# LE PRODIGE FRANÇAIS : Comment utiliser la SOLITUDE pour forger un CHAMPION ! | Arthur Cazaux

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 2 Nov 2025, 1 h 05 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/110577483/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2025-10-2%2F410451659-44100-2-b88c63361697d.mp3

Arthur Cazaux podcast avec The Elevate House Un grand merci à l’Hôtel des Grands Voyageurs pour la mise à disposition de leurs magnifiques lieux! Si vous êtes à Paris et que vous cherchez un endroit élégant où passer un bon moment, l’Hôtel des Grands Voyageurs est l’adresse parfaite. Réservez votre séjour dès aujourd’hui sur: https://www.hoteldesgrandsvoyageurs.com/ Dans ce nouvel épisode avec Arthur, nous discutons: 00:00 - Bande-annonce (Trailer) 01:20 - Abonnez-vous ! 01:51 - "Ma mission, c’est de GAGNER ROLAND-GARROS !" 03:00 - Comment les tennismen abordent-ils le classement ? 05:01 - Le parcours pour devenir joueur professionnel ? 08:43 - La vérité sur Rafa Nadal ! 14:00 - Le coût de l’obsession pour le tennis ! 15:32 - "J’ai tellement de choses à prouver et mes ambitions sont élevées !" 19:25 - Combien coûte une saison de tennis ? 25:25 - Le plus grand sacrifice du haut niveau ! 28:22 - Comment les tennismen utilisent la solitude pour devenir des champions ! 33:42 - Alcaraz est impressionnant depuis tout jeune ! 39:40 - Le public du tennis doit-il être silencieux ou vibrant ? 45:39 - Pourquoi les tennismen sont-ils aussi détaillistes avec leurs routines ? 46:18 - Medvedev, à son prime, m’a le plus impressionné ! INCROYABLE ! 47:57 - "Il n’y a pas tant de différence entre les joueurs du top 100 et du top 10 !" 53:10 - Comment gérer les moments de doute ? 57:18 - Quelle est la plus grande leçon de vie que le tennis t’a apprise ? 59:35 - Comment rester motivé quand on perd un set ? 01:01:25 - Que dirais-tu au jeune Arthur Cazaux ? 01:03:25 - Citation Chaque dimanche, j’accueille des experts, des célébrités et des athlètes qui partagent leurs parcours et leurs leçons de vie. Ensemble, nous dévoilons des histoires inédites et inspirantes, avec une ambition: rassembler une communauté animée par l’envie de grandir et de devenir la meilleure version d’elle-même.Mon engagement: vous inspirer à grandir et à vous accomplir pleinement. Présenté par - Étienne Ca Retrouvez-nous sur: Instagram: https://www.instagram.com/theelevatehouse/ Tiktok: https://www.tiktok.com/theelevatehouse The Elevate House, le podcast d’inspiration n°1 en France.

## Transcript

[0:00] Moi, ma mission, c'est avant tout un rêve de base qui est
[0:02] devenu un objectif qui a toujours été le même, c'est de
[0:05] gagner Roland Garros. OK, c'est clair.
[0:07] Ouais j'ai pas envie d'être le d'être le mec moyen je si je
[0:11] fais un truc c'est pour être le meilleur, c'est pour être le
[0:12] premier. Je suis pas forcément le le plus
[0:15] talentueux je pense. Mes ambitions, elles, elles sont
[0:17] hautes et je sais que le chemin il va être très long, très dur.
[0:20] Mais voilà, je suis prêt pour ça.
[0:22] Parfois, tu te sens seul ou pas. Ouais, Ouais, Ouais.
[0:26] J'ai interviewé pas mal de gens obsédés.
[0:28] Et parfois, j'ai remarqué que ça venait de la peur de quelque
[0:31] chose, du coup, ce que tu penses que t'es obsédé par le tennis
[0:33] pour fuir quelque chose ? On est déjà sur le court, on est
[0:36] seul face à un adversaire, face à soi-même.
[0:38] On voyage de tourner en en tournoi d'hôtel, en hôtel.
[0:41] Le soir, on on se retrouve seul dans la Chambre.
[0:44] C'est bien que tu me poses cette question parce que ça me permet
[0:46] de me remémorer comment je suis arrivé au tennis.
[0:48] Et je suis arrivé juste par la passion et par le fait de kiffer
[0:51] sur le. Cours c'est quoi la plus grande
[0:52] leçon de vie que le tennis t'a apprise ?
[0:54] Une chose que j'ai appris avec le temps, vraiment de faire
[0:56] confiance au process parce que chaque chose arrive en temps
[1:00] voulu, tu vois. Et ça revient aussi au fait de
[1:02] de pas forcément se comparer à d'autres chemins, à d'autres
[1:05] parcours que peuvent avoir d'autres personnes.
[1:07] Parce qu'on a notre propre histoire, on a notre propre
[1:09] parcours et le chemin en fait, on se le construit chaque jour
[1:12] quoi. Bonjour tout le monde.
[1:15] Aujourd'hui, nouvel invité d'exception dans le podcast, un
[1:18] des meilleurs tennismen français, Arthur Cazaux, 23 ans,
[1:21] il a déjà vécu énormément de choses dans sa carrière, il a
[1:23] déjà gagné des gros, gros matchs.
[1:25] Il nous fait le plaisir d'être ici alors qu'il vient de
[1:27] recevoir une walkard pour les Rolex Paris Masters, un énorme
[1:30] tournoi dans lequel il va affronter les meilleurs joueurs
[1:32] du monde. C'est une vraie master class
[1:34] d'inspiration. Arthur, c'est un super guest et
[1:36] un super gars, donc je vous laisse avec le Podcast,
[1:38] n'oubliez pas que vous êtes toujours 80%.
[1:40] À ne pas être abonné et à regarder le podcast, qu'est ce
[1:43] que vous faites ? Abonnez vous.
[1:44] Il est temps de s'abonner. Surtout que je vous assure qu'il
[1:47] y a des gros, gros gasses, des gros invités qui arrivent.
[1:49] Je vous embête pas plus longtemps.
[1:50] On commence le podcast. Arthur, quelle est ta mission ?
[1:56] C'était une excellente question. Allez, quand tu m'as dit cash et
[1:58] cash, moi, ma mission, c'est avant tout un rêve de base qui
[2:07] est devenu un objectif maintenant.
[2:09] Et qui a toujours été le même, c'est de gagner Roland Garros.
[2:13] OK, c'est clair si ? Tu me parles de mission.
[2:15] Moi le premier truc en tête c'est voilà, je fais du tennis,
[2:18] je suis français et forcément j'ai envie de gagner Roland.
[2:20] Quoi ? J'ai du passer pro après ma
[2:26] période de junior OK, donc vers mes 18 ans OK.
[2:29] Après y a pro et pro, j'ai commencé par les premiers
[2:32] tournois professionnels, les futurs.
[2:35] Je où tu gagnes pas forcément ta vie tout ça.
[2:38] Mais bon, t'es obligé de passer par là et j'ai monté les les
[2:41] échelons petit à petit quoi. Maintenant, aujourd'hui, t'es 60
[2:44] et unième mondial. Bravo déjà quand même.
[2:47] Merci respect. Et je me suis toujours demandé
[2:49] si c'était quelque chose que les les TS and pro.
[2:51] Vous regardiez souvent, tu regardes souvent ton classement,
[2:53] ça t'importe ou pas vraiment ? Bah indirectement on le même si
[2:58] on le regarde pas on est un peu au courant parce que bah toutes
[3:01] les semaines le le classement il change.
[3:03] On a quand même un système de classement assez particulier vu
[3:06] qu'on doit défendre nos points. Enfin nos points restent une
[3:08] année entière, donc on doit les défendre tous les ans et donc
[3:12] forcément indirectement on ne on est un peu à l'affût.
[3:15] Et surtout aussi parce que pour le choix des programmations
[3:18] qu'on fait, ça va dépendre aussi de nos classements, du code de
[3:22] la liste de certains tournois, donc on est obligé de de faire
[3:26] un peu attention à ça et et nos procs se font par rapport au
[3:29] classement donc. Et est ce que par exemple quand
[3:32] tu affrontes un joueur, ça t'importe son classement, ça a
[3:34] un impact sur comment tu abordes le match ou pas vraiment, ou
[3:36] c'est plus le profil du joueur qui t'intéresse que son
[3:38] classement ? Ouais moi je suis plus, je
[3:41] regarde pas trop le classement, que ce soit qui en face, qu'est
[3:43] ce qu'il a fait, est ce qu'il a gagné Grand Chelem avant ?
[3:45] C'est pas trop un truc que je regarde.
[3:48] Moi je me focalise avant de rentrer sur un match, sur déjà
[3:51] moi me bien me préparer et après avec mon équipe forcément
[3:54] préparer une tactique en fonction du joueur que j'ai en
[3:56] face donc. On va analyser le joueur donc
[4:00] ouais, non, le classement on. S'en fout.
[4:02] Et du coup si si on s'en fout du classement.
[4:04] Ouais qu'est ce que je dois savoir sur toi pour comprendre
[4:06] la personne qui est face à moi aujourd'hui ?
[4:10] Bah Yaya pas mal de choses à parler parce que OK les gens ils
[4:14] vont m'identifier à peut être un sportif, un tennisman.
[4:16] Mais je suis avant tout une personne lambda.
[4:19] Je veux dire je suis un être humain.
[4:22] Je je suis quelqu'un de simple qui adore la vie.
[4:26] Et donc ouais, si on reste dans le pro.
[4:30] Voilà je suis quelqu'un, je suis un passionné de sport, un
[4:33] passionné de de ce que je fais, du du sport que je pratique et
[4:37] avec des voilà avec des grandes ambitions.
[4:40] Et après dans la vie de tous les jours, voilà je suis-je suis un
[4:42] mec, je suis un mec qui adore qui qui est.
[4:45] Je suis un villageois du de Montpellier qui adore faire les
[4:48] fêtes de village l'été et voilà quoi.
[4:51] Et je sais que tu l'as dit T'adores le sport.
[4:53] T'as commencé par plusieurs sports, du Hand notamment.
[4:55] Ouais, c'est ça. Tu peux me ramener au moment où
[4:58] t'as compris le le tennis, c'était ta voix.
[5:03] Mais alors moi faut savoir. Comme je l'ai dit, je suis un.
[5:06] J'étais un grand fan de sport. Pour moi mon rêve c'était les
[5:08] Jeux olympiques, donc de base, ce qui est assez paradoxal vu
[5:12] que je suis un sport qui est pas trop olympique.
[5:15] Mais moi mon rêve c'était vraiment les Jeux.
[5:17] J'ai fait pas mal de sport quand j'étais petit sur tout du Hand
[5:19] comme tu l'as dit où j'en ai fait 7 ans au MHB qui est quand
[5:22] même une institut en France dans le handball, même si c'était
[5:26] voilà pas au centre de formation vu que j'étais encore jeune,
[5:28] j'ai fait de l'athlétisme aussi donc j'ai toujours été connecté
[5:33] au milieu sportif et moi le haut niveau c'était vraiment ça qui
[5:36] me passionnait. Et le tennis en fait, je me suis
[5:42] vraiment professionnalisé dans le tennis.
[5:44] Vers l'âge de 13 ans, quand quand j'ai commencé à faire les
[5:48] cours à la maison, à faire du biquotidien.
[5:50] Donc j'ai commencé assez tôt à faire du biquotidien et c'est à
[5:52] cette période là où en fait j'ai fait un choix entre le Hand et
[5:55] le tennis qui a été très dur. Je me je me rappelle encore.
[6:00] J'ai j'ai mis pas mal de jours à à me décider entre le Hand et le
[6:04] tennis. Je j'en ai pleuré même et
[6:07] j'étais très nostalgique du Hand pendant pendant longtemps.
[6:10] Et ça a été un choix très dur parce que Ben, au Hand, je me
[6:12] sentais bien. Au tennis je découvrais plein de
[6:15] trucs aussi et et à ce moment-là je me voyais, je y avait pas un
[6:21] qui se démarquait et je je sais pas vraiment pourquoi j'ai
[6:24] choisi le tennis. Y avait ce côté aussi, plus de
[6:27] challenge, le fait d'être seul, d'être confronté, d'être seul
[6:30] face à soi-même la confrontation individuelle, y avait ça qui me,
[6:35] qui me, qui me plaisait bien et qui.
[6:37] Peut être m'exciter un peu plus que que dans le Hand et c'est
[6:40] pour ça que j'ai choisi ça. Et du coup à la suite de ça, mes
[6:42] 13 ans comme je t'ai comme j'ai dit, c'est là où j'ai vraiment
[6:45] commencé à me professionnaliser et avoir des des ambitions et
[6:48] des objectifs assez élevés quoi. Est ce que les autres tennismen
[6:52] qui sont à ton niveau, ils ont-ils se sont focus sur le
[6:54] tennis aussi tard ou d'habitude c'est un peu plus tôt.
[6:57] Franchement, YA1 peu de tout, y en a qui sont professionnalisés
[7:01] très tôt, très jeunes, qui faisaient beaucoup de tennis.
[7:06] Parce qu'ils étaient peut être liés avec la famille, la plupart
[7:10] des tennisman quand même, ils ont commencé avec une raquette
[7:12] en main parce que dans la famille ça jouait ou quoi ?
[7:14] Moi c'est mon histoire, elle est elle est assez atypique
[7:17] là-dessus parce que personne jouait au tennis dans ma
[7:19] famille, mais non, t'en as qui par exemple, qui ont suivi un
[7:23] cursus scolaire jusqu'à normal, entre guillemets jusqu'à l'heure
[7:27] 18, même des des études sup et qui qui après se sont
[7:31] professionnalisées, qui sont arrivés plus dans le tard, non
[7:33] YAYA1 peu des. Y a tout type de parcours et de
[7:36] profil dans le tennis, c'est ça qui est bien aussi.
[7:38] Et est ce que tu penses que le fait que t'aies fait d'autres
[7:40] sports avant comme viande ça a eu un impact positif sur ton
[7:43] tennis ou négatif ? Ouais, je suis sûr que ça a eu
[7:46] un impact vraiment positif. Moi je suis vraiment.
[7:49] Je regrette pas du tout d'avoir fait plein de sport et peut être
[7:52] de m'être professionnalisé plus tard dans le tennis parce que ça
[7:55] m'a apporté déjà des des valeurs différentes qu'on retrouve dans
[7:59] le tennis. Parce que moi tu le sais mieux
[8:01] que moi avec le basket. Mais dans dans le sport que
[8:04] c'est, il y a. Il y a d'autres valeurs que dans
[8:05] les sports individuels. Ça m'a apporté aussi énormément
[8:09] de de, de comment dire, de d'aptitudes, que ce soit
[8:14] physique ou en termes de coordination.
[8:18] Et. Et voilà, il y a plein de de
[8:20] choses qu'on peut qu'on peut voir dans mon tennis qui.
[8:26] Qui que j'ai pu avoir grâce au Hand par exemple, ou à d'autres
[8:29] sports que j'ai pu faire plus jeune quoi.
[8:31] OK, donc c'est sûr que ça m'a importé.
[8:33] D'ailleurs t'as pas fait du sport dans sa globalité il me
[8:35] semble, si je dis pas de bêtises, y a pas mal d'athlètes
[8:38] qui t'inspirent. C'est lequel qui t'a le plus
[8:39] inspiré ? Bah quand même.
[8:42] Celui qui m'a le plus inspiré, je vais dire que c'est Rafa
[8:44] Nadal. Parce que c'est un peu grâce à
[8:47] lui que je suis venu au tennis. Comme je l'ai dit, moi, dans ma
[8:51] famille, y a personne qui a touché vraiment une raquette de
[8:53] sa vie. Y a personne qui qui tout le
[8:55] monde connaît rien au tennis dans ma famille donc ce qui
[8:58] était bien aussi parce qu'au moins j'étais franchement libre
[9:01] de faire ce que je voulais dedans et mais après, ouais, du
[9:05] coup C'est Rafa, c'est ça a été mon premier idole.
[9:08] C'est le premier match de tennis que j'ai vu quand j'étais petit
[9:10] à la télé. C'est lui qui m'a donné cette
[9:13] motivation de d'arriver au plus haut niveau et donc ouais, ça
[9:17] reste mon premier idole. Mais après j'en ai eu plein
[9:19] d'autres qui m'ont inspiré dans dans d'autres domaines.
[9:22] Et et j'essaye vraiment de de si on parle d'idole de de ces
[9:27] personnes là, de vraiment m'inspirer d'eux dans leur
[9:29] caractère, dans leur manière de de d'agir sur le court et en
[9:33] dehors. Parce que pour moi un champion
[9:34] c'est pas que le l'aspect sportif c'est aussi ce qu'ils
[9:37] dégagent en dehors et le caractère qu'ils ont quoi ?
[9:40] C'est quoi qui rend des rafales spéciales à tes yeux ?
[9:44] Franchement, la la grinta qu'il avait sur le terrain.
[9:48] Ce ce côté résilient qu'il avait à chaque fois.
[9:51] C'est quelqu'un qui a été quand même beaucoup blessé, qui qui
[9:54] est arrivé très tôt, qui sur le terrain il dégage vraiment ce
[9:58] truc qui qui le démarque des autres joueurs, où il a une
[10:02] énergie qui qui est vraiment à lui et moi elle elle m'a direct
[10:07] captivé quand quand j'étais jeune et vraiment ce côté ce
[10:12] côté humble. Mais en même temps je suis pas
[10:14] là pour faire de cadeau sur le terrain et je suis là pour.
[10:17] Pour donner le Max du premier au dernier point.
[10:19] C'est vraiment ça qui m'a que que j'ai toujours admiré chez
[10:22] lui et que j'ai essayé de prendre.
[10:24] Exemple quoi ? Et t'as eu l'occasion
[10:26] d'affronter ou pas ? Non, malheureusement.
[10:29] T'aurais aimé ? Ouais, franchement, c'est un de
[10:31] mes seuls regrets, entre guillemets, de pas l'avoir
[10:34] affronté. J'ai j'ai eu la chance de taper
[10:37] avec plein de de gros joueurs sur le circuit et lui ça a été
[10:40] un des seuls. Coup j'ai pas eu, j'ai pas pu
[10:44] partager le le cours avec. Donc ouais, un petit regret
[10:47] parce que forcément ça aurait été peut être une occase
[10:49] d'échanger avec lui, de de voilà de aussi de me jauger même
[10:54] émotionnellement, de comment qu'est ce que ça fait d'être en
[10:56] face de son idole. Mais mais voilà mais bon c'est
[10:59] comme ça. Il me semble qu'aussi t'as t'as
[11:02] un tatouage sur le bras de Mamba Mentality.
[11:03] Ouais, en hommage à coup Ibrahim.
[11:05] Ouais exactement Ben j'ai fait un serpent et j'ai écrit le
[11:09] mamba mentality. Ben en hommage un peu à Kobe
[11:13] parce que ça a été un de mes grands idoles quand j'étais
[11:15] jeune. Pareil, tu vois, si on parle de
[11:18] d'exemple, ce lui en que ce soit en dehors ou sur le terrain,
[11:22] franchement il m'a, il m'a tellement inspiré, il avait un
[11:26] tel trait de caractère qui le démarquait.
[11:27] Et enfin moi j'avais que l'admiration et du respect pour
[11:31] lui. Et forcément, comme tous les
[11:33] fans de basket je pense et. Et les fans de Kobe, ça a été,
[11:38] ça a été vraiment dur la période où il est, où il nous a quitté
[11:41] et et non. Et moi j'ai, je suis un grand
[11:44] fan de basket et pour moi c'était ça, ça me paraissait
[11:48] bien de le de le tatouer parce que j'aime bien voilà mettre sur
[11:51] mon corps un peu des des phrases, des des mots ou des
[11:54] choses qui qui qui qui se rattachent à mes valeurs et à la
[11:58] personne que je suis. Et et du coup, Voilà mamba
[12:02] mentality. J'essaie de me, de m'en inspirer
[12:04] et chaque jour sur le terrain, que ce soit à l'entraînement, au
[12:06] match, j'ai, j'ai ce truc en moi quoi.
[12:08] Tu te rappelles où t'étais quand t'avais pris son décès ou pas ?
[12:11] Ouais, je me rappelle très très bien.
[12:13] J'étais à l'Open d'Australie junior, j'étais à l'Open
[12:18] d'Australie, c'était en milieu de semaine.
[12:19] Je me rappelle très très bien dans on avait loué un Airbnb
[12:22] avec mon coach et et je vois, je me réveille, je vois la notif et
[12:27] je me dis non c'est pas possible.
[12:29] Je me dis c'est je je pense. J'ai mis vraiment un ou 2 jours
[12:34] à vraiment réaliser que il nous avait quittés en plus de cette
[12:38] manière avec sa fille. Enfin c'était vraiment c'était
[12:41] affreux et et c'est un moment qui ouais vraiment qui m'a
[12:45] marqué. Ben de toute façon quand quand
[12:46] on est fan et idole de quelqu'un on s'attache vraiment à la
[12:50] personne et t'as l'impression qu'on est limite connecté alors
[12:53] que le le mec il s'est même pas quitté, tu l'as jamais croisé
[12:57] mais. Et des moments comme ça,
[12:59] marquant, ouais, ça, ça te touche quoi.
[13:00] Est ce que sa philosophie elle t'impacte au point que tu fais
[13:03] des entraînements à des heures de de dingue comme lui et
[13:06] cetera ? Franchement alors peut être pas
[13:10] dans cet exemple là, mais ouais, dans le côté besogneux, dans le
[13:15] côté travailleur, on parlait de Nadal, mais Kobe c'est ils ont
[13:19] quand même des des traits de caractère qui qui se
[13:22] ressemblent. Et moi ouais, ça m'a beaucoup
[13:25] inspiré et je suis un peu comme ça.
[13:26] J'ai besoin de. De de vraiment travailler.
[13:28] J'ai besoin de de perfectionner mes coups, de vraiment sentir
[13:32] que d'avoir une grosse charge de travail pour après être confiant
[13:36] et être bien dans mon dans mon gameplay et et ouais ouais je
[13:41] j'aime bien me des fois me me raccrocher un peu à à ces
[13:45] exemples là et et c'est vrai que c'est un trait de caractère que
[13:48] j'ai aussi et c'est pour ça que je je je m'attache beaucoup à ce
[13:53] genre de d'athlète et ça m'inspire beaucoup quoi.
[13:57] Tu vois ? Bah tu as un peu cette mentalité
[13:58] comme COVID. Tu es obsédé par ton art, par
[14:00] ton sport. J'ai interviewé pas mal de gens
[14:02] obsédés et parfois j'ai remarqué que ça venait de la peur de
[14:05] quelque chose. Du coup, est ce que tu penses
[14:07] que tu es obsédé par le tennis pour fuir quelque chose ?
[14:11] C'est une excellente question. Je me la suis jamais vraiment
[14:14] posée, mais moi en fait, j'ai plus l'impression que ça vient
[14:21] d'une passion au fond de moi et. Et de ce truc aussi au fond de
[14:26] moi que j'ai que d'aller chercher un peu la lumière, le
[14:30] succès de dans dans la passion que j'ai quoi ?
[14:34] Et moi dans tout ce que j'ai fait, que ce soit même les
[14:37] cours, que ce soit d'autres sports, je le faisais par
[14:41] passion, mais y avait ce truc au fond de moi où je ouais j'ai pas
[14:44] envie d'être le d'être le mec moyen je si je fais un truc
[14:48] c'est pour être le meilleur, c'est pour être le premier et
[14:50] j'ai toujours gardé ce truc là et je pense dans.
[14:53] Tout ce que je ferais dans la vie, que ce soit même après le
[14:55] sport, j'aurais toujours ce côté où en fait si je fais un truc
[14:58] c'est c'est pour être le meilleur quoi, je suis pas là
[15:00] pour pour faire illusion ou non. Non si je fais un truc c'est à
[15:05] fond et et je me rappelle même quand j'étais à l'école, enfin
[15:10] tu vois, c'était pas ma priorité mais je j'avais envie d'être le
[15:13] premier, d'être le meilleur scolairement et sur le cours.
[15:17] En fait c'est pareil et je sais pas si ça vient d'une peur ou.
[15:21] Ou si ça vient de de peut être un côté où voilà, moi j'étais un
[15:24] petit chétif un peu timide et que au fond de moi, j'avais
[15:28] cette envie de de me montrer aux yeux de tout le monde.
[15:31] Peut être mais. Mais en tout cas ouais, ça vient
[15:34] d'un truc vraiment fort au fond de moi quoi.
[15:37] O. K, et j'aimerais bien qu'on
[15:39] revienne un peu. Du coup, sur ton parcours, est
[15:41] ce que tu peux me raconter un peu le chemin que tu as parcouru
[15:43] pour arriver jusqu'à la 4e place mondiale chez les juniors, ce
[15:46] qui est dingue au passage. Mon parcours en junior, il a été
[15:51] Ben, un peu comme mon parcours aussi chez les pros, chez les
[15:53] seniors, il a. Il a été pas mal tronqué par les
[15:56] blessures. Même si je suis-je reste quand
[16:00] même jeune. J'ai 23 ans, j'ai eu quand même,
[16:02] j'ai connu énormément de grosses blessures, de moments d'arrêt
[16:06] longs et et ce qui a été quelque chose de de bien aussi parce que
[16:12] ça m'a forgé un caractère, ça m'a forgé un état d'esprit.
[16:15] Que peut être je n'aurais pas eu si tout aurait été simple et
[16:20] mais en tout cas chez les juniors, ouais, j'ai connu des
[16:23] forcément, des moments de doute, des moments de joie.
[16:25] Ma finale en à l'Open d'Australie et en junior, ça a
[16:28] été un moment hyper riche en expérience qui m'a vachement
[16:32] servi pour la suite et mon parcours pro.
[16:35] Voilà le fait de on a cette chance en junior où on.
[16:40] Où on peut jouer si on a un bon classement.
[16:42] Les les grands chelems juniors à côtoyer les pros en 2nde
[16:45] semaine, c'est des c'est des expériences qui sont vraiment
[16:48] riches et qui m'ont vraiment servi.
[16:50] Et donc ouais, mon parcours junior il moi j'ai jamais été
[16:55] celui qui a fait des gros pics de voilà comme des des alcaras,
[17:00] des sinners qui ont qui ont été hyper précoces, qui sont arrivés
[17:03] hyper tôt. J'ai toujours été dans les très
[17:05] bons de ma catégorie. J'ai toujours été dans les
[17:07] meilleurs mondiaux de ma génération.
[17:10] Mais j'ai toujours, voilà, continué à progresser à mon
[17:13] rythme. J'ai toujours eu cette faculté
[17:17] aussi, même durant les les périodes de longues blessures à
[17:19] à à rebondir, à revenir parmi les meilleurs et.
[17:23] Et donc ouais, je si je venais, si je devais garder des des, des
[17:29] moments ou ou partager des moments sur ma carrière junior,
[17:32] ce ouais ce serait-ce ce serait ceux-là.
[17:35] Et je pense, c'est quoi qui t'a ?
[17:36] Le plus t'aider à te différencier des autres parce
[17:38] que j'imagine qu'en junior YA1 talent fou chez tellement de
[17:41] joueurs du coup comment tu penses qu'est ce qui a fait que
[17:43] t'as réussi à à sortir du lot entre guillemets ?
[17:47] Bah je dirais que c'est ma force de travail et ma résilience.
[17:51] Parce que comme je l'ai dit, j'ai quand même eu 1, 1 parcours
[17:55] sur mes semés d'embûches à à plusieurs reprises avec les
[17:59] grosses blessures et j'ai toujours su rebondir et revenir
[18:02] un peu dans les rails. Donc ce côté résilient, je le.
[18:07] Je l'avais peut être au fond de moi quand j'étais jeune mais je
[18:09] m'en rendais pas forcément compte et le fait de vivre des
[18:12] moments comme ça avec les blessures, ça me l'a vraiment
[18:14] forgé et et ça m'a ce côté-là m'a vraiment permis de d'être là
[18:19] où je suis actuellement. Et après ?
[18:22] Ouais je suis pas forcément le le plus talentueux je pense.
[18:27] Je suis pas forcément le plus facile avec la Raquette mais ce
[18:30] côté voilà où j'aime ce que je fais, j'aime travailler.
[18:34] M'a permis d'être là où je suis et je sais que j'ai j'ai encore
[18:37] tellement à prendre, j'ai encore tellement à à prouver comme je
[18:41] le disais au début, mes ambitions elles elles sont
[18:43] hautes, je sais pas si j'ai les capacités de les atteindre un
[18:46] jour, mais en tout cas moi ça a été, c'était mon rêve, c'est mon
[18:49] objectif maintenant et je sais que le chemin il va être très
[18:51] long, très dur. Mais voilà je suis prêt pour ça
[18:54] et et j'ai envie de de me prouver à à moi même que que je
[18:59] peux atteindre là en tout cas la meilleure, la meilleure version
[19:01] de moi même et on verra bien où où est ce qu'elle me mène quoi.
[19:04] Allons y, allons y, Let's Go. Et j'aurais bien parlé d'un
[19:08] autre aspect du tennis, le tennis déjà, c'est un sport dur
[19:11] à jouer techniquement, mais c'est aussi dur d'y jouer
[19:14] financièrement parce que je sais que les saisons de tennis ça
[19:16] peut coûter très cher. Est ce que c'est possible à ton
[19:20] avis de faire du tennis un haut niveau en étant jeune sans trop
[19:23] de moyens ? C'est.
[19:27] Franchement c'est un peu le le côté un peu décevant du tennis
[19:32] je dirais-je sais pas si c'est décevant, mais ce qui est un peu
[19:35] dommage c'est que c'est vrai que c'est un sport qui coûte
[19:38] énormément et que quand on arrive à des âges et à des
[19:42] niveaux où on a besoin de se confronter au meilleur dans le
[19:45] monde entier, Ben ça demande des moyens qui sont quand même
[19:50] importants et. Et c'est vrai que c'est dommage
[19:54] que cette. Accessibilité au tennis, elle
[19:57] soit restreinte parce que j'en suis sûr qu'y a des jeunes qui
[20:00] qui viennent si on prend l'exemple en France, qui
[20:02] viennent de citer ou qui viennent de milieux plus
[20:04] défavorisés que certains mais qui ont qui ont peut être des
[20:07] talents dans dans ce sport là et qui en fait pourront jamais
[20:11] vraiment l'exploiter à cause de cet aspect financier qui est
[20:13] lourd. Ben je trouve ça un peu dommage,
[20:15] mais je sais que voilà y a des organisations qui qui amènent à
[20:21] voilà à aider ces ces milieux là.
[20:23] Je sais que par exemple ITFA avait monté des des sections
[20:26] dans en Afrique pour aider tous les pays.
[20:29] Voilà qui ont pas forcément les les mêmes moyens que notre pays
[20:32] où on a des infrastructures de dingue.
[20:34] Je sais que y a l'association faite le mur qui aide les, qui
[20:38] essaie de construire des cours, qui aide les les clubs dans dans
[20:42] dans les cités ou dans des des villages où voilà c'est plus dur
[20:46] de d'avoir du matériel pour pouvoir progresser au tennis.
[20:50] Et c'est vrai que dans le tennis c'est on a un peu cette
[20:52] connotation de sport de riche, ce qui est vrai de sur ce point
[20:58] là quoi. Et mais bon je je pense que Yaya
[21:03] des personnes qui essaient de de faire bouger ça et et c'est sûr
[21:05] je pense, on a tous envie de voir.
[21:08] Voilà des des mecs qui sortent de de milieux compliqués et moi
[21:11] j'ai eu la chance quand même de d'avoir des parents qui qui ont
[21:14] pu m'aider là-dessus. J'ai la la fédération qui m'a
[21:17] aussi beaucoup aidé financièrement parce que.
[21:20] Même si voilà, moi j'ai toujours eu une enfance plutôt plutôt à
[21:24] l'aise même avec ça quand on arrive à un certain niveau les
[21:28] les saisons, mais ça les les prix sont exorbitants.
[21:32] Ça coûte quoi, à peu près une saison de tennis ?
[21:34] Ça en en en fait, ça dépend vraiment de ce que tu tu tu mets
[21:38] en place, mais. Moi si je prends moi ma saison
[21:43] là après je suis dans le top 100.
[21:44] Quand j'étais plus jeune ça coûtait forcément moins cher.
[21:47] Mais une saison pour moi dans le top 100 parce que j'ai mis en
[21:53] place j'ai j'ai un, j'ai un coach tennis qui me suis quasi
[21:55] tout le temps, j'ai pris un 2e coach tennis aussi, j'ai un
[21:59] préparateur physique qui me suis quasi pareil à plein temps.
[22:02] J'ai un kiné que j'essaie de prendre de temps en temps, un
[22:05] prépa mental donc ça fait beaucoup.
[22:09] Dans le haut niveau, ça peut paraître normal d'avoir ces 5
[22:12] facteurs autour de nous, mais sauf que dans dans nos sports,
[22:15] c'est c'est l'équipe, c'est le président qui gère ça, alors que
[22:18] dans notre sport c'est on est notre propre président.
[22:21] C'est un peu ça qui est paradoxal parce que on a entre
[22:24] guillemets, notre propre patron, notre propre président, mais on
[22:27] met des personnes en place qu'on Ben on doit les écouter et on
[22:30] est l'élève. Donc c'est y a ce double jeu un
[22:33] peu qu'on a dans notre sport qui.
[22:35] Qui est assez intéressant parce qu'au moins ça nous apprend
[22:37] plein de choses sur la gestion que ce soit de nous-mêmes ou de
[22:40] d'une équipe. Mais du coup donc pour revenir
[22:42] au coût ça a ça a des coûts vraiment forts et moi j'ai j'ai
[22:47] toujours eu ça en tête, c'est à dire je suis jeune, je je gagne
[22:51] pas forcément des 1000 et des cents comparé à d'autres
[22:53] joueurs. Mais l'argent que j'ai, j'ai
[22:55] vraiment envie de l'investir parce que si YA1 moment pour
[22:57] l'investir c'est maintenant. Je veux dire à 30 ans j'aurais
[23:00] j'aurais pas forcément le besoin d'investir dans dans 2 coachs
[23:03] dans tout ça parce que j'aurais déjà vécu beaucoup d'expérience
[23:07] et donc je me dis si YA1 moment pour investir c'est maintenant
[23:09] parce que le créneau il il est maintenant et c'est quand on est
[23:12] jeune qu'on apprend plus de choses et du coup ouais les les
[23:15] moi pour donner un exemple là cette année bon la saison elle
[23:18] est pas encore finie mais elle est pas encore finie mais je
[23:21] suis déjà à plus de de 300000€ de.
[23:23] De dépenses et et je suis gentil parce que là j'ai pas compté le
[23:27] mois qui est qui est qui est j'ai pas eu encore les comptes
[23:30] du du mois d'avant où j'étais en Asie tout ça quoi.
[23:32] Et donc ça ouais je une saison je pense.
[23:35] Elle va pour moi qui a investi beaucoup dans mon projet, elle
[23:38] va être ouais aux alentours de de 400 donc c'est c'est des prix
[23:42] qui sont quand même énormes alors on a la chance dans le
[23:45] tennis et à mon niveau où les prize money sont quand même
[23:48] assez importants, on est quand même un sport.
[23:52] Ou voilà on a, on a des super prize money mais la difficulté
[23:55] est que si tu as des périodes où tu joues moins bien, que tu as
[23:59] des périodes, tu descends au classement.
[24:01] Ben les sponsors ils te suivent plus.
[24:04] Si tu gagnes pas de match tu gagnes plus de prize money, mais
[24:06] tu dois quand même payer ton équipe et je peux te dire que ça
[24:10] peut, ça peut descendre très très rapidement et donc c'est ça
[24:13] la difficulté. En tout cas moi je le je la
[24:16] découvre là jeune et c'est bien je pense, ça va me servir.
[24:20] Mais je je me souviens, j'ai j'ai vu un podcast de de Joe
[24:24] Tsonga qui en parlait. Lui, il a un vécu, il a eu la
[24:27] carrière qu'il a eu, il a le vécu qu'il a et ce qu'il disait,
[24:30] c'était vraiment intéressant et c'est vraiment réel quoi.
[24:32] Quand tu perds, tu perds, tu t'as c'est comme il disait,
[24:36] C'est t'as c'est pas que la défaite qui qui qui va te
[24:40] trotter dans la tête, t'as tout le côté derrière le staff, le,
[24:43] les finances, le mais. Mais bon, ça fait partie du jeu
[24:46] et. Et voilà, c'est on est quand
[24:49] même dans un sport où on on n'est pas à plaindre et et on
[24:52] fait un sport magnifique où on découvre des des choses
[24:54] incroyables. Et moi c'est Ce que j'aime et ce
[24:57] que je retiens toujours, c'est ce côté découverte.
[25:01] Et voilà la beauté du de notre sport, elle est, elle est, elle
[25:06] est à part quoi ? Et du coup tu l'as dit, Tu
[25:08] commences très jeune dans un sport où y a une grosse
[25:11] pression, du coup la pression du résultat, la pression
[25:12] financière, est ce que t'as l'impression d'avoir sacrifié ?
[25:17] Quelque chose dans ta Jeunesse pour vivre ce que tu es
[25:19] actuellement ? Ouais c'est sûr.
[25:21] Ben en fait YAYA2 façons je pense de voir les choses.
[25:24] On peut les voir comme un sacrifice mais moi je l'ai
[25:26] jamais vraiment vu comme un sacrifice.
[25:27] Je veux dire oui j'ai pas forcément eu peut être eu une
[25:31] jeunesse comme comme mes potes que j'ai mes amis que j'ai
[25:33] depuis depuis longtemps où voilà il bah elle est sortie.
[25:37] J'en ai pas fait beaucoup quand j'étais jeune.
[25:42] Ce côté la proximité avec mes amis, je l'ai pas forcément eu
[25:46] parce que j'ai commencé à voyager très tôt, à m'entraîner
[25:49] beaucoup très tôt. Mais tout ça en fait, je le
[25:53] voyais pas comme un sacrifice parce que je savais où je
[25:55] voulais aller et je savais qu'il fallait que je passe par là pour
[25:58] pour réussir et pour pour continuer à progresser et à être
[26:03] un meilleur joueur. Donc quand t'as ce truc là en
[26:06] toi, tu sais pourquoi tu fais les choses, tu sais pourquoi tu
[26:09] fais ces choix. C'est c'est pas un sacrifice.
[26:11] Mais après oui forcément, Yaya eu des moments où voilà je je me
[26:16] disais putain j'ai là j'ai quand même envie de profiter un peu,
[26:19] je suis voilà j'ai j'ai quand même 20 balais, j'ai j'ai envie
[26:23] de sortir avec mes potes à des moments, j'ai envie de tester
[26:26] ça, tester ça, mais j'ai eu ma petite période comme ça, mais
[26:30] mais je savais toujours être raisonnable, je savais toujours
[26:34] garder, voilà, garder entre guillemets les pieds sur terre
[26:38] dans le sens où je je savais ce que je voulais.
[26:41] Et et voilà quoi ? Tu penses que c'est quoi le
[26:43] sacrifice le plus important à faire si on veut viser ?
[26:51] L'excellence c'est c'est savoir ce qui est bien pour nous,
[26:55] savoir ce qui est bien pour nous dans le sens où savoir ce qui
[26:58] marche pour nous et que des fois tu dois faire des choix dans la
[27:02] vie qui vont pas forcément plaire à des personnes qui vont
[27:06] être proches pour qui vont être proches à tes yeux.
[27:10] Qui a des choix des fois dans la que ce soit dans la vie sportive
[27:14] ou même tu vois extérieure, des choix que tu vas prendre qui qui
[27:19] vont être durs entre guillemets, mais tu es obligé de les faire
[27:22] parce que tu sais que c'est ça qui va te rendre bon, c'est ça
[27:24] qui va te rendre meilleur. Et moi en tout cas
[27:27] personnellement, des expériences que j'ai vécu ça ces choix là,
[27:31] ça a été des choix durs et je pense c'est une des choses les
[27:34] plus compliquées. En tout cas dans dans le haut
[27:36] niveau, c'est que tu peux pas plaire à tout le monde.
[27:39] Tu des fois tu tu vas être obligé de faire des choix qui
[27:42] vont être durs pour certains, même pour des personnes qui qui
[27:46] te sont chères à tes yeux et mais tu tu vas être obligé de
[27:49] les faire parce que tu sais que que ça va, que c'est bon pour
[27:53] toi et que tu tu vas être meilleur.
[27:54] Quand t'es obsédé par quelque chose, quand t'es obsédé par le
[27:59] le arriver le en haut de la de la montagne, Ben t'es obligé de
[28:02] passer par des moments comme ça je pense.
[28:04] Parfois, tu te sens seul ou pas. Ouais.
[28:08] Ouais, ouais. J'ai fait un podcast avec Dorian
[28:10] Boccolacci, qui a donc fait un parcours jusqu'à la F 2.
[28:12] Et il m'avait dit que y avait. C'était un parcours très
[28:16] solitaire. Parfois, des fois, il se sentait
[28:17] seul et t'as l'impression que le tennis, c'est parfois un sport
[28:20] solitaire. Ouais, ouais, carrément.
[28:23] Forcément y a on a un sport où on est déjà sur le court.
[28:28] On est seul face à un adversaire, face à soi-même.
[28:31] On a un train de vie où on on est quasiment jamais chez nous.
[28:35] On voyage de tournant en en tournoi d'hôtel en hôtel avec
[28:39] notre valise. OK on a une équipe autour de
[28:41] nous mais le soir on on se retrouve seul dans la chambre,
[28:45] souvent en cogite, tu vois on on est là en cogite un peu seul et
[28:49] donc ouais c'est un train de vie où où on peut être amené à se
[28:52] sentir seul, à être assez solitaire.
[28:54] Mais moi c'est pas quelque chose qui me dérange.
[28:56] Personnellement j'ai j'ai toujours eu un caractère assez
[29:01] solitaire quand même et même si j'adore le partage, j'adore
[29:04] découvrir. Et c'est pour ça que ce moi
[29:07] c'est pas un train de vie qui me dérange.
[29:08] Au contraire, voyager, vivre de ma passion, découvrir des
[29:14] nouvelles choses, c'est 3 choses qui sont quand même incroyables.
[29:17] Et je je me sens vraiment chanceux de pouvoir vivre ce
[29:20] genre d'expériences quoi. Tu te comprends tout à fait.
[29:23] Ouais et du coup Bah tu as dit ton staff c'est les personnes
[29:25] avec qui tu partages la majorité de ton temps du coup ouais est
[29:28] ce que enfin comment tu choisis ton staff ?
[29:30] C'est quoi tes ce qui est important pour toi ?
[29:32] Bah pour moi avant tout, c'est. Ça reste 1 1 partage.
[29:37] Je veux dire que ce soit même au sein d'une équipe, que ce soit
[29:40] même au sein d'un milieu professionnel, c'est avant tout
[29:44] le but c'est de c'est de s'aider et on a le but c'est d'avoir le
[29:48] même objectif et la même vision je pense.
[29:50] Déjà, c'est la clé pour construire son équipe.
[29:52] En tout cas moi c'est comme ça que je vois les choses.
[29:55] Faut que je m'entoure de personnes, que je sais qui vont
[29:58] m'aider à atteindre mes objectifs et que je sais qui ont
[30:01] la même envie, la même motivation que moi et.
[30:04] Voilà de cette envie là de de succès, de de m'amener au plus
[30:07] haut possible et ça pour moi c'est la priorité.
[30:10] Et après, avant tout, on passe quand même beaucoup de temps
[30:12] avec son équipe, beaucoup de temps même à l'étranger avec son
[30:16] équipe. Et je pense que le le feeling
[30:18] que tu as avec la personne, il est aussi important.
[30:22] Parce que Ben quand si tu te sens bien dans tes baskets, si
[30:26] tu te sens bien dans ta tête, tu vas te sentir bien sur le court.
[30:28] Et donc c'est une chose importante.
[30:30] Ouais. Et est ce que ton staff tu te
[30:32] changes souvent ou alors ? T'as tu, tu restes assez fidèle
[30:35] à à ton équipe, il. YA1 peu de tout.
[30:37] Ouais, il YA1 peu de tout, mais moi je pense que quand même, la
[30:40] clé dans la clé quand même pour réussir c'est d'avoir une équipe
[30:45] qui dure, qui perdure, d'avoir une certaine stabilité.
[30:49] La stabilité quand même au niveau c'est c'est hyper
[30:52] important et et donc d'avoir de la stabilité dans son équipe,
[30:56] bah ça va avec. Et moi j'ai toujours eu cette.
[31:02] Ce ce côté-là où j'ai toujours volé, j'ai toujours voulu donner
[31:08] quand même du temps à à mon équipe pour faire pour voilà,
[31:11] pour m'amener là où ils doivent m'amener.
[31:13] J'ai toujours, voilà, donné du temps parce que y a une, il faut
[31:16] qu'y ait une confiance qui se crée aussi.
[31:18] Et moi j'ai toujours eu des quand même des longues relations
[31:21] entre guillemets avec mes équipes, avec mes coachs.
[31:24] Après voilà, ça a c'est arrivé aussi que j'ai, j'ai fait des
[31:28] essais avec des des personnes, ça a duré plus ou moins
[31:30] longtemps. Mais j'ai toujours eu ce côté-là
[31:32] où non. Moi pour moi c'est important de
[31:35] construire quelque chose de solide.
[31:37] C'est pour ça que je je me précipite jamais dans les choix
[31:41] de de personnes avec qui je veux m'entourer.
[31:43] Je veux être sûr et une fois que je suis sûr, on y va quoi ?
[31:46] Et après forcément quand on va connaître des hauts, des bas, y
[31:48] aura des personnes, des périodes plus dures, des périodes où on
[31:51] aura peut être moins de résultats.
[31:53] Mais je pense c'est important de garder une certaine stabilité.
[31:56] Mais après ouais. Après quand quand tu sens que
[32:00] voilà que la personne t'a donné tout ce qu'elle avait à donner
[32:02] et que tu sens que t'avances moins, Ben c'est là où il faut
[32:06] faut faire des choix et des fois c'est pas forcément évident.
[32:09] J'avais bien qu'on reparle un petit peu des des joueurs que
[32:11] t'as l'occasion de côtoyer et affronter.
[32:13] Et pour commencer en en jeune, t'as affronter parmi les joueurs
[32:16] les plus talentueux de de ta génération.
[32:18] Et actuellement comme je sais pas, Sinner, alcaraz run est ce
[32:23] que toi y compris à cet âge là, on voyait que c'était des
[32:26] joueurs qui allaient qui allaient percer.
[32:29] Franchement, ouais, on sentait si je prends l'exemple,
[32:32] d'alcarraz qui ? C'est ce qui se fait de mieux
[32:36] actuellement dans le tennis avec sinner.
[32:39] Alcarraz, il est de ma génération sinner, il est un peu
[32:41] plus vieux donc je l'ai un peu moins côtoyé durant les la
[32:44] période junior. Mais alcarraz, on se suit
[32:47] depuis, enfin on se suit. Il m'a distancé, il m'a quand
[32:50] même distancé depuis quelques années, mais on s'est suivi
[32:52] pendant pendant. Toute une longue période.
[32:56] Depuis qu'on a nos 10 ans, on fait les mêmes tournois
[32:58] internationaux. On a toujours été assez proches
[33:00] en plus et on sentait que il avait quand même quelque chose
[33:05] dans la raquette. Des capacités que certains
[33:08] joueurs n'avaient pas. Même à 10, 12 ans.
[33:10] Ouais franchement ouais, il avait des tu vois dans chez
[33:15] chaque joueur qui ont entre guillemets percé.
[33:17] Ils avaient cette des facultés qui que.
[33:20] Qu'on pouvait voir à à l'œil nu comme ça OK, mais après ça
[33:23] voulait pas dire que le mec allait à 18 ans déjà être dans
[33:27] le top 100, gagner déjà être à 5 6 grands Chelem à à à 22 ans, ça
[33:31] on non on aurait pas dit ça mais on savait que oui il le mec
[33:35] allait être très très bon. OK et moi ça m'étonne pas que il
[33:38] ait fait une une percée monumentale comme ça et qu'il se
[33:41] soit installé dans les meilleurs joueurs du monde actuellement
[33:44] quoi. C'est c'est quoi qui t'a le plus
[33:48] marqué, un jeune sur le cours ? Bah je dirais-je dirais Carlos
[33:54] Hein à caraz il. Moi, pour moi, il m'a toujours
[33:57] impressionné dans dans sa facilité qu'il avait avec sa
[34:01] main de générer de la vitesse. Même jeune, parce que jeune, il
[34:05] il était assez frêle et il avait une capacité à mettre de la
[34:09] vitesse dans son poignet, à avoir un toucher de balle, à
[34:11] savoir déjà tout faire. Et ça a toujours été un joueur
[34:15] qui qui m'a. Que que j'aimais voir jouer déjà
[34:19] jeune et que j'adore voir jouer maintenant.
[34:21] Et qui m'a toujours ouais, impressionné par par sa facilité
[34:25] avec la raquette quoi. Et du coup t'as dit que en jeune
[34:28] vous étiez très proches, maintenant il t'a dit qu'il
[34:30] était un peu dénoncé. Tu penses c'est beaucoup de tu
[34:34] penses c'est qu'est ce qui ? Qu'est ce qui explique cet
[34:37] écart ? Parce qu'à ce niveau c'est.
[34:40] Ah, c'est un film pour moi quand ?
[34:42] Même ouais Ouais Ben c'est sûr. Quand si t'amènes une personne
[34:45] qui connaît pas grand chose au tennis, on va taper, il va voir,
[34:48] il va voir alcara taper et moi taper.
[34:49] Il va pas forcément faire de différence mais les moindres
[34:52] détails au niveau ça fait tellement de grandes
[34:54] différences. Et qu'est ce qui a fait que lui
[34:56] il soit là où il est et moi là où je suis, il y a tellement de
[35:01] facteurs qui rentrent en jeu. Moi j'ai j'ai quand même.
[35:07] J'ai quand même ce côté-là où j'ai mis beaucoup de temps à
[35:10] apprendre certaines choses. J'ai eu beaucoup de blessures
[35:13] aussi qui m'ont coupé énormément.
[35:15] J'ai j'ai pas eu le même parcours et et de toute façon je
[35:20] suis j'ai jamais, j'ai jamais été là à me comparer aux autres.
[35:22] Tu vois moi si Carlos il est là où il est c'est qu'il il doit
[35:26] être là où il est-il il a ce côté, il a, il voilà, il a
[35:30] compris des choses plus rapidement, il a peut être
[35:32] sûrement des facultés et des capacités.
[35:34] Que que je n'aurais peut être jamais, ou en tout cas qu'il a
[35:37] eu plus tôt et et non il est. S'il est là où il est, c'est
[35:42] qu'il devait être là où il est, où il est et et et qu'il a des
[35:46] capacités voilà supérieures aux miennes pour l'instant, et après
[35:51] voilà, comme j'ai dit, moi je suis pas là à me comparer aux
[35:53] autres, j'ai le parcours que j'ai, je sais d'où je viens, je
[35:57] sais que que voilà, que je suis capable de faire encore mieux.
[36:01] Et et je m'entraîne pour faire encore mieux et aller encore
[36:03] plus haut. Et j'espère, voilà, atteindre
[36:05] mes objectifs un jour. Mais moi je suis juste là pour
[36:10] continuer à à à kiffer sur le cours, continuer à progresser et
[36:15] essayer d'être la meilleure version de moi même.
[36:16] Et on verra où ça m'amène un jour quoi.
[36:18] Je pense. C'est important de dire ça que
[36:19] je pense. Y a certaines personnes qui
[36:20] regardent le podcast, qui se comparent par exemple à des gens
[36:23] de leur âge, alors qu'en vrai c'est chacun son timing.
[36:26] Y a pas. Exactement, c'est pas.
[36:27] Comme ça faut pas se comparer les gens autour de soi, mais
[36:29] juste se comparer à soi-même la veille.
[36:31] Pas mal de gens l'ont dit dans le podcast, mais bref, Ben.
[36:32] On est tous différents en fait. Je veux dire ça se voit, on est
[36:36] tous différents, on peut-on peut pas se comparer, on peut
[36:40] s'inspirer, on peut s'inspirer des autres et je pense c'est
[36:42] important dans tous domaines, mais se comparer je suis pas sûr
[36:45] que ça amène grand chose, en tout cas pour nous, je suis pas
[36:49] sûr que ça amène des choses positives dans notre évolution
[36:51] et parce que ce qui importe c'est nous.
[36:54] Je veux dire on sait pas où ce que le futur nous va nous
[36:57] réserver. Donc le l'important c'est le
[37:00] moment présent et et de savoir ce que ce qu'on a envie de faire
[37:02] et et de continuer à à évoluer quoi ?
[37:05] Et tu le prouves en plus parce qu'il me semble que tu viens de
[37:07] remporter le challenger de Jinan en Chine, et ça t'a permis
[37:11] d'atteindre ton plus haut classement de ta carrière.
[37:13] Ouais, c'est ça exactement. L'évolution est là, ça
[37:16] représente quoi cette victoire pour toi à ce moment de de la
[37:18] saison ? Bah bah forcément content.
[37:22] Content parce que bah on en gagne pas tous les jours hein.
[37:24] Des titres surtout dans le tennis.
[37:26] Ou quasiment chaque semaine on perd donc.
[37:30] Donc non forcément il y a chaque fois une saveur saveur
[37:33] particulière quand on gagne un titre et et non pour moi c'est
[37:37] ça a été une belle, comment dire, ça a été une belle
[37:43] récompense en tout cas des efforts que j'ai pu produire
[37:46] durant la saison parce que encore cette année j'ai j'ai été
[37:48] éloigné des cours pendant 3 mois, j'ai pas pu faire plein de
[37:51] gros tournois, je suis redescendu en dehors du top 100.
[37:55] J'ai traîné une de leur au coude pendant longtemps et et c'est
[37:58] jamais des moments très agréables.
[38:00] C'est toujours des moments de doute où tu remets plein de
[38:03] choses en question donc c'est c'est pas évident et j'ai j'ai
[38:06] réussi voilà à remonter la pente, à réintégrer le top 100
[38:10] petit à petit, là à à voilà à à réussir à atteindre le top 60,
[38:16] mon meilleur classement en carrière donc.
[38:19] Donc non, c'est une belle récompense.
[38:20] Je suis vraiment content des efforts que j'ai pu faire, des
[38:22] efforts de de mon équipe. Parce que même pour eux
[38:25] forcément c'est pas agréable de de de pas pouvoir m'aider dans
[38:29] dans des périodes comme ça de voir que Ben je redescends au
[38:32] classement et et non c'est une belle récompense ça, ça montre
[38:35] que les efforts qu'on a faits Ben Ben ils payent petit à
[38:37] petit, qu'on est allé dans la bonne direction et voilà.
[38:40] J'espère maintenant continuer à à progresser parce que voilà
[38:43] c'est bien de gagner un challenger, mais bon c'est pas
[38:46] ce que je cherche en tout cas. Et et voilà, même si je suis 60,
[38:50] Ce que j'aime bien dire c'est qu'y a 59 mecs qui sont devant
[38:52] moi. Donc donc il reste encore
[38:55] beaucoup de choses à prouver et mais en tout cas ouais, je suis
[38:58] content d'être là où je suis actuellement et je vais essayer
[39:01] de de continuer à progresser, d'aller chercher de de plus gros
[39:04] titres. D'ailleurs je crois que tu viens
[39:05] d'annoncer que tu as eu une Wild card pour ouais, le Rolex Paris
[39:08] master Ouais, est ce que jouer en France ça a fait une grosse
[39:11] différence pour toi ? Ouais franchement une grosse
[39:15] différence je sais pas, mais en tout cas ça, ça rajoute une
[39:18] certaine motivation et excitation.
[39:20] Que qu'on ressent pas forcément dans des tournois étrangers.
[39:25] En plus j'ai ce côté-là où j'aime bien la proximité avec le
[39:28] public, j'aime bien comme je l'ai dit avant ce côté partage,
[39:32] pour moi le être sur un cours c'est c'est avant tout, c'est un
[39:36] spectacle pour les gens, c'est un show, c'est t'es là oui t'es
[39:39] là pour sortir vainqueur, on est quand je rentre dans sur un
[39:42] cours, je suis là pour pour mettre KO l'adversaire, pour
[39:45] sortir vainqueur, mais je suis aussi là pour pour kiffer et.
[39:49] Et ce côté qui fait sur le cours, c'est transmettre aussi
[39:52] des émotions aux gens et et forcément tu le ressens d'autant
[39:56] plus quand tu es en France parce que Ben tu as le public qui est
[39:58] avec toi. J'ai eu la chance, que ce soit
[40:01] Roland ou ou les autres années à Bercy, de jouer sur le central
[40:04] avec le le, le cours qui est blindé et et ouais, ce côté-là
[40:10] où ça crit ton nom, où tu as l'ambiance où ça, où voilà où.
[40:14] Où tu as une énergie qui est forte.
[40:16] C'est c'est pour ça que tu vois que je m'entraîne depuis petit.
[40:19] Moi, ce qui me faisait rêver quand j'étais quand je regardais
[40:21] le tennis à la télé, c'était de jouer sur les plus grands cours,
[40:23] contre les meilleurs et et vivre des émotions dans le sport.
[40:28] La beauté du sport, c'est quand même ce ce côté émotionnel que
[40:31] tu peux ressentir, que ce soit en quand tu le regardes, quand
[40:34] tu es spectateur ou quand tu le ou quand tu es acteur aussi.
[40:36] Et ouais, il y a rien de plus beau que de jouer pour son
[40:39] public, représenter son pays. Présenter ses valeurs, c'est
[40:44] ouais, c'est incroyable, surtout qu'en France faut.
[40:45] Dire, on régale, on régale quand même.
[40:48] Ouais, si tu régales le public, il te.
[40:49] Régale. Ouais, franchement, en France on
[40:51] a quand même ce côté où les gens ils ont une certaine ferveur.
[40:55] Il y a alors ça a été pas mal critiqué dans le tennis parce
[40:59] que tu sais que ce soit Roland, il y a eu quelques matchs ou
[41:03] voilà les les spectateurs ils étaient un peu chauds, ça
[41:05] criait. Ben parce que c'est vrai que
[41:07] dans dans le tennis on n'a pas ce côté en.
[41:11] Entre guillemets spectaculaire du public qu'on peut retrouver
[41:14] dans bah dans le basket, le show à l'américaine en NBA, les, les,
[41:18] les atmosphères que tu peux retrouver dans dans certains
[41:21] sports co et surtout dans le basket, c'est quand même
[41:24] incroyable. Je veux dire, et c'est pour ça
[41:26] que que ces sports là ils sont loin et.
[41:28] Et je sais pas si un jour le tennis pourra atteindre une
[41:31] telle ampleur parce que c'est. Nécessaire que le tennis évolue
[41:36] ou pas. Bah je pense je pense parce que
[41:39] on peut pas se. De toute façon là, que ce soit
[41:41] dans la vie ou quoi, y a tout qui évolue et on est obligé de
[41:45] faire évoluer les choses aussi. Pour moi le le sport il comme je
[41:50] l'ai dit, il est là pour faire vivre des émotions.
[41:52] Si t'es là et que les gens dans le public, ils restent stoïques
[41:55] tout un match, ça va vite devenir embêtant.
[41:59] Le tennis, surtout quand tu vois d'autres sports, si tu te
[42:01] compares à d'autres sports où tu vois que les mecs ils mettent la
[42:04] musique entre les temps morts, t'as tous les gens qui sautent,
[42:07] les gens ils viennent pour voir un spectacle avant tout.
[42:10] Ils sont pas là pour OK, Restez, restez figés, ils sont là pour
[42:14] vivre des émotions donc t'es obligé de leur en transmettre et
[42:17] j'ai pas envie que ouais le tennis il devienne un sport
[42:20] entre guillemets de de vieux ou de riche et et je pense que
[42:24] Ouais ça va, on va être obligé de d'être amené à évoluer
[42:27] certaines choses, mais je pense c'est déjà en train de le faire.
[42:30] Tu vois Yaya, plusieurs choses qui se mettent en place, y a
[42:32] d'autres circuits qui commencent à se créer et ça évolue et je
[42:36] pense. Je me fais pas de souci, on est
[42:39] quand même un sport assez spectaculaire où les gens aiment
[42:42] venir voir ce sport donc donc voilà j'espère.
[42:46] Que toi, si tu pouvais inventer une évolution, porter au tennis,
[42:48] ce serait quoi par exemple ? Ou je sais pas, moi je suis
[42:51] personne, moi je suis juste 1 1 jeune de 23 ans qui est 60
[42:55] mondial, tu veux que je ? Tu veux que je change quoi dans
[42:58] le tennis ? Non non, c'est pas moi qui vais
[42:59] changer les choses, en tout cas pas pour l'instant, mais je.
[43:05] Je je sais pas je en tout cas je j'aimerais retrouver plus ce
[43:09] genre d'ambiance que je peux retrouver sur 111 central à
[43:13] Bercy comme l'année dernière où joue shelton, où voilà ça crie,
[43:16] dès qu'y a un bon point ça crie, ça se lève.
[43:19] OK des fois ça peut déborder un peu entre les services mais mais
[43:22] bon, tu vas pas empêcher les gens de de de crier, de d'avoir
[43:25] des émotions tu ? C'est c'est pour ça des fois moi
[43:28] ça me saoule quand quand je vois certains joueurs qui qui sont
[43:31] là, qui vont gueuler parce que YA1 spectateur qui continuait
[43:34] d'applaudir entre services. Je veux dire t'inquiètes, si tu
[43:37] lances la balle tu serres le mec il il il va pas crier donc c'est
[43:40] aussi à toi de d'imposer ton rythme et et voilà.
[43:44] Mais non, moi je suis personne pour pour amener des trucs dans
[43:47] le tennis mais mais en tout cas je suis pour le fait de de
[43:52] partager des choses avec le public et de laisser.
[43:56] À agir le public comme comme bon le semble.
[43:59] D'ailleurs le tennis c'est quand même des matchs assez longs où
[44:03] t'as besoin de rester concentré sur des longues périodes, du
[44:05] coup est ce que ce genre de d'intervention extérieure c'est
[44:07] c'est compliqué à gérer ? Non je pense pas, ça fait partie
[44:12] du jeu. T'es t'es là, t'as des gens
[44:14] autour que t'as des mecs qui que qui vont peut être être contre
[44:19] toi. Tu vas avoir peut être un tout
[44:21] un stade contre toi. Ça fait partie du jeu, faut
[44:23] faire avec. Le tennis, c'est un sport
[44:25] d'adaptation, donc tu dois être prêt à t'adapter à tout type de
[44:28] d'éléments extérieurs. D'ailleurs t'aimes bien avoir un
[44:31] tout un stade contre toi, ça te ça te booste ou pas ?
[44:33] Ouais C'est alors je préfère qu'il soit qu'il soit avec moi,
[44:36] on va pas se le cacher. Mais ouais, ça fait partie du
[44:39] jeu. Moi je suis pour en fait vivre
[44:41] des émotions. Je suis pour vivre des choses et
[44:44] donc qu'il soit contre moi ou avec moi, il y aura ce côté
[44:48] adrénaline et ça m'est arrivé. Je j'ai les anecdotes.
[44:53] J'ai je me souviens d'un match sur le central à Madrid contre
[44:55] Martinez Portero où je me fais siffler parce que je fais 111
[44:59] service à la cuillère à 4 4 au 3e gagnant.
[45:02] Je me fais siffler tout le la fin du match mais mais j'étais
[45:05] là je me dis putain c'est kiffant quand même alors je suis
[45:08] pas moi je suis pas le j'ai pas ce côté où je vais provoquer je
[45:12] je non j'ai j'étais là j'ai fermé ma gueule.
[45:14] Je je m'en suis sorti, j'ai peut être eu de la chance, je m'en
[45:17] suis sorti à l'arrache au 3e mais mais mais mais par contre
[45:21] j'ai kiffé le moment. Voilà OK j'ai fait un service
[45:24] cuillère le le public l'a pas forcément bien pris mais ça fait
[45:28] partie du jeu et moi j'ai aimé l'atmosphère, ça a été une super
[45:31] expérience quoi. Et tu as dit que le thé c'est un
[45:35] sport de détail ? Est ce que toi tu sais, t'as
[45:37] des ? Une routine, des choses qu'il
[45:39] faut qui qu'elle soit mis en place.
[45:41] Je pense à Nadal par exemple, qui pose ses bouteilles d'une
[45:43] certaine manière. Est ce que tu as ce genre de de
[45:44] détails en tête toi ou pas ? Pas forcément.
[45:47] Ouais Ouais Ouais je j'ai quelques routines que des fois
[45:50] je me rends pas forcément compte mais par exemple au changement
[45:53] de côté j'aime bien tout le temps boire un peu ma boisson
[45:56] d'effort, puis un peu de l'eau, puis prendre ma banane,
[45:58] reprendre de l'eau. J'ai un peu des fois j'installe
[46:00] des des routines comme ça, ça peut varier selon les les cours,
[46:04] les repères que je peux avoir. Après j'ai ce côté-là.
[46:09] Voilà, j'aime bien des fois remettre mes cheveux dans ma
[46:11] casquette c'est plein de petits trucs ouais, qui te permet de te
[46:15] reconnecter un peu avec toi même et de rester un peu dans ta
[46:18] bulle quoi. Du coup, toi du coup, les
[46:20] meilleurs joueurs mondiaux, je veux savoir c'est quoi le joueur
[46:22] que tu as affronté, qui t'a le plus impressionné ?
[46:26] Alors moi je vais, il y a une période où ça m'avait choqué.
[46:31] Moi c'était Dany Medvedef donc ça va paraître peut être les
[46:35] gens vont s'attendre peut être à ce que je dise à carraz ou
[46:38] d'autres mais Dany Medvedef je l'avais joué enfin je je j'avais
[46:42] fait un match d'entraînement avec lui sur la période où il
[46:44] gagne l'u s open il gagne syncy enfin bref il c'était son entre
[46:49] guillemets son prime je pense à ce moment-là et j'avais fait un
[46:52] entraînement avec lui et franchement je à ce moment-là je
[46:55] ne voyais pas comment je pouvais gagner un point contre lui.
[46:58] C'était une un des rares moments, un des rares sets où je
[47:02] me dis, mais je je ne vois pas comment je peux m'en sortir.
[47:06] Avec les armes que j'ai aujourd'hui, les armes du moment
[47:09] et la manière dont il jouait, je ne voyais pas comment je pouvais
[47:11] m'en sortir. Et pourtant je j'ai jamais cet
[47:15] cet état d'esprit là. J'ai toujours ce côté ce côté,
[47:18] même si je joue des des joueurs plus forts ou que je suis dans
[47:20] des situations où où il y a beaucoup de chances que je perde
[47:24] et tout, j'ai toujours ce côté-là bon.
[47:26] Ça, ça peut tourner, je vais je, je suis toujours optimiste et là
[47:29] c'était un des rares moments où putain le mec je je n'arrivais
[47:32] pas à faire un service gagnant, le il me retournait tout à sa
[47:35] Delhi, le la moindre balle un peu neutre, il me mettait un
[47:38] winner. Je c'était le prime Med VDF,
[47:40] c'était très fort. Les passionnés de tennis, ils
[47:43] le, ils le sauront, mais le prime Med VDF à un moment
[47:45] c'était très fort. Enfin, c'est dur à imaginer pour
[47:47] les gens lambda que il y a des tels écarts entre des joueurs
[47:50] qui sont pour nous la crème du tennis.
[47:53] Par exemple pour toi qu'est ce qui différencie un joueur qui
[47:55] est classé par exemple 3/100 d'un joueur du top 100YA une
[47:57] grosse différence ou pas forcément ?
[47:59] Mais franchement y a pas tant de différences que ça.
[48:03] Je et d'ailleurs on le voit hein sur les les résultats, là on l'a
[48:07] bien vu. Vacheron, le monégasque 204 il
[48:10] il il te tape un master 1000 et ça va étonner plein de gens.
[48:14] Mais ce niveau qu'il a produit durant 9 jours, il il l'avait.
[48:19] C'est alors peut être voilà il avait les États où la lignée.
[48:23] C'était une semaine où il se sentait super bien mais ce
[48:25] niveau-là il il l'a donc il peut le reproduire.
[48:28] Donc non le franchement le tennis il a vachement évolué
[48:31] là-dessus. Je trouve que comparé y a 15 ans
[48:36] le niveau d'un mec qui est 300, en tout cas 250 il est tellement
[48:39] proche du niveau top 100 ça se joue tellement à rien et pour
[48:42] moi ça m'étonne même pas que des mecs 200 comme ça.
[48:47] Viennent à battre des des top top 100, top 5, 4 top 10.
[48:52] Après moi ça m'étonne pas du tout parce que ça se joue à rien
[48:56] et et quand le mec est sur une semaine ou ou voilà, tout est
[49:00] bien aligné pour lui, il se sent bien, il joue son tennis, le le
[49:03] meilleur tennis et qu'il arrive à enchaîner.
[49:05] Ben ça ça fait comme comme mon ami Térence en demi qui fait une
[49:10] demi de master 1000, comme Vachereau qui qui fait
[49:13] vainqueur. Et non non, c'est c'est ça qui
[49:16] est je trouve qui est beau dans le tennis actuel, c'est que t'as
[49:19] ce côté-là où tout peut arriver sur un match.
[49:22] Et même des mecs qui sortent des califes ou qui sont 250, ils
[49:25] peuvent-ils peuvent aller taper des des top joueurs quoi.
[49:28] C'est c'est top. Du coup, même toi, si tu joues
[49:30] contre un joueur classé 1300, t'as quand même l'impression
[49:33] ouais. Ouais, ouais, je.
[49:35] Non, ouais, je. Je suis là, je je fais
[49:38] attention, je je suis là. De toute façon quand je rentre
[49:41] sur un cours, c'est c'est pour me donner à fond et et rester
[49:45] focus sur ce que je sais bien faire.
[49:46] Mais ouais ouais non ça alors après 1000YM je.
[49:50] Je. Ouais peut être pas 1000YM tu
[49:52] vois mais mais en tout cas top 300 les mecs top 300 ça joue
[49:58] très très fort et et d'ailleurs moi cette année quand j'ai
[50:02] repris après ma blessure. Au Challenger j'ai j'ai repris
[50:05] par un Challenger à Lyon, j'avais perdu au 2e tour sur un
[50:08] mec qui je pense était 200 250. J'ai pris 2 petits sets hein et
[50:14] c'est t'es là tu dis Ouais Ben Ouais tu prends 2 sets contre un
[50:19] mec qui est vachement moins bien classé que toi.
[50:20] Mais bon c'est le tennis. Parce que si tu te sens moins
[50:23] bien que que tu fais pas tout bien et que l'autre au
[50:26] contraire, il est là, il a rien à perdre et il joue son tennis,
[50:29] Ben Ouais, c'est normal quoi. Et du coup tu l'as dit, t'as
[50:32] côtoyé des des légendes du tennis comme Medvedev, c'est
[50:35] quoi le meilleur conseil qu'un de ses anciens du tennis t'a
[50:38] donné ? Moi j'ai, j'ai eu la chance de
[50:41] faire partir d'un d'un programme la team jeunes talents qui a été
[50:47] mis en place par la fédé, par BNP Paribas.
[50:49] Et je faisais partie d'un des premiers jeunes à faire partie
[50:55] de ce programme. On était une dizaine au départ
[50:57] et là maintenant, ils sont une trentaine.
[50:59] Et on a eu la chance d'avoir pour Parrain Joe, son gars et.
[51:03] Et franchement, Joe ça a été vraiment un gars qui a toujours
[51:08] été pour le partage, un des anciens.
[51:10] On a quand même en France, on a quand même la chance d'avoir une
[51:13] génération avec les 4 mousquetaires et même d'avoir eu
[51:16] des générations de de où on avait 10, 15 joueurs dans le top
[51:19] 100, c'est incroyable. Et et Joe, moi j'ai eu la chance
[51:23] de le côtoyer jeune grâce à ce programme là, ensuite après,
[51:28] ensuite quand je commençais à. À à me rapprocher du top 100, à
[51:32] faire mes premiers chats, à à être dans le circuit pro et et
[51:36] j'ai toujours aimé les les discussions qu'on avait
[51:38] ensemble. Il a toujours été hyper ouvert
[51:40] au partage comme je le disais. Et un des conseils il m'en a, il
[51:43] m'en a partagé plein de jours. Et un des un des conseils qui
[51:47] m'a marqué je pense. Un des premiers conseils qu'il a
[51:52] dû me dire quand j'étais jeune, c'était d'ailleurs on en parlait
[51:56] avant, c'était te compare pas aux autres.
[52:00] Et et fais toi confiance, c'est ça peut paraître lambda, mais
[52:05] quand tu es jeune, c'est aussi un moyen de de se recentrer pas
[52:09] mal sur soi. Parce que forcément quand on est
[52:11] jeune, on est là. On est dans un système où où il
[52:15] y a beaucoup de compétition, donc forcément on est là à se
[52:18] comparer aussi pas mal aux autres.
[52:20] Avoir, voilà ça, lui il fait ça, moi j'aimerais bien faire ça
[52:23] putain lui il a eu ça, pourquoi je l'ai pas eu ?
[52:25] On est on, on a un système où même tu vois on le voit aussi
[52:30] dans dans le scolaire, on est toujours là à vouloir essayer de
[52:33] se comparer et et des phrases lambda comme ça ça peut paraître
[52:37] bête mais ça te permet aussi de te recentrer et et t'es là tu te
[52:41] dis Bah ouais ça paraît logique mais.
[52:46] Mais faut le faire quoi. Et faut vraiment être conscient
[52:48] de ça et et prendre vraiment la chose au pied de la lettre.
[52:52] Et c'était peut être un des premiers conseils, c'est peut
[52:55] être pas le meilleur qui enfin il m'en a donné d'autres et qui
[52:59] m'a aussi servi mais je dirais ouais, c'était un des premiers
[53:03] conseils qu'il m'a dit et c'est c'est un des un qui m'a marqué.
[53:07] Quoi mais est ce que tu as eu des moments de doute dans ta
[53:10] carrière ? Et si oui, c'était quoi le plus
[53:12] gros moment de doute ? Des moments de doute, j'en ai
[53:15] tout le temps, j'en ai eu hier, je j'en ai aujourd'hui des.
[53:19] Je pense que le doute ça fait partie de du jeu, ça fait partie
[53:22] du haut niveau, des doutes. T'en as tout le temps parce que
[53:26] quand tu quand tu cherches à être le le meilleur et que
[53:33] t'essayes de mettre plein de choses en place, que t'es hyper
[53:35] perfectionniste comme je le suis, bah forcément tu tu vas
[53:40] être amené à cogiter plein de fois que.
[53:43] Quand quand forcément t'auras des périodes plus dures et et
[53:47] c'est souvent bah du coup dans ces périodes là que y a plus de
[53:50] doutes qui s'installent. Et Ouais, des périodes de doute
[53:53] j'en j'en ai tout le temps. Et bah les les grosses périodes
[53:57] de doute. Moi ça a souvent été quand
[53:58] j'étais blessé parce que j'avais des blessures qui sortaient de
[54:02] nulle part et des grosses alors que je me sentais bien et que
[54:05] t'es là tu te dis pourquoi ? Pourquoi ça ?
[54:10] Pourquoi cette blessure elle arrive maintenant ?
[54:13] Pourquoi là ? Donc ouais, des moments où tu
[54:16] cogites, j'en ai tout le temps, j'en ai tout le temps.
[54:19] Et c'est ça qui est dur parce que c'est c'est un milieu et
[54:24] c'est un sport qui qui est riche en émotions, qui est la charge
[54:27] mentale. Elle est, elle est, elle est
[54:30] assez importante. Et donc forcément, quand quand
[54:33] on parle de charge mentale et d'émotions, ça peut être des
[54:37] émotions positives, des émotions négatives.
[54:39] Et les doutes, ils en font partie.
[54:41] Et et non, c'est dur de de voilà de faire des fois confiance au
[54:44] process. Moi ça a été un une des choses
[54:47] dans ma jeune carrière hein, je suis hyper jeune, j'ai j'ai
[54:50] encore rien vécu tu vois, mais mais ça a été une chose que j'ai
[54:54] appris avec le temps, vraiment de faire confiance au process,
[54:57] de faire confiance au temps parce que chaque chose a arrive
[55:04] en temps voulu, tu vois et et ça revient aussi au fait de de.
[55:10] De pas forcément se comparer à d'autres chemins, à d'autres
[55:12] parcours que peut avoir que peuvent avoir d'autres
[55:14] personnes. Parce qu'on a notre propre
[55:15] histoire, on a notre propre parcours et le chemin en fait,
[55:18] on se le construit chaque jour quoi.
[55:20] Donc c'est important de le process.
[55:23] Le moment présent pour moi c'est c'est tu vois les les blessures
[55:26] c'est c'est c'est des périodes de blessures qui m'ont appris
[55:29] toutes ces choses là quoi. OK, et à l'inverse, c'est quoi
[55:33] le match que t'es le plus fier d'avoir gagné ?
[55:35] Ou en sortant du jeu tu tu t'es dit ?
[55:38] Voilà, c'est moi. Ouais, j'ai pas.
[55:39] Vu. Tout ça.
[55:43] J'en ai pas mal hein, mais je pense.
[55:47] Mais une de mes plus belles victoires, ça a été en
[55:51] Australie. Quand je bats run olger run, qui
[55:54] était 8e mondial à l'époque, ça a été bah mon premier top 10.
[56:01] C'était c'était la première fois que que je passais un tour à le
[56:06] match d'avant, que je passais un tour en Grand Chelem.
[56:08] Y a eu plein de premières sur ce tournoi et ça a été un tournoi
[56:12] très marquant pour moi. Et cette victoire sur olger ?
[56:16] Bah c'était une des premières fois que je jouais sur un grand
[56:18] cours contre un top joueur. Je gagne en 4 sets en en faisant
[56:23] vraiment un match très complet et et ouais, je me sentais
[56:27] vraiment bien sur le cours. Et et pourtant, c'est assez
[56:30] paradoxal parce que c'était y avait plein de premières.
[56:33] Mais pourtant j'avais l'impression de me sentir à ma
[56:35] place et de me sentir vraiment moi même.
[56:37] Et c'était un feeling que j'avais pas forcément ressenti
[56:41] auparavant. Donc ça a été une de mes
[56:43] premières victoires marquantes en plus.
[56:45] Voilà, c'est après y a eu, ça a beaucoup fait parler de moi,
[56:50] j'ai. J'avais, j'avais eu l'occase de
[56:52] signaler la paillade de là là d'où je venais de de pouvoir
[56:56] faire un petit clin d'œil à à ma ville natale.
[56:59] Non, c'était plein de choses, je me sentais bien.
[57:00] En fait, c'est et c'était le contexte, le pas que forcément
[57:04] la victoire, mais tout ce qu'il y avait autour qui qui m'a fait
[57:06] kiffer. Et ouais, ça a été une des
[57:08] victoires marquantes de de ma jeune carrière.
[57:11] On approche de la fin du podcast.
[57:14] J'ai encore quelques questions pour toi.
[57:17] La première des dernières, enfin la première, c'est.
[57:20] C'est quoi la plus grande leçon de vie que le tennis t'a
[57:22] apprise ? La, des leçons de vie, j'ai
[57:27] l'impression que j'en apprends tous les jours, en tout cas tous
[57:30] les ans. Chaque expérience que j'ai dans
[57:32] le tennis, ça m'apprend plein de choses.
[57:36] Ma plus grosse leçon de vie, je dirais, c'est ce côté de chaque
[57:42] fois, rebondir, peu importe la situation.
[57:47] Moi, grâce au tennis, j'ai appris tellement de choses et et
[57:50] c'est souvent dans les moments difficiles que que j'ai appris
[57:53] le plus de choses. C'est c'est dur quand t'es jeune
[57:57] de de vivre des moments durs ou t'éloigner de ce que t'aimes, de
[58:03] de voir que voilà que tu peux pas avancer.
[58:06] Si je trouve la chose la plus frustrante dans le haut niveau
[58:09] de de voir que tu n'avances plus à cause de d'éléments extérieurs
[58:12] ou à cause de blessures pour mon expérience et.
[58:16] Ça a été ces moments-là, ces moments de difficultés.
[58:18] Elles m'ont appris que en fait quand t'es dans la tempête, Yaya
[58:22] toujours le le soleil qui est qui est derrière tous ces nuages
[58:26] sombres. Et si tu crois en toi et que tu
[58:31] que tu restes sur le moment présent et que tu sais que que
[58:34] le temps est ton allié, bah en fait ces moments qui peuvent te
[58:39] paraître super durs ou tu peux être au fond du trou limite
[58:44] dépression tout ça. Ben ça te permet de de te
[58:47] ressentir. Tu vois de sortir grandi de ces
[58:50] moments-là et et je dis pas ça peut paraître simple quand on en
[58:55] parle comme ça, mais moi j'ai moi je l'ai su avec le temps,
[58:59] avec du recul tu vois, maintenant je vois si je je me
[59:03] remémore certaines périodes, je vois les choses différemment.
[59:06] Mais ce qui est ce qui est beau dans le dans le sport de haut
[59:09] niveau, dans le tennis, c'est que des leçons de vie t'en as
[59:11] tous les jours et que c'est et que le sport de haut niveau.
[59:16] C'est vraiment un reflet de la vie et ça et ça te permet de
[59:21] grandir et de d'apprendre tellement de choses que ce soit
[59:24] sur toi, sur la vie de tous les jours et.
[59:26] Et c'est et c'est ça que j'aime bien aussi dans la vie que je
[59:29] mène et dans le train de vie que j'ai quoi ?
[59:31] D'ailleurs t'as dit que t'arrives à continuer dans les
[59:33] moments sombres, je veux savoir rapidement quand t'es mené de 7
[59:36] à 0 dans un match en 3 7, comment tu fais pour pas te dire
[59:39] tant pis hein, c'est pas grave, je le perds celui-là.
[59:42] Comment tu fais pour te dire je vais aller chercher les 3 7 ?
[59:45] Ben comment je fais ? Ben déjà que ce soit contre un
[59:48] adversaire qui est mieux classé que moi, qui qui a prouvé 20
[59:51] fois plus de choses que moi ou un ou au contraire un adversaire
[59:55] moins bon, je me dis toujours Ben je sais que c'est pas si
[1:00:00] simple que ça de conclure un match.
[1:00:02] Déjà que je sais que ça nous est tous arrivé de de se sentir bien
[1:00:08] de tu vas pour conclure et que le match il tourne et que même
[1:00:12] si. OK je pars 270, je joue peut
[1:00:15] être le tennis le le plus nul de ma vie ou peut être l'autre il
[1:00:18] est-il joue le tennis, il joue le tennis de sa vie et que je
[1:00:21] peux rien faire. Ben t'as toujours cette
[1:00:23] possibilité en fait que le match il il puisse tourner.
[1:00:25] On a quand même ce cette chance dans le tennis où où on n'est
[1:00:28] pas on n'est pas timés on. Je veux dire le un match ça dure
[1:00:32] pas un temps précis, c'est le but du tennis, c'est de gagner
[1:00:36] le dernier point et donc en fait le le fait de se raccrocher à ça
[1:00:40] un peu. Ça te garde un certain espoir et
[1:00:43] et y a que et y a les que l'espoir qui fait vivre tu vois.
[1:00:47] Donc moi chaque fois que je suis dans des des moments un peu
[1:00:50] difficiles sur le cours je me dis toujours OK je suis dans la
[1:00:53] merde, on va pas se le cacher là c'est j'aime bien me parler à
[1:00:56] moi même tu vois je suis dans la merde la sure on va pas se le
[1:00:58] cacher mais bon tu sais que voilà, tu essayes de te battre,
[1:01:01] tu sais jamais ce qui peut se passer, l'autre il va peut être
[1:01:04] se sentir moins bien, il va peut être se se faire dessus.
[1:01:07] Et et il y a eu plein de matchs comme ça qui ont tourné et plein
[1:01:10] d'autres où Ben j'ai pris 370 et bon voilà mais mais ça fait
[1:01:14] partie du jeu. Et ouais, c'est se raccrocher à
[1:01:17] des choses comme ça. Ça permet de de garder un petit
[1:01:20] espoir même dans des dans des moments difficiles.
[1:01:22] Sur le cours quoi. Imaginons que là face à toi t'es
[1:01:25] le petit Arthur de 10 ans qui rêve de jouer des des matchs sur
[1:01:28] des centrales blindé et que tu peux lui dire quelque chose, tu
[1:01:32] lui dirais quoi ? Je lui dirais.
[1:01:37] Je lui dirais Ben qu'il a eu raison de garder la même passion
[1:01:41] qu'il avait, que ce soit la passion pour son sport, la
[1:01:44] passion pour pour les valeurs que lui ont inculqué ses
[1:01:48] parents. Ouais, je.
[1:01:51] Je lui dirais que on a commencé par grâce à la passion qu'on
[1:01:55] avait pour ce sport qui est venue de nulle part et et que
[1:01:59] c'est ça qui me rend encore heureux à l'heure actuelle et.
[1:02:03] Et que ouais, le fait de se rattacher à des des choses
[1:02:06] vraiment concrètes comme les valeurs, le le fait de de de
[1:02:12] vraiment vivre le moment présent et qui fait le moment présent,
[1:02:15] Ben si y a que ça de vrai quoi. Et et pour moi je c'est pas
[1:02:20] évident tout le temps y a parce que on va être pris par les les
[1:02:23] objectifs, les ambitions, mais le fait de toujours garder ce
[1:02:27] côté passion, se faire plaisir sur le terrain je pense, c'est
[1:02:31] c'est une chose que. Que j'ai appris avec le temps à
[1:02:35] à vraiment garder et que je me le je me le répète encore hein ?
[1:02:38] Parce que c'est pas facile hein tous les jours parce que des
[1:02:40] fois je vais être pris par la frustration, je vais avoir envie
[1:02:42] de tout, de tout fracasser. Mais c'est bien que tu me poses
[1:02:46] cette question parce que ça me permet de me remémorer comment
[1:02:50] je suis arrivé au tennis et je suis arrivé juste par la passion
[1:02:53] et par le fait qu'il fait sur le cours et je pense c'est ça qui
[1:02:55] va me suivre toute ma carrière et j'espère avoir une carrière
[1:02:58] longue quoi et. Inversement, tu penses que le
[1:03:00] petit Arthur de 10 ans là, il serait fier de toi ?
[1:03:03] Ouais, je pense je pense avec. Je pense qu'avec le chemin que
[1:03:07] j'ai parcouru, qui est le chemin que j'ai et que qui
[1:03:12] m'appartient, je ouais, je pense qu'il serait fier.
[1:03:17] Ouais si je pense c'est ce qu'on ce qu'on retiendrait du podcast.
[1:03:19] C'était un c'était un régal de faire ça avec toi.
[1:03:21] Non Ben Mercieuse. Et on a une petite tradition
[1:03:23] dans le podcast, j'ai ce livre et je demande à chaque invité de
[1:03:26] d'écrire une phrase ou une citation qui est importante pour
[1:03:28] lui et de signer le livre si ça te dérange pas de le.
[1:03:30] Faire avec grand plaisir. Du coup est ce que tu peux
[1:03:33] partager avec nous ce que tu as écrit dans le livre ?
[1:03:35] Alors j'ai une écriture déjà désastreuse, les gens vont le
[1:03:38] voir. Écoute, j'ai écrit patience et
[1:03:42] longueur de temps ne font plus que force ni garage.
[1:03:46] Trust the process mamba mentality.
[1:03:47] Bon après j'ai voulu rajouter des petits trucs.
[1:03:49] Ben en fait ça, je trouvais que c'était une phrase qui était
[1:03:52] liée un peu à ce qu'on avait parlé durant le podcast.
[1:03:55] Avec le temps, se faire confiance tout ça.
[1:03:58] Et moi c'était une phrase qu'un de mes premiers coachs m'avait
[1:04:02] m'avait dit étant jeune, je n'avais pas forcément vraiment
[1:04:05] conscience à ce moment-là. Et avec le temps je je me dis
[1:04:10] c'est vraiment ouais c'est c'est c'est réel.
[1:04:13] Et en fait le ça veut dire un peu parce que ça veut dire un
[1:04:17] peu le fait de faire confiance au temps et que c'est pas le le
[1:04:22] fait de forcer les choses. Qui va te faire arriver là où tu
[1:04:26] veux être ? Et le fait de de d'avoir
[1:04:29] conscience du moment présent et de faire confiance à à ce que tu
[1:04:33] mets en place, à ce que t'essayes de d'amener chaque
[1:04:38] jour au quotidien. Ben c'est ça qui va te faire te
[1:04:41] rendre fier en tout cas plus tard, et t'amener à à des
[1:04:44] sommets le plus haut quoi. Enfin je je pense.
[1:04:48] En tout cas moi je voilà, c'est une phrase qui me parle et et
[1:04:51] elle me convient bien. Je suis bien d'accord et je
[1:04:54] pense qu'on est tous impatients de te voir au sommet.
[1:04:55] C'est gentil pour. La suite de la saison ?
[1:04:56] On va suivre ça et merci pour ton temps en tout cas.
[1:04:59] Avec plaisir. Merci.
[1:05:01] À. Vous ?
[1:05:03] Merci, merci à toi.

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