# Qui est la femme qui CONTRÔLE tout le marché de l’influence en France?

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 31 Aug 2025, 35 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/107604736/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2025-7-31%2F406610185-44100-2-65dd190f7b931.mp3

Chaque dimanche, on interviewe des experts, des célébrités et des athlètes pour booster notre état d’esprit et découvrir leurs facettes inédites — chez The Elevate House.Dans ce nouvel épisode, Clarisse Castan partage avec une sincérité rare son parcours d’entrepreneure.Elle nous plonge dans les coulisses de son aventure : les choix difficiles, la pression du quotidien, mais aussi la satisfaction immense de voir son projet grandir.Chapitres:00:00 - Début00:35 - Qui est Clarisse?02:04 - La vérité sur l’équilibre entre vie perso et vie pro03:45 - Quel est le plus grand sacrifice que tu as dû faire pour en arriver là ?07:45 - « Plus c’est impossible, plus j’ai envie de le faire ! »11:15 - L’histoire de Clarisse16:25 - Travailler gratuitement pour Khaby afin de percer avec les célébrités18:45 - Qu’est-ce que tu faisais de différent ?21:00 - As-tu déjà eu peur d’échouer ?22:50 - Faut-il être 100 % disponible pour que l’agence tourne ?24:45 - Pourquoi Ginger & Lemon ?25:40 - L’Événement FOU avec les joueurs de l’Équipe de France! 27:24 - La personne la plus connue avec qui tu as travaillé27:56 - Tu ne peux pas être fan des célébrités !29:35 - Qu’ont en commun les personnes qui réussissent ?31:45 - Ton objectif doit toujours être tourné vers les autres34:00 - CitationRetrouvez Clarisse sur:https://www.gingerandlimon.com/https://www.instagram.com/clarissecastan/Et retrouvez-nous sur:Instagram: / theelevatehouse Tiktok: https://www.tiktok.com/theelevatehouse

## Transcript

[0:00] Salut tout le monde, je veux juste prendre le temps pour vous
[0:02] remercier, pour votre soutien et pour tout l'engouement qu'il y a
[0:04] autour du podcast. Ça fait un peu plus d'un an
[0:07] qu'on a commencé et on n'aurait jamais imaginé avoir autant de
[0:10] soutien de votre part. En revanche, on entre dans une
[0:12] nouvelle ère et vous êtes plus de 90% à regarder les vidéos et
[0:14] à pas être abonné. Donc on a vraiment besoin de
[0:17] vous que vous vous abonniez pour ne plus rater aucun podcast.
[0:18] Parce qu'à partir de maintenant, on va sortir un par semaine.
[0:21] Merci à vous, on continue avec le podcast.
[0:29] Il y a la Clarisse qui a quitté l'Aveyron, la petite fille qui
[0:34] avait des rêves et là Clarisse qui travaille avec plein de
[0:36] personnalités. Aujourd'hui, toi t'es laquelle
[0:39] vraiment ? Je pense que je suis encore la
[0:41] petite fille qui a plein de rêves et qui est drivée par les
[0:44] objectifs. C'est ce qui me permet
[0:45] d'avancer. Ça a un côté aussi un peu chiant
[0:47] parce que je suis jamais tu vois satisfaite et je veux toujours
[0:50] aller plus loin et et j'ai toujours mes rêves d'enfants qui
[0:53] me portent. Mais mais oui, y a encore plein
[0:57] de choses à faire et la route, elle est encore.
[0:59] Très longue. C'est marrant parce que tu vois
[1:00] t'as atteint un un stade où beaucoup de gens sont
[1:03] satisfaits. T'as t'as t'es entré dans le
[1:05] classement Forbes under Fury, t'as une entreprise bien établie
[1:08] qui fonctionne, une belle carrière.
[1:11] Pourtant t'es encore très jeune. C'est quoi le le prix que t'as
[1:14] dû payer pour en arriver ? Ici, je pense que sur ma vie
[1:17] pro, j'ai réussi plein de choses sur ma vie perso, j'aurais aimé
[1:20] aussi réussir d'autres choses, tu vois.
[1:22] Et je sais que je suis insatisfaite par rapport à ça.
[1:27] Donc ça c'est des choses sur lesquelles je me dis Je passe
[1:29] 90% de mon temps à travailler donc aujourd'hui j'aurai des
[1:32] enfants je pense ce serait ultra chaud de tout gérer mais je le
[1:35] réalise aussi que c'est je pense qu'il me rendra heureuse.
[1:39] Donc il y a un moment il faut que je trouve un équilibre.
[1:41] J'aurais jamais une vie pro. Perso en mode 09h10 8 h c'est
[1:45] pas possible. J'aime trop travailler, je suis
[1:47] work addict mais j'ai tellement focus sur ma carrière.
[1:53] Sur le lancement de la boîte, ça fait que un an et demi que je
[1:57] pense que ce côté un peu perso je l'ai complètement mis de
[1:59] côté. Et est ce que tu crois justement
[2:00] que c'est possible d'avoir cet équilibre et quand même réussir
[2:03] des grandes choses ? Bien sûr, bien sûr, je pense que
[2:07] c'est possible de trouver un équilibre.
[2:10] Je dis juste que aujourd'hui, tu vois, je je dors.
[2:15] Allez, 4, 5 H par nuit. La boîte, elle a pas encore 2
[2:18] ans, elle est très rattachée à moi.
[2:23] J'ai une super équipe derrière moi, mais j'ai encore besoin, tu
[2:25] vois, de de structurer, d'aller chercher des personnes qui
[2:29] peuvent aussi gérer un peu la partie commerciale.
[2:33] Donc je suis quelqu'un de trop pressée donc ça c'est très riche
[2:38] mais il faut que j'apprenne. Voilà à à à prendre le temps, à
[2:43] être plus patiente. Aujourd'hui on opère en en
[2:46] Europe et au Moyen-Orient. On a beaucoup d'opportunités aux
[2:50] US. Mais typiquement tu vois, c'est
[2:51] un moment où je me dis Calmdown Ginger animaux US, ça viendra
[2:55] mais pas de suite parce que sinon tu vas te Cramer tous les
[2:58] mois. Tu vas devoir être à Paris, aux
[3:00] Middle East, aux US, trouver des équipes là-bas sur un marché que
[3:04] je connais pas forcément, et cetera.
[3:05] Donc c'est plus ça où tu vois, j'essaie de me dire OK c'est
[3:07] bien, tu vas vite et c'est très cool parce que du coup tu
[3:10] permets, enfin ça te permet d'avancer.
[3:13] Mais j'essaie aussi, tu vois de me dire OK, c'est des belles
[3:16] opportunités, c'est pas grave si tu les prends pas maintenant et
[3:19] avant en fait je voulais tout faire tout le temps en me disant
[3:20] Ouais demain si ça se trouve je peux ne plus être là, je suis-je
[3:24] suis tellement comme ça, je suis tellement tous les jours
[3:26] reconnaissante de je me réveille, je suis en vie, et
[3:29] cetera, que je veux tout faire, et parfois je peux aussi te
[3:31] Cramer. Donc là j'essaie un peu de
[3:33] stepback et de me dire OK Europe, déjà en focus ça marche
[3:36] bien, middle East, on est en train de le développer, les
[3:39] États-Unis, pourquoi pas, ça viendra.
[3:42] Et et puis la boîte, elle est encore ultra jeune tu ?
[3:45] Vois Ouais, t'as mentionné tout à l'heure que t'as sacrifié
[3:47] beaucoup de choses dans ta vie perso.
[3:49] C'est quoi un peu les choses que auxquelles t'aurais aimé
[3:51] accorder plus de temps ? En fait mon socle familial est
[3:55] hyper important, donc mon frère, ma sœur, mes parents, y a des
[3:59] moments que j'ai loupés, tu vois, parce que j'étais prise
[4:03] soit à l'étranger, soit à bloquer sur des choses.
[4:09] Qui sont importantes pour mon travail mais qui étaient aussi
[4:12] importants pour ma famille. Il y a un truc qui m'a marqué et
[4:16] que je sais-je sais même pas si j'arriverai à me le pardonner un
[4:20] jour. Mais j'étais à l'étranger quand
[4:21] mon grand-père est décédé et qu'il y a eu l'enterrement et
[4:24] j'ai pas assisté à l'enterrement de mon grand-père, tu vois ?
[4:25] Et ça pour moi c'est une dinguerie parce que j'arrivais
[4:28] pas à trouver un avion qui faisait que je rentrais au bon
[4:29] moment. Donc c'est des moments comme ça
[4:33] après. Les moments importants avec ma
[4:37] famille. Globalement j'ai réussi à les
[4:39] catcher, mais même tu vois mes amis proches d'enfance qui
[4:45] vivent dans le sud, bah j'ai pas forcément l'occasion d'aller les
[4:47] voir tout le temps et je vois la différence de moi entre
[4:51] guillemets. Oui, j'ai accompli plein de
[4:52] choses professionnellement parlant, mais eux ils ont 30
[4:55] ans, ils ont souvent genre acheté leur maison, eu leur 2e
[4:58] enfant, adopté leur Golden retriever et c'est aussi une
[5:02] vie. Tu vois que je veux avoir
[5:03] d'avoir une famille, d'avoir 3 enfants, d'avoir 3 Golden
[5:05] retriever. Et je pense que sur ça je me
[5:09] suis pas du tout posée parce que pour moi c'était tellement genre
[5:11] j'ai ma carrière, j'ai ma boîte, j'ai une équipe, tu vois, je
[5:16] dois payer des salaires tous les mois et j'étais tellement focus
[5:18] là-dessus, plus à côté de mes assos qui me prennent aussi
[5:20] beaucoup de temps que je me suis genre complètement fermée à me
[5:23] dire en fait là je me réveille en me disant en fait il va peut
[5:26] être falloir te manger et construire une vie aussi.
[5:29] Personne parce que le travail c'est trop cool mais mais c'est
[5:33] pas non plus tout. Après, je me sens hyper
[5:35] chanceuse parce que aujourd'hui c'est un travail passion, tu
[5:37] vois ? Donc c'est vrai que c'est rare
[5:38] ça. Tu m'as parlé de de ton arrivée
[5:40] à Paris justement en venant de l'Aveyron.
[5:41] J'aimerais bien savoir pour toi, est ce que en tant que femme
[5:44] dans ton travail tu sens que ça a un impact le fait que je sois
[5:47] une femme ? En fait, quand je suis arrivée à
[5:49] Paris, je rentre chez Acor donc je suis assez jeune.
[5:52] Et c'est vrai que ma carrière, elle prend un tournant assez
[5:56] fulgurant entre guillemets. Tu vois, je monte très vite les
[5:59] échelons et je suis une femme et je suis jeune, tu vois ?
[6:02] Donc j'avais entre guillemets les 2 trucs où ça a pas été
[6:06] facile tous les jours. Je vais pas mentir sur ça, ça a
[6:09] pas été facile parce que un j'étais avec des gens qui
[6:12] avaient beaucoup plus d'expérience que moi donc
[6:13] c'était ouf parce que j'ai pris 10 ans dans la gueule.
[6:14] J'ai énormément appris mais. Mais tu fais face aussi à
[6:18] certaines réflexions qui sont qui sont compliquées et même
[6:21] aujourd'hui et peut être encore plus aujourd'hui.
[6:24] Je suis toute seule à la tête de ma boîte, j'étais dans une.
[6:29] Grande boîte que j'aime énormément avec une zone de
[6:32] confort, des moyens énormément importants et tout.
[6:36] Et je quitte tout pour monter ma boîte à ce moment-là.
[6:38] Tu vois, je me suis pris dans la gueule que ce serait mieux que
[6:40] je me concentre à fonder une famille plutôt que de de monter
[6:45] ma boîte. Donc tu vois, c'est des
[6:47] réflexions à un mec, jamais on les fait, on a encore beaucoup
[6:50] beaucoup de taf et ça si tu veux.
[6:52] Pour moi ça fait partie aussi de mon rôle de me dire OK, tous les
[6:55] jeunes talents que je peux aider, il faut que tu les aides.
[6:58] Si tu peux donner de la force aussi, même à des personnes qui
[7:00] veut se qui veulent se reconvertir, c'est pas la
[7:05] discrimination. Mais j'ai beaucoup de femmes
[7:07] dans mon équipe, tu vois et c'est hyper important pour moi,
[7:10] que elles se sentent en confiance, qu'elles se disent
[7:12] qu'il y a pas de limite, que tout peut être possible.
[7:15] Parce que moi j'étais absolument pas prédestinée à ça.
[7:17] J'ai ni fait l'ENA, j'ai ni fait Sciences Po et pourtant j'ai
[7:19] été. Directrice de cabinet d'un grand
[7:21] patron d'une boîte du 4 4 40, tu vois, et côté femme aussi, il
[7:25] faut qu'on soit plus sûr de nous.
[7:26] Et je suis la première à avoir le syndrome de l'imposteur hein.
[7:29] Donc c'est très facile de le dire, mais je pense qu'un mec a
[7:32] beaucoup plus de facilité. S'il est sûr de lui à 50% de
[7:34] dire OK, je suis sûre de moi, une femme même à 80%, tu vois,
[7:37] elle va encore hésiter. Et c'est des choses qui doivent
[7:41] évoluer, sur lesquelles j'ai très bon espoir.
[7:45] Est ce que toi quand on quand t'entendais pardon toutes ces
[7:47] réflexions, est ce que ça te mettait un coup plutôt négatif ?
[7:50] Ou alors ça te donnait au contraire plus de un peu un
[7:53] boost et un peu en toi pour leur prouver qu'ils ont tort entre
[7:55] guillemets ? Sur le moment je vais pas
[7:57] mentir, tu te prends dans la gueule, tu fais comme si tout
[7:59] allait bien mais ça te touche bien comme il faut.
[8:04] Mais ça me donnait énormément de force.
[8:06] Moi plus tu me dis c'est impossible, plus j'ai envie de
[8:08] le faire. Donc c'est un mind tête que j'ai
[8:11] toujours eu et et ça me donnait encore plus de force de me dire
[8:16] OK, vous pensez ça, vous allez voir que je vais vous montrer
[8:18] que ça va le faire autrement et que j'ai bien fait.
[8:21] Et je peux aussi me planter. Tu vois, je peux prendre le mur,
[8:23] il y a pas de problème, mais en tout cas je vais tout faire si
[8:26] j'y crois et que j'ai mon intuition qui me dit vas y que
[8:28] c'est le moment où on y va. Je vais tout faire pour pour y.
[8:32] Arriver ouais je pense que tu y es arrivé mais d'ailleurs est ce
[8:34] que tu peux un peu pour les gens qui te connaissent pas forcément
[8:36] expliquer ce que tu fais actuellement ?
[8:37] C'est quoi Ginger ? Anyone par exemple ?
[8:39] Ginger Anyone ? C'est une agence de
[8:41] communication qui est on va dire partagée en 2 parties.
[8:45] Une partie où on travaille avec des marques luxe et Lifestyle
[8:48] sur différents enjeux, communication, événementiels,
[8:52] production de contenus, que ce soit pour les réseaux sociaux ou
[8:54] pour des pubs qui peuvent même être diffusés en télé.
[8:57] Et on a des clients. Comme Accor, EDFBNP Wealth
[9:03] Management, donc c'est toute la banque privée de de BNP.
[9:05] On a des clients aussi très luxe, lifestyle, que ce soit
[9:09] Tiffany and co, Louis Vuitton, Longines.
[9:13] Donc on évolue plutôt dans la l'écosystème Fashion Lifestyle
[9:17] avec des lauréats des rabbanes et cetera.
[9:19] Et de l'autre côté, on fait du Celebuty management.
[9:22] C'est à dire on gère des célébrités qui ont un talent,
[9:26] que ce soit sportif, donc joueur de foot, rugby, Moto GP, basket,
[9:31] ça peut être aussi dans l'humour, dans le cinéma ou dans
[9:34] la mode. Pour eux, notre objectif
[9:36] principal c'est d'aller augmenter les revenus, donc
[9:38] d'aller gérer des collabs avec des marques.
[9:40] Mais on les accompagne globalement, que ce soit sur
[9:43] l'image, sur la presse, sur leurs réseaux sociaux, il y en a
[9:45] pour qui on fait tout, que ce soit le stylisme, la
[9:47] conciergerie, pour leurs hôtels, leurs jets, tout ça, tu vois, on
[9:52] le gère aussi et il y a un. Il y a 2 trucs qui sont aussi
[9:53] hyper important. C'est à partir du moment où
[9:55] j'accompagne un talent, c'est au.
[9:57] Important pour moi de préparer la poste carrière donc on les
[10:00] aide aussi sur toute la partie investissement.
[10:02] Donc ça j'ai vraiment une équipe dédiée de qu'est ce que tu veux
[10:04] faire après ? Est ce que tu as acheté de
[10:06] l'immobilier ? Est ce que tu as fait en gros
[10:07] entre guillemets tu vois les investissements classiques ou
[10:10] les sportifs ? Aux aux US, ils sont ultra bien
[10:13] accompagnés. en France aujourd'hui pas du tout.
[10:15] Et la 2e chose qui fait partie de l'Agence sur laquelle on
[10:19] gagne absolument pas d'argent mais c'est le truc le plus
[10:21] important parce que mon rêve c'est d'avoir ma fondation,
[10:22] c'est que toutes les célébrités chez nous, elles sont engagées
[10:25] avec des assos, soit avec les leur.
[10:27] Axel tupan avec les prochains leaders qui qui poussent les
[10:29] jeunes femmes à s'insérer dans la vie active, que ce soit aussi
[10:34] tu vois, on avait des presse nets kpnb sur son gala de
[10:37] charité pour le Congo. Donc toutes ces personnalités,
[10:40] elles sont engagées soit avec leurs assos, soit avec nos
[10:43] assos. On a 2 associations en France
[10:46] avec lesquelles on bosse sur les enfants atteints du cancer.
[10:49] Donc soit les personnalités vont venir à l'hôpital, soit des
[10:51] dadju, des Ilyes Jadel, et cetera.
[10:54] Ils vont donner des places pour leurs concerts ou pour leurs
[10:56] spectacles pour leur faire vivre des moments un peu exceptionnels
[10:59] et. Et on essaye aussi d'être d'être
[11:03] présent là-dessus et de développer ça parce que.
[11:06] C'est aussi pour moi leur rôle et notre rôle de se dire OK, on
[11:08] fait partie d'un monde privilégié, on a beaucoup de
[11:12] chance, y a plein de gens qui ont pas ça, comment on les aide,
[11:14] comment on arrive aussi à à avoir un impact là dessus ?
[11:18] Quand je t'entends parler, j'ai j'ai l'impression que tu connais
[11:20] tout le monde en France, y a des gens que tu connais pas.
[11:22] Y a plein de gens que je connais pas, y a plein de gens.
[11:25] Que je connais pas. Du coup, j'aimerais revenir à à
[11:27] ton début, à tes début de ton parcours.
[11:29] Du coup tu arrives de l'Aveyron à Paris, comment tu t'es
[11:32] retrouvée chez Accor ? J'arrive, j'arrive à Paris,
[11:36] j'avais étudié à Dublin et à Barcelone.
[11:39] Tu vois mon école de commerce donc je suis prête en gros en
[11:42] mode post post école à rentrer dans une boîte pour mon premier
[11:47] CDI. J'envoie 150CV franchement je
[11:48] passe 2 semaines très très dures parce que j'avais 0 réponse, 0 0
[11:51] réponse et j'étais ultra déterminée à rentrer dans ce
[11:54] grand groupe. Et effectivement à ce moment-là
[11:56] j'avais. Eu un oui de LVMH et un oui de
[12:00] de Accor et LVMH. C'était le rêve de ma vie parce
[12:03] que j'ai toujours voulu être dans la mode.
[12:04] Je voulais steelse quand j'étais plus petite, et cetera, mais
[12:06] j'ai eu un gros feeling. Et tu vois, c'est là où mon
[12:09] intuition est très importante avec la la manager qui a été
[12:12] manager pendant quelques années chez Accor.
[12:14] Et donc je je vais chez Accor, je rentre, je suis junior, je
[12:17] bosse du lundi au vendredi chez Accor, le soir je bosse dans un
[12:20] Call Center. Pour c'était y avait à ce
[12:25] moment-là une ouverture de capital de Air Liquide et on
[12:30] appelait en gros les actionnaires pour savoir s'ils
[12:31] voulaient acheter des actions et tout.
[12:33] Donc je faisais ça la nuit. Parfois je faisais des
[12:35] inventaires dans les supermarchés, genre tu sais à
[12:37] Auchan et tu comptes les articles et c'est horrible ça
[12:40] c'était horrible. Et le et le weekend je bossais
[12:43] dans un restaurant de 06h00 à 20h00, donc mes premières années
[12:45] à Paris elles sont intenses. Et chez Accor je pense que.
[12:51] À la fois je leur montre et à la fois ils captent vite que j'ai
[12:55] envie de travailler beaucoup. Et donc je commence à prendre
[12:57] des projets transverses pour le groupe, des événements en
[13:01] interne et ça marche bien. Je, je, je m'implique aussi pour
[13:06] la partie. Culture de d'entreprise qui
[13:09] était un peu en train de changer à ce moment-là et je me fais
[13:12] repérer par ma n +5 donc Maude Bailly qui me dit écoute kaaris,
[13:16] on est en train de faire toute une réorganisation avec avec le
[13:19] PDG du groupe, on rassemble le département digital, le
[13:22] département client et on est à chasser quelqu'un à la tête de
[13:27] Qatar Airways. Qui va prendre la direction ?
[13:29] Et on aimerait que tu sois sa directrice de cabinet et je lui
[13:32] dis je pense que vous vous êtes trompée de personne donc tu vois
[13:35] encore bien, mais c'est un peu ça.
[13:36] Et mon intuition me dit franchement Clarisse, tu devrais
[13:39] tester au pire, t'as 23 ans, tu prends le mur, tu vois ce que
[13:42] j'ai fait ? J'ai pas pris le mur mais en
[13:44] tout cas j'ai pris l'opportunité et ça a été incroyable parce que
[13:47] j'ai bossé avec des personnes qui avaient une expérience de
[13:52] 20, 25 ans. J'ai voyagé partout dans le
[13:56] monde. C'est à ce moment-là quand je
[13:59] t'ai dire qu'on a fait le deal avec le Paris Saint Germain.
[14:02] C'est là où j'ai commencé à travailler avec les joueurs et
[14:05] c'est là où j'ai commencé à me faire mon réseau de célébrité.
[14:09] J'ai toujours tout centré sur l'humain en me disant OK, qu'est
[14:12] ce qu'ils aiment, qu'est ce qu'ils ont envie de faire avec
[14:14] accord. Est ce que c'est plus
[14:16] l'écosystème musical avec des concerts à la corrina ?
[14:20] Est ce que c'est avec besoin pour la famille de vacances chez
[14:24] Acor et cetera. Et voilà, au fur et à mesure, tu
[14:27] gagnes la confiance de certains, c'est un milieu qui est très
[14:30] fermé, une fois qu'ils te font confiance, ils se ils
[14:34] s'échangent ton numéro et cetera, et c'est comme ça que
[14:36] tout s'est passé. Et et quand le COVID passe le
[14:41] COVID très dur. Nous tous les hôtels étaient
[14:42] fermés. Je travaille sur des sujets
[14:45] beaucoup moins sexy mais qui m'apprennent aussi énormément
[14:48] sur des choix stratégiques, des choix financiers.
[14:52] Qui aujourd'hui à mon avis m'aide aussi beaucoup sur la
[14:55] boîte. Et après le COVID je dis au
[14:57] Boss, Bon c'est cool mais le le deal c'est une job.
[15:00] Enfin directrice de cabinet c'était un job tremplin et il me
[15:04] file la com digitale et et je peux créer un vrai département
[15:08] célébrité au sein de de ce pôle là.
[15:11] Et et ouais c'était au niveau monde pour toutes les marques du
[15:13] groupe donc tout ce qui était social Media influence célébrité
[15:18] avec une équipe que j'ai créé from scratch.
[15:21] Et je fais ça pendant 2 ans et demi. 3 ans, j'avais quoi ?
[15:23] 27 ? Ouais, 26, quelque chose comme
[15:25] ça. Et je pars.
[15:28] Je suis engagée aussi avec des orphelinées en Afrique.
[15:32] Je pars au Togo pendant 3 semaines avec 2 de mes meilleurs
[15:35] amies qui sont dans l'écosystème, qui sont actrices
[15:39] et qui me disent notamment Paula Locatelli qui me disaient Mais
[15:42] quand même, franchement tu passes 90 pour ton temps à
[15:45] bosser, fais le pour toi. Et au début moi je j'avais ni le
[15:49] rêve d'avoir ma boîte, j'étais. Mon rêve ultime c'était PDG dans
[15:52] un grand groupe tu vois et je me disais à 50 ans, Clarisse, tu
[15:55] devais y arriver donc tu suis le process, tu suis le process, tu
[15:58] suis le process et Paola du coup elle me elle me travaille quand
[16:01] même pendant 3 semaines beaucoup, j'avais pas mal de
[16:04] célébrités, notamment des sportives qui m'avait dit
[16:05] Clarisse vient bosser avec nous sur l'image et je le faisais en
[16:08] mode off, tu vois le samedi ils avaient un shooting, j'étais là
[16:11] bah je vais venir avec toi et tout, je prenais 0, c'était
[16:13] juste que je kiffais être avec eux, j'étais contente tu vois de
[16:16] pouvoir les aider. Parce que souvent au fur et à
[16:19] mesure certains devenaient mes amis.
[16:22] J'avais bossé un peu avec kabyle lamé qui est le plus gros
[16:25] tiktoker au monde à ce moment-là aussi.
[16:28] Mais c'était en mode bénévolat tu vois et je commençais à
[16:30] comprendre qu'il y avait une vraie industrie là-dessus.
[16:33] Et à ce moment-là je reçois 2 offres de grands groupes et je
[16:36] me dis j'aurais tué il y a 10 ans pour ça et là j'ai pas la
[16:39] petite flamme et moi je fonctionne que à la passion donc
[16:43] je me dis OK il y a un truc et chez accord C'est vrai que je
[16:47] suis montée. Mais là je me disais j'ai
[16:49] atteint mes objectifs, c'est quoi la next step ?
[16:51] Bah tu vois, j'ai un peu atteint mon plafond de verre donc ça a
[16:55] commencé à me travailler et me travailler.
[16:57] Et quand je suis rentrée de du Togo je me suis dit OK chérie,
[17:00] c'est mon là on commence 2023, ton objectif de l'année c'est ta
[17:03] boîte donc comment tu fais ? Bah déjà tu vas dire que tu t'en
[17:06] vas, donc je rentre et je vais voir le président et je lui dis
[17:11] Bosse, je vais partir et. Et il me répond, non, non, tu
[17:15] vas pas partir, tu t'as 29 ans là, tu prends ton stylo, ta
[17:19] feuille et tu me dis ce que tu veux, mais tu restes et c'est la
[17:24] personne. Il faut savoir que quand je suis
[17:25] rentrée chez Accor, Accor c'est 240000 employés, c'est 5300
[17:28] hôtels, c'est 110 pays, fait un, c'est énorme, c'est la personne.
[17:32] Dès que je le voyais en conférence et cetera, je le
[17:35] prenais en photo. Après j'ai eu la chance de
[17:36] travailler, mais si tu veux, pour moi c'est.
[17:38] C'est un, c'est un leader qui m'inspire encore toujours
[17:41] aujourd'hui, énormément. C'était un mentor, c'est un
[17:43] modèle, c'est une icône tu vois. Et de me retrouver en mode face
[17:46] to face à lui dire Boss, Vous m'avez fait confiance, je suis
[17:49] montée comme ça et je m'en vais. J'avais l'impression un peu de
[17:53] dire à mon père je vais quitter la maison tu vois ?
[17:55] Et donc au début il me dit non tu pars pas.
[17:57] Et au final à la fin du rendez-vous il me dit écoute,
[18:02] moi je veux qu'on continue à travailler ensemble donc je vais
[18:05] être ton premier client. Et ça, c'est un truc où j'ai une
[18:08] reconnaissance ad vitam aeternam.
[18:12] Parce que parce que même encore aujourd'hui, je continue à
[18:14] travailler avec avec accord pour les aider sur sur certains
[18:19] sujets. Et c'est une maison que j'aime
[18:20] tellement que je suis trop contente que d'avoir créé ma
[18:23] boîte. Ça me permet aujourd'hui de
[18:25] travailler sur une multitude de sujets, d'avoir construit une
[18:27] équipe, de découvrir aussi les joies et les problèmes de
[18:30] l'entrepreneuriat, de travailler avec des personnalités qui sont
[18:33] incroyables et de garder aussi certains sujets.
[18:36] Avec un corps qui est une maison dans laquelle j'ai grandi, qui
[18:40] m'a énormément appris et que j'aime profondément, tu vois ?
[18:43] Tu penses que tu faisais quoi de différemment des des gens autour
[18:46] de toi qui a fait que t'es t'as réussi à t'explorer entre
[18:48] guillemets ? Ce que je faisais de différent.
[18:52] Je pense que j'étais une malade du travail et je suis une malade
[18:55] du travail quand je quand il me nomme directrice de cabinet, je
[19:01] me sens ultra chanceuse et j'ai aussi un énorme syndrome de
[19:04] l'imposteur. Donc je reste.
[19:06] Je travaille genre parfois jusqu'à 4 h du matin.
[19:08] OK, Ah oui ? Je me souviens que la Sécu de
[19:11] Accor avait appelé mes Boss en me disant C'est pas possible que
[19:14] elle reste autant. Mais c'était vraiment une
[19:15] volonté de ma part. C'est parce que je travaillais
[19:17] avec des gens tellement intelligents qui avaient
[19:19] beaucoup plus d'expérience que moi que j'avais trop peur qu'on
[19:22] m'attende sur des trucs où je savais pas.
[19:24] Tu vois genre la bourse genre tu vois tout le côté financier ?
[19:27] Bah c'est pas forcément ma Cam. Donc je je me disais OK, je vais
[19:32] apprendre les marchés financiers.
[19:34] Il et et et j'écoutais beaucoup ce qu'il faisait.
[19:38] Tu vois, je savais que un le Boss il écoutait France Inter
[19:42] tous les matins à 05h00 et du matin tous les jours.
[19:45] J'écoutais France Inter en disant si jamais à un moment
[19:47] dans une réu il parle d'un sujet et que je suis pas au courant.
[19:49] Donc j'ai beaucoup travaillé ça j'étais dispo h 24 tu vois quand
[19:55] quand je suis dirkable et qu'on commence à bosser avec les
[19:57] joueurs, les joueurs ils ils. Je me rappelle de un qui
[20:00] m'appelle le 25 décembre pour débloquer un truc à Dubaï.
[20:03] Dans la 2nde je l'ai fait et pourtant j'étais à à à Noël en
[20:06] famille. Le dimanche, le Boss il pouvait
[20:08] m'appeler en me disant Clarisse, au final il va y avoir un
[20:10] déplacement en Chine cette semaine, j'ai besoin de telle
[20:12] telle chose. Il me le demandait pas pour le
[20:14] jour même tu vois. Mais le soir même c'était dans
[20:16] sa boîte mail donc j'avais tellement envie de réussir,
[20:20] j'avais tellement pas envie de le décevoir que j'ai travaillé
[20:23] comme une acharnée. J'ai su aussi aller demander de
[20:26] l'aide tu vois à à certaines personnes en disant que je
[20:30] voulais apprendre donc tout ce qui était.
[20:32] Tu vois, je faisais beaucoup de déjeuner ou de café avec des
[20:35] personnes qui pouvaient m'aider, m'accompagner et un peu me
[20:38] mentorer. Et après ?
[20:39] Oui, je pense que je suis une work addict, ça c'est sûr et
[20:42] certain. Et je me sentais tellement
[20:44] chanceuse. Je pense que c'était vraiment un
[20:46] de mes rêves de rentrer dans un grand groupe et je et je voulais
[20:50] réussir. Il y a beaucoup de gens, je
[20:52] pense, qui sont dans ta situation, enfin qui qui sont
[20:54] dans la situation dans laquelle tu étais à l'époque.
[20:57] Où ça se passe bien pour eux dans dans une boîte comme ça ?
[20:59] Et qui rêverait de se lancer en tout seul ?
[21:01] Mais qui ose pas ? Toi t'as osé le faire ?
[21:04] Est ce que t'avais peur d'échouer à ce moment là ?
[21:06] J'avais peur d'échouer évidemment.
[21:08] J'avais j'avais un crédit à payer tous les mois.
[21:12] Donc tu vois, tu, tu, tu te dis OK, Là tu vas rentrer dans la
[21:16] vraie vie ma cocotte, ça fait 10 ans que t'es indépendante et tu
[21:18] payes ton loyer, tes trucs toute seule.
[21:20] Tu vas pas aller voir qui que ce soit pour payer quoi que ce soit
[21:23] pour toi. Donc il faut que ça marche.
[21:24] Mais bien sûr que t'as peur d'échouer.
[21:27] Y avait forcément des gens, tu vois, qui me mettaient dans la
[21:29] gueule. Oui, de toute façon toi demain
[21:31] quand t'es plus chez Accor, tu seras plus personne, parce qu'en
[21:32] fait les gens ils répondent au téléphone parce que Clarisse
[21:35] Accor mais pas Clarisse. Clarisse tu vois.
[21:38] Donc j'avais besoin de tu vois Ben prouver que en fait j'avais
[21:43] créé des vraies relations avec les gens, j'avais créé un vrai
[21:45] écosystème et que y a un moment où si t'es focus sur l'humain.
[21:50] Et que tu fais les choses dans la durée sans calculer en te
[21:52] disant Ouais je vais faire ça parce que lui il va faire ça
[21:54] après lui il va me devoir ça et cetera.
[21:56] Et je et je fais pas les choses par intérêt.
[21:59] Mais en fait tu crées des vrais liens et et OK tu vois moi
[22:03] j'étais grave surprise des personnes où je pensais jamais
[22:06] qu'ils allaient me calculer quand je serais plus d'accord,
[22:08] qui ont été les premiers à me tendre la main en me disant que
[22:10] laisse on veut que tu bosses avec nous, on veut que tu tu tu
[22:13] prennes cette marque, on veut que toi tu gères mon image, moi
[22:15] je quitte mon agent et tout des trucs.
[22:18] Où j'ai eu des surprises incroyables et j'ai eu aussi des
[22:20] très mauvaises surprises, des gens qui étaient à mon sens méga
[22:24] de ouf, genre vraiment mon entourage et tout.
[22:27] Où je me suis dit ça va être mes premiers, les premières
[22:30] personnes qui vont me donner de la force, et cetera, et qui ont
[22:33] disparu parce que en fait je les servais, je leur servais plus
[22:38] assez, tu vois donc ouais bien sûr que mais même encore
[22:40] aujourd'hui, j'ai peur que tout s'arrête hein.
[22:42] Tous les jours, tous les jours, je suis en je suis jamais en
[22:45] détente. J'ai jamais pris un jour off.
[22:48] Est ce que tu penses que le fait que ça marche aussi bien pour
[22:50] toi dans ce projet c'est que justement t'es t'es tout le
[22:53] temps-là, t'es tout le temps active et c'est ça qui donne la
[22:55] confiance aux gens avec qui tu travailles ?
[22:57] Je pense que aujourd'hui Ginger est très rattaché à mon image,
[23:00] donc il y a ce côté ultra humain et des relations que j'ai créé,
[23:03] que ce soit avec les marques ou avec avec les talents.
[23:06] Est ce que c'est quelque chose qui va fonctionner sur le long
[23:07] terme ? Il faut que je fasse très
[23:09] attention parce que j'ai besoin que la boîte ne dépende pas que
[23:14] de moi. Et tu vois c'est pour ça que je
[23:18] m'entoure et et et. Et je veux que ma façon de
[23:23] travailler c'est que je prends des jeunes talents et je les
[23:24] fais grandir. Et ces et ces jeunes talents je
[23:26] veux que tu vois demain ce soit pourquoi pas les DG de la boîte
[23:30] et que moi je sois beaucoup plus en bac et que je sois peut être
[23:33] à l'étranger en train de prendre la direction d'un office Ginger
[23:37] et de le développer sur un autre marché tu vois ?
[23:40] Et et demain aussi tu vois, j'ai un problème de santé, en
[23:43] décembre j'ai été un peu malade avec des séjours à l'hosto et
[23:47] tout la boîte elle peut très vite Cramer si je suis pas là tu
[23:51] vois donc ça j'en suis ultra consciente.
[23:53] Il y a des personnes comme David Layani qui me rassure en me
[23:55] disant arrête de t'angoisser, c'est OK que au bout d'un an et
[23:59] demi, la boîte elle dépend de toi mais mais c'est quelque
[24:03] chose où voilà, il faut que je structure, il faut que je fasse
[24:05] de monter les filles et et c'est ce qui est en train de se
[24:08] passer. Mais y a ce côté humain et ce
[24:12] côté relation avec moi évidemment, qui est aujourd'hui
[24:15] important. On on a beaucoup de chance, on a
[24:18] prospecté, personne. C'est des gens qui m'appellent
[24:20] en disant On veut bosser avec vous et sur les 2 côtés, sur la
[24:22] partie célèbre et sur la partie marque.
[24:24] Donc ça c'est ça, c'est dingo. Donc oui les gens ils attendent
[24:28] que je sois là au moment du brief, que le CEO d'une marque
[24:31] ou d'une autre, Ben quand il va être là, bien sûr que je vais
[24:34] être là. Et après les les équipes aussi,
[24:36] elles, elles elles bossent et elles gèrent, elles gèrent.
[24:40] Mais mais j'espère un jour que oui, ce sera sans moi peut être.
[24:44] Pourquoi Ginger and Limon ? Parce que c'est ma seule drogue,
[24:47] je bois pas d'alcool, j'ai jamais pris de drogue mais par
[24:50] contre je bois je pense 2 l de gingembre et citron tous les
[24:53] jours avec de l'eau chaude. C'est peut être ça ton secret,
[24:56] non ? C'est pas vitamine ça c'est sûr.
[24:57] OK, en fait y a un des un des leaders justement de chez Acor
[25:03] qui buvait gingembre, citron, eau chaude.
[25:10] Et je crois que c'était quand on était en un peu en plein milieu
[25:12] de la crise du COVID. J'ai commencé à faire ça comme
[25:15] lui sur des rendez-vous tu vois avec lui et c'est devenu genre
[25:19] une addiction. J'ai même arrêté le thé et tout
[25:21] et je vois que ça que c'est que ça et j'ai beaucoup de mal à
[25:23] boire. Tu vois que de l'eau ou ou des
[25:26] trucs comme ça. J'ai besoin de toujours changer
[25:27] de citron et je pense que je ferais une boisson à un moment.
[25:29] La boisson Jinder Allemon tu vois ?
[25:32] Peut être tester hein, je vais peut être.
[25:33] M'y mettre ? Franchement tu vas voir l'idée
[25:35] c'est trop bien. Pour toi, c'est quoi l'événement
[25:37] le plus marquant que t'as organisé avec Ginger Limon ?
[25:41] Dès le début de l'Agence, je voulais que on opère à un niveau
[25:45] international, donc ça faisait même pas un mois qu'on avait
[25:49] créé la boîte et on a fait un lancement de boutiques de
[25:53] montres de luxe à Marrakech et il y avait notamment une bonne
[25:59] partie des joueurs de l'équipe de France de foot.
[26:02] Y avait des Paula Locatelli, des Paul Mirabel et tout qu'on avait
[26:05] fait venir. Donc ça avait eu une une
[26:07] résonance internationale dès le début.
[26:09] Ça, j'étais ultra contente de se dire OK dès le début, on arrive
[26:11] à faire à faire des choses sur sur différents marchés.
[26:14] Quand on t'approche pour te proposer un événement, ça se
[26:18] passe comment de l'idée au projet final ?
[26:19] Comment ? Comment vous gérez ça ?
[26:20] En timing, franchement on a de quelqu'un qui va nous briefer 4
[26:24] mois d'avance à quelqu'un qui va nous briefer en 24h00 et qu'il
[26:27] va falloir qu'on réagisse mais. On aime ça aussi les last
[26:31] minute. C'est quoi d'ailleurs ?
[26:32] Bah le plus gros challenge que t'as eu à gérer comme ça.
[26:34] Quelqu'un qui t'appelle avec quelque chose qui est vraiment
[26:37] te semble impossible et que t'as réussi à.
[26:39] Qui me semble impossible, impossible, impossible.
[26:43] J'ai pas encore eu, mais chaud. Tu vois là là si tu me
[26:48] l'événement où en plus t'étais venu.
[26:49] Je crois au Pullman pour Accor pour les Jeux olympiques, on a
[26:53] été briefés une semaine avant. Ah ouais ?
[26:56] 150 invités, la Food. Les DJ, les Photocall, tout ça
[27:02] et cetera. Et je savais même pas si on
[27:04] avait réussi à sortir le photocall on time parce que non,
[27:06] non, ça tu vois, c'était mais c'était très beau.
[27:09] Mais non, non, ça a été chaud. Certains de nos talents aussi,
[27:12] qui aiment bien nous briefer pour leur anniversaire à 200
[27:14] personnes une semaine avant et qu'on aille chercher des belles
[27:19] collaborations. On a fait plein de choses dans
[27:22] last minute. C'est quoi la personne la plus
[27:24] connue avec qui t'as travaillé ? Michelle Obama, je pense.
[27:28] Ah ouais, quand ? Même ouais, on avait fait un
[27:31] truc quand elle était venue à Paris.
[27:32] Et après ? Et après Messi, on a, on a.
[27:39] Enfin on a bossé avec Messi, Neymar, Kylian.
[27:43] Notamment quand quand j'étais chez Accor.
[27:46] Et ça te fait quelque chose ça, de bosser avec des personnes
[27:49] connues. Tu les vois différemment ou pas
[27:51] du tout ? C'est purement professionnel et
[27:52] ça, ça se passe très bien. Je pense que j'ai réussi à me
[27:55] faire une place dans ce milieu. Parce que je suis fan de
[27:57] personnes et plus tu les considères comme des personnes
[28:01] normales et t'en prends soin comme des personnes normales
[28:05] plus plus à mon avis ça peut fonctionner il.
[28:08] Y a jamais aucune sécurité qui pourrait te te faire un peu
[28:12] d'effet. Mais en fait bien sûr tu vois,
[28:15] je suis ultra reconnaissante de de j'ai bossé sur l'arrivée de
[28:19] Messi à Paris et tout. Mais je suis pas une fan de foot
[28:25] je pense. On a travaillé sur sur certaines
[28:29] choses et j'ai pas eu l'occasion de la rencontrer.
[28:31] Peut être que je serai impressionnée quand je rencontre
[28:32] Beyoncé et cetera, mais j'ai pas du tout envie de rentrer dans un
[28:35] comportement de fan c'est tu vois ?
[28:38] C'est par contre oui je rêve de travailler, y a des gens
[28:42] aujourd'hui que j'aime beaucoup genre Zidane, j'aimerais trop
[28:44] qu'on fasse une campagne avec lui tiens Colas, je l'adore,
[28:47] j'aimerais trop que à un moment on bosse, on bosse sur son
[28:49] image. Barack Obama, Mon rêve ?
[28:51] Tu vois il y a des personnalités évident mais jamais je serai là
[28:54] en mode ohh my God, je suis trop fan de vous, viens on fait une
[28:57] photo, viens tu me signes un truc et tout.
[28:58] Je suis pas du tout dans cette dynamique là parce que j'ai pas
[29:00] été éduquée comme ça, j'ai beaucoup plus d'admiration.
[29:03] Tu vois et et entre guillemets de comportement de fan que
[29:06] j'essaie de cacher, de cacher en moi avec des bazans qui sont
[29:10] patrons du CAC 40, avec tu vois des David Layani que j'ai pour
[29:14] qui j'ai une admiration énorme. Pour moi, c'est eux les vrais
[29:18] patrons et c'est eux qui me guident au quotidien.
[29:20] Je me j'ai moins de références tu vois ?
[29:22] J'ai pas de vocation à devenir joueuse de foot ou ou chanteuse.
[29:27] Donc je suis beaucoup plus drivée par des personnes dans le
[29:29] business. D'ailleurs bah du coup t'es tu
[29:31] travailles avec des profils et des personnes qui ont beaucoup
[29:33] de succès, qui accomplis beaucoup de choses dans leur
[29:35] vie. Pour toi toutes ces personnes
[29:37] qui ont réussi quelque chose, elles ont quoi en commun ?
[29:42] Je pense que c'est ça qui fait qui fait la différence.
[29:45] Parce que tout le monde vient d'écosystèmes différents, ils
[29:50] sont aussi drivés par les objectifs.
[29:52] Tu vois et et je pense que c'est aussi savoir savoir s'entourer.
[29:58] Un entourage peut très vite te te tirer vers le bas et te et
[30:03] t'enterrer entre guillemets si tu arrives à aller chercher les
[30:06] bonnes personnes et et et d'avoir en tête tes objectifs,
[30:10] ta détermination et te, et de comprendre que tu dois passer
[30:13] par des étapes. Pour en arriver là et que rien
[30:17] n'est acquis et que tout peut s'arrêter demain tu tu vas, tu
[30:20] vas succéder. Et après il y a forcément des
[30:22] moments qui sont durs, ou il y en a certains qui se retrouvent
[30:28] sans club ou il y en a certains qui se retrouvent avec des
[30:30] blessures ou c'est ultra difficile.
[30:33] Donc ça ça fait partie aussi de de de l'aventure et c'est pour
[30:39] ça que moi je leur casse la tête pour préparer la pose carrière.
[30:44] Et de savoir qu'est ce qu'ils aiment et tout parce que si tu
[30:46] le prépares pas un minimum ça peut être ultra violent.
[30:50] Tu me parles beaucoup de d'être drivé par les objectifs, c'était
[30:54] quoi tes objectifs à 23 ans et c'est quoi tes objectifs
[30:56] maintenant ? 23 ans.
[30:59] Je commence à être dire câble donc c'est ce que je te dis.
[31:01] Je pense que je commence à accepter et à assumer sans
[31:05] forcément le dire que mon rêve c'est d'être PDG d'une grande
[31:07] boîte. Tu vois, c'était ça mon rêve
[31:10] aujourd'hui, c'est d'avoir ma fondation.
[31:13] De développer Ginger évidemment, comme je te dis sur plusieurs
[31:17] marchés, de faire grandir les talents qu'il y a autour de moi.
[31:20] Mais. Mais mon goal ultime c'est
[31:23] d'avoir ma fondation avec plusieurs pôles, un pour les
[31:26] femmes notamment, un pour les enfants et un autre pour les
[31:29] animaux. Donc pareil tu vois, je suis
[31:30] ultra ambitieuse sur sur ma fondation et il va me falloir
[31:33] des moyens et et du monde aussi pour pour m'accompagner
[31:37] là-dessus. Et et voilà.
[31:40] Et après ? On verra ce que ce que la vie
[31:42] nous réserve. Je pense que c'est beaucoup
[31:44] l'opportunité qui se présente, être ouvert à la saisir aux bons
[31:48] mots. Tu vois t'es t'es super driver
[31:51] par tes objectifs mais là tu me parles quand même de d'objectifs
[31:54] pour les autres. Tu.
[31:57] Penses que ça vient d'où ? Ça le fait d'arriver à penser
[31:58] aux autres quand, quand tu penses à toi et tes.
[32:01] Je crois que j'ai toujours été comme ça.
[32:03] Je je suis heureuse quand les gens autour de moi sont heureux
[32:06] et. Je sais que tu vois y a des
[32:11] personnes qui me disent mais quand même limite c'est pas sain
[32:14] tu vois parce que t'arrives jamais à être heureuse pour toi.
[32:19] Mais moi j'aime trop avoir des gens autour de moi qui sont
[32:22] contentes de de pouvoir leur donner accès à ce que moi j'ai
[32:26] accès. J'ai pas, je suis quelqu'un de
[32:28] pas du tout solitaire tu vois et et j'ai accès à des hôtels de
[32:33] malade, j'ai accès à des événements de malade, et cetera.
[32:36] Les vivre toutes seules avec des gens.
[32:38] Donc je m'en fous, reviens en vrai.
[32:40] Quand un jour tout s'arrêtera, pourquoi tu veux qu'on se
[32:43] rappelle de toi ? C'est pour la Fondation, tu
[32:46] vois, de se dire que en fait moi je suis si demain je m'en vais,
[32:50] si je demain je suis plus là et que ma vie elle s'arrête.
[32:54] J'ai aujourd'hui j'ai aucun regret, tu vois et et je veux
[32:58] surtout que les personnes autour de moi elles sont elles soient
[33:00] ultra heureuses et tout parce que je pars entre guillemets,
[33:03] ultra légère. Et si je veux avoir un impact,
[33:09] et c'est pour ça que je suis autant obsédée par ça, c'est les
[33:13] petits à qui j'aurais pu faire vivre des rêves et leur donner
[33:16] de la force pour la suite des traitements qui est ultra
[33:19] difficile. C'est les petits que j'ai en
[33:21] Afrique, dans les orphelinats, c'est les femmes en Afrique
[33:24] aussi, sur toute la partie woman business que j'essaye d'aider.
[33:29] C'est les jeunes filles de la sodaxel qu'on à qui on aura
[33:33] donné de la force et qui auront cru en leurs rêves et à qui on
[33:35] aura pu ouvrir des portes. Ça, c'est des trucs qui sont le
[33:38] plus important pour moi d'avoir dit que j'ai fait la plus grosse
[33:41] campagne qui a fait des 1000000 entre Lewis Hamilton et je ne
[33:47] sais qui. Bien sûr que c'est un goal de
[33:50] ouf, mais c'est pas ça qui va me rendre heureuse, magnifique.
[33:53] On a une petite tradition. Attends, je me permets avant,
[33:56] vas y, tu connais Lewis Hamilton ?
[33:57] Non, j'ai j'ai croisé plusieurs reprises, ouais.
[34:00] Bah j'allais te dire on. A fait pas mal de soirée sur son
[34:03] bateau au Grand Prix de Word. Que que j'allais dire parce que.
[34:06] Mais oui, sur mon podcast, après ça, j'arrête les podcasts, tu
[34:09] vas. Voir que tu auras des
[34:12] opportunités même avec je pense qu'avec des marques et tout tu
[34:15] peux y arriver. On a juste une petite tradition
[34:18] pour faire le podcast, on a 1£ qui est juste là où je demande à
[34:21] chaque invité d'écrire une phrase, une citation qui est
[34:24] importante pour lui et de signer le livre si ça te dérange pas de
[34:25] le faire. Du coup est ce que tu peux
[34:30] partager avec nous ce que tu as écrit dans le livre ?
[34:32] J'ai écrit suivre son intuition, rester en phase avec ses valeurs
[34:36] et aller vers son risque, et surtout se rappeler qu'on a
[34:39] qu'une seule vie. Merci Ben à toi, tu la vis très
[34:42] bien ta vie. Merci Clarisse c'était trop
[34:44] cool. Et ouais, bonne continuation
[34:46] pour ton projet qui qui commence.

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