# Fleur Fratacci: Mon burnout m’a fait perdre le goût de ma marque!

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 6 Jul 2025, 40 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/105094569/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2025-6-6%2F403395714-44100-2-17fab97f420aa.mp3

Dans ce nouvel épisode, Fleur revient avec encore plus de lucidité sur les réalités de l’entrepreneuriat. Elle nous raconte ce que ça fait vraiment de diriger une entreprise en pleine croissance, la pression constante, la solitude parfois, mais aussi la fierté d’avoir bâti quelque chose de concret. Un témoignage brut, inspirant et sans filtre. Chapitres: 00:00 – Intro 01:57 – Comment sa vie a changé en un an 03:28 – Qu’est-ce qui a changé pour Fleur & Compagnie ? 04:01 – Les fondateurs ne sont pas toujours leurs propres CEO 05:04 – Jusqu’où veux-tu amener Fleur & Compagnie ? 07:28 – Les sacrifices de l’entrepreneuriat 08:29 – Le plus grand sacrifice de Fleur 10:57 – « Ce que je ferais différemment si je recommençais Fleur & Compagnie à zéro » 13:18 – Je me suis rendu compte que j’ai fait un burn-out ! 14:38 – Comment éviter un burn-out 16:21 – L’ego est l’ennemi numéro 1 de l’entrepreneuriat 17:12 – Tu as encore l’excitation pour les drops ? 18:42 – Je me suis écoutée en fermant la boutique de Lyon 21:34 – Le plus grand risque de Fleur & Compagnie 24:50 – Fonder une famille en tant qu’entrepreneuse 26:52 – « Ce que j’ai appris sur moi en lançant Fleur & Compagnie » 28:54 – L’étape concrète pour se lancer dans l’entrepreneuriat 31:12 – Mon conseil à moi-même 34:52 – C’est quoi la suite pour Fleur & Compagnie ? 35:58 – L’avenir de Fleur ? 38:37 – Citation Retrouvez Fleur sur:Instagram: / frataccifleur Tiktok: / fleurfratacci Et retrouvez-nous sur:Instagram: / theelevatehouse Tiktok: https://www.tiktok.com/theelevatehouse

## Transcript

[0:00] J'étais dégoûtée, vraiment de fleurs et compagnie.
[0:03] J'étais dégoûtée de ma marque. J'avais plus d'envie, j'avais
[0:05] plus de passion. En fait, j'ai eu un rejet sur
[0:07] tout. Et comment t'as tu t'es
[0:08] relevée ? Ah ouais, c'est une bonne
[0:10] question. Dans le premier épisode, tu m'as
[0:12] dit que tu étais une éternelle insatisfaite.
[0:14] Je pense que depuis le premier épisode, y a énormément de
[0:16] choses qui ont changé. C'est quoi l'avenir de fleurs ?
[0:18] Est ce que tu as d'autres projets en tête ?
[0:20] C'est de pouvoir récupérer toute ma partie influence, pouvoir
[0:22] partir en en voyage et faire du contenu.
[0:25] Enfin voilà ailleurs que chez moi quoi.
[0:26] C'est quoi la chose que tu as pas encore accomplie qui est
[0:28] d'avoir accomplir ? C'est de, c'est d'avoir la
[0:32] tranquillité d'esprit. J'ai l'impression d'être dans
[0:35] une course vraiment avec le temps.
[0:37] Mon pire admet, c'est le temps. Vraiment.
[0:38] Mes journées sont pas assez longues.
[0:40] J'aimerais que mes journées durent 36 h et tant que je
[0:42] n'aurai pas atteint un certain panel, je pourrai pas me
[0:44] permettre de me dire que je je peux profiter maintenant
[0:46] seulement de ma famille. Je ressens exactement la même
[0:48] chose parce que j'ai perdu mon grand-père y a pas très
[0:50] longtemps et c'est vrai que je me suis rendu compte que sur les
[0:53] dernières années j'avais pas passé assez de temps avec lui
[0:56] que j'aurais aimé. Et je me demande tout le temps,
[0:57] est ce que ça en valait la peine tu vois ?
[1:04] Aujourd'hui, on démarre le podcast avec fleur.
[1:07] Et en parlant de démarrer, le meilleur moyen de lancer son
[1:09] projet, c'est d'ouvrir un compte revolut business.
[1:11] Depuis quelques mois, avec mes équipes, on utilise revolut et
[1:14] ça a vraiment simplifié notre manière de gérer nos finances.
[1:16] C'est la première étape à faire pour lancer votre business.
[1:19] D'ailleurs, fleur, tu peux me passer la carte ?
[1:21] Ben voilà. Merci beaucoup avec la carte
[1:24] Revolut Business, qui est d'ailleurs.
[1:26] Franchement magnifique. Vous avez accès à plein de
[1:28] fonctionnalités, vous pouvez par exemple suivre toutes vos
[1:30] dépenses en temps réel pour vous assurer que tout fonctionne bien
[1:32] et aussi gérer facilement vos paiements récurrents et vos
[1:35] abonnements. Vous pouvez aussi émettre des
[1:36] cartes physiques ou virtuelles pour tous les membres de votre
[1:39] équipe pour faciliter les dépenses et pour tous ceux qui,
[1:41] comme moi, voyagent énormément pour leur travail.
[1:43] Vous pouvez payer à l'étranger sans aucuns frais cachés.
[1:45] Et j'ai le plaisir de vous annoncer qu'en plus de ça, si
[1:47] vous utilisez le lien dans notre bureau pour ouvrir votre compte
[1:50] revolut business, vous aurez 20€ offerts à l'ouverture.
[1:53] Merci encore à revolut de sponsoriser l'épisode.
[1:55] On commence le podcast Bonjour fleur.
[1:57] Bonjour Étienne. Bonjour je suis très content de
[1:59] t'accueillir à nouveau sur le podcast.
[2:01] Pour ceux qui le savent pas on a déjà fait un épisode avec fleur
[2:04] donc c'était notre tout premier podcast donc je suis très
[2:06] content que tu sois de retour et merci d'ailleurs encore d'être
[2:09] venu sur le premier. C'était le lancement et depuis
[2:11] on a fait plein de belles choses donc c'est un peu grâce à toi.
[2:14] T'en as fait d'autres depuis ? Non, je reste très chez elle
[2:16] alors. Aujourd'hui, on va pas revenir
[2:21] sur ton parcours parce que. On l'avait déjà fait dans le
[2:24] premier épisode, dans le premier épisode, tu m'as dit que t'étais
[2:26] une éternelle insatisfaite. Est ce que c'est toujours le
[2:28] cas ? Alors non, je pense que depuis
[2:31] le premier épisode y a énormément de choses qui ont
[2:33] changé dont ce point là que j'ai beaucoup travaillé parce que je
[2:37] crois que j'en serais jamais sortie sinon.
[2:39] Mais non, maintenant j'arrive à me satisfaire de ce que j'ai,
[2:43] même si c'est moins qu'avant. Donc non non, au contraire c'est
[2:46] une toute autre mentalité maintenant.
[2:49] Tu me dis qu'il y a beaucoup de choses qui ont changé depuis la
[2:51] dernière fois. Qu'est ce qui s'est passé depuis
[2:52] la dernière fois qu'on a parlé ? Alors depuis la dernière fois
[2:55] qu'on s'est vu, j'ai ouvert d'autres magasins.
[2:57] Il me semble que quand on s'est vu, j'avais qu'une seule
[2:59] boutique, ou du moins j'étais sur le projet d'en ouvrir 2
[3:01] supplémentaires. Donc ça a été le cas.
[3:05] Je les ai ouvertes et ça s'est très bien déroulé.
[3:08] J'ai entre-temps fait un gros burn out, j'ai entre-temps fermé
[3:11] une boutique et et tout continue de tourner merveilleusement
[3:15] bien. Donc beaucoup de choses ont
[3:16] changé. Mais on va dire plus
[3:18] psychologiquement que. Que fleur et compagnie on va
[3:22] dire, parce que fleur et compagnie marche toujours super.
[3:23] Bien. C'est vrai qu'il y a beaucoup de
[3:24] choses qui se sont passées. De toute façon, on va, on va en
[3:27] parler. Pendant le Podcast, je vais
[3:28] parler du d'une première chose, qu'est ce qui a changé dans ton
[3:30] ambition entre le moment où tu as lancé la marque et
[3:32] maintenant ? Alors un moment, j'ai lancé la
[3:34] marque. J'étais dans le l'euphorie du
[3:37] toujours plus, je crois. D'ailleurs, c'est l'expression
[3:39] que j'avais utilisée au dernier podcast parce que j'étais une
[3:42] éternelle insatisfaite et que je j'estimais que une boutique,
[3:45] c'était pas suffisant, que si je pouvais en ouvrir 2, je pouvais
[3:47] en ouvrir 10. Maintenant j'ai j'ai plus la
[3:50] sagesse de reconnaître que c'est bien aussi de consolider on va
[3:55] dire les bases et de pas on va dire vouloir toucher à tout et
[3:59] de se brûler un petit peu les ailes en chemin, voilà.
[4:02] Bah justement à propos de ça, c'est quelle partie de de fleur
[4:05] et compagnie que tu préfères faire ?
[4:06] Parce que tu sais y a beaucoup de de fondateurs qui lancent
[4:09] leurs marques, leurs projets, mais qui sont pas le CEO du
[4:11] projet. Ils ils restent un peu dans le
[4:13] domaine qu'ils aiment bien. Toi c'est quoi le domaine que
[4:15] t'aimes le plus ? Bah moi ce qui me passionne ça
[4:16] reste d'échanger avec la Communauté hein.
[4:18] C'est quand je présente les collections, quand je suis en
[4:21] live et que bah j'essaie de vendre les produits.
[4:23] C'est toute la partie en fait communication de fleur et
[4:25] compagnie qui me plaît. Voilà c'est c'est moi
[4:29] maintenant. Une fois que j'ai tout délégué,
[4:30] c'est la partie qui me reste à ma charge.
[4:32] OKOK et t'as tout délégué mais est ce que t'arrives à vraiment
[4:35] déléguer à 100% ou quand même t'as ?
[4:37] Je pense qu'un PDG supervisera toujours, mais non, non, ça
[4:40] n'empêche que j'ai délégué on va dire. 80% des tâches de de ce
[4:45] que je m'occupais. Donc là la boîte tourne sans
[4:47] moi. Je reviens de vacances, ce qui
[4:50] est un exploit hein. Je pouvais pas dire ça avant
[4:51] mais non non, je peux prendre des vacances, je prends mes
[4:53] weekends, la boîte tourne sans moi mais cependant je porte la
[4:58] boîte de par mon image et de par la communication que je fais.
[5:01] Ben de par mon autre métier, l'influence quoi.
[5:03] Donc tu la portes, mais tu veux l'emmener où ?
[5:07] Je dirais qu'on on survole en ce moment.
[5:11] Je prévois pas de m'envoler très très loin.
[5:12] On est sur un, on n'est pas sur un long courrier, bien qu'on
[5:17] pourrait-on a l'essence pour. Mais là je me satisfais vraiment
[5:21] de ce que j'ai et je vais vraiment consolider tout ce que
[5:24] j'ai déjà bâti. Donc je m'envole, on va dire,
[5:26] vers une terre un petit peu plus sereine quoi.
[5:28] O. KOK donc t'essaies de de
[5:30] solidifier la base. Exactement.
[5:32] OK avant d'envisager. Je suis moins euphorique que
[5:35] quand on. S'est vus.
[5:37] Ouais, j'ai l'impression que t'es t'es beaucoup plus sage et
[5:40] posé et donc ça fait maintenant un moment que t'es t'es dans ce
[5:42] projet. Ouais.
[5:44] Qu'est ce qui te garde motivé justement à à continuer à
[5:46] pousser et à charbonner ? Bah.
[5:48] Ça fait, on a fêté les 3 ans là en avril, de fleurs et
[5:51] compagnie, les stations. Merci.
[5:52] Ce qui me maintient, c'est de voir que ça plaît toujours
[5:54] autant de voir que malgré les petits obstacles, la Communauté
[5:58] est toujours là et de voir que c'est une marque qui pérennise
[6:01] malgré le temps. Donc moi, ça, c'est ça qui me
[6:05] donne, on va dire, l'engouement de de toujours continuer de
[6:07] proposer de nouvelles choses, de me renouveler sans cesse.
[6:10] C'est de c'est de voir que la Communauté est en attente, donc
[6:14] c'est très stimulant. Est ce que ça te met une
[6:17] pression ? L'attente de la Communauté,
[6:19] genre arriver à. Comment dire matcher leurs
[6:22] attentes à chaque fois ? Bah toujours parce qu'au delà de
[6:24] la Communauté ça reste la clientèle et la clientèle c'est
[6:27] le chiffre, et le chiffre c'est la rentabilité et ainsi de
[6:30] suite. Donc il y a toujours une
[6:31] pression parce que derrière il y a une pression de chiffres.
[6:34] Mais bon ça reste la communauté donc c'est de suite plus plus
[6:38] cool quoi. Là tu m'as parlé de chiffres
[6:40] justement, comment tu arrives à garder un peu l'essence que tu
[6:44] avais au début tout en pensant aux chiffres ?
[6:49] Ce qui est dur justement, c'est les chiffres.
[6:50] C'est en fait de voir tout évoluer, brasser plusieurs
[6:54] 1000000 de chiffre d'affaires par an et de devoir garder en
[6:58] fait en tête que tu t'adresses toujours à la même communauté,
[7:01] toujours à la même clientèle, simplement que cette clientèle
[7:03] grandit. Mais tu vends toujours des
[7:05] produits à 29,90€, tu vends toujours des petites sandalettes
[7:07] pour cet été et on ne on ne on ne change pas en fait les
[7:12] produits qu'on vend, on change simplement.
[7:16] Comment dire notre façon de grandir si tu veux.
[7:18] Mais c'est la façon de communiquer qui dit faire.
[7:20] Mais. Mais les produits n'ont jamais
[7:22] changé. Fleur et compagnie est toujours
[7:24] le ou la même. Je sais pas si elle est au
[7:25] féminin, mais depuis le début j'ai.
[7:27] Eu un podcast avec un des meilleurs joueurs de basket
[7:30] d'Europe qui m'a dit que si tu veux être bon dans un domaine,
[7:33] tu veux forcément en délaisser un autre.
[7:36] Ton domaine, c'est clairement ta marque.
[7:39] Est ce que tu penses que t'as délaissé quelque chose comme par
[7:41] exemple ta vie sociale ? Non là moi je suis pas d'accord
[7:44] avec les basketteurs, là ça me contrarie.
[7:47] Non, moi j'essaie toujours de jongler avec les toutes les
[7:49] casquettes parce que si j'étais on va dire bonne dans le côté
[7:52] entrepreneuriat, j'aurais délaissé forcément ma partie
[7:55] influence, ou alors j'aurais enfin oui, délaissé le côté on
[7:58] va dire personnel. Ça peut être le cas, bien que
[8:00] j'y travaille, mais être moins bonne dans le domaine, non,
[8:05] parce que les moments avec ma famille et les moments avec mon
[8:07] conjoint sont toujours des moments que je chéris
[8:09] énormément. Ce ne sont pas des moments que
[8:11] je bâcle. Bien que il soit moindre mais je
[8:15] me sens pas moins bonne dans un domaine si tu veux j'essaye on
[8:18] va dire de à petite échelle à petite dose, jongler avec tous
[8:21] les domaines en même temps. Mais est ce que tu penses que tu
[8:24] as fait des sacrifices pour pour développer sur la compagnie ?
[8:27] Bien évidemment, bien évidemment.
[8:29] Et c'est quoi le plus gros sacrifice que tu as fait ?
[8:30] Le plus gros sacrifice c'est côté familial, c'est d'avoir du
[8:34] délaissé on va dire bah les moments on va dire houla attends
[8:39] tu me mets les armes. Attends non, le plus difficile
[8:45] c'est de laisser le côté familial parce que je pense sans
[8:50] cesse au fait que bah la mort ne prévient pas et il peut arriver
[8:53] quoi que ce soit. Je te dirais ma grand-mère, mon
[8:55] grand-père, ma mère demain, peu importe l'âge, je m'en voudrais
[8:59] beaucoup sincèrement, beaucoup parce que j'ai l'impression
[9:03] d'être dans une course vraiment avec le temps.
[9:05] Mon pire c'est le temps. Vraiment mes journées elles sont
[9:08] pas assez longues. J'aimerais que mes journées
[9:09] durent 36 h. Et puis quoi qu'il en soit, je
[9:12] cours toujours après le temps et et tant que je n'aurai pas
[9:15] atteint un certain panel, je pourrai pas me permettre de me
[9:19] dire que je je peux profiter maintenant sur le nom de ma
[9:21] famille. Donc là je suis toujours dans ma
[9:23] course, je cours mais. Mais les moments en famille on
[9:27] va dire, sont sont moindres par rapport à ce que j'aurais pu en
[9:29] profiter si je n'avais pas fleur et compagnie.
[9:31] Bien évidemment le sacrifice est là, donc je je n'ai qu'à croiser
[9:34] les doigts et à toucher du bois, que il leur arrive rien et que
[9:37] j'ai suffisamment le temps d'arriver à l'objectif pour.
[9:40] Pour ensuite en profiter et leur en faire profiter surtout.
[9:42] C'est vrai ? Ben je ressens exactement la
[9:44] même chose parce que j'ai perdu mon grand-père y a pas très
[9:47] longtemps. Et c'est vrai que je me suis
[9:49] rendu compte que sur les dernières années j'avais pas
[9:51] passé assez de temps avec lui que j'aurais aimé.
[9:53] Donc je comprends vraiment ce que tu veux dire et je me
[9:55] demande tout le temps, est ce que ça en valait la peine ?
[9:57] Tu vois ? Du coup je t'ai posé la même
[9:59] question, est ce que tu penses que passer moins de temps avec
[10:01] la famille ça en vaut la peine ? Ouais, je pense, parce que.
[10:08] Leur tranquillité d'esprit. Je pense qu'elle a pas de prix
[10:12] parce que je parle de mes grands-parents, par exemple
[10:14] parce que tu tu poses le sujet. Mais je pense qu'ils se sont
[10:17] toujours battus toute leur vie pour, on va dire sortir ma mère
[10:21] du piège, nous nous gâter le plus possible alors qu'ils n'en
[10:24] avaient pas les moyens. Donc je pense qu'ils sincèrement
[10:27] hein. Je pense qu'ils préféreraient
[10:28] partir demain et savoir que je saurai porter la famille plutôt
[10:33] que de se dire qu'ils vivront 15 ans et que on sera toujours dans
[10:35] la même situation. Si tu veux leur tranquillité
[10:37] d'esprit, c'est. Je leur apporterai, ils l'ont
[10:40] déjà, mais je je pousse encore un petit peu plus l'objectif,
[10:44] mais j'y suis presque. T'es prête à sacrifier ça pour
[10:46] pour eux finalement ouais. On est, on est plus très loin
[10:48] là. T'as construit tout ça d'une
[10:50] certaine manière, si tu devais retourner au début, maintenant,
[10:53] au moment où tu lances fleur et compagnie, qu'est ce que tu
[10:55] ferais différemment ? Ah.
[10:57] Je changerais rien. Ah.
[10:58] Vraiment ? Je changerai absolument rien.
[11:00] J'ai fait énormément de boulettes, que ce soit
[11:03] comptable, administrative, sociale, tout ce que tu veux.
[11:07] Mais je ne changerai absolument rien parce que c'est toutes les
[11:09] erreurs qui m'ont portées ici et et c'est tous tous les petits
[11:13] obstacles qui m'ont consolidée à être la personne que je suis
[11:15] aujourd'hui. Et bien évidemment que j'aurais
[11:17] pu faire plus si j'avais changé telle ou telle chose.
[11:19] Mais les erreurs vont avec la leçon.
[11:21] Donc Ah non, je ne changerai absolument rien.
[11:23] T'as quand même vécu des choses qui qu'on souhaite pas vivre
[11:26] forcément. Tu m'as évoqué ton burn out tout
[11:28] à l'heure, tu peux un peu me raconter cette période.
[11:31] Cette période, elle suit l'ouverture de la boutique de
[11:34] Lyon. Donc la 3e et dernière, ça a été
[11:37] une période très compliquée parce qu'en fait tout s'est
[11:39] enchaîné le début d'année, il y a eu ensuite l'ouverture de
[11:42] Lille. J'ai à peine eu le temps de me
[11:44] remettre que je me suis dit, j'ouvre un 2e magasin et j'étais
[11:46] de toute façon dans mon toujours plus hein, ça je le savais.
[11:48] Mais après ce magasin, j'ai eu un sacré contrecoup, comme si tu
[11:53] c'était comme un deuil en fait, c'est que en fait, j'avais tout
[11:55] ouvert. Là on avait tapé dans le plus
[11:57] haut, c'est à dire c'était le magasin le dans le centre
[11:59] commercial le plus grand du pays.
[12:01] Donc je suis arrivée à un stade où je me suis dit Bah ça y est,
[12:03] je ne peux plus faire plus si ce n'est que d'en ouvrir d'autres,
[12:07] mais ça ne sera jamais autant que bah ce centre commercial.
[12:10] Et j'ai eu un gros coup dans la nuque, je me suis dit bah ça y
[12:13] est t'as atteint ton t'as atteint ton Max, donc n'importe
[12:16] qui aurait sauté de joie et moi ça m'a foutu en fait ça m'a
[12:19] foutu en l'air. Je me suis retrouvée avec une
[12:21] surcharge de travail que je n'avais pas envisagée du tout.
[12:24] Moi je je fonce tête baissée et c'est une fois sur le fait
[12:27] accompli que je me rends compte que en fait c'est énormément de
[12:29] travail. Donc je me suis retrouvée du
[12:31] jour au lendemain de passer de 5 salariés à 15 20 Si tu comptes
[12:35] les remplacements, les machins. Donc là ça a été très très
[12:39] compliqué à gérer. À côté de ça, je voulais
[12:41] toujours pas délaisser l'influence.
[12:42] J'avais toujours mon premier bébé, la boutique de bolicon,
[12:44] j'avais toujours mes salariés à l'entrepôt et ça a fait
[12:47] énormément et le coup dans la nuque m'a m'a foutu par terre.
[12:51] Je suis partie 4 jours en vacances avec ma mère.
[12:55] Et c'est c'est ces vacances qui m'ont fait réaliser qu'en fait
[12:58] je m'étais mis dans une situation que je n'avais pas
[13:01] réalisée. En fait, je me suis retrouvée
[13:03] sur le fait accompli alors que c'est moi qui ai sollicité tout
[13:05] ça, hein ? C'est moi qui ai fait les
[13:06] signatures, c'est moi qui ai fait monter les dossiers et
[13:08] pendant des mois et des mois, mais pas un seul jour de de ces
[13:12] trimestres, j'ai réalisé ce qui m'attendait, donc ça m'a fait,
[13:16] ça m'a fait chuter à ce moment-là.
[13:17] Ouais et. Comment t'as tu t'es relevé ?
[13:20] Bah déjà, il a fallu comprendre que c'était un burn out.
[13:22] Parce que je me suis simplement dit que j'étais très fatiguée,
[13:25] que c'était une grosse surcharge et que voilà, c'était le
[13:26] contrecoup. J'ai mis énormément de temps à
[13:29] comprendre que c'était ça. J'ai compris en fait, une fois
[13:31] que j'étais dégoûtée, vraiment de fleur et compagnie, j'étais
[13:35] dégoûtée de ma marque, je j'avais plus envie, j'avais plus
[13:38] de passion. Même les vidéos, ça m'a en fait.
[13:41] J'ai eu un rejet sur tout et là j'ai compris.
[13:44] J'ai compris entre la fatigue, j'ai compris entre les pensées
[13:46] négatives et entre. Tout ce que je dégageais pour
[13:49] faire accompagner que c'était un burn out et je m'en suis sortie
[13:52] avec simplement le temps, parce que moi mon angoisse c'est de
[13:56] ressasser. Donc aller en parler à une
[13:58] psychologue, c'était mon angoisse, en parler à la maison,
[14:00] j'avais l'impression de culpabiliser parce que mon
[14:02] conjoint il a pas apporté ça sur ses épaules.
[14:03] Déjà qu'il l'a porté je pense beaucoup.
[14:05] Donc c'est simplement le temps qui m'a fait on va dire
[14:09] récupérée comme une sportive en fait si tu veux.
[14:11] Là je venais de finir mon marathon, j'étais par terre.
[14:14] J'ai fait un petit malaise vagal je pense et puis il a fallu je
[14:16] prends du temps pour pour faire une très bonne récup mais c'est
[14:19] juste le temps qui m'a guéri quoi.
[14:21] Et tu penses que tu aurais pu éviter ce burn out ou tu as dû
[14:24] passer par là pour apprendre ce que c'est ?
[14:26] Franchement je pense que c'est déjà surprenant qu'il soit pas
[14:29] arrivé avant. Donc non non, il est déjà arrivé
[14:31] tardivement donc je l'ai accueilli bras ouvert hein.
[14:34] Parce que je pense que il devait arriver depuis déjà un bon
[14:37] moment ça. Serait quoi ton conseil pour les
[14:38] les gens qui qui travaillent beaucoup mais qui savent pas
[14:41] forcément qu'ils sont burn out pour ?
[14:43] Pour le réaliser ? Bah il faut-il faut apprendre à
[14:46] s'organiser. Moi maintenant j'ai mis des des
[14:48] outils en place et des outils qui sont bêtes hein.
[14:49] Mais ça peut être un Google agenda, ça peut être des petits
[14:52] bloc notes, ça peut être un papier, un stylo, ça peut être
[14:54] n'importe quoi, mais maintenant je planifie tout.
[14:57] Voilà quand avant j'avais 1000 choses à penser dans ma tête,
[14:59] maintenant je mets tout sur papier, comme ça je n'ai pas la
[15:01] surcharge de me dire il faut que je pense à ça.
[15:03] Non tout est sur le papier donc je colle au fur et à mesure, je
[15:05] fais des to do lists. Chaque matin je me réveille et
[15:08] je vois ce que j'ai à faire dans la journée donc ça me permet de
[15:10] m'organiser heure par heure. Toutes mes heures sont comptées
[15:12] mais au moins je sais ce qui m'attend et je suis pas prise de
[15:15] cours par par mes tâches. Et ça me permet de moins être
[15:18] sous l'eau, donc vraiment s'organiser.
[15:20] Je pense que c'est le mot clé. C'est ce par quoi j'aurais dû
[15:21] commencer hein, mais vaut mieux tard que jamais.
[15:23] Mais donc avant tu faisais tout ça, t'avais tout dans ta tête.
[15:26] Ouais ouais, c'est ça ça, c'est. Ah.
[15:27] J'ai développé une mémoire, je pense exceptionnelle, hein ?
[15:28] SN. Mais ça tu vois, je pense que
[15:31] c'est spécifique aux gens qui ont qui ont pas forcément fait.
[15:34] Moi par exemple, tu vois, j'ai pas fait d'études après le bac
[15:37] et du coup j'ai pas tous ces processus d'organisation, et
[15:40] cetera. Donc pareil, ça a pris beaucoup
[15:41] de temps avant de les mettre en place et ça fait et ça fait une
[15:44] différence énorme donc. Tous ceux qui sont dans ce cas,
[15:46] après à vous organiser avant de d'avancer, ça va beaucoup vous
[15:49] aider. Et donc là tu m'as parlé de burn
[15:51] out, tu m'as parlé de de certains sacrifices, est ce que
[15:54] tu penses que pour faire quelque chose de grand on est obligé de
[15:57] faire des sacrifices ? Ah ouais, c'est une bonne
[16:00] question. Je pense que tu sacrifieras
[16:04] toujours quelque chose. Quoi qu'il en soit, tu
[16:07] sacrifieras du temps. Après, que ce soit pour la
[16:09] famille, que ce soit pour les sorties, tu es obligé de
[16:12] sacrifier un une une bonne partie de ton temps.
[16:15] De toute façon le temps c'est je pense le pire ennemi de
[16:16] l'entrepreneur hein mais mais oui, 111 a minima forcément je
[16:20] pense. Et qu'est ce que tu penses que
[16:23] les gens devraient plus sacrifier de nos jours ?
[16:26] Leggo, je pense l'ego parce que on est très nombreux à s'être
[16:32] lancés sur les réseaux sociaux avec des Small Business, des
[16:36] nouvelles boîtes. Il y a une nouvelle ère
[16:38] maintenant hein ? Depuis quelques années sur sur
[16:40] tik tok par exemple. Mais on est tous.
[16:44] Je pense à des échelles différentes, poursuivies par par
[16:48] ce fameux ego, de la peur de l'échec, de la peur de se
[16:52] planter, de la peur de montrer que tout n'est pas parfait.
[16:54] Et. Et c'est dommage parce que je
[16:56] pense que c'est ça le plus intéressant, et c'est cette
[16:58] façon là qu'on construirait la meilleure des communautés.
[17:01] Donc il faudrait apprendre, je pense, à mettre l'égo de côté
[17:05] pour montrer que tout n'est pas tout beau.
[17:07] Touros dans l'entrepreneuriat. C'est c'est très vrai pour venir
[17:10] à tes débuts, j'imagine que quand t'as reçu tes premières
[17:13] commandes. T'as eu, tu sais, un peu
[17:14] d'excitation, un peu de fierté, une petite sensation très
[17:17] agréable. Les papillons.
[17:18] Et est ce que cette sensation tu l'as encore à chaque fois que tu
[17:21] lances une nouvelle ? Ouais ouais ouais Ouais
[17:23] franchement Ben d'autant que là depuis récemment, depuis 2 3
[17:25] mois, on on les lance en live les collections, mais je ressens
[17:29] une excitation. Enfin je pleure plus comme au
[17:31] premier lancement, mais ces papillons là, je les ai
[17:34] toujours. C'est super excitant de voir
[17:36] l'engouement, de voir tous les gens connectés sur le site et
[17:39] encore plus. En fait, plus le temps passe,
[17:40] plus ça m'excite davantage parce que je me dis mais.
[17:43] Ça perdure quoi et c'est C'est d'autant plus stimulant.
[17:46] Donc au début j'étais super enjouée parce que parce que ça
[17:50] marchait, donc donc je voyais ma boîte grandir.
[17:53] Mais là je vois ma boîte pérennisée, donc c'est C'est
[17:56] d'autant plus beau quoi. C'est clair, c'est beau.
[17:58] Donc ouais, ma question, c'était ma prochaine question, c'était
[18:01] comment tu arrives à retrouver les petits moments d'excitation
[18:04] du début ? Mais finalement, vu que c'est.
[18:07] C'est ce que t'aimes, je pense que t'auras toujours ce.
[18:09] Je pense que j'aurai toujours les petits moments d'excitation
[18:11] à chaque lancement. Après, forcément qu'il y a une
[18:13] lassitude sur certaines choses parce que bah on peut prendre
[18:17] l'exemple des shooting photo. Avant j'étais trop contente
[18:19] d'aller faire mes petites photos, et cetera.
[18:21] Maintenant des fois je traîne un petit peu du pied, je me dis Oh
[18:22] purée là, pendant 2 jours je vais devoir être toute belle, je
[18:25] vais devoir prendre mes photos, 5000 photos par jour, ce sur
[18:27] quoi j'avais de l'excitation au début parfois.
[18:30] Maintenant je je traîne un peu du pied, mais c'est.
[18:32] Pas grave donc, depuis la dernière fois qu'on a parlé,
[18:34] t'as. T'as traversé un beau challenge
[18:36] qui était ton burn out mais depuis ton burn out, tu penses
[18:39] que ça a été quoi, ton plus gros challenge en tant
[18:41] qu'entrepreneuse ? Humm le plus gros challenge ça a
[18:45] été de m'écouter et de fermer cette boutique.
[18:48] Je sais pas si c'était dans un des prochains sujets mais euh
[18:50] mais je l'aborde parce que je pense que c'est très révélateur.
[18:53] Euh, ça a été de m'écouter pour la première fois parce que
[18:56] depuis que j'ai lancé la marque, je.
[18:59] Je je prenais un petit peu tout sur mes épaules et je me suis
[19:02] dit que je pouvais continuer encore un petit peu, d'avancer,
[19:03] de marcher, de marcher et au final je me suis un petit peu
[19:06] cassé la tronche. Donc d'avoir su m'écouter à ce
[19:08] moment-là et d'avoir su reconnaître que ce n'était pas
[19:11] fait pour moi. Je parle de ce magasin et
[19:13] d'avoir eu le courage et de mettre l'égo de côté et de le
[19:17] fermer. Je pense que c'est une de mes
[19:19] plus belles réussites. D'entrepreneuses vraiment parce
[19:21] que c'est vrai que souvent. On on dit aux gens peu en porte
[19:24] données de de pas lâcher, de continuer à pousser, de pas
[19:27] abandonner. Mais souvent, le vrai courage,
[19:29] c'est d'accepter et d'abandonner.
[19:31] Ah mais je suis totalement d'accord.
[19:32] Parce que ça a été, ça a été dur pour toi du coup ?
[19:34] Honnêtement non parce que le seul négatif que j'ai vu c'est
[19:38] les commentaires de voilà certains intelligents qui disent
[19:41] ouais ça n'a pas marché, elle a fermé son magasin mais au mais
[19:44] au final, enfin c'est comme l'expression tu sais, tu
[19:47] préfères être heureux sur un vélo ou pleurer dans une
[19:49] Porsche ? Mais moi je j'étais heureuse
[19:52] dans ma Porsche quoi, tu vois demain tout peut s'arrêter,
[19:55] j'aurais quand même roulé en Porsche tu vois, c'est ça la la
[19:57] différence c'est que ce magasin il a fermé, mais j'aurais tenu
[20:00] le trousseau pendant plus de 12 mois d'une boutique dans le plus
[20:03] grand centre commercial de France.
[20:04] Donc en fait je suis heureuse parce que c'est arrivé, je suis
[20:07] pas triste parce que c'est fini, c'est ça la différence.
[20:09] Donc non non moi c'est c'est une très très belle aventure et
[20:12] l'aventure c'est terminé pour ce magasin, mais c'était ma ma plus
[20:15] belle leçon et une très belle aventure vraiment.
[20:17] Et à quel moment tu as eu le déclic de dire c'est terminé ?
[20:20] Je pense que je l'ai eu quand j'ai eu mon bad Buzz sur les
[20:23] réseaux sociaux parce que, au final, je demandais tous les
[20:25] jours des signes de savoir si c'était si c'était fait pour moi
[20:28] ce magasin parce que je me remettais beaucoup en question,
[20:30] je j'avais beaucoup de mal et et j'attendais les signes.
[20:34] Et en fait, on me les mettait sous sous le nez tous les jours.
[20:38] Mais il a fallu vraiment qu'on me mette ça sous le nez le gros
[20:41] BAD Buzz pour que je réalise qu'en fait il fallait tourner la
[20:43] page quoi. Voilà donc ça m'a servi de
[20:45] leçon. Et ça m'embête beaucoup parce
[20:46] que Lyon, moi, c'est une ville que j'adore, mais tu penses que
[20:48] on te reverra plus à Lyon ? Je je pense pas qu'on me reverra
[20:53] Lyon. J'étais tellement heureuse de
[20:55] tourner cette page que j'ai pas envie de Ré ouvrir un chapitre
[20:57] au même endroit. Je je suis en train de faire mon
[21:00] deuil de ce magasin. Bon d'ailleurs c'est un deuil
[21:02] très rapide hein parce que ça a été un un énorme soulagement.
[21:05] Mais je je veux pas ré ouvrir un un chapitre là-bas.
[21:09] Lyon t'accueillera quand même à bras ouverts, mais bon.
[21:11] Ah mais j'aime toujours autant ma communauté de Lyon, hein.
[21:14] Elles étaient toutes adorables. Est ce que tu penses que c'était
[21:16] un risque d'ouvrir cette boutique à Lyon maintenant que
[21:18] tu tu l'as fermé ? Mais un risque pas autant que
[21:21] les autres, hein. Il y a toujours le risque que ça
[21:24] ne marche pas, il y a toujours le risque que le plafond
[21:26] s'écroule. Il y a toujours le risque que
[21:28] avec les salariés, ça se passe mal, il y a il y a des risques
[21:30] partout, il y a des risques tous les jours.
[21:31] Donc non, non, cette boutique, pas plus qu'une autre, pas du
[21:33] tout. Donc si c'était pas un risque,
[21:35] c'est quoi le plus grand risque que tu as pris avec fleur et
[21:37] compagnie ? C'est une bonne question, waouh,
[21:44] je sais pas. Ah le plus grand risque c'est
[21:48] quand j'ai commandé 5000 chaussures.
[21:49] Là c'est l'hiver dernier quand quand j'ai vu que on a en fait
[21:53] on a lancé un produit qui a super bien fonctionné, on a fait
[21:56] une rupture de stock je crois en 50 secondes alors qu'on en avait
[21:59] des centaines et donc là pareil l'engouement est reparti comme
[22:03] je suis bah j'ai dit allez c'est parti, toujours plus en fait,
[22:05] j'ai appelé mon fournisseur et je lui ai dit je vous achète
[22:08] 100% de vos stocks sur ce produit et donc on s'est
[22:10] retrouvé à l'entrepôt avec. Quelque chose comme 4500 paires
[22:16] de chaussures. Ça représente quel budget ?
[22:17] 4500 paires de chaussures ça peut représenter facile. 50000€,
[22:21] OK Voilà, donc ça a été un très gros risque parce que lorsque
[22:27] des filles ont reçu la livraison locale, on parlait de de
[22:29] plusieurs dizaines de palettes. Voilà.
[22:31] Donc c'est vrai que le local est grand, mais tout le monde a pris
[22:33] peur hein. Franchement, on a mis des jours
[22:35] et des jours à des balesa et et arrivé le jour du lancement,
[22:37] j'ai dit mais si ça marche pas. Et là voilà, j'ai réalisé.
[22:41] Une fois que j'étais sur le fait accompli, je me suis dit, qu'est
[22:43] ce qui ? Qu'est ce qu'on fait ?
[22:44] Si ça ne marche pas, je ne peux pas les renvoyer.
[22:46] Je me retrouve avec 4500 verres sur le dos et coup de bol, ça
[22:48] s'est vendu le soir même. Voilà.
[22:51] Incroyable, incroyable donc ça c'était une belle réussite, mais
[22:54] il me semble qu'il y a une anecdote qui est assez
[22:57] intéressante. C'est c'était quoi ta pire
[22:59] galère logistique avec fleur ? Galère logistique.
[23:02] Je pense à à un jour, on a été faire un dépôt d'espèces avec
[23:06] Charlotte, donc la directrice. Bah c'était à Lyon d'ailleurs.
[23:09] La poisse non mais pas jusqu'au bout.
[23:10] On a été à Lyon faire un dépôt d'espèces parce que bon, on
[23:14] était juste après le mois d'inauguration, je crois que
[23:15] c'était la période de soldes et les filles se faisaient vraiment
[23:18] allumer en boutique. Donc avant de partir on s'est
[23:20] dit on va un petit peu les les décharger de toutes les espèces
[23:22] qu'elles ont embouties quand même, bien qu'il y ait un
[23:24] coffre, et cetera. Donc on est allé à la Banque
[23:27] pour déposer un mois de de chiffre d'affaires, donc de la
[23:30] boutique de Lyon, et le guichet nous a avalé toutes les espèces
[23:34] et nous a tendu le ticket en indiquant que le dépôt était de
[23:37] 0€. Donc là on avait 0 preuve parce
[23:39] qu'on se filme pas hein. Spontanément en train de faire
[23:42] les dépôts à la banque, on avait 0 preuve de l'argent qu'on
[23:45] venait de déposer, donc on s'est retrouvé dans une belle galère.
[23:47] On a appelé le service professionnel qui nous a dit de
[23:49] revenir Ben le mardi matin, donc ça me faisait attendre le
[23:52] samedi, dimanche, lundi, avec mon argent qui dormait je ne
[23:56] sais où, sans savoir si j'allais pouvoir retrouver la somme
[23:58] exacte. Et donc on est revenu en voiture
[24:01] parce qu'on nous a dit qu'il fallait faire l'ouverture de la
[24:03] banque en question, donc à Lyon, donc rentrer chez moi à Antibes.
[24:05] Et repartir le mardi matin à Lyon pour faire l'ouverture à
[24:08] 09h00. Et en arrivant on nous a dit que
[24:10] il fallait simplement envoyer la pièce d'identité par mail quoi.
[24:13] Ouais non mais là j'en rigole mais fallait me voir à la banque
[24:18] en larmes, je savais plus où me mettre la, la femme ne ne
[24:21] comprenait pas ma réaction mais je lui ai dit, Vous êtes au
[24:23] courant que je viens de faire 10 h de voiture dans la journée
[24:25] juste pour là du coup faire une photocopie de ma pièce
[24:27] d'identité, elle a dit, Madame, vous pouviez le faire à à la
[24:30] Banque de votre secteur quoi. Donc ça, c'était une belle
[24:33] galère logistique. Maintenant, je je téléphonerai
[24:35] une 2nde fois au service client avant de me déplacer.
[24:37] Mais ça. N'arrivera.
[24:40] Plus j'ai récupéré l'argent sous 40 et quelques jours d'ailleurs.
[24:43] Mais Ah oui oui oui, il est revenu.
[24:45] Tout va bien. Le comptable est ravi, il.
[24:47] Y a un sujet que j'avais pas du tout abordé avec toi la dernière
[24:49] fois, c'était fonder une famille, est ce que aujourd'hui
[24:55] c'est quelque chose qui qui t'intéresserait ?
[24:57] Ah mais je compte les jours. Ah oui, franchement, j'attends
[24:59] que ça. Ouais, vraiment.
[25:02] Ben ça revient à ce que je disais tout à l'heure, j'attends
[25:03] mon panel pour pour sauter le pas.
[25:06] Mais je pense que Monsieur n'attend que ça aussi.
[25:09] Mais on est tous les autres très enjoués à l'idée de fonder une
[25:12] famille et de d'agrandir le foyer.
[25:15] Quoi. Donc même si on est déjà un
[25:17] chat, on sera 4 du coup ? Mais non non vraiment, j'ai très
[25:19] très hâte d'être maman. Ben je sais qu'avec mon conjoint
[25:21] vous avez des des rythmes de vie assez différents en vrai et
[25:25] c'est pas forcément facile d'arriver à équilibrer ça.
[25:27] Du coup comment vous ? Faites Ben lui, il a un rythme
[25:29] de vie très stable, il est chauffeur privé donc.
[25:32] Bien que je dise stable, il peut être à n'importe quelle heure,
[25:34] mais il est-il est salarié donc on va dire il est-il est stable
[25:37] financièrement. Et puis il y a moi de l'autre
[25:39] côté qui suis entrepreneuse, donc qui ait des revenus un
[25:41] petit peu plus divers, mais on arrive à gérer notre temps, on
[25:46] se voit à la maison, on arrive à passer des repas ensemble.
[25:48] Bien que j'ai une vie très chargée que lui aussi non non,
[25:51] on se retrouve très souvent à la maison.
[25:53] Donc moi en tout cas, une fois que j'aurai atteint mon panel,
[25:56] je sais que j'aurai l'entière disponibilité pour accueillir un
[25:59] enfant quoi. Tu penses que c'est quoi la clé
[26:00] quand on est 2 personnes avec des rythmes de vie aussi
[26:03] différents pour justement arriver à rester connecté ?
[26:07] Bah c'est de semer hein. Il y a pas de Secret hein de
[26:09] toute façon. Donc non non, tu peux te voir 1
[26:11] h dans une journée. Si c'est 1 h à son paroxysme ça
[26:15] vaut tous les weekends du monde hein.
[26:16] Donc non non. Je sais que tu vas me dire peu
[26:18] importe, mais tu préfères avoir un garçon ou une fille ?
[26:27] J'aimerais beaucoup avoir un garçon.
[26:30] Parce que je pense que ça comblerait de bonheur mon
[26:32] conjoint et donc je serai très heureuse sûrement d'avoir un
[26:34] garçon. Mais au-delà de ça je suis
[26:36] tellement coquette. Je suis tellement vraiment la la
[26:38] fille par excellence que je peux pas mourir sans avoir une fille.
[26:41] Donc c'est tout le mal que je me souhaite.
[26:43] J'aimerais. Avoir les 2, je pense que tu vas
[26:46] très bien les éduquer et d'ailleurs on va éduquer un peu
[26:49] nos abonnés qui veulent lancer un projet.
[26:52] C'est quoi toi la chose la plus surprenante que tu as prise sur
[26:54] toi en lançant fleur et compagnie ?
[26:58] La chose que j'ai le plus appris sur moi, qui a été surprenante
[27:01] d'ailleurs, c'est c'est pouvoir on va dire tomber parce qu'avant
[27:07] je m'autorisais pas beaucoup d'être mal, d'être triste ou
[27:11] d'être fatiguée, d'être un petit peu dépassée par mes émotions.
[27:16] Tandis qu'avec flore et compagnie, j'ai j'ai pas trop eu
[27:18] le choix que d'être fatiguée, que d'être déplacée par mes
[27:20] émotions et que de rencontrer des périodes difficiles.
[27:22] Et c'est vraiment la première fois de ma vie que j'ai accepté.
[27:26] L'émotion et que je l'ai laissée venir parce que auparavant je je
[27:30] me serais jamais autorisée de d'être triste, de me montrer
[27:34] triste. D'ailleurs, que ce soit auprès
[27:35] de ma famille, j'aurais trop eu l'impression d'être un fardeau
[27:38] si tu veux. Tandis que là, maintenant, je je
[27:40] m'autorise à à m'écouter. Quoi ?
[27:43] Voilà. Et c'est quand donc la, la fois
[27:45] où tu t'es le plus écouté dernièrement ?
[27:46] La fois où je me suis le le plus écouté, c'est c'est quand j'ai
[27:50] fermé cette boutique et la fois où j'ai été la plus triste.
[27:54] C'est quand j'ai dit au revoir à mon équipe qui en faisait partie
[27:57] parce qu'on a eu on a eu une toute nouvelle équipe après les
[28:01] nombreux soucis qu'on avait eus avec la précédente et cette
[28:04] nouvelle équipe là était tellement géniale que ça m'a
[28:08] fait vraiment un très gros pincement au cœur qu'elle soit
[28:10] des hommages collatéraux. C'est vrai que ça doit pas être
[28:13] facile de comment tu leur a annoncé que que la boutique
[28:17] fermait. Je pense qu'elles l'ont senti
[28:18] venir. Je j'avais beaucoup de mal à me
[28:20] déplacer dans ce magasin à. À prendre plaisir à venir sur
[28:24] place à je faisais vraiment un rejet donc lorsque je leur ai
[28:27] annoncé, donc je me suis déplacé bien sûr et elles étaient pas
[28:32] surprises. Elles m'ont, elles m'ont presque
[28:34] consolé quoi. Elles m'ont dit que c'était la
[28:36] bonne chose à faire alors qu'elles n'avaient pas été
[28:38] vraiment dans cette vague hein, mais elles m'ont, elles m'ont
[28:41] réconfortée dans mon idée. Parce que pour toi c'est plus
[28:44] dur de les laisser partir que de fermer la boutique finalement ?
[28:48] Bien sûr à 100%. Pour revenir un peu au Conseil
[28:51] pour les les gens qui commencent, est ce que tu peux
[28:54] me donner une étape concrète pour commencer un projet comme
[28:58] le tien ? Petite pause dans le podcast
[29:00] pour remercier une nouvelle fois revolut de sponsoriser l'épisode
[29:03] et de rappeler à tous ceux qui lancent un projet que vous avez
[29:05] la possibilité d'ouvrir un compte revolut business avec le
[29:08] lien dans notre bio. Moi et mon équipe, on utilise
[29:10] revolut business chaque jour et ça a vraiment simplifié notre
[29:12] manière de gérer nos finances. Et d'ailleurs, pour vous
[29:14] motiver, à vous aussi d'utiliser revolut business.
[29:16] Si vous utilisez le lien dans notre bio, vous aurez 20€
[29:18] offerts pour l'ouverture de votre compte.
[29:19] Hésitez. Vraiment pas.
[29:20] Ouvrir un compte via notre lien, ça nous aide beaucoup et ça vous
[29:23] aidera aussi pour votre projet. Comme on l'a dit à fleurs, le
[29:26] plus important, c'est une bonne base.
[29:28] Merci encore à Revolut business de soutenir notre projet.
[29:30] On continue avec le podcast. Pour commencer un projet comme
[29:34] le mien, le meilleur des conseils, c'est de bien
[29:36] s'entourer. Quand je dis bien s'entourer,
[29:39] c'est de ne pas attendre d'être sous l'eau.
[29:41] Je parle en termes de tâches ou de surcharge pour embaucher,
[29:44] pour déléguer, parce que c'est en ayant du temps qu'on pourra
[29:48] grandir. Donc à à toutes les personnes
[29:50] qui regarderont le podcast, je je leur dirai, entourez vous
[29:54] avant de avant d'être sous l'eau.
[29:56] Je parle d'une collaboratrice, je parle d'un expert comptable
[29:59] parce qu'on a pas toutes les connaissances sur le sujet hein,
[30:01] que ce soit administratif, social, financier.
[30:05] Je parle d'un avocat aussi parce que avec des salariés il peut y
[30:08] avoir du social qui rentre en il peut y avoir beaucoup de choses,
[30:11] des litiges, il peut y avoir énormément de choses.
[30:13] Donc le plus important c'est d'avoir franchement ces ces 3
[30:16] personnes là dans son carnet d'adresse.
[30:18] La collaboratrice, le comptable et l'avocat.
[30:20] Et avec ça il peut t'arriver n'importe quel souci.
[30:22] Tu as juste à décrocher ton téléphone en fait, ce n'est plus
[30:25] tes problèmes, c'est juste déléguer le problème et ça c'est
[30:28] très intéressant. Avant même tout ça pour une
[30:31] personne qui a l'idée dans sa tête mais qui n'a encore rien
[30:33] fait, qu'est ce qu'elle devrait faire selon toi ?
[30:38] Bah réfléchir avant de mettre sur papier, avant d'acheter,
[30:41] avant de mettre en place avant de créer un site.
[30:43] Y a beaucoup de travail en amont, c'est c'est que dans la
[30:46] tête, c'est à dire qu'il faut-il faut savoir quel est le produit,
[30:49] il faut savoir quelle est sa cible, il faut savoir Ben son
[30:52] marché hein, connaître, faire toute une étude de marché,
[30:55] connaître ses coûts, tout ça c'est que un stylo, un papier,
[30:59] voilà donc ça ne coûte rien et c'est ce qui c'est ce qui vaudra
[31:02] à 100% dans la réussite de la boîte, c'est à c'est au moment
[31:06] où elle sera ou d'ailleurs face à à son papier avec son crayon
[31:10] quoi. Tu vois, il y a des gens qui
[31:12] lancent leur projet pour parce qu'ils aiment ça.
[31:14] Il y en a qui lancent ça parce qu'ils ont besoin de
[31:16] reconnaissance, d'autres qui lancent ça parce qu'ils ont
[31:18] besoin d'argent. Est ce que tu penses que la
[31:20] raison pour laquelle on commence, elle est importante
[31:22] aussi ? Je pense pas tellement.
[31:25] Oui et non parce que une raison il t'en faut une.
[31:29] Mais si c'est l'argent, ça veut pas forcément dire que ça ne
[31:33] marchera pas parce que tu es assoiffé d'argent si tu veux.
[31:35] Parce que l'argent ça peut être reconnu comme de l'ambition et
[31:38] c'est l'ambition qui te fait avancer.
[31:39] Et c'est ça, moi je ne. Je ne prends pas de haut les
[31:42] gens qui disent moi j'ai soif d'argent, pas du tout.
[31:44] Enfin franchement, moi j'ai été lancée par par l'ennui, je
[31:48] cherchais juste un une façon de m'occuper, mais si j'ai
[31:51] quelqu'un en face de moi qui me dit moi j'ai j'ai soif de
[31:53] réussite, je veux-je veux 1000000 d'euros, mais c'est ça,
[31:55] va le pousser, ça va le pousser quelle que soit ta raison, tant
[31:58] que t'en as une en fait, faut faut juste que t'Aies ton ton
[32:00] point de départ et ton objectif et après ça peut être n'importe
[32:03] quoi, ça peut être t'acheter une villa, ou ça peut être t'offrir
[32:06] un sac à 1500€, ça peut être n'importe quoi.
[32:09] Mais tant que tu as une raison, je pense que y a pas de
[32:11] mauvaises raisons quoi. Et là, imaginons que face à toi,
[32:14] tu as la fleur toute toute innocente, toute pleine de
[32:18] c'est. Vraiment le mot hein, c'est
[32:19] vraiment ? Juste avant de lancer le projet,
[32:21] imaginons qu'elle soit là face à toi, qu'est ce que tu aurais
[32:24] aimé qu'on lui dise ? Ah, je crois que je me serais
[32:28] fait une caresse sur l'épaule, hein ?
[32:40] Me dire quoi ? Je sais pas, mais je me serais
[32:42] ouais caresser l'épaule en me disant ma vie j'étais pas prête
[32:45] quoi. Il va se passer beaucoup de
[32:48] choses, il va y avoir beaucoup de rebondissements, mais you Go
[32:53] girl, tu vas le faire et puis tu vas tuer ça quoi ?
[32:57] Non non mais je me serais pas, je me serais-je me serais pas
[32:59] mis spécialement de freins, je me serais pas mis en avant mes
[33:04] appréhensions, je. Je me serais même pas dit de
[33:07] faire attention. Je me serais dit vraiment fais,
[33:09] fais tout ce que t'as à faire et et tu verras bien ce qui se
[33:13] passe. Mais c'est juste que Waouh, t'es
[33:15] pas prête quoi. Je parle du bon comme du mauvais
[33:17] mais assis toi bien quoi, t'as sentir.
[33:21] Et tu penses que si cette fleur elle savait tout ce qu'elle
[33:23] attendait, elle l'aurait fait quand même ?
[33:25] Ouais bah oui parce que ça ça vaut tout ce que j'ai
[33:30] aujourd'hui je pense, c'est le prix à payer.
[33:33] Si maintenant elle voyait bah ce que t'es devenu.
[33:36] Tu penses qu'elle le ressentirait quoi ?
[33:39] Elle serait choquée. C'est pour ça je pense que je
[33:41] réalise pas suffisamment le présent dans lequel je suis et
[33:44] que je pense toujours tu sais à plus au futur, et cetera.
[33:47] Mais la moi d'il y a 3 ans si elle me voyait là aussi
[33:50] aujourd'hui, mais je elle sauterait partout dans sa
[33:52] chambre, elle pleurerait non stop pendant 7 jours quoi.
[33:55] Donc il faut que je il faut que j'apprenne à réaliser que ce que
[33:58] j'ai c'est déjà c'est déjà exceptionnel.
[33:59] Donc la moi d'il y a 3 ans serait vraiment choquée quoi.
[34:04] C'est vrai parce que je me rappelle un petit peu de de toi
[34:06] à cette époque, je t'avais déjà un petit peu croisé, tu vois, je
[34:09] te voyais un petit pas pas renfermé, mais un peu plus, un
[34:12] petit peu plus timide, et cetera.
[34:14] Et ouais, j'aurais même moi pas forcément imaginé tout ce que
[34:16] tout ce que tu as pu faire aujourd'hui.
[34:17] Ah mais à l'époque où on s'est connu, moi je disais à à Matteo,
[34:20] Bon, t'écris toujours mon conjoint, mais je lui disais,
[34:23] franchement, j'en veux. J'en demande pas tant.
[34:25] Moi, tout ce que je veux, c'est pouvoir vivre de fleur et
[34:28] compagnie et vivre de fleur et compagnie.
[34:30] On parle de enfin moi avec mon train de vie.
[34:32] Il me faut pas plus de 2000€ quoi pour assouvir toutes mes
[34:35] charges. Et vraiment à l'époque où on
[34:37] s'est rencontré je me je me disais ça et quand je vois là où
[34:40] j'en suis aujourd'hui et que je je vise des chiffres
[34:43] astronomiques, c'est vrai que je je me serais pas attendue à tout
[34:46] ça quoi. Mais comme quoi l'ambition ne
[34:48] cesse jamais de croître hein. C'est beau mine de rien.
[34:51] Elle cesse jamais de croître et du coup bah c'est quoi la suite
[34:55] pour flore ? C'est quoi l'avenir de flore
[34:56] compagnie ? L'avenir de fair et compagnie
[34:59] c'est toujours la pérennité, c'est de continuer ce qu'on fait
[35:01] actuellement, les boutiques qui tournent, on a notre boutique à
[35:04] Lille, notre boutique dans le Sud, l'entrepôt qui tourne très
[35:07] bien, qui est un gros entrepôt général dans lequel on expédie
[35:10] dans tous les magasins en France.
[35:12] Une ouverture de boutique c'est peut être pas dans l'immédiat
[35:15] mais là de consolider. Voilà toutes mes équipes, bah
[35:17] les équipes qui sont là depuis 2 ans d'ailleurs, mais de se
[35:21] reposer un petit peu sur nos acquis parce que vraiment j'ai
[35:23] pas eu le temps de réaliser que. Mon présent, c'est déjà vraiment
[35:26] tout ce que j'espérais. Toute ma vie quoi.
[35:28] Donc même si je vis dans le présent pendant un an, c'est
[35:32] c'est pas plus mal quoi. Et en 2027, on verra.
[35:35] Est ce que tu penses que vivre dans le présent comme tu dis ça
[35:38] va te permettre de de plus profiter de de tout ce que tu as
[35:41] construit justement ? Ben oui, parce que tout peut
[35:43] s'arrêter du jour au lendemain et je parle de positif comme de
[35:45] négatif. Il faut que je profite de ce que
[35:49] j'ai actuellement et et on verra ce que l'avenir me réserve.
[35:52] Mais. Je suis sûre qu'un jour tout ça
[35:55] me manquera donc. Donc ça c'était l'avenir de
[35:57] fleur et compagnie. Mais c'est quoi l'avenir de
[35:59] fleur ? Est ce que t'as d'autres projets
[36:01] en tête, hors entrepreneuriat par exemple ?
[36:05] Si ce n'est que ma vie de famille.
[36:07] D'autres projets ? Oui, des petits projets que je
[36:11] que je traîne un petit peu dans dans le secret.
[36:13] Mais après, continuez ce que je fais.
[36:16] Vraiment, c'est ma priorité, c'est de c'est de pouvoir
[36:18] récupérer toute ma partie influence, bien que j'ai un
[36:20] petit peu délaissé hein quand même.
[36:21] Depuis fleur et compagnie, j'essaie de jongler sur toutes
[36:23] les casquettes, mais cette partie influence, je veux
[36:25] vraiment m'éclater dedans au maximum.
[36:28] Quoi donc, continuer à bien, savoir m'organiser, savoir me
[36:31] déléguer du temps et pouvoir jongler entre fleur et compagnie
[36:34] et entre fleur tout court. Qu'est ce qu'il y a dans la dans
[36:37] la partie influence que tu fais pas actuellement, que tu
[36:39] aimerais faire par exemple ? Bah encore plus de contenu.
[36:43] Franchement pouvoir partir en en voyage et faire du contenu bah
[36:47] voilà ailleurs que chez moi quoi.
[36:48] Là ça ça en est toujours tenu à mes vidéos dans ma chambre, mes
[36:51] vidéos dans ma voiture. On m'a toujours connu dans mon
[36:53] chez moi mais je pense que d'ailleurs c'est ce que les gens
[36:55] aiment beaucoup, c'est que ça reste un contenu très très
[36:59] identifiable sur lequel les gens puissent un petit peu se
[37:01] reconnaître à leur vie quotidienne on va dire.
[37:03] Tandis que si j'étais en voyage tous les 4 matins.
[37:05] Bon donc finalement ce qui me manque c'est peut être pas ce
[37:08] qu'il y a attendu de la Communauté.
[37:09] Donc juste continuer ce que je fais.
[37:12] Et ma dernière question, ça sera, c'est quoi la chose que
[37:15] t'as pas encore accomplie ? Que t'aimerais accomplir ?
[37:18] Quelque chose que j'ai pas encore accompli, c'est de c'est
[37:23] d'avoir la tranquillité d'esprit.
[37:25] Parce que depuis que j'ai lancé flir et compagnie, y a forcément
[37:28] une bah une ouais, une denrée financière qui qui qui intègre
[37:32] le projet hein forcément. Mais malgré toute cette entrée.
[37:36] Massive d'argent. J'ai toujours pas la
[37:39] tranquillité d'esprit de me dire ça suffit alors que ça suffit
[37:44] déjà depuis 2 ans hein. Donc donc là je pense qu'on est
[37:48] on est, on est largement assez même si on veut faire une équipe
[37:53] de foot hein. Mais mais je n'ai toujours pas
[37:54] cette tranquillité d'esprit parce que je me suis fixé un un
[37:57] panel psychologique quoi. Et je pense que tant que je
[38:00] reperds mon 1000000 d'euros. Je ferai pas ma sieste
[38:04] tranquillement le dimanche quoi. C'est bête mais c'est ce chiffre
[38:09] que je me suis fixé qui m'empêche de me reposer sur mes
[38:14] acquis. C'est vraiment ce panel là que
[38:17] tant que j'aurai pas je pourrai pas me dire c'est bon meuf tu
[38:20] l'as fait ? Mais je suis sûr que quand tu
[38:21] l'attendras, ça te suffira pas encore.
[38:24] Ah oui, mais c'est certain. Parce qu'une fois que je
[38:27] l'aurai, il y aura toujours mes revenus passifs, il y aura
[38:30] toujours d'autres choses. Donc on sera dans le toujours
[38:33] plus, mais. Mais je vais le.
[38:35] Jurer mais voilà exactement. J'oublie pas la petite tradition
[38:38] du Podcast, c'est vrai, donc on a notre livre juste ici où je
[38:42] demande à chaque invité d'écrire une phrase ou une citation qui
[38:44] est importante pour lui ou elle. Je me souviens bien.
[38:46] Donc tu peux écrire quelque chose de nous ?
[38:47] Bien sûr. Super.
[38:48] Tiens, je te passe ça. Et voilà.
[38:51] Super, je vais te reprendre ça, hop merci et est ce que ?
[38:56] Est ce que du coup tu peux partager avec nous ce que tu as
[38:58] écrit dans le livre ? Bien sûr.
[38:59] Alors ma première phrase l'an passé, c'était aucun rêve n'est
[39:02] trop grand. Et là ma phrase d'aujourd'hui
[39:05] c'est tout arrive pour une raison.
[39:07] Ben merci beaucoup fleurs c'était vraiment trop cool de de
[39:10] te réaccueillir sur le podcast. C'est vrai que je trouve que ton
[39:12] évolution elle est assez impressionnante.
[39:14] J'ai l'impression d'avoir une nouvelle personne face à moi
[39:15] alors qu'on s'est vu y a y a que un an donc c'est c'est super
[39:18] cool. Bah beaucoup de.
[39:21] Force pour tes projets. Merci bah Merci beaucoup pour
[39:23] l'invitation et force à et l'éveil.
[39:26] Merci et on se retrouve pour un prochain podcast.
[39:29] Allez, merci fleur. Merci à toi.

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