# L’Échec du "Führer" belge : Léon Degrelle - LFH

An episode of [La Folle Histoire](https://invisiblenetwork.ai/podcast/1828450248), 15 May 2026, 33 min.

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Dans les années 30, Léon Degrelle, un jeune politicien charismatique parvient à rallier à lui plusieurs centaines de milliers de belges derrière son mouvement fasciste: Rex. Mais ne parvenant pas à prendre le pouvoir dans les urnes, il profite de la guerre pour se lancer dans la pleine collaboration avec le régime nazi...

## Transcript

[0:00] L'homme que vous voyez sur ces images s'appelle Léon Degrelle.
[0:03] Hitler, c'était le génie foudroyant n'ai j'avais fait une
[0:06] grosse influence sur Hitler, le plus grand homme de notre
[0:09] siècle. Aujourd'hui, son nom ne dit plus
[0:11] grand chose à personne en dehors de la Belgique et de quelques
[0:14] cercles néonazis. Et pourtant, il y a plus de 80
[0:17] ans, il était l'un des hommes les plus célèbres mais aussi les
[0:19] plus inquiétants du pays. D'abord journaliste pour la
[0:22] presse catholique dans les années 30, il fait trembler la
[0:25] scène politique belge, excellent orateur charismatique mais aussi
[0:29] mégalo. Est opportuniste.
[0:31] Il parvient à rallier à lui plusieurs centaines de milliers
[0:34] d'électeurs derrière son mouvement fasciste Rex.
[0:37] Mais n'arrivant pas à prendre le pouvoir par les urnes, il
[0:39] choisit une autre voix. Pendant la 2nde Guerre mondiale,
[0:46] Léon de grele devient l'un des plus fanatiques collaborateurs
[0:49] du régime nazi. Il ira jusqu'à s'engager dans la
[0:52] Waffen SS pour combattre les Soviétiques.
[0:53] Mais surtout, vous allez voir que, contrairement à ses idoles,
[0:56] l'histoire de Léon de grele ne s'arrête pas avec la.
[1:00] Chute du 3e Reich, bien au contraire, de Rex à son exil
[1:04] dans l'Espagne franquiste, en passant par sa rencontre avec
[1:07] Hitler, voici l'ascension et la chute du Führer belge.
[1:25] Avant de devenir le visage du fascisme belge, Léon Degrelle,
[1:28] au départ, c'est surtout un jeune homme qui grandit dans un
[1:31] milieu très conservateur. Il voit le jour le 15 juin 1906
[1:34] à bouillon, en Wallonie, dans la partie francophone de Belgique.
[1:37] Il grandit dans une famille de 8 enfants, catholique, pieuse et
[1:40] surtout déjà active en politique.
[1:42] Son père, Édouard Degrelle, qui est d'origine française, a fait
[1:46] fortune en brassant de la bière. Avec sa mère Marie Louise, ils
[1:51] sont tous 2 militants au sein du parti catholique belge, le
[1:54] principal parti conservateur du pays.
[1:56] Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Léon n'a que 8
[1:58] ans et vit loin du Front. Alors, contrairement à la
[2:01] plupart des figures fascistes qui vont émerger après la guerre
[2:04] de grêle n'est donc pas spécialement marquée par
[2:06] celle-ci. Il n'a ni connu l'enfer des
[2:08] tranchées, ni l'humiliation de la défaite comme en Allemagne,
[2:11] ou d'une victoire mutilée comme en Italie.
[2:13] Une grande partie de son enfance et de son adolescence se déroule
[2:16] à Namur, où il suit un parcours classique dans l'enseignement
[2:19] catholique. Il baigne alors dans un milieu
[2:21] pour le moins très conservateur où circulent les idées comme
[2:24] celles de l'action française, une mouvance réactionnaire,
[2:26] nationaliste, royaliste et antisémite fondée par Charles
[2:30] Maurras en 1899. Et comme beaucoup de jeunes de
[2:31] son milieu, Eh bien de grêle accroche pas mal à ses idées.
[2:39] En 1924, il entre à l'université de Louvain pour y faire des
[2:42] études de droit. C'est dans ces années-là qu'il
[2:44] prend les commandes de l'avant garde, un journal étudiant où il
[2:46] diffuse des idées chrétiennes mais aussi nationalistes et
[2:49] autoritaires. Avec son énergie et son talent
[2:52] pour créer la polémique, l'avant garde connaît un petit succès,
[2:55] ce qui permet à de grêle d'attirer le regard d'un homme
[2:58] d'église influent, l'abbé Norbert Walez.
[2:59] Walez, c'est pas n'importe qui. C'est le directeur du 20e siècle
[3:04] le plus important au journal catholique du pays.
[3:09] Pour l'anecdote, C'est d'ailleurs dans un complément du
[3:11] 20e siècle qu apparaissent pour la première fois les histoires
[3:15] de Tintin imaginées par Hergé. Mais l'abbé Ouales, en plus
[3:20] d'être un homme de Dieu et un patron de presse, c'est aussi un
[3:23] admirateur totalement assumé de Mussolini.
[3:29] C'est pourquoi, à la fin des années 20, il fait peu à peu
[3:32] glisser son journal vers la droite la plus dure,
[3:34] réactionnaire et antisémite dans tout ça ?
[3:37] Léon Degrelle, âgé de 24 ans et qui vient d'échouer à obtenir
[3:40] son diplôme et qui a quitté l'université en 1930, se trouve
[3:43] une place de choix de rédacteur dans ce journal.
[3:45] À ce moment, degrelle n'est que journaliste.
[3:48] Il n'a encore aucun mandat, aucune vraie base électorale,
[3:51] aucun parti à lui, mais il possède déjà un réseau et une
[3:55] tribune. Et surtout la conviction qu'il
[3:58] est fait pour jouer un rôle national.
[4:02] Rapidement, degrelle grimpe les échelons jusqu'à obtenir une
[4:05] proposition alléchante, prendre la direction d'une maison
[4:08] d'édition, les éditions Rex Rex, avec pour logo le Christ roi,
[4:13] Christus Rex en latin, d'où le nom est alors une maison
[4:16] d'édition qui centralise toutes les publications de l'action
[4:19] catholique en Belgique. Grâce au soutien de son père
[4:22] qui, Pour rappel, est un baron de la bière et un homme
[4:24] politique, Léon Degrelle rachète la majorité.
[4:27] Au départ des éditions Rex et il en prend officiellement la
[4:30] direction en janvier 1931 avec degré le commande Rex publie des
[4:36] romans bon marché, des périodiques comme le journal Rex
[4:39] ou encore foyer qui est à destination des familles.
[4:42] Et surtout, il fait la propagande du parti catholique.
[4:45] Le problème, Eh bien, c'est que tout ça coûte cher et très vite,
[4:49] les éditions Rex connaissent des difficultés financières.
[4:54] Et au même moment, en coulisses de grêle commence à assumer des
[4:57] idées de plus en plus extrêmes. On commence à sentir qu'il ne
[5:00] veut plus se contenter de servir le vieux parti catholique.
[5:04] Et surtout, et ça vous allez vite vous en rendre compte, de
[5:07] grêle a une haute très haute estime de lui même.
[5:09] Et Autant dire qu'il ne serait pas contre que les activités des
[5:12] éditions Rex se mettent un peu plus à tourner autour de sa
[5:15] personne. Mais surtout, en 1933, degrelle
[5:22] se rend en Allemagne pour chercher du soutien auprès des
[5:25] nazis qui viennent d'arriver au pouvoir.
[5:27] Or, et bien, si une partie du monde catholique conservateur
[5:30] peut encore regarder Mussolini avec une certaine indulgence,
[5:33] notamment du fait qu'il ait signé les accords du latran avec
[5:37] le pape Pie 11, qui marque, entre autres la naissance de
[5:40] l'État du Vatican, disons que Hitler lui inquiète beaucoup
[5:42] plus. Alors, entre ça et les problèmes
[5:46] d'argent, les rapports se tendent avec le parti
[5:48] catholique. En difficulté de grêle, décide
[5:52] de passer à la vitesse supérieure.
[5:54] Il souhaite fonder son propre mouvement et se jeter dans
[5:57] l'arène politique. Et pour ça, sa maison d'édition
[6:01] va lui servir de tremplin. Mais alors qu'il se rêve en
[6:04] maître de la Belgique, les choses ne vont pas se passer
[6:07] comme prévu. Comme la plupart des pays
[6:18] d'Europe, la Belgique est durement touchée par la crise
[6:20] économique. Partie de Wall Street en 1929,
[6:22] le chômage et la pauvreté explosent et le pays plonge dans
[6:25] une instabilité politique, avec des gouvernements qui changent
[6:28] sans interruption des grèves. Ou encore la mort accidentelle
[6:32] du roi Albert Premier en 1934. C'est dans ce contexte que le 2
[6:35] novembre 1935, de grêle se lance officiellement dans la politique
[6:38] lors du Congrès catholique de Courtrai et le ton est donné
[6:41] dans un discours violent, il s'en prend au gouvernement belge
[6:45] qu'il présente comme impuissant face à la crise économique,
[6:48] faible face aux communistes et totalement corrompu.
[6:53] Il attaque frontalement les partis traditionnels, les élites
[6:56] et les parlementaires, qu'il qualifié de gangsters, une
[6:59] contraction du mot banquier et de gangsters.
[7:02] Mais surtout, au lieu de soutenir les partis catholiques
[7:05] traditionnels comme beaucoup l'attendaient, il se présente
[7:08] comme une alternative. Bref, degrelle semble décidé à
[7:11] faire le grand ménage et c'est précisément pour ça qu'il
[7:14] commence à séduire. Autour de lui, Rex cesse d'être
[7:17] seulement le nom d'un journal et d'une maison d'édition.
[7:20] Le mouvement devient un véritable parti politique.
[7:23] À l'origine, il est appelé le Front populaire de Rex, un nom
[7:27] trompeur assez classique des partis d'extrême droite de ces
[7:29] années-là pour séduire les classes populaires qui
[7:32] pourraient être tentées par la gauche.
[7:34] Quant à son programme, il est assez flou.
[7:36] On y trouve des idées du catholicisme, du nationalisme,
[7:40] du populisme, de l'antiparlementarisme et surtout
[7:43] une forte culture du chef qui s'organise autour de la personne
[7:46] de degrelle. En fait, on le verra par la
[7:48] suite. Mais, en bonne opportuniste,
[7:50] degrelle a cherché à ratisser le plus large possible, des
[7:54] catholiques déçus, des conservateurs en colère, des
[7:56] nationalistes ou encore des anticommunistes.
[7:59] Début 1936, le divorce entre lui et le parti catholique est acté.
[8:04] De grele fait désormais cavalier seul.
[8:08] Aux élections législatives du 24 mai 1936, Rex présente ses
[8:10] candidats dans plusieurs régions wallonnes et à Bruxelles.
[8:13] Les principaux partis politiques en Belgique à l'époque sont le
[8:16] bloc catholique qu'on a déjà vu, les sociaux-démocrates du parti
[8:20] ouvrier, le parti libéral, le Parti communiste ou encore le
[8:24] VNV, le principal parti nationaliste flamand.
[8:27] Pendant la campagne, Degrelle multiplie les meetings.
[8:33] Et il faut bien lui reconnaître une chose, c'est un très bon
[8:36] orateur. Pour lui dire, comptez sur nous,
[8:43] sur notre fidélité, sur notre foi, sur notre dévouement.
[8:50] Avec son style percutant, ses attaques et parfois ses insultes
[8:53] contre l'ensemble de la classe politique, le politicien de 30
[8:56] ans attire de plus en plus de curieux en.
[8:58] Face des partis corrompus et d'un régime à l'agonie, nous
[9:02] devons vaincre. Rex a avec lui le pays entier,
[9:04] c'est pour cela que Rex d'accord.
[9:08] Alors, lorsque les résultats tombent, elles font l'effet
[9:11] d'une déflagration. en Belgique, Rex obtient pour sa première
[9:14] élection 11,5% des voix, ce qui lui permet d'envoyer 21 députés
[9:19] rexistes au Parlement. En tout, 271000 belges ont voté
[9:26] pour Rex pour un mouvement qui sort de nulle part, c'est un
[9:29] séisme. Léon Degrelle devient l'un des
[9:34] hommes dont on parle et qui inquiète le plus en Belgique et
[9:37] pas seulement en Belgique. D'ailleurs, à l'étranger, son
[9:40] succès intrigue aussi. en Italie, Mussolini est séduit par
[9:44] degrelle et lui apporte un soutien financier. en Allemagne,
[9:47] il est même reçu par le ministre de la propagande nazie, Joseph
[9:50] Goebbels. Bon, avec tout ça, normal,
[9:53] degrelle se sent pousser des ailes.
[9:55] Il pense sans doute devenir le Hitler ou le Mussolini belge.
[9:59] Sauf qu'il y a une chose qui ne l'avait pas compris, les gens
[10:02] qui ont voté pour lui, ils ne l'ont pas fait pour son projet.
[10:05] En réalité, beaucoup ont surtout voté pour lui par rejet des
[10:08] autres. La majorité des électeurs
[10:10] existes de 1936 ne sont pas des fascistes convaincus.
[10:13] Ce sont souvent des catholiques issus de la classe moyenne,
[10:17] exaspérés par les scandales, lassés par les vieux partis
[10:20] effrayés par la montée des communistes et qui ont été
[10:23] séduits par l'énergie de degrelle et son discours anti
[10:26] système. C'était donc avant tout un vote
[10:28] contestataire. Mais ça, degrelle ne le comprend
[10:31] pas. Convaincu qu'il est lancé dans
[10:34] une irrésistible ascension, il refuse toute alliance avec le
[10:37] bloc catholique qui lui tend pourtant la main.
[10:40] Pourquoi ? Eh bien parce qu'encore une
[10:41] fois, convaincu d'être promis à un grand destin de grêle ne se
[10:45] voit pas comme un simple allié de circonstances.
[10:47] Mais voilà, face aux exigences disproportionnées de de grêle,
[10:51] le bloc catholique qui a un peu plus d'expérience que lui dans
[10:54] la politique parlementaire où le compromis est souvent
[10:56] obligatoire, Eh bien, il décide de rejeter de grêle.
[10:59] Le tribun, qui se révèle forcer les portes du pouvoir, se
[11:02] retrouve relégué sur les bancs de l'opposition.
[11:05] Et Autant dire qu'avec 21 députés, il ne va pas pouvoir
[11:08] faire grand chose. Et ça, ce n'est que le début
[11:13] d'une suite d'erreurs. La même année, en 1936, la
[11:19] Belgique est secouée par une grande vague de grèves, de
[11:21] grèves. Tente alors un calcul politique
[11:23] assez grossier. En apportant son soutien aux
[11:27] classes populaires, en pensant pouvoir séduire l'électorat de
[11:30] gauche. Bon, sans surprise, ça ne prend
[11:33] pas. Mais pire, cette posture de
[11:35] degrelle inquiète une partie de son électorat de base, à savoir
[11:39] les catholiques conservateurs de la classe moyenne, qui étaient
[11:41] déjà pas franchement rassurés par ces outrances.
[11:44] Pour corriger le tir, degrelle tente un nouveau virage, cette
[11:47] fois dans l'autre sens. Cette fois, il essaie de séduire
[11:50] les nationalistes flamands. Il lance même pour l'occasion
[11:53] une version du journal Rex en flamand.
[11:56] Mais problème, au même moment, ils continuent aussi de tendre
[11:59] la main aux partisans de l'unité belge, qu'on appelle les
[12:02] belgicanistes et qui, justement, voient d'un très mauvais œil les
[12:05] nationalistes flamands qui souhaitent, eux, leur
[12:08] indépendance, voire même être rattachés aux Pays-Bas.
[12:10] Bon, autrement dit, degrelle promet tout et son contraire à
[12:14] tout le monde. Et pendant quelques semaines, il
[12:16] croit pouvoir jouer sur les 2 tableaux.
[12:17] Sauf que, bah spoiler, ça finit par se voir.
[12:23] Le 28 octobre 1936, il tente d'organiser une grande
[12:25] manifestation pour prouver que Rex est un mouvement politique
[12:28] capable de rassembler les foules.
[12:30] Mais alors qu'il tablait sur 250000 personnes, il ne
[12:32] rassemble qu'à peine 5000 militants et il est même arrêté
[12:35] par la police. C'est un gros avertissement pour
[12:43] de grêle. Mais voilà, comme le bonhomme
[12:45] est têtu, Eh bien il ne compte pas s'arrêter là.
[12:48] En mars 1937, il tente un nouveau coup.
[12:49] Il pousse l'un de ses députés, réxistes de Bruxelles, à
[12:52] démissionner pour provoquer une élection partielle anticipée.
[12:54] Son idée est simple, se présenter et transformer ce
[12:58] scrutin en un genre de référendum pour prouver qu'il
[13:01] reste l'homme fort du moment et qu'il est capable de rassembler
[13:04] toute la droite derrière lui. Mais face à lui se présente ce
[13:09] Monsieur Paul Van Ziland, membre du parti catholique et qui est à
[13:13] ce moment le Premier ministre. Très vite, tout le système
[13:17] politique belge se mobilise pour faire barrage à de grêle.
[13:19] On ressort toutes ces vieilles casseroles, on rappelle sa
[13:22] proximité avec les fascistes et les nazis, ou encore ses
[13:25] nombreux retournements de veste. Même la gauche se range derrière
[13:28] Van Ziland. Car Pour rappel, on est en 1937,
[13:31] ça fait un moment que Mussolini et Hitler sont au pouvoir et on
[13:34] a bien vu ce que ça avait donné. Résultat, tout est fait pour
[13:41] prouver que Rex et son chef sont un danger pour la démocratie.
[13:45] À ce moment, il n'est déjà plus perçu comme ce candidat 9 qui
[13:48] surfait sur la colère des gens lorsque les résultats tombent.
[13:50] Le 11 avril, c'est une défaite cuisante pour de grêle qui
[13:54] obtient 19% des voix contre 76 pour vanzeland.
[13:56] C'est une déroutes complètes. Désormais, il n'apparaît plus
[14:00] que comme un agitateur extrémiste, une mauvaise copie
[14:02] de Mussolini et d'Hitler. En conséquence de ça, le nombre
[14:08] de militants dégringole et ceux qui restent participent à la
[14:11] radicalisation du mouvement qui cette fois vire franchement vers
[14:15] le fascisme dans ses discours de grêle, reprend maintenant le
[14:18] salut fasciste et exprime encore plus clairement son
[14:21] antisémitisme et sa haine de la démocratie.
[14:26] Les élections suivantes viennent confirmer l'effondrement
[14:28] politique de Rex aux législatives du 2 avril 1939.
[14:32] Le nombre de députés Rexistes passe de 21 à seulement 4. 3 ans
[14:36] avant, ils sortaient de nulle part et faisaient trembler le
[14:38] paysage politique belge. Mais maintenant, il n'est plus
[14:41] qu'à la tête d'un parti mourant. Et en fait, tout aurait pu
[14:45] s'arrêter là, comme on l'avait vu dans une autre vidéo sur Osel
[14:47] moseley et son fascisme à l'anglaise.
[14:49] Mais pour degrelle, ce n'est que le début.
[14:52] Alors que sa carrière politique semble terminée, l'Europe
[14:54] s'embrase. Lorsque l'Allemagne envahit la
[15:20] Pologne le 1 septembre 1939, la France et l'Angleterre lui
[15:22] déclarent immédiatement la guerre.
[15:23] Mais la Belgique comme les Pays-Bas et le Luxembourg
[15:27] choisissent la neutralité. Au même moment, à Bruxelles, de
[15:31] grêle est au plus mal. Son exploit de 36 est déjà loin
[15:35] et Rex est un parti totalement discrédité par ses échecs aux
[15:38] élections et les outrances de son chef.
[15:40] Pendant la drôle de guerre de grêle tente un dernier numéro.
[15:44] Comme d'autres fascistes européens, dont Ozal Mosley en
[15:46] Angleterre, il se présente comme un homme de paix.
[15:49] Il défend la neutralité de la Belgique tout en rejetant la
[15:52] responsabilité de la guerre exclusivement sur la France, la
[15:55] Grande-Bretagne et sur les Juifs.
[15:58] Mais voilà, ce pacifisme n'est qu'une façade pour dissimuler
[16:01] ses liens avec les nazis qui sont déjà bien connus des
[16:04] autorités belges. Le 10 mai 1940, à 05h00 du
[16:09] matin, Hitler déclenche l'invasion de la Belgique.
[16:13] Le même jour de grêle, considéré comme dangereux et arrêté et
[16:16] emprisonné à Bruges. Mais face à l'avancée allemande,
[16:19] les autorités belges décident de le remettre aux Français qui
[16:22] l'enferment loin du Front au camp de Vernet, dans le sud de
[16:25] la France. Pendant ce temps, il ne faut que
[16:28] 18 jours à l'armée allemande pour écraser totalement la
[16:31] Belgique, qui capitule le 28 mai 1940.
[16:33] Quelques semaines plus tard, la France dépose à son tour les
[16:36] armes. Le nord de la France est occupé,
[16:42] mais le Sud, où est toujours enfermé de grêle, fait partie de
[16:44] la zone libre. C'est grâce à l'intervention de
[16:46] l'ambassadeur allemand Otto Abetz, récemment nommé en
[16:49] France, que Léon de grêle est rapatrié en Belgique.
[16:54] Le 30 juillet 1940, il est de retour à Bruxelles, désormais
[16:57] occupé. Aussitôt de grêle, qui est tout
[17:01] content d'avoir été libéré par les Allemands, se sent poussé
[17:04] des ailes. Il s'imagine déjà Premier
[17:05] ministre, travaillant main dans la main avec les Allemands pour
[17:08] offrir à la Belgique une place de choix dans la nouvelle
[17:11] Europe. Mais il YA1.
[17:13] Léger problème, les Allemands ne partagent pas vraiment son
[17:16] enthousiasme. En fait, il se méfie de lui.
[17:19] Ses succès de 36 sont déjà loin et surtout, son opportunisme
[17:22] saute aux yeux. Mais vous commencez à comprendre
[17:26] que de grêle, il est du genre un peu borné.
[17:29] Alors quand une porte se referme, il force encore plus.
[17:33] Du coup, puisqu'on ne lui confie pas le pouvoir, il va tenter de
[17:36] le mériter aux yeux des nazis. Le but ?
[17:39] Les convaincre que c'est lui, Léon de grêle, qui va les aider
[17:42] à mettre au pas la Belgique et pourquoi pas le reste de
[17:45] l'Europe. Vous savez, quand on parle de
[17:47] collabo, on essaye souvent de savoir à partir de quand
[17:50] quelqu'un commence progressivement à glisser dans
[17:52] la compromission avant de basculer dans la collaboration.
[17:56] Mais avec de grêle, on n'a pas ça du tout avec lui.
[17:59] Il s'y jette à pieds joints dès le début.
[18:01] Pour ça, il relance tout l'écosystème autour de Rex, que
[18:05] ce soit le parti politique ou la maison d'édition.
[18:07] Fin 1940, il publie 1£ avec un titre qui respire, la modestie
[18:10] de grêle avait raison. Dans la foulée, il crée la gare
[18:17] de wallonne, une milice non armée au service de l'occupant.
[18:20] Mais tout ça reste plutôt timide.
[18:24] Pourtant, de grele, il met de la bonne volonté, hein ?
[18:26] Il veut vraiment se mettre au service des Allemands.
[18:28] Et ce qui va lui donner cette opportunité, c'est finalement ce
[18:31] qui se passe à l'été 1941. Le 22 juin, Hitler attaque
[18:37] l'Union soviétique. Pour tous les collabos
[18:39] européens, c'est un basculement. La guerre à l'Est devient une
[18:43] croisade contre le communisme. Et pour de grele, c'est surtout
[18:47] une opportunité extraordinaire. Dans la foulée de l'invasion de
[18:52] l'u. RSS, il s'engage en tant que
[18:54] mitrailleur dans la Légion Wallonie, une unité de
[18:57] volontaires belges francophones intégrées à la wehmart.
[19:00] Pourquoi la wehmart et pas la SS ?
[19:02] Eh bien, parce que, aux yeux des Nazis, les Wallons ne sont pas
[19:05] encore jugés assez germaniques pour y rentrer, et j'ai bien dit
[19:09] qu'il s'y engage. L'e RL ne contrôle pas l'unité,
[19:11] il en fait un instrument de propagande, un prolongement de
[19:14] son image et de Rex, mais l'unité reste encadrée par les
[19:18] Allemands. Sur ces images du 8 août 1941,
[19:21] on voit de grêle et les 860 Belges francophones de la Légion
[19:23] monter à bord d'un train pour le front de l'Est.
[19:26] Sur ces 867130 sont issus des rangs rexistes, alors qu'il est
[19:28] sur le front de grêle, délègue à ses lieutenants l'organisation
[19:35] d'une grande campagne de recrutement lors de grands
[19:37] meetings où trône un portrait géant de de grêle en tenue de
[19:41] lavernart. Les racistes parviennent à
[19:46] convaincre plus d'un millier de Wallons de s'engager dans
[19:48] l'armée allemande. Sur le front, la Légion Wallonie
[19:54] s'illustre à plusieurs reprises lors des rudes combats de
[19:56] l'hiver 1942. Grâce à ses actions au combat
[19:59] degré, elle est décorée de la croix de fer en mars.
[20:01] Sauf que très vite, la Légion Wallonie est rattrapée par la
[20:05] réalité du Front de l'Est. Les pertes sont extrêmement
[20:07] lourdes. Entre les tués, les blessés et
[20:11] les nombreuses désertions, les effectifs de la Légion tombent à
[20:14] 150 hommes en avril 1942, mais au lieu d'y voir un échec de
[20:18] grêle, redoublent d'efforts en janvier 1943, de retour en
[20:21] Belgique, il va encore plus loin en proclamant la Germanité des
[20:24] Wallons et en réclamant à ce que la Belgique soit pleinement
[20:28] annexée par l'Allemagne. Que la germanité était une
[20:35] réalité ? Car de grêle, ce n'est pas qu'un
[20:52] opportuniste, c'est aussi et surtout quelqu'un qui adhère
[20:55] viscéralement au projet racial et autoritaire des nazis.
[20:58] Dans des lettres qu'il écrit en octobre 1941, on apprend qu'il
[21:00] est déjà au courant pour la mise en place de la Shoah par balles
[21:04] sur le front de l'Est, qui est un véritable prélude à la
[21:06] solution finale. Mais malgré tout ça, les
[21:12] Allemands continuent de se méfier de lui.
[21:14] Et il faut dire que Degrelle est si extrême qu'il dérange, même
[21:17] au sein du milieu collaborationniste.
[21:20] Sa position de renier la souveraineté de la Belgique
[21:22] choque même dans les rangs de Rex et Geert Raider, qui dirige
[21:26] l'administration militairellement de Bruxelles,
[21:28] le voit certes comme un homme utile parce qu'il est prêt à
[21:30] aller toujours plus loin. Mais il le considère aussi comme
[21:33] un opportuniste avec un caractère mielleux.
[21:36] Sauf que voilà, 1943 c'est aussi l'année où l'armée allemande est
[21:40] vaincue à Stalingrad et où elle commence à reculer sur le front
[21:43] est. Les pertes sont très lourdes et
[21:47] il faut de plus en plus d'hommes pour aller combattre l'armée
[21:49] rouge. C'est dans ce contexte que
[21:51] l'obstination de de grêle finit par payer le 1 juin 1943.
[21:57] De grêle rencontre himmler et la Légion Wallonie est
[22:00] officiellement intégrée à la Waffen SS sous le nom de SS
[22:04] Strombrigade Wallonian. Sentant la victoire leur
[22:07] échapper, les Allemands ont en quelque sorte revu leurs
[22:10] critères raciaux. Désormais, pour rejoindre la SS,
[22:13] il n'y a plus besoin de correspondre à l'archétype du
[22:16] grand blond aux yeux Bleus. Une intense propagande permet à
[22:18] degrelle de faire de la SS Wallonie la première unité SS
[22:22] étrangère à atteindre sa pleine capacité de 2000 hommes, avec
[22:26] qui il repart sur le front ukrainien.
[22:28] Unis, nous sommes plus forts, nous serons les abattre désunis,
[22:32] nous sommes perdus et c'est. Ici que degrelle va se tailler
[22:37] une petite gloire militaire à la mi-février 1944.
[22:42] Son unité combat au sein de la division SS Viking à la bataille
[22:45] de Chir Kassi, au Sud est de Kiev alors que 60000 hommes sous
[22:48] uniforme allemand sont encerclés de grêle, participe en tant
[22:51] qu'officier à une percée des lignes soviétiques qui permet
[22:54] aux Allemands de s'enfuir. Si dans les faits c'est un
[22:57] événement assez mineur, la propagande nazie se charge de le
[23:01] transformer en un fait héroïque pour l'armée allemande.
[23:07] De grêle est présenté par la propagande comme l'exemple
[23:10] parfait du combattant européen non germanique rallié à Hitler
[23:13] dans sa lutte contre le communisme.
[23:16] Le 20 février 1944, de grêle vit ce qu'il considérera comme le
[23:20] moment le plus glorieux de sa vie, il reçoit des mains
[23:23] d'Hitler en personne la croix de chevalier de la Croix de fer.
[23:27] Toute sa vie de grêle racontera cette scène en l'entourant d'une
[23:33] légende impossible à vérifier. Le Führer lui aurait murmuré
[23:38] qu'il aurait aimé avoir un fils comme lui.
[23:43] Mais bon, quand on connaît les penchants mythomanes du
[23:46] bonhomme, difficile de lui faire confiance là-dessus.
[23:48] Mais ce que la propagande ne montre pas, c'est qu'à
[23:51] tcherkhasi les pertes ont été désastreuses sur les 7 à 8000
[23:55] Belges qui serviront dans la Légion Wallonie puis dans la
[23:58] Waffen SS durant toute la guerre 1337Y laisseront la vie en avril
[24:01] 1944. Degrelle est de retour en
[24:06] Belgique où il défile triomphalement à Bruxelles et à
[24:09] Charleroi devant une foule en admiration.
[24:16] À partir de cet instant, degrelle devient le visage de la
[24:19] collaboration à travers toute la Belgique et même au-delà.
[24:22] En mars, il est à Paris pour participer à un meeting de la
[24:25] LVF, la Légion des volontaires français qui partent eux aussi
[24:29] combattre sur le front de l'est en septembre.
[24:32] De grêle remonte les effectifs de son unité SS à 4000 hommes
[24:35] avant de repartir sur le front. Mais tout ça a un prix.
[24:38] Rex se vide peu à peu de ses membres qui meurent sur le front
[24:42] de l'Est ou qui quitte le parti face à l'attitude de soumission
[24:44] totale de de grêle envers les Allemands.
[24:46] À l'été 1944, les alliés débarquent en France et à mesure
[24:51] que l'occupation vacille, les rexistes deviennent des cibles
[24:53] pour la résistance. Le 8 juillet 1944.
[24:59] Le frère de Léon, Édouard de grêle, est abattu à bouillon par
[25:02] un résistant. Le 17 août, c'est le bourgmestre
[25:05] Rexiste de Charleroi, Oswald Englobin, qui est assassiné avec
[25:09] sa femme et son fils. En représailles, les miliciens
[25:12] rexistes se livrent à une tuerie à Courcelles, les 17 et 18 août,
[25:15] qui fait 27 morts. Et alors que ce petit monde
[25:18] collaborationniste s'écroule de grêle, reçois un dernier honneur
[25:20] symbolique, sans doute celui qu'il a attendu toute sa vie.
[25:26] En novembre 1944, les Allemands le nomme Fox Führer der
[25:28] Wallonnen, le Führer du peuple wallon.
[25:31] Un prestige qui sera de courte durée car au même moment,
[25:37] l'histoire se retourne et elle n'a aucune pitié pour les
[25:41] fascistes. Nous sommes en décembre 1944.
[25:54] Face à l'avancée allié de grele a quitté la Belgique pour
[25:57] trouver refuge en Allemagne. Il tente malgré tout un dernier
[26:00] retour en force en profitant de la contre-offensive allemande
[26:03] des Ardennes. Avec ses derniers fidèles de Rex
[26:05] et quelques SS Wallons, il espère encore prendre le pouvoir
[26:09] à Bruxelles. Mais cette tentative tourne
[26:11] court et de grele est obligé de retourner en Allemagne.
[26:16] Une fois la Belgique libérée, les autorités belges mettent sur
[26:19] pied un conseil de guerre. C'est à dire un tribunal
[26:22] militaire chargé de condamner ceux qui ont collaboré avec les
[26:25] nazis mais toujours introuvable de grêle, est jugé par
[26:29] contumace. Il est en tout accusé de 7 chefs
[26:31] d'inculpation dont fait de collaboration avec l'ennemi,
[26:34] préparation d'une guerre civile et levée illégale de force
[26:37] militaire. Le 27 décembre 1944, le Conseil
[26:39] de guerre rend son verdict de grêle et condamné à mort par
[26:43] fusillade. Mais en l'absence du concerné,
[26:52] personne ne semble vraiment s'intéresser à ce verdict qui se
[26:55] fait dans une salle d'audience presque vide.
[26:57] Son épouse Marie Paule, son père Édouard et d'autres membres de
[27:00] sa famille sont arrêtés et condamnés pour collaboration.
[27:03] Pendant ce temps, de grêle a trouvé refuge en Allemagne, mais
[27:07] il le sait, les heures du régime nazi sont comptées.
[27:10] Alors qu'Hitler se suicide en ce bunker et que Berlin est prise
[27:13] par les soviétiques de grêle, parvient à rejoindre le Danemark
[27:16] puis la Norvège. C'est depuis Oslo que, le 7 mai
[27:19] 1945, il embarque in extremis à bord de l'avion personnel
[27:22] d'Albert Schper, le ministre de l'armement du Reich.
[27:25] Sa destination ? l'Espagne, où depuis 1936,
[27:29] Franco a instauré une dictature d'inspiration fasciste qui était
[27:33] restée neutre pendant la guerre, survolant une Allemagne en
[27:37] ruine. De grêle passe au-dessus des
[27:40] Alpes et des Pyrénées, arrivé à court de carburant.
[27:45] Son avion s'écrase sur une plage de Saint Sebastian au Pays
[27:47] basque, blessé mais vivant de grêle, est secouru et soigné
[28:01] dans la logique de l'après guerre.
[28:02] Il aurait ensuite dû être arrêté et extradi en Belgique.
[28:05] Les autorités belges réclament son extradition à plusieurs
[28:08] reprises, mais sans succès. Franco lui fait délibérément le
[28:12] choix de laisser traîner l'affaire.
[28:14] Considérant que de grêle a été condamné pour des motifs
[28:16] politiques et refusé de le livrer aux Belges en 1954, de
[28:23] grêle est naturalisé espagnol et prend comme nom Léon José de
[28:27] Ramirez, ce qui lui permet de vivre définitivement à l'abri
[28:30] d'une extradition. Je suis blessé grièvement mais
[28:35] je vis. Bien décidé à tout dire.
[28:39] Protégé par le régime de Franco, Léon Degrelle commence alors sa
[28:43] 2nde vie, une vie bien loin de celle d'un fugitif.
[28:46] Pendant les décennies qui suivent, degré vit en totale
[28:49] liberté entre Madrid, Séville et Malaga.
[28:52] Il se lance entre autres dans le business du BTP, où son
[28:55] entreprise participe à la construction des bases
[28:58] militaires américaines en Espagne dans les années 50.
[29:01] Il se remarie aussi avec Jeanne brevet, nièce du
[29:04] collaborationniste français Joseph Darman.
[29:07] Comme quoi c'est un petit monde, mais en parallèle de grêle, ne
[29:12] renie absolument pas son engagement aux côtés des nazis.
[29:15] En fait, il fait même tout l'inverse.
[29:17] Il noue des liens avec les cadres du régime franquiste et
[29:20] de nombreux criminels de guerre réfugiés en Espagne.
[29:22] Il forge autour de lui une sorte de mythe qu'il n'hésite pas à
[29:26] arranger pour se donner le beau rôle.
[29:31] Dans les entretiens qu'il donne parce que de grêle adoré être
[29:34] devant la caméra et les nombreux livres qu'il publie, il se
[29:37] présente comme le dernier des chefs fascistes encore vivants
[29:39] dès qu'il en A l'occasion. Il n'hésite pas d'ailleurs à
[29:42] enfiler sa tenue de SS et à réitérer son admiration pour
[29:45] Hitler. Hitler, c'était le génie
[29:48] foudroyant, c'était le plus grand homme de notre siècle.
[29:52] Il s'invente d'ailleurs une soi-disant de proximité avec le
[29:55] Führer, comme si les 2 hommes s'étaient longuement côtoyés.
[29:58] Mais j'avais fait une grosse influence sur Hitler et moi de
[30:00] grêle, j'étais parmi tous les chefs de la SF, celui qui était
[30:04] vraiment le fils privilégié du Führer.
[30:08] J'ai des langues qui me tartinaient des sandwichs, à
[30:10] moins que je m'en aille. En réalité, les seules
[30:13] rencontres entre eux qui soient véritablement attestées sont au
[30:16] nombre de 2 en 1936 et en 1944, et elles ont été à chaque fois
[30:19] assez rapides. Mais c'est pas grave parce que
[30:21] ça suffit à de grêles pour attirer à lui les nostalgiques
[30:24] de la collaboration et toute la nébuleuse néofasciste européenne
[30:26] qui nourrissent un véritable culte envers sa personne.
[30:33] Bon, toute une partie de l'extrême droite européenne.
[30:35] Rendre visite à de grêle en Espagne était presque vu comme
[30:38] un pèlerinage de grêle entretient d'ailleurs des liens
[30:41] avec un certain Jean-Marie Le Pen, ce que ce dernier a
[30:44] d'ailleurs reconnu. Mais dans ces années-là, de
[30:46] grêle devient aussi et surtout l'une des principales voies du
[30:51] négationnisme. Ceux qui ont gagné les la
[30:53] guerre, ce sont les Juifs. Ils publient de nombreux livres
[30:56] dans lesquels ils glorifient les chefs nazis et nient l'existence
[30:59] de la Shoah. Il se permet même d'écrire une
[31:02] lettre au pape Jean-Paul 2 pour dénoncer une messe tenue à
[31:05] Auschwitz. Ah et pour l'anecdote, c'était
[31:07] visiblement un grand fan de Tintin.
[31:10] De grele a d'ailleurs prétendu dans 1£ que Hergé s'était
[31:12] inspiré de lui pour créer Tintin et que les 2 hommes étaient
[31:15] amis. Ce que Hergé a toujours nié,
[31:17] tout en reconnaissant qu'il l'avait rencontré plusieurs fois
[31:19] et qu'il trouvait le personnage intéressant.
[31:21] Ce qui, quand on connaît les rapports ambigus qu'a entretenu
[31:24] Hergé avec les Allemands, n'est pas totalement surprenant.
[31:31] Sans jamais avoir été puni, Léon Degrelle meurt à Malaga le 31
[31:36] mars 1994, à l'âge de 87 ans. Jusqu'au bout, degrelle n'a
[31:38] jamais cherché à minimiser son rôle dans la collaboration.
[31:41] Bien au contraire, il est resté toujours fidèle à lui même,
[31:45] mégalomane, manipulateur et fanatique du 3e Reich.
[31:47] Après sa mort, la Belgique refuse même que ses cendres
[31:54] soient rapatriées sur son sol. Comme si, jusque dans la tombe,
[32:00] la Belgique avait décidé de définitivement renier son enfant
[32:03] maudit. Merci beaucoup d'être resté
[32:11] jusqu'au bout de cette vidéo et j'espère qu'elle vous a plu.
[32:14] Je vous donne rendez-vous sur Instagram à la folle histoire où
[32:17] je crée beaucoup de contenu inédit là-bas.
[32:19] Je vous rappelle aussi si jamais que les épisodes sont aussi
[32:22] disponibles en podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast,
[32:25] et cetera. Et moi je vous dis à très
[32:28] bientôt salut.

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