# Patrick Mouratoglou: "Je n’avais aucune chance de réussir dans la vie!" Révélations pour devenir une Champion!

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 1 Sep 2024, 41 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/91150640/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2024-8-1%2F385652677-44100-2-0aa0f7b0f3fd4.mp3

Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous avons eu le plaisir d’accueillir Patrick Mouratoglou, l’un des coachs les plus couronnés de succès dans l’histoire du tennis. Patrick, qui a été le coach de la légendaire Serena Williams pendant plus d’une décennie, nous dévoile les coulisses de ce que cela implique vraiment—le prix à payer pour être le meilleur. Aujourd’hui, la mission de Patrick est de donner une chance à tous ceux qui souhaitent réaliser leurs rêves. Que tu sois passionné de tennis ou à la recherche d’inspiration pour réaliser tes rêves, cette conversation avec Patrick Mouratoglou saura t’inspirer. Chapitres: 00:00 - Bande-annonce 01:12 - Quelle est ta mission ? 01:53 - Les cicatrices de mon enfance 06:28 - Comment vaincre sa timidité 07:14 - Ma relation avec mon père 08:19 - Le souhait de mon père d’arrêter le tennis 10:52 - Pourquoi la responsabilité personnelle est la clé du succès 12:07 - Le moment où j’ai arrêté le tennis pour devenir coach 16:19 - Ce qu’il faut pour devenir un champion 19:34 - L’art de lire les gens 21:31 - Qu’est-ce qu’il faut pour jouer au très haut niveau ? 25:35 - Comment gérer l’échec 27:36 - La formule secrète du succès de Serena Williams 29:25 - Comment rester au sommet 35:33 - Quel est le prix de ce succès ? 38:27 - Une citation Retrouvez Patrick sur: Instagram: https://www.instagram.com/patrickmouratoglou/ Youtube: https://www.youtube.com/ @patrickmouratoglou_official Et retrouvez-nous sur: Instagram: https://www.instagram.com/theelevatehouse/ Tiktok: https://www.tiktok.com/@theelevatehouse/

## Transcript

[0:00] J'ai investi pendant 6 ans sur une marque et ma marque a
[0:03] disparu comme ça dans un claquement de doigts.
[0:06] Donc j'ai fait un c'était complètement nul, j'étais pas
[0:08] coach et j'avais aucune crédibilité.
[0:09] Et donc j'ai réuni tout mon staff, tous mes entraîneurs et
[0:12] je leur ai dit, les gars, je vais mettre mon nom.
[0:14] Par contre, il faut que je devienne coach et il faut que je
[0:15] devienne le le meilleur coach. Il faut que je vienne des grands
[0:17] chelems et ils ont tous rigolé et je leur ai dit vous pouvez
[0:20] rigoler si vous voulez. Par contre, faites gaffe,
[0:21] j'apprends très vite. Et 8 ans après, je gagnais mon
[0:23] premier Grand Chelem. Patrick Muratau Blue est l'un
[0:29] des entraîneurs de tennis les plus victorieux de l'histoire.
[0:32] Non, c'est tranquille, parfait et créateur de l'âme muratom le
[0:35] tennis Academy, le plus grand resort de tennis de France et
[0:38] d'Europe. Moi, j'avais des grosses,
[0:42] grosses difficultés partout. Et pareil quand j'étais jeune,
[0:45] j'étais super timide. Le basket, ça m'a aidé à changer
[0:48] et surtout, je me suis forcé à commencer à faire des interviews
[0:50] justement pour parler aux gens et me forcer à sortir de ma zone
[0:52] de confort. Donc en fait, on.
[0:54] A plein d'opportunités de faire des choses qui nous font peur et
[0:56] qui sont extrêmement dures pour nous. 90% des gens, ils vont
[0:59] toujours les éviter. Et quand il y a des gens qui les
[1:01] évitent pas et qui qui font l'effort à chaque fois, bah ça
[1:03] nous fait progresser de façon incroyable.
[1:05] Quand quand je dis les choses importantes, si t'as vu ce qui
[1:09] se passe. Patrick, qu'est ce qui te
[1:14] motive, c'est quoi ta mission ? Oh là c'est une tu m'attaques
[1:19] dure là. Alors ma mission, écoute.
[1:23] Ma mission en fait, c'est d'aider des jeunes à vivre ce
[1:26] que moi j'ai pas pu faire, c'est à dire leur donner leur chance
[1:31] pour pour qu'ils puissent réussir dans le tennis quand
[1:34] j'avais 16 ans. En fait mon mon rêve c'était de
[1:36] devenir professionnel. J'ai pas j'ai pas eu, on m'a pas
[1:39] donné ma chance. Et je me suis dit que ce serait
[1:41] une super revanche pour moi de passer le reste de ma vie à
[1:44] donner leur chance à des jeunes de qui ont, je sais pas, entre
[1:46] entre 10 et et 18 ans et qui ont du potentiel et de leur donner
[1:50] vraiment tous les moyens pour réussir o.
[1:52] K, donc c'est un peu ton enfance qui a forgé ce que tu fais
[1:56] maintenant finalement ? Ah oui, complètement.
[1:57] Oui, c'est moi. C'est mon enfance m'a laissé
[2:01] beaucoup de traces à court terme.
[2:03] J'ai mis des années, des années pour m'en remettre et ça m'a
[2:08] donné envie de faire des choses. De faire des choses qui, quelque
[2:11] part, vont me faire du bien à moi en faisant du bien aux
[2:13] autres. OK et d'ailleurs est ce que tu
[2:15] peux un peu me m'expliquer dans quel cas t'as grandi ?
[2:18] Alors j'ai grandi, j'ai grandi à Neuilly sur Seine.
[2:23] Mon père est grec. Il a quitté la Grèce quand il
[2:25] avait 13 ans. C'était les.
[2:28] C'était le régime des colonels en Grèce, donc toute ma famille
[2:32] a quitté la Grèce. Et puis il a fait des études, il
[2:36] a bien réussi dans les études, il a monté une, il a monté une
[2:38] une entreprise qui a bien marché aussi, et mon frère et moi, donc
[2:42] on est né à Neuilly. Tu veux que je te raconte tout
[2:45] ça ? C'est long, non ?
[2:46] Non. Ça, ça m'intéresse, on a.
[2:48] On a grandi à Neuilly. Moi, j'avais des grosses grosses
[2:52] difficultés partout. J'avais des difficultés à
[2:54] l'école parce que j'étais damné de la classe.
[2:56] J'avais pas du tout à l'école. J'avais des grosses difficultés
[2:59] dans mes relations avec les autres enfants de mon âge.
[3:03] Parce que j'étais d'une timidité vraiment exceptionnelle et donc
[3:06] j'arrivais pas du tout à parler aux gens.
[3:08] J'avais peur que les gens me me parlent même parce que ça me
[3:11] faisait paniquer. Et donc j'étais tout le temps
[3:13] seul. Et comme j'étais en échec à
[3:16] l'école et j'avais pas de relation du tout avec mes
[3:19] copains copines. Enfin j'en avais même pas
[3:21] évidemment, mais. Ça me créait vachement de
[3:25] d'angoisse et du coup j'avais des des crises d'angoisse toutes
[3:28] les nuits. J'arrivais pas à dormir en plus
[3:30] cette nuit voilà donc mon enfance a été et puis un jour
[3:32] j'ai j'ai découvert le tennis, j'avais 4 ans OK, et je suis
[3:37] tombé amoureux du tennis tout de suite parce que moi d'abord j'ai
[3:40] adoré ce jeu et puis finalement j'ai réussi à faire quelque
[3:43] chose de bien, rien, rien de ce que je faisais marchait, sauf le
[3:46] tennis. Et donc le cours de tennis,
[3:49] c'est devenu l'endroit où j'étais heureux parce que je me
[3:52] sentais bon à quelque chose. Et les gens, j'avais
[3:54] l'impression que les gens avaient un regard différent sur
[3:56] moi quand j'étais sur un cours parce que encore une fois je
[3:58] jouais, je jouais pas trop, pas trop mal.
[4:01] Et donc le tennis m'a sauvé la vie.
[4:03] Grâce au tennis, j'ai pu, j'ai pu me construire quelque part.
[4:08] Et puis lorsque j'ai eu 111213 ans, je me suis dit, Je vais pas
[4:15] vivre toute ma vie comme ça, ça va être cauchemardesque.
[4:17] Donc il faut que je trouve des solutions sinon ma vie va être
[4:20] horrible. Et je me suis dit la vie c'est
[4:23] en fait c'est une chance exceptionnelle qu'on a tous.
[4:25] On s'en rend pas compte parce qu'on est on est habitué à être
[4:28] sur terre, mais en fait c'est une chance incroyable et c'est
[4:31] incroyablement court aussi maintenant.
[4:33] J'ai 54 ans, je le savais déjà quand j'avais 6 ans que ça
[4:37] allait être très court, mais plus le temps passe, plus je me
[4:39] rends compte que ça, ça passait une vitesse phénoménale.
[4:41] Et en fait je me suis dit Si j'utilise bien le temps que je
[4:44] vais passer sur cette terre. Je vais pouvoir faire des choses
[4:47] exceptionnelles mais par contre il va falloir que je sois armé
[4:50] pour ça et pour le moment je j'arrive pas à parler à
[4:52] personne, je suis nul à l'école et je sais rien faire.
[4:55] Oh putain quand quand je dis des choses importantes t'as vu ce
[4:59] qui se passe et et et donc voilà j'ai pris tout reparler quand
[5:04] j'ai j'ai j'ai changé entièrement ma vie, j'ai tout
[5:06] changé et en fait je j'étais à 16 ans j'avais aucune chance de
[5:10] faire quoi que ce soit dans la vie mais aucune et à 26 ans
[5:14] j'étais prêt à tout à tout casser.
[5:16] Ça m'a pris 10 ans. J'ai 10 ans pour arriver à
[5:18] changer vraiment ma manière d'être, mon approche, ma
[5:22] relation avec les gens. Et puis quand j'avais 26 ans, je
[5:26] j'avais confiance en moi, j'avais pas fait du journal.
[5:30] Non, ça a pris 10 ans hein. J'avais vraiment confiance en
[5:32] moi. J'avais une une ambition
[5:36] incroyable parce que je me sentais capable de de faire tout
[5:40] enfin tout ce que j'avais envie de faire.
[5:40] Je je je croyais vraiment au fond de moi que j'allais réussir
[5:43] à le faire, ce qui était pas du tout le cas 10 ans avant.
[5:46] Et puis j'ai appris à parler aux gens.
[5:47] J'ai eu plein de il y a plein. J'ai eu plein d'aventures qui
[5:52] m'ont permis progressivement d'apprendre à parler avec les
[5:55] gens et donc j'étais prêt. Et puis après le reste, le reste
[6:00] finalement, c'est pas le plus dur.
[6:01] Parce que quand on est encore une fois, quand on a confiance
[6:04] en soi, qu'on est ambitieux, ambitieux, qu'on sait parler aux
[6:06] gens, on peut faire tellement de choses dans la vie et que j'ai
[6:09] vécu une vie qui est peut être 100 fois plus incroyable que ce
[6:12] que j'aurais jamais imaginé. Ça, ça me toujours le coup ce
[6:15] que tu dis. Parce que moi j'ai 27 ans
[6:17] maintenant et pareil quand j'étais jeune, j'étais super
[6:19] timide. Le basket, ça m'a aidé à changer
[6:22] et surtout je me suis forcé à commencer à faire des interviews
[6:24] justement pour parler aux gens et me forcer à sortir de ma zone
[6:27] de confort. Donc tu vois, je me reconnais un
[6:28] peu dans. Beaucoup, beaucoup de
[6:29] similitudes là dans. Ce que tu as là, c'est c'est
[6:31] super intéressant. D'ailleurs, je sais que j'aurais
[6:33] presque pu le dire, que le fait que j'ai, j'ai vaincu ma
[6:38] timidité. Bon c'est pas, c'est pas un
[6:41] élément, c'est un une conjonction d'éléments.
[6:43] J'ai fait 10 ans de Psychanalyse, je suis allé voir,
[6:46] je suis allé me soigner parce que c'était dramatique.
[6:48] Et puis j'ai fait des efforts tous les jours, tous les jours,
[6:52] des tout petits efforts hein. Mais ce que tu viens de dire,
[6:55] toi, tu, tu tu es forcé à faire des interviews.
[6:57] En fait, on a plein d'opportunités de faire des
[6:59] choses qui nous font peur et qui sont extrêmement dures pour
[7:01] nous. 90% des gens, ils vont toujours les éviter.
[7:03] Et quand il y a des gens qui les évitent pas et qui qui font
[7:06] l'effort à chaque fois. Bah ça nous fait progresser de
[7:09] façon incroyable. Exactement bravo.
[7:12] J'aimerais bien qu'on parle de ton père, c'est un homme
[7:15] d'affaires remarquable. T'avais quelle relation avec
[7:17] lui ? Est ce qu'il a voulu te guider ?
[7:19] Est ce qu'il t'a laissé beaucoup d'indépendance.
[7:21] Alors mon mon père il avait, il avait du mal à communiquer avec
[7:24] moi. Il est d'abord, il était
[7:26] complètement passionné par son travail, c'est à dire il est
[7:29] toujours, il a 83 ou 84 ans, c'est le c'est le truc de sa
[7:34] vie, son travail. Donc il était toujours dans ses
[7:36] pensées, obsédé par le travail. Et puis il était maladroit, il
[7:40] savait pas bien comment communiquer avec avec moi donc
[7:44] il voulait m'aider mais il savait pas comment faire donc il
[7:46] a jamais réussi vraiment à m'aider.
[7:48] Il comprenait pas pourquoi moi j'y arrivais pas alors que pour
[7:50] lui la la scolarité c'était facile, il était vraiment doué
[7:53] pour ça, c'était il avait des facilités, il est rentré, il te
[7:56] rend compte, il est arrivé en France, il avait 13 ans, il
[7:57] parlait pas un mot de français, à à 17 ans il avait son bac avec
[8:03] mention, à 18 ans il était à l'école polytechnique.
[8:06] Non mais il y a des gens qui ont des facilités pour ça.
[8:07] Bon moi c'était l'inverse, j'y arrivais pas du tout et donc ils
[8:09] comprenaient pas. Ils pensaient ils ils pensaient
[8:11] que j'essayais pas vraiment donc il y avait une grosse
[8:13] incompréhension, il y avait, il y avait la communication était
[8:15] pas bonne. Après on n'a jamais eu des
[8:17] mauvaises relations sauf quand on va faire arrêter le tennis.
[8:20] Là par contre ça s'est pas bien passé.
[8:22] OK il a il voulait pas que tu continues souvent ?
[8:24] C'est pas qu'il voulait pas, c'est qu'en fait pour lui,
[8:26] c'était l'inconnu, le sport de haut niveau, il y connaissait
[8:28] rien, il avait l'impression que c'était hyper risqué, qu'il y
[8:31] avait quasi des chances de réussite toutes petites alors
[8:32] que. Pour lui les études c'était de
[8:34] l'autoroute, c'était facile donc il voulait pas que je fasse du
[8:37] du tennis. Bon mais après je t'ai dit quand
[8:39] je t'ai dit qu'on se comprenait pas on se comprenait vraiment
[8:41] pas parce que pour moi le tennis c'était toute ma vie.
[8:45] C'est le seul endroit où je me sentais bien.
[8:47] Comme je te l'ai dit, j'ai pas pensé une 2nde dans la vie que
[8:50] j'allais faire autre chose que joueur de tennis et il a jamais
[8:54] compris ça. C'est à dire que s'il a même pas
[8:56] capté que j'étais dans ce truc là parce que on était sur 2 2
[8:59] planètes différentes. Voilà et en fait je leur en ai
[9:02] voulu horriblement à mes parents.
[9:03] Quand j'ai souvent j'ai dû arrêter le tennis pendant des
[9:05] années, j'en ai voulu. Puis un jour j'ai compris que
[9:07] c'est moi qui avait tort. Et ça, ça a été un énorme
[9:10] changement dans ma vie et c'est ça qui m'a forgé aussi comme
[9:13] coach. Si mes parents n'ont pas compris
[9:15] quand j'avais 16 ans, c'est parce que j'ai pas su me faire
[9:18] comprendre. Et en fait, je me suis rendu
[9:20] compte que c'était très facile de blâmer les autres pour les
[9:22] problèmes qui nous arrivent, mais qu'en fait on a toujours sa
[9:25] chance. Et que c'est beaucoup plus
[9:28] facile de dire qu'en fait les mauvaises choses qui nous
[9:30] arrivent c'est à cause d'un tel ou d'un tel plutôt que se dire
[9:32] peut être que j'ai pas fait comme il fallait peut être que
[9:34] j'aurais pu faire autrement et en fait alors quand je quand je
[9:37] dis ça, les gens me disent Ouais maintenant tu avais 16 ans, tu
[9:38] te rends compte ? Parler à ses parents à 16 ans
[9:39] c'est pas facile. Oui peut être mais et alors ?
[9:43] J'aurais pu les convaincre quand même, comment j'aurais pu les
[9:45] convaincre ? J'aurais pu les convaincre en
[9:48] comprenant quelles étaient aussi leurs inquiétudes, leurs
[9:51] motivations, et cetera, et cetera.
[9:52] Et en fait. Pour bien communiquer avec les
[9:55] gens, il faut les il faut les connaître, il faut les
[9:56] comprendre et pour ça il faut les écouter, il faut les
[9:58] entendre. Et c'est ça que j'ai appris en
[10:00] fait petit à petit pendant ces 10 années, entre 16 ans et et 26
[10:03] ans, où j'ai accepté l'idée que peut être que c'est moi qui
[10:06] avait pas réussi à convaincre mes parents plutôt que mes
[10:08] parents n'avaient n'avaient pas écouté.
[10:11] J'ai compris aussi que un lorsqu'on communique pas bien
[10:16] avec les gens. J'ai pas bien communiqué avec
[10:18] mes parents, Ben on peut nous retirer notre vie parce que pour
[10:20] moi le tennis c'était ma vie. On m'a retiré ma vie, tu te
[10:23] rends compte ? On m'a retiré ma vie parce que
[10:24] j'ai pas su communiquer et je me suis dit mais c'est terrible en
[10:28] fait, c'est essentiel de bien communiquer avec les gens et je
[10:31] me suis promis que c'est la dernière fois que ça arriverait.
[10:33] Je me suis promis qu'à partir de ce jour-là, le jour où j'ai
[10:35] compris que c'était ma responsabilité de bien
[10:39] communiquer, que Ben je j'arriverais à convaincre les
[10:44] gens. Toujours parce que sinon les
[10:45] conséquences elles sont dramatiques.
[10:47] Et c'est ça je je dis que c'est fondateur dans mon coaching
[10:50] parce que c'est ce jour-là que j'ai décidé que ce sera jamais
[10:55] la faute de personne, ce sera toujours ma responsabilité.
[10:58] Et quand par exemple mon joueur il y a des problèmes, il y a
[11:02] toujours des problèmes. D'ailleurs les joueurs ils ont,
[11:04] on a toujours des problèmes à résoudre les problèmes, même
[11:07] s'ils viennent de d'autres personnes, des des tierces
[11:09] personnes, Ben je peux toujours les convaincre ces personnes là
[11:10] de le changer, de communiquer autrement, de pas faire ce
[11:13] qu'ils font ou de le faire autrement.
[11:15] Donc en fait. Même quand ça dépend pas
[11:17] directement de moi, ça dépend indirectement de moi.
[11:19] Donc j'ai toujours la chance de changer les choses et donc je
[11:23] prends toujours la responsabilité.
[11:24] Quand je coache un joueur, je dis toujours, les résultats,
[11:26] c'est moi. S'ils sont pas bons, c'est moi.
[11:28] Vous pouvez venir me voir ? Il y a pas de ça.
[11:30] Non mais c'est c'est vrai, c'est beau, c'est vrai.
[11:33] Et du coup t'as dit que tu en as voulu à à tes parents à l'époque
[11:35] et aujourd'hui t'as une meilleure relation avec ?
[11:37] Lui bien sûr, mais en fait lorsque j'ai compris encore une
[11:40] fois que c'est moi qui avait pas bien communiqué avec mes
[11:42] parents, je leuren voulais plus du tout.
[11:44] J'ai j'ai j'ai en fait au lieu de leur mettre au lieu de mettre
[11:48] la faute sur eux, je l'ai pris la, j'ai pris la responsabilité,
[11:51] terminé je mes parents ils m'aiment tous les parents ils
[11:54] aiment leurs enfants donc même si ils s'y prennent pas bien,
[11:57] même s'ils font des erreurs on peut pas leur en vouloir.
[12:00] Ils voulaient, ils voulaient le mieux pour moi même s'ils ont
[12:02] pas fait des bons choix c'est aussi encore une fois parce que
[12:04] j'ai pas su leur les guider. Et du coup t'as dû rater le
[12:08] tennis ? Ça, c'était pas en combien de
[12:10] temps ? Bah j'ai arrêté définitivement
[12:12] parce que en fait je j'ai j'ai pas eu ma chance pour faire une
[12:17] carrière. Après j'ai 7 ans, après j'ai
[12:19] rejoué pour le plaisir parce que bah le tennis c'est ma vie mais
[12:23] mais je savais que professionnellement c'est
[12:25] terminé. Et du coup comment comment t'as
[12:26] fait cette transition de comprendre que le tennis pour
[12:30] toi c'était fini à vouloir devenir coach ?
[12:33] Ah ça c'est une c'est une autre histoire.
[12:35] Alors lorsque j'ai arrêté le tennis, je savais plus du tout
[12:39] quoi faire parce que je mon seul objectif de vie, il avait
[12:42] disparu du jour au lendemain donc j'étais un peu perdu, j'ai
[12:44] fait un peu, j'ai fait un peu n'importe quoi, j'ai fait tout
[12:46] ce que je faisais, pas comme bêtises avant parce que j'étais
[12:48] centré sur le tennis, je me suis dit Bon enfin je me suis pas dit
[12:50] je vais faire des bêtises mais j'ai eu envie de les faire et
[12:54] puis je savais pas quoi faire. Et puis quand j'ai eu 20 ans,
[12:57] mon père m'a dit alors j'ai fait, j'ai fait des études de
[12:59] jazz parce qu'en fait je je faisaisais beaucoup de musique.
[13:02] J'ai fait une école qui s'appelle le Sim Centre
[13:04] d'information musicale, c'est c'était à l'époque, c'était la
[13:06] meilleure école de Jazz d'Europe, c'était vraiment très
[13:08] bien, je sais pas comment ils m'ont pris, ils sont fous les
[13:09] mecs d'ailleurs j'ai pas compris mais j'ai fait ça, j'ai fait une
[13:13] école de commerce aussi mais ça me plaisait pas du tout donc
[13:15] j'ai arrêté assez rapidement et puis mon père m'a dit Bah viens
[13:18] viens de travailler avec moi, au moins tu veux apprendre un
[13:20] métier donc j'ai travaillé pendant 6 ans avec lui, enfin
[13:22] j'ai pas travaillé avec lui d'ailleurs j'ai travaillé dans
[13:23] sa boîte et puis au bout de 6 ans il m'a dit Tu es prêt,
[13:26] associons nous, on va faire des affaires, ense et cetera.
[13:29] C'était l'autoroute pour moi parce que sa boîte elle marchèra
[13:31] vraiment très bien. Et je lui ai dit, non non je
[13:33] c'est très gentil, merci. Mais j'ai la chance d'avoir une
[13:36] passion dans la vie donc j'y retourne et j'ai eu je me suis
[13:39] dit comme je te l'ai dit, ma mission ça va être d'aider des
[13:41] jeunes à réussir dans le tennis. Et je me suis dit Je vais monter
[13:43] une académie de tennis et je vais monter la plus grande
[13:45] académie de tennis d'Europe parce que je me suis dit à
[13:47] l'époque j'avais 26 ans et donc mais je pensais pas coacher et
[13:51] donc j'ai fait ça pendant pas mal d'années.
[13:53] Très rapidement je me suis rendu compte que pour pouvoir avoir
[13:56] les meilleurs jeunes, en tout cas ceux avec qui j'avais envie
[13:58] de travailler, il fallait que j'ai que j'y sois crédible.
[14:00] Or, j'étais pas coach, j'étais personne dans le tennis et donc
[14:03] je me suis dit, Il faut que je convaincre le plus grand coach
[14:05] du monde de venir avec moi et de me donner son nom.
[14:07] Et j'ai réussi à convaincre le meilleur coach de l'époque, qui
[14:10] s'appelait Bob Breit, un un australien, de me donner son nom
[14:12] avec mon académie s'appelait Bob Breit pendant 6 ans.
[14:16] Et on a fait des résultats exceptionnels parce que grâce à
[14:19] son nom, je suis allé. Je suis allé convaincre les
[14:21] meilleurs jeunes, enfin ceux que je trouvais les meilleurs
[14:22] potentiels de venir travailler à l'académie et on a fait des
[14:25] résultats incroyables. Et puis un jour il est parti.
[14:28] J'avais 32 ans du jour au lendemain.
[14:30] On s'est fâchés, malheureusement, c'était de ma
[14:34] faute aussi parce que j'aurais pu éviter.
[14:35] Mais bon, c'est pas grave, c'est comme ça, on s'est réconcilié
[14:37] après. Mais et puis il est parti du
[14:39] jour au lendemain et je me suis dit, Voilà, c'est
[14:40] catastrophique. En fait, j'ai investi pendant 6
[14:42] ans sur une marque, MON Academy s'appelait Bob Bret et ma marque
[14:45] a disparu comme ça, un claquement de doigts.
[14:48] Donc j'ai fait un c'était complètement nul cette décision
[14:51] que j'ai prise à l'époque de prendre, d'associer un nom que
[14:54] je ne maîtrisais pas à ma marque et donc j'ai décidé de mettre
[14:57] mon nom parce que je me suis dit, Si je recommence avec
[14:59] quelqu'un d'autre, ça va recommencer.
[15:00] Mais j'étais pas coach et j'avais aucune crédibilité et
[15:03] donc j'ai réuni tout mon staff, tous mes entraineurs et je leur
[15:05] ai dit les gars, je vous explique bobbreit est parti, on
[15:09] a perdu la marque donc je vais mettre mon nom.
[15:11] Par contre il faut que je devienne coach et il faut que je
[15:12] devienne le le meilleur coach. Il faut que je vienne des grands
[15:14] chelems et ils ont tous rigolé, ce qui était normal parce qu'en
[15:18] fait 99% pour que les gens comprennent hein 99,9% des
[15:21] coachs, ils gagneront jamais un 3 du Grand Chelem dans leur vie.
[15:23] 99 virgule c'est comme si tu disais toi demain tiens je vais.
[15:26] Coach de foot, et je vais gagner la Ligue des champions, tout le
[15:28] monde va rigoler bon tout le monde a rigolé et je leur ai dit
[15:31] vous pouvez rigoler si vous voulez, je comprends que vous
[15:33] rigolez d'ailleurs parce que j'ai ils me disent mais tu as
[15:35] jamais donné une leçon de tennis de ta vie et tu as 33 ans.
[15:37] Je lui dis je sais-je leur ai dit je sais.
[15:39] Par contre faites gaffe, j'apprends très vite et 8 ans
[15:41] après je gagnais mon premier Grand Chelem, voilà et c'est
[15:44] comme ça que je suis devenu coach en fait c'est incroyable
[15:47] mais je pensais jamais que je serais coach.
[15:48] J'ai jamais rêvé de devenir coach par contre dès que j'ai
[15:51] commencé. J'ai trouvé ça incroyable.
[15:54] C'est le plus beau métier du monde parce que mon métier, ce
[15:56] métier de coach, c'est d'aider les gens à réaliser leur rêve.
[15:59] C'est quand même exceptionnel. C'est vrai, c'est fou,
[16:01] exceptionnel. Incroyable et bah du coup tu
[16:04] parlais énormément de ton évolution, du fait que t'as tu
[16:06] t'es amélioré avec les années, mais est ce que y a quelque
[16:11] chose que t'identifies que t'avais au moment où t'as créé
[16:13] l'académie et que t'as encore en toi ?
[16:16] Tu veux dire quoi ? Que j'avais quelque ?
[16:17] Chose qui a pas changé en fait. Oui, bien sûr.
[16:20] Alors y a et 3/4 des choses ont pas changé.
[16:21] D'abord un j'ai de la mémoire tu vois quand je suis, quand je
[16:24] commente une finale de Grand Chelem pour pour j'ai, j'ai
[16:27] commandé, j'ai commenté pour les plus grandes chaînes de télé au
[16:29] monde, notamment de la plus grande qui s'appelle ISPN qui
[16:31] est la chaîne américaine qui a 200000000 d'abonnés.
[16:32] Te rends compte, on faisait, je faisais, j'étais sur le j'étais
[16:35] sur le plateau d'i SPN à l'u S open.
[16:38] On avait 8000000 de personnes qui nous regardaient tous les
[16:41] soirs et y avait autour de nous physiquement 30000 personnes,
[16:43] pardon 22000 personnes autour de nous.
[16:48] Qui gueulait et tout. J'ai l'impression que c'est dans
[16:50] un concert de rock, donc j'ai fait des choses vraiment
[16:53] lunaires, tu vois. Et enfin pour moi, le petit
[16:55] gars, le petit gars de Neuilly qui rêvait de tennis, qui
[16:57] arrivait pas à parler à son voisin si tu veux, c'était
[16:59] impossible, impossible. Et à chaque fois que j'ai
[17:03] commenté un des grands matchs, à chaque fois j'étais le gars à
[17:06] qui je commentais parce que tu commentes toujours avec un
[17:08] journaliste. Je lui disais, tu sais ce que je
[17:11] vais faire aujourd'hui, tu sais, j'arrive à y aller, je me, je me
[17:15] rappelle, je je. Systématiquement, je me rappelle
[17:17] le gamin que j'étais et qui regardait la télé et qui rêvait
[17:20] tu vois à chaque fois, donc j'oublie pas, j'oublie rien du
[17:23] tout. Et après, ce que j'ai gardé et
[17:25] que je garderai toute ma vie, c'est la capacité de de de me
[17:31] mettre à la place des gens. Ça s'appelle l'empathie en fait.
[17:33] Et j'ai développé ça quand j'étais jeune parce que
[17:35] j'arrivais pas à parler avec les gens du tout.
[17:36] La prochaine. Question.
[17:38] Alors vas y. Et c'est parfait.
[17:39] C'est parfait. Alors oui, du coup, tu penses
[17:41] que le fait que t'étais timide petit, ça t'a amené très
[17:44] observateur à. Bah justement on va avoir
[17:47] beaucoup d'empathie pour les autres et est ce que du coup ça
[17:48] te sert dans ta carrière de coach maintenant ?
[17:50] Bien sûr en fait, et je trouve que l'idée elle est fabuleuse.
[17:54] D'ailleurs mon plus gros point faible, c'est devenu mon plus
[17:56] gros point fort et j'ai pas fait exprès en fait.
[17:59] Nous on est des êtres humains, on est des on est des d'abord
[18:02] un, on est des créatures qui ont besoin d'être, d'être sociables,
[18:06] de sociabilisation. Or quand on est d'une timidité
[18:09] maladie maladive, pardon, on a des grosses difficultés à avoir
[18:12] une vie sociale. Et donc quand j'étais jeune et
[18:18] que j'avais pas à parler aux gens, Ben j'ai développé de
[18:20] l'empathie sans le vouloir. Simplement comme j'avais besoin
[18:22] de, comme j'avais besoin de liens sociaux avec les gens et
[18:25] que j'en avais pas, Ben j'étais à l'école et j'écoutais et je
[18:29] regardais les gens et je regardais les gens interagir les
[18:31] uns avec les autres, se parler. Et à chaque fois, j'essayais de
[18:34] me mettre à la place de l'un et d'essayer et j'essayais de
[18:37] comprendre, ressentir ce que la personne ressentait quand
[18:39] l'autre lui parlait en observant tout.
[18:41] OK, et ensuite je changeais, je me mettais à la place de l'autre
[18:44] et j'ai fait ça. Tous les jours pendant des
[18:46] années parce que encore une fois, j'avais besoin de lien
[18:48] social et j'en avais pas. Et finalement j'ai développé une
[18:52] capacité à me mettre à la place des autres et à les comprendre,
[18:56] qui est devenu la plus grande force, qui est née de ma plus
[18:58] grande faiblesse. Et on est la 2e qualité des
[19:00] êtres humains, c'est l'adaptation.
[19:01] On a des êtres qui ont une capacité d'adaptation hors norme
[19:05] et donc cette capacité d'adaptation il faut-il faut
[19:07] l'utiliser et que si on l'utilise bien on peut faire.
[19:10] On peut apprendre des choses incroyables et en fait ma plus
[19:13] grande force comme coach. J'ai développé quand j'étais
[19:15] incapable de faire quoi que ce soit et sans le savoir parce que
[19:18] je savais pas ce que j'étais en train de faire, me mettre à la
[19:20] place des autres, ça allait me servir dans mon métier pendant
[19:24] les 50 prochaines années. C'est fou parce que dans dans la
[19:26] salle Netflix the Playbook, dans laquelle t'as participé, tu dis
[19:29] à un moment dans ce monde, les gens font trop semblant.
[19:31] Et en tant que coach, tu dois comprendre ce que les gens
[19:33] pensent vraiment. Et du coup, c'est exactement ce
[19:35] que ce que tu décris. T'as la capacité de te de te
[19:37] mettre à leur place, c'est ça qui te permet de de les
[19:40] comprendre. Ouais, en fait, les gens, la
[19:43] plupart des gens. Ont beaucoup de mal à comprendre
[19:46] les autres et ils ont du mal à comprendre les autres parce que
[19:51] ils écoutent ce que les gens disent mais ils entendent pas ce
[19:53] que les gens pensent. On est dans une société où il y
[19:57] a personne dit tout le temps la vérité.
[20:00] Je dis pas que les gens mentent mais bon ils racontent quand
[20:03] même une vérité qui les fait, qui les met en valeur. eux-mêmes
[20:09] ils aiment pas, ils aiment pas non plus se montrer sur des
[20:11] mauvais jours et donc en fait tout ce qu'ils racontent.
[20:16] C'est pas la vérité encore une fois ils cherchent pas à mentir
[20:19] mais c'est humain. Et en fait tant que tu n'entends
[20:23] pas ce que les gens pensent, tu peux pas les comprendre et tu
[20:27] peux pas rentrer en communication avec eux.
[20:29] Et pour comprendre ce qu'ils pensent il faut-il faut lire.
[20:32] au-delà de ce qu'ils disent, il faut observer, il faut observer
[20:35] leur ce que les Américains appellent le Body Language, le,
[20:38] le langage corporel, le clignement des yeux, il y a.
[20:44] La manière dont il s'habille, la manière dont il se comportait
[20:47] avec les gens. Il y a 1000000 de choses à
[20:49] observer chez les gens pour les comprendre.
[20:51] Et en fait, encore une fois, quand j'étais gamin et que
[20:53] j'avais ces problèmes de communication, j'observais tout
[20:56] et je prenais 1000000 d'informations sur tout le
[21:00] monde. Je le fais pas exprès, hein ?
[21:02] C'était, mais je faisais naturellement et mon cerveau, il
[21:04] traitait ça tout le temps, tout le temps, tout le temps.
[21:06] Et au bout d'un moment, je je cliquais d'un coup, je
[21:09] comprenais les gens. Incroyable.
[21:11] Et tout d'un coup, c'est comme si on avait appuyé sur la.
[21:15] Lumière, c'est incroyable. Ben du coup, nous on a parlé de
[21:18] ta vision de toi, de ta progression.
[21:19] J'aimerais bien qu'on parle un peu de ta vision du du tennis
[21:21] plus globalement. Déjà y a une chose que j'avais
[21:25] que j'avais remarqué, mon frère aussi est basketteur pro,
[21:27] j'étais basketteur pro avant et on avait une théorie qui était
[21:30] que pour réussir dans le sport de niveau, il fallait être un
[21:33] peu arrogant, avoir un peu la grosse tête.
[21:35] Tu penses quoi de ça par exemple, est ce que la confiance
[21:36] en en soi c'est le plus important dans le sport de haut
[21:39] niveau ? Alors c'est marrant que tu dises
[21:41] ça parce qu'en fait les gens dans le tennis disent le
[21:42] contraire, ils disent pour réussir il faut être d'une
[21:43] humilité exceptionnelle, donc l'opposé de la grosse tête.
[21:46] La vérité c'est ni l'un ni l'autre, il faut les 2.
[21:50] Il faut beaucoup d'humilité parce qu'en fait en tout cas
[21:54] dans le tennis je peux pas, je vais pas parler de de basket
[21:56] parce que je connais pas assez bien donc, mais dans le tennis
[21:59] en fait, le tennis c'est un des sports les plus frustrants au
[22:01] monde, parce qu'en fait tu joues bien 5 fois par an, tu fais 100
[22:04] matchs par an, il y en a 5 où tu joues vraiment très bien, le
[22:07] reste tu joues moyennement ou très mal et.
[22:10] Le secret c'est d'arriver à gagner dans ces moments-là.
[22:13] Et si t'es pas humble, si tu te dis le mec est pas bon, si tu
[22:17] penses des choses comme ça, bah ça va te mettre dans un état de
[22:20] d'énervement, de pas réussir à faire ce que t'as envie de faire
[22:22] qui va faire que tu vas être incapable de gagner.
[22:25] Il faut être en maîtrise de ses émotions pour pouvoir gagner et
[22:27] pour ça bah si encore une fois si t'es pas humble et que t'es
[22:30] dans le jugement de l'autre ou de toi tu trouves tu dis je suis
[22:33] nul normalement je suis beaucoup bien meilleur que ça, l'autre il
[22:35] est pas bon, voilà ça, ce qui est un manque d'humilité.
[22:38] Bah forcément ça va te rendre complètement dingue.
[22:40] Comme on voit les gens et on voit les joueurs parfois on n'en
[22:43] citera pas de noms mais qui deviennent complètement dingues
[22:45] et ils arrivent plus à jouer du tout et ils perdent tous ces
[22:46] matchs là. Donc il faut être humble de ce
[22:48] point de vue là. Après la confiance en soi c'est
[22:51] une clé dans le sport de haut niveau, évidemment majeur et
[22:56] dans la vie en général parce qu'en fait les gens ils ont les
[23:00] gens ont peu confiance en eux de manière générale et en fait le
[23:02] plus grand obstacle qui se dresse devant eux c'est ça,
[23:05] c'est la peur de pas réussir. Qui va faire qu'ils vont même
[23:08] pas essayer, pas bien essayer faire les choses à moitié.
[23:11] Tout ça c'est parce que la confiance en ils ont, les gens
[23:13] ont une confiance en eux qui est pas suffisante et dans le sport
[23:16] de haut niveau c'est encore pire et c'est encore plus important.
[23:19] Et mon métier c'est d'aider les gens à construire leur leur
[23:21] confiance en eux. Bien sûr les champions bah je
[23:23] peux parler de Serena évidemment parce que c'est celle que je
[23:25] connais le mieux, même si j'en connais je les connais tous, Bah
[23:28] tu les verras ce soir, Mike Tyson, Ronaldo et cetera, c'est
[23:31] des des champions hors norme, c'est des gens qui ont une
[23:33] confiance en eux, hors norme aussi, alors je dis pas une
[23:35] confiance en eux dans l'absolu hein.
[23:37] Mais quand tu les mets sur un cours bah Mike Tyson le raconte
[23:39] très bien d'ailleurs dans le y a un documentaire sur lui qui est
[23:41] un des meilleurs documentaires sportifs que j'ai jamais vu de
[23:43] ma vie. D'ailleurs il raconte quand il
[23:45] marche vers le ring, je sais pas si tu l'as vu c'est exceptionnel
[23:48] mais exceptionnel faut tu le vois absolument.
[23:50] Il raconte quand il marche vers le ring donc pour faire son
[23:53] match il raconte que la nuit d'avant il a il a, il a fait des
[23:58] cauchemars, il a rêvé qu'il perdait, il raconte qu'il est
[24:00] mort de trouille, qu'il veut pas y aller.
[24:03] Qui tremble et il dit je marche vers le ring et j'ai peur, j'ai
[24:06] peur et plus je marche vers le ring moins j'ai peur.
[24:08] Je monte sur le ring, je suis un Dieu, mais quand il raconte le
[24:11] truc t'as des t'as des frissons quoi parce qu'en fait il rentre
[24:14] à un endroit où il se sent imbattable et c'est ça qui fait
[24:19] sa force aussi. Bah toi t'es trop jeune mais moi
[24:21] j'ai connu les les non mais j'ai connu les grandes années de Mike
[24:23] Tyson, c'était j'ai jamais vu ça de ma vie, jamais dans aucun
[24:26] sport quelqu'un qui domine comme ça tu te levais à 04h00 du matin
[24:30] parce qu'il y avait le décalage horaire avec les États-Unis,
[24:32] parce que les matchs étaient aux États-Unis.
[24:33] On savait que le match il allait durer, on se levait à 04h00 du
[24:36] matin pour voir le match, ça allait durer moins d'une minute
[24:38] parce qu'il avait explosé le mec, c'était phénoménal.
[24:42] Voilà mais tous, si ils arrivent à faire ce qu'ils font, si ils
[24:45] s'engagent à 100%, le sport de haut niveau c'est de
[24:47] l'engagement, c'est faire les pardon, c'est de l'engagement,
[24:49] c'est faire les choses à 100% pour pouvoir le faire.
[24:53] Si tu as pas confiance en toi, t'essaieras pas à 100%, tu feras
[24:56] jamais de trucs à fond et en fait les 3/4 des sportifs de
[24:59] haut niveau qui sont pas des champions.
[25:01] Ils passent leur carrière à faire beaucoup d'évitement parce
[25:04] qu'ils ont peur de pas réussir. Et donc ils ils fuient souvent
[25:09] la pression alors que la pression, c'est le cœur du sport
[25:12] de haut niveau. Il faut l'accepter pour
[25:14] l'accepter. Faut avoir confiance en soi.
[25:15] Sinon tu n'acceptes pas la pression, tu la fuis et plus tu
[25:17] la fuis, plus tu la fuiras. Exact.
[25:20] Et c'est vrai que tu as mentionné que le tennis c'est un
[25:23] sport frustrant. Y a une stat que Federer avait
[25:25] donné qui m'ait choqué qu'il il a gagné que 54% des points qu'il
[25:28] a joués sur ces matchs gagnés. Du coup, c'est vraiment un un
[25:32] sport de détail où il faut accepter l'échec.
[25:34] Comment t'expliques à tes athlètes d'arriver à accepter
[25:37] l'échec ? Parce que on sait tous que les
[25:39] sportifs de haut niveau on n'aime.
[25:41] Pas l'échec. Alors tout dépend ce qu'on
[25:43] appelle l'échec. Tu vois gagner 54% des points
[25:45] c'est pas l'échec parce qu'à la fin du match tu te serres la
[25:47] main, c'est quand même toi qui a gagné, donc c'est ça, t'as pas
[25:49] un sentiment d'échec. Il faut comprendre l'essence de
[25:51] ce jeu. Donc ça de ce point de vue là,
[25:53] t'as raison, il faut expliquer aux jeunes très tôt, ne te juge
[25:57] pas quand tu perds des points. Les plus grands joueurs de
[26:00] l'histoire du tennis ont gagné que 54% des points dans leur
[26:02] carrière, les plus grands joueurs de toute l'histoire,
[26:04] donc quand tu perds des points, ça n'a aucune importance.
[26:07] Ce qui est important c'est de gagner à la fin du match et donc
[26:09] si tu si tu, si tu mets trop d'attention sur les choses qui
[26:13] se passent mal pendant le match, tu vas être centré sur toi.
[26:17] En fait, il faut-il faut apprendre aux jeunes, ce que je
[26:18] j'essaie de leur apprendre, c'est ne pas être centré sur
[26:21] eux. Je sens pas mon coup droit
[26:24] aujourd'hui, je joue mal, ça c'est être centré sur soi, non,
[26:26] non, non, non, de toute façon tu vas perdre plein de points.
[26:29] Dans le match, c'est si tu te centres sur les choses que tu
[26:31] fais mal et c'est c'est c'est pareil dans la vie hein.
[26:34] Si tu te sens concentre sur les choses que tu fais mal, ta vie
[26:36] elle va être dégueulasse. Tu vas être frustré tout le
[26:38] temps alors que tu fais plein de choses très bien.
[26:42] Concentre toi sur ce que tu fais bien et sur sur tes forces parce
[26:45] que c'est avec tes forces que tu vas gagner, que ce soit dans la
[26:47] vie ou sur un court de tennis, c'est ça que je leur apprends.
[26:50] Et bah ça me fait penser à à 1£ qui s'appelle the Inner Game of
[26:53] tennis, Je pense que tu connais. Timothy Galloway.
[26:55] Exactement qui explique que y a un duel entre le l'esprit
[26:59] conscient et inconscient. Tu peux me parler de cette
[27:01] théorie ? Je sais pas si ?
[27:02] T'es ? Non, je la connais pas assez
[27:02] bien non ? Bah un mot ça y a y a 30 ans
[27:05] mais. C'est que ça explique que les
[27:06] joueurs ils sont-ils ont toujours.
[27:08] Ils doivent se battre pour que la partie consciente ne prend,
[27:12] prenne pas le pas sur l'inconscient.
[27:13] C'est manifesté par exemple quand un joueur se dit arrête
[27:16] d'être nerveux, de se parler lui même.
[27:17] Mais tu vois on, quand on voit par exemple un Djokovic il se
[27:21] parle énormément, est ce que tu penses que chacun a sa manière
[27:23] de gérer ça ou ouais ? En fait, il y a pas de règles et
[27:28] tous ceux qui veulent en fait les clichés.
[27:30] Et c'est vrai dans la vie aussi. Encore une fois, c'est nos pires
[27:33] ennemis, les clichés. Je vais te donner un exemple,
[27:37] tous les coachs quasiment vont penser que pour pour qu'un
[27:41] joueur soit performant, il faut qu'il y ait de l'harmonie autour
[27:43] de lui, dans son équipe, et cetera, que ce soit que ce soit
[27:46] calme, maîtrisé, en harmonie. Pourquoi pas, mais c'est pas
[27:50] forcément vrai, c'est Arena, si c'est harmonieux autour d'eux,
[27:54] elle est pas performante, si c'est la guerre, si c'est le
[27:56] chaos, que tout le monde se tire dessus.
[27:59] Là par contre c'est une tueuse. Comment ça dans l'équipe, au
[28:04] sein de l'équipe, si c'est la guerre, si les mecs se se
[28:07] peuvent pas se voir, si c'est si ils se font des des coups dans
[28:09] le dos, et cetera. Elle est exceptionnelle, si tout
[28:12] le monde s'engueule, si y a de l'hystérie, c'est là qu'elle
[28:15] elle sort son son meilleur jeu. J'ai les entraînements par
[28:19] exemple très souvent elle avait du mal à faire des bons
[28:21] entraînements parce que elle avait fait ça toute sa vie et
[28:23] que bon, au bout d'un moment, c'était pas facile de se
[28:25] motiver, surtout quand tu es numéro un mondial.
[28:27] Depuis, je sais pas combien de temps et je savais que si je
[28:29] créais un gros conflit avec elle, entre elle et moi,
[28:32] l'entraînement allait être exceptionnel et j'ai je faisais
[28:33] à chaque fois après l'entraînement, je réglais le
[28:35] truc mais en entraînant je savais quoi dire pour la rendre
[28:38] dingue. Elle voulait me tuer mais c'est
[28:41] comme ça qu'elle sortait ses meilleurs entraînements.
[28:42] Voilà si si, si, si tu fais si j'avais fait du cliché.
[28:45] Ah j'aurais jamais fait un bon d'entraînement avec elle,
[28:47] jamais. Il faut comprendre comment les
[28:48] gens sont performants, enfin chacun est différent.
[28:51] J'ai j'ai entendu un nombre de conneries dans le tennis et dans
[28:54] la vie aussi parce que les gens ils ils fonctionnent qu'en
[28:57] cliché, ils essaient pas vraiment de comprendre comment
[28:59] les uns et les autres fonctionnent, il y a pas de
[29:01] vérité, on est tous tellement différents et coacher c'est
[29:05] comprendre comment faire pour aller sortir le meilleur des
[29:07] gens, leur, leur efficacité. Il faut comprendre, c'est pas un
[29:12] cliché sinon si c'était si c'était des clichés.
[29:15] Y aurait des méthodes et je ferai mon métier.
[29:17] Ce serait de répéter ma méthode tous les jours, toute ma vie.
[29:19] Ce serait chiant. C'est nul alors que je sais pas
[29:21] ce que je vais faire demain. Chaque fois c'est différent.
[29:23] Faut se réinventer tous les jours.
[29:24] On a fait une interview avec Kemba Walker, je sais pas si ça
[29:27] te parle un des meilleurs joueurs de la NBA qui nous a dit
[29:30] qu'y a. Y a un coach en basket ?
[29:33] C'est ça, y a un coach qui lui disait qui lui répétait
[29:35] toujours, ne te lasse pas du succès, ne te lasse pas du
[29:37] succès et du coup Là tu parles du fait que t'avais besoin de
[29:41] faire quelque chose de spécial pour motiver Serena par exemple
[29:42] à rester motivé quand quand elle était au sommet ?
[29:45] Ça tu le remarques dans beaucoup de grands joueurs que une fois
[29:48] au sommet, ils ont du mal à rester motivés ou.
[29:50] Alors le le les, les grands joueurs qui deviennent numéro
[29:53] un, alors ça c'est quelque chose que quasiment personne n'a
[29:57] jamais connu. Parce que les numéros, il y en a
[29:58] vraiment très très peu. Ils ont une pression qui est
[30:02] hors norme, c'est phénoménal, donc déjà il faut arriver.
[30:06] Il faut apprendre à lutter contre ça et à l'aimer.
[30:08] L'impression, parce que si tu l'aimes pas, elle va te tuer et
[30:10] il faut que tu aimes quelque chose qui te qui te fait mal
[30:13] tous les jours. Parce que la pression c'est
[30:15] insoutenable, donc c'est un ça, c'est un grand chemin que on
[30:19] doit. J'ai, j'ai, je fais avec les
[30:20] joueurs quand quand mon joueur est numéro un.
[30:25] Ensuite oui, quand t'es numéro un pendant longtemps y a une
[30:27] forme de lassitude aussi qui s'installe.
[30:28] Pas la lassitude d'être numéro un, celle-là tu l'as jamais, ça
[30:30] c'est sûr, c'est tellement bon. Mais lassitude de refaire les
[30:34] choses tous les jours et que quelque part entre guillemets ce
[30:37] soit trop facile parce que quand tu domines vraiment, bon, ça
[30:42] peut arriver. C'était arrivé à Serena un
[30:43] moment elle était elle était bah elle est restée numéro un, 3 ans
[30:46] et demi, c'est incroyablement long, 3 ans et demi de numéro un
[30:48] mondial, en gagnant on a fait des saisons à le gagner, je sais
[30:54] pas, 85 matchs elle en perdait 4 quoi tu vois c'était c'est
[30:56] monstrueux quoi, monstrueux et donc il fallait trouver des
[30:59] choses pour la motiver. Je lui ai fait faire des
[31:02] tournois où je lui ai dit à un temps pas droit de faire de
[31:03] première balle de service, tu dois faire avec des 2e balle et
[31:05] tu vas gagner des tournois, tu vois et elle a fait ça, elle a
[31:07] gagné le tournoi, c'est comme ça qu'elle a gagné Roland Garros.
[31:09] L'histoire elle est sympa en fait, elle m'a dit en 2012 on
[31:13] elle était en situation d'échec pendant 2 ans, on démarre mi
[31:16] 2012, elle vient de partir au premier tour de Roland Garros et
[31:19] ça marche super bien tout de suite entre nous et elle gagne.
[31:21] Oui il me le donne en simple en double 15 jours après qu'on
[31:24] démarre, 15 jours après elle fait les Jeux olympiques, bah
[31:27] c'est même même skate Joul qui est là là, les Jeux olympiques,
[31:30] Wimbledon aussi, elle gagne les Jeux olympiques, médaille d'or
[31:33] en simple en double, puis on va à l'u s open, elle gagne US
[31:35] open, puis on fait le master, elle gagne le Masters et elle
[31:37] redevient numéro un. Et là elle me dit j'arrive pas à
[31:40] gagner Roland Garros tu vois elle retrouve un challenge elle
[31:42] même parce que elle avait vraiment tout gagné quoi c'était
[31:47] monstrueux et elle me dit il faut est ce que tu peux
[31:50] m'aider ? Fais un plan pour que je gagne
[31:51] Roland Garros parce que ça fait j'ai gagné en 2002 on est en
[31:54] 2012, enfin 2013 même et ça fait 10 ans que j'ai pas gagné.
[31:58] Je lui dis pas de problème et donc je lui ai fait un plan et
[32:02] dans le plan elle devait jouer un tournoi.
[32:05] Sans faire de première balle de service, elle devait faire que
[32:07] des de 2e balle de service. C'était à Madrid et elle a gagné
[32:11] 100% des tournages sur terre battue cette saison, dont Roland
[32:14] Garros, dont Madrid avec que des deuxièmes balles de service.
[32:17] C'était incroyable. Mais quand quand j'ai fait ça,
[32:20] je l'ai fait pour 2 raisons, d'abord un le challenge pour la
[32:22] motiver. 2 je me suis dit si elle arrive à gagner sans faire
[32:25] de première balle de service, elle va se sentir imbattable et
[32:29] Roland Garros ça va être très peu de temps après.
[32:31] Donc je suis en train de construire sa confiance.
[32:33] Et 3 si elle fait pas de prendre balle de service elle va faire
[32:35] que des échanges sur terre battue et c'est parfait parce
[32:38] que ça va la préparer aussi pour être imbattable alors elle a
[32:41] gagné 100% là-bas c'est je pense.
[32:43] C'est unique dans l'histoire de tennis féminin.
[32:44] J'avais entendu ça incroyable. Et ça me rappelle une anecdote
[32:47] que je vais te raconter parce qu'elle est exceptionnelle.
[32:49] Il y a une une nageuse extraordinaire française qui est
[32:53] décédée. Je sais pas si vous la
[32:54] connaissez qui s'appelle qui s'appelait Camille Muffard.
[32:58] Qui est morte dans un accident de d'hélicoptère et 15 jours
[33:00] avant. Enfin j'ai je voudrais pas dire
[33:02] ça 15 jours avant que j'ai j'ai déjeuné avec elle, j'ai dit que
[33:06] je voudrais pas dire ça parce qu'il y a un autre, il y a un
[33:08] basketteur américain qui arrivait la même chose et 15
[33:11] jours avant j'étais au téléphone avec lui et on faisait monter un
[33:14] truc ensemble incroyable. Bon, bref mais.
[33:15] Je prendrais pas l'hélicoptère pour.
[33:17] Exactement dans 15 jours, tu prends pas l'hélico.
[33:22] Et donc elle me je mange avec elle et et je lui demande de me
[33:25] raconter tu vois c'est parce qu'elle venait, elle venait
[33:28] gagner les Jeux olympiques, médaille d'or en natation et en
[33:32] fait elle m'a dit J'ai tout gagné.
[33:33] J'ai été je sais pas combien de fois championne de France,
[33:35] championne d'Europe, championne du monde, mais j'ai jamais gagné
[33:37] les Jeux olympiques et en fait je voulais absolument être sûr à
[33:42] 100% de gagner la médaille d'or. Et pendant un an, j'ai fait tous
[33:46] les meetings de natation en faisant exprès de faire une
[33:49] erreur majeure par exemple. Je laissais tout le monde partir
[33:53] et je partais avec une 2nde de retard, ce qui est énorme.
[33:55] Je perdais 20 M dès le début, ou alors je partais et je partais
[33:59] en sprint, ce qu'il faut pas faire parce qu'il faut gérer son
[34:01] effort. Elle m'a dit je faisais exprès
[34:03] et en fait j'ai fait tous les scénarios pendant un an et j'ai
[34:06] tout gagné. Et quand je suis allé au JO, je
[34:08] savais que c'était impossible que je perde.
[34:10] Et donc elle a elle s'est construit la confiance, une
[34:13] confiance exceptionnelle pour être sûr que parce qu'elle m'a
[34:16] dit, je savais que quand quand tu fais ta course et que c'est
[34:19] pour la médaille d'or, l'émotion, elle est quand même
[34:21] très très très haute. En fait, plus t'es bien préparé,
[34:24] plus tu gères bien la pression, plus t'es prêt, plus tu te sens
[34:27] prêt, moins t'es stressé et moins t'es stressé, plus t'es
[34:31] efficace. Et donc c'est pour ça que c'est
[34:33] essentiel la préparation, parce que c'est ça qui va t'aider à
[34:36] lutter contre la pression. Et elle a fait fait la meilleure
[34:37] préparation possible puisque la confiance était tellement haute
[34:40] que la pression, elle la tenait dans sa main.
[34:43] Incroyable. Donc mon ami basketteur qui est
[34:46] qui est malheureusement décédé dans un accident de
[34:48] d'hélicoptère, je te téléphone avec lui.
[34:52] Vraiment 15, 15 jours avant j'ai eu pas mal de fois au téléphone
[34:54] parce que on voulait monter un il m'avait appelé, il voulait
[34:57] monter un truc avec moi et il m'a dit il m'a dit Il est
[35:00] incroyable il m'a il m'a dit Je lui dis tu dis moi quand est ce
[35:03] que je t'appelle parce que j'étais à moi j'étais en
[35:04] Nouvelle-Zélande pour aller les tournois en Australie et lui il
[35:07] était aux États-Unis avec le décalage horaire dis Moi je lui
[35:10] dis dis moi à quelle heure ? Il m'a dit tu peux m'appeler
[35:11] n'importe quelle heure 24 h sur 24.
[35:13] De toute façon je ne dors pas, personne m'a jamais dit ça.
[35:17] Toi, tu dors ? Pas beaucoup passe pas pas
[35:20] beaucoup de temps pour dire ça le secret, mais plus que lui
[35:24] quand même. J'imagine, j'imagine.
[35:27] Donc ouais donc t'as travaillé avec Serena ?
[35:29] Oui, une des meilleures athlètes du de l'histoire.
[35:32] Ces athlètes, ils sacrifient énormément de choses pour pour
[35:35] atteindre le succès. Est ce que tu sens qu'elle
[35:38] qu'elle a regretté d'avoir fait ce sacrifice un jour ?
[35:40] Cerena a jamais regretté elle. On peut pas regretter d'avoir
[35:44] été exceptionnelle, d'avoir été une légende.
[35:47] Elle a effectivement tout sacrifié.
[35:49] Tu sais, il y a aucune personne dans ce monde qui a fait des
[35:53] choses exceptionnelles sans y consacrer 100% de sa tête, 100%
[35:56] de son énergie, 100% de sa passion.
[35:59] Voilà, que ce soit des musiciens, des acteurs, des
[36:01] businessman, quel que soit le domaine, tous les gens
[36:05] exceptionnels, c'est des gens qui sont en anglais.
[36:07] Il y a un mot que j'aime beaucoup, driven, je trouve ça
[36:09] très beau. Ce mot, ça veut dire qu'en fait,
[36:12] toute leur vie est dirigée et centrée sur.
[36:17] Une chose, parfois ils sont même complètement nuls dans d'autres
[36:20] choses, mais incroyablement nuls.
[36:22] T'as même l'impression qu'ils peuvent être débiles parfois
[36:24] dans d'autres secteurs, parce qu'en fait ils les ont laissés
[36:26] de côté complètement. Ils sont tellement centrés sur
[36:28] une chose que voilà, et en fait ça peut arriver même au plus
[36:34] grand champion parfois, de de perdre ce drive de de d'avoir
[36:39] des choses dans leur vie qui prennent le pas.
[36:41] Tu vois Serena par exemple, quand elle a eu sa fille, sa
[36:43] fille était devenue plus importante que le tennis et je
[36:44] lui ai dit plein de fois je lui ai dit, c'est Reina.
[36:47] C'est pas une critique, tu fais ce que tu veux.
[36:49] Par contre tu peux pas me dire que tu veux marquer l'histoire,
[36:52] mais que ta fille c'est plus important que de marquer
[36:53] l'histoire parce que si tu si tu penses ça, si tu fais ça, tu
[36:57] marqueras pas l'histoire. Je suis désolé si tu veux
[36:59] continuer à jouer au tennis, ta fille elle doit être numéro 2,
[37:01] elle peut être numéro un mais c'est vrai.
[37:04] Mais bon, elle a passé 90, 90% de sa vie.
[37:07] Serena avec le tennis tout en haut et avec que le tennis pas
[37:11] toujours. Quand je quand je travaillais
[37:12] pas avec elle pendant des années parce que je je l'ai toujours
[37:14] observé, évidemment c'était la plus grande championne, elle a
[37:18] justement elle a, elle a, elle me l'a dit après elle m'a dit Si
[37:21] si je t'avais rencontré avant j'aurais 40 grands chelems,
[37:23] parce qu'en fait elle était elle a rencontre à 16 ans, elle était
[37:26] elle gagnait un Grand Chelem déjà 17 ans, elle est devenue
[37:29] une superstar tout de suite et donc elle venait de nulle part,
[37:33] quoi vraiment de nulle part. Et donc elle a découvert le
[37:36] monde, elle est devenue. Du jour au lendemain, Ben il y a
[37:38] plein de tentations. Elle a fait plein d'erreurs
[37:40] parce qu'ils sont des erreurs de jeunesse normales, et puis elle
[37:41] était pas forcément bien entourée en tout cas c'est ce
[37:43] que je pense. Mike Tyson, très bon exemple
[37:47] possible, je je je ne livre aucun secret, c'est dans dans le
[37:50] documentaire il raconte, bon lui c'est encore 10 fois pire que
[37:52] c'est, rien n'a pas fait 1/10 des trucs qu'il a fait mais mais
[37:55] elle a perdu du temps parce que justement le évidemment le
[37:58] tennis c'était sa vie, mais quand elle a découvert plein
[38:00] d'autres choses, son son, son esprit est parti à droite à
[38:03] gauche, elle est pas restée centrée comme elle aurait dû.
[38:06] À ce moment-là mais bon après elle l'a fait.
[38:07] Après elle a été vraiment exceptionnelle pendant 10 ans.
[38:10] Mais mais oui oui pour en revenir à ta question d'être
[38:14] centré à 1000% sur son activité puis ça s'appelle pas des
[38:17] sacrifices sacrifices ça sous-entend que t'es t'es t'es
[38:20] malheureux de le faire. Non c'est pas des sacrifices,
[38:22] c'est un c'est des choix de vie parce que c'est ta passion.
[38:25] Ta passion ? Ben merci beaucoup.
[38:29] Voilà, j'aurais aimé qu'on parle un peu plus, mais ouais, on a
[38:31] juste une petite traduction dans le podcast on a 1£.
[38:34] Ça serait bien que tu le signes et que tu écrives une citation
[38:36] qui est importante pour toi. OK et voilà, ça sera la fin du.
[38:39] Avec grand plaisir. Il est beau ce livre, bien sûr.
[38:50] Merci, merci beaucoup. Attends je vais j'ai.
[38:55] J'ai des citations que j'aime beaucoup.
[39:00] J'adore mais je je vais pas l'écrire mais il veut.
[39:03] Elle est toute conne mais j'adore.
[39:04] Pas magnifique. Il veut mieux vivre un jour
[39:06] comme un comme un lion que 100 ans comme un mouton.
[39:08] Elle est magnifique celle-là. J'aime bien, euh.
[39:13] Celle-là j'adore, regarde. Magnifique.
[39:48] Donc j'ai écrit don't Tell people have to do things, tell
[39:52] people what to do the would surprise you.
[39:55] Ça c'est très important en coaching, les coachs essaient
[39:57] beaucoup d'expliquer aux gens comment faire les choses.
[40:00] Alors que si tu leur expliques pas et que tu leur dis de le
[40:02] faire les 3/4 du temps, ils vont le faire 10 fois mieux que comme
[40:05] tu leur comme tu leur as expliqué de le faire.
[40:09] C'est une ce qui est naturel est toujours beaucoup plus fort que
[40:11] ce qui est appris. Et les enfants ?
[40:13] Pour les enfants c'est très important aussi.
[40:14] Je leur explique pas comment faire un coup droit, donne leur
[40:17] la raquette envoie leur la balle.
[40:18] Si ça se trouve ils vont faire un coup droit 10 fois mieux que
[40:20] ce que tu vas leur expliquer. Super Ben merci beaucoup, c'est
[40:23] à toi de relire. Le grand plaisir ?
[40:26] Ouais et voilà.

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