# Matthew Strazel: L’Outsider devenu Héros et son pacte avec Wemby

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 24 Nov 2024, 44 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/94884376/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2024-10-24%2F390383193-44100-2-df2d712a7b8f.mp3

Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous avons le plaisir d’accueillir Matthew Strazel, quadruple champion de la Ligue Nationale de Basket, double vainqueur de la Coupe de France, et médaillé d’argent aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Matthew incarne l’une des histoires les plus inspirantes du basketball français. À seulement 22 ans, il détient un palmarès exceptionnel et a su surmonter de nombreuses critiques liées à sa taille pour se hisser parmi les meilleurs. Aujourd’hui, il est considéré comme le futur meneur de l’équipe de France, un modèle de persévérance et d’ambition. Matthew nous montre que, peu importe d’où l’on vient, ce qui compte vraiment, c’est la volonté de se surpasser. Cette conversation est pour ceux qui aiment le sport, pour ceux qui sont passionnés de basket, et pour tout ceux qui ont besoin d’entendre qu’avec le bon état d’esprit, et en croyant vraiment en soi, on peut atteindre n’importe quel objectif dans la vie. Aucun rêve n’est trop grand. Chapitres: 00:01 - Bande-annonce 00:56 - Quelle est ta mission? 01:53 - As-tu toujours été un outsider? 02:44 - Quel a été ton premier contact avec le basket? 05:50 - D’où tires-tu cette incroyable force mentale? 07:20 - Les débuts de carrière de Matthew 10:25 - L’importance de la compétition au sein de l’équipe! 14:30 - Quel a été le sacrifice le plus difficile que tu aies dû faire? 16:40 - Matthew était-il un génie à l'école? 20:00 - Pourquoi quitter l’ASVEL pour aller à Monaco? 20:35 - La vie d’un joueur de basket à Monaco 25:10 - Les JO à Paris et comment Matthew a sauvé la France! 34:00 - Sa relation avec Victor Wembanyama et son pacte avec lui 35:45 - Te vois-tu comme l’avenir du basket français? 36:42 - Quel a été le plus grand échec de ta carrière? 37:50 - La leçon la plus importante que le basket t’a apprise?39:55 - Un message pour tous les jeunes joueurs qui se sentent mis à l’écart aujourd’hui. 41:00 - L’objectif que Matthew n’a pas encore accompli! 41:50 - Que souhaites-tu que l’on retienne de toi? 42:40 - Citation Retrouvez Matthew sur: Instagram: https://www.instagram.com/mtwbucket32/ Et retrouvez-nous sur: Instagram: https://www.instagram.com/theelevatehouse/ Tiktok: https://www.tiktok.com/@theelevatehouse/

## Transcript

[0:00] Pourquoi srazel il mérite pas et machin, et pourquoi lui alors
[0:06] qu'il ya des meilleurs ? Et Matthew c'est ton spot non ?
[0:10] Si tu y arrives bah la récompense et le la fierté sans
[0:14] elle serait encore plus plus belle et plus plus grosse que si
[0:17] tu avais été bah destinée à ça. J'ai envie de Mathieu Strazel.
[0:30] La promesse du basket français et quadruple champion de la
[0:33] Ligue française ? Est ce que t'aimes cette
[0:38] position d'sider ? Ouais ouais, j'aime.
[0:40] Vraiment bien. Depuis petit j'essaie de me
[0:41] battre pour, tu vois essayer de de contredire tous ces gens-là
[0:45] qui pensent que sans la taille, sans la bien c'est compliqué.
[0:48] Donc ouais, depuis petit, je dirais que j'ai ce côté
[0:50] outsider. Mathieu, c'est quoi ta mission ?
[0:58] C'est quoi ma mission ? Je dirais que c'est d'être la
[1:01] meilleure version de moi même, que ce soit sûr ou en dehors du
[1:04] terrain. OK, tu penses que tu y arrives
[1:06] pour l'instant ? J'essaye, je fais un bon job
[1:11] mais je suis pas encore à la version finale.
[1:13] OK, et est ce que tu as une image de la version finale ou
[1:15] pas du tout ? Ouais.
[1:17] Sur le terrain, de d'arriver à gérer mes mes émotions mieux que
[1:21] je le fais actuellement, j'essaie de d'avoir du recul sur
[1:24] toutes les situations, tout le temps et et en dehors.
[1:30] On dort un peu la même chose aussi, OK, la même chose OK
[1:32] ouais c'est vrai que c'est lié les décisions sur le terrain
[1:34] dans la vraie vie, mais j'aime bien.
[1:36] Tu vois poser des questions aux gens sur le podcast sur leur
[1:39] enfance parce que je trouve qu'y a un lien entre qui on est
[1:41] maintenant et qui on était quand on était petits.
[1:44] Est ce que y a beaucoup de gens qui voient comme un un
[1:47] outsider ? Est ce que tu penses que déjà
[1:49] petit c'était le cas ? Ouais ouais, je pense.
[1:54] Je vais parler de basket beaucoup parce que évidemment,
[1:56] c'est avec ça que j'ai grandi. Tu sais-je.
[1:59] Je suis un genre petit, j'ai pas des lombrages, j'ai pas des
[2:01] longues jambes donc j'ai pas forcément le l'archétype du
[2:04] basketteur. Et depuis depuis petit on on
[2:08] essaie un peu de me sortir de cette catégorie de bah de
[2:12] Basketteur tout simplement. Et depuis petit j'essaie de me
[2:14] battre pour tu vois essayer de de contredire tous ces gens-là
[2:17] qui pensent que sans la taille et sans l'envergure c'est
[2:20] compliqué. Donc ouais, depuis petit je
[2:21] dirais que j'ai ce côté outsider.
[2:23] OK, est ce que t'aimes cette position d'sider ?
[2:26] Ouais ouais, j'aime vraiment bien.
[2:27] Je pense que. Ça m'a forgé une mentalité et
[2:30] dans toutes toutes les choses qui qui me contrarient, ça me
[2:33] donne de la force pour pour pouvoir bah faire mieux derrière
[2:37] et et comme j'ai dit, essayer de prouver qu'ils ont tort.
[2:40] C'est intéressant parce que tu vois moi le basket j'en ai fait
[2:43] parce que tout le monde me disait d'en faire, parce que
[2:45] j'ai le physique de basket entre guillemets.
[2:47] Mais toi, ça s'est passé comment ?
[2:48] Pourquoi t'as commencé le basket ?
[2:51] Je crois que ça c'est pas c'était vraiment Random parce
[2:53] que de base je faisais du rugby. J'ai fait 5 ans, j'ai fait 5 ans
[2:56] de rugby. 50 rugby et la 5e année Ben j'alternais entre
[3:00] basket et rugby, le basket j'avais essayé dans la Cour et
[3:03] je me suis dit tiens bah pourquoi pas essayer en club.
[3:06] Et l'anecdote c'est que du coup je faisais un weekend rugby, un
[3:10] weekend basket et à un moment donné mes coachs ils m'ont dit
[3:12] va falloir que tu choisisses parce que ça va pas être
[3:14] possible. Et de là à la grande surprise
[3:17] dans ma famille j'ai dit bah le basket est ce que je commence à
[3:19] vraiment kiffer et voilà où on. En est aujourd'hui est ce que
[3:22] quand tu t'alternais les 2. Tu faisais pas des dingueries
[3:25] genre au basket t'envoyais des des coups d'épaule de zinzins.
[3:27] Non ça va, j'arrivais, j'arrivais à différencier les 2.
[3:30] Mais ouais, c'est vrai que quand on y pense, un week-end sur 2
[3:34] rugby basket avec les 2 équipes, c'était c'était une dinguerie.
[3:36] Hein ? Ouais enfin c'est lourd, mais
[3:37] après je pense ça, forcément ça a dû t'apporter des choses.
[3:39] Tu vois genre tu sais le rugby, des appuis, des trucs comme ça,
[3:42] c'est sûr que ça a dû t'aider, c'est sûr que ça a dû t'aider.
[3:45] Et du coup tu commences le basket mais est ce que t'es fan
[3:48] de basket ? Genre est ce que tu regardes la
[3:50] NBA le releak des choses comme ça ?
[3:52] Ou juste t'aimes le comment faire ?
[3:53] C'est intéressant, mais je pense que je le deviens super
[3:55] rapidement. Je le suis pas quand je commence
[3:58] et je le deviens super rapidement.
[4:00] Tu sais, parce que ça c'est un trait de caractère, de vouloir
[4:03] être le meilleur de l'équipe tout le temps.
[4:04] Et du coup, pour être le meilleur, tu regardes t'essaies
[4:06] de t'inspirer des meilleurs et vite.
[4:08] Je suis tombé dans la NBA, dans l'Euro League et ça allait
[4:12] vraiment super vite. Mais je pense qu'au tout début
[4:13] je l'étais pas. C'est c'était quoi ton équipe
[4:15] préférée quand tu étais petit ? Par exemple ?
[4:16] Mon quoi ? Pardon ton équipe préférée quand
[4:18] tu étais petit ? Mon équipe préférée c'est
[4:20] c'était Miami parce que pendant un ou 2 ans j'étais fan de down.
[4:23] Wade OK et ensuite Kévin durant il a pris le dessus partout où
[4:28] il allait. J'étais pour lui.
[4:29] Je savais que moi quand j'ai commencé le basket, c'est quand
[4:30] Kévin direct il était au-dessus et ouais bah c'était.
[4:33] Mon c'était mon genre de préféré aussi, donc jusqu'à aujourd'hui,
[4:35] hein aujourd'hui. Ah ouais, encore Élodie, tu l'as
[4:36] déjà croisé ou pas ? Bah Ouais, il est venu voir des
[4:37] matchs ici. Déjà et j'ai joué la finale des
[4:41] des mais oui un peu encore plus dingue, c'est ouf t'as fait quoi
[4:44] en ra ? Ouais c'était une ningue là que
[4:46] là que je repense tu vois d'avoir joué contre lui alors
[4:48] que tu sais il était accroché dans ma chambre quand j'étais
[4:50] petit et tout putain tu vois des icônes, c'est une ningrie, tu
[4:54] vois des icônes et tu joues contre eux.
[4:56] Non c'était. Vraiment de toute façon on va en
[4:58] reparler après mais du coup donc tu tu fais du basket, tu enfin
[5:02] t'arrêtes le rugby pour faire du basket et est ce que à ce
[5:04] moment-là tu t'imagines de faire ça ta carrière ?
[5:08] Ouais Bah Ouais, tu dois dire dans un compte.
[5:09] Super vite. Je me voyais pas faire autre
[5:11] chose que du sport. Donc au début je voulais être
[5:13] ubi main professionnel et ensuite quand j'ai swingué sur
[5:15] le basket bah je voulais être basket professionnel et je me
[5:17] voyais faire rien d'autre. Donc rien de même.
[5:19] Pas du genre quand t'étais petit, tu disais à tes parents,
[5:22] je serais sportif et pas je serais ingénieur.
[5:24] Ouais OK, c'est sportif direct. C'est incroyable parce qu'il y a
[5:28] pas beaucoup de gens qui arrivent à atteindre leur rêve
[5:29] comme ça. Ouais et surtout comme t'as dit,
[5:32] Tu sais, j'étais pas. Enfin dans le basket j'étais pas
[5:36] projeté, j'étais pas à un top prospect donc franchement j'ai
[5:40] dû, j'ai dû me créer un chemin un peu tout seul quoi.
[5:45] Ouais mais je pense ça devient d'où cette force de bah de de
[5:48] contredire les autres en fait. Parce que quand t'es jeune, t'es
[5:51] très influençable, tu vois. Ouais, c'est vrai, je pense que
[5:53] de comment j'ai été élevé et dans mon premier club de basket
[5:57] aussi qui était Marne la vallée. Y avait une mentalité un peu un
[6:05] peu comme moi. J'avais OK de on n'était pas un
[6:07] gros club, pas comme Charenton, Nanterre, Paris, Levallois.
[6:10] Tu sais les gros centres de formation, mais on se devait on,
[6:13] on se mettait au même niveau qu'eux alors que dans les
[6:15] infrastructures et dans le reste on n'y était pas du tout.
[6:18] Mais dans la tête, vraiment, on on se voyait comme eux.
[6:21] Et du coup, je pense que ce club, il m'a vraiment poussé à à
[6:25] faire taire toutes les critiques et les rumeurs.
[6:27] OK. Mais j'ai l'impression qu'y a
[6:28] pas mal de joueurs qui sont sortis de la vallée en vrai bah.
[6:33] Si aujourd'hui je dois en citer, je.
[6:35] Mais j'ai l'impression, il me semble, que j'ai un.
[6:37] Marc la vallée. On l'entend de plus en.
[6:38] Plus fait, il me semble qu'il y a le maloya.
[6:40] Il y a pas la. Voilà ouais, il y en a
[6:42] plusieurs. Donc c'est vrai peut être que
[6:43] là-bas il y a il y a petit une usine à mentalité tu vois
[6:46] intéressant et tes parents du coup est ce que eux ils sont
[6:49] sportifs de base ? Mon père a fait du coup du rugby
[6:53] parce que j'ai fait. C'était notre passion commune.
[6:55] En gros, il était mon coach et tout.
[6:57] Ma mère elle a fait du sport mais pas au niveau, et mon père
[6:59] il alternait entre la Fédérale 2, Fédérale 3, du rugby ouais OK
[7:03] et le Rugby tu tu suis encore ou pas du tout ?
[7:07] Bah quand j'ai arrêté, je suivais un petit peu et là
[7:10] aujourd'hui je crois que je suis plus trop OKOK.
[7:12] Mais est ce que t'as regardé genre prendre les JO de rugby à
[7:14] 7 ? J'ai regardé le rugby à 7 ouais,
[7:16] pendant les JO c'était assez dingue et c'était vraiment
[7:18] ouais, c'était plaisant à à regarder.
[7:20] Du coup t'es tu commences à voir de la vallée, t'es resté combien
[7:22] de temps-là bas ? De 9 à 14 ans donc.
[7:25] Tu sais un peu ? 5, 6 ans, je crois quelque chose
[7:27] comme ça, ouais, et. Du coup après, t'es passé direct
[7:29] à l'asvel. J'ai passé direct à l'asvel,
[7:31] j'ai fait Marne la vallée, Asvel et Monaco.
[7:33] OK, 3 clubs salon, c'est ça ? Ouais.
[7:36] Et comment ça se passe la transition de Marne la vallée à
[7:38] l'Asvel ? Étonnamment, elle était.
[7:43] Elle était facile parce que tu sais, j'ai j'ai été refusé au
[7:46] pôle 2 ans de suite. OK, donc j'étais, je vivais chez
[7:49] mes parents. Et ce que j'attendais c'était de
[7:52] de quitter la maison pour pouvoir faire du basket et vivre
[7:54] avec mes potes tous les jours. Ok donc c'est ce que j'attendais
[7:56] depuis que j'avais 13 ans, mais du coup à 13 ans on me refuse, à
[7:59] 14 ans on me refuse. Et ensuite Ben arrivé 15 ans où
[8:02] j'ai été prendre en centre de formation à l'asvel où là
[8:04] c'était un peu la. Non pas que je voulais
[8:06] absolument partir de chez moi parce que j'aimais pas vivre
[8:08] avec mes parents, mais tu vois j'avais vraiment envie de de
[8:11] vivre cette aventure et du coup ça s'est fait super rapidement
[8:13] et facilement et j'ai vraiment kiffé cette aventure.
[8:16] Quoi ? OK pour ceux qui savent pas les
[8:17] centres de formation, c'est du coup des.
[8:19] Les toutes les équipes professionnelles en France,
[8:21] presque, ont un centre de formation d'où ils ramènent des
[8:23] jeunes joueurs et ils vivent ensemble, ils vont à l'école
[8:25] ensemble, ils jouent au basket ensemble, ça, c'est un bon
[8:28] souvenir pour toi cette époque ? Ouais vraiment tous les les
[8:31] espèces de de tournois, les cils, les teals, les tics.
[8:35] Donc je sais pas s'il faut que j'explique mais tous ces petits
[8:38] tournois de sélection régionale ensuite avec les centres de
[8:40] formation, c'est vraiment quelque chose que qui était trop
[8:42] bien quand on était jeune quoi. Y a beaucoup de gens qui qui
[8:45] trouvent ça dur, tu vois que des des jeunes sportifs participent
[8:47] aux de leur famille. Et tu penses que toi, ça t'a
[8:50] apporté quoi de d'être seul aussitôt ?
[8:56] Ben je vais donner une réponse commune, mais ouais, tu
[8:58] t'apprends à te gérer tout seul, t'apprends à à vivre tout seul,
[9:03] à te faire à manger rapidement, à à aller faire tes courses.
[9:05] Enfin ça a l'air de rien, mais ça forge et ça fait grandir plus
[9:09] rapidement que les autres. Donc voilà, je pense que à 17,
[9:13] ouais, 17, 18 ans, j'étais déjà capable de de vivre tout seul
[9:16] et. J'étais fier de ça, tu vois,
[9:19] j'étais fier de ça. Et tu vois donc t'es un dans un
[9:21] centre de formation avec plein de jeunes qui sont talentueux,
[9:23] qui veulent tous finir pro. Est ce que tu peux un peu
[9:26] décrire l'ambiance que y a ? Est ce que pour toi y a de la
[9:28] compétition ou tu l'as pas vraiment ressentie ?
[9:33] Si je l'ai ressenti, je l'ai ressenti à lasvel y avait y
[9:37] avait pas mal de bons meneurs, donc forcément à l'entraînement,
[9:41] des fois tu t'embrouilles un petit peu.
[9:44] Après on reste des jeunes joueurs tu vois donc on
[9:47] s'embrouille gentiment mais des embrouille quand même, des
[9:48] petites tensions, pourquoi lui tire plus que moi ?
[9:50] Ensuite à la pression des parents, tu sais les parents qui
[9:52] veulent que leurs enfants réussissent, du coup ils
[9:55] bourrent un peu le crâne de leurs enfants.
[9:57] Tu sais c'est ouais un univers un peu spécial mais pareil ça ça
[10:02] forge et faut se faire sa place quoi.
[10:03] On n'est pas beaucoup à pouvoir atteindre le haut niveau et faut
[10:07] se faire sa place dès dès le plus jeune âge quoi.
[10:08] Surtout que c'est important parce qu'en vrai, cette
[10:10] compétition qu'est un centre de formation.
[10:11] Au final Bah tu la retrouves dans les équipes après plus
[10:13] tard. Ouais c'est clair, il faut aussi
[10:14] faire ta place. C'est.
[10:15] Clair. Mais en fait j'ai j'ai envie de
[10:16] dire que c'est c'est dans la vie, c'est partout.
[10:18] Même pas que dans le sport hein. Dans le sport même les gens dans
[10:22] la vie de tous les jours pour avoir les les plus hauts postes.
[10:24] Bah faut se battre pour pour l'avoir quoi.
[10:26] Est ce que c'est facile pour toi de te battre ?
[10:28] Ouais comme tu l'as dit, c'est un peu une mentalité de cette de
[10:30] me battre pour avoir ce que je veux.
[10:31] Donc ouais je prends du plaisir à le faire.
[10:34] OK ? Prendre du plaisir OK, et est ce
[10:36] que si c'était facile ça serait moins bien pour toi ?
[10:39] Non ? J'aime bien être poussé dans.
[10:41] Hors de mes zones de confort, dans des dans des zones de
[10:45] retranchements. J'aime bien, j'aime bien ça
[10:46] qu'on me pousse. Je pense que ça serait différent
[10:49] si c'était trop facile. Si si ça a été tout avait été
[10:52] facile pour toi, tu penses que tu serais une moins bonne
[10:53] version de toi même ? Actuellement, c'est sûr, c'est
[10:55] sûr. Je pour donner l'exemple d'une
[10:58] d'une situation super récente de base, je commençais la saison
[11:02] avec Mike, Nick et Eli et au final j'ai entendu parler de
[11:06] Paris Lee et Jordan Lloyd. Il est là.
[11:07] Jordan Lay, il est arrivé donc. En fait j'ai réalisé que genre
[11:14] je suis meilleur et je me mets plus de pression quand y a
[11:17] beaucoup de monde autour de moi et que ma place elle est pas
[11:19] garantie parce que là le début de saison je l'ai commencé
[11:24] plutôt bien et dans les mauvais matchs t'arrives à mettre 10
[11:27] points et quand tu rates un tir c'est pas grave parce que tu
[11:29] sais que tu vas jouer longtemps. Mais quand y a des gars derrière
[11:32] toi qui poussent, tu sais que tu peux sortir, c'est que tu auras
[11:34] trop, tu trucs, tu te mets un peu plus de pression et t'es
[11:36] plus efficient. Et je pense que Ouais t'es t'es
[11:38] une meilleure version de toi même quand.
[11:40] Quand autour de toi y a de la concurrence ?
[11:42] Bien, mais c'est vrai, c'est intéressant et je pense que
[11:43] c'est vrai dans plein de domaines, sans stress, tu t'es
[11:47] moins poussé à Performer et tu performes moins.
[11:48] Bien, c'est clair. Donc c'est moins intéressant.
[11:50] Est ce que tu peux me parler pour revenir un peu à l'asvel,
[11:53] centre de formation de la signature de ton premier contrat
[11:55] pro ? Y a beaucoup de gens qui, ouais,
[11:57] voient ça comme un gros moment. Mais pour toi ça s'est passé
[12:00] comment ? Il me ?
[12:01] Semble que on j'étais revenu dans dans mon club de Marne la
[12:04] vallée quand ça s'est passé parce que y a eu un partenariat
[12:07] entre Marne la vallée et l'Asvel et et du coup ?
[12:10] C'était grâce à toi ou pas du tout ?
[12:12] C'était moi le premier, en tout cas c'était moi le premier.
[12:14] Et du coup, quand mes parents et mon agent ils ont entendu que
[12:18] lasvel voulait me faire signer un contrat pro, ils ont vite
[12:20] contacté Marne la vallée pour pour essayer de faire un tu
[12:24] sais, une espèce de comment dire une cérémonie. 1OK un, un espèce
[12:29] d'événement, une. Interview.
[12:30] Je sais comment on a une conférence.
[12:32] Ouais, une espèce de conférence de presse.
[12:33] Petite, où voilà on. On met en avant le partenariat
[12:37] et de l'apprendre de cette manière avec mon ancien club et
[12:40] tout, c'était un. C'était un bon moment pour moi,
[12:42] tu vois ? Du coup, attends, ils ont fait
[12:43] une conférence et pendant la conférence ils t'ont dit que ils
[12:46] te ouais, je l'ai appris. Très peu avant, OK, on m'a dit
[12:49] Tu vas revenir à Marne la vallée et en retournant à Marne la
[12:51] vallée, on m'a, on m'a mis le contrat sur la table et voilà,
[12:54] un peu sous forme de surprise. Donc ouais, c'était con.
[12:56] C'était ton rêve de devenir pro, et bah quand tu l'es devenu.
[13:01] Qu'est ce que t'as ressenti en vrai ?
[13:03] Sur le moment j'étais super fier, sur le moment t'as envie
[13:05] d'en parler à tout le monde, à tous tes potes d'enfance, t'as
[13:08] envie de leur dire Ah ça y est j'ai réussi, je l'ai fait tes
[13:12] parents t'as envie de profiter avec tout le monde et ensuite
[13:14] petit à petit Bah tu tombes dans dans le grand bain.
[13:16] J'ai envie de dire et tu vois toutes les difficultés, tous les
[13:20] obstacles qui qu'il peut y avoir et vite ça te remet l'épée sur
[13:24] terre et vite. Bah tu te mets à bosser
[13:28] rapidement si t'as envie d'être. D'être fort et de faire partie
[13:31] des meilleurs. Tu tu te mets vite dans le
[13:32] travail parce que sans ça tu tu tu comprends rapidement que
[13:34] sinon c'est pas possible. Mais je pense qu'il y a des des
[13:36] gens qui ont du mal à comprendre que une fois que t'as atteint
[13:38] ton travail, il faut continuer à travailler pour le le maintenir.
[13:41] Ouais, je pense que les gens qui qui sont pas dans le basket ils
[13:45] se disent bah ça y est les professionnels, il a ses 10, 20,
[13:50] 15, 20 ans de carrière devant lui et enfin ça y est c'est sa
[13:53] vie quoi. Il je pense qu'il.
[13:55] Ils réalisent pas que vraiment faut se battre tous les jours
[13:57] mentalement pour essayer de continuer à progresser, d'aller
[14:00] chercher des des objectifs que que tu pensais inatteignable
[14:03] pour pour continuer à progresser, être un bon joueur.
[14:06] Quoi ? Bah Regardez moi le basket ça a
[14:09] pas duré. Et même maintenant où j'ai
[14:11] atteint mon autre rêve qui est de faire ce que je fais
[14:13] actuellement, bah je me rends compte qu'il y a beaucoup de
[14:15] travail pour continuer à le. Faire ouais, bah voilà.
[14:17] C'est c'est la même chose du coup bah c'était un chemin
[14:20] compliqué parce qu'au début on disait que t'y arriverais pas.
[14:23] Tu as t'as montré que tu pouvais le faire.
[14:24] T'as dû. Sacrifier beaucoup de choses,
[14:27] mais pour toi, c'était quoi le le sacrifice le plus dur que
[14:29] t'as eu à faire pendant toute ta carrière ?
[14:32] D'être loin de mes frères et sœur je dirais parce que eux ils
[14:36] sont jeunes. J'ai 7 ans de différence avec le
[14:38] premier, 14 avec le 2e et 17 18 avec la 3e.
[14:43] Donc eux ils sont jeunes, ils ont pas forcément le recul de
[14:46] savoir pourquoi mon frère il est pas là, pourquoi mon frère il me
[14:49] voit pas souvent donc je pense que ça ça a été dur tu vois de.
[14:55] De savoir qu'ils comprennent pas forcément pourquoi je suis loin
[14:58] et que je puisse pas forcément en retour faire quelque chose
[15:00] pour les voir beaucoup. Donc ça c'est un sacrifice qui
[15:05] qui a été un peu durant. T'as pas de regret à ce niveau
[15:07] là ? Bah non parce que à la fois je
[15:10] j'essaie de faire le maximum pour avoir des nouvelles et les
[15:12] voir le plus souvent mais à la fois sans ça je j'aurais pas pu
[15:15] être basket professionnel. Donc non je pense pas avoir de
[15:18] regret par. Rapport à ça ?
[15:19] Et maintenant t'arrives à ils, ils voient sont tes matchs, et
[15:21] cetera, ça ouais. Voilà, je pense que mes parents
[15:23] ils font, ils font un bon job, ils font le maximum pour leur
[15:25] parler de moi le plus possible. En plus, ils me voient à la
[15:27] télé. Dès que je vois Paris, ils
[15:29] essaient de venir me voir. Donc non, maintenant c'est plus
[15:32] facile. Maintenant qu'ils grandissent,
[15:34] ils arrivent à comprendre un peu mieux quoi.
[15:35] J'ai l'impression que c'est important pour toi la famille.
[15:37] Ouais ouais Ouais Ouais j'ai je suis genre vraiment super
[15:42] reconnaissant de ce qu'ils ont pu, ce qu'ils ont pu faire pour
[15:45] moi mon père. Je sais que.
[15:46] Du côté de mon père, il y avait, il y avait des frères et sœurs,
[15:48] il y avait beaucoup de monde donc ils faisaient le maximum
[15:50] pour pouvoir m'emmener à l'entraînement.
[15:51] Ma mère, elle était là, tous mes matchs, tous mes entraînements,
[15:53] elle m'emmenait partout, donc même dans leur vie ils
[15:57] étaient-ils étaient jeunes, adultes.
[15:58] J'ai envie de dire quand ils m'ont eu.
[15:59] Donc forcément à un moment donné, eux aussi sont obligés de
[16:02] faire des sacrifices pour que moi j'y arrive, donc de ça je
[16:05] leur suis extrêmement reconnaissant.
[16:07] Et est ce que tu as l'impression de leur de voir quelque chose ?
[16:10] Est ce que tu tu leur rends d'une certaine manière ou ?
[16:12] Carrément ? Ouais, carrément.
[16:13] J'essaie de. Sans dire que c'est devenu
[16:17] matériel, mais enfin si je peux leur offrir des cadeaux qui qui
[16:21] je le sais vont leur faire plaisir, je le fais.
[16:27] Comment dire sur le terrain, tu sais mon numéro, il est dédié à
[16:30] eux, donc dans ma manière de de vivre et de jouer, je, ils sont
[16:33] là avec moi quoi, tout le temps, et j'essaie de de leur faire
[16:35] savoir quoi. C'est fort, c'est fort j'espère,
[16:38] j'essaie en tout cas. Et il y a un autre aspect.
[16:41] Pour toujours. Pour parler du moment où tu es
[16:43] passé pro et cetera. Tu as tu as eu ton bac es avec
[16:45] un an d'avance. C'est vrai ?
[16:46] C'est ça, c'est ça ? Ouais donc à l'école, tu étais
[16:48] plutôt à l'aise. On va.
[16:49] Dire ouais voilà j'avais des au début j'avais des grandes
[16:52] facilités qui petit à petit sont devenues des bah plus des
[16:56] facilités, mais juste la normalité, la normalité quoi.
[16:59] Parce que ouais, d'enchaîner le basket, les matchs vite.
[17:04] Moi c'était mon rêve, donc vite l'école c'était plus mon
[17:07] objectif premier. Et mes parents, ils m'ont
[17:09] vraiment mis la pression pour pour que j'ai mon bac.
[17:11] Ils m'ont dit tant que tu as pas ton bac, on te laisse pas
[17:13] tranquille. Et dès que tu as ton bac, tu
[17:15] fais ce que tu veux de ta vie et du basket.
[17:16] Donc c'est fort. J'ai réussi à trouver le bon
[17:19] équilibre pour voilà pas être pas bon à l'école et trop bon au
[17:23] basket, mais pour pouvoir faire les 2 jusqu'à temps.
[17:25] Je sais que ouais. Puis les études de basket c'est
[17:28] pas facile. Moi tu vois, j'ai j'ai dû avoir
[17:30] mon bac, faire un an d'études avant de repartir en centre de
[17:33] formation. Tu vois pour me dire que c'est
[17:35] bon, je pouvais le tenter. Est ce que t'avais envisagé de
[17:38] de partir par exemple en dans le championnat universitaire
[17:40] américain par exemple, plutôt que de signer pro ?
[17:44] Mouais, ça s'est fait. Alors comment ça s'est fait ?
[17:49] Bah déjà le l'asvel ils m'ont proposé un un enfin de rentrer
[17:52] dans le centre de formation en novembre ou décembre, ce qui est
[17:57] super tôt parce que les les saisons elles commencent en
[17:59] septembre en U 15 France et en novembre décembre.
[18:01] J'avais déjà bah l'opportunité de signer avec l'Asvel donc.
[18:05] À ce moment-là y avait pas trop le championnat universitaire et
[18:08] ensuite à la fin de ma première année à l'asvel entre la
[18:12] première et la 2e, là j'ai commencé à à recevoir beaucoup
[18:15] d'offres mais l'asvel s'est vite positionné aussi pour me me
[18:20] faire signer un contrat aspirant ou professionnel et je sais pas
[18:24] si tout le monde le sait. Quand une fois que tu as signé
[18:26] un contrat professionnel, la règle dit que tu peux plus
[18:28] signer en en NCA. Donc c'était un choix qui était
[18:32] assez dur de savoir si vraiment je voulais aller tenter le.
[18:35] L'expérience outre-Atlantique, mais à la fois, je me voyais
[18:38] comme un gars loyal et je voulais vraiment avancer avec
[18:41] l'asvel. Donc j'ai pris la décision de
[18:42] signer avec l'ASVEL et une fois que j'avais le contrat pro, j'ai
[18:45] dit, enfin, j'ai balayé ça de ma tête et l'université, c'était
[18:49] plus dans mes objectifs. Ouais, je sais que c'est pas une
[18:50] décision facile parce que moi aussi j'ai un peu eu ça.
[18:53] Ouais où quand chalons m'avait proposé chalons, c'est le club
[18:55] où j'ai fait mon centre de formation aussi proposer mon
[18:57] contrat premier contrat pro. J'avais aussi des offres de NCA.
[19:00] Et en vrai de vrai, c'est un de mes, un de mes regrets, tu
[19:02] vois ? Ah ouais, je pense que j'aurais
[19:04] vivre. Ça est ce que t'as des TEAM
[19:06] eight, des enfin des coéquipiers qui te racontent un peu comment
[19:09] c'était le basket universitaire. Ouais, un petit peu.
[19:13] J'ai eu Marcus Gomis qui est arrivé à Lasvel un ou 2 ans
[19:17] après. Moi qui était parti aux
[19:18] États-Unis, qui m'a expliqué un peu comment c'était là-bas à la
[19:21] Floride et tout. Actuellement, y a kiimani winsu
[19:24] avec qui j'étais en centre de formation à lasvel qui lui,
[19:27] avant de signer pro, a décidé d'aller à.
[19:30] Aux États-Unis là-bas. Donc ouais j'ai des j'ai
[19:32] quelques petits retours et honnêtement de par leur retour
[19:38] et ce qu'ils me disent que comme quoi des meneurs de petite
[19:40] taille rapide y en a partout là-bas je regrette vraiment pas
[19:42] d'être d'être resté en. France, je pense que tu penses
[19:44] d'après la bonne décision. Ouais, je pense.
[19:46] Que c'est intéressant. Et du coup, donc tu contiens
[19:49] l'asvel, ça se passe plutôt bien en vrai, tu tu graves les
[19:52] échelons petit à petit et tu quittes.
[19:53] Tu quittes l'asvel pour Monaco en 2022.
[19:57] Pourquoi t'as fait ce choix ? Parce que je pense que je
[20:01] rentrais plus trop dans leurs plans.
[20:05] Peut être qu'ils s'attendaient à ce que je progresse un peu plus
[20:07] vite. Moi je m'attendais à avoir un
[20:08] peu plus de temps de jeu justement pour progresser plus.
[20:11] Je pense qu'on était arrivé à un à un moment où tu sais d'un côté
[20:16] ils me faisaient croire qu'ils voulaient et de l'autre côté
[20:19] dans les dans les faits j'avais l'impression qu'ils voulaient
[20:21] pas. Du coup je me suis dit C'est
[20:22] mieux que j'aille voir quelque chose d'autre d'aller sortir de
[20:25] ma zone de confort pour essayer de progresser et de voir
[20:27] d'autres choses donc. Voilà, aujourd'hui, il y a plus
[20:30] du tout de de rancœur ou de haine, tu vois ?
[20:32] Mais je pense que vraiment, et pour eux et pour moi, c'était la
[20:35] meilleure décision. Du coup t'es à Monaco, c'est
[20:38] comment la vie de Basketteur à Monaco ?
[20:41] Ben vite, il y a plein de pièges, il y a plein de pièges
[20:44] dans lesquels faut pas tomber, tu sais.
[20:47] Bon, je vais aller citer le casino, la nuit, le luxe, tout
[20:51] ça. Moi, j'étais encore jeune joueur
[20:53] quand je suis arrivé, même si ça fait longtemps que je suis dans
[20:55] le championnat de France. Quand je suis arrivé à Monaco
[20:58] j'avais encore presque rien prouvé donc fallait vraiment pas
[21:01] tomber dans dans ce côté-là et vraiment rester dans le dans le
[21:05] bon côté, d'être là pour le travail et d'essayer de
[21:07] progresser le plus rapidement possible.
[21:08] Et voilà j'ai réussi à le faire plutôt plutôt bien mais c'est
[21:12] vrai que faut avouer que c'est c'est pas, c'est pas facile.
[21:15] Est ce que tu trouves qu'il y a vraiment une différence à à
[21:18] entre un joueur qui qui joue à l'asvel et un joueur qui joue à
[21:20] Monaco ? Est ce que tu penses vraiment
[21:21] qu'il y a plus de risques que le genre de qui joue à Monaco ou
[21:24] dérive ? Ou alors c'est ça dépend
[21:26] vraiment de qui t'es au final. Alors y a 2 choses.
[21:29] Je pense que ça dépend beaucoup des fréquentations.
[21:31] Le fait que tu dérives ou pas s'entourer de bonnes personnes
[21:34] et de suivre les bons exemples, ça aide beaucoup.
[21:37] Et ensuite ? Ouais, je pense quand même que
[21:39] c'est différent. Sans parler des fréquentations.
[21:41] Un joueur qui qui est un jeune joueur qui est professionnel à
[21:45] asvel et un jeune joueur qui est professionnel à Monaco, je pense
[21:48] que y a vraiment plus de chances de dériver OK à Monaco que qu'à
[21:53] l'asvel je pense. Mais du coup quand même, à
[21:56] Monaco t'as t'as un peu accès à des des personnes
[21:59] exceptionnelles, des événements exceptionnels.
[22:01] C'est quoi la chose que t'as vu à Monaco ?
[22:02] Qui t'a le plus impressionné ? Ouais, les personnalités je
[22:05] dirais, OK les personnalités et dans l'équipe, donc j'arrive y a
[22:08] y a Mac James Dans mon équipe, donc déjà c'est quelque chose.
[22:10] Et même dans les les spectateurs qui viennent voir les matchs, tu
[22:16] sais y a souvent 2 3 stars courte side j'ai envie de dire.
[22:21] Donc voilà j'ai vu des des gars del Mallet des.
[22:24] Tu sais, des sportifs connus, des acteurs connus, donc de voir
[22:26] tout ça, tu te dis Ah ouais, je vraiment dans un autre monde
[22:28] quoi, genre Monaco, c'est vraiment connu pour ça ?
[22:31] c'est quoi la sébaste que t'as eu ?
[22:32] Qui t'a le plus marqué à part Kevin ?
[22:34] Kevin Jarine par exemple ? Bah Kevin Durant est en premier
[22:38] et ensuite à part ça à Monaco, on.
[22:41] Parle ouais, ouais. Qui était là dans la salle ?
[22:43] Qui est venu de venger à Monaco Gad Elmaleh ?
[22:45] Je crois ? OK, j'ai vu Gad Elmaleh parce
[22:46] que vraiment je le regardais quand j'étais petit et quand je
[22:48] l'ai vu, je me suis dit Ah ouais quand même, il est là quoi,
[22:51] genre ça y est ? Mais t'allais dire quelqu'un
[22:53] d'autre qui c'était pas ? Ouais, j'allais dire pendant les
[22:55] JO j'ai vu Teddy Riner, j'ai vu Omar Sy donc ouais, je pense que
[22:59] eux 2 aussi, ça m'a vraiment marqué.
[23:00] Quand je les ai vus, je me suis dit wow, genre c'est c'est
[23:03] mondial quoi, y a tu m'as pas vu ?
[23:05] Moi ouais, t'es allé voir un Grand Prix de formule un à
[23:08] Monaco. Ouais ouais j'en ai vu.
[23:10] Bah 2 ouais, je crois que j'ai fait les 2 ans.
[23:13] Ouais j'en ai vu 2. Du coup à part le basket, est ce
[23:15] que par exemple la F un c'est un truc que t'aimes qu'est ce que
[23:17] t'aimes à part le basket en fait ?
[23:20] J'essaie de m'ouvrir, j'essaie de m'ouvrir à plein de choses
[23:22] parce que depuis petit c'est vraiment basket, musique,
[23:26] basket, musique. Donc ouais, j'aime beaucoup la
[23:28] musique, j'écoute un peu de tout, j'aime vraiment écouter
[23:31] différents styles de musique. Et ouais, c'est vrai que en là
[23:34] je grandis et j'essaie de m'ouvrir à d'autres choses, donc
[23:38] à l'automobile, les voitures, donc j'ai un un bon coéquipier
[23:42] pour ça. Peter, je sais que c'est un un
[23:44] expert en la matière, Yoann macundu aussi, donc ouais, le.
[23:50] Les les grands prix, j'essaie de suivre.
[23:52] J'ai, j'ai suivi une espèce de de série sur Netflix aussi, pour
[23:55] m'intéresser, essayer de comprendre un peu mieux.
[23:56] Donc ouais, petit à petit, j'essaie de de m'ouvrir à plein
[24:00] d'autres choses. Quand on est dans 111 métier où
[24:03] on est vraiment focus dans un domaine de basket, tu penses
[24:06] c'est important de s'ouvrir à d'autres choses.
[24:07] Ouais, ouais, super important. L'erreur à pas faire, c'est de
[24:11] se dire je veux progresser, je veux faire du basket tout le
[24:13] temps, tout le temps, tout le temps.
[24:14] Donc ça marche à un moment donné.
[24:16] Mais ensuite, vraiment mentalement quand t'as de la
[24:18] pression de de par tes coéquipiers, de par les attentes
[24:21] de part du coach, à un moment donné quand tu quand t'es en
[24:23] dehors de ça, t'as t'as besoin de faire le vide et de penser à
[24:26] autre chose et et t'ouvrir à d'autres choses pour continuer à
[24:30] prendre du plaisir dans ce que tu fais dans le basket.
[24:32] Et du coup toi, comment tu fais de vide actuellement ?
[24:35] Actuellement ma famille déjà, j'essaie de prendre des
[24:40] nouvelles de ma famille, j'essaie de sortir de la maison.
[24:44] J'essaie de faire des activités avec celle avec qui je partage
[24:47] ma vie donc ouais, elle elle m'apporte beaucoup de cette
[24:52] sérénité et de calme. Et si tu veux choisir entre la
[24:55] vie à Lyon et la vie à Monaco, de choisir laquelle ?
[24:57] La vie à Monaco, Non pas que la vie à Lyon est pas bien, mais la
[25:00] vie à Monaco avec tout tout ce qui s'y passe, c'est le temps,
[25:03] le temps, ça joue beaucoup sur le moral quand tu te lèves et
[25:06] que y a la plage et qu'il fait soleil, franchement ça, ça donne
[25:09] du bus pour la journée. Mais je sais les mes lyonnais,
[25:11] parce que c'est la meilleure ville de France et ça
[25:13] j'oublierai jamais. Du coup maintenant est ce qu'on
[25:16] peut parler un peu de cet été des Jeux olympiques parce que je
[25:18] pense que est ce que tu penses que c'est une des meilleures
[25:20] expériences de ta vie pour l'instant ?
[25:21] De loin pour l'instant. Ouais, c'est la meilleure de par
[25:24] tout ce qui s'est passé, non pas, Non pas que dans le
[25:27] résultat et dans la performance. Tout ce que ça a engendré pour
[25:29] moi et tout ce que tout ce que j'ai ressenti, c'est de loin la
[25:33] meilleure expérience de ma vie pour l'instant.
[25:34] Parce que tu vois, moi je me rappelle quand j'ai appris que
[25:37] les JO, ça serait à Paris. À l'époque, dans un coin de ma
[25:39] tête, j'étais en mode OK, il faut que je fasse.
[25:41] Tout ce que je peux faire pour le faire.
[25:43] Bon j'ai pas réussi. Mais est ce que toi aussi ça, ça
[25:45] te t'avais pensé à ça à ce moment là ?
[25:47] Ouais ouais. Ouais, c'est arrivé rapidement
[25:50] dans ma tête. Ensuite, pour la petite
[25:52] anecdote, j'ai signé un contrat avec optic 2000 qui était en
[25:55] partenariat avec les Jeux olympiques de de Paris et donc
[25:59] c'était 3 ans avant les Jeux. OK et.
[26:02] Moi, 3 ans avant les jeux, j'avais encore fait aucune
[26:05] fenêtre avec l'équipe de France, j'avais jamais été partenaire
[26:07] d'entraînement, donc je me et eux.
[26:10] De leur côté, ils poussaient en mode il faut que tu fasses les
[26:13] jeux quoi pour le partenariat avec optic 2000 et je me suis
[26:16] dit Wow Ouais ouais, je vais les faire avec plaisir, je vais les
[26:19] faire, je vais me, je vais me donner les moyens, je vais les
[26:20] faire alors qu'à ce moment-là j'avais encore aucun contact
[26:23] avec l'équipe de France donc ouais vraiment et eux ils m'ont
[26:25] poussé et moi je me suis dit bah petit à petit Je vais le faire
[26:28] et ensuite 2 ans avant bah je suis partenaire d'entraînement,
[26:31] ensuite l'année d'avant Bah je fais les fenêtres et je me dis
[26:35] Bah Ouais ça va se faire quoi et petit à petit je me suis donné
[26:38] les moyens et. Je me suis retrouvé à faire les
[26:40] les Jeux olympiques de Paris, ouais, c'est incroyable.
[26:44] Bah si je dis pas de bêtises avec l'équipe, vous dormiez pas
[26:46] au village olympique mais t'y es passé un peu ou pas ?
[26:49] Bah petit regret, petit regret de pas avoir vécu ça dans dans
[26:53] le village olympique. Y en avait un à Lille et un à
[26:56] Paris, mais on a pu visiter celui de Paris donc ça c'est
[26:58] cool. Quand on est arrivé à Paris,
[27:00] j'ai pu vraiment voir tu sais, toutes les nations, tous les
[27:03] tous les athlètes qui marchent qui de voir tout ça.
[27:05] C'était assez impressionnant. On a pu manger là-bas, discuter
[27:08] un peu avec tout le monde donc. On n'y a pas vécu, mais en tout
[27:11] cas je l'ai vu et c'est c'était un bon moment.
[27:14] Quand tu as appris que tu faisais les jeux, tu te
[27:16] rappelles de où tu étais. Ouais, quand j'ai appris que je
[27:19] faisais les jeux, on venait d'atterrir à.
[27:22] On venait d'arriver à Montpellier parce que tu sais,
[27:24] il y avait les matchs de préparation, on a fait Orléans,
[27:27] Montpellier, donc en arrivant à Montpellier, Ben on était 14OK
[27:32] et il y en avait 2 qui devaient partir, donc.
[27:36] Y avait quelqu'un du staff qui allait dans la Chambre, des des
[27:38] 2 qui sont partis et personne n'est venu dans ma chambre donc
[27:42] j'ai appris que du coup il est au cobo, il les faisait pas.
[27:45] Donc comme je l'ai dit là mon premier sentiment c'était putain
[27:49] je suis dégoûté quoi. Je m'attendais à les faire avec
[27:52] lui et j'ai appris qu'il les faisait pas donc il est c'était
[27:55] mon gars de Monaco, mon gars avec qui je passe le plus de
[27:57] temps, donc de savoir qu'il les faisait pas au début c'était
[28:00] j'étais vraiment déçu pour lui. Et ensuite petit à petit, Ben
[28:03] quand tout le monde est parti et qu'on est vraiment les 12 et
[28:05] qu'on fait la réunion de des 12 pour savoir que voilà, c'est
[28:08] cette équipe là qui va faire les Jeux olympiques, là ça y est, ça
[28:11] commence à monter et tu te dis purée, ça y est quoi ?
[28:15] C'est fait et j'ai réussi à le faire et on va le faire et on va
[28:18] vivre un truc de ouf. Donc ensuite de la fierté et de
[28:20] l'excitation très rapidement. Incroyable mais du coup, cette
[28:24] période où vous étiez plus que 12, ça doit être, ça doit être
[28:27] pas mal quand même niveau pression aussi.
[28:30] C'est vrai et étonnamment, franchement, c'était de la
[28:33] concurrence, de la bonne concurrence.
[28:35] Tu vois là où on peut penser que on était 19 au début et tu sais,
[28:41] les 19 essaient de se mettre des sales coups, des trucs, des de
[28:43] la mauvaise. La mauvaise concurrence, c'était
[28:46] pas le cas. On voulait vraiment tous porter
[28:49] la France le plus haut possible et ça s'est ressenti dès les
[28:51] entraînements. Tout le monde mettait de de
[28:53] l'envie et de la bonne volonté, même si y avait un un critère de
[28:55] sélection, tout le monde essayait de faire ce qu'on lui
[28:57] demande et. C'est pour ça que ça a rendu la
[28:59] la décision encore plus difficile pour pour le
[29:01] sélectionneur quoi ? Ouais, c'est clair, c'est pas
[29:03] facile et surtout que je. Trouve que c'est pas comme une
[29:05] équipe classique où t'essaies de prendre les meilleurs joueurs là
[29:10] t'essaies vraiment de faire la meilleure équipe ?
[29:11] Exactement. Du coup il y a plus
[29:12] d'incertitude aussi. Mais ouais c'est ça et c'est
[29:13] pour ça que ça, ça a un peu étonné à mon sujet tu vois moi
[29:16] j'ai moi si je te dis vraiment ma pensée, j'étais persuadé que
[29:19] j'allais le faire et que j'allais être dans les 12 mais.
[29:23] Quand tu regardes la la vie des gens, ils se disent Putain t'as
[29:26] un, t'as un Elio Kobo qui performe toute l'année, qui est
[29:28] super fort et en championnat et en Euro League et ils se
[29:30] retrouvent à pas les faire. T'as y a eu la polémique Sylvain
[29:33] Francisco, t'es au Mali donc il revient des États-Unis donc
[29:36] ouais y avait vraiment des super joueurs qu'ont pas fait les JO
[29:40] et Ouais c'est la preuve que que le coach il essayait de faire
[29:44] vraiment la la meilleure équipe et non pas de prendre les 12
[29:47] meilleurs joueurs de. Du pays, quoi.
[29:49] Si j'ai bien compris t'as t'arrives avec les JO avec pas
[29:51] mal de gens qui critiquent le ton choix par exemple.
[29:54] Ah oui oui et mais comment t'as fait pour en fait ?
[29:58] Tu les as fait taire presque immédiatement à mon enfin c'est
[30:00] mon avis mais t'as vraiment été super clean et je voyais
[30:03] beaucoup de gens qui parlaient de toi, notamment suite à ton
[30:06] tir contre le Japon. Tu peux me parler de ça ou pas ?
[30:10] Alors je vais commencer par le début de ta question, bah c'est
[30:14] comme on l'a dit plus tôt, c'est l'habitude quoi.
[30:18] Ah pourquoi serazel ? Il mérite pas et machin.
[30:21] Et pourquoi lui alors qu'il y a des meilleurs ?
[30:24] Donc vraiment j'avais l'habitude d'être dans cette position donc
[30:28] encore une fois je voulais faire taire.
[30:30] Donc dès dès les matchs de préparation, Vincent il a
[30:33] commencé avec moi dans le 5, il s'est avéré que les 2 premiers
[30:36] ça s'est super bien passé. Donc là déjà les critiques un
[30:38] peu moins. Donc voilà on est arrivé début
[30:43] de compétition où voilà je fais un premier match où je rate 2
[30:46] tirs, je commence dans le 5 donc c'est une certaine preuve de
[30:49] confiance. Ensuite je rate mes 2 premiers
[30:52] tirs et je je rerentre plus du match.
[30:55] Donc à la fin de ce match je me dis waouh qu'est ce que ça va
[30:58] être la compétition est ce que ils comptent vraiment sur moi.
[31:01] Donc tu tu commences à à te poser pas mal de questions et
[31:05] arrive le Japon où bah Albi C est lancé, Franck est lancé et
[31:09] on n'arrive pas à creuser d'écart.
[31:11] Et je me dis qu'un peu en en dernière chance dernière rideau,
[31:14] il me lance, il me dit bon bah vas y on va voir ce que ça
[31:17] donne. Bah il se trouve que bah ça
[31:19] s'est plutôt bien passé, j'ai commencé à mettre mes premiers
[31:21] tirs, des bonnes sensations, on a réussi à faire un run et voilà
[31:25] j'ai tout simplement je me je me suis libéré plus petit à petit
[31:30] dans le match et à arrivé ce moment où voilà on est à moins
[31:34] 4, il reste 10 secondes, on dessine un play pour Evan sauf
[31:37] que bah y a du monde sur Evan, il a pas sa Rudy.
[31:41] Rudy il sait pas trop quoi faire de la balle et qui tire ça sert
[31:43] à rien vu qu'on est à moins 4, il me la donne et là Ben voilà
[31:47] je me décale, je tire, j'arrive à provoquer une faute, la balle
[31:49] elle tombe dedans à ce moment-là, de l'adrénaline de
[31:53] fou, de la fierté de 27000 personnes qui crient donc
[31:57] c'était assez spécial et je me souviens qu'après le match on en
[32:02] avait parlé avec Evan, lui il voulait pas trop célébrer parce
[32:04] que y avait un lancer franc à mettre et à ce moment-là il se
[32:06] dit putain bah certes il a mis son tir en plus il.
[32:10] Il crie avec la foule, il fait des Blair comme on dit.
[32:14] Il était là en mode putain mais arrête t'as t'as un lancer,
[32:16] point à mettre quoi tu vois ? Et il s'est avéré que tu vois,
[32:18] j'étais vraiment en confiance et quand j'y suis allé, je j'avais
[32:21] même pas même pas la pression de toute.
[32:23] Façon ça se voyait en vrai. J'étais vraiment serein et j'ai
[32:25] juste fait ce que ce que je m'entraîne à faire depuis 10, 15
[32:30] ans maintenant. Et voilà, j'ai j'ai pu gratter
[32:33] une prolongation et ce qui a fait que ça a un peu sauvé notre
[32:35] tournoi. Pour donner un peu de contexte à
[32:37] ceux qui suivent pas trop le basket.
[32:38] Du coup c'est un match. Si vous perdez, ça va être
[32:42] compliqué pour la. Suisse, si on perd ce match là
[32:44] parce qu'on a perdu après contre l'Allemagne, si on perdait ce
[32:47] match là, soit on était pas qualifiés et on voyait pas
[32:50] Paris, soit on jouait les États-Unis au en quart de
[32:52] finale. Voilà et du coup le match est
[32:53] bientôt terminé. Il y a 4 points d'écart sachant
[32:55] qu'au basket tu peux marquer que 3 points max avec un panier.
[32:58] Mais là Mathieu il a marqué un panier à 3 points pendant qu'un
[33:01] jour a fait une faute sur lui. Du coup il a eu un lancé France
[33:03] supplémentaire, il a pu marquer 4 points.
[33:05] Et sauver la France ? Même pas l'équipe.
[33:07] Il a sauvé la France. Mais moi, ça me fait bizarre
[33:09] d'entendre ça, tu sais sauver la France ?
[33:11] Et du coup est ce que t'as réalisé qu'à ce moment-là bah
[33:13] toute la France je dois reparler de toi.
[33:15] Ouais, à ce moment-là. Bah de nos jours on parle
[33:19] beaucoup de ça, des des réseaux. Mais au-delà de ce que j'ai
[33:22] ressenti dans la salle, sur les réseaux, vraiment tous les
[33:25] messages que j'ai pu recevoir, que ce soit positif, négatif,
[33:29] que ce soit de mon pays, que ce soit d'un autre pays et tout,
[33:31] tout ce que j'ai, tout ce que j'ai reçu, j'ai vraiment réalisé
[33:34] l'engouement et. Que ouais, il y a à ce
[33:37] moment-là, il y a tout le monde, tout le toute la planète, toute
[33:41] la planète Terre qui te regarde et qui qui regarde l'événement.
[33:43] Quoi. Donc ouais, c'est assez spécial.
[33:45] Est ce que c'est ton tir préféré de ta ?
[33:47] Ah ouais ouais, de loin de loin j'en ai mis des beaux tirs mais
[33:50] celui-là avec le contexte et le public, et bah la suite de
[33:55] savoir que c'est un peu ce tir là qui a permis qu'on aille
[33:57] aussi loin de loin. Visite l'équipe tu connais bien
[34:01] Victor humbanima depuis un moment ?
[34:03] Ouais. T'as joué avec lui à l'Asvel, ça
[34:07] t'avait quoi de jouer avec lui comme ça au JO ?
[34:11] Et bah j'ai joué avec lui aussi en équipe de France e 19OK au
[34:16] championnat du monde et on a perdu en finale contre les
[34:19] États-Unis. Et donc ce qui est marrant c'est
[34:22] que début de compétition avant le premier match contre le
[34:26] Brésil, je le regarde et je lui dis, je lui tends ma main.
[34:28] Je lui dis, et si tout de suite on on t'écrit qu'il va se
[34:33] passer ? La même chose quand les 19 tu
[34:35] signes ou tu signes pas et tu sais j'attendais de voir sa
[34:37] réaction, de se dire Ouais dans quelle mentalité il est-il est
[34:40] dans ma tête dans ma tête hein je me dis Ben Moi je moi je
[34:44] Chine hein tu vois si si on me perd en finale contre les
[34:46] États-Unis Chine il me regarde il me dit jamais de la vie et
[34:48] tout je dis Ah ouais ouais grave je dis Ah ouais grave je suis
[34:51] grave d'accord avec toi et tout donc vraiment tu sais lui il
[34:53] était dans cette mentalité de je veux l'or et États-Unis ou pas
[34:57] genre je veux les battre tu vois et il se trouve qu'on fait les
[35:00] les phases de poule et. On arrive en finale contre les
[35:03] États-Unis et avant le match il dit Ben Ben vas y hein, c'est
[35:05] ton moment. Tu sais vas y essaie de de
[35:08] d'aller chercher mieux que ce qu'on a fait en U 19 et voilà.
[35:12] Non, en tout cas c'était c'était vraiment un tu sais un bon
[35:15] moment et pour lui et pour moi de savoir qu'on a commencé en U
[35:17] 19 et qu'on s'est retrouvés en h ou les Jeux olympiques ensemble
[35:20] à Paris et en finale contre les États-Unis.
[35:22] Donc ouais, c'était une une belle histoire.
[35:24] C'est incroyable. Ben en tout cas, c'était un
[35:26] régal à suivre. Franchement, les.
[35:28] Les JO basket ? Bah du coup je vois, je t'ai
[35:30] dit, je suis venu voir votre match contre le Canada.
[35:32] Franchement c'est un des matchs que j'ai le plus aimé regarder
[35:34] et de ma vie c'est lourd même celui d'après il était ouf.
[35:37] Enfin de toute façon c'était c'était incroyable.
[35:39] Et après les JOYA, beaucoup de gens qui te voient du coup comme
[35:42] le le futur meneur de l'équipe de France, c'est un objectif
[35:45] pour toi ? Ouais ouais, honnêtement oui, je
[35:48] sais qu'y a plein de meneurs hein.
[35:49] Y en a des très bons en plus, même en en ce début de saison.
[35:53] Sans citer sans citer leurs noms parce que tout le monde les
[35:55] connaît. Mais y a des meneurs français
[35:56] qui. Qui joue super bien mais ouais
[36:00] dun.de vue personnel de savoir que j'ai pu voilà mettre un pied
[36:04] dans dans ce monde là de l'équipe de France des grandes
[36:07] compétitions, ça donne envie de tu sais de continuer de tous les
[36:10] étés, de vivre ce genre d'expérience.
[36:13] Donc ouais, dans un coin de ma tête je fais le maximum tous les
[36:17] jours pour essayer de progresser et de de devenir un joueur.
[36:22] Ouais, presque incontournable dans le rôle tu vois de et de
[36:25] continuer et de perdurer avec l'équipe de France.
[36:28] Tu vois, tu m'as parlé de du coup de la finale qu'on est aux
[36:30] États-Unis qui que vous avez perdue.
[36:32] C'est un échec mais qui qui t'a quand même apporté du positif je
[36:34] pense. Y en a sûrement eu plein
[36:36] d'autres dans ta carrière, des des échecs en finale mais aussi
[36:38] des des échecs personnels. Pour toi, c'est quoi le plus
[36:41] gros échec de ta carrière ? Ben du coup j'ai envie de dire
[36:44] Ouais c'est ça les les 2 finales perdues, elles se sont eu 19 où
[36:48] vraiment à la fin du match j'étais en en larmes.
[36:51] Et pareil à aux Jeux olympiques tu vois, parce que tous les
[36:55] autres finales. Du bois.
[36:57] Les autres finales j'ai réussi à les gagner avec lasvel et
[36:59] Monaco. Mais celle-ci c'est vrai que à
[37:01] la fin du match, vraiment au Buzz heures finales elles font
[37:04] mal à fond, c'est normal. Et tu penses que elles t'ont
[37:07] appris quoi, ces 2, ces 2 défaites ?
[37:09] Bah j'aurais aimé apprendre un peu plus en U 19 pour pas faire
[37:12] la même chose en aux JO, mais c'est 2 niveaux complètement
[37:15] différents, de savoir que que tu as joué contre les meilleurs
[37:18] joueurs du de la terre, de savoir que c'était un match
[37:23] chéré. Avant que c'était fait, une
[37:25] Curie s'enflamme et fasse n'importe quoi, c'est clair.
[37:28] Tu dis que vraiment non pas qu'il y avait presque rien à
[37:31] faire, mais que tu t'es battu et que tu as fait le maximum à ce
[37:33] moment-là et que c'est pas arrivé.
[37:35] C'est pour une raison et que tu dis que qu'un jour ça arrivera.
[37:41] Si j'ai la chance de faire partie de cette équipe à Los
[37:43] Angeles, j'espère que qu'on aura progressé et qu'on sera qu'on
[37:47] sera meilleur et que la fin sera encore meilleure.
[37:50] Ben en tout cas, félicitations pour ton parcours.
[37:51] Franchement c'est c'est fort. Même si c'est loin d'être fini
[37:53] hein, évidemment. Merci beaucoup.
[37:55] Je me demandais qu'est ce que t'as appris sur toi grâce au
[37:58] basket-ball, que t'aurais pas appris si t'avais pas fait de
[38:00] basket à ton avis ? Je dirais qu'y a 2 points.
[38:04] Premièrement, comme on a parlé un peu avant, tu sais le cette
[38:08] idée du du dépassement de soi. Je pense que le basket ça m'a
[38:11] vraiment aidé à à repousser mes limites, à savoir que si je veux
[38:15] vraiment atteindre mes objectifs, faut que toute
[38:18] l'année je me batte. Et physiquement et dans le
[38:21] travail et surtout mentalement. Je pense que c'est le point le
[38:25] plus important d'être en accord avec sa santé mentale pour
[38:30] pouvoir continuer à malgré les critiques, malgré les contre
[38:34] performances, malgré des fois le fait que justement t'enchaînes
[38:37] les bonnes performances et de pas te sentir trop haut de
[38:40] continuer à te battre mentalement pour essayer de de
[38:42] progresser chaque jour. Je pense que sans le basket je
[38:45] sais pas si ça ça aurait été aussi développé.
[38:50] Et la 2e chose, c'est de comment dire, de réaliser aussi que le
[39:00] basket c'est une chose, mais que la famille et tous les gens,
[39:07] tout ce qu'ils ont fait pour que tu puisses y arriver, toi, parce
[39:09] que c'est impossible d'y arriver tout seul.
[39:11] Tous ceux qui ont contribué et qui ont aidé pour que j'arrive
[39:14] là, ils sont super importants aussi.
[39:16] Et que une fois que t'as. T'as réussi à toi avant
[39:18] atteindre ton objectif de vraiment pas oublier tous ceux
[39:21] qui t'ont aidé et de voilà de pas avoir cette position
[39:27] d'ingrat parce qu'elle est elle est facile à atteindre une fois
[39:30] que t'as que t'es toi là et que tous ceux qui t'ont aidé bah
[39:34] justement n'ont pas toute la lumière sur eux et que bah qu'il
[39:39] y a que toi qui l'a c'est c'est c'est facile.
[39:41] Pardon de bah de les oublier, de de faire comme s'ils avaient pas
[39:45] été là mais j'essaie vraiment de.
[39:47] Moi de mon côté en tout cas de pas les oublier et de leur
[39:49] rendre leur rendre l'appareil c'est fort.
[39:53] Du coup si tu pouvais imagine que t'as un jeune dans la même
[39:55] situation que toi. C'est à dire qu'il commence le
[39:57] basket et que tout le monde lui dit t'es trop petit, t'es t'es
[40:01] pas assez grand des choses comme ça.
[40:03] Qu'est ce que tu pourrais lui dire toi maintenant pour
[40:06] l'aider ? Déjà de déjà je donnerais des
[40:11] exemples de dire que. La preuve que par exemple,
[40:15] Andrew Albisi moi même et même plus dans la grande Ligue à
[40:19] Isaiah Thomas. Treyang c'est des meneurs qui
[40:22] arrivent à à performer alors qu'ils sont tout petits.
[40:25] Et ensuite plus précisément, je leur dirais que que voilà que ça
[40:28] doit leur donner un un plus. Une extra motivation de savoir
[40:34] que tu es pas annoncé comme quelqu'un qui va réussir mais
[40:38] que si tu y arrives, bah la récompense et le la fierté sans.
[40:42] Elle serait encore plus plus belle et plus plus grosse que si
[40:46] t'avais été. Bah destinée à ça.
[40:50] J'ai envie de dire c'est beau. Du coup bah Là t'as remporté une
[40:54] médaille d'argent aux JO, t'as remporté 4 titres de champion de
[40:57] France, mais t'as que 22 ans, c'est quoi ton prochain
[41:00] objectif ? Étant donné que j'ai resigné 3
[41:05] ans à Monaco cet été, de gagner 3 titres de champion de France,
[41:09] encore de continuer à les gagner d'affilée.
[41:11] Pour essayer si je reste encore dans le championnat de France
[41:14] longtemps ? Bah de d'avoir le record OK.
[41:16] Et collectivement parlant, vraiment d'essayer de faire une
[41:22] grosse saison pour aller rechercher un final four de
[41:25] Rolling et de d'essayer d'atteindre la finale quoi.
[41:27] Parce qu'il y a 2 ans on a réussi à aller en 2000 et à la
[41:32] fin de la première mi-temps tout le monde nous voyait en finale
[41:34] et on n'a pas réussi à le faire. Donc vraiment de faire une
[41:38] saison complète. De bâtir une équipe solide pour
[41:42] que arriver là-bas on sache quoi faire et qu'on arrive à à aller
[41:45] encore plus haut. Quand pour toi tout s'arrêtera,
[41:47] tu veux qu'on se rappelle de toi pourquoi ?
[41:53] Ça rejoint ce que j'ai dit au tout début.
[41:56] Je veux que les gens, ils se souviennent de moi comme une
[42:00] bonne version, pas quelqu'un qui est trop sûr de lui, même si il
[42:05] faut avoir confiance en soi pour pouvoir réussir dans ce milieu.
[42:08] Mais. De quelqu'un qu'a l'épée sur
[42:09] terre. De quelqu'un qui qui pense pas
[42:11] qu'à soi et comme d'une bonne personne sûre et en dehors du
[42:17] terrain. Donc même si c'est difficile à
[42:20] avoir pour pour certains, à l'heure d'aujourd'hui c'est
[42:23] c'est quelque chose que j'essaie d'améliorer et et de bosser
[42:26] dessus pour que pour qu'à la fin de ma carrière ça soit même plus
[42:30] une question pour pour les gens. Merci Mathieu, c'était c'était
[42:33] trop lourd, un régal de parler avec toi comme ça.
[42:35] Ouais, moi aussi ça m'a fait plaisir.
[42:37] J'ai une tradition dans le Podcast, donc on a notre livre
[42:40] et je demande à chaque invité de de le signer et d'écrire une
[42:43] phrase qui est importante pour lui.
[42:44] Tu vois, ça peut être un conseil, une citation.
[42:46] Avec. Si tu veux faire ça pour nous.
[42:48] Je sais déjà avec grand plaisir. Parfait.
[43:00] Merci Mathieu du coup est ce que tu peux partager avec nous la
[43:02] phrase que t'as écrite dans le livre ?
[43:04] Ben c'est un peu ce qu'on ce qu'on a dit à la fin.
[43:07] Je conseille à tout le monde, c'est de de se battre pour être
[43:10] la, la meilleure, la meilleure version de soi-même pour que
[43:15] voilà, les gens ne retiennent que le positif de de votre
[43:17] passage sur la terre. Merci beaucoup Frérot, c'est
[43:20] trop cool et bonne chance pour la suite.
[43:22] Bonne chance pour ta. Merci à vous, merci.
[43:23] Beaucoup et j'espère que après 2028, on on refera un podcast
[43:27] pour parler de ton tir contre le Brésil à Los Angeles.
[43:29] J'espère aussi, merci à toi, ça c'était un plaisir.
[43:32] Ta gueule à plus.

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