12] Il y avait que mon téléphone qui était juste au pied de mon et
[24:17] c'était une c'était une c'était une blonde des champs élysées de
[24:23] toute façon tous les streeters là tous les streeters ils savent
[24:25] de qui je parle aux champs élysées vers les périodes 2015
[24:28] 2016. Ah, vous avez été dur, hein ?
[24:32] Ouh là là. Non, ça, ça, ça, c'était un truc
[24:34] de ouf. Ah c'est.
[24:34] Ouf ouais, mais plusieurs fois on.
[24:36] A eu des on a eu des pas mal de soucis comme ça mais mais on a
[24:40] on est aussi tombés sur des bons hein huissiers qui nous qui nous
[24:44] ont juste dit les gars, soyez, soyez indulgents, on on peut.
[24:48] On est obligé de parce que c'est interdit par contre on vous
[24:51] prend pas la sono à aller genre aller faire ça un peu plus loin
[24:54] ou je sais pas où ? Et tu vois malgré tout ça genre
[24:55] bah on on vous mettait des bâtons dans les roues grosso
[24:59] modo pourquoi vous continuez ? Parce que il y a il y a pas le
[25:02] choix en même temps en fait c'est quelque chose au-delà
[25:05] c'est la passion donc on aime tellement ça que déjà on danse
[25:10] tout pratiquement tous les jours donc.
[25:14] C'est la passion en fait déjà et le partage aussi.
[25:16] Et moi en fait, Eh Ben je me je mon challenge c'était de la
[25:20] personne en costard ou la personne qui n'a pas le temps,
[25:23] je dois rentrer chez moi ou je dois qui ont des trucs dans la
[25:25] tête. Ben moi c'était ces personnes là
[25:28] que je voulais attraper et que quand ils me regardent, Eh Ben
[25:30] ils ils se disent Ah ça fait du bien et et qu'ils restent aussi.
[25:35] Y avait des gens, ils restaient alors que ils étaient là depuis
[25:38] ça, ça, ça voyait qu'ils avaient pas le temps mallettes tout ça,
[25:40] ils étaient en train de marcher. Tu vois, il regarde un peu, il
[25:42] regarde, il regarde, il reste 20 Min, tu vois ?
[25:45] Et ça, ça je trouve. Ça génial.
[25:48] Tu vois, il y avait une une dame, ça, ça m'a beaucoup
[25:51] touché. Sonia, je pense que tu sais que
[25:54] je parle de toi. Sonia qui qui travaillait chez
[25:58] Chanel donc elle, elle me voyait souvent à hôtel de ville, 2017,
[26:02] 2018. Chaque mercredi elle venait me
[26:04] voir. Elle venait me voir dans ses à
[26:10] la place de l'hôtel de ville. Sauf que moi et Ben je l'avais
[26:12] pas remarqué en vrai je dis la vérité, je l'avais pas remarqué
[26:15] et en fait et Ben j'ai pull up et tu sais il y avait plein de
[26:20] marques qui en a fait tout ça, qui nous envoyaient des canaux
[26:22] et tout. Et je l'avais rencontré Sonia
[26:25] parce que voilà elle m'avait envoyé un message et je crois je
[26:27] l'avais croisé dans la rue. Je sais plus mais en tout cas tu
[26:29] vois ce qui m'a touché c'est que.
[26:32] Elle est venue me faire un câlin et et et en pleurant elle m'a
[26:35] dit merci parce que j'en pouvais plus à ce moment-là de dans ma
[26:37] période de vie et t'étais là à danser et ça me faisait du bien
[26:41] à chaque fois tu vois et rien que ça.
[26:43] Moi mon gars, je me dis que y a pas plus grande richesse que que
[26:47] de toucher quelqu'un qui n'est pas dans ton domaine.
[26:49] Ben comment ne pas comment ? Comment je vais m'arrêter après
[26:53] des, des, des, des, des personnes comme ça qui venaient,
[26:56] qui qui étaient touchées par par ça quoi donc.
[27:01] Je me suis dit c'est mon truc en fait, donc mon truc principal
[27:05] qui va me permettre de faire tout ce que j'ai envie de faire
[27:07] en annexe, on va ? Dire dans cette période de 2014
[27:11] à 2018 avant que tu exploses, est ce que pour toi danser
[27:14] c'était tu t'imaginais faire gagner ta vie avec ça un jour ou
[27:17] alors ouais. Vraiment mais je pensais pas que
[27:19] ça allait être via les réseaux sociaux.
[27:20] Moi je pensais que c'était un que mec qui allait venir avec la
[27:22] mallette contrat de l'année avec de l'oseille et tout et qui dit
[27:25] Eh bon gars toi t'es incroyable on va à Las Vegas tu vois genre
[27:29] je je le voyais plus comme ça. Je le voyais pas en mode je fais
[27:32] une vidéo et ça pète quoi en plus ce qui est bien ce qui est
[27:36] intéressant c'est que maintenant tout et n'importe quoi peut peut
[27:39] Péter sur Insta on va dire. Enfin sur tik Tok tout ça.
[27:43] Ce qui est marrant c'est que ça a commencé à être le je dirais
[27:48] le moment. En fait il y a eu un moment en
[27:51] 2018, 2017 et quelques les réseaux sociaux.
[27:53] Si tu pull up c'était un truc de ouf et en fait Eh Ben je
[27:58] trouvais que je t'arrivais vraiment.
[28:01] Au moment précis, au moment où il fallait tu vois.
[28:05] Donc je trouve ça incroyable. Même acams qui a qui a pull up
[28:07] juste une semaine d'intervalle. Ce que je trouve incroyable
[28:10] d'ailleurs en en parlant de ça c'est que la veille de quand
[28:13] j'avais posté la vidéo il y avait le Nestor de Châtelet et
[28:18] tu sais de base et Ben avec Acams Acams ça fait longtemps
[28:21] que je le connais tu vois. Et on était tous ensemble, tous
[28:25] les danseurs qu'on avec qui on avait sympathisé, tout ça on
[28:29] était tous ensemble tu vois. Et on va dans le Night Store
[28:31] bizarrement là il y avait plus personne, il y avait que moi et
[28:33] et akam on va dans le Night Store et il y avait 1DJ 7 et on
[28:37] s'est mis à danser tu vois genre en mode Random on a dansé et je
[28:40] trouve ça incroyable que la vie ait fait que bah à une semaine
[28:45] d'intervalle et bah il a eu son Buzz qu'il a réussi à aussi à à
[28:48] à développer et et qu'on et qu'on se retrouve aussi sur en
[28:54] frontro chez messika ou. Ou d'autres d'autres grandes
[29:00] maisons de, de, de, de vêtements, et cetera pendant la
[29:04] Fashion Week et et les marques, ils nous mettent côte à côte
[29:07] quoi si je trouve ça trop ? Dingue, moi, c'est précieux.
[29:10] Après je me dis est ce que c'est c'est parce qu'il y a pas de
[29:12] hasard dans la vie ? Qu'est ce qui a fait que en plus
[29:13] Eh Ben on soit connecté en plus de ça sur les sur les OP ou les
[29:20] trucs quoi je trouve ça je trouve ça fort.
[29:22] C'est pas valable ? C'était la petite anecdote.
[29:25] Ouais, c'est, je te montrerai la vidéo après.
[29:26] J'ai encore la vidéo quand on. Était au Nexans avec plaisir et
[29:30] j'imagine que tu as dansé dans la rue.
[29:31] Des fois t'as évoqué les les confrontations avec la police
[29:35] mais y a je suis sûr qu'il y a d'autres raisons qui font que
[29:37] c'est pas facile. Est ce que t'as genre une
[29:38] anecdote à me raconter de galères que t'as ?
[29:40] Eu comme ça de personnes qui qui se droguent ou qui sont qui sont
[29:43] très très très très très très sous l'influence d'alcool et je
[29:49] sais pas ce qu'ils voient, je sais pas c'est quoi leur vie
[29:51] mais. Tu sais, on leur parle une fois
[29:54] stop les Frérot 2 fois, parfois ils font peur aux enfants,
[29:56] parfois ils crient sur les gens, enfin c'est c'est compliqué à
[29:59] gérer parce que en vrai c'est la rue et il faut faire attention
[30:03] partout quoi. Mais c'est vrai que eux là c'est
[30:08] je crois que c'est eux, c'est c'est vraiment parfois c'est
[30:11] c'est c'est dur, c'est très très dur, très très très dur.
[30:13] Les personnes qui qui qui sont sous, qui sont vraiment vraiment
[30:18] bourrées mais d'une puissance où tu te dis mais est ce que c'est
[30:20] humain déjà ? Donc tu te dis forcément il y a
[30:23] autre chose mais même eux ils se rendent même pas compte de ce
[30:26] qu'ils font donc faut pas leur en vouloir.
[30:28] En même temps c'est comme j'ai dit, c'est peut être leur vie
[30:31] qui a fait que qu'ils qu'ils se retrouvent dans cette situation
[30:35] mais je je pourrais jamais. En tout cas j'essaie tout le
[30:38] temps de dialoguer avec eux en mode Frérot parfois je le vois
[30:41] il y en a, ils font ils ils aiment bien abuser leur dit
[30:44] frère continue continue je lui dis en en mode continue tu vas
[30:50] voir. Continue c'est c'est si si tu
[30:53] crois que c'est bien ce que tu fais et parfois.
[30:55] Et Ben c'est vrai que il y a des gens, ils aiment trop abuser.
[30:58] Il y a eu des des des des moments où tu vois il y a le
[31:03] gars, il fait pipi devant, il urine devant les gens ou tu vois
[31:07] des trucs chelous comme ça quoi. C'est c'était chaud hein ?
[31:11] Tu dansais avec tes potes, je pense que.
[31:14] Enfin je veux pas t'arrêter, mais je pense que tu vois.
[31:15] T'es pas là te dire que t'étais le plus talentueux.
[31:17] Y avait plein de gars talentueux.
[31:18] Toi, non, non et. Du coup est ce que t'arrives à
[31:21] comprendre pourquoi toi a explosé ?
[31:24] Ouais mais arrive à le comprendre parce que déjà
[31:26] Premièrement c'était c'était prévu que j'explose j'explose
[31:30] pardon d'une c'était prévu. Donc on peut rien en fait.
[31:34] En fait là ce qui s'est passé c'est de la bénédiction.
[31:37] Ça veut dire c'est Dieu. Il a, il a dit OKOK à tout le
[31:40] monde, il a regardé comme ça. Et il a fait Ah ouais lui là vas
[31:45] y et ça Quand t'as quand t'es poussé par Dieu personne peut
[31:50] te, t'as personne peut. C'est pour ça que je pense que
[31:54] les gens ils étaient aussi contents.
[31:55] Il y a il y a, il y a beaucoup de personnes qui étaient
[31:57] vraiment vachement, je me souvenais hein, qui étaient
[32:00] vraiment contents de de ce que de du push up que j'ai eu, mais
[32:03] ils étaient là comme si ça disait Ouais, j'ai l'impression
[32:05] que c'est quelqu'un de ma famille, tellement tellement
[32:07] c'est trop. En même temps, indirectement
[32:10] c'est parce que ces gens-là ils m'ont vu charbonner.
[32:13] Toutes ces personnes là qui disaient ça il y en a pas une
[32:16] quand j'ai pull up qui m'a pas vu à Châtelet ou à je ne sais où
[32:20] en train de danser, qu'il fasse froid, qu'il fasse chaud mais
[32:24] mais à danser, danser, danser et et c'est et c'est ça qui m'a
[32:28] fait plaisir, c'est que en fait j'ai j'ai eu, je l'ai, je l'ai
[32:31] volé à personne. Ce succès je l'ai eu parce que
[32:34] les gens bah déjà ils m'ont donné la force, les au rock et
[32:38] cetera. Mais au-delà de ça c'est parce
[32:40] que. Je suis content que les gens
[32:43] aient vu à quel point je me donnais.
[32:46] Je dansais parfois je dansais tout seul hein, j'attendais pas
[32:49] forcément qu'il y ait mes gars, je dansais donc du coup je me
[32:52] dis il y a des choses c'est c'est c'était sûr en fait
[32:59] c'était sûr parce qu'il y avait, il y avait au-delà de la danse,
[33:02] il y avait ce ce que je transmets. au-delà de ça c'était
[33:06] sûr un jour ou l'autre que j'allais percer, mais maintenant
[33:08] quand où ? Comment ça je savais pas.
[33:12] Mais tu vois, c'est c'est intéressant parce que tu disais
[33:14] que les gens qui t'ont vu danser partout, du coup ils étaient
[33:17] content pour toi. Mais je pense que en fait, à
[33:18] travers tes vidéos, on ressentait ça aussi que tu
[33:20] étais, que tu étais honnête, que tu étais là pour le bien, que tu
[33:23] voulais donner du plaisir. Et je pense c'est ça aussi qui a
[33:26] fait que tout le monde a vraiment s'est vraiment senti
[33:29] investi pour toi. Tu vois.
[33:30] Et ça il est super beau. Je pense aussi, mais les gens en
[33:33] fait ils savent que il y a pas de parce que parfois il y a, il
[33:35] y a peut être un fossé entre l'artiste et l'humain.
[33:37] Après on est des êtres humains, on a tous des beaux, des bons et
[33:40] des mauvais côtés. Mais je pense que ce qui est
[33:42] bien aussi c'est que moi et Ben ça reflète vraiment la personne
[33:44] que je suis aussi dans la vraie vie.
[33:46] Je suis pas quelqu'un de méchant, j'essaie pas de je
[33:48] souhaite pas le mal aux gens, j'essaie vraiment d'être posé et
[33:51] cool et qui fait la vie ? Voilà.
[33:53] C'est ça du coup est ce que pour les gens qui qui connaissent pas
[33:55] forcément ton histoire, tu peux un peu raconter comment ça s'est
[33:58] passé ton explosion ? Ouais, c'était incroyable.
[34:01] Tout a commencé en 2000. 18 octobre 2018.
[34:05] Le 17 octobre 2018, carrément. Et j'avais fait une vidéo où je
[34:10] dansais tranquillement. Je faisais le mulwok sur Michael
[34:12] Jackson et tout pour vous dire à à quel point je savais pas que
[34:16] ça allait être celle-là. Ben je disais, c'est bientôt les
[34:18] vacances scolaires. Genre un truc comme ça, l'image
[34:20] de ma de de page c'est le seul pour te dire genre y a genre y a
[34:27] même pas de. Ouais, tu le reposté comme ça
[34:29] quoi. Ouais et.
[34:33] Il y avait une amie à moi qui où je lui avais montré la vidéo et
[34:35] elle se disait alors j'en fais quoi, je supprime ou pas ?
[34:39] Et elle disait, Ouais franchement non mais ça c'est
[34:43] vrai ruilton c'est c'est c'est véridique.
[34:46] Elle disait, non, moi je trouve que c'était c'est simple par
[34:50] rapport à ce que tu fais et c'est vrai ce que j'ai fait sur
[34:52] ce que je fais, c'était pas moi, c'était la plus simple, mais en
[34:56] vrai en termes de skills, j'ai fait un truc tranquille.
[35:00] Andersen, il me regarde, il me dit non, laisse là 24 h.
[35:03] Et merci Anderson et c'est pour ça que c'est c'est c'est c'est
[35:09] dingue parce que si je l'avais, si j'avais écouté la racli ça se
[35:14] trouve Ben voilà, il a pas choisi le bon choix.
[35:17] L'effet papillon ça se trouve je serais encore en train de
[35:19] galérer dans la rue là ça c'est clair.
[35:21] C'est dingue hein, parce que je dis ça, je serais encore en
[35:23] train de galérer dans la rue. Pourquoi ?
[35:24] Parce que j'aurais pas arrêté. C'est fort, c'est fort, c'est.
[35:29] Fort ça aussi je préfère le dire, j'aurais pas arrêté hein.
[35:31] J'aurais dit vous êtes-vous allez bien comprendre un jour ou
[35:34] l'autre après. Bon voilà j'ai.
[35:36] Et du coup Bah tu laisses la vie de 24h00 et qu'est ce qui se
[35:39] passe après ? Bah après je vois y a y a les
[35:43] pages comme DAC One ou World Star complexes je vois ça
[35:48] commence à à publier ma vidéo. Après je vois clac mon petit y a
[35:54] un que mes et je sais plus c'est quoi a je sais plus qui c'est.
[35:58] Il m'envoyait, tu sais des comptes là où y a pas d'image ?
[36:02] Il m'avait dit, Ouais Eh gros, il y a the rock qui qui t'a
[36:05] riposte ? Et je regarde le truc, je dis
[36:06] non, j'ai mis the rock, je vois ma vidéo là en fait, j'ai su,
[36:13] j'ai su que c'était bon genre j'ai dit Ah ok, là aujourd'hui
[36:20] t'as les cartes en main, maintenant fais des choses bien,
[36:22] fais des choses bien là là tu tiens quelque chose
[36:25] d'exceptionnel, c'était le. C'était ça commençait à être le
[36:29] début des réseaux, les gens commençaient à s'inscrire sur
[36:31] Instagram, tout ça, et cetera, ça veut dire que indirectement
[36:34] tu vois, il y avait vein à l'époque, mais c'était pas
[36:36] pareil là Instagram c'était vraiment le le truc, le nouveau
[36:39] média, le nouveau, le nouveau délire, quoi de la nouvelle ère
[36:43] et et j'ai plop comme ça en à ce moment-là, c'était c'était,
[36:48] c'était magnifique, c'était magnifique et j'en ai plus rien
[36:52] en plus hein, parce que parce que j'en ai chié hein, j'en ai
[36:54] vraiment chié, mais j'étais content de me dire.
[36:58] Ah tu vois Salif, quand tu es positif, la vie elle te le rend
[37:02] peu importe le temps. Et donc du coup ça fait du bien
[37:05] ça, ça m'a fait un bien fou parce que y avait plein de
[37:09] danseurs qui qui qui n'y croyaient pas une même pas, même
[37:12] pas un tout petit peu. Ah ouais, tu tu te souviens du
[37:14] gars là ? Le danseur de Châtelet, là avec
[37:16] ses grosses Jordan et tout, c'était c'était limite ça tu
[37:20] vois. Mais je suis content maintenant
[37:22] d'avoir en tout cas apporté et inspiré les plus jeunes comme
[37:25] les plus vieux. Comme quoi faut pas négliger,
[37:29] négliger personne, tout le monde est capable de faire.
[37:32] C'est incroyable. Qu'est ce qui a le plus changé
[37:34] du coup après l'exclusion de la vidéo ?
[37:36] Bah tout en vrai, tout, bah tout, tout tout moi ce qui ce
[37:41] qui par exemple un truc où j'ai j'ai eu les larmes, moi c'est
[37:44] moi, c'est mes parents qui me font flipper, qui me font
[37:47] j'allais dire Flipper, qui me font pleurer, ils me font
[37:50] pleurer. Pourquoi ?
[37:50] Parce que en fait, et Ben. Mon père, quand on est parti au
[37:54] ballon d'or, je crois que en vrai, au début mon daron, il
[37:56] avait pas compris que que c'était c'était chose qui se
[38:01] passait. Et quand quand j'ai fait ma
[38:04] prestation au ballon d'or, tu vois le le.
[38:06] C'était pas longtemps après que t'as eu de en 2000. 18 ouais,
[38:08] c'était c'était quoi 2 mois ? 2 mois après le tapis rouge ?
[38:13] Tu vois, il y a la famille de Modric.
[38:14] La famille de killian, c'était mbappé.
[38:17] Griezmann, je vois, il y a Didier Deschamps tout ça.
[38:21] Moi j'arrive, fais tapis rouge en plus taxi qui ramène mes
[38:24] parents et tout, je les attendais pas, enfin on arrive
[38:27] et ça dit Ouais Monsieur Gay, Monsieur Gay ça dit à gauche et
[38:30] tu vois plein de flashs et tout. Et je regarde mon père et mon
[38:33] père, tu vois, il avait le même Smile que quand j'ai eu le bac,
[38:38] Wesh, ça, ça, ça, je crois que c'est le, c'est l'une des plus
[38:43] belles choses. Je crois que c'est la plus belle
[38:44] chose que que j'ai pu voir de ma vie, de ce que j'ai pu donner à
[38:48] un. Un être humain malgré tout,
[38:51] c'est ce qui m'a le plus touché. Tu vois, je suis parti aux
[38:53] chiottes, j'ai pleuré hein, ça c'était fort, ça c'est c'était
[38:57] incroyable, ma mère aussi. Et tu vois voir que tes parents
[39:01] ils sont fiers de toi et que en plus t'as choisi, ils t'ont vu,
[39:04] ils t'ont vu danser dans au salon mettre les CD de Michael
[39:07] depuis depuis longtemps. Il était encore vivant Michael,
[39:11] hein ? Moi j'étais fan de lui.
[39:13] Dans les années, je saignais, c'est l'album 2000 Invincible.
[39:16] En 2001, je saignais l'Album Dangerous, ça veut dire que même
[39:20] il y a des gens quand il est décédé du Bled qui m'appelait
[39:23] que j'avais jamais vu, que j'avais jamais entendu qui était
[39:27] là mais comment il va Salif, toute la planète m'a appelé les
[39:30] cousins éloignés, enfin c'est dingue quoi, et ce qui et ce qui
[39:36] en fait. Et Ben quand j'ai vu le sourire
[39:37] de mon père, ce qui m'a fait du bien, c'est que ça se voyait,
[39:40] que il s'est dit. Ah ouais Ah c'est un c'est un
[39:45] travailleur mon fils parce que il a j'ai vu à travers ça toutes
[39:50] les fois au mudaro il me voyait au salon en train de danser
[39:54] Michael au lieu de sortir l'après 12h00 faire du vélo il
[39:57] me voyait et j'étais sur le le DVD je faisais comme si j'étais
[40:01] Michael et je me donnais, je me donnais, je me donnais et ça ça
[40:05] moi et la fierté de mes frères aussi, ça pour moi c'est c'est
[40:10] ça a pas de prix. Après, il y a les rencontres
[40:14] avec les célébrités que je voulais voir, bien sûr, mais
[40:17] mais la fierté, Ouais, mes frères, mes mes frères, ils
[40:21] m'ont vu, mes frères, ils m'ont, ils m'ont vu de j'ai grandi,
[40:26] j'ai grandi avec eux, tu vois, ça veut dire que ils ont vu tout
[40:29] ça. Quand j'étais là, j'écoutais
[40:31] Michael, j'étais là, je dansais, je dansais, je dansais, je
[40:34] faisais que ça et c'est beau de voir le résultat, tu vois à
[40:38] travers ça. Parce que indirectement, j'ai
[40:40] travaillé alors que c'était de la passion.
[40:42] Je kiffais, mais je travaillais en même temps, mais sans le
[40:44] savoir. En vrai, tu vois.
[40:47] Et c'est ça qui m'a donné ce truc.
[40:48] Et tu penses que c'est eux, c'est ta famille qui t'aide à à
[40:51] rester toi même ? Non bien sûr je change, je me
[40:54] fais. Je pense que si si j'étais
[40:56] quelqu'un d'arrogant ou ou un peu bizarre ou je sais pas quoi,
[41:00] je me remettrais vite à ma place.
[41:03] Surtout mes frères. Je pense que je non mais
[41:05] honnêtement hein, je pense que c'est un truc qui m'a.
[41:09] Ou avec l'éducation on garde le bon comportement en fait t'as un
[41:12] ouf toi, on va on va te gommer ou quoi ?
[41:16] Si je vais, si je fais le malin avec mes grands frères, j'ai je
[41:19] peux pas, je peux pas, c'est le respect et je pense que avec
[41:23] toutes les années que j'ai, qu'on a vécu ensemble et
[41:25] comment, comment ils m'ont forgé aussi à travers tout ça.
[41:28] Ben c'est c'est comme si je crachais en en à la gueule de
[41:32] mon nom et ça c'est pas possible parce que on a trop travaillé
[41:36] pour être là où on en est. D'ailleurs mon grand frère, moi
[41:38] c'est. Or maz du Panama bende qui rap
[41:41] avec Belka aussi. Ils ont fait 2 Bercy février je
[41:46] sais plus c'était il faisait froid en tout cas, mais fierté
[41:50] aussi. Tu vois fierté qu'on ait ce
[41:53] cette timeline et que tu vois on se laisse, on se fait confiance
[41:56] sur sur là où on va et on sait qu'on va se rejoindre pour être
[42:01] les personnes qu'on voulait être quoi et on est en développement
[42:03] et je suis fier de lui. Aussi des fois t'es est ce que
[42:06] tes frères par exemple ils ? Ils te remettent en question
[42:08] parfois parce que tu vois quand quand tu as du succès, tu te
[42:11] retrouves entouré de personnes qui vont valider tout ce que tu
[42:13] dis, tout ce que tu penses pour rester un peu auprès de toi.
[42:16] Est ce que tu penses que c'est eux qui ont ce rôle de enfin les
[42:19] un peu ceux qui peuvent te dire non.
[42:22] Ouais mais je considère que même là mon cercle actuel il Ben il
[42:25] est-il a tellement bien évolué en comme ça.
[42:27] Ouais il est sain genre je suis j'ai ils en fait, ils en font
[42:32] partie. Bien sûr, ils ont toujours été
[42:34] là pour moi, mais. Mais mon cercle là actuel, Ben
[42:38] on peut me dire non, tranquille et Ouais Ben Ouais c'est et
[42:43] c'est normal. Et ça fait ça fait plaisir de se
[42:45] de se sentir, de me sentir moi et.
[42:49] Et ça ça même avec là avec des personnes que je ne je ne
[42:55] discute plus maintenant, je sais qu'il y en avait certains, Ben
[42:58] je les ai quand même là, parce que je sais que je sais que
[43:01] c'est la vie qui fait, mais. Mais qui étaient authentiques
[43:04] aussi, avec moi quoi. Donc c'était bien.
[43:07] Enfin en tout cas sur ce plan. Après y a ça, on est obligé d'y
[43:11] passer hein. Je pense que toutes les
[43:12] personnes dans la salle vous êtes séparés des personnes que
[43:14] vous avez connues depuis chez je ne sais combien de temps, mais
[43:17] parce que c'est la vie qui fait que quand on évolue, Ben y en a,
[43:21] ils arrivent pas à comprendre ou à suivre ou ils changent après
[43:24] c'est comme ça. Du coup est ce que après son
[43:27] explosion il y a des gens que qui ont disparu de ta vie ?
[43:30] Ouais ouais, y en a plein. Ben c'est ça, ça fait partie du
[43:32] process j'ai l'impression. En fait ça peut pas être soft,
[43:36] ça peut pas être tout lisse. Je dis pas que je suis-je suis
[43:42] pas fautif aussi de la situation forcément, mais j'ai jamais fait
[43:46] de mal directement, j'ai toujours essayé de faire les
[43:48] choses bien donc je pense que ces personnes là en tout cas qui
[43:53] qui ont quitté ma vie, Ben après il y en a, c'est des paramètres
[43:57] différents, c'est je peux pas, je peux pas dire c'est trop
[43:59] général mais et j'ai la Flemme tu vois de.
[44:03] De viser une une, une issor pour que la personne se sente visée
[44:07] si elle tombe sur la vidéo. En tout cas, tout ce que je veux
[44:09] dire, c'est que ça fait toujours partie du process en fait de
[44:12] réussite. Ben de la perte de de certaines
[44:16] personnes en fait. Quand on arrive à un certain
[44:18] stade dans notre vie, Ben en fait on veut plus.
[44:20] On n'a plus la force de d'être patient, on n'a plus la force de
[44:25] de dire oui à tout, à à tout et à rien.
[44:29] Il y a beaucoup de paramètres en fait qui font que et on veut.
[44:31] On veut être une autre personne que ce qu'on est.
[44:34] On veut évoluer et je sais que moi, en tout cas, à travers mes
[44:37] actions, je n'ai pas fait de mal.
[44:41] Voilà en tout cas, ça c'est. J'ai toujours essayé de faire en
[44:45] sorte que tout le monde se sente bien.
[44:47] J'ai toujours essayé de faire. Ça ?
[44:50] Voilà après après il y a peut être des choses que je suis
[44:52] humain, il y a peut être des choses que j'ai mal faites mais
[44:55] en tout cas c'était pas. Ah tiens, je vais faire ça parce
[44:59] qu'il va se sentir comme ça ou nanana ou malicieux ou bizarre,
[45:02] ça a toujours été en mode sur ce que j'entends, je vois, je
[45:05] regarde, j'observe, je me dis, est ce que c'est bon ou c'est
[45:07] pas bon ? Pour moi c'est tout du.
[45:09] Coup il y a des personnes qui ont quitté ta vie, mais il y en
[45:12] a aussi d'autres qui sont rentrés dans ta vie, c'est les
[45:14] célébrités. Ah Ouais, t'en as rencontré ?
[45:15] Énormément t'as fait, t'as pris dans à Djokovic, t'as rencontré
[45:19] Michael Jordan, t'es allé sur le plateau de Helen des generis aux
[45:22] États-Unis. Dans toutes ces rencontres,
[45:24] c'est laquelle qui t'a le plus marqué ?
[45:26] Moi je dirais, c'est the rock, hein ?
[45:28] The rock quand je l'ai vu en fait en fait le gars en plus
[45:31] c'est bon moi j'étais je suis fan de catch, ça veut dire que
[45:33] je regardais le catch quand j'étais petit et en plus de ça
[45:36] Ben je connaissais bien les l'attitude Hera donc quand il y
[45:39] avait donc kostiwoskin breithart the rock X Pack non mais je sais
[45:49] pas si tu connais mais Michael striple H.
[45:53] Mystérieux, tout ça. Ouais c'était c'était
[45:57] undertaker, c'était c'était un truc de fou cette époque là.
[46:00] Et donc du coup moi je regardais le catch, j'étais fasciné par ça
[46:02] avant, donc du coup ça fait que déjà Eh Ben il faisait partie de
[46:06] ma vie avant, bien avant tout ça.
[46:08] En plus de ça, Eh Ben la personne, Eh Ben c'est elle qui
[46:10] est qui est responsable de mon succès à travers tout ça.
[46:13] Ça a été la première célébrité, donc là c'est c'est c'est ça qui
[46:16] a été qui est dingue aussi dans cette histoire, c'est que c'est
[46:19] ça a été the rock, après il y a eu LeBron James.
[46:22] Et c'est the rock pour moi, ça a été trop symbolique en plus.
[46:26] Eh Ben tu vois, je l'ai. J'avais fait la surprise parce
[46:28] que on il était à son avant première de du monde dit et je
[46:32] me suis levé comme ça. J'ai dit dès qu'il arrive, il
[46:35] est arrivé comme ça sur le tapis rouge, je me suis levé, j'ai dit
[46:38] Wayne et il m'a regardé Oh mec, tu vois le délire.
[46:42] Donc c'était vraiment une rencontre authentique des 2
[46:44] côtés, donc je l'ai remercié et je lui ai dit merci parce que tu
[46:48] as tu es un pionnier de du changement de ma vie.
[46:51] Donc je te remercie. Et il m'a dit C'est moi.
[46:54] J'ai juste apporté de la lumière à là où il fallait.
[46:57] C'est ça qu'il m'a dit. Donc merci.
[47:01] Merci Doing. Très belle phrase en plus.
[47:03] Donc du coup Tu te retrouves dans ce milieu avec tous ces
[47:05] artistes, tous ces acteurs. On sait que c'est des gens qui
[47:08] doivent rester créatifs tout le temps, toi y compris comment tu
[47:12] arrives à à garder ta créativité.
[47:15] Dans dans ce milieu où tu es maintenant plein de plein de
[47:17] priorités, plein de tentations, plein de contrats.
[47:20] Ben tout en restant soi-même, je pense que déjà, Premièrement, ce
[47:23] qui le touche les gens, c'est de rester soi-même fidèle à ça, à
[47:27] la, à ce qui a été touché. Pourquoi ?
[47:29] Eh Ben les gens, Eh Ben ils sont venus à moi.
[47:33] C'est parce que indirectement y a quelque chose qui les a
[47:36] touchés et qui font que ils aiment bien le contenu.
[47:38] Donc du coup ils sont là. Et je pense que c'est
[47:41] l'authenticité, le fait d'être resté soi-même.
[47:44] Michael Jackson, il a changé. Regarde, je te donne un exemple
[47:46] de Michael et vous allez me dire si vous êtes d'accord avec moi,
[47:48] Michael Jackson, il a changé de visage.
[47:51] Si tu regardes bien dans les années 80 par rapport aux années
[47:53] 90 et 90 par rapport aux années 2000, c'est physiquement.
[47:59] Il a changé quoi ? Mais il pouvait être sur scène,
[48:03] bah il y avait rien qui changeait, tu voyais l'essence,
[48:07] tu tu donc il pouvait même se déguiser, même ressembler à à.
[48:13] Jack l'Éventreur, visuellement ou je ne sais quoi, peu importe
[48:17] le costume, Ben en fait ce serait aussi magique que que à
[48:23] n'importe quelle époque. Parce que pourquoi ?
[48:24] Parce qu'il a toujours gardé ce ce qu'il a, ce qui a fait qu'on
[48:28] l'aime. Tu vois pourquoi on aime Michael
[48:30] Jackson ? Qu'est ce qui a fait que moi je
[48:31] l'aime ? Ben il a gardé ce truc moi je
[48:33] c'est en tout cas de de de mon histoire, donc je pense que le
[48:37] fait de garder son truc tout en évoluant, Ben il y a pas de
[48:40] Secret. C'est comme Cristiano Ronaldo.
[48:43] Moi, Cristiano Ronaldo, c'est quelqu'un qui me qui m'inspire
[48:45] de ouf, il m'inspire trop ce mec.
[48:47] Et le fait que que malgré tout, malgré les conspirations, malgré
[48:53] qu'on le compare tout le temps à Messi et cetera, Ben lui il a ce
[48:56] mindset où il se dit J'ai mes objectifs et je vais les
[49:00] attendre tôt ou tard. Là il a dit qu'il allait faire
[49:04] les 1000 buts et je vous, je vous jure qu'il va le faire.
[49:08] Il a pas, il a pas juste dit ouais.
[49:11] Bon là je suis à 900 buts, je vais faire les 1000 buts.
[49:13] Y a juste pour le Buzz, il va vraiment le faire le gars.
[49:16] Et pourtant il a 40 ans et les gens ils se rendent pas compte
[49:19] de de la carrière qu'il a eue et ils sont là en train de le
[49:22] lyncher. Ouais, il est arrogant ou je ne
[49:24] sais quoi alors que c'est quelqu'un qui c'est quelqu'un
[49:26] qui respire la la, la passion. Et d'ailleurs en parlant pour
[49:29] revenir à ta carrière, t'as accompli plein de choses
[49:32] incroyables. Je crois que t'as dansé à la
[49:34] mi-temps du All Star Game NBA, enfin des plein de choses
[49:37] folles. Mais toi c'est quoi le show que
[49:39] t'as préféré faire ? Y en a plein.
[49:41] Après c'est en fait en fait les shows que j'ai préféré faire.
[49:44] Je peux pas dire que j'ai préféré parce que en vrai, tout
[49:48] dépend du mood que je vais apporter et de ce qui m'est
[49:52] présenté. Je l'ai posé autrement, c'est
[49:55] quoi le show le plus prestigieux que t'as fait à ton avis ?
[49:58] Ah danser chez Michael Jackson, je crois.
[50:00] OK Ouais, je croyais. Ça, c'était y avait les enfants,
[50:04] y avait la famille et tout ça, c'était chaud.
[50:07] Ça c'est je me suis dit limite ça veut dire il serait vivant là
[50:10] j'aurais un goutte avec lui, j'aurais dit ouais, ça dit
[50:12] quoi ? Ouais je vas y là j'ai une
[50:14] interview avec Étienne, je peux venir ?
[50:17] Non mais tu vois ce que je veux dire ?
[50:18] C'est dingue. Donc ouais non, je pense que
[50:20] c'est ça, c'est ça. Tu l'aurais jamais imaginé ?
[50:22] Ouais je pense. Ouais, c'était c'était chaud il
[50:24] y a eu. Il y a eu aussi le show que j'ai
[50:26] fait avec les twins parce que pour moi c'était mon inspiration
[50:29] première dans mon hip hop et donc du coup c'était un rêve qui
[50:32] devenait réalité de danser avec eux.
[50:33] C'est légende de la danse, ça aussi c'est incroyable.
[50:36] Après, il y a Quincy Jones aussi, non ?
[50:39] Il y a. Ça dépend des de ce que de ce
[50:41] qui m'était présenté et de mon humeur aussi.
[50:43] C'est comme si on me disait, Quel est ton meilleur album ou
[50:46] quel est ton meilleur artiste du moment ?
[50:47] En fait, c'est en fonction de mes humeurs et de ma timeline,
[50:49] de ce que je vis. Ben il y a des sons que je
[50:51] préfère ou des vibes que je préfère.
[50:53] Mais si voilà, je t'ai posé la question, t'es pas venu à des
[50:57] choses ? Qui étaient prestigieuses aux
[50:59] uns des autres. Tu reviens des choses qui
[51:00] étaient prestigieuses pour toi. Bah oui donc c'est intéressant
[51:02] tu vois. C'est à dire que.
[51:02] Ah oui oui oui tu. Ah non parce que je sais que
[51:07] tout le monde m'a vu dans des endroits où tu vois les All Star
[51:09] Games et cetera. J'ai vu des Kanye West, j'ai vu
[51:11] des Kim Kardashian, tout ça j'ai, je les ai tous vu, ils
[51:13] m'ont vu performer, et cetera, c'est super cool mais est ce que
[51:16] c'était ? Mais qu'est ce qui voulait le
[51:18] plus me parler ? C'était ça quand même.
[51:20] C'était fort parce que spirituellement je me suis-je me
[51:22] suis senti vraiment proche de de Michael, là j'ai dit Ouais je
[51:25] suis chez lui là. Il a fait, il a enregistré
[51:29] l'album BAD et et et thriller dans cette dans cette dans cette
[51:33] vie là c'est incroyable et c'est incroyable la maison familiale
[51:37] et y avait et il avait c'était juste avant qu'il achète
[51:40] neverland, c'est la maison familiale, vraiment où ils sont,
[51:44] où ils ont fait les où ils commençaient à avoir des sous et
[51:47] ils ont-ils ont fait la tournée Victory et tout.
[51:50] Donc il avait déjà sorti thriller, quoi, c'était la
[51:52] superstar. C'est à dire le le prime.
[51:54] Michael Jackson était là, il il a hangout et enregistré là-bas.
[51:58] Tu vois ça c'est un truc de fou. Et est ce que il y a un endroit
[52:02] où un comment dire un événement ou un endroit où t'as pas encore
[52:04] dansé ou tu viendrais de danser ?
[52:06] Ouais, Madison Square Garden qui est.
[52:08] J'aimerais bien faire un Super Bowl un jour, mais je vais le
[52:10] faire un jour. Je vais le faire et je te dirai
[52:13] après. Ah si ça marche.
[52:18] OK, je le ferai un jour, je. Pense que tu le souhaites, j'ai
[52:20] aucun doute que tu y arriveras. Et avoir mon spectacle aussi je
[52:23] pense je pense ce serait bon. Après je sais pas, je sais pas
[52:27] si c'est quelque chose qui me peut être un truc à Las Vegas
[52:31] mais un truc en rapport avec avec mon histoire je sais pas.
[52:35] Mais ça c'est c'est c'est plus tard je j'y pense pas maintenant
[52:38] y a le cinéma aussi. Le cinéma ça me permet aussi de
[52:41] j'aimerais bien en tout cas faire ma mon switch quand
[52:46] j'arrêterai la danse ? Donc là, après avoir traversé
[52:49] tout ça. Je pense que t'es très différent
[52:51] même si t'as resté toi même t'es très différent du Salif la
[52:53] veille de du moment où t'allais poster ta vidéo Ben si tu
[52:56] pouvais voir ce Salif j'ai l'imaginons que je je suis Salif
[52:58] avant de poster la vidéo qui t'a fait exploser, tu lui dirais
[53:01] quoi ? Ben t'inquiète pas mon gars,
[53:03] t'es sur la bonne voie. Reste toi même.
[53:06] Attends toi à souffrir, attends toi à avoir des belles choses et
[53:11] garde la tête sur les épaules. Garde, reste toi même et garde
[53:13] cet âme d'enfant en tout cas qui te permet de d'avoir toujours
[53:18] cette joie de vivre. Parce que je suis quelqu'un, je
[53:21] cache un peu le le mal, je le cache même.
[53:26] Je suis quelqu'un genre j'aime pas, j'aime pas voir ce qui ce
[53:29] qui se passe là-bas alors que je sais que c'est mauvais tu vois
[53:33] je vais, je vais me dire Oh là là par exemple là ce qui se
[53:35] passe, les les conflits Palestine, Israël tu vois c'est
[53:40] j'en peux plus ça, ça ça j'en peux plus tu vois.
[53:44] Et c'est comme si j'avais créé une carapace en fait en restant.
[53:48] Ce Salif là, joyeux, ça me fait du bien, mais en même temps, Eh
[53:52] Ben c'est vrai que c'est une carapace pour aussi me protéger
[53:55] du du de ce que je de du mal d'autrui.
[53:59] Tu vois, ça me fait trop du bien en fait de de voir que les gens
[54:02] ils captent, que c'est trop bien d'être gentil c'est trop bien
[54:05] d'être gentil c'est trop bien. Qu'est ce que tu vas te lever le
[54:11] matin ? T'as le Seum comme ça là ?
[54:14] T'es aigri, tu dis vas y lui. Lui j'espère qu'il va se faire
[54:18] virer, lui je sais pas, occupe toi de toi mon gars, tu vois ça
[54:21] fait tellement du bien de se dire Ben écoute là, est ce que
[54:24] tu es en harmonie avec toi même il y a des gens, ils peuvent
[54:26] même pas voyager entre tout seul tellement ils sont factables
[54:29] dans leur tête, ils peuvent même pas rester dans une chambre tout
[54:32] seul en regardant le plafond comme ça combien de fois moi ça
[54:35] m'est arrivé, tu vois, genre t'es pensif, tu vois, tu te
[54:37] lèves dans un hôtel ou autre, t'es là, t'es comme ça, tu
[54:39] regardes le plafond pendant au moins 20 30 Min, tu penses à un
[54:42] peu un peu tout, tu vois. Il y a des gens, ils se
[54:45] supportent même pas. Ils peuvent pas faire ça parce
[54:47] que il y a trop de problèmes en en eux ou dans leur cœur et ils
[54:51] ont besoin d'être entourés de gens sans les gens, ils se
[54:54] flinguent et encore parfois et Ben ils ont et et ce qui me fait
[54:57] mal, ce ce type de personne, c'est que parfois ils sont-ils
[55:01] sont tellement dans un mal-être qu'ils qu'ils enfoncent les
[55:03] gens, qu'ils qui viennent à eux pour les aider, ils les
[55:07] enfoncent dans leur dans leur mal.
[55:08] Et il y a il y a des gens qui sont pas prêts à qui sont prêts
[55:11] à envoyer de l'amour. Et des de la, de la bonté, et
[55:15] cetera. Mais au moment donné où tu le
[55:17] ramènes dans ton malheur il y en a, Eh Ben ils ont pas la
[55:20] capacité de se relever et il y en a peut être.
[55:22] Eh Ben ils perdent goût à la vie parce que ils ont tellement
[55:25] donné, Ben ils ont pas reçu, ils se disent c'est quoi ce truc de
[55:27] fou ? Et ils changent ou ils changent
[55:29] leurs paramètres et tout. Enfin je dis ça parce que c'est
[55:32] vraiment j'ai j'ai j'ai vu des des choses quoi, où les gens ils
[55:37] étaient là de bon cœur et ça se passait pas forcément comme ça
[55:40] devrait se passer. Et donc du coup faut protéger,
[55:43] faut protéger son cœur mais faut pas être méchant c'est tout.
[55:48] Moi je pense que tu vois, faut faut juste s'ouvrir, avoir
[55:55] l'esprit ouvert, juste avoir l'esprit ouvert et voir que en
[55:58] fait il y a tellement de différences partout.
[56:01] Et que si à travers ma différence tu arrives à capter
[56:06] ce que je veux te dire ou ce que j'ai envie de te donner, bah.
[56:10] Ben c'est déjà un, c'est déjà une richesse parce que peut être
[56:14] que ça va changer le mindset d'une personne qui avait un peu
[56:17] plus de d'aigreur dans son cœur ou dans son dans ce qu'il y a
[56:21] autour. Mais j'ai l'impression que c'est
[56:23] c'est ce que tu as à faire. T'aurais je pense que tu as
[56:25] changé la vie d'une certaine personne à travers ce que tu, ce
[56:28] que tu dégages, la positivité à travers la danse.
[56:31] Et du coup est ce que tu penses que tu serais capable de le
[56:32] faire à travers le cinéma vu que ça a l'air d'être intéressé ?
[56:35] Je je pense, je pense que Ben en fait.
[56:39] C'est un travail totalement différent après, mais je pense
[56:41] que j'en suis capable parce que c'est similaire, c'est
[56:48] différent, mais c'est similaire. Et transmettre une émotion.
[56:52] Moi je je pense que dans dans mon domaine de danse, Eh Ben je
[56:56] suis très à l'aise sur ça. Donc je pense que mon objectif,
[57:02] en tout cas si quand je vais aller dans dans ce domaine là,
[57:05] c'est de leur faire oublier que je suis un danseur.
[57:08] Oubliez tout ça, oubliez mon identité.
[57:11] J'ai envie de vous faire transpirer quelque chose d'autre
[57:16] parce que c'est ça qui fait que t'es un bon acteur, c'est que tu
[57:19] donnes autre chose que ce que tu de de ce que tu es quoi.
[57:23] Mais faut avoir la capacité et ça je suis prêt à prendre à
[57:25] charbonner, comme j'ai charbonné pour la danse et que c'est un
[57:29] niveau respectable en tout cas dans et que j'utilise pas juste
[57:34] la notoriété pour être sur le grand écran.
[57:36] Le grand écran, pardon. Et que ça soit éclaté et qu'on
[57:39] me dise mais lui là, mais lui là, il est venu juste pour.
[57:43] Mais tu sais que y a beaucoup de grands acteurs qui ont un passé
[57:45] de danseur, donc je pense vraiment que c'est connecté.
[57:48] Parce que Ben oui Ben t'exprimes des choses avec ton corps, ta
[57:51] voix aussi, du coup aussi au cinéma.
[57:52] Mais. Mais je pense qu'y a une vraie
[57:53] connexion donc intéressante si jamais je vois ça de ta part.
[57:56] Hein ? Ouais, je te dis rien putain.
[57:57] Est ce que tu considères que t'as réussi ?
[58:01] Pas du tout. Pourquoi pas du tout.
[58:03] J'ai, j'ai pour moi, j'ai rien réussi là.
[58:07] Enfin j'ai rien ce que je veux dire, réussir sa vie pour moi
[58:12] c'est quand là j'ai on va dire j'ai la quarantaine on va dire
[58:18] je regarde derrière moi, je dis putain j'ai j'ai fait ce qui il
[58:23] y a, il y a pas de il y a pas de regret, genre il y a que du bon.
[58:27] En tout cas je prends que le bon et sur ce que je veux
[58:30] développer, moi j'ai la stabilité, stabilité financière,
[58:34] mais au-delà de ça j'ai la santé.
[58:38] Et d'abord, j'ai la santé, j'ai good shape santé good shape.
[58:47] Ah ouais, parce que si s'il y a 40 pis je suis comme ça, ça ce
[58:51] serait relou. Donc déjà j'aimerais.
[58:53] J'ai sentais good shape être avec les mêmes personnes que
[58:57] j'apprécie. Donc c'est à dire que.
[58:59] Que par exemple, et Ben je sais pas moi dans 20 ans j'aimerais
[59:02] bien que tu vois, et Ben on soit toujours en contact comme on
[59:05] l'est là. Tu vois de qu'on se voit de
[59:06] temps en temps et qu'on se dise ouais vas y viens, on se fait
[59:08] une graille ou viens ou tu vois si si j'ai un si j'ai mon
[59:10] mariage, je te dis Ben écoute, voilà, bonne nouvelle, viens non
[59:13] mais tu vois ce que je veux dire, genre vraiment des, des,
[59:15] des, des trucs où tu tu te remémore le passé et tu sais que
[59:20] en fait, et Ben sur ce que tu es aujourd'hui, Ben ça reflétait
[59:23] tout le bienfait que et tous les sacrifices et l'énergie que tu
[59:28] as mis. Et et que t'as pas peur de
[59:30] l'avenir, t'es là en mode Ben l'avenir je t'attends en fait,
[59:34] parce que le moment présent et Ben je suis exactement la
[59:36] personne que je suis, que je voulais être et je suis là où je
[59:40] je je voulais être avec les biens que je voulais être, avec
[59:45] la famille, que que je voulais des amis.
[59:48] J'espère qu'il y aura encore mes parents tu vois, mais ce que je
[59:51] veux dire c'est que voilà tout ça genre et être heureux encore
[59:55] comme comme là là tu vois avoir ce.
[59:58] Ce cette pépite là qui te qui te qui te donne tout le temps
[1:00:04] raison de vivre chaque jour tu vois le le fait de dire c'est
[1:00:08] trop bien d'être vivant, d'être en vie, c'est un cadeau de fou
[1:00:10] hein. En vrai on sait pas si ça se
[1:00:12] trouve demain je vais calmer mais on sait pas ou ou autre,
[1:00:16] mais en tout cas je le souhaite pas.
[1:00:18] Mais ce que je veux dire c'est que c'est tellement c'est ça
[1:00:20] fait tellement du bien de de de se sentir vivant et de de
[1:00:23] pouvoir partager des choses. Et exactement ce que tu voulais
[1:00:28] dire est que la personne elle comprenne tout ce que tu voulais
[1:00:31] lui lui transmettre quoi. Enfin je vais loin dans mes dans
[1:00:34] mes je vais loin mais c'est c'est c'est c'est c'est ça moi
[1:00:39] dans ma tête tu vois j'ai si 6 40 ans et bah tu vois je regarde
[1:00:42] derrière moi je dis putain je l'ai fait j'ai là j'ai j'ai ma
[1:00:45] femme j'ai des enfants, j'ai j'ai j'ai tout quoi.
[1:00:49] OK donc t'as un peu une une image de ce que ce que c'est
[1:00:54] réussir pour toi, mais tu penses que tu l'as pas encore atteint ?
[1:00:57] Ouais j'ai en fait en fait je considère que j'ai pas encore
[1:00:59] réussi ma vie parce que pour moi réussir sa vie c'est être, c'est
[1:01:05] être avec sa famille et que tout le monde soit soit fier de toi
[1:01:09] en fait, de ton accomplissement et que toi tu sois en osmose
[1:01:13] avec ta timeline, que tout va bien en fait.
[1:01:15] Et là tu te dis bah ouais c'est c'est ça.
[1:01:19] Parce que en fait en 2018 c'est ça, mais à mon échelle de 2018.
[1:01:24] Là c'est ça, OK, mais je sais que je peux plus on peut, plus
[1:01:27] on on et on en veut plus. Mais en fait la réussite du coup
[1:01:30] c'est pas changer. C'est ouais voilà c'est pas et
[1:01:33] mais c'est pas voilà elle change en même temps.
[1:01:35] Mais c'est c'est pas exactement là où ce que là où je veux être
[1:01:39] actuel mais mais je je me donne les moyens et je sais que dans
[1:01:43] quelques années, Ben en tout cas je pourrais être satisfait de ma
[1:01:46] situation si la santé suit. Mais tu vois, je pense que c'est
[1:01:50] pour ça que même si tu as explosé il y a 6 ans.
[1:01:53] Là t'es encore, t'es encore là, on voilà t'es encore en train de
[1:01:56] réussir, c'est parce que t'as réussite à la changer et du coup
[1:01:59] ça te pousse à à pas t'arrêter là à être satisfait et à
[1:02:02] pousser. Mais tu vois, moi j'ai pour moi
[1:02:05] la réussite en fait c'est si je meurs demain, mourir sans aucun
[1:02:09] regret parce que j'ai essayé, j'ai tout essayé ce que je
[1:02:12] voulais faire et je pars sans aucun regret et du coup ça
[1:02:15] évolue forcément mais pour moi c'est ça la réussite et je pense
[1:02:18] que toi aussi si tu veux c'est. Pas un regret, ça rejoint.
[1:02:21] C'est vrai que. C'est vrai que faut faut pas,
[1:02:24] faut pas vivre avec des regrets parce que le regret c'est c'est
[1:02:27] des trucs qui peuvent te donner la calvitie mais très rapidement
[1:02:30] tu ouais on va éviter hein. On va éviter de regretter hein
[1:02:35] sinon. Ça va être compliqué là, déjà
[1:02:38] que on dirait que je regrette beaucoup là.
[1:02:40] Ah mais c'est c'est une calebasse.
[1:02:42] Là non, non non mais ça, ça va pas tarder.
[1:02:44] Ah ouais ? Bah tu sais.
[1:02:46] Je sais pas ton père s'il en a une, mais moi bah moi il y en a
[1:02:51] une. Bref, d'accord du coup parce que
[1:02:54] tu vois pour le toi de 2018, t'as réussi, tu vois ?
[1:02:59] Du coup, imaginons que tu tu puisses donner des conseils à un
[1:03:03] jeune de épinay sur Seine qui te voit comme la réussite du coup.
[1:03:07] Mais en 2018 ? Non, maintenant.
[1:03:09] D'accord ? Bah en fait les jeunes d'épinay
[1:03:11] sur Seine c'est un peu tôt en 2018 finalement.
[1:03:13] Genre là si tu pouvais leur donner un conseil, ça serait
[1:03:15] quoi ? Ben déjà de Premièrement d'être
[1:03:17] d'être respectueux envers tout le monde et surtout envers ses
[1:03:20] parents, de les écouter. C'est à dire que si, si, même si
[1:03:24] et Ben ça peut, ça peut paraître chiant quand ils vous disent
[1:03:28] essayez de bien travailler à l'école, essayez d'être
[1:03:31] respectueux envers la maîtresse, et cetera.
[1:03:33] Enfin plein de plein de consignes qui peuvent être
[1:03:35] parfois on n'a pas envie de l'entendre quoi.
[1:03:38] Et Ben faut faut écouter parce que.
[1:03:41] Les parents, la plupart du temps, Ben ils sont là pour moi
[1:03:44] hein. Après il y a des parents qui
[1:03:45] sont exceptionnels, voilà dans dans dans des branches
[1:03:50] mauvaises, mais le plus souvent il veut ton bien, il veut son
[1:03:53] bien, il veut que son fils soit bien éduqué et que il veut être.
[1:03:56] Et les parents veulent être fiers de de leur progéniture,
[1:03:59] donc déjà d'écouter et après ensuite de réellement écouter
[1:04:04] son cœur. Donc écouter son cœur c'est pour
[1:04:07] moi c'est c'est écouter. Et et et ne pas avoir peur
[1:04:12] d'être peut être différent de son groupe d'amis ou ou sa
[1:04:17] famille parce que c'est ça qu'il faut.
[1:04:19] Si les différences font font le monde, c'est grâce aux gens
[1:04:23] différents. Qui a qui a qui a du progrès ?
[1:04:25] Ouais qui a du progrès. Et donc du coup faut pas avoir
[1:04:28] peur en fait de de se dire Ben écoute, quand j'avais 12 ans, je
[1:04:32] regardais High School Musical, et alors ?
[1:04:35] Par exemple. Et le gars est juste parce que
[1:04:37] vas y il a regardé un téléfilm qui qui paraît un peu gamin, Ben
[1:04:40] il le dira jamais et il fera le dur devant les gens alors que
[1:04:43] c'est pas du tout quelqu'un qui est dur tu vois ?
[1:04:45] Alors que si Eh Ben s'il écoute son cœur peut être que Ben il
[1:04:48] ira encore plus loin que que s'il ne l'écoutait pas il va se
[1:04:54] freiner. Et je pense que c'est des gens
[1:04:56] qui qui se freinent parce qu'ils ont trop peur du regard des
[1:04:58] gens. Donc n'ayez pas peur du regard
[1:04:59] des gens et aussi écoutez les parents mais n'écoutez pas tout
[1:05:03] le monde, c'est à dire ? Que si.
[1:05:05] Eh Ben vous avez l'idée de faire quelque chose et en plus qui
[1:05:07] fait de mal à personne, faites le faites le parce que la
[1:05:11] plupart des du temps les gens vont vous dire que ça marchera
[1:05:13] pas et ça va, ça va marcher. Si vous, si vous êtes focus dans
[1:05:18] ce que vous faites, ça va marcher.
[1:05:20] Donc ne vous faites pas. Vous dites pas que c'est parce
[1:05:25] que telle ou telle personne a dit ça va pas marcher que vous
[1:05:28] allez cut. N'oubliez pas, vous avez qu'une
[1:05:30] seule vie. Comment en une seule vie
[1:05:32] quelqu'un va avoir le pouvoir de me dire tu peux pas le faire et
[1:05:35] je me dis Ouais Ben vas y quoi et je vais mourir comme ça, non,
[1:05:40] lève toi et t'y vas et tu vas voir, ça va marcher tôt ou tard
[1:05:42] et après il va quand quand ça va marcher il va te dire il va dire
[1:05:44] Je t'avais dit quoi, ça avait marché tu vois alors que il a
[1:05:48] jamais rien dit de de tout ça, tu vois peut être que
[1:05:50] inconsciemment, Eh Ben il le pensait, ça accompagne.
[1:05:52] C'est vrai, c'est vrai, j'ai une dernière question pour toi,
[1:05:56] quand tu partiras tu veux qu'on se souvienne de toi ?
[1:05:59] Pourquoi ? Bah pour pour l'être humain que
[1:06:02] j'étais je pense au-delà de au-delà de mon art, l'être
[1:06:08] humain, l'être humain. Parce que pour moi il y a pas,
[1:06:11] il y a pas plus. Il y a pas plus beau que de voir
[1:06:13] quelqu'un vraiment qui peut être talentueux mais si c'est un bon
[1:06:18] en plus mais ça le rend mais tellement beaucoup plus,
[1:06:22] beaucoup plus grand. Tu vois l'être humain être
[1:06:25] gentil. J'espère que les gens
[1:06:27] comprendront que je suis pas quelqu'un de mauvais.
[1:06:30] Et que et que tout ce que j'essaie de faire pour mes
[1:06:33] proches, Ben c'est pour, c'est pour leur bien et c'est pour mon
[1:06:37] bien et que j'essaie de faire évoluer les gens.
[1:06:41] Peut être que j'ai peut être pas les meilleurs conseils mais je
[1:06:43] ferai toujours en sorte de de faire du bien aux gens.
[1:06:46] Tu vois et j'espère que c'est le message en tout cas que je
[1:06:49] j'aimerais laisser c'est c'est d'être quelqu'un de bien parce
[1:06:54] que si si t'es pas quelqu'un de bien, tu peux avoir l'oseille
[1:06:56] que tu veux, tu peux avoir la Fame que tu veux.
[1:06:59] Bah tu tu vois de la merde, t'es t'es personne, t'es personne et
[1:07:03] les gens peuvent que se souvenir de tes actions.
[1:07:06] Pour moi en tout cas ce qui revient en tête c'est des
[1:07:08] actions quand et Ben c'était la merde qui était là.
[1:07:14] C'est pas juste l'art. Moi pour moi c'est la personne
[1:07:17] l'être humain. Parce que faut faire évoluer les
[1:07:19] gens, faut faut faut que faut faut faut leur enlever cette
[1:07:23] cette Matrix de haine là constante.
[1:07:26] À insulter qui ? Qu'est ce que tu vas prendre ton
[1:07:28] clavier ? Tu vas insulter quelqu'un parce
[1:07:31] que tel tel gratuitement sur Twitter sur Instagram parce que
[1:07:35] t'aimes pas son contenu ou je ne sais quoi mais dans ce cas-là au
[1:07:37] lieu de perdre du temps, travaille sur toi et essaie de
[1:07:39] faire quelque chose et fait quelque chose de plus grand que
[1:07:41] lui si tu l'insultes lui lui pendant ce temps-là Eh Ben il
[1:07:44] est en train d'évoluer. Toi t'es là tu perds ton temps.
[1:07:46] Ben moi j'aime pas trop parce que t'as mis du Michael Jackson
[1:07:50] mais qu'est ce que non frère ? Va, fais, fais, va à l'aventure.
[1:07:55] Tu perds du temps en appuyant sur pour pour dire en plus
[1:07:58] quelque chose qui va même pas aider quelqu'un.
[1:08:00] Et en plus ce qui est dommage c'est que les réseaux sociaux,
[1:08:01] même si c'est quelque chose qui est génial, c'est aussi le le
[1:08:04] pire truc au monde. Parce que la vie d'un con peut
[1:08:06] avoir autant d'impact que la vie de quelqu'un de très très très
[1:08:09] intelligent. Donc j'espère qu'en tout cas
[1:08:11] voilà les gens, écoutez bien ce que je vous dis, j'espère que
[1:08:15] vous allez trouver votre vocation et au-delà de ça que
[1:08:18] vous êtes des bonnes personnes parce que y a rien de mieux que
[1:08:20] de se faire du bien. C'est pour ça que j'ai 28 ans et
[1:08:22] on. Dirait que j'en ai 26.
[1:08:25] Merci salut, tu vas régaler. Et tu vois ouais dire merci.
[1:08:29] Parce que dans tu vois, dans dans un monde où maintenant on
[1:08:31] prône vraiment la la compétitivité, écraser l'autre
[1:08:34] pour réussir. Toi tu as prouvé que en étant
[1:08:37] quelqu'un de bien, en donnant du positif, on pouvait réussi.
[1:08:40] Bien sûr, il y a de la place pour tout le monde.
[1:08:41] Et ça, les gens, ils sont tellement cons, ils restreignent
[1:08:43] eux, ils se disent que le monde de la danse ou le monde de du
[1:08:47] cinéma, ou peu importe le le domaine, ils se disent que
[1:08:49] c'est. C'est ça hein, c'est la Chambre.
[1:08:51] Donc eux on va dire par exemple parce que nous on a développé
[1:08:55] dans ce chemin là. Ben du coup c'est bombé, ils se
[1:08:58] disent que tu peux pas développer un autre une autre
[1:09:00] chambre mais dans le même domaine tu vois.
[1:09:03] Après je parle beaucoup avec les métaphores parce que pour bien
[1:09:05] faire comprendre ce que je veux dire, mais il y en a, ils sont
[1:09:08] tellement cons, ils se limitent, je suis désolé du terme mais ils
[1:09:11] se limitent d'une puissance alors que tu il suffit que tu
[1:09:15] fasses la même chose avec des paramètres différents et.
[1:09:20] Normalement si t'as cette authenticité et t'as ce truc et
[1:09:23] que tu es fait pour, Ben y a aucune raison que ça marche pas.
[1:09:26] C'est vrai tu vois. Donc maintenant faut être
[1:09:30] patient. Faut être patient et.
[1:09:31] Et faut être patient et rigoureux.
[1:09:33] Et la la, et avoir la la gnaque aussi.
[1:09:36] Si t'as sinon tu vois. Comme je l'ai dit encore une
[1:09:39] fois, si vous êtes des personnes, vous êtes-vous
[1:09:41] êtes-vous avez réussi très bien, vous avez de l'oseille, très
[1:09:44] bien, vous avez de la santé, très bien tout ça.
[1:09:46] Mais si vous êtes mauvaise personne, vous valez que de de
[1:09:50] la merde. Et je le redis en plus, ça
[1:09:52] rejoint cette phrase de Louis de Funès, il avait dit un truc
[1:09:54] comme ça, vous pouvez avoir l'argent que vous voulez, si
[1:09:57] vous avez pas grand cœur vous valez rien.
[1:09:59] Et c'est vrai parce qu'au final, moi spirituellement parlant, Ben
[1:10:03] je vais me dire Quand tu vas caner Dieu il va te rendre des
[1:10:05] comptes. Bon parce que je suis croyant et
[1:10:08] il va et il va regarder au plus profond de ton âme ton cœur.
[1:10:11] Mais si ton cœur il est pourri tu vois rien.
[1:10:15] Et t'existeras même plus là-bas et t'existeras même plus ici.
[1:10:19] Et les gens ils se souviendront de toi en mode c'était un con,
[1:10:22] il méritait la mort de toute façon wesh non mais tu vois ce
[1:10:26] que je veux dire ? Alors que non non non non faut
[1:10:30] voilà faut moi si si ça peut inspirer.
[1:10:32] En tout cas les gens oubliez pas ce message, ça ça coûte rien
[1:10:34] d'être gentil et de faire faire plaisir sourire à la vie parce
[1:10:38] que de toute façon la vie elle est faite pour.
[1:10:40] Avoir des hauts et des bas, c'est comme une courbe et après
[1:10:42] c'est à nous de la peaufiner pour que ça soit la plus belle
[1:10:45] au monde, c'est tout. Magnifique Frérot, merci
[1:10:47] beaucoup. On a une tradition dans le
[1:10:49] podcast, on a 1£ en fait où je demande à chaque invité de
[1:10:52] d'écrire une phrase ou un un conseil, une citation qui est
[1:10:55] importante pour lui, c'est c'est pas une portée à tout le monde.
[1:10:59] Merci Frérot, je prends ça. Et du coup est ce que tu peux
[1:11:02] partager avec nous ce que tu as écrit dans le livre ?
[1:11:04] Ben, santé, amour, joie, passion.
[1:11:08] Parce que c'est ce qui me reflète, en tout cas dans ce que
[1:11:11] j'essaie de de porter dans ma, dans ma vie et.
[1:11:16] Et vivre. Parce que vivre c'est ça qui
[1:11:19] c'est ça qui faut se rendre compte de la valeur du de la vie
[1:11:23] et et que ça nous permet de tout le temps de se de se développer
[1:11:27] dans dans nos domaines et. Et que c'est pas parce que.
[1:11:30] Et Ben il y a des moments où on peut être triste et.
[1:11:34] On a envie de rien faire, que c'est la fin du monde.
[1:11:36] On a encore cette force de pouvoir respirer et de pouvoir
[1:11:39] se lever. Donc du coup s'il y a pas de
[1:11:40] problème majeur de santé, tu peux le faire.
[1:11:43] Donc maintenant c'est à toi de te d'y aller.
[1:11:47] Merci Frérot. Merci beaucoup hein, c'est sec
[1:11:49] YES et alors on va dessus maintenant, on va suivre la
[1:11:52] suite. Merci d'être venu.
[1:11:53] Sur le podcast et avec. Plaisir, merci, Frérot, merci.

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