# Rémi Ragnar | 1,461 AGRESSIONS contre les POMPIERS en 2025!"

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 12 Sep 2025, 54 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/108222887/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2025-8-12%2F407384499-44100-2-e8faa5e11f23a.mp3

Rémi Ragnar avec The Elevate House Dans ce nouvel épisode, Rémi Ragnar partage avec sincérité son parcours de pompier. Il revient sur des interventions marquantes, révèle la vérité sur l’avenir du métier, et évoque les épreuves qui ont profondément façonné sa vie ainsi que sa vision de la profession. Chapitres: 00:00 – Bande-annonce 02:05 – La crise silencieuse des pompiers 07:05 – Quelle est LA CHOSE que le métier de pompier t’a le plus apportée dans la vie ? 11:05 – Comment les pompiers gèrent-ils la peur ? 14:00 – “Tu fais une intervention comme ça, tu es traumatisé pour toute ta vie !” 18:20 – Comment rester positif dans ce métier ? 20:50 – La différence entre les pompiers en France, aux États-Unis et en Chine 27:01 – Comment fonctionne le travail des pompiers lors de grands événements (Grand Prix, Jeux Olympiques, etc) 30:50 – Santé: le secret de Rémi pour rester en forme 33:00 – Développer la discipline 36:10 – Le seul principe que je donnerais aux jeunes 42:35 – Qui est le meilleur Ragnar: toi ou Ragnar le Breton ? 43:16 – La seule valeur que tu aimerais transmettre à tes enfants 49:45 – Alerte sur les feux de forêt en été en France 53:02 – Citation Chaque dimanche, j’interviewe des experts, des célébrités et des athlètes qui partagent leurs parcours de croissance et d’inspiration, en révélant des facettes inédites d’eux-mêmes. Mon ambition est de fédérer une communauté engagée, animée par l’envie de s’élever et de devenir la meilleure version d’elle-même. Mon engagement: vous inspirer à grandir et à vous accomplir pleinement. Présenté par - Étienne Ca Retrouvez-nous sur:Instagram: https://www.instagram.com/theelevatehouse/Tiktok: https://www.tiktok.com/theelevatehouse The Elevate House, le podcast d’inspiration n°1 en France.

## Transcript

[0:00] Tu as beau être le plus fort des pompiers, tu as fait des trucs
[0:02] de fou toute ta vie. Tu fais une intervention comme
[0:04] ça, tu vois des enfants écoutés, tu vois des des des personnes
[0:07] écoutées. Tu vois des familles qui
[0:08] pleurent sur le côté parce qu'ils viennent de perdre devant
[0:09] eux. Déjà, c'est une intervention qui
[0:11] te traumatisera toute ta vie, tu penseras toute ta vie, tu feras
[0:14] des cauchemars toute ta vie et ça change ta façon d'être pour
[0:17] tout le reste de ta vie. Il.
[0:17] Y a des gens qui pourraient pas supporter ton métier, non ?
[0:21] Non, y a eu 1468 agressions en 2024, comment tu vois la vision
[0:24] qu'ont les gens des pompiers en France ?
[0:27] Et ils ont plus le respect qu'on a pour les pompiers.
[0:30] Les gens, ils mélangent uniformes, ils ont une haine qui
[0:33] monte en eux, ça, ça monte vite. Tu sens qu'y a une, qu'y a une
[0:35] tension qui monte vite. Et tu sens qu'à tout moment ça
[0:37] peut ça, ça, ça peut, ça peut dégénérer.
[0:40] Tu penses que c'est quoi la chose que le métier de pompier,
[0:43] ça t'a le plus apporté dans la vie ?
[0:45] Le plus touché chez le pompier et ce que je vois le plus au
[0:47] quotidien on va dire, c'est que tout peut aller très vite et ne
[0:50] pas avoir de regrets. Profiter de ce qu'on a au moment
[0:52] où on l'a, de dire je t'aime à ses parents, de dire Je t'aime à
[0:55] ses enfants. Des fois tu peux en taille sur
[0:57] des trucs où pendant des mois, des, des semaines, tu tu restes
[0:59] à te morfondre et tout. Non, tout va très vite, c'est
[1:01] pour moi. C'est là où je me rends compte
[1:02] que vraiment la vie est précieuse et tout peut aller
[1:06] très vite. Salut tout le monde.
[1:09] Aujourd'hui, on accueille Rémy ragnard.
[1:10] Pour ceux qui suivent le Podcast, on l'a déjà accueilli
[1:13] dans un épisode l'année dernière qui était incroyable, un de nos
[1:15] meilleurs épisodes. Aujourd'hui, on va reparler avec
[1:17] lui de ce que c'est être un pompier, des interventions les
[1:19] plus dures qu'il a vécues et de ce qu'il souhaite transmettre à
[1:22] ses enfants. La plupart d'entre vous me
[1:23] connaissent via mes formats courts, mais avec the Levey
[1:25] House, j'ai envie de vous apporter des conversations plus
[1:27] longues et plus enrichissantes. Avec des guest d'exception
[1:30] chaque dimanche, on a pour objectif de ramener les
[1:32] personnes les plus inspirantes de chaque domaine pour vous
[1:34] aider à atteindre vos objectifs et apprendre de leurs conseils.
[1:37] Quand j'ai arrêté le basket, j'ai besoin de regarder autour
[1:39] de moi pour trouver des personnes inspirantes, pour
[1:41] m'aider à trouver ma voie et mon but.
[1:43] C'est avec le Podcast. C'est un peu de vous rendre la
[1:44] pareille et de vous permettre facilement d'avoir accès à des
[1:46] personnes inspirantes pour vous aider à trouver votre chemin.
[1:49] Par contre, plus de 90% d'entre vous qui regardent les vidéos ne
[1:51] sont pas abonnés à la chaîne donc je vous invite à le faire
[1:54] pour ne plus rater aucun épisode et devenir la meilleure de vous
[1:57] même. Je vous laisse avec le podcast.
[2:05] Rémy, t'as déjà reçu une première fois sur le podcast ?
[2:07] C'était un super épisode. Je suis trop content de te
[2:10] retrouver. Est ce que ça va déjà ?
[2:11] Super, je suis très bien, je suis content de te retrouver
[2:14] aussi plaisir d'être. Ici, très bien, de 2024 à 2025,
[2:19] le nombre de gens qui qui s'engagent pour devenir pompier
[2:21] volontaire, il a baissé à 50000. On voit aussi dans les chiffres
[2:26] que y a beaucoup de de problèmes.
[2:28] Y a des centaines de pompiers qui se font agressés pendant
[2:30] leurs interventions. Y a eu 1461 agressions en 2024.
[2:32] Comment tu vois actuellement la la vision qu'ont les gens des
[2:35] pompiers en France ? Les mentalités, j'ai
[2:40] l'impression qu'elles ont, elles ont changé.
[2:42] C'est chez les jeunes, c'est surtout ça.
[2:45] Je pense qu'on est dans un contexte où les gens, ils
[2:48] mélangent uniformes, ils ont une haine qui monte en eux et ils
[2:53] mélangent. Uniforme et et ils ont plus le
[2:59] respect qu'on a pour les pompiers.
[3:01] Les pompiers tu sais c'est on est le dernier maillon de la
[3:04] chaîne, quand tu nous appelles c'est que t'es dans galère et
[3:08] derrière nous y a personne. C'est à dire que si moi j'arrive
[3:11] pas à trouver une solution, je peux pas appeler les pompiers,
[3:13] c'est moi les pompiers tu vois ce que je veux dire ?
[3:14] Et donc quand on est là on est vraiment là pour aider les gens
[3:18] et ça beaucoup de jeunes l'ont pas en tête.
[3:22] Et quand ils foutent le bordel parce qu'ils sont contents ou
[3:25] parce qu'ils ont envie de de de d'avoir une rébellion contre
[3:28] l'État, un peu contre ce système, Eh Ben ils s'en
[3:31] prennent à nous. Alors qu'on est là pour, pour
[3:33] aider, pour pour pour sauver leur mère, sauver leur père,
[3:36] sauver leur grand-mère, éteindre un feu parce que ça peut
[3:39] entraîner des conséquences. Derrière le mec qui va bosser le
[3:41] matin, tu lui as enfin bref, plein de trucs et et.
[3:46] Et aujourd'hui c'est grave, y a l'alcool, y a la drogue.
[3:51] De plus en plus de drogues synthétiques, les jeunes ils
[3:55] vont en boîte de nuit, moi je promets hein, je te dis hein, je
[3:56] suis travaille sur Juan les pins, ils prennent leurs trucs,
[3:59] tu viens les sauver parce que leurs potes t'as fait un malaise
[4:01] et tout, puis ça ça monte vite, tu sens qu'y a une, qu'y a une
[4:04] tension qui monte vite et tu sens qu'à tout moment ça peut
[4:07] ça, ça ça peut, ça peut dégénérer et et voilà encore une
[4:12] fois je te ce que ce que j'espère faire passer dans le
[4:14] message en même temps que je te le passe, c'est faut vraiment
[4:16] faire attention que nous on on est prêt à donner nos nos vies
[4:20] pour te sauver. Pour sauver ta mère, pour sauver
[4:22] ton père, pour sauver la population et qu'il faut qu'il
[4:25] faut plus nous aider ou en tout cas nous laisser travailler plus
[4:27] que que nous agresser. Surtout que j'ai du mal à
[4:29] comprendre comment on peut en arriver à à agresser.
[4:32] Ouais les pompiers qui sont là pour pour nous aider.
[4:34] Et je pense notamment à ces images.
[4:36] Tu sais après la victoire du PSG où y a 2 pompiers qui se sont
[4:38] fait agresser dans la rue alors que ils essaient juste d'aider
[4:40] quelqu'un, toi t'as t'as déjà vécu des épisodes comme ça ?
[4:42] On t'a déjà agressé. Ou bah alors y a pas longtemps,
[4:46] je y a pas longtemps j'avais mis un poste, après je.
[4:49] Je peux pas communiquer dessus parce que en soit je peux pas te
[4:51] raconter réellement ce que ce qui se passe dans mes internes
[4:53] parce que j'ai un j'ai un j'ai un j'ai un devoir de réserve
[4:56] mais en en tout cas oui ça m'est déjà arrivé plusieurs fois, j'ai
[5:03] souvent laissé de côté dit bon c'est pas grave, il avait bu,
[5:07] bon c'est pas grave il est dans une mauvaise situation.
[5:09] Bon c'est pas grave, ils sont énervés, ils sont révoltés
[5:11] contre le système et aujourd'hui j'arrive à 40, 40 ans, j'ai 2
[5:14] enfants, que je prenne des risques.
[5:17] Pour sauver une grand-mère, pour éteindre un feu que je joue avec
[5:20] ma vie là-dessus entre guillemets, c'est anormal, ça
[5:23] fait partie de mon métier. Mais que je prenne des risques
[5:28] sur ma vie parce que le MEC il est en colère contre le système
[5:30] ou parce que le mec il a simplement trop bu et et qu'il a
[5:34] une haine contre cet uniforme, non je l'accepte plus.
[5:37] Donc aujourd'hui je suis prêt à porter plainte, je suis prêt à
[5:39] voilà à pas à me défendre violemment parce que c'est pas
[5:42] mon but, je suis pas là pour ça, mais voilà je je j'espère.
[5:46] Que en criant cette alarme en disant les gars, prenez
[5:50] conscience de ça en faisant peut être un petit peu du bruit sur
[5:52] les réseaux sociaux. J'ai cette chance d'avoir une
[5:54] communauté importante aujourd'hui pour leur dire
[5:57] voilà, protégez nous prenez soin de nous plus que.
[6:02] Nous nous dégrader et et nous gêner quoi ?
[6:04] Est ce que malgré tout tu as des moments ou des interventions qui
[6:06] te redonnent foi un peu en en la vision qu'ont les gens des
[6:08] pompiers ? Oui oui oui oui bah tu il suffit
[6:11] que tu tous les jours quand je pars en avec le camion, je
[6:13] croise forcément un ou 2 enfants qui vont me faire des coucous.
[6:16] Tu vois, tu vois dans la dans dans dans les yeux des gosses
[6:18] que que tu es un héros, c'est c'est c'est hyper flatteur,
[6:24] c'est tu as, tu as une reconnaissance, les gens ils
[6:25] sont contents, tu as on a quand même vachement on est, on est
[6:28] quand même vachement aimé. Attention hein.
[6:32] Les les y a quand même une 95% de la population, 90% de la
[6:35] population aiment les pompiers. Puis encore une fois je te dis
[6:38] quand tu vois les les les gamins, quand tu passes avec le
[6:40] camion de pompiers hein, tu les vois, ils jouent avec les
[6:42] camions de pompiers, tu vas dans les trucs de les magasins de de
[6:44] Jouets, t'as des camions de pompiers, donc ils jouent avec
[6:46] ça, ils regardent la Pat patrouille, rien ne sament le
[6:48] pompier. Donc quand toi tu passes avec
[6:49] ton camion, ils ont des grands yeux qui brillent et ils te font
[6:51] des grands coucous et et c'est et c'est flatteur, c'est c'est
[6:54] gratifiant, c'est c'est un kif en vrai.
[6:59] Tu m'étonnes ? Tu penses que c'est quoi la
[7:02] chose que le métier de pompier, ça t'a le plus apporté dans la
[7:04] vie ? Ça m'a apporté énormément de
[7:09] choses au niveau psychologique, au niveau physique, au niveau de
[7:18] de de voir la en fait en fait, je je je pense que ça a été de
[7:25] côtoyer tellement la misère. Que je je me rends compte de la
[7:33] chance que j'ai d'une d'être en vie de 2, d'avoir la famille que
[7:37] j'ai de c'est en fait ça, ça m'a, ça m'a, ça a accentué et ça
[7:42] m'a montré que déjà, encore une fois, ça va vite, qu'à tout
[7:46] moment t'es plus là. Tu tu vois ce que je veux dire ?
[7:48] Que quand je fais un accident, j'ai fait des potes à moi qui
[7:49] sont tués en scooter avec qui j'étais au lycée et des trucs
[7:52] comme ça qui ont le même âge que moi.
[7:55] Et je me dis ça va vite putain. Tu, tu, tu vois ce que je veux
[7:57] dire ? Ça va, y a y a tout qui peut à
[7:59] une 2nde tu peux perdre tout ce que tu as le je pense que ce qui
[8:02] m'a le le plus touché chez le pompier et ce que je vois le
[8:05] plus au quotidien on va dire, c'est que tout peut aller très
[8:07] vite et ne pas avoir de regrets. Même si tu en auras toujours
[8:11] hein. Forcément à un moment donné tu
[8:11] auras du regret sur des trucs que tu te dis putain j'aurais dû
[8:13] faire ça là, pourquoi je suis pas allé là ?
[8:16] Et mais voilà, tout peut aller très vite et profiter de ce
[8:19] qu'on a au moment où on l'a, de dire je t'aime à ses parents, de
[8:24] dire Je t'aime à ses enfants. Parce qu'aujourd'hui on est là
[8:27] et demain on est peut être plus là.
[8:29] Et pourtant t'es en bonne santé t'es bien et je dois hein sur
[8:32] des intérêts que je fais hein mec si tu es en moto en une 2nde
[8:34] il perd ses gosses, sa femme et c'est dur pour les gens qui sont
[8:39] derrière et voilà t'as t'as disparu en en une façon donc des
[8:42] gens ils pleurent pendant un an, 2 ans ils diront ouais super et
[8:46] voilà. Donc ne pas avoir de profité de
[8:48] ce que t'as et arrêté de des fois tu peux en taille sur des
[8:52] trucs où pendant des mois, des des semaines tu tu restes à te
[8:54] morfondre et tout non tout va très vite.
[8:56] Tout peut être profitons d'être en vie, d'être en bonne santé,
[8:59] d'avoir la chance d'être en bonne santé parce que c'est une
[9:01] chance hein, c'est une chance hein.
[9:02] Moi je vois des mecs qui ont que je vais ramasser, ils me disent
[9:05] mais y a 2 mois j'étais en pleine forme, y a un an regarder
[9:07] comment j'étais, tu les vois, tu les tu vois, moi j'arrive à à
[9:10] voir dans dans ce métier de pompier, des des transformations
[9:13] des des des personnes que tu vas faire en intervention, que tu te
[9:16] rappelles d'avoir fait un an avant, qui étaient au top, ils
[9:18] ont eu une maladie et tu les ramasses, ils sont transformés
[9:21] et mine de rien, ça ça te touche et tu te dis.
[9:24] On a de la chance et le pire pour moi ça reste vraiment quand
[9:27] même comme l'accident que j'ai pu avoir auparavant, les
[9:30] accidents de la route. C'est tellement malheureux quand
[9:32] tu tu fais un gosse de 20 ans, 25 ans, tu dis qu'il a toute sa
[9:36] vie devant lui, qu'il vient de se tuer ou un papa de 40 ans qui
[9:40] qui sait tuer. Enfin c'est pour moi.
[9:42] C'est là où je me rends compte que vraiment la vie est
[9:45] précieuse et tout peut aller très vite.
[9:47] Tu vois ce que je veux dire et c'est pour moi le le la plus
[9:50] grosse valeur. Je sais pas si c'est une valeur
[9:52] mais voilà profiter de chaque moment.
[9:54] Et qui fait la vie au maximum, quoi.
[9:56] C'est vrai que c'est intéressant et que Ouais, je sais que sans
[10:00] sans voir ce que ce que tu n'as pas, tu peux, ça t'aide pas à le
[10:03] comprendre sans plus y a pas de soleil, enfin sans plus on
[10:06] apprécie moins le soleil c'est c'est.
[10:07] Exactement ça, mais c'est ça. J'étais y a pas longtemps avec
[10:09] Mathieu Blanchard donc c'est un ultra trailer qui a qui a fait
[10:13] des aventures de fou 600 km dans la neige et il a traversé des
[10:16] moments où il savait même pas s'il allait pouvoir survivre,
[10:20] mais il continuait malgré tout à avancer.
[10:23] Toi, dans les moments où y a des interventions qui peut être
[10:25] extrêmement dures, ou c'est vraiment difficile pour toi de
[10:28] continuer, qu'est ce qui te pousse à continuer à avancer
[10:30] justement ? L'adrénaline je pense.
[10:35] Le mental. Après je pense que j'ai pas vécu
[10:40] de de moments comme il part. Sursis, tu m'as dit combien de
[10:43] kilomètres ? 5 km ?
[10:46] Je pense que ils arrivent à un moment donné où leur leur esprit
[10:49] carrément. Ils presque ils se voient
[10:51] au-dessus. Non moi ce qui me pousse à
[10:53] avancer, à sauver c'est Ben c'est forcément c'est l'envie de
[10:59] donner la de de de sauver une vie.
[11:01] Je sais pas comment t'expliquer, t'as un truc en plus ou tu dis
[11:03] le mec il a peut être des gosses, il a peut être une
[11:04] famille pour pour les gens qui sont derrière forcément moi
[11:07] quand je pars en Inter et que je fais des Inter qui font peur
[11:09] parce que la peur on l'a, on on l'a tout le temps hein.
[11:13] Ce qu'il dit, le pompier qui te dit moi j'ai pas peur c'est soit
[11:16] Il est fou, soit c'est un menteur, tu vois ce que je veux
[11:18] dire ? Parce que la peur c'est ce qui
[11:20] permet d'avoir un frein et ce qui permet de donner une raison.
[11:22] Je vais pas prendre de je vais prendre des risques pour jouer
[11:24] ma vie mais j'aurai tout le temps cette peur.
[11:27] Et je vais toujours penser à mes gosses, mes gosses, ma mère, mon
[11:30] père, mais souvent mes gosses quand je fais une intervention
[11:33] où je prends des risques, où je sais qu'il y a un peut être une
[11:35] risque d'explosion parce que c'est peut être une bouteille de
[11:37] gaz ou parce que je risque de tomber.
[11:40] Enfin je sais pas mais je pense à mes gosses et je me dis
[11:43] souvent sur les interventions où des fois on a du mal où c'est
[11:45] dur physiquement. Que en souvent tu vas peut être
[11:48] sauver des gosses, tu vas peut être sauver des familles qui qui
[11:51] ont des gosses, des des personnes qui ont des enfants et
[11:54] parce que quand tu toi tu perds c'est moi demain je meurs, je
[11:58] sais pas où je vais moi, mais en tout cas je sais à qui je vais
[12:00] faire du mal. Tu vois s'ils vont souffrir
[12:03] toute leur vie, ma mère elle va souffrir le reste de sa vie, mon
[12:05] père, ma sœur, mon frère, mes grands-parents qui sont encore
[12:07] là, tu tu vois, tu détruis une famille en en en en perdant.
[12:11] Donc je me dis qu'en sauvant quelqu'un tu vas peut être
[12:13] sauver cette personne c'est sûr, mais toute sa famille.
[12:16] Parce que quand tu perds quelqu'un, tu perds.
[12:18] Donc souvent c'est ça qui me fait qui me donne ce truc en
[12:21] plus et qui me permet des fois de me dépasser en disant Ben
[12:25] voilà, en fait tu sauves pas qu'une personne mais tu sauves
[12:26] toute une famille, tout un groupe de personnes et et c'est
[12:31] c'est c'est une puissance qui s'explique pas.
[12:33] Je te le dis clairement que ça s'explique pas, ça se ressent.
[12:35] Mais j'ai tellement de respect pour ça parce que t'es prêt à
[12:38] pour sauver une famille. T'es prêt à sacrifier la tienne
[12:41] finalement. Donc comment tu ?
[12:43] Enfin, cet équilibre, il est dingue.
[12:44] Je trouve. Ouais mais ça ça se fait, ça se
[12:46] fait tout seul, tu l'as, tu l'as, tu le fais de demain, ça
[12:51] dépend de l'intervention, ça dépend de tellement de choses,
[12:53] mais tu tu le fais, tu y vas, tu réfléchis pas trop et quand ça
[12:57] devient un peu truc, et surtout c'est le recul que t'as après
[13:00] après. Et puis c'est la satisfaction
[13:02] une fois quand t'as quand t'as réussi à faire quelque chose qui
[13:05] est qui qui est extraordinaire. Mais tu vois, je vais te parler
[13:07] d'un truc encore rien avant, mais la la dernière fois je suis
[13:10] dans dans la même dans la même garde.
[13:13] J'ai quelqu'un qui est mort devant moi, ça m'arrive souvent
[13:16] hein ? Je fais beaucoup de personnes
[13:17] qui meurent chaque semaine, j'en j'en vois plein.
[13:20] Voilà il était bien quand on est arrivé, il a fait certainement
[13:23] un infarctus, bref il est parti de devant nous avec nous mais
[13:26] essayez de le sauver, on l'a pas sauvé et 4 h après je faisais
[13:29] une une une dame, je faisais un accouchement à la maison, donc
[13:33] en 04h00 de temps j'ai vu la la J'ai vu la mort, j'ai côtoyé la
[13:37] mort à de plus près et on a donné la vie.
[13:40] On a participé à avoir la vie au plus près et cette façon de de
[13:45] voir les choses, elle est quand même, elle est quand même
[13:47] extraordinaire dans dans ce métier et elle te, elle te, tu
[13:50] vois, on était tu, tu peux être prise, enfin tu vois, c'est
[13:53] c'est incroyable, c'est un métier qui est incroyable.
[13:55] C'est pour ça que pour rien au monde pourrait pour l'instant à
[13:58] l'heure actuelle changer ce que je fais.
[14:00] Mais est ce que tu penses que il faut quand même être un peu
[14:02] particulier ? Y a y a des gens qui pourraient
[14:04] pas supporter ton métier non ? Ah oui ?
[14:07] Ah oui, je pense énormément de personnes.
[14:09] Je suis, tu vois des trucs dégueulasses, enfin tu vois des
[14:13] trucs. La mort c'est quelque chose
[14:16] t'habituer à voir, la mort c'est quelque chose, c'est quelque
[14:18] chose qui vient rapidement, tu t'habitues rapidement hein ?
[14:20] On est sur la Côte d'Azur, il y a beaucoup de personnes âgées,
[14:23] il y a des gens qui meurent tous les jours, voilà je, je fais des
[14:27] morts toutes les semaines, mais je fais aussi des trucs
[14:31] horribles, des gens qui vont s'éclater en scooter, des gens
[14:33] qui vont se défenestrer, des gens que tu retrouves enfin un
[14:38] petit. Tu fais des trucs horribles, tu
[14:40] fais des trucs dégueulasses visuellement à voir des corps
[14:43] humains explosés dans plein d'États, un mec qui saute sous
[14:47] un train tu quand tu t'arrives sur des trucs, faut que tu sois
[14:49] habitué à voir des trucs comme ça.
[14:51] C'est pas donné à tout le monde. Mais qui a peur du sang ?
[14:53] Il pourra pas être pompier, je te le dis clairement.
[14:55] Mais même porter des trucs, y a pas d'entraînement.
[14:57] Non, y a pas d'entraînement aussi.
[14:59] Te, je vais te te te te parler de d'un truc, d'un truc atroce.
[15:03] J'y étais pas hein. J'ai dû du j'y étais pas et j'ai
[15:07] regretté longtemps de pas y avoir été.
[15:09] Même si aujourd'hui je suis content de pas y avoir été parce
[15:11] que j'ai vu des potes à moi qui ont qui ont changé leur façon de
[15:13] penser. Mais sur les attentats qu'il y a
[15:14] eu à Nice, il suffit que tu fasses une intervention comme
[15:17] toi. Tu as beau être le plus fort des
[15:18] pompiers du guerrier, tu as fait des trucs de fou toute ta vie.
[15:22] Tu fais une intervention comme ça où tu vois des enfants
[15:24] éclatés, tu vois des des des personnes éclatées, tu vois des
[15:26] familles qui pleurent sur le côté parce qu'ils viennent de
[15:28] perdre devant eux. Ça peut déjà, c'est une
[15:31] intervention qui te traumatisera toute ta vie, tu y penseras
[15:34] toute ta vie, on fera des cauchemars toute ta vie et ça
[15:37] change ta façon d'être pour. Tout le reste de ta vie donc il
[15:40] suffit d'une intervention. Demain je suis pas à l'abri, je
[15:43] touche du bois hein, je suis-je le sais hein, je fais mon
[15:47] travail dans la ville où je suis né, où j'ai grandi, je côtoie
[15:49] des gens, je côtoie ma famille qui vit là demain je suis pas à
[15:53] l'abri de faire ma tente faire tu vois, je vais pas te parler
[15:57] d'autres trucs parce qu'après je me fais pas à me porter l'œil
[16:00] non plus. Mais voilà tu fais, tu peux
[16:02] faire, il suffit d'une intervention pour que tout
[16:06] bascule. Et ça en personne est à l'abri.
[16:11] Voilà je vais pas te parler de trucs, mais je sais que c'est
[16:14] pas. Enfin bref, je vais même pas
[16:16] rentrer dans des sujets, mais voilà, t'es pas à l'abri de
[16:18] faire une intervention qui qui va marquer et qui va te changer
[16:21] ta façon d'être, ta façon de penser, qui va peut être te
[16:22] faire dire Ben il faut que j'arrête, voilà c'est j'ai fait
[16:26] ça, j'ai fait des trucs énormes, il faut que j'arrête, je suis
[16:29] plus apte à voilà, je suis traumatisé, on peut faire des
[16:32] trucs traumatisants, et ça si c'est que.
[16:34] Enfin. C'est que nous voilà, il suffit
[16:38] d'une y a des mecs qui passent à travers toute leur carrière, qui
[16:41] font des trucs horribles et tout, mais qui passent, et après
[16:43] il suffit d'une intervention un peu plus différente que les
[16:45] autres. Et voilà, là je te parle d'un
[16:47] pote à moi et solide Gaillard, je vais te la raconter.
[16:50] Mais voilà, solide Gaillard qui a pas longtemps a fait une
[16:53] noyade sur des enfants, le premier qui est arrivé et tu
[16:57] vois, j'en ai parlé, il est dans, il est avec moi, j'en ai
[17:00] parlé avec lui, j'ai vu que il avait pris quelque chose quand
[17:03] même, tu vois. Et pourtant voilà, c'est le mec,
[17:07] il a déjà fait, il a une grosse carrière, il en a déjà fait
[17:10] plein. Là ça là était un peu plus
[17:11] particulièrement que les autres et c'est j'ai vu que ça l'avait
[17:14] touché quoi. Et donc quand t'es comme ça, tu
[17:17] sais que pendant des des des mois tu vas y penser et que tu
[17:21] vas toute ta vie. Tu risques d'avoir ce cauchemar
[17:23] à un moment donné qui te fait que que t'es rattrapé par une
[17:26] intervention atroce que t'as faite et ça tu l'as l'esprit.
[17:29] Faut l'avoir à l'esprit donc c'est pour ça que bah tout le
[17:32] monde peut faire ce métier. Et voilà il faut l'avoir à
[17:36] l'esprit qu'un jour t'es pas l'abri de faire l'intervention
[17:39] de de trop ou l'intervention différente qui t'aura marqué
[17:42] pour toute ta vie. Est ce que t'as déjà pensé à
[17:44] arrêter après une intervention ? Non, non, non, non, non, non,
[17:49] non, non, non. J'ai, j'ai fait des trucs
[17:51] horribles atroces, mais voilà, t'en parles, t'en parles avec
[17:59] tes potes, t'en parles à la caserne ?
[18:00] Et après ? Et après ça passe.
[18:04] Mais non non non, je j'aime trop ce que je fais encore une fois.
[18:07] Après à à l'heure d'aujourd'hui je te dis pas que demain peut
[18:09] être dans 5 ans ce ferait un truc et tu tu me mets à la
[18:11] demande pour me dire pourquoi Rémi t'as arrêté d'être
[18:13] pompier ? J'espère pas non j'espère pas
[18:15] non plus mais bon voilà je touche du bois et et voilà faut
[18:19] l'avoir faut l'avoir, faut l'avoir à l'esprit.
[18:21] Bah tu vois ce que ce que j'admire chez toi, c'est que
[18:23] malgré que tu fasses un métier très dangereux, très
[18:26] potentiellement traumatisant, tu restes quand même toujours
[18:28] positif et je trouve que c'est c'est c'est un gros plus.
[18:33] Est ce que ? Pour toi ta manière de
[18:34] communiquer sur le réseau autour du métier de pompiers et toi
[18:36] même tu penses que ça aide à donner envie à des gens de
[18:39] devenir pompiers ? Ah oui j'ai des sans te mentir,
[18:43] j'ai des messages tous les jours, tous les jours j'ai 3 4
[18:47] messages de de jeunes ou de moins jeunes qui veulent soit
[18:52] devenir sapeurs-pompiers volontaires, soit devenir
[18:53] sapeurs-pompiers professionnels. Et forcément la, on va dire la
[18:58] motivation que je transmets, elle motive des gens.
[19:03] Putain c'est bien, c'est bien ce qu'il fait, c'est bien, je suis
[19:05] là, je perds mon temps, je suis-je suis sportif, j'ai envie
[19:09] de me rendre utile. Et ce que je te disais au au
[19:10] début de au début de notre vidéo, c'est excitant.
[19:13] T'as de l'Adrénaline, t'as tu, tu tu sens que tu rends service
[19:17] aux gens, tu viens sauver des gens.
[19:21] Euh, quand tu. Et puis le le Graal, c'est le le
[19:23] peu de feu qu'on fait, mais quand tu fais un feu, tu vas,
[19:25] t'as une montée d'Adrénaline, t'as une montée de comme comme
[19:28] un peu un militaire qui partirait en mission
[19:29] d'investigation, sauf toi, ton ennemi c'est le feu, ton ton
[19:32] arme c'est la lance, tu vas être t'un putain t'as un esprit
[19:35] d'équipe. En vrai, c'est un métier qui est
[19:36] pour pour moi qui est extraordinaire.
[19:38] Donc même si on est mal aimé qu'on serait mal aimé, je pense
[19:40] clairement que je continuerai et à essayer de de de faire changer
[19:44] cette idée à la à la population. Cette motivation, elle se
[19:48] transmet et j'espère la transmettre de plus en plus pour
[19:50] booster des. Des jeunes à à devenir pompiers,
[19:53] à devenir pompiers volontaires, à venir nous aider à nous aider.
[19:56] Quand tu nous vois à une intervention, à se former en
[19:59] tant que secouriste pour aider les gens parce que tu vois y a
[20:02] pas que les pompiers aussi hein. Tu peux devenir secouriste à
[20:04] prendre des gestes de de premiers secours pour demain si
[20:07] tu vois un malaise dans la rue, pouvoir gérer si tu vois ta
[20:10] grand-mère qui fait un arrêt cardiaque, pouvoir commencer à
[20:11] faire un asperge cardiaque tu vois c'est tout ça.
[20:14] Et je sais que j'en motive plein et ça me motive moi aussi hein,
[20:17] je suis pas cette motivation, elle se transmet ce qu'on me
[20:20] donne. Je le prends et je le remets en
[20:23] motivation. Mais ouais, ça me motive de
[20:25] motiver les gens et d'avoir autant de messages comme ça pour
[20:27] pour aider les gens et voir ce que ça motive tellement de gens
[20:31] à devenir pompier. C'est top.
[20:32] Petite interruption, merci d'être arrivé aussi loin dans le
[20:35] podcast. C'est un soutien important pour
[20:36] nous. N'hésite surtout pas à laisser
[20:38] en commentaire ton avis, une question ou peut être un guest
[20:41] que tu aimerais voir dans un prochain épisode.
[20:43] N'hésite aussi pas à liker et à t'abonner et pourquoi pas
[20:46] envoyer le podcast à un ami ou une connaissance que tu penses
[20:48] que ça pourrait aider. On continue avec l'épisode.
[20:51] Donc là on a parlé un peu d'immunité de pompiers en France
[20:53] mais je sais que dans les autres pays c'est c'est très différent.
[20:56] Est ce que tu sais les différences entre les pompiers
[20:58] en France et les pompiers aux États-Unis par exemple ?
[21:00] Ouais alors c'est pas partout pareil mais en fait ils ont une
[21:03] partie où ils font que le feu donc y a vraiment le sapeur
[21:06] pompier aux États-Unis, il va faire que le feu et t'as un côté
[21:09] paramédical donc ils ont une formation un peu plus on va
[21:12] dire. C'est comme des infirmiers donc
[21:13] eux ils montent dans dans dans les ambulances et après t'as des
[21:16] parties où eux ils sont formés pour faire que les incendies.
[21:20] Feu de voiture, feu d'appartement, et cetera, et
[21:22] cetera. Donc y a 2 trucs différents,
[21:24] nous en France on fait tout, on fait les ambulances et on fait
[21:28] le feu, ce qui est top clairement hein, mais aux
[21:31] États-Unis dans certaines parties.
[21:32] Après j'y connais pas trop suffisamment.
[21:36] Le pompier américain c'est c'est la classe hein, c'est c'est le
[21:39] Fire Fighter c'est mais ouais ils sont vraiment spécialisés
[21:42] dans dans les incendies. T'as une autre partie qui est
[21:44] spécialisée dans dans tout ce qui est paramédical.
[21:47] Et est ce que y a des choses que t'as entendues ou vues dans des
[21:50] corps de pompiers à l'étranger dont tu penses qu'il faudrait
[21:52] qu'on s'inspire en France ? Je.
[21:53] Crois que les les meilleurs du monde c'est les tous les pays
[21:56] norvégiens, irlandais, tous ces pays-là, ils sont en avance sur
[21:59] nous et ils ont des des techniques de de distinction,
[22:03] des analyses peut être du feu, des analyses dans la
[22:05] désincarcération qui sont peut être en avance sur nous.
[22:07] Nous la France on est quand même, on va, on va pas se
[22:10] mentir, on est quand même bien. Je trouve que le matériel qu'on
[22:13] a, il est quand même bien. On est souvent renouvelé au
[22:15] niveau du en tout cas dans ma caserne.
[22:17] Après tu sais, chaque département est un peu
[22:20] différent, a des budgets différents et utilise son argent
[22:22] un peu différemment, mais je trouve qu'on est quand même
[22:24] bien. On est, on a souvent des remises
[22:26] en question, des formations où on change des techniques parce
[22:29] qu'on on a. On a compris que le feu était
[22:31] analysé différemment que au niveau médical, on a compris que
[22:34] Ben certaines méthodes étaient moins bien et d'autres étaient
[22:36] plus efficaces. Donc on est, on a souvent une
[22:39] remise à jour, on s'inspire effectivement d'autres pays.
[22:41] Quand un autre pays trouve une autre nouvelle technique, une
[22:43] nouvelle lance qui permet d'éteindre plus facilement les
[22:45] feux parce qu'elle elle disperse l'eau peut être mieux dans la
[22:47] pièce ou je sais pas, on on on prend et puis on essaie de
[22:51] l'adapter pour pour la pour former toute la France.
[22:53] Donc non, je pense qu'on est quand même bien, qu'on est quand
[22:55] même calé. Je pense qu'il y aura toujours
[22:56] des choses à améliorer et puis ça va avec avec avec l'évolution
[23:01] hein. Je sais vu que maintenant y
[23:02] avait des des des lances. À partir de drones, les feux de
[23:05] forêts sont analysés à partir de drones, donc on arrive à repérer
[23:07] plus facilement quand y a un feu de forêt qui n'est pas.
[23:09] Je suis pas suffisamment calé là-dedans mais je sais que là au
[23:12] niveau de la France on est quand même bien au niveau de
[23:15] l'évolution, on essaie de se mettre toujours à jour même si
[23:17] par rapport à certains pays je pense qu'on est encore encore en
[23:19] retard sur quelques trucs. Voilà je vais pas casser ce
[23:22] qu'on est, je trouve qu'on est bien, je pense qu'on est formé,
[23:24] qu'on a des bonnes formations pour toujours faire un peu plus.
[23:27] Mais voilà, moi je me sens pas en retard par rapport à d'autres
[23:30] pays encore une fois. Je suis pas assez calé.
[23:32] Je suis pas allé voir dans d'autres pays ce qui se passe,
[23:35] comment ils travaillent, comment sont leurs gardes.
[23:36] Mais voilà, dans dans moi, les retours que j'ai d'intervention
[23:39] qu'on a pu faire, je pense qu'on est pas mal o.
[23:42] K je veux pas dire de bêtises, mais il me semble qu'en Chine
[23:45] t'es allé dans une caserne. Ouais ouais c'est quoi le le
[23:48] truc qui t'a le plus choqué ? La plus grosse différence que
[23:50] t'as vu là-bas y avait peut être pas.
[23:53] De non, franchement, je m'attendais à avoir un truc
[23:55] totalement différent. Et en fait, leurs tenues
[23:58] ressemblent à aux tenues américaines.
[24:00] OK les camions ressemblent aux camions américains, super super
[24:04] beaux avec des beaux chrome, on n'a pas trop ça en France tu
[24:07] vois les les les les les les ce qu'ils ont aux États-Unis et en
[24:10] Chine. Ce que j'ai vu aussi, ils le le
[24:13] le conducteur du du du du camion on va dire hein, du du du de de
[24:16] du de l'engin prend soin de son camion.
[24:19] Donc là le mec que j'ai que j'ai vu, moi le pompier que j'ai vu
[24:22] il était conducteur de donc du du du camion qui part au feu
[24:25] hein. Je vais te parler avec des mots
[24:26] pour, pour pour le public. Camion qui part en feu hein donc
[24:29] et il avait les il nettoyait les chromes, tu sais il était je
[24:32] sais pas, il devait être 11 h 11h30, le mec il frottait ses
[24:34] chromes, ils ont toujours les les chromes à l'avant, les
[24:36] pare-chocs magnifiques, les jantes chromées je pense.
[24:39] Tous les véhicules n'ont pas des jantes, c'est des enjoliveurs,
[24:47] des trucs, enfin y a plein de trucs qui sont différents, mais
[24:49] ouais en Chine c'était c'est c'est ça.
[24:54] Après j'ai fait le tour vite fait de la caserne, après le ils
[24:56] parlaient que Chinois donc c'était compliqué.
[24:59] J'avais envie de discuter de de plein de trucs avec lui donc
[25:01] j'ai pas pu pousser le truc. Mais non je pense que ça
[25:05] ressemble plus aux aux États-Unis quoi qu'à la France.
[25:08] Mais sinon dans dans la dans dans la façon de travailler
[25:11] c'est la même chose. Le seul truc qui m'a surpris
[25:12] c'est qu'ils avaient une grande échelle.
[25:14] Nous la, celle que moi j'ai à la caserne jusqu'à 34 M de haut et
[25:17] la leur elle devait faire le double.
[25:18] Je pense qu'elle démontait 70 M je sais pas, j'ai pas j'ai pas
[25:22] réussi à expliquer mais je pense que Ouais Ben vu qu'ils ont des
[25:24] buildings, je crois que la Chine.
[25:27] C'est le pays où il y a le plus de de de building de plus de 300
[25:30] M ou plus de 500 M. Je sais plus mais j'avais
[25:32] regardé et donc ils ont des échelles qui vont monter peut
[25:35] être une centaine de mètres. Donc ouais nous en France on va
[25:39] dire qu'on est limité, en tout cas de moi dans ma caserne perso
[25:43] à une trentaine entre 30 et 35 M.
[25:46] Et eux ils ont des des échelles qui doivent faire le double
[25:50] voire le triple, donc c'est des gros, presque des grues tu sais.
[25:53] Donc impressionnant. Mais sinon non.
[25:56] Après dans la façon de travailler, je pense que ça ça
[25:59] se ressemble hein. Tu mets ta ta ta bouteille d'air
[26:01] dans le dos et et tu vas attaquer ton feu hein ?
[26:04] C'est marrant, j'ai l'impression que vous avez une connexion
[26:06] entre pompiers, genre peu importe d'où vous venez, t'as
[26:08] ressenti ça là bas ? Ouais bah plus plus jeune
[26:11] j'osais pas quand je suis rentré pompiers j'osais pas trop aller
[26:14] faire le le passionné entre guillemets dans les casernes et
[26:17] me dire Bon les mecs je suis en train de travailler, je vais pas
[26:18] dire coucou, je suis pompier français.
[26:20] Et encore pire avec les réseaux sociaux.
[26:22] Coucou je suis Rémy ragnard est ce que je peux ?
[26:24] Enfin tu vois, j'avais pas envie d'avoir cette cette cette cette
[26:28] façon de penser, mais là en vieillissant j'aime bien, je
[26:32] vais discuter un peu avec eux, je prends, j'essaie de regarder
[26:35] un peu leurs engins, comment ils sont, voir s'il y a une
[26:36] différence entre en en en avec avec nous la France tu sais par
[26:38] curiosité et effectivement on a une Ben on on fait le même
[26:43] métier, on va dans, on côtoie la misère, on côtoie la vie, on
[26:47] côtoie la mort donc on a forcément un.
[26:49] Un lien, un lien de connexion ? Comme 2 pilotes qui vont se
[26:52] rencontrer comme comme 2 personnes qui font le même
[26:55] travail, qui vont se rencontrer. Et puis alors nous en tant que
[26:56] pompiers on a peut être un truc, on a peut être cette flamme en.
[27:00] Plus y a pas très longtemps aussi.
[27:01] J'ai parlé avec le chef des pompiers de Monaco, OK, et il
[27:04] m'a. Il m'a parlé notamment du du
[27:06] Grand Prix des des grands événements comme ça où ils sont
[27:08] appelés de temps en temps. Est ce que toi aussi y a des
[27:10] moments comme ça où y a des événements particuliers et où
[27:13] vous êtes appelés avec un dispositif différent ?
[27:14] Ouais. Ouais ouais alors là on a eu la
[27:17] flamme olympique qui est passée y a pas longtemps sur sur
[27:19] Antibes, forcément y avait des des on.
[27:22] On y a plus de monde qui va venir travailler à la caserne,
[27:24] on va appeler plus de de personnes parce qu'y a forcément
[27:27] un risque en plus, risque d'attentat risque plus de monde
[27:31] dans la ville, donc plus d'interventions possibles, plus
[27:34] d'accidents probables. Après nous, on n'a pas
[27:37] d'événements comme le Festival de Cannes, comme le Grand Prix
[27:40] de Monaco sur Antibes, donc c'est c'est c'est moins fréquent
[27:43] qu'y ait des gros événements. Dans ceci là j'imagine que le
[27:46] Grand Prix de Monaco ça doit être un le monde qui arrive et
[27:50] puis l'argent qu'y a en plus, donc il faut vraiment protéger
[27:52] tout ça. Nous non, mais en tout cas oui,
[27:55] j'ai fait des événements comme je te dis, comme la flamme
[27:57] olympique, comme des Trucs comme ça où forcément y a plus de de
[28:00] demandes, mais y a c'est c'est pas moi qui gère hein.
[28:03] Y a des chefs qui vient qui ont pensé qu'ont qui ont fait une
[28:05] prévention sur tout ça, et ils vont dire voilà, là on a besoin
[28:07] par exemple pour un feu d'artifice, ils vont mettre un
[28:10] un camion de feu à côté du feu d'artifice au cas où, si ça
[28:13] dégénère, au cas où, si. Voilà, mais forcément les les
[28:16] moyens et les dispositions des engins vont être vont être
[28:18] différents. Et aussi à Monaco.
[28:20] Il m'a dit qu'ils avaient vu que c'est un endroit assez petit.
[28:23] Ils sont obligés d'arriver sur les lieux 7 Min après qu'ils
[28:27] qu'ils ont été appelés. Est ce que vous aussi vous avez
[28:29] un objectif de temps comme ça ? Ou alors c'est ouais.
[28:31] Ouais ouais, forcément on essaie de partir.
[28:33] Bah au plus vite tu vois quand tu nous appelles.
[28:36] Que ce soit du que ce soit à 00h00, 1 H, 2 H, 3 h du matin.
[28:39] Si on est en train de dormir on a on a une fourchette de temps
[28:42] qui est peut être un peu plus longue veut pas dire bêtise,
[28:43] c'est 2 à 2 à 5 Min peut être je sais pas exactement le temps
[28:47] mais on essaie d'aller au. Plus vite possible.
[28:49] Et quand vous allez vite comme ça, j'imagine que c'est dur de
[28:51] rester organisé, de rien oublier.
[28:53] Comment vous faites pour associer vitesse et précision ?
[28:56] C'est quoi ? C'est de l'entraînement surtout.
[28:58] Ouais, c'est de l'entraînement, tu le fais, tu le refais, tu le
[29:00] fais chaque nuit, donc t'imagines sur une année ?
[29:04] Puis t'as été formé pour ça, je te dis une bêtise, moi ma
[29:08] chambre c'est comme dans les films hein, parce que tu vois
[29:10] hein, elle est au-dessus de la perche de feu.
[29:12] Donc quand je sonne prends mon bip déjà t'as une je pense que
[29:16] c'est peut être pour ça qu'on qu'on meurt plus vite, plus tard
[29:18] parce qu'on prend des châtaignes à 02h00 du matin quand t'es en
[29:20] train de dormir, ton bip il sonne, tu l'éteins, tu
[29:23] t'habilles vite, tu descends ta perche de feu donc t'as une
[29:25] perche, tu descends 4 M en bas, t'arrives en bas, tu t'équipes.
[29:30] Donc sur pantalon, moi je suis, on est organisé, on met nos nos
[29:33] vêtements, je vais te parler du feu parce que c'est ça reste
[29:35] quand même l'intervention type ou du du du pompier.
[29:39] Donc nous tous les soirs, tous les mêmes jours, on met notre
[29:42] pantalon de feu, nos nos, nos bottes, notre veste de feu,
[29:45] notre casque déjà prêt, notre cagoule déjà prêt pour que quand
[29:48] tu arrives parce qu'il faut qu'on soit en caleçon, c'est tu
[29:51] mets ton ton fil, ton pantalon, ton fil, donc tu descends ta
[29:54] perche en caleçon, t'arrives pantalon de feu, cagoule, veste.
[30:00] Bottes, casque, et tu rentres dans on essaie de t'organiser,
[30:03] tu vois chacun organiser un petit peu avec son truc, et t'as
[30:06] tous t'as tout ton équipement qui est dedans, puis après t'as
[30:09] tout l'équipement qui est dans le fourgon, puis tu connais,
[30:11] après c'est c'est tes gammes hein, tu montes tes gammes, tu
[30:14] fais, il va te donner la nature de ton intervention, tu sais
[30:16] pourquoi tu pars et t'es déjà dans le truc quoi.
[30:18] Quand je peux je fais 2 3 rotations des poils dans le
[30:20] fourgon, si tu sais que tu pars sur un feu d'appart, n'oublie
[30:23] pas que tu viens de dormir, t'as pas le temps de t'échauffer, tu
[30:25] peux pas dire je me fais une petite prépa comme si j'allais
[30:27] taper, pourtant tu sais que tu vas faire 100 M.
[30:29] Mais t'as pas le temps de t'échauffer, si je peux te
[30:31] blesser tu peux. Donc voilà, on est préparés pour
[30:33] mais c'est toujours une petite montée d'indrée et puis on on
[30:36] est organisés du mieux possible pour aller le plus vite possible
[30:39] et ça c'est stylé. T'as mentionné justement le le
[30:43] fait que vous mourriez plus tard après plus tôt après ?
[30:45] Enfin je te souhaite pas. Mais du coup ça m'intéresse
[30:47] parce que la dernière fois on n'avait pas trop parlé du côté
[30:50] santé. Je sais que toi par exemple, Tu
[30:52] t'as t'as t'as un programme de d'entraînement à la maison par
[30:55] exemple. Pour toi, c'est quoi le secret
[30:58] pour s'entraîner à la maison et être efficace ?
[31:01] Alors s'entraîner à la maison, c'est ça, ça doit être, on va
[31:06] dire une routine quand t'as pas le temps de faire plus.
[31:10] L'avantage de t'entraîner à la maison, c'est que t'es en
[31:11] caleçon, tu viens de te lever, t'as tes gosses, t'as tes trucs,
[31:14] c'est facile, tu tu vois, tu peux pas dire j'ai une excuse,
[31:17] voilà, j'ai pas eu le temps, j'ai eu le ménage à faire ou
[31:19] quoi ? Tu viens, tu prends 1/4 d'heure,
[31:19] t'allumes ta télé, tu suis le programme de telle ou telle
[31:22] personne, le mien par exemple. Mais tu peux suivre n'importe
[31:25] quoi ou même ta séance que tu sais faire et t'arrives à te
[31:27] maintenir, à faire du renforcement musculaire donc à à
[31:30] maintenir ton corps être suffisamment gainé.
[31:32] Nous en tant que pompier c'est c'est c'est obligatoire.
[31:35] Clairement à l'heure d'aujourd'hui tu peux pas dire
[31:37] avec tout ce qu'y a que tu peux pas t'entraîner donc le sport à
[31:41] la maison Quand t'as pas le temps, quand t'as ta famille
[31:43] t'as tes trucs. Trouver 1/4 d'heure 20 Min pour
[31:44] faire ta séance c'est facile, tu viens, tu fais tes amis, tu suis
[31:47] tes gammes, tu suis un programme que t'as à faire et c'est une
[31:50] facilité, ça permet. On va dire de pas, de pas perdre
[31:55] et de toujours continuer à progresser.
[31:56] Moi par exemple, depuis juin on est là, on est on est, on est
[32:01] fin août, depuis juin je suis pas allé en salle, j'ai pas eu
[32:04] le temps en vacances scolaires, j'avais des trucs à faire,
[32:06] j'avais des trucs et pourtant je m'entraîne chez moi, je fais mon
[32:08] mes programmes pour me maintenir, pour continuer à
[32:10] faire du sport, pour travailler légèrement le cardio avec des
[32:14] des temps de récup courts et de faire des mouvements spécifiques
[32:17] pour muscler l'intégralité de mon corps et surtout pour pas
[32:19] perdre. Voilà donc le l'avantage de
[32:23] s'entrer à la maison, je comme je le dis, je le fais en
[32:24] caleçon, je me lève, je lui fais ma petite séance, après je vais
[32:26] déjeuner, ma journée elle démarre et ou inversement, mes
[32:29] enfants je les ai mis au lit, il est 9 h, allez j'ai 1/4 d'heure
[32:31] tranquille, je fais ma petite séance et après je vais manger
[32:33] tranquille, donc s'entraîner à la maison, franchement ça reste
[32:35] le top pour tout le monde, pas que les pompiers hein, pour
[32:39] vraiment tout le monde. Et après quand t'es pompier,
[32:41] t'as quand même la chance d'avoir une salle à la caserne.
[32:42] Mais encore une fois, l'été ça reste compliqué de s'entraîner
[32:46] parce que les interventions, elles doubles, elles doublent,
[32:47] elles elles tripplent, elles le quadripple.
[32:49] Donc quand tu dis je pars pour une séance, t'as facilement la
[32:52] chance de de partir en interne donc ta séance tu vas la faire
[32:54] en 4 fois quoi. Ça c'est ouf mais du coup
[32:58] j'imagine que t'as accompagné pas mal de gens via tes
[33:00] programmes et t'as dû rencontrer des gens qui avaient du mal à
[33:03] rester disciplinés, motivés. Pour toi, c'est quoi le secret
[33:06] pour développer une discipline ? Le mental, le mental, l'envie.
[33:12] Bah après je vais te dire une connerie.
[33:14] Mais c'est un peu comme le mec qui a envie de fumer, qui a
[33:15] envie d'arrêter de fumer. Tous les lundis il dit j'arrête
[33:18] de fumer et il arrête jamais de fumer.
[33:20] En fait le truc c'est déjà quand tu prends un programme que tu
[33:22] suis, tu sais que tu as payé pour le faire donc tu te dois de
[33:25] te tenir. Tu vois quand tu fais un truc,
[33:26] des fois que tu payes pas ou tu veux le faire, tu baisses tes
[33:28] bras plus facilement. Moi les gens qui suivent mon
[33:30] programme on va dire j'ai 70% de réussite, j'ai quand même 30% de
[33:34] gens qui vont finir par abandonner parce qu'ils étaient
[33:36] pas encore prêts, parce que c'est peut être le début de
[33:39] quelque chose. Tu vois des fois il faut du
[33:40] temps pour vraiment changer tes habitudes, changer ta façon de
[33:43] manger, changer ta façon de voir les choses.
[33:47] Parce que l'entraînement c'est pas que pour être bien
[33:49] physiquement dans le miroir pendant juste un été par
[33:52] exemple, c'est pour toute ta vie.
[33:53] Tu sais très bien que le sport c'est ce qui va permettre de
[33:55] vieillir, de de de prendre soin de tes enfants le plus longtemps
[33:58] possible, ensuite de tes petits enfants.
[33:59] Moi c'est comme ça que je le vois à l'heure d'aujourd'hui,
[34:01] c'est que je m'entraîne pas simplement pour dire Regardez,
[34:03] j'ai des gros muscles, j'ai des gros pecs, j'ai des gros bras,
[34:05] waouh magnifique, je vais faire kéké 2 Min sur la plage, peut
[34:07] être je l'ai fait à 20 ans comme tout le monde où tu faisais 2
[34:10] pompes avant d'aller à la plage pour impressionner ta petite
[34:12] copine. Mais sinon.
[34:13] Mais non, faire du sport c'est du confort, c'est de te sentir
[34:15] bien. Donc quand tu marches dire
[34:17] demain je dois porter mes enfants parce qu'ils sont
[34:19] fatigués, je peux le faire, je vais pas être essoufflé, je dois
[34:22] porter les courses, je vais le faire sans être fatigué, on doit
[34:26] aller faire une mes mes mes gosses veulent faire une balade,
[34:28] je peux le faire, ils veulent aller faire du vélo, je peux le
[34:29] faire tu vois, je peux encaisser n'importe quel type de d'effort
[34:33] sans subir. Et les gens c'est ce que
[34:36] j'essaye de leur faire comprendre, et c'est pour ça que
[34:39] j'essaie de de les motiver, pas seulement dans les séances que
[34:42] je leur propose. Mais aussi de de leur de les
[34:45] motiver mentalement à dire Bah écoutez, vous allez être mieux
[34:49] dans votre corps mais aussi dans votre tête et pour votre santé
[34:53] et pour votre longévité. Donc quand tu mets tout ça en
[34:56] place, les gens arrivent à prendre conscience que Ben c'est
[34:59] important et généralement c'est eux qui vont réussir à tenir le
[35:02] programme que je leur propose et à durer le plus longtemps
[35:05] possible. Y a des gens, ça doit faire peut
[35:06] être 10 ans que je les coachs qui sont avec moi et qui
[35:09] continuent à faire mes programmes.
[35:10] Que ce soit les programmes à la maison, soit les programmes en
[35:12] salle de muscu qui varient les 2.
[35:13] Et c'est avec eux. Voilà c'est pas que une seule
[35:16] fois où tu prends le programme de 6 semaines puisque là base
[35:18] c'est le programme de 6 semaines que je propose et après j'arrête
[35:21] pour toute ma vie. Non au contraire, moi quand je
[35:23] l'ai fait rentrer avec moi j'essayais de les garder le plus
[35:25] longtemps possible et de de vraiment d'avoir un groupe, une
[35:27] petite famille, un petit, une petite team que je suis le plus
[35:30] longtemps possible parce que déjà d'une de les motiver ça me
[35:32] motive moi hein, je vais pas te mentir.
[35:34] Puis on se motive tous les uns les autres donc même si ça reste
[35:36] un sport individuel, de faire des pompes à la maison, de faire
[35:39] des squats à la maison quand on est beau à le faire et on
[35:42] partage des messages. Ça nous motive.
[35:44] J'ai l'impression que ouais, quand tu as un objectif comme
[35:46] ça, c'est important d'impliquer d'autres personnes dans le
[35:48] processus et que ça t'aide à à l'attendre, que ce soit un
[35:52] coach, un ami. Voilà exactement ouais, merci
[35:54] d'être allé aussi loin dans le podcast.
[35:56] C'est un soutien qui est très important pour nous.
[35:58] Plus de 90% d'entre vous regardent les vidéos mais ne
[35:59] sont pas abonnés donc hésitez pas à vous abonner.
[36:01] Et pourquoi pas envoyer le podcast à un ami ou une
[36:03] connaissance que tu penses que ça pourrait aider ?
[36:05] On continue avec l'épisode. Je pense qu'il y a beaucoup de
[36:09] jeunes. T'as parlé de de kéké sur les
[36:11] plages à 20 ans. Il y a beaucoup de jeunes qui
[36:13] qui se demandent comment devenir forts, devenir libres de leur
[36:17] vie. Toi, ça serait quoi ton conseil
[36:19] pour un un jeune de 20 ans si tu devais lui lui transmettre un
[36:22] seul principe ? Prendre le temps, prendre le
[36:27] temps, c'est c'est dur à 20 ans de de se dire moi le de, de
[36:30] prendre le temps de faire bien les choses, de bien s'entraîner,
[36:34] de pas vouloir. Dire putain lui en 2 mois,
[36:37] j'aimerais bien te devenir comme lui parce que tu vas vite tomber
[36:39] dans la facilité à vouloir prendre des produits, à vouloir
[36:41] te défoncer ta santé, alors que la santé elle est hyper
[36:45] précieuse. Encore une fois, si tu veux
[36:46] durer dans le temps, si tu veux t'entraîner jusqu'à 40, 50, 60,
[36:49] 80 ans, tu vois ce que je veux dire, c'est apprendre à prendre
[36:53] le temps de bien faire les choses.
[36:55] Si moi j'avais un conseil à dire aux gens, c'est que le temps il
[36:59] passe très vite. Moi aujourd'hui j'ai 40 ans, je
[37:02] vois mes mon mon mon fils qui a bientôt 10 ans.
[37:05] J'ai rien vu passer, mon père me le disait, Je croyais pas.
[37:08] Aujourd'hui j'ouvre les yeux sur ça et je me dis le le temps est
[37:11] hyper précieux donc prends le temps de faire bien les choses,
[37:13] de construire des bases vraiment solides pour durer le plus
[37:17] longtemps possible parce que tu peux t'effondrer.
[37:19] Moi j'ai connu des mecs hyper costauds, hyper bien, qui voulu
[37:22] trop vite soit dans le business, soit dans soit dans son corps,
[37:25] soit dans dans le sport, vouloir aller trop vite, sauter les
[37:27] étapes et à un moment donné tu passes à la caisse et tu tu tu
[37:31] récoles ce que tu sais mais. Et voilà et voilà, prendre le
[37:34] temps, moi si j'avais, si j'étais que je dirais à mes
[37:37] enfants dans pas longtemps, voilà, prenez le temps de faire
[37:39] bien les choses, ayez pas peur de prendre des risques, de
[37:43] foncer sur des trucs, je te parle plus dans le business mais
[37:45] voilà, n'ayez pas peur de prendre des risques à un moment
[37:47] donné ou des fois la peur elle te freine sur des trucs.
[37:51] Ouais c'est c'est c'est le prochain message que je vais que
[37:53] je vais dire à mon père, mon père il a eu peur toute sa vie
[37:55] de de d'acheter un 2e appart, d'acheter un 2e.
[37:59] Tu vois à un moment donné il gagnait de l'argent, il était
[38:00] artisan, il gagnait des trucs, à l'époque il aurait pu investir
[38:03] dans le vieil Antibes et aujourd'hui il a une retraite de
[38:06] 800,00€ il a rien d'autre si il a il a pour ses enfants, il a
[38:10] ses petits enfants et il a quand même acheté une maison pour lui
[38:12] enfin une Maison à part pour lui où ils vivent dedans avec ma
[38:15] mère et c'est très bien. Mais voilà s'il a eu peut être
[38:18] pris plus de risques, il aurait un ou 2 appart à lui, ça lui
[38:20] aurait fait une retraite un peu plus importante et il pourrait
[38:22] faire encore plus de cadeaux à ses petits enfants.
[38:24] Donc je vois ce que je veux dire, ce sera le le l'étable
[38:26] d'une prochaine vidéo que je vais sortir.
[38:27] Tu vois, je te dis ça. Mais voilà, prendre le temps de
[38:30] faire bien les choses et ne pas avoir peur de prendre des
[38:32] risques pour pour atteindre, pour atteindre ces objectifs.
[38:35] Dans tous les cas tu peux pas réussir sans un moment donné,
[38:37] mettre le pied dans quelque chose ou je sais pas trop où tu
[38:39] vas quoi. Ne pas peur de tomber pour mieux
[38:42] se relever quoi. Tu penses que c'est quoi la
[38:44] raison principale de ton succès toi aujourd'hui ?
[38:49] J'ai pris le temps de bien faire les choses, j'ai eu du cul au
[38:53] début que ça marche. Faut une partie de chance hein,
[38:55] on va pas se mentir, les réseaux tu sais pas, y a des mecs qui
[38:57] font des trucs extraordinaires, ça va jamais marcher et t'en as
[39:01] qui font. Moi au début je pouvais pas dire
[39:03] je faisais pas du contenu de kali, même encore aujourd'hui je
[39:05] fais pas du contenu ou je t'apprends des trucs tout le
[39:08] temps, je fais des trucs marrants, des trucs drôles, des
[39:10] trucs que j'aime. Je pense que déjà c'est ça,
[39:12] c'est quand tu fais quelque chose que t'Aimes t'as beaucoup
[39:14] plus de facilité que ça marche. Et puis quand ça marche tant
[39:18] mieux ne pas compter que sur ça. Et et persévérer, tu vois
[39:24] continuer. Et puis moi j'ai eu la chance au
[39:25] début que ça marche, après ça a marché et après j'ai senti le
[39:29] filon où ça a marché et après je me suis-je me suis adapté un
[39:33] petit peu à l'évolution. Au début insta c'était des
[39:34] photos, après c'était des vidéos, ça me plaisait donc j'ai
[39:37] continué, j'ai créé des petites vidéos, des petits trucs et et
[39:41] voilà. Aujourd'hui ce qui me freine un
[39:42] petit peu c'est le manque de temps avec 2 enfants, avec la
[39:45] vie que j'ai et avec tout ce que je veux conserver mon petit
[39:47] pompier et tout. J'ai pas le temps de faire,
[39:49] j'aimerais faire des vidéos longues sur Youtube, des Trucs.
[39:51] Et j'ai pas suffisamment de temps peut être plus tard pour
[39:53] pour me consacrer. Donc j'essaie de de mettre le le
[39:56] temps que j'ai pour faire du du quelque chose de qualité et de
[40:00] rester là-dedans et et de continuer à m'éclater dans ce
[40:02] que je fais en espérant que ça continue à à monter comme ça
[40:05] monte. Je trouve que c'est important de
[40:07] le dire parce qu'après le premier épisode, y a certains
[40:09] commentaires évidemment c'était une minorité qui disait que
[40:12] ouais, le pour un pompier tu te montrais trop et cetera.
[40:16] Mais je pense que voilà, y a quand même.
[40:18] Ouais, le côté négatif. Y en aura toujours.
[40:21] T'as beau, t'as beau être la meilleure personne du monde, la
[40:25] plus gentille hein, j'en suis loin, mais t'auras toujours des
[40:28] gens qui vont te donner du négatif.
[40:30] C'est une connerie. Je dois avoir peut être peut
[40:32] être 6000000 de personnes sur l'ensemble de mes réseaux si y
[40:35] en a 2% qui m'aiment pas ils vont essayer de faire du bruit
[40:40] plus que les les 98% qui m'aident ils vont rester à leur
[40:44] place, ils vont pas faire de bruit, ils vont m'envoyer des
[40:45] messages tranquilles et eux les 2% ils vont essayer de mettre
[40:47] des commentaires méchants. Ils vont essayer de rendre le
[40:51] truc négatif, Voilà t'es t'es tu fais trop le beau alors qu'ils
[40:54] me connaissent pas, je suis mec tranquille il tu sais il tu
[40:58] penses sans connaître, après je peux pas en vouloir déjà c'est
[41:01] le Français qui est comme ça, tu le sais-je critique pas mais on
[41:04] c'est comme un peu les Français, puis après derrière un ordi
[41:07] c'est toujours plus facile. En vrai j'en ai jamais vu hein
[41:09] tu sais-je fais mais voilà moi moi aujourd'hui c'est je prends
[41:14] ça comme du quand tu attires de la jalousie tu attires de la
[41:17] chez d'autres personnes. C'est que ce que tu fais, ça
[41:21] marche hein ? C'est vrai hein, tu peux pas
[41:23] aujourd'hui le Français il est jaloux il donc quand tu fais
[41:26] quelque chose qui marche, si t'attires de la jalousie c'est
[41:29] que tu fais quelque chose qui marche et c'est que t'es dans la
[41:30] bonne voie. Donc il faut prendre ça comme
[41:32] comme de la force et moi ça me motive plus qu'autre chose quand
[41:35] je vois des trucs négatifs sur sur voilà Ouais t'es pompier, tu
[41:39] devrais rester discret, faire autre truc non j'ai choisi cette
[41:42] cette voie-là depuis le départ, je kiffe ce que je fais, je
[41:45] kiffe montrer ce que je fais, je kiffe montrer mes routines.
[41:48] Ouais je suis torse nu sur mes photos mais en fait sur mes
[41:50] vidéos. Mais en fait c'est ma vie qui
[41:52] est comme ça. Je fais pas ça que parce que je
[41:53] fais une vidéo, je vis sur la Côte d'Azur, j'ai toujours été à
[41:57] poil avec mes parents, toujours été comme ça et voilà je je
[42:00] m'invente pas une vie, c'est ma façon d'être, c'est ma façon de
[42:03] penser, de montrer que physiquement je suis bien, que
[42:05] j'arrive à 40 ans. Bah oui c'est pour motiver les
[42:07] gens à se dire Bah voilà 40 ans on peut être comme lui, c'est
[42:09] pas parce qu'il y a 2 enfants qu'il est comme lui, c'est pas
[42:11] parce que enfin c'est ma façon de de booster les gens et j'en
[42:15] booste. Des 1000000 ?
[42:17] Alors c'est pas parce que y a une dizaine de personnes qui
[42:19] râlent que je vais arrêter et que je vais baisser les bras.
[42:23] Au contraire, je te dis c'est c'est du positif et au
[42:25] contraire, on va avoir tous ces gens que je motive, ça me
[42:29] motive. Après, des commentaires
[42:30] négatifs, on en aura. Toujours d'ailleurs en France et
[42:33] sur le réseau. T'as, t'as un adversaire, un
[42:35] autre ragnar, ragnar le Breton. Ouais, à ton avis, qui est le
[42:39] meilleur pour éteindre un feu entre Rémy, Ragnar et Ragnar le
[42:41] breton ? Pour éteindre un feu ?
[42:43] Je sais pas voir qu'il est-il est puissant hein, autant tu lui
[42:46] mets une lance en main, il peut-il peut te faire un
[42:48] massacre non ? En plus on se connait un peu
[42:50] parce qu'il était, il était ici jouer au basket à gauche et il
[42:53] venait s'entraîner à à à Juan les pins à fitlane à l'époque et
[42:58] et on se connaît, on se connaît des réseaux, mais à l'heure
[43:02] actuelle je pense que pour éteindre un feu je pense que
[43:05] c'est moi pour pour mettre des claques, pas que des claques
[43:12] mais. J'aimerais savoir aussi donc
[43:15] t'as beaucoup appris à travers ton côté de pompier, à travers
[43:17] les réseaux, à travers tes business, c'est quoi la valeur
[43:20] que tu souhaites le plus transmettre à tes enfants ?
[43:24] À la famille, à la famille de tu sais, tout ce que je fais, je le
[43:30] fais pour ma famille, tout ce que je réussis.
[43:33] Je vais te dire la vérité, tout ce que je fais.
[43:35] J'ai toujours mon père en tête, mon père.
[43:39] J'ai voulu passer mon bac pour faire plaisir à ma mère.
[43:41] M'en foutais, je savais que je voulais être coach sportif,
[43:43] c'était mon truc, mais ma mère elle voulait mon bac.
[43:45] J'ai passé mon bac pour faire plaisir à ma mère, j'ai et tout
[43:48] ce que je fais je le fais avec avec mon père dans la tête donc
[43:54] j'ai envie de réussir vraiment pour que mon Pierre soit faire
[43:57] de moi et depuis toujours et ça me donne un truc en plus.
[44:00] Et ce que je voudrais transmettre à à à mes gosses,
[44:03] c'est la famille, c'est ce qu'il y a de plus précieux, j'espère
[44:07] qu'ils se disputeront pas. Tu vois, tu vois ce que je
[44:10] partage sur les réseaux avec 90, pas 90%, mais allez 50% c'est la
[44:14] famille, voir toujours mon grand-père, ma grand-mère, parce
[44:16] que c'est beau et parce que je les aime et parce que j'ai cette
[44:19] chance, mais y aura toujours mes gosses, y aura toujours ma sœur,
[44:21] y aura toujours ma sœur, elle est un peu sur les réseaux, elle
[44:23] fait, elle est prof d'histoire, elle se lance, ça marche ce
[44:25] qu'elle fait, j'essaie de faire du des trucs avec elle pour
[44:29] j'essaie de toujours mettre en avant mon frère, c'est c'est,
[44:33] c'est ma, voilà ma ma, ce qui me donne la plus grosse force.
[44:37] Et ce qui fait ce que je suis aujourd'hui c'est ma famille et
[44:41] et sans eux je ferai rien. Vraiment hein je te dis hein
[44:43] j'aurai je serai pas l'homme que je suis aujourd'hui et je serai
[44:47] certainement pas sur les réseaux et tout ce que j'ai fait dans la
[44:49] vie. Ils m'ont toujours soutenu, ils
[44:50] m'ont toujours poussé, ils m'ont toujours écouté, ils m'ont
[44:52] jamais jugé et c'est c'est ma plus grosse force alors j'espère
[44:57] que mes enfants ils comprendront ça.
[45:00] En tout cas je les éduque dans dans dans cette direction et
[45:03] voilà et j'espère que ce sera leur plus grosse richesse.
[45:07] Hein ? Qu'ils comprennent que la
[45:08] richesse c'est pas leur compte en banque.
[45:10] Mais c'est c'est cette famille. Et s'ils ont ça, ils ont tout
[45:14] gagné. Et puis ils pourront-ils
[45:15] pourront réussir dans dans leur truc.
[45:17] Et j'imagine que tes enfants tu leur racontes pas forcément tes
[45:19] interventions Ah. Non ?
[45:21] Mais pas du tout. Imaginons que tu devais en
[45:22] choisir une seule parmi toutes tes interventions et leur
[45:25] raconter ça serait laquelle ? J'ai sauvé un chat dans un
[45:33] arbre, le plus classique là. Non j'ai un accouchement, un
[45:39] accouchement je je leur raconte des fois les je leur raconte pas
[45:42] les interventions même si des fois je leur fais un petit peu
[45:45] peur je te je vais te dire une bêtise mais je vais dire que je
[45:53] sais même pas mais des fois je leur fais un petit peu peur sur
[45:56] papa il a il a escaladé une maison, elle était hantée tu
[45:59] sais sur sur je transforme des ouvertures de portes que je fais
[46:02] où y a absolument rien ou peut être la personne elle était.
[46:05] Elle était blessée à l'intérieur.
[46:06] Mais je vais pas leur dire mais je vais leur dire voilà
[46:08] j'escaladais une maison hantée j'étais là avec ma lampe de
[46:11] poche on mes mes copains tenaient ma corde j'ai dû
[46:14] grimper j'ai cassé la fenêtre pour rentrer je suis rentré
[46:17] j'entendais des bouts tu vois je leur je leur je je je rends le
[46:20] truc un peu intrigant sur des interventions que j'ai fait où
[46:23] je vais pas leur dire je veux dire y a peut être des fantômes
[46:25] et tout mais pour les faire un peu flipper sinon non je vais
[46:27] leur dire Ouais papa aujourd'hui il a vu une maman, il a, il a vu
[46:29] un bébé, il a aidé à. Ah, quelque chose comme ça.
[46:32] Il a sauvé une grand-mère qui est tombée.
[46:34] Il a éteint. Y a un gros feu énorme dans un
[46:36] appartement. On l'a éteint, ça a sauvé.
[46:39] Tu vois, je vais o. K Ouais.
[46:41] Je vais améliorer les trucs où je vais les empirer version un
[46:46] petit peu dessins animés et et voilà, je leur raconte toujours
[46:50] mes petits trucs parce qu'ils papa, t'as fait quoi
[46:52] aujourd'hui ? T'as fait quoi comme
[46:52] intervention à chaque fois ? Ils sont fiers d'avoir un papa
[46:55] pompier. Leur super héros, un peu.
[46:58] Ouais, c'est sûr, c'est sûr. Et j'ai cette image, il vois
[47:02] papa qui rentre de la caserne, je suis content.
[47:04] Le matin, il me pose 200 questions.
[47:06] Je peux dire non, j'ai rien fait parce que j'ai pas envie de leur
[47:08] parler. Non, au contraire, je leur.
[47:09] Donc tu les fais rêver un peu et mais toi c'est c'est quoi tes
[47:13] tes rêves ou tes prochains défis ?
[47:16] Mes rêves, voir mes enfants grandir, de les voir s'épanouir,
[47:23] de les voir heureux. C'est là.
[47:24] Je me suis dit, j'ai mon petit. Et qui arrive à 10 ans, je pense
[47:26] à dire son adolescence, ses trucs.
[47:28] Et donc j'espère finir la maison qui est en construction depuis
[47:31] presque 2 ans, réussir à la terminer.
[47:34] Et mon plus gros rêve c'est d'inviter toute ma famille chez
[47:37] moi et d'avoir ma maison, d'avoir réussi, d'avoir mon père
[47:40] fier, que son fils a réussi de faire une maison.
[47:42] Alors qui ? C'est un enfant du port
[47:45] d'Antibes. Je suis né avec une boule de
[47:47] pétanque, un ballon de foot, j'avais rien.
[47:49] Et aujourd'hui j'arrive à à sortir un peu mon épingle du jeu
[47:52] et d'avoir ce voilà de continuer comme ça, de développer encore
[47:56] plus. Mon business sport avec une
[47:59] création d'une application et j'espère que ça marchera et que
[48:02] j'arriverai à à à faire évoluer avec moi tous, tous les gens que
[48:07] j'aime parce que dans dans dans dans dans Rémi ragnar,
[48:10] aujourd'hui y a y a pas que Rémi ragnar, j'ai une équipe, j'ai,
[48:14] je me suis entouré de gens que j'aime, de potes peut être
[48:16] serment comme toi et de de de de grossir avec eux, de de se
[48:19] développer avec eux. C'est c'est énorme et j'espère
[48:21] continuer comme ça et de grossir encore plus pour.
[48:25] Pas forcément pour gagner plus d'argent, même si aujourd'hui
[48:27] l'argent c'est c'est la liberté, ça te permet de partir en
[48:30] vacances quand tu veux, ça te permet d'offrir des des, des des
[48:36] trucs à tes gosses quand ils veulent.
[48:37] Papa j'ai envie de ça mais c'est pas forcément c'est pas c'est
[48:41] pas la plus grosse richesse comme je te dis hein, plus
[48:42] grosse richesse c'est ma famille donc de me développer avec cette
[48:44] famille, d'avoir plus de temps pour moi et de continuer à à
[48:48] kiffer ce que ce que je fais. Voilà si si je peux rester comme
[48:51] je suis là je suis pas gourmand. C'est déjà très bien quand.
[48:54] On on repensera à Rémi Ragnard dans dans 20 ans, tu voudrais
[48:58] que les gens, ils se souviennent de de quoi ?
[49:01] Du papa pompier Viking ? Clairement tout simplement.
[49:07] Ouais, pas pas plus. Voilà Ah ouais, c'est le mec qui
[49:11] était fier de sa famille qui montait.
[49:12] Sa famille c'était. Ah c'était le costaud qui
[49:14] faisait des des, des, des des où il montait la planche en
[49:18] uniforme. Tu vois, c'est.
[49:19] C'était c'était le papa qui sortait la sucette avec sa
[49:23] fille. Bah tu vois bah papa pompier
[49:25] Viking sportif ouais. Une image positive qui dit Ah
[49:29] ouais putain il me faisait rigoler dans ces vidéos ou il me
[49:32] motivait dans ces vidéos. Ouais, si on me dit des Trucs
[49:34] comme ça j'aurais j'aurais tout gagné.
[49:36] Magnifique. Et du coup pour finir,
[49:38] j'aimerais parler de un petit message de prévention, t'as vu
[49:41] en ce moment ? Enfin on l'a tous vu, y a des
[49:43] énormes feux de forêt un peu partout.
[49:45] Et j'ai vu une stat qui disait que 90% des feux de forêt, ils
[49:48] étaient d'origine humaine, qu'est.
[49:50] Ce que tu as vu la vidéo que j'ai fait ?
[49:51] Tu vois un mec qui putain, elle a fait, elle a, elle a bien
[49:54] buzzé, elle Dora, t'as un mec qui fait un qui joue avec un
[49:57] club, il met une balle de golf en feu, y a un tas de branches.
[50:00] Ah, c'est o. K et il fait, il joue au golf
[50:02] dessus et après je suis avec derrière, je suis avec mes potes
[50:04] et on on fait une tête bizarre. Tu sais qui tape, tu vois, tu
[50:07] peux, tu pourras même la remettre si tu veux.
[50:09] Et je dirais même 10 sur 10, 10%.
[50:14] C'est c'est enfin 100% des feux sont d'origine humaine je vois
[50:16] pas les c'est pas un éclair qui va tomber qui va allumer et
[50:18] c'est pas un bout de verre qui va allumer.
[50:20] Forcément ça va être un barbecue malletain une clope qui va être
[50:23] jeté un truc. Aujourd'hui tu tu peux plus
[50:26] faire ce que enfin t'as tellement de prévention et tu
[50:29] sais tellement que c'est dangereux.
[50:30] Et le climat change, surtout en France où tu vois qu'il fait de
[50:34] plus en plus chaud, y a de plus en plus de sécheresse, y a du du
[50:36] vent chaud le tu peux, tu peux plus allumer des barbecues en
[50:39] pleine forêt, tu peux plus. Jeter une clope en sortant de ta
[50:43] voiture, tu peux plus, tu peux plus allumer des pétards, fais
[50:48] des feux d'artifice avec tes potes au bord d'une forêt.
[50:51] Aujourd'hui c'est trop dangereux, y a trop de séquelles
[50:55] et c'est pas faire un feu de forêt.
[50:58] Faut prendre conscience que ça va être dur pour les pompiers,
[51:01] ça va être dangereux pour nous. Mais tu veux aussi détruire des
[51:04] vies, des familles, des souvenirs, des maisons qui vont
[51:06] être brûlées parce que tu vas brûler des villages.
[51:08] Et les mecs ils vont tout perdre, leurs photos, leurs
[51:10] souvenirs, leurs leurs trucs, tu vas, tu vas détruire la faune
[51:13] qu'il y a dedans, donc tous les animaux qui vont être chassés,
[51:15] qui ont leur nid, qui vivent ici, qui sont tu, tu vas tout
[51:18] détruire, ils vont devoir se développer plus loin, ou alors
[51:19] ils vont brûler, ils vont mourir.
[51:20] Enfin c'est tragique aujourd'hui les feux de forêt c'est c'est
[51:23] tragique, c'est voilà, si il faut faut faire attention,
[51:28] faut-il va, il va faire de plus en plus chaud, les années à
[51:30] venir il va faire de voilà, on sait que le climat il change,
[51:34] donc il va falloir faire encore plus de prévention.
[51:36] Moi je ferai encore plus de prévention là-dessus.
[51:38] Puis je pense que la France l'a compris, tous les départements,
[51:40] tous les 10 Français ont fait des vidéos là-dessus, ont parlé
[51:43] de ça et et voilà, et ce sera à nous.
[51:47] Moi j'ai la chance d'être sur les réseaux et d'avoir une
[51:49] grosse communauté pour pour faire de la prévention
[51:51] là-dessus. Et je vais continuer et voilà,
[51:53] il faudra faudra tout savoir. On s'en avait conscience de
[51:57] comprendre que voilà, que jeter une clope sur la route, c'est
[51:59] pas bien, faire un peu, et cetera, et cetera.
[52:02] Peut être que là avec ce message t'en auras empêché un et ouais
[52:05] c'est déjà bien. Mais je pense que tu vois avec
[52:06] les drones les Trucs comme ça demain, parce que clairement ce
[52:10] qui est un feu de forêt, c'est pas nous au sol, c'est les
[52:12] avions, c'est les hélicoptères, c'est ça, ça vient du ciel hein,
[52:15] c'est toute l'eau qui va venir du ciel, qui va arrêter, qui va,
[52:18] qui va réussir à à stopper, à freiner ce ces feux de forêt
[52:21] coup demain peut être avec les drones, avec les les départs
[52:24] rapides, peut être qu'on aura peut être des, des, des, des
[52:26] moyens différents qui permettront de stopper.
[52:30] Directement le des les départs de feu parce que des quand c'est
[52:32] dans des dans des endroits un peu difficiles c'est dur d'accès
[52:34] donc nous au sol on peut pas accéder.
[52:36] C'est que les avions vont peut être maintenant avec la
[52:38] technologie qui qui va y avoir, qui va progresser, peut être
[52:41] qu'on aura des solutions encore plus rapides pour éteindre ces
[52:43] feux de forêt et j'espère. Merci beaucoup Rémi, trop
[52:45] content d'avoir refait la pièce avec toi.
[52:47] C'était un plaisir. Ça t'a plu ?
[52:49] Régalade. J'espère que le prochain je te
[52:51] ferai venir en caserne et qu'on sera.
[52:52] C'est ça aussi le moment précieux où on.
[52:55] Ou un homme de plus de 2 M. On lui fait essayer une tenue de
[52:58] feu et ça serait cool qu'on la fera.
[52:59] Ça serait cool, ça serait génial en tout cas.
[53:01] Un plaisir d'être là comme d'hab carrément.
[53:02] Et je sais pas si tu te rappelles.
[53:02] On a une petite tradition où on demande à chaque invité d'écrire
[53:06] une phrase importante pour lui dans dans le livre et du coup,
[53:09] est ce que ça te dérange de le refaire ?
[53:10] Non, non, je vais. Faire allez, c'est parti.
[53:15] Ah ouais, toi tu ? Ah.
[53:17] Ouais ouais, c'est un serpent, un sneak.
[53:20] Et du coup est ce que tu peux juste partager avec nous ce que
[53:21] tu as écrit dans le livre ? Ouais, j'ai écrit la famille
[53:23] pour la vie. La famille pour la vie.
[53:26] Ben j'espère que je suis dans ta famille.
[53:28] Un peu bien sûr, c'est Rémy et peut être qu'on se retrouvera
[53:33] dans quelques années pour pour parler d'autres choses.
[53:35] J'espère qu'on repartage un échange ensemble et qu'on
[53:38] continue à voir un peu où on en est.
[53:40] Qu'on fasse le point sur toutes les questions que tu m'as
[53:41] posées, voir si ça a bougé ou pas.
[53:43] En tout cas, c'était un vrai plaisir.
[53:45] Merci.

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