# L'artiste Des Célébrités: Comment Richard Orlinski Est Devenu L'artiste Français Le Plus Vendu Au Monde

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 21 Jul 2024, 1 h 10 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/89449396/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2024-6-20%2F383530746-44100-2-ffb55a62a405.mp3

Dans l'épisode d'aujourd'hui, nous avons le plaisir d'accueillir Richard Orlinski. Artiste le plus vendu au monde depuis 2015, il est le sculpteur préféré des stars. Créateur du fameux Kong, Richard est connu pour ses œuvres impressionnantes présentes à travers le monde entier. Il compte aujourd'hui de nombreuses collaborations qui ont marqué l'histoire de l'art avec des marques emblématiques telles que Disney, Hublot ou encore Pac-Man. 00:00 Bande-annonce 01:05 Début 02:51 L'enfance de Richard 04:54 Relation avec ses parents 07:40 Comment Richard a commencé 14:31 Quitter sa précédente carrière pour se lancer dans l'art19.00 L’histoire dramatique de Richard25:15 Comment gérer ses multiples intérêts? 27:43 Trouver des personnes dignes de confiance 30:16 Quel a été le processus pour se lancer? 36:30 Les premières sculptures 39:34 Comment rendre l'art plus accessible 40:35 Quelle est ton inspiration? 45:00 Le besoin de reconnaissance et les critiques 50:35 C’était quoi le jour le plus difficile pour Richard Orlinski? 53:01 L'anecdote folle avec son fils à Ibiza 59:20 Quelle est ta collaboration préférée? 01:03:30 Quelle est la collaboration que tu n'as jamais réalisée? 01:05:40 Que peut-on attendre de Richard Orlinski dans le futur? 01:07:10 Citation et signature du livre Welcome to The Elevate House, Richard Orlinski Presented by Etienne Ca Retrouvez Richard sur: Instagram: / richardorlinski Tiktok: / richardorlinski Youtube: / @richardorlinski1042 Et retrouvez-nous sur: Instagram: / theelevatehouse Tiktok: / theelevatehouse

## Transcript

[0:00] Et le capitaine nous a dit, tiens, il y a un truc très
[0:02] sympa, c'est une grotte avec une piscine d'eau à l'intérieur.
[0:05] Le petit il est parti à il y a longtemps, on va au bateau et
[0:09] tout. Et il est où Yoann, il n'est pas
[0:11] là. Donc imagine la tête, elle
[0:12] tourne quand ? Grotte, eau, la mer, rien
[0:15] d'autre. Que waouh.
[0:17] Bon, c'était pas pour pour. Choquer, mais c'est parce que.
[0:24] Qui est dans le Top 10 mondial des ventes depuis 2015 ?
[0:28] Des 1000000 de gens sur terre vous connaissent ?
[0:30] Début qui m'a dit ma mission, mais je c'est créé, j'ai besoin
[0:34] de créer, c'est pour ça, j'ai encore besoin de créer des
[0:36] familles, je suis dans la création, je pense que toute la
[0:38] fin de ma vie j'aurais besoin de créer des choses.
[0:39] Je crois que ma grande force en fait dans ce dans ce processus,
[0:42] c'est la remise en question, c'est à dire que chaque matin je
[0:43] me lève le moment en question. C'est essentiel parce que si tu
[0:45] te remets pas en question, tu penses que t'as la vérité.
[0:47] Tiens, la vérité t'avance pas en fait.
[0:49] Merci Richard. C'était merci à toi.
[0:50] Intéressant de te parler. Parce que souvent je veux pas te
[0:53] mentir et certains posent qu'elle se répète toujours la
[0:55] même chose. Richard, quelle est ta mission ?
[1:09] Ça c'est une belle question. Oui, c'est vrai qu'on a tous une
[1:12] mission sur terre. C'est ce qu'on m'a dit Y a pas
[1:13] très longtemps, y en a qui c'est mort y a pas longtemps.
[1:15] Y a quelqu'un qui m'a dit Toi t'Es t'Es t'es sur cette terre
[1:17] pour pour réparer. Pour transmettre et partager
[1:24] mais c'est vrai que c'est pas faux ma mission c'est vrai que
[1:27] j'aime bien partager avec le plus grand nombre, c'est une
[1:28] vraie mission. Y a un côté très intéressant de
[1:32] donner beaucoup mais du coup quand tu donnes tu reçois
[1:34] énormément. Y a un côté assez égoïste dans
[1:36] le don finalement c'est je l'ai découvert très récemment, c'est
[1:38] que finalement tu t'as l'impression que t'es t'es une
[1:40] grande générosité mais en fait tu le fais aussi pour toi et je
[1:43] me suis rendu compte de ça très très vraiment très récemment
[1:45] mais mais ça nous forcément c'est vertueux parce que tu tu.
[1:50] Bah tu transmets, tu tu tu, c'est une sorte de de, tu donnes
[1:53] des types, tu rends des services.
[1:55] Enfin j'essaie en tout cas que mon expérience puisse permettre
[1:58] à d'autres personnes d'en faire quelque chose de pas et de pas
[2:01] avoir une existence qui est vaine.
[2:02] Voilà. Ça, tu t'en es rendu compte
[2:04] assez jeune ou ça a pris un peu de temps ?
[2:07] Non, ça a pris un peu de temps. Bah je pense qu'il faut la
[2:08] maturité pour comprendre un peu les mécanismes.
[2:11] Tu pars avec des bagages, il faut t'en séparer.
[2:14] Il faut t'émanciper l'éducation, y a tout un tas de processus
[2:17] qu'il faut. Donc il faut un peu je pense
[2:20] quitter et tester et je crois que ma grande force en fait dans
[2:23] ce dans ce processus, c'est la remise en question, c'est à dire
[2:25] que chaque matin je me lève le moment en question parce que ça
[2:27] y a peu de gens qui le font. Et ça si y a un conseil à donner
[2:30] d'ailleurs à tes auditeurs, c'est que la remise en question
[2:31] c'est essentiel parce que si toi on n'est pas en question, tu
[2:34] penses que tu as la virtualité, la vérité tu avances pas en fait
[2:36] et ça a et les échecs ils sont quelque chose de très important
[2:39] de aux États-Unis que tu connais un petit peu ce pays.
[2:41] Et c'est vrai qu'on a une culture de l'échec qui est
[2:43] intéressante en France, on a un petit problème par rapport à ça
[2:45] et c'est tu peux pas réussi si t'as pas, si t'as pas, si t'as
[2:48] pas si. T'as pas failli quoi ?
[2:49] T'as parlé de l'éducation, est ce que tu peux me parler un peu
[2:52] de comment t'as grandi ton enfance ?
[2:54] Alors j'ai grandi dans une famille modeste à Paris,
[2:58] parisien né à Paris, toujours parisien d'ailleurs.
[3:02] Après c'était assez compliqué parce que j'ai grandi dans un
[3:06] dans un quartier assez bourgeois, et Cup parce que
[3:08] j'étais à Neuilly et j'étais à pasteur à Neuilly, et du coup
[3:10] j'étais un peu le pauvre parmi les riches.
[3:13] Mais c'est peut être ça aussi qui m'a donné envie de de
[3:15] réussir et ça m'a donné une certaine force, et cetera.
[3:17] Après j'ai vu des choses que. Auquel j'étais pas habitué,
[3:20] c'était assez compliqué, y avait, j'avais une certaine
[3:23] frustration par rapport à ça, mais mais je pense que ça m'a,
[3:26] ça a forgé aussi le caractère. Voilà après sport, j'étais un
[3:31] fan de football, je voulais être pro, voilà, donc je jouais, je
[3:36] jouais, j'allais en crampons quand j'étais petit à l'école,
[3:38] carrément, tellement j'étais taré, j'avais les.
[3:40] Les posters de tous les joueurs de foot accrochés dans ma
[3:42] chambre et qui avaient un vrai côté sportif et je pense que
[3:44] c'est ça qui m'a aussi beaucoup aidé par la suite.
[3:46] C'est le côté le sport, c'est quelque chose qui est très
[3:49] fédérateur, éducateur, qui t'apprend à vivre avec les
[3:52] autres, en tout cas pour les sporco et et ça m'a beaucoup
[3:55] aidé dans la suite. Tu vois, moi j'ai jamais pris de
[3:56] drogues de ma vie, jamais. Enfin c'est c'est quelque chose
[3:58] qui m'a toujours et pourtant j'étais dans des dans des
[4:00] endroits et dans des dans des moments et partager des choses
[4:03] avec des gens qui étaient plutôt enclins à ce genre de de
[4:06] pratiques et ça m'a toujours pris sur le.
[4:09] Ben ça m'a fait prendre conscience de ce qu'on était,
[4:11] notre corps, c'était notre instrument de travail, et
[4:12] cetera, de de vie, de d'évolution de notre véhicule,
[4:15] en tout cas pour traverser les épreuves qui sont, qui sont là,
[4:18] qui sont, qui sont cette vie. Et du coup c'est vrai que le
[4:21] sport ça m'a, ça m'a pas mal, ça m'a pas mal aidé.
[4:24] Toujours proche des animaux aussi, une vraie, une vraie
[4:28] ouais affection pour les animaux et encore aujourd'hui on protège
[4:31] la cause animale. Donc voilà et famille simple, ma
[4:37] mère était prof de yoga. Père, toutes sortes de métiers,
[4:41] une sœur, voilà enfin un truc. Un peu rien de fou hein, rien de
[4:44] rien de rien de dingo. Après on peut rentrer dans les
[4:46] dans les détails, mais mais en tout cas-là voilà un peu le
[4:50] parcours. Moi j'ai par exemple mon père,
[4:51] il est parti assez tôt dans mon enfance, je sais pas quelle
[4:54] relation t'avais toi avec tes parents.
[4:56] Alors bah, très conflictuel avec mon père.
[4:59] Mon père était très violent donc il me frappait, il frappait ma
[5:02] mère donc c'était compliqué. Donc ils ont-ils ont divorcé.
[5:04] Je devais avoir 12, 13 ans donc une grosse libération quand il
[5:06] est parti. Et et ça a dû aussi m'aider
[5:10] parce que il était pas généreux aussi non plus.
[5:12] C'était quelque chose qui m'a, qui m'a manqué, qui m'a beaucoup
[5:14] frustré. Donc je aujourd'hui, avec mes
[5:16] enfants, t'as envie de recréer quelque chose de différent.
[5:17] Y a des gens qui copient le modèle de leurs parents et des
[5:20] gens qui font le contraire. Donc ma mère, au contraire, elle
[5:23] avait cette générosité, et cetera.
[5:24] Je pense que c'est c'est de là aussi que j'ai pris.
[5:25] J'ai, j'ai pris ça. Mais c'était assez, j'ai c'était
[5:28] assez dur parce que j'ai compris très tôt que je pouvais compter
[5:30] que sur moi même alors que je vois mes gosses aujourd'hui.
[5:32] Bah si je suis pas là, enfin tu vois c'est c'est voilà quoi.
[5:36] Alors c'est de notre faute hein, parce que tu vois quelque part
[5:38] c'est notre manière aussi de leur dire qu'on est toujours là
[5:40] pour eux et c'est une forme d'amour aussi, mais cet amour
[5:43] que j'ai peut être pas eu. Et Ben du coup quelque part ça
[5:45] m'a forgé aussi un caractère, ça m'a donné et parfois avant que
[5:49] j'ai j'ai fait les dernières émissions de d'ardisson et c'est
[5:52] vrai qu'il me il me posait la Quest alors ton père tu veux mon
[5:55] père ? Je lui en veux pas, au contraire
[5:56] je le remercie. Parce que peut être que sans
[5:58] sans tout ça, sans cette dureté, sans cette violence et sans
[6:00] cette sans cette ce côté privation.
[6:03] Et Ben peut être que j'aurais pas eu la haine en tout cas, ou
[6:05] la rage pour pouvoir faire ce que je fais aujourd'hui.
[6:06] O. K, donc tu as fait toi aussi de
[6:08] faire de ça une source ? Ouais, j'ai converti.
[6:11] Et en gros le vrai truc aujourd'hui dans ma vie c'est
[6:13] que il m'arrive des épreuves parce qu'aujourd'hui bon, je
[6:16] vais être au courant un peu de mon parcours mais c'est pas
[6:19] facile. Les gens, ils te, dès que tu
[6:20] montes un petit peu, ils veulent te descendre, surtout en France.
[6:23] La jalousie alors il y a plein de bon, on va en parler mais.
[6:25] Donc aujourd'hui j'ai vraiment un démantra et parce que quand
[6:28] on a écrit un nouveau livre j'ai écrit 1£ en 2017 qui s'appelle
[6:31] pourquoi j'ai cassé les codes où j'explique un peu tout ça mais
[6:34] un démantra important je pense effectivement et ça je l'ai pas
[6:36] dit dans ce dans ce bouquin donc ça va être le prochain, c'est
[6:39] vraiment de transformer toutes les énergies négatives en
[6:41] énergie positive et de quelque chose d'analysé.
[6:44] Il t'arrive un truc vraiment dingue, terrible ?
[6:46] Tu te dis putain c'est je suis foutu, c'est la morale et c'est
[6:48] peut être d'importance que le monde s'écroule.
[6:49] Et maintenant la force que j'ai trouvé là-dedans, c'est à dire
[6:52] mais comment ça en faire, en faire une force ?
[6:55] Et en faire une et en faire quelque chose de de, de puissant
[6:58] et en faire, voilà, en faire quelque chose qui est et en fait
[7:00] c'est possible. Tu vois, tu réfléchis, quand
[7:02] quand t'es dans le trou tu tu penses tu peux pas, c'est mort.
[7:05] Et Ben en en réalité, quand tu réfléchis bien, tu dis parce que
[7:07] le négatif est beaucoup plus fort que le positif, donc il
[7:10] faut se servir de cette force négative.
[7:12] Déjà des gens, des fois des médias qui descendent ce que tu
[7:14] veux justement pour se servir de leur de la puissance de ce et en
[7:16] faire quelque chose de positif. Et ça c'est c'est c'est une
[7:19] analyse qui est récente aussi chez moi et que je trouve
[7:20] vachement intéressante. Parce que de voir que le négatif
[7:23] est bah oui c'est plus facile de critiquer, dire du bien c'est
[7:26] quand même ça, ça ça fait pas de Buzz en fait.
[7:28] Le Buzz c'est dire du mal, dire du mal c'est facile, c'est
[7:31] gratuit, ça fait du mal, et cetera, le bien bon Ben voilà
[7:34] c'est c'est voilà, c'est donc quelque part c'est y a y a un
[7:37] côté très pervers dans tout ça mais mais faut savoir, faut
[7:39] savoir en jouer je pense. Et je sais que t'as tu t'es
[7:43] impliqué vraiment à 100% dans l'art plus tard dans ta vie mais
[7:46] est ce que déjà dès ta Jeunesse t'avais une connexion avec
[7:48] l'art ? Alors oui, parce que dès l'âge
[7:50] de 4 ans. Je réalisais des petites
[7:53] sculptures d'animaux. J'étais beaucoup des éléphants
[7:55] et des hippopotames. J'ai faisais en terre glaise
[7:57] qu'ensuite on faisait cuire au four.
[7:59] Et j'étais très Fayot. Déjà à l'époque.
[8:02] J'avais des occupations que qui étaient pas d'enfants de mon âge
[8:04] et j'offrais tout ça aux maîtresses, aux directrices, et
[8:06] cetera. J'aimais bien plaire, j'avais
[8:07] l'envie de plaire. Ben toute façon l'artiste aime
[8:09] bien plaire, c'est un côté très séducteur dans l'artiste, mais
[8:11] déjà dès l'âge de 4 ans je faisais pas comme tout le monde
[8:13] et il y avait des bandes, il jouait à la bagarre, il y avait
[8:16] des clans contre des clans, moi moi j'étais avec une petite
[8:18] copine, je disais qu'on allait se marier, j'avais déjà des
[8:20] j'avais déjà des des idées assez assez différentes et et le côté
[8:23] séduction qui était très très développé, donc j'adorais et
[8:25] j'étais un petit peu une bête de foire parce que les gens parlent
[8:28] à ma mère et il disaient et tiens et il fait ça, c'est assez
[8:30] atympique pour un. Un boss de 4 ans qui faisait,
[8:32] qui faisait ce genre de choses. OK, et t'as fait des petites
[8:36] sculptures d'animaux direct. T'as jamais été assuré pour
[8:39] autre chose ? C'était.
[8:39] Vraiment ? Ah si, après le foot, j'ai
[8:40] faisais des joueurs de foot. OK alors j'ai fait pour être
[8:42] honnête, voilà. Et 3 mes 3 thèmes principaux
[8:45] c'est d'avoir les animaux, les éléphants et les hippopotames
[8:47] surtout. Je crois pas que j'ai fait autre
[8:48] chose, c'était éléphant, hippo, hippo et instruments de musique.
[8:52] J'aime bien faire des instruments, musique, j'ai fait
[8:53] un piano à queue par exemple, je me rappelle encore un playel et
[8:55] il est encore chez ma mère. Et et.
[8:59] Et un joueur de foot. J'avais la Juve à l'époque et
[9:01] donc je j'ai fait les, j'ai fait, je faisais des, des, des,
[9:04] des bonhommes de foot. Mais le plus vraiment ces
[9:06] animaux, OK. OKOK donc après t'as t'as
[9:10] continué à grandir ? Pas pas autant que toi, mais
[9:12] j'ai continué à grandir, ça c'est sûr.
[9:14] J'aurais bien aimé grandir un peu plus, mais bon, voilà.
[9:16] On se on se comprend. Et du coup t'avais cet intérêt
[9:20] du coup pour l'art. Mais pourtant ta scolarité t'as
[9:23] décidé de faire une scolarité ? Pas du tout.
[9:24] Il y a l'art. Non parce que dans bah déjà
[9:28] ouais la ouais enfin la ouais la.
[9:30] Parce que la scolarité quand j'étais petit de toute façon
[9:31] j'ai arrêté même ce ces histoires de de sculpture.
[9:35] J'ai arrêté à 10 12 ans. Parce qu'à l'époque, aujourd'hui
[9:37] c'est un peu différent, mais quand tu faisais enfin c'est de
[9:39] la poterie, c'est un peu comme si tu fais du tricot et du
[9:42] Macramé, donc avec les gonzesses c'est pas tellement glamour.
[9:45] Tu vois tu passes un peu pour le mec qui fait du bois ou de la
[9:48] flûte traversière. Aujourd'hui ça peut être
[9:50] rock'n'roll mais parce qu'on est on a une ouverture d'esprit qui
[9:53] est un peu différente. Mais à l'époque tu passais vite
[9:55] pour le Mec Chiant Relou que tu vois que bon bah voilà donc du
[9:58] coup on a basé ça complètement et c'est qu'à la poste ADO que
[10:02] j'ai repris l'activité artistique mais j'ai compris
[10:04] alors j'étais attiré par l'arme et.
[10:06] Sous toutes ses formes, je fais parler de start de musique,
[10:09] hacking, cinéma, théâtre, et cetera.
[10:11] Donc j'ai pris des cours, j'ai fait, j'ai fait aussi tout un
[10:13] tas de choses comme ça. Et effectivement après avoir mon
[10:16] but c'est d'avoir le bac. Et quand j'ai passé mon bac,
[10:17] j'ai essayé de faire des castings, d'aller dans la
[10:20] musique, et cetera, et moi j'avais pas de thunes donc
[10:22] c'était très compliqué pour payer mes études, je faisais
[10:24] d'autres métiers, je faisais coursier, enfin tu vois, j'ai
[10:26] fait d'autres trucs donc. Donc donc c'était compliqué je
[10:28] me suis-je me suis rendu compte que finalement d'aller courir le
[10:31] le Castille, le cacher, d'essayer et cetera.
[10:33] Bah il fallait du temps quoi. Et en fait le temps je l'avais
[10:34] pas, j'avais pas de famille qui pouvait me me supporter
[10:36] financièrement j'avais pas de bourse, enfin si j'en ai eu au
[10:39] début, mais enfin la bourse ça devait ta fac quoi, ça plait pas
[10:42] le reste et donc du coup et puis j'avais une envie je pense de
[10:44] créer aussi une famille, je me suis dit que j'y arriverai
[10:46] jamais donc du coup J'ai suivi un cursus traditionnel pour
[10:49] faire du j'ai fait du business et pour faire du business et
[10:52] avoir une activité je me suis peut être qu'un jour je
[10:53] reviendrai. À ça, mais que c'est trop
[10:55] compliqué quoi, y a peu des lieux, on va pas se mentir,
[10:58] c'est c'est c'est en plus dans dans l'art et encore aujourd'hui
[11:01] je veux dire, tu connais beaucoup d'artistes même en tout
[11:02] cas sculpteurs ou peintres qui marchent en France, on parle que
[11:06] de la France, très sincèrement, j'en connais pas quoi, y en a 3
[11:08] 4, enfin c'est c'est vraiment pire que le sport quoi, c'est y
[11:11] a pas quoi c'est. Clair que voilà.
[11:12] Et du coup, pendant cette période où.
[11:15] Tu faisais pas vraiment d'art, est ce que tu ressentais un vide
[11:17] ou c'était t'as réussi à mettre ça de côté ?
[11:19] Ah non non, c'était terrible parce que en fait, j'ai réussi à
[11:21] être assez successful assez rapidement à créer.
[11:23] J'étais un vrai créateur, je suis un créateur comme on l'a
[11:25] dit au début, qu'il m'a dit ma mission, mais je c'est créé,
[11:27] j'ai besoin de créer, c'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai encore
[11:29] besoin de créer des familles. J'ai besoin dans la création, je
[11:31] pense que toute la fin de ma vie j'aurais besoin de créer des
[11:32] choses, créer, créer, voilà, donner, créer.
[11:35] Donc un truc qui est très fort en moi.
[11:36] Et c'est vrai que j'avais cette ce petit, ce petit talent de
[11:40] créateur, donc du coup je l'ai appliqué à la création d'entre.
[11:44] Mais j'avais l'impression qu'une fois que j'avais créé le jazz et
[11:46] de créer quelque chose finalement.
[11:48] Ensuite, Ben j'étais assez vide et j'utilisais mes capacités ou
[11:52] tout ce que j'avais en moi à 10% de mes capacités.
[11:54] Donc il y avait une espèce de tristesse, de de mal-être très
[11:58] profond qui a duré très longtemps finalement et c'est
[12:00] après un une overdose qui a fait que que j'ai changé de vie.
[12:04] Mais mais ça a été vraiment quelque chose de.
[12:06] J'étais pas très heureux. En tout cas je me réalisais pas
[12:08] professionnellement et c'était assez difficile pour quelqu'un
[12:10] qui a. Ils bougeaient de machin, le
[12:12] sport. J'ai tenté aussi le le carré
[12:14] professionnel dans le football, mais c'est trop compliqué.
[12:16] Blessé, j'ai, je suis monté jusqu'en division d'honneur,
[12:19] mais c'est c'est c'était c'était nul quoi, mais puis y avait,
[12:21] c'est tellement dur quoi. Enfin c'est, c'est y avait
[12:23] tellement ouais, très très très compliqué.
[12:26] Du coup t'as dit que c'est une une overdose qui a provoqué ce
[12:29] changement ? Est ce que tu penses que pour
[12:31] faire un changement radical dans sa vie, on a besoin de de ce
[12:34] côté d'être malheureux, de sa situation, d'être insatisfait ?
[12:38] Ou tu penses que. On peut y arriver sans non, on
[12:42] peut y arriver sans. C'est que après si t'es aidé tu
[12:43] sais toujours. Le problème c'est d'être
[12:45] conscient tout seul, de voir, d'avoir la vérité, d'écouter ta
[12:47] petite voix intérieure, de faire les bons choix.
[12:49] C'est compliqué on va pas se mentir.
[12:50] Si t'as la si t'arrives à te avoir à me faire une
[12:53] introspection justement, à te remettre en question et et avoir
[12:55] confiance en ce que tu ressens au fond de toi, Bah tu peux y
[12:58] arriver. Sauf que c'est pas donné à tout
[12:59] le monde. Donc évidemment moi en ce qui me
[13:02] concerne, c'est la somme de toutes ces frustrations, de tous
[13:05] ces malheurs, de toutes ces déceptions.
[13:07] Qui ont fait que à un moment dans le livre, dans mon livre,
[13:10] je dis que j'ai fait un burn out mais c'est pas un burn out.
[13:13] C'est en fait la maturité de tant d'années de frustration qui
[13:17] sont arrivés à un moment il y a un trop plein mais c'est pas
[13:19] d'un coup je me dis tiens ça y est voilà non c'est en fait et
[13:22] c'est jamais comme ça en fait ça existe pas le tout le monde dit
[13:24] oui tiens j'ai eu l'idée, j'ai bah non en fait en fait c'est
[13:26] que t'as eu tout ça, tout un processus qui te permet
[13:28] d'arriver à à cette à ce déclenchement et à ce ce point
[13:32] de bascule. Mais voilà, mais mais c'est
[13:34] possible. Après chacun a son vécu aussi.
[13:36] Les armes qu'on t'a donné quand quand tes parents ont été soudés
[13:39] derrière toi, ils t'ont donné les bonnes bases et que t'es et
[13:42] que t'es carré et que t'arrives à pas avoir peur d'être
[13:44] abandonné, pas avoir peur de quitter un truc pour un autre.
[13:48] Surtout de les peurs, les peurs chez chez l'être humain.
[13:50] Les peurs elles sont incroyables, elles te font faire
[13:51] n'importe quoi, les peurs parce que tu tu connais, parfois tu
[13:55] fais des choses, tu sais que c'est pas bon, mais tu les fais
[13:57] quand même. Parce que parce que les peurs
[13:59] elles te font, elles te le font agir autrement.
[14:00] Et pourtant tu tu sais exactement que tu vas pas dans
[14:02] le bon truc d'arriver à tout le monde, de dire tu sais que tu
[14:05] fais quelque chose qui va mais tu le fais quand même.
[14:07] On sait pas pourquoi c'est être humain c'est c'est particulier
[14:10] mais une machine elle ferait jamais ça.
[14:12] Donc du coup oui oui et donc je pense que il y a une possibilité
[14:15] mais faut je pense avoir un bagage et avoir et être et avoir
[14:19] en tout cas. Une structure autour ça.
[14:21] Alors ça peut être une intime, ça peut être des gens sur toi,
[14:24] ça peut être des frères, des sœurs, une famille.
[14:25] Mais voilà, la famille, je pense que c'est important pour ça.
[14:28] Bah du coup euh, on va parler du moment où t'as arrêté justement
[14:31] pour passer la sculpture. Comment ta famille elle a réagi
[14:34] déjà ? Est ce que tu leur en a parlé ou
[14:36] t'as annoncé ça d'un coup ? Ouais écoute j'en oui j'en
[14:38] aurais parlé. Genre non non je leur annonçais
[14:40] ça oui. But en blanc du jour au
[14:41] lendemain. Écoute.
[14:44] Mon ex femme c'était assez compliqué et sinon ?
[14:46] Et tous les amis étaient avaient une levée de boucliers parce que
[14:49] j'étais assez successful, j'avais une belle vie, belle
[14:51] voiture, belle maison, maison de campagne, et cetera.
[14:53] Donc il s'en fout des foules le mec il a pété un câble, il va se
[14:56] remettre à faire des trucs, enfin qui a rien à voir, c'est
[14:58] quoi le but ? Pourquoi faire ?
[15:00] Et ceux qui m'ont soutenu, c'est mes enfants.
[15:03] Y a pas très longtemps j'ai fait une passif sur TF un où je leur
[15:04] ai dit merci, y a un petit format qui s'appelle Mercier et
[15:06] et je les ai remercié. Mais c'est vrai que sinon j'ai
[15:09] eu effectivement beaucoup de de railleries, beaucoup de oui
[15:12] beaucoup de moqueries, beaucoup de Dr beaucoup de gens qui
[15:14] qu'ont pas compris qui tu sais tout ce qui est différent.
[15:17] Les gens comprennent pas dès que tu fais un truc de changement
[15:18] ils te regardent comme ça et aujourd'hui jusqu'à aujourd'hui
[15:20] qui sont qui sont qui qui disent des trucs un peu pas sympa si tu
[15:24] veux et alors après c'est le côté Ah les maintenant qui
[15:27] viennent dans show business il a pris la grosse tête ou machin ?
[15:31] Le truc le plus fou sur moi qui existe c'est ça, je suis le mec
[15:33] le plus terrateur qui soit et le plus conscient d'où je viens et
[15:35] d'où je vais donc mais en fait c'est vrai qu'il y a un en fait
[15:38] la différence dérange c'est comme la maladie dérange quand
[15:40] quelqu'un a une maladie bah les gens souvent ils veulent
[15:42] s'éloigner ils ont peur qu'ils vont qu'ils doivent l'attraper.
[15:43] Un mec il divorce bah souvent bah les femmes elles veulent pas
[15:46] parce qu'elles ont peur que ça leur arrive aussi.
[15:48] On est on est très particulier quoi avec si t'es à un moment où
[15:51] t'as beaucoup d'argent et après t'en as plus, bah les gens ils
[15:53] vont moins être sympa avec toi. C'est c'est aussi une des
[15:56] leçons, jamais faut savoir ce que tu montres et ce que tu
[15:58] montres pas. C'est important ça dans le dans
[16:00] la vie de de même si c'est pas le cas parfois parce que
[16:04] malheureusement l'être humain, si t'as des vrais amis ils
[16:07] seront toujours pareils. Et ça c'est la force de vraies,
[16:09] de vraies personnes, de vraies personnalités qui hébergées, qui
[16:12] sont quoiqu'il arrive seront toujours là à n'importe quel
[16:17] moment de ta vie, que tu sois en haut ou que tu sois en bas.
[16:19] Vraiment parler de ça par rapport à Cyril Hanouna c'est
[16:20] bon hein mais Cyril c'est un mec, on l'aime, on l'aime pas
[16:23] mais c'est un mec. Tu peux être là ou tu peux être
[16:25] là, il sera toujours pareil avec toi et je trouve ça c'est une
[16:27] vraie qualité. Après je dis on n'est pas obligé
[16:29] d'aimer les les personnes mais je trouve ça cette et moi je
[16:31] suis pareil, c'est à dire que j'en ai rien à foutre que tu
[16:33] sois. Je parle avec des très puissants
[16:35] aujourd'hui et des fois ils me disent Ah Ben je leur dis j'en
[16:38] ai en a foutre de qui t'es, t'es t'es qui t'es rien.
[16:40] Et ils sont assez étonnés de cette cette réaction mais je
[16:42] trouve que c'est vachement important.
[16:44] Et est ce que t'as quand les gens ils te faisaient des
[16:47] remarques par rapport à ton choix justement tu te rappelles
[16:49] de ce que tu leur répondais ou pas ?
[16:52] J'ai essayé de Oh justifier oui, au début je voulais.
[16:54] Justifier ? Bah au début tu commences un
[16:55] truc, t'as un peu, t'as un peu t'as pas honte, mais t'es un peu
[16:57] gené et t'es pas t'es pas sur de toi, t'es là, t'as pas fait tes
[17:00] preuves, tu prends des risques, et cetera.
[17:03] Donc oui, forcément c'était des excuses, oui je j'imagine que
[17:05] j'essaie de de louvoyer, oui j'étais pas j'assumais, pas du
[17:08] tout, il ne va pas se mentir, j'avais mis du temps à assumer
[17:10] parce qu'en plus quand j'ai commencé au début j'étais pas du
[17:14] tout reconnu par mes pairs, limite je me cachais, je disais
[17:16] pas exactement qui j'étais, bah. Arrivé j'étais à critiquer enfin
[17:19] donc il y avait un truc qui a un côté un peu honte.
[17:21] Si il y avait une espèce de honte.
[17:22] Ben quand t'es parcouru ta haut des et donc je cherchais à
[17:24] courir à cette reconnaissance et j'ai jamais eu d'ailleurs de du
[17:28] milieu et donc du coup mais après c'est devenu ma force et
[17:30] j'ai compris quand j'ai j'ai fait le j'ai j'ai tourné et j'ai
[17:33] compris. Et et c'est d'autres artistes,
[17:35] hein, qui m'ont, qui m'ont des conseils, comme comme les
[17:37] ghettas par exemple, à qui j'étais proche, qui m'ont dit
[17:39] Bon voilà un moment tu vois, voilà, c'est la What the Fuck,
[17:43] il faut-il faut arriver, il faut assumer les choses et voilà
[17:44] quoi. Et est ce que tu penses que si
[17:46] t'avais été dans une situation plus compliquée où ça marchait
[17:49] moins bien pour toi dans ton intérieur, est ce que tu penses
[17:51] que t'aurais pris la même décision ?
[17:53] C'est dur à dire, Tu sais, tu sais, c'est un peu l'histoire
[17:55] avec. Quels sont vos regrets ?
[17:58] Quels sont en. C'est bien mais c'est de
[17:59] l'utopie. En vrai, c'est de la
[17:59] science-fiction, tu sais pas, mais je pense que on est tous.
[18:04] Tous, tant que nous sommes, on a des destins, on a des destinées,
[18:08] des choses. Après c'est c'est chaque jour,
[18:10] les choses se présentent après ou tu les suis ou tu les fais
[18:12] pas. Mais je pense que si tu es à
[18:13] l'écoute, quoi qu'il arrive, ce qui doit t'arriver arrive à un
[18:16] moment d'une manière de détourner, ça arrive.
[18:17] Moi je l'ai vécu, il y a des gens que je dois rencontrer, il
[18:20] y a eu 20000 trucs qui sont mis et et je me suis rendu compte
[18:23] que je les ai rencontrés et que si je les avais pas rencontrés,
[18:25] il y avait, il y avait d'autres portes qui s'étaient ouvertes
[18:27] qui étaient déjà prévues pour que je les rencontre et moi, des
[18:29] trucs de fou qui me sont arrivés dans ma vie.
[18:30] Et de plus en plus je le vois aujourd'hui parce que je suis à
[18:32] l'écoute de ces signes. Et je vois des choses
[18:33] incroyables et et c'est drôle, j'ai eu des expériences dans le
[18:36] business, dans le machin peut être de personnes importantes
[18:37] clés dans ma vie et il y a un moment elles sont été mises sur
[18:40] mon chemin et et je sais pas et ça s'est pas fait, ça s'est fait
[18:44] après, mais même parfois où les ont été sur mon chemin je les ai
[18:46] vu, mais j'ai vu que derrière quand tu réfléchis bien à la Big
[18:49] Picture, il y avait des portes qui s'ouvraient pour que quoi
[18:51] qu'il arrive ça ça serait fait. Donc je pense que on a on a pas
[18:56] qu'une seule chance, on a, on a plusieurs chances et et voilà.
[18:59] Et typiquement je vous raconte une histoire qui est
[19:01] complètement con, une anecdote ? Ça a rien à voir avec tout ça,
[19:03] mais pour te montrer que le destin il est incroyable.
[19:04] J'ai j'ai une de mes j'ai un de mes assistant ou un de mes qui
[19:10] qui s'occupe un peu de de de moi aujourd'hui, qui va, qui conduit
[19:14] une de mes voitures et qui la et qui la met pour se faire faire
[19:17] un lavage dans un garage de un de vous.
[19:23] Le le gars du garage c'est 2 frères, enfin c'est un frère et
[19:27] un c'est non, c'est son frère qui a le garage.
[19:30] Le frère de son frère, il y a, il y a son associé qui prend la
[19:34] voiture, c'est une belle voiture un peu sportive, et cetera, et
[19:38] il dit, on le sait après tout ça, et qui va ?
[19:40] Il dit on va faire un tour pour essayer la voiture, OK, c'est la
[19:44] voiture, et cetera, déjà c'est un truc pas normal, tu fais pas,
[19:46] tu réfléchis, tu prends pas la voiture d'un client, c'est une
[19:48] voiture qui est à 1000 km, qui est une voiture qui coûte très
[19:50] cher, qui est. C'était quoi ?
[19:52] C'était une une Porsche GD 3RS et qui est très rare, impossible
[19:56] à retrouver machin on peut pas la remplacer au cas où bon bref
[19:59] donc déjà déjà tu fais une connerie, bon tu fais une
[20:01] connerie, il prend-il demande à son il demande à son collègue
[20:04] qui est à côté de la zone où il y a le le truc de lavage qui a
[20:08] un carglass de venir aussi avec lui, il vient avec, ils vont
[20:11] avec lui le frère de mon pote, au bout de une demi-heure ils
[20:15] sont toujours pas rentrés, il devait faire un tour de pâté de
[20:17] maison, toujours pas rentré, il va, il prend sa voiture.
[20:22] Il arrive des flics partout, machin et cetera, les mecs ils
[20:26] sont plafonnés dans un arbre, 160 morts sur le coup, père de 4
[20:30] et de 2 enfants, et cetera. Donc déjà regarde, regarde tous
[20:35] les trucs déjà, t'as pas le droit de prendre la voiture,
[20:36] l'autre il lui a pas interdit de prendre la voiture, il a été
[20:38] appelé son mec, pourquoi il a appelé pour aller faire le
[20:40] truc ? Ils ont été.
[20:41] Tu pourquoi tu vas et même tu sais il fait attention à la en
[20:43] plus c'est des pilotes, fais attends tu vas, tu vas à 100, tu
[20:45] vas mais je veux tu voir là, enfin tu vas à 160, tu vas à 170
[20:47] sur un truc qui est à 50 tu, il y avait même pas de trace de
[20:52] freinage sur le truc que la voiture elle a fait, elle a
[20:53] enfin elle a décollé, bref mais là le truc encore je chouve.
[20:56] Le plus incroyable c'est que ils ont-ils ont pris un arbre, c'est
[20:59] pour ça qu'ils ont été tués, c'est un champ derrière, les
[21:01] arbres sont espacés de 20 M, est ce que tu imagines la
[21:04] probabilité pour que ? Il est dans l'arbre et qu'il est
[21:08] pas à côté parce qu'il est à côté.
[21:09] Il aurait peut être même pas fait un tonneau mais il aurait
[21:10] jamais été jamais été. Donc tout ça c'est tu sais,
[21:13] c'est des décisions, des machins, et t'as t'as jusqu'au
[21:15] dernier moment t'as des t'as des la voiture c'était pas bien de
[21:17] le faire, de d'accélérer et de faire le con.
[21:19] Donc tout ça c'est des trucs. Donc la vie qui mène la vie de
[21:22] ces gars là c'est un un truc dramatique si tu veux ce que je
[21:27] te raconte. Mais quelque part c'est pour
[21:29] dire que à tout moment il y a encore le choix de de de tu vois
[21:32] de d'arrêter, il y a des signes et ces gens-là ont eu des
[21:34] signes, je suis sûr. Mais ça, il faut être très très
[21:36] très très à l'écoute des signes, voilà.
[21:38] Ce que tu disais sur votre question, OK, wow.
[21:44] Bon c'était pas pour pour choquer, mais c'est pas ce que
[21:46] je trouve intéressant, moi j'y pense à chaque fois à ce truc là
[21:48] et je me dis t'Imagines t'as tu vois ?
[21:49] Et parfois tu sens toi aussi la bascule, tu fais le il y avait
[21:53] un film, je sais plus, c'était net, moi je sais pas quoi, c'est
[21:55] la pièce, elle elle part d'un côté ou elle passe de l'autre et
[21:57] la vie, le destin est complètement changé, mais c'est
[21:59] ça quoi la vie. Sauf que nous on a la chance
[22:01] parce que on nous a donné la possibilité d'avoir du
[22:03] rattrapage. Tu vas dire à travail et
[22:05] toujours et et quand tu fais pas la c'est tu sais des fois on dit
[22:07] Bah c'est que si c'est pas ça c'est pas le bon moment et ça
[22:10] aussi pas parfois c'est pas et et le moment se représente, faut
[22:12] juste travailler, ça existe pas un moment qui se représente
[22:14] jamais tu vois y a un moment qui se représente donc il faut juste
[22:17] faut gérer tout ça. C'est c'est une salade interne,
[22:20] c'est un mais c'est y a un truc à faire.
[22:22] Ouais, mais ça me fait penser à mon histoire aussi, où j'ai dû
[22:24] arrêter le basket à cause de plusieurs raisons pour faire ce
[22:27] que je fais maintenant. Et au final maintenant je suis
[22:29] beaucoup plus heureux donc c'est super intéressant et.
[22:32] Ouais justement pour parler de mon histoire.
[22:34] Euh. Quand j'ai arrêté le basket, je
[22:36] savais que la suite j'étais confiant, je savais que ça
[22:39] allait me rapporter de l'argent, enfin que j'allais pouvoir
[22:41] survivre grâce à ça. Est ce que toi aussi t'avais
[22:43] cette certitude ? Ou alors t'avais quand même
[22:45] beaucoup de doutes ? Ah ouais ?
[22:47] Non bizarrement j'avais pas de doutes.
[22:48] Donc c'est étonnant hein ? Parce que tu sais moi, mais moi
[22:50] je suis un peu. Tu sais moi quand je commence
[22:52] une activité, je suis croyant quoi, j'y crois je je machin, je
[22:55] déjà les gens se foutent de ma gueule tu sais j'ai commencé par
[22:57] exemple le notre anecdote, j'ai commencé le le stand up, j'ai ma
[23:01] première pièce de c'était pas une pièce, c'était une espèce de
[23:03] pièce humoristique qui avait été écrit par Laurent Baffie sur
[23:06] l'art et et donc je je on a juste fait une représentation et
[23:11] t'as qui Adam qui m'appelle, qui me dit Bah tiens je fais un
[23:13] festival, est ce que tu veux venir jouer ton ces 2*10 Min
[23:16] devant un spectacle et tout je dis Ouais pourquoi pas sauf que
[23:19] ce que m'avait écrit Lolo. On veut pas l'exporter, c'est un
[23:22] truc avec un début et une fin. Donc je demande à des à 2
[23:24] auteurs de m'écrire un texte parce que moi je sais pas
[23:26] écrire, ils m'écrivent un texte sauf que les mecs ils ont-ils
[23:29] écrivent pour des pour des vraiment des adultes et donc du
[23:32] coup je me retrouve à jouer devant 900 personnes.
[23:35] C'était ma 2e fois où je joue déjà complètement fou et donc
[23:39] typiquement pour le public de Kev, moi je parlais genre dans
[23:42] le dans mes blagues direction première direction les gars ils
[23:44] ont 15 16 ans ou 17 ans tu vois les mecs ils rigolent pas donc
[23:47] je prends un four monumental c'est à dire une.
[23:50] C'est une claque comme t'as jamais vu le soir même.
[23:54] Du coup il y a 2 3 potes de Kév qui sont là, c'est beaucoup
[23:57] d'Humoristes, t'avais fari, t'avais magid Berry, là t'avais
[23:59] Caroline vigneaux, il y avait enfin des humoristes
[24:02] confirmaient hein, c'était pas moi, j'étais vraiment le seul
[24:04] qui était qui était, voilà et et je.
[24:07] Et donc ils écrivent un texte vite fait pour moi machin, mais
[24:10] moi je suis pas du métier, donc évidemment bon je l'apprends.
[24:12] Bon t'as compris comment je l'apprends ?
[24:14] Donc je me retrouve sur scène la 2e fois.
[24:17] Et là donc j'oublie tout, je mélange tous les textes, machin
[24:20] et cetera, moi plus rien et donc personne rigole c'est c'est que
[24:22] 10100 personne qui dit pas ça s'imagine le truc et et à un
[24:26] moment tellement je suis dans le l'instinct de survie, je suis
[24:28] dans le vide complet, je sors de 3 conneries parce que je suis
[24:30] fou tu sais-je suis mort quoi, je vais je vais rentrer sous la
[24:32] sous terre et là t'as des gens qui commencent à rigoler et ce
[24:35] moment-là de saisie c'est ça qui m'a donné envie de faire, de
[24:37] changer, de faire du stand up et pas faire et pas faire de de la
[24:40] pièce de théâtre. Et je me dis mais c'est ça que
[24:41] je veux. Et tout Paris s'est foutu de ma
[24:43] gueule à la fin. Et même Caro elle m'a dit.
[24:45] T'as des couilles quand même, tu viens avec ton petit théâtre,
[24:47] ton petit machin, ton petit t-shirt machin, tu tu montes sur
[24:49] scène, t'as 900 personnes le mec c'est juste fou quoi.
[24:52] Mais donc parce que moi je je fais ça parce que je suis
[24:54] croyant, je monte sur scène ça au début c'est après qu'en fait
[24:56] quand c'est quand tu connais que tu commences à prendre le trac
[24:58] et tout parce que moi j'ai pas le trac hein, je suis rentré
[25:00] machin mais après bon aujourd'hui c'est un peu
[25:02] différent mais mais voilà c'était un peu ça ma mon truc
[25:05] c'est j'y vais quoi et puis tu sais il faut que je me pousse,
[25:07] c'est à dire que quand il arrive je dis.
[25:10] Bon bon allez tu tu tu sais-je me, je me, je me jette de la
[25:13] montagne quoi, c'est j'ai, j'ai, j'aime ce truc, je sais le
[25:16] faire, voilà. Là quand je t'écoute parler,
[25:18] j'ai l'impression que t'as plein de centres d'intérêt, le sport,
[25:21] la musique, le stand up, l'art. Comment t'arrives à à comment
[25:26] dire à à donner assez de temps à chacun d'entre eux ?
[25:29] Ben en fait, ça fait partie. C'est intégré à ma vie en fait.
[25:32] Tout ça parce que, en réalité, c'est vrai que j'ai beaucoup
[25:34] d'aspirations. Je suis, on va dire, un artiste
[25:36] protéiforme. Je touche à tout.
[25:38] Ça dérange beaucoup aussi évidemment quand tu touches à
[25:40] tout, mais mais je suis, c'est des, c'est des passions en fait,
[25:43] c'est que quand t'as chance de que ton boulot, ton job, ça
[25:45] devient une passion. Bah tu prends tout.
[25:47] Tu vois, je fais de la musique aussi.
[25:48] J'ai, j'ai des shows là, je. J'étais à Bangkok il y a pas
[25:51] très longtemps et 15 jours-là je vais à Oslo le 6 juin et je joue
[25:54] devant 30 40000 personnes avec des choses.
[25:56] Je développe sans arrêt. Bah là après-demain on part
[25:58] directement faire les répétitions à Nantes sur en en
[26:01] grandeur nature pour pour le show tu vois.
[26:04] Donc c'est c'est c'est à chaque fois c'est mais c'est là en fait
[26:07] c'est puis en plus c'est la multiplicité des choses qui fait
[26:08] que c'est en fait. Plus une activité amène l'autre
[26:11] parce que c'est un cercle vertueux.
[26:12] En fait tout est tout est relié en réalité parce que tout ça
[26:15] c'est des formes artistiques. Le sport là c'est un art pour
[26:17] moi, le sport, l'écriture, le cinéma, ce qu'on est en train de
[26:21] faire aujourd'hui, tout ça c'est il y a une connexion et donc il
[26:24] faut juste arriver à l'inscrire dans quelque chose.
[26:25] Et puis et puis c'est au gré des des trucs que tu fais, tu
[26:28] donnes, mais bon c'est pas c'est pas un souci.
[26:30] Après peut être qu'à un moment donné il y aura un choix des
[26:32] choix à faire, pour l'instant ça va, j'en arrive à gérer.
[26:36] Parce que ça m'intéresse. Parce que moi aussi je suis un
[26:37] peu comme toi. J'ai même une série sur Youtube
[26:39] qui s'appelle fort en tout, où je montre que avec un plan
[26:42] d'entraînement on peut être fort en tout.
[26:43] Et c'est vrai que j'ai un peu de mal à à balancer tout ça.
[26:47] Et est ce que t'as une organisation particulière dans
[26:50] ta manière de de travailler et de vivre ?
[26:52] Alors j'ai une orga c'est que j'ai pas de routine en fait moi
[26:54] chaque jour est différent et puis en réalité, je veux dire,
[26:56] c'est le secret pour moi à la clé, ça c'est la l'équipe c'est
[26:59] de s'entourer des bonnes personnes parce que c'est les
[27:00] personnes qui gèrent pour toi ton emploi du temps et comment
[27:02] tu fais les choses. Et si c'est des personnes
[27:04] bienveillantes qui qui qui ont la même vision que toi, et
[27:06] cetera, elles peuvent t'aider, et cetera.
[27:07] Donc moi en réalité, je me lève le matin, je sais pas où je
[27:10] vais, c'est à dire que on me dit tu vas là, tu fais ça, tu fais
[27:12] ça, tu vas là, tu vas là, c'est t'es organisé, c'était réfléchi
[27:15] mais c'est de la confiance parce que tout seul de toute façon tu
[27:17] peux pas y arriver, c'est pas possible, tu peux mais bon voilà
[27:21] et donc si tu t'as les bonnes personnes autour de toi qui vont
[27:23] t'aider à à avancer parce que chacun a son rôle, c'est c'est
[27:26] une petite, c'est un petit monde tu vois et je pense que voilà et
[27:29] donc moi le matin je me lève, oui comment je suis organisé ?
[27:31] Bah on dit tu vas là. On en a un mot, on me consulte,
[27:35] on me dit qu'est ce t'en penses de voilà mais une fois que c'est
[27:37] une fois que tout est validé pour le mois on va dire on sait
[27:40] que là je vous l'ai oublié moi donc le matin je fais tiens j'ai
[27:42] ça là et 11 h les entraînement, là j'ai sport j'ai ceci, là j'ai
[27:44] cela, là je vais tourner un je vais faire un tournage, là je
[27:47] vais faire une interview là là on va à l'atelier visiter, là on
[27:50] est sur les Jeux olympiques et et voilà, et là t'as un déj avec
[27:53] un tel et du coup c'est comme ça que le ça s'articule.
[27:56] Et du coup, comment tu procèdes pour trouver des gens à qui tu
[27:58] fais confiance ? Ah, c'est très compliqué ça par
[28:01] contre, parce que. Moi j'ai tendance à donner
[28:03] confiance trop facilement, mais je regrette pas parce qu'à
[28:06] chaque fois c'est des expériences, et même dans les
[28:07] gens qui t'ont travaillé, et cetera, tu trouves et j'arrive à
[28:10] moins force aujourd'hui comme c'est fort parce que des gens
[28:11] qui t'ont fait les pires crashs arrivent à leur trouver,
[28:13] j'arrive à trouver un truc positif, c'est ça je trouve ça
[28:15] c'est génial, aujourd'hui c'est j'arrive, bah comme déjà pour
[28:18] commencer par mon père avec tu vois tu vas voir et cetera, et
[28:20] aujourd'hui j'arrive de pas lui en vouloir et les gens ils me
[28:22] disent ouais et puis non c'est pas possible, j'ai refoulé c'est
[28:24] le truc, le complexe, non rien, enfin je veux vraiment, non pas
[28:27] aujourd'hui mon père il est devant moi, je lui je peux lui
[28:28] parler comme si rien était, je lui en veux en vrai aujourd'hui
[28:30] parce que il est pas vrai comme comme en vrai je lui en vrai je
[28:32] lui en vrai parce que il est pas vous.
[28:32] Mais elle est partie tu vois c'est juste ça.
[28:34] Et qu'ils ils avaient divorcé et que pour ses enfants c'est la
[28:36] moindre des c'est ça qui m'a énervé.
[28:37] Mais en vrai aujourd'hui il m'appelle parce qu'il a peur de
[28:39] m'appeler, mais il m'appelle où il voit, j'ai 0 problème, j'ai
[28:42] pas j'ai, je suis vraiment désinhibé, je suis, j'ai pas
[28:45] d'aliénation tout ça et et donc c'est pareil je pense que ouais
[28:49] il faut-il faut-il faut bon faut faire quand même confiance donc
[28:51] j'y arrive pas les gens qui ont pas confiance, qui sont trop
[28:53] contre le fait que c'est impossible, donc il faut faire
[28:55] confiance je pense. Et après bah et trouver bah je
[28:57] pense que aussi je pense qu'on attire ce qu'on est aussi et le
[29:00] positif attire le positif, le triste fait automatiquement en
[29:02] faites faut vraiment écouter, on a une petite voix intérieure,
[29:04] faut écouter ce qu'on a en soi et je pense que tu sens les
[29:06] choses quelque part, il y a plein de là aussi les signes, il
[29:09] y a plein de signes, tu parles avec quelqu'un, nous on veut
[29:12] parce qu'on a envie de choses, on a c'est nous, on a envie,
[29:15] c'est parce qu'on a envie, il faut regarder les signes, tu
[29:17] vois des quelques trucs qui peuvent te déranger.
[29:19] Moi souvent je me dis il y a des gens qui m'ont fait des pires
[29:21] coups mais enfin je me dis mais je le savais c'est de ma faute.
[29:23] Ah oui très important. C'est que quand quelque chose
[29:25] arrive comme ça, faut c'est pas de la faute à la personne qui te
[29:27] travaille, c'est de ta faute à toi parce que t'as pas vu les
[29:29] choses, donc c'est à toi de t'en prendre à toi, tu vas même pas
[29:31] lui en vouloir à lui de t'avoir à toi parce que il y avait les
[29:33] signes c'est pas possible. Des gens qui masquent
[29:35] complètement il y en a hein, ils sont très très forts, on est
[29:37] tombé sur des psychopathes, mais quelque part quelqu'un qui est
[29:40] trop gentil, qui est trop bienveillant, qui est trop comme
[29:42] ça, ça cache souvent quelque chose.
[29:45] Donc tout est une alerte. Parce que le pire que j'ai eu
[29:47] c'est de tomber sur quelqu'un effectivement qui était un
[29:50] c'était indécelable tellement c'était tout était parfait,
[29:52] c'est. Parfait c'est la perfection mais
[29:54] sauf que la perfection ça existe pas.
[29:56] Si y a pas un un défaut et une aspérité c'est qu'y a un
[29:57] problème. Bah ça aussi il faut y réfléchir
[29:59] tu vois. Donc c'est à chaque fois je
[30:00] pense qu'il faut être juste hyper attentif et hyper éveillé
[30:03] et hyper conscient mais si ça se trouve hein.
[30:05] Je veux dire moi je suis très fier de l'équipe que j'ai
[30:07] aujourd'hui et et et je pense que sans eux je serai pas là où
[30:10] j'en suis aujourd'hui. Bah du coup maintenant
[30:12] j'aimerais qu'on revienne un peu.
[30:13] Au début ça a été quoi ton processus pour vraiment te
[30:16] lancer ? Parce que j'imagine que t'étais
[30:19] pas, enfin t'avais aucun lien avec l'art du coup comment t'as
[30:22] t'as réussi à créer ça finalement ?
[30:23] Oh bah tu sais, c'est un on tâtonne hein, tu sais on essaie,
[30:26] on n'est pas du sérail, on essaie de trouver ma j'avais une
[30:29] idée qui était, j'avais des idées, c'est des idées assez
[30:31] arrêtées en fait hein, je voulais, c'est ce que je voulais
[30:33] faire, ma première œuvre, j'avais déjà fait plein de
[30:35] choses auparavant mais qui étaient pas abouti, et bah j'ai
[30:38] prospecté, j'ai été voir des ateliers, je me suis-je me suis
[30:41] intéressé comment c'était une étude de marché on va dire tu
[30:44] vois donc j'ai fait un et puis j'ai essayé et puis.
[30:47] J'ai mis beaucoup de temps parce que parce que faut comprendre
[30:50] comment ça fonctionne. Au début je connaissais un peu
[30:52] la terre glaise, donc j'ai travaillé avec la Plastiline
[30:54] Plastil, c'est une espèce de matière qui comme de la pâte à
[30:57] modeler mais qui s'élève jamais, qui permet de recommencer à
[30:59] chaque fois à plusieurs choses. Donc voilà, j'ai fait beaucoup
[31:01] de beaucoup d'essais et puis après, une fois que j'étais
[31:03] content et satisfait, j'ai trouvé un atelier qui m'a fait
[31:06] le moule, on a fait un des tirages, enfin bon, voilà et et
[31:09] j'ai refait recommencer, et cetera.
[31:10] Alors ça c'est le côté créatif et en tout cas fabrication.
[31:13] Après t'as le côté développement pour pouvoir être vendu en en
[31:16] galerie, ce qui est beaucoup plus compliqué.
[31:18] Et moi évidemment, avec ma naïveté, ouais, ma naïveté, j'ai
[31:24] je pensais qu'on m'attendait, que j'avais fait un truc
[31:26] extraordinaire et que les gens avaient dit Ah bah écoute viens
[31:28] avec plaisir, tiens voilà c'est là et puis ça va être vendu,
[31:30] puis tu rentres chez toi, on t'enverra, on t'enverra les
[31:33] résultats de notre opération et pas du tout en fait, t'es pas
[31:35] accueilli, il y a des bouclés qui se lèvent, tu sais faire un
[31:37] monde très fermé. Avec beaucoup d'entre soi,
[31:41] beaucoup de c'est très très avec de l'ego, un truc dans les
[31:44] métiers traditionnels, l'argent c'est roi.
[31:47] Là dans l'art t'as l'argent plus l'ego et l'ego tu peux tuer pour
[31:50] de l'ego c'est la jalousie. Enfin bon tout ça donc c'est
[31:52] très compliqué. Et donc la première anecdote bon
[31:56] Ben c'était que je trouve à force de chercher trouver un une
[32:00] galerie qui trouve mon projet très sympa et qui me dit Ben
[32:05] écoute. Je trouve ça génial mais bon
[32:08] t'es nobody quoi, c'est personne donc ça marchera pas il faut un
[32:10] nom donc sauf dans lequel je me dis bah oui mais il faut bien
[32:14] commencer un moment, enfin bref il faut un nom et du coup le
[32:18] gars je dis Bah écoute je pense qu'on peut faire pas mal de sous
[32:19] avec ce ce ce projet c'était le crocodile, mais on va le faire
[32:22] signer par quelqu'un d'autre comme ça, un mec, un artiste un
[32:25] peu connu, moi j'ai un mec que je connais qui est un peu dans
[32:27] le Game et tout, et donc voilà, et cetera, et ça serait une
[32:29] bonne idée et j'ai réfléchi à ça et.
[32:34] Ça m'a un peu tu vois, c'est un peu choqué tu vois et puis bon
[32:36] évidemment je l'ai pas fait, mais j'ai dit bah non, pourquoi
[32:38] je vais me taper, développer pour quelqu'un d'autre, et
[32:40] cetera, puis bon l'argent je savais en fait j'en avais déjà
[32:42] fait quoi tu vois c'était pas peut être que je serais c'était
[32:44] c'est pour ça on parle pas enfin de maturité, peut être 10 ans en
[32:47] avance, peut être que j'aurais dit Bah ouais chouette enfin tu
[32:49] vois c'est possible aussi hein, c'est donc mais en tout cas
[32:52] voilà donc c'est arrivé à ce moment-là et du coup j'ai revu
[32:55] ma copie, j'ai compris que c'était compliqué et donc j'ai
[32:59] utilisé plein de petits petites astuces que j'avais appris aussi
[33:02] dans mon. Dans mes expériences business et
[33:04] cetera pour pour rendre la mariée plus belle et pour
[33:07] trouver des systèmes et et j'avais choisi, je voulais être
[33:10] dans un hôtel, je voulais être dans telle maison de vente, je
[33:12] vais être dans telle galerie et j'ai réussi les le Paris des des
[33:15] 3 avec des des petits chemins de traverse.
[33:18] J'ai pris les voies de 9 3/4 comme Harry Potter et Bah oui
[33:22] faut faire des faut faut être Désiré, faut faire même si c'est
[33:25] toi qui a besoin, faut pas qu'on a l'impression que tu en
[33:27] demande. Enfin c'est des techniques qu'on
[33:29] t'apprend en marketing hein, parce que si tu te demandes tu
[33:31] sais que t'as jamais rien. J'imagine même toi si y a un mec
[33:34] qui demande à à faire le poste podcast je sais pas qui c'est
[33:37] bah c'est naturel tu vas peut être voilà alors que si t'as
[33:40] quelqu'un que t'as repéré bah forcément c'est c'est pas c'est
[33:43] tout con mais c'est humain en fait c'est même pas c'est c'est
[33:45] des mécanismes humains et peut être que le mec qui qui veut qui
[33:48] veut que tu l'interviewes il va trouver ça, il est peut être
[33:50] incroyable génial mais bon toi de prime abord il dit bon bah
[33:53] enfin tu vois donc si tu veux c'est des concepts qu'il faut
[33:55] intégrer et et voilà et donc et ensuite bah c'est parti j'ai eu
[33:59] de la chance que. J'ai eu une petite astuce
[34:01] commerciale puisque j'ai fait un peu de dumping pour ceux qui ne
[34:03] savent pas que c'est que le dumping c'est de vendre un
[34:05] produit à perte en dessous de son prix de revient.
[34:07] Du coup t'en avais pour ton argent, t'avais une baisse
[34:09] culture pour vraiment pas cher à l'époque que c'est moi qui ai
[34:12] créé ce ces ces ces sculptures de coloré en résine de de
[34:16] couleur avec des formes un peu sympa, ça existait pas, tu
[34:19] reviens en arrière, t'en avais pas alors.
[34:21] Mais non non, tu vas chez métro, tu vas chez Conforama, tu vas
[34:23] chez Castorama. Des copies des dans le même
[34:25] genre dans les univers partout dans les hôtels.
[34:28] Ces trucs ça existe, mais à l'époque tu reviens, tu reprends
[34:30] des Pictures de 20 ans en arrière, ça n'existait pas.
[34:33] C'est un mouvement qui a été créé, je dis pas que je l'ai
[34:35] créé par moi, mais en tout cas qui a été initié.
[34:38] Aujourd'hui ça reste dans le monde entier, ça pull et même tu
[34:41] quand tu penses à mes copies par exemple, toi tu vas en Turquie,
[34:44] tu vas, tu vas, tu vas à Dubaï, tu vas en Russie, partout il y
[34:47] en a partout, tu vois, il y a pas un pays où t'as pas des des,
[34:50] des, des, des kind off des copies des copies Servilles des
[34:54] enfin tu vois c'est c'est c'est des, c'est des centaines de
[34:57] pièces qu'on détruit au Havre. Avec moi enfin c'est quelque
[34:58] chose de fou quoi, c'est un mouvement qui a été créé, je
[35:00] pense que l'économie parallèle gagne beaucoup plus d'argent que
[35:02] ce que je fais. Tu vois sur sur oui sur Alibaba
[35:05] et mais en inscrit des trucs on a t'as t'as ça sort par et on
[35:08] fait et des sites on en fait fermer hein mais c'est c'est
[35:11] c'est voilà donc si tu veux c'est t'as créé un truc, t'as
[35:13] créé un espèce de mouvement, un truc assez marrant mais en tout
[35:16] cas voilà en tout cas l'idée c'était c'est comme ça que ça
[35:18] s'est passé et bon puis j'ai eu la aussi la on va dire peut être
[35:22] la la la clairvoyance de pas rester surfer sur un seul truc.
[35:27] Parce que dès que j'ai fait ce crocodile qui a fonctionné, on
[35:30] aurait pu, on aurait pu, en voilà, on aurait pu faire que ça
[35:33] parce que souvent t'as un thème dans l'art, tu restes 4 5 ans
[35:35] sur un thème ou 6 ans ou 10 ans même, t'es pas obligé de
[35:37] changer. Et moi tout de suite j'ai voulu
[35:39] renouveler et et j'ai rendu. J'ai rendu cette activité un peu
[35:42] comme la Fashion tu vois, j'ai y avait des pas, des collections,
[35:45] mais je je suis tout le temps en train de créer des nouvelles
[35:47] choses et donc les gens ils ont appris à à consommer de manière
[35:50] différente, à avoir des choses différentes, donc avoir un
[35:52] vraiment un. Un espèce de d'éventail assez
[35:55] assez large de de choses à proposer, de nouvelles choses.
[35:58] Et aujourd'hui je suis un peu victime de ça parce que les gens
[35:59] à chaque fois ils me disent c'est quoi la nouveauté ?
[36:01] Je dis Bah c'est bon on a sorti un truc la semaine dernière et
[36:03] donc maintenant ils ont-ils ont demandé et même tes partenaires
[36:05] ils disent Ah Richard faut sortir des nouveautés là mais il
[36:07] y a aucun artiste qui sort autant de nouveautés que j'en
[36:09] sors. Mais après voilà c'est le parce
[36:11] que j'ai choisi tu sais parfois tu choisis tu tu imprimes un un
[36:14] rythme et puis après bah les gens ils poussent derrière quoi
[36:17] et après c'est dur d'arrêter la mécanique de dire Bah non
[36:19] maintenant on va faire que ça donc voilà après.
[36:22] C'est les c'est les aléas de tout ça quoi.
[36:24] OK donc. Du coup t'as commencé avec
[36:26] plutôt des pièces pas en très grand nombre ?
[36:29] Si au contraire t'as fait du contraire, au contraire.
[36:31] Mais parce qu'il me semblait que t'avais fait une transition de
[36:34] pièces assez luxe à maintenant des c'est.
[36:37] Encore autre chose, c'est c'est un espèce de en fait, j'ai
[36:40] commencé avec du dumping en faisant j'ai sorti 500 pièces OK
[36:43] à moins de 1000€. Comme ça quoi, tu vois donc donc
[36:48] c'était vraiment intéressant où y a j'ai eu beaucoup d'achats
[36:50] les gens et donc ça a fait de la COM.
[36:52] Sharon Stone à Cannes mâché une pièce, Andy Garcia au festival
[36:56] de Deauville enfin et j'ai eu plein de de prescripteurs donc
[36:58] c'était vraiment intéressant et et après j'ai fait des pièces au
[37:02] luxe effectivement on a développé et j'ai je suis monté
[37:04] si tu veux et et l'idée que j'ai eu ensuite grâce à Disney
[37:07] d'ailleurs. Parce qu'avec Disney sont venus
[37:09] me voir pour pour faire des des répliques de du métier magicien
[37:13] sorcier pour quelques dizaines d'euros et au début j'ai
[37:17] réfléchi et après on m'a dit Bah c'est génial parce que sinon que
[37:20] c'est l'art accessible, c'est ce que je veux développer parce que
[37:22] moi j'ai pas les moyens moi produire ces pièces là, elles
[37:24] coûtaient au moins dans mes ateliers entre 500 et 1000
[37:26] balles, donc c'était impossible. Grâce à Disney, avec cette
[37:29] puissance de frappe mondiale, on a pu faire des des productions
[37:32] comme ça, les gens se sont arrachés les les les pièces, ça
[37:35] a été un truc incroyable. C'est un Buzz pas possible.
[37:37] Je me suis dit Bah. Ça marche pour Disney, je vais
[37:38] le faire moi directement avec mes figurines et donc on a on a
[37:42] créé aujourd'hui 1E shop et avec un monde orlinski et aujourd'hui
[37:43] on fait, on a fait des produits effectivement à l'art accessible
[37:47] et aujourd'hui tu sais quand je me balade à Cannes ou
[37:48] typiquement ou quand je suis arrivé ici, bah que les gens
[37:51] vont aller prendre des photos, c'est des gens qui sont fans
[37:52] mais qu'ont pas les moyens d'acheter des grosses cultures
[37:54] je sais pas, t'as vu quand je suis arrivé des gens qui veulent
[37:56] prendre des photos, c'est des gens me disent Je suis fan,
[37:57] j'adore ce que vous faites mais j'ai vu les gens, c'est pas des
[38:00] gens qui allaient en galerie acheté des pièces à plusieurs
[38:01] milliers d'euros, c'est des gens qui sont qui sont collection du
[38:04] shop. Et ça c'est génial parce que
[38:05] justement on parlait de lui qui m'a dit Ma mission, le partage,
[38:08] la transmission plaît au plus grand nombre.
[38:10] Et le pareil quand quand je suis arrivé tout à l'heure, bah le
[38:12] pari était réussi. C'est pas parce que j'ai fait un
[38:13] film là, c'est parce que parce que on a fait ces ces petites,
[38:16] ces petites pièces. Ouais, je sais que pour toi
[38:18] c'était important de rendre l'art plus accessible.
[38:20] Bien sûr ce partage. Bah oui, parce que.
[38:22] On va pas se mentir, combien de fois les gens ils osent pas
[38:26] rentrer dans les musées ? C'est payant.
[38:27] Alors moi j'amène. Le Muséo spectateur donc du coup
[38:30] à ciel ouvert gratuitement, combien de fois les gens se font
[38:34] mal recevoir ? Moi j'ai j'en, j'avais un pote
[38:36] qui était bodyguard habillé et avec sa auto et en galerie les
[38:40] gens lui lui lui lui calculaient même pas et la porte fermée et
[38:43] qui on te respecte pas alors que tu vois c'est des frustrations
[38:48] et grâce à ce ce truc on déjà moi dans mes galeries les portes
[38:51] toujours ouvertes y a un côté très convivial donc y a un côté
[38:54] vraiment de de de partage, t'as pas besoin de connaître quoi que
[38:56] ce soit. Tu sais hein, quand un gosse il
[38:58] se met devant un crocodile rouge et qu'il a envie de lui donner à
[39:00] manger et qu'il rigole et qu'il est content qu'il a 2 ans, Ben
[39:02] t'as gagné quoi ? L'émotion c'est important,
[39:04] négative ou positif quand quelqu'un passe devant mon œuvre
[39:07] et qui est placé à la Concorde et Oh qu'est ce que c'est moche,
[39:09] Ben tu l'as remarqué, t'as une émotion ?
[39:10] Je m'en fous moi. L'important c'est c'est
[39:12] l'émotion, c'est ce qui est le pire dans la vie, c'est d'être
[39:17] transparent, neutre, mais quand quelqu'un te défonce, te
[39:20] critique, Ben c'est que tu te déranges, c'est que tu existes.
[39:22] Donc je pense que voilà. Donc c'est même une critique
[39:25] négative. Faut pas être embêté, faut c'est
[39:27] pas grave. Et est ce que t'as d'autres
[39:28] manières que faire des pièces plus accessibles pour rendre
[39:31] l'art accessible à tous ? Ah bah déjà je fais beaucoup de
[39:34] bah de je fais du caritatif. Qui est qui ?
[39:36] C'est un truc qui est qui est important pour moi.
[39:37] Et là donc du coup il y a à côté dans dans des domaines très
[39:40] différents, les hôpitaux, les fondations, on arrive à y a ça.
[39:42] Y a la musique aussi puisque moi j'essaie de mélanger l'art à la
[39:45] musique. Et donc je fais des concerts
[39:47] parfois gratuits, ou aussi on met de l'art ou dans des vidéos
[39:51] où je projette aussi des vidéos, donc j'essaie à chaque fois de
[39:53] tout faire. Un ling y a du merch, enfin
[39:55] c'est toujours de faire du Link dans tout, dans la, dans la,
[39:57] dans le Food, parce qu'on a fait des chocolats, j'ai fait des
[39:59] galettes des rois. Enfin tu vois, tu rentres
[40:01] vraiment la galette des rois ? Ça a un super succès.
[40:03] On a vendu des centaines de milliers de galettes des rois
[40:05] dans le monde entier, alors que la galette des rois c'est quand
[40:07] même à la base, c'est une fête religieuse.
[40:09] L'Épiphanie cette chrétienne. Et donc t'as des pays, même
[40:13] musulmans, où ils ça a cartonné, ils ont acheté.
[40:16] Il y a les petites fèves à l'intérieur avec les les petites
[40:18] dérivées des œuvres d'art et une vraie collection.
[40:20] Et c'était surtout transgénérationnel et aussi
[40:23] trans catégorie socioprofessionnelle.
[40:25] C'est à dire que ça, ça parle et c'est accessible à tout le
[40:26] monde, à Monsieur Madame tout le monde, jusque prince Albert
[40:30] Quoi. Voilà.
[40:31] OK, et est ce que tu peux me parler de ton processus
[40:34] créatif ? Comment tu tu fais pour
[40:38] justement faire des nouveautés ? Voilà.
[40:40] Alors c'est au au à la base, c'était vraiment euh, la vie de
[40:44] tous les jours. Euh, un film ?
[40:46] Euh ce que je vois c'est ma ma vie, c'est comment je vis, c'est
[40:49] comment je dors. C'est une rencontre par exemple,
[40:50] là on a parlé, je sais pas de quoi on a parlé, bah.
[40:52] Peut être que ça me donne inspiré pour faire quelque chose
[40:54] alors et et ça j'ai je suis venu le compléter par les la base fan
[40:57] par les les followers. Au début je me dis on va pas me
[41:00] dicter ce que je dois faire mais quand tu as eu l'autre 2 3
[41:01] personnes qui dit Bah tiens ça serait sympa de faire ça, bah je
[41:04] commence à écouter les amis typiquement par exemple je te
[41:07] parlais tout à l'heure de Laurent Baffie, le Laurent
[41:09] Baffie c'est lui qui m'a dit de faire le le compte penseur, tu
[41:12] vois de rodin ? Moi personnellement c'est pas un
[41:15] truc que j'aurais voulu faire au début il me dit tu vas voir
[41:17] c'est fait la base je l'ai fait pour lui et c'est une pièce
[41:19] sympa et qui qui fonctionne. Tu vois donc j'écoute aussi je,
[41:22] il faut être à l'écoute de toute façon.
[41:22] Enfin moi je pense qu'aujourd'hui la force et puis
[41:24] j'écoute mes équipes parce qu'aujourd'hui c'est pour ça
[41:26] qu'aussi on a, on travaille aussi avec des des équipes assez
[41:29] jeunes, assez dans le dans le mouvement, dans ce qui se passe
[41:32] aujourd'hui. Le monde va tellement vite
[41:33] aujourd'hui qu'il faut être faut être connecté et notre force je
[41:36] pense aujourd'hui dans le groupe, c'est d'être super
[41:37] connecté à ce qui se passe aujourd'hui, d'être réactif
[41:39] parce que on peut créer quelque chose aujourd'hui, si tu mets 3
[41:42] ans à le sortir, Ben dans 3 ans ça sera déjà périmé, donc il
[41:45] faut être vachement à l'écoute. De, de, de, de ce qui se passe.
[41:48] Donc je y a y a de l'inspi, y a de l'écoute, y a des de la, de
[41:52] la curiosité sur toutes les nouvelles technologies qui
[41:53] existent, toutes les nouvelles matérielles qui, tous les
[41:55] matériaux matériels qui sont créés, toutes les j'adore, tout
[41:58] ce qui est, voilà tout ce qui est nouveau dans l'air de
[42:00] travailler sur un projet pour aller dans l'espace avec des
[42:02] sculptures. Tu vois, vraiment c'est des
[42:04] trucs, c'est vivre avec son temps quoi.
[42:05] Voilà, on est critiqué pour ça aussi hein.
[42:07] Je te rassure à chaque fois, y a toujours le revers de la
[42:09] médaille, bien évidemment. Et est ce que tu penses que la
[42:11] créativité c'est quelque chose qui se travaille ?
[42:14] Ça se cultive. Se travaille pas mais ça se
[42:16] cultive, ça entretient évidemment, ça se retient, c'est
[42:19] à dire c'est mais je pense pas qu'il faut dire Ah faut que je
[42:20] crée, je pense pas que c'est c'est naturel, je pense qu'on
[42:21] est, on a tous de la créativité, tu sais on a tous, on le
[42:24] développe, on le développe pas, mais on est tous, on est
[42:28] toujours on, on est avec des évidemment des des aspérités,
[42:32] des des qualités, des des, des, des, des sensibilités
[42:35] différentes, mais on est tous artistes au fond hein, tu sais
[42:38] quand tu es à la maternelle et que tu fais des dessins, bah
[42:41] c'est de l'art tu sais quand Jean Michel Basquet, il dessine,
[42:43] parfois ça ressemble à dessins d'enfants.
[42:45] Et donc qui te dit après c'est de l'art, c'est pas de l'art en
[42:47] fait, on est tous des artistes, on a tous 111 cerveau, on est
[42:50] tous capable de de de créer quelque chose.
[42:52] Après c'est la norme qui va te dire Bah non ça c'est ça c'est
[42:54] bien, ça c'est pas bien, ça c'est beau, ça c'est pas beau,
[42:57] mais qui en est nous pour dire c'est c'est les gens qui disent
[42:59] Oh non mais ça ils critiquent ? Bah c'est facile en fait, mais
[43:02] c'est tellement faux en fait tout ça.
[43:05] J'ai l'impression que t'as aussi beaucoup de créativité à un
[43:07] aspect social, à tes rencontres, à ce que tu fais, alors que y a
[43:11] y a beaucoup de personnes qui pensent qu'on a besoin de
[43:13] s'isoler pour être créatif. Tu es pas du tout d'accord ?
[43:15] Avec ça, non non, pas du tout. Le je sais le le mythe du vieux
[43:19] sculpteur ou avec la grande barbe reclue dans sa montagne et
[43:22] qui crée et qui va mourir malheureux comme Van Gogh, non
[43:27] c'est pas le je pense, c'est pas besoin.
[43:29] La créativité c'est vraiment tu peux tu peux hein, créer aussi
[43:32] beaucoup de beaucoup d'artistes ou surtout musiciens, je vais
[43:35] dire créer dans la douleur les ruptures, ça fait créer, il y a
[43:37] des très beaux, très belles, très beaux poèmes, très poésie.
[43:40] Quand ? Parce que quand tu es en fait en
[43:42] en état de de. Dépression, de stress, de
[43:45] tristesse, il y a des choses qui deviennent qui sont très
[43:47] puissantes parce qu'on fait tu fais appel en toi à des tu viens
[43:50] chercher dans dans ton fort intérieur des choses qui sont
[43:52] très puissantes parce que la tristesse ou la le malheur ça
[43:54] te, ça c'est c'est, mais aussi le bonheur c'est c'est après
[43:57] c'est comment tu veux l'utiliser ?
[43:58] Et c'est vrai que ces sources de création effectivement des très
[44:00] belles chansons ont été écrites, pardon, des ruptures et des très
[44:03] belles chansons ont été écrites, des poèmes tout ça, mais t'as
[44:05] pas obligé de souffrir pour pour sortir des belles choses.
[44:08] Mais mais c'est vrai que ça peut être un moteur, mais après tu
[44:12] choisis ton moteur. C'est bon ?
[44:14] Euh maintenant tu on n'a. On n'en a pas beaucoup parlé,
[44:17] mais tu m'as pas un visage du monde de l'art assez spécial.
[44:21] Déjà tu m'as parlé du fait que tu pouvais faire signer ta ta
[44:24] sculpture par quelqu'un d'autre. Déjà, je savais pas que c'était
[44:26] possible. Et c'est possible c'est c'est
[44:28] c'est un c'est un protocole agrément c'est c'est c'est c'est
[44:30] un choix si t'as envie toi t'as un pote je sais pas qui veut
[44:33] dire que c'est lui qui a fait je sais pas moi le pantalon que
[44:35] t'as dessiné bah tu peux le faire c'est ce qui t'empeche si
[44:37] vous etes d'accord ensemble si si y a pas de si y a pas de de
[44:41] de vice commercial ou juridique et tout c'est ça ça a rien
[44:45] d'illégal hein, c'est pas ouais ouais le problème c'est comme
[44:47] Ben quand quelqu'un il fait il sous traite pour faire quoi que
[44:50] ce soit, ça existe hein les marchands de voitures ils vont
[44:52] faire c'est pas c'est juste bizarre quoi, c'est voilà.
[44:56] Et du coup tu parlais de des critiques que tu reçois, donc
[44:59] t'arrives à en faire une force mais.
[45:02] Maintenant, hein, au début ? Au début, maintenant oui OK,
[45:05] mais du coup au début c'était vraiment compliqué.
[45:07] Bah oui bah c'est jamais sympa quoi.
[45:09] Je veux dire quand t'oses pas dire qu'il t'es quand t'es pas
[45:11] parce que moi j'avais une vraie, un vrai besoin d'être reconnu
[45:15] par ce monde et je l'étais pas. Donc c'est une souffrance quand
[45:17] t'es pas reconnu. Bah c'est comme si t'es pas
[45:19] reconnu par tes parents ou c'est difficile.
[45:21] Et après j'ai compris que finalement c'était pas ça qu'il
[45:23] fallait au contraire. Fallait j'allais dire un gros
[45:27] mot, niquer le système quoi. Et puis il fallait justement
[45:29] faire une force et aller faire tout ce que tu avais à faire et
[45:31] pas regarder ce qui se passe ailleurs et du coup être
[45:32] développé de manière indépendant, seul sans être
[45:35] coopté. J'avais pas la carte en fait et
[45:36] on me bloquait beaucoup. On m'a bloqué beaucoup de
[45:38] portes, on m'a interdit de salons, et cetera.
[45:41] Encore aujourd'hui, j'ai interdit plein de salons, j'ai
[45:42] interdit plein de trucs alors que ça allait vendre.
[45:44] Et que ça descend en commerciaux, mais parce que ça
[45:46] dérange, soit des comités d'organisation où il y a des des
[45:49] jalousies, soit ceci, soit je suis pas ceci, soit je suis pas
[45:52] cela, soit et c'est c'est du Snobisme, C'est alors c'est très
[45:56] parisien hein. Attention, je vais te dire tu
[45:58] vas dans d'autres pays, c'est c'est pas comme ça, c'est et
[46:00] c'est pas français, c'est parisien, c'est vraiment très
[46:02] très parisien et voilà. Et t'as des gens, mais t'as des
[46:05] gens je pense, qui peuvent. Vomir rien qu'à l'idée de
[46:09] procéder, mon nom quoi, c'est c'est vraiment quelque chose de
[46:11] non mais c'est terrible, c'est à dire que franchement j'ai une
[46:13] d'ailleurs j'ai on a eu, on a eu une affaire où j'ai une de mes
[46:16] une de mes une de mes conseillères qui a rencontré une
[46:19] des directrices de la fiac, pas typiquement, et quand elle lui a
[46:23] parlé elle a dit Oh bon voilà, vous travaillez quand l'inscrit,
[46:25] vous avez terminé, c'est fini, vous pourrez pas marcher comme
[46:28] ça. Et elle m'a dit Ils avaient
[46:28] tellement de haine, j'ai l'impression que t'avais violé
[46:31] des enfants quoi, c'était vraiment un truc, c'est un truc
[46:32] de fou quoi, les les la haine que ça génère, c'est un truc de
[46:35] dingue, c'est un truc de dingue. Mais à ce point là des gens que
[46:38] tu connais pas ? Sinon quand tu les connais les
[46:39] gens Bah tu te dis bon ils m'aiment pas parce que tu leur
[46:42] as fait ci mais des gens que tu tu sais meme pas qui c'est tu
[46:44] vois dans la rue tu les connais pas et qu'ils ont et qu'ils
[46:46] déversent une t'as un déversoir de haine.
[46:48] J'ai des critiques dans des magazines d'art qui sont
[46:50] incroyables. Moi ça me va quand j'ai 2 pages
[46:52] ou 3 pages dans beaux arts où le mec il me défonce mais h 24 il
[46:55] parle meme pas de ce que je fais mais de ce que je suis de machin
[46:56] et cetera. Finalement il m'a donné 3 pages
[46:59] dans beaux arts quand j'ai un article, moi que j'ai le le
[47:02] quand j'ai le portrait du monde une page entière.
[47:06] Mais pas beaucoup d'artistes hein, qu'ont un portrait dans le
[47:07] monde ? OK il est pas super
[47:08] bienveillant, mais j'ai un portrait dans le monde quand
[47:10] même, enfin tu vois, je veux dire, alors évidemment, alors
[47:13] après et puis et puis je vais te le dire franchement, beaux arts
[47:15] avec ces quelques lecteurs, ces 3 4 lecteurs qui regardent le
[47:17] magazine, et quand derrière je fais 10 pages dans Paris match
[47:20] et et je parle au au peuple, au populaire, dans le bon sens du
[47:23] terme, et que les gens ils te voient, et cetera, moi moi ça me
[47:25] va très bien, et moi leur relation elle va très bien,
[47:28] parce que moi c'est, je pense, mon, mon, mon mon.
[47:32] La cote de popularité c'est du 97 3 hein.
[47:35] C'est à dire que t'as 87% qui sont effectivement populaires,
[47:36] qui sont pas les puissants, qui sont il y a des puissants aussi,
[47:39] mais qui sont surtout des gens mainstream, des Monsieur Madame
[47:41] font comme moi, simples et qui vont adorer, qui vont me
[47:44] défendre. D'ailleurs quand il y a des
[47:46] quand il y a des il y a des polémiques, et cetera.
[47:47] Et t'as 3% de hyper puissants dans ce monde, hyper
[47:49] décisionnaires, hyper marchands, et cetera, qui vont être contre
[47:52] moi, c'est pas grave. Ça, ça, ça évoluera et et
[47:58] d'ailleurs y en a qui se convertissent, c'est drôle parce
[47:59] qu'il y en a qui vont, ou alors c'est un truc très drôle que je
[48:01] vais te raconter, c'est qu'il y a des gens qui te disent, mais
[48:03] des gens qui me racontent, ils vont dans des intérieurs et des
[48:05] gens un peu voilà des gens, un peu du monde on va dire de la
[48:08] haute comme on disait à l'époque, et il y a une
[48:10] sculpture à moi et il y en a, ils disent Ah tiens, t'as un en
[48:13] l'inscrit. Non non mais ça c'est ma femme,
[48:14] on lui a offert, elle l'a mis comme ça, tu sais, ils ont
[48:16] honte, y en a qui ont honte de dire ils l'ont.
[48:19] Ils aiment bien, mais forcément ils le mettraient pas là, mais
[48:21] ils ont des ils ont pour ça. Oh non mais ça c'est voilà,
[48:24] c'est comme quand même des des acteurs qui font ça, ils
[48:26] travaillent avec un quelqu'un qui est moins connu ou qui est
[48:28] plus dans un monde, machin, et cetera, il y a toujours un côté
[48:31] de un peu dédaigneux, et cetera, mais encore c'est très très
[48:34] Paris, France, enfin c'est pas aux États-Unis d'après ça quoi.
[48:38] Moi je vois ça, c'est beaucoup plus différent, il y a un côté
[48:42] faux aussi, mais beaucoup plus. En tout cas ils te prennent, il
[48:45] y a un mélange qui est beaucoup plus.
[48:47] Mais c'est critique, elle reposent sur quoi ?
[48:50] T'arrives à comprendre ou pas ? Bah les critiques ça marche
[48:53] quoi, c'est tout. Bah tu vends, t'es commercial,
[48:56] c'est pas de l'art, c'est de la Déco.
[48:58] Après toutes les critiques que tu veux c'est machin t'as rien
[49:00] fait, t'as couché avec untel pour réussir tu c'est Ah oui
[49:04] c'est parce que ceci c'est parce que tu connais Intel ou
[49:07] n'importe quoi ou ouais moi ouais mon fils de 4 ans il
[49:11] pourrait faire la même chose, enfin j'en sais rien, enfin t'as
[49:14] t'as les critiques, elles sont divers et vrai.
[49:16] Et puis plus tu montes en haut, plus les critiques.
[49:17] Dit qu'elle part dans tous les sens sur tout ce que t'es, ta
[49:20] moralité, tes trucs, tes machins, tout y passe, hein ?
[49:23] T'es tu vas de ça va de A à Z Moi on me sort des trucs qui
[49:26] sont vraiment. J'ai jamais pris une drogue de
[49:29] ma vie et comme quoi je suis du matin au soir dans la poudre, tu
[49:33] vois des des. Tout ces critiques elles sont,
[49:36] elles sont même pas sur là, elles faites sur n'importe quoi,
[49:38] sur sur toi, sur ce que t'es, ta personnalité, ce que tu fais,
[49:41] qui tu fréquentes, qui tu vois ce que t'as fait auprès de on
[49:45] raconte encore aujourd'hui des choses, ce que tu dis sur les
[49:48] gens quand t'as jamais dit moi y a pas plus tard la semaine
[49:50] dernière on m'a dit t'as dit t'as dit ça ?
[49:52] Bah non moi j'ai jamais dit ça, quel intérêt ?
[49:54] Enfin bah voilà mais tu peux rien faire, c'est comme ça.
[49:57] Que je vois, que tu as traversé pas mal de choses.
[49:58] Ouais, beaucoup de beaucoup de. J'ai reçu beaucoup de balles,
[50:01] beaucoup de flèches, beaucoup, et cetera, et ça m'a beaucoup
[50:05] créé une carapace, une armure, parfois c'est bien, parfois
[50:08] c'est pas bien, parce que parfois ça te enlève ta
[50:10] sensibilité, ça te, ça te, ça te protège du mal, mais ça te
[50:15] protège aussi des émotions, donc parfois t'as envie d'enlever.
[50:17] Et quand t'enlèves un peu les barrières parfois Ben là où tu
[50:19] reprends donc après il y a faut faut savoir bien doser ce truc
[50:21] là le quand c'est que tu mets le, quand c'est que tu mets le
[50:24] l'armure et quand c'est que tu enlèves la garde.
[50:26] Du coup, parmi toutes ces épreuves, dans l'art mais aussi
[50:28] dans ta vie, c'est c'était quoi le jour le plus difficile pour
[50:32] Richard Orlinski ? Alors bon, moi le jour de bifi
[50:36] c'est c'est la perte de gens proches, c'est déjà ça.
[50:38] C'est parce que j'ai un vrai problème avec ça.
[50:40] J'ai un vrai problème avec la finalité de ce que là où on va
[50:43] donc déjà encore quand tu quand tu perds quelqu'un de très très
[50:46] très proche, et cetera. Et ça a été, ça a été vraiment
[50:48] très très difficile qui m'ont vraiment bouleversé.
[50:51] C'est la première à être ça que j'ai perdu, c'était ma
[50:53] grand-mère, ça a été très très compliqué, mais beaucoup plus
[50:55] compliqué que pour beaucoup de personnes.
[50:56] C'était très très très fort, très puissant, très très très
[50:59] c'était ça a été un moment où c'était une vraie bascule dans
[51:02] ma vie, j'étais vraiment beaucoup plus affecté.
[51:04] D'ailleurs, les gens étaient étonnés de ce que c'est ce que
[51:06] ça a provoqué en moi après les jours difficiles, ça c'est
[51:11] normal. Tu vas me dire, mais il y a les
[51:12] jours difficiles, je sais pas si franchement je suis tellement
[51:18] rompu à l'exercice de du truc difficile que j'arrive à
[51:22] relativiser quand même pas mal. Mais oui je suis ultra sensible
[51:26] aussi donc forcément je pense pas que c'est des choses liées
[51:30] au à la vie, c'est plus leur vie perso on va dire c'est que la
[51:34] vie quand riche très grave t'arrive dans le truc c'est dur
[51:37] mais bon enfin tu vois il faut être là, soit tu te laisses
[51:39] aller soit tu tu combats et tu te je j'ai j'ai en fait j'ai
[51:44] tellement appris si tu veux à à à me défendre, à me battre et à
[51:46] avancer que c'est dur de trouver le puisque j'ai j'ai eu des
[51:50] trucs très très durs qui me sont arrivés très violents mais.
[51:55] Bon t'es abasourdi, t'es pas bien, tu te lèves, t'es t'as le
[51:57] stresse mal et cetera, mais après tu dis Bah faut continuer
[51:59] quoi, faut y aller, faut continuer et et surtout ça vient
[52:02] des gens avec des une faire du mal comme on a dit un peu tout à
[52:05] l'heure c'est facile, détruire c'est facile, c'est construit,
[52:08] c'est compliqué, donc tu te bat de quand tu es constructeur
[52:10] bâtisseur et tu te bat contre des destructeurs, ils sont
[52:13] beaucoup plus forts que toi quoi qu'il arrive, la destruction
[52:15] c'est c'est beaucoup plus facile, construire c'est ce
[52:18] qu'on soit tu parfois tu mets tu mets combien de temps à
[52:20] construire une maison et combien de temps tu mets pour appuyer
[52:22] sur un bouton pour la faire tomber ?
[52:24] Mais c'est la vie et c'est exactement ça en fait hein donc
[52:26] et donc du coup oui c'est dur mais voilà donc je pourrais dire
[52:29] le le pire joueur à part ça c'était il y a eu des moments,
[52:31] des épreuves difficiles que j'ai traversés, des attaques qui ont
[52:35] été qui ont été violentes, quand c'est des trucs aussi proches de
[52:37] toi, mais voilà je pense qu'il il faut-il faut les, il faut les
[52:41] gérer, il faut justement encore dans un truc il faut dire bon
[52:44] bah ça arrive c'est ça, faut te reculer de ton corps, tu dis
[52:46] voilà toi t'es là, c'est toi, t'es Richard dans ce qui t'es
[52:48] là, tu te mets comme ça tu dis voilà il y a ça, OK qu'est ce
[52:50] qu'on va faire de ça et il faut essayer d'avancer.
[52:53] Tu dis géré j'ai entendu une histoire, je sais pas si ça tu
[52:56] lui en parles ou pas à Ibiza où il a fait avoir un accident avec
[53:01] un de tes enfants. Ah oui, ça m'endure aussi.
[53:04] Oui oui, mais ça, c'est le moment de.
[53:05] Justement, est ce que tu aimes peut être me raconter cette
[53:07] histoire et comment tu l'as géré justement ?
[53:10] Tu gères pas, tu prends la gueule, tu gères pas.
[53:13] En fait tu les prends et voilà quoi, c'est so voilà alors
[53:16] l'histoire. L'anecdote oui, l'histoire c'est
[53:18] qu'on est effectivement avec mes enfants.
[53:19] On est parti. On est parti en faire un en du
[53:23] bateau, on fait régulièrement et le capitaine nous a dit, tiens,
[53:26] y a un truc très sympa, c'est une grotte avec une piscine
[53:29] d'eau à l'intérieur, tu sais un un puits d'eau, tu sais de
[53:32] lumière et un puits d'eau, et cetera.
[53:33] Donc c'est une expérience et tu ressors.
[53:35] Quand tu rentres dans ce puits, tu ressors sous la mer par un
[53:38] souterrain, par une galerie, une grotte souterraine sous
[53:41] sous-marine. Ouais, au début on avait toute
[53:44] la famille à aller plus, les potes, et cetera.
[53:46] Au fur et à mesure qu'on nage vers la grotte, tout le monde se
[53:48] déchauffe et il reste moi, mes 2 fils, mes 2 aînés.
[53:50] Ma fille elle se barre, tout le monde fait tout le monde fait,
[53:52] rebrousse, rebrousse. Le petit devait avoir le grand,
[53:59] il devait c'était le grand, peut être 18 et 16 c'est un truc
[54:05] comme ça quoi. C'était des ados grands déjà tu
[54:07] vois. Mais voilà alors que ma fille
[54:09] était plus petite et donc voilà donc déjà première première
[54:14] épisode, faut déjà t'arrives dans une espèce de grotte et
[54:17] puis remonter, il faut escalader un mur.
[54:19] Une paroi rocheuse quand même assez balèze donc de toute façon
[54:21] ils auraient pas pu les plier donc c'est réglé donc on arrive
[54:24] à escalader les courtes échelles, les machins, les
[54:26] trucs. T'es en maillot de bain hein
[54:27] donc bon c'est pas pas simple, tu te coupes un peu les doigts.
[54:30] Bref on arrive à au on monte sur le truc et après faut
[54:33] redescendre dans un truc aussi comme ça brut, donc il faut
[54:36] descendre, sauter donc on saute, on arrive tout ça.
[54:38] Bon on se débrouille. Et après il nous dit nous elle
[54:42] nous avait dit Bah t'as piscine d'eau, c'est assez joli t'es
[54:46] seul. Ah Ah les échos t'es enfermé
[54:48] dans un truc après à part le l'autre côté de la paroi et t'as
[54:52] une lumière avec un puits de lumière d'eau et donc on essaie
[54:57] de de plonger sauf que c'est super profond et on n'arrive pas
[55:00] à quoi je dis de l'eau je sais pas où aller.
[55:00] Enfin c'est c'est ça paraît on on réessaie une fois 2*3 fois je
[55:06] dis Moi jamais je fais ça, je peux pas faire ça.
[55:08] Donc je dis à mes gosses mais jamais jamais je vais y arriver,
[55:10] en tout cas moi personnellement j'ai pas moi j'y arriverai pas,
[55:12] pourtant j'ai une bonne respiration et tout, mais je me
[55:14] dis c'est où comment quoi ? C'était l'inconnu où tu vas
[55:17] sortir, est ce que tu vas pour remonter une fois que tu es
[55:19] engagé dans le soutien ? Enfin tu commences à flipper
[55:20] quoi. Donc je dis Ben vous savez on va
[55:22] faire demi jour on va repartir à l'arrière et impossible de
[55:25] remonter. Ils ont essayé de me faire la
[55:26] courte échelle machin mais sauf que quand tu descends c'est
[55:29] facile mais après pour remonter sur un truc brut comme ça qui
[55:31] glisse et tout meme les 2 ils ont essayé de me porter et il y
[55:33] a un moment que j'ai vécu qui est assez incroyable dans cette
[55:36] cette aventure c'est que. C'est la première fois de ma vie
[55:38] où mes enfants ils ont voulu me soutenir, c'est eux qui m'ont
[55:39] aidé. Tu sais t'as toujours été pour
[55:41] tes enfants les enfants quand tu quand ils naissent c'est tout
[55:45] pour toi, c'est la première fois dans ta vie où quelqu'un compte
[55:47] plus que toi, c'est un c'est une bascule très importante dans la
[55:49] vie, peut être tu pourras le développer dans ton truc mais
[55:51] c'est un truc qui est c'est une sensation qui est incroyable.
[55:54] Moi quand avant avant ça, quand je voyais des gens se rester des
[55:58] heures dans les manels avec les enfants, j'ai dit mais ils sont
[56:00] fous ces mecs et qui les une fois que t'as ton ton gosse bah
[56:03] t'es. C'est c'est différent quoi.
[56:04] C'est et tu comprends quand je vois dans les films par exemple
[56:07] que les les parents ils se sacrifient parce que moi y en a
[56:10] un qui va mourir, bah c'est c'est les autres qu'on on les
[56:12] protège et on est là je dis, mais ils s'en fout les Mecs, tu
[56:14] protèges pas ta vie. Et c'est à ce moment-là que tu
[56:16] comprends que tu ressens vraiment intérieurement, que
[56:18] t'es capable de te sacrifier pour un être humain.
[56:21] Ce qui est la première fois et c'est que à quand tes pères tu
[56:24] peux pas le savoir avant c'est impossible.
[56:25] Bon bref, et là il y a eu un espèce de bascule, je me suis-je
[56:27] me suis dit que mes gosses ils étaient là, tu sais ils ont eu
[56:29] ce ce cette cette espèce de protection envers moi et tout ça
[56:33] m'a vraiment touché, il y avait un truc qui était assez fort.
[56:35] Bon en réalité on n'y arrive pas hein, donc voilà et du coup j'ai
[56:38] mon fils aîné qui dit Bon Ben moi je me lance, je vais y
[56:41] arriver, il plonge, blablabla 5 Min 10 Min, pas de nouvelles, on
[56:47] crie, Ah pas de nouvelles. Commence à passer long, commence
[56:50] à baliser, tu vois on crie, on entend rien, forcément c'est
[56:52] c'est hermétique et nous on sait pas aller dans l'eau, on sait
[56:54] pas quoi faire, le temps passe, 10, 15, 20000 je sais pas
[56:57] combien de temps il se passe mais ça passe beaucoup beaucoup
[56:59] de temps et on est on pense à paniquer, ça panique, ça
[57:01] panique, ça panique, les manies de stress, on est coincé
[57:03] là-dedans, qu'est ce qu'on va faire ?
[57:04] On se dit en même temps il faut bien que quelqu'un Vienne nous
[57:06] chercher, mais bon et personne vient nous le chercher.
[57:08] Et peut être après une demi-heure 40000 je sais pas
[57:09] quelqu'un t'as le fameux capitaine qui nous avait la
[57:12] bonne idée, vrai connard, excuse moi du peu, mais de vient nous
[57:15] emmener dans un truc pareil qui vient effectivement, qui lui
[57:18] connaît évidemment le coin machin et cetera, et qui dit non
[57:20] non mais c'est bon, moi je m'énerve, avec lui machin on va
[57:22] vous amener, il ramène des palmes, bref truc et je vais
[57:26] vous guider et vous allez me suivre et vous me suivez et on
[57:28] va y arriver et donc on se dit bon bah OK donc là donc on a un
[57:31] peu délivré parce que même avant le mec il connaît, il a.
[57:33] On a confiance au mec qui connaît son truc, et cetera, et
[57:35] donc on plonge, c'est assez long d'ailleurs quand même malgré
[57:37] tout, et maintenant il y a des labyrinthes, et on sort du
[57:39] labyrinthe avec le gars machin, et cetera, et nous ça fait quand
[57:43] même une demi-heure qu'il est passé 40 Min, le petit il est
[57:45] parti il y a il y a longtemps, on va au bateau et tout, et il
[57:49] est où Yoann il est pas là donc il est plus là quoi.
[57:52] Donc tu imagines la tête elle tourne dans grotte, eau la mer,
[57:56] rien d'autre personne qui flotte à l'horizon, tu dis c'est quoi
[58:00] le le bail quoi tu vois ? Donc une une angoisse pas
[58:03] possible, ça stresse, ça crie dans tous les sens, les trucs,
[58:05] les secours, le machin et genre 4 Min après je vois mon fils
[58:09] arriver en sang, comme ça, tout en sang, couvert de sang,
[58:12] machin, et cetera. Donc t'imagines ce que tu vis ta
[58:16] tête, ton ta vie qui repasse dans tous les sens ?
[58:17] T'es dans un État émotionnel qui est Max.
[58:21] Et en fait ce qui s'est passé c'est que lui il a réussi à
[58:23] sortir directement, mais il a voulu revenir nous chercher et
[58:26] il y avait plein de galeries souterraines avec des culs de
[58:28] sac et donc il est-il a été dans d'autres endroits.
[58:31] Il a perdu connaissant la maman, il lui tapait contre lui, il
[58:33] savait plus où pour comment sortir et cetera, il a je sais
[58:35] pas comment il a repris son souffle machin et il a réussi à
[58:38] son il a réussi à retourner à Re par Rerentrer chez nous c'était
[58:42] impossible mais ressortir vers le truc il a réussi mais il a
[58:45] tapé je sais pas combien de fois sur le sang et tout il était, il
[58:47] a perdu son souffle machin et cetera.
[58:48] Bon il est assez sportif heureusement c'est que.
[58:50] Mais il aurait pu crever quoi, ils auraient pas trouvé parce
[58:52] que c'était un labyrinthe ? T'avais plein de trucs si si y a
[58:54] du rocher qu'est ce que tu veux faire ?
[58:55] T'es coincé sous l'eau tu tu tiens pas à 50 ans sous l'eau si
[58:57] t'as 4 h tu peux avec une bouteille et tu peux t'en sortir
[59:00] mais sans sans bouteille sans rien donc et donc bah c'est la
[59:03] vie, ça c'est c'est c'est la force qui a fait qu'il est
[59:06] ressorti, et cetera, mais là tu vois que ta ta vie elle repasse
[59:09] dans tous les sens quoi. Voilà l'anecdote.
[59:12] Très bien, j'allais me repasser un quelque chose de plus
[59:15] positif, on. Va dire.
[59:18] Ça fait pas mal de collaborations.
[59:20] Est ce que t'en as une qui t'as vraiment rendu fier ?
[59:24] Bon bah beaucoup m'a rendu fier à la celle qui m'a rendu fier
[59:26] c'est bah c'est ça, c'est hublot parce que ça fait maintenant 8
[59:29] ans qu'on collabore avec un un vrai, un vrai succès, c'est un
[59:34] carton, ça veut dire Sold out en quelques minutes, 200 pièces, la
[59:38] première collaboration, 200 pièces, 5700 demandes, enfin un
[59:41] truc de fou et tout et et donc oui c'est fier d'avoir ta.
[59:45] D'avoir ta montre à toi qui porte ton nom.
[59:47] Moi je suis un grand collectionneur de montres en
[59:48] plus et donc j'aime tellement d'autres d'autres marques et
[59:51] d'autres modèles. Et du coup mais comme c'est un
[59:53] ton modèle toi qui l'a créé, Ben t'es tellement fier de le porter
[59:56] donc c'est une vraie fierté. Après j'ai des collabs, je fais
[59:59] une très belle collab avec Lancôme, dont je suis fier.
[1:00:01] Disney ça a été un truc sympa. Là en ce moment je fais une
[1:00:04] collab avec Ed, je fais une raquette de tennis, une raquette
[1:00:07] de paddle que peut être djoko, va d'ailleurs, va, va, va jouer
[1:00:10] avec. Je fais Puma aussi avec
[1:00:12] chaussures de foot, snickers. Je travaille pour faire le
[1:00:15] basket aussi. C'est un truc que j'adorais.
[1:00:16] On a fait avec les gars du basket chez chez Puma pour faire
[1:00:19] le basket donc ouais ouais donc il y a vraiment des des collab.
[1:00:25] Après des petites collab dans l'alimentaire où j'ai fait
[1:00:27] Monoprix, on a parlé des gars et des rois du chocolat.
[1:00:32] Là y a plein de trucs sympas, j'ai fait the coples dans les
[1:00:34] dans les dans dans les habits mais bon y a enfin plein de
[1:00:37] trucs, je fais la RATP, je vais vraiment des mais la fierté
[1:00:40] Ouais la fierté c'est bah toutes ces collables en fait t'es assez
[1:00:43] fier quand les gens te disent Ah je suis content, j'ai vu le
[1:00:45] truc, y a un côté tu sais tu rentres là encore en l'art
[1:00:48] accessible, tu rentres dans chez Monsieur Madame tout le monde
[1:00:50] donc y a un côté qui est qui est vraiment sympa de d'être d'être
[1:00:52] d'être tu vois rentré dans et puis en plus y a pas de limite à
[1:00:57] cette collaboration, tu peux faire vraiment j'ai fait bic qui
[1:00:59] est génial, le BIC c'est un truc qui qui.
[1:01:02] Qui voilà je vais pacman qui est qui est.
[1:01:03] Voilà il voit des collab. On a fait voilà et on a continué
[1:01:06] à en faire mais mais c'est vrai que c'est un vrai et j'adore ça
[1:01:08] les collab. Moi j'en ai une qui m'a le plus,
[1:01:11] c'était celle pour le casque de Ah.
[1:01:13] Oui la dernière. Ah oui, un mec génial en plus.
[1:01:16] Ouais c'est vrai ça j'adore Esteban et donc ouais c'était
[1:01:19] super. Et puis en plus ça carton.
[1:01:20] Et d'ailleurs c'est marrant parce que même les mecs des
[1:01:22] autres écuries sont venus nous voir, ils ont dit franchement je
[1:01:24] crois que c'est un des plus beaux casques qui a jamais été
[1:01:26] fait. Et pour le coup c'est pas parce
[1:01:28] que c'est moi qui l'ai fait ou que c'est nous qui l'avons fait
[1:01:29] parce que j'ai mon équipe. Franchement il est vraiment beau
[1:01:32] et j'ai vu tous les cas, j'en ai fait pour Romain mais bon,
[1:01:34] Grosjean j'ai fait chez, j'ai fait ses casques pour la F un,
[1:01:37] j'ai fait ses casques pour la Indycar, je l'ai fait pour
[1:01:39] Lewis, mais franchement celui-là il est vraiment ouf quoi, il est
[1:01:43] vraiment beau quoi. J'ai c'est un truc que tu as
[1:01:44] envie de l'exposer chez toi ? On a les couleurs, ce qu'on a
[1:01:46] choisi, le côté MAT, on a vraiment fait un c'est un coup
[1:01:49] de bol mais on a réussi un vrai truc et je pense qu'il en est
[1:01:51] fier et on a vendu plein d'ailleurs des minis.
[1:01:56] Et c'était un vrai vrai succès. Et j'adore cette collab.
[1:01:59] Et puis j'adore de rentrer dans cet univers, de collaborer avec
[1:02:02] avec des Mecs comme ça qui sont des des mecs hors norme.
[1:02:05] Parce que tu sais, j'ai été, on a été faire des tournées dans le
[1:02:07] centre d'entraînement à côté d'Annecy.
[1:02:09] Là, de voir ce qu'ils font, les réflexes, on se rend pas compte
[1:02:11] de tout ce qu'il y a. Toi, tu dis du MEC, il rentre
[1:02:13] dans la bagnole et puis il avance.
[1:02:14] Mais en vrai tu vois toute la préparation, la la nuque, les g
[1:02:18] qui prennent dans la tête les trucs d'adresse c'est des trucs
[1:02:21] qu'on fait comme aux avant où il faut être super, des les
[1:02:23] réflexes avec les couleurs, les lumières, enfin c'est vraiment
[1:02:25] un truc de t'as l'impression d'être un laboratoire d'une
[1:02:27] souris quoi que c'est des abos quoi, ils font des expériences ?
[1:02:29] Non non c'est c'est génial et le et en plus bon là on parle
[1:02:33] d'esteban, mais bon Big up parce que vraiment le mec Il est fou
[1:02:36] et il est-il a, c'est un bon gars, il est-il a, il est
[1:02:39] conscient, il a pas la grosse tête, il est généreux, enfin
[1:02:42] voilà, vraiment un vrai, un vrai.
[1:02:44] Coup de cœur, c'est vraiment que je le connais, il est c'est
[1:02:47] vraiment avec top, top top et des champions comme ça français
[1:02:50] on peut être fier et et s'il avait une bonne voiture, je peux
[1:02:53] dire qu'il serait vraiment dans les.
[1:02:55] Bah tu sais, le problème de la formule un c'est les techniciens
[1:02:57] et les bagnoles et les voitures, pardon et donc du coup je pense
[1:02:59] que il aurait une Red Bull ou ou une Ferrari il serait.
[1:03:04] Et d'ailleurs il me racontait qu'il a déjà tapé plein de
[1:03:05] pilotes qui sont, qui sont dans des qui sont en haut, en haut du
[1:03:11] classement et je le crois et je pense que.
[1:03:13] Voilà donc j'espère. En tout cas je lui souhaite
[1:03:15] d'avoir une bonne voiture ou alors que qu'elle puis fasse des
[1:03:18] voitures, fasse des voitures plus compétitives ou trouve les
[1:03:22] la moyen, les moyens de de dynamiser.
[1:03:24] Mais il mérite vraiment d'être. Il mérite vraiment d'être dans
[1:03:27] le top 2, top 3 et je pense qu'il en a vraiment les
[1:03:29] capacités, c'est clair. Est ce que.
[1:03:31] Maintenant, il y a une collaboration que tu rêverais de
[1:03:33] faire, que t'as pas encore ? Fait ouais, il y en a plein en
[1:03:35] fait, des collaborations. Je devrais te faire évidemment.
[1:03:37] Moi je suis un, je suis un mec. Après c'est dur parce que
[1:03:42] parfois c'est une marque concurrentes avec des marque de
[1:03:44] travail donc faut pas trop le dire mais mais oui il y a des en
[1:03:49] tout cas dans le moi j'ai envie de faire des dans chaque truc.
[1:03:52] Tu me parles d'électroménager, j'aimerais bien faire un
[1:03:54] réfrigérateur, il y a des trucs que j'aimerais dans le design,
[1:03:55] il y a plein de trucs que j'aimerais bien faire après des
[1:03:57] choses forcément. Qui sont iconiques dans notre
[1:04:01] nom, dans notre monde de d'addict, de collectionneur, et
[1:04:04] cetera. Évidemment qu'on aimerait qu'on
[1:04:05] aimerait bien faire. Alors je sais pas si y a un truc
[1:04:07] auquel je pense y en a un. Je voudrais pas trop citer parce
[1:04:09] que je dis j'ai j'ai des collab dessus mais mais mais oui y a
[1:04:14] des. Ouais, peut être dans la
[1:04:17] joaillerie, peut être dans une des boissons, dans des boissons,
[1:04:22] des boissons très très très très connues ou très il y a un truc
[1:04:25] qui serait très marrant parce que j'aime bien réinterpréter
[1:04:27] les formes dans de dans de j'ai fait des parfums, donc là je
[1:04:30] suis plus en contrat, donc dans un parfum réinterprété parce que
[1:04:32] on peut tellement jouer avec les bouteilles dans des.
[1:04:34] On m'a proposé il y a quelques années de collaborer avec la les
[1:04:37] fromageries bel, j'ai refusé parce que pour moi un artiste ça
[1:04:40] allait pas se mettre à faire du fromage, mais aujourd'hui je
[1:04:41] rêverais. Typiquement, je trouvais ça
[1:04:43] génial de faire de la vache qui rit par exemple chez eux.
[1:04:45] Faire réinterpréter pour un truc ludique et sympa.
[1:04:48] Donc tu vois y a plein et y a plein en fait ça peut être du
[1:04:52] truc. Je te dis très très mainstream à
[1:04:54] des choses évidemment beaucoup plus emblématiques mais y a
[1:04:58] plein de trucs qui me plaisent. Voiture mais là je suis sur le
[1:05:00] Collab voiture très prochainement.
[1:05:02] Je viens de signer des Mercedes avec classe G des classes G
[1:05:06] Ouais on va en faire 24. Donc 12 électriques, 12
[1:05:10] essences, ça ça c'est sympa quoi tu ?
[1:05:12] Vois y a des trucs sympa. Mais après j'aimerais bien aussi
[1:05:14] rentrer dans des voitures de Monsieur Madame tout le monde
[1:05:15] aussi. Un truc très pour tout le monde,
[1:05:18] très très populaire. J'aime, j'aime bien le côté moi,
[1:05:21] j'aime beaucoup le côté populaire, ça me parle plus que
[1:05:24] le côté luxe et j'aime les 2. Mais le populaire ça me, ça me
[1:05:27] touche plus. Trop bien, c'est ma dernière
[1:05:30] question. Ouf.
[1:05:33] Pas un ballon pour jouer au basket.
[1:05:34] Moi j'aimerais bien. Ah j'ai fait Ben en basket, j'ai
[1:05:36] fait une collègue. Voilà.
[1:05:39] Hein ? Trop bien.
[1:05:39] Ah tu vois ? Voilà.
[1:05:40] Du coup ? Ça c'est rock, ça c'est ouais,
[1:05:43] j'aime bien, ça sympa. Tu penses qu'on peut attendre
[1:05:46] quoi de Richard Orlinski dans le futur ?
[1:05:48] Bon faut lui demander hein. Moi je sais pas tu sais, j'ai
[1:05:49] pas beaucoup de contacts avec lui donc c'est un gars qui est
[1:05:51] pas très accessible, un peu relou d'ailleurs, un peu
[1:05:53] hautain, un peu un bus à personne donc à mon avis t'auras
[1:05:56] pas trop d'informations. Mais bon si on arrive à le
[1:05:58] contacter Ben faut attendre tout simplement que qu'il aille au
[1:06:02] bout de ses rêves, qu'il qu'il essaie de développer encore
[1:06:05] plein de plein de choses touchant touche à tout comme
[1:06:08] d'habitude. Qui est bon ?
[1:06:10] Donc ça le préserve qui qui meurt ?
[1:06:12] Pas tout de suite, mais on peut, non, on peut.
[1:06:14] Oui et écoute. Moi je suis sur plein de
[1:06:15] projets. J'ai un projet qui est vraiment
[1:06:17] sympa, qui est un dessin animé Worldwide pour le cinéma, c'est
[1:06:20] qu'on normand devrait présenter à Cannes aussi.
[1:06:23] Et bah qui a déjà été écrit, qui a été produit, qui va sortir en
[1:06:26] 2025 je pense. Et ça c'est un vrai sujet, c'est
[1:06:29] un vrai sujet intéressant. Par exemple tu vois ça et puis
[1:06:31] ça ça ouvre plein de plein d'autres pollutions.
[1:06:33] Mais bon, on peut attendre oui, on peut attendre en tout cas
[1:06:36] d'aller, d'aller où on attend pas d'aller sur des d'explorer
[1:06:39] des domaines inattendus et et en tout cas toujours dans un dans
[1:06:43] une idée de de partage, de bienveillance.
[1:06:47] Le dessin animé typiquement C'est l'histoire d'un petit
[1:06:49] garçon qui est autiste un peu, qui a perdu ses parents et qui
[1:06:52] se réfugie dans le metaverse. Et donc y a des mes caractères
[1:06:55] mes persos ils viennent pour le le ramener sur la terre et y a
[1:06:58] un côté très pédagogique, protection de la nature,
[1:07:01] protection des animaux. Y a à côté d'où y a toujours des
[1:07:02] messages. Moi j'aime bien le message et je
[1:07:04] trouve le message Bah ça tu transmets avec le message.
[1:07:07] On a une petite tradition dans le podcast, c'est de faire
[1:07:09] signer le livre à nos invités. D'accord, et il faudrait que tu
[1:07:11] écrives une phrase qui est importante pour toi, qui peut
[1:07:13] inspirer ou pas d'ailleurs ? D'accord et voilà, je te laisse
[1:07:16] réfléchir 2 secondes mais. Non non mais moi j'ai une
[1:07:18] phrase, C'est ma phrase, c'est ma, c'est mon mantra.
[1:07:22] Après c'est pas très. Elle est pas grande la phrase
[1:07:35] hein ? J'y vais, voilà
[1:07:59] tout à fait teck de best fuck de Rest.
[1:08:03] Tu peux signer ou ? Oh je.
[1:08:09] Peux signer magnifique. Alors j'ai écrit, teck de best
[1:08:12] fuck de Rest, c'est mon, c'est mon leitmotiv.
[1:08:15] C'est toujours encore. On en a parlé tout à l'heure.
[1:08:17] Je prends ce qu'il y a de mieux, prends chez tout le monde ce
[1:08:19] qu'il y a de mieux, même chez les êtres humains, chez
[1:08:20] n'importe quoi tu penses ce qu'il y a de mieux et le reste
[1:08:24] laisse le quoi y a ça ça a pas d'intérêt, c'est pour ça que y a
[1:08:27] pas de mal, y a pas de bien, y a ce que toi tu en fais, c'est ce
[1:08:30] que toi tu prends et prends voilà je pense que bah si t'as
[1:08:33] c'est l'important c'est toujours de penser y a y a rien d'inutile
[1:08:35] en fait, y a toujours quelque chose de toujours, tout est y a
[1:08:38] toujours dans la vie dans ce qu'on vit, y a toujours un truc
[1:08:40] utile, y a toujours un truc bien, y a toujours du positif,
[1:08:42] ça existe pas le le le négatif et le positif attire le positif,
[1:08:44] faut juste le voir, le savoir l'extraire.
[1:08:47] Ben merci Richard, c'était. Ouais merci à toi, ton interview
[1:08:50] était intéressante Aussi donc c'était assez différent de ce
[1:08:53] qu'on a l'habitude de de voir. Et donc parce que souvent je
[1:08:57] veux pas te mentir et certains postcats, tu te répètes toujours
[1:08:59] la meme chose. Donc c'est un peu de répéter
[1:09:02] mais là c'était c'était un mix, c'était malin, tu as été, tu as
[1:09:06] été, tu as fait des des espèces de d'Ellipses, tu es revenu en
[1:09:10] arrière. Non mais c'est vrai donc tu il y
[1:09:11] a un coté je pense pour aussi pour l'auditeur qui est qui est,
[1:09:14] qui est intéressant et. Est instructif, on apprend des
[1:09:17] choses super grâce à. Toi merci et bah j'ai impression
[1:09:20] de voir tes prochaines collaborations.
[1:09:21] Bah oui, ça arrive, t'inquiète, t'inquiète, on est là.
[1:09:24] Merci trop. Cool.

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