# Samuel Umtiti: "Si je pouvais revenir en arrière, je ne suis pas sûr de refaire la même chose…"

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 21 Dec 2025, 1 h 56 min.

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Samuel Umtiti avec The Elevate House Dans ce nouvel épisode avec Samuel, nous discutons: 00:00 - Abonne-toi ! 01:50 - Contexte de ton enfance 03:05 - Comment Sam a-t-il grandi ? 08:08 - « Les enfants sont en train de perdre la joie de jouer au foot ! » 14:40 - La plus grosse erreur des joueurs qui gagnent beaucoup d’argent jeunes 21:00 - C’était comment le début à Lyon ? 26:58 - Les réseaux ont créé un effet négatif dans le football 32:10 - « J’étais très rigoureux à l’entraînement et je n’acceptais pas les gens qui n’étaient pas dédiés ! » 34:20 - Pourquoi Lyon est l’un des meilleurs clubs de jeunes au monde ? 37:33 - Ma première sélection était vraiment surprenante ! 40:05 - C’était comment la transition avec le Barça ? 42:00 - Signer au Barça était mon plus grand objectif quand j’ai commencé 43:30 - Si l’OL est un grand club aujourd’hui, c’est grâce à Aulas 46:40 - C’est la chose qui m’a le plus surpris dans le vestiaire du Barça 48:50 - Iniesta méritait vraiment un Ballon d’Or, vous n’imaginez pas comment il était au Barça 53:01 - C’est ce qui fait de Messi le plus grand joueur du monde 01:01:11 – Le vestiaire du Barça pendant la remontada, c’était très calme ! 01:03:10 – Tout le monde savait qu’Ousmane Dembélé serait Ballon d’Or ? 01:09:45 – Le but contre la Belgique ! 01:13:30 – Avez-vous l’impression d’avoir sacrifié une carrière pour la Coupe du monde ? 01:20:22 – La plus grande leçon tirée de ma blessure ! 01:25:21 – Merci à l’Hôtel des Grands Voyageurs ! 01:25:49 – "Lecce, l’une des plus belles expériences de ma vie !" 01:30:18 – Pourquoi avez-vous décidé d’arrêter ? 01:34:36 – L’après-carrière : devenir entraîneur ? 01:36:02 – Le coach inspirant qui a changé sa vision du jeu ! 01:39:45 – L’argent est-il en train de tuer le football ? 01:46:50 – Comment définissez-vous la réussite ? 01:48:22 – Le conseil du Sam d’aujourd’hui au Sam de 5 ans, à Ménival ! 01:53:50 – Citation finale Un grand merci à l’Hôtel des Grands Voyageurs pour la mise à disposition de leurs magnifiques lieux! Si vous êtes à Paris et que vous cherchez un endroit élégant où passer un bon moment, l’Hôtel des Grands Voyageurs est l’adresse parfaite. Réservez votre séjour dès aujourd’hui sur: https://www.hoteldesgrandsvoyageurs.com/ Chaque semaine, j’accueille des experts, des célébrités et des athlètes qui partagent leurs parcours et leurs leçons de vie. Ensemble, nous dévoilons des histoires inédites et inspirantes, avec une ambition: rassembler une communauté animée par l’envie de grandir et de devenir la meilleure version d’elle-même. Mon engagement: vous inspirer à grandir et à vous accomplir pleinement. Présenté par - Étienne Ca Retrouvez-nous sur: Instagram: https://www.instagram.com/theelevatehouse/ Tiktok: https://www.tiktok.com/@theelevatehouse/

## Transcript

[0:00] Avant la finale, j'avais la sensation qu'on allait gagner.
[0:03] Même une photo, je pense qu'il restera gravée et qu'on avait
[0:05] prise. On a dit, Bon les gars, dernier
[0:07] petit déj avant la victoire, on savait, on sentait que.
[0:10] C'était pour nous, moi je conte la Belgique ou tu m'as le but
[0:12] décisif, t'as senti quoi à ce moment là ?
[0:13] Je suis passé par des moments compliqués.
[0:16] Euh. J'ai un gros, un vécu.
[0:19] Mes histoires que j'ai pu avoir avec ma famille, on n'avait pas
[0:22] forcément les des grands moyens avec une mère qui était seule,
[0:26] qui travaillait. C'est vrai que y a eu tout ça à
[0:28] ce moment-là. Quand j'ai marqué, je me suis
[0:29] dit Waouh, t'es passé par tout ça et regarde là tu mets ce ce
[0:32] but là. C'était vraiment la soirée
[0:34] parfaite. Ton genou, il était déjà fragile
[0:36] à ce. Moment-là.
[0:37] Ouais ouais ouais, juste avant, juste avant.
[0:39] C'est à ce moment-là que j'ai commencé à à avoir quelques
[0:41] gênes. C'était après les matchs où mon
[0:43] genou réagissait. Dans un premier temps, j'étais
[0:46] content parce qu'on gagnait, mais après ?
[0:48] Je repartais dans ma bulle à moi.
[0:50] Je me disais, waouh, je suis en train de souffrir quand même.
[0:52] À un certain moment, je voulais appeler le sélectionneur pour
[0:55] lui dire, écoute, non, tu penses que je vais pas pouvoir la jouer
[0:58] cette compétition ? Est ce que c'est eux qui sont
[1:00] convaincus de le faire ou que toi qui les a un peu poussés ?
[1:03] Pour eux, je pouvais y aller ce coup ci hein, mais moi j'avais
[1:08] des doutes. Est ce que tu as l'impression
[1:09] d'avoir sacrifié ta carrière pour la Coupe du monde ?
[1:16] Salut tout le monde, je veux juste prendre le temps pour vous
[1:18] remercier, pour votre soutien et pour tout l'engouement qu'il y a
[1:20] autour du podcast. Ça fait un peu plus d'un an
[1:23] qu'on a commencé et on n'aurait jamais imaginé avoir autant de
[1:26] soutien de votre part. En revanche, on entre dans une
[1:28] nouvelle ère et vous êtes plus de 90% à regarder les vidéos et
[1:30] à pas être abonné. Donc on a vraiment besoin de
[1:33] vous que vous vous abonniez pour ne plus rater aucun podcast.
[1:34] Parce qu'à partir de maintenant, on va sortir un par semaine.
[1:37] Merci à vous, on continue avec le podcast.
[1:49] Qu'est ce que je dois savoir sur ton enfance pour comprendre la
[1:51] personne qui est en face de ? Moi waouh.
[1:57] Sur mon enfance j'ai un gros, un vécu je pense.
[2:05] Mon enfance y a. Je pense que tout le monde a son
[2:08] vécu mais je pense que. Il y a il y a certaines choses
[2:12] de de de ma vie ou de la personne que je suis à l'heure
[2:14] actuelle sont dues à à mon enfance, à ce que j'ai pu vivre.
[2:19] L'enfance. Il se passe tellement de choses
[2:21] en bien comme en pas bien. Donc on peut avoir des traumas
[2:25] sur certaines choses qui te suivent quand quand tu grandis
[2:29] et et ça a été le cas pour moi en bien des choses positives
[2:33] comme des choses négatives. Tu fais face à quoi quand quand
[2:36] tu dis que t'as un vécu ? Ouais, j'ai un vécu, c'est que y
[2:39] a des situations qui se passent que à certains moments on n'est
[2:42] pas forcément prêt à bah, surtout à cet âge là à vivre.
[2:46] Et on le prend d'une certaine manière parce qu'on est on est,
[2:50] on est petit et et avec le temps, avec le recul, on se rend
[2:54] compte que ça nous a suivi toute toute notre vie.
[2:58] Mais au final je me suis fait aussi grâce à toutes ces choses
[3:02] là. Qu'elle soit positive ou
[3:03] négative. Est ce que tu peux un peu me
[3:05] décrire à quoi ressemblait ton environnement quand t'étais
[3:07] jeune ? On avait on va dire les pas
[3:13] forcément les des grands moyens, avec une mère qui qui était
[3:19] seule, qui travaillait pour pour ses enfants rien que pour ses
[3:23] enfants et au final voilà, on demandait pas grand chose,
[3:27] manger, boire, et après ? Quand on sortait, Ben on avait
[3:32] le l'opportunité de pour nous c'était des vacances hein, de de
[3:34] sortir à côté, descendre du de l'immeuble et jouer avec les
[3:38] copains. C'était nos, c'était nos
[3:39] vacances, donc des des choses simples.
[3:42] Ouais, j'ai grandi dans dans cet environnement là.
[3:45] Et c'était quoi ton premier ? Contact avec le ballon.
[3:47] Mon premier contact avec le ballon ?
[3:51] Bonne question. Franchement je devais avoir peut
[3:56] être ouais 3 ans par là. Et je sais que vu que j'avais un
[4:02] grand frère qui qui lui était plutôt basket déjà.
[4:07] Mais au final moi j'étais obligé de d'être à côté.
[4:11] Donc il y avait souvent des des jeunes qui jouaient au foot et
[4:14] je je jouais avec eux. Je jouais souvent avec des
[4:17] personnes qui étaient plus âgées que moi et c'était un peu
[4:21] compliqué. Mais au final, on s'adapte, on
[4:23] s'adapte vite et c'était souvent ça, descendre en bas de
[4:26] l'immeuble et jouer avec avec les copains.
[4:28] T'as plusieurs frères, c'est ça ?
[4:30] Un seul ? Ouais, quelle.
[4:31] Place, il a eu dans ton parcours.
[4:34] Une grande place parce que je pense, on a toujours un peu des
[4:39] exemples, des exemples. Ouais, par rapport à ce qu'on
[4:43] voit. Et vu que moi j'avais pas
[4:45] forcément cette figure paternelle, c'était on va dire
[4:48] mon grand frère que je regardais et que je prenais pour pour
[4:53] exemple. Ouais, quand j'étais petit,
[4:54] ouais. Parce que j'ai lu que.
[4:56] Il avait tendance à beaucoup te mettre en avant, il aimait bien
[5:00] un peu te tirer et te mettre en avant, montrer ce que tu savais
[5:02] faire. Ah oui oui oui c'est ça.
[5:03] C'est vrai. C'est vrai que par exemple dès
[5:05] qu'il parlait de moi que j'étais petit, j'arrivais à faire peut
[5:08] être 50 jongles des 2 pieds et il disait Ouais Regardez mon
[5:12] frère ce qu'il sait faire alors que à c'est vrai qu'à cet âge là
[5:15] il y a pas. Tous les les petits qui savent
[5:18] jongler comme moi je pouvais le faire et c'est vrai qu'ils me
[5:21] mettaient en avant auprès de auprès de tout le monde.
[5:24] Et après moi c'est vrai que j'étais un peu plus réservé donc
[5:26] je je me disais ouais pourquoi il fait ça ?
[5:28] Non j'ai pas envie mais mais au final oui je pense qu'il y avait
[5:32] cette cette fierté là de de son côté hein.
[5:34] Tu te considères encore réservé aujourd'hui ou pas ?
[5:38] Ça dépend. C'est vrai que moi j'ai un peu
[5:42] j'allais dire 2 visages, mais je trouve que je suis quand même
[5:44] réservé. Surtout avec les personnes que
[5:47] je ne connais pas au premier abord.
[5:50] Au premier abord, c'est vrai que je peux être assez réservé.
[5:53] Mais j'ai, je pense que quand j'étais plus jeune, je l'étais
[5:59] beaucoup plus. Et que par rapport au fait que
[6:02] maintenant tout le monde me connaît par rapport au au
[6:05] métier, au statut que j'ai avec le football, j'ai dû m'adapter à
[6:12] ça. Et je pouvais pas me permettre
[6:14] de rester comme ça. Réservé parce que tu es obligé
[6:17] de t'ouvrir aux gens et à certains moments demande des
[6:19] photos, des autographes. Et c'est vrai que ça pour moi
[6:21] c'était un petit peu un choc parce que moi j'aimais bien
[6:24] rester dans mon coin et au final c'est les gens qui venaient s'il
[6:26] te plaît une photo et j'avais pas l'habitude de ça.
[6:29] Je voulais pas trop mais pas par manque de respect.
[6:33] Mais c'était surtout que Waouh, je suis réservé maintenant venez
[6:36] pas me déranger et et j'ai dû apprendre et évoluer et changer.
[6:40] Et et maintenant, je suis beaucoup plus ouvert que qu'à
[6:43] l'époque. Et ce, le fait que t'es été
[6:45] forcé de changer, tu vois ça plus comme une bénédiction ou
[6:48] plus comme une malédiction ? Franchement je pense un peu des
[6:53] 2 parce que j'aimais bien cette période où j'étais réservé et
[6:57] que personne au final, si toi t'as envie de parler avec une
[7:00] personne, tu peux mais t'es pas dans l'obligation quand t'en as
[7:03] pas envie. Et c'était très bien et et
[7:07] maintenant c'est plus le cas. Donc je pense un peu des 2.
[7:09] C'est bien d'avoir un ce juste milieu là, cet équilibre que je
[7:13] n'avais pas avant, mais maintenant comme j'arrive à être
[7:15] ouvert aussi aux gens, j'arrive à avoir cet équilibre-là.
[7:18] Quand j'ai pas envie de parler bah je reste dans mon coin mais
[7:21] à certains moments je sais qu'il faut que je le fasse quand même
[7:23] donc je le fais mais je me force pas à le faire, c'est juste que
[7:26] je peux être les 2 quoi. T'es né à Yaoundé, c'est ça ?
[7:29] T'es arrivé à quel âge à Lyon ? 2 ans et demi, OK, Ouais, 2 ans
[7:32] et demi à Lyon, du. Coup t'as pas de souvenir de
[7:35] cette transition ? Non j'ai pas vraiment moi, mes
[7:37] premiers souvenirs c'est vraiment quand je suis en
[7:40] France. Dans ma tête c'est comme si
[7:45] ouais j'étais né en France parce que les premiers souvenirs que
[7:47] j'ai c'est quand j'étais tout petit.
[7:49] Je me souviens, je découvre la neige ces choses là et j'ai pas
[7:52] les souvenirs. Bah je pense que j'étais trop
[7:54] petit et donc je ne les ai pas. J'ai que les souvenirs,
[7:57] vraiment, quand quand je suis en France.
[8:00] T'es arrivé très tôt à l'o L à 9 ans si je dis pas de bêtises.
[8:03] Ouais, 8 ans Ouais, 8 ans, 8 ans ouais.
[8:05] Est ce que à. Cet âge là t'as l'impression
[8:07] qu'on te disait déjà autour de toi ?
[8:08] Ouais et toi tu vas devenir 1 1 grand joueur ?
[8:10] Ou alors c'est quand même compliqué de voir ça à.
[8:12] Cet âge là, bah je trouve que c'est compliqué à cet âge là.
[8:16] Mais c'est vrai que à chaque année que je passais de
[8:21] catégorie en catégorie, on me disait Waouh, t'as vraiment un
[8:24] bon niveau, tu sors un peu du lot.
[8:26] Mais moi je prenais ça un peu à la légère parce que.
[8:29] Je voulais pas forcément dans ma tête, c'était pas être
[8:31] professionnel à cet âge là. Moi c'était vraiment.
[8:33] Je sortais de chez moi et je me retrouvais avec mes potes à
[8:36] jouer au football et moi dans ma famille personne ne m'a mis la
[8:39] pression. Donc au final je jouais au foot,
[8:42] c'était juste un loisir donc à 8 ans on rentrait à l'o L c'était
[8:45] incroyable mais c'était pas un objectif.
[8:47] Et c'est vrai que maintenant, avec le recul, quand je me
[8:50] souviens un peu de des autres joueurs, des parents, comment
[8:53] ils fonctionnaient, moi j'ai eu de la chance.
[8:55] Parce que les autres, certains déjà avaient cette pression là.
[8:58] Oh il faut que tu sois joueur professionnel alors que moi
[9:01] c'était limite. Ah t'es pas obligé d'aller
[9:04] là-bas l'entraînement tu vois, il y avait pas ça, il y avait
[9:06] pas cette obligation là et aucune pression pour pour aller
[9:10] m'entraîner. Ouais tu.
[9:11] Penses que c'est important que le football te reste un jeu le
[9:13] plus longtemps possible. Ah oui, je pense que et je pense
[9:16] que c'est en train d'évoluer et moi ça me plaît pas trop parce
[9:18] qu'à cet âge là pour moi c'est que du plaisir.
[9:21] Et quand je vois maintenant à 8 9 ans certains qui ont peut être
[9:24] déjà des agents qui font des des spé pendant l'été mais tu peux
[9:30] pas faire ça pour moi à 8 ans tu dois laisser le genre prendre du
[9:33] plaisir, s'exprimer comme il en a envie et c'est comme ça que le
[9:37] genre va se faire. Et c'est pas en le bridant en
[9:40] disant faut que tu cours vite, faut que tu sautes haut non à
[9:42] cet âge là non qu'est ce qu'il va comprendre ?
[9:44] Et c'est pour ça que je pense que le foot faut le laisser,
[9:46] c'est d'abord du plaisir et être avec ses potes.
[9:50] Jouer par exemple, tu poses des canettes pour faire des cages et
[9:54] c'est ça en fait, c'est c'est un plaisir et je pense qu'on est en
[9:57] train de perdre ça. J'ai même plus l'impression que
[9:59] maintenant les jeunes vont sont en bas de chez eux en train de
[10:05] jouer au foot comme nous on joue au foot.
[10:07] Je pense que ça a changé et maintenant t'as tellement de
[10:09] choses, t'as le téléphone qui est tu l'as beaucoup plus tôt,
[10:12] t'es t'es dessus. Les réseaux c'est plus important
[10:15] qu'elle ait joué en bas alors que nous en tout cas moi ma à
[10:18] mon époque. Y avait pas tout ça et la seule
[10:20] chose qui nous faisait plaisir, c'était de se retrouver en bas
[10:24] de l'immeuble et jouer. Ça t'a pas plus marqué que ça de
[10:27] d'arriver à rentrer à l'O LC gène parce que je me souviens,
[10:28] tu vois, moi moi j'ai grandi à Lyon, je sais pas si je t'avais
[10:30] dit et j'ai plein de gars de mon école qui partaient faire des
[10:33] détections à Lyon et personne n'avait été pris.
[10:35] Je me souviens. Écoute, tu vois les les gars qui
[10:37] étaient à l'oeil pour nous c'était wow genre ouais, c'était
[10:40] sûr que c'est les stars de demain, toi tu l'as pris
[10:42] comment ? Ah non, parce que vu que j'avais
[10:44] aucune pression chez moi, pour moi, vraiment, c'était.
[10:47] Mais c'était ouais plaisir, viens je vais, je vais kiffer en
[10:50] plus après je suis petit à petit je suis rentré au je suis rentré
[10:53] en centre de formation même si je dormais à la maison chez moi.
[10:56] Mais on fait l'école en sport étude mais même malgré ça bah je
[11:02] suis toujours resté. Dans ma tête non Sam Bah je vais
[11:06] prendre du plaisir avec tes potes mais mais c'est vrai que
[11:07] plus on montait et plus on commence à me dire écoute Sam,
[11:12] Ouais tu vas tu peux être professionnel mais moi c'était
[11:15] pas ça. Et même si je sais qu'autour de
[11:16] moi peut être que y avait peut être une attente hein mais je
[11:19] l'ai jamais senti. Mais je pensais qu'à jouer,
[11:22] jouer au football, rigoler avec mes potes et même à l'o L dès 8
[11:26] ans tu as déjà l'équipe une, l'équipe 2 et l'équipe 3 je
[11:29] crois et et peut être vu que j'étais toujours dans l'équipe
[11:32] une. Bah je ressentais pas cette
[11:34] pression. Pour moi c'était simple et c'est
[11:38] vrai qu'il y avait déjà une concurrence parce que c'était
[11:40] les meilleures en équipe une après l'équipe 2.
[11:42] Mais moi j'ai jamais ressenti ça.
[11:44] Et c'est vrai que il y a aussi des bilans en milieu de saison
[11:47] pour dire écoute là votre enfant c'est bien mais il faut qu'il
[11:50] progresse. Mais moi en fait ça allait donc
[11:53] j'ai pas, j'ai jamais ressenti ces cette pression là.
[11:56] Et après ton arrivée en centre de formation, est ce que tu as
[11:59] l'impression qu'elle a un peu un peu changé le côté fun ?
[12:03] Vu qu'il y avait, je pense, plus de discipline, plus de
[12:04] hiérarchie, et cetera. Ouais c'est vrai que c'était
[12:07] ouais beaucoup plus de discipline, on t'apprend pas mal
[12:11] la rigueur et là ça devient beaucoup plus sérieux et et
[12:16] c'est vrai que ça change, ça change.
[12:18] Là tu sais que tu joues avec tes potes mais tu sais que ton ton
[12:22] collègue qui est à côté de toi, Bah tu peux parler avec lui mais
[12:26] il va se battre pour prendre ta place donc ça devient totalement
[12:29] différent. Mais après pour moi.
[12:31] Je sais que même si je suis ami avec un joueur qui est au même
[12:34] poste que moi, bah ça me dérange pas parce qu'au final c'est les
[12:38] meilleurs qui vont jouer. C'est l'entraîneur qui décide,
[12:39] c'est pas ton collègue qui décide, c'est l'entraîneur donc
[12:42] ça va dépendre que de toi. Donc j'ai jamais eu de problème.
[12:45] Je me suis entendu avec tout le monde et même des joueurs qui
[12:48] sont qui étaient à ma position en étant en concurrence.
[12:50] Mais pour moi dès qu'on sortait du foot c'est autre chose.
[12:53] Encore une fois, une personne qui jouait à la même position
[12:55] que toi. Si elle a besoin d'aide faut que
[12:57] tu sois là. Si elle a peut être pas compris
[12:58] un exercice tu vas pas le laisser au fond du trou comme ça
[13:01] non tu dois quand même lui apporter ton aide et et c'est ce
[13:06] que j'essaie de faire au quotidien, en tout cas tout le
[13:08] temps quand je pouvais. Et et je pense que le fait
[13:12] d'avoir cette mentalité là aussi ça m'a permis de de passer les
[13:15] les étapes les unes après les autres et toutes les personnes
[13:19] qui avaient un peu cette mauvaise mentalité, bah n'ont
[13:22] pas forcément réussi. Tu m'as dit que.
[13:25] Être pro, c'était pas vraiment un objectif, mais ça l'a jamais
[13:28] été ou ou alors y a quand même un moment où ça allait.
[13:30] Ouais si c'est à je pense à partir du lycée, OK, à partir du
[13:35] lycée si quand même. Parce que parce que je
[13:39] commençais déjà à être rappelé en équipe de France de jeunes,
[13:43] je loupais pas mal l'école. Donc au final je me suis dit Bon
[13:46] Sam, bah il faut que tu décides et et après ça allait vite hein.
[13:49] Le choix il était vite fait, c'est que je voulais en faire.
[13:53] Ouais, le foot, que ça soit mon métier.
[13:55] Donc ouais, à partir de cet âge là je pense, 14, 15 ans, je
[13:59] pense que j'ai commencé à me dire Ouais bon ça devient
[14:01] sérieux et en plus les coachs qui te parlent, qui te disent
[14:04] écoute, tu es sur le bon chemin, donc si tu restes comme ça et
[14:07] que tu évolues et que tu tu progresses, bah tu pourras être
[14:12] professionnel un jour. Donc je me suis dit allez Let's
[14:14] Go, pourquoi pas hein il. YA1 truc aussi qui me enfin pas,
[14:17] qui me fascine mais que je trouve fou dans le foot, c'est
[14:19] que très jeune vous êtes confrontés à beaucoup d'argent.
[14:23] Est ce que tu tu sais, c'est. C'était quoi ton premier salaire
[14:25] dans le centre de formation ? Oui c'est quand j'ai signé mon
[14:29] contrat aspirant. C'était ça ouais, contrat
[14:32] aspirant. C'était drôle hein ?
[14:36] Parce que en tout cas ma mère moi c'était peut être le SMIC un
[14:42] peu plus et elle faisait des heures sup pour avoir pour
[14:45] pouvoir nous nourrir et qu'on puisse acheter des vêtements.
[14:49] Et là c'est vrai que le premier contrat je crois aspirant.
[14:53] J'avais 100010008, je crois, 1007.
[14:57] Et t'as quel âge à ce moment là ?
[14:58] L'âge, je suis passé de 14 à 15 ans.
[15:01] Ouais et et je me souviens, c'était tellement marrant, quand
[15:04] on va on on va pour signer parce que ça marchait par points et
[15:10] donc marchait par points et au final tu calculais, je sais plus
[15:13] combien valait un point mais ça finissait par 1700,00€.
[15:16] Et je m'en souviens ce jour-là, ma mère qui me regarde à côté.
[15:21] Et qui me donne un coup sur la table parce que on savait pas
[15:25] moi je savais pas aussi ce que ce que c'était et et et limite
[15:29] gagner plus qu'elle alors que j'ai 15 ans, c'est c'est énorme,
[15:34] c'est énorme, c'est énorme et et en toute honnêteté, moi l'argent
[15:37] ça a jamais été. J'ai jamais fait du foot déjà
[15:40] pour de l'argent, j'ai toujours voulu me préoccuper que du foot.
[15:44] Après on savait très bien que au fur à mesure bah on allait
[15:48] devoir en parler de l'argent qu'est ce qu'on en fait et et
[15:52] combien j'ai parce qu'il faut avoir aussi une vision
[15:54] là-dessus. Mais c'était pour moi, c'était
[15:57] pas forcément tabou. Je me suis un peu formaté en
[16:01] disant, écoute Sam, si tu continues comme ça, tu as gagné
[16:04] de l'argent, même beaucoup, mais.
[16:07] C'est quoi le plus important c'est c'est le foot donc j'ai ça
[16:10] m'a jamais fait rêver et même je suis-je suis une personne aussi
[16:14] qui est qui montre rarement déjà quand ouais quand il est content
[16:20] et donc au final quand je signais mes contrats je te cache
[16:21] pas que surtout mes proches ils me disaient Mais t'es content ?
[16:24] Je disais oui je suis content mais allez next step tu vois je
[16:28] pensais déjà à à j'avais d'autres objectifs et et c'était
[16:32] pas le plus important. Je savais que j'allais pouvoir
[16:34] aider ma famille. Et pour moi c'était le plus
[16:36] important parce que aller m'acheter des vêtements à cet
[16:39] âge là j'y pensais même pas. Mais mais j'ai eu de la chance
[16:41] que on va dire dans ma famille de base il y avait pas ce ouais
[16:48] l'argent c'était pas important. Donc ils m'ont dit écoute c'est
[16:50] ton argent, tu le gardes dans ton compte, tu tu n'y touches
[16:53] pas et nous non plus. Et et voilà, sachant que je
[16:57] venais comme je disais d'une famille, c'était j'allais pas
[17:02] dire très compliqué. Parce que je pense qu'il y a
[17:05] pire, mais je sais que par exemple on arrivait vers le 20
[17:11] fin du mois, voilà il faut se serrer la ceinture et on savait
[17:16] qu'on allait manger pas triste et ce qui coûtait le le le le
[17:19] moins cher et et voilà. Mais je savais, j'avais la
[17:21] valeur de l'argent donc donc voilà mais l'argent pour moi ça
[17:26] restait 1 1 bonus en plus ça aide bien évidemment, mais à cet
[17:31] âge là j'y pensais pas du tout. Et pour toi, c'est quoi l'erreur
[17:33] numéro un des des jeunes qui commencent à toucher beaucoup
[17:37] d'argent ? L'erreur je pense que c'est
[17:39] surtout Premièrement je pense qu'il faut ils sont pas
[17:44] forcément accompagnés. Déjà ça parce que quand tu
[17:47] touches cet argent là t'es pas forcément prêt et il faut être
[17:51] accompagné. Je pense que le milieu dans
[17:52] lequel on est, on parle de tout sauf de ça.
[17:55] Et je pense que ça, ça fait partie de notre milieu.
[17:58] Et donc il faudrait vraiment ouais pouvoir accompagner les
[18:02] jeunes et surtout les familles, les familles de de ces jeunes là
[18:07] parce que des fois t'as t'as des familles qui vont gagner le père
[18:10] et la mère allez 100050001002 et que ils savent pas comment gérer
[18:15] ces sommes là des sommes un peu plus importantes donc ils vont
[18:19] pas savoir. Donc je pense que c'est eux, il
[18:22] faut pouvoir les accompagner et et les erreurs bah c'est des
[18:26] fois c'est vouloir tout dépenser.
[18:28] Vouloir tout dépenser et que ce qu'ils savent pas c'est que dès
[18:31] le plus jeune âge faut mettre de côté et penser à investir
[18:36] vraiment dès le plus jeune âge parce qu'on sait, on sait pas ce
[18:40] qui est fait, ce qui ce qui pourrait t'arriver demain quoi.
[18:43] Si tu as plus tout ça, comment tu vas faire pour t'en sortir si
[18:46] tu as déjà une petite base où tu as mis de côté ?
[18:48] Bah tu sais que voilà t'es à l'aise mais je pense que ouais
[18:52] quand t'es quand t'es jeune comme ça, à certains moments tu
[18:55] dis Waouh j'ai pas connu ça, bah tu sais quoi ?
[18:57] Bah je vais profiter parce qu'on sait jamais.
[18:59] Bah non c'est au contraire mets de côté parce que la vie est on
[19:03] dit que la vie est courte mais à la fois elle est longue parce
[19:05] que t'as tellement de choses à faire, t'as tellement de choses
[19:08] à faire et je pense que l'argent ça peut être vraiment c'est très
[19:12] important. On se rend compte que de nos
[19:14] jours. Si t'as pas d'argent en toute
[19:16] honnêteté tu peux pas faire grand chose à ça, soit investir
[19:18] des projets tu peux rien faire donc je pense que il faut mettre
[19:23] de côté mais encore une fois c'est l'accompagnement et je
[19:28] sais qu'à ce niveau-là dès que tu signes pro pro t'as
[19:31] énormément de de personnes qui t'appellent.
[19:33] Ah oui gestion du patrimoine et mais ces gens-là il y en a
[19:39] énormément qui se sont fait avoir.
[19:40] Ah t'inquiète pas, je gère tout ton argent, j'ai l'œil sur tout.
[19:43] Mais toi tu vois rien parce que c'est même pas que tu vois rien,
[19:47] tu peux voir mais comme tu es jeune tu prends pas ce temps-là
[19:50] de dire bon qu'est ce qui se passe sur mon compte ?
[19:51] Et y en a énormément qui se sont fait avoir.
[19:54] Et quand ils arrivent à 30 ans, 32 ans que la carrière était sur
[19:57] la faim, ils se disent Ah je vais jeter un œil, mais leurs
[20:00] investissements Ben ne valaient rien du tout, donc ils se
[20:02] retrouvent sans argent, sans rien.
[20:04] C'est pour ça que l'accompagnement t'as des
[20:06] charlatans comme de partout et encore plus quand t'as de
[20:09] l'argent, c'est ce qui se passe donc c'est dur de.
[20:13] D'être bien accompagné, d'être bien aidé, mais faut vraiment
[20:16] prendre le temps de trouver les bonnes personnes et de ces de
[20:19] ouais de se faire de se faire aider.
[20:21] Surtout en tant que en tant que footballeur, tu peux pas bien
[20:24] jouer si t'as ça à penser, donc faut vraiment être sûr.
[20:26] Exactement. Donc au final tu on va dire Tu
[20:29] délègues un peu, tu dis bah je vous laisse ça mais à la fois
[20:33] même si tu es jeune, le Conseil que je pourrais donner c'est
[20:35] toujours jeter un œil, ça te prend 5 Min et même si tu sais
[20:39] pas, tu connais pas les termes. Faut toujours dire Bah je vais
[20:42] apprendre et au fur et à mesure quand on t'en parle bah même si
[20:45] tu as pas fait les études tu vas vite comprendre.
[20:47] Et pour moi c'est super important de toujours jeter un
[20:50] œil sur ce que tu fais, sur ce que les gens font avec ton
[20:53] argent et et même si tu sais pas, tu demandes qu'on
[20:56] t'explique. Mais tu peux pas laisser une
[20:58] personne tout gérer et venir 10 ans après en disant Bon alors
[21:02] qu'est ce qui s'est passé ? Non non non non non non non
[21:04] parce que après ça sera trop tard si cette personne là bah
[21:07] s'est jouée de toi et a utilisé ton argent pour faire.
[21:11] Tout sauf ce que ce qu'elle aurait dû.
[21:13] Ouais, pour revenir. À à ton tes débuts en centre de
[21:15] formation, et cetera, est ce que tu te souviens de ton premier
[21:18] entraînement avec les pros ? C'était en pré saison pré saison
[21:22] pré saison. J'avais commencé avec eux donc
[21:25] ils m'ont. Ils m'ont demandé.
[21:27] J'avais 16 ans je crois, de de faire la pré saison avec eux.
[21:29] J'étais pas forcément stressé. Mais juste vu que j'étais un peu
[21:34] introverti, je me disais ouah, quand je me retrouvais à table
[21:36] avec eux, qu'est ce que je vais dire ?
[21:38] Moi c'est juste ça. Mais après sur le terrain non,
[21:40] après sur le terrain non, c'est le terrain pour moi, ça a
[21:42] toujours été le le lieu où waouh, où j'oubliais tout et
[21:47] ouais, où j'oubliais tout. Donc j'étais pas stressé,
[21:50] j'étais plutôt impatient. Mais c'est vrai que j'avais des
[21:54] des, des joueurs, des joueurs. Incroyable même Bafé Gomis,
[21:59] Jimmy Briand, boom Song. À l'époque, pour moi, c'était un
[22:04] monument quoi. Et en plus avec la classe qu'il
[22:07] a quand il te parle et tout ça, y avait des joueurs.
[22:10] Pour moi, c'était quelque chose Alissandro Lopez, c'était ouais,
[22:15] c'était c'était des joueurs au final que je regardais à la télé
[22:19] et là ils étaient à côté de moi, donc il fallait que je sois bon,
[22:22] tout simplement. Et le foot, ça a toujours été
[22:25] ça, c'est que quand on te donne ton ton, ton opportunité faut
[22:28] répondre. Et donc j'avais tout le temps
[22:30] parce que c'était une préparation.
[22:32] C'était ouais la pré saison donc j'ai je pense que j'ai répondu
[22:36] présent et je me suis vraiment rendu compte ce que c'était.
[22:39] Être professionnel parce que la prépa de début de saison c'est
[22:45] dur, tu cours beaucoup. Et moi à 16 ans, t'es pas encore
[22:49] fait physiquement, non, et j'avais jamais fait de muscu, de
[22:53] de avant, et là tu faisais 3 séances, tu faisais vélo, déjà
[22:58] le vélo j'aime pas ça, donc on devait faire du vélo, c'était
[23:02] galère, ensuite t'avais une une session de muscu de course, déjà
[23:06] t'étais KO, et après en fin de journée t'avais une séance
[23:08] d'entraînement, waouh. Et et c'est là où j'ai connu
[23:11] connu les siestes, les Siestes où mon corps, bah il s'endort
[23:15] tout seul. Il s'endort tout seul et.
[23:18] Et là je me suis dit Waouh, là c'est professionnel et il va
[23:22] falloir travailler. Il va falloir travailler.
[23:23] Ouais. C'est vrai, j'ai vécu la même
[23:25] chose quand j'ai fait du basket moi et mes premières premières
[23:28] saisons pro pareil. Ouais, je m'endormais là en
[23:30] début d'après mais je comprenais pas.
[23:31] Mais c'est vrai que c'est important les siestes en fait.
[23:33] Tu t'en rends compte à ce moment-là, est ce que tu auras
[23:35] un conseil pour un jeune qui commence ses premiers
[23:37] entraînements avec les pros ? Parce que tu sais, t'as souvent
[23:40] l'impression que tu dois prouver à ce moment-là et du coup tu
[23:42] peux un peu changer d'idée ce. Serait ouais non ouais je pense
[23:45] qu'il faut rester soi-même, rester soi-même.
[23:46] Tu vas pas tout réussir ça c'est sûr.
[23:48] Mais en tout cas dans ce que je pense, les coachs regardent,
[23:53] c'est l'implication que tu que tu loupes.
[23:56] Un geste ça arrive, mais l'implication de de rien lâcher,
[24:00] de tout donner, c'est c'est c'est le plus important et
[24:02] d'être d'être vraiment sérieux, rigoureux.
[24:06] Je pense c'est c'est la base, c'est la base et et ensuite
[24:10] petit à petit vu que tu veux être à l'aise si si t'as le si
[24:13] t'as le niveau et si t'as aussi cette mentalité là tes qualités
[24:16] vont vont ressortir et et elles vont être vues.
[24:19] Et déjà si t'es là c'est déjà que tout le monde sait que t'as
[24:22] des qualités donc faut pas douter de ça.
[24:24] Et après la pression je pense que chacun est différent.
[24:29] Et que moi j'arrive en on va dire à gérer ça.
[24:32] Mais c'est vrai qu'il y a certaines personnes qui ont du
[24:33] mal à gérer la pression et qui déjouent totalement parce que
[24:37] t'as t'as cette pression là, t'es avec des gens connus, t'es
[24:41] avec un staff, un coach qui va faire que de te regarder.
[24:45] Donc c'est compliqué. Sur ce pour par rapport à la
[24:48] pression, j'aurais même pas de conseils à donner parce que je
[24:50] sais même si j'en donne. Tout le monde a sa manière de
[24:53] gérer la pression donc c'est c'est c'est assez, c'est assez
[24:58] compliqué mais je sais qu'il faut rester rester soi-même.
[25:01] Mais c'est facile à dire, vraiment.
[25:03] C'est facile à dire parce que et compliqué à certains moments à
[25:07] gérer parce que j'ai énormément de de connaissances, même d'amis
[25:11] qui ont été dans cette situation là et qui sont plus ou moins
[25:15] ouais plus stressés que moi. Et et quand tu parles avec eux,
[25:19] tu te rends compte que c'est pas si facile que ça à gérer.
[25:23] Donc voilà, mais après le stress, ça ça arrive une fois, 2
[25:26] fois. Mais quand au fur à mesure du
[25:28] temps des entraînements, normalement ça, ça passe.
[25:31] Et est ce que tu te rappelles de ton premier match ?
[25:34] Mon premier match ? Oui.
[25:35] Après ça soit amical ou officiel.
[25:39] C'est vrai parce que amical je me souviens, je me souviens de
[25:43] mon premier match. Ouais, le premier match amical
[25:46] que je fais, bah c'était pendant la pré saison.
[25:51] Bon, en plus je veux jouer latéral alors que de base
[25:53] j'avais été formulé central pour moi, je l'ai.
[25:56] C'était dur parce que dans les efforts en plus, tu dois te te
[26:00] dire Ouais, c'est ton premier match, faut que tu fasses
[26:01] attention à tout. Donc.
[26:04] Donc oui c'est. Je me souviens de de ce match là
[26:07] et après mon premier match officiel, vraiment, c'était en
[26:09] Coupe de France contre Lyon la Duchère.
[26:15] Donc pour moi ça allait parce qu'en plus c'était une équipe.
[26:18] Qui jouait on va dire en si je me trompe pas en CFA comme comme
[26:21] comme moi. Enfin ouais, je jouais en CFA
[26:25] avec l'équipe réserve, donc c'était une équipe qui avait, on
[26:27] va dire, un niveau que je connaissais donc ça s'est, ça
[26:30] s'est bien passé en en plus c'était à Gerland.
[26:34] Donc top voilà, ça s'est super bien, super bien passé.
[26:36] Ça faisait quelque chose de d'arriver à Gerland après tout
[26:39] ce temps, ouais. Ben après, nous on avait
[26:40] l'habitude des fois d'être un masseur de balles, c'est
[26:42] différent, OK, mais mais c'était différent de de rentrer, d'être
[26:47] dans le vestiaire. Après t'as des escaliers où tu
[26:49] montes sur le terrain, c'était c'était différent.
[26:52] Mais c'est vrai que j'attendais ce moment depuis.
[26:54] Mais après c'est vrai que quand je suis sur le terrain, après
[26:56] j'oublie tout ça, on oublie que t'as j'oublie que je suis à
[26:59] Gerland, que. Mais mais non, j'étais, j'étais
[27:02] plutôt content et et fier d'en arriver là.
[27:05] Ouais, est ce que tu penses qu'aujourd'hui c'est possible de
[27:07] réussir sans être bruyant avec, en montrant sa confiance sur le
[27:11] réseau, et cetera. Est ce que tu penses que ça ça a
[27:13] un peu changé ? Pour moi les réseaux je suis pas
[27:16] forcément un grand fan des réseaux parce que je trouve que
[27:23] t'es on va dire comme si t'avais une obligation de montrer
[27:26] quelque chose sur les réseaux et moi je pars du principe que non.
[27:30] Ben surtout si tu fais du foot, tu dois juste être bon sur le
[27:35] terrain. Et par exemple, moi je sais que
[27:37] j'ai eu des des petits soucis physiques et j'ai l'impression
[27:42] que les gens attendaient que je leur montre ma ma récupération,
[27:46] qu'est ce que je fais, où je suis, avec quelle prépa physique
[27:49] je suis, si je fais des entraînements supplémentaires à
[27:52] la maison ou pas. Je pense qu'ils étaient dans
[27:55] l'attente parce qu'au final ils ne savaient pas ce que je
[27:57] faisais pour eux. J'étais juste blessé.
[27:59] J'étais tranquille chez moi, sûrement à prendre mon salaire
[28:03] chaque mois. Voilà mais la réalité c'était
[28:06] pas celle-là c'est que je suis. J'étais quelqu'un qui bosse
[28:09] énormément et surtout quand tu es blessé.
[28:11] Le plus important c'est de tout faire pour revenir sur les
[28:13] terrains. Donc oui je faisais des séances,
[28:15] des doubles séances, même à la maison personne savait mais pour
[28:20] moi j'avais pas de compte à rendre juste à moi.
[28:23] En allant travailler, en faisant le nécessaire pour revenir.
[28:27] Mais pour moi, on n'avait pas à être au courant de ça.
[28:31] Et c'est vrai qu'avec le avec le recul, je pense que j'aurais
[28:35] fait exactement la même chose parce que je suis comme ça.
[28:38] Mais je pense que si j'avais peut être montré aux gens
[28:43] comment j'étais un travailleur, un bosseur acharné, je pense que
[28:47] il y a certaines choses qui ne se seraient pas dit.
[28:51] Ou sorti à certains moments, à certains moments, mais ça fait
[28:55] partie du jeu et moi j'ai décidé de de rester moi même et c'est
[28:58] pour ça que je dis que les réseaux au final à certains
[29:01] moments ça te fait devenir une autre personne.
[29:03] Et moi j'avais pas Envie de changer et je sais que même mes
[29:06] proches hein, ils me le disaient.
[29:07] Non mais Sam je pense que ça serait bien que tu montes, ça
[29:09] serait non désolé on s'est, on s'est pris la tête, pas pris la
[29:13] tête, mais on a eu des des petites embrouilles là-dessus
[29:16] parce qu'on a des désaccords, parce que moi je ne voulais pas
[29:18] montrer. Ce que je faisais et ils me
[29:20] disaient Mais Sam, les gens doivent savoir ce que tu fais
[29:22] parce que nous quand on vient te voir à la maison on te voit pas
[29:25] beaucoup. Pourquoi ?
[29:26] Parce que tu travailles, parce que tu vas bosser, tu fais des
[29:29] séances en plus et je leur disais non, le plus important
[29:31] c'est que je me sens bien moi en le faisant, mais j'ai pas besoin
[29:34] de le montrer aux gens. Ouais mais tu sais, regarde ce
[29:37] qui est sorti là dans la presse, c'est faux mais non, moi je me
[29:41] sens bien, je peux me regarder dans dans la glace parce que
[29:45] tranquillement, sereinement parce que j'ai fait le le
[29:47] nécessaire mais. De vouloir montrer à tout prix
[29:51] aux gens ce que tu fais. À certains moments je le faisais
[29:55] mais c'est pas moi, c'est pas moi donc non je l'ai je regrette
[29:58] pas. Après maintenant je je pense que
[30:01] ça se fait, ça se fait énormément.
[30:03] Tu vois par exemple en en pré saison tu es en vacances mais tu
[30:07] en as beaucoup maintenant qui pendant qu'ils sont en vacances
[30:09] vont montrer qu'ils courent, qu'ils sont à la salle.
[30:12] Tu as pas besoin de faire tout ça tu vois.
[30:14] Moi je trouve que non tu es en vacances donc si tu es en
[30:16] vacances. Tu peux rester tranquille bah me
[30:20] mettre des photos dans mais non il faut absolument montrer peut
[30:23] être pour que le club se dise Ah lui il va pas revenir en
[30:26] surpoids ou quelque chose mais tu as pas besoin de ça si tu si
[30:29] tu es bien avec toi même tu fais ce que tu as à faire et et ça se
[30:33] ça va se voir. Dans tous les cas quand tu vas
[30:35] revenir de vacances, si tu as un peu une un peu de gras en trop
[30:39] ça va se voir. Mais de trop montrer, moi je
[30:42] sais que je suis pas, je suis pas fan de ça parce qu'au final
[30:45] les gens ils en demandent toujours plus, toujours plus,
[30:47] toujours plus. Ah t'as montré que tu fais ça ?
[30:49] Ah maintenant faut vous montrer autre chose.
[30:50] Ah non non et moi je sais que j'aime pas, j'aime pas faire ça
[30:54] et et pour moi plus les réseaux surtout pour le foot c'est t'as
[31:00] t'en as pas forcément besoin, c'est juste partager les
[31:02] moments. Ah t'as gagné un match, t'as un
[31:05] moment incroyable, ouais tu le partages, y a pas de souci mais
[31:08] le reste. Ah, je trouve pas que ça soit
[31:11] nécessaire. Mais c'est vrai, moi je trouve
[31:12] ça assez injuste. Tu vois parce que t'as des été
[31:14] t'as un mec qui va mettre une vidéo workout mais c'est le seul
[31:18] workout qui l'a fait de l'été alors qu'il YA1 gars qui a bossé
[31:19] tout l'été. Mais mais c'est pour ça je
[31:21] trouve ça fake, c'est que au final il va mettre ça et les
[31:24] gens disent Ah ouais ouais il est en train de bosser ses
[31:26] vacances lui et en final il a fait qu'une seule séance alors
[31:29] que la personne qui est en train de bosser tous les jours bah vu
[31:32] qu'elle met rien bah ils vont dire Ah bah lui il fait rien de
[31:34] ses vacances, il bosse pas à côté.
[31:36] C'est pour ça pour moi ça c'est c'est un peu c'est fake.
[31:39] Et les réseaux pour moi c'est c'est très fake, vraiment tu
[31:42] peux tout mettre, tu peux te faire passer pour une personne
[31:45] que tu n'es pas sur les réseaux et moi j'ai pas envie de me
[31:47] faire passer pour une personne que je ne suis pas.
[31:49] Sinon au final je devrais tout montrer, que là je je travaille,
[31:53] que là je vais à gauche, que là je vais à droite, que non j'en
[31:57] ai pas envie. J'ai vu aussi que t'étais
[32:00] quelqu'un de très pointilleux à l'entraînement et même parfois
[32:03] un peu impulsif quand autour de toi ça respecte pas ça.
[32:06] Est ce que t'as déjà eu des des embrouilles comme ça avec
[32:10] d'autres coéquipiers qui Ah oui qui bossaient pas ?
[32:12] C'est. Après c'est vrai que ouais, moi
[32:13] je suis très rigoureux. Les entraînements c'est les
[32:16] entraînements, on s'entraîne pour moi tu dois t'entraîner
[32:20] comme tu vas jouer le week-end et le week-end c'est à fond et
[32:23] et c'est vrai qu'il y a certains certaines séances, tu vois
[32:26] certains joueurs qui gèrent un peu.
[32:28] Tu fais des des jeux à l'entraînement ?
[32:30] Bah moi c'est pour gagner, c'est pas juste pour jouer, c'est pour
[32:33] gagner le jeu et tu vois des fois t'es dans dans ton équipe,
[32:37] tu sais déjà les joueurs qui vont un peu gérer et moi je
[32:39] détestais ça et tu t'avais beau être plus âgé ou expérimenté que
[32:44] moi, bah si je devais te le dire je te le disais et et c'est vrai
[32:48] que bah y a eu un peu des prises, des prises de tête avec
[32:52] certains joueurs mais. Ça c'était c'était le terrain
[32:56] quoi. Et après quand on sortait du du
[32:58] de de ce cadre-là tout se passait bien.
[33:00] Mais je sais que sur le terrain pour moi il y a pas d'âge déjà.
[33:04] Premièrement un qu'un jeune soit là, c'est pas parce qu'il est
[33:08] jeune que tu dois absolument lui taper dessus, mais la personne
[33:11] plus expérimentée c'est pas parce que elle est plus âgée que
[33:15] qu'elle doit avoir des passe droits pour moi non pour moi on
[33:18] est tous, on fait tous le même métier, on a tous le même
[33:21] objectif donc. Tout le monde doit faire la même
[33:24] chose. Est ce que au foot il y a ce
[33:26] concept ? Un peu de rookie comme 1NBA.
[33:27] Tu sais où ta première année tu portes les sacs des gens, tu
[33:29] ramènes les données ou. Pas à ce point là dans le foot.
[33:32] Mais c'est vrai que ça change parce que à l'époque, nous,
[33:36] avant mon époque, je sais que des fois il y avait des.
[33:39] Quand t'étais plus jeune, tu devais aller nettoyer les
[33:41] chaussures des des des plus grands.
[33:44] Mais nous quand on arrivait, il y avait plus ça, il y avait plus
[33:47] ça. Mais par exemple porter les
[33:48] ballons. Ranger la cage, le matériel, ces
[33:52] choses là oui, mais avant je pense que c'était c'était bien
[33:55] pire. Nous on est arrivé dans une
[33:57] bonne période où ils ont arrêté toutes ces choses là.
[33:59] Mais mais je trouve que c'est c'est normal aussi de de de
[34:04] passer par là avec des limites bien évidemment.
[34:06] Mais quand t'es jeune pour te dire écoute, t'es jeune, t'as
[34:10] encore rien vu. Donc va prendre le sac de
[34:12] ballon, va ramener la cage. Je trouve ça, je trouve ça
[34:16] normal. Et comment tu expliques que le
[34:18] centre de formation de Lyon, c'était enfin, c'est toujours un
[34:21] des meilleurs du monde ? Je pense que le travail déjà de
[34:25] de repérage est bien fait, mais ensuite je trouve aussi que les
[34:31] formateurs à Lyon en tout, c'est quand moi j'y étais était top et
[34:35] que c'était vraiment un objectif de faire progresser les joueurs
[34:40] et ils avaient des des valeurs qui nous inculquaient et.
[34:45] Certes on faisait du foot mais il fallait être aussi un homme,
[34:48] un jeune homme avec certaines valeurs et pour moi ça va
[34:52] ensemble. Et eux Bah ils étaient top
[34:55] là-dessus. On pouvait travailler des heures
[34:57] et des heures là technique. Et c'est pour ça que par exemple
[34:59] les équipes de jeunes en France, quand tu jouais Lyon, tu savais
[35:03] très bien que c'était techniquement c'était très fort.
[35:05] Mais après physiquement non, on était pas encore développés
[35:07] comme certaines autres équipes. Mais techniquement on était bon
[35:10] parce qu'on travaillait énormément.
[35:12] Et même sur l'intelligence de jeu, sur le positionnement, les
[35:15] formateurs ils étaient, on a eu les meilleurs.
[35:17] Et quand tu tu peux demander à tous les joueurs qui sont passés
[35:21] par là, Alexandre Lacazette, même Karim Benzema, il va te
[35:26] parler de certains formateurs qu'on a tous eu.
[35:28] Et on sait que bah on a réussi à passer des étapes de bah de
[35:33] notre carrière grâce à eux. Parce que c'est parti de là.
[35:36] Ils nous ont donné une base tellement solide que on pourrait
[35:40] aller n'importe où et donc c'est grâce à ces formateurs là.
[35:43] Et maintenant bah y en a qui qui sont plus au club et et.
[35:47] Et c'est vrai que moi ça me fait pas de la.
[35:50] Ouais, un peu de peine quand même parce que ils ont contribué
[35:54] à la réussite vraiment du club et de certains joueurs qui sont
[35:59] passés par là. C'est quoi ta relation avec Lyon
[36:01] aujourd'hui ? Avec le club ?
[36:04] Ouais j'ai une bonne relation ouais ouais avec la ville.
[36:07] Bah Bah je viens de Lyon, ma famille est là aussi.
[36:11] Après c'est vrai que moi je suis-je suis parti à partir de
[36:13] mes 21202 ans, mais Lyon ça restera toujours Lyon même si je
[36:19] n'y vis plus. Je sais que quand j'y retourne
[36:22] je suis le plus heureux. J'ai énormément de souvenirs,
[36:24] j'ai un passé incroyable là-bas, j'ai mes habitudes aussi.
[36:29] Donc Lyon ça restera ma ville et pour moi c'est la plus belle
[36:32] ville en France tout simplement. Et que quand les gens ils
[36:36] diraient Ah Lyon non Lyon c'est super beau vraiment.
[36:39] Après peut être parce que je viens de Lyon, que je dis ça,
[36:41] mais vraiment pour moi c'est l'une des plus belles villes en
[36:44] France qui existe. Donc voilà après le club aussi
[36:48] je m'entends bien avec avec tout le monde.
[36:50] Je sais que quand j'ai envie d'aller voir un match super bien
[36:53] reçu donc ouais que que des bonnes choses, que des bonnes
[36:57] choses à Lyon et en plus de ça. On mange super bien, vraiment à
[37:01] Lyon, on mange trop bien et c'est pour ça que moi quand je
[37:04] suis parti à Barcelone, j'étais pas dépaysé.
[37:08] Vraiment non pas pas tant que ça, mais je sais que quand je
[37:11] voulais aller au restaurant, c'était pas pareil.
[37:14] Les restaurants à Lyon, Ah tu sais ton palais, Ah il est bien
[37:17] servi. Ah vraiment vraiment Ouais Lyon
[37:20] c'est c'est c'est top pour ça, c'est top pour ça mais mais mais
[37:24] après c'est vrai que quand tu pars tu t'habitues à la ville
[37:27] dans laquelle tu es. Donc donc voilà, mais Lyon, ça
[37:30] restera toujours là, dans dans mon cœur.
[37:32] Ouais, ta. Première sélection en équipe de
[37:34] France. C'était pendant l'Euro 2016,
[37:36] c'est ça ? Tu peux me ramener à ton premier
[37:37] contact avec l'équipe senior ? Bah j'ai, j'ai été
[37:41] présélectionné pour la c'était l'euro, je faisais partie des
[37:47] réservistes donc c'était une liste élargie et donc les
[37:53] réservistes. C'est au cas où un joueur se
[37:56] blesse. Donc ils peuvent rappeler un
[37:58] joueur qui fait partie des réservistes et je crois qu'on
[38:00] était 7 à ce moment-là. Le sélectionneur me découvre
[38:04] aussi, même si il a. Il a vu quelques quelques-uns de
[38:07] mes matchs, mais il me connaissait pas tant que ça et
[38:10] en tant que personne aussi, il me découvre et et il y a des
[38:15] blessés. Il y a des joueurs qui se
[38:16] blessent donc il y en a un premier.
[38:19] Qui est Raphaël Varane ? Qui se blesse, qui se blesse ?
[38:21] Donc au final il décide de rappeler Adil Rami donc il
[38:25] faisait pas partie des réservistes et donc moi je me
[38:29] dis waouh je suis normalement c'est moi parce que je suis le
[38:31] seul défenseur central donc il doit faire appel à moi.
[38:35] Donc on parle avec le le coach et il me il me convoque, il me
[38:39] dit écoute. Ma décision c'est celle-là je
[38:41] vais prendre Adil Rami. Parce que je crois qu'y avait
[38:47] déjà un gaucher donc elyakim mangala donc il voulait pas
[38:50] prendre de gaucher donc il m'a dit et y avait Jérémy Mathieu
[38:54] pardon donc y avait 2 gauchers donc il me disait Si j'en
[38:56] prenais un 3e voilà donc c'était sa décision.
[38:59] Je dis OKYA pas de souci dans tous les cas je peux je peux
[39:01] rien faire d'autre et et ensuite quelques jours après y a Jérémy
[39:06] Mathieu qui est qui était incertain et le coach décide de
[39:09] pas le garder. Et et là il fait appel à moi.
[39:13] Il me dit écoute bah vu que tu as bien réagi à l'appel d'Adil
[39:17] Rami qui était pas qui faisait pas partie des réservistes, tu
[39:20] as continué à bien t'entraîner. Bah je vais te prendre par
[39:24] rapport à ce que tu as fait sur le terrain et par rapport aussi
[39:26] à ce que tu m'as montré humainement.
[39:28] Bah tu mérites d'être parmi nous, parmi nous.
[39:32] Donc il me dit ça et moi je regarde comme ça.
[39:34] Et moi je suis pas très expressif, il me dit.
[39:38] T'es pas content ? Et et si je dis si si je suis
[39:42] content. Mais il me connaissait pas
[39:42] encore à cette période là et je dis si mais là dans ma tête.
[39:46] Ah c'était le 14 juillet. Pam, PAM, ça a sauté de partout
[39:49] et j'étais super content et j'étais super content.
[39:51] Donc. Donc voilà, ça a commencé comme
[39:55] ça mon aventure avec l'équipe, l'équipe de France.
[39:57] Suite à l'euro ? T'as t'es parti au Barça, est ce
[40:01] que c'est ton euro réussi qui a parmis ça ?
[40:03] Ou alors non, c'était déjà prévu avant ?
[40:05] Non, c'était déjà en ouais, c'était prévu avant, mais on
[40:08] n'avait encore rien signé en étant en discussion parce qu'il
[40:11] fallait que les 2 clubs se mettent d'accord aussi.
[40:14] Et moi je savais qu'ils me suivaient depuis.
[40:15] Maintenant je crois, 6 mois et en plus pour eux, c'était encore
[40:21] mieux que je fasse l'euro. D'avoir un joueur, de signer un
[40:25] joueur qui vient d'une compétition comme celle-là c'est
[40:29] ouais. Donc c'était justifié parce
[40:31] qu'au final je pense qu'à Barcelone les les gens ne me
[40:35] connaissaient pas vraiment. Mais comme j'ai fait l'euro, bah
[40:38] on va dire que petit à petit les gens ont compris que bah je
[40:43] pouvais être un joueur fiable et donc l'euro aussi que je fais ça
[40:48] a permis pour moi d'arriver là-bas.
[40:52] Avec un statut plus ou moins différent, OK, mais on va dire
[40:57] que c'était avec Barcelone, c'était quasiment fait et que le
[41:01] fait de faire l'euro tout ça, bah ça a un peu accéléré les
[41:04] choses. Et du coup t'as signé
[41:05] officiellement après l'euro ? Ouais, juste après l'euro, j'ai
[41:08] j'ai signé à. Barcelone et t'avais un peu ça
[41:10] en tête pendant l'euro où ? Non, non.
[41:12] Même pas parce que je devais vivre ce moment.
[41:16] L'euro, pour moi, c'était ma première, mes premières
[41:19] sélections. Et je sais que dès que je
[41:21] rentrais dans ma chambre, j'avais des des appels.
[41:23] Président agent, oui avec Barcelone il fallait que je gère
[41:28] ça, mais au final pour moi vu que c'était que des belles
[41:30] choses, bah ça j'étais super heureux, j'étais super grand, je
[41:33] me dis mais là je vis là, c'est un c'est un film, là c'est
[41:36] incroyable, je fais première sélection, Barcelone qui était
[41:39] mon club, vraiment vraiment vraiment de de mes rêves.
[41:42] Depuis que je suis petit je me dis mais là je suis en train de
[41:44] vivre un truc de fou, vraiment. Et et donc c'était top, c'était
[41:49] top. Mais j'étais concentré sur la
[41:50] compétition et je savais qu'après la compétition, bah il
[41:53] pouvait se passer quelque chose d'incroyable.
[41:56] Une signature à à au FC Barcelone ?
[41:58] Signature de 5 ans à Barcelone, c'est ça te fait quoi du coup
[42:02] quand quand tu signes. Bah je suis heureux je me dis
[42:06] bah un objectif d'atteint vraiment parce que c'était un
[42:10] objectif pour moi de signer là-bas.
[42:13] Un jour dans ma carrière, j'ai dit fallait que je signe à
[42:15] Barcelone par rapport à mes qualités.
[42:18] Bah pour moi j'étais ça allait parfaitement avec avec cette
[42:22] équipe là. Mais je savais que là je
[42:27] rentrais dans un encore dans un autre monde, un autre monde.
[42:32] C'est de des très très très très très grands clubs mais il y en a
[42:36] peu pour moi. Mais là je rentrais vraiment
[42:39] dans le top, dans le top et. Et il fallait que je partais
[42:42] là-bas pour apprendre avec les plus grands et pour petit à
[42:46] petit, me faire ma place. Mais de base, c'était Sam, tu as
[42:49] le temps, tu signes 5 ans, tu vas apprendre.
[42:52] Avec aussi un entraîneur exceptionnel qui était Lucienne
[42:55] Riquet. Tu vas apprendre et et petit à
[42:58] petit, tu vas te faire ta place. Je rien pour les vois de de la
[43:01] différence. Que Barcelone était pour toi
[43:04] dans le foot ? Mais à l'époque, Jean Michel
[43:06] Aulas, il te laisse partir pour 25000000.
[43:09] Comment ça s'est passé quand c'est toi qui lui a annoncé que
[43:12] tu tu souhaitais partir ou il l'a pris ?
[43:14] Non, c'est que le les clubs sont rentrés en contact, le Barcelone
[43:18] est rentré en contact avec Lyon et ils avaient des bons rapports
[43:21] parce que t'as des joueurs de de de Lyon qui étaient déjà partis
[43:24] à Barcelone et et j'avais d'autres équipes aussi qui
[43:29] étaient derrière moi. Mais c'est vrai que quand j'ai
[43:32] pas parlé avec le président Jean Michel Aulas, il m'a dit, Écoute
[43:36] Sam, Bon, on reçoit plusieurs offres, celle de Barcelone c'est
[43:44] pas la plus élevée. Mais comme tu as toujours dit et
[43:48] tout le monde savait que Barcelone ce que ça représentait
[43:50] pour moi. Il m'a dit, Tu t'es toujours
[43:52] bien comporté en tant que personne sur le terrain, tu as
[43:55] toujours tout donné, tout fait. Tu t'entends bien avec tout le
[43:58] monde. Donc il m'a dit Bah on se doit
[44:01] aussi de t'accompagner là où tu veux aller, donc c'est pour ça
[44:06] que vraiment ce qu'il a fait je sais pas si si il s'en est rendu
[44:10] compte ou pas mais mais vraiment c'est un geste incroyable à mes
[44:13] yeux c'était c'est il aurait pas pu faire mieux quoi c'était
[44:18] c'était prendre cette décision alors qu'on parlait d'argent
[44:20] d'autres clubs qui mettaient plus.
[44:21] Il aurait pu se dire bah non moi je pense à l'argent tu sais tu
[44:24] sais quoi, désolé Sam, mais ça va être celui qui met le plus
[44:26] sur la table. Et mais au final, il a parlé on
[44:29] va dire en avec le le cœur et comme un père de famille hein,
[44:32] la relation qu'on pouvait avoir. Donc il m'a dit, écoute, on va,
[44:36] on va accepter. L'offre de Barcelone, c'est
[44:38] fort. Ouais, c'est fort, vraiment
[44:40] c'est fort. Tu as quelle relation avec lui
[44:41] aujourd'hui ? Ah, très bonnes relations avec
[44:43] lui. En plus, on se voit
[44:45] régulièrement lors des des matchs, que ce soit de l'équipe
[44:47] de France ou d'autres événements.
[44:49] Mais c'est vrai que. Bah, on s'entend très bien, on
[44:53] s'entend très bien et je sais que je vais être amené encore à.
[44:56] À à à le croiser. Il a toujours des mots, des mots
[45:01] bah agréables à mon égard dès qu'il parle de moi ou dès que
[45:05] dès qu'on est ensemble. Bah j'ai l'impression que je je
[45:09] me retrouve quand je venais de signer mon premier contrat pro
[45:12] et et qu'il était là. Et maintenant 15 ans plus tard,
[45:16] bah on est toujours là à parler de ces de ces moments-là.
[45:21] Mais c'est une personne qui a compté énormément pour moi.
[45:25] D'une part pour mon premier contrat pro professionnel et
[45:29] Deuxièmement, Ben il m'a permis d'aller dans le club où voilà
[45:34] que que je rêvais l'Efc Barcelone, donc ça restera
[45:38] toujours une personne importante à mes yeux.
[45:40] Et ça t'a affecté ce qui lui est arrivé avec lui un peu.
[45:42] Ah Ben oui, pour moi, ce qu'il a fait à Lyon, si Lyon en est là à
[45:49] l'heure actuelle. Vraiment première division avec
[45:53] son nouveau stade de jouer la Ligue des champions, c'est grâce
[45:56] à lui et je pense qu'il a été visionnaire.
[45:58] Il a vu certaines choses que d'autres n'avaient pas vues à à
[46:02] une certaine période et et la manière dont il est sorti de ce
[46:07] club là. C'est vrai que moi ça m'a, ça
[46:09] m'a vachement peiné. Mais bon, c'est des choses qui
[46:12] se passent hein, c'est c'est le milieu qui veut ça et et et le
[46:16] plus important c'est que maintenant il se sente bien.
[46:19] Même au stade, quand je suis allé voir Lyon, il était là,
[46:22] j'étais à côté de lui, donc c'est le plus important aussi.
[46:25] La, la santé, vraiment. Quand j'en parle avec lui, il y
[46:28] a des choses bien plus importantes que que tout ça et
[46:30] on essayait de relativiser le le plus possible.
[46:34] Donc du coup, grâce à lui, tu arrives à Barcelone dans un des
[46:37] meilleurs vestiaires d'Europe, comment tu t'es senti en
[46:39] arrivant dans dans cette ambiance ?
[46:40] Quand j'arrive, ils avaient gagné le triplé championnat
[46:43] coupe Ligue des champions et j'arrive dans un vestiaire.
[46:48] Bah bah avec beaucoup d'humilité mais eux aussi ils en avaient et
[46:54] c'est là je me suis dit waouh ils ont tout gagné.
[46:55] Mais regarde comment ils se comportent, des gens qui
[46:57] viennent me parler, ils me parlent de tout et de rien.
[47:00] Je me sentais vraiment comme si j'étais chez moi depuis des
[47:02] années et ouais, des joueurs comme Iniesta, Bousquet qui
[47:05] viennent te parler, même Neymar, même Léo Messi.
[47:09] Et c'est vrai que je me suis dit mais en fait à certains moments
[47:11] quand on est à l'extérieur on se dit Bah c'est compliqué mais
[47:15] mais non c'est c'est c'est pas la réalité.
[47:18] Et c'est vrai que ça s'est super bien passé et j'ai appris la
[47:21] langue rapidement aussi. Mais c'est vrai, comme je
[47:25] disais, pour moi le plus compliqué c'était pas forcément
[47:28] le terrain, c'était plus être à côté d'eux et de me dire bon
[47:32] qu'est ce que je vais leur raconter des choses comme ça vu
[47:34] que je j'étais assez introverti. Mais au final ils m'ont mis dans
[47:38] les meilleures conditions possibles et je me suis senti à
[47:41] l'aise dès le dès le ouais, dès le début hein.
[47:44] Tu vois, c'est ça qui fait la force du club.
[47:46] C'est ça ? Oui je pense que les on va dire
[47:49] les anciens, les anciens arrivent à intégrer les les
[47:52] nouveaux c'est super important dans tous les clubs et et là-bas
[47:57] bah ces gens-là vraiment c'est j'ai eu de la chance de tomber
[48:02] sur un sur des joueurs. Andre Sinesta pour moi c'est
[48:06] humainement, c'est top, c'est et le joueur aussi incroyable.
[48:09] Mais humainement tu te rends compte que Ouais tu tu bois, tu
[48:13] t'as beau avoir tout gagné, tout.
[48:15] Mais ça sert à rien de de te prendre pour un autre, vraiment.
[48:19] Et des fois, par exemple, en France, dès que tu gagnes, tu
[48:22] signes tes premiers contrats, tu commences à à te prendre pour un
[48:26] peu un autre à acheter telle voiture.
[48:28] Tu penses que t'es déjà arrivé ? Mais là-bas, pas du tout.
[48:31] Les gens simples, simples, simples, simples, ils venaient
[48:33] arriver, ils venaient pardon à au centre d'entraînement avec
[48:36] des tenues de leurs sponsors, Adidas, Puma, alors qu'en
[48:39] France, des fois tu vois des défilés, des choses comme ça, tu
[48:41] vois. Et je me suis dit Ah.
[48:45] Ah ouais, moi ça j'ai. J'ai envie de prendre ça de de
[48:47] de ces de ces joueurs là. Pour moi ça te permet de rester
[48:51] un peu les pieds, les pieds sur terre.
[48:53] Ouais. Tu penses qu'il aurait mérité un
[48:54] ballon d'or nista ? Ah, tous les jours, tous les
[48:57] jours. Mais après le ballon d'or,
[48:59] chaque année tu peux pas le donner à 2 ou 3 personnes.
[49:01] Mais par rapport à ses qualités foot, ce qu'il est capable de
[49:07] faire vraiment quand on parle foot, pour moi c'est c'est pas
[49:10] juste dribbler. Non, c'est vraiment.
[49:15] Au niveau intellectuel. Mais niveau foot, sur
[49:18] l'intelligence de jeu, Iniesta c'est le top sur son
[49:21] positionnement et même sur son contrôle.
[49:23] Et pour moi le contrôle de balle dans le foot c'est la base,
[49:28] c'est la base et lui il a ça. Il arrive à se sortir de
[49:31] certaines situations juste en ayant vu avant, en ayant fait un
[49:37] bon contrôle fini et. Et c'est pour ça que niveau foot
[49:41] j'ai tellement appris là-bas. Et que j'étais vraiment dans mon
[49:44] élément, quoi ? C'était ce que je voulais.
[49:46] Et quand je suis arrivé, je me suis dit, Ouah, je suis vraiment
[49:48] à ma place ici. C'était c'était.
[49:50] Vraiment top. Ouais, et c'est quoi le CE qui
[49:52] t'a le plus marqué dans la culture du club ?
[49:54] La différence avec Lyon ? La culture bah au final c'est
[49:58] que le joueur s'occupe que du terrain, vraiment s'occuper que
[50:03] du terrain. Le reste t'avais t'avais des
[50:06] personnes qui s'occupaient de tout le reste et donc au final
[50:09] tu dois te focus que terrain et c'est beaucoup plus facile.
[50:13] De le faire en étant en étant là-bas et en disant bon là non
[50:18] Ah non ça. Ah Ben je vais lui demander, il
[50:20] va s'en occuper et c'était ça. Et c'est beaucoup plus facile,
[50:24] c'est beaucoup plus facile, mais après là-bas c'est c'est autre
[50:28] chose. Même le cadre de vie, vraiment,
[50:31] c'est pour moi, c'est le meilleur cadre de vie pour.
[50:35] Pour jouer au football ? Et quand tu dis que t'avais
[50:37] pensé qu'au terrain, c'est à quel point ?
[50:39] Non à quel point ? Non de tout.
[50:41] Franchement, j'avais l'impression que même quand tu
[50:43] viens d'arriver, tout ce qui est pour le logement pour le moins
[50:48] vraiment le moindre petit. Ouais, la moindre petite chose,
[50:50] t'es y a quelqu'un qui peut s'en occuper.
[50:54] Après c'est bien et pas bien on. Après à certains moments c'est
[50:57] vrai que le joueur de foot on le fait passer un peu pour une
[50:59] personne assistée. Mais c'est pas pour moi, c'est
[51:05] pas dérangeant parce qu'au final il y a certaines choses que tu
[51:08] peux déléguer et et comme je disais le plus important c'est
[51:12] c'est c'est vraiment ce côté-là foot et rien d'autre.
[51:15] Mais il y avait aussi autre chose qui m'a où j'étais étonné,
[51:20] c'est que sur la préparation des matchs en France, Bah tu as la
[51:24] mise au vert, tu pars à l'hôtel là-bas ça existe pas.
[51:28] Ou en tout cas ça existait pas. C'est arrivé 2 h avant le match
[51:30] au stade OK. Donc au final t'es ouais, on te
[51:35] responsabilise un peu, c'est que tu es chez toi, tu sais que tu
[51:38] dois pas faire n'importe quoi, tu dois arriver au stade bien à
[51:41] l'heure pour jouer un match de foot et c'est ça aussi la bonne.
[51:45] Tu dis waouh tu dois être responsable et tu es
[51:47] professionnel. Donc moi ça m'allait très bien.
[51:51] 2 h avant un match de foot, tu arrivais donc la journée tu
[51:54] étais avec ta famille, tes amis à la maison, après tu leur dis
[51:56] allez on se voit, on se voit plus tard au stade.
[51:59] Et c'était ça. Et c'est vrai que ça, c'était
[52:01] ça. Ça étonne beaucoup quand t'as
[52:04] pas connu ça et que quand tu viens un peu de cette culture
[52:06] française où t'es souvent à l'hôtel la veille du match ou si
[52:11] t'es à l'hôtel, ça change. OKOK, ouais c'est vrai, je
[52:13] savais pas que y a cette différence.
[52:14] Ouais, tu vois c'est quoi ta routine ?
[52:15] Avoir un match justement, ça a dû changer au Barça j'imagine ?
[52:19] Oui après j'ai pas forcément de routine hein, moi c'est j'aime
[52:22] beaucoup dormir donc je dormais énormément.
[52:27] Après je mange pas grand chose hein.
[52:31] Honnêtement j'aime beaucoup regarder les matchs de foot donc
[52:33] j'étais toujours là à à manger, manger, manger du foot tout le
[52:38] temps, toute la journée. Mais j'ai pas forcément une
[52:41] routine bien bien particulière. Et t'as déjà vu un coéquipier
[52:44] qui avait une routine un peu un peu zinzin ?
[52:46] Ah. Après y en a oui qui ont cette
[52:48] routine là de toujours limite manger la même chose, toujours
[52:53] ils vont faire. Exactement les mêmes choses à
[52:57] aux mêmes horaires. Ouais oui j'en ai connu, mais
[53:00] moi je sais que je suis pas comme ça moi, c'est vraiment au
[53:02] feeling. Comment je ressens les choses ?
[53:05] Ouais et. On a parlé d'inestat tout à
[53:07] l'heure, mais tu as joué avec Lionel Messi, est ce que c'est
[53:11] vraiment le meilleur joueur que tu as vu et affronter de ta
[53:13] vie ? Oui, c'est le meilleur.
[53:15] Ouais, le meilleur meilleur joueur.
[53:18] Oui pour moi il y en a qu'un, c'est c'est Léo.
[53:22] Ouais, c'est à tous les niveaux. Sur le terrain, ce qu'il est
[53:26] capable de faire, je pense que peu personne ne peut le faire.
[53:32] Il est capable à lui tout seul bah de gagner un match et ça il
[53:36] y en a très peu qui arrivent à le faire. 0 pression et après
[53:41] j'ai vu aussi beaucoup de de rigueur dans lui.
[53:44] Il discipline et il sait aussi que par exemple si il marquait
[53:50] pas on pourrait gagner 4 0 il marquait pas, il était pas
[53:53] content. Et oui il est content pour
[53:55] l'équipe et tout ça, mais au final il a 100 lui ou il a
[53:58] écoute, non non non je veux finir avec autant de buts par
[54:02] année mais il le disait pas, mais je pense que dans sa tête
[54:04] c'était clair et pour lui il fallait marquer tout le temps et
[54:07] pour moi ça c'est la marque des grands.
[54:09] Ah oui on a gagné 4 0. Ouais mais attends j'ai pas non
[54:13] c'est pas suffisant alors que pour nous Ben bien sûr c'était
[54:16] suffisant, t'avais fait 2 pass d, ça allait ?
[54:18] Non non et je pense que. Ouais pour moi pour moi c'est
[54:22] vraiment la marque des grands et tu sais que quand ils rentrent
[54:25] sur le terrain tu voyais que les les les équipes adverses bah
[54:29] jouaient différemment. Il a quelque chose que il est le
[54:33] seul à avoir vraiment hein, vraiment ?
[54:35] Alors tu peux y a des joueurs comme Neymar aussi, c'est
[54:37] incroyable techniquement ce qu'il est capable de faire,
[54:39] c'est comme s'il jouait dans un City tu vois et mais Leo c'est
[54:44] autre chose, c'est à part vraiment est.
[54:47] Ce que tu as un moment en tête où il a fait une action ou
[54:49] quelque chose et t'as fait waouh.
[54:50] Ah ouais, j'en ai énormément, mais même déjà aux
[54:52] entraînements, ce qu'il était capable de faire, c'est c'est
[54:56] fou. On fait des fois la veille de
[54:58] match, on c'est des espèces de de coup franc sans mur, mais
[55:03] juste avant la surface et on était par c'était des binômes et
[55:09] et je sais que lui et il gagnait tout le temps, il gagnait tout
[55:13] le temps. Et des fois t'as beau lui dire
[55:15] Tu vas la mettre où je vais la mettre là là et il la mettait
[55:18] exactement là. Et là c'est très dur.
[55:21] Franchement, tu as beau connaître ton pied à certains
[55:22] moments, mais lui il était non, non, vraiment, il était capable
[55:27] de tirer fort, de tirer tout doucement mais bien placé.
[55:31] Et je pense que il y a des joueurs qui doivent vraiment.
[55:34] J'aimerais que tout le monde s'inspire un peu de de ce joueur
[55:36] là devant, devant le but, c'était un tueur alors que il
[55:39] était capable. Il jouait sur un côté, mais il
[55:41] savait la bonne position qu'il devait avoir pour recevoir le
[55:44] ballon. Il avait une intelligence de
[55:45] jeu, les gens qui disaient qu'ils couraient pas beaucoup.
[55:50] Il courait pas comme un comme un milieu, OK, mais je pense qu'il
[55:54] courait comme il devait. Il savait exactement à quel
[55:58] moment il devait accélérer, à quel moment il devait se poser,
[56:01] être un peu plus calme, mais il avait la vision.
[56:03] Si tu regardes les matchs, il est toujours en train à gauche à
[56:07] droite de regarder le positionnement de ses
[56:09] adversaires et de ses coéquipiers.
[56:10] Et ça, il y a pas grand monde qui arrive à le faire.
[56:12] Et lui, il avait déjà un temps d'avance à chaque fois.
[56:15] Et comment ? On défend sur Lionel Messi.
[56:19] Waouh. Je pense pas que j'ai.
[56:22] J'ai la recette vraiment pour pour défendre sur les hauts mais
[56:27] c'est vrai que c'est des joueurs imprévisibles, tu sais pas ce
[56:31] qu'elle est capable de faire, capable de tirer rapidement,
[56:34] elle est capable d'enchaîner sur un petit dribble donc c'est
[56:39] compliqué. En plus c'est un joueur qui est
[56:40] bas tu vois et et c'est dur vraiment c'est dur mais.
[56:47] Mais on essayait de faire comme on pouvait-on essayait mais et
[56:50] c'est pour ça que moi j'étais heureux parce que au final à
[56:52] l'entraînement bah j'étais contre lui donc moi ça m'a
[56:54] permis de travailler tout le temps et à certains moments bah
[56:57] j'anticipais certaines choses et je me rendais compte que Ah non
[56:59] là j'aurais pas dû et regarde ce qu'il t'a fait.
[57:02] Donc au final tu commences à à te dire Ah ouais il peut faire
[57:05] ci, il peut faire ça, donc toi reste sur tes appuis.
[57:08] À ce moment-là bah tu peux anticiper à ce moment-là non ?
[57:10] Attends essaye lui de l'emmener sur un côté donc ça m'a permis
[57:14] de de travailler défensivement mais vraiment avec les
[57:16] meilleurs. C'est lui le joueur le plus
[57:18] difficile sur lequel tu devais défendre ?
[57:20] Je pense, oui, oui, il fait partie des joueurs les plus
[57:22] difficiles, mais mais Neymar aussi, c'est Neymar.
[57:27] C'est dur. Neymar, c'est dur parce qu'il
[57:29] est capable d'accélérer, de ralentir.
[57:33] De repartir sur une accélération pendant que toi tu es en train
[57:35] de de ralentir. Il va le rattraper après.
[57:37] Et techniquement comme je disais, il est capable avec un
[57:41] ballon, il sait tout faire, il sait tout faire donc c'est très
[57:44] dur de c'est très dur de cadrer ce genre de joueur là.
[57:48] Des joueurs comme Bah Ousmane Dembélé aussi qui sont bondés de
[57:53] pieds donc tu peux pas anticiper ou les emmener sur un pied parce
[57:56] que tu sais que même l'autre ils sont capables de te faire mal.
[57:59] Mais au final, c'est c'est ça qui te permet de travailler.
[58:01] Tu tu dois savoir exactement comment le cadrer.
[58:06] La distance c'est super important, c'est ce qu'on
[58:10] apprend en tout cas en tant que défenseur.
[58:12] Pour cadrer un joueur, y a une distance à respecter et encore
[58:15] plus avec ce genre de joueurs qui sont capables de d'utiliser
[58:20] un pied ou un autre et et donc voilà.
[58:23] Mais j'ai, j'ai énormément appris avec avec tous ces ces
[58:26] joueurs de de talent là. T'as aussi été en proche de
[58:30] piquer, c'est quoi le truc qui t'a appris ?
[58:34] Bah piquer Gérard, vraiment c'est vraiment j'en rigole parce
[58:37] que c'est pour moi l'un des meilleurs défenseurs.
[58:42] Ouais, vraiment un des meilleurs hein, avec qui j'ai pu jouer.
[58:48] Mais je sais que c'était pas le plus grand bosseur.
[58:55] Parce que il est athlétiquement il était déjà après tu savais
[59:00] que quand il jouait avec lui et même en rigolant des fois il me
[59:03] disait Tu vas prendre quand ça part dans le dos là Sam c'est
[59:05] pour toi hein ? Et il savait tu vois et il est
[59:08] comme ça et mais il est capable d'anticiper.
[59:11] Il a il a une lecture du jeu incroyable, techniquement il est
[59:16] grand mais avec le ballon il sait faire.
[59:19] Et moi ce qui m'a choqué, c'était ma première année bah.
[59:22] On gagnait 340 et lui toujours ce qu'il faisait, il prenait le
[59:25] ballon, une 2, il montait, il voulait monter et marquer son
[59:27] but et moi je me suis dit mais ça, tu fais ça en en 14, mais en
[59:31] pro tu fais pas ça. Et il faisait ça, il voulait
[59:33] toujours aller marquer son but et c'était tellement marrant.
[59:35] Et je me suis dit Waouh mais mais c'est Gérard Gérard, c'est
[59:39] vraiment. J'ai évolué avec lui en tant que
[59:43] joueur, vraiment, parce que même sur le placement, la lecture du
[59:47] jeu, c'était vraiment un exemple.
[59:50] Et après humainement aussi, humainement c'est c'est
[59:53] quelqu'un. Il est capable de parler avec
[59:56] une personne qui A3540 et comme des jeunes il s'adaptait à tout
[1:00:00] le monde et c'était. Il est tellement marrant Gérard,
[1:00:02] il est c'est waouh et vraiment c'est c'était vraiment un
[1:00:06] comment je pourrais dire ça ? Ouais, révélation ou je sais pas
[1:00:14] quelque chose que je m'attendais pas.
[1:00:16] Franchement je m'attendais pas à ce qu'il soit comme ça.
[1:00:19] Mais c'est une personne incroyable, vraiment, et en tant
[1:00:22] que joueur aussi, même si je pense, il va peut être rigoler
[1:00:26] si si, il écoute ça. Mais il a besoin d'avoir d'être
[1:00:31] ouais, un bon binôme je pense à ses côtés.
[1:00:34] C'est pour ça aussi en en équipe d'Espagne ou même à Barcelone
[1:00:38] avec Puyol. Ça a marché en Espagne avec
[1:00:41] Sergio Ramos, mais il a besoin de d'avoir une bonne personne à
[1:00:45] côté de lui. Pour, pas pour performer, parce
[1:00:49] que il est-il est très bon. Mais pour bien s'entendre, il a.
[1:00:51] Il a besoin de sa à ses côtés. Ouais o.
[1:00:54] KOK et si je te dis 8 mars 2017 tu sais de quoi je parle ?
[1:00:58] 8 mars 2017 pourtant j'ai une bonne mémoire mais 8 mars 2016
[1:01:02] 2017 février, Ah oui, remonte ada.
[1:01:09] Tu l'as vécu comment ça ? Un des meilleurs moments de ma
[1:01:13] carrière, ouais, un des meilleurs moments.
[1:01:17] Parce qu'on venait, on sortait d'un 4 0 pris à l'aller à Paris
[1:01:22] et je me suis dit Waouh, ça va être galère 4 0.
[1:01:25] En plus, moi je reviens en France, je joue Paris 4 0.
[1:01:28] Mais au final, on a bien préparé le match et on a très bien
[1:01:33] préparé de A à Z et grâce au coach, vraiment, qui a été
[1:01:38] exceptionnel et qui nous a vraiment fait passer des
[1:01:41] messages qu'on avait besoin d'entendre.
[1:01:42] Et on a travaillé juste après le match de Paris d'une certaine
[1:01:45] manière pour pouvoir. Les mettre en difficulté et ça,
[1:01:49] ça a marché, ça a marché. C'est un match qui restera à
[1:01:52] jamais à jamais dans l'histoire du foot et dans l'histoire des
[1:01:57] Catalans. C'est aussi tu vois et même je
[1:01:59] pense des Parisiens. Je pense que ça a été, ça a été
[1:02:02] la crise après ça. Mais c'était un moment vraiment
[1:02:06] pour moi exceptionnel. T'avais espoir, enfin tu pensais
[1:02:09] que c'était possible ? Bah oui, j'avais espoir, j'avais
[1:02:11] espoir. Il faut toujours en avoir mais
[1:02:14] mais encore plus quand je suis. Quand tu es dans un vestiaire
[1:02:17] comme celui-là ouais, du FC Barcelone, où les gens sont
[1:02:21] sereins, vraiment une sérénité, tu pensais que qu'on avait gagné
[1:02:26] nous 4 0 à l'aller ? Vraiment.
[1:02:29] Et c'est ça moi qui m'a choqué en bien, c'est que il y avait
[1:02:33] une sérénité et qu'on savait ce qu'il fallait qu'on fasse pour
[1:02:38] pour gagner ce match et pour se qualifier.
[1:02:42] Et et je pense que sur le terrain ça s'est vu, même si les
[1:02:45] gens parlent des problèmes d'arbitrage qu'y a eu.
[1:02:48] Mais je pense qu'on a, on a mis en difficulté cette équipe de
[1:02:51] Paris qui a pas su gérer je pense ce match là et la
[1:02:54] pression. 2017, c'est aussi l'année où Ousmane Dembélé il
[1:02:57] est arrivé au Barça. Qu'est ce que les gens ?
[1:02:58] Ils ont toujours mal compris à propos d'ousmane ?
[1:03:01] Bah Ousmane quand il arrive il est très jeune et Ousmane c'est
[1:03:04] quelqu'un qui est-il se rend pas forcément compte de certaines
[1:03:09] choses, il est dans sa bulle. Il jouait au foot comme il
[1:03:13] jouait au foot quand il avait 12 ans.
[1:03:15] Même s'il arrive à Barcelone, il sait que c'est Barcelone, mais
[1:03:19] il joue au foot comme ça, il se rend pas compte des choses.
[1:03:22] Quand tu arrives à Barcelone, tu es à Barcelone, c'est quelque
[1:03:24] chose, mais c'est Ousmane et ça fait de lui la personne qu'il
[1:03:27] est, le joueur qu'il est. Et et je me souviens quand il
[1:03:31] venait d'arriver il avait il avait il même pendant les matchs
[1:03:36] pas mal de perte de balle parce que Ousmane il joue sans
[1:03:40] réfléchir. Il joue sans réfléchir et à
[1:03:43] certains moments quand même sur certaines actions en situation,
[1:03:46] tu dois réfléchir. Ah non, je peux pas jouer en
[1:03:47] première intention parce que là il y a tel joueur qui va
[1:03:50] anticiper. Ousmane il jouait comme ça, sans
[1:03:52] réfléchir, je vais pas dire qu'il est bête, loin de là.
[1:03:56] C'est pas ça que que ça soit clair mais mais il jouait, il
[1:04:00] jouait comme ça et il fallait comprendre que Ousmane il avait
[1:04:02] besoin de temps, il avait besoin de temps et c'était encore 111
[1:04:06] gamin entre guillemets. À tous les niveaux niveau foot,
[1:04:11] même s'il avait des qualités incroyables mais dans la tête
[1:04:14] aussi, donc il fallait lui laisser du temps.
[1:04:17] Et c'est vrai que quand tu arrives à Barcelone avec le prix
[1:04:20] auquel il arrivait, peut être que les gens attendent de toi
[1:04:23] que tu sois bon et parfait dès le début.
[1:04:27] Mais mais non et et moi en tout cas je savais que ça allait
[1:04:31] prendre peut être un peu de temps, mais fallait lui en
[1:04:34] laisser et qu'il allait comprendre.
[1:04:35] Il allait prendre en maturité aussi.
[1:04:37] Et et ça a été le cas hein, c'est ce qui s'est passé.
[1:04:40] Mais tout le monde connaissait ses qualités de dribble, de
[1:04:43] percussion. Il a les 2 pieds, il peut tout
[1:04:47] te faire, tout te faire et et c'est vrai qu'il il s'est, il
[1:04:54] s'est adapté petit à petit à ce à ce, à cette vie là, à ce monde
[1:04:59] là. Mais mais ouais, je pense que la
[1:05:03] le là la seule chose c'était juste de lui laisser du temps.
[1:05:06] Et c'est du temps et que tout le monde fait des erreurs aussi.
[1:05:09] Quand tu es jeune, tu tu sais pas, même l'alimentation, tu
[1:05:12] sais pas exactement ce que tu dois faire.
[1:05:15] Les horaires c'était quelque chose, fallait qu'il respecte et
[1:05:19] que quand tu es professionnel faut que tu respectes et mais ça
[1:05:21] ça a mis un peu de temps. Mais au final on on on quand on
[1:05:25] voit où est ce qu'il est arrivé à à l'heure actuelle, bah on en
[1:05:29] est. En tout cas moi je suis content
[1:05:30] et fier pour lui, il. Était pas surpris.
[1:05:32] Non, pas surpris. Du tout par rapport à ses
[1:05:36] qualités. Non mais je savais que quand il
[1:05:39] allait prendre conscience qu'il était capable de marquer des
[1:05:43] buts mais vraiment beaucoup de buts, ça allait tout changer
[1:05:47] parce qu'il est capable de faire des passes décisives et il
[1:05:48] faisait que ça. Et quand moi je parlais avec lui
[1:05:51] je disais mais Haussmann, allez faut que tu marques.
[1:05:52] Ah non non non non non moi c'est que les Passes D j'ai dit
[1:05:55] Haussmann mais avec toi la qualité de Picta tu devrais voir
[1:06:00] au-dessus tu vois. Et et je savais que quand il
[1:06:03] allait comprendre ça, et je pense que Luce Enrique lui a
[1:06:05] fait comprendre ça et en lui changeant sa position, il jouait
[1:06:09] 9, il avait beaucoup plus d'occasions d'être en face à
[1:06:11] face avec le gardien. Il a compris ça, il était
[1:06:14] décisif et et pour moi, c'est ça Haussmann, c'est ce qui lui
[1:06:17] manquait, c'est d'être décisif à tous les matchs et faire gagner
[1:06:22] son équipe. Et c'est ce qu'il a fait avec le
[1:06:24] Paris Saint Germain, c'est ça. La suite, c'était la Coupe du
[1:06:27] monde en 2018. Comment tu l'as abordée ?
[1:06:30] Parce que je sais que ton genou, il était déjà fragile à ce
[1:06:32] moment-là. Ouais ouais ouais, juste avant,
[1:06:34] juste avant. C'est à ce moment-là que j'ai
[1:06:35] commencé à à à avoir quelques gênes au genou.
[1:06:42] Mais vu que je savais pas trop ce que c'était.
[1:06:45] Et avec les médecins, bah on s'était dit que ça allait, ça
[1:06:49] allait passer, que je pouvais faire la la compétition sans
[1:06:51] sans problème. Est ce que c'est ?
[1:06:54] Eux qui t'ont convaincu de le faire, toi qui les a un peu
[1:06:56] poussés ? Non non, eux pour eux, c'est
[1:07:00] même pas me convaincre hein. Pour eux je pouvais y aller sans
[1:07:02] souci hein, sans souci. Mais moi j'avais des doutes.
[1:07:08] Ouais, j'avais des doutes sur ça, sur le fait de pouvoir de
[1:07:13] pouvoir aller à cette compétition parce que j'ai
[1:07:15] rarement eu des blessures comme ça qui me gênaient et et je me
[1:07:19] disais waouh, mais je pense que je vais pas pouvoir la jouer
[1:07:22] cette compétition. Je vais pas pouvoir aller la
[1:07:24] jouer et c'est vrai que pour être honnête, j'avais à un
[1:07:29] certain moment je ne voulais. En tout cas je voulais appeler
[1:07:34] le sélectionneur pour lui dire écoute, non.
[1:07:37] Pourquoi tu l'as pas fait ? Bah pourquoi je l'ai pas fait ?
[1:07:40] Parce que au final, j'ai des discussions avec avec des
[1:07:44] proches. Vraiment avec avec 2 de mes
[1:07:49] proches, j'ai des discussions. Et c'est vrai que j'en arrive à
[1:07:54] parler de ça en leur disant écoutez, je pense que ça va pas
[1:07:57] le faire et c'est vrai que même ça j'étais un peu en un peu
[1:08:00] touché, même en larmes et tout et je me dis bon je vais pas la
[1:08:03] faire parce que je me sens pas bien, je me sens pas bien et je
[1:08:06] me vois, je me vois pas jouer une compétition comme ça et et
[1:08:09] c'est vrai qu'ils m'ont dit non mais Sam écoute assieds toi on
[1:08:14] va parler. Je pense que une compétition
[1:08:17] comme ça c'est pas tous les jours que tu vas en faire donc.
[1:08:23] Si vraiment tu te sens pas capable n'y va pas mais vraiment
[1:08:27] si tu penses que tu peux quand même y aller et après avec les
[1:08:32] soins peut être que ça ira mieux.
[1:08:34] Vas y parce que ça peut être un moment incroyable que tu vas
[1:08:37] mieux. Et au final j'avais pas tort
[1:08:41] parce que au final c'est la seule compétition on va dire
[1:08:44] seule Coupe du monde que que j'aurais joué et et gagné.
[1:08:47] Donc je me dis Waouh vraiment si j'avais pas parlé avec mes 2
[1:08:51] proches. Ah je pense que j'aurais pas pu
[1:08:57] connaître, on va dire ce bonheur là de de jouer cette compétition
[1:09:01] et surtout de la remporter. De ton entourage, ils t'ont
[1:09:04] vraiment aidé du début à la fin. Ah vraiment du début.
[1:09:06] Franchement ça, il y a peu de gens qui qui.
[1:09:09] Ouais, les gens ne sont pas au courant de ça, mais.
[1:09:11] Et même pas le coach hein. Mais c'est vrai que je les ai
[1:09:13] appelés pour leur dire, écoutez, je pense que demain je vais
[1:09:15] appeler le coach pour lui dire que.
[1:09:17] Parce qu'au final, moi je j'ai jamais vraiment connu ça et
[1:09:20] j'avais pas envie d'arriver et de les mettre dans une situation
[1:09:24] un peu compliquée. Ah ça mais il a mal non ?
[1:09:26] Bah tu sais quoi ? Je préfère ne pas y aller mais.
[1:09:30] Et t'as bien fait parce que je pense notamment au match contre
[1:09:32] la Belgique où où tu mets le but décisif, comment t'as senti quoi
[1:09:35] à ce moment là ? Incroyable.
[1:09:37] Ouais, ouais, beaucoup de beaucoup de de fierté et et
[1:09:41] surtout que. Je suis passé par des moments
[1:09:44] compliqués, ça soit niveau foot avec cette gêne là que j'avais
[1:09:48] même avec mes histoires que j'ai pu avoir avec ma famille.
[1:09:54] C'est vrai que il y a eu tout ça à ce moment-là.
[1:09:56] Quand j'ai marqué, je me suis dit Waouh t'es passé par tout ça
[1:10:00] et regarde là tu mets tu mets ce ce but là.
[1:10:02] Et en plus de ça, il y avait mes proches qui étaient là au stade.
[1:10:06] Donc c'était vraiment la soirée parfaite, la soirée parfaite,
[1:10:11] ouais. C'est un des meilleurs souvenirs
[1:10:12] de ta vie. Ah oui ?
[1:10:14] Ah oui, c'est un de mes meilleurs souvenirs parce que ce
[1:10:21] pas ce jour-là c'était plus la veille.
[1:10:24] Je discutais de ça avec 1 1 de mes un de mes amis parler de
[1:10:30] cette compétition et tout. Comment ça se passait ?
[1:10:33] Et le lendemain ? Le lendemain on se rappelle, le
[1:10:37] lendemain matin on avait l'habitude de toujours s'appeler
[1:10:39] Bah avant les matchs et et il me dit Ah comment tu le sens et
[1:10:43] tout je dis Ah aujourd'hui je sens que il va se passer quelque
[1:10:46] chose, Ah je sens il va se passer et après je lui dis Ah
[1:10:50] vas y je pense que et je vais marquer alors que je marquais
[1:10:53] pas beaucoup moi Ah je pense que je vais marquer et là il YA1
[1:10:56] gros blanc dans la discussion et lui il dit rien, il me dit rien,
[1:11:00] gros blanc et tout. Et après je dis tu es là après
[1:11:04] vu que c'est une personne qui est un peu stressée et commence
[1:11:07] à me dire arrête de me mettre tout ça dans la tête sinon moi
[1:11:09] je vais attendre un but de ta part et donc au final on a ça.
[1:11:12] Ça s'est fini à ça mais mais je chantais que on allait passer
[1:11:15] une belle soirée et y a des fois des choses comme ça que tu
[1:11:18] ressens. C'est inexplicable mais je
[1:11:21] savais que que ça allait être notre soirée, la mienne.
[1:11:26] Peut être, mais. Mais vraiment.
[1:11:28] Je savais que l'équipe on allait vraiment faire le match qu'il
[1:11:31] fallait. On allait la, on allait
[1:11:33] remporter à ce cette rencontre. Ouais, est ce que tu avais la
[1:11:35] sensation pour la finale ? Avant la finale, c'était
[1:11:38] différent. Avant la finale, j'avais la
[1:11:42] sensation qu'on allait gagner. Je le savais.
[1:11:44] Et même nous, je me souviens, on avait le petit déj qui était
[1:11:47] obligatoire et on on s'est retrouvé.
[1:11:50] Je me j'ai, j'ai même une photo, je pense que qui restera gravée
[1:11:53] et tout ça qu'on avait prise. Au petit déj on a dit bon les
[1:11:57] gars, dernier petit déj avant la victoire, mais je pense qu'il
[1:12:00] devait y avoir Varane, Antoine, Paul, on a pris la photo et tout
[1:12:04] ça et et je on savait, on sentait que c'était pour nous,
[1:12:08] c'est on savait que c'était pour nous donc j'avais cette
[1:12:14] sensation là ouais, que on allait passer encore une une
[1:12:16] belle soirée et qu'on allait rentrer en France avec avec la.
[1:12:19] Mais tout au long de la Coupe du monde, tu la sentais la, la
[1:12:22] douleur. Bah pendant les matchs non,
[1:12:26] pendant les matchs non mais c'est vrai que c'était après les
[1:12:30] matchs où mon genou réagissait, réagissait, gonflait, donc il
[1:12:36] fallait gérer toujours les ouais, les ces situations là
[1:12:41] quoi c'était. C'était pas forcément facile
[1:12:43] donc. Donc dans un premier temps,
[1:12:45] j'étais content parce qu'on gagnait après chaque match, mais
[1:12:48] après je repartais dans ma bulle à moi.
[1:12:51] Je me disais waouh, je suis en train de souffrir quand même et
[1:12:55] c'était pas facile. Et ça, les gens ne savent pas et
[1:12:57] que au final, ça passe après. Parce qu'au final, la, la
[1:13:00] finalité c'est qu'on ait gagné la Coupe du monde.
[1:13:02] Mais c'est vrai qu'après chaque match, Oh, c'était c'était dur.
[1:13:06] J'avais du mal à plier le genou parce qu'au final j'avais du
[1:13:09] liquide qui se formait et et c'était c'était dur, c'était
[1:13:13] dur. Est ce que tu as l'impression
[1:13:15] d'avoir sacrifié ta carrière pour la Coupe du monde ?
[1:13:19] Très bonne question hein, parce qu'on m'en parle beaucoup.
[1:13:21] Euh, je je pense quand même que ça a joué.
[1:13:29] Euh. Le fait que de ouais de faire
[1:13:30] cette Coupe du monde, euh, d'avoir forcé comme ça, euh,
[1:13:35] c'est ça n'a pas des bons genoux en tout cas.
[1:13:38] Euh. Mais je pense que ouais, ça fait
[1:13:42] partie des choses ouais, qui ont fait que j'ai dû arrêter ma
[1:13:45] carrière un peu plus tôt que prévu et que après cette
[1:13:47] compétition ça a été compliqué pour moi.
[1:13:50] Je pense que ça fait partie de ça, mais je pense que il y a
[1:13:53] d'autres choses après ça qui ont été mal gérées, qui ont été mal
[1:13:59] gérées et qui ont fait que. Bah j'ai pas pu me rétablir à à
[1:14:03] 100% mais. Sacrifier c'est vrai que les
[1:14:06] gens utilisent ce mot là. Moi j'ai un peu du mal à parce
[1:14:09] que pour moi sacrifice c'est voilà c'est c'est quelque chose
[1:14:12] de fort mais c'est vrai que c'est quelque chose de fort
[1:14:15] quand même parce que après j'ai encore plus galéré et j'ai quand
[1:14:19] je pense que j'ai dû arrêter ma carrière à 31 ans ou bien ouais
[1:14:23] 31302 ans c'est c'est tôt et ouais peut être sacrifice ouais
[1:14:29] sacrifice mais c'est vrai que j'ai j'ai forcé, j'ai forcé.
[1:14:34] Mais si tu pouvais retourner dans le temps, est ce que tu
[1:14:36] ferais les choses différemment ? De jouer la Compète, oui, je le
[1:14:39] ferais. Je changerais pas à 100%.
[1:14:42] Mais après y a des choses que ouais que que j'aurais faites
[1:14:47] toi différemment. Après la Coupe du monde, tu.
[1:14:50] Après la Coupe du monde ? Oui, OK.
[1:14:52] Après la Coupe du monde ? Ouais, c'est sûr.
[1:14:54] OK, parce que ton retour au Barça, ça s'est passé comment ?
[1:14:58] Comment ils ont vécu ça ? Bah bah le fait qu'on gagne ou
[1:15:02] le fait de ma blessure ? Ouais non, ta blessure ?
[1:15:05] Bah ma blessure. Après déjà avant que de partir
[1:15:07] ils savaient ce qu'il en était et que après la blessure,
[1:15:10] normalement on aurait dû se se poser et discuter.
[1:15:14] Mais c'est vrai que quand un coach te fait confiance, faut
[1:15:17] absolument que tu joues et à ce moment-là c'est ce qui c'est ce
[1:15:20] qui s'est passé. Mais je leur ai dit, écoutez-moi
[1:15:23] là il faut que je me stoppe parce que jouer un match sur 2
[1:15:25] ou jouer que certains matchs importants.
[1:15:28] Non, j'ai besoin vraiment de me soigner, de trouver la solution
[1:15:32] pour que pour aller mieux. Et c'est vrai qu'on a.
[1:15:37] Ouais, au bout d'un moment ça n'allait pas forcément en étant
[1:15:39] en désaccord sur sur certaines choses.
[1:15:42] Mais au final, c'est mon corps, c'est mon corps.
[1:15:46] J'ai senti certaines choses aussi que eux n'ont pas senti.
[1:15:49] Donc au bout d'un moment, il fallait que je prenne les
[1:15:52] choses, les choses en main. Quand est ce que tu as senti que
[1:15:54] il y aurait pas de retour en arrière ?
[1:15:56] Parce que tu vois, moi j'ai dû arrêter le basket à cause d'une
[1:15:58] mesure au poignet ou pareil y a eu des erreurs.
[1:16:00] Moi j'ai esquivé certaines choses qui ont fait que et quand
[1:16:03] j'ai compris, c'était vraiment dur.
[1:16:04] Bah franchement j'ai galéré pendant plusieurs années mais à
[1:16:08] chaque fois dans ma tête je savais où je pensais que
[1:16:11] j'allais pouvoir revenir et au niveau que j'avais parce que le
[1:16:16] plus dur c'est que quand t'arrives à et j'avais touché je
[1:16:18] pense à un niveau très haut sur mes performances et je me suis
[1:16:22] dit Waouh, il va falloir que je retrouve ce niveau-là et.
[1:16:25] Et j'étais persuadé que j'allais pouvoir le faire.
[1:16:28] Donc t'étais capable de me dire ça.
[1:16:29] Il me faut pas manger ci ça pendant pendant 2 ans pour Ah
[1:16:32] j'allais le faire, j'étais prêt à tout.
[1:16:34] Donc j'ai fait des soins comme je disais même niveau
[1:16:38] alimentation, j'ai changé mon alimentation.
[1:16:43] Mais au final, il y a des choses que j'ai faites, qu'on m'a dit
[1:16:48] de faire, que j'aurais peut être pas dû, qui ont continué à
[1:16:50] abîmer mon mon genou et. Et j'aurais j'aurais fait ouais,
[1:16:55] différemment, différemment. Mais je pense qu'à à tout le
[1:17:00] temps, je me suis dit que c'est possible et c'est ça, vous
[1:17:03] savez, si c'est c'est ça pour moi, moi je suis quelqu'un.
[1:17:07] Mes amis me disent que je suis assez têtu quand j'ai une idée
[1:17:10] en tête, j'y vais à 200% et c'est le plus important.
[1:17:14] Et même si tu as 2, 3 personnes qui me disaient Ah mais non, moi
[1:17:17] tant que je suis sûr de moi, j'y vais.
[1:17:19] Et c'est ce qui s'est passé pour ça, c'est que j'ai vu des
[1:17:22] spécialistes. Et dès que un ou 2 ou 3 m'ont
[1:17:27] dit, Non, t'as pas d'obligation de te faire opérer, mais tu dois
[1:17:31] suivre un protocole, j'ai dit OK, Let's Go, on y va, même si
[1:17:35] le club n'était pas forcément d'accord.
[1:17:37] Mais j'ai fait et j'y suis allé et j'ai changé tellement de
[1:17:42] choses. C'était dur, hein ?
[1:17:43] Vraiment, c'était dur dans la tête, mais.
[1:17:48] Mais j'ai, c'est pour ça qu'à Barcelone, j'ai toujours voulu
[1:17:51] revenir. Sur les terrains et c'est pour
[1:17:55] ça que je travaillais 2 fois plus.
[1:17:56] Et les gens, ça, ils ne savent pas.
[1:17:58] Et à cette période là c'était très compliqué parce que
[1:18:01] tellement de choses sortaient. Et surtout sur les grands clubs
[1:18:04] comme ça, la presse, ouah, a une place importante et vu que les
[1:18:09] gens veulent s'informer, ils s'informent.
[1:18:10] Où la presse et et vu que moi je mettais rien du tout sur les
[1:18:15] réseaux, ils écoutaient plus la presse qu'autre chose et et il y
[1:18:19] a des choses qui sont sortis qui n'étaient pas forcément vraies.
[1:18:23] Et et à cette période là, j'ai travaillé vraiment, vraiment
[1:18:26] vraiment, je sais même pas quel terme utiliser, mais plus que
[1:18:30] personne d'autre des séances. J'ai pris un prépa, un prépa,
[1:18:34] j'ai pris même un coach au niveau de la de ma diète au
[1:18:39] niveau de l'alimentation, mais au final c'est moi qui payais
[1:18:43] tout. Ah je prenais tout ça en charge,
[1:18:46] j'achetais énormément de machines.
[1:18:47] Si tu venais chez moi, c'était une clinique quoi, c'était un
[1:18:50] centre. Parce que au final, je me suis
[1:18:52] renseigné avec des spécialistes, qu'est ce que je dois faire ?
[1:18:55] Quelle machine ? Et j'avais tout chez moi,
[1:18:57] j'avais tout pour pouvoir revenir sur les terrains et à
[1:19:01] Barcelone et c'est pour ça que j'ai un peu ce regret là, c'est
[1:19:05] que les gens pensaient à Barcelone que Bah je restais
[1:19:08] pour l'argent ces choses là alors que c'est pas ça.
[1:19:11] C'est juste que moi je voulais leur montrer que je travaillais
[1:19:14] dur pour revenir. Ils voulaient qu'ils me voient
[1:19:16] sur les terrains en disant Ah waouh Big Sam, il est de retour
[1:19:20] et moi c'était ça que je voulais.
[1:19:22] Mais au final, j'ai pas. À certains moments j'ai pu le
[1:19:26] montrer. Mais après il y avait, il y
[1:19:28] avait des choses qui changeaient, le coach qui
[1:19:31] changeait, il y avait des choix. Pourquoi même au sein du club
[1:19:35] fallait que je parte ? Parce que mon mon salaire qui
[1:19:37] était un peu trop élevé alors que je revenais de blessure donc
[1:19:40] je jouais pas. Il y avait tellement de choses
[1:19:42] et mais moi mon but premier c'était vraiment de tout faire
[1:19:47] pour revenir sur le terrain et je voulais jouer à Barcelone.
[1:19:49] Et nulle part. Ouais, je je.
[1:19:50] C'était le seul club où je voulais être et c'est pour ça
[1:19:53] que je ne parlais pas. Mais je voulais juste parler sur
[1:19:56] les terrains, mais ça prenait du temps et et voilà.
[1:20:00] Mais c'est vrai que c'était un. C'est un petit regret quand même
[1:20:03] de ne pas avoir pu revenir et jouer à Barcelone comme je le
[1:20:06] faisais avant. Et c'est quoi la plus grande
[1:20:09] leçon que cette période elle t'a apprise ?
[1:20:11] Waouh. Énormément.
[1:20:12] Il y a leçon de la patience, de la patience.
[1:20:21] Ça m'a permis aussi de de voir réellement dans quel monde
[1:20:24] j'étais. Comme je disais, pour moi le
[1:20:27] foot c'était vraiment que le terrain.
[1:20:28] Je vais sur un terrain de foot, je m'entraîne et je joue le
[1:20:30] weekend. Mais non, c'est pas ça, c'est
[1:20:33] t'as la presse à gérer, même si moi je regardais pas.
[1:20:36] Mais au final, c'est mes proches, t'as l'environnement,
[1:20:39] même les supporters, parce que ça a pris vraiment de l'ampleur
[1:20:42] pour moi qui qui voulait rester un peu discret et que t'as tout
[1:20:47] ça à gérer. Donc au final, la leçon c'est
[1:20:51] vraiment moi j'ai, j'ai fait ce que ce qui me semblait le mieux
[1:20:55] pour mon corps et ma tête aussi. Et ce qu'ils se rendent pas
[1:21:00] compte, c'est que à certains moments, vous savez, on est dans
[1:21:03] un monde où si c'est pas toi qui va jouer, c'est un autre.
[1:21:06] C'était pas bon de ce sort, on prend quelqu'un d'autre, on
[1:21:10] achète et c'est fini. Et et moi j'avais décidé que
[1:21:13] personne n'allait décider de mon sort à part moi même.
[1:21:17] Et que j'allais faire le nécessaire à côté.
[1:21:19] Par contre comme je disais, parce qu'on a beau nous taper
[1:21:22] dessus en disant Ah les joueurs de foot gagnent beaucoup trop,
[1:21:24] OK pas de souci. Mais bon, si on met n'importe
[1:21:27] quelle personne sur une table en disant tu peux signer ce contrat
[1:21:29] là, tu le signes tu vas dire quoi ?
[1:21:31] Ah non c'est beaucoup trop quand même.
[1:21:34] Non donc c'est la réalité, on gagne de l'argent donc je me
[1:21:40] suis pas plaint, jamais, mais là j'en parle, je disais c'est moi
[1:21:43] qui prenait tout ça, tout ça en charge et c'était un coût à
[1:21:45] l'année. C'est un coup d'avoir des
[1:21:48] personnes comme ça chez soi qui travaillent que pour toi c'est
[1:21:52] un coup. Mais j'ai dit il y a pas de
[1:21:53] souci parce qu'au final vu que je veux revenir, mon objectif
[1:21:57] c'est ça. Bah si j'arrive à atteindre cet
[1:21:58] objectif là, même si il faut que je je mette des 100000, je je
[1:22:03] vais les mettre, je vais les mettre.
[1:22:05] Mais. Mais j'ai compris que ce milieu
[1:22:08] là était intransigeant et et qu'il fallait des fois être un
[1:22:14] peu égoïste. À ne pas vouloir faire plaisir à
[1:22:18] telle. Non, c'est toi, c'est toi et et
[1:22:21] ça m'a permis vraiment de d'apprendre de ce milieu là.
[1:22:25] Et la patience aussi, de relativiser vachement, parce
[1:22:30] qu'on est dans notre milieu à nous.
[1:22:31] Oui, on joue des matchs supporters, tu prends ton
[1:22:33] salaire, tu sais, mais mais la vie, la vraie vie, la vraie vie,
[1:22:37] c'est quoi réellement ? Et et ça pour moi, j'étais dans
[1:22:41] une vie qui était c'était tout beau, tout et la la, la vraie
[1:22:46] vie, t'as des difficultés. Et le plus important, je pense
[1:22:50] que tout le monde tombe dans une vie une fois 2*3 fois.
[1:22:53] Mais c'était surtout pour moi le plus important, c'était à chaque
[1:22:56] fois me relever et je suis fier de ça.
[1:22:58] Vraiment. Moi je sais que je suis tombé
[1:23:00] franchement 5678910, vraiment. Mais même si les gens s'en
[1:23:07] foutent, moi je suis tellement content de moi parce que à
[1:23:11] chaque fois je me suis relevé et et je pense que ouais c'est
[1:23:15] c'est c'est un peu cette leçon là.
[1:23:17] De même, si tu même si tu tombes, même si c'est dur, même
[1:23:20] si t'as tu penses que tu pourras pas.
[1:23:22] Ah si tu peux. Et je pense que y a certaines
[1:23:25] choses qui arrivent, pas ce qu'elles doivent arriver.
[1:23:27] Et comme ma carrière, je pense que j'ai la carrière que j'ai
[1:23:30] eue parce que je devais avoir celle-là et c'est tout.
[1:23:32] Et ça m'a permis aussi de de prendre de de d'avoir cette
[1:23:36] réflexion là, de se dire mais pourquoi, pourquoi ?
[1:23:38] Parce qu'au final les saisons s'enchaînent, les matchs t'as
[1:23:42] pas le temps de réfléchir à tout ça, mais quand t'es dans la
[1:23:44] blessure pendant des mois, des années, Ah crois moi que t'as le
[1:23:47] temps de réfléchir à à ces choses là.
[1:23:49] Et c'est vrai que je pense que avoir ouais pris ce recul là en
[1:23:54] me disant Tu sais Sam la la vraie vie c'est quoi être en
[1:23:57] bonne santé ? Donc fais tout le nécessaire
[1:23:59] pour être en bonne santé. Et et ensuite voilà la la vie il
[1:24:05] faut se relever et après-demain bah il il t'arrivera de de
[1:24:09] belles choses et c'est le cas, il m'est arrivé autre chose, il
[1:24:12] y a pas que le foot hein, il y a pas que le foot, mais il fallait
[1:24:14] que je sorte de ça. C'est à dire que le foot il y a
[1:24:16] pas que ça dans ma vie, mais ça a été dur parce que pour moi
[1:24:20] j'ai grandi en mode je regarde du foot, je bois du foot, je
[1:24:24] mange du foot, je me lave du foot, je je fais tout avec le
[1:24:27] foot. Mais faut se rendre compte que
[1:24:29] dans dans la vie, y a y a d'autres choses, il y a d'autres
[1:24:33] choses, il y a d'autres choses. Et comme il y a une chose où
[1:24:36] j'ai, j'ai décidé aussi de de partir au Cameroun à une période
[1:24:39] et tout ça parce que j'ai envie de de m'impliquer pour une
[1:24:42] association ou même la mienne. Et et quand je suis allé là-bas,
[1:24:47] Ah, j'ai vu c'était quoi les difficultés, les vraies
[1:24:50] difficultés. Donc moi je me suis dit ça, mais
[1:24:53] non, toi c'est juste. C'est c'est ça.
[1:24:56] Je pense que tout le monde a des difficultés, tu vois à son
[1:24:58] échelle et moi c'était c'était, c'était rien du tout, c'était
[1:25:01] rien. Donc au final, j'ai relativisé
[1:25:04] et et grâce à ça, j'ai réussi à passer à autre chose.
[1:25:07] Je tiens à adresser mes plus sincères remerciements à l'hôtel
[1:25:10] des grands voyageurs qui nous accueille pour le tournage de
[1:25:12] nos podcasts. C'est un vrai plaisir de tourner
[1:25:15] ça dans un cadre pareil. L'hôtel est magnifique, le
[1:25:17] restaurant qui est juste au-dessus de nous, il est
[1:25:19] délicieux. Les équipes sont super sympa
[1:25:21] pour un séjour à Paris pour 1, 1 dîner pour même un anniversaire
[1:25:24] dans cet espace que dans lequel on est et que vous pouvez louer,
[1:25:27] c'est vraiment parfait. L'hôtel des grands voyageurs à
[1:25:30] Paris. Merci pour leur accueil et on
[1:25:32] continue avec le Podcast t'es parti à laitier ?
[1:25:35] Ouais. Pourquoi laitier ?
[1:25:38] Laitier c'est simple, je vais expliquer un peu, c'est qu'à
[1:25:43] cette période là, Barcelone me fait comprendre que il faut que
[1:25:46] je parte. En prêt au départ définitif et
[1:25:51] je leur dis bah j'aimerais bien partir en prêt parce que pour
[1:25:53] moi dans ma tête j'ai toujours l'objectif de revenir et jouer à
[1:25:56] Barcelone et et mon agent qui me fait comprendre que bah il y a
[1:26:01] des clubs qui sont intéressés. Et après ce que j'avais, ce que
[1:26:06] j'ai vécu vraiment, qu'on me parle d'argent, qu'on me parle,
[1:26:11] que oui il était là pour ça. En fait, j'avais besoin de me
[1:26:14] retrouver dans un dans un environnement.
[1:26:17] Comme quand je venais de commencer le foot où on parle
[1:26:20] que de foot et rien d'autre. Et j'avais besoin de trouver un
[1:26:24] environnement sain. Donc tous les clubs qui étaient
[1:26:28] un peu, j'avais des clubs qui étaient quand même bien qui
[1:26:30] jouent les 4, 5 premières places, ça soit en Italie, ça
[1:26:34] soit en Espagne. Mais je m'en souviens.
[1:26:36] J'ai dit à mon agent, non j'ai pas envie et et il me parle de
[1:26:39] Lecce, j'ai au début mais c'est haut, je connais pas et il
[1:26:45] m'explique qu'il manque de 2e division.
[1:26:47] Et c'est un club qui est pas structuré du tout comme
[1:26:50] Barcelone. Je lui dis OK, pas de souci.
[1:26:52] Donc on commence à un peu à discuter avec eux et on fait une
[1:26:57] une visio avec avec les dirigeants et ça se passe très
[1:27:00] bien. Ils m'expliquent qu'ils ont
[1:27:01] vraiment envie de me faire venir pour eux.
[1:27:04] C'est c'est, c'est incroyable, c'est incroyable d'avoir un
[1:27:07] joueur, un joueur comme comme moi et au final je finis par
[1:27:11] accepter et en plus moi. Ce qui ce qui m'a fait le plus
[1:27:18] limite plaisir, c'était que c'était quelque chose de simple.
[1:27:22] Par exemple les séances d'entraînement, quand ils m'ont
[1:27:24] montré où est ce qu'ils s'entraînaient, ils
[1:27:25] s'entraînaient dans un resort resort.
[1:27:28] Donc tu as un hôtel parce que là-bas c'est l'été.
[1:27:30] Tu as pas mal de de ouais de de monde qui vient passer l'été
[1:27:35] là-bas. Surtout les Italiens à en tout
[1:27:37] cas à cette période là. Et c'est un resort avec une
[1:27:40] piscine et tu avais un terrain de foot à côté.
[1:27:42] Et on s'entraînait là. Donc moi quand j'arrive je vois
[1:27:44] des gens qui viennent à l'hôtel resort et et nous on va
[1:27:47] s'entraîner à côté. Donc pour moi c'est pas une
[1:27:50] structure d'un club professionnel, mais c'est ça qui
[1:27:53] m'a plu parce qu'au final je suis sorti de ce monde là où
[1:27:57] c'est trop sérieux, c'est trop carré, faut respecter ça.
[1:27:59] Non ? Donc je suis allé là-bas et
[1:28:01] j'étais vraiment le plus heureux.
[1:28:02] Le plus heureux c'est que je pensais que foot, je pensais que
[1:28:05] foot et que pour moi c'était vraiment une bande de de copains
[1:28:09] avec qui j'étais. Et eux qui ont qui avaient pas
[1:28:11] vraiment cette c'était la première fois qu'ils pour la
[1:28:14] plupart qui jouaient en première division, ils découvraient donc
[1:28:17] ils étaient comme des comme des des gamins.
[1:28:19] On leur donne pour la première fois une sucette waouh
[1:28:22] incroyable. Donc c'est ça que j'ai voulu et
[1:28:25] c'est pour ça que je suis allé là-bas et ça s'est passé comme
[1:28:29] prévu. Je sais pas mais en tout cas
[1:28:31] j'avais rien prévu en toute honnêteté, mais humainement
[1:28:36] j'avais besoin de ça aussi. La manière dont ils m'ont traité
[1:28:42] waouh, le respect qu'ils avaient pour moi, c'était incroyable et
[1:28:49] vraiment c'est ce que je, c'est ce que je voulais et et donc au
[1:28:52] final, ça se passe super bien. Les supporters aussi.
[1:28:56] On avait cette connexion là, je savais que c'était un club qui
[1:29:00] était dans le dur. On allait être dans le dur toute
[1:29:02] la saison, mais avec les valeurs de rien lâcher, on va se battre
[1:29:06] pour se maintenir et le maintien qu'on a eu.
[1:29:09] Waouh. J'ai eu des larmes et tout,
[1:29:11] alors que moi j'ai gagné une Coupe du monde, j'ai gagné la
[1:29:13] Liga, j'ai gagné. Mais au final, pour moi, c'est
[1:29:15] comme si j'avais gagné un trophée parce qu'on est allé
[1:29:17] chercher ça avec une équipe qui. Ah, qui était qui ?
[1:29:20] Ouais qui. Si on me dit que cette équipe
[1:29:23] descend en 2e division, je te dis que c'est normal.
[1:29:26] Mais on a fait avec notre nos moyens.
[1:29:29] Et on a réussi à à à se maintenir.
[1:29:31] Incroyable, vraiment. Ouais, t'as dit que Lece, ça t'a
[1:29:33] rendu la joie de jouer. Tu penses que si l'expérience
[1:29:36] elle avait été mauvaise, par exemple, ça aurait pu amener à
[1:29:39] ce que t'arrêtes ? Ouais, je pense.
[1:29:41] Je pense qu'à cette période là, si ça s'était mal passé,
[1:29:45] j'aurais pris la décision d'arrêter le foot professionnel.
[1:29:49] Mais comme ça s'était trop bien passé, vraiment, je reprenais
[1:29:52] Oh, du plaisir à jouer au foot, aller aux entraînements tous les
[1:29:55] jours. Quelque chose que j'avais perdu,
[1:29:59] ouais. J'ai eu l'envie de de continuer,
[1:30:02] de continuer ma carrière. Est ce que c'est facile
[1:30:04] d'identifier le bon moment pour prendre sa retraite quand quand
[1:30:06] on est joueur professionnel ? Moi, pour moi, c'était assez
[1:30:11] simple parce que ça faisait quelques temps que je galérais
[1:30:14] un peu, que j'avais des des gênes et que j'avais pris la
[1:30:19] décision aussi de me faire opérer.
[1:30:21] Donc quand ça s'est produit à ma signature à Lille, Bah je
[1:30:24] pensais que. Avec la saison que je venais de
[1:30:26] faire à laitier et que ça allait super bien se passer, j'avais
[1:30:29] des ambitions vraiment élevées aussi vu que c'était une équipe
[1:30:32] qui jouait les premières places en en en France.
[1:30:36] Mais si il se passe que dès mon arrivée, bah j'ai des des gènes,
[1:30:40] des douleurs. Je patiente un peu, je dis rien
[1:30:43] parce que je suis gêné aussi de de le dire.
[1:30:47] Parce que c'est un club qui a qui voulait me donner cette
[1:30:50] opportunité là de revenir en France et de montrer aux gens.
[1:30:53] Écoute Sam, il est de retour et et au bout d'un moment bah ça me
[1:30:56] gênait trop donc j'en ai parlé. On a décidé bah de de me faire
[1:31:02] opérer, ça a pas été facile mais c'était je pense le le le le bon
[1:31:07] choix et et à ce moment-là je voulais arrêter.
[1:31:10] Quand j'ai décidé de me faire opérer je me suis dit bon
[1:31:12] j'arrête mais vu que le club, le président.
[1:31:16] Ils m'ont beaucoup soutenu, ils m'ont accompagné, je me suis dit
[1:31:20] Tu sais quoi Sam, tu peux pas dire stop là comme ça.
[1:31:23] Donc je me suis dit Bah tu sais quoi, continue, reviens, même si
[1:31:26] la la Rééduc ça va être dur. J'ai fait la Rééduc, je suis
[1:31:30] revenu et et le plus important pour moi c'était de revenir rien
[1:31:34] qu'aux entraînements, ça pour moi, waouh, ça a été, c'était
[1:31:38] mon objectif. Tous les jours je me disais,
[1:31:39] Sam, tu sais, non non non non, non, pour toi et pour eux, tu te
[1:31:44] dois de revenir et que moi. Les gens vont savoir que t'as
[1:31:48] travaillé dur pour revenir parce que si tu te fais opérer, tu dis
[1:31:51] Bon t'arrêtes. Bah Ah il a lâché comme ça.
[1:31:54] Non, c'est juste que j'avais ça, je me suis mis ça en tête,
[1:31:57] c'était dur, dur, waouh, vraiment une rééducation,
[1:32:01] réapprendre à marcher correctement les gens, waouh
[1:32:04] c'est c'était pas facile, mais au final pour moi ça en valait
[1:32:08] ça. Ouais ça en valait ça, ça valait
[1:32:10] le coup de de le faire. Et ça va revenir sur.
[1:32:14] L'annonce de de ta fin de carrière, ouais, comment on fait
[1:32:17] pour annoncer ça après une telle carrière ?
[1:32:20] Bah il faut réfléchir à comment le faire quand c'est vrai que
[1:32:24] j'avais pris ma décision depuis un moment, mais je ne voulais
[1:32:28] pas le faire sur un sur dans un magazine ou à la télé.
[1:32:33] Je je n'aurais pas. J'avais besoin de le faire comme
[1:32:36] moi je je pensais et j'ai pris du temps un peu à réfléchir et
[1:32:40] c'est pour ça que je voulais préparer une une, une vidéo.
[1:32:43] À et je voulais la faire à Lyon parce que c'est là où tout a
[1:32:48] commencé pour moi et être reconnaissant aussi de de ça,
[1:32:53] des des gens qui ont été là, qui m'ont accompagné dès le départ.
[1:32:58] Donc c'était Lyon et pour moi c'était logique de le faire
[1:33:02] là-bas. Donc avec beaucoup d'émotion
[1:33:04] pendant pendant la vidéo parce que je me disais Waouh donc là
[1:33:08] c'est vraiment la fin, c'est vraiment la fin, même si j'étais
[1:33:11] préparé à ça. Mais quand j'ai commencé à faire
[1:33:14] la vidéo, j'ai commencé à avoir des sensations un peu bizarres
[1:33:17] où à certains moments, je pouvais avoir des larmes.
[1:33:20] Et alors que pendant 2 mois auparavant, j'étais tranquille.
[1:33:24] Ah ouais, je vais faire la vidéo, ça va aller tranquille.
[1:33:27] Mais au moment de la vidéo, c'était pas facile, vraiment pas
[1:33:30] facile. Et même au moment de publier la
[1:33:33] vidéo, je devais le faire le matin.
[1:33:36] J'ai, je l'ai faite à à 18h00 ou 17 h parce que je repoussais.
[1:33:41] Et que ce jour-là, bah j'avais j'étais en pleurs et j'étais en
[1:33:47] pleurs parce que j'ai j'ai vécu énormément de choses bien comme
[1:33:52] mauvaises et et c'est pour ça que je repensais à tout ça.
[1:33:56] Même si je vais rester que sur le positif, que sur les belles
[1:34:00] choses. Mais même si les les choses un
[1:34:02] peu négatives m'ont permis un peu de de de me forger et et.
[1:34:07] Et ça, ça m'a aidé, même en tant qu'homme aussi.
[1:34:11] Mais ça a pas été facile et c'est pour ça que pour moi là
[1:34:14] c'était vraiment l'arrêt définitif en l'annonçant comme
[1:34:17] ça bah. Pas de retour ?
[1:34:20] Rire, ouais, pas de retour en arrière.
[1:34:22] Et maintenant t'as envie d'entraîner ?
[1:34:24] C'est ça, j'ai envie d'entraîner de toute façon.
[1:34:26] Depuis, j'ai toujours eu ça en moi.
[1:34:28] Je pense de transmettre un peu moi ce que je sais, ce que je
[1:34:33] connais à à la jeune voilà génération.
[1:34:39] Mais c'est vrai que sur le long terme quand même, ça serait
[1:34:43] l'équipe professionnelle. Parce que voilà, moi c'est la
[1:34:46] compète, j'ai vraiment ce truc de de compète.
[1:34:48] Même si passer par la formation, c'est c'est quelque chose de
[1:34:52] normal. Et d'aider aussi des jeunes à
[1:34:54] passer certains cap dans leur dans leur jeune carrière ou dans
[1:35:00] leur formation, c'est super important et et c'est vrai que
[1:35:03] j'ai pour but vraiment d'en d'entraîner au au niveau dans
[1:35:07] quelques années. Surtout que je trouve que les
[1:35:09] coachs qui ont été anciens joueurs, c'est vraiment
[1:35:11] différent. Je l'ai vu au basket et
[1:35:12] j'imagine qu'au foot tu le sens aussi.
[1:35:14] C'est différent oui, mais il faut savoir que quand tu es
[1:35:16] joueur, ça veut pas dire et si tu as été un joueur de haut
[1:35:20] niveau, ça veut pas dire que tu seras un super entraîneur.
[1:35:24] Ça c'est 2 choses différentes. Tu peux avoir les connaissances,
[1:35:27] c'est bien de connaître le foot, mais après quand tu as un groupe
[1:35:29] à gérer, Ah c'est différent, c'est différent et.
[1:35:32] Et c'est pour ça que moi j'ai décidé vraiment de me former.
[1:35:35] J'ai envie d'aller un peu à gauche à droite pour voir ce qui
[1:35:37] se fait, comment et après, petit à petit, me faire.
[1:35:41] Ouais, moi même ça me coache, prendre des décisions, avoir des
[1:35:45] responsabilités. Mais avant ça, j'ai besoin de me
[1:35:47] former. Ouais.
[1:35:48] Et c'est quoi le coach que tu as eu qui t'inspire le plus
[1:35:50] aujourd'hui dans ton parcours ? Bah c'est vrai que moi, Lucienne
[1:35:54] Riquet, il a été vraiment. Il a eu un impact très fort dans
[1:36:00] ma carrière, sur sa manière de voir le foot, sur ses séances,
[1:36:03] sur les il est très sur les détails et même le travail
[1:36:07] tactique, très sur les détails. Et moi ça m'a servi et je pense
[1:36:11] que ça fait vraiment. Je me sens un peu un peu comme
[1:36:15] lui sur ces, sur ces aspects-là. Je suis très sur les détails.
[1:36:20] Et j'ai envie d'apprendre et c'est pour ça que Lucene Riquet,
[1:36:23] pour moi, c'est un entraîneur sur qui j'ai envie de prendre
[1:36:26] certaines certaines choses quoi, c'est c'est c'est normal, mais
[1:36:31] après c'est vrai que je regarde un peu ce ce qui se fait
[1:36:33] ailleurs, même des entraîneurs que je n'ai pas, que je n'ai pas
[1:36:36] eu, je demande régulièrement à des joueurs avec qui j'ai joué.
[1:36:40] Ah cet entraîneur, il était comment humainement ses séances
[1:36:43] d'entraînement ? Parce que c'est c'est, c'est Bon
[1:36:46] à savoir aussi, mais j'aimerais vraiment, comme je disais, me me
[1:36:50] déplacer. Sur plusieurs jours dans
[1:36:53] certains clubs pour être avec des entraîneurs et pour voir
[1:36:56] leur leur mode de fonctionnement.
[1:36:59] Tu as dit que tu voulais transmettre quelque chose aux
[1:37:01] jeunes, toi, c'est quoi la chose que tu aurais aimé qu'on te dise
[1:37:04] quand tu avais 18 ans mais qu'on t'as jamais dit ?
[1:37:07] Ben franchement, moi je trouve qu'on m'a tout dit hein.
[1:37:11] Moi je trouve qu'on m'a tout dit parce qu'on m'a.
[1:37:13] On m'a dit que ça allait pas être facile.
[1:37:15] On m'a dit que. Ça allait passer vite, on m'a
[1:37:19] dit qu'il fallait profiter de chaque moment parce que tu sais
[1:37:22] jamais ce qui peut se passer demain.
[1:37:25] On m'a dit qu'y allait avoir de la concurrence, on m'a dit que
[1:37:28] ce milieu là c'est un milieu qui est compliqué, mais même si on
[1:37:32] te le dit, Je pense il faut le vivre, il faut le vivre.
[1:37:34] Mais mais je pense que ouais, j'étais préparé à tout ça, mais
[1:37:38] y a des choses, par exemple les blessures, ça par contre j'étais
[1:37:42] pas préparé à ça et c'est quelque chose.
[1:37:47] Moi, si je suis entraîneur, j'aimerais vraiment accompagner
[1:37:51] les joueurs blessés sur leur rééducation, qui se sentent pas
[1:37:58] forcément seuls. C'est très important, c'est très
[1:38:02] important. Il faut jamais.
[1:38:03] Si tu as un groupe, il faut que tout le monde se sente concerné.
[1:38:06] Et c'est vrai que j'ai eu des coachs qui avaient du mal à
[1:38:12] ouais concerner tout un groupe. Et c'est peut être le plus dur
[1:38:16] ça, parce que t'as des joueurs qui vont beaucoup plus jouer que
[1:38:18] d'autres. T'en as qui jouent peu ou pas,
[1:38:20] mais faut que tout le monde se sente concerné et que tu sais
[1:38:23] que chaque joueur va t'apporter quelque chose au bout d'un
[1:38:26] moment. Donc t'es obligé de de concerner
[1:38:28] tout un groupe et. Et ça c'est vrai qu'à certains
[1:38:31] moments il y a des choses que j'ai mal vécues, donc
[1:38:34] j'essaierai de faire différemment.
[1:38:37] Même si je pense que quand t'es coach, oui tu dois des fois.
[1:38:41] Être un peu pas égoïste, mais c'est dur de de se mettre à la
[1:38:45] place du joueur. C'est toi qui dois prendre les
[1:38:47] décisions et et le joueur doit l'accepter, ne pas être content.
[1:38:51] Bah c'est comme ça, c'est c'est le métier qui veut ça, mais.
[1:38:55] Mais je pense que ouais, vraiment moi j'essaierai d'être
[1:38:58] humainement, d'être le plus juste possible aussi, même si à
[1:39:04] certains moments je peux ne pas l'être, mais.
[1:39:08] D'être honnête parce que c'est vrai que dans ce milieu là t'as
[1:39:13] des entraîneurs des fois qui te vendent du rêve pour tes pour
[1:39:15] sortir de d'un contexte compliqué, il va dire Ah non
[1:39:19] mais ça je l'ai fait pour ça. Mais c'est pas la réalité.
[1:39:23] Et moi je je vais essayer d'être le plus correct, le plus honnête
[1:39:27] avec les joueurs que je vais, que je vais coacher.
[1:39:30] Ouais. J'aimerais bien parler avec toi,
[1:39:32] vraiment ta ta vision du foot aujourd'hui, ouais.
[1:39:35] Déjà aujourd'hui, c'est c'est quoi les jeunes qui
[1:39:37] t'impressionnent le plus ? Les jeunes qui m'impressionnent
[1:39:39] le plus ? Waouh.
[1:39:40] Ah, il y en a, il y en a beaucoup.
[1:39:44] C'est vrai que Bah Lyon, moi cherky c'était c'est ça sent le
[1:39:48] foot dans tout ce qu'il fait et lui aussi.
[1:39:53] Je pense qu'il est en train de prendre en maturité et c'est
[1:39:56] très bien parce que il a tout dans les jambes et il avait
[1:40:01] juste besoin d'etre un peu plus mature dans son jeu.
[1:40:03] De savoir aussi que le foot bah c'est ça demande pas mal
[1:40:06] d'efforts et pas que courir quand on a le ballon, mais c'est
[1:40:11] des choses que tu apprends et c'est normal.
[1:40:13] Et aujourd'hui pour toi, c'est quoi le meilleur défenseur du
[1:40:15] monde ? Bah moi en toute honnêteté j'ai
[1:40:18] une difficulté à à dire que il YA1 meilleur défenseur, un
[1:40:24] meilleur milieu, un non parce que pour moi tout le monde est
[1:40:28] différent. Il YA1 défenseur qui va avoir
[1:40:31] une qualité. Qu'un autre n'a pas donc au
[1:40:35] final de dire Ah le meilleur, moi je dirais jamais ça, j'ai
[1:40:38] jamais été pour ça. Mais je dirais par exemple y a
[1:40:41] peut être 5 défenseurs que je trouve vraiment complets.
[1:40:43] Je vais je vais les citer mais c'est dire meilleurs défenseurs
[1:40:47] non je je j'ai du mal à dire ça et je trouve que en plus tu as
[1:40:52] des défenseurs comme je le disais, des fois c'est le binôme
[1:40:56] en tant que central, des fois quand tu es avec un bon, un bon,
[1:41:01] tu veux être performant. Et ça les gens ils le savent
[1:41:04] pas, ils vont dire Ah non mais non, si tu l'enlèves ce joueur
[1:41:06] là il va jouer différemment. Donc en défense à l'heure
[1:41:12] actuelle il YA1 joueur bah français que j'adore.
[1:41:17] William Saliba, j'aime beaucoup le j'aime beaucoup le joueur
[1:41:24] même si je crois que il a fait Saint Étienne lui non ou je dis
[1:41:29] des conneries. Ah ouais, c'est s'il a fait
[1:41:31] Saint Étienne ? Peut être ça baisse un peu mais
[1:41:33] non. Ouais mais mais oui mais mais
[1:41:37] ouais, Saliba c'est un joueur que que j'apprécie parce qu'en
[1:41:40] plus il a pris le temps, il est Arsenal.
[1:41:43] Après il s'est fait prêter Marseille et il devient complet.
[1:41:48] On m'a confirmé qu'il était à Saint Étienne.
[1:41:51] Ah ouais ? Ouais je mais je sais j'ai j'ai
[1:41:52] posé la question mais je sais qu'il était à Saint Étienne.
[1:41:55] Je sais que ouais, je sais qu'il était à Saint Étienne bien
[1:41:58] évidemment, mais bon, vu que il est 8 parties, ça, ça passe, ça
[1:42:04] passe, ça passe et aussi. Aujourd'hui, tu sais, il y a
[1:42:06] beaucoup de joueurs qui évoquent l'intensité du calendrier, la
[1:42:10] santé physique et mentale que ça implique pour toi, est ce que
[1:42:13] c'est urgent de changer quelque chose ?
[1:42:14] Oui, je pense que il faut faire attention, je pense qu'on est en
[1:42:17] train de tuer un peu les joueurs.
[1:42:19] Et même sur la qualité du jeu, on est en train de tuer parce
[1:42:22] que un joueur il peut pas enchaîner toutes ces
[1:42:24] compétitions. Faire 606010 matchs à l'année
[1:42:27] c'est trop et en plus que maintenant le foot est beaucoup
[1:42:30] plus, y a beaucoup plus d'intensité, c'est trop
[1:42:33] compliqué d'enchaîner les matchs comme ça, beaucoup mais.
[1:42:36] Mais au final, pourquoi ils font ça ?
[1:42:38] C'est encore le problème, c'est l'argent, c'est pour ça.
[1:42:42] Et eux ils pensent qu'à ça, ils pensent pas aux hommes, aux
[1:42:45] joueurs. Qui tout le temps eux doivent
[1:42:49] enchaîner. Les matchs doivent être
[1:42:50] performants et être performants. Sur toutes ces rencontres c'est
[1:42:54] trop compliqué et même après physiquement.
[1:42:56] Maintenant tout le monde essaye un peu de faire attention sur la
[1:42:59] récupération mais même en faisant attention, là si on
[1:43:02] regarde tous les blessés qui qu'il peut y avoir c'est c'est
[1:43:05] c'est affolant et que je pense que plus on avance plus il y en
[1:43:08] aura et des blessures de plus en plus graves.
[1:43:13] Mais je sais pas comment les instances là font.
[1:43:17] Et ne comprennent pas ça vraiment.
[1:43:18] On a beau je pense parler, les joueurs ont beau parler ça
[1:43:22] changera pas parce que c'est l'argent au final qui domine.
[1:43:24] Donc On a beau parler en disant non, il faut réduire, non parce
[1:43:29] qu'au final en réduisant il y a une perte d'argent, dans la
[1:43:32] perte d'argent ça ne plaît pas aux gens, les gens veulent
[1:43:35] toujours plus et et vraiment on est dans un milieu même, c'est
[1:43:39] c'est le foot, mais c'est comme la société actuelle, vraiment
[1:43:42] hein, le foot c'est vraiment un reflet hein de tout ça.
[1:43:45] L'argent c'est l'argent, c'est c'est tout.
[1:43:47] Et donc au final, si on réduit pas ça, y aura des y aura des
[1:43:50] gros problèmes et et que là on était dans une génération où les
[1:43:53] gens finissaient leur carrière tard 35.
[1:43:56] Mais là je pense en fait dans une génération où les gens vont
[1:44:00] arrêter bien plutôt leur leur carrière.
[1:44:03] Et en parlant d'argent, tu penses quoi de ce qui se passe
[1:44:06] en Arabie saoudite notamment ? Y a j'avais une vidéo de Ronaldo
[1:44:09] qui disait que c'était un meilleur championnat que la
[1:44:11] Ligue un déjà. Tu penses quoi de tout ça
[1:44:13] après ? Bon chacun a son avis là-dessus
[1:44:15] vraiment. Et moi je suis pas là pour pour
[1:44:20] dire que c'est faux. J'ai pas joué là-bas dans ce
[1:44:23] championnat mais de ce que je vois ça va pas être le meilleur
[1:44:28] championnat et même c'est je trouve que c'est ça pourra
[1:44:37] l'être dans à 10 ans, 15 ans peut être un bon championnat.
[1:44:41] Mais il faut ramener des joueurs, il faut avoir une
[1:44:43] mentalité aussi. Après t'as des joueurs locaux
[1:44:45] aussi qui sont là-bas, qui sont pas forcément au niveau, donc il
[1:44:49] y a ça aussi. Ils ont pas le même niveau qu'en
[1:44:53] Ligue un, ça c'est sûr. Même si tu peux me dire qu'en
[1:44:57] qu'en Ligue un le niveau est différent, mais je pense que
[1:44:59] c'est différent. Mais je sais pas, je j'aurais du
[1:45:04] mal à à juger mais. Encore une fois y a de l'argent,
[1:45:08] donc tout le monde, tout le monde va là-bas, tout le monde,
[1:45:11] en tout cas les gens qui ont l'opportunité d'y aller et moi
[1:45:14] je peux comprendre, c'est normal, on te propose une somme
[1:45:18] que tu ne pourras jamais gagner dans ta dans ta carrière.
[1:45:22] Ah vas y c'est normal. Mais après moi je pars du
[1:45:24] principe aussi que voilà, le foot c'est le foot, ça ça doit,
[1:45:29] ça doit jamais passer avant avant l'argent c'est vraiment
[1:45:32] prendre du plaisir si tu penses que tu veux prendre du plaisir
[1:45:35] là-bas. OK vas y en tout cas moi c'est
[1:45:37] ma vision des choses, mais je peux comprendre et on va pas
[1:45:40] faire semblant. Je peux je peux comprendre
[1:45:42] quelqu'un, un joueur qui décide d'aller là-bas pour pour prendre
[1:45:47] beaucoup plus d'argent qu'il n'aurait pris par exemple en en
[1:45:49] Europe et c'est. Mais à certains moments, à une
[1:45:53] période, t'avais des gens qui allaient en Roumanie dans des
[1:45:55] clubs comme ça pour avoir de l'argent, et là maintenant t'es
[1:45:58] en Arabie, le temps il fait beau, t'as un cadre de vie qui
[1:46:02] peut être bien. Donc voilà.
[1:46:04] Donc il faut comprendre aussi je pense.
[1:46:06] C'est bien que on soit ouvert d'esprit et comprendre que tout
[1:46:09] le monde n'a pas les mêmes attentes et les mêmes envies
[1:46:13] tout simplement. Et c'est vrai qu'en plus de ça,
[1:46:16] j'ai l'impression que le football est en train de
[1:46:18] changer, que nous en tout cas on on était beaucoup amoureux du
[1:46:21] football je pense, et que de nos jours, les gens sont moins
[1:46:26] amoureux du football, sont plus amoureux de ce qu'il y a dans le
[1:46:30] football. Voilà.
[1:46:31] OK, je très bien. Pour quelqu'un comme toi qui a
[1:46:34] gagné la Coupe du monde, c'est quoi la définition de la
[1:46:37] réussite aujourd'hui ? La réussite ?
[1:46:45] Moi je pense que la réussite c'est pas forcément d'avoir
[1:46:50] gagné les plus grandes compétitions.
[1:46:52] En tout cas c'est ma vision des choses, c'est pas ça pour moi la
[1:46:55] réussite c'est tu t'étais fixé quoi comme objectif ?
[1:46:59] Comment t'as fait pour arriver à atteindre ces objectifs là ?
[1:47:03] Et pour moi c'est ça la réussite.
[1:47:04] Si tu as atteint tes objectifs là en étant toi même, pour moi
[1:47:09] c'est ça la réussite et et c'est pas juste en disant Ah tu sais
[1:47:13] j'ai gagné tel trophée et non moi je sais que plus tard à mes
[1:47:16] enfants la réussite ça sera pas de leur dire que j'ai gagné la
[1:47:20] Coupe du monde. J'ai non c'est pas ça, c'était
[1:47:23] que j'avais ça comme objectif et je je vais vous expliquer
[1:47:26] comment j'ai réussi à atteindre ces objectifs là.
[1:47:31] Et pour moi c'est ça la réussite et pour moi c'est une fierté de
[1:47:34] pouvoir raconter ça parce que ça n'a pas été facile tout le temps
[1:47:37] et que ils comprennent que pour réussir, en tout cas atteindre
[1:47:41] tes objectifs, bah des fois tu dois passer par des moments
[1:47:45] compliqués et tout le monde passe par des moments
[1:47:46] compliqués. Et comme je disais tout à
[1:47:47] l'heure, tu as beau tomber plusieurs fois, le plus
[1:47:50] important c'est de se relever, c'est tout et il faut pas
[1:47:53] garder. Ah je suis tombé 2 3, non tu
[1:47:54] t'es relevé, parfait nickel. Donc pour moi la réussite c'est
[1:47:57] ça c'est de savoir. Comment tu as atteint ton
[1:48:02] objectif et si vraiment tu es resté toi même en en faisant en
[1:48:06] faisant tout ça, hein ? J'ai l'impression que tu as
[1:48:08] vraiment envie de de transmettre, que ça soit à tes
[1:48:11] enfants ou aux jeunes. Imaginons que là face à toi, tu
[1:48:13] es plein de jeunes et que Parmi eux y ait le le petit Sam de
[1:48:17] Minival et tu peux lui parler et lui dire quelque chose.
[1:48:20] Tu voudrais lui dire quoi ? Waouh.
[1:48:21] Un Sam de Minival. Bah je lui dirais que.
[1:48:28] Déjà je lui dirais qu'il t'attend à à une aventure
[1:48:31] incroyable. Accroche toi parce que vraiment
[1:48:34] ça va être les montagnes russes, vraiment montagnes russes et et
[1:48:39] que tu vas être tu vas être heureux.
[1:48:43] Des fois tu vas être malheureux. Mais après le le plus important
[1:48:47] c'est c'est de garder que les choses positives et de te servir
[1:48:51] de des choses négatives pour les rendre on va dire positives tout
[1:48:56] simplement. Donc je lui dirai ça mais
[1:48:59] accroche toi parce que à la vie c'est mouvementé.
[1:49:03] Et je pense qu'il serait fier de toi aujourd'hui.
[1:49:06] Oui je pense je pense. Parce que comment j'ai évolué ?
[1:49:12] Bah déjà en tant que joueur ça a rien à dire.
[1:49:15] Mais en tant que personne aussi. Je pense que j'ai énormément,
[1:49:20] énormément évolué. J'ai beau avoir le caractère que
[1:49:24] j'ai. Je pense que j'ai réussi à
[1:49:29] certains moments à à prendre sur moi et ça avant c'était
[1:49:32] compliqué. Et donc ouais, je pense que j'ai
[1:49:36] énormément, énormément évolué en tant que personne pendant toute
[1:49:40] ma carrière et. Et franchement je peux être.
[1:49:44] Je le dis rarement, mais je peux être fier de moi, vraiment, en
[1:49:47] tant que, en tant que personne. Et je pense que je ne suis pas
[1:49:49] parfait, loin de là et personne ne l'est.
[1:49:53] Mais en tout cas, j'essaie toujours de.
[1:49:55] De faire du mieux que je peux pour être une une bonne
[1:49:58] personne. Étant en paix aujourd'hui.
[1:50:00] Ah, je suis en paix avec moi même.
[1:50:01] Vraiment, je suis en paix avec moi, même avec tout ce que j'ai
[1:50:05] pu faire. Mais je sais qu'au quotidien,
[1:50:09] j'essaie toujours de faire, de faire du mieux que je peux.
[1:50:13] Et c'est vrai que j'étais souvent.
[1:50:14] Je me souvent un peu nourri, moi, en en essayant de de faire
[1:50:20] plaisir aux gens en étant. En rendant les gens heureux et
[1:50:26] moi, vraiment, je profitais peu je trouve.
[1:50:30] Et maintenant c'est vrai que je sais que je suis-je peux être
[1:50:34] heureux sans rendre quelqu'un heureux.
[1:50:36] C'est ça aussi. C'est fort si un jour tout
[1:50:40] s'arrête, pourquoi est ce que tu veux qu'on se souvienne de toi ?
[1:50:43] Oh bonne question, on m'a. Dernièrement je parlais avec des
[1:50:51] avec des amis et qui me disaient Ah tu sais Sam là, quand tu as
[1:50:56] arrêté ta carrière et tout, qu'est ce qui t'a le plus
[1:50:59] touché ? Je lui dis Bah c'est l'image que
[1:51:04] j'ai laissée et je parle pas du foot, c'est humainement et les
[1:51:09] gens ont vu que j'avais. J'étais une personne avec
[1:51:12] beaucoup de principes et de valeurs et et pour moi c'est
[1:51:17] bien plus important que que tout le reste.
[1:51:19] Et que comme j'ai dit, j'essaie d'être une bonne personne.
[1:51:22] On peut tous faire des des erreurs, mais ne pas être
[1:51:26] méchant, ne pas être rancunier. Et je pense aussi.
[1:51:31] Ouais, c'est ça, c'est le fait d'avoir été bon avec toutes les
[1:51:34] personnes que j'ai que j'ai fréquentées.
[1:51:39] Et là quand j'ai arrêté ma carrière, j'ai vu que je j'avais
[1:51:42] été ce genre de personne là, vu les messages que j'ai pu
[1:51:45] recevoir de de tout le monde. C'est que j'ai laissé une belle,
[1:51:49] une belle image. C'est le plus important pour
[1:51:51] moi. Et c'est pas les trophées.
[1:51:54] C'est pas Sam qui a mis la tête face à la Belgique en coupe du
[1:51:59] monde. Non, c'est l'homme et l'homme.
[1:52:01] Bah c'est les principes, les valeurs qu'il y a là là ici.
[1:52:06] Ouais tu l'as dit. Pour toi la définition de
[1:52:08] réussite c'est atteindre ces objectifs en restant qui on est.
[1:52:11] Et je pense que même si tu as évolué dans un milieu où il y
[1:52:13] avait de l'argent d'attention, du succès, bah tu as réussi à le
[1:52:16] faire. Et ça, c'est c'est vrai que
[1:52:18] c'est une vraie fierté. Ouais en tout cas merci mais en
[1:52:21] tout cas merci. Mais c'est vrai que que c'est
[1:52:24] quelque chose pour moi qui est super important.
[1:52:26] Vraiment la réussite c'est pas c'est pas juste comme je disais
[1:52:31] gagner l'argent gagner non c'est pas ça.
[1:52:33] La réussite pour moi c'est comment tu fais pour pour
[1:52:36] arriver à atteindre tes objectifs là et que en plus tu
[1:52:41] passes par des étapes ou comme tu disais gagner de l'argent tu
[1:52:43] peux vite briller en gagnant de l'argent.
[1:52:46] Mais au final c'est les garder. Tu vois pied sur terre, c'est
[1:52:51] important et que t'as des obstacles à chaque fois dans ta
[1:52:54] vie. Mais pour moi l'histoire elle
[1:52:56] est, elle est, elle est belle comme ça et c'est pour ça que
[1:52:58] pour moi c'est ça la réussite et que je suis beaucoup plus fier
[1:53:02] de de raconter ça que de dire à une personne, Ah j'ai gagné la
[1:53:05] Coupe du monde, c'est vrai et c'est pour ça que réellement moi
[1:53:10] j'en parle jamais ça. Après les gens ils me
[1:53:11] connaissent et ils savent très bien que j'ai gagné.
[1:53:14] Mais je parle jamais de ça, moi je suis jamais.
[1:53:16] Ah j'ai gagné la Coupe du monde. Ah j'ai joué à Barcelone.
[1:53:17] Non moi c'est pas ça, moi j'aime bien par exemple raconter je le
[1:53:22] fais pas, mais j'ai je préfère pardon raconter mon cette
[1:53:26] histoire là de comment t'as j'ai pu atteindre cet objectif là et
[1:53:29] pour moi c'est ça qui est beau, merci.
[1:53:31] À vous. On a juste une tradition dans le
[1:53:33] podcast. On a ce livre où je demande à
[1:53:35] chaque invité d'écrire une citation ou une phrase qui est
[1:53:37] importante pour lui. OK, si tu veux bien le faire.
[1:53:39] Et d'accord, c'est juste après. Est ce que je peux partager avec
[1:53:43] nous ce que tu as, OK ? J'ai dit rester soi-même et
[1:53:45] décide pour toi car personne ne vivra ta vie.
[1:53:50] Et je voulais expliquer. Il faut rester soi-même parce
[1:53:52] que je pense qu'on vit dans un dans un monde actuellement où
[1:53:59] pour être accepté ou à chaque fois, il faut un peu changer
[1:54:06] pour qu'on te mette. Dans un ouais, dans un moule, un
[1:54:11] peu faut faut faire comme les autres en vie pour être accepté.
[1:54:14] Et je pense que ça, ça, ça ne devrait même pas exister.
[1:54:18] Il faut rester soi-même. Soit tu te fais aimer par
[1:54:22] rapport à la personne que tu es et les valeurs que tu as.
[1:54:24] Et si tu peux pas être apprécié par tout le monde et si t'es pas
[1:54:27] apprécié, tu te lèves et tu prends la porte et tu vas voir
[1:54:31] ailleurs, c'est tout. Ça, c'est le manière d'être
[1:54:33] heureux. Voilà et ensuite décide pour
[1:54:36] toi, car personne ne vivra ta vie.
[1:54:38] Je l'ai dit comme ça, mais c'est ce que je veux dire.
[1:54:41] C'est à certains moments, tu peux même demander certains
[1:54:48] conseils mais au final c'est y a personne d'autre qui est mieux
[1:54:51] placé que toi pour prendre certaines décisions parce que
[1:54:55] personne n'est dans ton corps et personne n'a ne en fait.
[1:55:00] T'es unique, personne va vivre ce que toi t'as vécu.
[1:55:02] Donc au final on pourra te donner des conseils, on pourra
[1:55:05] te dire on pourra te dire non ça en fait tu peux pas.
[1:55:08] Mais au final, personne sait ce que toi tu as vécu et ce que tu
[1:55:12] as dans la tête. Et l'envie peut être que tu as
[1:55:15] de faire ce que tu as dit. Donc au final y a que toi qui
[1:55:18] qui peut prendre cette décision et y a que toi qui peut décider
[1:55:21] de ce que tu fais de ta vie et personne d'autre.
[1:55:24] Et je pense aussi même ça c'est autre chose.
[1:55:26] Mais même par exemple les parents, je pense beaucoup à ça
[1:55:28] que on est beaucoup dans non ? Il faut écouter ce que les
[1:55:31] parents disent, Moi je ça pour moi c'est un sujet qui.
[1:55:36] Il faut écouter, tu prends conseil mais à certains moments
[1:55:39] aussi tes parents ne sont pas toi donc à peut être que eux ils
[1:55:45] auraient peut être pris cette décision là mais toi tu
[1:55:49] t'écoutes mais t'es différent et tout le monde est différent et
[1:55:53] c'est c'est pour moi c'est c'est ça la vie, tout le monde est
[1:55:57] différent. Tu peux poser la question à 3
[1:55:59] personnes, tu auras 333 réponses différentes donc.
[1:56:04] Fais ce que tu as envie de faire, c'est tout.
[1:56:05] Exactement et je trouve que tu l'as bien fait.
[1:56:08] J'espère que tu vas continuer à le faire et je te souhaite
[1:56:10] beaucoup de succès. Merci, merci encore pour ton
[1:56:12] temps. Merci beaucoup, merci.

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