# Bad Bunny, Shakira, Jay-Z: Qui est L'homme qui se Cache Derrière Les Plus Grands Shows Du Monde?

An episode of [The Elevate House](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1834437102), 9 Feb 2025, 59 min.

Audio: https://anchor.fm/s/f1ee8cec/podcast/play/98245161/https%3A%2F%2Fd3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net%2Fstaging%2F2025-1-9%2F394561831-44100-2-30ebf6f3772b1.mp3

Angelo Gopée, l’icône mondiale de l’industrie musicale, a vu son destin basculer après un voyage à New York. Dès son plus jeune âge, il organisait déjà des concerts, bien avant d’être majeur. Aujourd’hui, il est l’architecte des plus grands festivals et tournées mondiales, dirigeant Live Nation avec une vision hors norme.Cette conversation plonge au cœur de l’industrie musicale comme rarement auparavant. Un échange brut et passionné qui dévoile les coulisses des plus grandes tournées mondiales et le quotidien de ceux qui orchestrent le succès des plus grands artistes. De la gestion des imprévus aux décisions qui façonnent l’avenir de la musique live, Angelo Gopee partage une vision sans filtre sur ce que signifie vraiment diriger l’industrie du spectacle à son plus haut niveau.Chapitres:00:00 - Bande-annonce00:49 - Début02:01 - Comment Jay-Z l’a choisi pour diriger Live Nation06:35 - Grandir sur une île paradisiaque…09:35 - Quels étaient tes rêves quand tu étais jeune?12:01 - Ses premiers pas dans le Hip-Hop et l’événementiel14:02 - Le jour où il a organisé son tout premier concert! 16:08 - Son premier gros show… un tournant dans sa carrière18:10 - Sa vision du succès qui l’a mené au sommet22:45 - Quelle est la clé du networking? 29:03 - Quel a été le plus grand sacrifice que tu as dû faire? 33:20 - Son secret pour générer 500M€ par an37:06 - Le concert qui a marqué sa carrière à jamais39:48 - Son plus gros échec… et comment il l’a surmonté43:15 - Les demandes les plus folles des superstars45:50 - Pendant le confinement, tu as imaginé que c'était la fin de l’entreprise ?49:15 - Le conseil N°1 qu’il donnerait à son jeune lui53:15 - Comment gérer une charge de travail élevée ?55:00 - L’anecdote folle avec Shakira57:10 - Comment veux-tu qu’on se souvienne de toi ?Retrouvez Angelo sur:Instagram: https://www.instagram.com/livenationfr/Et retrouvez-nous sur:Instagram: https://www.instagram.com/theelevatehouse/Tiktok: https://www.tiktok.com/@theelevatehouse/

## Transcript

[0:00] Pour moi il y a pas de networking, le networking pour
[0:02] moi c'est c'est juste de l'opportunisme.
[0:04] J'ai vu dans une interview que c'était Jay Z qui t'avait
[0:07] recommandé pour ce poste. Et il leur a dit, mais le gars
[0:10] qui va voir Roger du tout, c'est Angelo.
[0:11] On a commencé à parler de musique.
[0:13] C'est vrai que quand on a commencé à parler de musique, il
[0:16] se sont rendu compte que j'étais un malade.
[0:18] Bad Bunny, Allah Paluza. C'est comme moi qui l'ai mis à
[0:21] l'époque et tout le monde s'est dit, mais qui c'est ce mec qui
[0:23] vient et tu chantes en espagnol ?
[0:24] Moi je dis, BAD Bunny. Depuis 10 jours, c'est l'artiste
[0:26] le plus streamé au monde. Comment tu décrirais la charge
[0:29] de travail que ça implique de gérer tout ça, d'aller au bout
[0:31] des choses ? Moi j'ai pas l'impression de
[0:32] travailler. Tu te lèves le matin pour
[0:34] découvrir des artistes, pour faire des choses différentes et
[0:37] ça marche. Ça c'est notre vie, ça c'est le
[0:39] bonheur, ça c'est la passion. Si un jour t'es plus là, comment
[0:42] tu veux qu'on se rappelle de toi ?
[0:46] Avec le sourire. Qu'est ce que je dois savoir sur
[0:51] toi pour comprendre la personne que j'ai en face de moi
[0:53] aujourd'hui ? Alors je pense les 2 mots
[0:58] essentiels, je pense que c'est mauricien et et c'est un point.
[1:02] OK Mauricien et Saint Ouen, tu sais que je suis allé à l'île
[1:04] Maurice pour la première fois en décembre ?
[1:06] Là c'est incroyable, on va en reparler après de toute façon
[1:09] t'inquiète. Et aujourd'hui du coup t'es le
[1:10] CO de Live nation France. Est ce que tu peux pour ceux qui
[1:13] connaissent pas Live nation, expliquer ce que c'est ?
[1:15] La nation, c'est le plus grand producteur de spectacles au
[1:18] monde, donc c'est 45000 concerts par an, c'est plus d'une
[1:22] centaine de festival, c'est 300000000 de fans.
[1:24] C'est quasiment un des plus grands artistes au monde.
[1:27] Donc je vais pas rentrer dans parce que ça fera une
[1:28] surenchère. Mais aujourd'hui nous on doit
[1:32] faire 3000 concerts par an. On a 3, 4 festivals, on
[1:36] travaille dans divers milieux comme la mode, la musique, les
[1:39] entreprises. On a une agence, donc c'est
[1:42] beaucoup de choses qui sont diversifiées et surtout qui qui
[1:44] ramènent au divertissement. On est là pour aujourd'hui, pour
[1:47] pour aider les gens à se divertir, pour mettre nos
[1:49] compétences au service d'entreprises qui veulent des
[1:51] artistes. Donc c'est un métier qui qui est
[1:54] passionnant, qui n'est jamais redondant et tous les matins
[1:58] t'as l'impression de faire quelque chose de différent.
[2:00] J'ai vu dans une interview que c'était Jay Z qui t'avait
[2:03] recommandé pour ce poste, c'est vrai ça ?
[2:04] C'est à dire qu'il cherchait quelqu'un en 2009.
[2:06] Et d'habitude la fonction rachète les plus grosses
[2:08] sociétés, ils vont dans un pays et donc qui est le plus grand
[2:11] producteur et moi j'étais un petit indépendant donc j'allais
[2:14] pas les intéresser et il leur a dit mais le gars qui va vous
[2:17] révolutionner tout c'est Angelo. Allez le voir, sa mentalité, son
[2:20] état d'esprit, sa vision du business va vous surprendre et
[2:24] vraiment différente des autres. Donc ils sont venus me voir, on
[2:26] a commencé à parler musique. C'est vrai que quand on a
[2:30] commencé à parler de musique, il se sont rendu compte que j'étais
[2:32] un malade avec une vision, je dirais pas de capable de d'afro.
[2:37] En 2008, ils ont. Recommencé à se dire, mais.
[2:38] On se met qui des fois ? Donc il y a un truc qui est un
[2:41] potentiel. Et pourquoi tu penses que t'es
[2:43] fou du coup, Pourquoi t'as t'as parlé de capable en 2008 ?
[2:46] Parce que je leur ai expliqué que la révolution digitale
[2:49] allait bouleverser la musique sous toutes ses formes, la
[2:51] musique enregistrée, le Live. Et que on allait voir des
[2:54] 1000000 de personnes qui avaient commencé à écouter de la musique
[2:57] et différentes musiques, différents cours musicaux, alors
[3:00] qu'avant on était Ben vraiment dépendant des radios et des
[3:04] télés qui passaient des clips. Donc on avait une nomenclature
[3:07] de 20 artistes ou 30 qui tournaient en rond depuis des
[3:11] années. Et là, du jour au lendemain, tu
[3:13] te lèves le matin et t'écoutes des 1000000 d'artistes sur les
[3:15] plateformes. Donc y a des gens qui ont
[3:17] découvert des types de musique, des typologies, des artistes.
[3:20] Qu'ils connaissaient pas avant. Et on parle aujourd'hui de
[3:22] l'explosion des concerts. Elle est pas due parce que les
[3:24] gens ont plus envie de sortir. Elle est due parce que les gens
[3:26] ont découvert aujourd'hui des courants musicaux que qu'avant
[3:30] ils ne connaissaient pas. Donc l'explosion du raggaeton,
[3:32] l'explosion de l'explosion de la K POP elle vient, elle vient et
[3:35] de la frose elle en a. C'est qu'il y a des jours qui
[3:37] sont qui sont mis à écouter de la musique, et alors ?
[3:39] Ça a été, ça a été multiplié par 1000 pendant le COVID où les
[3:42] gens n'avaient que ça à faire que d'écouter de la musique.
[3:44] Et on s'est retrouvés un après COVID où les gens ont dit Ah,
[3:47] ils ont été enfermés, ils ont voulu sortir, non, ils ont été
[3:50] enfermés, ils ont écouté de la musique comme jamais et quand
[3:53] ils sont sortis, ils ont dit, J'ai écouté, maintenant je vais
[3:55] voir ce que ça donne. Et puis surtout, ils s'ont rendu
[3:58] compte que un concert live et un concert à la télévision, c'était
[4:02] pas pareil en termes d'émotion. On avait fait une étude juste
[4:05] avant le COVID. En termes d'événements publics
[4:09] et de grand public, la musique arrivait à 75% devant toutes
[4:11] tous les autres, les grands publics, la politique, le sport.
[4:15] Parce que dans la musique, on retrouve des émotions, des
[4:19] émotions, la tristesse, la joie, de la camaraderie.
[4:21] On va à un concert parce qu'on a, on a kiffé un son pendant
[4:24] l'été, donc on est tous ensemble.
[4:26] On va à un concert parce que y a un type qui nous a touché.
[4:28] Tu vois quand quand tu regardes et tu fais un concert de Joe,
[4:31] d'être filé et que je chante mon ex, ça Touche pas que des
[4:35] femmes. Tu vois, tu vois des bonhommes
[4:37] derrière qui sont comme ça, qui sont cachés comme une petite
[4:39] larme parce que c'est aussi leur c'est ils.
[4:40] Quand on parle de leur ex, c'est aussi pour eux.
[4:43] Ils sont pas devant comme les autres.
[4:44] Mais ces ces ce ces moments-là, ça se vit.
[4:47] C'est clair, j'ai l'impression que t'as vraiment un amour pour
[4:49] la musique ancré en toi. Mais si j'ai pas, si j'ai pas
[4:51] d'avant pour la musique, je fais pas ce métier.
[4:53] Moi je fais le métier parce que je suis un passionné de musique
[4:55] le jour. Où je n'écoute plus de musique,
[4:58] où le jour où je regardais ma musique, je change de métier.
[5:00] La différence qu'il y a aujourd'hui entre on parle de
[5:03] concurrence exacerbée, de non, c'est 90% des gens écoutent de
[5:06] la musique, faut que je change, faut que je change de métier,
[5:07] ils n'écoutent plus de musique et aujourd'hui ça va vite.
[5:10] Donc tu vois, on a été les premiers à faire des concerts de
[5:12] Capop tu vois, j'ai fait un concert de capop en 2011, en
[5:14] 2011 tu vois c'est pas, on n'a pas attendu aujourd'hui que le
[5:18] vidéo fasse de défiler, tu vois des concerts de capote, des
[5:20] concerts de la frose des, des premiers concerts de burnaboy,
[5:22] des premiers concerts de enfin tu vois doncerts de.
[5:27] C'était le premier bad Bunny all la paluza.
[5:30] C'est comme moi qui l'ai mis à l'époque et tout le monde s'est
[5:32] dit, mais qui c'est ce mec qui vient et qui chante en espagnol
[5:34] aujourd'hui ? Bad Bunny, depuis 10 jours,
[5:36] c'est l'artiste le plus streamé au monde en espagnol.
[5:39] Que les gens comprennent pas hein, ils parlent pas de
[5:40] l'anglais en espagnol. Par contre le Mec il est
[5:42] premier, il a un titre en France où il parle de son père, c'est
[5:45] le titre le plus streamé. Et moi autour de moi, j'ai
[5:47] demandé aux gens, alors Ah moi je sais qu'il veut banni mais il
[5:49] dit quoi dans son titre ? Je sais plus mais c'est pas mal,
[5:52] mais il parle de son père enfin donc voilà mais la musique c'est
[5:55] ça, la musique c'est c'est c'est on s'éclate, c'est des
[5:57] sentiments et et c'est parce qu'il y a une vaille autour des
[6:00] autour des titres, elle est intéressante aujourd'hui quand
[6:02] tu vois on a commencé à faire des concerts vibe l'année
[6:07] dernière parce que personne s'intéressait aux musiques
[6:09] d'outre mer et on s'est dit mais vous êtes fou de la, c'est la
[6:12] base. Comme on dit chez nous, mais le
[6:14] zouk c'est la base, c'est faut donc on a on a fait valve,
[6:18] c'était complet et Bah tu vois ça fait maintenant 18 mois.
[6:19] Depuis y a des concerts partout. Les artistes qui étaient à Val,
[6:22] Bah tu les vois maintenant ils font leurs propres concerts,
[6:24] tant mieux, c'est pour ça qu'on l'a fait.
[6:26] C'est la reconnaissance de cette musique aujourd'hui qui est
[6:28] incontournable en France mais qu'on n'a pas respectée.
[6:30] Maintenant on la respecte un peu plus, mais il faut continuer.
[6:32] T'as mentionné l'outremer, là ? Toi théoricien, est ce que tu as
[6:36] grandi là-bas déjà ? Je veux pas dire de.
[6:37] Bêtises j'ai j'ai, j'ai quitté, j'avais 3 ans, alors je suis
[6:41] retourné travailler pendant 2 ans et ça a bouleversé ma vie.
[6:45] Parce que. Parce que tu te rends compte que
[6:47] il y a des gens qui peuvent vivre en paix, qu'il y a des
[6:48] gens qui ont ce l'art toute la journée, qu'il y a des gens qui
[6:51] t'aident sans te demander quelque chose en échange.
[6:52] Et puis ça ne fait que conforter tes valeurs.
[6:55] Et c'est là où tu dis, voilà, je.
[6:56] Je comprends maintenant qui je suis et pourquoi.
[6:59] J'agis comme j'agis. Tu peux me parler un peu de ton
[7:01] environnement quand tu étais jeune du coup ?
[7:03] Banlieusards typiques, banlieusards typiques, mes
[7:06] parents on on est arrivés je crois, on était à Paris et mon
[7:12] père voulait absolument qu'on ait une petite maison, donc il
[7:15] s'est sacrifié pour qu'on ait une maison et il travaillait 7
[7:18] jours par jour, 365 jours pour qu'on paye le crédit de la
[7:21] maison, mais il voulait qu'on ait une petite maison après
[7:23] voilà, c'est pas une maison avec un jardin, c'est un, c'est un
[7:25] toin à côté des cités, mais c'est c'est c'est là où quand on
[7:29] parle de l'île Maurice et de cette reconnaissance des valeurs
[7:32] et. Et que que j'ai eu.
[7:33] Ben quand tu quand tu travailles dans les, quand tu vis dans les
[7:35] quartiers, que tu grandis dans les quartiers, t'as une
[7:38] solidarité qui existe, t'as un respect mutuel des gens mutuel,
[7:44] des des aînés qui est qui est important, t'as t'as le vivre
[7:47] ensemble parce qu'à l'époque on vivait vraiment ensemble et tous
[7:49] et y avait aucun problème, on parlait, on parlait, y avait pas
[7:53] de débat de religion donc tu vois c'est un c'est un moment
[7:55] qui était quand même assez agréable et puis et puis tu
[7:58] vivais dedans tout le temps parce qu'on avait pas d'argent
[7:59] donc on partait pas en vacances. Donc c'est quasiment 365 jours
[8:02] que tu passes avec les bottes du quartier.
[8:04] Donc t'as une routine qui se met en place, tu vas à l'école, puis
[8:07] quand y a pas l'école tu vas au stade et tu vas au foot et et
[8:09] voilà c'est c'est c'est une vie qui va comme ça.
[8:12] Donc du coup t'apprends ces choses là.
[8:14] Au début tu te rends pas compte, tu penses que c'est une vie de
[8:17] quartier mais finalement c'est un c'est des fondamentaux que
[8:20] t'as vie. Que t'apprends le respect des
[8:22] gens, être respectueux des aînés.
[8:25] Bah après c'est un truc qui va te suivre toute la vie.
[8:27] Donc c'était une vie de bon garde normale et je pense que
[8:32] c'est c'est de là que t'as cet âge là et tu te rends compte
[8:35] que. Qu'on est protégé même si y a
[8:37] des quartiers, même si on n'a pas d'argent.
[8:39] Mais tu vois moi les grands moments j'ai t'as des temps
[8:41] forts dans l'année quand t'es dans les arts c'est un c'est
[8:43] d'aller à Tati début septembre pour aller acheter des fringues
[8:45] pour pour l'année. C'est c'est parce que t'allais à
[8:48] Paris quand t'Habites Saint Ouen puis même Barbès de Saint Ouen,
[8:50] pour moi ça me paraissait une colonie de vacances et parce
[8:53] qu'avant on sortait pas trop et donc tu vis Paris, tu vois ça,
[8:57] tu vois cette agitation et tu reviens et après tu reviens à
[9:00] Saint Ouen et tu dis Ouais j'étais à Paris.
[9:03] Bon t'as été qu'à Barbès, t'as fait 4 stations sur la n 4.
[9:06] Mais voilà ces petites choses comme ça qui te font l'étincelle
[9:10] que t'as dans la journée parce que tu te nourris et tu prends
[9:12] ce que t'as. Tu tu tu prends et tu rêves et
[9:15] tu prends ce que t'as et jusqu'au jour où après tu dis
[9:17] bon on va, on va peut être bouger les choses parce qu'on a
[9:21] rien, parce que la musique hip hop est arrivée et que tu t'as
[9:24] t'as au au fond de toi cette fibre qui te dit que tu vas
[9:27] entreprendre quelque chose pour faire des choses différemment et
[9:30] et là. Tu, tu penses à la solidarité,
[9:32] tu penses à l'amitié, tu commences à monter des premières
[9:35] après 12h00, puis ça, ça t'emmène à la haute aujourd'hui.
[9:39] Tu te rappelles de qu'est ce que tu voulais faire quand j'étais
[9:41] jeune, de quoi tu rêvais ? Alors c'est pas que je rêvais.
[9:44] Quand j'étais jeune je devais être prêtre.
[9:47] Je rêvais pas d'être prêtre. Je devais être par par
[9:49] reconnaissance pour ma grand-mère.
[9:51] Qui était vraiment à fond dans l'Église, qui faisait catéchèse,
[9:55] qui faisait des messes ? Donc j'ai dit Bah OK grand-mère
[9:57] je serai prêtre et tu vois je donc j'ai suivi le courant.
[10:00] Profites une fois comme Union Jeunesse ouvrière chrétienne,
[10:04] action catholique pour l'enfance et après voilà on a on a
[10:07] commencé à rencontrer des prêtres pour pour avoir des
[10:09] réflexions par mois sur qu'est ce que c'est le métier d'être
[10:11] prêtre ? T'as et ta foi jusqu'au jour où
[10:15] on s'est rendu compte que ça matchait pas.
[10:19] La vie actuelle et le le prêtre ça marchait pas, donc j'avais la
[10:23] ce que je voulais vraiment faire pour ma grand-mère.
[10:26] Tu vois par esprit de famille et de reconnaissance.
[10:28] Et la réalité du jour où le le le le le ça s'est vraiment cassé
[10:35] où le grand lequel a été coupé quand j'ai dit aux prêtres, mais
[10:38] vraiment les femmes et l'Église, c'est pas vrai, c'est c'est un,
[10:43] c'est un mythe, y a quelque chose.
[10:45] Il m'a dit non. Dans l'Église, il y a pas de
[10:47] femme, mais je dis pas il y aura pas d'Angelo parce que c'est pas
[10:50] possible tu vois, j'avais 15, 16 ans, c'est c'est l'âge où où tu
[10:54] es en pleine possession de tes moyens que que voilà la vie
[10:58] romantique devient différent et je lui dis mais c'est pas
[11:01] possible si je suis abrégé, écoute moi ça marchera pas.
[11:04] Voilà ma grand-mère était triste, ma grand-mère était
[11:07] triste, voilà, il y avait les 2 métiers que je rêvais de faire,
[11:09] c'était pâtissier pour mon grand-père ou prête pour ma
[11:11] grand-mère. Voilà c'est pour Cela dit la la.
[11:14] La culture mauricienne et les traditions, c'est quelque chose
[11:17] qui est vraiment créée. La première chose que tu veux
[11:19] quand tu es petit c'est rendre et voilà tes modèles c'est ce
[11:23] sont ton père, ta mère, ta grand-mère et ton grand-père.
[11:25] Mon père était peintre en bâtiment, je voulais pas être
[11:27] printre, voilà il était femme de ménage, il faisait pas de femme
[11:29] de ménage donc prêtre. Et les pâtissiers c'est un truc
[11:33] qui me qui était pas mal. Agréable et c'était pas trop dur
[11:36] de de dévier un peu de ce chemin que tu imaginais depuis petit.
[11:40] Non, parce que je pense que. J'ai j'ai, je l'ai, je l'ai, je
[11:43] l'ai vraiment vécu jusqu'au bout tu vois j'ai j'ai vraiment, j'ai
[11:47] vraiment été dans la foi, j'ai vraiment été dans l'Église et et
[11:49] je le regrette pas je je je suis un pratiquant et il regrette pas
[11:53] ce genre de choses. Et puis si si tu regrettes de se
[11:55] retrouver quelque part et et quand tu vas mal, je pense que
[11:59] la foi c'est c'est un bon refuge.
[12:01] Il me semble que si tu étais membre d'un crew de hip hop
[12:03] quand tu étais jeune ouais comment comment t'as t'as
[12:06] rejoint ce monde ? Un petit peu.
[12:07] On a découvert le hip hop parce que ça ça nous a renversé,
[12:10] bouleversé. C'est un un séisme qui arrivait
[12:13] dans les dans les banlieues, tu vois le hip hop quand ça
[12:15] arrivait, tu vois à cette mode, ces casquettes, cette musique,
[12:18] quand c'est tout ce que tu rêves, quand tu es jeune tu vois
[12:19] de et donc du coup on a commencé avec mes cousins à monter un
[12:22] crou et donc du coup on était 4 et après on était 6, après on
[12:26] était 8, après on a commencé à bouger, on a commencé à fédérer,
[12:29] on se retrouvait le mercredi, Ouais, le samedi on était
[12:33] 1001002010050 et et tu vois c'est ce.
[12:36] Y a un côté fraternel où tu te vois, où tu te retrouves, où tu
[12:40] tu mets un poste, tu danses, tu parles pendant des heures, tu et
[12:44] c'est c'est c'est quelque chose que on n'a pas à Saint Ouen, tu
[12:47] vois, c'était vraiment nous notre notre refuge, c'était bon,
[12:50] y a l'Église et la foi, mais le refuge tous les jours c'est
[12:54] c'est les amis, c'est fraternel, tu vois les habits, c'était un
[12:56] crew, ils étaient tous des frères, donc on n'a pas si tu
[12:59] vois ensemble on a, on sort ensemble et et un jour on s'est
[13:03] dit mais. Faut qu'on aille plus loin, Ben
[13:04] parce qu'on le hip hop il est pas qu'en France, faut qu'on
[13:06] dépasse les frontières. Donc là on s'est dit on va
[13:09] commencer à organiser des après 12h00 et et la première après
[13:12] 12h00 tu vois on a récolté un peu d'argent et on a été en
[13:15] Hollande, puis après ainsi de suite et on a grandi donc je
[13:17] pense que ce ce le le crous c'est la continuité de la vie de
[13:21] quartier quelque part tu vois c'est on est ensemble, on est
[13:24] fraternel, donc les gens venaient de de Paris, du
[13:25] 9180128013 donc on avait une même vie de quartier mais avec
[13:29] des départements différents. Tu vois, c'est toute cette
[13:31] fraternité que t'apprends quand t'es jeune et.
[13:33] Et avec tes potes, c'est ces valeurs de quartier que tu
[13:36] retrouves aussi dans hip hop. Donc.
[13:37] Sauf que là on était identifié à une culture américaine, à des
[13:40] casquettes, à des baskets, à de la danse, parce que ça pour tout
[13:43] le monde, ça commençait par la danse, c'est le rap, c'est bien
[13:46] après, mais quand l'ip hop arrivait, c'est d'abord été la
[13:48] danse, donc tout le monde était un peu danseur, après il était
[13:51] graffeur et puis après il était un peu rappeur et c'est c'est
[13:54] c'est quelque chose qui qui a été aujourd'hui le fondamental
[13:58] de ma vie. Et du coup, c'est cette
[14:00] progression de danser. Organiser des après 12h00 et
[14:03] cetera qui t'a emmené vers organiser des events y a.
[14:06] Eu des concours de circonstances, tu vois, on a
[14:08] organisé des soirées pour gagner de l'argent, pas pour faire des
[14:10] soirées des après 12h00 après des soirées.
[14:13] Parce que on a commencé à devenir un peu plus vieux et que
[14:15] parce que nous. La vie de quartier c'est très
[14:17] bien mais mes parents on avait pas le droit de sortir donc on
[14:20] sortait pas. C'est pour ça que vous faisiez
[14:22] des après 12h00 ? Il fallait qu'on soit à la
[14:23] maison à 4 5 h et après quand on avait 17 ans ou 18 ans, là on
[14:26] pouvait sortir. Là on a commencé à faire les
[14:28] soirées mais dans les soirées il y avait des parents qui étaient
[14:31] à la caisse donc ils étaient à pont des soirées donc ils
[14:33] étaient quand même là. Mais ça nous permet d'avoir un
[14:35] peu plus d'argent et là on a été en Angleterre, puis après on a
[14:38] été aux États-Unis et c'est ça qui qui nous a permis de de de
[14:41] de réagir au travers du monde et après de découvrir ces mecs.
[14:46] Qui est New York ? Et et d'aller à la rencontre du
[14:49] hip hop et de de se nourrir de cette culture américaine.
[14:53] Tu vas Brooklyn, tu vas dans le bon, tu vas.
[14:55] C'est tout ce que tu vois dans les films.
[14:57] Tout ce que on a vécu au travers des disques, on l'a vécu enfin
[15:00] sur place et pour nous, tu vois, c'était c'était quelque chose
[15:03] qui était intense. C'est là que ça a un peu été un
[15:06] switch pour toi, la découverte des États-Unis ou pas du tout
[15:08] juste là avant ? Non, c'est, c'est le.
[15:11] Le Suisse était avant cette musique qui arrivait, cette
[15:15] façon de de, de de de se comporter, d'être, d'écouter de
[15:17] la musique, de défendre aussi parce que tu vois le le, le hip
[15:21] hop et le le rap c'est le rap au départ quand il arrive c'est
[15:26] c'est qu'on c'est quelque chose de c'est un message.
[15:30] Les premiers rappeurs médi mail, je suis gang, tu vois, ils
[15:33] parlent de la vie de quartier, sont des messagers des
[15:35] quartiers. Quand ils venaient rappeler dans
[15:36] les soirées, ils parlaient de David Cartier, il parlait un peu
[15:39] de défi, mais tu vois, c'était vraiment.
[15:41] Ce sont des poètes au départ comme comme à l'époque.
[15:43] Donc quand on a commencé à rapper, c'était vraiment pour
[15:45] pour parler de la vie de quartier, de parler de nos
[15:47] problèmes, de parler de de, de, de, de, de la vie, de la joie.
[15:51] Donc c'était de de de rapper, c'était vraiment de parler de
[15:53] nos vies, donc. Le hip hop, c'est un acte
[15:55] militant par rapport à à la vie de quartier qu'on avait.
[15:58] On se révoltait au travers d'une musique, au travers de la danse.
[16:02] Ça, ça d'aurait été ça. Et c'est pour ça que il y avait
[16:05] rien de calculateur. Tu te rappelles du premier gros
[16:07] concert que tu as organisé dans ta vie ?
[16:10] En juin 1989 donc, on a été à New York en 88 et et là on était
[16:13] en Bronx sur l'anniversaire de zone nation et donc là tous les
[16:17] rappeurs viennent parce que bah tout le monde.
[16:22] Tout le monde donne le respect à la zone nation parce que c'est
[16:24] la zone nation qui a fédéré les quartiers et les gangs.
[16:27] Et là tu rencontres des rappeurs, qu'est ce que vous
[16:28] faites ? Ben nous on fait des soirées à
[16:30] Paris, Ah Ben nous on est rappeurs, moi je suis manager,
[16:32] on veut venir à Paris, qu'est ce que vous faites ?
[16:35] On fait des soirées et des concerts, on fait des concerts
[16:38] si tu veux, enfin tu vois, à un moment donné pour nous les
[16:40] concerts c'est aussi facile qu'une soirée.
[16:42] Donc là on a commencé à sympathiser et on a sorti avec
[16:45] 2, 3 groupes qu'on a fait venir pour la première fois avec
[16:48] disant mars et c'était complet. Tu vois, c'était la folie les
[16:53] gens. Ils ont découvert de plein fouet
[16:55] des groupes hip hop qu'ils connaissaient pas, du Lakim
[16:57] Shabaz, King of pressure, ultra manique M 6.
[17:00] Ça parle à personne et pourtant il était complet.
[17:03] Après, on a perdu de l'argent parce que en en terme
[17:05] d'organisation, un concert. C'est pas une soirée, voilà tu
[17:09] fais ce que tu veux, c'est pas une soirée mais on a appris,
[17:12] c'était bien, on leur a fait visiter, on les emmenait à
[17:15] Mantes la jolie pour aller voir. On a dit Ah nous aussi on a le
[17:18] Bronx, on les emmenait à Mantes la jolie et on a été au McDo
[17:23] avec eux aussi. Y a une expérience personnelle
[17:26] qui est assez intéressante et donc on a fait ce premier
[17:28] concert, c'était plein et là tu te dis si y a y a vraiment un
[17:32] puit qui est là. Justement, ma question, c'était,
[17:35] c'est quoi la chose que tu as apprise, la plus grande chose
[17:37] que tu as apprise avec ton premier concert justement ?
[17:40] Que c'est un métier surtout parce que on était c'est ça se
[17:43] prépare, tu peux pas improviser. On a, on a improvisé trop de
[17:46] choses, on a réussi à le faire, y a aucun souci, mais on s'est
[17:50] rendu compte que tu n'improvises pas les choses dans la vie.
[17:52] Que ce soit pour un concert pour ta vie, faut faut pas
[17:55] improviser, faut faut se préparer même si tu as
[17:57] l'impression que c'est de l'Impro.
[17:58] Mais y a vraiment de la préparation parce qu'on peut pas
[18:01] y a des enjeux sécurité de sûreté et financiers qui sont
[18:04] importants. Donc ça quand tu l'apprends le
[18:07] lendemain tu es fatigué mais tu dis OK, j'ai pris une petite
[18:10] claque quand même, c'était bien. Tout le monde est content, mais
[18:12] y a des choses que les gens ne voient pas qui sont plus
[18:15] importantes que le fait d'être plein.
[18:16] Tu te rappelles à à cette époque, quand bah tu commences à
[18:19] organiser tes premiers concerts, c'était quoi ta vision du
[18:20] succès ? C'est de rendre les gens
[18:24] heureux, c'est de se dire que on a mis tous les potes dans la
[18:27] salle, que tout le monde est content et que surtout on a des
[18:30] artistes. Nous le l'idée c'est on est même
[18:33] pas une espèce de business, c'est on veut se faire kiffer
[18:37] donc on veut amener les artistes, ce qu'on veut voir.
[18:40] Il y avait même pas une notion de business donc après oui il y
[18:43] avait, il fallait perdre ça mais.
[18:45] Et qui est à la mode, qui qui on doit bien faire venir.
[18:47] Et donc tu vois on a fait eux, après on a fait Bill et Liquen,
[18:50] après on a fait karaes One, jerkel Brothers, Bobby Brown,
[18:54] enfin tu vois. Et après tout ce qu'il y a eu,
[18:56] ça a été comme quand on a fait venir Mary J Blage quand on a
[19:00] fait venir Joe DC c'est beaucoup plus du kif que du Business, tu
[19:05] vois et et au fur et à mesure t'as de nouvelles tendances.
[19:06] Et puis, et quand on a fait venir blackstreet.
[19:09] Tu vois, c'était fou, le concert était archi complet et et et
[19:13] l'ambiance était folle dans la salle, y avait Teddy railey qui
[19:16] était là sur scène, le mec qui a inventé Anne Jack Swing.
[19:19] Donc tu vois, c'était plus important ça pour les gens que
[19:21] de te dire qu'on a essayé la question complète et qu'on a
[19:23] peut être gagné de l'argent et que c'est pas grave.
[19:24] On était c'était pas ça, on se nourrissait de on se nourrissait
[19:28] de passion et de musique. Et maintenant que t'es arrivé à
[19:30] la tête d'une société comme Life in Nichain, est ce que tu penses
[19:33] que ta vision du succès, elle a changé ?
[19:35] Elle est différente parce qu'on est dans un modèle économique
[19:37] qui est différent. Mais moi aujourd'hui, le plus
[19:40] important, il y a, il y a 2 vecteurs qui sont cruciaux.
[19:45] C'est un de faire en sorte que les concerts se passent bien,
[19:47] que les artistes soient contents, peu importe qui sont
[19:49] hein. On parle d'une salle de 304 100
[19:51] à un stade. Pour moi il y a pas de petits,
[19:53] il y a pas de grands artistes. Et après ?
[19:54] Surtout si d'arriver à faire une sorte, de d'avoir une équipe
[19:57] autour de soi. Qui est motivée et qui en veut
[20:01] et sur qui on compte ? Et de les mettre dans les
[20:04] meilleures conditions pour qu'on puisse accueillir aujourd'hui
[20:06] nos événements et nos artistes. C'est pas le plus dur ça, de
[20:09] construire une équipe ? Je je pense que le futur c'est
[20:12] pas de construire l'équipe, c'est d'arriver à leur insuffler
[20:14] des choses différentes, des choses nouvelles.
[20:16] La vie, la vie, elle bouge tous les jours, elle bouge tous les
[20:19] mois, elle bouge toutes les semaines donc tu vois, il faut
[20:21] les nourrir de ces de ces changements.
[20:23] Il faut pas, faut pas être blasé, faut pas qu'ils soient
[20:25] fatigués. Enfin tu vois la vie elle fait
[20:27] que y a des y a des choses qui viennent nous bouleverser et et
[20:30] nous en tant que en tant que patron, on doit être à leur
[20:33] écoute. Tu vois, on doit comprendre
[20:35] aujourd'hui que quand quelqu'un va mal c'est pas parce que peut
[20:39] être ça se passe mal chez nous mais peut être mal chez lui.
[20:40] Et comme on peut nous on va, on peut arriver à à à
[20:43] l'accompagner. Tu vois, j'ai découvert là dans
[20:46] un on fait une étude pour le modem, la parentalité est un
[20:51] sujet mais tout le monde pense que la parentalité ce sont juste
[20:56] les femmes. La parentalité c'est le couple
[20:59] et les 1000 premiers jours après la naissance d'un enfant.
[21:03] C'est les 1000 premiers jours les plus difficiles de la vie
[21:05] d'un couple parce qu'il y a des choses qui se passent, qu'on
[21:08] comprend pas, qu'on peut pas expliquer.
[21:10] Et donc tu vois, c'est comme nous dans les quartiers, tu dis
[21:12] jamais que tu auras un psychiatre ou un psy ou t'as un
[21:14] burn out, c'est c'est impossible et tu mets pas un mot dessus.
[21:17] T'es malade, t'es fatigué mais t'as pas de c'est pareil, tu vas
[21:19] pas dire Quand t'es un bonhomme, ouais j'ai un baby blues.
[21:23] Parce que c'est bon c'est bien pour une femme, pas problème
[21:25] aussi un homme aussi part en 20 Mulhouse un homme peut être
[21:27] affecté par la naissance parce que ça vient troubler un couple
[21:30] et qu'on peut pas le dire donc y a des gens qui sont là pour
[21:32] aider à ça mais sauf qu'on va pas les voir et on se dit mais
[21:35] non mais c'est moi ou c'est toi ?
[21:37] Et comme c'est toi et c'est moi et qu'on se parle pas parce que
[21:39] tu peux pas dire t'oses pas dire à ta femme qu'elle va mal parce
[21:41] qu'elle elle te dit qu'elle va mal et Ben non c'est un truc qui
[21:44] est important et dans ces 1000 jours tu as un couple surtout
[21:49] qui divorce quand tu apprends ça tu dis voilà mais c'est quoi ?
[21:52] Moi je peux vous aider, je vais pas être intrusif, mais j'ai
[21:55] rencontré des gens qui peuvent vous aider avant, pendant et
[21:59] après des aides, des psychologues, des psychiatres,
[22:02] des des YAYAYA une solution à tout.
[22:04] Mais aujourd'hui il faut faut y aller.
[22:06] Faut je pense qu'il faut pas avoir peur, faut pas avoir peur
[22:08] de dire qu'on va mal et qu'on a enfin tu vois y a des gens qui
[22:11] ont peur de dire qu'ils vont mal donc y a et donc du coup quand
[22:14] des gens viennent au travail et qui sont pas bien, il faut faut
[22:16] pas trop qu'on qu'on leur qu'on les réprime.
[22:21] Il faut essayer de comprendre, tu vois, c'est ce que c'est nous
[22:23] au boulot, est ce que c'est eux ?
[22:25] C'est des chefs avec qui on passe 60% de notre vie
[22:27] finalement sur un an. Donc tu vois t'es responsable,
[22:30] t'es responsable d'eux et pas que le titre de patron et de
[22:33] leur donner une paye et leur donner une mutuelle, t'es
[22:35] responsable eux aussi pour leur donner un cadre de travail qui
[22:37] puisse leur permettre d'être heureux.
[22:39] Tu vois, c'est fort, j'ai l'impression que t'as.
[22:41] T'as tu gardes une vraie connexion avec l'humain je
[22:43] pense. Ça vient de bah Comment t'as
[22:44] grandi ? Et je sais que enfin je trouve
[22:47] que une part de ton succès c'est ta capacité justement à
[22:49] connecter avec les gens et avoir un un bon réseau pour toi c'est
[22:53] quoi la clé du networking ? Moi je, moi je suis pour moi.
[22:58] Il y a pas de networking pour moi il y a il y a, il y a de
[23:02] l'amitié, il y a le travail. C'est un réseau plus qu'un
[23:06] networking. Mais c'est juste à la rencontre
[23:09] des gens et et de faire en sorte que de respecter les gens.
[23:12] Déjà que la chose se respecte parce que le networking pour moi
[23:16] c'est c'est juste de l'opportunisme.
[23:19] C'est à dire que tu vas considérer quelqu'un que parce
[23:22] qu'il peut faire partie de ton réseau.
[23:23] Non moi je considère quelqu'un parce que c'est un être humain
[23:26] avant tout. Après s'il est quelqu'un et
[23:28] qu'on va se revoir, pourquoi pas.
[23:30] Tu vois donc ce truc de je vais d'abord faire du networking
[23:32] parce que ça va être bien pour mon métier non ?
[23:37] Je vais d'abord faire des rencontres humaines parce que
[23:39] les gens c'est extraordinaire, parce qu'ils ont une bonne
[23:41] vision, parce que t'as une bonne connexion et après tu feras le
[23:44] networking si il faut. Et tu respectes d'abord l'homme
[23:47] et la femme avant de considérer la personne pour ce que pour ce
[23:50] qu'elle fait. Donc la meilleure façon de
[23:52] networker, c'est de pas networker.
[23:54] C'est de de respecter tout le monde, tous les gens parce que
[23:57] tu sais pas, tu sais, tu croises quelqu'un demain, sait pas ce
[24:00] qu'il fait. Parce que tu sais pas ce qu'il
[24:01] fait, tu vas pas le considérer pareil, tu vas pas lui dire
[24:03] Bonjour, tu vas pas lui parler normalement, tu vas lui parler
[24:06] différemment. Chaque femme, chaque homme a un
[24:09] grand respect et d'abord tu les respectes pour l'être humain
[24:14] qu'il est. Et si après il fait du Network
[24:17] et du Business, tu feras du Network après.
[24:19] Mais tu peux pas d'abord commencer par le networking
[24:21] parce que t'as pas respecté la personne et je pense que t'as
[24:23] pas ce fondamental de respect de nature humaine avant pour moi
[24:27] net working c'est de l'opportunisme.
[24:29] Et d'ailleurs je sais que t'as des enfants.
[24:31] Si tu les aimes sûrement énormément, comment tu fais
[24:33] justement pour leur transmettre un peu ces valeurs que tu as
[24:35] construites dans ta jeunesse alors qu'ils grandissent pas
[24:37] forcément dans le même dans le même univers ?
[24:40] Je je leur explique tout le temps, je y a pas, tu vois, je
[24:43] moi ils ont eu 16 ans et un jour ils ont travaillé 16 ans, un
[24:48] jour je leur dis Vous savez quoi ?
[24:49] Y a vous avez 16 ans, un jour vous allez travailler donc vous
[24:52] avez poussé des caisses, vous allez faire des invitations,
[24:54] vous allez travailler sur des concerts, connaître aujourd'hui
[24:56] ce que c'est travailler de gagner votre propre argent et
[25:00] et. Et la seule chose que je vous
[25:01] demande c'est d'avoir le bac. Moi je suis à bac moins un voilà
[25:05] donc je vais pas vous pousser vers quelque chose, vous avez le
[25:07] bac, après vous faites les études que vous voulez, voilà
[25:10] vous faites ce que vous voulez mais au moins parce que on peut
[25:13] pas se décider à tout presque à 30 ans de ce qu'on veut faire tu
[25:16] vois tu vas pas dire à quelqu'un que tu vas faire au surtout
[25:18] aujourd'hui donc déjà et le bac parce que c'est la base.
[25:22] Et après une fois que tu as le bac, pose toi et réfléchis sur
[25:24] ce que tu penses, ce qui est le mieux important dans ta vie.
[25:27] Qu'est ce que tu veux faire et pas à 2 ou 3 ans ?
[25:29] Qu'est ce que tu veux faire dans dans 12 ans, dans 14 ans ?
[25:32] Et donc du coup tu vois je les même si je les je les aime
[25:36] profondément même si je suis là à 24 24 pour eux faut qu'ils
[25:40] apprennent à aussi se débrouiller tout seul, faut
[25:42] qu'ils aillent se brûler, faut qu'ils tombent tu vois c'est
[25:44] quand je dis des fois aujourd'hui malheureusement
[25:47] c'est la vie comme ça tu vois les les enfants ils sont malades
[25:50] toutes les semaines, ils ont des problèmes avec des fruits à la
[25:52] coque. Je laisse les gens font par
[25:54] terre laisser se rouler, laisse là prendre des microbes enfin tu
[25:56] vois c'est c'est sinon tu vas jamais te faire la vie enfin tu
[25:59] vois faut ça faut faut aller faut se confronter à la vie il
[26:03] faut aller se brûler quand tu te brûles tu comprends où tu veux
[26:05] te brûler mais moi ce que j'ai à expliquer c'est toujours ça
[26:07] c'est c'est OK je vous entoure, je vous aime profondément mais
[26:11] derrière et dehors vous allez affronter des gens qui sont pas
[26:16] tous bien et si vous vous êtes pas affrontés à ça c'est
[26:19] compliqué. Donc les gens qui sont ultra
[26:20] protégés que tu les vois arriver dans la vie active.
[26:23] Ils sont faibles, OK ils arrivent.
[26:26] Ouais moi je sors de l'école de commerce, je veux 40K, je veux 4
[26:29] jours de télétravail et tout, mais dès que tu lui dis non, il
[26:31] pleure, tu vois, il faut être fort mais il faut être fort
[26:35] jusqu'au bout, il faut-il faut-il faut être fort, faut
[26:37] être fort jusqu'au bout. Et aujourd'hui il y a il y a des
[26:40] choses à apprendre qui sont peut être beaucoup plus pertinentes
[26:42] que tu dises. Quand je suis dans une école de
[26:44] commerce, je reste 40K. Tu penses que c'est ta ?
[26:47] Enfin c'est de comment dire cet attrait pour le travail dur et
[26:49] la résilience, ça vient de ton père.
[26:51] Bah oui. Bah tu sais c'est pour ça que
[26:54] mes enfants ils sont pareils tu vois ma fille elle calcule pas
[26:57] tu elle dit bah je veux quand tu la vois travailler elle est elle
[27:00] est comme ça et c'est ce qu'on lui a transmis et mon père bah
[27:04] tu il a travaillé 7 jours sur 7 et on allait faire des chantiers
[27:07] avec tout le weekend. On a fait des chantiers avec du
[27:09] bon travail donc on s'est jamais posé de questions parce que
[27:12] c'est une question de survie. Ton père il est là, il a acheté
[27:15] une maison où il a mis un crédit pour te protéger, tu lui dois
[27:18] bien ça. Dire c'est pas c'est pas lui qui
[27:20] a décidé c'est pour nous tous et finalement on était on était
[27:23] content d'avoir un toit, on était content d'avoir une maison
[27:27] donc oui la vie était dure. Oui y a des moments où tu
[27:31] comprends pas pourquoi tu sors pas, pourquoi tu pourquoi tu
[27:34] prends une claque parce que t'as fait un doux travail, pourquoi
[27:37] tous les soirs il passe à la poubelle voir son a acheté et
[27:40] que si il a mangé dans la poubelle il ressort de la
[27:41] poubelle et que tu la demandes dans son assiette et tu dis mais
[27:45] Il est fou mais finalement il a raison, moi j'aide pas, on
[27:48] l'aide pas à manger. T'as une société de consommation
[27:50] où t'arrives, tu dis bon, je débarrasse la table, il restera
[27:52] un truc où j'ai pas faim, je jette, tu as le pain, le pain,
[27:56] pour lui, c'est sacré. C'est un café qui dit Jamais tu
[27:58] jettes du pain, puis tu sais quoi, tu vois au congélateur, là
[28:00] t'en fais un pudding. Tiens, mais y.
[28:04] A pas et tu mais au début tu comprends pas ce genre de
[28:07] choses. Et puisque t'es dans ta vie,
[28:09] dans ta folie, dans ta jeunesse et t'as toujours ce moment où
[28:12] t'es t'es révolté par rapport à tes parents donc t'as pas le
[28:14] recul nécessaire. Et finalement tu vois c'est
[28:16] c'est c'est des gens. Tu vois mon père, je lui je lui
[28:20] parlais pas parce que tu as été hyper sévère et pour lui c'est
[28:23] la sévérité avant tout et puis là il était c'est des gens que
[28:26] il a perdu sa mère à 8 ans, son père à 12 ans il a pas il a pas
[28:29] eu de parents Donc tu vois il a il a voulu vraiment nous
[28:31] protéger de ça donc au début on a eu du mal à le comprendre et
[28:35] tu tu t'énerves, tu te fatigues, tu lui parles pas et ou tu
[28:37] parles que football et finalement tu dis mais il s'en
[28:40] moque de ce qu'on fait jusqu'au jour où tu te rends compte que
[28:41] c'est pas vrai et que il est hyper fier de toi et mais
[28:45] finalement il meurt et quand t'as envie de lui dire.
[28:48] Ben tu peux plus discuter, Tu t'assois après que ça tombe, tu
[28:50] lui parles, mais tu réponds pas. C'est là où tu te dis.
[28:53] C'est ce que dit BAD Bunny, la chaise vide de son père, tu vois
[28:56] voir quelqu'un que t'aime après toi, que tu peux échanger, c'est
[28:59] hyper important. Donc profite de la vie, profite
[29:02] des gens que t'aimes tout le temps et dis leur et parle avec
[29:04] eux parce que le jour où ils seront plus là, c'est vrai qu'il
[29:06] faudra les regretter. C'est clair, c'est clair.
[29:09] Ben je. Je vois que ton père, il a
[29:10] sacrifié beaucoup de choses pour que tu puisses grandir dans de
[29:12] bonnes conditions. Toi c'est quoi déjà ?
[29:15] Est ce que toi tu penses que tu as sacrifié quelque chose pour
[29:17] un Harry ou t'es ? Et si oui c'est quoi ?
[29:20] Quelque part, si je veux dire, on a discuté avec les enfants,
[29:22] avec mon épouse, il y a des il y a des moments où j'étais pas
[29:24] tout le temps présent parce que j'étais sur la route, parce que
[29:26] j'ai des concerts. Mais tu vois l'idée c'est de se
[29:27] dire quand c'était les vacances, c'est les vacances, voilà peut
[29:31] être la vie scolaire le jour, le quotidien peut être pas de forme
[29:34] mais au moins les vacances on est passé ensemble, on est
[29:38] ensemble, on est passé ensemble, c'est les vacances ensemble,
[29:41] c'est un mois ensemble, au mois d'août ensemble, au mois
[29:43] ensemble. Enfin tu vois donc du coup il y
[29:44] a ça a pas été de tous les jours mais quand tu prends on a la
[29:48] chance d'avoir autant de vacances qu'on est ensemble en
[29:49] France. Bon finalement on a passé, on a
[29:52] passé du temps et puis à côté de ça c'est même qu'on peut pas, on
[29:56] a une vie de famille famille avec des s parce qu'on est
[29:59] plein, puis on est mauricien, quand on est pas 2 on est 20 et
[30:02] quand tu dis je fais un petit dîner ce soir avec la famille
[30:05] proche je t'ai dit à 20 donc il y a ça.
[30:07] Et puis nous tout ce qu'on faisait on avait on avait écrit
[30:10] un truc le mercredi Où c'était mercredi poulet.
[30:13] Donc du coup on a invité les gens en venir manger le poulet
[30:15] et et donc se retrouver le mercredi on était 18, 19, 20
[30:18] tous les mercredis donc quand j'étais là Ben même si c'était
[30:20] pas des vacances t'as tout le monde qui venait.
[30:22] Donc cette cette vie qui était là, cet échange aujourd'hui
[30:24] familial qui était là. Donc eux aussi ils ont appris
[30:26] ces valeurs et et ça leur ça leur sort aussi aujourd'hui.
[30:29] Donc Ben parfois oui y a eu des manques, parfois oui j'ai pas
[30:34] été présent, j'ai toujours essayé de de compenser.
[30:36] Quoiqu'il en soit j'étais toujours présent pour eux, ils
[30:38] avaient besoin de moi, j'étais là mais.
[30:40] C'est se dire toutes les 5 semaines on a des vacances, ces
[30:44] vacances là sont plus importantes que rester.
[30:46] Pour toi aujourd'hui, c'est plus dur pour les jeunes de se
[30:48] construire dans le monde actuel ?
[30:51] Je pense pas que ce soit plus dur de se construire.
[30:53] Je je pense qu'on est dans un milieu où tout change rapidement
[30:58] et tout bouge. Et et les gens, les jeunes
[31:02] surtout, ont tendance à à croire que les réseaux c'est un lieu
[31:06] béni où tout ce qui se dit est vrai.
[31:09] Et du coup ça ça a enlevé une partie de d'échange humain qui
[31:15] qui aujourd'hui leur dessert. Il vaut mieux que t'ailles
[31:18] discuter avec ton père, ta mère, ta famille pour pour voir ce
[31:21] qu'est ce que c'est vrai ou pas d'expérience ?
[31:23] Non, la science c'est les réseaux.
[31:24] Moi j'ai été voir et tout. Tu vois ma fille des fois elle
[31:27] lui dit mais tiens attends, attends, je vais aller voir,
[31:28] mais tu vas voir quoi ? Je suis en train de te parler.
[31:30] Ou tu vois c'est parce que tu crois que les raisons ont la
[31:34] science infuse. Aujourd'hui les jeunes ont trop
[31:35] tendance à croire que les raisons ont la science infuse
[31:37] donc toutes les réponses de leur vie sont sur les réseaux.
[31:40] OK d'accord tu vas aller faire un cookie, tu vas aller sur pas
[31:43] aller voir mais peut être voir ta grand-mère dire que faire un
[31:46] cookie différemment enfin tu vois c'est il y a juste ce côté
[31:49] un peu qui a qui a pris le pas, où on a l'impression que que
[31:54] forcément. Les raisons ont la vérité, alors
[31:58] que moi je pense que l'humain, l'expérience, c'est beaucoup
[32:01] plus prépondérant et et voilà, au moins tu peux te faire
[32:04] accompagner si jamais t'as un souci, puis t'as un dialogue
[32:06] avec tes réseaux, t'as pas de dialogue, t'as une lecture, t'as
[32:08] t'as une tu lis, point, t'as pas d'écoute, t'as pas de dialogue.
[32:11] Je pense que c'est relatif à ce que la ce qu'elle a dit
[32:13] aujourd'hui, tu vois ce ce côté où ?
[32:16] On passe moins de temps à échanger, à discuter.
[32:18] T'es beaucoup plus chez toi à jouer en ligne ou ou être sur
[32:21] les réseaux ou le soir au lieu de lire 1£, tu passes ton temps
[32:24] à scroller. Je pense que tu vois, c'est
[32:25] c'est des choses qui finalement ont un impact qui est négatif
[32:29] parce que tu t'es désinhibé. Et du coup, Tu t'apprécies le le
[32:33] rôle que tu joues à créer des événements dans le réel, où tu
[32:35] crées des vraies connexions, des vraies bien.
[32:37] Sûr, c'est essentiel. Je pense que c'est les les gens.
[32:40] Tu vois quand ? Quand tu passes du temps avec
[32:42] ensemble, quand tu quand tu interagis, quand tu bois des
[32:45] coups, quand tu danses, tu vois. C'est c'est quelque chose dans
[32:48] une relation qui est beaucoup plus importante que de tirer
[32:51] ensemble sur un jeu en ligne. Enfin tu vois, c'est c'est pas
[32:54] la même interaction mais c'est différent.
[32:56] Mais je pense que tu peux avoir les 2 quelque part.
[32:58] Mais tu peux pas n'avoir que que aujourd'hui le digital ou que
[33:02] les réseaux, parce que finalement c'est pas c'est pas
[33:04] la vraie vie. Les réseaux c'est un des gens
[33:07] qui postent. Tu te rends compte qu'il y a des
[33:09] gens qui qui postent. Qui sont les plus malheureux au
[33:11] monde ? Et quand tu les regardes ça en
[33:13] dirait pas et c'est faux déjà du coup c'est c'est c'est c'est un
[33:17] exemple que tu donnes aux jeunes qui est pas bien.
[33:19] Parce que finalement la vérité elle est, elle est pas forcément
[33:22] là où on pense qu'elle est incroyable.
[33:25] Maintenant, pour revenir à toi, tu as ramené presque 500000000
[33:28] de chiffre d'affaires à la Live nation depuis que tu es là,
[33:30] pense que hein ? Par an.
[33:33] Par an, par an. Tu penses que c'est quel impact
[33:38] que que t'as eu qui t'a qui a permis de faire de tels
[33:41] chiffres ? La passion, on l'envie.
[33:46] De de faire, de faire des concerts, de développer des des
[33:49] projets spéciaux, d'aller toujours développer, insister,
[33:52] des fois the oversist faire des projets.
[33:54] Quand on a avancé le lapaloza, personne ne croyait, tout le
[33:57] monde disait oui, c'est un concert de plus à Paris, non,
[33:59] c'est pas un concert de plus à Paris, c'est pas un festival de
[34:01] plus, c'est un état d'esprit différent parce qu'aujourd'hui
[34:04] la musique elle est à 380°, elle doit être présente sur scène, le
[34:07] rock, la POP, le reggaeton, la frose, la musique électronique,
[34:11] ça c'est la musique d'aujourd'hui, donc tu peux pas
[34:12] dire Je fais un festival à thème, C'est pas possible.
[34:14] La musique elle est plus à thème aujourd'hui.
[34:16] Donc on l'a fait. On a commencé en 2017, on a eu 2
[34:21] ans de COVID, les Jeux olympiques où finalement il y a
[34:23] 3 ans, on n'a pas fait Lola. Mais aujourd'hui c'est que c'est
[34:27] le c'est un spécial qui est reconnu, reconnu parce qu'on y
[34:30] met la même chose qu'on met dans la vie.
[34:32] Quand tu viens Lola, c'est Peace, full.
[34:34] Quand tu viens Lola, il y a des gens qui qui qui sont dans la
[34:38] joie, dans la bonne humeur, parce que c'est l'image qu'on
[34:41] veut donner aux gens de la musique.
[34:43] Quand les gens-là ils sont contents parce que c'est un
[34:45] c'est une vie dans une autre vie et et du coup l'état d'esprit il
[34:49] est différent. C'est pour ça que on a on a
[34:52] plein de gens qui achètent des billets parce que c'est c'est
[34:53] pour, c'est pour se dire que ils vont découvrir des artistes qui
[34:56] n'ont pas ailleurs et qu'on va prendre très tôt parce que notre
[34:58] métier c'est la musique. Donc on est pas on fait pas un
[35:01] festival pour un festival. On fera un festival pour mettre
[35:04] sur scène les gens qu'on pense être intéressants, pour que les
[35:07] jeunes les découvrent. Quand tu vois on annonce le la
[35:10] Young Y a 3 mois. Personne ne connaît la longue
[35:13] aujourd'hui, tu regardes que elle est en train de cartonner,
[35:16] tout le monde parle que d'elle et on fait un concert à
[35:18] l'endroit où tout le monde veut venir et pourtant il y a 3 mois
[35:20] que personne la connaissait tu vois c'est ce genre de choses où
[35:22] tu dis mais on va venir, venez découvrir, venez voir des
[35:26] choses. Quand on met Fed avec David
[35:29] Guetta, tout le monde dit qui est Fed mais Fed c'est le
[35:31] nouveau babeni et dans et dans 3 ans tu vois mais il y avait le
[35:34] fait d'Allah pas 2A quand tu mets Ray avec Justin les gens me
[35:38] font mais c'est quoi Ray ? Et puis quand t'écoutes la Nana
[35:41] tu fais waouh elle est forte ouais elle est très forte, elle
[35:44] est numéro une en Angleterre et personne la connait.
[35:47] Quand t'annonces le lapaluza en en novembre et que tu vois Joe
[35:51] doit être filé et que les gens se connaissaient pas Joe et
[35:53] maintenant qu'il y a campé il fera ta vie à Joe et campé.
[35:56] Mais Joe c'est pas que camper Joe c'est 400 titres.
[35:59] Joe c'est une star, Joe c'est c'est un mythe, c'est c'est un
[36:01] gars qui est en train de révolutionner la musique avec
[36:03] avec une musique qu'il connaissait pas, avec un état
[36:05] d'esprit, avec un sourire de bienveillance.
[36:07] Tu viens kiffer sur les sons de Joe.
[36:10] Et voilà. Donc c'est Lola, c'est tout ça.
[36:12] Lola c'est thème, c'est avec Sainte Levant, avec Joey avec tu
[36:16] vois, c'est donc c'est pour ça que je pense que les les
[36:19] l'officiel est différent par rapport à tout cet état
[36:22] d'esprit. On a des artistes qui viennent
[36:23] du monde entier parce que parce que c'est ça aujourd'hui la
[36:27] musique c'est ça, c'est de mettre des chefs aussi à
[36:29] disposition du public donc. Tout ce qu'on fait aujourd'hui,
[36:33] c'est vraiment tourner pour que les gens découvrent des choses
[36:35] différentes et et qu'on arrive à avec une vraie démocratie.
[36:39] Tu vois quand tu as Cyril grelet, quand tu as Jean
[36:41] Humbert, quand tu as Maurice acco qui servent des gens pour
[36:44] des des cookies à 12€ ou ou des crêpes, enfin tu vois, c'est
[36:49] c'est fou, tu vois, c'est comme tu, c'est quand même dingue.
[36:51] Et je pense que notre rôle à nous justement, c'est d'arriver
[36:54] à continuer à faire rêver les gens.
[36:55] Et la chef, c'est une scène au même titre que les grandes
[36:58] scènes. C'est incroyable et du coup ?
[37:01] Là t'as t'as su bien faire du Lola par exemple, mais c'est
[37:04] quoi l'événement ou le concert que t'as organisé dont t'es le
[37:06] plus fier ? Il y a pas vraiment de plus fier
[37:10] hein ? Je pense que je je l'ai dit
[37:13] plusieurs fois dans mon état d'esprit, celui où où je peux
[37:18] dire j'étais fier, c'est quand on a fait on the run tour un au
[37:25] Stade de France. Bien, on ne sait jamais.
[37:28] Stade de France diesel et pas le Stade de France.
[37:30] J'ai bossé avec depuis 20 ans, il est arrivé à amener un rap au
[37:33] stade, un rapport au Stade de France, c'était le premier qui
[37:37] est complet. Bon il est Eminem hein, mais
[37:38] après je parle de l'histoire du du Hip hop et du rap et c'était
[37:42] les seuls 2 concerts en Europe qu'on ait fait qui on a annoncé
[37:45] en juillet pour septembre, on était plein et tu vois, c'est
[37:49] quand il descend de scène, il retire sa casquette, il me la
[37:53] donne, il me fait oui, dit dit Tu, tu.
[37:57] Tu pleure pendant 2 jours, tu tu tu prends la casquette, tu la
[38:00] mets dans un 4 chez toi et tu la touche plus.
[38:03] Il a raison tu vois chaque fois on se dit Mec tu vois je me
[38:06] rappelle en 2007 on fait un concert au Zénith de Jay Z qui
[38:10] est arrivé trop tard pendant la Fashion Week avec eux on en
[38:14] prendra parti, on a fait 2800 payant et tu vois il revient 2
[38:16] ans après, il lui on dit mais jazzy, c'est mort, il a fait
[38:19] 2800 payant en 2007 et ça marchera pas.
[38:22] Et là tu fais le Stade de France et tu dis bah voilà c'est ça.
[38:26] C'est ça aujourd'hui mon métier, c'est ça le le but dans ma vie.
[38:29] Bah c'est exactement ça, c'est d'arriver à à mettre des gens à
[38:32] ce niveau où ils sont. Tu vois quand on a fait un
[38:34] concert d'imaginagon en 2011 au devant du monde, que le mec
[38:37] était malade, que il portait sa guitare et sa batterie parce
[38:40] qu'il y avait pas de rôle et qu'il disait Mec j'ai fait
[38:42] n'importe quoi, je suis dégoûté, ça marchera pas, je fais mais
[38:45] t'es fou, t'es talentueux et tout.
[38:46] Et puis maintenant on fait 2 concerts au Stade de France
[38:49] complet, ça c'est notre vie, ça c'est le bonheur, ça c'est la
[38:52] passion. Et c'est là où tu te dis Ben
[38:55] voilà, tu te lèves le matin pour faire ce genre de genre, ce
[38:57] genre de choses, pour découvrir des artistes, pour faire des
[38:59] choses différemment. Et ça marche, ça marche pas tout
[39:02] le temps, ça serait trop facile tu vois à un moment donné, mais
[39:05] tu vois, faut pas t'arrêter quand y a un échec, tu vois les
[39:07] échecs, c'est des choses qui te font, qui te font plus avancer
[39:10] que reculer, c'est comme ça qu'il faut le voir.
[39:12] Et donc Ben voilà ce ce concert là avec Didier au Stade de
[39:17] France et Beyoncé, après tout ce qu'on s'est dit par où on est
[39:22] passé quelque part, c'est. C'est vraiment quelque chose de
[39:24] différent. Et Lola aussi.
[39:26] Lola, parce que je te coupe hein.
[39:27] Mais Lola on l'a créé, pensé, imaginé.
[39:31] Pendant 3 ans, j'ai mis du cœur, on a mis de l'argent et le jour
[39:35] de l'âge, t'es le weekend de l'âge, t'es à l'hôpital.
[39:37] Et donc j'ai regardé Lola en WhatsApp pendant pendant 3
[39:41] jours. C'est c'est dommage quand même
[39:45] mais bon d'ailleurs j'allais te demander du coup tu m'as parlé
[39:48] des échecs, c'est quoi le concert qui a été le plus gros
[39:51] flop pour toi que t'as fait ? Backstreet boys, Backstreet Boys
[39:57] à Bercy, on avait fait backstreet boys 2 ans avant au
[40:02] Zénith, archi complet, c'était le plus grand groupe de POP à
[40:05] l'heure actuelle, donc on les refait un an et demi après.
[40:09] J'ai dit bah écoute tu fais 6000, nouvel album qui marche
[40:13] les gars, ils font une tournée de stade partout dans le monde
[40:15] qui est complète. On va pas faire de stats parce
[40:17] que c'est pas aussi gros, donc on fait on fait des POP.
[40:20] Bercy qui est maintenant d'accord Arena.
[40:22] Et tu vends 2200 billets alors que les mecs ils font une
[40:26] tournée de stade tous les soirs, ils font 50000 et t'es le seul
[40:30] mec au monde où tu fais pas un stade, tu fais une salle et en
[40:33] plus tu fais 2002. Donc je crois que ad vitam
[40:35] eternam, je serais le plus petit score jamais fait, gravé dans
[40:40] les humeurs, j'aurais une plaque à vie et ils mettront sur ma
[40:43] couronne de mort et tout en Angelo avec notre respect.
[40:47] Et tu fais quoi dans ce cas-là quand t'as 2200 places à Bercy ?
[40:50] Tu pleures ? OK et du coup Bah t'es amené à à
[40:56] fréquenter beaucoup d'artistes, beaucoup de de stars.
[40:59] C'est c'est quoi l'artiste qui t'a le plus marqué dans ta vie ?
[41:01] Qui a le plus d'impact sur toi ? Ah bah Dazy pour le coup pour le
[41:06] coup, parce que moi j'étais j'ai entre les concerts, j'ai fait de
[41:09] la belle manager chez Def Jam et à l'époque, leur Cohen, il
[41:12] m'appelait tout le temps en me disant, Je vais signer un mec,
[41:14] il est incroyable et tout. Et moi je suivais déjà de
[41:16] l'époque et et son parcours, il est.
[41:21] Il y a assez exemplaire. Enfin tu vois quand il a
[41:24] commencé rock à fella et puis après du rock nation et c'est
[41:29] c'est assez exemplaire. Je trouve que c'est si il y en a
[41:32] un aujourd'hui sur lequel on peut arriver à se pencher chez
[41:37] lui. Après il y a lui, après l'autre
[41:39] côté t'as tu vas avec qui à lui I am tu vois I am avec qui on
[41:43] travaille depuis quasiment le début d'i am et de savoir que tu
[41:47] as tout tout le temps après entrer ensemble et que enfin
[41:50] stade Vélodrome. Tu vois, c'est je faisais un
[41:53] concert de public et demi et j'allais au concert en métro,
[41:57] t'as des 9 ans, tu fais des concerts, t'as pas de voiture,
[41:59] j'avais pas le permis sur le pied du métro, j'ai un mec qui
[42:01] vient, il me donne une cassette, il me dit mec, on a un groupe de
[42:05] Marseille, on a une cassette, est ce que tu peux écouter ?
[42:08] On voudrait bosser ensemble ? Je fais le concert de public et
[42:10] demi, je laisse la cassette de côté, une semaine après je fais
[42:13] tant, y a un mec qui est venu me voir, il joue la cassette et
[42:16] c'était concept d'ailleurs, et là j'ai.
[42:19] J'écoute là je sais waouh d'où ils sortent le mec qu'est ce que
[42:22] cette musique, c'est quoi ces instruments, c'est quoi être
[42:25] trop fort ? Là je le rappelle il dit Ben
[42:28] qu'on va bosser ensemble, je lui dis mais on fera partie de
[42:30] public et devient à Marseille et voilà tu dis qu'une rencontre
[42:33] sur un quai elle te le permet après de 35 ans après de faire
[42:36] de se faire au stade avec ce groupe là et que tu continues à
[42:38] travailler avec eux. Donc tu vois c'est là où tu dis
[42:40] que il y a encore des valeurs parce que le avec le groupe on
[42:43] est au-delà même d'un côté business on est vraiment dans
[42:46] des des valeurs d'amitié c'est. On travaille ensemble, on est
[42:51] ensemble, c'est la famille et et moi je les aiderai toujours et
[42:54] je serai toujours avec eux. Parce que tu vois quand quand on
[42:57] parle de gens qui sont respectueux et qui te qui te
[42:59] retournent aujourd'hui, ce que tu leur donnes, bah c'est c'est
[43:02] c'est ce genre d'artistes qu'ils font.
[43:04] C'est c'est important de dire que ça existe, il faut en
[43:08] parler. C'est incroyable.
[43:09] C'est vrai qu'on se rend compte de bah tout, tout ce genre de
[43:12] choses, ce genre d'évolution, ce genre de rencontre qui qui
[43:14] compte. On sait qu'il y a beaucoup
[43:15] d'artistes qui sont très exigeants.
[43:17] Est ce que t'as déjà entendu un artiste qui a fait une demande
[43:20] vraiment insolite ou vraiment folle pour un concert ?
[43:25] Je suis pas dans ce fantasme, ils font en tout cas ça arrive
[43:27] pas jusqu'à moi ça arrive pas parce que après je pense que tu
[43:31] sais moi dans la vie tu dis jamais un artiste.
[43:34] Donc moi je dis toujours oui quand on dit non mais c'est que
[43:37] c'est vraiment pas faisable donc.
[43:39] Oui ils osent pas me demander parce qu'ils pensent que c'est
[43:41] pas possible, mais aujourd'hui tu vois il y a pas ils, ils ont
[43:45] vraiment des équipes autour d'eux qui gèrent, qui gèrent ça
[43:47] et je pense que ça transpire pas jusqu'à nous parce que y a des
[43:50] demandes qui peuvent être folles, mais après des artistes
[43:53] qui ont des rêves. Et tu vois quand tu disais
[43:54] Beyoncé ils ont voulu tourner au Louvre, c'était pas fou donc on
[43:59] a des contacts qui l'ont fait. Donc au début tu peux penser que
[44:01] c'est fou, mais je pense que faut rien se refuser.
[44:04] Aujourd'hui tu vois, on est arrivé dans un environnement où.
[44:08] On peut peut être arriver à tout faire et je pense qu'il faut
[44:10] rien se refuser. Après c'est pas possible on fait
[44:14] pas mais en tout cas on on se le dit pas.
[44:16] Et je dis aux gens faut pas s'interdire de rêver.
[44:18] C'est ce qu'aujourd'hui, c'est ce qui nous permet d'avancer,
[44:20] c'est de dire que tu peux toujours arriver à rêver quelque
[44:22] chose, avoir un projet à avancer et et à réaliser au mieux ce
[44:26] projet et c'est ce qui va te nourrir et et te permettre de
[44:30] continuer à avancer, à continuer à faire des projets.
[44:33] À entreprendre. Et aussi, t'as du coup mentionné
[44:36] Ryan par exemple que t'as suivi pendant des années, mais est ce
[44:39] que ça t'est déjà arrivé de d'arrêter de collaborer avec un
[44:41] artiste ? Et si oui, c'était pour quelle
[44:43] raison ? Parce que tu t'entends pas moi
[44:46] je pense que le ou tu t'entends plus.
[44:49] Tu sais quand tu passes du temps avec un artiste au téléphone au
[44:52] quotidien ou et qu'il y a un truc qui est cassé, faut arrêter
[44:56] même si t'as un contrat, faut arrêter le contrat.
[44:58] Ça nous dit s'il y a un problème toujours mais même si un
[45:01] contrat. Quand tu te rends plus avec
[45:03] quelqu'un il faut arrêter, c'est pas il y a pas, il y a plus de
[45:05] question d'argent. L'humain est plus important que
[45:08] l'argent. Donc au contraire on arrête de
[45:11] travailler ensemble parce que c'est pas c'est pas ça qui est
[45:14] le plus important. Le l'important c'est de c'est de
[45:17] de s'apprécier, de kiffer et d'échanger et de passer des bons
[45:21] moments ensemble. Quand t'arrives à un moment où
[45:22] t'as plus ça, s'il faut arrêter autant arrêter c'est pas c'est
[45:26] inintéressant aujourd'hui. Tout est déjà assez
[45:29] contraignant, le monde il est-il est brutal dehors la politique
[45:33] aujourd'hui on voit tout ce qui se passe aux États-Unis, on voit
[45:36] Trump, on voit Zuckerberg, on voit les réseaux, on voit méta,
[45:41] enfin tu tu te dis que il faut se protéger de tout ça.
[45:44] On est entre nous, donc parlons en et avançons de notre côté.
[45:48] Mais soyons pas otages de tout ça.
[45:52] En revenant sur une période sombre, du coup, tu as mentionné
[45:54] ce qui se passe dehors la, pendant le COVID, c'était très
[45:57] très compliqué. Est ce que déjà tu t'imaginais
[45:59] que ça pouvait etre la fin de la vie nation à cette période ?
[46:02] Non non. Jamais.
[46:03] Non, parce que c'est un c'est un moment.
[46:05] On sait très bien qu'il y a une solution, c'est qu'il y a un
[46:08] vaccin. Ce qu'il faut, c'est juste
[46:09] continuer à à aider les équipes, à les encourager à et à serrer
[46:13] les rangs jusqu'au moment où ça va reprendre.
[46:15] Donc on a accompagné les gens, il y a le télétravail.
[46:19] Moi je faisais, j'en parlais encore avec les équipes.
[46:21] La semaine prochaine, je faisais radio Londres.
[46:24] Tous les vendredis on faisait, je faisais un zoom avec toutes
[46:26] les équipes pour leur dire où on était, ce qui se passe, comment
[46:29] on avance, quelles sont les évolutions, qu'est ce que le
[46:32] gouvernement pense, qu'est ce que la nation pense où on va
[46:35] juste pour les rassurer que les choses avançaient ?
[46:37] Parce que tu vois, y a rien de pire que de laisser les gens
[46:40] dans un blackout total et tu es chez toi, tu sais pas ce qui se
[46:42] passe, tu te morfonds, tu te dis on va arrêter et on va virer on
[46:46] va. Donc ouais, ça a été difficile,
[46:48] l'action, elle est tombée très basse, les gens pensaient que
[46:50] c'était la fin de la nation. C'est c'était le COVID, c'était
[46:56] pas la fin du monde. Donc à un moment donné il y a
[46:58] toujours une solution, une réponse à l'arrivée et quand
[47:02] c'est reparti, c'est reparti de plus belle.
[47:04] Donc le plus dur c'était vraiment de de d'accompagner les
[47:07] équipes et de faire en sorte qu'ils parlent pas le moral et
[47:11] qu'ils sachent qu'on avait. Moi je me suis battu pour
[47:13] licencier personne. Ouais mais ça, c'est ça que vous
[47:15] avez licencié, personne. On s'est battu, on a cherché des
[47:18] aides, on avait perdu énormément d'argent sur 2 ans.
[47:22] Pour pouvoir maintenir les gens. Mais le plus important c'est de
[47:26] garder les équipes. Donc l'argent, tu sais, ça va,
[47:28] ça vient. Et à partir du moment où l'État
[47:30] comprend que on va remettre 5 6 ans à à se remettre de ça parce
[47:34] qu'on a perdu beaucoup d'argent, tout va bien.
[47:36] Je pense que le plus important c'est l'humain, les
[47:38] collaborateurs et d'avoir mis en place une politique pour que
[47:42] quand on sort du COVID et il soit prêt.
[47:45] Affronter un nouveau monde, affronter les belles choses.
[47:46] Donc on a fait plein de webinaires, des préparations,
[47:51] des talks pour que, au moment où ils sont sortis du COVID, ils
[47:54] étaient pris comme des guerriers à affronter une année de 22 qui
[47:57] a été très très forte. Ouais, tu trouves que ça vous a
[48:00] ressoudé complètement enfin. Ressoudé oui.
[48:01] Mais après surtout eux, on les a préparés tu vois, on a, on a
[48:05] repris le travail avec. Un jour par semaine, puis un
[48:09] jour et demi par semaine, puis 2 jours, puis 3 jours et tu vois
[48:11] et je leur ai dit au début, voilà les gars, on va reprendre
[48:14] 4, 5 mois, recommencez à faire du sport, du vélo, est ce que ça
[48:16] va arriver ? Et ça va être chaud quoi.
[48:18] Faites des bons, préparez vous, mais on va rentrer graduellement
[48:21] dans le boulot jusqu'au moment où on où on sera en plein
[48:24] activité. Mais faut être prêt parce que
[48:25] quand ça va être en plein activité, ça va être chaud.
[48:28] Et si vous êtes pas prêt, on vous laisse sentir passer.
[48:31] Est ce que dans ta carrière il y a un souvenir qui devient qui
[48:34] qui t'a marqué ? Le fait de te dire que quand tu
[48:37] crois en des artistes et quand tu avances avec eux, t'as une
[48:42] vision d'une perspective qui est qui est intéressante.
[48:46] Et tu vois souvent je leur parle de Joe parce que Dieu on on
[48:50] s'est vu avant le COVID dans la commence travailler ensemble et
[48:52] le rendez-vous je disais me dire un jour tu verras tu feras, tu
[48:56] feras Bercy et tout. Il me dit mais non ouais c'est
[49:00] loin, c'est très noir, c'est pas possible et et on en a fait un,
[49:03] puis après on en a fait 2. Et du coup, c'est bien parce que
[49:08] c'est cette vision que t'as aujourd'hui qui te permet
[49:12] d'avancer et qui qui te dit avec faire ce côté qu'on a eu raison.
[49:16] Quand tu te revois à 15, 16 ans, et cetera, imagine que là,
[49:20] actuellement, tu puisses t'asseoir à côté de ton, toi, à
[49:23] 15 ans, tu lui dirais quoi ? Mec, trace ton chemin, moi y a
[49:31] quelque chose qui est d'important et qui a dicté.
[49:35] Ma vie c'est tu fais un choix et tu dis tiens et tu reviens
[49:39] jamais dessus, quel que t'auras tort, quel que t'auras raison.
[49:43] Mais au moins tu prends une décision t'avances et et tu vas
[49:48] jusqu'au bout, jusqu'au bout des choses, jusqu'au bout de ton
[49:50] idée, jusqu'au bout de ton projet, jusqu'au bout de ton
[49:53] entreprise. Après tu regrettes pas si tu
[49:56] prends pas de décision. Finalement tu dis Ah si j'avais
[49:59] su, je sais pas, il y a pas si j'avais su, au moins j'ai été
[50:03] raison. Mon tort ?
[50:05] J'ai été jusqu'au bout et tu vois ce que des partenaires, des
[50:08] artistes avec moi c'est c'est je leur dis on va le faire et on le
[50:12] fait, il on va jusqu'au bout des choses alors que il y en a.
[50:15] Tu vois Usher qui était le voir alors qu'il faisait Vegas et son
[50:21] majeur, il m'a dit viens expliquer à Usher il se détache,
[50:24] je pense que c'est pas mal donc je lui dis Ouais tu vois Usher,
[50:26] les gars c'est bien mais c'est c'est nul les gars, c'est un
[50:30] sous Paris quoi, tu seras jamais une star à ta nationale si tu
[50:33] restes la Vegas. Viens à Paris, on fait un truc
[50:37] pour la Fashion Week, tu fais une résidence, on invite des
[50:39] gens, tu verras avec un club, le fait d'annoncer Paris et tout
[50:42] pendant 2 ans on a travaillé dessus, il m'a dit mais Il est
[50:45] fou ce mec et je lui dis Voilà, on va faire un club, on va faire
[50:49] des concerts, on va faire et tu vois le dernier soir je me vois,
[50:53] il me fait mec, bravo, je lui dis mais de quoi il fait ?
[50:56] Tu m'as dit t'as fait ? Et aujourd'hui quand tu vois
[51:01] tout ce qui se passe autour de moi, le Super Bowl.
[51:04] Tu on a fait venir des Anglais pendant 8 jours, des
[51:07] influenceurs, des médias, des journalistes, des aujourd'hui il
[51:11] fait 10 ou 2 complets, avant il n'en faisait pas 2 donc c'est
[51:15] pas un signal puisqu'il y a plus de signal tu vois c'est vraiment
[51:17] c'est la star qu'on attendait. Je lui dis mais le King c'est
[51:20] toi. Après Michael Jackson c'était
[51:22] toi, après il y a eu du Chris Brown mais the King is back
[51:28] c'est toi, il faut que tu voilà, tout le monde le sait et donc.
[51:33] Et tu vois, quand il a dit ça, il a dit mais tu as été jusqu'au
[51:36] bout. Je lui dis mais ça va, c'est
[51:37] rien. Non, tout le monde ne va pas
[51:39] jusqu'au bout des choses. Toi tu l'as dit, Tu l'as pensé,
[51:42] Tu l'as créé et tu l'as fait, ça c'est rare.
[51:46] C'est pour ça que je pense qu'aujourd'hui si le machin à
[51:48] côté tu Tires Angelo, je lui dis trace ta vie, te retourne pas et
[51:52] ne regrette jamais rien. Tu penses que ça, cette capacité
[51:55] à à faire ce qu'on a dit qu'on allait faire, c'est c'est un peu
[51:59] ta force et c'est c'est ce que j'ai pris aujourd'hui.
[52:02] Bah oui mais c'est c'est pas une force, C'est pourquoi pour moi
[52:05] c'est normal parce que c'est pas une force, c'est normal tu vois,
[52:08] c'est pour ça. Les gens me disent Ah mais toi
[52:10] tu vois, y a un jour un gars il m'a dit, Mais ce qui est
[52:12] appréciable c'est que si tu lui dis on va sur la Lune, on va te
[52:16] croire parce que on sait que tu vas demander sur la Lune tu vois
[52:21] et et c'est ça qui est bien, c'est que cette confiance que
[52:23] les que les gens ont en toi, c'est parce que t'as prouvé mais
[52:27] que c'était vrai que quand tu dis aux gens que tu fais des
[52:29] choses, tu le fais. Moi quand je dis à quelqu'un oui
[52:31] c'est que c'est oui. Par contre si je dis non on va
[52:34] pas poser 15 fois c'est que c'est pas possible.
[52:36] Donc je dis toujours oui parce qu'il faut-il faut toujours
[52:38] essayer mais quand c'est pas possible faut pas qu'on perde du
[52:41] temps tu vois. Et puis et puis quand il y a un
[52:43] problème, quand il y a eu un problème on en débrive 2
[52:47] secondes pour savoir ce qui s'est passé, c'est fini, on en
[52:49] débat pas pendant 5 jours il est fait, c'est pas parce qu'on va
[52:52] en parler que le problème va se il va se il va revenir en
[52:55] arrière. Donc je dis aux gens passez à
[52:56] autre chose. Il y a trop de gens qui c'est de
[52:59] la faute de qui et pourquoi et comment venez, on fait un
[53:01] rapport, venez, on fait une enquête pour faire quoi ?
[53:04] C'est ça y est c'est fini, on sait où est le problème, on fait
[53:07] pas la prochaine fois et on passe à autre.
[53:10] Chose. Comment tu décrirais la charge
[53:12] de travail ? Que ça implique du coup de de
[53:13] gérer tout ça, d'aller au bout des choses une semaine pour toi,
[53:16] ça ressemble à quoi en terme de charge de travail ?
[53:18] Ça ressemble à rien, ça sert à rien parce que je travaille pas,
[53:24] je travaille pas moi je moi j'ai pas l'impression de travailler.
[53:27] J'ai l'impression vraiment que moi, le matin, je me lève, je
[53:30] lis tous les journaux parce que c'est important de lire un
[53:32] journaux, c'est important de savoir ce qui se passe.
[53:34] C'est important de se nourrir, de comprendre, parce que
[53:37] aujourd'hui toute la vie et tout ce qui passe sur nous a un
[53:40] impact sur notre vie, notre business.
[53:42] Faut faut le comprendre. Donc tu vois, je lis Le Figaro,
[53:45] le monde, Le Parisien, l'équipe, parce que c'est aussi important
[53:48] que le monde et que Le Parisien parce que je suis un sportif
[53:51] avant tout. À la base, je suis un sportif
[53:53] inventé à un entrepreneur, j'étais prof de tennis, donc
[53:55] t'imagines donc ? Et une fois que tu as fait ça,
[53:59] tu écoutes de la musique parce que c'est quand même ton boulot
[54:01] et donc tu écoutes de la musique, tu regardes des clips
[54:03] et après tu te mets à répondre aux e-mails. entre-temps tu fais
[54:05] un peu de méditation parce qu'il faut respirer et après tu lis
[54:09] les e-mails, puis après tu vas au Bureau puis tu travailles il
[54:11] y a pas un jour qui ressemble à un autre Donc tu vois moi je
[54:14] vois pas, je vois jamais le temps passer.
[54:16] Donc moi je j'ai moi mon mon année elle est pas faite par
[54:20] rapport à des mois calendaires, elle est faite par rapport à des
[54:22] événements. C'est ça, mais du coup si
[54:23] t'étais pas passé par la musique, ça serait impossible.
[54:25] Ouais, c'est ça. Ouais OK, c'est c'est fort.
[54:27] C'est vraiment la passion. Tu penses que il faut vraiment
[54:30] suivre sa passion avant de suivre autre chose ?
[54:32] Mais il faut toujours suivre sa passion.
[54:33] Tu vois des fois quand je discute avec des gens qui me
[54:34] disent Je suis mal et tout mais reste pas en ton entreprise.
[54:37] Ah mais c'est alimentaire tu peux pas, à un moment donné il
[54:41] faut s'accomplir aussi, tu vois, faut arriver à à comprendre.
[54:44] Et puis quand ça va pas, faut arriver à se dire pourquoi ça va
[54:46] pas et qu'est ce qu'on aimerait faire, c'est on peut tu vois,
[54:49] c'est le travail, c'est plus de 50% de notre vie.
[54:52] Donc si t'es mal au travail, t'es pas bien, t'as 50 ans dans
[54:55] ta vie ou t'es pas bien, donc comment tu peux être heureux
[54:57] dans ta vie ? Magnifique c'est c'est pas mal.
[54:59] Pour conclure, juste avant je me rappelle une fois tu t'avais
[55:02] raconté une anecdote avec Shakira.
[55:04] Je sais pas si tu peux me la raconter ici.
[55:06] Je sais pas si tu vois de quoi je parle.
[55:08] On répétait à Paris et et son équipe m'appelle parce que c'est
[55:16] au moment où elle avait ses problèmes de gorge et on avait
[55:18] monté le show. Elle avait répété et la veille ?
[55:22] Donc c'était le premier choix de La tournée mondiale et elle a
[55:25] fait venir un docteur. Au départ ça allait mieux, puis
[55:28] ça allait pas mieux et finalement la veille ils ont
[55:30] déjà loué et là tout le monde était à Paris, tout le monde
[55:33] était hyper triste parce que parce qu'il pouvait pas tourner
[55:36] il pouvait pas faire son métier et là quand tu dis ça tu moi
[55:38] j'avais jamais vécu ça et et tu dis c'est c'est vrai on est
[55:43] humain, on est humain aussi tu vois c'est pas les gens sont pas
[55:47] des robots tu vois la prouve et tout elle était prête, elle a
[55:49] fait un show et. Parce qu'il y a un problème qui
[55:51] a qui l'a suivi pendant quelques mois, elle a pas pu le faire et
[55:55] je je m'en souviens parce que c'était pénible pour elle et
[55:58] pour nous parce que il fallait on avait 2 salles complètes sur
[56:01] des complètes donc il a fallu annuler.
[56:03] Mais pénible humainement parce que tu peux rien faire, c'est
[56:05] que aussi tu as toujours des solutions.
[56:06] Là il y a pas de solution, qu'est ce que tu peux faire ?
[56:09] C'est impossible. Donc tu vois, tu te rends compte
[56:11] que à un moment donné il y a un stade où l'humain prend le pas
[56:13] sur le reste. Et quand l'humain ne peut pas,
[56:15] on ne peut-on ne peut pas donc. Moi ce qui me marquait à
[56:18] l'époque, c'était ça. Et puis surtout, c'est que c'est
[56:21] que à l'époque, le manager de dadiu say m'avait appelé en me
[56:25] disant faut qu'on se voit, faut faire ensemble sur dadiu et
[56:28] qu'il y ait des problèmes de Shakira.
[56:30] J'ai pas pu le rappeler et que 5 jours après, quand je l'ai
[56:32] rappelé, tatou avait déjà signé ailleurs et à chaque fois que
[56:38] moi il me fait, Ah mais tu m'avais zappé.
[56:39] Enfin c'est très bien que je t'ai pas zappé.
[56:42] Mais bon c'est pas grave. Après c'est l'avenir, mais c'est
[56:45] là où tu te rends compte qu'on est tous.
[56:47] On ramène ça au côté humain, c'est que tu as le business la
[56:49] plus. Tu as beau être le plus puissant
[56:51] du monde, la boîte la plus puissante, l'artiste.
[56:55] Ben quand tu as un problème, Ben on a le même problème que tout
[56:59] le monde, on est malade, on peut pas jouer et là tu as le menu de
[57:03] tournée. C'était je trouvais ça triste
[57:05] parce que c'est la première fois que je le voyais, que je le
[57:06] vivais et et donc ça te ramène à à quelque chose qui peut dire
[57:10] que finalement là on est vraiment tous pareils.
[57:13] Et Ben pour conclure le poker, j'ai une dernière question que
[57:15] je pose à tous les invités. Si un jour t'es plus là, comment
[57:18] tu veux qu'on se rappelle de toi ?
[57:23] Avec le sourire, avec le sourire.
[57:26] Et puis après tu vois, à part à part le sourire, qu'est ce que
[57:32] je pourrais ? C'est comme image que le
[57:33] sourire, pas grand chose hein. Bah qu'on se rappelle juste d'un
[57:36] passionné, parce que si y a c'est c'est beaucoup plus
[57:41] philosophique que de rappeler moi c'est si on se rappelle de
[57:43] moi, c'est de dire que. C'est quelqu'un qui avait des
[57:46] valeurs, quelqu'un qui apprenait le respect et quelqu'un qui
[57:50] était bien bien avec le souvenir parce que je pense que ce sont
[57:52] les fondamentaux de la vie. Et si on arrive à se souvenir de
[57:57] ça et et qu'on peut du coup le transporter sur son quotidien,
[58:00] on sera tous mieux. C'est vrai, merci beaucoup.
[58:03] C'était un régal et on a juste une dernière petite tradition
[58:05] dans le podcast. J'ai ce livre ici et je demande
[58:07] à chaque invité d'écrire une citation ou une phrase qui est
[58:09] importante pour lui, pour la partager avec tout le monde.
[58:11] Si ça ne te dérange pas de le faire.
[58:16] Merci beaucoup, est ce que tu peux juste partager avec tout le
[58:21] monde ce que tu as écrit du coup dans le livre ?
[58:23] Mais c'est une philosophie de vie, c'est de ne jamais dire
[58:25] jamais. C'est ce que j'ai tort par
[58:27] rapport au fait, il faut toujours dire oui, il faut pas
[58:29] dire jamais, c'est c'est croire que les choses ne sont pas
[58:33] possibles alors que faut je me dis Moi jamais je ferai ou
[58:37] jamais j'irai ou parce que c'est on sait pas ce que la vie est
[58:40] faite. Tu veux pas dire à quelqu'un ?
[58:43] Jamais. Parce qu'à un moment donné on va
[58:45] te reprendre en disant mais à l'époque t'avais dit que toi tu
[58:47] faisais pas, que toi tu pourrais pas.
[58:48] Donc moi je pense qu'il faut-il faut-il faut rien s'interdire et
[58:52] donc ne jamais dire jamais. Merci beaucoup.
[58:54] Je suis trop content d'avoir fait ce podcast avec toi parce
[58:56] que quand je t'ai rencontré je sentais vraiment tes beaucoup de
[58:58] choses à partager et j'avais très envie d'un jour dans une
[59:01] conversation comme ça avec toi. Donc merci pour ton temps et
[59:03] j'espère on se recroise sur des événements à l'avenir.
[59:05] Ah toujours hein ? Merci beaucoup.

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