# MÉDAILLÉE OLYMPIQUE : “Comment j’ai transformé mon PERFECTIONNISME en réussite !” | Sara Balzer

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 16 Nov 2025, 54 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/111245773/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2025-10-16%2F412563596-44100-2-a68fcbb8e1a68.mp3

Sara Balzer x The Elevate House Médaillée olympique et l’une des grandes figures de l’escrime française. « Le chemin est aussi important que l’arrivée ! » Un grand merci à l’Hôtel des Grands Voyageurs pour la mise à disposition de leurs magnifiques lieux! Si vous êtes à Paris et que vous cherchez un endroit élégant où passer un bon moment, l’Hôtel des Grands Voyageurs est l’adresse parfaite. Réservez votre séjour dès aujourd’hui sur: https://www.hoteldesgrandsvoyageurs.com/ Dans ce nouvel épisode avec Sara, nous discutons : 00:00 – Trailer 00:59 – Qu’est-ce qui fait de quelqu’un le numéro 1 ? 02:15 – Pourquoi j’ai arrêté de courir après le perfectionnisme 04:00 – Le vrai prix du perfectionnisme 05:24 – À quel moment as-tu senti que tu pouvais devenir médaillée olympique ? 10:00 – Quel athlète t’a vraiment inspirée ? 11:42 – « L’escrime est un jeu d’échecs à 200 km/h ! » 13:52 – Applique cette stratégie de prépa mentale pour rester plus focus dans ta vie 15:30 – Comment les athlètes vivent la solitude de leur sport ? 18:34 – La différence au très haut niveau… c’est le mental ? 21:13 – Merci à l’Hôtel des Grands Voyageurs ! 21:54 – La grosse pression des JO en France 24:25 – La médaille d’argent : sensation douce ou amère ? 26:35 – La vérité sur le “vide olympique” 33:46 – L’escrime est-elle oubliée après les JO ? 35:59 – Aujourd’hui, les athlètes doivent aussi être des influenceuses ? 38:25 – La routine sans filtre d’une médaillée olympique 41:46 – Les meilleurs pays au monde pour les athlètes 46:35 – Le conseil sans filtre de Sara à son “elle” plus jeune 48:59 – Les gens doivent-ils rêver davantage ? 52:35 – Citation finale Chaque semaine, j’accueille des experts, des célébrités et des athlètes qui partagent leurs parcours et leurs leçons de vie. Ensemble, nous dévoilons des histoires inédites et inspirantes, avec une ambition: rassembler une communauté animée par l’envie de grandir et de devenir la meilleure version d’elle-même. Mon engagement: vous inspirer à grandir et à vous accomplir pleinement. Présenté par - Étienne Ca Retrouvez-nous sur: Instagram: https://www.instagram.com/theelevatehouse/ Tiktok: https://www.tiktok.com/theelevatehouse

## Transcript

[0:00] Toi, tu te lèves, tu manges, tu dors JO, tu ne penses qu'à ça
[0:03] pendant 4, 5 ans, tu vois. Et à un moment donné, quand ça
[0:04] s'arrête, quel que soit le résultat, YA1 vide à emmener, tu
[0:07] tu te lèves et tu te dis, pourquoi je tu vois ?
[0:08] Qu'est ce que tu vas faire aujourd'hui, pourquoi tu te
[0:10] lèves ? Si tu vois ça vibre pas pareil,
[0:11] c'est pas du tout la ça te flamme que tu avais en toi.
[0:13] Bah elle est plus là tu vois. Mais c'est quoi du coup qui te
[0:16] garde motivé ? Mais aujourd'hui ?
[0:19] T'étais déjà en faire beaucoup d'heures supplémentaires, de
[0:21] beaucoup travailler, jamais relâcher même une 2nde, tu
[0:23] penses. C'est ça vraiment le secret de
[0:25] ta réussite. J'étais perfectionniste.
[0:26] Tu sais quand t'arrives dans les derniers pourcentages, là c'est
[0:29] c'est trop, y a énormément de positif mais quand tu le pousses
[0:31] à bout y a du y a du négatif tu vois.
[0:32] Et aujourd'hui je suis plus dans une quête d'excellence.
[0:35] Je préfère le mot excellence que perfection parce que déjà la
[0:37] perfection ça n'existe pas, c'est au final c'est c'est
[0:40] ennuyant, c'est parfait, t'es excellent le jour J mais tu
[0:42] vois, ça veut pas dire que t'es parfait, c'est juste que t'es
[0:43] excellent avec les moyens du bord tu vois et donc ça enlève
[0:45] je trouve une certaine charge mentale.
[0:46] Disons que là, disons que là. T'as face à toi la, la petite
[0:49] Sarah qui qui vient de commencer l'escrime, qui vient de voir la
[0:52] médaille olympique et qui rêve de de la toucher.
[0:53] Un jour, tu voudrais lui dire Quoi Sarah, je t'ai fait peur,
[1:05] je t'ai fait peur ? Non ça va, ça va et toi ça va.
[1:07] Merci d'être là, ça me fait trop plaisir de de de parler avec toi
[1:10] aujourd'hui. Pour toi qu'est ce qui fait de
[1:12] quelqu'un la numéro un mondiale ?
[1:16] Je dirais le travail avant tout. Je dirais que c'est un cocktail
[1:20] de travail avec persévérance, résilience, parce que parce
[1:24] qu'on y arrive pas facilement et que il y a souvent des épreuves
[1:29] qu'il faut traverser, je dirais beaucoup de remises en question
[1:34] pour toujours essayer de s'améliorer, trouver le positif
[1:38] dans les défaites pour toujours avancer et et un bon négo.
[1:44] Justement j'ai vu que dans une interview que tu avais dit que
[1:46] tu étais déjà en faire beaucoup d'heures supplémentaires, de
[1:49] beaucoup travailler, jamais relâcher même une 2nde tu penses
[1:52] c'est ça vraiment le secret de ta réussite ?
[1:54] Je pense que c'est une des choses qui m'a permis d'arriver
[1:58] à ce niveau-là. Je pense pas qu'il y ait qu'une
[2:01] seule recette de pour réussir. Tu sais aujourd'hui j'essaie
[2:04] d'en trouver d'autres mais je c'est certain que que tout ce
[2:09] travail à payer, ça c'est sûr. Et tu t'aurais fait quelque
[2:13] chose autrement dans ton parcours ?
[2:18] Non, je je changerai pas ce qui s'est passé avant, mais tu vois,
[2:22] j'essaie de encore une fois d'améliorer le la suite, tu vois
[2:26] et et le présent. Et aujourd'hui, j'essaie de
[2:29] faire les choses un peu différemment dans le sens où
[2:32] d'être un peu plus, d'être moins dur.
[2:34] Tu vois d'être plus bienveillante, d'être de lâcher
[2:37] prise, de moins de stress, tu vois, parce que.
[2:40] Parce que c'était trop avant, c'était beaucoup.
[2:42] T'étais, est ce que tu te décrirais comme obsédée ?
[2:46] J'étais perfectionniste. T'étais perfectionniste ?
[2:47] Mais tu vois le perfectionniste c'est bien, mais tu sais quand
[2:51] t'arrives dans les derniers pourcentages, là c'est.
[2:54] C'est trop, OK ? Et donc aujourd'hui, je suis
[2:56] plus dans une quête d'excellence parce que je préfère le mot
[2:59] excellence que perfection. Parce que déjà, la perfection,
[3:01] ça n'existe pas. C'est au final c'est c'est
[3:03] ennuyant d'être parfait, mais alors que l'excellence, tu vois,
[3:05] c'est plus. Je trouve qu'il y a quelque
[3:08] chose de plus sain dans le mot où tu tu fais de ton mieux, tu
[3:12] vois tu fais ton mieux à chaque fois et donc et donc tu tu es
[3:15] excellent le jour J mais tu vois ça veut pas dire que tu es
[3:16] parfait, c'est juste que tu es excellent avec les moyens du
[3:18] bord tu vois et donc ça enlève je trouve une certaine charge
[3:20] mentale. Tu penses qu'il faut être
[3:22] perfectionniste quand même pour atteindre les sommets ?
[3:26] Enfin comme dit y a pas, je pense pas qu'il y a pas un
[3:29] chemin tu vois qui existe. Je pense qu'il y en a plein.
[3:33] Moi c'est celui que j'avais trouvé.
[3:35] Et tu vois, je je crache pas du tout dessus, c'est vraiment
[3:38] c'est ce qui m'a permis d'en arriver là clairement.
[3:40] Donc il y a énormément de positif, mais quand tu le
[3:43] pousses à bout, il y a du il y a du négatif tu vois.
[3:45] Et aujourd'hui j'essaie de juste de faire mieux et de faire en
[3:48] corrélation avec qui je suis. Aujourd'hui tu vois et je suis
[3:50] plus la même qu'il y a 10 ans et 10 ans, tu sais, tu fonces tête
[3:52] baissée aujourd'hui, voilà, j'essaie de faire les choses.
[3:57] Mais du coup, c'est quoi le négatif, c'est quoi le prix à
[3:58] payer ? Ben le prix à payer c'est tu
[4:02] vois, je pouvais me mettre vraiment down.
[4:04] S'il y avait des les résultats qui étaient pas espérés, s'il y
[4:07] avait ouais, des déceptions ou des blessures, genre moi mon
[4:12] mental il pouvait, il pouvait me mettre très haut comme très bas
[4:15] et et tu sais, il y avait un peu cette mentalité de il faut
[4:19] souffrir pour réussir. Tu vois ici en pensant par là
[4:22] que tu vas réussir et et je pense pendant longtemps je l'ai
[4:25] cru, aujourd'hui je je pense et en tout cas j'essaie de penser
[4:28] comme ça, que tu es pas obligé tu vois de passer par là pour
[4:30] réussir et que il y a il y a d'autres chemins possibles.
[4:32] Mais après, ce qui est sûr, c'est que ça rend les victoires
[4:36] encore plus belles. Tu.
[4:37] Vois ça c'est certain. Mais du coup tu tu penses que tu
[4:40] aurais pu trouver un chemin avec moins de souffrance qui t'aurait
[4:42] emmené au même au même résultat ou pas ?
[4:44] Y a ça m'a, ça m'a amené des choses mais je pense quand même
[4:47] que des fois il y aurait pu avoir.
[4:49] Tu vois plus de plus de lâcher prise, plus de surveillance tu
[4:51] vois et de et pas s auto flageller et tu vois.
[4:54] Ouais, donc c'était plus de la souffrance.
[4:57] Envers toi même que dans le travail, dans le travail par
[4:58] contre tu peux pas dans. Le travail, moi dans le travail
[5:01] j'étais j'ai, j'ai toujours été à fond, toujours été très
[5:03] sérieuse tu vois très sérieuse, très exigeante.
[5:07] Après dans tu vois des fois ça marche pas et c'est OK tu vois
[5:10] et en fait faut je peux je peux pas ruminer ça pendant des
[5:13] semaines. Enfin tu vois, à un moment donné
[5:14] faut avancer tu vois et et des fois j'étais.
[5:17] Un peu borné sur certaines choses comme ça.
[5:19] Quoi ? Et j'aimerais juste revenir un
[5:21] peu à à tes débuts quand même à ton histoire.
[5:23] Pour les gens qui te connaissent pas, qui comprennent d'où tu
[5:24] viens, je voulais savoir. Donc tu fais de l'escrime ?
[5:27] Comment t'as découvert l'escrime ?
[5:29] Alors un peu par hasard, ma grande sœur en faisait.
[5:32] On a été, on était inscrit dans un centre aéré, tu sais de
[5:36] sport. L'été, elle s'est fait repérer
[5:37] par le maître d'armes parce qu'elle était douée.
[5:40] Il l'a. Donc il a dit, il faut
[5:41] l'inscrire à un. Donc ma mère a inscrit de ma
[5:43] sœur. Et moi ma sœur voulait pas
[5:46] voulait que elle voulait faire ce sport toute seule donc moi
[5:50] j'allais là-bas mais j'étais assise sur le banc parce que ma
[5:53] mère pouvait pas me faire garder et donc tu vois plusieurs cours,
[5:55] je suis assis sur le banc, j'assiste au cours mais je ne le
[5:57] je ne le fais pas et un jour le maître de l'art lui dit bah non
[6:00] non non enfin voilà il supportait pas qu'y ait 1 1
[6:03] enfant dans la salle qui qui fasse rien donc il m'a dit Bah
[6:05] Tu prends une tenue, tu prends un masque et tu tu fais le cours
[6:07] et et voilà donc vraiment tu vois tu fais le.
[6:11] Hasard et direct, t'as kiffé ? Direct, j'ai kiffé ouais.
[6:14] C'est vrai que j'ai kiffé j'ai ouais, j'ai rapidement quand
[6:17] même tomber sous le sous le charme de ce sport.
[6:19] On a été très fortes aussi rapidement avec ma sœur, tu vois
[6:23] donc tout de suite faire des podiums, des résultats, donc je
[6:25] pense que ça ça aide et et non en fait c'est un sport où tu
[6:28] peux c'est tu vois, ça peut être technique, tactique, physique,
[6:32] c'est un comme un jeu d'échecs et en fait tu peux toujours
[6:35] trouver un moyen de t'amuser. Tu vois, il faut piéger l'autre,
[6:37] il faut essayer de deviner ce qu'il va faire.
[6:39] Si ce jour-là t'es en pleine forme, bah tu vas tu vois, tu
[6:41] vas mettre l'accent sur le physique si ce jour-là t'es je
[6:44] sais pas, tu te sens bien techniquement donc en fait tu
[6:46] vois y a plein d'aspects qui font que tu t'y retrouves en
[6:49] fonction de ton mood du jour quoi.
[6:50] Ouais, c'est vraiment un sport de fou.
[6:51] J'ai eu l'occasion de l'essayer pour.
[6:53] Au jeu streamers, c'était un événement où on faisait plein de
[6:55] sports entre Streamers et j'avais j'avais éliminé 3 mecs
[6:58] d'affilée en escrime, c'était incroyable.
[7:00] D'être tranquille ? Ouais c'était un peu de la
[7:01] triche mais mais même ça me fume.
[7:04] C'est c'est pas un coach que vous avez, c'est un maître
[7:06] d'arme, c'est c'est juste stylé quoi.
[7:08] Enfin bref mais. C'est vrai que le nom est stylé.
[7:10] C'est ça, mais du coup Act ta sœur, vous avez vite eu des bons
[7:12] résultats mais à quel moment t'as senti que tu pouvais en
[7:15] faire vraiment ton objectif et viser le haut niveau ?
[7:22] Alors les JO ça m'est venu en regardant les JO à la télé.
[7:24] Moi j'ai regardé les JO en 2004, je me souviens en 2008 et
[7:28] vraiment à fond tu vois dans tous les sports, mais bon et
[7:30] notamment l'escrime et il y avait l'équipe sabre homme, donc
[7:34] mon arme qui était devenu champion olympique, un des un
[7:38] des gars de l'équipe était de mon club à Strasbourg, donc il
[7:41] est rentré avec la médaille, il nous a montré la médaille, il
[7:42] nous a parlé des JO, Moi tu vois, là c'est c'était fait.
[7:46] Vraiment ça à ce moment-là où je me suis dit OK, moi aussi je
[7:48] vais faire les JO, moi aussi je vais être médaille olympique.
[7:50] Y a vraiment cette graine qui a été semée à ce moment-là et
[7:53] après tu sais, ça se fait, tu vois, après tu commences à faire
[7:55] sport étude, tu veux progresser encore plus, tu t'entraînes
[7:58] encore plus, et cetera. Après tu premières les premières
[8:01] sélections en équipe de France KD junior.
[8:02] Et puis un jour je me suis fait repérer par l'entraîneur
[8:04] national pendant une compétition qui m'a dit OK Bah l'année
[8:09] prochaine tu rentres à l'Insep, donc l'insep, là où y a l'équipe
[8:12] de France senior, là où y a les meilleures françaises qui
[8:15] s'entraînent ensemble et et tu vois, et après ça c'est.
[8:19] Il y a pas eu vraiment un moment où je me suis dit Ça, ça, ça a
[8:22] toujours été un peu là. Comment la vie ?
[8:23] L'insep. Parce que tu sais, c'est un peu
[8:25] un endroit mystérieux, mythique, un peu réservé à l'élite des
[8:28] athlètes français. T'aimes bien là-bas.
[8:31] Moi j'adore, moi c'est comme ma maison, moi l'insep, c'est comme
[8:33] ma maison, ça fait là, c'est ma 12e année, j'ai fait 4 ans
[8:36] d'internat, il YA1 internat dedans, il YA1 lycée, t'as une
[8:38] cantine, t'as enfin enfin c'est vraiment.
[8:40] Tout est mis en place pour la performance des des athlètes.
[8:46] Et et non comment c'est ? Bah il y a une bonne ambiance,
[8:48] une bonne ambiance. Quand tu es en internat tu vois,
[8:50] tu fais un peu la fête bien sûr quand tu es, quand tu es jeune,
[8:52] quand tu arrives. Et puis non, c'est une belle,
[8:55] une belle entraide. Tu vois pendant les JO on le
[8:57] fait de s'entraîner ensemble, bah on on se connaissait donc
[9:00] c'est facile tu vois de suivre les autres athlètes des c'est
[9:02] cool. Et tu penses que être entouré
[9:05] comme ça bah de tous les meilleurs athlètes français
[9:07] c'est vraiment un plus. Tu penses, ça donne une bonne
[9:11] énergie. Je pense tu te rends compte
[9:13] aussi, tu vois quand tu vas au médical, quand tu vas au Kiné,
[9:16] tu croises la tête qui sont mes gens, tu es blessé.
[9:18] Bah tu croises judoka, qui s'est fait comme toi, une blessure et
[9:20] tout donc je crois que ça permet de relativiser.
[9:22] Il YA1 bon soutien tu vois quand on se croise alors tu en es où
[9:25] machin ? Et en fait vu qu'on se comprend,
[9:27] vu qu'on vit les mêmes vies, je trouve que c'est le soutien est
[9:31] bien alors que c'est vrai que quand tu vas en dehors.
[9:33] Nous, on appelle ça les les, les personnes dehors, on dit les.
[9:38] Moldus, tu vois, tu sais comme ça.
[9:40] Et du coup tu vois quand tu parles à des Moldus, Ben ils
[9:42] sont pas, ils comprennent pas toujours.
[9:46] Non mais c'est marrant mais. On on.
[9:49] Et Ben j'imagine que du coup t'as croisé plein d'athlètes, de
[9:52] dingues, qu'il y en a qui ont dû beaucoup t'inspirer, mais c'est
[9:55] quoi l'athlète qui t'a le plus inspiré de toi dans ta carrière,
[9:57] tout sport confondu ? Moi j'ai, j'ai beaucoup de de
[10:01] respect pour pour ton athlète bien sûr, mais pour ceux qui
[10:04] arrivent à tu vois à gagner et à continuer à regagner, à revenir.
[10:07] On est chez nous au sabre, on a un Hongrois qui est triple champ
[10:10] olympique. Honnêtement, j'aimerais bien un
[10:12] jour lui lui parler et lui poser la question, Comment tu fais
[10:15] pour avoir toujours une motivation extrême ?
[10:18] Enfin c'est là, il a fait, il a gagné 3JO à Paris, il a perdu au
[10:21] premier tour, donc ça a été vraiment un choc pour tout le
[10:23] monde. Et là il continue, il repart
[10:25] pour une autre olympiade donc. C'est sa 6e olympiade et tu as
[10:29] envie de dire mais pourquoi tu vois pourquoi, qu'est ce qui,
[10:33] qu'est ce que tu as pas encore ? Tu vois accompli pour être là et
[10:38] tu vois en France, bah je pense à Teddy Riner qui qui a gagné,
[10:42] regagné, qui a subi des échecs et qui est revenu, qui a regagné
[10:46] à Paris. Incroyable parce que tout le
[10:47] monde l'attend, il est pour drapeau et le judo c'est je
[10:50] trouve, ça me fait penser à l'escrime parce que c'est hyper
[10:51] rapide, qu'à tout moment il tombe, il chute, c'est fini.
[10:54] Nous en 2 Min Tu prends 5670, enfin même pas en 2 Min Hein, tu
[10:58] es en une minute, enfin ça va, ça peut aller si vite et donc ça
[11:00] me fait penser aux 2 où tout peut t'arriver à n'importe quel
[11:03] moment. Nous à l'esprit on n'a pas les
[11:05] repêchages donc c'est tu vois, quand tu perds tu perds quoi
[11:07] donc donc je trouve ça extrêmement fort ce qu'il a fait
[11:11] pareil. Clarisse, donc en plus c'est des
[11:15] gens qu'on que je côtoie, donc c'est quand tu vois aussi un peu
[11:18] les les dessous. Et ouais ça je trouve ça très
[11:22] inspirant. J'aimerais bien qu'on parle un
[11:25] peu de l'escrime parce que forcément y a des gens qui sont
[11:27] pas forcément au courant de ce que c'est vraiment et à quel
[11:30] point c'est. C'est un sport dingue.
[11:32] Moi parce que j'adore vraiment, j'ai j'avais trop qu'il faut en
[11:34] faire. Et souvent les escrimeurs de
[11:36] haut niveau, ils décrivent ça comme 1 1 jeu d'échec physique à
[11:39] 200 km heure. Pour toi, c'est quoi les clés
[11:43] essentielles pour performer ? Un escrime ?
[11:50] Je pense qu'il faut. Être bien content de ses forces
[11:55] et de ses faiblesses. Et tu vois il y a des gens, ils
[11:58] savent pas faire grand chose mais ils le font tellement bien
[12:00] et ils se mettent tout leur atout là-dessus que bon Ben tu
[12:04] vois ils arrivent à performer donc dans le sens où savoir ce
[12:08] que tu sais faire et et le faire bien et que ta stratégie soit
[12:12] soit tournée autour de ça. Après moi je pense qu'il faut
[12:16] être vraiment stratégique. Enfin moi je vois ça comme
[12:19] vraiment une un jeu stratégique énorme.
[12:24] Rapidement le lire, l'adversaire, comprendre ce
[12:26] qu'il veut faire déjouer ça le piéger.
[12:29] Et bien sûr normalement s'il est fort il va essayer de changer ça
[12:33] pendant le match ou de de proposer autre chose et donc de
[12:36] le lire, essayer de le lire le plus rapidement possible et
[12:39] ensuite d'avoir l'outil pour pouvoir le contrer.
[12:41] Donc donc moi c'est Ce que j'aime et des gens ils vont tu
[12:45] vois, ils vont imposer leur leur, leur style, ils vont
[12:47] imposer leur physique et ils vont pas du tout réfléchir comme
[12:50] moi. Donc tu vois ça, je me rends
[12:52] compte par exemple par équipe où on se coach entre nous et moi je
[12:55] vais coacher d'une certaine manière qui ne va pas du tout
[12:57] parler à d'autres. Et là tu te dis Ah oui on est
[12:59] enfin c'est fou, on fait le même sport mais en vrai il se passe
[13:02] pas du tout la même chose dans ta tête et dans ma tête donc
[13:05] donc je trouve ça intéressant. Tu as l'épreuve par équipe parce
[13:06] que du coup tu apprends à comment parler à quelqu'un
[13:09] d'autre, qu'est ce qui lui lui convient ?
[13:13] Et donc aussi de comprendre que bah il y a tu vois, chacun
[13:16] réfléchit différemment, chacun à son style, les gens qui vont
[13:18] s'imposer, les gens qui vont. Au contraire.
[13:21] Enfin tu vois donc c'est hyper intéressant.
[13:22] Moi j'aime beaucoup analyser, j'adore analyser et après
[13:26] contrer ton jeu et je considère que si tu vois si si je te blog
[13:28] dans tes dans tes forces. Bon bah c'est c'est déjà pas.
[13:33] Mal OK, donc je pense que ta force est arrivée à analyser ton
[13:36] adversaire. Entre autres.
[13:38] Ouais je pense. Après je j'aime bien aussi
[13:40] m'imposer mais tu vois ça dépend du mode.
[13:44] Et justement, Bah t'as besoin d'analyser, t'as besoin de
[13:47] réagir rapidement donc t'as besoin de rester lucide.
[13:50] T'entraînes un peu ton esprit, ton mental, à à rester lucide
[13:53] dans l'effort comme ça ou pas ? Ouais.
[13:55] On essaie de faire tu vois sous fatigue quand t'es sous fatigue
[13:59] en fait ça ça ressemble à quand t'es sous stress.
[14:01] Donc tu vois on essaie de faire des entraînements, des matchs
[14:04] sous fatigue, des cardio où tu vois au moment où on arrive à la
[14:07] fin du cardio et bah il peut avoir des des trucs cognitifs tu
[14:11] vois pour qu'en fait on on s'entraîne à ce moment-là de où
[14:15] c'est le moment le plus charnière quoi.
[14:18] Mais clairement le mental c'est. C'est c'est extrêmement
[14:21] important parce que en fait, pour pouvoir t'exprimer
[14:24] librement et pour pouvoir faire des screens comme tu veux,
[14:27] réfléchir comme tu veux par moi pour ma stratégie, si mon
[14:31] cerveau il est stressé, si je suis pas je me sens pas bien ou
[14:33] que j'ai peur, tu vois, je pourrais pas réfléchir
[14:35] correctement mes mes, mes pensées vont être parasitées par
[14:38] des émotions, par des peurs, par putain mais je vais perdre, et
[14:41] cetera. Et tu vois genre à ce moment-là
[14:43] t'es plus à 100% de tes capacités donc.
[14:45] Là le mental il est primordial. Si je pense au grand
[14:48] championnat, aux JO, je dirais que à partir du moment où tu as
[14:52] géré le mental, où tu as géré tes émotions, après tu peux te
[14:54] concentrer sur l'escrime mais tu vois si ça c'est pas géré.
[14:57] Bon bah là tu seras au moment de réfléchir à l'escrime, tu seras
[15:00] pas à à 100% de tes capacités et tu et j'ai déjà perdu un nombre
[15:05] de fois au moment où j'étais plus jeune j'avais perdu parce
[15:06] que tu sais tu le stress t'envahit t'envahit t'es inhibé.
[15:11] Tu c'est blackout, trou noir, tu sais plus ce qui s'est passé et
[15:14] et d'un coup tu juste t'as perdu quoi ?
[15:17] Dans ces moments-là où c'est dur, tu tu te rends compte,
[15:19] t'arrives pas à à à faire ce que tu veux.
[15:23] L'escrime c'est un sport individuel donc t'es très seul
[15:26] finalement. Est ce que tu la ressens cette
[15:27] solitude ? Globalement c'est marrant.
[15:29] Y a pas longtemps, on m'a dit oui.
[15:32] Les sportifs de niveau vous êtes-vous êtes tous dans une
[15:35] solitude et je dirais pas ça. Je dirais que en fait, on est
[15:40] beaucoup dans une. Dans une analyse, dans une
[15:43] remise en question, dans une tu vois, on essaie de toujours
[15:47] comprendre pourquoi, pourquoi on a pas, pourquoi on est dans un
[15:50] échec, pourquoi on a pas réussi. Donc en fait c'est vrai que
[15:52] cette réflexion, moi je la fait seule.
[15:55] Donc oui tu vois, il y a beaucoup de moments qui sont
[15:57] seuls, il y a beaucoup de de temps passé où la réflexion est
[15:59] seule, il y en a qui le font pas, il y en a qui le font
[16:01] accompagner. Moi je sais que je l'ai toujours
[16:03] fait seule, même tu vois l'analyse vidéo, tout ça je la
[16:06] fais seule, mes stratégies, souvent je l'ai fait seule.
[16:10] Parce que je me fais confiance et que tu vois je fais pas
[16:13] confiance à quelqu'un d'autre autant qu'à à moi et que surtout
[16:16] à la fin du match. Et Ben je préfère que ce soit
[16:18] moi qui ai fait l'erreur et m'en prendre à moi que
[16:20] potentiellement tu vois, j'ai j'ai, tu vois, j'ai écouté
[16:24] quelqu'un ou quoi ? Et après je veux pas en en
[16:26] vouloir à mon coach ou quoi je veux être après y mettre bien
[16:29] sûr dans mes, dans les, dans les plans de match, mais il y a du
[16:34] il y a du moment seul mais pas d'un point de vue négatif tu
[16:36] vois. Moi je le vois pas comme quelque
[16:37] chose de négatif, OK, je le vois comme une introspection qui est
[16:39] qui est intéressante, qui est importante et qui fait avancer.
[16:43] OK je te comprends pour la vidéo.
[16:45] Moi aussi au basket. Après moi je commençais la
[16:46] vidéo. J'ai j'ai détesté ça.
[16:48] Je sais pas. J'ai envie de regarder tout ça
[16:49] et pas que ouais. Toute l'équipe voit mes erreurs.
[16:51] Par rapport au regard des des. Autres ?
[16:53] Ouais peut être c'était plus ça donc je pense.
[16:54] Mais bon non non, ça va mieux. Je fais des vidéos, tout le
[16:56] monde les regarde. Ouais du coup c'est pas du tout
[16:59] une pression supplémentaire pour toi être seul t'aimes bien
[17:02] réfléchir OK. Moi je pense que je suis de
[17:05] base, introverti, donc tu vois, je me, je me ressource seul
[17:08] quoi. OK Ouais tu penses à un sport
[17:10] collectif, ça devrait moins attirer après t'aimes bien les
[17:12] streams en équipe aussi donc. Moi j'aime beaucoup les streams
[17:14] par équipe. Un sport collectif, je sais pas
[17:17] tout le temps. On se pose cette question entre
[17:19] nous, il y en a qui ont vraiment la la, la fibre du collectif.
[17:24] Mais je pense vraiment que. Enfin que.
[17:27] J adorerais ça, mais je sais pas.
[17:30] Je pense que j'avais quelque chose à accomplir seule, tu
[17:32] vois. Et donc c'était évident que j'ai
[17:34] la chance d'avoir les 2 aujourd'hui.
[17:35] Donc et du coup quand t'es dans les combats comme ça seule ou tu
[17:39] fais ton introspection et que t'es dans des moments de doute,
[17:42] c'est quoi ton dialogue intérieur ?
[17:43] Tu te parles à toi même ou tu c'est vrai ?
[17:46] Ouais, non, je me parle beaucoup, ouais, tout le temps.
[17:48] Je me parle tout le temps bah tu vois pendant pendant une
[17:50] compétition je vais essayer de comprendre comment est ce que je
[17:52] me sens, est ce que j'ai peur, est ce que je suis Stressée, est
[17:56] ce qu'au contraire non pas du tout et dans ce cas-là il faut
[17:57] essayer de tu vois, j'essaie de jauger comment je suis en
[18:00] fonction, je mets en place des outils, des machins, et après au
[18:03] quotidien Ouais Moi je ouais je me parle, je me parle beaucoup
[18:07] ouais sur parce que des fois le mental il il prend le dessus,
[18:11] parce que des fois. Je sais pas.
[18:14] Enfin en fonction de ce qui se passe, tu vois, ça se passe
[18:17] bien, tout va bien. Bon bah du coup t'essaies de
[18:18] voir plus loin ça se passe pas bien.
[18:20] Bah t'essaies de comprendre ce qui s'est passé.
[18:21] Enfin il YA1 dialogue interne qui et justement.
[18:25] Tu penses que à ton niveau d'escrime est ce que le plus
[18:29] important c'est pas le mental parce que vous devez avoir un
[18:31] niveau technique tout ça super élevé.
[18:33] Est ce que tu penses que c'est sur ça que ça ça joue
[18:35] essentiellement ? Je pense que je pense que.
[18:39] Je pense que oui. Il y a certains matchs qui se
[18:40] gagnent parce que mentalement tu vois il y a fait l'expérience ou
[18:43] parce qu'elle est plus forte. Je pense qu'il y a certains
[18:45] matchs qui se gagnent parce que la fille est simplement plus
[18:48] forte à l'escrime et qu'en fait c'est les 2 personnes, tu vois
[18:50] elles sont en bon mental. Bon Ben à ce moment-là c'est
[18:51] juste l'escrime pure qui parle. Après quand tu commences à
[18:55] rentrer dans des grands championnats, tu des fois tu
[18:57] vois, tu vois, il y a des surprises, tu vois il y a des
[18:59] filles qui sont toujours présentes, tu vois il y a des
[19:02] donc ça je pense que oui ça c'est une ça peut être une
[19:05] révélateur d'un mental qui est qui est fort et qui.
[19:09] Qui répond présent dans les gros événements ?
[19:11] OK et toi tu vois, t'as quand même eu des très bons résultats
[19:13] pendant ta carrière ? Est ce que tu t'as une certaine
[19:17] confiance quand quand tu commences les compétitions ?
[19:19] Ou alors t'as cette remise en question qui qui revient
[19:22] toujours, dont tu m'as parlé au début du podcast ?
[19:24] J'ai plus confiance qu'avant, ça c'est certain.
[19:27] Par l'expérience, beaucoup par aussi le tu vois le lâcher
[19:31] prise, et cetera. Et par oui, par la confiance en
[19:34] mon niveau. Maintenant, il y a toujours, il
[19:37] y a toujours un peu de stress. Il y a toujours un peu de ouais
[19:40] il y a d'appréhension mais mais je pense que c'est bien.
[19:44] Enfin moi ça me va parce que arriver tu vois arriver chill,
[19:50] neutre sur un match alors que tu vas faire un combat, enfin tu
[19:52] vois c'est c'est un combat. Donc en fait des fois tu peux te
[19:54] faire bouffer parce que la fille elle est juste plus agressive
[19:57] qu'au toi, elle met plus d'énergie et ça se joue
[19:59] tellement à rien que bah ce rien fait que le match tu vois se
[20:03] tourne dans le sens donc donc non je pense que enfin moi en
[20:06] tout cas c'est important qu'il y ait toujours un peu ce.
[20:08] Ce cette envie et tu vois cette envie.
[20:11] Tu la réveilles par soit parce que t'as pas envie de perdre
[20:13] parce que c'est de l'ego, soit parce que tu vois t'es motivé
[20:17] YA1 titre à aller chercher. Enfin y a toujours une un levier
[20:20] tu vois à activer. Tu viens de dire que c'est un
[20:23] combat et c'est peut être une question bête mais c'est
[20:25] possible de se blesser dans l'escrime avec les épées ?
[20:28] Alors oui c'est possible, c'est déjà arrivé, c'est rare.
[20:30] Mais en fait des fois tu vois le le sabre se casse, la lame se
[20:34] casse pendant une action. Et personne ne ne ne voit.
[20:38] Et en fait du coup la lame au bout devient tranchante et au
[20:41] moment où l'action se finit, bah là où on se touche bah là en
[20:43] fait il peut y avoir un accident donc c'est très rare.
[20:45] Honnêtement ça arrive très très peu souvent il y a eu des il y a
[20:49] eu des vrais, il y a eu des vrais accidents, il YA1 français
[20:52] j'ai plus le nom mais qui a été transpercé tout droit en pleine
[20:56] poitrine. Alors de ce que j'ai compris,
[20:57] heureusement enfin c'est même sûr.
[20:59] D'ailleurs il va très bien, il a il refait de l'escrime.
[21:03] Il y a pas eu de danger mais il y a eu beaucoup de mains qui se
[21:06] sont fait transpercer. Ouais en fait la lame si elle se
[21:10] pète elle. Elle.
[21:12] Devient elle ? Devient tranchante.
[21:14] C'est rare comme vous le. Voyez.
[21:18] On tourne l'épisode du Podcast dans un cadre de dingue.
[21:21] Et ce cadre, c'est l'hôtel des grands voyageurs.
[21:23] Il nous accueille pour la semaine.
[21:25] C'est un hôtel magnifique en plein cœur de Paris que je vous
[21:28] recommandé. D'ailleurs, si vous voulez
[21:29] séjourner à Paris, il YA1 restaurant à l'étage au-dessus
[21:31] de nous qui est. Délicieux et les chambres sont
[21:33] magnifiques. Merci à eux pour l'accueil parce
[21:35] que c'est vraiment un plaisir de tourner dans ces conditions avec
[21:37] un aussi bel arrière-plan. J'espère que ça vous plaît
[21:39] aussi. Merci l'hôtel des grands
[21:40] voyageurs pour l'accueil. On continue avec le podcast et
[21:44] d'ailleurs donc sur Paris 2024, est ce que tu penses que le fait
[21:46] d'être en France dans ton public c'était un boost ou au contraire
[21:50] une pression supplémentaire ? Tu l'as vécu comment ça ?
[21:55] Pour moi c'était pour moi c'était presque plus dur.
[21:58] Donc parce que déjà j'ai je j'ai du mal un peu quand il y a mes
[22:01] proches, et cetera, même si maintenant ça va.
[22:03] Mais pendant longtemps tu vois, je j'aimais pas trop parce que
[22:07] ce que tu veux encore plus performer parce qu'ils sont là,
[22:08] ils ont fait le déplacement. Donc bon aux JO ça ça a été,
[22:13] mais pour moi ça a été quand même une pression parce que tu
[22:20] vois, j'étais numéro une mondiale.
[22:23] On m'attendait, tu vois les médias, les partenaires, le
[22:26] Comité olympique, la Fédé, tu vois, tout le monde te fait
[22:28] comprendre qu'ils attendent de toi parce que Bah t'as t'as
[22:31] gagné énormément de compète donc et et tu sais moi déjà la
[22:35] pression, enfin c'était l'objectif d'une vie à ce
[22:37] moment-là, donc la pression que moi même déjà je me mettais
[22:39] était énorme et quand on te rajoute ce petit truc en plus
[22:43] c'est trop, enfin tu vois ça devient trop et et des fois je
[22:47] me disais purée ça serait tellement plus simple si les
[22:49] Jeux étaient à en Australie. Enfin tu sais au loin de tout
[22:52] ça. Après je pense que il y a du
[22:54] positif partout, donc c'est sûr qu'il y a eu du positif.
[22:56] C'est sûr que ça, ça, ça m'a aidée d'une certaine manière,
[23:02] mais mais en amont de la compétition, ça a été très dur à
[23:05] gérer. Ça a été une pression
[23:06] supplémentaire, ça a été ouais, un stress en plus de se dire
[23:12] déjà qu'il faut faire former, il faut encore plus performer parce
[23:14] que on est devant tout le monde parce que machin après après moi
[23:19] j'étais tellement concentrée le jour J que j'ai même pas.
[23:23] Bien sûr, j'entendais le bruit que c'était assourdissant.
[23:25] C'était impossible de réfléchir pendant ce moment-là, mais dès
[23:28] que mais tu vois, je levais pas les yeux, je regardais pas, je
[23:30] restais toujours concentrée et quand tu as emmené le match, je
[23:32] devais être était interrompue parce qu'on entendait plus rien.
[23:34] C'est arrivé plein de fois, vraiment, c'était incroyable
[23:37] parce que quand je dis non, c'était vraiment incroyable.
[23:40] Eh Ben je me disais OK, prends ce temps pour tu vois souffler,
[23:43] te te ressourcer, mais ne profite pas du moment.
[23:45] Tu vois, reste concentré et donc un peu frustrant parce que tu te
[23:49] dis purée quand même. Il y a je sais plus combien il y
[23:52] a de personnes mais c'était un truc de de dingue pendant au
[23:54] Grand Palais et du coup sur les profs par l'équipe, je me suis
[23:57] dit OK essaye un peu plus, c'est moi.
[23:59] Donc tu vois c'est compliqué mais essaye un peu plus de vivre
[24:02] le moment tu vois et de profiter de cet endroit et de des gens.
[24:06] Moi j'étais à ta place, j'aurais.
[24:07] J'aurais pété les plombs, j'aurais.
[24:09] Il y en a, il y en a qui ont dit, mais ils se sont fait
[24:14] submerger par le par, par par le truc.
[24:17] Enfin, c'était tellement. Tu vois, c'était c'était
[24:20] assourdissant, c'était ça te fait tourner la tête, hein ?
[24:23] Incroyable. Et pendant les JO, t'as atteint
[24:26] 2 fois la finale et t'as perdu 2 fois les finales.
[24:31] Comment tu l'as vécu ce ça ? Est ce que tu l'as vu quand même
[24:35] comme comme une victoire parce que t'as un peu réalisé le rêve
[24:37] de la petite Sarah d'avoir une médaille olympique ?
[24:39] Ou alors t'avais du mal à accepter tout ça.
[24:43] C'est au moment où tu vois, je me suis dit OK, profite.
[24:45] Enfin bien sûr, il y a la déception de perdre le match.
[24:48] Après seulement au bout de quelques minutes, j'ai réalisé,
[24:50] tu vois que c'était une finale olympique, que j'avais une
[24:52] médaille olympique, donc là il y a quand même, tu as une énorme
[24:55] une énorme fierté et je me suis vraiment poussée pour me dire
[25:00] OK, profite de ce moment, profite du podium, profite de
[25:02] voilà de ce cadre de l'instant présent parce que dans quelques
[25:05] minutes ça sera fini. Donc tu vois, moi j'ai j'ai
[25:07] vraiment essayé de de profiter même si tu vois.
[25:10] Bah bien sûr, tu vois, t'as envie de pleurer que que tu
[25:13] viennes perdre un match, même si ce match c'était la finale
[25:16] olympique. Enfin.
[25:17] Et tout ce que ça représente avec, je pense que oui, la
[25:23] décision est est venue après. Donc ça, ça a été en fait
[25:28] c'était mitigé parce que parce que c'est le Médaillé olympique,
[25:31] c'est des médailles d'argent. T'étais en finale des JO, tu
[25:35] vois savoir répondre présent le jour J en étant attendu, en
[25:38] étant en en t'ayant, en t'ayant préparé 6 ans, 5, 6 ans pour cet
[25:43] événement. Enfin, que ce soit l'objectif de
[25:45] ta carrière et que tu réussis à répondre présent.
[25:47] C'est incroyable. Donc tu vois, j'ai vraiment
[25:49] essayé de mettre l'accent sur ça pour que tu vois je je
[25:51] m'automogratuite parce que parce que c'était énorme et en même
[25:54] temps le lendemain tu vois ça pouvait être noir parce que bah
[25:56] non tu vois c'était pas l'objectif que je voulais, je
[25:58] voulais être championne olympique, je voulais l'or et
[26:01] c'est pas ce que j'ai réussi à voir.
[26:02] Donc tu vois ça a été un peu comme ça pendant un moment et et
[26:06] c'est OK parce que tu vois genre je me suis vraiment dit VIS ces
[26:09] émotions parce que. Pour le chemin, pour la suite,
[26:14] il faut tu vois, il faut vivre tout ça, il faut comprendre, il
[26:16] faut-il faut passer par là pour pouvoir ensuite reconstruire
[26:20] peut être autre chose tu vois donc aujourd'hui ça va bien,
[26:24] aujourd'hui ça va très bien. J'ai tu vois, j'ai réussi à
[26:26] trouver du positif dans cette défaite, j'ai réussi à trouver
[26:28] du positif dans le fait de de pas gagner à ce moment-là, de de
[26:31] comprendre aussi pourquoi t'as pas t'as pas gagné ça c'est
[26:33] hyper important pour moi et tu vois aujourd'hui ça me permet de
[26:37] pouvoir avancer librement et et d'être motivé pour la suite.
[26:41] C'était du coup une période Ben très chargée en émotions,
[26:44] positives comme négatives. Et j'imagine que ça ça doit te
[26:47] te travailler. Et ce qui m'intéresse c'est
[26:49] surtout après j'ai parlé y a pas très longtemps.
[26:52] Je peux pas dire qui dans dans le podcast à un athlète qui a eu
[26:55] été médaillé d'or aux JO et qui après a eu une dépression
[26:58] incroyable suite à ça. Est ce que toi t'as ressenti un
[27:03] peu 1 1 vide olympique ? Comme les gens aiment bien dire
[27:05] Ouais c'est vrai ouais. Ouais, ouais, Ouais, Ben vite,
[27:09] parce que. Toi, t'as quelque chose qui est
[27:12] en toi, tu te lèves, tu manges, tu dors JO, tu ne penses qu'à ça
[27:15] pendant 4 ans, 4, 5 ans, tu vois et en fait, tu ne te poses pas
[27:20] une seule fois la question de enfin tu, c'est simple, tu vois,
[27:24] c'est simple, c'est le tunnel, tu sais où tu vas, t'avances
[27:26] tout droit, et cetera, et à un moment donné, quand ça s'arrête,
[27:27] quel que soit le résultat, enfin tu vois, en discutant avec les
[27:31] autres lettres, c'est que quel que soit le résultat, il YA1
[27:33] vide à emmener, tu te lèves et tu te dis, pourquoi je tu vois,
[27:35] qu'est ce que tu vas faire aujourd'hui, pourquoi tu te
[27:36] lèves ? Alors on te dit, oui, mais il y
[27:38] a les prochains JO O OK ? Tu vois évidemment qu'y a
[27:42] toujours un truc après, mais ça a plus du tout la même résonance
[27:44] c'est tu vois ça vibre pas pareil, c'est pas du tout la
[27:47] cette flamme que tu avais en toi, bah elle est plus là tu
[27:49] vois. Et en fait c'est ce vide là pour
[27:50] moi qui a été qui a été dur parce que parce que faut
[27:56] l'accepter et faut se dire que c'est normal.
[27:59] Mais tu vois au bout de X semaines tu es en mode bon et
[28:01] maintenant enfin tu vois. OK j'ai compris mais tu vois tu
[28:06] as enfin. Tu veux avancer quoi ?
[28:07] Tu veux dire OK la suite et toi ton train de vie c'est
[28:09] t'entraîner tous les jours donc bon bah tu vas t'entraîner mais
[28:11] ça c'est plus du tout pareil quand tu as plus cette
[28:13] motivation, quand tu es plus animé par un truc, c'est ça n'a
[28:15] rien à voir sur la piste tu fais la même chose pourtant tu gagnes
[28:19] pas tu vois genre c'est et c'est là où c'est ouf.
[28:22] Et je pense que quel que soit le sport tu vois même si c'est un
[28:25] sport à chrono comme la natation de la course.
[28:28] Ben en fait tu vas courir 1/10 de mois mais 1/10 de mois fait
[28:30] que tu passes pas en qualif et que tu vois t'es pas en finale
[28:32] et Ben nous c'est pareil, tu avant tu passais les tours et
[28:35] aujourd'hui t'en passes que 2 tu vois et et c'est là où c'est
[28:39] c'est là où la période elle était dure c'était de de laisser
[28:42] du temps au temps tu vois et de et que c'est normal de vivre ça
[28:47] et que tu peux pas accélérer le les choses si si j'en suis moi
[28:52] je me disais que si j'en suis encore là c'est que j'ai encore
[28:54] des choses à prendre, c'est que j'ai encore des choses à tu vois
[28:57] c'est que. Ouais c'est que c'est pas fini
[29:00] et et en fait petit à petit tu reconstruis quelque chose, tu
[29:03] reconstruis un nouveau projet et et tu vois t'es plus animé de la
[29:07] même manière mais t'es animé par autre chose et c'est autre
[29:09] chose. Bah c'est ce nouveau c'est vrai,
[29:11] c'est un nouveau livre et et souvent en fait je suis amenée à
[29:14] où on est amenée à à comparer avant, à vouloir retrouver ce
[29:17] qu'on avait avant mais mais tu déjà de un tu peux pas et de 2
[29:22] bah. Il faut pas revenir en arrière
[29:24] tu vois en fait faut aller, faut aller de l'avant tu vois et
[29:26] aujourd'hui je suis-je suis là-dedans c'est et même si
[29:30] aujourd'hui tu me dis est ce que tu veux retrouver, tu vois ce
[29:32] que ce que je te disais au début c'est est ce que tu veux
[29:34] retrouver comment t'étais avant et la manière dont j'étais avant
[29:36] je te dirai non tu vois jamais je signe pour ça, jamais je
[29:39] signe pour performer comment j'étais avant, parce que parce
[29:42] que c'est plus une adéquation avec ce que je veux faire, c'est
[29:43] plus une adéquation avec avec ce que je veux m'infliger ou ce que
[29:46] je veux vivre. Et aujourd'hui je veux quelque
[29:48] chose de plus sain, quelque chose de plus cohérent, quelque
[29:50] chose de plus bien, de plus bienveillant.
[29:53] Et je suis convaincue que je peux pas former comme ça.
[29:55] Mais tu vois, il faut juste reconstruire différemment.
[29:58] Et je sais plus c'était quoi ta question.
[30:01] Mais voilà. C'est très bien.
[30:02] Ma question c'était est ce que tu as ressenti le vide
[30:04] olympique ? Et du coup ça me surprend pas
[30:06] que oui parce que même moi qui ai pas vécu 1 1 100e de ce que
[30:10] vous avez vécu les athlètes après les JO, je te jure j'avais
[30:12] envie de rien faire. J'étais j'étais abattu mais.
[30:15] Non, c'est ouf. Enfin comment est ce que ça a
[30:16] créé dans la chez les gens ? Enfin en fait ça.
[30:21] Tous les gens étaient heureux, étaient contents.
[30:23] Et après quand ça s'arrête ? Bah les gens j'ai j'ai discuté
[30:25] avec un chef d'entreprise qui se disait c'est pareil quand tu
[30:28] rends un projet, que ça fait un an que tu bosses sur ce projet
[30:30] et qu'ensuite tu le tu vois, tu fais ta présentation, tu le
[30:33] remets le truc qui est validé à un an tu vois genre YA1 truc qui
[30:37] redescend alors après ça prend peut être moins de temps que
[30:41] nous notre projet. Mais tu vois c'est je pense que
[30:42] pour tout le monde c'est palpable ce sentiment quoi.
[30:45] C'est ça ? Et du coup t'as dit que t'avais
[30:47] retrouvé une nouvelle flamme, une nouvelle fin ?
[30:49] Mais c'est quoi du coup qui te garde motivé et affamé
[30:51] aujourd'hui ? Bah c'est toujours les titres tu
[30:55] vois, c'est les titres ça c'est sûr.
[30:57] La médaille d'or que je n'ai pas encore.
[31:02] Ouais, de de pouvoir pratiquer son sport tu vois de de de me
[31:07] prouver même que je peux que je peux performer différemment, tu
[31:10] vois et en fait aussi. L'escrime c'est c'est sans fin
[31:15] dans le sens où t'as toujours un autre qui a progressé.
[31:17] Si c'est pas en attaque c'est pas en défense, si c'est au
[31:19] milieu, si c'est pas en physique, si c'est en en
[31:21] tactique, en technique tu vois genre c'est sans fin et tous les
[31:24] ans en début d'année là ma liste elle est comme ça de de trucs
[31:27] que je vais travailler et à chaque fois je me dis C'est fou
[31:30] tu vois ça remode ça alors je suis exigeante tu vois, mais ça
[31:33] il y a toujours des nouveaux trucs à à bosser et donc ça
[31:36] c'est tu vois ça c'est Ce que j'aime aussi dans ce sport,
[31:38] c'est que tu trouves toujours des choses, des endroits où tu
[31:41] peux t'améliorer et progresser et et j'en progresse.
[31:44] Donc en fait tu vois et. On a beaucoup parlé de sport
[31:47] pour l'instant mais après les JO t'as quand même eu un t'as ça
[31:49] t'a permis de construire une grosse notoriété je trouve.
[31:52] Enfin je sais pas, peut être que tu l'as ressentie.
[31:54] Je voulais savoir justement comment t'avais vécu cet après
[31:56] JO au niveau de ta notoriété, des demandes, des médias, et
[31:58] cetera. Je dirais que c'était tu vois
[32:01] moi ça a commencé en fait pendant pendant l'année des JO.
[32:05] Tu vois, j'étais un mondial et je pense que le le titre de un
[32:08] mondial à l'approche des JO fait que bon bah tous les médias tu
[32:11] vois se tournent vers les. Les gens qui sont tu vois
[32:14] favoris et donc là tu vois à ce moment-là c'est vraiment là ça
[32:17] c'est vraiment décuplé on va dire au au niveau des
[32:20] sollicitations, au niveau des partenariats aussi donc donc non
[32:26] il a fallu gérer la ce moment-là qui était tu vois en même temps
[32:28] tu veux bah répondre présente et profiter de cette ascension et
[32:31] en même temps bah il y a quand même l'objectif donc il a fallu
[32:34] gérer ça l'année dernière tu vois c'était une année où j'ai
[32:36] fait une pause donc j'ai pu tu vois mettre en avant plus ça ou
[32:40] en tout cas plus me me consacrer à ça.
[32:43] Et aujourd'hui ça c'est essayer de trouver un équilibre.
[32:45] Tu vois, c'est 95% du temps d'entraînement et 5% le reste.
[32:50] Aujourd'hui c'est des partenariats qui qui me font
[32:51] vivre, donc tu vois, c'est quelque chose qui est très
[32:53] important pour moi. Et voilà c'est cool.
[32:57] En vrai c'est cool, je fais plein de choses sympas, j'ai des
[33:00] partenariats qui me plaît, j'ai des entreprises qui sont tu vois
[33:03] qui ? Qui te soutiennent même au-delà
[33:07] des résultats même ils sont pas que là qu'ils étaient pas que là
[33:10] pour Paris. Tu vois que pour l'image de
[33:12] Paris c'est Ben non on est là pour la suite, on est là pour
[33:15] pour te soutenir toi dans ton projet de d'olympiade et si
[33:19] c'est pas Paris bah c'est LF enfin tu vois.
[33:20] Et donc donc ça c'est cool quand tu construis des des relations
[33:23] de. Confiance, tu vois ?
[33:24] Bah c'est beaucoup d'athlètes qui avaient peur de ça.
[33:25] Que après les JO tous les sponsors disparaissent.
[33:27] Donc bah c'est sûr qu'il y en a qui qui étaient venus que pour
[33:29] que pour Paris et qui repartent. À partir du moment où tu le
[33:32] sais, tu vois c'est c'est OK, je comprends, je comprends que les
[33:36] gens ne viennent que pour ça. Après si les gens promettent
[33:39] autre chose, c'est différent. Mais moi je tu vois, je j'en
[33:42] étais consciente. Donc tu vois, j'ai pas eu de
[33:44] déception tu vois. C'est vrai qu'après les JO tu
[33:46] sais y a beaucoup de sports qui retombent un peu dans une
[33:48] certaine discrétion pour pas dire oublie, est ce que t'as
[33:50] ressenti que c'était le cas avec l'escrime et si oui comment tu
[33:53] l'as vécu ? Bah l'escrime c'est toujours un
[33:56] peu la même chose. C'est trop, c'est trop bizarre.
[33:58] C'est l'escrime le plus médiatisé pendant les JO.
[34:01] C'est tu vois, on a fait sol off en premier, le Grand Palais
[34:04] c'est le plus grand Power de médaille, tout le monde nous dit
[34:07] que ça dans les screams et en fait on le voit que pendant les
[34:10] JO donc c'est tu vois il y a ce truc où tu comprends pas
[34:12] pourquoi est ce que c'est que là ?
[34:14] Après c'est pas énormément d'utiliser des fois les
[34:20] championnats du monde sont sûrs, tu vois Eurosport ou sur je sais
[34:23] pas si je peux citer les marques c'est les noms mais bein Sport,
[34:25] Eurosport tu vois mais pas toujours.
[34:28] Il y a pas de gens qui me disent qu'ils aimeraient bien suivre
[34:30] les championnats mais qui ils savent pas où les voir donc donc
[34:34] voilà après je sais pas si c'est parce qu'on est encore post JO,
[34:38] mais enfin il y a plein de monde qui sont quand même intéressés
[34:41] par les streams. Je pense que c'est quand même un
[34:43] sport populaire en France, mais ça reste un sport populaire des
[34:46] JO tu vois ça c'est sûr. Je pense que dans quelques mois
[34:48] ça ça sera obligé de comme d'habitude.
[34:51] Et puis ça ça va revenir devant sur le devant de la scène
[34:54] pendant les JO comme d'habitude tu vois, c'est comme ça.
[34:57] Et tu penses qu'on pourrait faire quoi pour améliorer un peu
[35:00] la visibilité de l'escrime ? Moi je trouve qu'avec des bons
[35:05] commentateurs qui expliquent bien qui te tu vois, qui te font
[35:08] comprendre ce qui est en train de se passer parce que ça va
[35:10] très vite. Donc c'est sûr que c'est pas
[35:11] facile à comprendre mais moi une fois je me suis retrouvé fan
[35:13] d'un match de curling mais juste parce que le gars était trop
[35:17] fort dans les commentaires, dans les commentaires et il
[35:19] expliquait tu vois la tactique qui était mis en place et bon
[35:21] bah moi fan de sport genre je suis tu vois alors que jamais
[35:24] enfin c'est pas un c'est pas le sport qui.
[35:27] Que j'aurais regardé en premier. Donc je pense vraiment que tu
[35:29] vois si tu mets des des gens qui expliquent bien peut être
[35:31] quelque chose d'un peu plus visuel avec des ralentis pour
[35:33] que les gens comprennent tu. Vois, c'est vrai que ça va
[35:35] tellement vite que. Tu vois en fait, tu mets, tu
[35:37] mets des ralentis, les gens voient.
[35:40] Ou alors avant il y a je crois que c'était 1 1 japonais qui qui
[35:43] avait créé tu vois des des lames qui étaient colorées et en fait
[35:47] du coup pareil tu vois ça rendait plus visuel.
[35:51] Tu vois, il y a la trajectoire de la lame qui est.
[35:53] Nous enfin à l'œil nu tu le vois pas, mais en fait la lame elle
[35:55] bouge dans tous les sens parce que elle est assez FLEX.
[35:57] Donc tu vois c'est c'est hyper beau, c'est hyper visuel donc je
[36:00] pense vraiment que ça pourrait plaire c'est certain.
[36:02] Toi aujourd'hui est ce que tu penses que c'est important
[36:04] d'être j'ai pas envie de dire Influenceuse mais d'être très
[36:08] présente sur les réseaux en plus d'être une athlète ?
[36:11] Alors enfin c'est pas indispensable.
[36:13] C'est pas tu vois, je pense que tu peux faire ta carrière sans
[36:15] ça. Moi je suis présente sur le
[36:19] réseau, mais parce que déjà en toujours, parce que j'aime ça.
[36:21] Depuis toujours j'ai Instagram, depuis toujours tu vois, je
[36:23] partage et j'adore et c'est facile pour moi.
[36:25] Donc en fait j'ai la chance que ce soit facile et que du coup
[36:28] ça. Ça me demande pas d'efforts.
[36:29] Voilà ça me demande pas d'efforts ça tu vois, les
[36:34] marques sont intéressées par ça donc tu vois.
[36:35] Après c'est un c'est un cercle, tu vois vertueux qui fait que
[36:40] bon bah tu te retrouves avec des partenariats mais c'est moi
[36:44] aujourd'hui c'est important encore une fois pour ces
[36:48] partenariats. Et même pour moi je me sens
[36:50] bien, j'aime bien partager. Alors c'est sûr qu'il y a des
[36:52] fois où il se passe des semaines où il y a rien parce que t'es
[36:54] t'es tellement focus, t'es tellement concentré, des fois
[36:56] t'as plus de temps, bah tu partages et aussi j'ai la chance
[37:01] c'est que aujourd'hui tu vois ça reste que du positif tu vois
[37:03] j'ai j'ai j'ai quasiment pas ou très peu de tu vois de
[37:07] commentaires négatifs, de de trucs comme ça.
[37:10] Donc je vois que du positif à ça pour moi tu vois.
[37:13] Mais imagine que par exemple, tu vois, il y a 2 athlètes du même
[37:16] niveau ? Un qui est assez suivi sur les
[37:18] réseaux et l'autre pas du tout, lequel aura le plus de facilité
[37:22] à être des sponsors ? Ah bah c'est évident.
[37:24] Du coup ouais du coup du coup je pense que pour vivre d'un sport
[37:27] c'est quand même un gros plus. Je pense que pour vivre d'un
[37:29] sport comme l'escrime, c'est à dire sport olympique
[37:32] professionnel mais sans les salaires tu vois d'un je je
[37:38] compare même pas au foot mais tu vois sans les salaires que peut
[37:40] avoir. J'ai du mal, on peut peut être
[37:43] trouver des exemples mais tu vois peut être tous les sports
[37:45] co on est c'est incomparable avec les sports co et c'est
[37:48] incomparable avec même tu vois même le judo ils sont enfin bref
[37:50] l'escrime il y a très peu d'argent donc moi aujourd'hui
[37:53] c'est indispensable et je pense que oui si on compare 2 athlètes
[37:57] c'est certain que la personne qui aura tu vois plus de
[38:00] visibilité bah c'est plus important intéressant pour une
[38:02] marque. Moi demain je suis une marque,
[38:03] je vais signer le mec qui a le plus de visibilité c'est
[38:05] évident. Après il y a des gens que ils
[38:08] aiment pas ça, ça m'intéresse pas.
[38:09] Ils veulent juste faire leur carrière et repartir.
[38:11] Et ce que je respecte tout à fait hein, mais c'est enfin ça
[38:16] se développe de plus en plus. Honnêtement, je veux dire, les
[38:18] gens qui veulent qui ont compris que les réseaux sociaux c'était
[38:22] 1 1 tremplin pour pour ça. Est ce que tu peux un peu
[38:26] raconter aux gens ta, ta préparation, ta routine
[38:28] quotidienne ? C'est quoi le quotidien du
[38:31] numéro un mondial en escrime ? Alors je m'entraîne à peu près
[38:37] entre 25 et 30 h par semaine. Donc là-dedans il y a bien sûr,
[38:41] il y a l'escrime, il y a les soins individuels avec
[38:44] l'entraîneur, donc c'est un entraînement où je suis seul
[38:47] avec lui et on travaille spécifiquement.
[38:49] Tu vois les points forts, les points faibles, la technique, la
[38:51] tactique, et après il y a toute la préparation physique, donc
[38:55] cardio, muscu, la prévention de blessure.
[38:57] Donc voilà, ça, ça fait l'entraînement.
[39:01] Je fais du yoga aussi, yoga, méditation.
[39:04] Ça c'est très important pour moi et après il y a tous les à côté
[39:08] et dans les à côtés, il y a la kiné, la récupération, l'ostéo,
[39:12] la comparation mentale. Donc tu vois, ça fait ça fait
[39:16] des semaines. Quand je vais à l'Insep, tu
[39:19] vois, j'arrive à 09h30, Je repars, il peut être 19 h, tu
[39:20] vois très facilement et et tu vois, je m'arrête à 12h30 et je
[39:24] reprends à 14h30. C'est quoi la partie de ton
[39:27] entraînement qui a le plus d'impact sur tes résultats à ton
[39:30] avis ? Ah.
[39:31] C'est l'escrime. Ça reste l'escrime ?
[39:33] OK ? Ouais.
[39:34] Parce que en fait, c'est des sensations, c'est du feeling,
[39:37] c'est quand même. Tu nous dit avoir des sensations
[39:40] sur la piste, c'est à dire que parce que tu pratiques tu
[39:42] pratiques. Bah à un moment donné tu
[39:43] commences à ressentir ton corps. Déjà il il il va jouer tout
[39:48] seul, tu vois, il va répondre tout seul par rapport à l'action
[39:50] qui est en train de se passer. La lecture du jeu va se faire
[39:53] plus rapidement, tu vas, tu vois, c'est.
[39:56] Il y a beaucoup de stratégie, d'enchaînement de touche.
[39:59] Tu vois, tu fais a et parce que t'as fait a tu fais B et parce
[40:02] que tu vois et ainsi de suite et donc tu vois ça c'est il faut
[40:05] retrouver tout ça tout ça tu vois et donc donc tu vois.
[40:08] L'année dernière par exemple je pensais parce que je m'étais
[40:12] jamais arrêtée énormément longtemps, mais je pensais que
[40:16] en en retirant je sais pas quelques semaines j'allais
[40:19] retrouver les sensations, pas du tout.
[40:20] Tu sais l'année dernière j'avais un vrai choc de me dire en fait
[40:23] non, il faut vraiment tirer, tirer, tirer, s'entraîner.
[40:27] Pour retrouver des sensations. Et tu vas pouvoir prétendre à au
[40:31] meilleur niveau quoi. OK donc l'escrime 100%.
[40:34] OKOK alors ça me rassure Marc. Pourquoi ?
[40:35] Non, tu m'avais dit, c'est grâce au yoga que j'ai une médaille
[40:39] d'or. J'aurais dit que grâce au yoga.
[40:41] Non, ça y a pas que non, c'est. Clair et du coup là
[40:46] actuellement, aujourd'hui, c'est quoi tes prochains objectifs
[40:48] sportifs ? Bah y a elle est du coup.
[40:51] Dans 3 ans donc ça c'est l'objectif ultime mais qui est
[40:54] loin tu sais moi j'ai du mal avec les objectifs qui sont de
[40:56] loin donc j'aime bien avoir des des objectifs à plus court
[40:59] terme. Donc on a des dans des je sais
[41:01] pas d'Europe et je sais pas du monde en juin juillet 2026 et
[41:04] sinon on a des Tables de coupe du monde donc à la prochaine
[41:07] elle est dans quelques semaines, on a une tous les mois là
[41:10] quasiment donc novembre décembre tu vois jusqu'à mai et et voilà.
[41:13] Donc c'est des coupes du monde qui nous permettent de de se
[41:17] sélectionner pour les championnats.
[41:19] Qui nous permettent de monter dans le classement, qui nous
[41:22] permettent de se préparer et et voilà.
[41:25] Ça fonctionne comment le classement ?
[41:26] Ça, ça revient à 0 tous les ans ça ?
[41:28] Non, c'est comme un peu le tennis.
[41:29] Tu as genre la compétition qui arrive à la remplacer, c'est le
[41:32] dernière. D'accord, tu vois, à chaque
[41:34] compétition le classement est mis à jour et à la fin de la
[41:36] saison. Du coup, à la fin des
[41:38] championnats du monde, le classement final, il est figé.
[41:40] Et là tu vois, tu as t'as le titre de numéro un mondial.
[41:42] OK d'accord OK. Et du coup t'Es manche de
[41:46] championnat du monde. C'est à chaque fois dans des
[41:47] pays différents. Ouais.
[41:49] Du coup, tu voyages énormément. En voyage, beaucoup.
[41:51] Ouais et c'est c'est quel pays dans lequel t'as préféré aller
[41:54] concourir ? C'est pas mal ça préféré du
[41:58] circuit, c'est Séoul. OK, pourquoi ?
[42:00] Déjà j'adore l'Asie. Tu vois souvent on fait des
[42:02] stages avant, soit au Japon soit en Corée donc donc c'est trop
[42:06] cool. C'est un pays des screens dans
[42:10] le sens où ils savent organiser les les infrastructures sont
[42:12] super. Et et ouais, à chaque fois tu
[42:16] vois c'est genre vers mes c'est au moment où tu commences à être
[42:18] vraiment tu vois ton ton jeu est vraiment mis en place, tu
[42:21] commences à être fort et tout et donc là j'aime beaucoup.
[42:24] Après bah c'est vrai mais Cancun par exemple, Cancun c'était
[42:30] c'était c'était génial, mais c'était c'était l'horreur.
[42:33] Parce que, Ah non mais. Moi, je me souviens que le
[42:35] matin, je me suis dit, mais qu'est ce que je vais aller
[42:36] faire dans une salle d'escrime alors que j'ai la l'eau
[42:39] turquoise en face de moi ? Ciel bleu cocotier.
[42:41] Enfin, vraiment, moi, vraiment, je me suis dit.
[42:44] Bon ça va, est ce que tu vois, est ce que tu vois ?
[42:48] Enfin ça m'a vraiment moi je suis tarée du du soleil de la
[42:51] plage. Ça m'a pris un vrai un vrai
[42:54] ultimatum de me dire alors que tu vois, je suis focus s'escrime
[42:56] hein. À ce jour-là je me suis dit
[42:58] qu'est ce que je fais, tu vois ? Et en fait la compétition, je me
[43:01] souviens, elle était dure. Parce que, en fait.
[43:05] J'arrivais pas. Enfin bien sûr que si j'étais
[43:07] concentrée sur le moment, mais j'étais pas pleinement tu vois.
[43:10] Et je me souviens que j'arrive à passer comme.
[43:13] À la rache et tout première, qu'est ce que je fais ?
[43:15] Je vais direct à la plage, je te jure avec ma avec ma copine, on
[43:19] est allé directement à la plage, on a mis les maillots de bain
[43:21] dans le sac, on était. Directement à la plage.
[43:24] Tu vois genre je me suis dit Il faut jamais qu'il y ait une
[43:25] autre compétition là-bas je vais être déconcentrée, tu vois ?
[43:28] T'inquiète, je vais passer des coups de fil.
[43:29] La prochaine, elle. Sera à Sochaux, ça sera mieux.
[43:32] Ouais tu la Lâcherais focus à plus mais y a pas de de doute.
[43:34] OK et mais et justement, c'est quoi l'endroit que tu as le
[43:37] moins aimé pour aller manger des coupillons ?
[43:40] Là où j'aime moins, c'est. En fait ils ils essaient de
[43:43] développer les screens dans plein de pays, donc on va dans
[43:47] des endroits, tu vois, on on fait des on fait des
[43:51] compétitions en Europe de l'Est, au fin fond de l'Asie, au
[43:54] Maghreb, et cetera. C'est super parce que tu vois
[43:57] comme dit nous, ça nous fait voyager qu'on voit plein
[43:59] d'autres pays et que ça ils développent les screams, mais y
[44:02] a des pays qui savent pas organiser.
[44:03] Enfin tu vois, on se retrouve à à tirer sur du Carrelage.
[44:07] Enfin, je pense que aucun personne ne se rend compte de
[44:09] l'impact, ce que c'est l'escrime.
[44:11] Et de faire ça sur un carrelage, tu te, tu te tues les
[44:13] articulations, enfin tu vois tu. Dis du foot sur du béton quoi.
[44:17] Tu vois c'est des trucs, ça n'a aucun sens donc donc
[44:21] malheureusement tu vois ce genre de compétition des fois qui sont
[44:22] mal organisés et c'est vraiment celle que j'ai.
[44:25] J'aime pas du tout. C'est par exemple tu vois c'est
[44:27] des compétitions genre Dash Kent.
[44:29] Parce que c'est au fin fond de je sais pas où.
[44:31] Enfin c'est de l'Ouzbékistan, tu mets x heures d'avion avec 2
[44:35] correspondances. Après t'as encore un bus de
[44:37] 03h00, t'as un décalage horaire qui est tu vois, t'as pas 8 h.
[44:41] Entre les 2. Un peu, mais t'es tu vois, t'as
[44:43] 4 5 h, c'est le pire, c'est le pire tu vois.
[44:45] Et donc voilà, je dirais ça. OKOK, comment t'envisages un peu
[44:50] l'évolution de ta carrière au sens au sens large ?
[44:52] Ça, c'est une bonne question. Bah tu vois, c'est difficile
[44:57] pour moi de voir, de voir tu vois.
[44:58] Après aller j'ai du mal à me projeter après parce que déjà en
[45:00] fonction de comment ça se passe tu vois je sais pas dans quel
[45:04] j'ai du mal à savoir où est ce que je serais.
[45:05] Du coup dans dans 5 ans je sais pas, soit je, soit je serais
[45:10] toujours en train de faire des screens, soit tu vois, j'ai
[45:16] arrêté ma carrière et je. Tu penses, ça serait possible ?
[45:19] Ouais, je pense que tout est possible.
[45:20] Ouais, Ouais, ça va tellement vite tu vois.
[45:23] Enfin. Je sais pas demain si tu sais
[45:25] aller Champagne olympique Ben tu vois peut être que tu ok, tu tu
[45:28] ranges la housse et tu dis OK je passe à autre chose tu vois.
[45:30] Et en même temps si ça se trouve ça va juste me donner encore
[45:32] plus envie pour continuer j'en sais rien mais oui c'est
[45:36] envisageable que qu'a LA après ça s'arrête ça c'est sûr mais.
[45:41] Tu verras bien. Ouais, je verrai bien.
[45:42] Mais les gens que tu t'arrêtes, tu tu sais ce que tu ferais déjà
[45:44] ou pas. Non, pas encore, pas encore.
[45:47] Il y a plein de choses qui m'intéressent.
[45:50] J'ai fait des j'ai fait des études de communication, j'ai
[45:52] fait des études de psycho. Mais en même temps tu vois là
[45:56] depuis ? Bah du coup quelques années je
[45:58] fais plein de conférences, d'abord c'est pour les
[46:00] partenariats, maintenant tu vois c'est sur des sur des forums,
[46:04] sur des des des séminaires et tout et et j'aime beaucoup,
[46:08] j'aime beaucoup tu vois transmettre, partager, échanger,
[46:13] il y a énormément de lien tu vois entre le je pense que tu
[46:16] sais bien mais entre le sport et le monde du travail donc ça
[46:18] j'aime beaucoup donc tu vois. En fait, je je reste ouverte, je
[46:23] reste ouverte à à tout ce qui pourrait arriver.
[46:25] Non mais je te. Je le ressens bien en toi et je
[46:27] pense que t'auras pas de souci à à t'adapter à n'importe quoi.
[46:30] Oui. Allons y.
[46:32] C'est toi qui va m'embaucher. Je pense qui arrive.
[46:34] Mais t'as dit que t'aimais bien transmettre ?
[46:37] Disons que là t'as face à toi la, la petite Sarah qui qui
[46:41] vient de commencer l'escrime, qui vient de voir la médaille
[46:43] olympique et qui rêve de de la toucher un jour, tu voudrais lui
[46:47] dire quoi ? Que.
[46:51] De croire en elle parce que enfin que j'ai bien fait de
[46:55] croire en moi dans le sens où comme je t'ai dit je, à partir
[46:58] du moment où cette cette graine a été plantée de des JO, j'ai
[47:03] toujours su je sais-je tu vois, je pourrais pas expliquer
[47:05] comment ni pourquoi, mais j'ai toujours su que j'allais y
[47:08] arriver. Et encore une fois, je sais pas.
[47:09] Je savais pas ni quand ni comment.
[47:11] Il y a ce truc qui me disait parce que je pense que quand
[47:14] j'étais plus jeune, il y a des maîtres d'armes.
[47:18] Connu fort. Il y a des gens très forts qui
[47:20] ont décelé, tu vois en tout cas qui ont vu quelque chose en moi
[47:23] et ça a nourri. Tu vois, ça a conforté cette
[47:25] idée que que oui tu vois, je pouvais y arriver et donc j'ai
[47:30] j'ai toujours cru et et et quand j'ai quand j'ai eu cette
[47:33] médaille, j'ai vraiment pensé à ça, à remercier cette partie de
[47:38] moi qui a toujours cru et qui a ouais, qui a jamais baissé les
[47:41] bras, qui tu vois, je me suis fait les croiser, il y a eu, il
[47:45] y a eu des des énormes déceptions, des énormes
[47:46] blessures. Et des défaites et et je sais
[47:50] pas pourquoi je tu vois, tu te relèves, tu te relèves et tu
[47:53] continues et tu t'avances et avec ce truc qui te qui t'anime
[47:57] et et des fois tu te dis purée mais si tu fais tout ça et t'y
[48:00] arrives pas tu vois, mais ce truc s'envolait.
[48:04] Quelques heures après je me disais non tu vois, je sais pas,
[48:07] c'était c'était, il y avait une certitude et cette certitude je
[48:11] je la remercie parce que tu vois enfin c'est c'est évident que
[48:13] j'en j'en suis là grâce à ça. Et et ouais, c'était c'était
[48:17] cette petite fille tu vois auquel auquel je pensais quand
[48:21] j'étais quand j'ai après les JO où je lui disais OK Bah merci
[48:23] parce que. Bah parce que j'en suis en
[48:27] grande partie là grâce à ça quoi.
[48:29] Donc je lui dirais-je lui dirais de de continuer de croire en
[48:32] elle, de de se battre pour ses rêves et de.
[48:38] D'être peut être un chouï, un chouï plus gentil avec elle même
[48:41] tu vois plus bienveillante et que que la vie est bien faite,
[48:44] que les choses les choses arrivent parce qu'elles doivent
[48:47] arriver et que et tu vois il faut lâcher prise des fois et
[48:50] voir voir plus grand, voir plus loin et se dire que OK ça va
[48:54] aller quoi. Tu penses que les gens ils
[48:56] devraient plus rêver ? Ils devraient plus.
[48:59] Ouais, peut être s'autoriser à rêver.
[49:01] Moi je trouve. C'est surtout de.
[49:03] Tu vois dans quand quand je discute beaucoup, tu vois dans
[49:06] les conférences, c'est comment et comment vous faites pour pour
[49:08] rebondir après les échecs, comment est ce que vous vous
[49:11] trouvez ? L'énergie, et cetera.
[49:13] Et c'est vrai que c'est Ben pour nous, c'est notre quotidien.
[49:16] C'est sûr que c'est pas facile, mais en fait moi je, ce qui m'a
[49:20] vraiment aidé, c'est de trouver du positif partout et notamment
[49:24] dans les défaites, tu vois et dans les moments durs.
[49:27] Parce que parce que je suis convaincue et c'est ma façon de
[49:29] penser. Mais je suis convaincue que
[49:31] qu'encore une fois rien n'arrive par hasard et que si tu dois
[49:33] vivre ça, c'est que il fallait que tu comprennes quelque chose.
[49:36] Et puis des fois tu le comprends au bout de la 4e fois
[49:38] malheureusement. Donc c'est au bout de la 4e
[49:39] claque que tu te dis Ah OK et puis des fois c'est ou de la
[49:43] première tu vois ? Et en fait bah voilà c'est c'est
[49:45] ta vie, c'est ton chemin et mais il y a toujours un truc à en
[49:48] ressortir qui va te t'amener ou en tout cas t'aider pour ton
[49:52] chemin donc. Tu vois ?
[49:54] Ouais, c'est un peu faire confiance, tu vois faire
[49:55] confiance. Après on appelle ça comme on
[49:58] veut la vie, le destin, tu vois. Mais c'est ouais, c'est ça que
[50:01] je vois. Je t'ai pas demandé mais est ce
[50:02] que il YA1 moment où t'as quand même douté au point de penser à
[50:08] arrêter ? Ou alors ton, ton objectif, ton
[50:12] rêve ? Il a toujours été plus fort.
[50:13] Non, je me suis jamais dit tu vois, j'arrête.
[50:16] En année, je me suis posé la question de pourquoi est ce que
[50:18] je faisais ça ? Parce que j'avais besoin de.
[50:20] Il y a des fois où j'avais besoin de comprendre, tu vois ?
[50:22] Parce que. Dans le sport de niveau tu
[50:24] t'infliges des fois des choses tu vois c'est ouais enfin on est
[50:29] fou. Enfin je pense vraiment qu'il y
[50:30] a on a une part de de folie genre quand t'es sportive,
[50:32] sportive de haut niveau. Donc hein tu ?
[50:36] Vois rien que ça. Donc non, j'avais besoin de
[50:39] comprendre pourquoi je faisais ça.
[50:40] Et c'est sûr que ces moments d'introspection, elles sont pas
[50:42] faciles. Parce que tu vas, tu vas, tu vas
[50:46] dans l'enfance, tu vas voir des des failles, tu vas voir des des
[50:48] souffrances de tu vois. Qui sont pas toujours cool à à
[50:51] remuer mais mais pour moi tu vois j'ai c'est important pour
[50:54] moi de passer par là pour et ensuite tu as ça à débloquer des
[50:57] choses donc ouais. Très bien.
[51:02] Et Ben écoute. C'est une dernière question que
[51:03] j'aime bien poser à chacun du podcast, si un jour tu n'es plus
[51:07] sur terre pour pourquoi est ce que tu veux qu'on se souvienne
[51:10] de toi ? Bah tu vois ça, ça va rejoindre.
[51:15] Ce que je disais tout à l'heure dans les échanges que j'aime
[51:17] beaucoup dernièrement, c'est. Bah tu vois si je peux
[51:21] transmettre ça à même si c'est à une personne, tu vois même si
[51:26] c'est juste aux jours de ma famille ou tu vois cette
[51:28] mentalité de de de voir le positif là où il est, de de de
[51:35] lâcher prise sur certaines choses, de de voir la vie un
[51:38] petit peu différemment. Tu vois avec un filtre qui est
[51:42] qui est plus sain. Moi enfin moi, ça m'a changé mon
[51:45] quotidien et tu vois et j'essaye de de de donner ça.
[51:50] Enfin tu vois, on me l'a, on me l'a appris et j'essaie
[51:52] d'apprendre ça aujourd'hui tu vois vraiment à à mes proches
[51:56] donc si juste tu vois si c'est juste j'ai pu avoir aidé une
[51:59] personne ou 2 déjà ça serait sympa.
[52:02] Tu t'imagines le transmettre à à tes enfants un jour ?
[52:05] Ouais, ouais. Tu leur feras faire de l'escrime
[52:07] ou pas ? Ça je sais pas, j'espère qu'ils
[52:11] aimeront bien le sport parce que je suis quand même très sportive
[52:13] mais après quel que soit le sport tu vois.
[52:17] Mais non, moi j'essaierai de transmettre ça.
[52:22] Après ça a l'air, ça a l'air compliqué d'élever des enfants
[52:25] donc je pense déjà chacun fait de son mieux, déjà chacun fait
[52:28] de son mieux, c'est déjà ça. Mais ouais j'aimerais bien, ce
[52:31] serait important. Merci ça va ?
[52:34] Merci et je pense que tu as transmis des belles choses à des
[52:35] gens pendant le podcast. On a une tradition.
[52:37] Pour finir, on a 1£ ici où je demande à chaque invité d'écrire
[52:41] une phrase, une citation qui est important pour lui.
[52:43] Je sais pas si tu as déjà quelque chose en tête, mais
[52:45] sinon tu peux y réfléchir. Tu attends, ça te dérange pas de
[52:47] le faire ? Avec plaisir.
[52:56] Est ce que tu peux partager avec nous la phrase que tu as écrite
[52:58] dans le livre ? Ouais, je dis, le chemin est
[53:00] aussi important que l'arrivée. C'est vrai ?
[53:04] Ça ça je l'ai entendu, je sais plus il y a quelques années et
[53:05] ça m'a marqué que tu sais enfin moi qui était tellement focus,
[53:09] tu vois sur la médaille, le résultat, et cetera, que tu sais
[53:12] tu profites pas du chemin, c'est comme si tu fais une balade mais
[53:15] en fait tu regardes pas les paysages et en fait bah dommage
[53:18] tu vois c'est pas que tu as perdu ton temps, mais ok quand
[53:20] tu es arrivé on va te dire et alors tu as fait quoi ?
[53:23] Tu as vu quoi toutes ces années ?
[53:24] Bah tu vois et donc quand cette métaphore, enfin tu vois du
[53:28] paysage. Quand on me l'a dit je me suis
[53:30] dit Bah ouais c'est évident, c'est évident que.
[53:32] Qu'il faut profiter du chemin et que et qu'en fait au final le
[53:35] chemin est plus important. Presque parce que ce que tu
[53:38] apprends pendant ce temps-là, et bah tu vois, c'est aussi
[53:41] important que la médaille à la fin.
[53:42] Quoi, c'est ça ? Et je pense que ton chemin est
[53:44] très beau et t'as embelli le mien aujourd'hui.

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