# ULTRA ATHLÈTE : Les DEUX choses qui vont BOOSTER 98 % de ta performance ! | Vincent Luis - Triathlon

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 10 Nov 2025, 1 h 04 min.

Audio: https://traffic.megaphone.fm/APO2332584035.mp3

Vincent Luis avec The Elevate House Un grand merci à Vincent Luis de nous avoir reçus dans le café, La Chance Café, à Paris. Pour tous ceux qui veulent y passer, vous pouvez les retrouver à cette adresse pour prendre un bon café, dans une ambiance conviviale et authentique : 📍 16 rue Ferdinand Flocon, 75018 Paris Et merci à Nike pour leur confiance sur cet épisode. Dans ce nouvel épisode avec Vincent, nous discutons: 0:00 – Trailer 01:10 – Merci à Nike et au Café La Chance 01:32 – Pourquoi cherches-tu à aller toujours plus loin ? 06:10 – Comment développer la résistance à la douleur comme un athlète de triathlon ? 07:03 – Les débuts de Vincent dans le triathlon 09:54 – Quel est l’athlète qui t’a le plus inspiré ? 12:01 – Qu’est-ce que le vrai dépassement de soi ? 13:30 – « J’ai voulu tout arrêter, mais cette expérience m’a transformé mentalement ! » 17:10 – La vérité sur les bienfaits d’un Ironman 21:02 – Faut-il souffrir pour être heureux ? 22:50 – Pourquoi le triathlon explose-t-il ? 25:00 – Abonne-toi ! 25:18 – Le mental incassable de Vincent 26:14 – Comment s’entraîner comme un triathlète ? 28:00 – Les deux secrets d’un athlète pour booster sa performance 34:16 – Les vraies récompenses quand tu es médaillé olympique 35:20 – Pourquoi la France est-elle vraiment en retard par rapport aux autres pays sur les incitations sportives ? 42:00 – Signer avec Nike, c’était mon plus grand rêve ! 50:02 – Un conseil pour chaque discipline du triathlon : natation, course, vélo 52:05 – Comment passer du statut d’athlète à celui d’entrepreneur ? 57:35 – Pourquoi continues-tu le triathlon ? 01:01:20 – Pourquoi veux-tu qu’on se souvienne de toi ? 01:03:09 – Citation Chaque semaine, j’accueille des experts, des célébrités et des athlètes qui partagent leurs parcours et leurs leçons de vie. Ensemble, nous dévoilons des histoires inédites et inspirantes, avec une ambition: rassembler une communauté animée par l’envie de grandir et de devenir la meilleure version d’elle-même. Mon engagement: vous inspirer à grandir et à vous accomplir pleinement. Présenté par - Étienne Ca Retrouvez-nous sur: Instagram: https://www.instagram.com/theelevatehouse/ Tiktok: https://www.tiktok.com/theelevatehouse

## Transcript

[0:00] Y a eu 1/4 d'heure où chaque pas je me disais je m'arrête et y a
[0:03] eu derrière 1/4 d'heure où chaque pas tu te disais ouais je
[0:05] suis-je suis une machine quoi. Passer la ligne d'un championnat
[0:07] du monde et de le gagner, cette sensation de te dire on était
[0:10] tant au départ et ce jour-là, à cette heure-là, j'étais le
[0:13] meilleur au monde. T'as beau t'appeler Elon Musk,
[0:15] tu peux pas l'acheter quoi. Tu l'as dit, c'est vrai que les
[0:17] sports d'endurance, c'est un des rares sports où en général le
[0:19] travail te te ramène forcément un résultat.
[0:21] Bah ce côté travail, c'est le seul truc que tu maîtrises.
[0:23] Et je pense que c'est aussi ce qui fait que les athlètes se
[0:25] respectent entre eux. Parce que tu sais qu'il y a y a
[0:26] personne qui fait de la magie ici.
[0:28] Tu vois les victoires, elles sont mérité.
[0:30] Et et y a des heures de travail. Tu devais donner un conseil par
[0:32] discipline de traitement, ça serait quoi ?
[0:34] Déjà ces 2 trucs là, si tu les masterises, peu importe ton
[0:37] niveau tu vas t'épargner 99% de tes problèmes et si déjà tu fais
[0:41] 80% des choses bien, t'as pas besoin d'aller chercher les 2%
[0:44] de marketing qui sont derrière. Est ce que pour être un grand
[0:48] sportif et une légende on est obligé de souffrir ?
[0:50] Pour moi, le vrai dépassement de soi, il vient quand c'est dur,
[0:53] il est plus émotionnel que physique.
[0:54] Et dans tous les cas, même si t'as un peu de talent au début,
[0:57] un moment tout le monde naît avec du talent quoi.
[0:59] Et si t'es pas prêt à souffrir, tu peux rentrer chez toi.
[1:05] Salut tout le monde. Aujourd'hui dans le podcast, on
[1:07] reçoit Vincent Luis, un triathlète français qui, grâce à
[1:09] son travail, a réussi à s'élever parmi les meilleurs triathlètes
[1:12] du monde. Merci à Nikki de nous
[1:13] accompagner pour l'épisode d'aujourd'hui en nous ayant
[1:15] invité au café la chance de Vincent dans lequel on a pu
[1:18] participer à un événement dans lequel j'ai affronté Vincent
[1:20] dans la rue Lepique. C'est disponible sur mon
[1:22] Instagram. N'hésitez surtout pas à vous
[1:24] abonner à la chaîne. Vous êtes encore plus de 80% à
[1:26] regarder les podcasts sans être abonné.
[1:28] Votre soutien est très important pour nous.
[1:29] On continue avec le Podcast Vincent ça va ?
[1:32] Ouais, ça va, et toi ? Ça va super.
[1:34] Je suis très content d'être là avec toi aujourd'hui.
[1:36] T'es quelqu'un qui repousse tout le temps les limites un peu du
[1:39] corps humain dans le triathlon maintenant, le triathlon longue
[1:41] distance même. Qu'est ce qu'y a chez toi qui
[1:44] fait que tu cherches toujours à aller plus loin ?
[1:46] Alors je pense que j'ai toujours eu vraiment l'esprit de
[1:48] compétition, moi si tu veux, depuis que je suis tout petit.
[1:51] Mes parents, ils m'ont mis aux entraînements de natation.
[1:53] J'avais 6 ans et en fait j'ai toujours voulu être celui qui
[1:56] restait le plus loin dans solo, qui allait le plus loin, qui
[1:58] j'ai toujours été comme ça. Alors je sais pas si c'est.
[2:01] J'ai une grande sœur, moi qui a 5 ans de plus que moi et je sais
[2:04] pas si c'était un peu ça ou je voulais toujours essayer de
[2:06] voilà de de d'impressionner mes parents plus qu'elle ou un truc
[2:09] comme ça. Mais en tout cas j'ai toujours
[2:11] eu cet esprit de compétition de me dire je peux être meilleur
[2:15] que les autres, je peux faire ça mieux que les autres et surtout
[2:17] ça. Et bon j'ai j'ai vite compris
[2:19] que c'était pas à l'école, que j'arrivais réussir à faire ça
[2:23] même si j'étais pas le plus nul, mais j'arrivais pas à être le
[2:25] meilleur et et par contre dans le sport, ouais ça a commencé à
[2:27] bien marcher et c'est là que je me suis dit Ouais ça c'est mon
[2:29] truc. Et c'est là que je peux être le
[2:31] le meilleur. Déjà de voilà de de mon
[2:35] entourage, de de France, du monde peut être, mais en tout
[2:37] cas c'est depuis tout petit. Je me rappelle que voilà, mon
[2:40] objectif c'était soit d'aller le plus haut, soit d'aller le plus
[2:42] vite, soit d'aller le plus loin. Et est ce que tu penses que ces
[2:45] trucs de compétition c'est un truc qui est inné, ou que
[2:48] justement tu développes avec ton éducation ou ton milieu ?
[2:52] C'est une bonne question. Je pense que YAYAYA une petite
[2:54] part d'inné alors je sais pas si c'est génétique ou quoi.
[2:56] Parce que mon mon père est assez compétiteur aussi tu vois.
[3:00] Alors je sais pas si y a une petite part de génétique, mais
[3:02] je pense que ça peut disparaître ou ou s'exacerber avec ton
[3:08] éducation, avec ton histoire, tu sais on en voit beaucoup qui qui
[3:11] voilà, qui qui qui traversent des périodes difficiles, qui ont
[3:14] du mal et qui se révèlent à se dire Ouais, j'ai dû me battre
[3:16] pour en arriver là. C'est il y a très très peu de de
[3:20] de de gamins qui naissent, qui ont des qui ont une vie parfaite
[3:25] et qui se disent ouais, je veux être champion olympique de de
[3:27] tel sport ou tel sport. Mais très souvent on voit que
[3:30] voilà certains parcours personnels, ils exacerbent en
[3:35] fait je pense ce ce sens de de la compétition et et de se dire
[3:39] Ouais je veux-je veux gagner, je veux être le meilleur.
[3:40] Alors peut être que pour moi ça a été un peu ça, moi j'ai eu une
[3:43] vie super normale, je suis né à Vesoul il y a 20000 habitants,
[3:45] tu vois, je j'étais pas si bon que ça à l'école, j'étais sur
[3:50] l'autoroute de la loose quoi, j'allais j'allais être je sais
[3:53] pas moi, un boulot normal et puis c'est tout et puis.
[3:58] Et puis ouais, peut être l'éducation peut être l'envie de
[4:01] de pas faire comme mes potes qui qui vont, qui vont jamais
[4:03] partir, de me dire ouais non on peut faire un truc, on peut peut
[4:07] être faire un truc très cool et ce sera à travers le sport.
[4:09] Donc ça à mon avis, ça m'a donné envie de me battre pour juste
[4:12] changer un peu ma mon destin quoi.
[4:15] Tu te voyais déjà quitter Vesoul grâce au sport quand tu étais
[4:18] jeune ? Ouais, moi mon objectif dans la
[4:21] vie, c'était de partir de Vesoul.
[4:23] Ouais, c'était j'avais trop de potes en fait.
[4:25] J'ai des potes, tu vois qui sont.
[4:27] Ils ils sont orthodontistes, ils ont repris le cabinet de leur
[4:29] père tu vois ? Et puis alors c'est génial
[4:31] hein ? Orthodontiste c'est trop cool
[4:32] franchement comme vie et tout c'est des années d'études et
[4:36] mais mais à un moment tu vas dans les mêmes bars, tu vois les
[4:38] mêmes gars tout le temps pareil, tu vois t'évolues pas, tu
[4:42] grandis pas et et c'est dur quoi tu enfin l'expression c'est si
[4:46] tu tu vois plus ton clocher t'es perdu et en fait moi je voulais
[4:49] pas ça, je voulais voyager moi mes parents ils ont jamais trop
[4:52] voyagé tu vois c'est je voulais vraiment.
[4:55] Découvrir ce qui se passait ailleurs et tout ça.
[4:58] Et après ma sœur, elle entre guillemets, tu vois, elle a fait
[5:01] des des études d'ingénieur et tout et elle elle bosse beaucoup
[5:04] à l'étranger en ce moment, elle habite au Brésil et et elle est
[5:07] partie très tôt faire ses études au Québec, tu vois.
[5:09] Enfin j'ai toujours eu cette cette vision de me dire Ouais en
[5:11] fait on n'est pas obligé de rester là, tu vois, on peut-on
[5:14] peut apprendre l'anglais, on peut se dire on peut voyager,
[5:17] voir comment ça se passe ailleurs et j'ai toujours été un
[5:19] peu un peu ouais, attiré par ça et puis après ?
[5:24] Très vite attiré par Paris tu vois à Paris, Paris, Paris, dès
[5:27] que j'ai 18 ans il fallait que il fallait que j'habite à Paris
[5:29] donc j'habitais dans l'Essonne un petit peu.
[5:31] Et puis après, très vite lassé de Paris, me dire ouais en fait
[5:34] c'est la France, il y a rien de il y a rien de plus que que ça
[5:36] quoi. Alors c'est cool tous les
[5:37] samedis tu vas avoir une pièce de théâtre, c'est c'est
[5:39] différent et puis après je suis parti un peu en
[5:42] Nouvelle-Zélande, j'ai passé 3 4 mois en Nouvelle-Zélande et puis
[5:44] là tu te dis ouais c'est c'est dingue les différences de
[5:47] culture et tout ça, donc ouais ça a très très vite motivé par
[5:50] l'envie de. De de de quitter Vesoul et de
[5:53] voir de voir ce qui se passait ailleurs, en fait pourtant.
[5:55] Je suis sûr que Vesoul, c'est une très belle ville, y a une
[5:57] chanson que j'ai adoré sur Vesoul.
[5:58] Ouais Ouais Ouais que j'adore. Non non c'est sympa mais c'est
[6:01] sympa quand tu t'en vas aussi. Et du coup Donc t'as toujours ce
[6:04] un peu cette envie d'être un peu anormal, de de quitter d'où tu
[6:07] viens, et cetera. Et moi ce qui me choque le plus
[6:09] dans le triathlon, c'est un peu cette capacité à pousser au-delà
[6:13] de la douleur. Pour toi qu'est ce qu'il y a
[6:15] d'anormal dans ta façon d'aborder la douleur ?
[6:19] Ouais c'est vrai que le Triathlon c'est quand même quand
[6:20] on explique à quelqu'un qu'on a envie de de de de se faire mal
[6:24] pendant 4, 5 7 h 8 h C'est c'est c'est pas évident de comprendre,
[6:28] je sais pas. Ouais pareil, depuis tout petit
[6:32] je pense que j'ai pas eu trop de soucis à me dire.
[6:35] Il faut souffrir pour y arriver, il faut souffrir plus que les
[6:37] autres. J'ai, j'ai, j'ai, j'ai, j'ai
[6:40] jamais eu trop de problèmes à me à me faire mal entre guillemets.
[6:44] Et puis, et puis j'ai eu aussi cette un peu cette réflexion de
[6:51] me dire Ouais, je préfère me faire mal en faisant quelque
[6:53] chose que j'aime bien que qu'être dans un confort pour
[6:56] quelque chose que j'ai pas envie de faire toute ma vie, tu vois
[6:58] et et je pense que c'est ça aussi qui m'a guidé, c'est de me
[7:01] dire OK, d'un côté ce sport il est dur, je m'entraîne beaucoup,
[7:06] je peux pas voir mes amis comme je voudrais les voir.
[7:09] Mais de l'autre côté, ouais, je suis pas assis derrière un
[7:11] bureau à faire un truc que j'ai pas envie de faire pour
[7:13] quelqu'un que j'apprécie pas forcément.
[7:15] Comment ça s'est passé, c'est comment tu as décidé de faire du
[7:18] triathlon ? En fait moi j'ai commencé par
[7:20] faire que de la natation. Donc quand j'ai eu 6 ans je me
[7:22] suis mis la natation. C'est pas moi qui ai choisi.
[7:25] Ma sœur faisait de la natation. Mes parents ils nous ont dit on
[7:27] a qu'une voiture, on va là à telle heure, donc tu fais de la
[7:30] natation ou tu ou tu fais rien quoi.
[7:32] Donc j'ai commencé à faire ça et en fait je suis très vite devenu
[7:35] assez fort. Parce que j'avais des potes et
[7:37] que si tu veux, ça me motivait d'y aller pour voir mes potes,
[7:40] pour faire la course avec eux. Vraiment des trucs de gamin au
[7:42] début et puis après. En fait, à 14, 15 ans, j'ai
[7:44] commencé à me professionnaliser. Tu sais l'intention, c'est très
[7:47] tôt hein, tu deviens, tu deviens professionnel et en fait, j'ai
[7:50] passé mon brevet des collèges et après j'ai été détecté pour
[7:52] partir m'entraîner dans un centre d'entraînement à Mulhouse
[7:54] où il y avait toutes les rock stars de l'époque, Amaury le
[7:57] Vau, Maracine et anou, enfin vraiment les les, les, les
[8:00] grosses, les gros nageurs de l'époque et.
[8:03] Je suis arrivé là-bas et OK Bah tu nages 2 h le matin, 1 h de
[8:05] muscu le 12h00, 2 h le soir. J'avais 15 piges et je me suis
[8:08] dit dans ma tête, ouais, j'ai pas envie de faire ça quoi, pas
[8:10] toute ma vie ou pas, au moins pour les 5 prochaines années
[8:13] quoi. Et puis la ligne d'à côté, il y
[8:15] avait des tracas qui s'entraînaient et là je les
[8:17] voyais les gars trop stylés et tout, tu vois après ils allaient
[8:20] faire du vélo, ils allaient courir, ils avaient toujours les
[8:22] cheveux décolorés et tout. 15 ans tu vois, et je me dis mais
[8:25] ça c'est trop cool, c'est ça que je veux faire.
[8:27] Et en fait, mes parents ont toujours fait de la course à
[8:29] pied, ils faisaient des marathons comme ça, tu vois un
[8:32] ou 2 parents. Mais ensemble pour pour faire,
[8:35] pour faire un truc. Et donc je faisais un peu les
[8:37] courses des gamins, puis je gagnais les courses, je faisais
[8:39] des bonnes courses tu vois. Et je m'étais dit franchement je
[8:41] nage très très bien, je suis un des meilleurs en France, je suis
[8:44] pas non plus un peintre en course à pied donc je vais
[8:47] essayer. Donc au bout de 2 semaines,
[8:49] rentrée scolaire, j'appelle ma mère, je lui dis Ouais faut
[8:50] venir me chercher, j'ai plus envie d'être là.
[8:52] Et en fait à ce moment-là il y a une place qui s'était libérée
[8:55] dans un pôle espoir de triathlon à Nancy.
[8:58] Et tu vois Mulhouse, Nancy Bah c'est pas j'ai pas choisi pour
[9:01] les les climats tu vois. Et et ils me disent en gros bah
[9:05] la fédé ils ont une bourse pour toi et tu peux faire tes 3
[9:07] années lycée dans un internat à Nancy et d'où est ce que tu veux
[9:09] venir ? Et puis entre guillemets encore
[9:11] une fois tu vois tout pour tout, mais pas Vesoul quoi, pas
[9:14] retourner, pas par par revenir à la défaite quoi.
[9:16] Et du coup je suis parti à Nancy, j'ai fait mes 3 années
[9:19] d'internat, les 3 meilleures années de ma vie, tu apprends
[9:20] tout quoi, tu apprends à faire une lessive, tu apprends à te
[9:23] défendre quand les rameurs ils veulent te piquer ta bouffe,
[9:25] enfin tout quoi. La vie tu vois c'était trop bien
[9:28] et franchement ces 3 années-là j'en garde trop de souvenir et
[9:31] en fait on. On s'est retrouvé après au jeu
[9:33] avec des mecs qui ont gagné une médaille en canoë, qui avec qui
[9:36] j'étais en au au lycée quoi. Et et c'était vraiment ces
[9:39] années moi qui m'ont qui m'ont le plus forgé et marqué et où
[9:42] j'ai adoré. Donc pour répondre à ta
[9:45] question, ouais natation. Et puis au bout d'un moment je
[9:47] me suis dit Ouais, c'est quand même très très cool.
[9:49] Et rapidement est ce que tu avais des des personnes qui
[9:51] t'inspiraient à l'époque des athlètes de même d'autres sports
[9:54] peut être ? Moi, Michael Jordan, t'es ouf.
[9:57] Et à l'époque pour le pour la Perf et maintenant pour tout le
[10:00] côté business, le fait que voilà enfin le gars c'est devenu son
[10:05] nom, c'est une marque, il y a des gamins, ils portaient
[10:06] Jordan, ils savent pas qui c'est Michael Jordan mais ils ont-ils
[10:09] ont ses chaussures aux pieds. Donc vraiment Jordan c'était
[10:11] vraiment moi à l'époque. La la Rostas un truc de malade
[10:16] C'est ça a été ouais, ça a été très longtemps, très longtemps.
[10:19] La grosse resta après car Lewis aussi j'ai adoré tu vois.
[10:24] Et puis les mecs et puis les mecs avaient du style en fait tu
[10:27] vois moi c'est ce que j'adorais dans le sport, j'adorais le même
[10:30] Dennis Rodman et tout tous ces gars là j'ai j'ai tu vois, je
[10:32] trouvais que c'était le mec en fait il même s'il avait un
[10:35] mauvais match, on avait quand même quelque chose à dire quoi
[10:38] parce qu'il était arrivé avec telle tenue et je trouvais que
[10:40] c'était vraiment trop cool que les sportifs ils aient une
[10:43] personnalité en fait. Et moi c'est ça que j'ai adoré
[10:45] et vraiment que les gens ils construisent, ils ils ils
[10:48] laissent quelque chose derrière eux autre que leur père parce
[10:50] que. La Perf en fait, elle est, elle
[10:52] est éphémère. Y a toujours quelqu'un qui va
[10:53] faire mieux, y a toujours quelqu'un qui va aller plus
[10:55] vite, plus loin, plus fort et et tu te dis, comment tu peux
[10:58] laisser une marque derrière toi ?
[10:59] Et en fait c'est que par ton attitude c'est l'héritage, tu
[11:02] laisses et et c'est soit ce que tu transmets ou soit ce que
[11:05] t'as. Comment t'as marqué les gens
[11:07] quand t'étais à au au top quoi. Mais justement, est ce que toi
[11:09] tu ressens un peu cette responsabilité parce que t'as
[11:12] été inspiré par des athlètes ? Et toi je suis sûr que T
[11:14] inspirés beaucoup de jeunes maintenant est ce que tu le
[11:16] ressens quand tu performes ? Quand tu t entraînes ?
[11:19] En fait, moi, si tu veux-je. La responsabilité que je ressens
[11:23] c'est une c'est plus une responsabilité de celle qui me
[11:27] tient le plus à cœur, c'est l'exemplarité, c'est plus ces
[11:30] trucs là tu vois je je veux pas qu'il y ait une image de moi qui
[11:34] tu vois qui gueule après un arbitre ou des trucs comme ça,
[11:36] ça c'est ça c'est le truc pour moi, c'est c'est recta.
[11:39] C'est mon objectif numéro un dans ma carrière par rapport à
[11:42] ce que je veux laisser en termes d'héritage et ensuite ?
[11:46] Tu vois le style et tout ça c'est des conneries, ça c'est
[11:48] cool mais c'est cool. Mais c'est pas important pour
[11:50] les Kids tu vois, c'est pas ça qu'ils doivent retenir mais mais
[11:54] vraiment la responsabilité je la ressens d'un point de vue ouais,
[11:57] de la transmission, du respect des des des autres, des arbitres
[12:00] et tout ça c'est pour moi, c'est ça le plus important.
[12:02] Du coup t'as passé ta vie à te dépasser à à partir d'où tu
[12:05] viens très jeune, ça c'est c'est pas forcément facile à dépasser
[12:08] tes limites physiquement, mentalement.
[12:10] Mais pour toi c'est quoi le le vrai dépassement de soi ?
[12:15] Pour moi, le vrai dépassement de soi, il vient quand c'est dur,
[12:17] il vient pas quand c'est, il vient pas.
[12:19] Quand tu es à 500 M de gagner et que tu te bats avec un mec, tu
[12:21] vois, parce que ça tu l'as, tu l'as fait à l'entraînement, tu
[12:23] l'as, tu l'as imaginé, tu des fois tu t'es endormi en rêvant à
[12:26] ça, tu vois, mais mais quand tu as eu une course, une mauvaise
[12:29] course, une mauvaise course, tu vois moi les JO j'ai je suis 2
[12:33] fois sur 3, je suis allé en tant que favori et j'ai j'ai j'ai
[12:35] ramené une fois la médaille, tu vois le reste, j'ai, j'ai
[12:37] toujours échoué, j'ai fait 7e, 13e, c'était pas.
[12:41] Et en fait c'est ces moments-là où tu peux te dire Ouais ça me
[12:45] saoule, vas y j'arrête C'est bon j'ai déjà gagné et je suis 2
[12:47] fois champion du monde. Je remballe, terminé tu vois et
[12:50] moi je trouve que se dépasser en fait c'est vraiment le moment où
[12:53] tu changes ton attitude et où tu te dis tu te dis ouais c'est là
[12:56] maintenant qu'il faut que qu'il faut qu'il y ait quelque chose
[12:59] qui se passe et que je fasse quelque chose différemment et
[13:03] que et que ouais ce soit pas ce soit pas ce que j'ai envie de
[13:07] faire, ce soit vraiment différent de ce que j'ai envie
[13:08] de faire. Et je pense que pour moi c'est
[13:10] plus, c'est plus beaucoup plus dur que vraiment de se dépasser
[13:13] physiquement c'est c'est beaucoup plus dur quand c'est
[13:16] quand c'est quand c'est un moment que toi tu contrôles pas,
[13:19] que t'as pas envie que ce soit à ce moment-là.
[13:20] Et pour moi le vrai dépassement de soi c'est celui-là, il est
[13:23] plus, il est plus émotionnel que physique.
[13:25] OK et disons t'as évoqué ces moments-là où t'as t'as pu avoir
[13:29] des des déceptions un peu sportives on va dire et je veux
[13:33] savoir, est ce que déjà t'as déjà pensé à tout arrêter à un
[13:35] moment ? Ouais, après les jeux de 2016,
[13:37] Ouais c'était dur, c'était en fait si tu veux.
[13:40] J'étais vraiment sur une progression linéaire, je suis
[13:44] allé à mes premiers jeux en 2012, j'étais juste là pour
[13:45] découvrir et puis ça montait, ça montait. 2014, je gagne ma
[13:48] première grosse course en 2015, je gagne presque tout, on fait
[13:52] un test event une année avant je fais 2e, mais enfin je me suis
[13:55] dit dans un an, les Jeux c'est bon, j'ai gagné quoi et et je me
[13:58] pointe au jeu et franchement j'étais un des favoris.
[14:03] Et là on arrive et on se dit OK cool, ça ça va le faire tu vois
[14:07] et je fais j'explose en course à pied à 4 km de l'arrivée et je
[14:11] passe de la médaille à la 7e tu vois.
[14:13] Et en fait j'étais pas préparé mentalement à faire ça tu vois,
[14:16] j'étais pas préparé à me dire Tu vas rentrer sans médaille tu
[14:20] vois et et puis après tu sais quand tu es dans une fédé et
[14:23] tout, tu as un peu toute la hype autour de toi, tu vois les mecs,
[14:25] limite ils t'ont déjà parlé de la prime de la victoire, des
[14:28] Trucs comme ça tu vois, mais personne prépare vraiment à si
[14:30] ça se passe mal. Et franchement je suis rentré
[14:33] des jeux et et ma saison elle s'est arrêtée là déjà.
[14:37] Donc les Jeux c'est en août hein, et nous les triathlons
[14:39] c'est jusqu'en novembre hein, donc en août déjà quand
[14:41] t'arrêtes que tous tes contrats ils se finissent en fin d'année,
[14:44] Ben les mecs en décembre quand quand t'appelles ils te
[14:46] répondent pas et puis et puis tu te dis ouais je me suis pas
[14:49] entraîné, est ce que j'ai envie de le faire ou est ce que j'ai
[14:51] pas ? Tu vois en fait quand j'ai passé
[14:53] la ligne d'arrivée je me suis dit tout ça pour ça et et tu
[14:58] vois, ça m'a pris tellement longtemps de de.
[15:00] De revenir, de m'en sortir et tout et ce qui m'a vachement
[15:04] aidé, j'étais solo chez moi, je sortais plus, je me faisais
[15:08] livrer ma bouffe, enfin voilà franchement une larve quoi.
[15:11] Et en fait mes potes ils sont venus me chercher, ils m'ont dit
[15:13] Viens on va en stage au Kenya tu vois et j'étais là ouais ouais
[15:16] je sais pas, je sais pas, je sais pas, ils m'ont dit non non
[15:17] mais on y va et on prend l'avion, on part au Kenya et et
[15:23] franchement c'est la meilleure chose que j'ai fait de ma vie et
[15:24] là tu tu réalises la chance que tu as en fait pourquoi ?
[15:29] Enfin comment ouais comment ta vie elle est trop bien et je
[15:32] m'en rappelle, moi j'expliquais parce que je revenais, je me
[15:34] faisais lâcher, dès qu'on commence à courir je me faisais
[15:36] lâcher parce que les mecs je m'étais pas entraîné depuis le
[15:38] mois d'août et en fait les gars me disaient Mais pourquoi je
[15:41] disais ouais en fait j'étais trop déçu des jeux, ils m'ont ça
[15:44] t'as fait combien et je fais 7e et les gars ils sont un même
[15:46] mec, nous on a on aimerait bien aller faire une course ailleurs
[15:50] qu'en Afrique mais on a même pas de passeport quoi.
[15:52] Comment tu peux être déçu d'avoir fait 7e ?
[15:54] Et en fait tu as tu tu réalises et tu te dis ouais en fait.
[15:57] En gros moi je suis reparti en me disant Ouais je suis vraiment
[15:59] une merde de me plaindre parce que j'ai fait cette team des
[16:00] jeux quoi. Et ça franchement l'expérience
[16:03] elle m'a elle m'a transformé tu vois et je suis revenu et et je
[16:06] me suis dit Ouais vas y mec tu ta vie elle est trop cool,
[16:09] retourne à l'entraînement et et franchement c'était c'était
[16:12] c'était le meilleur moment pour moi de de toute ma carrière.
[16:14] C'était ce moment-là et c'était un moment le plus dur mais mais
[16:18] ça m'a vraiment vraiment. Ça a changé ma vision.
[16:21] Tu vois du du, du sport en général, de la vie que j'avais
[16:24] de de moi en tant qu'homme et après les Jeux de Tokyo où
[16:27] pareil, j'étais encore un des favoris et je suis arrivé et je
[16:29] fais 13. Bon je fais une médaille par
[16:31] équipe et je suis rentré et par contre je me suis tout de suite
[16:34] remis à l'entraînement. J'ai continué à faire des
[16:35] courses donc tu vois ça te, ça te transforme vraiment.
[16:38] Mais mais ouais, après les jeux de 2016 c'était c'était dur
[16:41] quand même. Ouais, c'était c'était pas
[16:42] évident. Ouais franchement tu l'as tu tu
[16:45] l'as dépassé quand tu quand tu l'as dit.
[16:47] Ouais et le delà de ça ? Quoi ?
[16:48] Ouais ouais mais c'est le plus dur hein.
[16:49] Et encore une fois c'était pas j'avais le bon entourage, ils
[16:53] ont pris les bonnes décisions et et tu vois ça m'étonne pas que
[16:56] si y a des gens qui arrêtent du jour au lendemain parce qu'ils
[16:58] sont déçus mais parce qu'ils ont personne qui va, tu vois les
[17:01] gars m'appelaient, ils m'envoyaient des messages mais
[17:03] bah c'est tout tu réponds pas ou tu dis ouais non et puis mec les
[17:06] mecs ils m'ont dit non non mais tu viens avec nous on y va et
[17:09] puis ça ça ça m'a vraiment, ils m'ont forcé à le faire mais ça
[17:11] m'a trop aidé quoi. Y a eu forcément des moments un
[17:13] peu dingues, mais c'est quand même un sport où y a beaucoup
[17:16] d'émotions, positives comme négatives.
[17:17] Moi j'ai fait mon premier ironman y a quelques mois, OK,
[17:20] et niveau émotionnel, c'était enfin dingue.
[17:22] Tu vois ce que j'ai ressenti pendant la course ?
[17:23] Je voulais savoir si toi t'avais encore beaucoup d'émotions quand
[17:26] tu pendant les compétitions où t'avais vraiment un truc plus
[17:29] calculateur, plus euh, sportif entre guillemets.
[17:33] Je pense que là maintenant que j'ai pris un peu plus de recul
[17:36] et que j'ai un peu plus d'âge, ouais tu vois je j'ai j'ai j'ai
[17:39] plus les émotions que qu'avant, avant c'était vraiment bah tu
[17:43] sais moi j'ai en fait j'ai commencé vraiment le triathlon à
[17:44] haut niveau parce qu'il fallait que je gagne de l'argent quoi tu
[17:46] vois j'avais pas le choix, j'étais parti de chez moi, il
[17:49] fallait que je paye mon loyer et puis que et puis que je mange
[17:51] quoi donc si tu veux j'allais sur telle course et et je me
[17:54] disais bah 3e c'est 3000€ ça va me payer mon loyer pendant 2
[17:57] mois plus ma bouffe et puis. Tu vois, c'était vraiment tout
[18:00] était calculé, il y avait pas de il y avait pas de sentiment
[18:02] quoi, fallait que je gagne des courses et puis c'est tout quoi
[18:05] et en fait après Ben voilà, enfin je me suis-je me suis mis
[18:09] à l'abri financièrement donc j'ai j'ai j'ai, j'ai plus du
[18:12] tout eu cette ce mindset là pour aller sur des courses et c'est
[18:14] là que j'ai commencé à gagner plus des grosses courses tu
[18:16] vois, parce que j'arrivais libéré en fait j'avais pas peur
[18:19] et je prenais des risques et je m'éclatais.
[18:20] Et puis après il y a eu, il y a eu cette autre mindset où là
[18:23] maintenant je suis arrivé à me dire.
[18:26] Tu vois quand quand tu es allé 3 fois aux jeux que tu as gagné 2
[18:28] fois les championnats du monde, tu te dis ouais il faut je veux
[18:31] faire autre chose, tu vois, je veux découvrir autre chose et je
[18:33] veux-je veux voir jusqu'où je peux aller en faisant des
[18:37] distances plus longues. Et tu vois, c'est pour ça.
[18:38] Moi j'ai fait pareil mon premier ironman cette année en juillet
[18:41] et c'était dur hein. Et si tu veux pendant le
[18:47] marathon, c'est marrant parce que pourtant des marathons à
[18:50] l'entraînement j'en ai fait. Je suis pas à 5 6 fois avant, tu
[18:52] vois pour m'entraîner. Mais jamais les émotions que
[18:54] j'ai vécu pendant cette course quoi.
[18:55] Et en plus celui que j'ai fait. Moi il YA1 moment, tu es sur un
[18:57] canal et si tu veux pendant 16 km, t'es tout seul sur un.
[19:01] Canal tu es le challenge ? Donc t'as un gravito tous les 2
[19:04] km 5, mais il y a personne, t'as pas d'assistance, t'as rien,
[19:07] c'est tout droit. Et là tu as le temps de penser
[19:08] hein ? Et en fait tu vois, j'ai enfin
[19:11] je repensais à des trucs. Alors tu as des moments down
[19:14] pendant 10 km où je me dis vas y.
[19:16] Ben je vais arrêter ouais non je peux pas arrêter, y a mes
[19:18] parents qui sont venus et tout. Ouais non mais et puis en plus
[19:22] mon coach et tout, tous les jours où il était, il pleuvait,
[19:24] il était là tu vois c'est vraiment ces ces ces ces
[19:27] feelings là qui passent par la tête et puis après ça revient et
[19:31] puis tu es euphorique pendant 20 Min et tu te dis Oh là c'est bon
[19:33] vas y je vais revenir sur la tête, je vais les rattraper.
[19:35] Et en fait ces moments-là c'est vraiment tu as l'impression
[19:37] d'être un peu schizophrène tu vois, tu te dis quand ils
[19:40] repensent une fois la ligne franchie tu te dis plus ouais
[19:42] mais y a eu 1/4 d'heure. Où chaque pas je me disais je
[19:46] m'arrête et il y a eu derrière 1/4 d'heure où chaque pas tu te
[19:50] disais ouais je suis-je suis une machine quoi.
[19:51] Et et ouais je pense que émotionnellement c'est c'est
[19:56] enfin tu peux pas le vivre avec avec autre chose.
[19:58] Alors il y a beaucoup d'émotions que tu peux vivre que dans le
[20:00] sport. Et je l'ai toujours dit, moi je
[20:02] l'ai toujours dit à te passer la ligne d'un championnat du monde
[20:04] et de le gagner. Tu as beau t'appeler Elon Musk,
[20:07] tu peux pas l'acheter quoi. Cette sensation de te dire on
[20:09] était tant au départ et ce jour-là, à cette heure-là,
[20:13] j'étais le meilleur au monde. Et ça personne peut te le t'as
[20:17] beau, t'as beau avoir fait tout ce que tu veux c'est c'est c'est
[20:23] indescriptible et intransmissible et tu pourras
[20:25] jamais. Le voilà des des trucs que j'ai
[20:27] vécu qu'il y a des gens qui ont fait des années d'études ou qui
[20:31] ont qui ont monté des business de fou, bah ils ils jamais de la
[20:34] vie, ils le vivront tu vois. Et ça pour moi c'est c'est ces
[20:38] émotions que t'as l'adrénaline, tout ça que t'as que dans le
[20:40] sport tu vois et et en fait. Y a que des gens comme toi comme
[20:44] moi qui ont fait du haut niveau, qui peuvent, qui peuvent le
[20:47] ressentir, mais c'est inexplicable quoi la sensation
[20:50] que t'as c'est. Clair mais je je suis content
[20:51] que tu me re parles de tout ça et du cheminement que tu fais
[20:54] pendant les courses. Parce que je pense qu'y a
[20:55] beaucoup de gens qui voient les athlètes un peu comme des robots
[20:57] et on se dit pas que vous avez toutes ces émotions en vous donc
[21:00] c'est c'est cool d'entendre ça et et j'étais pas dans la
[21:04] première question de la douleur, de son approche de la douleur et
[21:06] je voulais savoir si à ton avis. Est ce que pour être un grand
[21:10] sportif et une légende on est obligé de ?
[21:15] Souffrir alors ? Ouais, y en a qui souffrent plus
[21:17] que d'autres je pense. Parce que ouais, j'ai vu moi des
[21:19] gens tellement talentueux quoi, mais tellement talentueux que tu
[21:24] te demandes des fois si ils souffrent les gars.
[21:26] Mais dans les sports d'endurance en général, je pense que quand
[21:29] même tu es tu, tu dois te mettre, tu dois te mettre un peu
[21:32] chiffon de temps en temps et et et tout le monde doit souffrir.
[21:36] Et je pense que c'est aussi ce qui fait.
[21:38] Que les athlètes se respectent entre eux parce que tu sais
[21:40] qu'il y a il y a personne qui fait de la magie ici, tu vois,
[21:43] tu sais que tout le monde c'est les victoires, elles sont
[21:44] méritées et et il y a des heures de travail je suis moins alors
[21:50] je suis moins fan de manière perso ça veut pas dire que que
[21:53] j'apprécie moins ou quoi, mais par exemple des sports qui sont
[21:55] un peu plus des sports d'adresse comme tu vois les la, les
[21:59] fléchettes, les trucs comme ça tu vois, je suis moins en extase
[22:01] devant ces sports là. Et attention hein, je sais que
[22:03] c'est incroyablement difficile hein, je j'apprécie l'adresse
[22:06] hein, c'est c'est ouf. Mais j'ai moins, je me dis si ça
[22:10] se trouve demain YA1 gamin il va se lever, il va être meilleur
[22:11] que toi parce que il arrive mieux à mettre la fléchette à
[22:13] cet endroit là et ça tu peux pas le contrôler.
[22:15] C'est alors que en endurance tu peux contrôler ce que tu fais,
[22:18] comment tu t'entraînes tes méthodes d'entraînement, tu
[22:20] t'entraînes plus t'entraînes plus vite et du coup c'est pour
[22:24] ça que moi je respecte vachement ces sports là d'endurance tu
[22:26] vois je me dis Ouais ça c'est quand même un truc, quand le
[22:28] travail t'amène une récompense je trouve que c'est très cool et
[22:31] du coup je pense que dans les sports d'endurance t'es obligé
[22:35] de souffrir. Parce que tu passes par ce
[22:38] travail qui t'amènera la récompense.
[22:40] Et dans tous les cas, même si t'as un peu de talent au début,
[22:43] à un moment tout le monde naît avec du talent quoi.
[22:45] Et et si t'es pas prêt à souffrir, tu peux rentrer chez
[22:48] toi. Tu l'as dit, c'est vrai que les
[22:50] sports d'endurance c'est un des rares sports où en général le
[22:53] travail te te ramène forcément un résultat et est ce que tu
[22:56] penses que c'est une des raisons pour laquelle la course à pied,
[22:59] les run club, les triathlons, les I rox tout ça, ça explose.
[23:03] Alors je pense que. Ça ça doit être une des raisons.
[23:06] Ouais Ouais, maintenant tu me dis et que j'ai réfléchi c'est
[23:09] ouais c'est légitimement je pense une des raisons et surtout
[23:12] je pense que les gens ils se ils se rendent compte que qu'il
[23:17] qu'il faut se bouger, qu'il faut en fait tu, tu, tu, tu, tu mixes
[23:20] le côté comment dire Elfy tu vois bonne santé et le côté
[23:25] social en même temps parce que les high rocks, les mecs
[23:27] s'entraînent ensemble, il y a des compètes par 2 l'iron Man.
[23:31] Moi je sais que mon père il en a fait quelques-uns.
[23:33] Et lui ce qu'il voulait c'était s'entraîner avec ses potes, il
[23:35] voulait pas forcément aller à une course, finir la course et
[23:37] dire à tout le monde j'ai fait un ironman.
[23:38] Lui ce qu'il voulait c'était passer ses dimanches avec ses
[23:40] potes, tu vois et et tu te dis ouais c'est y a le côté social,
[23:44] y a le côté entraînement et puis après bon t'as aussi le côté un
[23:47] peu gratifiant et surtout en fait le marathon c'est devenu un
[23:51] peu banal. Maintenant les gens tu vois, moi
[23:53] j'ai des potes, ils fumaient il y a 2 ans et là ils font des
[23:55] marathons en 03h15, 03h20 et tu te dis ouais le mec il s'y met
[23:59] pendant 2 ans, il mange bien, il s'entraîne, il fait un marathon
[24:01] et. Et maintenant en plus avec les
[24:04] réseaux sociaux tu vois les perfs elles enfin elles
[24:06] transpirent tu ça devient fou quoi.
[24:09] Tu te dis de me faire un marathon en 03h00 maintenant
[24:10] tout le monde le fait tu vois et d'ailleurs j'ai un pote Bah Hugo
[24:12] Philippe il y a pas longtemps il a posté en disant Je voudrais
[24:15] faire un marathon, je pensais pouvoir faire 3 h il me dit mais
[24:17] j'ai fait des séances et en fait je me rends compte que non tu
[24:19] vois et ouais tu te dis maintenant les gens en fait le
[24:22] je pense que le triathlon c'est un peu le nouveau marathon tu
[24:25] vois c'est le défi du Quarantenaire qui se dit.
[24:28] Ouais j'ai gagné ma vie, j'ai eu un peu de temps, je suis pas
[24:30] obligé de me tuer au travail comme un fou mes gamins ils vont
[24:33] à l'école, vas y je vais faire un trait et puis quand t'as qu'à
[24:36] faire je fais un Iron Man et mais par contre ouais là ça
[24:40] requiert du travail, là tu t'y vas pas en t'entraînant 10 h par
[24:42] semaine ou si bah ou sinon tu vas y passer du temps quoi et tu
[24:46] vas surtout pas trop prendre de plaisir mais mais ouais non
[24:49] c'est je pense que ouais ça devient le côté social, le côté
[24:53] performance et puis puis un petit peu ouais, un petit peu de
[24:56] flatté de l'ego quoi. Si vous êtes encore là, c'est
[24:58] que le Podcast vous plaît et que le podcast dit les veillethas
[25:01] vous plaît donc n'hésitez surtout pas à Liker, vous
[25:03] abonner et laisser un commentaire.
[25:05] On prend le temps de les lire à chaque sortie de l'épisode.
[25:07] Vous pouvez nous suggérer un nouveau guest, nous donner des
[25:09] idées, des choses à faire différemment dans le podcast,
[25:12] c'est important pour nous. Je vous rappelle que ce PODCAST
[25:14] est soutenu par Nike, merci encore à eux et on vous
[25:16] remercie. Allez, on reprend le podcast et
[25:18] toi est ce que YA1 moment où tu t'es dit mon travail il a payé.
[25:21] Je je pense sincèrement que j'étais pas le plus talentueux à
[25:23] la base tu vois mais mais par contre j'ai toujours été le mec
[25:26] qui s'entraînait le plus. J'ai toujours été celui qui
[25:28] faisait le plus d'heures, mais parfois à mes dépens hein, c'est
[25:31] je me suis quand je me suis blessé, je me suis blessé
[25:33] gravement. Tu vois à chaque fois j'ai fait
[25:34] des des fractures de fatigue qui m'ont vraiment mis à l'écart et
[25:38] j'étais un peu trop stakhanovis. Mais par contre j'étais j'étais
[25:43] toujours le premier à plonger dans l'eau le matin à 06h30 à la
[25:45] piscine. Si y a marqué 2 h de vélo sur
[25:48] mon plan et que j'ai 01h58, je m'arrête pas.
[25:49] Enfin tu vois, j'ai vraiment toujours été jusqu'au boutiste
[25:51] et à me dire Ouais. Si je fais 01h58, il YA1 Mec qui
[25:57] va faire 2 h tu vois et j'ai toujours voulu être sûr de faire
[26:00] au moins ce qu'il fallait pour pour pour gagner tu vois.
[26:04] Et après ? Et par contre j'ai toujours été
[26:06] honnête en me disant si un mec me bat c'est qu'il est meilleur,
[26:09] tu vois il y a pas de ouais j'ai pas eu de chance machin, ça
[26:11] c'est non ça dans l'endurance t'as une part de chance mais
[26:14] t'en as pas autant que ça tu vois, c'est pas là, c'est pas la
[26:16] loterie hein. Souvent celui qui gagne le plus
[26:17] c'est celui qui associe talent, travail et et rigueur tu vois.
[26:20] Et du coup j'ai toujours voulu me dire.
[26:25] Bah ce côté travail c'est le seul truc que tu maîtrises,
[26:27] c'est le seul truc où tu te dis Bah ouais, si j'ai un
[26:29] entraînement et que j'y vais pas c'est sur moi.
[26:32] Et je m'étais dit Bah ça je le pousse au curseur au maximum et
[26:36] puis on verra où ça me mène tu vois ?
[26:38] Est ce que tu peux expliquer pour les gens qui sont pas trop
[26:41] familiers avec ça ? À quoi ça ressemble ?
[26:42] Une semaine d'entraînement pour. Traite les pros sur de la longue
[26:45] distance comme tu fais en ce moment.
[26:47] Alors là en ce moment longue distance donc je nage un petit
[26:49] peu moins. Bon je nage quand même encore 5
[26:51] fois par semaine environ. Avant c'était 6 7 fois.
[26:54] Là je suis déjà descendu à 5*25 km à peu près par semaine, donc
[26:57] tu vois 5 5 km par séance. Ouais ça ça me prend 01h15 par
[27:01] jour à peu près de nager. Après en vélo, là je fais 500 km
[27:05] par semaine environ. Ouais donc ça c'est 6 fois par
[27:08] semaine. Donc on a des sorties.
[27:14] Moi mes plus longues sorties, elles vont durer.
[27:15] En vrai prépa ça peut aller jusqu'à 6 h sur le vélo les
[27:17] samedis, mais ouais, entre 500, allez 480 km minimum tu vois, et
[27:22] jusqu'à 600 quand c'est des grosses grosses semaines.
[27:23] Et puis en course à pied on est entre allez 85 et 110 km par
[27:28] semaine. Donc ouais, on passe quand même
[27:30] pas mal de temps, c'est une trentaine d'heures par semaine.
[27:34] Mais mais encore une fois, moi je suis dans la catégorie qui
[27:36] s'entraîne beaucoup tu vois. Mais sur Iron Man t'as personne
[27:39] qui fait moins de 25 h, C'est pas possible si tu veux
[27:41] performer. Ta course elle dure au minimum
[27:42] 07h30, il YA1 moment, faut que tu passes du temps sur la selle.
[27:45] Mais ouais pour moi perso une 30 trentaine d'heures par semaine,
[27:49] ouais c'est c'est chrono FA je crois.
[27:52] Et comment tu gères tes récup ? Parce que je sais qu'il y a des
[27:54] gens qui gèrent de podcast, qui font 1 5 kilomètres et le
[27:56] lendemain c'est impossible de bouger.
[27:58] Ouais donc est ce que tu penses que c'est lié à tes récup vous ?
[28:00] Ton corps qu'il a habitué avec les années à une charge
[28:02] d'entraînement de Paris. Alors alors moi déjà là j'ai
[28:07] m'impacte là j'ai 36 ans maintenant, et si tu veux, quand
[28:11] j'avais 20, 25, ouais ça va, tu vois, tu faisais une séance
[28:14] t'allais manger un Japonais à volonté, le soir tu te couchais
[28:17] et le lendemain c'était reparti, tu vois ?
[28:19] Et là c'est mort là, moi tu vois, j'ai mon kiné, il est là
[28:21] avec moi, il est partout avec moi, tu vois, il il me suit
[28:24] partout parce que tous les jours faut que j'ai les soins.
[28:27] Je me lève le matin, j'ai tant d'Achille vraiment qui sont qui
[28:30] sont dur dur tu vois ça ça devient je sens que pas je
[28:33] traîne ma à peine mais c'est plus dur mais mais par contre là
[28:38] j'investis dans ma récup à mort, tu vois, j'ai j'ai un j'ai un
[28:41] une salle chez moi, c'est une salle de soins, tous les kinés
[28:44] de France ils seraient jaloux tu vois, j'ai toutes les machines,
[28:46] j'ai tout ce qu'il faut pour vraiment récupérer, être sûr que
[28:49] que je suis prêt, le que je suis prêt le lendemain et ça c'est un
[28:52] ouais, c'est un investissement que j'ai commencé très jeune à à
[28:54] vrai dire. Vraiment la récup et tout, tu
[28:56] vois même un truc tout con. Mais quand j'ai acheté mon
[28:58] premier appart, je voulais mon plus gros investissement,
[29:01] c'était mon lit tu vois ? Et je m'étais dit Ouais je
[29:03] préfère avoir une toute petite télé.
[29:04] Par contre avoir 1£ je le retrouve et j'ai toujours été
[29:07] dans cette démarche, tu vois de me dire voyager avec mon
[29:09] oreiller, ces trucs là tu vois alors que quand tu as 25 ans tu
[29:13] te dis ouais c'est bon, tu vois, tu vas à l'hôtel, tu dors
[29:15] partout et j'ai très vite été dans cette dans cette notion de
[29:18] récup et en fait tu te dis c'est pas si compliqué.
[29:23] Tu dors tes 8 9 h par nuit ? Tu fais une séance dure ?
[29:27] Bah t'adaptes la nutrition après ta séance en fait si si déjà tu
[29:30] fais 80% des choses bien, t'as pas besoin d'aller chercher les
[29:33] 2% de marketing qui sont derrière mais le sommeil et la
[29:36] nutrition déjà ces 2 trucs là, si tu les masterises, peu
[29:39] importe ton niveau, tu vas t'épargner 99% de.
[29:45] Ton poste c'était quoi là ? Si tu devais garder qu'une
[29:46] chose, ça serait. Sommeil ?
[29:48] Ouais Ouais Ouais. Le sommeil c'est un truc de fou.
[29:52] Tu t'en rends pas compte au début, mais.
[29:53] Si tu peux te faire, tu fais l'essai de te faire 2 mois ou tu
[29:57] dors 7 h et 2 mois ou tu dors 9 h.
[30:00] Ah tu vas voir la différence, elle est lunaire.
[30:02] Que de t'entendre en parler, ça me donne envie de dormir 9 h,
[30:05] ouais. Ouais, les heures avant 00h00.
[30:08] Moi quand je suis en grosse prépa, à 20h45, 21 H, je suis
[30:11] dans mon lit, je me lève tôt derrière hein, tu vois à 06h30
[30:13] je suis debout hein. 6 06h30, mais ouah je suis réveillé
[30:16] l'alarme, elle me fait pas mal quoi.
[30:18] Mais mais par contre Ouais, tu te couches t'organises tes
[30:20] journées différemment. Mais les heures de sommeil avant
[30:22] 00h00, moi elle me, elle me change la vie quoi.
[30:24] Et tu sais, On dit souvent que les champions, ils sont fait de
[30:29] blessures et de cicatrices. C'était quoi ta blessure la plus
[30:33] complexe à gérer ? Moi j'ai surtout fait.
[30:35] J'ai surtout fait des blessures liées au surentraînement.
[30:38] En fait, fracture de fatigue, tu vois, j'en ai eu pas mal.
[30:42] C'était surtout ça mon problème la plus dure à gérer.
[30:46] Je pense que c'était avant les jeux de, avant les Jeux de Tokyo
[30:48] où. En 2020, en fait, j'ai gagné
[30:50] toutes les courses qu'il y avait au calendrier, j'ai tout gagné
[30:52] et je me baladais enfin, c'était lunaire quoi, c'était vraiment,
[30:54] j'étais imbattable et en fait, tu gagnes, tu gagnes une
[30:59] confiance qui est énorme, et surtout tu mets tu leur mets un
[31:02] clou dans la tête aux autres quoi, ils se disent ouais,
[31:03] comment je vais faire pour faire 2e, tu vois ?
[31:05] Et et je suis arrivé en 2021, je m'étais dit Ouais c'est bon là
[31:08] je vais, je vais encore gagner. Tu vois, il y avait qu'un hiver
[31:10] de plus et les jeux ont été décalés, mais moi les gens ils
[31:13] me demandaient Ah ouais mais je fais non c'est pas grave, je
[31:15] sais que je peux encore gagner. Et et je me blesse en tout début
[31:20] de saison, en avril tu vois et en mai on avait la première
[31:22] course et moi il fallait que je refasse un critère pour aller au
[31:26] jeu, mais il fallait que je fasse top 6 d'une course.
[31:28] Mais l'année d'avant j'ai gagné toutes les courses, j'ai gagné
[31:30] 30 secondes d'avance et et je fais 6 de la course mais tu vois
[31:34] un peu poussif et tout mais je me dis Ouais ça va c'est bon les
[31:36] jeux c'est dans 3 mois et et là je me refais mal pareil, même
[31:39] blessure, fracture de fatigue et là je me dis bah là ça va être
[31:42] chaud quoi et il y a les jeux qui arrivent et et en fait
[31:45] j'étais pas prêt tu vois j'ai pas été prêt au jeu.
[31:47] Sauf que. Et sauf que quand tu as tout
[31:49] gagné l'année d'avant Bah les Jeux les gens ils s'attendaient
[31:51] à ce que tu gagnes, les Jeux tu vois et et au final non je fais
[31:55] donc je fais 13 de cette course là.
[31:56] Bah après quand j'étais plus dans le top 5 j'ai lâché
[31:58] l'affaire tu vois et après par contre on fait 3 du relais et
[32:04] donc médaille de bronze olympique tu vois c'est quand
[32:06] même très cool. Mais ouais je pense que c'était
[32:10] la blessure la plus dure à gérer parce que c'était pas plus grave
[32:13] ou quoi mais elle est arrivée au plus mauvais moment en fait et
[32:15] au moment où où j'en où il fallait pas que ça arrive quoi.
[32:18] Mais mais c'est c'est que ma faute, c'est que ma faute, je
[32:22] gagnais et tout, j'aurais juste eu à faire la même chose à
[32:24] l'entraînement. Mais j'ai voulu faire plus, j'ai
[32:25] voulu faire plus vite. Tu vas sur les réseaux, t'es
[32:28] influencé et tu te dis ouais non mais lui il a fait 16 séances
[32:31] avec moins de récup que moi alors qu'en fait non, les Jeux
[32:35] ça reste une course comme les autres, c'est les mêmes Mecs, tu
[32:37] fais la même distance, la même discipline et.
[32:41] Et sauf que en fait le 3 quart des gens ils ont peur quoi.
[32:44] Et ils se prennent-ils se pointent sur la ligne d'arrivée,
[32:47] soit ils sont blessés ou ou soit ils ont pas confiance quoi.
[32:50] Tu penses que c'est plus dur de partir d'en bas et monter au top
[32:53] ou de rester au top ? Rester au top ?
[32:56] Ouais, Ouais, tu peux tu peux partir, monter et redescendre,
[32:59] ça c'est facile. Tu tu prends, t'as pas mal
[33:03] d'athlètes, tu les prépares pendant un an, ils peuvent
[33:04] gagner. Mais le plus dur, le plus dur,
[33:07] c'est de regagner, c'est d'être favori et de regagner et que
[33:10] tout le monde regarde et que tout le monde en fait.
[33:12] L'objectif des gens c'est de prendre le favori et ils se
[33:14] disent mais moi je prends ce gars là, c'est le favori, si je
[33:17] le Bats, je gagne. Et en fait ils pensent même pas,
[33:19] ils réfléchissent pas, ils ont pas de pression de se dire faut
[33:21] que j'attaque à tel endroit, faut que je fasse signe.
[33:23] Non non, ils attendent. Et puis une fois qu'ils voient
[33:25] la ligne d'arrivée, ils essaient de battre, tu vois et en fait
[33:28] c'est le plus dur, c'est c'est ça, c'est d'être devant et et
[33:31] que d'être le chasser quoi. Et pour moi c'était c'est ça le
[33:34] plus dur. C'est pour ça qu'on a très peu
[33:36] de mecs en triathlon qui gagnent les championnats du monde 2
[33:38] années de suite on est, on est pas beaucoup à l'avoir fait et
[33:41] et t'en as beaucoup ils arrivent et là et après ils en fait ils
[33:44] arrivent sur la première course, ils ont le dossard numéro un et
[33:47] puis ils se regardent et ils font Ah ouais non mais là tout
[33:50] le monde me regarde, ils savent pas où je vais, tu vois quel
[33:53] emplacement je vais prendre sur le ponton de départ ?
[33:55] C'est des décisions à prendre en fait que t'as pas l'habitude de
[33:57] prendre tu vois et surtout t'es observé et et t'es jugé beaucoup
[34:03] et en fait. Rester au top, pour moi, ouais,
[34:05] c'est le plus dur. D'ailleurs en faisant des
[34:07] recherches sur sur toi pour le podcast, j'ai découvert que les
[34:10] 8 premiers aux JO ils ont un diplôme olympique.
[34:13] Ouais ça je savais pas tu vois ? Ouais si si, je l'apprends à des
[34:16] gens mais. Ouais, t'as un diplôme
[34:18] olympique. Ouais, tu reçois un truc chez
[34:19] toi et tout. OK ouais non non c'est cool.
[34:21] Et après quand t'as en France, quand t'es médaillé.
[34:25] Alors médaillé d'or, tu as la Légion d'honneur, je crois ?
[34:27] Ah ouais ? Ouais.
[34:28] Ouais ouais. Et après moi 3e, j'ai eu ouais,
[34:31] un truc en dessous tu vois, je fais quand même.
[34:33] De de l'ordre du mérite. Ouais c'est ça ouais ouais donc
[34:35] ça je l'ai eu. Ouais ça je l'ai eu, c'était
[34:38] cool, c'était cool, c'était le on est allé à l'Élysée et tout
[34:41] franchement c'était channé, on a offert une tenue de l'équipe de
[34:43] France à à Emmanuel Macron. Ouais donc il a une tenue et
[34:46] tout chez lui c'était cool et et la petite anecdote qui est
[34:50] marrant et en fait il te. Il te demande de venir donc si
[34:54] il va et tout super cérémonie c'est sympa tu reçois la
[34:56] médaille et 10 jours après tu reçois une lettre chez toi et en
[34:59] fait il faut que tu payes pour être enregistré tu sais pour
[35:02] qu'il mette ton nom sur le site officiellement et je dis Ouais
[35:05] mais c'est bizarre et Ouais tu payes.
[35:08] Je crois que c'est 80 balles OK pour qu'il t'enregistre en tant
[35:10] que. Que sujet de l'ordre du mérite.
[35:13] Ouais OK, et ça c'est le bon côté du coup de du sport en
[35:17] France. Mais tu sais, On dit souvent que
[35:19] le sport en France ça manque de moyens, d'infrastructures.
[35:21] Est ce que toi tu partages ce constat un peu ?
[35:23] Ouais entièrement non mais en France en fait en France le le
[35:28] le le le l'ASSOCIATIF, il porte le sport à bout de bras, c'est
[35:33] fou les les les le le gouvernement ils s'en rendent
[35:36] pas compte en fait de de de de ce qui se passe dans les clubs,
[35:39] du bénévolat. Et là le bénévolat ça commence,
[35:41] ça disparaît en France mais c'est normal, il est pas, il est
[35:43] pas reconnu et et la plupart des gens ils demandent pas de
[35:45] reconnaissance mais ils demandent au moins de pas
[35:47] galérer, de pas avoir à payer pour emmener des des gamins
[35:50] faire des Compètes tu vois. Et moi en en ayant voyagé à
[35:53] mort, tu vois, je l'ai l'Angleterre, moi ma ma copine
[35:56] elle est anglaise, je suis allé aux US aussi, tu vois les
[35:59] différences, c'est fou tu vois c'est fou et en fait il y a pas
[36:02] longtemps, enfin il y a pas longtemps, si il YA1 bout de
[36:04] temps déjà il YA45 ans, j'avais chopé la milice des sports en
[36:05] lui disant Quand est ce que vous allez construire des piscines ?
[36:09] On a on a des records de noyade, les étés on a pas de piscine et
[36:14] elle me disait Ouais on a un budget de 100000000 je dis mais
[36:18] 100000000. Tu construis 3 piscines avec
[36:22] 100000000 si t'achètes le terrain je dis c'est c'est pas
[36:24] 100000000 qu'il faut mettre. Si vous voulez que les Kids ils
[36:25] apprennent à nager, faut mettre des faut refaire un projet des
[36:28] 1000 piscines comme on avait fait à l'époque et puis remettre
[36:31] les gamins dans des vraies piscines où ils apprennent à
[36:34] nager et en fait ils sont déconnectés, ils se rendent pas
[36:36] compte de ce qui se passe, ils se rendent pas compte que
[36:38] maintenant ça les intéresse plus déjà avec tout ce qui se passe
[36:40] sur les écrans, les gamins c'est dur de les sortir, si en plus
[36:44] les infrastructures elles sont pas là c'est c'est c'est
[36:46] compliqué et et même d'un point de vue des sports.
[36:51] On est nul mais on est nul en France.
[36:54] Moi je suis allé à moi, je suis allé à la fac, j'y suis resté 2
[36:56] semaines, j'ai fait, j'ai fait, j'ai fait staps en plus hein,
[36:59] donc t'es censé à faire un truc où les gens ils comprennent un
[37:01] peu le sport tu vois ? Et je commence, je fais ma
[37:03] rentrée première semaine et je devais partir en compète en
[37:06] Australie, je pars une semaine, je rentre, je vais, j'avais une
[37:09] leçon de je sais plus quoi de Judo, le prof il me dit tu fais
[37:11] quoi ici, tu vois ? Je dis Bah Mec, je suis là, je
[37:14] suis à l'école, je suis en staps quoi, il me dit Ah mais t'es
[37:17] parti une semaine, ça sert à rien de revenir.
[37:20] Et et je dis plus rien, mais c'est enfin où où c'est le le le
[37:23] où est ce que tu supportes le haut niveau, quand est ce que tu
[37:25] essaies de et en fait non que dalle tu vois y a pas de alors
[37:28] si on te laisse faire ta licence en en 18 ans tu vois, Ah c'est
[37:31] cool hein, au bout de t'as fini ta carrière, t'as t'as une
[37:34] licence quoi, ce qui sert à rien maintenant quoi.
[37:36] Donc tu vois, et alors je demande pas qu'il y ait des
[37:39] équivalences. C'est pas parce que t'as fait
[37:40] champion du monde que tu peux aller entraîner le Barça tu
[37:43] vois, mais mais je pense que il faut-il faut qu'on fasse quelque
[37:48] chose. Et mais mais pour moi, en le
[37:52] haut niveau, il peut s'en sortir tout seul.
[37:53] Tu vois le haut niveau, il peut s'en sortir.
[37:54] Mais faut qu'on fasse quelque chose pour la formation, pour
[37:56] l'associatif, pour tout ça, parce que ça ça va disparaître.
[37:59] Les clubs, les clubs, ils vont disparaître.
[38:01] Et là en Athlé, ils ont ce problème en fait que les gens
[38:03] font des courses sans être dans des clubs.
[38:05] Mais ça, ça, à un moment ça va saturer les gamins, ils vont
[38:07] plus aller, ils vont-ils vont plus se rejoindre.
[38:09] Et puis moi les premiers clubs de natation, c'était être avec
[38:12] mes potes. On aurait pu faire du badminton,
[38:14] c'était pareil. Je voulais juste avoir des gars
[38:17] le soir à 18h30 et et discuter de ce qui s'était passé à
[38:20] l'école, tu vois, et en fait ça ça va disparaître, mais ça parce
[38:23] que l'État il fait plus rien et et moi si tu veux.
[38:25] Pendant 4 ou 5 ans, j'ai vécu dans mon club et en fait il
[38:29] m'avait fait un une petite chambre dans un garage et je je
[38:31] vivais la Présidente, elle m'avait dit Ben Moi j'avais pas
[38:34] de thune tu vois, elle m'avait dit Tu peux vivre chez moi et
[38:36] tout, pas de problème. Et et j'ai vu l'Associatif tu
[38:39] vois, parce que elle est présidente bénévole, j'ai vu
[38:41] comment ça se passe. Et son mari et tout.
[38:44] Tous les matins à 06h00 il allait à la piscine et après
[38:46] fallait entraîner les Kids. Les mercredi après 12h00 quand
[38:48] il pleuvait ils étaient dans la forêt avec les VTT et ces
[38:52] gens-là mais ils sont jamais reconnus tu vois, puis ils
[38:55] finissent, ils sont retraités, ils ont que dalle et tu te dis
[38:58] en fait si tu les aides pas tout ça c'est fini, ça disparait.
[39:03] Et tu vois moi tous les éducateurs que j'avais à
[39:05] l'époque, je les je les connais encore, c'est les parents de mes
[39:08] potes, moi mon père il aidait un peu au club de triathlon.
[39:11] Et tu te dis ces mecs là bah là ils ouais, ce qu'ils ont fait
[39:15] pour nous avant c'est c'est c'est perdu tu vois ils ils le
[39:18] feront plus en fait. Donc je pense que la France il y
[39:21] a alors attention hein, on fait énormément de trucs cool hein.
[39:25] Franchement pour le sport, enfin là les JO 2024, le regard elle
[39:27] était, elle était incroyable, c'était c'était génial.
[39:29] Mais je pense qu'il faut pas qu'on oublie la formation, le
[39:33] bas de l'échelle et tout ça tu vois, c'est c'est clair que.
[39:39] Un Teddy Riner si tu lui donnes, si l'état il lui donne 100000€
[39:41] de plus par an, il s'en fout tu vois c'est pas c'est pas son
[39:43] problème. Mais par contre si si l'État il
[39:45] arrive à trouver de la thune pour pour aider les clubs
[39:48] formateurs, c'est c'est pour moi c'est il est là le problème, il
[39:51] est-il est dans tout ce qui est ouais tout ce qui est
[39:54] associatif, avoir l'insep et tout, c'est bon hein, c'est
[39:56] clair hein, tu tu manges bien, tu dors bien, il y a les il y a
[40:00] la belle piscine. Mais 90% des gamins ils verront
[40:04] pas la piscine et il vaut mieux 90% des gamins qui font du sport
[40:07] plutôt qui qui jouent à la Playstation tu vois ?
[40:09] C'est clair, surtout dans les sports individuels comme ça.
[40:11] C'est très important de bien s'entourer.
[40:13] Toi, t'as réussi à plutôt bien le faire.
[40:15] Ouais c'est dur. Après la chance que j'ai eu moi
[40:17] le triathlon c'est que c'est pas c'est c'est pas des gros sports
[40:22] tu vois. Donc t'as pas t'as pas trop de
[40:23] personnes malveillantes qui te disent Ouais tu vois t'as pas
[40:26] trop de trucs comme ça tu vois. Mais moi j'ai toujours gardé les
[40:30] mêmes gens avec moi, j'ai toujours gardé les mêmes
[40:31] personnes. Pardon.
[40:32] Ça a toujours été tu vois ma présidente, moi j'ai signé dans
[40:34] mon club en 2007 et j'y suis toujours toujours resté dans le
[40:38] même club, mon agent on bosse ensemble depuis 2011, Nike je
[40:40] suis avec eux depuis 2014, tous mes sponsors ils ont au moins 10
[40:47] ans et tous les gens avec qui je bosse là ils c'est tous ouais ça
[40:49] fait au minimum 8 10 ans tu vois, donc j'ai toujours mais
[40:52] par contre je fais une confiance avec tu vois moi mon mon
[40:55] comptable et tout, j'ai toujours bossé avec lui et je lui dis Tu
[40:58] gères tout, je veux pas en entendre parler et.
[41:02] Et j'ai toujours ouais, j'ai toujours voulu m'entourer de
[41:05] personnes et surtout je veux m'entourer de personnes qui me
[41:06] disent des choses, qui me disent Si je fais une connerie, si si
[41:10] si il faut que je change quelque chose et et ils ont pas hésité.
[41:13] Et tu vois ma présidente de club c'est elle quand j'ai touché mes
[41:16] premières primes qui m'a dit Ça tu l'investis direct dans
[41:19] l'immobilier, je dis je veux pas t'entendre parler de t'acheter
[41:21] une, une Golf 5 ou un truc comme ça tu vois tu le tu t'achètes un
[41:24] appart, tu le mets en lock moi je continue à te à te loger dans
[41:27] mon garage et puis puis on avance comme ça tu vois et en
[41:29] fait c'est des bons conseils, c'est.
[41:31] C'est des gens qui te gardent les pieds sur terre parce que
[41:34] t'as t'as 18 Piges, t'as fait ta prime, t'as de l'argent sur ton
[41:37] compte. Premier truc que tu penses c'est
[41:39] t'as acheté une bagnole et puis une playstation et puis et puis
[41:42] ils vivent sur ton matelas tu vois.
[41:43] Et en fait c'est cool d'avoir ces gens-là dès le début qui te
[41:46] qui te mettent les pieds sur terre.
[41:47] Tu vois, ça te donne une routine, t'es obligé de payer
[41:49] ton prêt. Tu tu commences très tôt en fait
[41:51] à avoir des responsabilités et j'ai toujours ouais voulu avoir
[41:54] cet entourage, mais surtout un entourage qui me disait la
[41:57] vérité en fait, pas un entourage qui qui faisait les choses pour
[42:00] me plaire. Et justement, t'as mentionné
[42:02] Nikki. Moi quand j'étais un jeune
[42:05] basketteur, on rêvait tous de signer avec Nikki.
[42:07] Toi qu'est ce que ça t'a fait de signer avec le souche ?
[42:10] Ouais, c'était lunaire hein. Pour moi ouais, franchement
[42:12] c'était c'était fou si tu veux-je disais moi en fait je à
[42:18] à Vesoul, il fallait que t'ailles faire les magasins
[42:20] d'usine pour avoir ta paire de ta paire de TN ou un truc comme
[42:23] ça et. Et je me rappelle que.
[42:26] Tous les étés avant la rentrée, on y allait et en gros mes
[42:29] parents me disaient, tu choisis une paire et ça te fait l'année,
[42:31] tu vois, donc tu les enlevais pour jouer au foot, c'était
[42:34] vraiment t'avais ta paire et à chaque fois j'allais au magasin
[42:37] d'usine et et j'achetais, j'achetais ma paire, ma paire
[42:40] d'air Max ou un truc comme ça, et je devais la garder pour
[42:42] l'année. Et en fait tu passes à te dire
[42:45] ça c'était quand j'avais ouais 12131415 ans et puis après t'as
[42:49] 25 ans et et tu t'es t'es payé pour porter la paire, tu vois ?
[42:55] Et tu te dis ouais les paires, je sais pas moi maintenant
[42:59] depuis le temps ça fait plus de 10 ans que je suis avec Nikki,
[43:00] je dois avoir 400 paires, tu vois de chaussures et tu te dis
[43:04] ouais enfin c'est lunaire mais encore une fois je tu vois comme
[43:07] on en parlait avec Jordan, comme on parlait avec Nikki en fait
[43:11] c'est il y a tout un état d'esprit qui est différent en
[43:13] fait. Avant j'étais avec d'autres
[43:14] marques pour des pour des pour des courts moments.
[43:17] J'ai fait 2 ans avec une marque, 2 ans avec une autre et ensuite
[43:20] je suis passé avec Nikki. L'état d'esprit déjà, il est pas
[43:23] le même. Tu vois le mindset de la
[43:25] victoire ? Il est beaucoup plus ancré chez
[43:27] Nikki. Il y a il y a aucun problème à
[43:29] te dire on va te donner plus parce qu'on sait que tu vas
[43:34] faire plus ou on va. On va t'aider vraiment à 2000%
[43:37] parce que on a confiance en toi et on sait que tu veux te donner
[43:40] à 2000%. Tu vois, il y a beaucoup plus
[43:41] cet esprit de, de, de, de, de, de, de, de, de grande vision de
[43:44] de se dire Ouais, on va faire, on va faire mieux, on va faire
[43:48] plus grand et et moi c'est ça que j'ai tout de suite apprécié.
[43:51] Tu vois te dire Ouais ? On n'est pas, on n'est pas
[43:57] business Partner à se dire non non 10 c'est 10 c'est pas 10 et
[44:01] demi parce que tu en as vraiment besoin tu vois.
[44:03] Et moi j'ai toujours apprécié ce truc là et j'ai toujours été
[44:06] aussi ultra réglo avec eux à dès qu'il y avait un truc qui allait
[44:09] pas je le disais de mon côté ouais bah là je suis un peu
[44:11] blessé ou ou même des retours, des feedbacks sur des produits,
[44:14] tu vois s'il YA1 truc où je disais ouais ça une chaussure je
[44:17] la trouve pas assez stable je dis elle est ouais elle est pas
[44:19] assez stable tu vois et ça me dérangeait pas de le faire et je
[44:21] pense qu'ils ont rapidement apprécié ça avec moi aussi.
[44:24] Mais mais non mais moi quand j'ai signé je me rappelle, j'ai
[44:26] reçu les j'ai reçu une pile de chaussures qui était plus grande
[44:28] que moi et j'ai une photo encore chez moi et où j'ai la pire
[44:32] chaussure. Ah ouais elle est la, enfin la
[44:33] pile elle est les boîtes, c'est plus grand que moi et là je me
[44:36] dis Ouais c'est un truc de malade, tu vois c'est un truc de
[44:38] malade et là tous mes potes Ouais vas y moi je veux si est
[44:42] ce que tu peux m'avoir, ça tu vois, mais au début tu reçois tu
[44:45] mets et moi je me rappelle surtout déballer et et et mettre
[44:49] dans mes dans mes tiroirs tu vois ?
[44:51] Et là j'ai enlevé tous mes trucs, tu sais moi avant je
[44:52] croyais avec des t-shirts de course qu'on me donnait et tout
[44:55] et t'en enlevais là ta ligne, tous les touches et tout, tu
[44:57] mets tout dans ton tiroir, tu ranges par couleur des
[44:59] chaussettes mais blanches blanches et tu te dis ouais vas
[45:02] y celles-là je vais trop en prendre soin, elles sont trop
[45:04] bien et et tu vois tu mais par contre j'ai toujours gardé ce
[45:07] côté-là, j'ai toujours été tu vois, c'est pas parce que
[45:09] j'avais beaucoup que je prenais pas soin, Non pas que je suis
[45:12] matérialiste hein, mais par contre j'ai toujours mais même
[45:15] avec mon vélo et tout tu vois j'ai toujours je me dis je me
[45:17] dis je veux toujours que si les gens de make les gens ils
[45:20] devaient de mikey chez moi. Il serait pas là ?
[45:23] Ouais il est-il est comment dire, il est pas reconnaissant
[45:26] tu vois. Et par contre ouais j'ai
[45:27] toujours regardé ce côté-là, toujours mes chaussures, je veux
[45:30] qu'elles soient propres, je veux toujours que ce soit organisé,
[45:33] que tu vois que ce soit bien, tu vois je veux il il.
[45:35] Je pense qu'il YA1 respect envers ce qui était donné qui
[45:38] est qui est ultra important. J'ai l'impression que ouais,
[45:41] c'est un accompagnement qui va au-delà du sponsoring en vrai,
[45:44] comment tu trouves qu'il t'accompagne au-delà du niveau
[45:47] financier et matériel ? Bah déjà en fait il te.
[45:51] Natkit nightkit ils te valorisent en tant qu'humain
[45:52] déjà tu vois, ils ils te ils te font, tu vois le fait qu'on se
[45:55] rencontre tu vois je trouve ça trop cool.
[45:57] Moi j'ai rencontré, j'ai joué au Golf avec Tinker Adfield, là il
[45:59] a inventé la R Max donc tu te dis cette expérience là c'est
[46:03] c'est lunaire tu vois tu pourrais être dans une autre
[46:06] boîte et et les mecs ils se diront Ah ouais t'es t'es juste
[46:09] un nom sur une liste avec un chiffre en face et c'est terminé
[46:11] tu vois. Mais les opportunités comme ça,
[46:13] aller voir la demi finale de Roland là ce weekend je pouvais
[46:16] aller voir le le le Rolex master tu vois c'est des trucs, tu te
[46:19] dis. C'est des expériences, ils ont
[46:21] pas à le faire, ils ont pas à le faire.
[46:23] Le staff pourrait y aller tu vois ou ou ils pourraient dire à
[46:26] Rafael Nadal tu vois ouais on a des places mais non il pense à
[46:29] moi, il va me dire Ouais viens si tu veux y aller et tout on a
[46:32] des places dans la tribune machin on a un box tu vois aller
[46:35] voir la la demi finale de Ligue des champions, tu te dis Ouais
[46:38] c'est lunaire et ça pareil tu vois moi j'ai amené mon meilleur
[46:41] pote d'enfance fan de Paris, il a maté le match, il il me dit
[46:44] mais mec il me dit c'est jamais de la vie tu vois on était 2, on
[46:48] est 2 gamins de Vesoul tu vois. Et tu te dis on est en tribune
[46:51] pour voir le match de Ligue des champions, enfin la finale, la
[46:53] demi finale de Ligue des champions.
[46:55] Et en fait c'est des trucs où tu te dis ouais il il pense à toi
[46:58] en fait. Et ça en tant que qu'athlète, en
[47:00] tant qu'humain déjà Premièrement, mais en tant
[47:02] qu'athlète ça se valorise vachement.
[47:04] Tu vois te dire Ouais il il OK il pense à moi quand il faut
[47:10] m'envoyer le dernier Pegasus mais il pense à moi quand il YA1
[47:12] truc très cool qui se passe aussi et ça en fait ça donne
[47:15] vachement confiance. Tu sais de te sentir valoriser
[47:18] comme ça, ça te donne vachement confiance à te dire Ouais, si
[47:20] jamais ça se passe mal ou si jamais j'ai vraiment besoin de
[47:24] quelqu'un. Ils sont là pour moi tu vois.
[47:26] Et dans la tête c'est c'est super important je trouve.
[47:28] J'ai. L'impression que t'as une
[47:29] approche. T'as dit que tu prenais soin de
[47:30] tes tes affaires Nike mais t'as une approche assez pro avec ton
[47:33] tarif. Bah vélo et cetera.
[47:35] Tout ce qui est autour de combinaisons de natation.
[47:37] Je sais pas si tu nages beaucoup avec des combines.
[47:38] Ouais, de temps en temps, ouais, OK.
[47:40] Et je voulais savoir, est ce que tu ressens une vraie
[47:42] différence ? Dans les innovations qu'il y a
[47:44] eu au niveau matériel sur les dernières années.
[47:46] Ouais quand même. Ouais là on est, on a passé un
[47:49] step surtout j'ai trouvé que dans le dans le dans le running
[47:51] on a on a longtemps stagné, tu vois, on est, on est très
[47:55] longtemps resté sur. Franchement, que tu cours avec
[47:57] une paire de Converse ou avec une paire de de Air Max, tu
[48:00] vois, tu vois, il y avait une petite différence, mais en gros
[48:02] il fallait que la chaussure elle soit légère et qu'elle interfère
[48:05] pas trop. Et ta foulée ?
[48:06] Et là enfin les gars, en 2020 ils ont.
[48:10] Ils ont twistés, ils ont dit Ah ouais en fait non, la chaussure
[48:12] elle peut vraiment nous aider à nous propulser comment on peut
[48:15] faire ? Et et c'est marrant parce que
[48:17] j'en parlais tout à l'heure avec un une personne du staff et je
[48:20] lui dis Ben en 2017, moi j'ai eu ma première paire de carbone,
[48:22] elles elles arrivaient seulement ils avaient eu l'été, moi
[48:25] j'avais une course en septembre et j'étais le seul sur la ligne
[48:29] de départ à les avoir. On fait un triathlon et je gagne
[48:32] et pendant tout le 10 km final du Triathlon je me suis dit non
[48:35] mais là les autres ils vont attaquer c'est pas possible et
[48:37] on se balade et tout. Et à 200 M de l'arrivée, j'étais
[48:40] plus qu'avec un seul mec, j'attaque et je gagne tu vois
[48:41] mais. Et je me dis mais comment j'ai
[48:44] fait pour gagner ce course aussi facilement ?
[48:45] Tu vois, je savais que j'étais fort, j'allais faire top 5 mais
[48:48] gagner aussi facilement. Et puis là en fait le lendemain
[48:50] je me dis mais en fait les chaussures c'est grâce aux
[48:53] chaussures quoi et et la semaine d'après je fais une autre course
[48:56] à Nice et pareil dès le début je me casse premier kilomètre, je
[49:00] pars, je lâche tout le monde et je gagne.
[49:01] Et je me rappelle avoir eu la conversation et du coup avec le
[49:04] staff et leur dire mais c'est de la triche quoi.
[49:07] Et après ? Bon, les autres marques ont
[49:08] rattrapé et puis ça s'est un peu équilibré tu vois.
[49:11] Mais mais moi ma première perte carbone en 2017, là-bas, la 4%
[49:14] là incroyable j'avais j'avais un avantage technologique
[49:17] indéniable tu vois. Alors j'aimerais te dire non,
[49:20] non, j'étais une machine, j'ai gagné, mais les choses elles
[49:22] m'ont bien aidé. Ouais.
[49:25] Incroyable. C'est un peu quand quand t'es
[49:27] petit, quand les chaussures qui courent vite, donc maintenant
[49:29] c'est. Exactement.
[49:31] Exactement, mais je demandais à mes potes de les essayer, je dis
[49:33] vas y porque ? Il fait une ligne droite, fait
[49:35] une accélération, les gens ils pétaient un câble.
[49:38] Ah ouais ? Et celle-là je peux te dire je
[49:40] les mettais pour la course, je faisais pas un kilomètre de plus
[49:43] hein, je les enlevais et tout, je les séchais.
[49:45] Je m'étais dit non mais celles-là il faut que je les
[49:47] garde pristine parce qu'à chaque course il me les faut.
[49:49] Quoi ? Bah j'avais moi c'était une
[49:50] paire de vapeur Fly 2 je crois. Je les ai gardés des années
[49:53] parce que pareil, j'ai eu en plus cette sensation que ça
[49:55] changeait tout. Mais.
[49:56] Ouais non, c'est fou. Alors franchement, l'évolution,
[49:58] elle a été. Elle a été incroyable.
[50:00] Ah ouais ? Ouais, ouais, on.
[50:01] Dirait bien que tu donnes un conseil aux gens qui nous
[50:04] regardent. Si tu tu devais donner un
[50:06] conseil par discipline de triathlon, un Conseil à
[50:08] natation, un Conseil en vélo, un conseil à pied, ça serait quoi ?
[50:11] Alors la natation c'est la consistance.
[50:13] Il y a pas de il y a pas de séance qui vont transformer
[50:15] votre vie ou un coach qui va vous.
[50:17] Enfin certains coachs vont vous aider mais par contre il vaut
[50:21] mieux aller nager 2 allez 3 fois par semaine des petites
[50:25] distances même si vous y allez pour une demi-heure 3 quart
[50:27] d'heure. Que pas nager pendant 15 jours
[50:29] et y aller 5 fois dans la semaine.
[50:30] La consistance vraiment c'est l'important de toucher l'eau
[50:32] même pour même pour un gars comme moi maintenant qui ça fait
[50:35] 30 ans que je nage, j'essaie toujours de pas avoir plus de 2
[50:38] 3 jours sans nager. Vraiment la consistance en
[50:40] natation le plus important. Après en vélo je dirais quand
[50:48] même que ouais passer du temps sur le vélo c'est c'est
[50:50] important quand même faire des longues sorties là vous pouvez
[50:53] être un peu moins voilà si vous pouvez rouler que les weekends
[50:56] c'est pas grave. Mais si vous pouvez passer 2 3 h
[50:58] sur le vélo parce que c'est quand même au bout d'une heure
[51:00] et demi 01h45 que les adaptations elles se font qu'on
[51:02] peut voir si on est plus ou moins à l'aise sur le vélo.
[51:05] Donc ouais quand même, je pense que essayer de passer du temps
[51:08] en selle c'est important. En plus le vélo c'est pas trop
[51:10] technique, il y a pas tant de choses que ça à apprendre en
[51:13] terme de voilà, en terme de technique c'est différent et
[51:15] après la course à pied pareil un peu pareil.
[51:17] La datation je pense qu'il faut garder la consistance et surtout
[51:19] varier les efforts. Si vous pouvez courir que 3 fois
[51:23] c'est très bien, le lundi Vous faites une séance de côte.
[51:26] Le mercredi un footing tranquille et puis le samedi un
[51:28] truc un peu plus long d'allure course.
[51:30] Mais essayez de varier les efforts, de balayer vraiment
[51:32] toutes toutes les adaptations cardiologiques que vous pouvez
[51:35] faire ou cardio vasculaire que vous pouvez faire.
[51:37] Mais en tout cas ouais, c'est 3 conseils, natation, la
[51:38] consistance vélo, le volume et la course à pied.
[51:43] Essayez de faire un petit peu de tout.
[51:45] Magnifique explication. T'es un athlète, mais pour moi,
[51:49] t'es aussi un entrepreneur. Tu fais partie des athlètes qui
[51:51] construisent des choses à côté-là on est dans ton café la
[51:54] chance. Je voulais savoir pourquoi t'as
[51:55] décidé de d'ouvrir ce café ? Moi j'ai toujours été grand
[52:00] passionné de café mais café café le soir tu vois je suis pas du
[52:03] tout dans le business ou dans la restauration.
[52:06] J'ai j'ai j'ai aucune idée de tu vois moi il fallait faire un tu
[52:09] me demandes de faire le business plan un café j'en j'en sais rien
[52:12] enfin et même d'ailleurs j'aurais été très nul je pense.
[52:14] Mais j'ai toujours été passionné de café et du bon café surtout
[52:18] café de spécialité tu vois je voulais pas, je voulais pas le
[52:20] café, le café du bistrot, je détestais ça, j'en buvais pas.
[52:24] Et en fait quand j'ai gagné le championnat du monde junior,
[52:26] j'ai fait ma première, j'ai fait ma première prime et je me suis
[52:29] acheté une machine à café, une très bonne machine à café et là
[52:31] j'ai commencé à expérimenter et tout.
[52:33] Et moi je tu vois, je bois pas l'alcool donc si tu veux tu vois
[52:36] le vin et tout. C'est cool parce que les gens
[52:38] ils arrivent à développer un palet, à savoir ce qui se passe
[52:40] et en fait moi je le faisais pas donc je le faisais que le café
[52:43] et j'ai j'ai expérimenté pas mal de trucs, j'essayais et puis ça
[52:46] me plaisait vraiment tu vois et et j'ai toujours voulu ouvrir
[52:50] mon endroit. Et me dire Je veux ouvrir
[52:52] l'endroit où je veux que les gens qui aiment pas le café ils
[52:54] viennent et ils apprécient le café tu vois et donc de fil en
[52:57] aiguille ça c'est fait, mais ça je te parle d'il y a d'il y a 15
[52:59] ans tu vois. Et puis en fait il fallait
[53:02] savoir où où l'ouvrir et le premier truc c'est que je
[53:05] voulais pas être au café tous les jours parce que moi le
[53:07] relation publique c'était pas trop mon enfin être avec les
[53:10] gens c'est pas trop trop mon truc tu vois c'est pas moi,
[53:13] j'apprécie le café mais je suis pas un vendeur, je sais pas
[53:16] parler aux gens, je suis pas du tout dans ce dans ce milieu là
[53:18] tu vois et en fait on a trouvé cet endroit.
[53:22] Mon agent il habite à 600 M d'ici et et ça s'est fait assez
[53:28] vite. Il m'a dit Ouais tu veux ouvrir
[53:29] ton café ? Je dis Ouais franchement Ouais
[53:31] mais par contre je le fais pas tout seul parce que moi j'ai
[53:34] peut être 15% de ce qu'il faut pour faire vraiment un lieu
[53:36] sympa et du coup on s'est associé à 4 on a on a ouvert ça
[53:41] on a on a fait 2 mois de travaux à tourfay de Fontan comble je
[53:46] crois qu'on a acheté le local en décembre.
[53:49] Et puis derrière ouais on s'est, on s'est bien bougé pour ouvrir
[53:53] début juin il me semble, mais mais on a vraiment on est parti
[53:58] en fait, on a même pas demandé de prêt à la Banque, rien au
[54:00] début quoi, on s'est dit Ah ouais c'est ce qu'on veut faire
[54:03] quoi. Et du coup je crois que le prêt
[54:04] nous a été accordé le jour de l'ouverture ou le jour avant
[54:07] l'ouverture. Tu vois, on est vraiment parti
[54:09] en se disant Ouais c'est l'aventure, on y va quoi, mais
[54:11] moi aucune notion hein de de charge de.
[54:14] Je je m'étais dit vas y on essaye tu vois, je me suis dit
[54:16] tant qu'on finit pas dans un cauchemar en cuisine, c'est bon
[54:18] tu vois. Et puis en fait non, on a été
[54:21] super bien accompagné encore, les banques nous ont suivi donc
[54:24] là maintenant c'est plus chill tu vois.
[54:25] Et puis on a commencé avant les vacances donc on avait pas
[54:29] forcément énormément de monde, mais là depuis septembre octobre
[54:32] on se fait bien tuer et et du coup c'est cool et et on essaie
[54:35] d'avoir un peu des events comme comme aujourd'hui où on ramène
[54:38] un peu des gens de l'extérieur, c'est pas du tout un café des
[54:41] sports tu vois, moi je voulais pas que.
[54:43] Qui a une télé sur le mur qui passait, qui passait les matchs
[54:45] de foot ? Tu vois, je voulais vraiment que
[54:46] ce soit un endroit où tout le monde peut se sentir bien, de de
[54:49] la grand-mère portugaise, du quartier au Biker en Harley
[54:53] Davidson, tout le monde peut venir et tout le monde peut
[54:55] rester ici, avoir un bon CAF et puis.
[54:57] Et puis un petit plat, tu vois, je voulais vraiment qu'il y ait
[54:59] pas de qu'il y ait pas d'étiquette.
[55:01] Et du coup tu vois plus ça comme un projet passion ou un peu
[55:04] vraiment une 2e carrière ? Non, passion, non, non.
[55:07] En passion, passion. Moi, je veux juste que.
[55:10] Que les mecs et les Nanas qui taffent, ils gagnent leur vie.
[55:14] Mais moi, c'est un hobby, tu vois ?
[55:16] Mais Ah bon ? Après le transaction, ça a
[55:17] commencé comme un hobby et c'est devenu mon mon métier.
[55:19] Mais non, non, le le café, moi je veux juste que les gens, ils
[55:22] passent un bon moment. C'est pour ça qu'on l'a appelé
[55:23] la chance, parce qu'en fait on a la chance, ouais, de de faire,
[55:27] de faire ce qu'on aime, de de se rencontrer, d'être là tous
[55:30] ensemble et et surtout, ça crée des opportunités.
[55:33] Tu vois ils ça retrouve y a des gens.
[55:34] Ils se sont rencontrés aujourd'hui pendant le run, dans
[55:36] 5 ans ils seront business par terre et Partner où où tu vois.
[55:39] Nous ça nous crée la chance de se rencontrer, de faire le
[55:41] podcast. Et c'est pour ça qu'en fait je
[55:44] me suis dit ce lieu il peut être il peut être trop sujet à à
[55:47] créer des opportunités quoi. Et est ce que tu penses que tu
[55:50] as besoin d'autres projets hors du triathlon pour équilibrer un
[55:53] peu la pression du haut niveau ? Ouais ouais Ouais ouais quand
[55:57] même. Moi le triathlon, je le je le
[55:58] VIS tous les jours, tu vois. Enfin je m'entraîne 5 6 h par
[56:01] jour. Ma ma copine est triathlète en
[56:03] plus donc je suis-je suis membre du du Comité des athlètes pour
[56:07] la voir le Triathlon tu vois donc c'est quand même intense tu
[56:10] vois. Et c'est pour ça que on se
[56:12] disait en off que moi les podcasts que j'écoute c'est pas
[56:14] sur le triathlon, il YA1 peu de sport, il y a beaucoup
[56:15] d'entrepreneuriat mais c'est pas sur le triathlon et en fait je
[56:18] trouve que j'amène j'amène un peu ce truc là aussi.
[56:22] Des fois sur certains athlètes quand on va s'entraîner et et on
[56:25] parle, on parle d'autre chose. Tu vois on parle pas.
[56:29] Ouais t'as vu lui il a fait ci telle séance machin et tout on
[56:32] se dit non non mais même des trucs de tu vois de la vie
[56:34] courante, de ce qui se passe en politique, les Trucs comme ça et
[56:37] et en fait je trouve que c'est vachement, c'est vachement
[56:40] enrichissant et et et ça t'aide aussi à pas devenir à pas
[56:45] devenir un demeuré du du Triathlon tu vois et parce que
[56:47] bon c'est cool mais c'est c'est pas il y a pas, il y a pas que
[56:51] ça et surtout ça te fait pas grandir, ça te fait pas évoluer,
[56:54] ça t'aide pas, ça t'aide pas vraiment à voir ailleurs.
[56:57] Et puis quand ta carrière elle se termine, il YA1 moment.
[56:59] Il faut aussi penser à penser à autre chose, tu vois enfin.
[57:02] T'as pas peur du vide ? Ouais moi c'est ça en fait.
[57:05] Depuis que alors depuis que j'ai le entre guillemets le café,
[57:09] plus les 2 3 autres projets que j'ai à côté, plus des projets
[57:11] qui commencent à s'aligner. En fait je pourrais m'arrêter
[57:14] demain tu vois, j'aurais pas peur parce que je sais qu'il y a
[57:16] quelque chose et je sais qu'il y a quelque chose qui me plaît
[57:19] alors que t'as des gens, ils poussent, ils poussent, ils
[57:22] poussent parce qu'ils se disent ouais bah au pire je ferai
[57:24] coach. Mais j'ai pas envie de le faire
[57:26] mais au pire je ferai ça. Alors comme j'ai pas envie de le
[57:29] faire je vais pousser le plus possible.
[57:30] Mais moi à 40 ans je ferai pas de traiton c'est mort, j'en ai
[57:32] trop fait donc. Mais par contre je ferai un truc
[57:35] très cool tu vois qui fera au moins autant qu'il fait que le
[57:38] traitlon quoi. Et pourquoi tu continues le
[57:39] traiton là actuellement ? D'ailleurs qu'est ce qui te
[57:41] pousse à continuer ? Parce que je pense, je peux
[57:43] encore gagner des courses. Ouais si si demain tu enfin, si
[57:49] demain je me dis Ouais c'est mort, je gagnerai plus.
[57:52] Ouais, je me lève plus le matin, c'est mort.
[57:53] L'alarme est c'est ciao. Non, non, non.
[57:56] Mais je pense que tu peux encore gagner des courses.
[57:57] Ouais. À ton avis, qu'est ce que tu as
[57:59] appris sur toi même à travers la douleur ?
[58:04] Ça va faire super cliché mais mais mais c'est peut être pour
[58:08] ça que c'est vrai. Et je pense que c'est juste un
[58:10] message en fait. Parce que tu te dis la douleur
[58:15] c'est souvent en fait ton corps. Il est peut être qu'à 60% quoi.
[58:18] Mais c'est un message que ton cerveau il envoie et qu'il te
[58:20] dit ouais ça fait mal. Arrête toi tu pourrais être nul
[58:23] dans ton canap. Mais c'est vraiment tu vois là
[58:26] sur l'iron Man que j'ai fait cet été, je me suis fait une
[58:28] déchirure au mollet au bout de 5 km donc j'ai trouvé 37 km.
[58:31] Ouais avec une déchirure solaire et en fait il y a des moments
[58:36] pendant 5 ou 10 km pour le marathon je le sentais pas parce
[58:39] que j'étais concentré sur autre chose, parce que c'était là et
[58:42] puis c'était là quoi. Et tu te dis mais par contre si
[58:45] j'étais en train de faire un footing, que j'étais tout seul à
[58:48] penser à ça, bah t'aurais super mal quoi.
[58:50] Alors que là en fait ton esprit il a switché et puis c'était
[58:52] c'était c'était autre chose. Donc je pense que la douleur
[58:55] c'est c'est une Info qu'il faut qu'il faut bien sûr traiter,
[58:59] mais qui est très dépendante de l'échelle que tu lui donnes.
[59:03] Là maintenant imaginons que t'as t'as le petit Vincent face à toi
[59:05] qui s'apprête à commencer le triathlon mais que tu peux aussi
[59:08] parler à tous les gens qui commencent le triathlon, quel
[59:11] message t'aimerais leur donner ? Commencer le triathlon alors
[59:15] bon, ça va dépendre bien bien évidemment l'âge que vous avez,
[59:17] mais je sais qu'y a comme on l'a dit tout à l'heure en en début
[59:20] de podcast, y a beaucoup de quarantenaires qui se lancent un
[59:22] nouveau défi et qui veulent qui veulent faire ça.
[59:26] Le le message numéro un que j'ai, c'est le triathlon.
[59:30] Il vous rendra jamais autant que ce que vous lui donnez.
[59:32] C'est à dire que il y a beaucoup de gens qui vont sacrifier
[59:34] beaucoup de choses financièrement ou même en terme
[59:37] de vie de famille pour s'entraîner, pour aller sur des
[59:39] courses, et cetera. Et OK c'est cool, vous allez
[59:41] finir un triathlon et tout machin, mais ça reste un sport.
[59:44] Donc vous en fait, j'ai vu beaucoup de personnes être déçu
[59:49] de ce qu'ils ont achevé par rapport à ce qu'ils avaient
[59:52] investi. Donc gardez le comme un comme un
[59:54] hobby. C'est un super sport, c'est très
[59:56] cool. 99% des gens qui font du triathlon ils sont très
[59:58] intelligents, il y a des il y a des gens qui qui vraiment sont
[1:00:00] très très câblés. Je crois qu'il y a le le CEO de
[1:00:03] Nintendo Europe qui fait du triathlon.
[1:00:04] Enfin c'est vraiment des gens ultra câblé le le CEO de Airbus
[1:00:07] que j'ai rencontré il y a il y a une semaine qui fait du
[1:00:10] triathlon. Enfin c'est vraiment des gens
[1:00:12] qui sont ultra intéressants et vous allez rencontrer énormément
[1:00:14] de personnes qui sont très intéressantes donc ça c'est très
[1:00:17] très très cool, mais encore une fois.
[1:00:23] Faites le pour le pour le Kif, faites le pour le fun, il y a
[1:00:25] pas de il y aura pas de il y aura pas de revenu que ce soit,
[1:00:30] il y aura pas de retour que ce soit financier ou quoi que ce
[1:00:32] soit. Et surtout apprêtez vous à ce
[1:00:35] que ce soit, ce soit quand même assez dur quoi.
[1:00:37] Peu importe, peu importe le volume d'entraînement que vous
[1:00:39] faites, je peux vous le garantir que ça va être dur à un moment
[1:00:42] ou à un autre. Mais c'est une communauté qui
[1:00:44] est ultra sympa et encore plus si vous allez sur certaines
[1:00:47] courses, vous rencontrez des pros, c'est ultra accessible,
[1:00:49] vous pouvez. Vous comparez en en perf avec
[1:00:52] eux et surtout vous pouvez discuter avec eux.
[1:00:53] C'est c'est assez cool et c'est un des rares sports où vous
[1:00:55] voulez faire ça. Bien sûr tout ce qui est sport
[1:01:00] mécanique vous pourrez jamais le faire, football, rugby encore
[1:01:03] moins. Vous jouerez jamais sur le la
[1:01:06] pelouse du Stade de France avec vos potes.
[1:01:08] Donc par contre vous pouvez aller faire un triathlon sur la
[1:01:10] même sur le même circuit que que la Chope olympique a couru ou ou
[1:01:15] des trucs comme ça. Donc ça c'est ça c'est un c'est
[1:01:17] ce qui est assez cool dans ce sport là.
[1:01:18] Et tu as donc. T'as ta ta guerre n'est pas
[1:01:21] terminée, mais elle a déjà été magnifique.
[1:01:22] T'as t'as été le meilleur du monde, t'as t'as gagné plein de
[1:01:24] choses, t'as vécu des des expériences de dingue.
[1:01:27] Mais si un jour tout s'arrête, pourquoi est ce que tu veux
[1:01:29] qu'on se rappelle de toi ? C'est dur comme question ça.
[1:01:38] Bah bien sûr, t'as comme t'as dit t'as les titres et tout
[1:01:41] parce que tu vois c'est le truc quand même t'as Bossé, tu t'es
[1:01:43] tu t'es tu t'es mis des des, des, des sacrifices.
[1:01:47] Vraiment beaucoup tu vois. Moi je disais j'ai mes nièces.
[1:01:50] Elles ont, elles ont 8 et 4 ans, je les ai vus 3 4 fois dans
[1:01:52] toute leur vie parce que parce que je voyage trop, je suis
[1:01:55] jamais chez moi, c'est c'est très compliqué donc donc bien
[1:01:59] évidemment que les pères j'ai envie qu'on s'en souvienne, mais
[1:02:01] encore une fois, le sport ça ça avance.
[1:02:03] Il y a des gens qui vont plus vite, il y a des gens qui font
[1:02:04] plus, il y a des gens qui donc je sais pas peut être comme un
[1:02:09] gars qui a qui a amené des trucs un peu tu vois, moi j'ai été
[1:02:13] beaucoup dans le. Dans le dans la personnalisation
[1:02:17] de tu vois de mes vélos, de mes tenues, des Trucs comme ça, un
[1:02:20] peu un gars qui a essayé de changer les codes, ouais, de
[1:02:22] casser les codes et et c'est un peu comme ça que j'ai envie
[1:02:25] qu'on s'en souvienne. Tu vois, j'étais un des premiers
[1:02:28] français à parler très très bien l'anglais quand j'allais à
[1:02:31] l'étranger, faut les interviewer et tout.
[1:02:33] Et pareil, j'étais un des premiers français, moi, à
[1:02:35] m'expatrier à aller m'entrainer à l'étranger avec des coachs
[1:02:37] étrangers dans un groupe d'étrangers.
[1:02:40] Donc un peu ouais, quelqu'un qui.
[1:02:43] Qui a cassé les codes et surtout qui a pas eu peur de d'investir
[1:02:46] du temps et de l'énergie dans sa carrière, tu vois.
[1:02:48] Et j'avais toujours eu une vision à long terme.
[1:02:50] Toujours, toujours, toujours. Donc ouais, j'aimerais bien
[1:02:53] qu'on se souvienne de moi comme comme quelqu'un qui qui savait
[1:02:58] où il allait. Quoi qui ?
[1:02:59] Savait où il allait et qui qui s'est dépassé aussi.
[1:03:01] Merci Vincent. C'était c'était vraiment régal
[1:03:03] de de parler avec toi. Aujourd'hui, y a une petite
[1:03:04] tradition dans le podcast. On a 1£ juste ici.
[1:03:08] OK, et je demande à chaque invité de décrire soit une
[1:03:10] phrase ou une citation qui est importante pour lui et de signer
[1:03:12] le livre si ça te dérange pas de le faire du coup est ce que tu
[1:03:14] peux juste partager avec nous ce que tu as écrit dans le livre ?
[1:03:18] Alors j'ai j'ai cité Chris Bosch, grand joueur de basket
[1:03:25] qui qui a sa carrière maintenant, qui a écrit un
[1:03:27] bouquin qui s'appelle letter to Young Athlete que et encore moi
[1:03:31] je vais je. Je suis un peu long mais j'ai
[1:03:33] offert ce livre à Alexis avant sa course au JO.
[1:03:37] Et il a gagné la course et il m'a envoyé une photo avec le
[1:03:40] livre et la médaille d'or. Et donc la phrase que j'ai pris
[1:03:43] de ce livre qui pour moi est vraiment résonne beaucoup, c'est
[1:03:46] you are to find your why and it can not be famed a money.
[1:03:50] Donc pour ceux qui sont pas anglophones parmi les viewers
[1:03:53] vous devez trouver pourquoi vous faites ça et ça peut pas être la
[1:03:56] célébrité ou l'argent. Ouais.
[1:03:57] C'est ça et je trouve. Que quand t'es jeune et que tu
[1:03:59] commences, c'est c'est cool. C'est clair, c'est clair.
[1:04:02] Cool. Ben merci beaucoup Vincent.
[1:04:04] Merci de nous avoir donné de ton temps.
[1:04:05] Je sais que. C'est assez précieux pour avec
[1:04:07] les la tête comme toi. Et voilà je te souhaite le
[1:04:09] meilleur pour la suite et que tu gagnes encore plein de courses.
[1:04:12] Merci j'ai aucun doute là-dessus.
[1:04:13] Toi merci de m'avoir reçu. Ouais, merci beaucoup.

Shows are listed from Apple Podcasts' charts and directory, and Podcast Index where it is used. Every show and episode belongs to its publisher and plays from the publisher's own feed; this site hosts none of them.
